Si quelqu’un pouvait nous « débrancher » Hollande pour sa fin de mandat …

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Notre président sortant ne devrait-il pas avoir la décence de faire profil bas, sur ce sujet aussi, et de se retirer sur la pointe des pieds ?

En février, Le Canard, Le Monde et le PNF, rejoints par nos amis UDI-juppéistes, ont tenté en vain de « débrancher » (c’est le mot qu’ils employaient eux-mêmes) Fillon. En vain. Et c’est heureux. La démocratie n’y aurait rien gagné.

En mars, comme le disait ici Gabriel Robin, notre Président sortant a entamé une véritable « croisade », à l’étranger et en France, pour mettre en garde les Français contre le vote Front national.

Trémolos dans la voix, Moi-Président, les yeux dans les yeux, nous fait la leçon. Et la chanson est toujours la même : couplet 1 : « le Front national est très haut et a des chances de l’emporter » ; refrain : « Rassemblez-vous » ; pour le couplet 2, prière d’attendre encore quelques jours : « Votez Macron car c’est le seul capable de, etc. »

Samedi, Hollande était donc à Libourne pour remettre à Gilbert Mitterrand, qui fut maire de la ville, les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. Pour quels mérites, au passage ? Celui d’avoir appauvri une petite ville accablée, comme tant d’autres, par des décennies de gestion socialiste ? Mais on a assez remarqué que la tournée des adieux était assortie d’une généreuse distribution de cadeaux…

Donc, la chanson « L’extrême droite n’a jamais été aussi haute depuis plus de trente ans ». Mais ce fait politique et social, qu’il a l’air de trouver dramatique, et visiblement plus que le chômage ou l’islamisme, ne lui est-il pas aussi imputable, comme l’écrivait si justement Marie Delarue, il y a quelques jours ? Notre Président sortant ne devrait-il pas avoir la décence de faire profil bas, sur ce sujet aussi, et de se retirer sur la pointe des pieds ? De laisser la campagne se dérouler sans ingérence ?

Mais non, samedi, M. Hollande a franchi un nouveau degré, invoquant évidemment, en présence de son fils Gilbert, « la phrase prophétique » (sic) de François Mitterrand : « Le nationalisme, c’est la guerre. » Car notre Président, qui meuble son désœuvrement en se visionnant les vieux films des belles années de la gauche au pouvoir, est devenu l’exégète de son illustre prédécesseur socialiste : « Il faut garder toujours dans son esprit cette phrase, qui n’est pas simplement rétrospective comme celle d’un homme qui a connu deux guerres. »

Cette vraie-fausse campagne électorale d’un Président empêché, rejeté et uniquement focalisé vers un second tour Macron-Le Pen, devient non seulement surréaliste, mais franchement indécente.

Car M. Hollande sait très bien que ce genre d’attaques – la célèbre « diabolisation » – , surtout quand elle est menée par quelqu’un d’aussi déconsidéré que lui, aboutit systématiquement à l’effet inverse. Et Marine Le Pen a trouvé en lui un allié de poids.

Si M. Hollande souhaite sincèrement limiter le score du Front national, de grâce, qu’il se taise !

Mais tout porte à croire que M. Hollande, après avoir laissé enfler l’affaire Fillon au bon moment, de façon à installer prématurément un second tour Macron-Le Pen, poursuit vaillamment dans cette voie.

À François Fillon, et aux Français qui n’en peuvent plus des trahisons et des manipulations de la gauche, de refuser de se laisser enfermer dans ce schéma grossier griffonné sur un coin de table de l’Élysée.

(Source : BOULEVARD VOLTAIRE)

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