Lundi soir prochain commence la fête de Pessa’h, (la Pâque juive), qui durera 7 jours en Israël et 8 jours en diaspora

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COMMENTAIRE DU GRAND RABBIN GILLES BERNHEIM SUR LA FÊTE DE PESSA’H : Commentaire du Grand Rabbin de

MESSAGE DU GRAND RABBIN GILLES BERNHEIM

Pessah 2012.movYouTube

VIDEO  : La danse de la Matzah crée le buzz en France et dans le monde !

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Qu’est-ce que la fête de Pessa’h (la Pâque juive) ?La fête de Pessa’h dure huit jours. Elle est célébrée en début de printemps, du 15 au 22 du mois juif de Nissan. Elle commémore la libération des Hébreux de l’esclavage en Égypte ancienne. En accomplissant les rites de Pessa’h, nous pouvons revivre et ressentir la réelle liberté obtenue par nos ancêtres. L’histoire de Pessa’h. Après de nombreuses décennies d’esclavage sous les Pharaons d’Égypte, pendant lesquelles les Israélites furent contraints à un travail écrasant et soumis à des atrocités, D.ieu vit la détresse du peuple et envoya Moise chez Pharaon avec ce message : « Laisse partir Mon peuple, pour qu’il Me serve. » Lorsque, malgré plusieurs avertissements, Pharaon refusa d’obéir à l’ordre divin, D.ieu envoya sur l’Égypte dix plaies dévastatrices qui y semèrent la désolation, détruisant bétail et récoltes. (Source :  Chabad Loubavitch Nice Côte d’Azur)

Au milieu de la nuit du 15 Nissan de l’année 2448 depuis la création (1313 avant l’ère commune), D.ieu infligea aux Égyptiens la dernière des dix plaies qui tua tous leurs premiers-nés. Ce faisant, D.ieu épargnait les Enfants d’Israël, « sautant par-dessus » leurs maisons – d’où le nom de la fête : Pessa’h signifie « le saut » en hébreu.

La résistance de Pharaon fut brisée, et il chassa littéralement ses anciens esclaves du pays. Les Israélites s’en allèrent dans une telle hâte, que le pain qui devait leur servir de provision pour la route n’eut pas le temps de lever. 600 000 hommes adultes, et beaucoup plus de femmes et d’enfants, quittèrent l’Égypte ce jour-là, entamant leur voyage vers le mont Sinaï et leur naissance en tant que peuple élu de D.ieu.

LA  FÊTE  DE  PESSA’H

CHANTS POUR PESSA’H Ma nichtana (version vocale) http://www.youtube.com/v/MsonH7H3h6U&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param JadeVaerens /

Dans la 1ère partie de « la fête de Pessa’h » :

QUAND FÊTE-T-ON PESSA’H CETTE ANNEE 5769 (2009)?

PESSA’H

LA HAGGADAH DE PESSA’H

Les 10 plaies d’Egypte

DE QUELLE EPOQUE LA HAGGADAH ET LE SEDER DATENT-ILS ?

LE ‘HAMETS

Définition du ‘hamets

Les 3 interdictions du ‘hamets

La recherche du ‘hamets

Faire disparaître le ‘hamets

La vente du ‘hamets

La signification du ‘hamets

LES SYMBOLES DU SEDER ET LE SOUVENIR DES ANCÊTRES

Dans la 2ème partie de « la fête de Pessa’h :

LE SEDER DE PESSA’H

Pourquoi boit-on 4 coupes de vin ?

LE CHIFFRE QUATRE DANS LE SEDER DE PESSA’H

Les quatre coupes de vin (ou les 4 coupes de la délivrance)

Les quatre questions

Les quatre fils

Les quatre matriarches

Les quatre noms de Pessa’h

La haggadah des quatre mois

Quatre occasions de consommer la matsa

Quatre genres d’aliments sur le plat du Séder pour 4 bénédictions

Les quatre souffrances du peuple en Egypte

Les quatre expressions d’Hachem pour la « guéoula » des quatre exils

Les quatre temps de notre prise de conscience vers cette « guéoula »

RECAPITULATIF DES 15 ETAPES DE LA LIBERATION DANS LA SOIREE DU SEDER

PESSA’H AUJOURD’HUI

Le récit dePESSA’H en 7 mn http://www.youtube.com/v/Bl8dazS0FeQ&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><paramAskMosesTV VIA

CHANTS POUR PESSA’H Avraham Avinou http://www.youtube.com/v/FYOrtCwECgw&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param(Abraham Ferera Video Editing: Hermon Yehuda Productions 097672069) bingo1941

PESSA’H

Le Chabbat qui précède Pessah’ est un Chabbat particulier appelé Chabbat hagadol(grand Chabbat), car en plus de la paracha de la semaine, nous lisons un texte de Torah supplémentaire. Ce texte a pour but principal de se préparer mentalement et spirituellement à cette fête qui va rythmer notre quotidien pendant une semaine, ainsi qu’à l’application des halah’ot (lois) qui s’y rattachent. »Le grand-Chabbat » fut ainsi nommé en raison du grand miracle où, selon le commentaire du Tour, les familles d’Israël ayant pris, sur ordre divin, »l’agneau pascal », le Chabbat 10 nissan pour le sacrifice qui devait avoir lieu 4 jours plus tard, aucune rébellion des égyptiens n’eut lieu, malgré sa déifications par ces derniers.

Pessa’h (la Pâque juive) est l’une des 3 fêtes de pèlerinage, (les autres étant Chavouôt et Souccot). Elle fut instituée par D.ieu Lui-même lors de la sortie d’Egypte du peuple hébreu. Dans la Torah, on trouve 3 passages sur ce sujet avec l’origine de toutes les lois et de tous les usages qui permettent de célébrer cette fête : Chemote (Exode) 12 – Vayikra (Lévitique)23 – Devarim (Deutéronome) 16. Le mot Pessa’h est composé des lettres « peh », qui signifie (bouche) et « sa’h » (raconter). En français s’est le « passage par-dessus », en anglais, cela se dit « passover », ce qui rappelle qu’Hachem avait demandé aux Enfants d’Israël de marquer le linteau de leurs portes avec du sang d’agneau, de sorte qu’Il les repère lors Son passage par-dessus les maisons pour que la plaie qui frappa l’Egypte (mort des premiers nés) épargnât ceux des Hébreux. L’agneau sacrifié par les « Bnei-Israel » (Enfants d’Israël) reçut le nom de « Korbane Pessa’h » (sacrifice pascal).

Les Bnei-Israel furent asservis pendant 220 ans en Egypte et ces années furent l’une des périodes les plus dures ; cette galoute(exil) a constitué la période d’’assimilation par excellence dans un pays de dépravation totale. Ainsi, tant sur le plan physique que moral et spirituel, l’esclavage les a détruits, mais pas complètement cependant, et même si Rachi nous rapporte dans l’un de ses Midrachim* qu’en fait le peuple juif n’est sorti qu’à 1/5 de son effectif (les 80% sont morts pendantla plaie des ténèbres, afin que les juifs survivants puissent enterrer leurs morts à l’abri des regards égyptiens qui, eux, ne voyaient pas et ne pouvaient donc dire: »Ah, vous avez vu? Leur Dieu. est censé les défendre mais les tue ! ») pour cause de son assimilation ( pour la plupart d’entre eux, ils ne pratiquaient plus la brit-mila – la circoncision) et de son refus de sortir d’Egypte,. Mais des liens indéfectibles au judaïsme leur étaient encore propres et les Enfants d’Israël avaient conservé leur tenue vestimentaire, celle des Juifs, ils ne communiquaient qu’en Hébreu et continuaient à donner des prénoms hébreux à leurs enfants.

La Pâque juive s’inscrit entre 2 événements exceptionnels qui constituent probablement les 2 plus étonnants et spectaculaires miracles de toute l’histoire biblique : l’Exode et la traversée de la Mer Rouge.L’un eut lieu le 1er jour de Pessa’h, l’autre le 7ème jour. « La voix de mon ami, il arrive, il saute les montagnes, il enjambe les collines, mon ami ressemble à un cerf. » (Cantique des Cantiques 14d) Ce verset concerne la sortie d’Egypte, qui est une délivrance, « avec saut », du fait que l’esclavage, qui était censé durer 400 ans, a été réduit à 210 ans. Extrait de la haggada : « Cette matsa que nous mangeons, pourquoi ? Parce que la pâte de nos ancêtres n’avait pas eu le temps de lever lorsque leur est apparu le Roi des rois des rois, le Saint béni soist-Il, et qu’il les a sauvés… » Pour ce qui concerne la matsa : « L’enfant ne sait pas dire « papa » ou « maman » avant d’avoir goûté le goût du pain. » C’est qu’il y a dans le blé une force permettant à l’enfant de reconnaître son père et sa mère ; de même, il y a dans la matsa une force permettant de reconnaître la divinité, son essence et sa substance ainsi qu’il est dit : « Connais le D.ieu de ton père. » a savoir : connais et sens

Or, il existe 2 types de matsote (pluriel de matsa). La première, c’est avant minuit, et celle-là a besoin d’être préservée et, ainsi qu’il est dit : « Vous garderez les matsote ». La seconde correspond à ce qui est écrit « Lorsque leur apparut le Roi des rois ; là est écrit que la pâte des Hébreux n’a pas le temps de lever, à savoir : elle n’a pas fermenté. La différence entre le ‘hamets » (pâte levée) et la matsa (pâte non levée) est la suivante : Le ‘hamets est de l’ordre de l’élévation. Il a un goût. La matsa n’a pas de volume et n’a pas de goût. C’est pourquoi les rabbins ont dit : « s’il a avalé la matsa, il a accompli son devoir. » Ainsi, le soir de la 1ère Pâque, en mangeant de la matsa, les Hébreux avaient accédé à un premier stade de la connaissance de D.ieu et tout se passe comme si, une semaine après, leur foi se trouvait confirmée et renforcée par le miracle de la mer Rouge. Mais pour la mystique juive, cet événement revêt une tout autre dimension. Il met en jeu 2 éléments : la terre et la mer, placés ici dans un rapport très particulier : la mer se fait terre pour livrer passage aux Hébreux. Mais la terre et la mer jouent un rôle fondamental , non seulement dans la vie quotidienne de l’humanité, mais aussi dans son imaginaire. Or, la terre est le lieu où les choses vivent et se développent de manière visible alors que dans la mer, elles sont, pour la plupart, invisibles. La mer est un ensemble de choses recouvertes et cachées. L’existence de l’homme est de l’ordre du visible. C’est pourquoi le couple terre-mer représente le monde visible et le monde invisible.

Pour ce qui est de ce second miracle, l’ouverture de la mer Rouge, nous savons que la source de la vie est l’eau, mais dans l’eau, la vie reste cachée et mystérieuse. Il faut qu’elle monte sur la terre pour devenir création visible. Si le corps de l’homme vient de la terre, « D.ieu forma l’homme, poussière de la terre »(Genèse 2,7) son âme, elle, « vient de la mer (d’en haut), ce que la Cabale nomme « Atsilout « (1er des 4 univers qui structurent toute réalité), vaste » lieu » informel, source suprême des âmes, lui-même proche de sa source – sens premier du mot « atsilout » – qui porte le nom de « mer d’atsilout ». La véritable personnalité de l’homme est comme la mer : elle est cachée. (Extrait du « chandelier d’Or »)

Dans le service de D.ieu, la matsa est de l’ordre de l’abnégation. C’est cela la première matsa, celle que les Hébreux ont mangé avant minuit. Elle correspond à l’éveil d’en bas, à l’abnégation de la volonté. Il s’agit de rejeter l’orgueil. Il est connu que l’orgueil est appelé le père des pères de l’impureté. C ‘est la source de tous les désirs et c’est pourquoi l’abnégation de la volonté est une manière de comprimer le Mal. (Likouté Torah).

Nous sommes aujourd’hui encore dans cette même période d’esclavage : esclavage moral et spirituel, dans nos sociétés où siègent l’impudeur et la violence et où le mal tient souvent lieu de justice. Ainsi, quand Haqadoch Baroukh Hou ordonna aux Enfants d’Israël de mettre du sang d’agneau sur les poteaux et linteaux de portes afin de les distinguer, Hachem avait-il vraiment besoin de cela pour les reconnaître? L’un des méfarshim (commentaires de la Torah par tout un chacun : 70 facettes, à chacun sa vision) nous dit que c’est parce que l’agneau était une des idoles des égyptiens que les Bnei-Israël durent badigeonner leurs portes du sang de cet animal. Alors comme nos ancêtres qui ont eût le courage de s’affirmer en tant que fils d’Hachem, fiers de leur Torah, faisons de même et n’ayons pas peur de nous affirmer avec nos misvote.

« Ce jour-là, D.ieu délivra Israël des mains de l’Egyptien et Israël vit les Egyptiens étendus morts au bord de la mer. Israël vit la grande main que D.ieu avait fait (s’abattre) contre les Egyptiens. Le peuple craignit D.ieu. Il eut foi en D.ieu et en Moïse son serviteur ». (Exode 14, 30-31) Qui aurait pu croire à une chose aussi incroyable que la « Kriat Yam Souf » (l’ouverture de la mer rouge)? Eh bien nous y avons cru et les miracles d’Hachem n’ont cessé d’opérer. La traversée de la mer rouge fût si extraordinaire qu’elle comporta à elle seule 3 miracles que voici: 1er miracle : Lors de la divison de la mer, le sol était très profond et ils auraient fallut un temps infini pour arriver de l’autre côté. Ainsi, Hachem a aplani le sol en une gigantesque plaque de glace. 2e miracle : les Bnei-Israël ne glissèrent pas en y marchant. 3e miracle : cette plaque de glace ne se retourna pas lorsque la mer n’était pas encore ouverte, allant ainsi contre la nature.

CHANTS POUR PESSA’H Avadim Hayinu – Leonardo Gonçalves http://www.youtube.com/v/A80NUPn1JGA&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param mattheussiq8

A l’époque du Temple, 4 jours avant la fête, le 10 nissane, après s’être débarrassés de tout ‘hamets avant de partir et n’en possédant plus dans leurs provisions à partir du 14 nissane à midi, de nombreux pèlerins arrivaient à Jérusalem avec leurs agneaux. Le ‘hametz qui restait était brûlé dans des terrains vagues. Il faut savoir que lesEnfants d’Israël ont été délivrés d’Egypte pour 3 mérites :Sourire Pendant toute leur captivité et leur esclavage, ils avaient gardé leur langue, l’hébreu  Sourire ; ils avaient gardé leurs noms hébreux Sourire, ne firent pas de médisance et gardèrent le secret du jour de la sortie d’Egypte.

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De plus, le mérite des femmes fut grand : malgré la dure servitude et le danger (tout garçon devait être jeté dans le Nil sur ordre de Pharaon), elles continuèrent à avoir des enfants et à faire confiance à D.ieu, aidées en cela par Myriam la prophétesse et sa mère Yokebed. Cependant, les parents de Myriam s’étaient séparés pour ne plus avoir d’enfants, décision motivée par la peur que leur future progéniture ne fût impitoyablement tuée. Myriam  les supplia de revivre ensemble. Elle leur dit : « Quoi, seriez-vous pires que Pharaon, qui a condamné tous les garçons ? Vous, vous condamneriez à la fois filles et garçons ! » Amram et Yokebed comprirent la leçon de leur fille et c’est ainsi qu’ils se remirent à vivre ensemble, imités en cela par le reste du peuple. Peu après, Moïse naquit et fut choisi par D.ieu pour faire sortir les Enfants d’Israël d’Egypte.

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LA HAGGADAH DE PESSA’H

Le mot « haggadah » signifie récit. A Pessa’h, nous avons l’obligation de raconter à nos enfants ce qui se passa la nuit de la sortie d’Egypte. Mais que doit-on raconter ? Comme nous l’avons expliqué plus haut, cette fête, très importante dans le judaïsme, commémore la fin de l’esclavage du peuple hébreu, sa sortie d’Egypte, et son sauvetage, par Hachem, sous la conduite de Moïse. Mais au-delà de la libération physique du peuple juif, Pessa’h commémore son émancipation spirituelle. Les Commandements que Moché (Moïse) a reçus sur le Mont Sinaï visaient à élargir le peuple juif, à l’époque assujetti à de nombreuses croyances idolâtres. Pessa’h est une fête chargée de symboles, qui célèbre l’amour de son prochain et la purification de l’âme.

Cette fête célèbre également, l’unité nationale, soudée d’abord par l’oppression, puis par la délivrance collective et glorifie la famille juive, qui sait apprécier à sa juste valeur la joie d’être ensemble et « libre ». Il est du devoir de chaque Juif, en tant que parent, professeur, éducateur de se demander si, dans sa vie, il exerce véritablement cette liberté, s’il jouit pleinement de l’Exode, du passage de l’asservissement à la délivrance. Sommes-nous vraiment libres ? Un Juif peut-il être complètement libre quand vit encore en terre étrangère ? La liberté ne signifie-t-elle pas précisément la faculté de vivre et d’oeuvrer dans son pays, dans son propre environnement linguistique et culturel, avec les us et coutumes transmis par ses ancêtres ? Ne sont-ce pas là les éléments fondamentaux d’une liberté authentique ?

Il est une chose très importante et même fondamentale pour ce qui concerne l’engagement du Juif du point de vue de sa foi, et ce ne sont pas des actes censés commémorer le passé ou les faits héroïque de ses ancêtres, mais la réalisation des commandements que la révélation du Sinaï lui a imposées t qui sont si importants dans sa vie, encore aujourd’hui, au 21ème siècle. Ils procèdent en partie de son identité, mais c’estavant tout du service de D.ieu qu’il s’agit. Ainsi, nous dit un Rav (dont je n’ai malheureusement pas noté le nom) rapportant une discussion au sein de Tsahal avec le Pr. Leibowitz, où ce dernier disait : « La fête de Pessa’h ne consiste pas seulement à se souvenir, à travers certains symboles du début de l’histoire du peuple juif ; pour le Juif, Pessa’h signifie que 7 jours durant, nous vivons concrètement une existence différente de celle de toutes les autres semaines de l’année. En effet, avant Pessa’h, nous mettons notre maisons sens dessus dessous afin de la purifier. Pour le Juif, c’est une donnée existentielle, une question qui touche à sa vie concrète d’aujourd’hui et non pas le souvenir d’un événement historique ou légendaire qui se déroula il y a 3500 ans. Pessa’h nous confronte au problème le plus grave auquel le peuple juif et le judaïsme doivent aujourd’hui faire face. »

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CHANTS POUR  PESSA’H Miriam’s Song (Debbie Friedman) « htttp://www.youtube.com/v/hnsy0F3nxh8&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><parammagikchips

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La Hagada de Pessa’h (le récit de la sortie d’Egypte) se renouvelle chaque année à la même époque, pour rappeler aux Juifs qu’il ne faut pas se contenter de la lire comme une chose ancienne qui s’est passé voici plusieurs millénaires, mais que chaque Juif considère plutôt toutes les chaînes qui le retiennent encore aujourd’hui dans un certain esclavage, dans son quotidien, ce qui donne à réfléchir et devrait conduire les gens à tendre vers une certaine libération de chacun en sortant des limites qu’on lui impose ou qu’il s’impose à lui-même. 

Moché, Aharone et  Myriam ont fait réussir le premier pas de la sortie sur la trajectoire ; c’est maintenant à nous de réussir, par notre parole, mais également par nos actes, la seconde partie et de parvenir au but, faute de quoi  nos mots seraient vides de sens. Cependant, nous avons, après coup, des avantages sur eux : la connaissance de leur réussite et de la « achga’ha » (providence affectueuse qui prend en charge). Ils étaient eux aussi devant un « pont étroit et fragile » et l’ont franchi avec confiance, comme on le voit dans la Haggadah, et Myriam leur a montré qu’ils pouvaient chanter. Ne trichons pas et ne mentons pas en disant : « l’an prochain à Jérusalem » (ce qui, en réalité signifie : « Il sera bien temps de penser à cela l’an prochain… »). Ils ont compris que tout cela était très concret et que la vérité de la parole devait se réaliser en actions, ils ont compris ce qu’était de bâtir ce que l’on n’a pas, avec courage afin d’en faire une réalité. Le flux des bâtisseurs qui montèrent à la fin du 19ème siècle en Eretz Yisrael n’avait jamais cessé et ils avaient toujours construit de rien pour vivre. C’est donc notre défi et notre possibilité pour aujourd’hui, dans nos vies. En hébreu, « daber » (la parole) signifie aussi « davar»(chose), car elle n’est vérité que si elle se réalise.

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Les 10 plaies d’Egypte

Les 10 plaies d’Egypte sont l’application de la promesse de D.ieu à Avraham. Hachem avait en effet annoncé à Avraham qu’il jugerait la nation qui opprimerait sa descendance. Les Enfants d’Israël ont énormément souffert pendant leur captivité par leur asservissement en tant qu’esclaves. Non seulement Pharaon leur avait imposé des tâches physiquement très dures, (tout en leur infligeant de très rudes brimades et des coups), mais auparavant, il leur avait volé tous leurs biens et les traitait comme du bétail, de sorte que le peuple hébreu, abruti par le travail, était une proie facile pour les Egyptiens qui s’adonnaient à l’idolâtrie et beaucoup d’Hébreux les ont suivis dans cette voie. Mais la Justice Divine est venue rappeler aux Egyptiens tout le mal qu’ils avaient fait et pour chacune des formes de persécution subies par les Hébreux était appliqué un châtiment spécifique, ainsi  :

Ils avaient exigé d’eux de puiser de l’eau Triste 1  leur fleuve, le Nil, fut changé en sang. Ils les avaient fait charger leurs cargaisons Triste 2 elles furent détruites par les grenouilles. Ils avaient fait d’eux des balayeurs de rue, Triste 3 la poussière fut transformée en poux. Ils leur avaient ordonné de garder leurs enfants (ceux des Egyptiens) Triste 4 D.ieu remplit le pays de bêtes sauvages qui dévorèrent les enfants. Ils avaient fait d’eux des bergers Triste 5  la peste décima leurs troupeaux. Ils leur avaient fait préparer leurs bains Triste 6 Il leur poussa des ulcères et tout bain leur fut interdit. Ils les avaient employés comme tailleurs de pierres Triste 7  D.ieu envoya contre eux des grêlons et Triste 8 des sauterelles dévastèrent tout ce qui avait poussé. Ils avaient cherché à les garder prisonniers, Triste 9   ils furent eux-mêmes empêtrés dans les épaisses ténèbres qui se sont abattues sur l’Egyte. Leurs actes meurtriers contre les Hébreux Triste 10  ont conduit au massacre de tous les premiers-nés des Egyptiens.

CHANTS POUR PESSA’H Go down Moses (Let my people go) Yakov Yavno « http://www.youtube.com/v/RnyQXPda4dc&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param Quzver

DE QUELLE EPOQUE LA HAGGADAH ET LE SEDER DATENT-ILS ?

La Haggadah  fut composée dans ses grandes lignes par les Hommes de la Grande Assemblée, les auteurs de nos principales prières voici plus de 23 siècles. La forme actuelle de la Haggadah comporte quelques variantes entre les communautés, mais dans l’ensemble elle était déjà pratiquée ainsi dans les communautés de Soura et Pumbédita en  Babylonie au temps du Talmud. L’ordre dans lequel se déroule la Haggadah date également de cette époque et on peut lire mot pour mot dans la Michna Pessa’him 10, 1-8 et dans le Talmud  Pessa’him page 116 indiquant comment on doit passer la soirée de Pessa’h et ce qu’il faut y faire, dire et à quoi réfléchir. On sait même comment se faisait la relation pédagogique à l’époque entre les parents et les enfants lors de cette soirée. Il est clairement indiqué dans la Torah : « Les parents doivent enseigner leurs enfants, leur raconter, répondre à ses questions » en (Chémote, Exode 12,26 et 13,8 ainsi que 14 et Dévarim (Deutéronome) 10,20. Bien plus, il est dit qu’il faut le faire selon ce qu’est l’enfant et la Michna de Pessa’him 10, 4 dit que si l’enfant n’a pas la capacité de comprendre, son père doit l’enseigner. Ce qui signifie clairement qu’il faut le lui enseigner quand même, en trouvant les moyens qui lui seront accessibles ; magnifique attention personnelle qui doit être une règle générale dans le judaïsme : élever l’enfant selon son propre chemin à lui.

La Haggadah nous parle de 4 enfants : le ‘ha’kham, (le sage) le Racha, (le méchant)  le Tam (le simple) et le Chééno yodéa licheol.(celui qui ne sait pas poser de question). Mais le rituel du Seder tel que nous le connaissons s’est construit lentement. La version actuelle de la Haggadah étant une compilation de textes de différentes origines dans le temps et l’espace. Nous devons la compilation définitive aux  « Geonim » (les Sages rabbiniques) du début du Moyen-Âge, à Babylone, vers l’époque s’étendant des années 650 à 1250 environ. Néanmoins, c’est la version de  la Haggadah qui apparaîtra dans le Sidour de Rabbi Saadia Hagaon (10ème siècle) qui est jusqu’à aujourd’hui la 1ère édition complète trouvée, celle qui a déterminé le format presque définitif. Le texte n’a pratiquement pas été modifié depuis lors, sauf pour quelque « pioutim » (chants religieux) composés presque jusqu’à l’époque moderne.

 

CHANTS POUR PESSA’H autre version Go down Moses (Let my people go) http://www.youtube.com/v/TmrQjVEjrfc&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param Benko Dixieland, Tamas Berki, Cotton Club Singers

LE ‘HAMETS

Entre Pourim et Pessa’h, il y a le grand ménage de Pessa’h. C’est une ménage très important puisqu’il va nous permettre de ne pas transgresser l’un des 3 principaux interdits, à savoir de ne pas posséder de Hamets chez soi dans n’importe quel lieu nous appartenant (poches de vêtements, voiture, box, garage, magasin, maison secondaire…). Nous savons qu’il est interdit pendant cette période de consommer n’importe quel aliment comportant ne serait ce qu’un milligramme de ‘hamets. Ainsi de là découle l’interdiction de tirer profit du ‘hamets, puisque la consommation est un profit en lui-même. Donc, cette interdiction de profit, entraîne l’interdiction, par exemple, de posséder un restaurant ‘hamets (même si l’on veut qu’il soit réservé qu’aux non-juifs) où le propriétaire tirerait profit de l’argent gagné par ce biais.

Définition du ‘hamets

La fête de Pessa’h se caractérise par le fait de consommer de la Matsa (pain non levé). Il est alors strictement interdit de manger ou même de posséder du ‘Hamets. Mais qu’est-ce que le ‘hamets ? C’est un terme générique désignant toutes les nourritures et boissons faites à partir des 5 espèces de céréales suivantes : blé, orge, seigle, avoine, épeautre et de tous leurs dérivés qui, sous l’action de ferments, de la chaleur ou de l’humidité subissent le processus de la fermentation. Ces aliments sont interdits à Pessa’h car ils sont levés. Même une denrée ne contenant qu’une trace de ‘Hamets est interdite et ne doit pas être conservée à la maison. La Matsa utilisée toute l’année ne peut être conservée à Pessa’h. Pour la fête, on utilisera uniquement des Matsot « Cacher LePessa’h », fabriquées spécialement à cet effet.

La Torah n’a pas seulement interdit de consommer le ‘hamets pendant 7 jours (8 jours en dehors d’Israël), elle a également interdit d’en avoir chez soi ou d’en posséder, même en dehors de sa maison. Tout aliment contenant un tant soit peu de ‘hamets est lui-même interdit (ex. pain, bière, pâtes, pain, pâtisseries non « cacher lepessa’h », alcool, moutarde, vinaigre, glucose, boissons, moutarde, parfums, certains médicaments…)

Pour plus de précisions, cliquez ici : Grand Rabbinat de la Communauté Israélite Orthodoxe de Paris

Les 3 interdictions du ‘hamets :

A Pessah, la Torah interdit :

– de CONSOMMER du ‘hamets, même en infime quantité. Cette interdiction entraîne la nécessité d’utiliser pour Pessah une vaisselle spéciale ou de procéder à la cachérisation des ustensiles  » cachérisables « .

– de VOIR du ‘hamets nous appartenant ou d’en posséder cette interdiction entraîne l’obligation de le faire disparaître avant la fête. La Torah interdit également de garder chez soi ou dans tout autre endroit nous appartenant, du ‘hamets qui appartiendrait à un non juif et pour lequel  nous serions responsables de sa garde.

– de TIRER TOUT PROFIT du ‘hamets. Cette interdiction a des conséquences pratiques pendant et après la fête. Ainsi, du ‘hamets ayant appartenu à un Juif et n’ayant pas été vendu pendant Pessa’h est interdit même après Pessa’h. En conséquence, on ne se servira pas chez un commerçant juif  n’ayant pas procédé à la vente de son ‘hamets avant Pessa’h, et ce jusqu’à renouvellement de son stock.

La recherche du ‘hamets

On a coutume de placer des morceaux de pain dur en différents endroits, quelques temps avant la recherche, afin que celui qui l’effectue puisse les trouver. La tradition dit qu’il convient d’en disposer dix morceaux.

Avant de commencer la recherche, on récite la bénédiction suivante : Baroukh Ata Ado-naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Biour ‘hamets « Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné de détruire le ‘hamets »

On fera cette recherche, à la lueur d’une bougie, dans tous les endroits cachés, y compris les crevasses du sol. On ne doit pas parler entre la bénédiction et le début de la recherche, pas même de ce qui concerne cette recherche proprement dite. Pendant toute la durée de celle-ci, on ne parlera pas de ce qui ne la concerne pas. Les membres de la famille se tiendront à proximité, afin d’entendre la bénédiction. Puis, chacun effectuera la recherche en son endroit, sans s’interrompre par la moindre parole. On fera en sorte de commencer cette recherche dans la pièce le plus proche du lieu où l’on a entendu la bénédiction. Après celle-ci, on ne se rendra pas tout de suite dans une autre pièce. A l’issue de la recherche, il faudra placer le ‘hamets conservé pour être mangé ou brûlé au matin, dans un endroit sûr, afin qu’il ne soit pas transporté et émietté par des enfants ou des rongeurs.

Après avoir recherché le ‘hamets, on doit annuler celui que l’on n’aurait pas trouvé, au moyen de la formule suivante : Kol ‘Hamira ve’Hamya de ika birchouti, delo ‘hamitey, vedelo biyartey, vedelo yedaana ley, libatel velehevey hefker keafra de ara « Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que je n’ai pas vu, que je n’ai pas détruit, dont je n’ai pas connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre ».

Si l’on appliquait strictement la loi, il serait inutile de placer dix morceaux de pain dur en différents endroits de la maison, car la mitsva consiste à rechercher le ‘hamets et non à le trouver. De fait, si l’on ne trouve rien du tout, on n’en a pas moins accompli la mitsva. Pour autant, la coutume de les placer s’est répandue. Elle est donc devenue partie intégrante de la Torah et ne doit pas être remise en cause. De plus, elle permet de disposer de ‘hamets que l’on pourra brûler le lendemain, ce qui est également une mitsva. On choisit du pain dur, afin qu’il ne s’émiette pas et l’on entoure chacun des dix morceaux avec du papier. L’ensemble de ces dix morceaux doit représenter plus d’un Ka Zaït, soit 25,6 grammes.

La vérification est faite à la lueur d’une bougie, avec une plume de volaille. Celui qui effectue cette vérification dépose le ‘hamets qu’il trouve dans un sachet de papier. A la fin de la vérification, on place ce sac, la plume, les restes de la bougie, s’il y en a, dans le creux d’une cuillère en bois, on entoure le tout de papier, à l’exception du manche de la cuillère, qui reste découvert et l’on referme le tout, par un fil enroulé de nombreuses fois puis attaché sur le papier. (La recherche du ‘hamets a lieu après la prière d’Arvit.)

On placera les membres de sa famille près de soi, afin que tous entendent la bénédiction. Puis, chacun fera la recherche de son côté, en commençant par une pièce voisine de l’endroit où cette bénédiction a été récitée. En revanche, on n’ira pas directement rechercher dans une autre pièce. On est alors éclairé uniquement par la lueur de la bougie, à l’exclusion de toute autre source de lumière.

Faire disparaître le ‘hamets

Le ‘hamets qui est en évidence, qu’il s’agisse de nourritures ou d’ustensiles utilisés tout au long de l’année et n’ayant pas été cachérisés pour Pessa’h, doivent être rangés dans des placards ou des chambres d’accès difficile, dont la porte sera fermée à clé ou au moyen d’un adhésif. Ce ‘hamets sera vendu à un non Juif, comme nous l’expliquerons plus loin. On nettoiera méticuleusement l’ensemble de la maison, de sorte qu’en disparaissent toutes les miettes et les restes de nourriture. On recherchera également le ‘Hamets dans sa voiture et dans son local professionnel. On inspectera les bureaux, les armoires et les tiroirs. On examinera les vêtements et surtout les poches, en particulier celles des enfants, les sacs et les cartables. Les sacs des aspirateurs seront changés ou tout au moins nettoyés

La vente du ‘hamets

Une technique célèbre est utilisée, celle du contrat de vente. En effet, le juif rédige un contrat de vente de hamets à un non-juif, où il déclare vendre tout le hamets qui lui appartient ,ainsi que le hamets auquel il n’a pas prêter attention et qui reste chez lui sans qu’il le sache. Le non-juif s’engage aussi par ailleurs à lui remettre tout ce qu’il lui à vendu, après Pessah.

Le 13 Nissan, après avoir effectué la vente du ‘Hamets, on dit :  » Puisse D.ieu faire que notre ‘hamets soit vendu d’une manière profonde. En effet, il ne suffit pas de déclarer que l’on n’en est plus propriétaire. Il faut, en outre, le détruire. C’est de cette façon que l’on se prépare à recevoir la matsah, aliment de la foi « .

Le 14 Nissan, à la cinquième heure du jour, on allumera un feu, on y brûlera le ‘hamets et on l’annulera. La formule d’annulation dite le jour est la suivante :  Kol ‘Hamira ve’Hamya de ika birchouti, de’hazitey ou delo ‘hazitey, de ‘hamitey ou delo ‘hamitey, de biyartey ou delo biyartey, libatel velehevey hefker keafra de ara « Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que j’ai vu ou que je n’ai pas vu, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, dont j’ai eu connaissance ou dont je n’ai pas eu connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre« . On brûlera les dix morceaux et, pendant leur combustion, on dira :  Yehi ratson. Amen Sela

La signification du ‘hamets

En terme de ‘Hassidout, l’air fait allusion au pire des défauts, celui duquel découlent tous les autres :« gaavah » (l’orgueil). De la même manière qu’une pate se gonfle d’air, l’homme se gonfle d’orgueil, c’est à dire qu’il se croit plus important qu’il ne l’est réellement, telle une grenouille qui enfle pour avoir l’air d’un boeuf. C’est pourquoi il nous faut manger de la Matsah, synonyme de « anâva » (d’humilité), afin d’enlever de soi toute trace d’orgueil, car à cause de ce défaut on perd la possibilité d’être celui qu’on est réellement et on peut jouer toute une vie le rôle d’un individu qui n’est pas nous-même, D-ieu en préserve. La première parole que D-ieu adressa au premier Juif, Avraham Avinou, fut: « Lekh Lékha! – Va vers toi ! ». Tout notre Judaïsme et notre lien avec le Créateur passent par la capacité à accepter notre petitesse et à annuler notre volonté devant Hachem, c’est à cette seule condition que se dévoile ensuite notre vraie grandeur, celle de fils ou fille de Roi. Mais si on veut à tout prix être celui que nous ne sommes pas et vivre dans le fantasme de l’homme d’affaires, de l’intelligent ou du séducteur, etc, on devient prisonnier de ses idéaux et des exigences qui les corroborent, esclave en Egypte. Seul 1/5e du peuple juif est sorti de Mitsraïm ! ce sont les gens qui ont accepté leur petitesse. Mais ce sont ces mêmes gens qui ont mérité la plus grande perception de D.ieu jamais atteinte, lors du passage de la Mer Rouge, et de recevoir la Torah au Mont Sinaï. La « anâva »(l’humilité) en valait la peine. Alors arrêtons de faire passer nos interêts personnels (fantasmes) avant la volonté de D.ieu, et rabaissons notre « gaavah »(orgueil),  il ne nous est d’aucune utilité, bien au contraire.

On peut maintenant comprendre pourquoi on recherche le ‘hamets à la lumière d’une bougie la veille de Pessa’h. Rabbi Na’hman explique que les murs de la maison représentent les parois de notre intellect. Quand on recherche le ‘hamets, (Bédika) ce sont nos propres défauts que nous sommes en train de rechercher et en particulier la source de tous les défauts, l’orgueil. Et même si on est sûr d’avoir parfaitement tout nettoyé, on fera la Bédika quand même. En effet, il ne faut pas se mentir, l’orgueil est bien caché en nous, quand on le chasse par la porte il rentre à nouveau par la fenêtre. Mais grâce à la recherche du ‘hamets effectuée avec une bonne intention, on recevra du Ciel une aide pendant toute l’année afin de pouvoir s’introspecter convenablement et d’aller vers soi, vers l’humilité. On pourra reconnaître nos défauts et les combattre, c’est la raison pour laquelle on peut manger du pain le reste de l’année, car on connaît maintenant l’ennemi. Nous devons comprendre pourquoi la Bédika se pratique à la lumière d’une bougie (Ner). Cette lumière fait allusion aux enseignements des Tsadikim authentiques qui, eux-seuls, peuvent nous permettre d’ouvrir les yeux.

(ici lien avec un cours du site Modia sur l’orgueil  (lien):)

CHANTS POUR PESSA’H Eliahou ben David / Berechit bara Elohim (Moshav Band) http://www.youtube.com/v/No5YoYeYJcU&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><paramzeevolf

LES SYMBOLES DU SEDER ET LE SOUVENIR DES ANCÊTRES

L’agneau (comme le sacrifice demandé aux Juifs 4 jours avant leur libération, selon le texte de l’Exode 12:3). Bien que les sacrifices ne puissent plus être réalisés depuis la destruction du second Temple de Jérusalem, un os grillé d’agneau est présent sur la table du Seder ; les herbes amères, mangées à des moments spécifiques de la soirée, rappellent l’âpreté de l’esclavage en Égypte ; la matza, symbole de la hâte avec laquelle les Hébreux ont recouvré leur liberté, grâce aux miracles réalisés par Dieu. Les matzot sont au nombre de 3 sur le plateau du Seder ; quatre coupes de vin (ou de jus de raisin) bues à des moments spécifiques de la soirée, par tous les convives qui les boivent en étant accoudés sur le côté gauche, « comme des hommes libres » ; le souhait « l’an prochain à Jérusalem » est prononcé dans tous les foyers.

Un

Un c’est notre D. qui règne au Ciel et sur Terre.

Deux

Deux sont les tables de Moïse.

Trois

Trois sont
les Patriarches.

Quatre

Quatre sont
les Matriarches.

Cinq

Cinq sont les livres de la Torah.

Six

Six sont les livres de la Michna.

Sept

Sept sont les jours de la semaine.

Huit

Huit c’est la circoncision.

Neuf

Neuf sont les mois précédant l’accouchement.

Dix

Dix sont les commandements.

Onze

Onze sont les étoiles (du rêve de Joseph).

Douze

Douze sont les tribus.

Douze

Treize ce sont les articles de la foi. Illustration extraites de la Hagada d’Amsterdam (source A . S . I . J . A.)
Les matsote de Pessa’h (pains azyme)
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CHANTS POUR  PESSA’H Dayenou http://www.youtube.com/v/UHgiF5J04ew&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1« ></param><param Beth El Hebrew Alexandrie carolboydleon COURS AUDIO OU VIDEO Le sens profond de l’afikoman par Yeshaya Dalsace

‘Hag Pessa’h samea’h ! « http://www.youtube.com/v/awl1KCo_oZ0&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »>

Nos commentateurs font remarquer que les symboles sur lesquels est fondé le Seder (l’ordre) sont au nombre de 3 : Pessa’h, Matza, Maror, tous au niveau de la nourriture. Ainsi Pessa’h serait le symbole de Yaacov, (Jacob),dont les tribulations préfigurent celles de ses descendants, comparés à des agneaux en perdition. Matza serait le symbole d’Abraham. Elle résulte d’une séparation d’avec le levain.Or, Abraham l’hébreu ne doit ce titre qu’au fait d’avoir été séparé du reste du monde. Comme le dit le Midrach, « Abraham est appelé  ‘ ha-yvrite’ (l’Hébreu) car il est d’un côté et le monde entier est de l’autre côté. » Quant à Yitzhaq (Isaac), dont on connaît la vie amère et pleine d’épreuves ne pouvait avoir pour symbole que le maror. (herbes amères)

pessah

LE SEDER DE PESSA’H

Le mot « seder » signifie ordre. Il existe en effet un ordre bien précis à respecter au repas de Pessa’h et la lecture de la Haggada, qui nous est donné dans la liste, en 14 étapes, que l’on dit dès le début de la soirée et que l’on répète partiellement lorsqu’on en a franchi une.

1 – le kiddouche se fait en début de soirée et la bénédiction de remerciement pour le repas à la fin de la soirée.) Nous proclamons solennellement notre gratitude envers Hachem, à l’occasion de l’anniversaire de notre sortie d’Egypte en l’an 2448 de la Création.

2 – Nous consommons de la MATZA.

3 – Nous consommons du MAROR (des herbes amères)

4 – Nous consommons la matza (l’AFIKOMEN), réminiscence de la viande du Korban Pessa’h (le sacrifice de l’agneau pascal). En effet, tant que le Beth Hamikdach n’est pas reconstruit, nous ne pouvons pas offrir de sacrifices.

5 – Nous consommons 4 coupes de vin, (ARBA KOSSOTH), qui sont l’expression de notre bonheur pour la délivrance à laquelle le peuple a accédé il y a plus de 3 000 ans.

6 – Dans la HAGGADAH, nous lisons et commentons le récit de la Sortie d’Egypte. C’est cette mitsva qui occupe le plus de place dans toute la soirée du Seder. Il est vrai que dès l’instant où le peuple est sorti d’Egypte, Moché Rabénou (Moïse notre maître) a fait part au peuple de ce qu’Hachem ordonnait de transmettre de génération en génération, de père en fils, de maître à élève, le message que comporte l’événement majeur de l’histoire juive. Dans Chemot ch. 13, 8) , il est écrit : « Tu raconteras à ton fils en disant : C’est pour cela que Hachem a fait pour moi (les miracles) lorsque je suis sorti d’Egypte ».

La dernière nuit de Pessa’h doit procurer l’espoir et la force psychologique pour persister à croire dans une vie d’entente et de paix. C’est également l’occasion d’un travail pédagogique en profondeur. Le soir de la fête, dans la Communauté juive du Maroc, on verse 5 coupes de vin pour chacun. Les 4 premières qui symbolisent l’intelligent, le rebelle, le simple et celui qui brille par son absence sont bues, la communauté désirant intégrer ses sujets ayant de telles caractéristiques. Le Juifs marocains ont cette jolie coutume de préparer une 5ème coupe, qui  n’est pas bue. C’est celle de l’enfant que l’on attend et qui apportera la paix et l’amour.

Pourquoi boit-on 4 coupes de vin ? (On devrait parler de 4 ou 5 coupes)

Nos Sages expliquent : (Exode 6, 6-9), 5 promesses sont faites par D.ieu à Son peuple : « Parle ainsi aux Enfants d’Israël : Je suis Hachem ! Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Egypte et vous délivrer de sa servitude ; Je vous affranchirai avec un bras étendu ; et vous reconnaîtrez que Moi, Hachem, Je suis votre D.ieu. Je vous introduirai dans la contrée que j’ai solennellement promise à Abraham, à Isaac et à Jacob ;Je vous la donnerai comme possession héréditaire, Moi Hachem ». Il semblerait que ce soit à l’époque de la dispersion que la 5ème coupe ait été transformée dans des communautés dispersées en symbole de ce qui sera réparé à la venue d’Elie, qui annoncera l’arrivéd du Machia’h (le Messie). Le Rav Chlomo Goren, Grand Rabbin d’Israël après la constitution de l’Etat d’Israël a beaucoup milité pour la remise du Talmud de Jérusalem dans l’étude quotidienne et pour la restauration de la 5ème coupe de vin du Séder. Il a approuvé la Haggada réalisée par le Rav Yéhouda Léon Azkenazi, zal, rédigée selon ce rite, elle est brillamment illustrée par le peintre Moretti. En en restant au chiffre 4 cela ferait aussi allusion à la joie que donnent les 4 enfants, également aux 4 empires qui, alors, avaient opprimé le peuple juif (l’Egypte, Babylone, la Perse et Rome).

CHANTS POUR  PESSA’H Avraham avinou (version Kerensya)  http://www.youtube.com/v/2CP8TX5HzeU&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″>(normancf)

LE CHIFFRE QUATRE DANS LE SEDER DE PESSA’H

Le chiffre 4 apparaît dans les écrits de nos Sages sur Pessa’h et constitue une sorte de thème central autour duquel gravitent les idées, els proverbes et commentaires de versets, etc. Dans la Haggada, nous trouvons 4 locutions consécutives, qui évoquent chaque fois une même idée. On les  trouve dans le passage qui s’ouvre sur les mots « Nous étions des esclaves. Quand bien même nous serions des sages, tous des érudits, tous des anciens et tous des hommes instruits dans la Torah… » ; dans le passage qui s’ouvre sur les mots « le Seigneur nous fit sortir d’Egypte ». « Moi en personne, moi et non pas un ange, moi et non pas un séraphin, moi et non pas un messager. Je suis l’Eternel. »

Les quatre coupes de vin (ou les 4 coupes de la délivrance)

1. On doit se procurer pour le Séder un bon vin rouge. A défaut de vin rouge, on peut prendre du vin blanc ou du vin de raisins secs ou bien du jus de raisins.

2. On remplit une coupe de vin pour chacun. La coupe doit contenir au minimum le volume d’un Réviit (86 centilitres ou 150 selon une opinion plus stricte).

3. Il est recommandé de rincer la coupe avant de l’utiliser pour le Kidouch. On a l’habitude d’ajouter au vin une petite quantité d’eau (Méziga): trois gouttes suffisent. Pour le vin de raisins secs la Méziga n’est pas nécessaire. C’est un signe d’estime pour la Mitsva que de remplir le verre jusqu’à le faire déborder. Le chef de famille ne se versera pas lui-même le vin mais fera remplir sa coupe par un autre en signe de liberté, de même pour tous les convives.

4. Avant la récitation du Kidouch, le chef de la maison doit recommander à sa famille d’écouter attentivement sans parler et de répondre Amen à la fin du Kidouch.

5. Le Kidouch se dit debout. On lève d’abord la coupe avec les deux mains pour la tenir après de la main droite. On récite le Kidouch tel qu’il figure au début de la Hagada. On finit le Kidouch par Chéhé’héyanou, les deux soirs. A la fin du Kidouch on boit toute la coupe, ou au moins la plus grande partie, accoudé sur le côté gauche, également en signe de liberté. Si on ne la boit pas dans cette position on ne remplit pas son obligation.

6. La coupe du Kiddouch est la 1ère des 4 coupes de vin que tous, aussi bien hommes que femmes, ont l’obligation de boire durant le Séder.

Les enfants auront des petites coupes individuelles. Ces quatre coupes correspondent aux quatre expressions différentes contenues dans la promesse divine de Guéoula, comme il est écrit: « Je vous sortirai … Je vous délivrerai.. Je vous affranchirai.. Je vous adopterai pour peuple » (Exode 6).

7. Même si cela est difficile, il faut faire un effort pour boire les quatre coupes. Ce n’est que pour des raisons de santé qu’on en est exempt et dans ce cas on dira le Kidouch sur les Matsote.

8. Avant de dire la Bérakha (bénédiction): Boré Péri Haguéfène sur le vin du Kidouch, il faut penser à inclure également dans cette Bérakha la deuxième coupe, que l’on va boire après la Haggadah sans répéter la Bérakha sur le vin.

CHANTS POUR PESSA’H Nichmat Kol ‘haï (The Diwan Project) http://www.youtube.com/v/GshkpDZWS04&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> zoharron

Les quatre questions

Les 4 questions ont été introduites intentionnellement dans la Haggada telle que nous la connaissons, afin de mettre en valeur le chiffre 4. Il y a bien 4 questions dans la Michna mais elles ne sont pas tout à fait identiques à nos questions et concernent : la matsa, le maror, l’agneau pascal et l’acte de tremper (traité Pessahim, Talmud de Babylone). Dans le même traité Pessahim du Talmud de Jérusalem, il n’y a que trois questions, présentées dans un ordre différent : l’acte de temper, la matsa et l’agneau pascal. La question concernant la consommation du maror (les herbes amères) n’apparaît pas du tout.

Les quatre fils

On trouve déjà une allusion aux questions des quatre fils dans la Tora: « Et lorsque ton fils, un jour, te questionnera en disant : qu’est-ce que cela ? » (Exode, ch. 13, v. 14) Les 4 fils qui figurent dans la Haggada représentent les quatre principaux types de personnes : le sage, le méchant, le simple et celui qui ne sait même pas poser de questions. Le sage s’interroge sur les lois de la Pâque afin de les apprendre ; le méchant se dissocie de la communauté d’Israël et manifeste du dédain pour les lois de la Pâque ; le simple d’esprit souhaite comprendre de façon générale ce qui caractérise la fête de Pâque ; et enfin, il est de notre devoir d’expliquer la Pâque à celui qui ne sait questionner et de lui commenter la Haggadah.

Quatre occasions de consommer la matsa

On consomme la matza pour faire la bénédiction de « motzi ». On consomme la matza pour faire la bénédiction de « a’hilat matza« . On consomme la matza avec le maror selon la coutume de Hillel, comme il est dit : « ils mangeront l’agneau pascal avec des azymes et des herbes amères. » (Nombres, ch. 9, v. 11) On consomme la matza de l’Afikoman.

Quatre genres d’aliments sur le plat du seder pour 4 bénédictions

Karpas La bera’ha « boré peri ha-adama » – Maror La bera’ha (la même que sur le karpas) sur la mitsva de consommer du Maror – Matza – « hamotzi le’hem min ha-aretz » – Maror entre deux matzot (selon la coutume de Hillel)

L’AFIKOMANE : L’habitude qui s’est installée de cacher l’afikomane (morceau de matsa) dans un sac et de permettre aux jeunes enfants de le dérober contre une récompense est très ancienne et paraît remonter à l’époque de la Michna . Elle s’inscrit dans la pédagogie très particulière du Sédèr de Pessa‘h , laquelle insiste sur la nécessité d’exciter la curiosité des enfants. Cette curiosité est également stimulée par l’ensemble de la gestuelle du début du Sédèr ( our‘hats , karpas , ya‘hats ), et l’auteur de la Haggada la fait culminer avec le Ma nichtana … On attribue au Mikhtav Sofèr , petit-fils du ‘Hatham Sofèr , une explication profonde de cette pratique : Lorsque Hachem a tué les premiers-nés égyptiens, indique la Torah (Chemote 11, 7), aucun chien n’a aboyé. Or, la Haggada , qui énumère une quantité considérable de miracles qui se sont produits au moment de la sortie d’Egypte, est muette à ce sujet. En fait, a expliqué le Mikhtav Sofèr , c’est le vol de l’afikomane qui constitue le rappel de ce silence des chiens. La Guemara nous met en garde contre le fait d’habiter dans une ville où il n’y a pas de chiens (Pessa‘him 113a). En effet, explique Rachi, les aboiements des chiens sont une protection contre les voleurs.
Il s’ensuit que le silence des chiens, la nuit de la sortie d’Egypte, a aggravé les risques de vols. C’est donc pour rappeler cette aggravation des risques que l’on permet aux jeunes enfants, le soir du Sédèr , de « voler » l’ afikomane .

Les quatre souffrances du peuple en Egypte :

Le Rav ‘Azaria Figo (1579-1647) écrit dans Bina le ‘Itim que le peuple a subi 4 sortes de souffrances en Egypte :

La pauvreté : Les Egyptiens avaient volé leurs richesses, comme l’atteste la Torah (Chemot 1,11) « Ils (les Egyptiens) placèrent sur lui des dirigeants de corvées afin de l’opprimer de leurs fardeaux, ils (les Hébreux) construisirent des villes d’approvisionnement pour pharaon ». Bien que l’Egypte de l’époque fût un pays très riche, Pharaon leva des impôts sur les Hébreux afin d’opprimer et de l’humilier ceux ci, engloutissant ainsi l’argent et les biens des Enfants d’Israël. Selon la Torah, l’argent procuré au fisc égyptien par ces impôts a suffi pour construire 2 villes d’approvisionnement pour pharaon : Pithom et Ra’amsés. Ainsi les hébreux ont-ils non seulement fourni à l’Egypte des ressources financières, mais également le travail d’esclaves à moindre coût.

– Les violences physiques : Les Egyptiens les ont brutalisés en les torturant et en les asservissant. Les « Bné Israël » (enfants d’Israël) étaient descendus si bas par le travail, qu’ils en avaient perdu toute sensation humaine. En effet, alors que les égyptiens arrachaient les enfants à leurs mères pour les égorger, malgré ce cauchemar, lorsqu’un Ben Israël rencontrait son ami et qu’il lui demandait : « Pourquoi ton visage est-il si pâle, comme un homme qui est malade ? » Il lui répondait : « A cause de la dureté du travail que l’on m’impose, dans le bitume et les briques. » Le Midrach rapporte que Parô égorgeait 150 enfants juifs chaque matin, et 150 enfants juifs chaque soir, afin de se baigner dans leurs sang, sur le conseil de ses médecins pour guérir sa lèpre. Les commentateurs précisent que ces 300 enfants égorgés chaque jour étaient appelés à devenir de grands rechayim (des impies), comme nous le voyons au sujet de Mi’ha qui était sur le point d’être emmuré vivant lorsqu’il était bébé, quand Moshé Rabbenou le sauva. Bien plus tard, c’est ce même Mi’ha qui incitera Israël à l’idolâtrie. Les enfants d’Israël ont été astreints à un travail extrêmement pénible en vue d’affaiblir et de briser leurs corps pour qu’ils n’aient plus la force de revendiquer pour quoi que ce fût. C’est ainsi qu’à la sortie d’Egypte, nombreux étaient ceux qui étaient estropiés. Mais Hachem a entendu leur plainte, comme il est dit dans Chemote ( 2,23) «Les Bné Israël se mirent à gémir des suites du travail et ils implorèrent. Leurs supplications montèrent jusqu’à Hachem, des suites du travail » Mais lors de la sortie d’Egypte, de tous ces maux physiques, D.ieu, dans sa grande miséricorde, fit un miracle et les guérit tous.

Les insultes et l’avilissement : Les Egyptiens ont dénigré les Juifs, ont foulé leur honneur aux pieds en faisant d’eux des esclaves, les réduisant ainsi à l’état le plus dégradant qui soit.

– La ruine spirituelle : Alors qu’auparavant, les Enfants d’Israël avaient été des serviteurs loyaux envers Hachem, (beaucoup d’entre eux avaient été des tsadiqim et des géants spirituels, ils ont causé chez eux un grand déclin spirituel.) Un grand nombre se sont mis à adorer les idoles.

Les quatre expressions d’Hachem pour la « guéoula »des quatre exils

Quand Hachem a ordonné à Moché de faire sortir les Enfants d’Israël d’Egypte, Il a utilisé 4 expressions différentes de « libération », qui correspondent d’ailleurs à ces 4 malheurs dont ils ont été affligés (pauvreté, violences physiques, avilissement et ruine spirituelle). Ces 4 verbes soulignent le fait qu’à ce moment de l’histoire, les Enfants d’Israël ont tiré profit de 4 interventions distinctes. Il l’a chargé d’annoncer à la nation, en Son nom ( Chemot 6, 6-7 ) : « C’est pourquoi, dis aux Enfants d’Israël : Je suis Hachem ! Je vous ferai sortir vehotzéti, « Je vous ferai sortir de dessous les fardeaux de l’Egypte » et vous soulagerai de la pauvreté. vehitzalti, « Je vous délivrerai de leur servitude » et des violences physiques vega’alti,  « Je vous sauverai » et vous affranchirai des insultes et de l’avilissement velaka’hti,  « Je vous prendrai pour Moi comme peuple » – et vous ferai renaître spirituellement. Alors, pendant le seder, pour chaque type de délivrance, on boit une coupe. Il y a également une discussion bien connue dans la Guemara, dans les sources tardives, concernant l’institution d’une cinquième coupe pour rappeler le terme de délivrance qui suit les quatre autres déjà mentionnés : « Puis,  je vous introduirai dans le pays… » vehévéti (exode Ch. 6, v. 8)

Les quatre temps de notre prise de conscience vers cette « géoula »

Pris dans le courant de la vie quotidienne, nous commes conditionnés et sans en avoir conscience on se trouvent  formaté  par le « prêt à penser » comme par le « prêt-à-porter » du moment… Cependant, les Juifs ont toujours vécu à contre-courant de la société civile et c’est pour eux un devoir. Mais pour être capable de transformer les choses, encore faut-il une prise de conscience et une réaction. Pessa’h est là aussi pour cela. Ainsi, le Juif doit-il faire constamment un retour sur lui-même et travailler sur 4 points qui lui apporteront la géoula (délivrance) de l’exil où beaucoup se trouvent encore aujourd’hui :

1/Prise de conscience du fait que nous sommes prisonniers (de nos préjugés, de ce que pensent de nous les autres, de nos passions, de nos habitudes, de nos défauts…)

2/analyse précise de la situation

3/transmission à l’esprit pouvant déboucher sur une prise de décision

4/Transformation de la prise de décision en actes concrets

D’après l’une des versions, la tradition des 4 coupes a été instituée pendant la période du Second Temple, afin de marquer la délivrance d’Israël des 4 puissances qui ont opprimé les Hébreux : l’Egypte, Babylone, la Grèce et Rome. Elles sont également associées aux  4 saisons. Nissan, le premier mois du calendrier d’après la Bible, est le mois approprié pour boire une coupe de vin en l’honneur de chaque saison. D’après Abarbanel, il faut boire la première coupe lors du Kiddouch, la seconde après avoir lu la partie principale de la Haggadah qui s’achève sur la bénédiction de la « Gueoula » (Rédemption), la troisième à l’issue de l’action de grâces après le repas et la quatrième à la fin de l’hymne « Nichmat » (« Birkat ha-shir »).

hag Pessa’h samea’h ! http://www.youtube.co /watch? v=s7inc9 FuLOk

Le plateau du Seder : aliments et symboles

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CHANTS POUR PESSA’H Halaïla hazé (Leonardo Gonçalves)http://www.youtube.com/v/m8Zv0g1mkQo&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> matheu8

RECAPITULATIF DES 15 ETAPES DE LA LIBERATION DANS LA SOIREE DU SEDER

1-   kiddouch
2-   lavage des mains
3-   consommation de carpas
4-   brisure de la matsa
5-   récit de la haggadah
6-   lavage des mains avant le repas
7-   bénédiction sur le pain
8-   bénédiction précise sur la matsa
9-   consommation du maror
10- consommation de maror et de ‘harossète
11- repas
12- découvrement de la partie de matsa cachée
13- bénédiction après le repas
14- récitation du hallél
15- récit de l’accomplissement

Observances particulières à la fête (Yom Tov et Hol ha-moêd) :

  • Les deux premiers jours de Pèssah (8 et 9 avril), en incluant la veille au soir, ainsi que les deux derniers jours (15 et 16 avril) sont des Yom tov (jours de fête) chômés. Les jours intermédiaires sont appelés Hol ha-moêd ; ils ne sont pas chômés, mais on doit éviter de travailler. « Chômés » signifie que toutes les observances du Chabbat s’appliquent, si ce n’est qu’à Yom tov :

(1) on a le droit de cuisiner (contrairement au Chabbat), de transmettre du feu, à condition de ne pas en allumer ni en éteindre (pour plus de détails, consulter le rabbin),

(2) on a le droit de porter des objets sur soi à l’extérieur des habitations. L’interdit de porter des objets hors des habitations (en l’absence de « erouv » : délimitation) n’est effectif que le Chabbat et à Kippour. Particularités à suivre : Ne pas oublier de dire la bénédiction de chehehéyanou après l’allumage de la bougie du soir (« chel Yom Tov »), et également au kiddouch (mercredi 8 et jeudi 9 avril, au soir), sauf au Chevîi chel Pèssah (mardi 14 et mercredi 15 avril, au soir) ! Toutes les instructions à suivre et rites à suivre se trouvent dans les bonnes Haggadote.

CHANTS POUR PESSA’H Ribono chel ôlam Avraham Ben David & Avraham Fried http://www.youtube.com/v/eGEeYcTWsww&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> ohelconcert5757

PESSA’H AUJOURD’HUI

De nos jours, le meurtre, la violence, l’insécurité, la guerre règnent malheureusement et l’individu est souvent en proie à des doutes sur son existence ou sur le sens de sa vie. L’homme et le monde ont tous deux des appréhensions et des peurs semblables. Cependant, les Juifs rajoutent à cela le doigt des nations (le cauchemar de l’antisémitisme et de l’anti-sionisme – qui ne sont qu’un – la mort, les blessures de nos frères en Israël), et le sentiment de découragement, d’impuissance et d’emprisonnement nous envahissent parfois.

Certains nient D.ieu et affirment l’éternité du monde. « ils nient D.ieu et disent qu’Il n’existe pas ». (Jérémie 2), d’autres nient Sa connaissance des particuliers, disant « Comment D.ieu  sait-il et peut-il avoir la connaissance » (Psaume 73), d’autres reconnaissent Sa connaissance, mais nient Sa providence particulière, assimilant l’homme aux poissons de la mer pour qui n’existent ni rétribution ni châtiment, affirmant avec Ezéchiel (8): « D.ieu a abandonné la terre ». Mais lorsque D.ieu exercera Sa Providence sur un individu ou sur une collectivité et réalisera un prodige en modifiant les lois de la nature, l’absurdité de toutes ces opinions sera évidente pour tous, car le prodige extraordinaire indique qu’il y a dans le monde un D.ieu qui l’a créé, le connaît, veille sur lui et est Tout Puissant.

Parce que D.ieu ne fait pas de signes et de miracles à chaque génération aux yeux de tout mécréant, c’est pourquoi il nous a ordonné de graver dans notre mémoire le souvenir de ce que nous avons vu et de le transmettre de génération en génération, et ce, jusqu’à la dernière. La Torah a accentué la gravité de Pessa’h en décrétant la peine de retranchement sur quiconque mangera du ’Hametz et a exigé que nous mettions des Tephiline au bras et sur la tête et que nous construisions une soucca chaque année à Souccote, ainsi que de nombreux autres commandements, en souvenir de la sortie d’Egyte. Tout cela devant constituer un témoignage de ces signes pour les futures générations. Ainsi, celui qui fixe une mezouza à sa porte témoigne déjà de la création du monde et de sa croyance en la Providence divine et en la prophétie ainsi que de sa reconnaissance envers le Créateur qui nous a fait sortir de l’esclavage vers la liberté.

CHANTS POUR PESSA’H Si je t’oublie Jérusalem… par Matisyahu « http://www.youtube.com/v/e4FXMbI0n5Y&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »>

Le but de la création et de tous les commandements est de renforcer notre croyance en D.ieu qui nous a créés, et les miracles, visibles et cachés, contribuent à renforcer notre croyance. Par les grands miracles connus opérés par D.ieu, l’homme parvient à reconnaître les miracles cachés qui constituent le fondement de toute la Torah. « Le but de l’homme est d’arriver à croire sincèrement que tout ce qui nous arrive est miracle, même si ce miracle revêt le visage de la nature et du hasard » (Na’hmanide). Ainsi, tout existe et n’arrive que par la Providence de D.ieu.

Aujourd’hui plus que jamais nous avons le devoir d’imiter nos Pères en prenant le chemin du Sinaï et en rompant les chaînes qui nous asservissent d’une main de fer, à notre insu. De cette façon, nous nous libérerons comme eux se sont libérés ! Cet élan d’enthousiasme renouvelé suffira-t-il pour effacer tous les esclavages que le monde présent nous fait subir ? Certes, ce n’est pas là une tâche facile ! Pour atteindre ce but, il faudra faire de Pessa’h un jalon sur le chemin de notre renaissance. C’est le moment de l’année juive où chacun de nous mesurera la route parcourue depuis le Pessa’h de l’année dernière et supputera la longueur du chemin qui reste à parcourir à partir du présent Pessa’h. Comment saurions-nous corriger les dérives du monde actuel si, nous aussi, nous nous permettions d’être atteints des vices de notre temps ? La vocation du Juif est de vivre dangereusement, son devoir est de s’interroger : A-t-on écarté de nos cœurs et de notre chemin le levain ; le levain qui, en s’enflant, étouffe si vite les meilleurs bonnes volontés. ? Plus que nous le pensons, le monde extérieur nous observe.

Mais notre différence qui certes incommode, vise à faire progresser le monde vers un avenir plus souriant. Il est difficile d’admettre que c’est là le rôle du Juif dans le monde. En l’assumant, nous prenons des risques ; notre histoire les illustre à foison. Il suffit de se rappeler les plaies d’Egypte. Après chacune d’elles, le cœur de Pharaon s’endurcit en même temps que naissent ses ressentiments à l’égard de nos ancêtres. Une attitude qui devient de plus en plus hostile. C’est au prix de cette haine grandissante que les prodiges de D.ieu en faveur de nos pères se réalisent. Aussi, dans notre histoire, ce qui est intéressant, c’est le sens et la portée de cette libération qui en sont les authentiques révélations. C’est la révélation de la force d’un peuple solidaire, fraternel, qui ne connaît plus ni maître, ni esclave. Il faut retrouver au cœur même de la vie ce qui, dans cette vie, lui donne le vrai sens ; celui qui conduit au choix des vraies valeurs. Il ne serait par exemple, pas recommandable d’imiter la femme de Loth, pétrifiée pour s’être retournée avec regrets sur Sodome. C’est à cette condition que nous saurons à nouveau nous réjouir d’exister. La fête de Pessa’h dure 7 jours. La dernière nuit de Pessa’h doit procurer l’espoir et la force psychologique pour persister à croire dans une vie d’entente et de paix. C’est également l’occasion d’un travail pédagogique en profondeur.

Cependant,  il est du devoir de tout Juif de se souvenir que c’est uniquement en terre d’Israël, dans l’Etat d’Israël, qu’il est à même vraiment de se détacher de l’asservissement de la diaspora et d’acquérir une authentique liberté interne et externe. C’est cette liberté qui lie son destin à l’ensemble du peuple, à ceux qui sont venus des quatre coins du monde vers la Terre Promise, à l’instar de ses ancêtres lors de la Sortie d’Egypte. Le soir de la fête sont versées cinq coupes de vin pour chacun. Les 4 coupes qui symbolisent aussi l’intelligent (le sage), le rebelle (le méchant), le simple et celui qui ne sait pas questionner sont bues, la communauté désirant intégrer ses sujets ayant de telles caractéristiques.

Mais au-delà de la libération physique du peuple juif, Pessa’h commémore son émancipation spirituelle. Les commandements que Moché a reçus sur le Mont Sinaï visaient à élargir le peuple juif, à l’époque assujetti à de nombreuses croyances. Pessa’h est une fête chargée de symbolique qui célèbre l’amour de son prochain et la purification de l’âme. La Torah fait du souvenir de la sortie d’Egypte un commandement fondamental à rappeler jour et nuit. La délivrance est une certitude. La vie et le destin du monde ne sont pas seulement entre les mains de l’homme. Une autre volonté dirige ce monde. Souvent, un regard superficiel nous empêche de la voir ou de l’entendre. Pourtant, la voix du Sinaï se fait encore entendre aujourd’hui et nous demande de continuer à « garder le mois du printemps ». Ainsi, pour Israël, pour le monde et pour l’homme, le printemps viendra…

CHANTS POUR PESSA’H Hine ma tov Mordekhaï ben David  http://www.youtube.com/v/HdciFmKPqw4&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> marksystems

Sur Univers Torah : Jo Amar chante la Hagada de Pessa’h
Publié le 03/03/2010 par Univers Torah – Jo Amar chante la Hagada de Pessa’h….

Pour terminer en musique, voici une version de CHANTS POUR PESSA’H NABUCCO « VA PENSIERO SULL´ALI DORATE » DE J. VERDI,  CHOEUR DES ESCLAVES (METROPOLITAN OPERA HOUSE) http://www.youtube.com/v/DzdDf9hKfJw »>

choisie parce que je pense que c’est la meilleure que l’on puisse trouver sur le net, l’oeuvre de Verdi est ici non seulement bien interprétée du point de vue musical, mais met également en valeur une denrée rare de nos jours : l’émotion… Sortez vos mouchoirs ! A vous de juger….

Liens permettant de s’informer sur les produits autorisés par le Consistoire de Paris pendant la période de Pessa’h 2009 :

liste des produits autorisés liste des produits ménager autorisés liste des médicaments autorisés liste des cosmétiques autorisés

POUR UNE ETUDE COMPLETE ET PLUS APPROFONDIE SUR PESSA’H, VOIR LE SITE MODIA  la fête de Pessah, ici.

*Midrachim le pluriel de « Midrach », en hébreu « qui vient du drach ». La racine drach signifie « exiger », au sens second, « rechercher ». Il s’agit d’une exégèse très particulière qui use de paraboles, d’allégories, de métaphores, de jeux de mots à base de glissements phoniques sémantiques, allusifs, de concordances témuriques (permutation des jeux de voyelles) et guématriques (à partir du calcul de la valeur numérique des mots)… Mais plus simplement, c’est un  recueil de textes établis par les rabbins des premiers siècles, qui complète les textes bibliques. Les rabbanim, qui connaissaient le texte biblique par coeur, considéraient son unité comme fondamentale. Les sources du Midrach remontent la plupart du temps à l’époque des Amoraïm (200 – 500 de notre ère). Pour une partie de ces sources  (Mechilta, Sifra et Sifré) on peut les suivre jusqu’aux Tannaïm (de – 400 à + 200). Toutefois, la rédaction des Midrachim s’étend sur une période d’environ 1200 ans et les compilateurs en sont, le plus souvent, anonymes.Le Midrach constitue une analyse de texte rigoureuse. C’est une exégèse créatrice dont les ressources sont loin d’être épuisées.

« Aux derniers prophètes (Haggaï, Zakhari et Malakhi, qui, après les premiers prophètes ayant succédé à Moïse dans la transmission de la Torah orale) succédèrent à leur tour sans interruption les Sanhédrines de chaque génération et les Sages dits de la Grande Assemblée. Puis, toujours sans interruption dans la transmission d’une génération à l’autre, il y eut 14 générations de tannaïm (ou Maîtres de la Michna) puis 7 générations d’amoraïm. »

(source Modia)

(Sources des textes : Le chandelier d’or, Josy Eisenberg /Adin Steinsaltz – Agence Juive d’Israël – Loubavitch – Modia, Rav Dufour – maroc-hebdo, Kamal Ben Brahim – dafina – Rav David Pitoun – Consistoire.org – Chiourim.com – De génération en génération… Être juif Jacques Ouaknin –Rabbin Edgard Weill –judaisme.sdv.f – Beth ‘Habad Loubavitch – Akadem – Alliance.fr – Elyahou Haviv-breslev.com – La Haggadah, Yossef Azoulay Ed. Lichma – Jacques Kohn)

Peut-être ce texte peut-il paraître compliqué sur certains points ; mais comme le dit mon Rav, faire simple est difficile ; j’ajoute : surtout quand on n’a pas beaucoup étudié. Alors soyez indulgents. Nous essaierons de faire mieux la prochaine fois. Remercions de tout coeur les auteurs (le plus souvent des rabbins) des sites et textes cités ci-dessus qui, par leur travail et leurs immenses connaissances ainsi que de ceux de tous les grands Sages de la Torah qui les ont précédés, grâce auxquels le texte ci-dessus a pu être rassemblé, mais c’est à Haqqadoch Baroukh Hou que vont toutes nos louanges et remerciements, sans qui aucun des faits relatés ici n’auraient jamais existé, par conséquent,  n’auraient jamais pu être écrits. Amen. Ken yehi ratson.

hag Pessa’h samea’h ! (Vous avez acheté trop de matsote ! que faire ? Voilà des solutions possibles !) http://www.youtube.com/v/xMSEFCQCKPo&hl=fr&color1=0×006699&color2=0x54abd6″>

 »ÔMERGRAMME » pour aider à effectuer le décompte du  »Ômer » et arriver avec bonheur à le fête de Chavouoth. Avec mon Cordial Chalom Bonnes Fêtes Raymond CHEMOUNY  ÔMERGRAMME cliquez ici

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