Le roi Salomon et la construction du premier Temple de Jérusalem

Salomon, peint par Pedro Berruguete(vers 1500)Le roi Salomon par Pedro Berruguete vers 1500 ________________________________________________________

Le jeune roi Salomon et sa légendaire sagesse

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Salomon était le fils de David et de Batcheva. Après la mort de David, il était monté sr le trône. Une nuit, l’Eternel lui apparut en songe et lui dit : « Demande moi ce que tu veux ». Salomon, selon la tradition, alors âgé de 12 ans, répondit : « Eternel, mon D.ieu, Tu m’as établi roi, moi Ton serviteur ! Je suis encore jeune et sans expérience et Ton peuple est nombreux. Donne-moi donc un cœur intelligent, afin que je gouverne justement Ton peuple, et que je sache discerner entre le bien et le mal. » L’Eternel agréa cette demande et dit à Salomon : « Parce que tu ne m’as demandé ni de longs jours, ni de grandes richesses, ni la mort de tes ennemis, mais la sagesse, pour pouvoir rendre la justice, je t’accorde ce que tu as désiré. Je te donne la sagesse et l’intelligence, comme nul ne les a jamais eues, et ne les aura jamais. Mais Je te donne, de plus, ce que tu n’as pas demandé : la richesse et la gloire. Et si tu observes Mes préceptes, comme l’a fait ton père, Je t’accorderai aussi de longs jours. »

Salomon ne tarda pas à manifester la sagesse que D.ieu lui avait accordée. Deux femmes virent un jour se présenter devant lui. L’une dit : « Nous demeurions cette femme et moi dans la même maison. Elle a eu un fils et moi aussi. Or, le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle l’avait étouffé en dormant. Elle s’est alors levée au milieu de la nuit, a pris mon fils pendant que je dormais et, à sa place, a couché le sien. Le matin, lorsque j’ai voulu allaiter mon enfant, il était mort ; mais en y regardant de plus près, je reconnus que ce n’était pas là mon fils. »

L’autre femme interrompit : « Non, ton fils est mort, et le mien est vivant. » La première répliqua : « Non, l’enfant qui est en vie est à moi. » Et elles continuaient à se quereller ainsi. Alors le roi dit : « Allez me chercher une épée ; partagez en deux l’enfant qui vit et donnez-en la moitié à l’une et l’autre moitié à la seconde. » Emue de pitié pour son enfant, la femme dont le fils était vivant dit au roi : « Je t’en supplie, mon seigneur, donne-lui l’enfant vivant, mais ne le tue pas. » L’autre au contraire, s’écria : « Il ne sera ni à moi, ni à toi ; qu’on le partage ! » Et le roi prononça : « Rendez à celle-là l’enfant qui vit ; c’est elle qui est sa mère ; c’est par sa tendresse pour son enfant qu’elle s’est fait connaître. »
Ce jugement fut connu dans tout le royaume, et tout Israël reconnut avec respect qu’il y avait en Salomon une sagesse divine.

L’Eternel avait en effet doué Salomon de tant de sagesse et d’intelligence qu’il surpassa tous les sages de l’Orient et de l’Egypte, et que son nom retentit chez tous les peuples voisins. Il composa 3 000 paraboles et 1005 cantiques ; il discourut sur les végétaux, depuis le cèdre du Liban jusqu’à l’hysope qui rampe sur la muraille ; il traita de même des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons. Ces ouvrages ne nous sont pas parvenus ; mais nous avons de lui 3 livres : les Proverbes, l’Ecclésiaste et le Cantique des cantiques.

Né en 848 avant l’ère commune, Salomon est mort en 796, à l’âge de 52 ans, après avoir régné pendant quarante ans, les plus belles années de toute l’histoire d’Israël. Il est connu comme « le plus sage de tous les hommes. » La Bible raconte que des rois, accourus de partout dans le monde, venaient écouter sa sagesse, qui incluait non seulement celle de la Torah, mais aussi celle dans les connaissances profanes et les sciences.

« Sa gloire se propagea auprès de toutes les nations voisines. Il composa 3 000 paraboles, et 1 005 poèmes. Il discourait sur les arbres, depuis les cèdres de Liban jusqu’à l’hysope qui croît sur les murs. Il discourait aussi sur les animaux, les oiseaux, les créatures rampantes et les poissons. Les gens de toutes les nations venaient entendre la sagesse de Salomon, comme le faisaient tous les rois de la terre qui avaient entendu parler de sa sagesse’ (I Rois 5, 11 à 14).


Préparatifs pour l’édification du Temple

Du temps de Moïse, l’arche sainte était itinérante. Du temps de David, celui-ci l’avait installée dans sa capitale, Jérusalem. Salomon était maître de tous les pays qui s’étendent de l’Euphrate aux frontières d’Egypte. Les tribus d’Israël étaient en sécurité, chacun vivait tranquille sous sa vigne et sous son figier. Alors, Salomon envoya des ambassadeurs à Hiram, roi de Tyr, qui avait déjà été l’ami de son père David, pour lui dire : « Grâce à l’Eternel mon D.ieu, je vis en paix avec tous les peuples qui m’entourent. Je projette donc d’édifier une maison en l’honneur de l’Eternel, selon ce que D.ieu a dit à mon père : « C’est ton successeur au trône qui bâtira la Maison élevée en Mon honneur. Et maintenant, donne des ordres pour qu’on me coupe des cèdres eu Liban et du bois de cyprès ; mes travailleurs aideront les tiens, dont je te paierai le salaire selon ce que tu me diras. »

Lorsque Hiram reçut ce message, il s’en réjouit fort et manda au roi d’Israël : « Je ferai tout ce que tu désires. Mes serviteurs transporteront les troncs d’arbres du Liban à la mer ; je les ferai assembler en radeaux qui iront par mer jusqu’à l’endroit où tu voudras en prendre livraison ; de mon côté, je te pris de me fournir, pour l’entretien de ma maison, du froment et de l’huile d’olive. » Et Salomon et Hiram conclurent un pacte dans ces conditions.

Alors Salomon leva dans tout Israël des hommes de corvée, dont il envoya 10 mille, tour à tour, travailler au Liban avec les gens de Hiram. Il y eut en outre 70 mille portefaix et 80 mille tailleurs de pierres. Car c’est là, dans les carrières des montagnes, qu’on apprêtait les pierres les pierres de taille en sorte que sur l’emplacement même de l’édifice, sur le mont Moriah, à Jérusalem, on n’entendait aucun bruit de marteau, ni de hache, ni de quelque instrument en fer que ce fût.

En effet, un élément fondamental dans la construction du Temple par Salomon fut la miraculeuse scie de carrier, le chamir. En nous enseignant comment ériger l’Autel pour D.ieu, la Tora dit : « Ne le construis pas en pierres de taille » (Exode 20, 22). A propos de ce verset, Rachi explique que le fer, matériau servant à fabriquer des armes de mort, ne doit pas être utilisé pour tailler les pierres du Temple qui, par essence, représente la paix.

Le chamir (venant du mot araméen chamira et signifiant « comme un silex ») était un organisme surnaturel. En hébreu biblique, le mot chamir a été utilisé dans deux sens : soit une pointe faite d’une substance très dure (Jérémie 17,1) soit des épines acérées (Isaïe 5,6). Chaque tradition, qui parle du chamir, fait référence à sa capacité de transpercer les surfaces dures. Le « regard » du chamir surnaturel peut tailler de grandes pierres. Le Talmud puis, plus tard, de grands rabbins ont décrit comment le chamir, en passant le long de la surface d’une pierre, peut la fendre de manière parfaite en deux morceaux.

Ce chamir ne fut employé par l’homme que dans la construction du Tabernacle (pour graver les noms des tribus sur les pierres précieuses enchâssées dans le pectoral du Cohen gadol) et pour la construction du Temple. Les êtres surnaturels créés par D.ieu pour des fonctions bien spécifiques ne subsistent pas éternellement. La Michna (Sota 9 :12) affirme que le chamir a existé jusqu’à la destruction du deuxième Temple. Les Tossafot (sur le traité Guittin page 68a), disent que le chamir existait pendant l’ère moderne. Selon une Tossefta (commentaire de la Tora qui n’a pas été introduite dans la Michna), le chamir disparut après la destruction du Temple, car on n’en avait plus besoin. De la même manière, le Ta’hach, créé afin que sa peau soit utilisée pour le Tabernacle, disparut dès l’achèvement de sa construction. Considéré comme un animal casher, le Ta’hach ressemblait à une licorne, avec une corne unique sur le chanfrein (Chabbat 28b).

Bien que, par définition, il n’est nul besoin d’expliquer les miracles comme des phénomènes scientifiquement observables, le miraculeux chamir, qui a servi à couper les pierres du Temple de Salomon, a toutes les propriétés d’un rayonnement alpha.

Construction du Temple

Ce fut dans la 480ème année après la sortie d’Egypte, sous la houlette de Moïse, et la 4ème année de son règne, que Salomon commença la construction du Temple sur le mont Moriah à Jérusalem, nommé dans la Bible hébraïque « la porte du ciel ». Cet édifice fut bâti sur le plan du Tabernacle. Il avait 60 coudée de long, 20 de large et 30 de haut. Du côté de l’Orient s’élevait un portique de 20 coudées de longueur, qui avait à son entrée 2 grandes colonnes d’airain, ornées de sculptures magnifiques. Aux 3 autres côtés du Temple s’adossait un bâtiment haut de 18 coudées, divisé en 3 étages, avec des chambres bien éclairées par des fenêtres. L’intérieur comprenait le Saint et le Saint des Saint, séparés l’un de l’autre par un précieux rideau.

Au mont Sinaï, D.ieu parla à Moïse et lui donna ses ordres sur la construction du sanctuaire. Il faudra séparer par un voile – en hébreu parokhet – un premier lieu, le Saint du Saint, où se trouve l’arche sainte (arche d’alliance) d’un second lieu, le Saint, où vient le public. Ce voile est décrit ainsi dans deux versets :
– Exode (26, 31) : Tu feras ensuite un voile en étoffe d’azur, de pourpre, d’écarlate et de lin retors; on le fabriquera artistement, en le damassant de chérubins
– Exode (26, 36) : Puis tu confectionneras un rideau pour l’entrée de la tente en azur, pourpre, écarlate et lin retors, artistement brodés

Dans le Saint se voyaient, outre l’autel des parfums, 10 tables pour les 12 pains de proposition et 10 chandeliers à 7 branche, 5 de chaque côté, le tout en or très fin. Dans le Saint des Saints, seule l’arche de l’alliance devait trouver place. Les murs et les plafonds du sanctuaire furent lambrissés en bois de cèdre, et ornés de fleurs, de palmes et de chérubins artistement sculptés, le tout revêtu d’or. Il y avait un revêtement d’or, même sur le parquet.

Deux parvis couraient autour des constructions : l’un à l’intérieur, réservé aux prêtres, l’autre à l’extérieur, pour le peuple. Dans le parvis des prêtres, on voyait avant tout l’autel des holocaustes. On y voyait un grand bassin, destiné aux ablutions des prêtres et appelé « mer d’airain » reposant sur 12 bœufs d’airain. Des deux côtés de l’autel, étaient rangés 10 autres bassins mobiles, pour laver les chairs destinées aux combustions sur l’autel. A noter que certains sacrifices étaient destinés à nourrir les cohanim, les léviim et leur famille, deux tribus qui consacraient leur vie au service du Temple.

Lorsque, au bout de 7 ans, le Temple fut achevé, Salomon réunit à Jérusalem les principaux de toutes les tribus pour la dédicace solennelle de l’édifice. Les cohanim et les léviim organisèrent le transport de l’arche d’alliance  de la Cité de David dans le Temple. Tout le peuple marcha devant l’arche avec des transports de joie. Les lévites faisaient retentir leurs cymbales, leurs harpes et leurs cithares, et 124 prêtres sonnaient de la trompette; et tout le peuple chantait : « Rendez grâce à l’Eternel, car Il est bon, car Sa bienveillance est éternelle ! » Au moment où les Lévites sortirent du lieu saint après y avoir déposé l’arche,  la Majesté divine remplit le Temple de l’Eternel.

Prière de l’inauguration du Temple

Salomon, du haut d’une tribune placée au centre du parvis bénit toute l’assemblée. Puis, fléchissant les genoux, il étendit ses mains vers les cieux et dit : « Eternel, D.ieu d’Israël ! Nulle puissance ne t’égale, ni là-haut dans le ciel, ni ici-bas sur terre. Mais est-ce qu’en vérité D.ieu résiderait sur la terre ? Alors que le ciel et tous les cieux ne sauraient te contenir, combien moins encore cette maison que je viens d’édifier ! Aussi n’a-t-elle été faite qu’afin que Tu y écoutes la prière de Tes serviteurs.

Ah ! que Tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette Maison qui est le lieu dont Tu as dit : « Mon nom y reposera. » Exauce les prières que Ton serviteur et Ton peuple t’adresseront dans ce lieu ; exauce-les du lieu de Ta demeure. Si un homme faute envers son prochain – car il n’est point d’homme qui ne faute – et qu’on lui défère le serment , et qu’il vienne le prononcer ici, devon Ton autel, Toi Tu l’entendras dans le ciel, Tu feras justice à Tes serviteurs, en punissant le coupable et en protégeant l’innocent. Si quelque membre de Ton peuple d’Israël Te supplie et T’implore, – chacun connaît la plaie de son coeur, – Toi, Tu l’entendras du ciel, Ton auguste résidence, et Tu agiras avec clémence, en traitant chacun selon sa conduite ; car Toi seul connais le coeur de tous les humains.

Si le ciel se ferme et refuse sa pluie, si une famine survient dans le pays, s’il sévit une épidémie ou une calamité quelconque, parce que les enfants d’Israël auront fauté, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté devant Toi mais s’ils prient en ce lieu et se repentent sincèrement, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté contre Toi, si Tu les as livrés à leurs ennemis et fait emmener en captivité, et s’ils s’amendent et T’adressent leur prière en se tournant vers la ville que Tu as élue, alors du haut des cieux exauce leur prière et pardonne à Ton peuple.

Je t’implore aussi pour l’étranger qui ne fait pas partie de Ton peuple d’Israël et qui viendrait ide loin pour prier dans Ta maison. Toi, Tu l’entendras du ciel et Tu exauceras les voeux que T’adressera l’étranger, afin que tous les peuples du monde connaissent Ton nom et qu’ils Te révèrent. »

Lorsqu’il eut achevé cette prière, Salomon se leva et bénit de nouveau l’assemblée, en disant : « Béni soit l’Eternel Qui a donné du repos à Son peuple Israël, dans toutes Ses voies ! » La fête inaugurale dura 14 jours, après quoi, tous bénirent le roi et regagnèrent leurs demeures le coeur plein de joie et de reconnaissance.

Rien ne sert de prier, il faut partir a point – 27 Mai 2015 Un cours du Rav Dynovisz sur la dédicace du Temple : Télécharger vidéo _______________________________________________________

Salomon et la reine de Saba


Selon la tradition juive, la reine de Saba était issue d’un royaume extrêmement riche à cette époque, qui s’étend du Yémen au nord de l’Éthiopie jusqu’à la région de l’actuel Érythrée. Dans le récit de la Bible hébraïque concernant la vie du roi Salomon (I Rois, x, 1-13), la reine de Saba rend visite à celui-ci accompagnée d’une caravane transportant de l’or, des pierres précieuses et des aromates. Cet épisode atteste l’existence de relations commerciales importantes entre Israël et l’Arabie. Toujours selon l’Ancien Testament, la reine avait l’intention d’éprouver la sagesse de Salomon en lui donnant un certain nombre d’énigmes à résoudre.

Le Midrach nous dit qu’un jour, le roi Salomon décida de donner une grande fête. « Dans les salles du banquet prendront place non seulement les monarques et les princes venus me rendre hommage, dit-il, mais aussi tous mes amis du règne animal, les bêtes des champs, les oiseaux qui volent sous le ciel bleu ; toutes les fées et tous les esprits qui hantent les forêts et les bois seront également présents. » Car le roi Salomon était le seul être humain à comprendre le langage tant des uns que des autres et à pouvoir converser avec eux.
Le jour de la fête arriva. La salle du banquet était parée des meubles précieux et de riches tapisseries. Sur les tables, les mets les plus fins alternaient avec des vases étincelants d’or et d’argent. Les convives royaux étaient émerveillés par le spectacle qui s’offrait à leurs yeux. Mais leur stupéfaction fut grande à la vue des autres invités. Quelle étrange compagnie et combien mêlée! Ils n’en avaient jamais vu de pareille. Devant eux étaient rassemblées toutes sortes de créatures vivantes qui, obéissant à l’appel du roi Salomon, étaient venues à la fête.
Le grand monarque saluait un à un les animaux, et chacun d’eux se faisait un devoir de lui répondre. Tous étaient présents, à l’exception de la bécasse qu’on ne trouvait nulle part. « Qu’elle paraisse à l’instant devant moi ! ordonna le roi Salomon ; elle a désobéi, elle aura le châtiment qu’elle mérite. »
– O roi ! s’exclama-t-elle, daignez prêter l’oreille à mes humbles paroles et votre courroux cédera la place à la satisfaction. Voici trois mois qu’à tire-d’aile je parcours l’espace à la recherche d’un royaume que n’aient pas atteint les échos de votre gloire. Et je l’ai trouvé. Loin, bien loin du côté du Levant existe un beau pays, le plus beau que j’aie vu. Ses sables sont d’or et l’argent y est si abondant qu’il n’a pas de prix. Je n’ai jamais vu ailleurs des arbres aussi hauts ni aussi droits. Les pures eaux du puits du Jardin d’Éden en arrosent les terres dont la fertilité et la richesse sont incomparables. Les rues de ce royaume sont pleines de soldats étincelants dans leurs majestueux uniformes, mais ils sont incapables d’entreprendre une guerre et même de manier une arme. Sur cet étrange pays règne une femme nommée la Reine de Saba.

Les présents écoutaient dans le ravissement le merveilleux récit de la bécasse et, quand elle l’eut achevé, ils se demandèrent avec curiosité quelle serait la réaction du roi Salomon. Elle ne se fit pas attendre. Le monarque fit venir ses scribes et leur dicta une missive pour la fameuse Reine de Saba. La missive terminée, il l’attacha à l’une des ailes de la bécasse qui prit aussitôt son vol, suivie de près par tous les autres oiseaux. Bientôt, les voyageurs disparurent à l’horizon, dans la direction des terres lointaines où régnait la Reine de Saba.

Chaque matin, la Reine de Saba sortait pour adorer son dieu, le soleil. Ce matin-là, elle sortit comme à son habitude. Le spectacle insolite qu’elle vit alors lui causa une très grande frayeur. Une obscurité épaisse emplissait le ciel.
En proie à une grande détresse, la reine lacera ses habits. Le soleil, son dieu, était devenu invisible. Qu’était-il donc arrivé ? Et un malheur plus grand était-il concevable ? Mais ce n’était pas, comme elle l’avait pensé, l’effet d’un pouvoir étrange ou surnaturel. Ce qui masquait le soleil n’était autre que les nuées d’oiseaux qui escortaient la bécasse le long de son voyage vers le royaume de Saba.

Soudain, le ciel s’éclaircit à nouveau. Les bandes d’oiseaux innombrables s’étaient dispersées. La bécasse plongea vers la reine et se posa à ses pieds. Apercevant la missive, cette dernière s’empressa d’en libérer le volatile. Et c’est avec beaucoup d’étonnement qu’elle y lut :
« Salomon, roi du peuple d’Israël, vous envoie ses vœux de paix et sa bénédiction. Il vous convie à lui rendre visite dans son palais et l’assurer de votre fidélité. Tous les rois et les princes sont venus lui rendre hommage. Même les bêtes des champs, les oiseaux, les fées et les esprits sont ses sujets.
Si vous venez à mon palais, je vous conférerai plus d’honneurs que je n’en ai jamais accordé à un monarque quel qu’il soit. Mais si vous refusez mon invitation, je lancerai contre votre peuple une puissante armée. Savez-vous qui sont mes guerriers ? Les bêtes des champs sont mes serviteurs et mes messagers, les oiseaux sont mes conducteurs de chars, les fées et les esprits sont mes légions. Ils vous tourmenteront tous, ils vous harcèleront jusque dans vos maisons si vous refusez d’obéir à mon ordre. J’attends votre arrivée. »

À mesure que la Reine de Saba lisait cette missive, son cœur battait de plus en plus fort. Son visage exprimait à la fois l’émerveillement et la terreur. Quelle aventure passionnante ce serait de rencontrer face à face cet étrange monarque d’Israël ! Le voyage serait fort long, mais elle n’eut pas un instant d’hésitation. Elle réunit ses capitaines de vaisseaux et leur dit : « Nous mettons les voiles à la destination de la terre d’Israël. Chargez vos bagages d’or et d’argent, de bois de cèdre et de parfums, de pierres précieuses et de soieries, et levons l’ancre immédiatement après. »
Munie de tous ces cadeaux, la Reine de Saba entama le très long voyage qui allait lui permettre de rencontrer l’homme le plus sage qui ait jamais vécu sur terre.

Elle arriva à Jérusalem avec une suite nombreuse : des chameaux portant des aromates, de l’or et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon et l’éprouva par des énigmes qu’il résolut. Il l’impressionna fortement par sa sagesse. Salomon lui proposa de devenir sa femme, ce qu’elle refusa, car il en avait déjà plusieurs. Il lui promit alors de ne rien lui demander si elle acceptait de ne rien prendre dans son palais. Dans le cas contraire, il aurait le droit de lui demander quelque chose, qu’elle ne pourrait refuser. Elle accepta. Un soir, après avoir participé à un banquet où la nourriture était épicée, elle eut très soif. Dans la palais courait un ruisseau qui avait été détourné exprès et lui permit de se désaltérer. Mais elle découvrit que Salomon l’observait. Il lui rappela sa promesse et lui demanda de partager sa couche…

Après être restée 6 mois avec Salomon, elle désira rentrer dans son pays. Au moment du départ, Salomon lui donna un anneau et lui dit : « Prends le afin de ne pas m’oublier et si jamais j’ai une descendance de ton sein, que ceci en soit le signe. Si c’est un garçon, laisse le venir à moi. »

A son retour, elle mit au monde un fils et l’appela Ménélik (Baïna Lekhem). Quand il eut 22 ans, Ménélik dit à la reine : « J’irai, je verrai le visage de mon père et je reviendrai ici par la volonté du dieu d’Israël. » Il se rendit à Jérusalem pour se faire connaître de son père. Il fut le premier roi d’Ethiopie et il fonda la dynastie des Salomonides.

L’apogée de l’histoire juive

Nous sommes ici à l’apogée de l’histoire juive. Tout le peuple est uni. Ses voisins se sont rapprochés de lui ; ils viennent même s’instruire chez lui. C’est la paix et la prospérité.
Cette époque est aussi bonne qu’il est possible pour Israël. Il est au faîte de sa puissance. Pourquoi alors cet âge d’or ne durera-t-il pas ?
Salomon a commis une grande erreur. Il a pris beaucoup trop de femmes : 700 épouses et 300 concubines.

Si nous relisons le livre du Deutéronome où, pour la première fois, est envisagée l’idée de la monarchie chez les Juifs, Moïse y avertit que le roi ne devra pas avoir trop de chevaux ni trop de femmes (Deutéronome 17, 17). Rachi, le grand commentateur de la Torah, nous apprend que cela signifie pas plus de 18 épouses, et que le roi David n’en avait que 6. Nous voyons ainsi que Salomon a quelque peu dépassé ces limitations…

Cela est arrivé parce que, à cette époque de l’histoire, il n’existait que deux raisons pour se marier dans les rangs de la noblesse : s’assurer une progéniture et conclure des alliances politiques.

Le Moyen-Orient à l’époque de Salomon était composé de beaucoup de villes-Etats, et tous les rois de ces villes-Etats voulaient faire épouser leurs filles par le roi Salomon et contracter ainsi alliance avec lui. Cela semble avoir été une bonne chose, mais en quoi cela a-t-il été un mal ? La Bible nous donne la réponse : »Et il arriva, au temps de la vieillesse de Salomon, que ses femmes détournèrent son cœur auprès d’autres dieux. » (I Rois 11, 4 et 5).

Cela ne signifie pas, bien sûr, que le roi Salomon est devenu un idolâtre, mais la Bible s’exprime ici avec sévérité parce qu’il n’a pas empêché ses femmes de continuer leurs pratiques païennes. En tant que roi, il a été tenu pour responsable des actions de ceux et de celles sur lesquels ils exerçait une influence. En tant qu’il a été l’un des plus grands dirigeants du peuple juif, un homme d’un niveau spirituel tel qu’il a écrit le Cantique des Cantiques, le livre de l’Ecclésiaste et celui des Proverbes, il est certainement, là-haut, empli de douleur sachant ce qui a été écrit sur lui dans la Bible.

Le récit biblique sur le règne de Salomon s’achève sur la colère de Dieu à son encontre : « Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes statuts, que Je t’ai commandés, Je t’arracherai le royaume… Seulement, Je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père. Mais Je l’arracherai de la main de ton fils… Je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, Mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que J’ai choisie. » (I Rois 11, 9 à 13).
Ces versets font clairement apparaître l’intensité de l’amour porté par Dieu à David et le pardon complet qu’Il a accordé à ses fautes. Ils annoncent clairement aussi que le peuple juif va connaître des lendemains difficiles, puisque le royaume d’Israël va être coupé en deux.

(Sources : Lamed – Chabad.org – Akadem – Histoire sainte illustrée à l’usage de la jeunesse israélite par Arthur Weil – «3ème édition » Librairie Goldschmidt, Bâle)

Adapté par louyehi

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Tel_Sheva

Archéologie : découverte du mur du roi Salomon

Publié le 14 juillet, 2012, par Brad Macdonald – Août 2011

Des découvertes archéologiques remarquables à Jérusalem mettent au défi les critiques des récits bibliques du roi David et du roi Salomon.

À travers le monde, l’histoire architecturale de célèbres édifices anime la curiosité des gens. Que ce soit le Parthénon de la Grèce, construit il y a 2400 ans à la déesse Athéna, la Grande Muraille de Chine, le célèbre Colisée de Rome, la basilique Saint-Pierre du Vatican ou le Taj Mahal, ces structures emblématiques captivent l’imagination et sont devenues des portails dans l’histoire.

En juin, une autre structure incroyable a été ajoutée à cette liste.

Cette structure est non seulement plus âgée, mais beaucoup plus remarquable et  inspirante que toutes les autres. Située juste à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, le site du Mur d’Ophel est situé entre la Cité de David et le mur sud du Mont du Temple. Maintenant ouvert au public, le Mur d’Ophel présente d’anciens artefacts datant du 10ième siècle avant Jésus-Christ, une période durant laquelle l’ancien royaume d’Israël a connu une expansion extraordinaire sous le règne du Roi David et celui de son fils et héritier, Salomon. Parmi les découvertes d’Ophel, un impressionnant édifice a été découvert, un mur de 70 mètres de long et 6 mètres de haut construit durant le règne du roi Salomon

Malheureusement, l’immense mur de Salomon n’a pas encore capté suffisamment l’imagination.

Maintenant ouvert au public !

Les fouilles archéologiques sur le site d’Ophel ont eu lieu occasionnellement depuis le début du 20ième siècle. Mais, c’est en janvier 2010 que la découverte la plus spectaculaire a été faite. Sous la direction du Dr Eilat Mazar, un archéologue estimé qui a une riche histoire d’excavations sur le site d’Ophel. Ces excavations ont été réalisées avec l’assistance de l’Autorité des Antiquités d’Israël, l’Autorité des Parques et de la Nature d’Israël, l’Université Hébraïque de Jérusalem et de nombreux étudiants bénévoles du Collège Herbert W. Armstrong d’Edmond, en Oklahoma. Le 21 juin, après des mois de préparation du site du mur d’Ophel et des artefacts pour les touristes, le Dr Mazar, de concert avec le maire de Jérusalem Nir Barkat, a annoncé l’ouverture officielle pour le public.

« À compter d’aujourd’hui, les visiteurs pourront effectivement marcher à travers les restes du premier Temple, toucher les pierres, jouir et étudier encore une autre période de l’archéologie de la ville de Jérusalem », a annoncé Jacob Fisch, directeur exécutif des Amis de l’Autorité des Antiquités d’Israël. L’ouverture du site d’Ophel a été une grosse affaire pour Jérusalem. Bien que la ville regorge de sites historiques et d’artefacts incroyables, les touristes n’étaient pas en mesure d’explorer l’histoire de la période du premier Temple jusqu’à aujourd’hui.

Le mur a été daté au 10ième siècle avant Jésus-Christ, et tout indique qu’il aurait été construit par le roi Salomon et serait celui mentionné dans 1 Rois 3:01. Ce passage des Écritures parle de la construction de son propre palais par Salomon, « … et la maison de l’Éternel, et le mur d’enceinte de Jérusalem ». C’est assez incroyable, quand on y pense, d’être en mesure d’atteindre et de toucher un mur que le roi Salomon empruntait lui-même, il y a trois millénaires, dans ses promenades quotidiennes !

Fait important, ce mur gigantesque ne fait pas que confirmer la présence de Salomon à Jérusalem, celui-ci confirme également les récits bibliques de l’ancien Israël comme étant un grand royaume avancé. « Le mur de la ville qui a été découvert témoigne de la présence d’un pouvoir », a déclaré Mazar à The Trumpet peu après sa découverte en 2010. « Sa force et la forme de sa construction indiquent un haut niveau d’ingénierie. »

S’exprimant lors de la cérémonie officielle de l’inauguration, le Dr Mazar a indiqué à nouveau que la «réalité était qu’une fortification très hautement qualifiée et une fortification très sophistiquée a été construite par le roi Salomon ». Le mur contient les plus grosses pierres taillées de la période du Premier Temple jamais trouvées en Israël. Seulement un millier d’années plus tard, avec la construction entreprise par Hérode le Grand, des blocs de construction d’une plus grande taille apparaissent à Jérusalem.

Les critiques de la Bible prennent plaisir à ridiculiser les comptes-rendus des Écritures concernant le roi David et le roi Salomon. Ils croient que ces hommes étaient de simples chefs d’une tribu primitive obscure, des bergers nichés dans les collines de Judée. Ces critiques doivent se rendre à Jérusalem et examiner de près l’immense édifice de Salomon. En regardant sa taille impressionnante et son ingénierie sophistiquée, ils devront se rendre compte qu’un tel mur ne pourrait pas avoir été rafistolé par de simples bergers quelconques.

Plus de preuves

Visitez Ophel et vous y verrez plus qu’un simple mur de Salomon. Le Dr Mazar et son équipe ont également découvert d’autres artéfacts, y compris des tessons de poteries, dont beaucoup datent de l’époque du Premier Temple (du 10ième au 6ième siècle avant Jésus-Christ). Comme le mur de Salomon, ces découvertes confirment les récits bibliques sur la présence d’un important royaume israélite. Le site d’Ophel comprend une grande guérite, de grands édifices royaux, un certain nombre de bains rituels appelés mikvaot et une douzaine de pots en argile appelés pithoi. Une inscription partielle en hébreu gravée sur un des vestiges d’un pithoi indiquait qu’il appartenait à un fonctionnaire gouvernemental de haut niveau.
Le portail de 6 mètres de haut a été une découverte particulièrement étonnante. Construit dans le style typique de la période du Premier Temple, et tout comme d’autres découvertes à Megiddo, Beersheva et Ashdod, le Dr Mazar considère que le portail est en réalité la «porte de l’eau» mentionnée dans Néhémie 3:25-26 : « Après lui travailla Pedaja, fils de Pareosch. Les Néthiniens demeurant sur la colline travaillèrent jusque vis-à-vis de la porte des eaux, à l’orient, et de la tour en saillie. » a fait remarquer Dr Mazar.

Encore plus de preuves que l’archéologie et la Bible , « se connectent un à un », comme le dit Mazar.

Une autre trouvaille palpitante, quoique légèrement moins imposante que le mur colossal ou le portail, était un fragment d’une tablette d’argile vieille de 3000 ans recouverte d’écritures cunéiformes. Découverte dans les fouilles d’Ophel et actuellement exposée au Centre Davidson de la Vieille Ville de Jérusalem, les experts disent que le fragment de la taille d’un pouce est le plus ancien document écrit jamais trouvé à Jérusalem.

Bien sûr, les découvertes d’Ophel ne sont que les dernières d’une longue liste de découvertes archéologiques prouvant avec précision les récits bibliques de la présence ancienne d’Israël dans la Ville Sainte. Ces dernières années, les archéologues ont fait des découvertes spectaculaires dans toute la ville, des bulles et des pièces, des poteries, des murs, des portails et des tunnels, prouvant les liens historiques des Juifs avec Jérusalem. Depuis 2005, le Dr Mazar a découvert de nombreux objets fascinants à l’intérieur et autour de la Cité de David, dont le palais du roi David, des bulles (des disques d’argile utilisés pour faire des sceaux) inscrites avec des noms hébreux mentionnés dans la Bible et le mur autour de Jérusalem construit par Néhémie, mentionné dans le livre de Néhémie.

Ces découvertes archéologiques se rangent parmi les plus importantes jamais réalisées. Non pas parce qu’elles prouvent les liens historiques de Juifs avec Jérusalem, mais plutôt, parce qu’elles prouvent l’exactitude de la Bible !

Mais, où est la couverture médiatique ?

Tragiquement, la plupart des gens ignorent ou refusent cette réalité inspirante. L’inauguration officielle du mur de la ville d’Ophel en juin, par exemple, s’est produite avec une histoire regrettable et honteuse : le black-out virtuel dans les médias occidentaux. En dehors de quelques articles israéliens, l’inauguration d’une des découvertes archéologiques les plus remarquables de l’histoire récente a été accueillie par un silence choquant !

En grande partie, la raison est que la découverte d’une importante présence juive à Jérusalem dès le 10ième siècle avant Jésus-Christ mine le récit populaire gauchiste que le compte-rendu biblique de la monarchie davidique est exagéré ou illusoire. Les découvertes d’Ophel, comme le souligne précisément Jonathan Tobin dans Commentary, sont une « réprimande permanente pour ceux qui se réfèrent à des parties de la capitale d’Israël comme « traditionnellement palestiniennes » ou « à Jérusalem-Est Arabe » (juin 21).

En gardant ceci à l’esprit, ça disait que, tout au moins à partir des articles que j’ai lus et des films que j’ai vus, il n’y avait aucune indication que les responsables israéliens à l’inauguration brandissaient les trouvailles d’Ophel comme un instrument politique. C’était une occasion idéale pour les Juifs de politiser l’archéologie, de dégainer ces artefacts étourdissants et de les brandir comme une arme afin de démembrer les faux récits gauchistes. Ils ne l’ont pas fait. Au lieu de cela, le Dr Mazar, le maire Nir Barkat et les autres fonctionnaires israéliens qui y assistaient ont regardé au-delà de la politique et se sont concentrés sur la leçon qui est vraiment la plus importante : Ils ont célébré le fait que ces édifices et ces artefacts anciens prouvaient la véracité de la Bible !

Ce site « démontre que la Bible est vraie », a indiqué M. Barkat. « Cela démontre qu’il y a de 2,000 à 3,000 ans, Jérusalem était le centre du monde. Et nous aimons partager cela avec le monde entier. »

Le Dr Mazar, une dame imprégnée d’une passion contagieuse pour l’archéologie de Jérusalem, a souligné le même thème : « Tant de personnes dans le monde apprécient les sources historiques de la Bible y compris le Nouveau Testament. Le truc, c’est lorsque ça devient tangible, ça devient facile à comprendre. Les gens croient, à leur manière, ce qui est écrit dans la Bible, mais ils n’ont aucune idée que parfois, beaucoup de choses dans la Bible peuvent réellement être vues et peuvent même être touchées. » C’est une observation claire : Quand vous vous promenez à travers le Mur d’Ophel, c’est comme si vous marchiez à travers les pages de la Bible.

Malheureusement, trop de personnes sont aveuglées par les préjugés politiques et ratent les vérités inspirantes incarnées dans cette fouille. Néanmoins, il est de plus en plus difficile de rejeter les récits bibliques du formidable royaume israélien pendant les règnes du roi David et du roi Salomon pendant le 10ième siècle avant Jésus-Christ. Il faut reconnaître que ce n’est pas à cause de toute campagne juive élaborée ou de manœuvres habiles par les politiciens israéliens ou du travail des historiens et des archéologues biaisés.

Rejeter l’histoire des récits bibliques est de plus en plus difficile par la révélation continuelle des preuves rigoureuses, quantifiables, même palpables, prouvant l’authenticité de la Bible !

http://www.thetrumpet.com/?q=8442.0.136.0

Voir la vidéo : Découverte du mur du roi Salomon

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