Les élections françaises vues de Prague

https://static.ripostelaique.com/wp-content/uploads/2017/06/oslava.jpg   M. Karel Sedláček, le vice-président de la section tchèque de l´Ambassade Internationale Chrétienne à Jérusalem, sonne du chofar en l’honneur de la réunification de Jérusalem en 67. A droite se tient Monseigneur Dominik Duka.

Les élections présidentielles et législatives en France se terminent. Elles ont fait couler beaucoup d’encre. Maintenant on peut se concentrer de nouveau sur l’essentiel : comment se défendre face à l’invasion musulmane.
C’est un problème qui concerne tous les Européens. M. Petr Hájek, qui a longtemps travaillé comme conseiller du précédent président tchèque Václav Klaus, l’a bien formulé : „Nous sommes sur le même bateau, qui, malheureusement nous rappelle de plus en plus le fameux Titanic. Nous habitons, certes, chacun une autre cabine, mais nous partageons le même destin. Plus nous en saurons les uns sur les autres, plus nous aurons de chances de survivre. Quelque part loin de nous, au poste de commandement, un petit groupe d’ »officiers bruxellois » fous, complètement coupés de la vie dans la cale, dirigent le navire de plus en plus vite contre la glacière.

Ces paroles illustrent bien la différence entre l’atmosphère de Prague et celle de Paris. Prague vient de recevoir la visite de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Il est venu exiger que la République Tchèque accepte des quotas d’immigrés clandestins. Le président tchèque Miloš Zeman a refusé net. Et il a dit à cette occasion aux journalistes un propos bien caractéristique :

« Celui qui se soumet une fois, se soumettra toujours ».

D’après des sondages récents, seuls 2 % des Tchèques souhaitent accueillir des immigrés clandestins musulmans ; 93% s’y opposent. Le président Zeman a dit déjà en janvier 2017 : „J’ai parlé contre l’islamisation de la société tchèque déjà, à une époque où cette opinion était très minoritaire. J’en ai parlé déjà lorsque j’étais Premier ministre, il y a quinze ans. Aujourd’hui, l’on arrive à retrouver l’unité de la société justement autour de cette opinion, grâce aux faits qui se déroulent dans toute l’Europe.“

D’après des sondages récents, seulement 37% de Tchèques font confiance à l’Union européenne. D’après Petr Hájek (qui longtemps espérait que Marine Le Pen nous réserverait la même surprise que Donald Trump), même ce chiffre de 37% est supérieur à la réalité. Tout cela illustre bien la différence entre l’atmosphère de Prague et celle de Paris.

Récemment, j’ai eu l’honneur d’assister à un événement dont je ne peux imaginer une analogie en France. Je parle de la célébration du « Jour de Jérusalem » dans la cathédrale de Saint Guy au château royal de Prague.
Les lecteurs plus âgés se rappellent encore la « guerre de six jours » qui a éclaté entre Israël et ses voisins, il y a cinquante ans, le 5 juin 1967.
Les citoyens de la « République socialiste tchécoslovaque » et d’autres satellites de l’Union soviétique la vivaient avant tout comme une brillante victoire de l’Etat juif, allié de l’Occident, sur des pays arabes, dont les armées avaient été entraînées et assistées par les puissances du « Camp de la paix et du socialisme ». Le fils du célèbre Premier ministre britannique Sir Winston Churchill écrivait alors que pour le prestige soviétique, s’était un coup vraiment majeur.

Pour les fidèles des confessions issues de l’héritage biblique, est peut-être plus important le fait que pendant cette guerre les Israéliens ont conquis Jérusalem-Est et ont ainsi de nouveau réuni la ville sainte. De 1948 jusqu’à juin 1967 Jérusalem avait été divisée. Sa partie orientale appartenait à la Jordanie. En 1948-1949 les Jordaniens avaient chassé de Jérusalem-Est tous ses habitants juifs. Et ensuite ils ne permettaient même pas aux juifs étrangers l’accès au Mur de lamentations, le dernier vestige du deuxième Temple de Jérusalem, le lieu saint le plus important pour les juifs. Et même pour les pèlerins chrétiens, il était très difficile, sinon impossible, de passer d’un secteur de la ville dans l’autre.

La réunification de Jérusalem eut lieu, d’après le calendrier hébraïque, le 28 du mois Iyar, ce à quoi correspondait cette année le 24 mai. Peut-être n’est-il pas encore trop tard pour dire à nos lecteurs quelques mots au sujet de la célébration du « Jour de Jérusalem » qui s’est déroulée à Prague le soir du 23 mai 2017.
Le célébration a été organisée conjointement par la section tchèque du Conseil œcuménique des églises, la section tchèque de l’Ambassade internationale chrétienne à Jérusalem, la Fédération des communautés juives en République Tchèque, L’Association tchèque des amis d’Israël, le Centre Sion et l’ambassade de l’Etat d’Israël en République Tchèque – sous les auspices de Son Eminence, Monseigneur Dominik, le Cardinal Duka, ainsi que du ministre des affaires culturelles de la République Tchèque, M. Daniel Herman.

Dans la cathédrale Saint Guy se sont réunies plusieurs centaines de participants, y compris une série d’importants représentants de la vie spirituelle et politique du pays. En premier lieu a pris la parole le vice-président de l’Assemblée nationale Jan Bartošek. Il nous a informé d’une résolution qui venait d’être prise par l’Assemblée nationale tchèque. Celle-ci exprime une désapprobation résolue d’une décision du Conseil exécutif de l’UNESCO, qui nie la souveraineté israélienne sur Jérusalem et invite le gouvernement tchèque à ce qu’il agisse pour le respect de Jérusalem comme la capitale de l’Etat d´Israël. Si l´UNESCO ne changeait pas d’attitude, le gouvernement tchèque devrait cesser de lui verser des subsides.

Ensuite prit la parole l’ambassadeur d’Israël en République Tchèque, M. Daniel Meron, qui soulignait les relations riches entre Prague et Jérusalem et rappelait que depuis cinquante ans, grâce à sa réunification, Jérusalem est devenue une ville ouverte pour les fidèles de toutes les confessions.

Ses paroles furent suivies par un enregistrement vidéo, envoyé par le maire de Jérusalem, M. Nir Barkat. Il mentionnait les liens historiques entre la République Tchèque et Israël, ainsi que l’engagement permanent d’Israël de garantir dans toute la ville sainte la liberté de conscience.

M. Daniel Fajfr, le président du Conseil de l’Eglise des frères, qui dirige les activités du Conseil œcuménique des églises en République Tchèque, a souhaité la paix à Jérusalem, conformément au Psaume No 122. Il a exprimé le souhait que Jérusalem devint une ville de paix et d’espoir.

Monseigneur Dominik Duka dans son intervention soulignait l’héritage spirituel commun des juifs et des chrétiens. Il a exprimé l’espoir que Jérusalem deviendra réellement une ville de paix, lorsque toutes les nations accepteront la foi d’Abraham, les dix commandements de Moïse, ainsi que la règle d’or de Jésus : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu´on te fît ». Il a souligné l’importance du fait que cette célébration se déroule dans un lieu qui est non seulement le centre spirituel du pays, mais aussi le centre de son caractère d’Etat.

Effectivement, c’était en ces lieux qu’étaient traditionnellement couronnés les rois de Bohême. Les lecteurs français pourraient s’intéresser au fait que la cathédrale fut bâtie par Mathieu d’Arras que notre roi Charles IV, qui avait grandi à Saint Germain en Laye, en sa qualité du neveu du roi de France, fit venir à Prague. Avant d’être des régicides, les Français avaient été des bâtisseurs de cathédrales.

Ajoutons que si le « Jour de Jérusalem » a pu être célébré en ces lieux, c’était surtout grâce à Monseigneur Duka. Et que cela montre peut-être que de plus en plus de personnalités dirigeantes chrétiennes prennent conscience de la gravité de la menace de l’islamisation et de la nécessité de s’en défendre.
Le rabbin Ron Hofberg rappela les versets bibliques, exprimant le lien du peuple juif avec Jérusalem depuis 2 500 ans. Il mentionna son expérience personnelle, lorsque, il y a cinquante ans, il vivait avec l’angoisse, la menace pesant sur l’existence d’Israël, puis la victoire miraculeuse qui l’a décidé à devenir rabbin.
La célébration a été signalée par le son de cloches. L’accompagnement musical fut ensuite assuré par le chœur de jeunes chanteurs Boni Pueri qui chanta la marche finale de l’opéra Brundibár qui avait jadis été joué dans le ghetto de Theresienstadt. La soliste Catherine Johnston chanta le chant bien connu Yerushalaym Shel Zahav. Puis c’étaient des mélodies de Messiah de G.F. Haendel, et de Moldau de Bedřich Smetana. La célébration fut close par la sonnerie de chofar.

Je dirai que tandis que la France, l’Allemagne et d’autres pays sont des scènes, sur lesquelles se déroule de plus en plus rapidement l’islamisation de l’Europe, la République Tchèque résiste toujours à ce processus. Espérons qu’il en sera ainsi également à l’avenir et qu’elle servira d’exemple aussi à d’autres pays.

Les élections françaises vues de Prague

(Source : Riposte laïque)

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