NATURE

DANS  L’AMANDIER  EN  FLEURS

Dans l’amandier en fleurs un oiseau s’est posé,

Venu pour se nourrir du seul nectar des fleurs.

La rosée a perlé des arbres tout en pleurs

Qu’ainsi pour l’abreuver le ciel lui a donné.

L’abondante nature est tout son univers.

Créée par l’Eternel, toi rose menorah

De tes tendres couleurs ose élever les bras.

Dis, joli troubadour, chante nous quelques vers.

La boule de plumes là-haut a regardé,

Dans le limpide azur vers Toi, ô notre Roi.

Il sait que ce qu’il a il ne le doit qu’à Toi

Et vers le Créateur son chant s’est élevé.

L’oiseau, reconnaissant, s’adresse à l’Eternel,

Dans son langage émet des sons mélodieux,

D’artistiques trilles, doux et élogieux

Dans l’air pur du printemps s’élèvent jusqu’au ciel.

Doux mars est odorant déjà. Ce chant gracieux,

Ton être en perçoit l’écho dans le lointain.

Il calme ton cœur lourd et tu sais le divin

Sous le ciel d’Israël cruel mais lumineux.

Ainsi tendrement te sens tu réconforté.

Chante à ton tour au Ciel des louanges à la vie

Du Créateur tu sais tu es aimé aussi !

Alors, comme l’oiseau tu peux remercier.


Bouvreuil

La valse des oiseaux, l’hiver, dans mon jardin…

Savez-vous que chez moi les oiseaux viennent quand

Ils ont faim taper à mon carreau ? Quand le vent

Se fait froid et que le sol est gelé, chez moi,

Dans mon jardin, ils viennent picorer, mais quoi ?

Des graines, des boules aux branches suspendues

Dans les arbres. Et le savez-vous ? Oui j’ai vu

Que moineaux, mésanges, rouge-gorges toujours

Dégustaient d’abord les meilleures au long du jour

Et qu’ils s’en retournaient dans leur nid bien repus

Pour dormir et vivre ainsi un hiver de plus.

Quand les filets sont vides, un coquin parfois

En  pose un sur la table pour qu’on le voit !

Mais non, celui qui est le plus heureux n’est pas –

Celui qu’on croit : ce n’est pas l’oiseau, mais c’est moi !

N’est-il pas en effet ravissant d’observer

La ronde gracieuse des oiseaux valser

Dans les arbres vides, sans végétation, bien

Mornes et ternes dans l’hiver qui nous revient,

Animer le jardin de leurs belles couleurs

En donnant alentours de la joie, du bonheur !

Maryse

Papillon

TARENTELLE DES PAPILLONS

Deux jolis papillons bleus dans l’air printanier

Ont pris leur envol. Mais la saison des amours

Est là. D’autres vont venir, merveilles moirées,

Perpétuer la vie des papillons de jour.

Des myriades de jolis chevaliers ailés

Dans la campagne alors bientôt s’envoleront

Et puis le calice des fleurs embrasser viendront,

Mélangeant les couleurs en un joli tableau.

Après un long séjour dans l’abri doux et sûr

De leur blanche chrysalide de dentelle

La briseront un jour sous un ciel clair et pur,

Pour s’élancer vers une ‘vie-tarentelle’,

Insouciants et légers en un ballet d’azur

S’envolant jusqu’aux nues, eux si petits là-haut.

AU  JARDIN  LES  OISEAUX

A la belle saison, quand dans leurs nids là-haut

S’égosillent le matin les oiseaux des cieux,

Là doucement je m’éveille dans l’aube bleue.

Mais si je ne me lève parfois assez tôt,

Alors une mésange du printemps fleuri,

Croyant là pour son nid de la paille emporter,

Sur ma tête sautille, vient me réveiller.

Belle envoyée du ciel je te dis grand merci !

Le rouge-gorge et le rossignol chantants,

En toute saison chaque branche les a aimés.

Toute l’année le jardin d’eux-mêmes est paré,

Pour la plus grande joie de tous ses habitants.

Et ces doux messagers ma chambre s’approprient,

Ouverte aux quatre coins de l’été et du vent.

Alors par la nature je vois et j’entends,

Avec elle partage mes jours et mes nuits.

Leur chant si doux, si harmonieux, si parfait,

Qu’à mes oreilles il plaît tant de l’entendre.

Leur mélodie chantent sans même l’apprendre

Et savent des choses qu’on ne saura jamais…

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   Sources du Jourdain : Banias (Un Echo d’Israël)

RENOUVELLEMENT

Qu’a dont l’air ce matin à être si léger ?

D’effluves printaniers il semble tout chargé ;

Ecoute, respire : quelque chose a changé.

Tous tes sens en éveil, tu pourras deviner

Le renouveau qui déjà se perçoit : Mais vois,

L’ambiance est légère ; au dehors les bois

‘Respirent’ l’air tout plein des odeurs du printemps.

La nature accomplit son travail lentement.

Du soleil bienfaisant se gorge la terre.

Sous la dure écorce, au sortir de l’hiver

La vie revient en la sève renouvelée

Et ta main palpera la douceur veloutée

Des tendres feuillages aux nombreux tons de verts.

Tous au Ciel rendront grâce à leur manière :

Refleuriront bientôt les verts prés ravivés,

Germeront les semences par l’homme jetées.

Les épis, la vigne et les fruits vont pousser,

Les ruisseaux de bonheur vont bondir et chanter,

La tige reverdir ; bouton deviendra fleur.

L’oiseau sait et nous dit par son chant son bonheur.

La nature s’éveille, s’apprête en secret,

Ses beaux et nouveaux atours lentement revêt.

Le printemps annonce le parfum des roses,

Offre à nos regards sa beauté grandiose.


Photo Nicole Passions

AVRIL  DEJA

Le triste, calme, froid épisode hivernal

Avait fait place à mars, avec son carnaval,

Ses musiques aux airs entraînants pour danser

Dans une farandole menant à l’été…

Bientôt crêpes et beignets à peine avalés,

Les masques au placard retournent, bien rangés.

La vie reprend son cours comme depuis toujours.

Voilà qu’est arrivée la saison des amours.

C’est avril déjà. Au cœur de la ramure,

Les arbres bientôt parés du doux murmure

Accueillent la faune ailée du vert quartier.

Oiseaux et écureuils désirent s’accoupler;

Pressés de trouver compagnon, vont en tous sens.

C’est la saison où se lient les connaissances.

Les oiseaux volètent, comme ivres de bonheur

Chantent sur tous les tons ; ils louent le Créateur,

Se posent çà et là au bocage animé

Où arbres et bosquets abritent la nichée.

Les petits affamés dans chaque nid rempli

Attendant la becquée piaillent sans répit.

Bien qu’en Avril encor, l’été veut éclore.

La fleur se déploie, toute froissée encore.

Le soleil est plus chaud, les insectes naissent.

Aux ruches, l’abeille commence son ‘business’.

Sortis de leur chrysalide, les papillons

Offrent leurs ailes tremblantes aux chauds rayons

La nature à nouveau chante, danse et rit,

Ne manquera de rien et sera épanouie.

PRIMEVERE

La tige sort de terre

Une feuille, un bouton,

Dis, cela, qu’est-ce dont ?

Fraîche primevère !

Toute pimpante et gaie,

Modeste malgré tout,

Telle quelle apparaît

Et se présente à vous.

Comment sera son teint,

Diaphane ou coloré ?

Voilà, c’est décidé,

Elle sera carmin !

JOLI MAI

La tiédeur de ton air

Pénètre mon être

Engourdi par l’hiver,

Je me sens renaître.

Adouci, sans frimas

Mai offre ses parfums :

Violette, lilas

Tels enivrants bons vins.

Odeurs sucrées dans l’air,

Chants si gais des oiseaux,

Sauterelles et pics-verts,

Grenouilles et passereaux,

Hérissons, lapereaux,

Coccinelles, papillons

Apparaissent à nouveau

Et nous enchanteront.

Feuillages verdoyants,

Messagers du printemps,

Ombrages ondoyants,

De revivre il est temps.

C’est un cadeau fleuri,

C’est un hymne à la joie

Que de voir prendre vie

De nouveau à nos bois.

________________________________________________

POEME EN ROSE (Pour Isabelle, qui les aime tant)

Vois tu comme au jardin est belle la rose

Dans sa robe veloutée et si parfumée.

Elle enchante le promeneur par sa beauté.

Eh bien qu’attends-tu, cueille la si tu l’oses !

Rien que pour toi, qui tant apprécies les roses

Avec l’air du soir ses parfums elle exhale.

Dans la nuit étoilée la lune si pâle

Son doux rayon tamisé sur elle pose.

Comme la nature elle célèbre la vie

Que de Dieu elle a reçu, un si beau cadeau !

Même si elle sait que lui sera ravie

L’éphémère existence, demain du Très Haut,

Elle chatoie de toutes ses couleurs et rit

De sa voix inaudible et remercie bientôt.

Fonds d'écran Nature  pluie d'été

LE  CADEAU  DE  LA  PLUIE

Pendant que l’astre lune ce matin très tôt

Derrière les nuages se cachait là-haut

Dans la pénombre, l’un derrière l’autre marchant

Une famille hérisson fila en rang.

Alors tombèrent du ciel de fines perles.

Gavée, la chouette déploya ses ailes,

Rentra pour passer le jour et dormir un peu.

Bientôt un voile de pluie nous cacha les cieux.

Au jardin tout vit, resplendit, nous enchante,

Tout respire, tout palpite et tout chante.

Les oiseaux prennent leur bain dans les flaques d’eau,

Dans leurs terriers dorment au sec les lapereaux.

Sous le rayon astral scintillent les gouttes

De diamant dont les tendres feuilles s’égouttent.

L’arc en ciel nous offre ses couleurs en un dais.

C’est un tableau changeant si beau et si parfait.

Lentement offrent les fleurs leurs clairs pétales

Aux doux rayons modérés de l’astre mâle.

Du sol mouillé les sauvages exhalaisons

Remontent bientôt d’humus et de champignon.

Ô nature, quels merveilleux tableaux tu rends

De scènes changeantes selon l’humeur du temps.

Par la pluie plantes et animaux sans souci

A volonté sont là abreuvés et nourris.

Alors la nature repue a composé

La plus belle des symphonies en aparté.

Prenons le temps de voir et d’écouter la vie

Et elle aura un avant-goût de paradis.

MERLINA

Tu naquis tout là-haut un beau jour de printemps

Entre les poutres de l’abri ouvert au vent.

Nous partagions alors le même toit tout neuf,

Minuscule oisillon sorti tout nu de l’œuf

Parmi cinq frères et sœurs au milieu du doux nid

Sous l’œil de tes parents merles tout attendris.

Un fin duvet poussa, puis tes plumes noires

Te permirent de voler. Et il faut te voir

Elégante en ton vol dans l’azur éthéré

Fendant l’air printanier de nos régions boisées.

Alors de quitter le doux abri vint le temps.

Tes frères se dispersèrent à tous les vents.

Autour de notre abri tu t’installas bientôt.

Nous commençâmes à nous apprivoiser, l’oiseau.

Tu embellis de tes chants notre vert jardin,

Souvent viens me parler de tes joies, tes chagrins.

A toi donc longue vie, gentille Merlina,

Belle descendance te souhaitons déjà

Et que toujours, oiseaux, petites merveilles

Là-haut de vos chants remplissiez nos oreilles.

Vent feuilles

ODELETTE  AU  VENT  D’AUTOMNE

Frissonnant Vent d’automne, vilain, tu reviens

Pour nous pincer les joues, le nez, les mains. Mais tiens,

Le soleil qui brille les réchauffe déjà.

A ses feux notre corps un temps se chauffera.

Les oiseaux dans leurs nids bientôt tu raidiras,

Arbres, fleurs, lacs et chemins tu rafraîchiras,

Raseras montagnes, vallons, plaines et champs

Mais de l’automne où sont les frimas d’antan ?

Chaque année nous ployons sous ton souffle frisquet.

Viens, conte nous ton histoire, vent aigrelet :

D’où tu viens, où tu vas et pourquoi tu revis.

Oublions la chaleur de l’été qui a fui.

De la saison aimée devons nous séparer

Et au froid de l’hiver bientôt  nous préparer.

UN  OISEAU  CE  MATIN  SUR  MA  MAIN  S’EST  POSE

La nature s’égouttait de cette rosée du ciel pendant la nuit tombée.

Au jardin je dormais paisiblement dans la douceur d’un beau matin d’été.

Saluant le soleil, les oiseaux s’éveillaient au doux vacarme de leurs chants.

J’étais engourdie de sommeil. Dans la lumière du petit matin changeant

Sur ma main une présence sentis : un oiseau jeune encor et tout petit

Venait de s’y poser. J’ouvris tout grands les yeux. Alors là, sur ma main je vis

Un corps de plumes tout rond, ébouriffé, surmonté d’une tête aux yeux

Tout ronds qui me scrutaient, confiants, mais interrogateurs aussi, vifs et curieux.

De quelle nature cette masse inerte était-elle ?  Qu’était-ce là ?

Mais oui, qu’était-ce donc que ce drôle d’animal qui s’était endormi là ?

Perplexe, l’oiseau scrutait « la chose ». Etonnée et ravie, j’ouvrais les yeux.

Nos regards se croisèrent l’espace d’un instant, aussi surpris tous deux.

Alors, l’oiseau tout à coup me quitta et regagna son arbre protecteur.

Joli petit ami, merci pour cette visite, instant de pur bonheur ! (Maryse)

Je vous conte ici l’histoire vraie qui survint chez moi ce matin, 6 juillet 2010 :

 

CONFIANCE ET RECONNAISSANCE

(ce poème est dédié à mon amie Tsipora Hodaya)

 

Ce matin au jardin dans ma chambre d’été

Curieux, un tout jeune moineau m’a visité.

Près de ma maison, les oiseaux font la ronde

Avant de partir faire tout le tour du monde.

A nouveau sous mon toit ils ont construit leur nid ;

Encore les oiseaux y ont donné la vie.

Ainsi, c’est au si doux vacarme de leurs chants

Que l’été je m’éveille d’un baiser du vent.

Et l’un des petits, sans doute le plus curieux,

Pendant que les autres s’envolaient vers les cieux

Et que la mère, très, très occupée, donnait

La becquée à son frère tout là-haut perché,

Tous deux, prudents, restés sur la poutre du toit,

Le petit malicieux tout à coup vint vers moi.

Téméraire, sur une chaise se posa

Et à me regarder longuement il resta.

Pour nous, le temps interrompait son cours, tous deux

 là, dans le jour naissant, restions silencieux :

Sans parole, aussi lui ai-je demandé :

« N’as-tu pas peur de moi, petit écervelé ? »

– « Non, me répondit-il, D.ieu toujours m’a gardé,

A pourvu à ma subsistance, protégé

Alors, mes arpèges, mes chants les plus jolis,

Trilles, trémolos les plus tendres sont pour Lui.

Chaque jour des louanges je veux Lui chanter

Vois : que c’est beau ici, il nous a tout donné ! »

– « Brave petit oiseau », lui répondis-je, « vas

Et dis au Créateur grand merci d’ici- bas

Pour qu’Il sache combien nous l’aimons nous aussi. »

Peut-être, du Gan Eden, D.ieu nous a souri ? (Maryse)

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Voici une vidéo très impressionnante, regardez :

lente_mandereineend_plaerth.wmv
6233 Ko   Télécharger

Ainsi qu’un très touchant témoignage trouvé sur le blog de Paprika : Un oiseau dans ma chambre – Le blog de Paprika

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NEIGE

Lentement tombe la neige. Tourbillonnent,
Cotonnent, s’empilent et fusionnent au sol
Les flocons si doux et si purs qui frissonnent,
S’entrechoquent quand le vent d’hiver s’affole.

La neige crisse sous les pas en se tassant,
Plus sourd et plus lourd se fait le pas du passant.
Contre le vent piquant avec force il lutte,
Sous la rafale blanche, marche vers son but.

Le pas de l’animal aussi se fait plus lourd
Tout est froidure, blancheur, silence, repos.
A la ferme un chat grelotte dans la cour.
Là-bas d’un aboiement s’entend le sourd écho.

Tout près retentit déjà le cri du hibou.
Suivi d’un faon, de la neige jusqu’aux genoux,
Au loin un fier chevreuil en bonds gracieux se meut.
Par sa beauté ce paysage nous émeut.

Les lumières la campagne illuminent.
On frissonne. Alors on presse encore le pas.
Les maisons leur douce lueur disséminent
Rien qu’en les regardant, on a plus chaud déjà.

Le vin chaud réconfortera les habitants.
Dans la noire clarté venue d’un sol si blanc
Bientôt la nuit tombée laissera la contrée.
Nous irons près du feu ronronnant nous chauffer. (Maryse)

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Réponse à la question Comment faire pour rire le soir sans chat ?

FABULETTE POUR SOURI…RE (au mois de Adar, la joie augmente !)

Une souris blanche,

dans l’assiette blanche

je l’attrape par la queue

son regard est malicieux.

Je lui dis : que fais tu là ?

Oh, tu es bien riquiqui !

Mais n’as tu pas peur de moi ?

Sais-tu bien que je suis chat ?

Qui plus est très affamé ;

De toi ne ferai qu’une bouchée !

Vexée d’être ainsi traitée,  la souris dit :

Quoi ? Moi, riquiqui ?

Chat, tu vas avoir des soucis !

La souris fronça les sourcils ;

De toutes ses forces se balança

Et le nez du chat frappa.

Surpris matou la lâcha.

La souris très vite se sauva.

Moralité : parlez à votre assiette

Et vous serez à la diète

En attendant d’aller où, où ?

Où ? Chez les fous !

Maryse

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