Une femme riche, énigmatique, secrète, indépendante mais pas franchement « casher » par Bely

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Quelques mois après le décès de Monique Piffaut, son empire de « Jambon-Cassoulets & Cie » se retrouve sous la menace d’une liquidation judiciaire…

S’il existe un au-delà, Monique Piffaut qui vient de mourir à l’âge de 78 ans doit bien s’amuser à regarder la pagaille que sa disparition n’a pas manqué de causer. Un incroyable imbroglio échafaudé par une femme solitaire, secrète, (« affabulatrice », disent certains), auquel l’Etat et les banques vont devoir faire face. De Charybde en Scylla, après avoir, en quelques 25 ans, réussi l’exploit de construire un empire dans l’agroalimentaire en rachetant, (entre autres,) William Saurin, Madrange, Garbit et Paul Prédault, il fallut que cette femme hors du commun (le mot est faible) disparaisse pour qu’aussitôt le bruit se répande que derrière tant de succès se cachaient en fait dix ans de fraudes comptables.

Et le groupe agroalimentaire Financière Turenne Lafayette, de chercher des solutions pour préserver ses activités et ses emplois, d’autant qu’un audit, dont les résultats ont été dévoilés mercredi dernier, confirme que les comptes ont bien été truqués et ce « depuis plusieurs années ».

En fait, il s’avère exacte que Monique Piffaut, actionnaire unique du groupe, ait largement gonflé tous les éléments de ses comptes, ceci depuis une bonne dizaine d’années, au détriment de ses quelques 4500 employés si cela venait à être découvert.

Ce qui arriva.

Et c’est ainsi que pour éviter la liquidation judiciaire, le 20 janvier dernier, fut homologué par la justice les mesures suivantes : Elles reposent sur le prêt de 66 millions d’euros et un gel des créances de la maison-mère de William Saurin. L’État devant, pour sa part, contribuer à hauteur d’environ 13 millions dans le cadre du fonds de développement économique et social (FDES).

Ceci posé, l’incroyable personnalité de cette femme mérite qu’on s’y arrête quelques instants de plus…Issue d’une famille juive d’origine autrichienne, Monique Piffaut est née à Bagnolet, le 24 avril 1938, d’un père exploitant des Comptoirs du chocolat et alcools (CCA).

La chocolaterie du dit-papa fournissant Prisunic et Monoprix, c’est dans cette dernière enseigne qu’elle commence sa carrière au service achats, avant de s’orienter vers la finance, suite logique lorsqu’on a un diplôme d’HEC en poche…

1991. Et c’est la première de ses acquisitions : « Les délices du palais », près de Périgueux en Dordogne. « Une unité de plats cuisinés de luxe en perdition ».(Sic le quotidien Sud-Ouest.) Suivront toutes les autres que l’on connait…

« Femme à poigne », « femme de tête », « redoutable meneuse d’hommes », le plus souvent vêtue d’un strict tailleur-pantalon noir signé Chanel, il lui était agréable de savoir ce qui se disait à son propos et s’amusait, semble-t-il, à alimenter les rumeurs et brouiller les pistes, par exemple en évoquant ses relations avec Alain Juillet, qui fut numéro 2 des services secrets français (DGSE), et directeur de nombreuses sociétés ».

Mais l’affection pour ne pas dire l’amour qui aide à vivre, c’était auprès de son petit chien qu’elle l’avait trouvé. Terriblement solitaire, on ne la voyait jamais sans son caniche nain, Gaëtan, une adorable bestiole qui la suivait partout jusque dans les négociations avec les syndicats ou les réunions stratégiques avec des banquiers. .

Extrêmement riche, énigmatique, farouchement indépendante, féministe à fond, imaginative au point de s’inventer des aventures rocambolesques d’ancienne espionne au service du Mossad, elle avait tardivement renoué avec la foi de ses parents guidée par l’une de ses collaboratrices.

Un retour aux sources « très personnel » qui ne manquerait pas de faire jaser dans les chaumières ici-bas si l’affaire était connue…

Et sourire, de là-haut, la juive responsable du fait qu’aujourd’hui ce soit de ses usines et ses centres de distributions que sort une telle quantité de jambon, qu’elle est, sans conteste, la plus importante d’Europe.

http://www.dailymotion.com/video/x559p48_comptes-truques-le-groupe-financiere-turenne-lafayette-menace_news

Bely

une femme riche, énigmatique, secrète, indépendante mais pas franchement « casher »

(Source : Tel-Avivre)

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