27 janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de la Shoah et de la prévention des crimes contre l’humanité / Les confessions de Michka, par Thérèse Zrihen-Dvir / Poème

27 janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité

Même si les antisémites à travers le monde se moquent de la Shoah et disent en avoir assez de son évocation, même si l’Europe refuse de plus en plus d’enseigner cette partie de l’histoire à sa jeunesse, les Juifs et amis des Juifs ne se tairont jamais. Ils continueront à honorer, d’année en année, la mémoire de ces victimes. Bien qu’il y ait eu de nombreuses autres victimes, c’est bien en priorité le génocide des Juifs qui était recherché.

Hitler a voulu les  éliminer définitivement, provoquant malgré lui, par le biais de la Providence toujours aux côtés d’Israël, fusse de manière cachée, la restitution d’une partie de leurs terres et l’heureux retour en toute légalité dans cet ancien pays nommé du nom du patriarche hébreu Jacob ISRAËL, un nom qui lui fut donné par Hachem Lui-Même, cela avant que les pseudo-palestiniens ne persuadent nombre d’entre nous par leur propagande hautement haineuse et mensongère qu’ils étaient là-bas chez eux dans l’ancien/nouveau pays des Juifs.

Ainsi, désormais, sentant venir le retour d’une situation identique, voire, pire que la première qui a causé tant de morts en Europe, dont plus de 6 millions de Juifs, chaque juif a maintenant la possibilité de retourner vers sa mère-patrie, celle qui attend son retour en masse depuis tant de millénaires et non au pays de l’Oncle Sam ou tout autre qu’ils seront aussi obligés de fuir un jour ou l’autre…     _________________________________________________________

L’antisémitisme en France et dans le monde est en constante augmentation, la commémoration internationale de la Shoah, le 27 janvier 2014,  si elle est absolument indispensable, suffira-t-elle à stopper cette ignominie ? 
Au moment où l’UNESCO reporte une exposition sur les liens du peuple juif avec la terre d’Israël, « Book, People, Land – The 3,500 Year Relationship of the Jewish People With the Holy Land”,  nous en doutons.
Rappelons aussi que « l’antisonisme »   n’est qu’une forme déguisée de l’antisémitisme. (NDLR)

En 2002, les ministres européens de l’Éducation ont adopté à l’initiative du Conseil de l’Europe la déclaration instituant la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires des États membres. La France, et récemment l’ONU, ont retenu la date du 27 janvier, date de la découverte du camp d’Auschwitz par l’armée soviétique, pour instituer cette journée du souvenir…

Lire la suite : 27 janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocaust et de la prévention des crimes contre l’humanité

(Source : Europe-Israël)

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Les confessions de Michka, par Thérèse Zrihen-Dvir

« Homo homini lupus »
Tout ce qui, de près ou loin, touche à la Shoah est marqué le plus souvent du sceau de l’hystérie, bien plus rarement de la volonté d’explorer to us les  possibles d’une manière objective. Nous en arrivons alors à deux conceptions extrêmes : d’une part ceux, qui après avoir dépassé le négationnisme des chambres à gaz, iront jusqu’à remettre en cause l’holocauste lui-même en contestant la moindre mort d’un gamin dans un ghetto et d’autre part ceux prêts à tout pour étayer l’inénarrable souffrance des victimes et la spécificité indépassable du génocide en croyant un jour peut-être à l’intervention d’extra-terrestres dans le sauvetage des innocents.

Ainsi la question qui nous est posée est périlleuse, elle nous demande de garder notre intégrité et notre lucidité sans abandonner lâchement le sujet.

C’est ce que tente de faire Thérèse Zrihen-Dvir dans son dernier ouvrage : Les confessions de Michka. L’affaire est délicate. Sur la couverture un beau portrait d’un garçon aux yeux clairs, un couple de loups et une phrase en exergue : « Certains ont réellement survécu avec les loups ». Nous comprenons très vite de quoi il s’agit : Un enfant juif d’une dizaine d’années, suite à l’invasion, par les nazis, lors de l’opération Barbarossa, de la partie Est de la Pologne s’enfuit du ghetto de Bialystok. Après de rudes péripéties, il passera trois ans et demi en forêt avec des loups comme compagnons … On pense évidemment au scandale que provoqua le livre « Survivre avec les loups » de la faussaire Misha Defonseca.

Thérèse Zrihen-Dvir, mon amie Thérèse, ne fait pas l’impasse dessus. Elle le transforme même en angle d’attaque dès le début : « L’imposture devait-elle enterrer à tout jamais l’expérience probablement vécue par d’autres ? Ne leur avait-elle pas, sans les connaître, volé leur propre histoire ? L’injustice et la négation devaient-elles ponctuer définitivement son mensonge ? ».

Elle a rencontré Michka à Haïfa dans un appartement « littéralement envahi par un foisonnement de fleurs et une végétation luxuriante ». Michka est sûrement toujours en forêt et les odeurs, les couleurs doivent lui rappeler la sécurité relative, mais bien réelle, des bois de son enfance tragique. Nous ne doutons pas en progressant dans la lecture des drames passés, de la culpabilisation d’avoir laissé les siens à la férocité des bourreaux et dans un réflexe animal d’avoir d’abord « sauvé sa peau ». Mais pour survivre, avant de trouver l’aide miraculeuse de la nature, Michka mentira un peu à tout le monde, aux polonais comme aux allemands, aux « âmes généreuses » comme aux chasseurs de juifs. Il dira lui-même : «  J’étais devenu un voleur et un affabulateur … Un fieffé coquin en somme. Mais où donc est la vérité dans ce bas monde où l’arbitraire règne en maître absolu ? Et qui suis-je au fond ? »

Michka a survécu mais tous ses repères ont volé en éclats tranchants et sanglants. Que restait-il de l’enfance, des souvenirs des jours simples, monotones et heureux, des visages de ses parents, de son frère et de sa sœur ?..

Lire la suite : Les confessions de Michka, de Thérèse Zrihen-Dvir

(Source : Europe-Israël)

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                               Mémorial Yad Vashem – photo louyehi

Poème

Que ceux qui ont connu la déportation et subi les atrocités des camps de la mort veuillent me pardonner d’oser parler de quelque chose que je n’ai pas connu et qui a priori ne me concerne pas, car non juive. Mais il se trouve qu’étant jeune fille au pair à l’époque, (à l’occasion de la visite officielle au camp de Dachau du chef de la famille qui m’hébergeait, cette famille se rendit à Dachau avec ses 5 enfants à l’occasion du 30ème anniversaire de la libération des camps, visite au cours de laquelle cette personne, qui était alors ministre du culte et de l’éducation du Land de Bavière devait prononcer un discours public).  Cependant, c’est un sujet qui m’a si profondément touchée comme il touche tout homme digne de ce nom, et le monde ne doit ni nier ni oublier. Le souvenir de ce camp de concentration est resté enfoui pendant des décennies au plus profond de mon être et a ressurgi ces dernières années. C’est donc un hommage venu du fond du coeur que j’ai voulu rendre à ces hommes et femmes-là, surtout à la lumière de l’actualité si scandaleuse et si honteuse que nous vivons malheureusement encore aujourd’hui si douloureusement.

HOMMAGE AUX VICTIMES DU CAMP DE DACHAU ET DES AUTRES…

En ce temps, à Munich, ‘au pair’ en Bavière,

Bien que timide j’étais alors très fière

De ce que là-bas ‘ma liberté je nommais ;

Plus cinglante leçon je ne reçus jamais.

En cet anniversaire, jeune encor j’étais.

En arrivant là-bas, insouciante et gaie

Entre les cinq enfants et les parents, sérieux,

La mine recueillie. Nous, nous étions heureux.

Pourtant, très profond en moi sont restés gravés

Ces douloureux moments. J’en fus bouleversée.

Ne pourrons jamais, nous qui ne l’avons vécu,

Raconter ni savoir ce que ce calvaire fut.

Espérons que jamais plus cela ne sera.

Une baraque. Témoin muet. Mais là-bas

Résonnaient encore les pleurs, les gémissements

Et des gardiens sans coeur les cris, les hurlements.

Tout imprégné encor était l’air de là-bas

De l’indicible souffrance de ces temps-là :

Coups de bottes, coups de crosse, dans les larmes

Ces baraques témoignent de tant de drames…

Tous pris au dépourvu chez eux ou dans la rue.

Dans ces camps, bien qu’étant le corps et l’âme nus,

Qu’avec ventre creux et haine on les voulait

Animaux sauvages, on les annihilait ;

Mais bêtes point n’étaient malgré leur apparence,

Comme leurs bourreaux voulaient tant qu’on le pense

Et aucun mauvais traitement, si dur fût-il

Ne les y réduisit. Tous furent inutiles :

Transportés. Parqués. Fusillés. Gazés. Brûlés.

Dans leur monde de malheur, dans la dignité

Hommes, femmes, enfants comme fleurs se fanaient,

‘D’inamour’, de mal être là-bas s’éteignaient.

Les paysages que virent ces malheureux

Avant que de rendre leur âme noble à D.ieu

Furent les derniers de désormais courtes vies

Entrevus par la fente d’un wagon noirci.

Lentement, ces vies-là se libéraient sans bruit…

S’envolaient alors tristesse, abandon, vie…

Heures… jours… semaines… mois… de tous oubliés…

Bleus au corps. Bleus à l’âme. Bleus à l’humanité.

Sensible’Anne. Vive et pétillante ado…

J’avais lu son journal quelques années plus tôt.

Elle incarnait joie, vie, humour ; et elle aussi

Fut assassinée : camps… désespoir… maladie…

Mais qu’on ne dise pas que ces gens ont péri

Comme mouton à l’abattoir, vision ternie !

Tant d’entre eux, jeunes et vieux, là et au ghetto,

Morts en héros défendaient vie et idéaux !

Cependant, qui eût jamais bien pu croire

Que des ‘hommes’ aient pu se faire une gloire

D’exterminer ainsi leurs semblables, au nom

De frustrations, d’envies, par pure déraison ?

Pourtant ces homme-là n’ont pas en vain péri.

Leur souvenir reste présent, même pour qui

N’a pas connu ces temps honnis de l’histoire.

Même si certains voudraient ne plus le savoir

Pour mieux, à la prochaine occasion, recommencer

Sous d’autres formes, plus nouvelles, plus variées…

Mais après trente ans, soixante ans même, ils sont

Toujours aussi vivants en nous tous qui avons

L’amour des hommes, nos semblables. Nous voilà

Plus nombreux et plus forts que tous ces scélérats

Qui veulent d’un peuple l’entière destruction.

Nous savons que jamais, ceux-ci n’y parviendront !

Maryse

(modifié le 27.01.2014)

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