Rabbi Na’hman de Breslev et ses contes

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Rabbi Na’hman de Breslev (né à Medjybij, Ukraine, 4 avril 1772 – mort à Ouman, Ukraine, 16 octobre 1810) disait : « Il est interdit d’être triste » ____________________________________________________

Arrière petit-fils du Baal Chem Tov, Rabbi Na’hman de Breslev était à la fois le secret et la simplicité, la prière et la danse, la polémique et les contes philosophiques. Il fut le fondateur du mouvement ‘hassidique de Breslev.

L’enfant grandit dans une atmosphère hassidique. Il raconte à ses disciples que, dès l’âge de 6 ans, il se rend régulièrement, la nuit, sur la tombe de son grand-père, le Besht et paie son maître trois pièces, outre son salaire, pour chaque page supplémentaire de Talmud étudiée avec lui, afin de l’encourager à couvrir plus de matière.

Âgé de 13 ou 14 ans, le Rabbin Nahman épouse Sashia, fille du Rabbin Ephraïm de Houssiatyn et acquiert son premier disciple, le Rabbin Shimon (son aîné de plusieurs années) le jour même de son mariage. Il s’installe auprès de son beau-père,  puis à Medvedevka, où il demeure neuf ans. À l’approche de sa vingtième année, il compte de nombreux disciples. Il eut 8 enfants, dont 7 survécurent : Odélé – Sarah – Feiga – ‘Haya – Miriam – une fille morte encore nourrisson, Yaakov, Shlomo Ephraïm.

À l’âge de vingt-six ans, Rabbi Nahman décide de se rendre en Terre d’Israël.  Ayant tout laissé derrière lui, il entreprend le voyage, accompagné du Rabbin Shimon, en 1798, le jour de Lag Ba’omer.

Après avoir été retenu à Istanbul, son navire atteint les côtes de Haïfa la veille de Roch Hachana 1799. Il est reçu avec de nombreux égards par les Hassidim de Haîfa, Safed et Tibériade, où il parvient à apaiser les querelles entre ‘Hassidim et Mitnagdim de Vollynie.

Rabbi Na’hman rencontre Napoléon : Rabbi Na’hman de Breslev et Napoléon – Rencontre à Tibériade …

Puis, il quitte la Terre d’Israël vers Pourim (février ou mars) 1799 et arrive à Medvedevka au début de l’été 1800.

Cette visite marque un tournant dans son enseignement. Il recommande de ne pas citer ce qu’il avait enseigné avant ce voyage et a coutume de dire : « Partout où je vais, je vais en terre d’Israël ».

Après avoir passé deux ans à Zlatopol, Rabbi Nahman s’installe à Bratslav, en Ukraine, en 1802. A cette occasion, il déclare à ses disciples : « Nous avons en ce jour planté le nom des Breslover Hassidim. Ce nom ne disparaîtra pas car mes disciples seront toujours appelés du nom de la ville de Bratslav».

Il fait bientôt la connaissance de Nosson Sternhartz, un prodige de 22 ans habitant la ville voisine de Nemirov. Ce dernier devient son principal disciple et scribe, au point d’être connu sous le nom de Rabbin Nathan de Braslav. Il consigne toutes les leçons de son maître, ses conversations informelles avec les disciples, et les publie avec son propre commentaire.

Son épouse Sashia décède la veille de Chavouot 1807 et est enterrée à Zaslov, le même jour, juste avant le début de la fête.

Le Rabbin Nahman se remarie avec la fille de Yehezkel Trachtenbourg de Brody. Il contracte la tuberculose peu après.  Peu après Souccot 1807,  Rabbi Nahman demeure huit mois à Lemberg. Là, il ordonne de brûler ses enseignements.

À la suite d’un incendie qui détruit sa maison en 1810, le Rabbin Nahman est contraint de quitter Bratslav. Il est hébergé par un groupe de maskilim (Juifs adhérant à la Haskala, équivalent au mouvement des Lumières) d’Ouman.

Des années plus tôt, Rabbi Nahman avait confié à ses disciples qu’Ouman était un bel endroit pour être enterré, du fait de la présence dans le cimetière de la ville de plus de 20 000 victimes juives du massacre d’Ouman, en 1768.

Rabbi Nahman de Bratslav décède à 38 ans, emporté par la tuberculose au quatrième jour de Souccot, et est enterré dans le cimetière d’Ouman.

Il insistait sur l’importance d’Erets Israël : « Il est impossible, pour celui qui veut être un véritable juif, de le devenir sans la Sainteté de la Terre d’Israël », disait-il.

Pour Rabbi Nahman, la joie est primordiale et il faut s’écarter de la tristesse et du désespoir : « La joie est un devoir religieux, au même titre que les autres mitsvot » « La véritable joie est atteinte en ne regardant que ce qu’il y a de bon en nous-mêmes, chez autrui et dans toutes les situations » « Le monde entier est un pont très étroit, l’essentiel est de ne pas avoir peur du tout ! »

La notion du courage est également essentielle chez Rabbi Nahman : « Sois fort et courageux ! » : chaque homme a une mission à accomplir sur cette terre, il doit se renforcer et ne jamais se décourager, s’il ne se décourage pas, D-ieu l’aidera.

(Sources : Akadem – Wikipedia – Chabbad.org)

QUELQUES-UNS DE SES CONTES

LA PRINCESSE DISPARUE – Conte N°1 de Rabbi Na’hman de Breslev

CONTE N°4 de Rabbi Na’hman de Breslev – LE ROI QUI DECRETA LA CONVERTION » 

CONTE N°5 de Rabbi Na’hman de Breslev – LE PRINCE DE PIERRES PRECIEUSES

CONTE N°6 DE RABBI NA’HMAN DE BRESLEV –  » Le roi humble  »

CONTE N°7 DE RABBI NA’HMAN DE BRESLEV – « La mouche et l’araignée »

CONTE N°8 de Rabbi Na’hman de Breslev – Histoire d’un rav et de son fils unique

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