EXPOSITION – Yaacov Agam, peintre et sculpteur, par Véronique Chemla

EXPOSITION - Yaacov Agam, peintre et sculpteur, par Véronique Chemla

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Article mis à jour le 08-03-2012

EXPOSITION – Yaacov Agam, peintre et sculpteur, par Véronique Chemla

A la galerie Meyer Zafra, l’exposition collective Green Spring présente notamment les œuvres de cet artiste israélien qui a créé l’art cinétique. Yaacov Agam est célèbre pour ses orchestrations ou « polyphonies colorées », i.e. « l’art de changer, modifier et rythmer les motifs et couleurs dans l’espace-temps ». Vernissage le jeudi 8 mars 2012 à partir de 18 h 30. Yaacov Agam est né en 1928 à Rishon le-Zion (alors en Palestine mandataire, actuel Etat d’Israël). Il étudie à l’Ecole d’art Bezalel de Jérusalem, puis à Zurich auprès de Johannes Itten, ancien professeur du Bauhaus. Sa formation inclut l’histoire de l’art, l’architecture et la composition musicale.

Yaacov Agam est recruté comme graphiste par des agences de publicité.
Il arrive à Paris en 1951 et travaille dans l’atelier de Jean Dewasne.
Orchestration visuelle
Un de ses « tableaux transformables » le fait remarquer.
C’est à Paris qu’en octobre 1953 la galerie Craven présente Tableaux transformables première exposition personnelle cet artiste âgé de 25 ans et qui innove en « introduisant la quatrième dimension, celle du temps, de l’espace » et du spirituel picturaux. Yaacov Agam rencontre Brancusi, Fernand Léger, André Breton et Max Ernst.
En 2003, la Galerie Denise René Rive gauche, qui avait présenté en 1955 ses œuvres dans l’exposition collective d’Art cinétique, Le Mouvement, a célébré cet anniversaire, 50 ans après.
Alors que dans les œuvres des artistes cinétiques, les éléments mobiles induisent le mouvement, dans celles de Yaacov Agam, c’est le déplacement du spectateur par rapport à l’œuvre qui génère ce mouvement. Les tableaux de cet artiste sont souvent construits à partir de prismes triangulaires : une face est fixée sur la surface plane de la toile, les deux autres sont peintes avec des motifs géométriques qui créent des effets visuels variés selon l’angle de vision aléatoire du visiteur de l’exposition. Ce qui place aussi celui-ci en état de contributeur à la création artistique.
En 1956, Yaacov Agam participe au Festival d’art d’avant-garde de Marseille et, en 1965, à l’exposition The Responsive Eye au MoMA de New York.
Affectionnant les œuvres monumentales, cet artiste explore l’art cinétique en peinture modulaire, sculpture et architecture, et reçoit nombre de commandes. Citons le mur de la Paix au Parlement du Conseil de l’Europe à Strasbourg, la Faculté des Sciences à Montpellier, la « Fontaine du feu et de l’eau » à Tel Aviv, une façade pour « Torre Bosques Building » à Mexico ou celles colorées pour des immeubles KOC à Prague.
En 1971, Yaacov Agam réalise le salon de l’Elysée, une commande de l’Etat sous la présidence de Georges Pompidou. Il aménage l’antichambre des appartements privés du Palais de l’Elysée. Cet espace dit le Salon Agam est exposé au Centre Pompidou, à Paris.
En 1988, ce plasticien crée la Fontaine Monumentale de la Défense, intégrant sculpture, lumière et orchestration musicale de jets d’eau.
Parmi les premiers en France à utiliser la vidéo comme medium, Yaacov Agam innove au début des années 1980 en une installation d’écrans de télévision diffusant ses œuvres en renouvellement constant en raison de l’image électronique mobile.

Yaacov Agam expose et est honoré de prix fameux aux Etats-Unis, au Japon…
Parallèlement, ce plasticien s’illustre dans d’autres disciplines artistiques : la musique, la littérature – il écrit des contes pour enfants -, le cinéma et le théâtre.
En 1996, cet amateur de jeux de mots, plutôt de lettres, a reçu le Prix Comenius de l’UNESCO pour l’invention pédagogique la plus novatrice : une méthode de langage non verbal par une « grammaire visuelle ». De nombreux jardins d’enfants de l’Education nationale et l’institut de Sciences Weizman de Rehovot recourent à son programme.
Ce fils du rabbin Yehoshua Gibstein respecte l’interdiction de toute image gravée de la réalité. « Les formes et les couleurs apparaissent, fusionnent ou disparaissent selon l’évolution de l’orchestration visuelle. Partant d’une image « minimaliste » j’aboutis à une expression « maximaliste », ce qui ne peut être fait avec une œuvre statique en deux dimensions », explique Yaacov Agam.
La réalité est au-delà du visible. Selon l’angle de vision de l’œuvre, celle-ci change complètement. Comme la vie, chaque composition riche de potentialités est en constant devenir (« Sensibilité »), parfois illustrant des thèmes graves (« Guerre et paix »).
Agam invite à s’interroger sur le présent, le passé dans une démarche où le temps semble aboli.
L’imprégnation juive ? L’arc-en-ciel symbolise l’accord entre Dieu et l’homme. On retrouve ses couleurs ou sa forme dans maints tableaux en relief.
En symétrie de cet arc-en-ciel biblique, c’est la ménorah que l’on devine (« Amitié »). « Orchestration formes, structure, couleur » comprend 18 carrés blancs, le nombre de la vie (« Haï »)…
-En 2011,  la galerie Meyer Zafra et le château de Lagarde, deux expositions collectives ont présenté les œuvres de cet artiste israélien qui a créé l’art cinétique.


En 2012, dans le cadre de l’exposition collective Green Spring, la galerie Meyer Zafra présente Espace Double (2010).


Jusqu’au 15 avril 2012
A la galerie Meyer Zafra
4, rue Mahler. 75004 Paris
Tél. : + 33 (1) 42 77 05 34
Du lundi au samedi de 11 h à 19 h
Dimanche de 15 h à 19 h

Vernissage le jeudi 8 mars 2012 à partir de 18 h 30

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