Le coin des enfants – la fête de ‘Hanoucca

  VIVLA FÊTE DE  ‘HANOUCCA

La Ménorah spéciale de ‘Hanouka (qu’on appelle « ‘Hanoukiah ») a huit branches ou supports disposés en ligne droite et de même hauteur. Il y a aussi un emplacement pour le Chamache (le « serviteur ») qui sert à allumer les autres flammes et qui est décalé par rapport à elles. Il est préférable d’utiliser de l’huile pour les lumières de la Ménorah afin de souligner le rôle que celle-ci joua dans le miracle de ‘Hanouka, mais des bougies conviennent également. Une coutume répandue est d’utiliser une bougie de cire d’abeille pour le Chamache.


Une Ménorah électrique ne peut pas être utilisée pour s’acquitter du devoir d’allumer les lumières de ‘Hanouka. Toutefois, l’usage est répandu d’en allumer – mis à part la véritable Ménorah – afin de diffuser le miracle.

Pour diffuser le miracle de ‘Hanouka, on allume les bougies devant une fenêtre donnant sur la rue ou bien sur le pas de la porte, face à la Mézouza. Si ce n’est pas possible, le meilleur endroit pour disposer la Ménorah est à la porte de la salle de séjour, face à la Mézouza, ou à une autre porte de la maison.

A l’époque du deuxième Temple, après le partage de l’empire d’Alexandre le Grand, l’armée grecque d’Antiochus Epiphane envahi la terre d’Israël. Les Grecs persécutèrent les Juifs en leur interdisant sous peine de mort l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot. Le Temple de Jérusalem, le Beth Hamikdache, fut saccagé et profané.

« Matthatias au désert » – Matthatias et ses amis viennent d’apprendre que les Juifs qui les avaient suivi ont péri sous l’assaut des hommes du roi sans chercher à résister, le jour du Chabbat ; ils décident alors d’entrer en résistance active (1M2, 39-41) Gustave Doré (1866)

De courageux Cohanim, les ‘Hachmonaïm, ne se résignèrent pas et se rebellèrent contre l’envahisseur.

Menés par Matitiahou, puis par ses fils, et animés d’une confiance absolue en D-ieu, ils finirent par remporter une victoire miraculeuse sur la puissante armée grecque le 25 du mois de Kislev.

Juda Maccabée, le 3ème fils du prêtre Mattitiahou

Ce premier miracle fut suivi d’un second : lors de l’inauguration du Temple après la victoire, il n’y avait plus d’huile pure pour allumer la Ménorah, le candélabre à sept branches, et huit jours étaient nécessaires à la confection d’une nouvelle huile.

Les Cohanim fouillèrent le Temple de fond en comble et ne trouvèrent qu’une petite fiole d’huile dont le contenu ne pouvait servir à allumer la Ménorah qu’une seule journée. Ils décidèrent malgré tout d’allumer la Ménorah et c’est là que se produisit le second miracle : l’huile brûla pendant huit jours.

C’est pour remercier Hachem pour les bienfaits et les miracles qu’Il nous a prodigué que les Sages ont institué la fête de ‘Hanouccah.

Le nom de la fête porte une double signification : ‘Hanouccah signifie en hébreu « inauguration », mais peut également se décomposer en « ‘Hanou » suivi des lettres Kaf et , qui, ensemble, ont une valeur de 25. Cela rappelle le miracle de la victoire sur les Grecs, lorsque les Juifs se sont reposés (« ‘hanou », « ils ont campé ») le 25 (« kaf hé ») du mois de Kislev.

Les Sages du Talmud ont enseigné que la lumière de cette fête continuera à éclairer le Peuple Juif jusqu’à la venue de Machia’h et même au-delà !

L’allumage

[Il convient, avant l’allumage, de faire d’abord la prière de Min’ha.]

Tous les membres de la famille doivent être présents lors de l’allumage des bougies de ‘Hanouka.

On allume les lumières de ‘Hanouka avec la flamme du Chamache plutôt qu’avec une allumette.

Le premier soir de ‘Hanouka, on prononce les bénédictions et on allume une flamme à l’extrémité droite de la Ménorah.

Chacune des nuits suivantes, on rajoute une bougie à gauche de celles allumées précédemment. On allume d’abord la nouvelle bougie, suivie de celle immédiatement à sa droite et ainsi de suite. On reproduit ce schéma chaque jour jusqu’à ce que, le huitième soir, les huit bougies brûlent ensemble.

Cliquez ici pour consulter le calendrier détaillé pour l’allumage de cette année.

On allume les lumières au coucher du soleil ou à la tombée de la nuit, suivant sa coutume. Dans tous les cas, les bougies devront continuer à brûler pendant une pleine demi-heure après la tombée de la nuit. A cet effet, on prendra donc soin de mettre assez d’huile dans les godets (ou de prévoir des bougies suffisamment grandes). Après l’allumage, on récite « Hanérot Halalou ».

Le vendredi après-midi, on allume les lumières de ‘Hanouka avant les bougies de Chabbat. Depuis lallumage de ces dernières jusqu’à la sortie de Chabbat (et la récitation de la Havdala), la Ménorah ne doit pas être rallumée, ni déplacée ni préparée. Après la Havdala, on allume les lumières correspondant à samedi soir.

Le vendredi soir, après l’allumage des bougies de ‘Hanouka et avoir mis quelques pièces dans la boîte de Tsédaka (charité), les femmes et les jeunes filles allument les bougies de Chabbat (les jeunes filles et les petites filles à partir de trois ans allument une bougie, les femmes mariées allument au moins deux bougies). [Remarque : un homme seul doit allumer les bougies de Chabbat.]

Elles diront alors la bénédiction habituelle :

« Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Chabbat Kodèche »

(Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière du saint Chabbat.)

Après avoir allumé les lumières de ‘Hanouka, il est de coutume de réciter ou chanter l’hymne « Hanérot Halalou« .

Hanérot Halalou
Hanérot Halalou
par Avraham Fried

Prière traditionnelle, chantée après l’allumage de la Ménorah.

Ha-nei-rot ha-la-lou a-nou mad-li-kine
Al ha-te-chou-ot ve-al ha-ni-ssim ve-al ha-nif-la-ot,
Ché-a-si-ta la-avo-té-nou ba-ya-mim ha-heim biz-mane ha-zeh,
Al yé-dei ko-ha-ne-kha ha-ke-do-chim,
Ve-khol che-mo-nat yé-mei ‘ha-nou-kah ha-nei-rot ha-la-lou ko-dech hem,
Vé-ein la-nou ré-chout le-hich-ta-meish ba-hène,
E-la lir-o-tane bil-vad, ke-dei lé-ho-dot ou-le-ha-leil le-chim-kha ha-ga-dol Al ni-sé-kha ve-al nif-lé-o-té-kha ve-al ye-chou-o-té-kha.

Traduction:

Nous allumons ces lumières pour [commémorer] les actes de rédemption, les miracles et les merveilles que Tu as accomplis pour nos ancêtres, en ces jours et à cette époque, à travers Tes saints prêtres. Et durant les huits jours de ‘Hanouka, ces lumières sont sacrées, et nous n’avons pas le droit d’en faire usage, mais seulement de les observer, afin de rendre hommage et louer Ton saint Nom, pour Tes miracles, pour Tes merveilles et pour Tes actes de rédemption.

Maoz Tsour
Maoz Tsour

Un chant traditionnel de ‘Hanouka
Sevivon
Sevivon

Une chanson sur la toupie pour les enfants

(source Chabad.org fêtes)

VIDEO Des enfants juifs dans un gan (maternelle) passent Hanouca au Gabon ! Hanouca au Gabon

Des enfants du Talmud Torah au cirque Gruss : Hanouka Cirque gruss 2009.wmv – YouTube

Buffet de Hanoucca

(Source – synagogue de Versailles ACIV/Consistoire)

Petit bonhomme en soufganiotes

HAG_HANUKKAH_SAMEAH[1].jpg

Voir explications

Une réponse à “Le coin des enfants – la fête de ‘Hanoucca

  1. Emmanuel devrait ces passages LOL

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s