Israël : Aujourd’hui, fête de Lag Baomer

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Le jour de Lag Baomer est un moment d’espoir pour le peuple juif

Des dizaines de milliers de personnes affluent déjà, depuis samedi soir, à Meron pour célébrer la fête de Lag Baomer autour de la tombe de Rabbi Shimon Bar Yohaï.

Voir la vidéo : Lag BaOmer : Chant de Bar Yohai

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En direct de Méron

Voir la vidéo : En direct de Méron pour Lag BaOmer

(Source : Chiourim.com)

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VOICI LA VIE DE TROIS GRANDS DU JUDAÏSME LIES AU LAG BAOMER

La vie de Rabbi Chimon bar Yo’haï

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Homme de Vérité En l’honneur de la hilloula du saint Tana rabbi Chimon bar Yo’haï, -qui tombe le 33e jour de l’omer -, lisons quelques lignes de la 33e page du Talmud Chabbat qui dévoileront à nos yeux quelques modestes linéaments de cette extraordinaire personnalité.

C’est en effet dans ce passage talmudique qu’est relaté l’illustre épisode où rabbi Chimon bar Yo’haï et son fils rabbi Élazar furent amenés à se réfugier dans une grotte pendant de longues années :« Rabbi Yéhouda, rabbi Yossi et rabbi Chimon [bar Yo’haï] étaient assis ensemble, et Yéhouda «ben Guérim» [fils des convertis] était assis auprès d’eux. Rabbi Yéhouda entama le propos en disant : ‘Quelles sont belles les actions de cette nation [les Romains] : ils ont aménagé des marchés, édifié des ponts et construit des bains publics !’ Rabbi Yossi se tut, mais rabbi Chimon bar Yo’haï répondit : ‘Tout ce qu’ils ont réalisé, ils ne l’ont fait que pour leurs propres besoins : ils n’ont aménagé des marchés que pour y poster des courtisanes, ils n’ont construit des bains publics que pour s’y prélasser, et ils n’ont édifié des ponts que pour y prélever des taxes. Yéhouda « ben Guérim » alla rapporter cette discussion [à ses proches], et elle arriva finalement jusqu’aux oreilles du gouvernement. Celui-ci déclara alors : « Yéhouda qui nous a glorifiés sera élevé, Yossi qui s’est tu sera exilé à Tsipori et Chimon qui a diffamé contre nous sera mis à mort ». Rabbi Chimon partit alors se réfugier avec son fils dans la maison d’étude. Sa femme leur y apportait du pain, une cruche d’eau et ils mangeaient. Lorsque le décret prononcé à leur encontre devint encore plus sévère, rabbi Chimon dit à son fils : «Les femmes ont un tempérament faible, et s’ils venaient à la torturer, elle pourrait nous dénoncer !». Ils partirent donc se cacher dans une grotte, où poussa par miracle un caroubier et où jaillit une source d’eau. Ils se déshabillèrent [pour préserver leurs habits] et ils recouvrirent leur corps de sable jusqu’au cou. Toute la journée durant, ils étudiaient la Torah et au moment de la prière, ils se rhabillaient, ils se couvraient, ils priaient, puis ils ôtaient à nouveau leurs vêtements pour éviter qu’ils ne s’abîment.Ils restèrent ainsi douze années dans la grotte, après quoi survint le prophète Eliahou qui, se tenant à l’entrée de la grotte, s’exclama : « Qui annoncera à Bar Yo’haï que César est mort et que le décret a été annulé ? ». Ils sortirent alors de la grotte, et ils virent des hommes en train de labourer la terre et d’ensemencer. Ils se dirent : «Comment ces hommes peuvent-ils négliger la Vie éternelle pour se consacrer à une vie éphémère ? ». Tout endroit où se posait leur regard s’enflammait aussitôt… Une Voix du Ciel sortit et leur déclara : « Est-ce donc pour détruire Mon monde que vous êtes sortis ? Retournez dans votre grotte ! ». Ils y retournèrent et y restèrent douze mois supplémentaires. Ils se dirent alors : « La punition des mécréants dans le Guéhinom est de douze mois ». Une Voix du Ciel sortit alors et proclama : « Sortez de votre grotte ! ».

Ils sortirent à nouveau de la grotte, et toute chose que rabbi Elazar frappait de son regard, rabbi Chimon la rétablissait. Il lui dit : « Mon fils, le monde peut se suffire de nous deux seulement ! ». La veille du Chabbat suivant, ils virent un vieillard cueillir deux bouquets de myrte et s’empresser avant le coucher du soleil. Ils lui demandèrent : « Pourquoi ces bouquets ? », et le vieil homme leur dit : « C’est en l’honneur du Chabbat ! » – « Pourquoi ne te suffis- tu pas d’un seul ? » – [L’autre répondit] :»L’un par rapport à la mitsva de ‘zakhor’ [Souviens-toi du Chabbat], et le second par rapport à ‘chamor’ [Observe-le] ». Rabbi Chimon dit alors à son fils : « Vois combien les mitsvot sont précieuses aux yeux d’Israël !». Ils furent alors rassérénés.

Lorsque rabbi Pin’has ben Yaïr, le beau-père de rabbi Chimon, apprit [qu’ils étaient revenus], il sortit à leur rencontre. Il les fit entrer dans une maison de bain, et il se mit à soigner leur peau. En voyant les plaies qu’ils avaient sur le corps [à cause du frottement du sable], il se mit à pleurer, et ses larmes, ruisselant sur les blessures, arrachèrent des cris à rabbi Chimon.

Rabbi Pin’has dit : « Malheur à moi qui t’ai vu dans cet état ! ». Mais rabbi Chimon lui répondit : « Heureux sois-tu qui m’as vu dans cet état ! Car s’il n’en était pas ainsi, tu ne m’aurais jamais trouvé dans ces dispositions ». En effet, avant cet épisode, lorsque rabbi Chimon bar Yo’haï exposait un problème, rabbi Pin’has ben Yaïr le lui résolvait de douze manières et après cela, lorsque rabbi Pin’has ben Yaïr exposait un problème, rabbi Chimon bar Yo’haï le répondait par vingt-quatre réponses (…) ».

Un passage de aggada [récits et exégèses talmudiques] tel que celui-ci ne saurait être abordé comme un simple récit à prendre au premier degré : en effet, il est inconcevable que le Talmud prenne la peine d’entrer dans tant de descriptions narratives si celles-ci devaient être dénuées d’intérêt spirituel ! Or, l’une des réflexions à laquelle nous invite ce texte nous amène à le confronter à un autre passage talmudique, extrait du Traité Avoda Zara, dans lequel on retrouve approximativement la même discussion que celle qui opposa ici rabbi Yéhouda à rabbi Chimon, mais dans un contexte totalement différent :

« Aux Temps futurs, relate ce texte, le Saint Béni soit-Il apportera un Séfer Torah, Il le tiendra sur Sa hanche et Il déclarera : « Tout celui qui s’est préoccupé d’elle [la Torah], qu’il vienne prendre sa récompense ! » Aussitôt, toutes les nations du monde afflueront vers D.ieu (…) L’Empire romain [visiblement l’ange représentant la nature profonde de cette nation-Ndlr] se présentera en premier. (…) Le Saint béni soit- Il leur demandera : « Qu’avez-vous réalisé ? », et ils Lui répondront : « Nous avons aménagé de nombreux marchés, nous avons construit beaucoup de bains publics et nous avons amassé de grandes quantités d’or et d’argent ; et nous n’avons fait tout cela que pour qu’Israël puisse s’absorber dans l’étude de la Torah ». Le Saint Béni soit-Il leur répondra alors : « Sots ! Tout ce que vous avez fait, vous ne l’avez fait que pour vous-mêmes : vous n’avez aménagé des marchés que pour y placer des courtisanes, construit des bains publics pour vous y prélasser. et l’or et l’argent n’est à nul autre qu’à Moi…» ».

Ainsi, apparaît-il à cet endroit que c’est précisément cette même discussion ayant opposé deux Sages du temps de la Michna qui aura lieu au jour du Jugement dernier entre le Saint Béni soit-Il et la nation romaine ! Mais que suggère en fait ce rapprochement ?

Le chemin de la Vérité

S’il est un domaine particulier qui évoque le personnage de rabbi Chimon bar Yo’haï, c’est évidemment celui de la Kabbale. Cette facette de la Torah renferme l’aspect le plus profond de ses enseignements, et c’est pour cela qu’on appelle également cette connaissance la « Sagesse ésotérique » [‘hokhmat haNistar]. Toutefois, on retrouve une expression très courante chez les Richonim, nos Maîtres de la seconde moitié du Moyen-Age, laquelle définit cette sagesse comme étant « le Chemin de la Vérité » (expression très usitée notamment chez le Ramban dans son commentaire sur la Torah). Non que cette désignation taxe indirectement d’inexactitude les autres facettes de la Torah – le « pchat » [l’approche première], le « rémez » [l’interprétation par allusion] ou celle du « drach » [l’exégèse] –, mais elle suggère que c’est par cette étude spécifique du sens caché que se révèle la dimension la plus plénière des enseignements de la Torah. Ainsi, si la Kabbale se veut un enseignement d’une extrême « profondeur », c’est bien parce que son approche prend en compte tous les niveaux et toutes les dimensions de l’existence : depuis le monde ici-bas dans lequel nous évoluons, jusqu’aux Mondes spirituels échappant à notre perception. En revanche, les autres approches s’avèrent être plus « superficielles » dans la mesure où leur lecture intervient davantage à l’échelle du monde sensible, telle que l’esprit humain la perçoit à des degrés plus élémentaires. La Kabbale participe donc d’une « Science de Vérité » dans la mesure où sa vision est absolue et « universelle », ses enseignements tenant compte de tous les niveaux de la Création, depuis la Terre jusqu’aux Sept firmaments, depuis les conditions de ce monde-ci jusqu’à la réalité du Monde futur…

Bar Yo’haï – homme de Vérité

Or, il ne fait aucun doute que rabbi Chimon bar Yo’haï, avant même qu’il ne pénètre dans la grotte, était enclin à considérer ce mondeci avec ce « regard de l’Absolu ». Si rabbi Yéhouda fit l’éloge de la nation romaine, ce fut eu égard aux exigences contraignantes de l’exil, et ce, dans la mesure où les conditions de l’existence du moment imposent à l’homme de transiger, à défaut de s’en tenir à une ligne de conduite inflexible (ainsi que le suggère entre autres le Maharcha). Mais aux yeux de rabbi Chimon bar Yo’haï, ces précautions ne sauraient être tolérées : pour lui, seule une vérité absolue excluant toute concession mérite d’être prise en considération ! Pour lui, seule la réponse que donnera le Saint Béni soit-Il dans les temps futurs – le jour où tous les actes seront dévoilés à la lumière d’une Vérité impérative – est celle à laquelle l’homme doive aspirer dès à présent…

Animé de ces dispositions, le saint homme continua à développer ce regard de Vérité absolue dans la grotte. La tradition veut en effet que ce soit pendant cette période que lui furent révélés les enseignements du Zohar et les fondements de la Kabbale, comme en témoigne notamment le fameux chant de « Bar Yo’haï » : « Dans la grotte rocheuse dans laquelle tu vécus, tu acquis ta majesté et ta splendeur ». Suite à quoi, après douze années consacrées exclusivement à la Torah, vécues à un niveau spirituel d’une extraordinaire densité et épargnées de tout contact avec le monde extérieur, la Vérité telle qu’il la concevait ne pouvait désormais plus tolérer de concessions face aux « modalités d’une vie éphémère ». A ce moment-là, tout ce qui à ses yeux et aux yeux de son fils n’était pas conforme à l’Existence authentique – celle de la Vie éternelle – ou manquant de valeur exclusivement spirituelle, ne pouvait subsister : « Tout endroit où leur regard se posait s’enflammait aussitôt »…

Riche de cette vision nouvelle qui lui permit désormais de réfuter toutes sortes d’objections dans son étude, rabbi Chimon dut néanmoins retourner dans sa grotte pour réapprendre, pendant une année supplémentaire, à vivre parmi le commun des mortels ! Tel est le message de ce personnage exceptionnel : rabbi Chimon bar Yo’haï était l’homme de Vérité intransigeante qui légua au monde la facette la plus dense de la Torah, la Torah telle qu’elle est perçue dans les plus hautes sphères célestes.

Yonathan Bendennoune

La vie de Rabbi Chimon bar Yo’haï

(Source : Chiourim.com)

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La vie de Rabbi Akiva

Ce géant parmi les Tanaims* est né en Erets Israël, au Ier siècle. Il fait partie de la 3 ème génération des Tanaims. Fils d’un converti nommé Joseph, Rabbi Akiva est, jusqu’à ses 40 ans, un paysan, profondément pieux mais totalement ignorant.

Son histoire

Il travaille la terre pour le compte de Kalba Savoua, ainsi nommé du fait de son hospitalité exemplaire. Celui qui ne s’appelle encore que « Akiva » décide un jour de se marier avec la fille de Kalba Savoua, Rachel, qui, impressionné par sa modestie et sa bonté, voit tout de suite en lui une intelligence exceptionnel.

Un jour, se désaltérant à un puits, Akiva s’émerveille devant un rocher percé par l’eau qui tombe sur lui goutte à goutte.

Il se dit : « Si cette eau peut trouer la pierre, qu’en est-il de mon coeur, de chair et de sang? Ne peut-il pas lui aussi être pénétré par les enseignements de la Tora ?! »

Rachel le renforce dans cette voie en lui promettant de l’épouser s’il part étudier. Leur mariage a lieu secrètement, contre la volonté du père de Rachel, Kalba Savoua, qui furieux de cette mésalliance, déshérite sa fille et fait le voeu de ne plus la revoir.

Rachel consent volontiers à ce sacrifice, et vit dans le dénuement le plus extrême, allant jusqu’à vendre ses propres cheveux pour subsister. Quelques temps après, surmontant la honte due à son âge, Rabbi Akiva, commence ses études dans les classes primaires, assis avec les enfants.

Douze ans plus tard, douze mille disciples boivent aux sources des enseignements de celui qui, s’il n’est pas encore reconnu comme le plus grand des sages de sa génération, est déjà le modèle par excellence du Ba’al Tshouva (celui qui retourne à la foi) et en inspire bien d’autres.

Il recueille les enseignements de ses maîtres : Rabbi Nahoum Ich Gamzou, Rabbi Eliezer ben Hourcanos, Rabbi Yehoshoua ben ‘Hananya, et selon certains, de Rabbi Tarfon, Il forma lui aussi des maîtres illustres dont : Rabbi Meir Baal Haness, Rabbi Shimon bar Yohaï, Rabban Gamliel, et peut-être Rabbi Yehuda haNassi lui-même.

Après douze ans d’études sans interruptions, il décide de retourner chez lui. Arrivé devant sa maison, il surprend alors une conversation entre son épouse et une voisine qui lui reproche : »Combien de temps vas-tu vivre comme une veuve, alors que tu es encore mariée? » Rachel répond alors : « Si mon mari m’entendait, je lui dirais d’étudier douze ans de plus car c’est bien pour cela que je me suis mariée avec lui »

Rabbi Akiva considère cela comme un encouragement à poursuivre son Limoud, et repart aussitôt étudier douze années supplémentaires.

Au terme de ces années, le Sage rentre enfin chez lui accompagné de 24 mille disciples. Sa femme, qui veut l’accueillir est raillée par ses voisines à cause de la pauvreté de sa tenue. Des étudiants, voulant protéger leur maître éloignent celle qu’ils prennent pour une mendiante.

Rabbi Akiva qui la reconnaît alors leur dit : « Ce que j’ai acquis et même ce qui vous appartient tout cela est à elle ! ».

C’est à dire : tout ce que j’ai appris et donc ce que vous avez étudié, nous le lui devons ! Son beau père qui n’a pas encore reconnu son gendre, traverse la foule pour accueillir le Gadol Hador, afin de demander l’annulation du voeu qui l’a empêché d’aider sa fille unique qui vit dans la plus grande misère.

Rabbi Akiva lui demande: «Si tu avais su que son mari deviendrait un grand homme, aurais-tu fait ce voeu ? » Kalba Savua répond : »Même s’il avait connu un seul chapitre, une seule Mishna je ne l’aurais pas fait » Rabbi Akiva répond : » Cet homme, ton gendre ? C’est moi ». Kalba Savua, se jette à ses pieds et lui fait don de la moitié de ses possessions (d’après le traité Ketouvot, 62b-63a).la halakha

De manière générale, « lorsque Rabbi Akiva discute avec un seul sage, la halakha est fixée selon son opinion, mais lorsqu’il débat avec plus d’un sage, on suit la majorité. »

Malheureusement, l’occupation romaine durcit son joug.

Lorsqu’un nommé Shimon bar Kozeba organise une résistance farouche contre l’armée romaine, Rabbi Akiva voit en lui le Machiah et lui donne le nom de bar Kohba (fils de l’astre).

De nombreux élèves de Rabbi Akiva suivent Bar Kohba dans sa lutte mais seront tous exterminés avec leur chef à Betar, au cours d’un siège impitoyable.

L’étude de la Tora est à nouveaux interdite par les Romains. Malgré tout, Rabbi Akiva est prêt à sacrifier sa vie et continue à enseigner publiquement la Loi. Il forme une seconde génération de disciples.

Arrêté par le général Turnus Rufus, il est condamné au bûcher, avec un linge humide sur le coeur afin de prolonger son supplice, Rabbi Akiva meurt, le Shema Israël aux lèvres.

A ses disciples qui lui demandent : « Rabbi, cela doit-il aller jusque là ? », il répond : « Toute ma vie, je me suis demandé ce que signifiait le verset du Shema ?

Tu aimeras Dieu de toute ton âme ». Même s’il doit t’en coûter ton âme! Je disais: quand vais-je rencontrer une situation qui me permettra de l’accomplir? Maintenant je l’ai trouvée !

Il expira en prononçant le mot « E’had » (Un). Il était alors, selon le Talmud, âgé de 120 ans .

Eytan Dahan

La vie de RABBI AKIVA

(Source : Chiourim.com)

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Le 10 mai dernier, on a fêté la Hiloula de Rabbi Meir Baal Haness, disciple de Rabbi Akiva

Rabbi Meir Baal Haness, l’un des 5 étudiants de Rabbi Akiva avec qui il restaura l’étude de Torah, après la mort de ses 24.000 élèves.

Le Zohar (3 – 70b) affirme que « sans les prières des Tsadikim, le monde ne pourrait pas perdurer un seul instant« . Les Tsadikim protègent le monde, plus encore après leur mort que pendant leur vie terrestre. (Torah-Box).

On a pris l’habitude de marquer la Hiloula de Rabbi Meir Baal Haness le 14 Iyar mais les avis sont partagés sur la date précise de son décès. Chaque année, des dizaines de milliers de personnes se rendent toutefois ce jour là sur sa tombe pour des prières en sa mémoire.

Rabbi Meir Baal Haness, qui faisait partie de la deuxième génération après la destruction du Second Temple, était un disciple de Rabbi Akiba. Il est considéré comme un grand sage en raison des miracles qu’il aurait accomplis.

L’histoire du crachat dans l’oeil :

Rabbi Meïr donnait un cours au Beth-Hamidrach tous les vendredi soir. Une femme avait l’habitude de venir écouter son cours. Il arriva une fois que Rabbi Meïr s’étendit sur son sujet, et quand la femme retourna chez elle, les bougies de Chabbat étaient déjà éteintes.
Son mari l’interrogea : « Où étais-tu ? »
« J’écoutais le discours de Rabbi Meïr » répondit-elle.
« Eh bien », dit le mari, « tu ne rentreras pas avant d’aller cracher au visage de ce bavard. »
Rabbi Meïr, dans son esprit prophétique le sut ; il fit semblant d’avoir mal à l’oeil et demanda si une femme dans l’assemblée connaissait les murmures pour guérir et vienne pour le soulager (les murmures s’accompagnaient de crachats).

Cette femme se présenta.
« Sais-tu murmurer les formules pour les yeux ? »
« Non » fut la réponse. Rabbi Meïr lui recommanda alors de lui cracher 7 fois au visage. Il lui dit alors : « Ton mari t’a ordonné de me cracher une fois au visage, tu lui diras que tu as craché 7 fois. » Ses élèves s’insurgèrent : « Nous aurions pu faire venir ce mari et lui infliger la flagellation, jusqu’à ce qu’il se réconcilie avec sa femme. »
« Mon honneur est-il plus cher que celui du Créateur ? » répondit Rabbi Meïr. « Le Nom ineffable qui a été écrit sur le parchemin doit être effacé dans l’eau afin de ramener la paix entre un homme et son épouse. Le nom de Meïr ne doit-il pas s’effacer à plus forte raison !? »

Rabbi Meir mourut hors d’Israël. Il demanda à ses disciples :  » vous mettrez mon cercueil au bord de la mer, du côté de la Terre Sainte, afin que les passant s’écrient : Ici repose l’homme que des paroles haineuses ont chassé du pays « .
Etant parti en exil, il voulait du moins n’être séparé de cette Terre qu’il avait tant Aimée que par les vagues de la mer. Ses dernières volontés furent ponctuellement exécutées ; son cercueil fut ramené plus tard et enterré à Tibériade, à proximité des thermes et du lac de Tibériade.

Hiloula de Rabbi Meir Baal Haness

(Source : Chiourim.com)

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* Rabbi Akiva était un sage du Talmud du temps des Tannaïm,  mot  hébreu dérivé de la racine araméenne teni, qui signifie « enseigner », « transmettre oralement », tannaim est l’appellation des rabbins des ier et iie siècles, de l’époque de Hillel à la rédaction de la Michna. Les deux siècles de la période des tannaïm sont habituellement divisés en cinq générations — division abstraite et souvent arbitraire, qui permet cependant de situer la chronologie des rabbins qui sont mentionnés dans la Michna.

Deux dates importantes scandent la période des tannaim :

l’an 70, date de la chute de Jérusalem ;

l’an 135, date de la révolte de Bar Kokhba et de la chute de Betar.

La première marque la fin de la période du second Temple et le transfert du centre de l’enseignement rabbinique à Javné, par Johanan ben Zakkaï. La répression de la révolte de Bar Kokhba marque la fin de l’école de Javné et le déplacement du centre intellectuel du judaïsme en Galilée (Tibériade). Les personnalités les plus éminentes de cette seconde période sont Rabbi Aqiba, Rabbi Siméon bar Johaï, Rabbi Méir et Rabbi Juda, dit le Nassi, titre honorifique porté par le président de toutes les instances religieuses, le Sanhédrin.

L’œuvre principale des tannaim consista à compiler des règles éthiques et des lois rituelles, réunies en un code appelé Mishna, dans le souci de sauvegarder l’unité du peuple juif, gravement compromise par la perte de son indépendance nationale et de son centre religieux et politique. La collection des règles et des lois commença à Javné et fut poursuivie par Rabbi Aqiba. La sélection et la rédaction finale furent en grande partie l’œuvre de Juda ha-Nassi. Les règles et lois non incluses dans la Mishna ont été réunies dans un corpus complémentaire, dit Tosefta.

Un certain nombre d’enseignements tannaïtiques ne figurent ni dans la Mishna ni dans le Tosefta ; ce sont les beraïtot, littéralement « ce qui a été exclu », « enseignements extérieurs ».

Les tannaim étaient encore les représentants du peuple juif devant les autorités romaines.

Gabrielle Sed-Rajn

(Source : Encyclopaedia Universalis)

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