..CULTURE JUDAÏSME PESSA’H (2)

                                

                                                   Sortie d’Egypte La plaie des Premiers Nés par Turner

CHANTS POUR  PESSA’H  Dayenou http://www.youtube.com/v/UHgiF5J04ew&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param   Beth El Hebrew Alexandrie  carolboydleon   COURS AUDIO OU VIDEO   Le sens profond de l’afikoman par Yeshaya Dalsace 

‘Hag Pessa’h samea’h !  "http://www.youtube.com/v/awl1KCo_oZ0&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param 

Nos commentateurs font remarquer que les symboles sur lesquels est fondé le Seder (l’ordre) sont au nombre de 3 : Pessa’h, Matza, Maror, tous au niveau de la nourriture. Ainsi Pessa’h serait le symbole de Yaacov, (Jacob),dont les tribulations préfigurent celles de ses descendants, comparés à des agneaux en perdition. Matza serait le symbole d’Abraham. Elle résulte d’une séparation d’avec le levain.Or, Abraham l’hébreu ne doit ce titre qu’au fait d’avoir été séparé du reste du monde. Comme le dit le Midrach, « Abraham est appelé  ‘ ha-yvrite’ (l’Hébreu) car il est d’un côté et le monde entier est de l’autre côté. » Quant à Yitzhaq (Isaac), dont on connaît la vie amère et pleine d’épreuves ne pouvait avoir pour symbole que le maror. (herbes amères)   

LE SEDER DE PESSA’H

Le mot « seder » signifie ordre. Il existe en effet un ordre bien précis à respecter au repas de Pessa’h et la lecture de la Haggada, qui nous est donné dans la liste, en 14 étapes, que l’on dit dès le début de la soirée et que l’on répète partiellement lorsqu’on en a franchi une.

1 – le kiddouche se fait en début de soirée et la bénédiction de remerciement pour le repas à la fin de la soirée.) Nous proclamons solennellement notre gratitude envers Hachem, à l’occasion de l’anniversaire de notre sortie d’Egypte en l’an 2448 de la Création.

2 – Nous consommons de la MATZA.

3 – Nous consommons du MAROR (des herbes amères)

4 – Nous consommons la matza (l’AFIKOMEN), réminiscence de la viande du Korban Pessa’h (le sacrifice de l’agneau pascal). En effet, tant que le Beth Hamikdach n’est pas reconstruit, nous ne pouvons pas offrir de sacrifices.

5 – Nous consommons 4 coupes de vin, (ARBA KOSSOTH), qui sont l’expression de notre bonheur pour la délivrance à laquelle le peuple a accédé il y a plus de 3 000 ans.         

6 – Dans la HAGGADAH, nous lisons et commentons le récit de la Sortie d’Egypte. C’est cette mitsva qui occupe le plus de place dans toute la soirée du Seder. Il est vrai que dès l’instant où le peuple est sorti d’Egypte, Moché Rabénou (Moïse notre maître) a fait part au peuple de ce qu’Hachem ordonnait de transmettre de génération en génération, de père en fils, de maître à élève, le message que comporte l’événement majeur de l’histoire juive. Dans Chemot ch. 13, 8), il est écrit : « Tu raconteras à ton fils en disant : C’est pour cela que Hachem a fait pour moi (les miracles) lorsque je suis sorti d’Egypte ».

La dernière nuit de Pessa’h doit procurer l’espoir et la force psychologique pour persister à croire dans une vie d’entente et de paix. C’est également l’occasion d’un travail pédagogique en profondeur. Le soir de la fête, dans la Communauté juive du Maroc, on verse 5 coupes de vin pour chacun. Les 4 premières qui symbolisent l’intelligent, le rebelle, le simple et celui qui brille par son absence sont bues, la communauté désirant intégrer ses sujets ayant de telles caractéristiques. Le Juifs marocains ont cette jolie coutume de préparer une 5ème coupe, qui  n’est pas bue. C’est celle de l’enfant que l’on attend et qui apportera la paix et l’amour.    

Pourquoi boit-on 4 coupes de vin ? (On devrait parler de 4 ou 5 coupes)

Nos Sages expliquent : (Exode 6, 6-9), 5 promesses sont faites par D.ieu à Son peuple : « Parle ainsi aux Enfants d’Israël : Je suis Hachem ! Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Egypte et vous délivrer de sa servitude ; Je vous affranchirai avec un bras étendu ; et vous reconnaîtrez que Moi, Hachem, Je suis votre D.ieu. Je vous introduirai dans la contrée que j’ai solennellement promise à Abraham, à Isaac et à Jacob ;Je vous la donnerai comme possession héréditaire, Moi Hachem ». Il semblerait que ce soit à l’époque de la dispersion que la 5ème coupe ait été transformée dans des communautés dispersées en symbole de ce qui sera réparé à la venue d’Elie, qui annoncera l’arrivéd du Machia’h (le Messie). Le Rav Chlomo Goren, Grand Rabbin d’Israël après la constitution de l’Etat d’Israël a beaucoup milité pour la remise du Talmud de Jérusalem dans l’étude quotidienne et pour la restauration de la 5ème coupe de vin du Séder. Il a approuvé la Haggada réalisée par le Rav Yéhouda Léon Azkenazi, zal, rédigée selon ce rite, elle est brillamment illustrée par le peintre Moretti. En en restant au chiffre 4 cela ferait aussi allusion à la joie que donnent les 4 enfants, également aux 4 empires qui, alors, avaient opprimé le peuple juif (l’Egypte, Babylone, la Perse et Rome). 

CHANTS POUR  PESSA’H  Avraham avinou (version Kerensya)  http://www.youtube.com/v/2CP8TX5HzeU&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param (normancf)

LE CHIFFRE QUATRE DANS LE SEDER DE PESSA’H

Le chiffre 4 apparaît dans les écrits de nos Sages sur Pessa’h et constitue une sorte de thème central autour duquel gravitent les idées, els proverbes et commentaires de versets, etc. Dans la Haggada, nous trouvons 4 locutions consécutives, qui évoquent chaque fois une même idée. On les  trouve dans le passage qui s’ouvre sur les mots « Nous étions des esclaves. Quand bien même nous serions des sages, tous des érudits, tous des anciens et tous des hommes instruits dans la Torah… » ; dans le passage qui s’ouvre sur les mots « le Seigneur nous fit sortir d’Egypte ». « Moi en personne, moi et non pas un ange, moi et non pas un séraphin, moi et non pas un messager. Je suis l’Eternel. »

Les quatre coupes de vin (ou les 4 coupes de la délivrance)

1. On doit se procurer pour le Séder un bon vin rouge. A défaut de vin rouge, on peut prendre du vin blanc ou du vin de raisins secs ou bien du jus de raisins.

2. On remplit une coupe de vin pour chacun. La coupe doit contenir au minimum le volume d’un Réviit (86 centilitres ou 150 selon une opinion plus stricte).

3. Il est recommandé de rincer la coupe avant de l’utiliser pour le Kidouch. On a l’habitude d’ajouter au vin une petite quantité d’eau (Méziga): trois gouttes suffisent. Pour le vin de raisins secs la Méziga n’est pas nécessaire. C’est un signe d’estime pour la Mitsva que de remplir le verre jusqu’à le faire déborder. Le chef de famille ne se versera pas lui-même le vin mais fera remplir sa coupe par un autre en signe de liberté, de même pour tous les convives.

4. Avant la récitation du Kidouch, le chef de la maison doit recommander à sa famille d’écouter attentivement sans parler et de répondre Amen à la fin du Kidouch.

5. Le Kidouch se dit debout. On lève d’abord la coupe avec les deux mains pour la tenir après de la main droite. On récite le Kidouch tel qu’il figure au début de la Hagada. On finit le Kidouch par Chéhé’héyanou, les deux soirs. A la fin du Kidouch on boit toute la coupe, ou au moins la plus grande partie, accoudé sur le côté gauche, également en signe de liberté. Si on ne la boit pas dans cette position on ne remplit pas son obligation.

6. La coupe du Kiddouch est la 1ère des 4 coupes de vin que tous, aussi bien hommes que femmes, ont l’obligation de boire durant le Séder.

Les enfants auront des petites coupes individuelles. Ces quatre coupes correspondent aux quatre expressions différentes contenues dans la promesse divine de Guéoula, comme il est écrit: "Je vous sortirai … Je vous délivrerai.. Je vous affranchirai.. Je vous adopterai pour peuple" (Exode 6).

7. Même si cela est difficile, il faut faire un effort pour boire les quatre coupes. Ce n’est que pour des raisons de santé qu’on en est exempt et dans ce cas on dira le Kidouch sur les Matsote.

8. Avant de dire la Bérakha (bénédiction): Boré Péri Haguéfène sur le vin du Kidouch, il faut penser à inclure également dans cette Bérakha la deuxième coupe, que l’on va boire après la Haggadah sans répéter la Bérakha sur le vin.

 

CHANTS POUR PESSA’H   Nichmat Kol ‘haï (The Diwan Project) http://www.youtube.com/v/GshkpDZWS04&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param   zoharron

Les quatre questions

Les 4 questions ont été introduites intentionnellement dans la Haggada telle que nous la connaissons, afin de mettre en valeur le chiffre 4. Il y a bien 4 questions dans la Michna mais elles ne sont pas tout à fait identiques à nos questions et concernent : la matsa, le maror, l’agneau pascal et l’acte de tremper (traité Pessahim, Talmud de Babylone).  Dans le même traité Pessahim du Talmud de Jérusalem, il n’y a que trois questions, présentées dans un ordre différent : l’acte de temper, la matsa et l’agneau pascal. La question concernant la consommation du maror (les herbes amères) n’apparaît pas du tout.  

Les quatre fils

On trouve déjà une allusion aux questions des quatre fils dans la Tora: "Et lorsque ton fils, un jour, te questionnera en disant : qu’est-ce que cela ?" (Exode, ch. 13, v. 14) Les 4 fils qui figurent dans la Haggada représentent les quatre principaux types de personnes : le sage, le méchant, le simple et celui qui ne sait même pas poser de questions. Le sage s’interroge sur les lois de la Pâque afin de les apprendre ; le méchant se dissocie de la communauté d’Israël et manifeste du dédain pour les lois de la Pâque ; le simple d’esprit souhaite comprendre de façon générale ce qui caractérise la fête de Pâque ; et enfin, il est de notre devoir d’expliquer la Pâque à celui qui ne sait questionner et de lui commenter la Haggadah. 


Quatre occasions de consommer la matsa 

On consomme la matza pour faire la bénédiction de "motzi". On consomme la matza pour faire la bénédiction de "a’hilat matza". On consomme la matza avec le maror selon la coutume de Hillel, comme il est dit : "ils mangeront l’agneau pascal avec des azymes et des herbes amères." (Nombres, ch. 9, v. 11)     On consomme la matza de l’Afikoman.

Quatre genres d’aliments sur le plat du seder pour 4 bénédictions

Karpas La bera’ha "boré peri ha-adama" - Maror La bera’ha (la même que sur le karpas) sur la mitsva de consommer du MarorMatza  - "hamotzi le’hem min ha-aretz" - Maror entre deux matzot (selon la coutume de Hillel)

L’AFIKOMANE : L’habitude qui s’est installée de cacher l’afikomane (morceau de matsa) dans un sac et de permettre aux jeunes enfants de le dérober contre une récompense est très ancienne et paraît remonter à l’époque de la Michna . Elle s’inscrit dans la pédagogie très particulière du Sédèr de Pessa‘h , laquelle insiste sur la nécessité d’exciter la curiosité des enfants. Cette curiosité est également stimulée par l’ensemble de la gestuelle du début du Sédèr ( our‘hats , karpas , ya‘hats ), et l’auteur de la Haggada la fait culminer avec le Ma nichtana On attribue au Mikhtav Sofèr , petit-fils du Hatham Sofèr , une explication profonde de cette pratique : Lorsque Hachem a tué les premiers-nés égyptiens, indique la Torah (Chemote 11, 7), aucun chien n’a aboyé. Or, la Haggada , qui énumère une quantité considérable de miracles qui se sont produits au moment de la sortie d’Egypte, est muette à ce sujet. En fait, a expliqué le Mikhtav Sofèr , c’est le vol de l’afikomane qui constitue le rappel de ce silence des chiens. La Guemara nous met en garde contre le fait d’habiter dans une ville où il n’y a pas de chiens (Pessa‘him 113a). En effet, explique Rachi, les aboiements des chiens sont une protection contre les voleurs.
Il s’ensuit que le silence des chiens, la nuit de la sortie d’Egypte, a aggravé les risques de vols. C’est donc pour rappeler cette aggravation des risques que l’on permet aux jeunes enfants, le soir du Sédèr , de « voler » l’ afikomane .

Les quatre souffrances du peuple en Egypte :

Le Rav ‘Azaria Figo (1579-1647) écrit dans Bina le ‘Itim que le peuple a subi 4 sortes de souffrances en Egypte :

- La pauvreté : Les Egyptiens avaient volé leurs richesses, comme l’atteste la Torah (Chemot 1,11) « Ils (les Egyptiens) placèrent sur lui des dirigeants de corvées afin de l’opprimer de leurs fardeaux, ils (les Hébreux) construisirent des villes d’approvisionnement pour pharaon ». Bien que l’Egypte de l’époque fût un pays très riche, Pharaon leva des impôts sur les Hébreux afin d’opprimer et de l’humilier ceux ci, engloutissant ainsi l’argent et les biens des Enfants d’Israël. Selon la Torah, l’argent procuré au fisc égyptien par ces impôts a suffi pour construire 2 villes d’approvisionnement pour pharaon : Pithom et Ra’amsés. Ainsi les hébreux ont-ils non seulement fourni à l’Egypte des ressources financières, mais également le travail d’esclaves à moindre coût.

- Les violences physiques : Les Egyptiens les ont brutalisés en les torturant et en les asservissant. Les « Bné Israël » (enfants d’Israël) étaient descendus si bas par le travail, qu’ils en avaient perdu toute sensation humaine. En effet, alors que les égyptiens arrachaient les enfants à leurs mères pour les égorger, malgré ce cauchemar, lorsqu’un Ben Israël rencontrait son ami et qu’il lui demandait : « Pourquoi ton visage est-il si pâle, comme un homme qui est malade ? » Il lui répondait : « A cause de la dureté du travail que l’on m’impose, dans le bitume et les briques. » Le Midrach rapporte que Parô égorgeait 150 enfants juifs chaque matin, et 150 enfants juifs chaque soir, afin de se baigner dans leurs sang, sur le conseil de ses médecins pour guérir sa lèpre. Les commentateurs précisent que ces 300 enfants égorgés chaque jour étaient appelés à devenir de grands rechayim (des impies), comme nous le voyons au sujet de Mi’ha qui était sur le point d’être emmuré vivant lorsqu’il était bébé, quand Moshé Rabbenou le sauva. Bien plus tard, c’est ce même Mi’ha qui incitera Israël à l’idolâtrie. Les enfants d’Israël ont été astreints à un travail extrêmement pénible en vue d’affaiblir et de briser leurs corps pour qu’ils n’aient plus la force de revendiquer pour quoi que ce fût. C’est ainsi qu’à la sortie d’Egypte, nombreux étaient ceux qui étaient estropiés. Mais Hachem a entendu leur plainte, comme il est dit dans Chemote  ( 2,23) «Les Bné Israël se mirent à gémir des suites du travail et ils implorèrent. Leurs supplications montèrent jusqu’à Hachem, des suites du travail »  Mais lors de la sortie d’Egypte, de tous ces maux physiques, D.ieu, dans sa grande miséricorde, fit un miracle et les guérit tous.

- Les insultes et l’avilissement : Les Egyptiens ont dénigré les Juifs, ont foulé leur honneur aux pieds en faisant d’eux des esclaves, les réduisant ainsi à l’état le plus dégradant qui soit.

- La ruine spirituelle : Alors qu’auparavant, les Enfants d’Israël avaient été des serviteurs loyaux envers Hachem, (beaucoup d’entre eux avaient été des tsadiqim et des géants spirituels, ils ont causé chez eux un grand déclin spirituel.) Un grand nombre se sont mis à adorer les idoles.

Les quatre expressions d’Hachem pour la "guéoula"des quatre exils

Quand Hachem a ordonné à Moché de faire sortir les Enfants d’Israël d’Egypte, Il a utilisé 4 expressions différentes de « libération », qui correspondent d’ailleurs à ces 4 malheurs dont ils ont été affligés (pauvreté, violences physiques, avilissement et ruine spirituelle). Ces 4 verbes soulignent le fait qu’à ce moment de l’histoire, les Enfants d’Israël ont tiré profit de 4 interventions distinctes. Il l’a chargé d’annoncer à la nation, en Son nom ( Chemot 6, 6-7 ) : « C’est pourquoi, dis aux Enfants d’Israël : Je suis Hachem ! Je vous ferai sortir vehotzéti, « Je vous ferai sortir de dessous les fardeaux de l’Egypte » et vous soulagerai de la pauvreté. vehitzalti, « Je vous délivrerai de leur servitude » et des violences physiques  vega’alti,  « Je vous sauverai » et vous affranchirai des insultes et de l’avilissement  velaka’hti,  « Je vous prendrai pour Moi comme peuple » – et vous ferai renaître spirituellement. Alors, pendant le seder, pour chaque type de délivrance, on boit une coupe. Il y a également une discussion bien connue dans la Guemara, dans les sources tardives, concernant l’institution d’une cinquième coupe pour rappeler le terme de délivrance qui suit les quatre autres déjà mentionnés : "Puis,  je vous introduirai dans le pays…" vehévéti (exode Ch. 6, v. 8)  

Les quatre temps de notre prise de conscience vers cette "géoula"

Pris dans le courant de la vie quotidienne, nous commes conditionnés et sans en avoir conscience on se trouvent  formaté  par le « prêt à penser » comme par le « prêt-à-porter » du moment… Cependant, les Juifs ont toujours vécu à contre-courant de la société civile et c’est pour eux un devoir. Mais pour être capable de transformer les choses, encore faut-il une prise de conscience et une réaction. Pessa’h est là aussi pour cela. Ainsi, le Juif doit-il faire constamment un retour sur lui-même et travailler sur 4 points qui lui apporteront la géoula (délivrance) de l’exil où beaucoup se trouvent encore aujourd’hui :

1/Prise de conscience du fait que nous sommes prisonniers (de nos préjugés, de ce que pensent de nous les autres, de nos passions, de nos habitudes, de nos défauts…)

2/analyse précise de la situation

3/transmission à l’esprit pouvant déboucher sur une prise de décision

4/Transformation de la prise de décision en actes concrets 

D’après l’une des versions, la tradition des 4 coupes a été instituée pendant la période du Second Temple, afin de marquer la délivrance d’Israël des 4 puissances qui ont opprimé les Hébreux : l’Egypte, Babylone, la Grèce et Rome. Elles sont également associées aux  4 saisons. Nissan, le premier mois du calendrier d’après la Bible, est le mois approprié pour boire une coupe de vin en l’honneur de chaque saison. D’après Abarbanel, il faut boire la première coupe lors du Kiddouch, la seconde après avoir lu la partie principale de la Haggadah qui s’achève sur la bénédiction de la "Gueoula" (Rédemption), la troisième à l’issue de l’action de grâces après le repas et la quatrième à la fin de l’hymne "Nichmat" ("Birkat ha-shir").

hag Pessa’h samea’h ! http://www.youtube.com/watch?v=s7inc9FuLOk  

                                                                                                                      Plat du Seder

CHANTS POUR PESSA’H  Halaïla hazé  (Leonardo Gonçalves)http://www.youtube.com/v/m8Zv0g1mkQo&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param matheussiq8

RECAPITULATIF DES 15 ETAPES DE LA LIBERATION DANS LA SOIREE DU SEDER

1-   kiddouch
2-   lavage des mains
3-   consommation de carpas
4-   brisure de la matsa
5-   récit de la haggadah
6-   lavage des mains avant le repas
7-   bénédiction sur le pain
8-   bénédiction précise sur la matsa
9-   consommation du maror
10- consommation de maror et de ‘harossète
11- repas 
12- découvrement de la partie de matsa cachée
13- bénédiction après le repas
14- récitation du hallél
15- récit de l’accomplissement

Observances particulières à la fête (Yom Tov et Hol ha-moêd) :

  • Les deux premiers jours de Pèssah (8 et 9 avril), en incluant la veille au soir, ainsi que les deux derniers jours (15 et 16 avril) sont des Yom tov (jours de fête) chômés. Les jours intermédiaires sont appelés Hol ha-moêd ; ils ne sont pas chômés, mais on doit éviter de travailler. « Chômés » signifie que toutes les observances du Chabbat s’appliquent, si ce n’est qu’à Yom tov :

(1) on a le droit de cuisiner (contrairement au Chabbat), de transmettre du feu, à condition de ne pas en allumer ni en éteindre (pour plus de détails, consulter le rabbin),

(2) on a le droit de porter des objets sur soi à l’extérieur des habitations. L’interdit de porter des objets hors des habitations (en l’absence de "erouv" : délimitation) n’est effectif que le Chabbat et à Kippour. Particularités à suivre : Ne pas oublier de dire la bénédiction de chehehéyanou après l’allumage de la bougie du soir ("chel Yom Tov"), et également au kiddouch (mercredi 8 et jeudi 9 avril, au soir), sauf au Chevîi chel Pèssah (mardi 14 et mercredi 15 avril, au soir) ! Toutes les instructions à suivre et rites à suivre se trouvent dans les bonnes Haggadote.

 

CHANTS POUR PESSA’H    Ribono chel ôlam Avraham Ben David & Avraham Fried  http://www.youtube.com/v/eGEeYcTWsww&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param  ohelconcert5757 

 

PESSA’H AUJOURD’HUI

De nos jours, le meurtre, la violence, l’insécurité, la guerre règnent malheureusement et l’individu est souvent en proie à des doutes sur son existence ou sur le sens de sa vie. L’homme et le monde ont tous deux des appréhensions et des peurs semblables. Cependant, les Juifs rajoutent à cela le doigt des nations (le cauchemar de l’antisémitisme et de l’anti-sionisme – qui ne sont qu’un – la mort, les blessures de nos frères en Israël), et le sentiment de découragement, d’impuissance et d’emprisonnement nous envahissent parfois.

Certains nient D.ieu et affirment l’éternité du monde. « ils nient D.ieu et disent qu’Il n’existe pas ». (Jérémie 2), d’autres nient Sa connaissance des particuliers, disant « Comment D.ieu  sait-il et peut-il avoir la connaissance » (Psaume 73), d’autres reconnaissent Sa connaissance, mais nient Sa providence particulière, assimilant l’homme aux poissons de la mer pour qui n’existent ni rétribution ni châtiment, affirmant avec Ezéchiel (8): « D.ieu a abandonné la terre ». Mais lorsque D.ieu exercera Sa Providence sur un individu ou sur une collectivité et réalisera un prodige en modifiant les lois de la nature, l’absurdité de toutes ces opinions sera évidente pour tous, car le prodige extraordinaire indique qu’il y a dans le monde un D.ieu qui l’a créé, le connaît, veille sur lui et est Tout Puissant.

Parce que D.ieu ne fait pas de signes et de miracles à chaque génération aux yeux de tout mécréant, c’est pourquoi il nous a ordonné de graver dans notre mémoire le souvenir de ce que nous avons vu et de le transmettre de génération en génération, et ce, jusqu’à la dernière. La Torah a accentué la gravité de Pessa’h en décrétant la peine de retranchement sur quiconque mangera du ’Hametz et a exigé que nous mettions des Tephiline au bras et sur la tête et que nous construisions une soucca chaque année à Souccote, ainsi que de nombreux autres commandements, en souvenir de la sortie d’Egyte. Tout cela devant constituer un témoignage de ces signes pour les futures générations. Ainsi, celui qui fixe une mezouza à sa porte témoigne déjà de la création du monde et de sa croyance en la Providence divine et en la prophétie ainsi que de sa reconnaissance envers le Créateur qui nous a fait sortir de l’esclavage vers la liberté.

CHANTS POUR PESSA’H  Si je t’oublie Jérusalem… par Matisyahu "http://www.youtube.com/v/e4FXMbI0n5Y&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param

Le but de la création et de tous les commandements est de renforcer notre croyance en D.ieu qui nous a créés, et les miracles, visibles et cachés, contribuent à renforcer notre croyance. Par les grands miracles connus opérés par D.ieu, l’homme parvient à reconnaître les miracles cachés qui constituent le fondement de toute la Torah. « Le but de l’homme est d’arriver à croire sincèrement que tout ce qui nous arrive est miracle, même si ce miracle revêt le visage de la nature et du hasard » (Na’hmanide). Ainsi, tout existe et n’arrive que par la Providence de D.ieu.

Aujourd’hui plus que jamais nous avons le devoir d’imiter nos Pères en prenant le chemin du Sinaï et en rompant les chaînes qui nous asservissent d’une main de fer, à notre insu. De cette façon, nous nous libérerons comme eux se sont libérés ! Cet élan d’enthousiasme renouvelé suffira-t-il pour effacer tous les esclavages que le monde présent nous fait subir ? Certes, ce n’est pas là une tâche facile ! Pour atteindre ce but, il faudra faire de Pessa’h un jalon sur le chemin de notre renaissance. C’est le moment de l’année juive où chacun de nous mesurera la route parcourue depuis le Pessa’h de l’année dernière et supputera la longueur du chemin qui reste à parcourir à partir du présent Pessa’h. Comment saurions-nous corriger les dérives du monde actuel si, nous aussi, nous nous permettions d’être atteints des vices de notre temps ? La vocation du Juif est de vivre dangereusement, son devoir est de s’interroger : A-t-on écarté de nos cœurs et de notre chemin le levain ; le levain qui, en s’enflant, étouffe si vite les meilleurs bonnes volontés. ? Plus que nous le pensons, le monde extérieur nous observe.           

Mais notre différence qui certes incommode, vise à faire progresser le monde vers un avenir plus souriant. Il est difficile d’admettre que c’est là le rôle du Juif dans le monde. En l’assumant, nous prenons des risques ; notre histoire les illustre à foison. Il suffit de se rappeler les plaies d’Egypte. Après chacune d’elles, le cœur de Pharaon s’endurcit en même temps que naissent ses ressentiments à l’égard de nos ancêtres. Une attitude qui devient de plus en plus hostile. C’est au prix de cette haine grandissante que les prodiges de D.ieu en faveur de nos pères se réalisent. Aussi, dans notre histoire, ce qui est intéressant, c’est le sens et la portée de cette libération qui en sont les authentiques révélations. C’est la révélation de la force d’un peuple solidaire, fraternel, qui ne connaît plus ni maître, ni esclave. Il faut retrouver au cœur même de la vie ce qui, dans cette vie, lui donne le vrai sens ; celui qui conduit au choix des vraies valeurs. Il ne serait par exemple, pas recommandable d’imiter la femme de Loth, pétrifiée pour s’être retournée avec regrets sur Sodome. C’est à cette condition que nous saurons à nouveau nous réjouir d’exister. La fête de Pessa’h dure 7 jours. La dernière nuit de Pessa’h doit procurer l’espoir et la force psychologique pour persister à croire dans une vie d’entente et de paix. C’est également l’occasion d’un travail pédagogique en profondeur.

Cependant,  il est du devoir de tout Juif de se souvenir que c’est uniquement en terre d’Israël, dans l’Etat d’Israël, qu’il est à même vraiment de se détacher de l’asservissement de la diaspora et d’acquérir une authentique liberté interne et externe. C’est cette liberté qui lie son destin à l’ensemble du peuple, à ceux qui sont venus des quatre coins du monde vers la Terre Promise, à l’instar de ses ancêtres lors de la Sortie d’Egypte. Le soir de la fête sont versées cinq coupes de vin pour chacun. Les 4 coupes qui symbolisent aussi l’intelligent (le sage), le rebelle (le méchant), le simple et celui qui ne sait pas questionner sont bues, la communauté désirant intégrer ses sujets ayant de telles caractéristiques.

Mais au-delà de la libération physique du peuple juif, Pessa’h commémore son émancipation spirituelle. Les commandements que Moché a reçus sur le Mont Sinaï visaient à élargir le peuple juif, à l’époque assujetti à de nombreuses croyances. Pessa’h est une fête chargée de symbolique qui célèbre l’amour de son prochain et la purification de l’âme. La Torah fait du souvenir de la sortie d’Egypte un commandement fondamental à rappeler jour et nuit. La délivrance est une certitude. La vie et le destin du monde ne sont pas seulement entre les mains de l’homme. Une autre volonté dirige ce monde. Souvent, un regard superficiel nous empêche de la voir ou de l’entendre. Pourtant, la voix du Sinaï se fait encore entendre aujourd’hui et nous demande de continuer à « garder le mois du printemps ». Ainsi, pour Israël, pour le monde et pour l’homme, le printemps viendra…

CHANTS POUR PESSA’H   Hine ma tov Mordekhaï ben David  http://www.youtube.com/v/HdciFmKPqw4&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1"></param><param  marksystems

Sur
Univers Torah :
Jo Amar chante la Hagada de Pessa’h
Publié
le 03/03/2010 par Univers Torah - Jo Amar chante la Hagada de Pessa’h….
                                                                             

 

Pour terminer en musique, voici une version de

CHANTS POUR PESSA’H   NABUCCO "VA PENSIERO SULL´ALI DORATE" DE J. VERDI,  CHOEUR DES ESCLAVES  (METROPOLITAN OPERA HOUSE)     http://www.youtube.com/v/DzdDf9hKfJw"></param><param    

choisie parce que je pense que c’est la meilleure que l’on puisse trouver sur le net, l’oeuvre de Verdi est ici non seulement bien interprétée du point de vue musical, mais met également en valeur une denrée rare de nos jours : l’émotion… Sortez vos mouchoirs ! A vous de juger….

 

Liens permettant de s’informer sur les produits autorisés par le Consistoire de Paris pendant la période de Pessa’h 2009 :

liste des produits autorisés    liste des produits ménager autorisés   liste des médicaments autorisés  liste des cosmétiques autorisés

POUR UNE ETUDE COMPLETE ET PLUS APPROFONDIE SUR PESSA’H, VOIR LE SITE MODIA  la fête de Pessah, ici. 

*Midrachim  le pluriel de "Midrach", en hébreu « qui vient du drach ». La racine drach signifie « exiger », au sens second, « rechercher ». Il s’agit d’une exégèse très particulière qui use de paraboles, d’allégories, de métaphores, de jeux de mots à base de glissements phoniques sémantiques, allusifs, de concordances témuriques (permutation des jeux de voyelles) et guématriques (à partir du calcul de la valeur numérique des mots)… Mais plus simplement, c’est un  recueil de textes établis par les rabbins des premiers siècles, qui complète les textes bibliques. Les rabbanim, qui connaissaient le texte biblique par coeur, considéraient son unité comme fondamentale. Les sources du Midrach remontent la plupart du temps à l’époque des Amoraïm (200 – 500 de notre ère). Pour une partie de ces sources  (Mechilta, Sifra et Sifré) on peut les suivre jusqu’aux Tannaïm (de – 400 à + 200). Toutefois, la rédaction des Midrachim s’étend sur une période d’environ 1200 ans et les compilateurs en sont, le plus souvent, anonymes.Le Midrach constitue une analyse de texte rigoureuse. C’est une exégèse créatrice dont les ressources sont loin d’être épuisées.

« Aux derniers prophètes (Haggaï, Zakhari et Malakhi, qui, après les premiers prophètes ayant succédé à Moïse dans la transmission de la Torah orale) succédèrent à leur tour sans interruption les Sanhédrines de chaque génération et les Sages dits de la Grande Assemblée. Puis, toujours sans interruption dans la transmission d’une génération à l’autre, il y eut 14 générations de tannaïm  (ou Maîtres de la Michna) puis 7 générations d’amoraïm. »

(source Modia)

(Sources des textes : Le chandelier d’or, Josy Eisenberg /Adin Steinsaltz – Agence Juive d’Israël – Loubavitch – Modia, Rav Dufour – maroc-hebdo, Kamal Ben Brahim – dafina – Rav David Pitoun – Consistoire.org – Chiourim.com – De génération en génération… Être juif Jacques Ouaknin –Rabbin Edgard Weill -judaisme.sdv.f – Beth ‘Habad Loubavitch - Akadem – Alliance.fr – Elyahou Haviv-breslev.com – La Haggadah, Yossef Azoulay Ed. Lichma – Jacques Kohn)

Peut-être ce texte peut-il paraître compliqué sur certains points ; mais comme le dit mon Rav, faire simple est difficile ; j’ajoute : surtout quand on n’a pas beaucoup étudié. Alors soyez indulgents. Nous essaierons de faire mieux la prochaine fois. Remercions de tout coeur les auteurs (le plus souvent des rabbins) des sites et textes cités ci-dessus qui, par leur travail et leurs immenses connaissances ainsi que de ceux de tous les grands Sages de la Torah qui les ont précédés, grâce auxquels le texte ci-dessus a pu être rassemblé, mais c’est à Haqqadoch Baroukh Hou que vont toutes nos louanges et remerciements, sans qui aucun des faits relatés ici n’auraient jamais existé, par conséquent,  n’auraient jamais pu être écrits. Amen. Ken yehi ratson.

hag Pessa’h samea’h !  (Vous avez acheté trop de matsote ! que faire ? Voilà des solutions possibles !)  http://www.youtube.com/v/xMSEFCQCKPo&hl=fr&color1=0×006699&color2=0x54abd6"></param><param

Chers Amis, J’ai le plaisir de vous envoyer le  »ÔMERGRAMME » pour vous aider à
effectuer le décompte du  »Ômer » et arriver avec bonheur à le fête de
Chavouoth. Avec mon Cordial Chalom Bonnes Fêtes Raymond CHEMOUNY  ÔMERGRAMME cliquez ici

Une réponse à ..CULTURE JUDAÏSME PESSA’H (2)

  1. Il est vraiment interessant ce post,
    merci beaucoup

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