Yom Ha’atsmaout, le jour d’indépendance d’Israël et le retour à Sion

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Yom Ha’atsmaout, le jour d’indépendance d’Israël, une journée de joie.

Le lundi 1er mai au soir nous célébrerons Yom Ha’atsmaout, le 69e anniversaire de l’État d’Israël. Le retour du peuple juif sur sa terre ancestrale est un vrai miracle, il retrouve sa souveraineté en Israël le 14 mai 1948, le 5 Yar de l’an 5708 du calendrier hébraïque.

Etonnant le mois de Yar est le seul mois qui porte un nom hébraïque, les autres mois étant des noms araméens.

Le livre des Rois l’appelle ziv (I Rois 6, 1 et 6, 37), ou « éclat », car il est le moment où les arbres resplendissent de tout leur « éclat » (Rachi et Radaq).

Selon rabbi Yehochou‘a, les patriarches Abraham et Jacob sont nés pendant le mois de Nissan, ce qui a eu pour effet d’apporter une lumière nouvelle sur le monde (en hébreu zohar, ziv en araméen). Et c’est le mois suivant, celui de iyar, qui bénéficia en premier de cette nouvelle ère de lumière suite de leur venue au monde (Roch hachana 11a).

Le miracle avait commencé avec les Amants de Sion (hébreu : חובבי ציון, Hovevei Tsion), un mouvement juif populaire, social et national, qui fut actif entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, et dont le but était le renouveau du peuple d’Israël, par le retour vers Sion et la reconstruction de sa patrie. Ensuite, ce furent des alyot (montées) successives qui ont bâti la nation et fait refleurir le désert devenu aujourd’hui la start-up nation, où 20 % des sociétés étrangères cotées au NASDAQ sont israéliennes. Encore un miracle.

Conformément à son essence et à sa foi, le peuple juif retourne à son état naturel et comme le définit le Maharal de Prague, la normalité d’un peuple doit réunir trois conditions.

  1. Il doit vivre sur sa terre,
  2. Libre et indépendant,
  3. Ensemble en non dispersé.

Le prophète Ezéchiel (chap. 28) : Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Quand je rassemblerai la maison d’Israël d’entre les peuples où elle a été dispersée, je manifesterai en elle et aux yeux des nations ma sainteté : Ils habiteront leur pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob. Ils y habiteront en sécurité, Ils construiront des maisons et ils planteront des vignes. »

Effectivement, il y a une grande mitsva d’habiter la terre d’Israël. D’après Rachi et Rambam, il s’agit d’une mitsva de la Torah, la Torah est sioniste, D est sioniste.

Depuis la fin du 19e siècle, c’est un enchaînement de miracles. Malgré un voisinage hostile et chaotique, Israël continue sa croissance. C’est formidable, d’être un pays libre et indépendant depuis 69 ans.

Le calendrier national juif d’Israël est agrémenté de nouvelles fêtes qu’Israël a placées au centre de sa conscience nationale et juive, et qui définissent les moments les plus importants de l’année de la société israélienne.

Ces célébrations, regroupées dans une même semaine, sont Yom Hashoah (journée commémorative de l’Holocauste), Yom Hazikaron (journée du souvenir des soldats tombés et victimes du terrorisme) et Yom Ha’atzmaout (jour de l’Indépendance).

Le jour de l’Indépendance est une célébration du renouvellement de l’Etat juif sur la terre d’Israël, lieu de naissance du peuple juif.

Sur cette terre, le peuple juif a commencé à développer sa religion et sa culture distinctive il y a environ 4 000 ans, et on le sait peu, y a conservé une présence physique ininterrompue, pendant les siècles comme Etat souverain, comme autrefois sous domination étrangère. Tout au long de sa longue histoire, l’envie de retourner sur sa terre a été au centre de la vie juive. Théodore Herzl, leader et fondateur du mouvement sioniste, a accru la reconnaissance internationale pour le besoin d’un Etat juif.

Depuis sa création, Israël continue d’être une patrie pour les milliers de personnes qui viennent y vivre chaque année. Tous ses citoyens jouissent des mêmes droits démocratiques délimités par la Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël.

Malgré les attaques terroristes et les menaces de guerre, Israël crée et innove chaque jour dans tous les domaines, qu’ils soient médical, scientifique, ou de high-tech.

La petite nation agricole qui a déclaré son indépendance il y a 69 ans est aujourd’hui une superpuissance, la 8e puissance au monde, leader mondial dans les domaines de la biotechnologie, de l’environnement, et très présent dans le domaine de la culture et de l’art.

Ce jour, nous exprimons notre indépendance politique et notre sécurité.

Comme le Rav Kook l’a défini, le nationalisme juif ne dépend pas de l’État ; la base de notre nationalité est notre sainteté spirituelle.

Il écrit :

« Il existe dans le monde des gens justes, des philosophes, des hommes saints, mais il n’y a pas de nation dont l’âme inhérente ne peut être accomplie que par le but du plan divin dans le monde — autre qu’Israël.

Les individus sont partout, mais une nation entière qui représente D. n’existe pas. C’est notre unicité.

Depuis les jours des Hasmonéens (Domination grecque -332 à -142), depuis près de 70 générations, jusqu’à la libération d’une partie de la terre de nos ancêtres dans notre guerre d’indépendance et le rétablissement d’un Etat juif à l’intérieur de ses frontières, aucune nouvelle fête n’a été ajoutée à notre cycle annuel de jours joyeux.

Le retour d’Israël sur la terre de ses ancêtres est prédit dans la Bible : ‘D. votre Seigneur vous introduira dans le pays que vos pères ont possédé et vous le posséderez’ (Deut. 30 : 5).

Autrement dit, le jour de Yom Ha’atsmaout, je ne dois pas seulement me souvenir du passé, mais je dois renforcer mon présent avec cette même énergie qui se renouvelle dans l’univers à ce moment précis. C’est-à-dire renforcer mes racines dans ma terre, mon peuple, ma Torah et moi-même.

C’est le vrai sens de Yom Haatzmaout à la suite de Yom Hashoah et Yom Hazikaron. Il redéfinit Israël en tant que famille qui pleure ensemble, et par la mémoire du prix que nous avons payé pour être des Juifs libres, il redéfinit la signification d’Israël.

Un peuple décimé par la Solution finale nazie n’a connu une régénération souveraine que trois ans après l’Holocauste. Une nation confrontée à une guerre d’extinction dès le tout premier jour de sa création – et sans relâche par la suite avec plus de guerres, de vagues de terrorisme, de boycotts économiques, d’incitation à la frénésie mortelle, d’agressions sur sa légitimité – et n’a jamais abandonné ni cédé.

Malgré les menaces toujours présentes, les Israéliens ont embrassé la vie au maximum, n’ont pas succombé à une mentalité de siège, ni perdu l’aspiration à la paix et à la normalité durables.

Lorsque nous nous tournons vers Yom Ha’atzmaout, nous le faisons avec un profond sens des responsabilités. Notre pays ne nous a pas été donné sur un plateau d’argent.

Israël doit être celui qui se souvient, et à travers cette mémoire, il se commande constamment d’être digne du prix que nous avons payé. C’est un souvenir qui nous oblige à embrasser la vie et nous défie de la vivre au maximum, de construire des vies individuellement et collectivement. C’est la tâche d’Israël. C’est l’héritage de notre passé et le défi de notre avenir.

Grâce au courage, à l’inspiration, au sacrifice et à l’innovation, et au défi de toutes les chances, les Israéliens ont construit un pays remarquable dans leur maison ancestrale.

Encore une fois, le travail est inachevé et les défis sont nombreux.

Mais en 69 années, les Israéliens ont prouvé avec force que le Premier ministre David Ben-Gurion avait raison quand il disait : « En Israël, pour être réaliste, vous devez croire aux miracles ».

Indépendamment de ce que vous ressentez d’Israël en tant que nation, ou du conflit israélo-arabe, il n’est pas possible de nier que l’Europe a beaucoup à apprendre de nos succès.

En résistant au marxisme culturel et à l’islamisation qui ont saisi une grande partie de l’humanité, Israël s’est donné une forte chance de survie. La très jeune Europe et ses jeunes peuples feraient bien d’imiter ce que fait Israël et son très vieux peuple s’ils espèrent survivre. Leur sort est en grand danger tandis que celui du peuple juif continue son chemin intact.

Il y a un temps pour tout, chaque chose a son heure sous le ciel.

La piété, le patriarcat et le patriotisme forment une nation forte.

Heureux 69e anniversaire, Israël !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean Vercors pour Dreuz.info.

Yom Ha’atsmaout, le jour d’indépendance d’Israël et le retour à Sion

(Dreuz.info)

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