L’horreur antisémite est en marche en France, par Guy Milliere / Pogrom à Paris : le silence des médias français, par Jean Szlamowicz

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 L’Etat français, complice invetere des barbares usurpateurs arabes et autres antisémites contre les Juifs de France !

Je sais. On me dira que ce n’est pas la première fois qu’on défile dans Paris en vociférant contre Israël.  C’est exact. Cela se produit à chaque fois qu’Israël est agressé et doit répondre aux agressions. Israël est le seul pays qui, aux yeux de certaines personnes, est censé ne pas répondre aux agressions qu’il subit et à subir des cris de haine lorsqu’il répond aux agressions.

Ce n’est pas la première fois non plus qu’on défile dans Paris en criant « mort aux Juifs ». Au cours de cette année, c’est, très exactement, je pense, la deuxième fois : la première fois, c’était au cours de la manifestation appelée « Jour de Colère ». Cela fait deux fois de trop. A la sinistre époque de la Collaboration, des gens criaient « mort aux Juifs » lors du passage des véhicules qui emmenaient hommes, femmes et enfants porteurs de l’étoile jaune vers Drancy. Entendre à nouveau ces mots réveille d’effroyables souvenirs.

Ce n’est peut-être pas la première fois qu’on manifeste en criant « Hitler avait raison ». Mais je n’ai pas connaissance d’une autre fois où cela s’est produit. A la sinistre époque de la Collaboration, des gens ne criaient pas « Hitler a raison », mais ils semblaient le penser très fort. Entendre ces mots, accolés à « Mort aux Juifs » donne la nausée et suscite le dégoût.

Ce n’est pas la première fois qu’en lisière d’une manifestation de haine « anti-israélienne », des magasins juifs sont attaqués, mais c’est la première fois à ma connaissance qu’une horde soutenant explicitement une organisation à buts génocidaires se dirige vers une synagogue aux fins de la prendre d’assaut et de s’y livrer à des violences potentiellement meurtrières.

Cela s’est passé dimanche 13 juillet, dans le onzième arrondissement. La manifestation a réuni vingt-cinq mille personnes.

Peu de temps auparavant, une autre synagogue avait été attaquée, en banlieue Est.

J’ai déjà écrit ici qu’il y avait quelque chose de pourri dans la société française. Je ne peux qu’être conduit à le répéter…

Lire la suite : L’horreur antisémite est en marche en France

(Source : JSS News)

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Pogrom à Paris : le silence des médias français par Jean Szlamowicz

Pogrom a Paris : le silence des medias français, par Jean Szlamovicz

La narration des événements construit leur perception et la terminologie utilisée permet de manipuler la vision des faits. En France, quand des centaines de jihadistes veulent casser du Juif, il s’agit de « tensions » ou de « heurts ». Face à des émeutes anti-juives à Paris, comme d’habitude pour les médias officiels, il n’y a rien à signaler…

Par Jean Szlamowicz, Professeur des Universités, linguiste, auteur de Détrompez-vous ! Les étranges indignations de Stéphane Hessel décryptées (éditions Intervalles)

. Suite aux manifestations jihadistes contre Israël du 13 juillet à Paris et à l’attaque de la synagogue de la rue de la Roquette, le schéma narratif habituel des médias français s’est mis en place : atténuation des faits, justification des attaques et retournement de l’accusation contre les Juifs.

Le caractère volontariste de cette narration mensongère, aisément démontable par l’analyse de texte, constitue un véritable scandale qui met en péril les principes républicains et le droit à une information qui rende véritablement compte de la situation d’insécurité existant en France, pour les Juifs comme pour toute personne s’opposant aux islamistes.

De l’atténuation à la falsification

L’article de l’AFP, recopiée littéralement par Libération (http://www.liberation.fr/societe/2014/07/13/des-heurts-a-paris-a-l-issue-d-une-manifestation-pro-palestinienne_1063299) ou 20 minutes, a servi de base à la plupart des compte-rendu. Cette dépêche construit minutieusement une version expurgée de la tentative de pogrom. A lire ce texte lénifiant, on croirait qu’il ne s’est rien passé : cette atténuation même contribue à présenter les Juifs comme des paranoïaques.

L’article ne cesse de rappeler le caractère innocent de la manifestation, ce qui en sauvegarde les revendications :

– « Dimanche, des heurts ont émaillé la fin de la manifestation parisienne. ». On remarque la poétisation (avec le cliché journalistique que constitue la métaphore de l’émail) et le rejet des heurts comme appendices non définitoires de la manifestation. Rappelons que le défilé a constitué un véritable appel à la guerre sainte en brandissant des effigies de roquettes à envoyer sur Israël (que les manifestants embrassaient !) et en criant « Allahou Akbar », « Mort aux Juifs », « Sales Blancs », « On va vous cramer », « Hitler avait raison ».

– L’auteur de l’article ne cesse de minimiser les faits :

« Des heurts limités avec les forces de l’ordre ont éclaté dans certaines rues. »

« Des dégâts légers ont été causé à des devantures de commerces. »

« Les échauffourées n’ont pas duré très longtemps et ne se sont pas propagées au reste de la manifestation »

« Selon la préfecture de police, ces heurts étaient dus à de petits groupes de jeunes gens qui ont été «facilement contenus». Il n’y a pas eu de blessés. Il y a eu six interpellations. »

« Samedi, des manifestations similaires avaient eu lieu dans le calme à Bordeaux […] et à Marseille. »

« Limités », « légers », « pas très longtemps », « petits groupes », « pas de blessés », « calme »… il s’agirait en somme d’un non-événement. Pourtant, les vidéos abondantes qui ont été prises par des riverains donnent une autre image de ce qui a bel et bien été l’assaut d’une synagogue. Une description plus objective ferait état d’attaque à l’aide de battes de base-ball et de barres de fer (les outils naturels d’une manifestation pacifique, bien sûr, sans aucune préméditation d’agression), de Juifs terrés dans la synagogue pour ne pas se faire lyncher, des passants insultés, des membres de la LDJ empêchant les émeutiers d’investir la synagogue, des brigades d’émeutiers avec barres de fer se baladant rue des Rosiers ou rue de Turenne pour tenter de casser les « magasins juifs ».

En présentant les faits à sa manière, l’article établit une version officielle qu’il sera très difficile de remettre en cause sans paraître avoir une position de parti pris subjective. Précisons que, dans la gestion du récit, l’anonymat du texte de l’AFP contribue à son effet d’autorité : il n’est pas attribuable à une personne spécifique, mais émane d’une autorité, ce qui tend à présenter son contenu comme factuel et objectif.

– ‘Dans le calme, la foule, très jeune et féminine, a scandé des slogans comme: «Nous sommes tous des Palestiniens!», «Israël assassin!» ou «Une seule solution, fin de l’occupation!».’

L’innocence féminine est invoquée par le journaliste afin de dédouaner le cortège de toute accusation de violence. Comme si les femmes ne pouvaient pas être militantes et comme si leur mise en avant ne faisait pas partie d’une stratégie de communication. La réalité du défilé n’était d’ailleurs pas sa féminité et une telle présentation est d’emblée une falsification.

– « En marge de la manifestation, «certains individus ont provoqué des troubles et ont essayé de pénétrer par la force dans deux synagogues situées rue des Tournelles et rue de la Roquette» mais «en ont été empêchés par les forces de l’ordre», a dénoncé dans un communiqué la maire de Paris Anne Hidalgo, appelant «au calme face aux tensions» au Proche-Orient.

Le recours insistant aux mêmes techniques rhétoriques pour minorer les faits est à l’œuvre : « en marge de la manifestation » permet une nouvelle fois de dissocier l’attaque de la synagogue des positions politiques exprimées par la manifestation. La notion d’« individu » permet de souligner le caractère isolé de l’initiative alors qu’une bonne centaine de personnes a investi la rue de la Roquette.

– Dans sa construction même, l’article manipule le récit. En donnant d’abord la parole à la version « pro-palestinienne », le texte construit une narration première que l’ajout d’une parole juive en fin d’article ne viendra pas modifier. C’est une tactique narrative classique : on établit une version des faits avec des termes virulents et, pour donner l’impression d’un équilibre des positions, on donne ensuite la parole à une autre version, quantitativement moins importante, stylistiquement moins percutante et augmentée de soupçons (« Le président du Consistoire central, Joël Mergui, a affirmé que […] » revient à donner à ses propos une valeur strictement subjective).

Que de telles manifestations soient autorisées malgré leur risque évident pour l’ordre public en dit long sur la peur des pouvoirs publics vis-à-vis d’une entité désormais bien réelle en France, à savoir « la rue arabe », facteur d’émeute latent. Cette peur est prolongée par le retrait critique des médias qui préfèrent « comprendre » les manifestants que les fustiger pour ce qu’ils sont, à savoir des islamistes antisémites violents.

Justification

– L’article reproduit avec une gourmandise patente les slogans de la manifestation qui présentent Gaza comme victime d’Israël (‘Au lendemain de la «petite finale» du Mondial de football, une pancarte indiquait «Brésil-Pays-Bas 0-3, Israël-Gaza 0-125 tués. Qu’attend le monde pour réagir?»’). L’article décide de faire l’impasse sur les « Allahou Akbar » et les « Morts aux Juifs » qui ne sont pas mentionnés.

– « De nombreux manifestants portaient à bout de bras des pancartes sur lesquelles ils avaient collé des photos, tirées de sites web, représentant des enfants palestiniens tués ou blessés, des maisons rasées ou des champignons de fumée montant de quartier de Gaza bombardés. »

L’auteur de l’article n’exprime aucun recul sur la réalité décrite par ces pancartes qui sont présentées comme décrivant des faits. On sait pourtant (même Libération l’a reconnu !) que ces images proviennent pour la plupart de Syrie.

– Le texte cite les propos des manifestants avec une neutralité de complaisance qui revient à promouvoir le discours ainsi reproduit sans aucune distance critique et sans correction des faits : «Je suis venu pour dire non à ce massacre», a dit à l’AFP Amid Hamadouch, 30 ans, un autocollant «Boycott d’Israël, Etat raciste» sur son blouson.«Ils bombardent des innocents. Il y a certes des missiles lancés du côté du Hamas, mais la riposte israélienne est disproportionnée. Ils attaquent la population civile et non les responsables du Hamas.»

En reproduisant les arguments des manifestants, l’article abonde dans le sens de leur discours et justifie les appels à la violence auxquels ils participent. Le procédé stylistique de l’hypotypose contribue à rendre vivante l’horreur de la guerre (portraits d’enfants tués, bombardements, etc.) : cet appel à l’émotion est cependant largement biaisé puisqu’il ne montre jamais d’autre point de vue que celui du Hamas. On ne verra donc pas les morts arabes causés par les propres roquettes du Hamas, les opposants politiques assassinés, les civils forcés de servir de boucliers contre les frappes envers les maisons des dirigeants du Hamas, les enfants dans des camps d’entraînement militaire. Aucun remarque des journalistes pour souligner que la population est otage du Hamas, que le Hamas se glorifie des ses propres morts qu’il cherche à provoquer (sa devise : « Nous aimons la mort plus que les Juifs n’aiment la vie »). Aucun journaliste pour préciser que les images évoquées viennent en réalité de Syrie. Aucun journaliste pour décrire comment Tsahal prévient la population des frappes ultra-ciblées (tract, appels et sms, frappes d’avertissement pour laisser le temps d’évacuer). Aucun journaliste pour rappeler que 120 morts en 500 raids aériens, c’est justement la preuve de la retenue israélienne (Nuremberg, en janvier 1945, c’est 1700 morts en 40 minutes ; Dresde, en février 1945, c’est 25 000 morts en deux jours). Aucun journaliste pour rappeler ce qu’est le Hamas, organisation jihadiste terroriste suprémaciste avec Hitler comme référence militaire…

Lire la suite : Pogrom à Paris : le silence des médias français par Jean Szlamowicz

(Source : Israel-flash)

2 réponses à “L’horreur antisémite est en marche en France, par Guy Milliere / Pogrom à Paris : le silence des médias français, par Jean Szlamowicz

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