Jouissif : comment Trump a mis une raclée aux journalistes !

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Le 16 février dernier, le président Trump a donné une conférence de presse épique durant laquelle il a dit tout le bien qu’il pense des journalistes et des médias américains, qui se conduisent d’avantage en adversaires qu’en reporters chargés d’informer le public.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit ce texte de Michael Goodwin paru dans le New York Post, le 19 février 2017.

Le club sélect des journalistes [américains] s’emploie à mettre au point une interprétation des événements et offre des exemples saisissants pour illustrer leur vision [de la présidence de Trump].

Dans cet esprit, voici une réflexion qui devrait les aider à comprendre l’attitude du président Trump lors de sa conférence de presse du 16 février.

Il a signalé que c’est lui, et non les médias, qui fixe l’ordre du jour de la nation. Et que lorsque les journalistes se comporteront comme des adversaires, il les traitera comme des adversaires, mais en frappant plus fort qu’eux.

C’est la signification de la conférence de presse épique du président qui s’est tenue jeudi dernier, de sa visite de l’usine de Boeing en Caroline du Sud et du rallye de samedi en Floride. Comme Milton Friedman l’a dit dans un autre contexte, « tout le reste n’est que détail ».

La sortie triomphale de Trump était causée par le fait qu’après une semaine difficile lors de laquelle les démocrates au Congrès ont revêtu le manteau du gauchisme imbécile, l’équipe du président a semblé désemparée et à court de munition.

Le récit médiatique émergeant était que la Maison-Blanche était dans le chaos, déchirée par les luttes intestines et les fuites, et que le Président et la première dame étaient dans le désarroi.

Trump sait, mieux que n’importe qui, à quel point la perception, même si elle est fausse, peut rapidement se transformer en réalité établie. Il a senti le danger et a décidé de prendre les choses en main.

Personne ne parle pour Trump mieux que Trump, ce qui n’est pas toujours une vertu. Mais jeudi, il a pris la sage décision stratégique de changer le cours du match et de donner sa version solo d’une remise à l’heure des pendules.

Officiellement, il devait annoncer la nomination du Secrétaire à l’emploi, un choix qui a été bien reçu par les quelques médias où cette nouvelle n’est pas passé inaperçue à cause du festival de coups qui a suivi. (Une bonne question pour un quizz : nommez le type qui a été nommé Secrétaire !)

Le président a été incisif dans son discours, parlant pendant plus de 20 minutes sur ce qu’il a fait pour respecter ses promesses de campagne, et détaillant comment il est décrit de manière injuste [par les médias].

Son impressionnante litanie incluait l’annulation de l’accord commercial Asie-Pacifique, le feu vert donné aux deux projets de pipeline et les pressions exercées sur les entreprises telles que General Motors et Walmart afin qu’elles dépensent et embauchent.

  • Il s’est vanté de son taux d’approbation de 55 pour cent dans un récent sondage, et de l’essor du marché boursier.
  • Il a parlé de la reconstruction de l’armée,
  • des visites des dirigeants du Japon, d’Israël, du Canada et de la Grande-Bretagne,
  • du renforcement des frontières et de la nécessité de procéder à des enquêtes sur les immigrants,
  • de cibler l’État islamique,
  • et de nommer le juge Neil Gorsuch à la Cour suprême, l’appelant un «véritable défenseur de nos lois et de notre Constitution».

Alors même qu’il se plaignait des tribunaux qui bloquent son interdiction [temporaire] d’entrée aux États-Unis [pour les ressortissants de 7 pays islamistes] et du fait que les démocrates retardent les choix de son cabinet, Trump a salué la «formidable poussée d’optimisme» accompagnant les changements qu’il a réalisés.

Voilà pour Trump établissant son programme d’actions.

Puis vint la raclée qu’il réservait aux médias…

Il a opposé l’optimisme public aux critiques implacables de la presse, disant que les grands médias des côtes Est et Ouest ne parlent pas «pour le peuple, mais pour les intérêts particuliers et pour ceux qui profitent d’un système de toute évidence en panne. La presse est devenue si malhonnête que si nous n’en parlions pas, nous rendrions un très mauvais service au peuple américain ».

Il a ajouté :

« Nous devons parler pour faire savoir ce qui se passe, parce que la presse, honnêtement, est hors de contrôle. Le niveau de malhonnêteté est hors de contrôle. »

C’était le début d’une attaque soutenue contre les médias comme on n’en a jamais vue en Amérique.

S’il s’était agi de football, ce serait décrit comme une attaque frontale, car le président a défoncé l’establishment médiatique – sans ménagement. (et il a rudement bien fait !ENFIN QUELQU’UN QUI MET « LES PIEDS DANS LE PLAT DE L’HORRIBLE « ESTABLISHMENT » ! Bravo ! louyehi)

Il a parlé de couverture malhonnête et de « Fake News » [fausses nouvelles]. Il a accusé un certain nombre de journalistes d’être «haineux» et « venimeux», nommant expressément des reporters, des animateurs et des médias, en particulier CNN qu’il a accusé de propager des «fake news».

Il s’agit d’une utilisation magistrale de sa position d’influence, mais les comptes-rendus qui ont suivi comme un long coup de gueule ne lui ont pas rendu justice.

Une partie de son intervention était ludique et taquine, et à plusieurs reprises, Trump n’était visiblement pas le seul à trouver cela drôle.

Beaucoup de journalistes ont apprécié le côté informel de l’intervention qui comprenait des échanges et des va-et-vient au cours desquels certains ont pu répliquer librement.

Cela contrastait avec les huit dernières années de conférences de presse durant lesquelles le président Barack Obama a surtout livré de longs discours à un choral de bénis-oui-oui.

Il y avait aussi un réel contraste dans le fait que Trump a consacré 50 minutes à cet échange, répondant à plus de 40 questions, toutes spontanées et aucunement arrangée d’avance. C’était une véritable mêlée au cours de laquelle aucun sujet n’était hors-sujet et Trump a répondu à tous.

Il a aussi commis des erreurs, se répétant fréquemment, et quelques-unes de ses réponses suscitaient d’autres questions. Mais dans l’ensemble, sa performance a été incroyablement efficace. Il a réussi à mettre en place une vision très différente de son mandat au bénéfice du public de la télévision – ceux dont il se soucie le plus.

Attendez-vous à ce que ces deux thèmes :

  • l’Amérique d’abord et
  • la malhonnêteté de la plupart des médias,

soient les piliers de sa présidence, car ils ont été les piliers de sa campagne.

C’est pourquoi il amène son spectacle sur la route [NDT: hors de Washington], et le fera probablement de façon régulière.

Comme c’était prévisible, ses principales cibles médiatiques ont réagi avec des allégations fiévreuses, disant que Trump avait fait une crise de nerfs et que ses attaques étaient «non-américaines». Certains ont prétendu qu’il menaçait le Premier Amendement [NDT: garantissant la liberté d’expression, alors que jamais la liberté d’expression des médias n’a bénéficié d’une si belle tribune, si ouverte et si libre].

Au contraire, il s’en est servi.

Le légendaire maire de New York, Ed Koch, disait souvent au sujet de ses propres critiques de la presse qu’il n’avait pas perdu ses droits au Premier amendement quand il était devenu maire.

Il en est de même avec Trump.

Il est libre, comme tous les Américains, de dire ce qui lui passe par la tête. Ses paroles portent plus de poids en tant que président, mais ce sont les tentatives de le faire taire qui sont réellement anti-américaines. La Maison-Blanche n’est pas un endroit pour collégiens dorlotés.

Une autre réflexion de Koch est également pertinente.

Une fois, il a dit d’un journaliste qui était un critique partisan, qu’il était en vérité un « politicien avec une carte de presse.»

C’est ainsi que Trump voit beaucoup de médias, et il a plus souvent raison que tort. Beaucoup ont essayé de bloquer son élection, et essayent maintenant de détruire sa présidence.

Ils ont le choix : revenir au journalisme ou s’habituer à servir de piñata [NDT: De tradition mexicaine, la piñata est un récipient habituellement en forme d’animal que l’on remplit de sucreries et de jouets. Lors de fêtes traditionnelles, les enfants, les yeux bandés, la frappent avec un bâton pour la casser afin de récupérer les sucreries cachées à l’intérieur].

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Jouissif : comment Trump a mis une raclée aux journalistes !

(Source : Dreuz.info)

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