Famine en Syrie / Le clan Assad : l’arme de la faim

yarmouk

Pendant ce temps, l’occident engraisse les « palestiniens » de Gaza et de Judée Samarie déjà bien gras … Entend-ton les nations s’insurger, protester ou apporter leur aide ??? Non bien sûr ! Car il y a beaucoup plus grave que la mort de ces pauvres civils syriens : dénoncer « l’apartheid en Israël » et « l’occupation des terres palestiniennes par les Juifs » !!

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La dernière chose qu’un petit syrien de 3 ans a dite avant de mourir : « Je dirai tout à D.ieu » Nous ne doutons pas que ce petit ange a été entendu du Créateur et que ses bourreaux seront châtiés à hauteur de leur crime.

MEMRI Middle East Media Research Institute

Le régime syrien aux opposants : « Rendez-vous ou mourez de faim »

Par : N. Mozes et E. Ezrahi *

Introduction

Depuis trois ans, le régime de Bachar Al-Assad en Syrie mène une guerre sanglante contre ses opposants, sans faire de distinction entre combattants et civils, et sans pour autant réussir à les vaincre. Fort de ses armes chimiques, ses missiles Scud, son artillerie lourde et ses « bombes à canon », le régime verrouille une à une les enclaves de l´opposition, particulièrement dans les sites stratégiques tels que Damas et Homs. Depuis septembre 2013, ces régions traversent une crise humanitaire sévère, dues à des pénuries alimentaires graves. Les rapports font état de plusieurs dizaines de personnes mortes de faim, et de milliers de personnes à risque.

L´opposition syrienne a maintes fois alerté la communauté internationale de ce qu´elle appelle une politique délibérée de famine pratiquée par le régime syrien. En octobre 2013, le célèbre opposant syrien Michel Kilo, membre de la Coalition nationale des forces de l´opposition et de la révolution(ci-après : La Coalition nationale) écrit dans le quotidien saoudien Al-Sharq Al-Awsat basé à Londres : « L´ombre de la mort plane sur près de deux millions de personnes résidant dans les zones assiégées. » L´opposition appelle la communauté internationale à garantir un passage sécurisé pour l´aide humanitaire. Dans le même temps, des militants à l´intérieur et à l´extérieur de la Syrie lancent des campagnes sur les médias sociaux pour attirer l´attention générale et exhorter le public à faire pression sur les dirigeants pour qu’ils mettent fin au siège.

A Ariha, dans la province d'Idlib. Depuis des semaines, des mois parfois, des régions entières de Syrie assiégées par les forces de Bachar al Assad ou, plus rarement, les rebelles, n'ont plus aucun accès extérieur à la nourriture et aux soins. /Photo prise le 8 septembre 2013/REUTERS/Houssam Abo Dabak


Ces rapports ont causé quelques remous sur la scène internationale ; des États et organismes ont d’ores et déjà appelé le régime syrien à autoriser l’accès à l´aide humanitaire dans ces zones, mais en vain. Début octobre 2013, le Conseil de sécurité de l’ONU a publié une déclaration présidentielle appelant le gouvernement syrien à autoriser dans l’heure le passage des livraisons d´aide et exhortant toutes les parties du conflit à déclarer un cessez-le-feu pour faciliter l’opération. Le même mois, le Secrétaire d´Etat américain John Kerry déclarait au magazine Foreign Policy que le régime syrien empêchait systématiquement médicaments et denrées alimentaires de gagner une grande partie de la population, appelant la communauté internationale à une action déterminée pour que l’aide parvienne aux civils syriens. En novembre 2013, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a incité l´UE à faire pression sur le régime syrien qui, selon lui, « utilise la famine comme arme dans le conflit ».

JPEG - 33.8 koMohammed, 14 ans – Photo : Ghassan Najjar


D’après des rapports récents, plusieurs pays arabes et occidentaux exigeraient une résolution du Conseil de sécurité statuant l’obligation des deux parties à autoriser le transfert de l´aide humanitaire aux résidents. Mais la Russie et la Chine pourraient tenter de faire une fois de plus obstacle, comme elles l’ont déjà fait pour trois propositions de résolutions sur la crise syrienne.

Des tentatives internationales et locales ont également été mises en œuvre pour lever le siège dans des endroits précis. Lors du premier tour des pourparlers de Genève 2, entamés le 24 janvier 2014, le modérateur Lakhdar Brahimi, également envoyé spécial de l´ONU et de la Ligue arabe en Syrie, a tenté d´apaiser les tensions avec la signature d’un accord visant à lever le siège sur Homs. L´Autorité palestinienne (AP) a également établi des contacts avec le régime syrien pour permettre l’entrée de l´aide humanitaire dans le camp de réfugiés d´Al-Yarmouk.

JPEG - 35.8 koFondant en larmes, cet homme arrive juste à nous dire : « ne nous oubliez pas ! » – Photo : Ghassan Najjar


Depuis, le siège aurait été levé en plusieurs lieux, y compris Al-Yarmouk et Moadamiyet Al-Sham, dans certains cas suite à un cessez-le-feu entre les forces du régime et les rebelles.

En outre, avant le second tour des pourparlers Genève 2, le régime syrien, les forces d´opposition locales et l´ONU ont déclaré un cessez-le feu de plusieurs jours à Homs pour permettre aux civils de partir, et permettre le transfert de l´aide humanitaire. Jusqu´à présent, plusieurs centaines de personnes, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été évacuées, et l´aide humanitaire aurait gagné la ville. Toutefois, le cessez-le-feu est régulièrement violé, chaque camp accusant l’autre de ces violations.

JPEG - 53.3 koLes survivants attendent une distribution de nourriture – Photo : Ghassan Najjar


Il est manifestement dans l´intérêt du régime syrien de parvenir à une entente avec les acteurs locaux, ce qui lui permettrait de contourner la Coalition nationale et la communauté internationale. S’il y parvient, il créera l´impression que la Coalition nationale ne représente pas les forces rebelles et montrera au monde qu’une intervention internationale n’est pas nécessaire.

L´opposition syrienne a critiqué les accords locaux qui exigent l´évacuation des habitants des zones assiégées. Les membres de la Coalition nationale soutiennent que l´évacuation des résidents précède un bombardement massif des quartiers évacués ou leur repeuplement par des partisans du régime.

Pour l’heure, il semble que les tentatives des pays arabes et occidentaux pour gérer la crise humanitaire syrienne n’ont connu qu’un succès limité : la détresse du peuple reste sans réponse.

L´utilisation de l´arme de la famine par le régime reflète l´escalade du conflit et l´impuissance des acteurs arabes et internationaux face à cette crise.

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Syrie: l'arme de la faim

La Croix rouge internationale et le Croissant rouge syrien ont évacué 3000 civils en octobre -enfants, femmes et hommes âgés- de Mouadamiya, ville assiégée de la Ghouta orientale, près de Damas. Mais plusieurs milliers de personnes y sont toujours sous blocus et manquent de vivres et de médicaments.  __________________________________________________________

Le clan Assad : l’arme de la faim

Plusieurs villes et quartiers aux mains de l’opposition sont assiégés et volontairement affamés par le régime de Bachar el-Assad. L’objectif est de punir et de briser toute velleité de résistance.

L’imagination du clan Assad pour mater les Syriens réfractaires à sa domination est sans borne. Après les roquettes, les missiles, les bombes aérosol ou incendiaires, les armes chimiques, il emploie désormais l’arme de la faim. 

Plusieurs zones rebelles ou quartiers assiégés sont en proie à la pénurie d’aliments mais aussi de médicaments. La ville de Mouadamiya, dans la Ghouta, le camp de Yarmouk, ainsi que les quartiers de Homs aux mains des insurgés sont asphyxiés et par les forces armées syriennes. 

Ces pénuries ne sont pas un effet secondaire du conflit. « Elles sont sciemment organisées par le régime pour épuiser la population. Il s’agit de ‘l’affamer et la mettre à genoux’ selon l’expression consacrée », explique Ziad Majed, politologue spécialiste de la Syrie. 

Quatre mois de siège au camp de Yarmouk

Assiégé depuis l’hiver dernier, le camp palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, est soumis à un blocus depuis plus de quatre mois. Celui-ci interdit aux « civils à l’extérieur et à l’intérieur du camp de s’approcher du barrage situé à l’entrée du camp », alertait déjà cet été un appel rédigé par des associations palestiniennes de Syrie. La situation n’a fait que s’aggraver depuis.  

« Les convois humanitaires, de nourriture ou de médicaments sont interceptés. Quand des femmes essaient de rentrer à Yarmouk, elles sont arrêtées, fouillées, et si elles acheminent des denrées alimentaires, celles-ci sont confisquées », précise Ziad Majed. 

Du demi million d’habitants qu’abritait le camp avant le début de l’assaut du régime il y a un an, beaucoup ont fui. Mais il resterait encore environ 50 000 civils piégés dans ce réduit, selon des chercheurs de l’Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient. A Homs, près de 5000 personnes seraient isolées dans la vieille ville d’après ces même chercheurs.  

Aux pénuries s’ajoutent les bombardements

A Mouadamiya, l’une des villes de la Ghouta, la banlieue de Damas, frappée par l’attaque chimique du 21 aout, quelque 12 000 personnes étaient assiégées en septembre dernier, selon le Centre de documentation sur les violations en Syrie

Lire la suite :  http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-l-arme-de-la-faim_1299498.html#qgzCcR3IBl3Lp6bR.99

(Source : L’Express)

Plusieurs villes et quartiers aux mains de l’opposition sont assiégés et volontairement affamés par le régime de Bachar el-Assad. L’objectif est de punir et de briser toute velleité de résistance.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-l-arme-de-la-faim_1299498.html#qgzCcR3IBl3Lp6bR.99
Syrie: l'arme de la faim

La Croix rouge internationale et le Croissant rouge syrien ont évacué 3000 civils en octobre -enfants, femmes et hommes âgés- de Mouadamiya, ville assiégée de la Ghouta orientale, près de Damas. Mais plusieurs milliers de personnes y sont toujours sous blocus et manquent de vivres et de médicaments.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-l-arme-de-la-faim_1299498.html#qgzCcR3IBl3Lp6bR.99

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