Le JEÛNE D’ESTHER (aujourd’hui jeudi 9 mars 2017) et la FÊTE DE POURIM (de Chabbat soir 10 mars au dimanche 11 mars 2017)

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Le souvenir

Avant Pourim vient Chabbat Zakhor, le Chabbat du Souvenir, où nous lisons à la synagogue comment les Amalékites nous ont attaqués par pure haine. La Torah nous exhorte à ne jamais oublier ce mal, et à « effacer la mémoire d’Amalek ». Comme Haman était un descendant d’Amalek, nous faisons cela avant Pourim. Cet important devoir religieux est un événement unique dans l’année, ne le manquez pas !

Le jeûne

Pour sauver son peuple de l’extermination, Esther risqua sa vie en apparaissant devant le roi sans permission. Mais elle demanda d’abord aux Juifs de jeûner pour elle pendant trois jours. Plus tard, lorsque les Juifs combattirent leurs ennemis le jour précédant Pourim, ils jeûnèrent et prièrent de nouveau.

C’est pourquoi nous faisons le « Jeûne d’Esther » le jour qui précède Pourim. Toutefois, si Pourim tombe un dimanche, le jeûne est observé le jeudi précédent, ce qui est le cas cette année 5777.

Jeûner est simple. Si vous êtes en bonne santé et déjà Bar ou Bat Mitsva, ne mangez pas et ne buvez pas de l’aube jusqu’à la tombée de la nuit. Cliquez ici pour savoir quand le jeûne débute et s’achève dans votre ville.

Détails techniques :

  • Ne jeûnez pas si vous êtes enceinte ou si vous allaitez. Si vous êtes souffrant-e, consultez un rabbin. Mais même si vous êtes exempté-e de jeûne, passez-vous de friandises ce jour-là.
  • Vous pouvez vous lever avant l’aube et manger un morceau, à condition d’en avoir eu l’intention avant d’aller dormir.
  • Essayez de vous rendre à votre synagogue pour les offices du jour. Durant les prières du matin et celles de l’après-midi, nous ajoutons des prières relatives à ce jour, et lisons la Torah.

Le Demi-Chékel

L’après-midi du Jeûne d’Esther, ou avant de lire la Méguila, nous donnons à un pauvre trois pièces appelées des « demis » dans la monnaie du pays. Ils représentent le demi-chékel que chaque Juif donnait chaque année au Temple.

Dans de nombreuses synagogues, des assiettes sont placées avec de telles pièces que chacun peut acquérir en les échangeant contre de la monnaie pour pouvoir ensuite les donner. De nombreuses personnes ont la coutume de donner trois pièces pour chaque membre de leur famille.

Illustrations par Yehuda Lang.

(Source : Chabbad.org)

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« Le jour où les ennemis des Juifs avaient espéré prendre le dessus sur eux…, ce fut le contraire qui se passa. » (Esther 9.1)

QUELQUES PRECISIONS

RAPPEL
Contrairement à ce qu’affirment certains qui ont falsifié la Torah et voudraient qu’on les considère comme « le véritable Israël », ceci n’est pas une « histoire » allégorique de pure fiction, mais un fait avéré qui, tout comme la Torah, a été consigné par écrit depuis l’époque des faits et retransmis fidèlement de génération en génération.

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LA MEGUILA D’ESTHER

Tout au long de ses 10 chapitres on ne trouve nulle part le nom de D.ieu mentionné. Cependant, il y figure bien, mais de manière voilée, dans certaines expressions du texte, comme par exemple le mot « Roi », etc. ..  En effet, le miracle de Pourim se réalise de manière voilée, au travers de phénomènes naturels, qui, mis bout à bout, témoignent de la volonté divine.

Lorsqu’on lit la Meguila on se rend compte que le mérite d’Esther était grand, car bien qu’elle fût pendant plusieurs années uniquement au contact de non juifs, elle continua à vivre en juive en suivant les préceptes de la Torah en cachette du roi et de sa cour. Par exemple, dans la Meguila, il est spécifié qu’Esther possédait 7 suivantes. Chacune des 6 premières était préposée à un jour de la semaine, lorsque la reine vaquait à ses activités et ne s’en étonnait  pas, la 7e qui restait auprès d’elle le jour du Chabbat la voyait se reposer et ne s’en étonnait pas non plus. Ainsi Esther pouvait-elle observer le Chabbat sans que cela éveille la curiosité de quiconque à la cour. Toujours fidèle à Hachem, bien que ne pouvant pas manger cachère, elle se contentait de végétaux (fruits et légumes) et mangeait des fruits secs. C’est pourquoi, de nos jours, ces petits gâteaux appelés « oreilles d’Amane » sont encore fourrés de fruits secs, en souvenir d’Esther.

LA PREDICTION

Si nous remontons un peu dans le temps, nous voyons qu’il existe une prophétie annoncée par Jérémie au lendemain de la destruction du premier Temple (Jérémie 29-10) qui dit : « Quand Babylone sera au terme de 70 ans pleinement révolus, Je prendrai soin de vous et J’accomplirai en votre faveur Ma bienveillante promesse de vous ramener en ces lieux. » Cette annonce inquiète les monarques de Babylone. Au lendemain de la révolte contre Balthazar de Darius, roi de Médie et de son gendre Cyrus, roi de Perse, jusque-là soumis au roi de Babylone, seule la ville de Babylone résiste aux attaques de Cyrus et Darius.

Le soir de Pessa’h marque cependant un tournant décisif. Les armées perses et mèdes reculent. Balthazar, qui exulte, insulte le D.ieu d’Israël et fait apporter les ustensiles sacrés que Nabuchodonosor avait pillés dans le Temple de Jérusalem et se fait servir à boire dedans. Mais une « main invisible » trace sur le mur des lettres hébraïques que le roi ne sait pas déchiffrer. On fait appel au prophète Daniel, qui déchiffrela mystérieuse inscription qui disait : « Les jours de ta royauté sont comptés et la fin en a été décidée – tu as été pesé et trouvé trop léger – ton royaume a été divisé et donné aux Mèdes et aux Perses ; c’est pourquoi cette nuit même les rois de Perse et de Médie prendront Babylone. » Bouleversé par cette annonce, Balthazar commande qu’on verrouille toutes les portes et qu’on exécute quiconque les franchirait. Il sort au milieu de la nuit pour tout vérifier. Les gardes dorment. Il  franchit les portes pour s’assurer que l’ennemi ne se rapproche pas. Entre temps les gardes se sont réveillés et malgré ses supplications, ils le mettent à mort, selon l’ordre reçu !

Alors Cyrus déclare « Je sais que le D.ieu d’Israël est plus grand  que tous les autres dieux. Si D.ieu m’accorde la royauté, je ramènerais les exilés d’Israël dans leur pays ». Comme on le sait Cyrus tient sa promesse et ordonne qu’on reconstruise le Temple. Mais lorsque Assuérus monte lui-même sur le trône de l’empire perse, il ordonne qu’on arrête la reconstruction du Temple. Lui aussi attend la fin de la période des 70 années de la prophétie. Quand, selon ses calculs (qui étaient faux) il croit cette période écoulée, il s’empresse de célébrer un gigantesque festin, à l’occasion de ses noces avec la jeune et jolie Vashti, la fille de Balthazar et petite-fille de Nabuchodonosor, l’unique survivante de sa famille. C’est d’ailleurs  elle qui insiste auprès du roi pour que les travaux de reconstruction du Temple soient interrompus. Une lettre achève de convaincre Assuérus ; elle émane des ennemis des Juifs, dont les fils d’Amane font partie et accuse les Juifs de construire le Temple de Jérusalem en vue de fomenter une rébellion contre le roi.

CHOUCHAN POURIM

L’histoire de Pourim s’est passée dans la ville de Chouchan (Suse), capitale du royaume perse. Aujourd’hui, dans toutes les villes qui portaient autrefois une enceinte du temps de Josué et de Moché, (au temps où les Hébreux ont reçu la Torah), y compris Jérusalem, cette fête (appelée Chouchan Pourim), est célébrée non le 14, mais le 15 Adar. En effet, dans ces villes, les combats durèrent plus longtemps. De ce fait Pourim ne put être célébré que plus tard. Cela nous permet ainsi de faire la relation entre la Torah et Pourim, qui eut lieu beaucoup plus tard. Ainsi associe-t-on Esther avec la Torah. A la fin du livre de Devarim, dans la paracha Vayelekh, il est écrit : « Je vais cacher Ma face ». Il est ainsi annoncé qu’un jour D.ieu voilera sa face et ne parlera plus aux hommes et cela confirmera le temps de la fin du 1er Temple, la fin de la prophétie, qui associe l’idolâtrie dans le peuple et les prophètes qui rappellent au peuple où est le droit chemin. Ensuite seulement s’ouvrira une nouvelle ère, qui sera le temps du second Temple, avec la confirmation du monothéisme du peuple juif.

Cette nouvelle période, celle du second Temple, commence avec Pourim, quand le peuple juif a renouvelé et affirmé librement sa promesse faite à Hachem de Lui être fidèle au Mont Sinaï. La Torah nous dit : « ils ont pratiqué et ils ont reçu ». La tradition explique qu’à Pourim, tout le peuple a pratiqué les mitsvote, et ainsi accepté de son plein gré la Torah du Sinaï et il a reçu en retour le salut d’Hachem. Ainsi, le peuple juif, renaissant de ses cendres, repart vers une nouvelle vie, qui sera l’histoire de la 2ème Maison d’Israël, qui dure jusqu’à aujourd’hui, qui est la fin de ce temps. L’époque de la prophétie prend donc fin avec la Meguila d’Esther. (On sait par ailleurs que malheureusement, les prophètes ne furent pas écoutés en leur temps, plus, ils furent persécutés et parfois mis à mort et le peuple a eu à s’en repentir.) Ce sont les Sages qui remplacèrent les prophètes.

La ville de Chouchan (Suse) est très importante pour comprendre l’histoire du Moyen-Orient au cours des 5 000 ans de son occupation. Elle est l’une des plus anciennes cités de la région et fut fondée vers l’an 4 000 avant l’ère commune. Elle était située sur un point de passage reliant la vallée du Tigre au plateau iranien. C’était une ville vaste et belle qui fut complètement détruite par les arabes bien après les faits de Pourim, il y a environ 1 300 ans, quand ceux-ci envahirent le plateau iranien et s’en emparèrent. Pour s’opposer à la farouche résistance des villes de cette région, ses ennemis la rasèrent entièrement. Selon d’anciens manuscrits c’était une des plus vieilles cités du monde.On situe Chouchan, ancienne cité de la civilisation élamite au sud de l’actuel Iran, à environ 140 km à l’est du fleuve Tigre, qui ne présente plus aujourd’hui qu’un champ de ruines. La petite ville de Shush à proximité a pris sa continuité.

POURQUOI SEULEMENT 10 FILS D’AMANE FURENT-ILS PENDUS SUR LES 208 ?

Ce sont ces 10 là uniquement parmi tous les enfants d’Amane qui ont été pendus. L’ordre avait été donné par le roi Korèche de rebâtir le Temple et de reprendre la vie normale selon la Torah sur la terre d’Israël. Rachi explique que sous la royauté d’Assuérus, les 10 fils d’Amane ont diffusé des lettres interdisant cette construction car ils étaient contre l’implantation des Juifs sur la terre d’Israël. Le roi, influencé par ces lettres et par sa femme Vashti (qui, elle aussi fut exécutée), fit arrêter les travaux de reconstruction et on dut attendre Darius pour que la mesure devienne effective.

POURQUOI  ISRAËL A FAILLI  ÊTRE ANEANTI

Rabbi Shimon Bar Yohaï nous dit que si les Juifs avaient mérité une punition, c’est parce qu’ils participèrent aux repas de débauche du méchant Assuérus. Mais c’est aussi parce qu’ils s’étaient prosternés devant une idole à l’époque de Nabuchodonosor, dit Rachi. Ainsi Haqqadoch Baroukh Hou a-t-Il été indulgent avec eux puisqu’Il n’a pas permis leur destruction, (mais peut-être l’indulgence d’Hachem est-elle aussi due au mérite des petits enfants de la yéchiva qui avaient jeûné et prié durant 3 jours ?) Mais en vérité, les juifs n’eurent qu’une attitude extérieure (à l’époque de Nabuchodonosor et non sincère vis-à-vis de l’idolâtrie), aussi Haqqadoch Baroukh hou a-t-il agi Lui aussi de façon extérieure, sans aller jusqu’à leur destruction. Ici s’applique le verset : « Car ce n’est pas volontiers qu’Il humilie. » (Lamentations 3, 33)

LE SCEAU DU ROI

Le moment qui semble sceller le destin d’Israël est celui où le roi Assuérus remet son anneau à Amane. Dans les sociétés anciennes, l’anneau royal portait le sceau du souverain. Dans le traité (Meguila, chap. 1 ou 3, 8 à 11) il est dit : « Amane dit au roi Assuérus : il y a un peuple unique disséminé et dispersé parmi tous les peuples, dans toutes les provinces de ton royaume; leurs lois sont différentes de tout peuple, et ils n’agissent pas selon les lois du roi : il n’est pas dans ton intérêt de les laisser en repos. Si cela semble bon au roi, signe leur perte, et je ferai peser dix mille talents d’argent par les fonctionnaires du royaume, pour les verser dans les coffres du roi. Le roi retira de son doigt l’anneau et le donna à Amane, fils de Hammédata, l’Agaguite, adversaire des Juifs. Le roi dit à Amane : l’argent t’est donné, ainsi que ce peuple. Fais-en ce qu’il te plaira. » Rabbi Aba bar Kahana enseigne que l’effet de l’enlèvement de cette bague fut plus considérable que l’action des 48 prophètes et 7 prophétesses inspirés par D.ieu qui se sont levée en Israël. Amane pouvait dès lors assumer son funeste projet. Car aucun d’entre eux ne parvint à ramener Israël sur le droit chemin, alors que cette bague retirée eut ce pouvoir. Nos Sages ont enseigné que les prophètes et prophétesses ont prophétisé en Israël et qu’ils ne retirèrent ni n’ajoutèrent rien à ce qui est mentionné dans la Torah, sauf à ajouter la lecture de la Meguila. Cela signifie donc qu’aucun prophète postérieur ne peut remettre en cause l’autorité surpême de Moïse, par qui la Torah et les mitsvote furent données. Cet anneau a donc réveillé la conscience juive et son identité profonde, et c’est au moment du voilement de D.ieu, dans l’exil, que les Juifs acceptent la Torah.

LE COUPLE ESTHER-MORDEKHAÏ FACE A AMANE

Esther et Mordékhaï sont un  exemple de l’humain, femme et homme. En hébreu, non seulement l’homme est fait à l’image de D.ieu et à Sa ressemblance mais le nom « homme » sous plusieurs formes est à la fois la caractéristique de l’homme et celle de D.ieu (adam, iche). Leur exemple nous enseigne comment résister et réagir face aux médias ou aux leaders culturels ou politiques d’aujourd’hui qui prétendent dire la vérité et ne sont que vanité et arrogance. Ces deux personnages nous enseignent comment leur résister et réagir de la bonne manière, notamment par une utilisation méthodique et conjointe faite de subtilité, d’intelligence, d’étude, de prière et de jeûne, ainsi que de la combinaison des qualités masculines et féminines présentes dans le peuple.

Esther et Mordékhaï ensemble ont la même « guématria » que le grand nom de Dieu en 72 lettres qui se répète 13 fois comme les 13 qualités de miséricorde. Ainsi seul, ce couple parfaitement coordonné de la femme cachée Esther et de l’homme pur Mordekhaï peut autoriser le désir divin à se réaliser. C’est alors qu’Amane le fourbe, le persécuteur, entre en scène. La qualité de relation entre ces trois personnages est de l’ordre de ce que l’on appelle la « qéddoucha ». (la sainteté), mais celle-ci est toujours sanctionnée par une séparation. Qui veut aimer ainsi n’aime pas selon les modèles de la société traditionnelle. Cependant, le peuple juif est un peuple qui choisit de n’être « pas comme les autres », c’est ce qu’est la « qéddoucha ». Mais cela agace énormément les autres peuples et cet agacement prend la forme de l’antisémitisme. Tous les prophètes nous montrent, comme dans le livre d’Esther, qu’il n’y a qu’un remède qui puisse en venir à bout, c’est la persévérance dans la « téchouva » (pénitence avec retour vers Hachem) totale et jusqu’au dernier moment.

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LA SYMBOLIQUE DE POURIM

« Pourim » est la fête des sorts s’écrit ainsi en hébreu פורים et veut dire « sorts », « pour » étant le singulier. (nous jeûnons le 13 Adar pour rappeler que D.ieu exauce toute personne en détresse qui jeûne et s’engage dans une téchouva sincère. La signification du jeûne d’Esther est la suivante : Mordekhaï avait, comme tous, pratiqué un jeûne de trois jours sur la demande de la reine Esther (comme Moché Rabbénou quand Amalek avait attaqué les Hébreux à la sortie d’Egypte.) Mordekhaï demanda l’année qui suivit ce miracle, d’observer ce jeûne qui avait aidé à sauver le peuple juif. En effet, Hachem Tsevaot a entendu la prière de Son peuple, a exercé Sa grande miséricorde et l’a épargné, renversant la situation pour les Juifs, qui tuèrent 75 000 Perses qui voulaient attenter à leur vie pour se défendre et pas un seul Juif ne mourut ! Ainsi exprimons nous cette victoire sur l’ennemi, qui ne dépendait pas, ne dépend pas et ne dépendra jamais de l’utilisation des seules armes de guerre, mais de la téchouva, de la prière et des mitsvote, et avec l’aide d’Hachem, ils obtiennent la victoire.

Ainsi tous les Juifs du monde sont invités à pratiquer un jeûne ce jour-là. La fête de Pourim, c’est une avalanche de bénédictions et de lumière symbolisée par le rouleau si la fête  « se déroule » conformément aux Mitsvote. Le repas et qui comporte, en hébreu, des lettres du nom de D.ieu (concrétisation physique et complète de la bénédiction). En hébreu, le vin (lié, au sens du « sod », secret et au chiffre 70 nous indique que dans cette fête, nous sommes à la limite du concret et de son renouvellement par les secrets du Créateur se déversant sur Son peuple) et 70 réfère aux 70 ans d’exil en Babylonie avant la délivrance.

L’histoire de Pourim représente le sauvetage du peuple juif, par l’intermédiaire d’Esther et chacun peut se sentir redevable à Hachem d’avoir échappé à un si grand danger. Mais nous savons que le Créateur met toujours la guérison avant le mal : ainsi Esther est choisie par le roi pour sa beauté sans que le roi ait connaissance de ses origines. Elle a la responsabilité de sauver son peuple de l’extermination par Amalek et c’est ce qu’elle fait. Amalek est l’archétype même de l’antisémite ( ici sous les traits de l’orgueilleux Amane) qui  représente le mal, le doute, la haine. Selon le Ari Zal (Rabbi Itzhak Louria), le jour de Kippour est appelé « Yom Hakippourim », littéralement: « le jour qui est comme Pourim. » Pourim serait donc plus importante que Kippour, donc la fête la plus importante de l’année ? C’est précisément le cas. Outre les textes officiels, de nombreux Sages ont écrit sur Pourim, ex. le Maharal de Prague (Or Hadach) le Rema (Mehir Yaïn), le Malbim, etc… De plus, un traité tout entier parlant de ce sujet figure dans le talmud (Meguila).

LES DINIM  DE POURIM (lois pratiques)

Lecture de la Méguila (Le livre d’Esther) Comme nous le dit le Talmud, c’est bien à l’époque de Mordekhaï et d’Esther qu’Israël a accepté de nouveau l’alliance du Sinaï. C’est la raison pour laquelle le rouleau d’Esther (Meguila Esther) est déroulé entièrement avant lecture et généralement replié trois fois sur lui-même. Il est lu à la synagogue doit être écrit par un « sofer » un scribe (et non dans un livre imprimé) sur une peau de mouton avec la même méticulosité que le rouleau de la Torah. Il est lu une première fois le soir du 13 Adar à l’heure de Min’ha, puis une seconde fois le matin de Pourim. Là, le public dit ensemble quelques versets qui seront lus ensuite à la Communauté. On doit énoncer d’un seul souffle le nom des 10 fils d’Amane, qui sont Parchandata, Dalpton, Aspata, Porata, Adalia, Aridata, Parmachta, Arissaï, Aridaï et Vaïzata.

En l’honneur de la Méguila, on revêtira des habits de Chabat dès le soir; en rentrant de la synagogue ; on trouvera à la maison, des lumières allumées, une table dressée, un intérieur bien rangé. On a l’obligation de manger, de boire et de se réjouir à Pourim. Déjà le soir du quatorze on se réjouira, et on consommera un repas un peu plus copieux. On allume les bougies, en signe de joie et de fête, même si on prend le repas quand il fait encore jour. Tout le monde est concerné par l’écoute de la Méguila : les hommes, les femmes, (plus particulièrement, par l’intermédiaire d’Esther), les garçons et les filles à partir de l’âge de la Bar Mitsva et Bat Mitsva, à savoir, 13 ans pour les garçons et 12 ans pour les filles. On doit en écouter de vive voix chaque mot (en veillant à ce que, lors de la lecture à la synagogue, le silence revienne rapidement après que le nom de Amane ait été hué). Les bénédictions doivent être dites debout. Si l’épouse n’a pu se rendre à la synagogue, son mari se fera un devoir de relire à la maison la Méguila pour elle. Les endeuillés doivent écouter eux aussi la Méguila à la synagogue. Le soir, on fait 4 bénédictions : 3 avant la lecture et 1 après.

Il est strictement interdit de parler dés le début de la récitation des Bra’hot initiales de la Meguila, jusqu’à la fin de la Bra’ha finale, après la lecture de la Meguila. Il est interdit de consommer quoi que ce soit avant la lecture de la Meguila, le soir comme le matin. Cependant, on peut boire de l’eau ou un café ou un thé avant la lecture de la Meguila. De même, on peut consommer des fruits, des pâtisseries ou même du pain, en quantité inférieure à Kabetsa (inférieure à 54 g).

A Pourim il convient d’effectuer les 4 mitsvote qui commencent par la lettre מ « mem » :

1 – Mikra Méguila Lecture de la Méguila (livre d’Esther – 10 chapitres) Lue le 13 Adar après le jeûne et le 14 au matin

2 – Michloah ManothCadeaux comestibles aux amis. (Au moins 2 cadeaux comestibles à 1 ami nécessitant au moins 2 bénédictions et prêts à être consommés). Cela met en lumière deux notions : l’amitié et l’unité, qui servent de base au miracle de Pourim. C’est pourquoi nous envoyons des cadeaux aux amis et parents.

3 – Matanoth Laévyonim Dons aux pauvres (à au moins 2 pauvres ou affligés) Commandement positif, il permet d’associer les pauvres et les nécessiteux à la joie de Pourim.« Mordekhaï mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les Juifs … les enjoignant … à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d’envoyer des présents, l’un à l’autre et des dons aux pauvres ». « Ces dons peuvent être faits en espèce ou en comestible le jour de Pourim. Ce jour là on doit donner à tout pauvre qui le demande. Même un pauvre doit donner à plus pauvre que lui. Il n’y a pas plus grande joie que de réjouir le coeur des personnes dans le besoin. Le Rambam (Maïmonide) écrit : »Il vaut mieux donner beaucoup de dons aux pauvres que de dépenser de grandes sommes pour le repas de Pourim ou l’envoi des mets. Car il n’y a pas de joie plus grande et plus belle que celle de réjouir les pauvres, les orphelins, les veuves et les prosélytes. La personne qui réjouit le cœur de ces malheureux est comparable à la Présence Divine, à propos de laquelle il est dit : « Pour ranimer l’esprit des découragés et raviver le cœur des malheureux » (Isaï 57.15). La dépense pour les pauvres doit donc excéder celle du repas. Les femmes sont également concernées par cette mitsva. Les hommes enverront leurs mets à un homme et les femmes, à une femme. Ces préceptes doivent être accomplis le jour. Là où il n’y a pas de pauvres, on peut réserver, le jour de Pourim, une somme que l’on donnera plus tard à des indigents. Tout au long de l’année, les Juifs doivent se sentir responsables du bien-être des pauvres. Mais cette notion prend un sens particulier à Pourim ; en aidant un Juif à célébrer dignement Pourim, nous montrons que nous sommes un peuple uni par un but commun.

4 – Michte Pourim Festin de Pourim. Il a lieu le jour de Pourim après Mine’ha et il doit y avoir abondance de lumière. Si cela tombe le vendredi, il a lieu le midi. Afin de louer D.ieu pour ces miracles (Esther 9,22) il y a obligation d’être dans la joie et pour les hommes, de boire du vin (tout en veillant à ne pas dépasser ses limites de manière à ne pas gâcher la fête et rester conforme à une vie de Torah et de mitsvote afin de louer D.ieu pour ces miracles (Esther 9,22) au point de ne plus faire la différence entre « Baroukh Mordekhaï » (béni soit Mordekhaï) et « Aroukh Amane » (maudit soit Amane). (On se trouve alors à la limite du mal et de la  lumière.)

Le don du ½ chekel (Mahatsit Hachekel) Don du demi chékel (3 fois le ½ chékel) On a coutume, avant la prière de Min’ha, de donner 3 pièces de 50 centimes d’euros en Tsedaqa ( pour rétablir la justice vis-à-vis du pauvre). A l’époque du Temple, les Juifs payaient, à partir du 1er Adar, l’impôt du demi chékel pour l’organisation des sacrifices. Ils suivaient ainsi la prescription du Livre de l’Exode (Paracha Ki tissa 30, 11 à 16). Dans ce passage, l’expression (impôt de l’Eternel ou prélèvement pour D.ieu) figure 3 fois, d’où l’habitude de donner trois fois ½ chekel. Le demi-chékel versé le jour de Pourim est un don au bénéfice des pauvres. Ce geste rappelle cet impôt au bénéfice du culte des sacrifices.

Mitsva de se déguiser A l’occasion de cette fête, on a coutume de se déguiser et comme toutes les mitsvote, il faut encourager les enfants à pratiquer celles de Pourim.Comme Esther, D.ieu a agi de manière cachée, alors à Pourim on se cache derrière des costumes et des masques. Cependant on ne se déguise pas dans des costumes de l’autre sexe et ceux-ci doivent rester dans le cadre de la signification de la fête, qui ne doit pas se transformer en un carnaval non juif n’ayant rien à voir avec les événements célébrés.

BENEDICTIONS DE POURIM

Avant la lecture de la Méguila on récite 3 bénédictions :

https://i1.wp.com/www.terredisrael.com/Images/Images/Judaisme/Pourim2.jpgPourim vu par Sarel

La première bénédiction est celle habituellement prononcée avant l’accomplissement d’un acte religieux : « Baroukh ata Hachem, elohénou mélekh haôlam achèr qidechanou bemitsvotav vetsivanou âl miqra Méguila » (Tu es source de bénédiction, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné la lecture de la Meguila). La seconde : « Baroukh ata Hachem, élohénou mélekh haôlam ché’assa nissim la-avothénou bayamim hahèm bazeman hazè » (Tu es source de bénédiction, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui a accompli des miracles pour nos ancêtres en ces jours-là, à cette époque). La troisième bénédiction est celle de chèhè’hèyanou (qui, dans le rite séfarade, n’est récitée que lors de la lecture de la Meguila de la nuit) et qui exprime notre gratitude pour le temps que nous vivons maintenant.« Baroukh ata Hachem, élohénou mélekh haôlam chéhè’hèyanou viqimanou véhigiyânou lizman hazé » (Tu es source de bénédiction, Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre et exister et parvenir à cette époque). Il faut être 10 (minyan) pour réciter la bénédiction finale : ici, les femmes peuvent compter dans ce quorum.

Après la lecture de la Méguila on dit : « Baroukh ata Hachem, elohénou mélekh haôlam harav ète rivénou véhadane ète dinénou véhanoqème ète niqmaténou véhamchallénou guémoul lékhol oyévé nafchénou, véhanifrâ lanou mitsarénou. Baroukh ata Hachem, hanifrâ léâmo yisrael miqol tsaréhem haèle hamochiâ. (Sois béni, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui défend notre cause, qui nous rend justice, qui prend sur lui notre vengeance, qui châtie tous nos ennemis et se venge de nos oppresseurs. Sois béni, Eternel, qui venge son peuple Isrâël de tous ses ennemis, ô D.ieu sauveur !) Puis, on ajoute :

« Arour haman »(maudit soit Hamane) « Baroukh Mordekhaï » (3 fois) (béni soit Mordékhaï)

« Aroura zérèch (maudite soit Zérech) « Baroukha Esther » (3 fois) (bénie soit Esther)

« Arourim kol harchayim (maudits soient tous les méchants) « Baroukhim kol yisrael »(3 fois) (béni soit tout Israël)

« Végam harvona vakhour létov » (Ainsi que Harbona au bon souvenir).

SIGNIFICATION DU DEGUISEMENT DE POURIM

Outre l’aspect festif, se déguiser à Pourim nous rappelle qu’à la fin de la Méguila d’Esther, l’humble serviteur fut traité comme un très haut dignitaire du royaume (Mordekhaï), alors que le premier ministre fut traité comme un traitre (Amane). Se déguiser a donc pour caractère essentiel de ne plus savoir qui est qui et de confondre le rôle de chacun. Lors de cette fête, nous lâchons avec dérision les vêtements habituels pour adopter le déguisement de Pourim, pour manifester que notre habit est bien autre chose : une autre lumière, celle de la peau qui était « or (lumière) » et  non pas la « peau ôr » de notre carapace. On se déguise aussi pour affirmer que quelle que soit la manière dont D.ieu déguise Ses miracles, nous sommes capables de voir derrière les faits apparemment naturels les vraies interventions de Sa main. La foi peut inverser le cours de ce qui est pressenti.

LES LECONS DE POURIM

A Pourim, nos Sages démontrent que c’est le désir fort de D.ieu, qui a besoin d’élever Sa créature à une proximité stupéfiante avec Lui, qui s’est exercé lors de la rencontre d’Esther et du Roi, comme l’aboutissement du Cantique des Cantiques. Cette intensité est démontrée par le fait de dérouler totalement le rouleau avant même sa lecture, lettre d’amour d’Hachem, et bénédiction qui emplit tout, du début à la fin. On  dit qu’il y a alors une lumière dans le monde comme il n’y en a dans aucune autre fête. Voilà pourquoi on célébrera toujours Pourim.

Pourim est l’occasion de rendre grâce au Maître de nos destinées d’avoir fait échouer les plans assassins ourdis – déjà – par des dignitaires perses contre les juifs. Tout est décidé par Haqqadoch Baroukh Hou, mais c’est à l’homme de savoir par son action juste et responsable, arriver à se sauver par la techouva, la tsédaqa, la téfila et l’intelligence. Ce n’est que lorsque les juifs sont faibles spirituellement qu’Amalek les attaque. Malgré le fait que cette fête contienne l’enseignement que D.ieu tiendra désormais on visage dissimulé, Il sera toujours présent, car c’est Lui qui tire les fils du destin de l’humanité. Il ne fait que changer de stratégie pour mieux révéler Sa gloire, se révélant dans toute Sa splendeur à travers la nature des choses de la vie quotidienne, qu’il faut apprendre à regarder et à apprécier. La fête de Pourim est considérée comme un jour de joie et comme une commémoration de l’oeuvre divine, mais de façon indirecte, le nom de Dieu n’étant pas mentionné dans le livre. En la célébrant, nous renouvelons notre affirmation de notre foi en Dieu. On prend là toute la mesure de l’action permanente de D.ieu dans le monde.

Ainsi, que nous voulions bien le reconnaître ou non, ce qui ressemble souvent à un « hasard » est bel et bien l’œuvre de D.ieu. Mais cette histoire montre le courage et le sacrifice de soi d’Esther et de Mordekhaï, puis du peuple juif. Aucun Juif ne se convertit aux rites païens pendant toute l’année que dura le danger, serait-ce pour sauver sa vie. Le peuple tout entier connut un réveil qui le ramena à la Torah et aux Mitsvote. C’est par ce mérite qu’il put se dresser contre ses ennemis et sauver sa vie. Chaque année, le 14 Adar, en accomplissant les mitsvote de la fête de Pourim nous réaffirmons notre attachement aux valeurs éternelles de la Torah et prenons part à ce mérite qui a permis de délivrer le peuple juif au temps de Mordekhaï et d’Esther. Ainsi il faut être attentif afin de pouvoir reconnaître les manifestations de bienveillance d’Hachem dans le monde, lui en savoir gré, le remercier en faisant « téchouva » et en essayant de rectifier nos propres comportements dans le but d’améliorer le monde (tiqoun ôlam).

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DES RAISONS DE SE REJOUIR

La fête de Pourim est considérée comme un jour de joie et comme une célébration de l’oeuvre divine, mais de façon indirecte, car comme expliqué plus haut, le nom de D.ieu n’est jamais mentionné dans le texte. Si cette fête ne véhicule aucun message éthique ou religieux clair, elle comporte néanmoins, comme celle de ‘Hanoukah, une forte connotation nationale, qui commémore la victoire des Juifs sur leurs ennemis et la chute d’Amane, qui incarne l’archétype de l’antisémite. En célébrant la fête des sorts, nous renouvelons notre affirmation de notre foi en D.ieu. La Meguila d’Esther nous donne d’ailleurs le ton vers la fin du rouleau : « Ce n’était pour les Juifs que joie rayonnante, contentement, allégresse et marques d’honneur ». (Esther 8,16.) La mitsva est donc de se réjouir.

Mais il existe aujourd’hui bien des raisons de se réjouir. Le Tanya de Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi (1745-1812) nous dit qu’en dépit du contexte dramatique dans lequel nous vivons actuellement, il ne faut jamais perdre de vue qu’il y a plusieurs bonnes raisons d’être joyeux : PARCE QUE C’EST UN BON MOYEN DE REUSSIR « On ne peut surmonter son mauvais penchant  que dans l’entrain qui provient de la joie et d’un cœur ouvert et lavé de toute trace de souci et de tristesse. » PARCE QUE C’EST UNE BONNE CHOSE EN SOI. La joie est la meilleure manière d’être et n’est pas si difficile à atteindre. Il suffit de se concentrer sur les bonnes choses autour de soi. Ainsi, même si les choses négatives prennent le dessus dans la vie, nous savons qu’elles n’ont rien à y faire et nous devons les expulser pour laisser place au positif. PARCE QUE LE MOMENT S’Y PRÊTE. Si être joyeux nécessite quand même parfois quelques efforts, il arrive cependant que la gaieté soit « dans l’air » et alors on la laisse pénétrer notre âme. Nos Sages enseignent que « Lorsque le mois de Adar fait son entrée, la joie se multiplie ». Pour le peuple juif, c’est un mois où arrivent toutes sortes de bonnes choses. Donc rien de particulier à faire en ce sens, si ce n’est de ne pas empêcher la joie d’entrer. Les Sages n’ont-ils pas dit « Quand vient le mois de Adar, on multiplie la joie. »

A l’époque de Pourim, la nature du danger encouru par les Enfants d’Israël par la faute d’Amane était d’être exterminés. Le peuple fut en danger corporellement. C’est donc corporellement qu’il se réjouit pour célébrer sa liberté retrouvée, lors de la lecture de la Meguila, et les enfants s’en donnent à cœur joie lorsqu’ils font retentir leurs crécelles et qu’ils huent le nom d’Amane (dont le nom revient 54 fois ; ce chiffre, « dane » c’est « l’ordre de la justice » dure au service des intérêts des puissants, système aboli par la puissance même de Celui qui se nomme « Ra’hamim » – miséricordieux – et qui contrôle l’ordre de la justice injuste pour faire gagner le Bien dans le monde qu’Il a créé, ce que le peuple d’Abraham a le devoir de rappeler et de manifester.) On célèbre l’évènement autour d’un festin où le vin est abondamment consommé, en se déguisant et en chantant, la joie et l’optimisme caractérisant cette fête, mais le sérieux et la rationalité ne sont pas opposés à l’optimisme et à la joie. Pourim permet de s’élever au-dessus de son propre engagement quotidien et de voir le monde dans la perspective de sa finalité. Alors tous les personnages et toutes les époques ont leur rôle positif à jouer.

Le fait est que s’il veut survivre,  le peuple juif n’a pas le choix : il doit faire téchouva (retour à D.ieu),  adhérer à la Torah et vivre avec elle tous les jours de sa vie. Cela n’est nullement une option, mais bien une obligation pour tout juif, même s’il l’ignore du fait de l’assimilation et il n’est jamais trop tard pour faire « téchouva » ; c’est aussi ce qu’est sensé faire le dirigeant de la terre d’Israël, car comme le dit le roi David dans le psaume 21 : « Le désir de son coeur, Tu le lui as accordé, et l’expression de ses lèvres Tu ne l’as pas repoussée ». Ainsi si le dirigeant d’Israël se place dans l’axe et la dépendance de la Torah, ses souhaits de réussite, qu’il n’oserait même pas exprimer, seront réalisés, de même, comme tout dirigeant qui n’a pas encore entamé sa tâche, les promesses de bonheur qu’il aura fait à son peuple se réaliseront. C’est pour cela que le roi d’Israël (le dirigeant) devrait toujours avoir 2 rouleaux de Torah près de lui (un dans sa vie privée et l’autre pour son action officielle). En d’autres termes, le dirigeant d’Israël devrait être capable d’étudier la Torah, de la comprendre et la consulter, et cela marche et s’est maintes fois vérifié dans l’histoire.

Ainsi, nous savons que chaque fois qu’il a couru un grand danger, c’est grâce à sa foi qu’Israël a été sauvé ; le peuple du D.ieu Un a de tout temps été persévérant dans son espoir de se voir enfin reconnu comme peuple Un sur sa terre Une. Ainsi que l’enseignent nos Sages, l’âme des juifs est littéralement « une partie de D.ieu ». Par conséquent, la joie n’est en définitive pas une technique qu’il faille maîtriser, ni un but à atteindre, ni même un état auquel s’abandonner. C’est simplement ce que nous sommes, en vertu de notre lien avec Celui dont il est dit « Force et joie emplissent Sa résidence » (Chroniques I, 16, 27). Au temps d’Amane, le judaïsme et les Juifs furent remis en question en bloc : tout devait disparaître. Par sa réaction, Pourim représente cette prise de conscience totale du fait juif. C’est l’exaltation de cette sainteté incarnée dans ce peuple et que personne ne pourra jamais effacer. Ainsi, l’amour du prochain, la fraternité entre Juifs sont un bouclier devant les menaces d’ « Amalec ». (concept symbolisant ceux qui veulent anéantir le peuple juif.)

Jean Racine s’est inspiré de cet épisode biblique pour composer sa fameuse tragédie en 3 actes intitulée « Esther », qui fut représentée pour la première fois en 1689 à Saint-Cyr.

VIDEOS du film « ESTHER » en 10 parties :1/« http://www.youtube.com/v/GLLFsywI6eU&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

2/ « http://www.youtube.com/v/30q-oEvxYgM&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

3/ http://www.youtube.com/v/Lrv9UXgG3Mw&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param

4/« http://www.youtube.com/v/gUHYwDBHP-E&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

5/« http://www.youtube.com/v/DFF6J6eT7Us&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

6/ http://www.youtube.com/v/X5JZcl3VQI4&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param

7/ « http://www.youtube.com/v/brvvByZdKrg&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

8/ « http://www.youtube.com/v/-gaUXGFp8X4&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

9/ « http://www.youtube.com/v/UNClcEEQE6g&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

10/ « http://www.youtube.com/v/u3ChNK6FeQM&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param

Dans le prolongement du sujet de Pourim, il faut savoir qu’au cours du procès de Nürenberg, le
journal Newsweek du 28 octobre 1946, à la rubrique ‘Affaires Étrangères p.45’,
rapporte : « Seul Julius Streicher s’en alla sans dignité. Il fallut le
pousser sur le plancher, les yeux hagards et hurlant Heil Hitler. En
montant les marches, il s’écria Et maintenant, je vais à D.ieu… »
Dans sa rubrique ‘Le saviez-vous ?’, le site « UNIVERS TORAH » vous propose l’article suivant :
Pourim 1946

(Sources : Wikipedia – Herodote.net – Jean-François Zilbermann (Vers l’unité de l’Orient) – Albert Soued – Albert Bensoussan et Nicole Myriam Madar, Le Monde Juif – Le Grand rabbin de Paris David Messas – Consistoire de Paris – Joël Mergui – Aharon Altabé – Rav Mordehaï Chriqui (le ptit hebdo) – fr.chabad.org – Lamed – Rabbi Joshua Kullock JDC Europe – Dany Sebban Modia.org – Mme R. Benaïm – L. Loï – Rabbin Philippe Haddad – Akadem  – Haim Nisenbaum, la Bible commentée – kifonline.com  – FSJU – CISU-be – Israëlfr.com – Radio JM, le Coeur Méditerranéen – Rav D. Pitoun– Ezida)

Remercions de tout coeur les auteurs (le plus souvent des rabbins) des sites et textes cités ci-dessus qui, par leur travail et leurs  immenses connaissances, ainsi que de ceux de tous les grands Sages de la Torah qui les ont précédés, grâce auxquels le texte ci-dessus a pu être rassemblé, mais c’est à Haqqadoch Baroukh Hou que vont avant tout nos louanges et remerciements, sans Qui aucun des faits relatés ici n’auraient jamais pu arriver jusqu’à nous en ce XXIe siècle, et n’auraient du reste jamais pu se passer ni être écrits. Amen. Ken yehi ratson.

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« Les oreilles d’Amane » fourrées aux fruits secs, (ce qui rappelle que la reine Esther se nourrissait principalement de ceux-ci puisqu’elle ne pouvait manger cacher, n’ayant pas informé le roi qu’elle était juive avant le décret d’Aman sur son peuple, le peuple juif, qui devait être exterminé), chocolat ou confiture

LIEN POUR LIRE L’HISTOIRE DE POURIM ET ACCEDER AU SITE MODIA, (pour un cours complet ainsi que la lecture, en français, du ROULEAU  D’ESTHER – texte complet accompagné d’un commentaire) : CULTURE JUDAÏSME POURIM(1)

A l’occasion de la prochaine fête de Pourim, AKADEM nous offre quelques cours sur le sujet :

Le rôle de la femme dans l’histoire juive, par Marc KUJAWSKI

Historicité de la Meguila, par Claude BRAHAMI

Pourim et le rouleau d’Esther, avec Claude SULTAN

Pourim ou la célébration d’Esther, par Claude RIVELINE

Fête, festin et farce, par Yeshaya DALSACE

Pourim à Dachau

https://i2.wp.com/www.lamed.fr/images/articles/rdv_pourim_dachau_275.jpg

… Vers le mois de mars 1945, seulement quelques-uns d’entre eux étaient encore en vie. L’un d’eux était appelé “Haïm le Rabbin”. Nous n’avons jamais pu savoir s’il était réellement un rabbin mais il se lavait toujours les mains et prononçait une bénédiction avant de manger. Il connaissait les dates du calendrier juif et également les prières par cœur. De temps en temps, quand les Allemands ne regardaient pas, il nous invitait à participer aux prières du soir.

Notre commandant de camp juif, Burgin, entendit parler de lui et essaya de lui faire faire des travaux plus aisés. La plupart des gens mouraient lorsqu’ils devaient transporter des sacs de ciment pesant 50 kilos sur le dos ou effectuer d’autres travaux pénibles de ce type. Il n’aurait pas pu supporter une journée de travail comme celle-là. Il me raconta une fois que s’il survivait, il se marierait et aurait au moins une douzaine d’enfants.

Aux environs de la mi-mars, on nous donna un jour de congé. C’était un dimanche. Le camp était recouvert par la neige. Mais les premiers signes du printemps étaient dans l’air. Nous étions au courant de la percée américaine en Allemagne et une faible lueur d’espoir s’était allumée dans nos cœurs.

Après le petit-déjeuner, constitué d’une tranche de pain moisi, un minuscule morceau de margarine et de l’eau marron appelée “Ersatz Coffee”, nous retournâmes à notre baraquement afin de dormir encore un peu.

Soudain, nous vîmes Haïm debout au milieu de la neige et criant: “Qu’on pende Aman! Qu’on pende Aman!”.

Il avait sur la tête une couronne de papier faite avec un sac de ciment et était enveloppé d’une couverture sur laquelle était attachée des étoiles découpées dans le même papier.

Nous fûmes comme pétrifiés devant cette étrange apparition, à peine capables d’en croire nos yeux, pendant qu’il exécutait une danse dans la neige en chantant: “Je suis Assuérus, Assuérus, le roi des Perses !”

Alors il se redressa, le menton pointé vers le ciel, et levant sa main droite avec un geste impérial, il cria: “Qu’on pende Aman! Qu’on pende Aman! Et quand je dis ‘Qu’on pende Aman!’, nous savons tous de quel Aman il s’agit.”

Nous étions certains que, comme beaucoup dans cette période impossible, il avait perdu l’esprit. Il y avait déjà à ce moment-là, 50 pour cent d’entre nous qui regardions bouche bée le “rabbin”. C’est alors qu’il déclara : “Yidden wos iz mit aich ! Mes camarades juifs, qu’est-ce que vous avez ?! Aujourd’hui, c’est Pourim. Faisons un Pourim Shpiel (un jeu de Pourim).

Il nous revint à la mémoire notre maison, il y a un million d’années ; c’était pendant cette période que, enfants, nous nous déguisions pour Pourim, jouant et mangeant des oreilles d’Aman. Le “rabbin” se souvenait de la date exacte de Pourim, selon le calendrier juif. Quant à nous, nous savions à peine quel jour c’était.

Haïm partagea alors les rôles de la reine Esther, de Morde’haï, de Vasti et d’Aman parmi l’assistance. J’eus l’honneur de recevoir le rôle de Morde’haï et nous retrouvâmes tous à danser dans la neige. Ainsi, nous eûmes notre Pourim Shpiel à Dachau.

Mais ce n’était pas la fin de l’histoire. Le “rabbin” nous promit que nous aurions aujourd’hui nos “Michloa’h manot”, nos cadeaux de nourriture et nous pensâmes qu’il y avait peu de chance que cela arrive.

Mais, miracle des miracles, l’après-midi du même jour, une délégation de la Croix-Rouge internationale vint au camp. C’était la première fois qu’ils s’occupaient de nous. Néanmoins, nous les accueillîmes les bras ouverts, parce qu’ils nous apportaient les “Michloa’h manot” que le “rabbin” nous avait promis.

Nous reçûmes chacun un colis contenant une boîte de lait concentré, une petite barre de chocolat, un paquet de sucres en morceau et un paquet de cigarettes. Il est impossible de décrire notre joie. Voici que nous mourions de faim et subitement à Pourim, nous recevions ces présents célestes. Depuis lors, nous n’avons plus jamais douté du “rabbin”.

Sa prédiction s’est également révélée vraie. Deux mois plus tard, Aman/Hitler fut « pendu ». Il se suicida à Berlin tandis que nous, ceux qui étaient encore en vie, fûmes libérés par l’armée américaine le 2 mai 1945.

J’ai perdu la trace de “Haïm le rabbin” pendant la Marche de la Mort de Dachau au Tyrol, mais j’espère qu’il a survécu et a beaucoup d’enfants ainsi qu’il le désirait constamment. Je me souviens toujours de lui quand arrive Pourim, grâce à cet inoubliable Pourim Shpiel à Dachau.

Traduction et Adaptation de Claude Krasetzki

(Extrait de Pourim à Dachau sur Harissa.com)

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POURIM SAMEA’H A TOUS LES JUIFS DU MONDE,

ET LONGUE VIE A ISRAËL ET A SON PEUPLE !

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Une réponse à “Le JEÛNE D’ESTHER (aujourd’hui jeudi 9 mars 2017) et la FÊTE DE POURIM (de Chabbat soir 10 mars au dimanche 11 mars 2017)

  1. Post enrichissant bien illustré

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