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Les kibboutzim, qui ont joué un role central dans la création et le développement d’Israël traversent, depuis plusieurs années, une crise qui n’en finit pas. Pourtant, le rapport sur l’état du mouvement des kibboutzim fait apparaitre, cette année, des réussites.
Tout d’abord, et alors qu’on parlait d’une hémorragie de population, celle-ci a recommencé à augmenter, et dans des proportions relativement sensibles.
Ainsi, entre 2005 et 2010, la population a augmenté de vint pour cent : 140 000 personnes, soit plus d’ 1,5 % de la population israélienne, vit au kibboutz.
Les kibboutzim avaient besoin de cet apport : le rapport signale que 30 à 40% de la population est constituée de retraités.
Mais le principal défi est avant tout économique : l’année 2012 est capitale pour les kibboutzim, et en particulier pour les 300 d’entre eux dont l’activité est industrielle.
L’industrie kibboutzique a terminé l’année 2011 avec des ventes totales d’une valeur de 40,7 milliards de shekels, – en augmentation de 2,2% par rapport à 2010- mais avec un résultat diminué de 13%.
La crise mondiale a provoqué également, pour la première fois, une érosion de près de 1% des exportations après trois années de hausses successives.
Mais le kibboutz tient une place dans l’économie israélienne bien au delà de son importance numérique : il représente près de 10% des exportations du pays.
En dépit de ces succès, le modèle économique n’est pas assuré : de nombreux kibboutzim ont du céder des parts de leurs industries pour obtenir des crédits; ils ne détiennent, en propre, que la moitié de leurs industries.
Mais 2012 est aussi l’année où les kibboutzim doivent rembourser leurs dettes, en conformité avec l’accord signé entre les kibboutzim et la Banque Hapoalim et la Banque Leumi en 1989, un accord sur le rééchelonnement des dettes et des crédits.
160 kibboutzim ont été inclus dans le règlement – les deux tiers du Mouvement uni des kibboutzim et des kibboutzim nationaux.
On estime que 3.3 milliards de shekels de dettes ont été effacés par le gouvernement.
Cette décision a fait "grincer des dents" le grand public, furieux de voir s’évaporer un budget qui aurait pu être utilisé dans le domaine social, le logement ou l’éducation.
Mais en cas d’effondrement du mouvement kibboutzique, le coût à payer en matière d’emploi et d’endettement aurait été probablement insupportable – sans compter le coût humain et l’impact symbolique.
Dix kibboutzim ont prévu de prolonger leur accord avec les banques, afin de pouvoir rembourser leurs dettes jusqu’à l’horizon 2025. (Source : Israel Infos)
