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POEMES MARYSE (avec un tout nouveau poème sur Souccot) | Espace ..
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Publié dans POEMES MARYSE
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VALDEMOSA
C’est l’odeur des oranges et des citrons partout
Qui attire l’attention et l’air est si doux
Dans l’île parfumée si jolie où jadis
George Sand et Chopin crurent le lieu propice
Pour abriter et leurs amours et leurs talents.
Montagne violette et arbres ondoyants
Cachent la chartreuse parmi les oliviers,
Décrite par l’écrivain de chapitres entiers.
Elle y écrivit. Il y composa. La pluie
Cet hiver-là, à s’en aller les contraignit.
En été l’île est belle et lumineuse.
Ce beau paysage comble les rêveuses.
Chacun y trouve de quoi se ravir les yeux,
En faire provision et l’année être heureux.
Maryse
VOYAGE ITALIEN
Ma mère m’a donné le goût des voyages
Et j’ai visité contrées et paysages
Dès l’adolescence, et elle avait raison,
Qui sont le berceau de notre civilisation.
Les beautés du pays qu’on nomme Italie,
Luxuriante nature pleine de vie
A de tout temps attiré les foules venues
Admirer les vestiges d’un âge disparu.
J’ai visité Rome sous un soleil brûlant,
Ses places, ses marbres et tous ses monuments,
Ses innombrables rues typiques si jolies,
Les cent fontaines des jardins de Tivoli.
J’ai vu les lieux tragiques de son histoire :
Pompéi, Herculanum, prospères gloires
Devenues villes de cendres, éphémères,
Anéanties par un volcan en colère.
Ainsi j’ai vu Venise et ses gondoles,
Place St Marc ; ses pigeons toujours s’envolent
Et puis reviennent pour quelques miettes de pain.
Ses ponts font le lien entre passé et demain
Et la lune argentée se reflète dans l’eau,
Invitant au rêve, à l’amour en cadeau.
Connaissez-vous, au Nord, les beaux lacs d’Italie
Bordés de villages pittoresques, exquis,
Où un soleil ardant brille dans le ciel bleu ?
A l’entour trônent les sommets silencieux.
J’ai vu la ville des amoureux mythiques
Vérone et le fameux balcon antique
J’ai vu les îles d’Ischia la verte, Capri
La jolie, sa ville ayant même nom, puis
Sorrente et tous les villages riverains
Qui ont inspiré tant de peintres, d’écrivains,
Naples la belle, ses riches et ses mendiants
Où les parfums du sud sont là dans l’air ambiant,
Où dans des ruelles au linge suspendu
Jouent des enfants aux grands yeux sombres et perdus
Dans des rêves de bonheur. Eux savent si bien
S’évader, fuir la misère, rêver pour rien…
Ici les gamins sont beaux, gais et souriants.
Comment être triste sous un soleil si franc ?
De ce voyage italien j’avais rapporté
Une provision de soleil et savouré
Des paysages, des rires, des chansons dont
Nos deux oreilles très longtemps résonneront.
Maryse

SOUS LE CIEL DE SAINT PETERSBOURG
Romantique’ éternelle aux airs italiens
Le poète Pouchkine te chanta si bien.
Dans l’imagination du tsar Pierre naquis,
Tu devins alors plus beau joyau de Russie.
Voici trois cents ans, encor dans la barbarie,
De la boue des marais insalubres sortie,
Masquant ainsi du peuple les nombreux malheurs,
Des riches sujets tu abritas le bonheur.
Mais qui sait combien de nuits blanches passèrent
Ces hommes dont les vies là-bas se brisèrent.
Tu fus bâtie dans le sang et dans les larmes
Et bien que les font s’estomper tant de charmes
Les âmes de ces bâtisseurs désespérés
Engloutis dessous hantent encor la cité.
Mais alliant charme slave et embruns marins
Le Golfe finlandais tu décores si bien.
Lorsque le vent d’été caresse les passants
Et que de tes façades le soleil couchant
Chauffe les douces couleurs tendres et blanches
Bruissent et flamboient les feuilles dans les branches.
Lune et mer scintillent. Fourbu, l’homme s’endort
Et là-bas les bateaux vont et viennent au port.
Petits matins dans l’aube froide, nordiques :
Tes coupoles d’or renaissent, féeriques.
Quand Baltique et Neva l’hiver se confondent,
Que sous la lune, sable et brume se fondent,
Dans les coins, insensibles au froid dévorant,
Bien loin de cette terre rêvent les amants…
Belles journées d’après neige ensoleillées ;
Joues roses, les enfants chaudement habillés
S’amusent. La cloche du repas résonne :
Filent les luges … les visages rayonnent.
Par tes richesses infinies tu étonnes
Autant que par ta culture et tu donnes
Tant de ton cœur artistique et musical,
A la fois subtile et monumentale.
Saint Petersbourg, fantôme ou bien réelle ?
Envoûtante, mystérieuse, tu es celle
Qui encor « Venise du Nord » sera longtemps
Et de son charme certain défiera le temps.
Maryse
Le lac de Bohinj
BOHINJ
Encore yougoslave étais-tu en ce temps,
Village de montagne, vraiment ‘bon enfant’:
Et moi, jeune fille de France qui aimais
Les pistes, sur tes pentes glisser je venais,
Pour patiner sur ton lac si joli, si bleu
Aux pieds des monts qu’on appelle alpins, si vieux.
Dans ma prime jeunesse j’appris à skier
Mais n’avais depuis tant d’années pu pratiquer.
J’avais choisi sur la carte un endroit
Où passer des vacances blanches dans la joie.
Ce fut Bohinj, aujourd’hui slovène nommée,
Simple village au bord du lac dans la vallée
Qui porte son nom. De montagnes entouré,
Il allie calme, charme et simplicité.
Ses cascades sauvages attirent les plus fous
Et les plus audacieux ses grottes et ses trous.
C’est l’hiver dans cette blancheur virginale
Qui donne aux paysages un air hivernal
Que par ta simplicité m’avais conquise,
Petite station si jolie, si exquise !
Maryse
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ENTRE NUREMBERG ET PRAGUE
Dans ce pays aux changements destiné,
Encore aujourd’hui les écrits de ce grand Sage
Par-delà les langues, les errements et le temps,
Que fut le Maharal de Prague nous étudions
Nous fait don le Rav Löw d’un grand enseignement.
Ses pages par la Torah inspirée lisons,
Prague et Jérusalem sont par lui reliées,
Qui continueront à traverser les âges.
Ainsi permettez-moi de faire ici un pont
Entre les rives de la Vltava et du Rhin,
Entre passé révolu et futur incertain,
Qu’on voudrait désormais très beau et très fécond.
Passant par Nuremberg, j’emporte avec bonheur
Avec moi, entre Bavière et Bohème,
Un petit morceau d’Israël en un poème,
Mais qu’encore je ne connais que par le cœur.
J’ai traversé le pays de Charlemagne,
Qui fut aussi celui d’Hitler, dangereux fou
Qui ensevelit le peuple juif sous sa boue
Et le sien dans la honte pour l’Allemagne,
Sur un chemin d’angoisse, de peur et de froid.
Par les nazis, on ne l’oublie pas, ont péri
Des enfants, des femmes et des hommes bénis
Par D.ieu, encor Hébreux, et qui gardaient la foi.
Ces paysages que virent nombre d’entre eux
Furent les derniers de désormais courtes vies
Entrevus par la fente d’un wagon noirci,
Avant que de rendre leur âme noble à D.ieu.
Mais là où ils vécurent, puissent nos Sages
Eclairer par leur enseignement si précieux
La Diaspora et qu’elle comprenne où D.ieu
Voulut que se joue son destin final. La cage
De l’exil est dorée, accueillante et là-bas
Toujours elle se crut en sécurité, protégée.
Mais le contraire l’histoire nous a montré,
Où toujours ce peuple mal aimé succomba.
Peuple de l’exil je veux dans ce voyage,
Traversant le pays de Freud et de Kafka,
Avoir une pensée pour ces victimes-là,
Et m’en souvenir, comme en pèlerinage.

L’AIR DE PARIS
C’est par ton air qu’à quatre ans je te découvrais
La tête et les narines pleines encor
De l’air frais de ma verte campagne d’alors
Et mes poumons l’air de Paris rejetaient.
Mais bientôt nous nous apprivoisâmes tous deux.
Tu m’adoptas. Là je vécus quelques années.
Par cœur mon quartier je connaissais, familier.
Les enfants finissent toujours par être heureux.
J’ai arpenté tes places, dans tes rues j’ai joué,
Dans les bras maternels j’ai remonté les Champs
Tes charmes, tes odeurs font que je t’aime tant
Et qu’une place au cœur je t’ai toujours gardé.
Lorsque de toi s’envole un air de ma gorge
Ou que j’écoute ta musique je revis
Mes lointaines et tendres années. C’est ainsi
Que des souvenirs uniques l’on se forge.
Maryse
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Divine Jérusalem
A Jérusalem, il est des gens qui ont tant
L’amour de leur ville qu’ils ne savent comment
Ils ont pu être ailleurs avant, loin d’elle.
Là-bas ils vivent. Ils ont même des ailes
Invisibles qui leur sont poussées… à l’âme.
C’est contre les méchants ici-bas leur arme,
Rejoignant ainsi la Chekhina* divine
En pensée, qui, encore, pleure la ruine
Du Temple et espère bientôt le retour
Des néchamote* près d’elle et pour toujours.
Ainsi, certains ont dans le cœur Jérusalem
Et l’aiment tant que l’on pourrait sans problème
La visiter seulement en les écoutant.
Jérusalem, tes arguments sont percutants !
Oui, en Jérusalem le cœur se réjouit,
A Jérusalem tous les espoirs sont permis.
Maryse
* 1) présence divine
* 2) âmes

Vidéo voyage en Israël d’une classe de CM2 VOYAGE ISRAEL CM2 GAN AMI 2011
Publié dans POEMES MARYSE
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ISRAËL, PETITE TERRE BIEN-AIMEE
Israël, terre où il faut si bon vivre !
Ton peuple que l’on nomme celui du livre
A tant souffert déjà, et tant prié aussi
Pour qu’un jour son pays puisse reprendre vie
Par sa présence, avec l’aide du Très Haut,
Qui toujours su toi a veillé comme il le faut.
C’est maintenant chose faite. De tous pays
Reviennent habiter cette terre bénie,
Terre d’abondance que D.ieu avait promis ;
De tous les pays retournent vers leur patrie,
Par toutes les nations contestée, convoitée,
Mais qu’à toi seul pour ton bonheur Il a donnée.
Pas n’importe laquelle : celle tant de fois
Profanée par des peuples barbares, sans foi.
Tu retrouves ton peuple, ta foi et Sa loi.
L’Eternel a promis de marcher avec toi
Pourvu que tu continues à suivre toujours
Ses préceptes au Sinaï donnés, chaque jour.
Aucun peuple alors ne la dérobera,
Fussent-ils pires menteurs, voleurs, scélérats.
Tous les méchants qui encore ton sol foulent
Qui voudraient qu’à leurs pieds, vaincu tu t’écroules,
Leurs artifices D.ieu un jour démontera.
Ce jour-là, les confondant, Il les punira.
Terre où tout en abondance pousse’ enfin
Dont tu seras, Israël, le seul souverain.
Jérusalem et Sion toutes deux unifiées
Verront bientôt les nations chez toi défiler
Pour rendre hommage au seul Roi de la Terre,
Celui qui pour nous tous est D.ieu Un et père
Et qu’un jour reconnaîtront toutes les nations.
Mais avant, Hachem veut de tous les Juifs l’union.
Tes enfants étudiant Ta Torah sont sibeaux.
Bientôt, dans la joie, nous vivrons des temps nouveaux !
Maryse
Le lac Kinneret (Tibériade)
ISRAËL
KINNERET, TU BERCES NOTRE ÂME
Les collines ondulent, modelées par le temps,
Tes flots clairs frémissent sous la caresse du vent.
Tu joues avec l’émeraude de tes eaux moirées
Sur lesquels les ans toujours glissent sans se lasser
Et ce miroir changeant reflète le firmament ;
Tes vagues bercent l’âme de leur rythme apaisant.
Patriarches et Matriarches tu as connus ;
Depuis si longtemps ici tes eaux sont retenues.
Kinneret, lieu où bientôt hier et demain
Seront rassemblés et agiront pour le Bien.
Et tu verras alors les hommes de l’Assemblée
Monter jusqu’au Har Tsion le bien-aimé ;
De ton peuple ce sera la délivrance
Tant attendue ; alors gardons l’espérance…
Kinneret, toutes ces merveilles découvertes,
Par D.ieu avec amour nous ont été offertes.
Maryse
Une très belle histoire vraie : Le lac Kinneret porte ce nom parce qu’il a la forme d’une lyre., (kinnor) ou harpe. Or, on sait que le roi David jouait de la harpe pour remercier le Ciel toutes les nuits. D’autre part, dans ce lac, on trouvait le poisson qui donnait le bleu dont on se servait pour la fabrication du tsitsit (frange du châle de prière) qui devrait se trouver dans les coins du talit (châle de prière). Or, on retrouve cette couleur bleue « tekhelet » sur le drapeau israélien. Ainsi, du bleu du ciel et du lac au bleu du drapeau d’Israël, il n’y a donc qu’un pas qui passe par le roi David, dont le descendant nous apportera le messie et la guéoula…
LA MUSIQUE
Quoi de plus plaisant qu’un menuet de Mozart,
Qu’un prélude ou bien qu’une étude de Chopin ?
On jubile sur une aria de Couperin.
Les sonates de Beethoven sont du grand art !
Ne dit-on pas : la musique adoucit les mœurs ?
De toucher les âmes n’a-t-elle pas le pouvoir ?
Elle enseigne à notre imaginaire à voir.
Combien les lieder de Schubert parlent au cœur !
Un concerto de Bach ou une toccata,
Une cantate qui s’envole jusqu’aux cieux,
Dis-moi, n’est-ce pas ce qu’il y a de mieux
Pour parler à D.ieu, ne donnent-ils pas le la ?
Roi David, de la harpe ne jouais-tu pas ?
Ecouter l’œuvre de Massenet, c’est si bon
Et Liszt au piano peut être sanglots longs.
Ô, musique, toujours tu nous enchanteras !
Qu’est-ce qui nous fat danser ou nous fait rêver ?
Ce peut être l’un des ballets de Tchaïkovski.
Une variation à la guitare aussi
Peut transformer l’instant en un rêve éveillé.
Tu es, musique, la langue universelle.
D’attendrir bien des cœurs n’as-tu pas le pouvoir ?
Qu’y a-t-il de plus beau qui puisse nous émouvoir
Que Chostakovitch joué violoncelle ?
Violoncelle et violon sont là à l’honneur,
Leurs vibrations touchent l’âme, directement
Et expriment tellement bien les sentiments
Qu’ils offrent au cœur de purs instants de bonheur.
Tant de belles choses, par l’ouïe nous touchent
Et concurrencent par leurs tableaux musicaux
Ceux de nombreux peintres leurs rivaux amicaux :
Moussorgski, Prokofiev, Saint-Saëns nous le prouvent.
La musique tisse un invisible rideau
Qui unit, oui, vraiment, la terre au firmament.
Dans la douceur du soir, emportée par le vent
Elle peut, a malheureux, offrir le plus beau.
Voix cristalline dans la nuit qui s’élève
Habille de couleurs l’air doux et pur du soir,
Sa palette de mile chatoiements fait voir
Ce que ressent une âme quand elle rêve…
Maryse
« Sans la musique la vie serait une erreur » Nietzsche
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La nuit est souvent synonyme d’inquiétude, de menaces, de peurs avouées ou non. Ne dit-on pas que le sommeil est une petite mort ? Mais si l’on considère que l’Être Suprême, le D.ieu Un et unique veille jour et nuit sur Ses Créatures, crée à chaque instant le monde et le maintient vivant, alors, on est confiant, alors on peut s’endormir paisiblement. Le judaïsme enseigne que l’âme est une étincelle issue du Créateur, et que lors du sommeil, elle peut rejoindre des sphères célestes pour n’y revenir qu’au réveil. Ainsi, peut-on imaginer que pendant la nuit, elle aussi, tout comme les éléments de la nature, loue son Bienfaiteur pour le remercier. Ce nouveau poème est né ce Chabbat (Massei)…
Harmonie céleste
J’aime ma jolie chambre d’été dans les bois.
Où le rose, le vert et le jaune côtoient
Intimement le bleu profond d’un ciel béant
Qu’embrasse le regard avec ravissement.
Quand, le soir venu, je m’étends sous l’appentis
Dont les murs sont faits de buissons d’arbres fleuris
Sous l’immense voûte, petite je me sens
Quand brillent les astres là haut au firmament.
Mon esprit, le soir, marche à cloche-lune,
S’assoupit sans bruit dans l’immense nuit brune…
Le monde végétal chuchote ses secrets
Pendant que les humains égrènent leurs regrets
Et leurs prières au Maître de l’univers
Qui, souvent, pour eux exauce des voeux divers.
De la terre s’élève alors un doux chant
Se mêlant à celui des astres étincelants.
Ce chant remplit l’univers de l’invisible,
A l’oreille humaine cependant inaudible.
Nature et âmes en un secret accord
Louent leur Créateur. Quand l’âme quitte le corps,
Se joint au concert et chante des louanges.
L’harmonie céleste reprennent les anges
Ensemble avec tous les astres scintillants ;
Là sont réunies les créatures du Vivant.
Maryse

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L’HUMOUR DE D.IEU
«A la question : D.ieu a-il de l’humour ? » je réponds : Pourquoi pas ? »
C’est un D.ieu et c’est un Père, le Créateur.
Pourquoi, comme nous, n’aimerais Il pas l’humour ?
Mais ne le pratique-Il pas à Ses heures,
Nous invitant à en faire autant chaque jour ?
Penser que D.ieu soit facétieux serait-il faux ?
Ses enfants Lui causent du souci et n’en font
Qu’à leur tête, n’écoutent pas, tournent le dos.
On doit leur chanter ‘revenez’ sur tous les tons.
Patiemment, Il les rappelle à leur devoir,
Les invitent à la réflexion, au retour.
Les hommes, ces insensés, ne veulent rien voir.
Alors, le Créateur parfois leur joue des tours…
Mais comme des mules, foncent droit dans le mur.
Même s’ils sont témoins de nombreux miracles,
Ne les voient pas, n’entendent pas Son murmure.
Les hommes, à L’écouter souvent renâclent.
Sourds, aveugles, ils mentent, trichent sans remord,
Ignorent Sa présence, si proche pourtant,
N’y comprennent rien, invoquent le mauvais sort…
D.ieu ‘sourit’. Nous sommes, malgré tout, Ses enfants !
Maryse
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Des blancs ruisseaux comme les pierres sur leur bord
Nos cœurs gisent, durs et froids comme la mort.
Dans la brume de mai mon âme vagabonde,
Des eaux tumultueuses elle suit l’onde.
Qui peut rester froid à la désolation des
Femmes et des enfants prisonniers, torturés
Qu’on mutile, qu’on tue, qu’on viole en chantant ?
Qui peut rester froid à ce tableau affligeant
De l’innocence trompée, promise à la mort ?
Mais le monde s’en moque : tranquille, il dort.
Peut-on rester de marbre, sans larmes à sécher ?
Des rapides charrient les alluvions de mes idées.
Pourquoi la haine, la violence, l’envie ?
Et non l’amour, la tendresse, la joie, la vie ?
Comme l’oiseau au bord du frais et clair ruisseau
Un cœur est las des misères du monde ; chaud
Et doux ; il bat pour l’opprimé qu’on humilie,
Qu’on avilit, qu’on frappe et sa douleur crie.
Mais gardons l’espérance en des jours meilleurs,
Un jour le Créateur viendra sécher ces pleurs.
Car le cruel bientôt à son tour périra,
Le pauvre, le faible alors Il comblera.
L’espérance en nos chauds cœurs de chair toujours
Vivra : trop longtemps on ne peut taire l’amour.
Ne sommes nous pas faits à l’image de D.ieu ?
Ne nous a-t-Il pas créés pour tous nous aimer ?
Alors avec courage reprenons le cours
De notre vie avec l’espoir de meilleurs jours.

La pauvreté est comme une grande lumière au fond du coeur.
(Rainer Maria Rilke – 1875-1926)
LA MISERE ET LA FÊTE
Il a neigé et l’air glacial fouette les joues.
Mais il n’est pas d’abri pour le pauvre qui erre
Et dans le blanc linceul il tombe à genoux.
Oui, vraiment, l’hiver est dur à la misère.
Vêtu d’un mince manteau couvert de trous,
Dans la pénombre, l’homme se meurt. Là il gît.
Son chien le voit et il le lèche. Il est doux
Et veut le réchauffer en se couchant sur lui.
La rue s’affaire : on prépare la fête.
En ville, dans les magasins bien éclairés
On se hâte d’effectuer ses emplettes.
Ce soir, passants et commerçants vont réveillonner ;
Les affaires ont été très bonnes aujourd’hui.
Mais dans un coin un homme se meurt de froid.
Qui se soucie de lui ? Qui se soucie d’autrui ?
Les gens passent et bientôt il trépasse. Quoi !
Serions-nous si cruels et si insensibles ?
Ne voyons pas le désespoir si terrible
De celui qui git à nos pieds : oui, cet autre.
De choses futiles on se met en quête
Cependant qu’une âme tout doucement s’en va…
Seul, un chien pleure la perte de son maître.
Qui d’autre le pleurera ? Qui s’en souciera ?
Aucun élan du cœur il n’aura fait naître.
Quelqu’un dans la foule appelle l’hôpital.
On dit : « Le pauvre homme ! Il n’aura pas mangé ! »
Demain on lira deux lignes dans le journal.
Après-demain on l’aura déjà oublié.
(Maryse)
Aucune humiliation ne saurait salir l’honneur des Juifs, et rien ni personne ne pourra anéantir ce peuple de princes issus de la vraie royauté, celle du coeur.
Mémorial de la Shoah à Yad Vashem
Que ceux qui ont connu la déportation et subi les atrocités des camps de la mort veuillent me pardonner d’oser parler de quelque chose que je n’ai pas connu. Cependant, c’est un sujet qui m’a si profondément touchée – jeune fille à l’époque de ma visite au camp de Dachau (visite officielle au cours de laquelle la personne chez qui je vivais à l’époque, qui était alors ministre du culte et de l’éducation, devait prononcer un discours public) – comme il touche tout homme digne de ce nom et le monde ne doit ni nier ni oublier. C’est donc un hommage venu du fond du coeur que j’ai voulu rendre à ces hommes et femmes-là, surtout à la lumière de l’actualité si scandaleuse et si honteuse que nous vivons malheureusement encore aujourd’hui.
HOMMAGE AUX VICTIMES DU CAMP DE DACHAU ET DES AUTRES…
En ce temps, à Munich, ‘au pair’ en Bavière,
Bien que timide j’étais alors très fière
De ce que là-bas ‘ma liberté je nommais ;
Plus cinglante leçon je ne reçus jamais.
-
En cet anniversaire, jeune encor j’étais.
En arrivant là-bas, insouciante et gaie
Entre les cinq enfants et les parents, sérieux,
La mine recueillie. Nous, nous étions heureux.
-
Pourtant, très profond en moi sont restés gravés
Ces douloureux moments. J’en fus bouleversée.
Ne pourrons jamais, nous qui ne l’avons vécu,
Raconter ni savoir ce que ce calvaire fut.
-
Espérons que jamais plus cela ne sera.
Une baraque. Témoin muet. Mais là-bas
Résonnaient encore les pleurs, les gémissements
Et des gardiens sans coeur les cris, les hurlements.
-
Tout imprégné encor était l’air de là-bas
De l’indicible souffrance de ces temps-là :
Coups de bottes, coups de crosse, dans les larmes
Ces baraques témoignent de tant de drames…
-
Tous pris au dépourvu chez eux ou dans la rue.
Dans ces camps, bien qu’étant le corps et l’âme nus,
Qu’avec ventre creux et haine on les voulait
Animaux sauvages, on les annihilait ;
-
Mais bêtes point n’étaient malgré leur apparence,
Comme leurs bourreaux voulaient tant qu’on le pense
Et aucun mauvais traitement, si dur fût-il
Ne les y réduisit. Tous furent inutiles :
-
Transportés. Parqués. Fusillés. Gazés. Brûlés.
Dans leur monde de malheur, dans la dignité
Hommes, femmes, enfants comme fleurs se fanaient,
‘D’inamour’, de mal être là-bas s’éteignaient.
-
Lentement, ces vies-là se libéraient sans bruit…
S’envolaient alors tristesse, abandon, vie…
Heures… jours… semaines… mois… de tous oubliés…
Bleus au corps. Bleus à l’âme. Bleus à l’humanité.
-
Sensible’Anne. Vive et pétillante ado…
J’avais lu son journal quelques années plus tôt.
Elle incarnait joie, vie, humour ; et elle aussi
Fut assassinée : camps… désespoir… maladie…
-
Mais qu’on ne dise pas que ces gens ont péri
Comme mouton à l’abattoir, vision ternie !
Tant d’entre eux, jeunes et vieux, là et au ghetto,
Morts en héros défendaient vie et idéaux !
-
Cependant, qui eût jamais bien pu croire
Que des ‘hommes’ aient pu se faire une gloire
D’exterminer ainsi leurs semblables, au nom
De frustrations, d’envies, par pure déraison ?
-
Pourtant ces homme-là n’ont pas en vain péri.
Leur souvenir reste présent, même pour qui
N’a pas connu ces temps honnis de l’histoire.
Même si certains voudraient ne plus le savoir
-
Pour mieux, à la prochaine occasion, recommencer
Sous d’autres formes, plus nouvelles, plus variées…
Mais après trente ans, soixante ans même, ils sont
Toujours aussi vivants en nous tous qui avons
-
L’amour des hommes, nos semblables. Nous voilà
Plus nombreux et plus forts que tous ces scélérats
Qui veulent d’un peuple l’entière destruction.
Nous savons que jamais, ceux-ci n’y parviendront !
Maryse
Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés . Ce n’était pas le fait de quelques hommes, mais bien de Nations, et d’états souverains et démocratiques. Des lois ont été votées et mises en place pour pouvoir assassiner les juifs, légalement.
-
Chant des résistants juifs du ghetto de Vilnus
Ne dis jamais que c’est ton denier chemin
Malgré les cieux de plomb qui cachent le bleu du jour
Car sonnera pour nous l’heure tant attendue
Nos pas feront retentir ce cri : nous sommes là
Le soleil illuminera notre présent
Les nuits noires disparaîtront avec l’ennemi
Et si le soleil devait tarder à l’horizon
Ce chant se transmettra comme un appel
Ce chant n’a pas été écrit avec un crayon mais avec du sang
Ce n’est pas le chant d’un oiseau en liberté :
Un peuple entouré de murs qui s’écroulent
l’a chanté, fusil à la main
Du vert pays des palmiers jusqu’au pays des neiges blanches
Nous arrivons avec nos souffrances et nos douleurs
Et là où est tombé la plus petite goutte de sang
Jaillira notre héroïsme et notre courage
C’est pourquoi ne dis jamais que c’est ton dernier chemin
Malgré les cieux de plomb qui cachent le bleu du jour
Car sonnera pour nous l’heure tant attendue
Nos pas feront retentir ce cri : nous sommes là !
(source 6millionsdemesfrères.com)
vidéo Dachau Concentration Camp
vidéo : In Ghetto.Yiddish Song.
vidéo : Holocaust Tribute
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HONNEUR AUX JUIFS
Juif : Quel joli mot ! Et le porter, quel honneur !
Une non-Juive vous le dit avec raison,
Mais contre lui, sauf exception sont les nations.
Lui aussi aspire à la paix et au bonheur.
En tous temps fidèle, intacte est sa foi,
Malgré la diaspora et les humiliations,
Tortures, pogroms, essais d’extermination,
Depuis toujours de son D.ieu vivante est la loi.
Aux nations la « parole du Livre » par lui
Est transmise, lui le prince de l’éthique,
Morale trop dure pour la masse ethnique :
Cela, le reste du monde l’a toujours fui.
Un peuple droit, à ses traditions fidèle
Et à sa foi depuis tant de millénaires,
Cela déplaît au monde, joug tutélaire.
Mais vraiment D.ieu, que cette nation est belle !
Transformer un marécage en une forêt,
Un désert en un immense jardin fertile
Avec fruits et fleurs et leurs parfums subtiles,
Cela, courage et savoir-faire requiert.
Au monde toujours le meilleur de lui donna.
Depuis longtemps être estimé il espère.
Sans les Juifs le monde serait moins prospère.
A l’évidence on veut ignorer cela.
Car ce sont bien eux qui tant de belles choses
Au monde ont apporté, laïc comme croyant,
Les valeurs morales et les commandements.
Mais de dire cela aujourd’hui qui l’ose !
Et là, le bec aux antisémites clouons !
Tes aïeux tu honores avec constance et foi
Et toujours tes enfants pourront compter sur toi.
Alors là notre morgue de côté mettons.
Ton pays jamais de plein gré tu n’as quitté ;
Des prophètes et patriarches l’héritier,
Qui, longtemps les Hébreux ont bien su éclairer,
D’Abraham à Ezra en passant par Moché,
A Sarah, Myriam, Deborah tu fais honneur.
De ces Hommes/Femmes l’histoire est féconde
Qui ont tant marqué leur passage en ce monde
Qu’aujourd’hui beaucoup s’y réfèrent et font leurs.
Tant de grands savants au monde tu as donnés :
Compositeurs, philosophes et écrivains,
Prix Nobels, hommes politiques, comédiens…
Un jour selon ta valeur tu seras traité.
Ce peuple voudrait tant déposer les armes !
Mais l’espoir de recevoir des autres l’amour
Ne perd pas, ni son sens bien connu de l’humour.
Et cela dans la joie et malgré les drames.
Aux douleurs physiques, aux fleuves de larmes,
Aux douleurs du coeur, douleurs de l’âme, vécues,
Dites-moi quelle nation aurait survécu ?
Pour son D.ieu, pour sa terre brille sa flamme.
On ne peut à un tel peuple que s’attacher.
Belle et forte Israël, tu te bats pour ta vie.
Je le dis haut et fort, sur les toits je le crie :
Apprendre à te connaître déjà c’est t’aimer !
Non, pour ton pays tu ne luttes pas en vain,
Et même si tes voisins se font invasifs,
N’oublie pas qu’aussi Juif rime avec positif !
De la carte rayé ? Non ce n’est pas demain !
Bien que souvent en furent chassés les Hébreux,
Les Juifs aiment leur pays, ne l’ont jamais fui.
De leur sueur, de leur labeur il est le fruit.
Au Jardin d’Eden vit ce peuple courageux. Maryse
______________________________________________________
(Le texte ci-dessous date de 2006. A l’époque j’avais encore quelques illusions à propos de l’entente possible des religions entre elles. Ayant évolué et suivi l’actualité dans ce domaine, je n’en ai plus aucune, en 2011, sachant pertinemment que tout n’est que façade et que les discours tenus en privé aussi bien côté musulman que côté chrétien sont tout autres… Ce poème est une réponse à une attaque virulente sur les Juifs (concernant l’un de mes poèmes sur ce thème) de la part d’un pasteur parisien sournois, menteur, antisémite et foncièrement pro-palestinien qui fait croire aux Juifs dont il édite les textes sur son site qu’il ne l’est pas, pire encore, qu’il est sympathisant ! ) Pour ne pas lui faire honte, je ne cite ici que ses initiales : G.C. Voilà quelle fut ma réponse à cet "homme de D.ieu" :

A LA RECHERCHE D’UN MONDE MEILLEUR AVEC LES JUIFS
A l’image de D.ieu avons été formés.
Pourquoi l’autre salir, mépriser, humilier ?
Juges-tu D.ieu ? Envers Lui es-tu médisant ?
Pourquoi envers les Juifs être si méprisant ?
Formons ensemble un monde plus chaud et plus beau.
D’abord faisons l’effort, chacun à son niveau
D’aprendre à connaître l’autre, sa religion
A sa place, que ferions nous ? Des solutions ?
Si nous sommes croyants, prouvons-le à présent.
La volonté de D.ieu faisons ou seulement
La n^tre ? Ne repoussons pas toujours autrui.
Les réticences, les clichés, les jalousies,
Les "on dit" les "a priori" n’ont pas raison;
D.ieu nous créa semblables, mais tout autres, non ?
Et l’entente entre les peuples est-ce un leurre ?
Non, mais vivre’ avec les autres est gageure.
Relevons-la ! Le Créateur nous fit différents :
Apprenons la tolérance, nos différends
Résolvons. L’amitié entre les peuples faisons
Pas en mots, mais en actions et disons :
"Avec coeur bâtissons et l’amour dans nos yeux,
Bien que tous différents avons le même D.ieu.
Musulmans, Catholiques, Juifs et Protestants…
Ne soyons pas sans le savoir des non-voyants.".
Se mettre à la place de l’autre, pas facile !
Accepter les différence, difficile !
Sommes riches des autres, des différences,
Faisons-là le pari de l’intelligence.
Soyons impartiaux, envers nous-mêmes honnêtes.
Pour toujours mettons de l’amour les lunettes
Et à travers elles le monde regardons
Dans cette optique un peu de le changer tentons.
En harmonie vivons, comme la nature.
D.ieu n’aime-t-Il pas toutes Ses créatures ?
Mais posons nous la question : Qu’attend Il de nous ?
Alors l’idée d’un monde meilleur, pas si fou !
Maryse
______________________________________________________
Poèmes sur le judaïsme
« Toute nuit noire est une aube qui vient. » (Edmond Fleg)
(Le poème qui suit est le tout premier que j’aie écrit sur le judaïsme, juste après l’avoir découvert)
Un chemin d’Eretz Yisrael, mais là-bas, tout chemin, lorsqu’on en a conscience, est ‘très spécial’ … ________________________________________________
COEUR JUIF, ESPOIR D’UNE NATION
Dans la pénombre d’un crépuscule naissant
Se met en marche le peuple du D.ieu Un.
Mais il sent qu’au bout de son chemin
Emerge une lumière qui irradie chacun
Jusques au fond du coeur, du coeur juif.
_
C’est dans la nuit, la nuit sombre et profonde
Que tombent les Juifs, le peuple du D.ieu Un ;
Mais il le sait, tout n’est pas perdu, une lueur
Eclaire encore son horizon, bouché en apparence.
Il est sûr qu’au bout du long chemin est Hachem.
_
C’est dans la nuit noire, lourde chape de plomb
Que se relève, confiant, le peuple du D.ieu Un.
Un temps viendra, il le sait, où il verra, là-bas
La lumière divine au bout de son chemin.
Un jour, il en est sûr, elle illuminera son destin.
_
Dans la blafarde lueur du jour qui se lève
Marche courageusement le peuple du D.ieu Un.
Toujours l’espérance du retour gravée en son coeur
L’aide à supporter tous ses nombreux malheurs.
Tant il espère en son D.ieu que vraiment il y croit.
_
Dans la lumière d’un jour qui naît progresse à grands pas,
La tête haute, le peuple d’Israël, le peuple du D.ieu Un.
L’espoir est vraiment là, puisqu’il est, encore !
De tous les horizons il est venu et s’est rassemblé.
Alors vers sa terre, vers Israël, vers Sion il s’avance…
_
Dans l’éblouissante clarté d’un jour transformé la joie éclate
Quand, le Messie à leur tête, s’avancent les princes d’Israël.
Confiante, sur sa Terre Promise, une nation entière pose ses pas.
Sion exulte, la Chekhina* enfin de retour, le Temple resplendit.
Tous les peuples viennent prier D.ieu, béni soit-Il, dans Sa gloire.
_
Après des millénaires sur la terre d’Israël sont enfin réunis
Le Roi et Son peuple, au milieu des nations venues pour l’occasion
Prier en Son saint Temple, à présent par tous comme le leur reconnu.
Israël, jamais Tes enfants n’ont douté, alors, Hachem, Tu les as ramenés.
Pour toutes les bontés dont Tu nous as comblés, Adonaï, sois remercié !
Maryse
* Présence Divine
—
Pour les herbes folles et pour les blés, pour les simples fleurs des champs…RECONNAISSANCE
Pour le ciel bleu, pour le ciel gris, pour le ciel rose,
Pour les brouillards d’automne,
Pour le froid vent d’hiver,
Pour la neige et pour la glace des lacs,
Pour le soleil et pour la pluie,
Pour la caresse d’une brise d’été,
Pour la chaleur du soleil,
Pour toutes les nuances de la nature,
Pour les crépuscules et les aurores,
Pour les rayons du soleil à travers les nuages,
Pour la lune et les étoiles,
Pour la nuit et pour le jour,
Pour la claire rosée du matin,
Pour l’herbe tendre, pour les cailloux,
Pour les sources vives au cœur de la terre,
Pour l’eau cristalline des ruisseaux et des cascades,
Pour les lacs et pour les rivières,
Pour les vagues salées de la mer,
Pour les poissons des vastes océans,
Pour le sable chaud des plages,
Pour les montagnes enneigée,
Pour tous les animaux de la terre,
Pour les oiseaux et leurs chants si doux,
Pour les plantes, pour les arbres,
Pour les bois et les forêts,
Pour les plaines et les collines,
Pour les herbes folles et pour les blés,
Pour les simples fleurs des champs,
Pour l’homme qu’Il a créé à Son image,
Pour l’âme qu’Il a insufflée en lui,
Pour toutes les langues du monde,
Pour toutes les couleurs des hommes,
Pour l’air que nous respirons,
Pour cette terre magnifique qu’Il nous a donnée,
Merci au Créateur, tout simplement.
Maryse
________________________________________________
La guerre

L’histoire de Rohi Klein, un des nombreux héros d’Israël
Rohi (mon berger en hébreu) Klein avait 31 ans, il était marié et père de 2 petits garçons. Il vivait dans le Yéshouv de Elie, en Judée Samarie. Il avait d’abord étudié la Torah dans une Yéshiva avant de rejoindre l’unité d’élite 51 des Golani. C’était un garçon raffiné et bien dans sa tête. La Terre et le peuple d’Israël étaient pour lui prioritaire. L’amour d’un juif pour sa patrie. C’est lors de la seconde guerre du Liban qu’il trouva une mort héroïque : La bataille faisait rage, les grenades ennemies volaient partout, dans les rues du bourg. Tu avais envoyé Amihaï contourner une rue pour prendre à revers les terroristes. Mais Amihaï, au bout de quelques minutes a poussé un cri et tu as compris que quelque chose de grave était arrivé.Ton objectif absolu était d’aller voir ce qui était arrivé à Amihai. Tu l’as trouvé étendu, entouré de quelques soldats, il était blessé et tu as ordonné d’amener le brancard pour le sortir de cet enfer tout en ripostant au feu ennemi. Tu l’as mis toi même sur le brancard et tu l’as porté avec un autre soldat. Tout à coup, raconte l’autre soldat "En me baissant pour relever le brancard j’ai entendu un bruit juste derrière moi, là où était Klein. Puis je suis tombé" Je l’ai entendu crier juste avant, "Maman", puis "Chema Yisrael" avec une telle force dans la voix, comme quelqu’un qui veut se donner du courage". Rohi venait de plonger sur une grenade qui a explosé sous lui. Il a ainsi sauvé tous les soldats présents.
Un autre soldat arrivé juste à ce moment là. témoigne "J’ai vu Klein lorsqu’il était en train de se baisser pour prendre le brancard et puis je l’ai vu se jeter en avant, je n’avais pas encore compris ce qu’il était en train de faire. Je l’ai entendu crier "Shéma Israël". 3 secondes qui ont été comme une heure. Tout le monde hurlait tout autour "Klein a plongé sur une grenade". Lorsque nous nous sommes approchés de lui, il a eu la force de crier qu’il fallait absolument s’occuper d’abord de Amihaï qui était déjà sur le brancard posé à côté de lui.. "Allez vous occuper de Rehavia, Allez vers Rehavia". Ces forces commençaient à disparaître mais presque machinalement il continuait à donner des ordres. Il fut adossé contre un mur par ses soldats, grièvement blessé mais conscient. Tout cela sous le feu nourrit de l’ennemi.."Je me souviens encore, il était adossé contre le mur et essayait d’appuyer sur le bouton du Talkie Walkie et faisait son rapport " Klein est mort, Klein est mort plusieurs fois" Il était tout simplement en train de dire lui-même qu’il était mort !!! De suite après, Rohi Klein est tombé. Il a eu encore la force de transmettre l’appareil de liaison à son second, qui raconte : "Il avait la hantise que les appareils de liaison puissent tomber aux mains de l’ennemi et qu’ils puissent les utiliser pour tromper nos forces. Rohi a en fait absorbé tous les éclats de la grenade qui aurait fait beaucoup de dégâts dans un tel périmètre.
Nous nous souviendrons de toi, Rohi, de ton sacrifice ultime, celui de ta vie, pour sauver plusieurs de tes soldats. Tu as sanctifié le Nom de D.ieu, comme il est écrit. Que leu sacrifice de Rohi et de ses compagnons ne soit pas vain et que leur souvenir soit béni. (texte adapté de Marc Haviv, pour Guysen, avril 2007)
‘ NEFECH YEHOUDI ‘
Rohi, tu avais trente ans et au coeur l’amour
De ton pays, de ton peuple et pour toujours
Ils se souviendront de toi. Cette grenade,
Sur elle t’es jeté, pour tes camarades
-
En criant "Chema Yisrael !" Tu as sauvé.
L’ennemi tue. L’Israélien se défend et
Lutte pour sa vie, celle de tous ses frères.
Ta patrie de ses jeunes peut être très fière !
-
Israël, écoute la voix de tes enfants,
Vivant du Créateur la Torah tout autant
Qu’ils vivent dans ce monde-ci, dans les nations
Où sur leur terre, courageux. Oui, ils seront
-
Ceux qui demain assureront de leur pays
La pérennité, dans la lumière bénie
Du Maître des Mondes. Lui, qui là-haut voit tout
Et qui, un jour Ses jugements rendra sur nous.
-
Si tous enfants d’Hachem, des héros sont ceux-là.
Lorsqu’ils tombent, pleure le pays. Et voilà
Qu’alors un peu de la divine étincelle
Quitte notre monde et on prie pour elle !
Maryse
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INNOCENCE (poème sans rime)
Un sourire dans les nuages …
Une vague qui déferle sur le rivage …
Etincelle de rêve, étincelle de vie
Tu t’endors sur la plage, dans le vague …
Mais c’est la guerre, insensé !
Ne le sais tu pas, enfant ?
Et toi, tu reste là à rêver
Au soleil du mois d’août…
…Mais il est tard déjà…
Le soleil se couche, et là-bas
Il descend jusqu’au fond de la mer.
Que fais-tu encore sur la grève ?
Les étoiles déjà illuminent le ciel.
Et toi toujours tu souris dans les nuages …
Un grand trou dans le sable, un corps sans vie…
Etincelle de malheur, étincelle de mort.
Maryse
—

Enfant de Sdérot (Alex Zager : Sderot Media Center)
ENFANT DANS LA GUERRE
Ecoute … le silence … écoute le vent ….
Sens l’odeur de la guerre car c’en est le temps.
Sens l’effluve du sang, celle de la haine.
Ta quête d’amour ici-bas serait vaine ?
Tu t’accroches quand même à ton rêve de paix,
Espères que de la peine c’en sera fait,
Que jouer librement mon enfant tu pourras,
Qu’un avenir enfin dans la paix tu auras.
Au loin les bombes s’abattent sur la ville.
L’alarme retentit, les missiles filent.
Regagne ton abri. Vite vas, cache toi.
Oui, la mort rôde ce soir au-dessus des toits.
Mon enfant, c’est notre chemin, notre destin.
Mon D.ieu, cette vie si fragile, dans tes mains
Garde la bien, protège et réconforte.
Vivons en frères et la haine est morte.
Ferme les yeux et alors remets t’en au Ciel.
Oui, bientôt les hommes ravaleront leur fiel.
Tes larmes amères sèchera le vent chaud.
Espère en après, encor vivre sera beau.
Pense aux étoiles … La lune toute ronde
Là-haut dans le ciel de la mer régit l’onde.
Ta terre chaque année suit le cours des saisons.
Guerre n’aura qu’un temps, aurons d’elle raison !
Bientôt à nouveau tu pourras bouger, chanter
Et rire, ton insouciance retrouver.
A pleins poumons, mon enfant, crier tu pourras
Que tu aimes la vie et puis tu oublieras …
Maryse
![]() |
| Ce serpent anti-missiles fait près de 25m de long et peut protéger jusqu’à 80 enfants |
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(Texte inspiré d’Edmond Fleg – 1874-1963 – « Pourquoi je suis Juif »)
POURQUOI J’AIME LES JUIFS, POURQUOI J’AIME LE JUDAÏSME
- Parce que ce peuple est resté le même, a GARDE SA TORAH
intacte et l’a TRANSMISE depuis qu’il
l’a reçue de D.ieu au Mont Sinaï, par la bouche de Moïse
- Parce que ce peuple de prêtres a une SOIF inextinguible
DE SON D.IEU UN et vit avec Lui, pour Lui et en Lui
dans ses moindres actes quotidiens, tous les jours de sa vie
- Parce que le Juif pratiquant DONNE toujours AU PAUVRE, SE
PREOCCUPE DES AUTRES et vient en aide à ceux qui sont en détresse
- Parce que
le Juif pratiquant TIENT toujours SES PROMESSES
- Parce que
ce peuple a l’AMOUR DE SA TERRE chevillée au
corps
- Parce que
ce peuple, EN DEPIT DE TOUT, garde toujours l’ESPOIR
- Parce que
cet ESPOIR, il l’a traduit dans son hymne national
- Parce que ce peuple n’attaque pas, mais SE DEFEND,
toujours respectueux de l’adversaire
- Parce ce peuple, en dépit de ses difficultés, garde
toujours le SENS DE L’HUMOUR
- Parce que ce « peuple de la parole », devenu le
« peuple du livre » aime L’EFFORT, le travail bien fait et LA
CULTURE et cherche continuellement à s’élever spirituellement
Voilà pourquoi j’aime les Juifs, voilà pourquoi j’aime le judaïsme !
Maryse
Althéas, ou roses du Sharon
REJOINDRE UN PEUPLE
Peuple de la droiture et du courage
Vouloir te rencontrer est un vrai voyage
Au pays des Hébreux avec leurs idéaux,
Dévoués au D.ieu Un, si humains et si beaux.
De ce peuple, j’aurais tant voulu être née,
Ses joies, ses doutes, ses larmes éternelles,
Emotions partagées au ventre maternel.
Au femmes du peuple qu’Hachem voulait pour lui
Gardant en elles encor’ leurs racines aujourd’hui,
Aux Sarah, aux Ra’hel, j’eus voulu ressembler
Et puis, en me voyant, un peu les retrouver.
Mais notre Créateur ainsi ne l’a voulu
Et je naquis parmi ces nations qui ont pu
En leur temps du D.ieu Un refuser la Torah,
Se charger de Son joug qui ne voulurent pas.
Qu’il est glorieux à ce peuple d’appartenir.
Comme il veut son D.ieu Un avec zèle servir !
Je l’aime tendrement et avec lui je veux
Partager l’avenir, bon ou mauvais, au mieux.
Maryse

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Poème en hommage à Ilan Halimi (février 2006)
ANTISEMITISME & BARBARIE – ATTENTION, ON ASSASSINE !
Entends-tu de l’humain, le cri silencieux
Déchirer la nuit source, froide et profonde ?
C’est celui de ton frère qui va droit jusqu’aux cieux.
Il hurle sa souffrance. La bête immonde
Nous revient : La haine. L’horreur. L’indicible.
C’est le retour de qui ne veut pas dire son nom,
Tapi là, au creux des lâches, invisibles,
Cachés, sournois mais bien réels. Nous disons non,
Rien n’est fini, toute recommence, mon ami.
Pour rien au monde ne doit sévir, comme avant,
L’antisémitisme et sa fille, barbarie,
Dans nos pays ‘civilisés’. Et cependant…
Rappelle-toi. C’était hier. Alors combats !
Rien ne doit se reproduire comme autrefois
Et des bourreaux nous devons arrêter le bras.
Par notre silence, ne tuons pas deux fois !
Prends garde, en chacun la violence sommeille.
Ne laisse pas en toi ressurgir l’animal.
Alors écoute… ta conscience s’éveille…
En ton coeur ne laisse pas une place au mal.
Cependant, ne dis pas : ce n’est pas l’un des miens.
Qui sait si, lui, ce ne sera pas toi, demain !
A l’humanité, toi aussi tu appartiens.
Vois, le lâche a du sang d’innocent sur les mains.
C’est de la connaissance de l’autre que naît
Le respect. Mais la bêtise etl’ignorance
Mènent à la ruine de l’homme. Il faudrait
T’éveiller de ton silence, pauvre France !
Tout peut encore être sauvé. Mais de s’unir
Il est temps. Démocraties, il faut vous lever !
Le monde ne doit ni attendre, ni faiblir.
Banaliser serait pour lui se suicider !
A condamner les assassins il faut veiller.
Humanité, deviens meilleure pour demain !
Monde, tu en portes la responsabilité.
La dignité de l’homme est vraiment dans nos mains !
Rêvons unpeu… qu’un jour enfin on ne voit plus
La barbarie sur la terre qui est nôtre.
Alors nous pourrons enfin croire en l’homme mû
Par le respect, la compassion, l’amour de l’autre…
Maryse
Vidéo YouTube en hommage à Ilan ici : ILAN HALIMI-CLIP VIDEO par Itshak Jacques BENSOUSSAN ..
(Ces lettres de l’alphabet hébreu – qui sont aussi des chiffres – ont remplacé le tout premier alphabet, mais elles sont si belles !)
—
AU JARDIN DES COEURS
Il est des jardins qu’on ne verra jamais car
On les dit secrets, enfouis en chacun, discrets.
Il est en nous des jardins toujours en hiver
Et d’être abandonnés pour toujours ils ont l’air.
D’autres où tous les arbres perdent leurs feuilles
Et meurent tout doucement sans qu’on le veuille.
Il en est d’autres qui marquent les saisons, qui,
Selon le temps, les circonstances, ont grandi.
Il est des jardins où la rosée fait pousser
De nombreuses fleurs multicolores, variées.
Le jardin des coeurs, c’est notre moi intérieur.
Donnons à ce jardin en nous tout le meilleur.
Maryse
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ENFANCES
Publié dans POEMES MARYSE

LE TENDRE TAPIS DES COULEURS DE LA VIE
Lumineuse clarté des ténèbres du ventre
Où l’enfant songe en clair obscur
La vie qui sera sienne, bientôt.
Aveuglante clarté assaillant le nouveau-né
Si brusquement sorti des maternelles entrailles
Et promptement se plonge dans un profond sommeil,
Douces vibrations après l’éprouvante épreuve,
Remplies de rêves bleuets…roses…pétales de lys, mimosa…
Couleurs rondeurs, tout en pastelle douceur
couleurs surprises, découvertes aux couleurs chatoyantes.
Tendre enfance colorée de fleurs des champs,
De douces odeurs d’herbe séchée, d’odorantes fleurs ,
La douceur du velours duveté des corolles
Et l’odeur entêtante des mauves glycines du printemps
Déjà bien avancé, tendrement enlacent une noire tonnelle.
Et vient l’’adolescence rouge, verte, grise ou bleue ou couleur chagrin
Selon les sentiments, les pulsions et les pensées du moment.
Lorsque l’on aime pour la première fois, ne voit-on pas la vie en rose ?
Lorsqu’on est blessé au cœur, alors elle se fane, diaphane,
Et fait place aux nuages, à la grisaille, aux bourrasques, à la pluie.
Puis, ayant grandi, on se marie. Alors le blanc prend les devants
D’un jour de fête tout en lumière et en clarté teintée d’espoirs…
… Tantôt déçus, tantôt comblés. Alors dans la vie on s’installe ;
Puis on construit sa vie, on travaille, on aime, on pleure, on rit…
Fonder une famille, s’impliquer dans son travail, assumer
Tout ce qui fait la vie de femme, d’homme, avec ses soucis et se joies…
Puis revient le temps des enfants, rempli de jeux, de rires, de câlins,
de nouveaux rêves pour l’avenir, de nouveaux élans, éblouissants.
Comblé, on vit alors à pleins poumons, on donne la vie, on aime, on éduque.
Et on avance en expériences, en âge, un peu, si peu… Mais déjà il est temps
De voir s’envoler les oiseaux hors du doux nid familial.
Alors, on rêve encore en blanc, en rose, en bleu…
Et puis un jour, on s’aperçoit que l’on devient grand-père, grand-mère.
Alors on accueille les nouveaux oisillons si fragiles encore…
A nouveau on accueille, on aime, on reçoit les couleurs de l’arc-en-ciel.
On souhaite aux nouveaux venus un avenir couleur de miel,
La vie se perpétue… On remercie le Ciel, si bleu au-dessus,
Les jours de soleil succèdent aux jours de pluie,
Le poids des ans se fait sentir, mais toujours tournés vers l’avenir,
On pense que le temps si vite passe et nous dépasse, peut-être…
Le temps aux couleurs diverses et variées a passé sur nos vies,
couleurs du temps, de notre temps, du temps passé, du temps futur…
La vie est palette de couleurs plus ou moins claires ou sombres,
Tapis changeant tissé dans la trame du temps.
Il s’use à force d’être foulé, perd un peu ses couleurs,
Mais on y avance doucement vers demain…
Maryse

A CHARLES (mon grand-père)
Toi qui toujours pour moi invisible fus
Mais qui, quand même dans mon cœur
Une très grande place toujours a tenu,
Je veux ici t’envoyer un bouquet de fleurs,
Fleurs de très jolis mots, fleurs tout en tendresse,
A toi mon grand-père à qui je ressemble tant !
Pourquoi es-tu surpris qu’à toi je m’adresse ?
N’es-tu pas le grand-père que j’aime pourtant ?
De toi souvent maman m’a parlé, fille chérie,
Tout au long de mon enfance, t’a honoré,
M’a raconté auprès de son papa sa vie,
Elle t’a conté, jamais ne t’a oublié …
J’éprouve du regret, je voulais te le dire
De n’avoir pu te rencontrer, ni te parler,
Malgré que ces mots tu ne puisses plus lire,
T’embrasser, te sourire et en un mot t’aimer. Maryse
A MA GRAND-MERE (Pour le centième anniversaire de sa naissance)
Au jour qui t’a vu naître,
Chétive petite enfant,
Nul pour te reconnaître
Sinon ta douce maman.
A la mairie t’a donné nom,
T’a réchauffée, t’a nourrie,
T’a trouvé joli prénom
Puis dorlotée et chérie.
Toi, bébé si fragile Devins enfant gracile.
Qui aurait bien pu croire
Qu’un beau jour ta mémoire
Par moi, ta descendance,
Serait ainsi honorée ?
Non point avec aisance,
Mais avec ténacité ! Maryse
RÊVERIE
Un sourire sur tes lèvres…
Le goût du sel sur ta peau …
Nous nous aimions tendrement
Nous nous sommes regardés en riant
Nos yeux pétillaient de bonheur
Nos âmes ensemble s’élevaient
Tu courais gaiement dans la vague,
Le ciel était clair, le temps était beau.
L’absence qui pèse, l’absence qui tue !
Je criais au ciel mon amour perdu,
Marchais tristement sur la grève endormie.
Le ciel était sombre, le temps était mort
Je marchais sous la pluie, le visage au vent
Le cœur noirci par l’obsédante absence.
A D.ieu alors je criais ma détresse.
Alors vint l’éclaircie.
Le soleil à nouveau brilla, réchauffa mon âme transie.
Il sécha mes larmes.
Je voulus croire encor à la vie,
Car encore je vivais, encore je recommençais à espérer …
AMITIE SINCERE
Quel beau sentiment qu’une amitié sincère,
Pouvoir tout partager sans souci ni tabou,
Etre ami avec toi ma sœur, toi mon frère,
Et sentir des caresses en paroles sur la joue.
Pouvoir s’ouvrir à l’autre en toute intimité,
Etre complice en tout, cela n’est-t-il pas doux ?
Avec l’autre pouvoir toujours tout partager
C’est un sentiment sain et bien sûr je le loue.
Un ami véritable c’est tellement sérieux !
C’est un cadeau du ciel qui alors t’est donné.
La vie est bien meilleure et on la vit bien mieux
Quand est ainsi partagée la fraternité.
L’amitié vraie est un bien rare et précieux
Qui devrait se prolonger dans l’éternité…
Maryse

UNE MAMAN
Une maman, quoi de plus doux sur la terre ?
Mère déjà en germe, dévouée, sincère
Dès lors qu’il fut connu qu’elle nous attendait
Déjà nous protégeait, nous portait, nous aimait
Et jusqu’au jour de notre naissance, ravie,
Elle reconnaissait parmi cent notre cri.
Puis nous grandîmes… Encor son amour toujours
Nous prodigua sans compter, la nuit et le jour.
Puis dans l’incertitude de nos enfances,
Dans les révoltes de nos adolescences
Et plus tard dans nos tendres amours déçues
Un appui d’elle encore avons reçu.
Amour filial que rien ne ternit, infini,
Qui se prolonge pendant toute notre vie.
D’elle nous souvenir jamais ne finirons
Et jusqu’à notre mort toujours la chérirons.
Maman, c’est pour la vie et par-delà le temps
Résonne encor sa voix dans le souffle du vent
Et son chant dans la pluie sur l’allée de graviers.
Mais jamais, non jamais ne pourrons l’oublier.
Maryse
LA COULEUR DE TES YEUX
La couleur de tes yeux j’ai cherché en la vie,
Partout dans la nature, dans les autres aussi.
Bien qu’elles ne m’aient laissé que regrets et larmes,
Envoûtantes sont les portes de ton âme.
Le soleil, la pluie, rien ne les fait renaître
Et jamais ton parfum ne pourrai connaître.
Ton spectre m’assaille, laboure mon esprit.
Tes yeux reflètent tant les couleurs de la vie !
Deux fleuves sont les miens. Mon âme est bleue de toi
Et dès qu’ils sont clos, c’est toi alors que je vois.
Quand s’embrument mon regard et mes nuits aussi
Par tes yeux je voudrais envisager ma vie.
Du poids envoûtant de ton regard m’enivrer !
De ces yeux-là, un jour de soleil être aimée !
Mais même si jamais n’en sonnera l’heure
J’y vois, en arc-en-ciel, de l’amour les couleurs.
Maryse

SI UN JOUR…
Si un jour tu m’aimais, je partagerais tes nuits,
Je partagerais tes jours, je partagerais ta vie.
Si un jour tu m’aimais je saurais te donner
Les beautés de la terre sur toi rassemblées.
Les jours de pluie seraient suites d’instants charmants.
Pour toi je ferais tomber des gouttes d’argent
Et je te montrerais des cieux si lumineux
Que cent mille soleils éblouiraient nos yeux.
Je te réciterais des poèmes si doux
Que ta tête se remplirait de rêves fous,
Tu écouterais des musiques si belles,
Ton cœur irradierait d’un bonheur irréel,
Des parfums suaves te ferais respirer,
N’en croiraient pas tes narines leur volupté.
Je te tisserais des habits de mots si beaux
Que tu pourrais vêtir comme soie, doux et chauds.
Je t’abreuverais de cent mille délices
Je te ferais goûter toutes les épices.
Mes yeux t’offriraient encor tout le bleu du ciel
Et mes lèvres auraient le goût sucré du miel.
Si un jour tu m’aimais, pour toi j’irais changer
La grisaille en jardins merveilleux et chargés
D’odorantes effluves de fleurs et de fruits,
Te gaverais de dattes, de grenades puis
Tous tes sens en émoi, toi, heureux et conquis,
En relief, en couleur tu rêverais la vie.
Je te tresserais une couronne d’amour
Et sur ta tête elle resterait pour toujours.
Maryse
Publié dans POEMES MARYSE
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Publié dans POEMES MARYSE
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Poème dédié à Or Israël, de Jérusalem, ci-dessus à l’âge d’un an.
ESPOIR A JERUSALEM
Dans le jardin en fleurs au soleil du printemps
Ce matin, l’enfant, radieux et tranquille
Sous ses boucles brunes joue dans les jonquilles.
On croirait un ange venu du firmament.
A ses côtés, l’oiseau blanc, serein s’est posé.
Dans sa main grande ouverte, en un mouvement lent
L’enfant charmé alors un grain de blé lui tend.
En battant des ailes, l’oiseau apprivoisé
Se pose sur sa main et le grain picore
Tout simplement, comme sur une mangeoire.
Vois-tu, garçonnet, l’oiseau couleur ivoire,
C’est un émissaire de paix qui encore
Espère auprès de toi se ressourcer ce jour,
Car tu es toute tendresse et innocence
En ce pays dans la guerre en permanence.
La colombe, comme toi, peut porter l’amour.


ISRAËL, PETITE TERRE BIEN-AIMEE
Israël, terre où il fait si bon vivre
Ton peuple que l’on nomme celui du livre
A tant souffert déjà, et tant prié aussi
Pour qu’un jour son pays puisse reprendre vie
Par sa présence, avec l’aide du Très Haut
Qui toujours, sur lui a veillé comme il le faut.
C’est maintenant chose faite. De tous pays
Beaucoup sont revenus, ne sont plus repartis.
De tous horizons, tu rentres dans ta patrie,
Pays d’abondance que D.ieu avait promis.
Ce pays souvent pour toi fut interdiction :
Tu y retournes aujourd’hui avec Sa bénédiction.
Pas n’importe quel pays, celui tant de fois
Profané par des peuples barbares, sans foi
Qui retrouve son peuple, sa foi et Sa Loi.
L’Eternel a promis de marcher avec toi
Pourvu que tu continues à suivre toujours
Ses préceptes au Sinaï donnés, chaque jour.
Aucun peuple alors ne la dérobera
Fussent-ils pires menteurs, voleurs, scélérats.
Tous les méchants qui encore ton sol foulent
Qui voudraient qu’à leurs pieds, vaincu, tu t’écroules,
Leurs artifices D.ieu un jour démontera.
Ce jour-là, les confondant, Il les punira.
Israël, petite terre d’abondance,
On te rendra grâce pour ton excellence.
De la paix tu auras su semer les graines
Tu en seras l’incontestée souveraine.
Dans le Temple nouveau les nations pacifiées
Défileront dans Yeroushalayim l’aimée
Pour rendre hommage au seul Roi de la terre,
Celui qui pour nous tous est D.ieu Un et Père
Et qu’un jour reconnaîtront toutes les nations.
Mais avant, Hachem veut de tous les Juifs l’union.
Ses Enfants étudiant Sa Torah sont si beaux !
Bientôt nous vivrons dans la joie des temps nouveaux.
Maryse

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BELLE ISRAËL
Regarde comme est belle Israël au soleil.
Sur l’olivier mûrit le beau fruit qui brunit.
Dans les fleurs colorées travaille l’abeille,
Des collines saute la chèvre qui s’enfuit.
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Regarde comme est belle Israël sous la pluie.
A terre assoiffée toute pitance est bonne.
De chaque goutte d’eau elle tire profit
Pour ne rien perdre de ce que D.ieu lui donne.
-
Simple bande de terre entre désert et mer
Plantée là par Hachem qui te la destinait,
Après sa conquête, la garder fut amer.
Le devoir de te battre pour elle tu t’es fait.
-
Belle Israël, bien que contestés soient les tiens,
Plus fort deviendront-ils et aussi plus heureux.
Un jour, chez eux se sentiront, oui c’est certain
Et ressereront les liens avec leurs aïeux.
-
Avec toi, Israël, ton peuple se sent fort
Face à ton frère que, chaque jour menace
Cette paix, que si chèrement à grands renforts
De soldats défends pour y garder ta place.
-
Mais un jour viendra où ce frère comprendra
Qu’en accord avec toi se mettre il faudra bien
Et la haine en amour alors se changera ;
Voici, ce monde enfin dans la paix sera tien.
Maryse
Poème dédié à Ruth, Oudi , Yoav, Elad, et à la toute petite Hadass, qui étaient tous si heureux de vivre, victimes innocentes de l’abominable haine meurtrière qui a sévi à Itamar en Judée-Samarie le 11 mars 2011. Modestes et pleins d’amour, ils représentaient parfaitement ce peuple généreux et droit. Ils sont désormais un faisceau de lumière dans notre monde de ténèbres. Ces 5 membres de la grande famille s’en sont allés. Il nous faut donc resserrer les rangs, s’aimer davantage et non se déchirer, et prier pour la paix de leur âme et pour la rose Israël. Amen.
LE MONDE A VENDU SON ÂME AU DIABLE
Pourquoi cette violence et ce carnage ?
L’innocence, la pureté assassinées ?
Cette bestialité venue d’un autre âge
Est là pour nous rappeler de nous mieux aimer.
Ces « colons » étaient des pionniers , tous hébreux
Ayant préservé leurs racines, dans la foi,
Sur leur terre ils vivaient ensemble, heureux,
Ces princes descendants de princes, fils de Roi.
Sur les traces de leurs ancêtres, avec joie,
Et courage, deux pionniers, bergers fidèles
S’étaient lancés dans la résistance, pour toi
Terre d’Israël, si douce et si belle !
Ils ont payé de leur vie l’amour qu’ils portaient
A leur chère patrie, celle qui abrita
Jadis nos patriarches, dont ils apprenaient
L’histoire, tentant de calquer sur eux leurs pas.
Eux, joyeux et fidèles au D.ieu d’Israël
Furent tous la proie de la folie bestiale
D’un ennemi ivre du sang de l’infidèl’
Dont il se nourrit, se repaît, se régale.
Ce peuple cousin a tout simplement vendu
Son âme au diable, qui le manipule.
Tous maintenant l’encensent, le portent aux nues
Et deviennent, tout doucement, des crapules.
Le monde est devenu ténèbres, noirceur ;
Prenons alors notre courage à deux mains ;
Tentons, ensemble, de combattre la laideur,
De redonner au monde beauté et entrain !
Le monde inhumain dans lequel nous vivons
N’est pas digne de perdurer. Transformons-le
Pour qu’il soit plus moral, plus franc et acceptons
De lutter pour faire gagner le bon. Cherchons-le !
Ainsi nous faudra-t-il combattre âprement
Cet antisémitisme qui nous rappelle
Pourim. Contre les Amalek de tous temps
Il faut combattre, peuple bon et rebelle !
Maryse
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Bunker israélien
BELLE ISRAËL, EN TOUTE CIRCONSTANCE,
TIENS TA LIGNE DE LEGITIME DEFENSE !
Israël, nation courageuse et digne,
Au cruel ennemi, non, ne tends pas le cou
Et tiens en toute circonstance, ta ligne
De défense légitime, sans coup pour coup
Rendre. Israël n’est pas une barbare,
Contrairement aux autres, elle est Humaine.
Elle est ténacité, espoir, perle rare
Si seule ! Elle lutte contre la haine.
ON NOUS MENT: de tout temps bien aimée du Très-Haut,
A-T-ON JAMAIS VU ISRAËL COLONISER ?
Les menteurs le disent. Nous savons que c’est faux.
ON NOUS TROMPE : ISRAËL EST COLONISEE !
Mais les nations ne savent que te fustiger,
Elles qui ont gagné leurs empires en trichant,
Notre Créateur elles ont tant courroucé…
Comme des barbares, volant, violant, pillant.
Avec D.ieu à tes côtés, tu as combattu
Tu jouis, par grâce, de miracles nombreux :
De peuplades qui s’étaient pourries, corrompues,
Tu fus vainqueur, seul contre tous, tu es chanceux.
Ce sont elles, qui, le déluge causèrent.
Israël, des peuples tu es le vrai joyau,
Tu es le phare d’où viendra la lumière…
Toi qui toujours honoras le nom du Très Haut.
Si D.ieu t’a pris pour peuple, c’est bien pour cela.
Pour montrer aux nations ce qu’est un homme vrai,
Pour dir’ à l’humanité, assez de blabla ;
Vous ferez, vous aussi, quelque chose qui Me plaît.
Dans des mains ennemies, ta Terre dépérit,
Réclame ces bénis, qu’elle aime tendrement.
Ses enfants des dhimmis ? Plus jamais, c’est promis !
La Terre tremblera, périront les méchants.
On bannit Israël par pure jalousie.
Hier Juif errant, sans plus de terre, spolié,
Aujourd’hui, son drapeau à la main, bien en vie,
Parle sa langue sur sa terre retrouvée,
L’exception du monde, la reine des nations.
N’en déplaise à ceux qui se veulent « libres »
Ce sera bien toi qui, un jour, auras raison
C’est pour la céleste Sion que tant tu vibres.
Tu transmets la parole de Celui qui fut,
Qui est et qui sera, de toute éternité.
Un jour sur la terre entière D.ieu sera su,
Plongeant le monde entier dans la sérénité.
Un jour viendra aussi, sans arme et sans haine
On verra au lointain les nations approcher.
Par leur nombre ils rempliront monts et plaines
Pas pour envahir ; pour le D.ieu Un adorer.
Sur terre ce jour-là, Il sera le seul Roi
Les cris s’apaiseront, les armes se tairont,
Un seul grand amour, une seule même foi ;
Là bas, les graines de l’espoir refleuriront,
Plus de haine, plus de malheur, plus de méchants ;
Tous auront joie au cœur, et bonheur dans les yeux.
Sur notre terre s’élèvera l’heureux chant
Disant l’amour des hommes, la gloire de D.ieu.
Maryse
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… Avec D.ieu marcher …
COURAGE ISRAËL !
Depuis des millénaires que cela dure,
Tous sont contre ton peuple, ô belle Israël !
Le poète dit : "Rien de nouveau sous le ciel" *
Nul ne s’en étonne. Mais tu as un futur.
Tes cousins toujours voulurent te supplanter,
T’écraser, te réduire à néant. C’est vrai.
Mais tu as les moyens, ça aussi tu le sais,
De repousser l’ennemi : Avec D.ieu marcher !
Au désert le cactus ainsi se rassure :
En produisant des épines très acérées.
Mais il offre ses fleurs après une rosée,
Mots d’amour dans la nuit qu’Hachem nous murmure.
Nous tous faisons partie de cette nature…
Un jour la rosée bienfaisante tombera
Sur ces frères-voisins et les éveillera
Et un amour tout neuf fleurira sous l’azur.
Mais l’amour encore n’a brisé ses chaînes…
Pourquoi tous ces envieux veulent ce pays-là ?
Il est centre du monde, qu’on le veuille ou pas.
De fureur tes voisins tuent et se déchaînent.
La Torah est ton guide, Hachem son auteur.
Tu sais que tu es son peuple, c’est comme ça.
Dans Son ombre en sûreté te gardera.
Il t’attend. Entend Sa voix depuis Ses hauteurs.
Ne désespère pas, Israël, tes enfants
Lentement comprendront qu’au Créateur on doit
S’en remettre. Ils retourneront à leur foi,
Pour tous ainsi le Mal en Bien se transformant.
Tu sais, cette haine n’est pas éternelle.
Bientôt le D.ieu Un rapprochera les nations,
Comme chacun le sait, qui se respecteront,
Seront bons voisins, sans haine passionnelle.
Réjouis toi. Un jour tes yeux plus ne pleureront.
La rage de haïr en un besoin d’aimer
Enfin et pour toujours en sera transformée.
A jamais pacifiées deviendront les nations.
Alors "le loup et l’agneau ensemble vivront".*
Tout entière vers l’Eternel te tourneras.
De cette plaie vive alors tu guériras
Et à jamais Hachem rayonnera de Sion.
Maryse
ETERNEL ESPOIR DE PAIX
Israël, dans la douleur tu fus enfantée.
Ta terre toujours par d’autres si convoitée
Aujourd’hui est vraiment une réalité.
Cependant, tous très vite se sont ravisés,
Déversant sur toi, peuple bimillénaire,
Un flot quotidien de fer, de sang, de guerre.
Toi, seule au monde, à tous sers d’exutoire.
Mais, belle, tes efforts sont si méritoires !
N’abandonne pas, ne tente pas le diable !
Ne crois pas les menteurs. Tu es formidable !
Non, tu n’occupes pas. Oui, tu es bien chez toi !
Reste, lutte avec Lui, c’est Hachem le vrai Roi !
Souviens-toi : Qui toujours pour toi a combattu ?
Souviens-toi : contre tous, toujours t’a défendu !
Souviens-toi : devant toi des peuples entiers chassa !
Souviens-toi de Lui et Il t’ouvrira les bras !
Oui, tu sais, Israël, Qui seul te veut du bien,
Avec Qui depuis toujours tu maintiens des liens.
C’est Lui seul Qui, de cet enfer te sortira ;
Il te donnera la force, te bénira.
Aies confiance, reviens vers Lui. Goûte tes jours
Sur la terre que tu chéris depuis toujours.
Ce pays de lait, de miel t’est offert par D.ieu ;
Envers et contre tout, garde-le, aime-le.
Belle, ton visage alors s’éclairera
D’une joie que jadis parfois tu arboras.
Tes larmes sècheront; l’amour triomphera.
Tes enfants reviendront et Sion exultera.
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Eretz Ysirael : Vue sur le port d’Akko (en haut à gauche)
LA TERRE DU ROI N’APPARTIENT QU’AU ROI
De tout temps spoliée par les peuples colons,
Occupée et opprimée par maintes nations,
Israël souffre depuis des millénaire ;
De résistance cependant légendaire !
A présent, un groupe se dit "palestinien"
Et veut de ce pays ne faire que le sien.
Par le soutien du monde, il se sent si fort !
Mais quand bien même il est soutenu, il a tort.
Et les "rois du pétrole" n’en n’ont pas voulu,
Les pays riverains n’en veulent pas non plus.
¨Par les leurs rejetés, qui ne veulent pas d’eux,
Pourquoi menacer, tuer ? Le crime est hideux.
Hier cette terre ne t’intéressait pas,
Aujourd’hui t’inventes des racines là-bas !
Mentir ne sert à rien. Toujours la vérité
Finit par triompher, éternelle clarté.
Rappelle-toi, ton vrai pays, c’est l’Arabie.
Pourquoi donc vouloir prendre Israël aujourd’hui ?
Oui, pourquoi ceux qui de tout temps ont vécu là
Devraient te céder leur pays, pourquoi cela ?
Hachem n’a légué Sa terre qu’aux seuls Hébreux
Et même si cela ne te rend pas heureux,
Ne peut t’être donné ou vendue pour toujours
Au D.ieu Un seul elle appartient, pour Son séjour.
Il ne te sert à rien en vain de t’épuiser
A vouloir à tout prix l’annexer, la raser.
C’est vrai, la Terre du Roi n’appartient qu’au Roi
Et Il ne l’a donnée qu’au peuple de son choix.
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Kibboutz Misgav Âm, à la frontière libanaise
Laissons ce monde froid, laid, sale et barbare
Où les sauvages, les cruels, les ignares
Voudraient dominer, tuer, prendre le pouvoir,
Imposer leurs lois, pouvoir crier victoire,
Avec l’aide des « démocraties » bien lâches,
Qui de la guerre déterreront la hache
Pour combattre Israël, belle rebelle
Si petite, mais dotée de tant de zèle
Et que le monde hait par pure jalousie,
Insoumise mais vraie, sa fougue est inouïe !
Les loups guettent leur proie, mais ils disparaîtront
La brebis solitaire, d’eux aura raison
Aujourd’hui construisons sans retard pour demain
Un monde où nos enfants vivront, bon et sain.
Faisons le de respect et de sincérité.
Transformons cet univers de fer et d’acier
En un monde tout de tendresse et d’amour.
Faisons tous vers la joie, le bonheur, un retour.
Alors cela ne sera plus chose rare.
Ce que je dis-là vous paraît-il bizarre ?
Arrêtons de nous prendre pour des animaux.
Doté d’une conscience, l’humain est si beau !
Ecoutons la et croyons la. Elle a raison ;
Ne lui infligeons pas l’ignoble trahison.
Si les justes sur terre se tendaient la main
Ils formeraient un monde meilleur pour demain.
Israël, pour la paix continue ta lutte,
Et demain, tu verras, tu atteindras ton but !
COURAGE ISRAËL, ON T’AIME !
Publié dans POEMES MARYSE
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SUR ‘HANOUCCA
TENEBRES ET LUMIERE
Ce monde toujours plus lâche et plus cruel
Où triomphe le mal, où le faible, privé
De droits et mis au ban de notre société
Et où n’ont pas leur place les "bons rebelles"
Est certes boue, peur, désespoir et souffrance,
Mais rien ne fera s’attarder l’obscurité.
Le monde guérira. Au loin une clarté…
Trompeuses peuvent être les apparences.
Un regard plus profond pourrait être porté.
Même si certains se sentent vulnérables,
Même si l’air semble irrespirable,
Le vent pur des hauteurs est là, à leur portée.
Chaque Juif est une perle pour Israël
S’il possède la vraie richesse du coeur et
Si, au monde, la flamme du D.ieu Un transmet.
Il devient vivante Menorah, si belle.
Formons le voeu que chacune puisse alors,
S’attachant aux autres, relier terre et cieux
En une immense chaîne tendant vers son D.ieu,
Qui, voyant ses efforts, la soutiendra encor.
Puisse cette lumière accompagner sa foi.
De retour à Sion, ce peuple gagnera
Une paix mondiale dans l’amour et la joie.
Leurs différences alors les peuples accepteront.
Le Créateur ici enfin triomphera
Et qu’on L’appelle Hachem, Jésus ou bien Allah
C’est le D.ieu d’Israël que les hommes prieront.
Maryse
-
LUMIERE ‘HANOUCA
Pourquoi tant de haine et pourquoi tant de pleurs ?
L’inquiétude, l’angoisse, la mort, la douleur ?
Pourquoi toi, Israël ? Ton cri monte au Ciel.
Tu es chez toi, dans ce pays de lait et de miel !
Les uns, depuis toujours, on le sait, ont voulu
Ce que tu as, ce que tu es, ce que tu fus.
Les autres seulement leurs intérêts servir.
Et non le seul D.ieu Un. Tous ne font que trahir
Notre Créateur. Ils sont si cruels, si durs.
Toujours ils oppriment, accusent, tuent le pur.
Et Israël dit : "Hachem, que Ta volonté
S’accomplisse dans le monde." On t’a nié,
On t’a trahi, on t’a spolié, mais tu sais bien
Oui, que toujours après la nuit le jour revient.
Peuple de D.ieu, ne perd pas courage ; voici
Que déjà, des ténèbres la clarté jaillit !
Kislev, ‘Hanoucca ! Le mois du miracle et
De la lumière. A nous de la diffuser.
Regarde cette flamme… Ne monte-t-elle pas
Vers le Créateur ? Contemple là, garde là
Et fais de même. Regarde bien vers le haut !
Tend vers Lui, vers Sa clarté. Vois comme c’est beau !
La force et la joie, oui, tu les as en toi.
Ne renonce pas. Sois fort. Tu n’as pas le choix.
Avance sans peur, même sans voir, dans le noir,
La lumière de ‘Hanouca, elle est espoir…
Maryse
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SUR CHAVOUÔT
LUMINEUSE JOUVENCE
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SUR PESSA’H
ESCLAVAGE DORE
Le peuple juif fut, dans l’Antiquité, sauvé
Par D.ieu de l’esclavage où il était tombé.
Il fit pour eux des miracles, leur demanda
De toujours conserver dans leur coeur Sa Torah :
Enseignement, façon d’être, Arbre de Vie
Qui les garantirait contre leurs ennemis.
Temps et bien-être apparent parmi les nations
Eurent raison de ses bonnes résolutions.
C’était prévisible, c’est compréhensible.
Lutter pour sa différence est difficile,
Si dangereux parfois, si insupportable !
Se fondre dans "la masse" est confortable.
Faire croire qu’on est "comme tout le monde" ;
Avec les autres on danse alors la ronde.
Cet esclavage-là, car c’en est un, est fait
D’espoir, de tranquillité, du confort qui plaît.
Mais le peuple juif n’est pas n’importe qui.
On ne comprend que ses racines il renie,
En dépit de ce qu’on veut lui faire croire.
Il a raison quand il proclame la gloire
Du D.ieu Un, qu’il cultive sa différence
Au lieu de lui montrer de l’indifférence
Et il a raison, ses convictions d’affirmer
Malgré la nuit, en tant que tel, de s’assumer,
De se conduire en vrai Juif, courageusement ;
Le respect des nations gagnera sûrement.
Toujours et partout, à D.ieu rester fidèle.
Mais sa voie vers la lumière, c’est Israël.
Maryse
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SUR YOM KIPPOUR
Pour l’homme, Tu as créé le monde un soir.
Tu as caché Ta lumière. Mais Ta gloire
Baignera un jour les contours de la terre.
Tu sèmes tant d’amour dans tout Ton univers,
Envers nous Tu fais preuve de tant de bontés
Que tous devraient toujours marcher à tes côtés.
Pourtant que faisons-nous, ô notre unique Roi ?
Nous ne te prions pas, nous ignorons Ta loi.
Mais, Roi Un et magnifique, Toi Qui voit tout,
Vois les larmes amères coulant sur les joues ;
Regarde Tes enfants tombés dans le malheur.
Ecoute leurs cris, vois leur détresse, leurs peurs.
Auras-tu pitié d’eux ? Leur pardonneras-tu ?
Père miséricordieux, tant s’étaient perdus !
Repenties, Tes créatures Te reviennent
Entendant le chofar. Les voici. Tu règnes !
Maryse
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SOUCCOT
Etendue sous le dais du feuillu entrelas
Qui recouvre le toît de ma frêle soucca
Je vois les étoiles danser au firmament ;
J’entends dans les branches le frais souffle du vent
Qui chuchotte mille choses à l’oreille
Pendant que la lune fidèlement veille…
Un hibou hulule. Un chien au loin aboie…
Le silence de la nuit retombe sur moi.
Puis, au loin, un bruissement d’ailes et des cris :
Ceux d’un mulot, proie du hibou qui se nourrit.
Belle, cruelle, généreuse nature
Qui, par D.ieu depuis des millénaires dure.
L’Eternel fit des merveilles pour les Hébreux,
Quand, au sortir d’Egypte, Il fut si généreux
Leur procurant la manne, l’ombre des tentes
Pour se nourrir, reposer leur marche lente,
Ils allaient ‘Michkan’ en tête ; pour les guider
En ce désert inhospitalier, les nuées.
D.ieu de nous réclame la participation,
A Ses demandes, Ses mitsvote l’adhésion.
Sous ma précaire soucca je dis à D.ieu :
Vois, je quitte ma maison, comme Tu le veux
Je vis dans la nature, comme je le peux,
Inconfortable, ouverte à tous les vents,
Accomplissant Ta volonté, très humblement.
Les Enfants d’Israël aussi, les survivants
Qui résistent depuis si longtemps aux méchants,
Ceux qui, loin de leur terre, se sont mélangés,
De force ont été convertis, ont oublié
Qu’ils appartenaient à ce grand peuple de D.ieu.
Ils s’étaient éparpillés partout sous Tes cieux ;
Aime-les, aide-les, Protège-les, pour Toi
Eux, Tes enfants, Ton autre trésor, fils du Roi,
Ramène-les vers Toi, oh Toi, le Tout Puissant,
Que plus jamais ne se perdent dans le néant.
Maryse
Publié dans POEMES MARYSE

DANS L’AMANDIER EN FLEURS
Dans l’amandier en fleurs un oiseau s’est posé,
Venu pour se nourrir du seul nectar des fleurs.
La rosée a perlé des arbres tout en pleurs
Qu’ainsi pour l’abreuver le ciel lui a donné.
L’abondante nature est tout son univers.
Créée par l’Eternel, toi rose menorah
De tes tendres couleurs ose élever les bras.
Dis, joli troubadour, chante nous quelques vers.
La boule de plumes là-haut a regardé,
Dans le limpide azur vers Toi, ô notre Roi.
Il sait que ce qu’il a il ne le doit qu’à Toi
Et vers le Créateur son chant s’est élevé.
L’oiseau, reconnaissant, s’adresse à l’Eternel,
Dans son langage émet des sons mélodieux,
D’artistiques trilles, doux et élogieux
Dans l’air pur du printemps s’élèvent jusqu’au ciel.
Doux mars est odorant déjà. Ce chant gracieux,
Ton être en perçoit l’écho dans le lointain.
Il calme ton cœur lourd et tu sais le divin
Sous le ciel d’Israël cruel mais lumineux.
Ainsi tendrement te sens tu réconforté.
Chante à ton tour au Ciel des louanges à la vie
Du Créateur tu sais tu es aimé aussi !
Alors, comme l’oiseau tu peux remercier.
La valse des oiseaux, l’hiver, dans mon jardin…
Savez-vous que chez moi les oiseaux viennent quand
Ils ont faim taper à mon carreau ? Quand le vent
Se fait froid et que le sol est gelé, chez moi,
Dans mon jardin, ils viennent picorer, mais quoi ?
Des graines, des boules aux branches suspendues
Dans les arbres. Et le savez-vous ? Oui j’ai vu
Que moineaux, mésanges, rouge-gorges toujours
Dégustaient d’abord les meilleures au long du jour
Et qu’ils s’en retournaient dans leur nid bien repus
Pour dormir et vivre ainsi un hiver de plus.
Quand les filets sont vides, un coquin parfois
En pose un sur la table pour qu’on le voit !
Mais non, celui qui est le plus heureux n’est pas –
Celui qu’on croit : ce n’est pas l’oiseau, mais c’est moi !
N’est-il pas en effet ravissant d’observer
La ronde gracieuse des oiseaux valser
Dans les arbres vides, sans végétation, bien
Mornes et ternes dans l’hiver qui nous revient,
Animer le jardin de leurs belles couleurs
En donnant alentours de la joie, du bonheur !
Maryse

TARENTELLE DES PAPILLONS
Deux jolis papillons bleus dans l’air printanier
Ont pris leur envol. Mais la saison des amours
Est là. D’autres vont venir, merveilles moirées,
Perpétuer la vie des papillons de jour.
Des myriades de jolis chevaliers ailés
Dans la campagne alors bientôt s’envoleront
Et puis le calice des fleurs embrasser viendront,
Mélangeant les couleurs en un joli tableau.
Après un long séjour dans l’abri doux et sûr
De leur blanche chrysalide de dentelle
La briseront un jour sous un ciel clair et pur,
Pour s’élancer vers une ‘vie-tarentelle’,
Insouciants et légers en un ballet d’azur
S’envolant jusqu’aux nues, eux si petits là-haut.

AU JARDIN LES OISEAUX
A la belle saison, quand dans leurs nids là-haut
S’égosillent le matin les oiseaux des cieux,
Là doucement je m’éveille dans l’aube bleue.
Mais si je ne me lève parfois assez tôt,
Alors une mésange du printemps fleuri,
Croyant là pour son nid de la paille emporter,
Sur ma tête sautille, vient me réveiller.
Belle envoyée du ciel je te dis grand merci !
Le rouge-gorge et le rossignol chantants,
En toute saison chaque branche les a aimés.
Toute l’année le jardin d’eux-mêmes est paré,
Pour la plus grande joie de tous ses habitants.
Et ces doux messagers ma chambre s’approprient,
Ouverte aux quatre coins de l’été et du vent.
Alors par la nature je vois et j’entends,
Avec elle partage mes jours et mes nuits.
Leur chant si doux, si harmonieux, si parfait,
Qu’à mes oreilles il plaît tant de l’entendre.
Leur mélodie chantent sans même l’apprendre
Et savent des choses qu’on ne saura jamais…

RENOUVELLEMENT
Qu’a dont l’air ce matin à être si léger ?
D’effluves printaniers il semble tout chargé ;
Ecoute, respire : quelque chose a changé.
Tous tes sens en éveil, tu pourras deviner
Le renouveau qui déjà se perçoit : Mais vois,
L’ambiance est légère ; au dehors les bois
‘Respirent’ l’air tout plein des odeurs du printemps.
La nature accomplit son travail lentement.
Du soleil bienfaisant se gorge la terre.
Sous la dure écorce, au sortir de l’hiver
La vie revient en la sève renouvelée
Et ta main palpera la douceur veloutée
Des tendres feuillages aux nombreux tons de verts.
Tous au Ciel rendront grâce à leur manière :
Refleuriront bientôt les verts prés ravivés,
Germeront les semences par l’homme jetées.
Les épis, la vigne et les fruits vont pousser,
Les ruisseaux de bonheur vont bondir et chanter,
La tige reverdir ; bouton deviendra fleur.
L’oiseau sait et nous dit par son chant son bonheur.
La nature s’éveille, s’apprête en secret,
Ses beaux et nouveaux atours lentement revêt.
Le printemps annonce le parfum des roses,
Offre à nos regards sa beauté grandiose.
AVRIL DEJA
Le triste, calme, froid épisode hivernal
Avait fait place à mars, avec son carnaval,
Ses musiques aux airs entraînants pour danser
Dans une farandole menant à l’été…
Bientôt crêpes et beignets à peine avalés,
Les masques au placard retournent, bien rangés.
La vie reprend son cours comme depuis toujours.
Voilà qu’est arrivée la saison des amours.
C’est avril déjà. Au cœur de la ramure,
Les arbres bientôt parés du doux murmure
Accueillent la faune ailée du vert quartier.
Oiseaux et écureuils désirent s’accoupler;
Pressés de trouver compagnon, vont en tous sens.
C’est la saison où se lient les connaissances.
Les oiseaux volètent, comme ivres de bonheur
Chantent sur tous les tons ; ils louent le Créateur,
Se posent çà et là au bocage animé
Où arbres et bosquets abritent la nichée.
Les petits affamés dans chaque nid rempli
Attendant la becquée piaillent sans répit.
Bien qu’en Avril encor, l’été veut éclore.
La fleur se déploie, toute froissée encore.
Le soleil est plus chaud, les insectes naissent.
Aux ruches, l’abeille commence son ‘business’.
Sortis de leur chrysalide, les papillons
Offrent leurs ailes tremblantes aux chauds rayons
La nature à nouveau chante, danse et rit,
Ne manquera de rien et sera épanouie.
PRIMEVERE
La tige sort de terre
Une feuille, un bouton,
Dis, cela, qu’est-ce dont ?
Fraîche primevère !
Toute pimpante et gaie,
Modeste malgré tout,
Telle quelle apparaît
Et se présente à vous.
Comment sera son teint,
Diaphane ou coloré ?
Voilà, c’est décidé,
Elle sera carmin !
JOLI MAI
La tiédeur de ton air
Pénètre mon être
Engourdi par l’hiver,
Je me sens renaître.
Adouci, sans frimas
Mai offre ses parfums :
Violette, lilas
Tels enivrants bons vins.
Odeurs sucrées dans l’air,
Chants si gais des oiseaux,
Sauterelles et pics-verts,
Grenouilles et passereaux,
Hérissons, lapereaux,
Coccinelles, papillons
Apparaissent à nouveau
Et nous enchanteront.
Feuillages verdoyants,
Messagers du printemps,
Ombrages ondoyants,
De revivre il est temps.
C’est un cadeau fleuri,
C’est un hymne à la joie
Que de voir prendre vie
De nouveau à nos bois.
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POEME EN ROSE (Pour Isabelle, qui les aime tant)
Vois tu comme au jardin est belle la rose
Dans sa robe veloutée et si parfumée.
Elle enchante le promeneur par sa beauté.
Eh bien qu’attends-tu, cueille la si tu l’oses !
Rien que pour toi, qui tant apprécies les roses
Avec l’air du soir ses parfums elle exhale.
Dans la nuit étoilée la lune si pâle
Son doux rayon tamisé sur elle pose.
Comme la nature elle célèbre la vie
Que de Dieu elle a reçu, un si beau cadeau !
Même si elle sait que lui sera ravie
L’éphémère existence, demain du Très Haut,
Elle chatoie de toutes ses couleurs et rit
De sa voix inaudible et remercie bientôt.
LE CADEAU DE LA PLUIE
Pendant que l’astre lune ce matin très tôt
Derrière les nuages se cachait là-haut
Dans la pénombre, l’un derrière l’autre marchant
Une famille hérisson fila en rang.
Alors tombèrent du ciel de fines perles.
Gavée, la chouette déploya ses ailes,
Rentra pour passer le jour et dormir un peu.
Bientôt un voile de pluie nous cacha les cieux.
Au jardin tout vit, resplendit, nous enchante,
Tout respire, tout palpite et tout chante.
Les oiseaux prennent leur bain dans les flaques d’eau,
Dans leurs terriers dorment au sec les lapereaux.
Sous le rayon astral scintillent les gouttes
De diamant dont les tendres feuilles s’égouttent.
L’arc en ciel nous offre ses couleurs en un dais.
C’est un tableau changeant si beau et si parfait.
Lentement offrent les fleurs leurs clairs pétales
Aux doux rayons modérés de l’astre mâle.
Du sol mouillé les sauvages exhalaisons
Remontent bientôt d’humus et de champignon.
Ô nature, quels merveilleux tableaux tu rends
De scènes changeantes selon l’humeur du temps.
Par la pluie plantes et animaux sans souci
A volonté sont là abreuvés et nourris.
Alors la nature repue a composé
La plus belle des symphonies en aparté.
Prenons le temps de voir et d’écouter la vie
Et elle aura un avant-goût de paradis.

MERLINA
Tu naquis tout là-haut un beau jour de printemps
Entre les poutres de l’abri ouvert au vent.
Nous partagions alors le même toit tout neuf,
Minuscule oisillon sorti tout nu de l’œuf
Parmi cinq frères et sœurs au milieu du doux nid
Sous l’œil de tes parents merles tout attendris.
Un fin duvet poussa, puis tes plumes noires
Te permirent de voler. Et il faut te voir
Elégante en ton vol dans l’azur éthéré
Fendant l’air printanier de nos régions boisées.
Alors de quitter le doux abri vint le temps.
Tes frères se dispersèrent à tous les vents.
Autour de notre abri tu t’installas bientôt.
Nous commençâmes à nous apprivoiser, l’oiseau.
Tu embellis de tes chants notre vert jardin,
Souvent viens me parler de tes joies, tes chagrins.
A toi donc longue vie, gentille Merlina,
Belle descendance te souhaitons déjà
Et que toujours, oiseaux, petites merveilles
Là-haut de vos chants remplissiez nos oreilles.

ODELETTE AU VENT D’AUTOMNE
Frissonnant Vent d’automne, vilain, tu reviens
Pour nous pincer les joues, le nez, les mains. Mais tiens,
Le soleil qui brille les réchauffe déjà.
A ses feux notre corps un temps se chauffera.
Les oiseaux dans leurs nids bientôt tu raidiras,
Arbres, fleurs, lacs et chemins tu rafraîchiras,
Raseras montagnes, vallons, plaines et champs
Mais de l’automne où sont les frimas d’antan ?
Chaque année nous ployons sous ton souffle frisquet.
Viens, conte nous ton histoire, vent aigrelet :
D’où tu viens, où tu vas et pourquoi tu revis.
Oublions la chaleur de l’été qui a fui.
De la saison aimée devons nous séparer
Et au froid de l’hiver bientôt nous préparer.

UN OISEAU CE MATIN SUR MA MAIN S’EST POSE
La nature s’égouttait de cette rosée du ciel pendant la nuit tombée.
Au jardin je dormais paisiblement dans la douceur d’un beau matin d’été.
Saluant le soleil, les oiseaux s’éveillaient au doux vacarme de leurs chants.
J’étais engourdie de sommeil. Dans la lumière du petit matin changeant
Sur ma main une présence sentis : un oiseau jeune encor et tout petit
Venait de s’y poser. J’ouvris tout grands les yeux. Alors là, sur ma main je vis
Un corps de plumes tout rond, ébouriffé, surmonté d’une tête aux yeux
Tout ronds qui me scrutaient, confiants, mais interrogateurs aussi, vifs et curieux.
De quelle nature cette masse inerte était-elle ? Qu’était-ce là ?
Mais oui, qu’était-ce donc que ce drôle d’animal qui s’était endormi là ?
Perplexe, l’oiseau scrutait « la chose ». Etonnée et ravie, j’ouvrais les yeux.
Nos regards se croisèrent l’espace d’un instant, aussi surpris tous deux.
Alors, l’oiseau tout à coup me quitta et regagna son arbre protecteur.
Joli petit ami, merci pour cette visite, instant de pur bonheur ! (Maryse)
Je vous conte ici l’histoire vraie qui survint chez moi ce matin, 6 juillet 2010 :
CONFIANCE ET RECONNAISSANCE
Ce matin au jardin dans ma chambre d’été
Curieux, un tout jeune moineau m’a visité.
Près de ma maison, les oiseaux font la ronde
Avant de partir faire tout le tour du monde.
A nouveau sous mon toit ils ont construit leur nid ;
Encore les oiseaux y ont donné la vie.
Ainsi, c’est au si doux vacarme de leurs chants
Que l’été je m’éveille d’un baiser du vent.
Et l’un des petits, sans doute le plus curieux,
Pendant que les autres s’envolaient vers les cieux
Et que la mère, très, très occupée, donnait
La becquée à son frère tout là-haut perché,
Tous deux, prudents, restés sur la poutre du toit,
Le petit malicieux tout à coup vint vers moi.
Téméraire, sur une chaise se posa
Et à me regarder longuement il resta.
Pour nous, le temps interrompait son cours, tous deux
là, dans le jour naissant, restions silencieux :
Sans parole, aussi lui ai-je demandé :
« N’as-tu pas peur de moi, petit écervelé ? »
- « Non, me répondit-il, D.ieu toujours m’a gardé,
A pourvu à ma subsistance, protégé
Alors, mes arpèges, mes chants les plus jolis,
Trilles, trémolos les plus tendres sont pour Lui.
Chaque jour des louanges je veux Lui chanter
Vois : que c’est beau ici, il nous a tout donné ! »
- « Brave petit oiseau », lui répondis-je, « vas
Et dis au Créateur grand merci d’ici- bas
Pour qu’Il sache combien nous l’aimons nous aussi. »
Peut-être, du Gan Eden, D.ieu nous a souri ? (Maryse)
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Voici une vidéo très impressionnante, regardez :
lente_mandereineend_plaerth.wmv
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Ainsi qu’un très touchant témoignage trouvé sur le blog de Paprika : Un oiseau dans ma chambre – Le blog de Paprika
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NEIGE
Lentement tombe la neige. Tourbillonnent,
Cotonnent, s’empilent et fusionnent au sol
Les flocons si doux et si purs qui frissonnent,
S’entrechoquent quand le vent d’hiver s’affole.
La neige crisse sous les pas en se tassant,
Plus sourd et plus lourd se fait le pas du passant.
Contre le vent piquant avec force il lutte,
Sous la rafale blanche, marche vers son but.
Le pas de l’animal aussi se fait plus lourd
Tout est froidure, blancheur, silence, repos.
A la ferme un chat grelotte dans la cour.
Là-bas d’un aboiement s’entend le sourd écho.
Tout près retentit déjà le cri du hibou.
Suivi d’un faon, de la neige jusqu’aux genoux,
Au loin un fier chevreuil en bonds gracieux se meut.
Par sa beauté ce paysage nous émeut.
Les lumières la campagne illuminent.
On frissonne. Alors on presse encore le pas.
Les maisons leur douce lueur disséminent
Rien qu’en les regardant, on a plus chaud déjà.
Le vin chaud réconfortera les habitants.
Dans la noire clarté venue d’un sol si blanc
Bientôt la nuit tombée laissera la contrée.
Nous irons près du feu ronronnant nous chauffer. (Maryse)
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FABULETTE POUR SOURI…RE (au mois de Adar, la joie augmente !)
Une souris blanche,
dans l’assiette blanche
je l’attrape par la queue
son regard est malicieux.
Je lui dis : que fais tu ici ?
Oh, tu es bien riquiqui !
Mais n’as tu pas peur de moi ?
Sais-tu bien que je suis chat ?
Qui plus est très affamé ;
De toi ne ferai qu’une bouchée !
Vexée d’être traitée ainsi, la souris dit :
Quoi ? Moi, riquiqui ?
Chat, tu vas avoir des soucis !
La souris fronça les sourcils ;
De toutes ses forces se balança
Et le nez du chat frappa.
Surpris matou la lâcha.
La souris très vite se sauva.
Moralité : parlez à votre assiette
Et vous serez à la diète
En attendant d’aller où, où ?
Où ? Chez les fous !
Maryse
Publié dans POEMES MARYSE