L’appel du 18 juin

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 le dimanche 18 juin 2017 à 18:00

Place du Bouffay à NANTES –

Nuit Debout Nantes, en bonne tête de pioche, est allée creuser la question politique pour voir si elle pouvait déterrer quelques pépites de démocratie, et vous invite à partager les résultats dimanche 18 Juin à 18h00, Place du Bouffay à Nantes, lors d’une assemblée générale très particulière qui inaugurera l’ère de la résistance. Puis nous ouvrirons le Grand Bal des Irrécupérables, pour chanter et danser la révolte. Nantes est une fête, et puisque s’amuser va bientôt être interdit, profitons de nos soirées !

Rappelons maintenant ce que représente l’appel du 18 juin

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Les de Gaulle étaient une famille de juristes parisiens originaires de la province de Champagne. Petit fils de l’historien Julien-Philippe de Gaulle, le jeune Charles a quinze ans quand, en 1905, il rédige un récit dans lequel il se décrit en « général de Gaulle » sauvant la France, témoignage d’une ambition nationale précoce. Plus tard, il explique à son aide de camp Claude Guy avoir eu dès son adolescence la conviction qu’il serait un jour à la tête de l’État. Entré à l’Ecole militaire de Saint-Cyr en 1908, après avoir suivi une année de préparation au  collège Stanislas à Paris, il en sort diplômé en 1912, se classant à la 13e place, et rejoint l’infanterie. Il est affecté au 33ème régiment d’infanterie à Arras.

De Gaulle et ses quatre frères sont mobilisés comme officiers. Ils reviennent tous vivants et décorés. Dès son premier combat à Dinant le 15 août 1914, il est touché à la jambe (« fracture du péroné par balles avec éclats dans l’articulation »). Il rejoint ensuite le 33e RI sur le front de Champagne pour commander la 7e compagnie. Il est à nouveau blessé le 10 mars 1915, à la main gauche, à Mesnil-Les-Hurlus en Champagne. Décidé à en découdre, il désobéit à ses supérieurs en ordonnant de tirer sur les tranchées ennemies. Cet acte lui vaut d’être relevé huit jours de ses fonctions. Officier tatillon, volontiers cassant, son intelligence et son courage face au feu le distinguent au point que le commandant du 33e Régiment d’Infanterie lui offre d’être son adjoint. Charles qui était lieutenant depuis le 1er octobre 1913, est nommé capitaine en janvier 1915.

Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et décimé, anéanti par l’ennemi en défendant le village de Douaumont, près de Verdun.  Sa compagnie est mise à mal au cours de ce combat et les survivants sont encerclés. Tentant alors une percée, il est obligé par la violence du combat à sauter dans un trou d’obus pour se protéger, mais des Allemands le suivent et le blessent d’un coup de baïonnette à la cuisse gauche. Capturé par les troupes allemandes, il est soigné et interné. Cette disparition au front lui vaut d’être cité à l’ordre de l’armée.

Après une tentative d’évasion manquée à Osnabrück, il est transféré au fort d’Ingolstadt, en Bavière, un camp de représailles destiné aux officiers prisonniers remuants. Il y croise le futur général Georges Catroux, l’aviateur Roland Garros,  le journaliste Rémy Roure, le colonel Lucien Nachin et le futur maréchal soviétique Mikhaïl Toukhatchevski. Un « lamentable exil », c’est en ces termes qu’il décrit à sa mère son sort de captif. Pour tromper l’ennui, de Gaulle organise pour ses compagnons de captivité des exposés magistraux sur l’état de la guerre en cours. Mais surtout, il tente de s’évader à cinq reprises, sans succès au cours de sa détention de trente-deux mois dans une dizaine de camps différents (Osnabruck, Neisse, Sczuczyn, Ingolstadt, forteresse de Rosenberg, prison militaire de Passau, camps de Wülzburg et de Magdebourg. Il est libéré après l’armistice du 11 novembre 1918 et retrouve les siens le mois suivant. De ces deux ans et demi de captivité, il garde un souvenir amer, estimant être un « revenant », un soldat inutile qui n’a servi à rien. Toutefois, il reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur le 23 juillet 1919, et la croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze.

En janvier 1919, il arrive à Saint-Maixent suivre les cours de remise à niveau destinés aux officiers de retour de captivité. Désireux de relancer sa carrière militaire compromise par ses mois de détention, il cherche à s’engager sur un théâtre d’opération, et postule à cet effet simultanément pour un engagement dans l’armée d’Orient et auprès de l’armée de Pologne. Début avril 1919, il obtient son détachement auprès de l’Armée polonaise autonome qui commence à quitter la France pour la Pologne. Il effectue dans le pays deux séjours très rapprochés. Dans le cadre de la mission militaire française du général Henrys, le capitaine De Gaulle est affecté comme instructeur à l’école d’infanterie de Rembertow. Il y exerce successivement les fonctions d’instructeur, de directeur des études, et enfin de directeur du cours des officiers supérieurs.

Repoussant l’offre du général Henrys qui lui proposait de poursuivre sa mission auprès de lui, de Gaulle, qui ambitionne de se présenter au concours del’Ecole supérieure de guerre dans les meilleures conditions, retourne en France. Déçu par le poste qui lui échoit au cabinet des décorations du ministre, et alors que la guerre soviéto-polonaise fait rage, il repart en Pologne en mai 1920. D’abord témoin des épreuves traversées par la population polonaise, il prend ensuite activement part aux opérations avec le général Bernard au sein du 3e bureau du groupe d’armées Sud (puis Centre) commandé par le général polonais Rydz- Smigly. Il y gagne une citation. Après la victoire de la Pologne, il rédige notamment un rapport général sur l’armée polonaise. Si à l’analyse de l’action de l’unique régiment de chars FT 17, il a pu écrire « Les chars doivent être mis en œuvre rassemblés et non dispersés », de Gaulle découvre surtout en Pologne la guerre de mouvement et l’emploi des grandes unités de cavalerie comme élément de choc et moyen d’obtenir une décision à portée stratégique.

Charles de Gaulle épouse, le 7 avril 1921 Yvonne Vendroux (1900-1979). Ils auront trois enfants. Il entre au cabinet de Pétain, alors vice-président du Conseil supérieur de la guerre en 1925. Il rédige plusieurs ouvrages de réflexion politique et de stratégie militaire, dont « Le Fil de l’épée » (1932), « Vers l’armée de métier« (1934), « La France et son armée » (1938), dans lesquels il développe sa conception d’une armée de spécialistes et préconise l’utilisation des blindés.

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Nommé général de brigade après s’être illustré dans la bataille de France à la tête d’une division cuirassée, il devient sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale dans le Cabinet Reynaud (juin 1940), puis refusant l’armistice, il part pour Londres et lance le célèbre appel du 18 juin, qui invite les Français à la résistance. Il charge Jean Moulin d’unifier les mouvements de résistance en France (1942).

S’imposant avec difficulté aux alliés comme le chef de la Résistance, il crée à Alger, avec le général Giraud, le Comité français de libération nationale (juin 1943), futur Gouvernement provisoire de la République française, qui s’installe en France en août 1944, sous sa présidence.

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Mais il démissionne en 1946, manifestant ainsi son hostilité au projet de constitution de la IVe République et au « jeu des partis », auxquels il oppose sa conception d’un pouvoir exécutif fort. Après avoir exposé ces principes dans le discours de Bayeux (16 juin 1946), il fonde en avril 1947 le Rassemblement du peuple français (R.P.F.) Après l’échec du mouvement (1953), il se retire de la scène politique et se consacre à la rédaction des « Mémoires de guerre » (1954-1959).

Rappelé au pouvoir 1958, il est invité par le président Coty à constituer le gouvernement et chargé par l’Assemblée nationale de préparer une nouvelle constitution. Adoptée par référendum à une large majorité, celle-ci fonde le régime de la Vème République, dont il est élu président le 21 décembre 1958. Face au problème algérien, de Gaulle adopte le principe de l’autodétermination, qui aboutit à l’indépendance de l’Algérie, et étend sa politique de décolonisation à la plupart des colonies françaises (1962).

Bénéficiant du soutien parlementaire de l’U.N.R. (Union pour la nouvelle république), il renforce l’autorité présidentielle en modifiant par référendum (1962) le mode d’élection à la présidence de la République, ce qui lui permet d’être réélu en 1965 au suffrage universel.

Dominée par le souci de grandeur et de l’indépendance nationale, sa politique étrangère vise à maintenir l’autonomie française face aux grandes puissances, et notamment face à l’Alliance atlantique (la France quitte l’O.T.A.N. en 1966), en développant la défense nationale (création d’une « force de frappe ») et en pratiquant la détente et la coopération avec l’URSS, avec la Chine et les pays du tiers monde. Moins marquante, sa politique intérieure ne tient pas les promesses de réformes annoncées sur les plans social, administratif et régional,  et ne parvient pas à maîtriser l’inflation.

Il surmonte la crise de mai 68 après avoir semblé se retirer, convoquant des élections législatives qui envoient une écrasante majorité gaulliste à l’Assemblée nationale. Mais en 1969 il engage son mandat sur un référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation et démissionne après la victoire du « non ». Il se retire définitivement de la vie politique et poursuit la rédaction de ses Mémoires dans sa propriété de Colombey-les-Deux-Eglises, où il meurt dix-huit mois plus tard.

Charles de Gaulle est considéré comme l’un des dirigeants français les plus influents de son siècle. Dans, ses « Mémoires de guerre », il affirme s’être toujours fait « une certaine idée de la France », jugeant que « la France ne peut être la France sans la grandeur ».

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(Sources : Dictionnaire et encyclopédie Larousse et Wikipedia)

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