Les familles des victimes du 11 septembre portent plainte contre l’Arabie Saoudite

Les familles des victimes du 11 septembre portent plainte contre l’Arabie SaouditeDonald Trump veut éradiquer le terrorisme et l’Etat Islamique _____________________________________________________

Il existe des similitudes entre les méthodes du royaume d’Arabie et celles de l’État Islamique et c’est un secret de Polichinelle que l’Arabie Saoudite est impliquée dans le financement du terrorisme et du jihad, directement ou par l’entremise de riches Saoudiens ou d’associations caritatives saoudiennes. Quand on pense que le Royaume d’Arabie Saoudite est devenu le grand financier et le parrain du Centre du Contre Terrorisme de l’ONU (UNCCT) ! C’est l’un des grands scandales actuels de l’Organisation des Nations-Unies.

Mais aux USA, il y a des choses qui bougent.

Avant la loi du 17 mai 2016

En tout cas, quand un témoignage impliquant le gouvernement saoudien émane de toute première main, il revêt une importance capitale. Lors de son interrogatoire le 20 octobre 2014, Zacarias Moussaoui, le seul « Français » impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001, avait déclaré que de hauts responsables saoudiens soutenaient Oussama Ben Laden jusqu’à la veille même du 11 septembre. Les employés de l’ambassade saoudienne aux USA avaient comploté avant cette date pour pouvoir introduire un missile Stinger sous couverture diplomatique afin d’abattre le Boeing présidentiel (Air Force One) et d’assassiner Bill Clinton et/ou Hillary Clinton. Moussaoui avait rencontré un fonctionnaire du Département des Affaires Islamiques de l’ambassade d’Arabie à Washington quand ce dernier visitait Kandahar : « J’étais supposé partir pour Washington avec lui pour trouver un lieu convenable pour lancer la fusée Stinger et m’échapper ». Wikileaks par ailleurs a divulgué ce message de Hillary Clinton, classé document secret : « Les donateurs d’Arabie Saoudite constituent la source la plus significative du financement du terrorisme sunnite à travers le monde dont celui des Talibans en Afghanistan et de Lashkar-e-Taiba (LeT) au Pakistan ». Wikileaks qualifie même l’Arabie Saoudite de « cash-machine du terrorisme ».

Selon Moussaoui, « les princes ont fourni à Ben Laden [instigateur du 11 septembre 2001] les millions de dollars nécessaires pour organiser la mort de 3.000 personnes dans le Bas-Manhattan ». Moussaoui déclare avoir été aussi le messager de Ben Laden, porteur de courriers à d’éminents princes saoudiens, dont le prince Salmane, (l’actuel roi, qui a succédé en 2015 à son frère le roi Abdallah), à d’autres membres de la famille royale et à des religieux.

Même si Ben Laden était tenu en estime par les religieux saoudiens, Ben Laden était un pur wahhabite qui obéit à la lettre aux chefs religieux. En Arabie Saoudite, la dichotomie fait en sorte que le roi et les princes se trouvent responsables des agissements des religieux et des multiples associations caritatives qui financent les terroristes dont celle du 11 septembre. Un dignitaire wahhabite, Ibn al-‘Uthaymeen, a rendu une fatwa étonnante. Il a déclaré que les employés de l’ambassade ont « l’obligation personnelle d’aider au jihad s’ils peuvent, même s’ils n’ont pas reçu l’ordre du gouvernement saoudien ». Les religieux apparaissent ainsi comme les vrais détenteurs du pouvoir et ceux qui en tirent les ficelles.

Il faut se rappeler que deux jours après le 11 septembre, Ben Sultane, l’ambassadeur saoudien, a été reçu par Bush, Cheney et Condoleeza Rice, conseillère pour la Sécurité Nationale. A l’issue de cet entretien, 144 ressortissants saoudiens, dont deux douzaines de membres de la famille de Ben Laden, ont été autorisés à quitter les USA et cela après un interrogatoire par le FBI, hâtif et superficiel.

Le gouvernement Obama n’ignorait pas les agissements de l’Arabie Saoudite pour attiser le terrorisme islamique mondial, qu’ils soient en sous-main ou directs. Joe Biden, le vice-président, n’a-t-il pas déclaré : « Les Saoudiens et les autres États du Golfe ont financé [le jihad] par centaines de millions de dollars » ? Ce côté sombre de cette alliance avec l’Arabie Saoudite, les États-Unis ont tenu à le mettre en sourdine. Mais l’élection de Trump vient de changer la donne et ce silence officiel des Etats-Unis ne pourra pas durer longtemps.

La loi du 17 mai 2016

Le 17/05/2016, le Congrès a émis en effet une loi (« an Act ») sous le titre de « Justice Against Sponsors of Terrorism Act » (JASTA), autorisant de simples citoyens à porter plainte contre les gouvernements étrangers impliqués dans le terrorisme. Initialement, le président Barak Hussein Obama avait opposé son véto à cette loi sous prétexte « qu’elle pourrait heurter la coopération internationale ». Mais le Congrès est passé outre (97 voix pour, 1 voix contre).

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La plainte collective des victimes du 11 septembre

Voici donc que plus de 800 personnes (personnes blessées le 11/09 et familles des personnes décédées) viennent de porter plainte devant la Cour fédérale. La plainte collective comporte un document de 195 pages dont 135 pages dévolues aux noms des morts, à ceux de leurs familles, à ceux des personnes qui ont survécu à leurs blessures. Les plaignants réclament des dédommagements financiers au gouvernement saoudien qu’ils accusent de financer et de soutenir al’Qaeda.

D’autre part, selon cette plainte, des associations caritatives gérées par l’Etat saoudien ou par des entités gouvernementales avaient des liens avec Oussama Ben Laden. D’après elle, le gouvernement saoudien a adopté une forme extrémiste de l’islam comme religion d’Etat et a dépensé de l’argent à travers le Moyen-Orient pour la promotion de cet islam. Toutes ces associations dites « caritatives », gérées directement ou supervisées par le gouvernement saoudien et ses ministères, opèrent à l’échelle internationale. En France, elles échappent totalement à TRACFIN, organisme d’Etat sensé traquer le financement du terrorisme sous prétexte qu’il s’agit d’associations de droit privé. Nous pouvons les citer, en conservant leur dénomination internationale :

The Muslim World League (MWL)

The International Islamic Relief Organization (IIRO)

The Rabita Trust

The World Assembly of Muslim Youth (WAMY)

The Benevolence International Foundation (BIF)

The al-Haramain Islamic Foundation (AHIF)

The Saudi High Commission for Relief of Bosnia and Herzogovina (SHC)

The Saudi Joint relief Committee for Kosovo and Albania (SJRC)

The Saudi Red Crescent (SRC)

Dans cette plainte, sont cités nominativement plusieurs hauts fonctionnaires du gouvernement saoudien ayant traité avec Ben Laden ainsi que plusieurs membres de la famille Ben Laden.

La plainte contre l’Arabie Saoudite accuse aussi le gouvernement saoudien d’avoir su qu’au moins trois des pirates de l’air du 11 septembre avaient des liens avec al’Qaeda : leurs passeports portaient une inscription secrète que le gouvernement saoudien n’a pas divulgué aux autorités des Etats-Unis. « L’Arabie Saoudite est fourbe, dit la plainte, elle se présente aux Etats-Unis et aux pays occidentaux une façade d’une nation combattant al-Qaeda et le terrorisme alors qu’en même temps elle fournit à al’Qaeda une aide matérielle et un financement conséquents ». Les attaques du 11 septembre 2001 n’auraient pas pu se réaliser sans l’Arabie Saoudite.

Dans la foulée, les grandes compagnies américaines d’assurances ont déposé aussi une plainte devant une Cour à Manhattan, réclamant à l’Arabie Saoudite, responsable des dégâts causés aux biens, des dédommagements de l’ordre de 6 milliards de dollars. Elles prennent pour cible aussi une association caritative appartenant au gouvernement de Riyad du nom de « L’institution supérieure de collecte des dons pour les musulmans de Bosnie-Herzégovine ». Cette association aurait financé et apporté un autre soutien matériel à Ben Laden qui lui a permis d’exécuter les attaques.

L’Occident quant à lui s’est fait berner sur toute la ligne par cet Etat moyenâgeux, et cela depuis les premiers accords signés à bord du USS Quincy en 1945 (Pacte de Quincy) entre le roi d’Arabie Abd-al-‘Aziz âl-Saoud et le président Franklin Roosevelt, (accès au pétrole contre protection militaire). Ce pacte, d’une durée de 60 ans, a été renouvelé pour la même durée par George W. Bush en 2005 ! Les Américains auraient dû connaître le proverbe qui nous vient du désert d’Arabie et qui en dit long sur les alliances avec les bédouins : « Si tu veux avoir un ami, demande lui d’abord quand il va te trahir ». Ils ne seraient pas tombés dans ce piège une seconde fois, ce qui a entraîné le monde libre au bord du gouffre.

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