19 SEPTEMBRE 1941 : Massacre de Babi Yar

https://i1.wp.com/www.berdichev.org/imagens/Babi%20Yar-74.jpg  Le massacre des Juifs à  Babi Yar

Möglicherweise empfand Hähle Mitleid mit den Opfern; so jedenfalls kann man dieses arrangierte Foto deuten, auf dem Kinderschuhe neben einem Kinderausweis liegen. Wenig später waren auch diese Spuren verschwunden. ________________________________________

Le massacre de Babi Yar est le plus grand massacre de la Shoah par balles menée par les Einsatzgruppen nazis en URSS : 33 771 personnes1 (juifs, prisonniers de guerre soviétiques, communistes, Roms, nationalistes ukrainiens et otages civils) furent assassinés par les nazis et leurs collaborateurs locaux principalement les 29 et 30 septembre 1941 aux abords du ravin de Babi Yar.
Ce ravin (« ravin des bonnes femmes »2 ; en russe : Бабий Яр ; en ukrainien : Бабин Яр, Babyn Yar ; en polonais : Babi Jar) est un lieu-dit la ville de Kiev (Ukraine) entre les quartiers de Louk’ianivka (Лук’янівка) et de Syrets’ (Сирець).

Un contexte particulier : la conquête nazie de l’Union soviétique

Arrivée de la Wehrmacht en Ukraine

Carte illustrant l’avancée des Einsatzgruppen à l’Est, en 1941-1942

Le 22 juin 1941, plus de 3 millions de soldats nazis entament l’invasion du territoire soviétique. En quelques semaines, l’occupation des pays baltes et de la partie orientale de la Pologne est effective. Sur quatre millions de juifs vivants en URSS au début de l’opération, un million et demi fuient et les autres tombent sous le contrôle des forces nazies. Babi Yar marque une étape importante dans le processus d’extermination des Juifs dans l’Union soviétique qu’a été la « Shoah par balles ». L’armée allemande a en effet l’ordre de conduire durant l’été 1941, en cent jours, une guerre contre l’« ennemi judéo-bolchévique ». La population est alors divisée en trois catégories3 :

  1. les nationalistes ukrainiens dont on recherche la collaboration, notamment dans les actions contre les juifs et les communistes,
  2. les membres du NKVD et les juifs que l’on cherche à exterminer,
  3. le reste de la population que l’on va chercher à asservir.

C’est au tournant de l’été 1941 que l’extermination des juifs soviétiques se met véritablement en marche notamment par la création des einsatzgruppen (« groupes d’intervention ») qui sont répartis en quatre commandos à l’arrière de l’armée, qui couvrent le front pour « assurer la sécurité des territoires occupés », et qui ont pour mission d’assassiner les juifs et commissaires politiques communistes de l’URSS. Chaque commando compte entre 500 et 1 000 hommes. Les différents commandos sont chargés d’« opération mobile de tuerie » (Hilberg). À Kiev, c’est l’einsatzgruppe C, rattaché au groupe Sud de laWehrmacht qui agit.
Le 28 juillet, le Generalmajor Kurt Eberhard, Höherer SS-und Polizeiführer SS-Obergruppenführer Friedrich Jeckeln qui dirige l’einsatzgruppe C, reçut l’ordre d’abattre tous les Juifs d’Ukraine occidentale en suivant la progression des chars allemands. Bien que n’ayant pas encore l’ordre officiel d’extermination par Jeckeln, c’est à partir de début août 1941 que le sonderkommando 4a de l’einsatzgruppe C se déploie réellement en territoire ukrainien (sous le commandement du SS-BrigadeführerOtto Rasch et de l’einsatzgruppe 4a SS-Standartenführer Paul Blobel).

Massacres préliminaires

C’est la pendaison publique de deux juifs suivie de la fusillade de 400 autres juifs accompagnés de civils qui marque le début réel de l’extermination4. Aucun secret n’entoure les massacres qui eurent lieu, contrairement à la prudence qui prévaudra par la suite5.

L’entrée à Kiev et le piège soviétique

Le 19 septembre 1941, la Wehrmacht entra dans Kiev, qui comptait 900 000 habitants dont 120 000 à 130 000 Juifs6.

Les Panzergruppen allemands encerclèrent Kiev pour enfermer une forte concentration de soldats russes. Le 26 septembre 1941, Kiev est prise et plus de 665 000 soldats russes sont faits prisonniers7. A ce moment une grande partie des juifs ont pu quitter la ville8.

Les forces spéciales du NKVD présentes à Kiev connaissant la tactique d’occupation des Allemands avaient préparé un gigantesque piège. L’armée allemande avait pour habitude d’utiliser les installations officielles comme poste de commandements, symbolisant leur prise officielle de pouvoir en s’établissant dans les sièges locaux du gouvernement soviétique mais aussi dans les locaux du Parti Communiste. Ce faisant, le NKVD avait dissimulé plus d’une dizaine de milliers de charges explosives et de mines dans la plupart des bâtiments publics et laissé un commando sur place chargé de les faire sauter une fois les Allemands en position dans l’espoir de décimer le commandement de la Wehrmacht de la zone et renouvelant la longue tradition russe de politique de la terre brûlée.

Les charges furent mises à feu le 24 septembre déclenchant un gigantesque incendie qui dura cinq jours et tua des milliers de soldats allemands9.

« C’était le 24 septembre, vers quatre heures de l’après midi. L’immeuble de la Kommandantur, avec la Monde des enfants au rez-de-chaussée, sauta. […] Une colonne de feu et de fumée jaillit au coin de la rue Proreznaïa. La foule se mit à courir : les uns fuyant le lieu de l’explosion, les autres, au contraire, accourant pour voir. […] La panique s’empara de la foule. L’avenue Krechtchatik était effectivement en train de sauter. »

— Anatoli Kouznetsov, Babi Yar, éditions Robert Laffont, 2011, pp. 83-84

Le général de la Wehrmacht Alfred Jodl témoigne lors de son procès à Nuremberg :

« […] Nous avions à peine occupé la ville, qu’il y eut une suite d’énormes explosions. La plus grande partie du centre-ville était en feu ; 50 000 personnes se trouvaient sans toit. Des soldats allemands furent mobilisés pour combattre l’incendie ; ils subirent d’énormes pertes, car pendant qu’ils luttaient contre le feu, d’autres bombes explosèrent encore… Le commandant de la place de Kiev pensa d’abord que la responsabilité du désastre incombait à la population civile locale. Mais nous avons trouvé un plan de sabotage qui avait été préparé longtemps à l’avance et qui avait listé 50 à 60 objectifs, prévus pour être détruits. Les techniciens ont immédiatement prouvé que le plan était authentique. Au moins 40 autres objectifs étaient prêts à être détruits ; ils devaient sauter grâce à un déclenchement à distance par ondes radio. J’ai eu en mains le plan. »

— Général Alfred Jodl

Ce sont les Juifs de Kiev qui payèrent pour cette ruse de guerre.

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Le massacre

Le martyre des juifs par les nazis

Après les attentats de l’avenue Krechtchatik10 perpétrés par les soviétiques du NKVD en plein cœur de Kiev à la suite de l’arrivée des troupes allemandes dans la ville, ce sont les juifs qui furent tenus pour responsables et subirent le massacre qui suivit à Babi Yar…

Lire la suite : 19 SEPTEMBRE 1941 : Massacre de Babi Yar

(Source : Terre Promise)

Gregory, son of Haim and Feiga Shehtman, was born in Kiev, Ukraine in 1934.  In September 1941, Gregory was taken to Babi Yar, a ravine just outside Kiev, and murdered.:

Les enfants et les bébés n’ont pas été épargnés. Gréory, le fils de ‘Haïm et Feiga Shehtman était né à Kiev, en Ukraine, en 1934. En Septembre 1941, à l’âge de 7 ans, Grégory fut emmené à Babi Yar, jeté tout nu dans un ravin et assassiné.

https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/564x/b5/0d/49/b50d49314971c0f12757c1bc07febdff.jpg

La petite Mania Halef, 2 ans en 1936, fut assassinée pendant l’exécution de masse à Babi Yar. Elle aussi était âgée de7 ans.

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