Un maire traîné en justice pour avoir insulté une certaine Audrey Crespo-Mara sur facebook

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J’ai découvert l’existence d’Audrey Crespo-Mara ce samedi, lorsque le candidat souverainiste, Nicolas Dupont-Aignan, a réalisé son coup d’éclat en quittant le plateau télévisé de TF1. Ne riez pas, chers lecteurs. Allergique que je suis à l’intox, je boycotte depuis longtemps cette chaîne et ses journaleux au sourire administratif qui sonne tellement faux.

Née en 1976, fille de banquiers et femme de l’inénarrable Thierry Ardisson, elle présente – paraît-il – le journal télévisé du week-end comme remplaçante (Anne-Claire Coudray étant la présentatrice officielle). Merci Wikipédia !

Elle s’est fait remarquer cette semaine en portant plainte pour « injure publique » contre Thibault Estadieu, médecin de campagne quinquagénaire devenu depuis 2008 maire de La Salvetat-sur-Agout sous l’étiquette divers-droite. Son crime : avoir posté sur facebook un statut jugé « insultant » par l’intéressée.

Après le JT et le départ soudain (du plateau) du candidat Dupont-Aignan, le maire publie un coup de gueule sur sa page facebook personnelle, il y salue le geste du candidat souverainiste et y voit « une bonne leçon à tous ces connards de journalistes qui manipulent l’opinion« ; excédé, il s’en prend aussi à la pauvre Audrey Crespo-Mara, cette présentatrice « à l’allure de ‘cagole’ » (sic).

On ignore comment ces propos sont remontés jusqu’aux chastes oreilles de Mme Crespo-Mara. Il est peu probable que cette journaliste parisienne ait daigné elle-même poser les yeux sur la page facebook d’un simple élu héraultais. La piste de la délation est plus probable. Un sycophante désœuvré aura fait une capture d’écran des propos de l’élu pour l’envoyer à TF1. Dénoncer est, semble-t-il, le passe-temps préféré de certains, comme en 42…

Quoi qu’il en soit, la journaliste a eu vent de ces propos misogynes et s’est constituée partie civile. Pour avoir tenu ces propos, M. Estadieu risque une amende de 12 000 euros et l’inscription au casier judiciaire; ce qui, en vertu de la loi sur la moralisation de la vie publique, pourrait l’empêcher de se présenter à sa propre succession. Les Salvetois, qui l’ont plébiscité deux fois, remercieront sûrement TF1.

Riposte Laïque est éminemment attachée à la défense des femmes et de leur dignité. Les propos de M. Estadieu sont d’autant plus réprouvables qu’elles émanent d’un élu de la Nation, dont le langage doit être aussi exemplaire que le comportement. En outre, la colère de ce maire est dirigée à tort contre Mme Crespo-Mara, une journaliste parmi d’autres dans la galaxie de la pensée unique.

On questionnera néanmoins le bien fondé de cette plainte. Quel est le préjudice subi par cette dame ? Un sans-dents de la France profonde l’a insultée sur une page facebook personnelle… Et alors ? Si j’avais porté plainte contre tous ceux qui m’ont injurié lorsque j’étais candidat patriote aux cantonales, ou contre ceux qui m’insultent à cause de mes écrits, l’essentiel de mes journées se déroulerait au tribunal, sur le banc des parties civiles. Embrasser une carrière publique (politique, médiatique ou intellectuelle) suggère d’avoir « le cuir tanné », comme dirait Hollande ; c’est-à-dire, être prêt à subir insultes, menaces, moqueries et huées. Si l’on veut être aimé de tous, on devient fleuriste ou confiseur.

Quelques précisions juridiques et sémantiques :

C’est grâce à une pirouette juridique que cette journaliste peut intenter un procès à M. Estadieu. L’affaire aurait été classée sans suite si le statut avait été uniquement accessible aux amis de l’auteur, la jurisprudence l’a déterminé ainsi. S’il y a matière à ester en justice, c’est bien parce que le statut était visible par tous.

Ensuite, contrairement à ce qui a pu être écrit par les media, le mot « cagole » ne veut absolument pas dire « putain ». Il s’agit d’une expression employée dans le sud de la France. C’est le féminin de « cacou » qui désigne un voyou, un frimeur, un m’as-tu-vu. La variante féminine « cagole » fait référence à une fille « au comportement et au langage vulgaire, maquillée de manière outrancière et attirée par les couleurs criardes« . Ce terme n’a donc pas de caractère sexuel à l’origine, n’en déplaise aux journalistes parisiens visiblement ignorants des peuples et des parlers provinciaux.

Vulgaire, certes ; goujat, sans doute ; criminel, non. Le maire de la Salvetat-sur-Agout a effectivement commis une erreur en tenant des propos si inélégants et en s’abaissant au niveau de ceux qu’il dénonce à juste titre. On ne saurait cependant jeter la pierre à ce médecin rural aux prises avec une médiacratee parisienne indisposée par la sainte colère de la France profonde.

Nicolas Kirkitadze

Un maire traîné en justice pour avoir insulté Audrey Crespo-Mara sur facebook

(Source : Riposte laïque)

 

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Une réponse à “Un maire traîné en justice pour avoir insulté une certaine Audrey Crespo-Mara sur facebook

  1. Merci de nous informer car on apprend ainsi comme on dit en espagnol que nous sommes entourés de »mosquitas muertas »

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