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Poèmes JH

La poésie est sève pure (Henri Thomas)
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Homs________________________________________________________

Deux poèmes pour illustrer notre époque trouble :

L’AFFRONTEMENT DE DEUX MONDES

Revoilà donc comme jadis les guerres de religion

Ou plutôt au nom des religions…

Que veulent ces prédicateurs qui prospèrent,

Manipulant ces pauvres hères

Qui mourront demain par légions.

Vous, serviteurs de D.ieu, est-ce bien là votre mission ?

Lors du Jugement, priez pour votre rédemption !

Pourquoi tant de haine, pourquoi tant de déraison ?

Pensons aussi à ce que nous faisons ;

Ne générons nous pas de fortes frustrations

Et de compromissions en démissions

Affichons nous encore des convictions ?

Mais guérit-on vraiment de la guerre ?

De la guerre, la paix n’est-elle que rémission ?

Sans doute, hélas – les hommes étant ce qu’ils sont

On ne voit guère de solutions.

On pourrait penser que l’éducation…

Mais certains avaient fait des études.

On en vient donc alors la mort dans l’âme

A conclure avec inquiétude

Que science sans conscience n’est que ruine de l’Islam.

Mais quand on n’a que l’argent comme dévotion

Comment s’étonner alors des répercussions…

Quand on veut imposer sa mondialisation

Comment donc s’étonner de ces contestations,

Car c’est aussi un choc des civilisations.

C’est aussi la guerre des télévisions,

Chacun de son monde voulant imposer la vision.

Sur des êtres frustres. Puissance des images !

Comme l’étaient nos vitraux au Moyen-Âge.

En fait, si tous nous nous tenions

A cette déclaration de la révolution :

La liberté s’arrête à celle de l’autre – sans exception,

Sans doute de nombreux conflits éviterions.

Mais il n’est pas venu le règne de la raison,

Celui du coeur non plus. Ce sont les passions

Qui se déchaînent, celle de la domination

De l’homme sur l’homme avec la mondialisation

ou de l’homme sur la femme pour l’islam,

Comme nous au Moyen-Âge, où elle n’avait pas d’âme.

Eros et Thanatos toujours en confrontation,

L’amour et la mort, et au milieu, les religions.

Face à cela, il faut malgré tout croire

Et à tout prix garder l’espoir

Croire jusqu’à l’utopie

En l’amour, en la vie,

En soi, en son prochain, en D.ieu

Si l’on veut, si l’on peut

Mais aux autres ne pas l’imposer.

Alors peut-être, la colombe pourra-t-elle enfin se reposer.

JH

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PETIT PAMPHLET SUR L’ETAT DE LA FRANCE

Hollande et sa bande

Rendent le pays bas

Et Bruxelles, elle, excelle

A nous mettre bas

De plus belle.

Quand donc libérera-t-on la France

Du carcan de la finance

Et de ses serviteurs politiciens

Pour revenir à l’étant ancien,

Celui d’avant l’euro qui ravage

Et d’une Europe sauvage

Qui crée chômage et misère

Et fait fuir les jeunes de leur terre

Ou tomber dans la délinquance ?

Désespoir et déliquescence

Sont les nouvelles mamelles de la France !

J..H.

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Douceur de novembre

Apprécions les feuillages flamboyants de l’automne

Avant que ne reviennent les frimas hivernaux.

Goûtons cette douceur de novembre qui s’étonne

Car bientôt viendra l’hiver et ses maux.

Mais quand l’or se mêle au pourpre et l’ocre à tous les jaunes

Pour embraser bois et frondaisons,

C’est aussi pour la faune

La mauvaise saison,

Celle de la chasse et des chiens aboyant.

Ce ne sont pas seulement les feuilles qui rougeoient

Et cela gâche un peu notre joie.

Mais côtoyant nos champs encore verdoyants

Sous des cieux d’un bleu étonnant,

Les rouges des cotinus répondent

A ceux des érables qui abondent,

Et l’arbre aux cent écus

Etale ses pièces d’or

Devant ce chêne qui a tant vécu

Et qui est presque mort.

Cette symphonie de couleurs allant du vert

Au rouge nous met la tête à l’envers.

Peu à peu toutefois, se dénudent les chênes,

Laissant ainsi les charmes apparaître.

Les trembles, peupliers et les hêtres

Attendent, eux, que le vent se déchaîne.

Profitons de ces instants de réconfort

Offerts par la Nature.

Jouissons du spectacle de cette belle ramure

Car bientôt il fera froid dehors.

JH

  Tuer pour le plaisir de la chasse est immoral et condamnable

Vent Neige

LA MORT BLANCHE

Ce matin tout est blanc

Pour les yeux émerveillés des enfants

Mais aussi des plus grands

Sans doute immatures

Encore émus par les beautés de la nature

Source de tant de belles peintures.

En cette journée de janvier

Elle nous offre un spectacle à la fois beau

Et triste qui n’a rien à envier

A Brueghel et à ses fameux tableaux

D’hiver où la vie semble avoir déserté

Où règne comme un air funèbre et inquiétant

Comme au temps des pestes noires d’antan

Où le froid manteau blanc purificateur

Des hommes recouvre toutes les douleurs.

Finalement cette image figée est angoisante.

A quand la nature renaissante ?

Car non, la neige n’est pas toujours belle

Et la mort n’est pas toujours noire,

Elle l’a déjà souvent montré dans l’histoire :

Elle peut aussi être blanche

Et tout aussi cruelle

Lors des avalanches

D’aujourd’hui ou d’hier

Ou dans la plaine d’Eylau, grand cimetière

A ciel ouvert

De sang et de glace recouvert

Ou lors des retraites de Russie, glacée,

Elle étalait le linceul blanc des trépassés.

Et comment ne pas être horrifié

A la vue de ces Juifs frigorifiés

Et dramatiquement faméliques,

Victimes pitoyables de bourreaux sadiques

Sous les coups et le froid qui mord

Dans la neige marchant jusqu’à quand ?

D’un camp de la mort

Vers la mort dans un autre camp

Quand ils ne tombaient pas avant

Une balle alors les achevant.

Le soleil semble avoir disparu sans retour.

Et si l’Apocalypse était blanche ?

A nos coeurs glacés, Dieu répondant à son tour

Comme une ultime revanche

Par la glaciation du monde tout entier

Prélude au jugement dernier.

JH

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  FOOTBALL  DU  SOIR  
Les vapeurs de mercure ont d’abord sautillé
Avant de scintiller
Et d’innonder bientôt le Parc de lumière,
Nous révélant alors le somptueux décor
De cette enceinte princière.
Dans ce décor grandiose, un public record
Est venu pour le sport
Est venu pour la fête, fête du soir
Fête des yeux.
Ils sont plus de quarante mille
Venus en métro ou en automobile
Mordus et curieux
Mais tous curieux de voir
Si le duel attendu aura bien lieu
Ce soir.
Les lueurs des projecteurs
Brillent dans le ciel d’Auteuil
Et balayant le stade mettent en valeur
Le vert de la pelouse – théâtre verdoyant -
Et le rouge, le bleu, le jaune des fauteuils
Ainsi que les vêtements des spectateurs,
Taches de multiples couleurs
Qui dansent devant nos yeux,
Comme de longs rubans ondoyants.
Et puis tout à l’heure
Les joueurs vont au milieu des clameurs
Vivre une belle aventure
Sur cette scène de verdure.
Le spectacle est bon et les applaudissements
Naissent de chaque point du stade
Pour se confondre bientôt avant de disparaître.
Que le public n’apprécie pas et il le fait savoir.
Insultes, sifflets témoignent alors
De la colère populaire.
Le goal fait une parade qui fait vibrer le stade.
C’est une fête pour les yeux, c’est une fête pour les sens
Car le vent nous rappelle que nous sommes en plein air.
La captivante incertitude du sport,
La passion, l’enthousiasme,
L’injustice, la colère, la démesure
Font que ces grandes rencontres
Offrent le spectacle et le divertissement.
JH

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 2 photos d’Hiroshima en 1945 : l’une avant la bombe, l’autre quelques jours après
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Ce matin d’été ensoleillé, chaud et humide, fut déchiré par l’éclair d’une explosion d’une violence inouïe, suivie pour certains d’une perte de conscience avant un réveil dans un paysage de cendres, traversé par des survivants hagards, brûlés au dernier degré, la peau en lambeaux, torturés par la soif. Ils se souviennent aussi des jours de pluie noircie par les cendres contaminées, des années à souffrir dans les hôpitaux où les médecins pronostiquaient une mort prochaine. Soixante-cinq ans plus tard, ils n’avaient rien oublié… Ainsi, pour les 239 225 hibakusha encore de ce monde, l’enchaînement des événements à la centrale de Fukushima et l’extension progressive des zones de retombées radioactives rappellent ce 6 août 1945 , où toutes les montres et les horloges se sont arrêtées ce matin-là à 8h15.

Hiroshima (Un jour d’août 1945)
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Tous virent le soleil se lever tôt, emblème
De la nation, dardant ses traits brûlant de fièvre,
Baignant ses cheveux d’or dans l’océan bleu blême
Perçant encor ce matin l’azur mièvre.
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Alors l’aigle choisit sa proie, tournoya
Et la sérénité du ciel scella son sort.
Le rapace, l’aile de nylon déploya
La rabattit, touchant terre, tel un ressort.
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Champignon vénéneux au faîte en ignition,
L’éclair jaillit de terre comme une punition,
Ayant le goût amer de la mort atomique,
Lui seul, pouvait écoeurer le monde (asiatique) :
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Corps amalgamés au bitume liquéfié,
Coagulés dans la pierre, volatilisés,
Tuiles désormais visqueuses, vie raréfiée,
Tout le paysage avait été stérilisé,
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Murs en incandescentes poussières, croulant.
Toute vie autour du cryptogramme funeste
Avait disparu dans cette fournaise coulant,
Détruisant et se propageant comme la peste.
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Alors le vent chargé de graines s’élança ;
Ce cimetière calciné ensemença,
Avec une pluie chaude, gluante et brutale,
Apportant aux rescapés le germe fatal.
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L’horreur pourtant brève
Se retrouvait dans les yeux des survivants
Comme un reproche : muet mais vivant
A l’humanité devant ce mauvais rêve.
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Sur les murs de la ville martyre reste
Gravée à jamais l’ombre d’être désintégrés
Instantanément. Hiroshima réintégrée
A la vie, a des statues qui ce jour attestent.
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JH (16 ans)
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Gérard de Nerval

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ODE A GERARD DE NERVAL

C’est à toi, de Nerval, poète du désespoir

Que je voulais vraiment rendre hommage ce soir.

A toi le ténébreux, le veuf, l’inconsolé,

Le chantre tragique d’un monde désolé.

A toi, le prince d’Aquitaine à la tour abolie

Qui a perdu ce qui faisait sa vie,

Dont la seule étoile est morte

Et dont le luth pourtant constellé

Se retrouve de la sorte

Porter le soleil noir de la mélancolie.

A celui qu’on trouva, un petit matin d’hiver

Pendu à un réverbère.

Le poète, on le sait, est au monde inadapté

Et la poésie n’est pour lui qu’un pis aller

Pas toujours suffisant.

Et de Villon à Verlaine, il va côtoyant

Les précipices – l’éden parfois ou l’enfer

Et dans ce dernier cas que peut-on donc faire ?

Sinon souffrir ou bien mourir.

Le poète traverse sa vie sur un fil

Et quand il voit ses plus beaux rêves pourrir

Il tangue et parfois même il se défile.

JH

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  71 – Vague Emeraude – huile sur toile 30×90 Anny Bergerolle 2007 

NUIT AVEC LA MER (Hommage à Baudelaire)

Lorsque le monde plonge dans l’ombre,

Et que je sonde l’onde sombre

Où courent mes pensées amères,

J’aime à contempler la mer.

L’obsédante unisonnance des lames

Reflète la mièvre monotonie de ma vie,

Et leur mouvement monocorde, dans mon âme

Berce ma mélancolie.

Le vent dans les rochers soupire,

Tandis que sur la grève le flot expire.

Ô, mer ! Toi aussi tu ronges.

D’où vient cette plainte qui monte en moi

Et qui a nom souvenir ?

Mais, ce n’était qu’un songe,

Car si parfois encor tu me fais souffrir,

Mon avenir n’a plus de place pour toi.

Comme l’océan il est insondable.

Sera-t-il aussi noir ?

Si ce soir je suis sans espoir,

Que le bonheur me semble insaisissable

Et que j’aime à contempler la mer,

A l’aube, le soleil éblouit la terre

Et l’homme oublie ses pensées amères.

J.H. (17 ans)

la femme aux roses   Peinture d’Anita

LE SOURIRE DES FEMMES

Tel un rayon de soleil

Sous la porte de l’ennui,

Le sourire des femmes passe sur notre vie,

Plaisir toujours nouveau à nul autre pareil.

Le sourire qui éclaire nos coeurs

Et glisse un peu de bonheur

Sous les chagrins de la vie,

Le sourire trop vite s’enfuit.

Sur les lèvres le sourire naît

Illuminant tout le visage,

Aussitôt, c’est la joie qui renaît

Dans tout le voisinage.

Le sourire est la plus belle chose

Que cueille le regard qui se pose.

JH (18 ans)

LA MUSIQUE EST LA PAROLE DU SOURIRE

Femme, tu mets dans tous les coeurs

La douceur,

Et l’amour,

Et donne le désir de te suivre toujours.

Toi seule peut des hommes faire tomber le courroux,

Leur faire goûter

La paix, dans la paix retrouvée.

Mais tu peux au contraire aussi les rendre fous

Quand tu ne leur fais pas de nouvelles blessures

Mais c’est à travers toi qu’est belle la nature.

JH (19 ans)

Peintre célèbre- John William- Waterhouse

John William-Waterhouse Anémones – 1902

DANS LE VENT

Le vent très souvent me rappelle des choses,

Du son des violons au parfum de la rose,

L’image ou le reflet de ce qui fut avant.

Aujourd’hui dans le vent

Qui souffle encor vers Troie,

J’ai soudain senti la secrète présence

D’une éternelle absente, de toi Iphigénie

Immolée par les hommes

Sur l’autel de leur peur

Et de leur ignorance.

Que toi Iphigénie,

Fille d’Agamemnon et muse de Racine

Et tant d’autres depuis, innocentes victimes

Alourdissent le poids de tous ces crimes

Que paie l’humanité pour le bonheur de l’homme.

Au vent qui tout à l’heure,

Soufflait si légèrement

Se mêle maintenant le doux gémissement

D’un vieux chant de douleur.

JH (19 ans)

 

LA POESIE DU MONDE

Pour celui qu l’aime, la poésie du monde

C’est la nature qui s’ouvre à cent lieux à la ronde,

Et l’on commence à vivre

Des rêves merveilleux

Où l’on s’enivre pour survivre.

Et tout au long des jours,

Avec ou sans l’amour,

L’éclat de sa beauté sera douce à leurs yeux

Et aux yeux

De leur coeur,

Et leur apportera une forme de bonheur.

JH (18 ans)

A yellow butterfly over a red rose just outside a Dolomites Cottage Banque d'images - 5759587

LA ROSE ET LE PAPILLON

Il l’a connu à peine éclose, c’était une bien belle Rose ;

Folâtres et inconscients alors, la rose et le papillon étaient heureux.

Mais la rose s’épanouit, le papillon mûrit. Un jour, pétale à pétale

Il a senti la sève courir dans son pédoncule

Effeuilla sa corolle, il but dans le calice

Le doux nectar de l’amour, le vent apporta le pollen

Qui féconda le pistil. Puis un orage éclata,

La rose se couvrit d’épines, oubliant le lis.

Elle se lia à une abeille, le lis en eut le bourdon

Lui si noble, si fier tenta bien de l’oublier

Mais comment oublier une rose qui a grandi près

De vous, sans cesse il voyait l’abeille butiner

La fleur et après avoir bien profité de la rose

Elle alla vers d’autres fleurs. La rose naïve retourna

Vers le lis, qui, quand il l’embrassait, savait bien

D’où provenait ce goût de miel.

La rose levée tôt fut surprise par la gelée.

Une goutte de rosée perla comme un sourire

Puis sans s’être fanée tomba sur le sol

Humiliée, sans sève, elle se laissa mourir.

JH  (16 ans)

(bientôt, la suite…)