La défense de l’indéfendable par la gauche américaine : rien de moins que l’appel au meurtre de son président !!

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Des patriotes américains ont protesté pendant la représentation de la pièce de Julius Caesar jouée en plein air au théâtre Delacorte à Central Park au cours de laquelle le Président Trump est assassiné sur scène.

Cette adaptation de la pièce de Shakespeare au goût du jour de la gauche américaine est un véritable appel au meurtre du Président Donald Trump. Elle n’en finit pas de faire couler de l’encre mais aussi du sang depuis la fusillade des élus Républicains par un supporter du socialiste Bernie Sanders sur un terrain de baseball à Alexandria en Virginie. Steve Scalise, le chef des Républicains à la chambre des représentants, est entre la vie et la mort.

Interrogé par le New York Times (1), le directeur de la la pièce de Julius Caesar, Oscar Eustis, considère que la condamnation émane de la machine de haine de la droite. Les gens n’ont pas vu ma pièce mais ils sont manipulés par la chaîne Fox News.

Eustis est un gauchiste décomplexé qui pense comme tous ses camarades que la provocation est un art. Faut-il avoir vu sa pièce pour juger si elle constitue un appel au meurtre du président ? Bien sûr que non mais la gauche a pris l’habitude de prendre les gens de haut en disant que les détracteurs ne comprennent rien à l’art moderne. Notez cette réponse pour la fin.

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Le même New York Times a accordé à cette pièce très controversée un court éditorial. (2) Il y a beaucoup d’exagération dans cette période de fake news, a écrit l’éditorialiste Vikas Bajaj, mais il a ajouté que l’indignation sélective des Républicains proviendrait du fait que Trump soit assassiné par des trans-sexuels et des minorités dans la pièce en question. Brutus est joué par un acteur noir. Il fallait y penser ! La gauche américaine révèle sa perversité à défendre l’antiracisme et l’homophobie alors que l’indignation du public américain est tout simplement l’appel au meurtre du président élu.

Que se serait-il passé si la pièce avait été jouée en 2009 et si le président métis Obama avait été assassiné par des femmes blanches hétérosexuelles ? Il y aurait certainement eu un tollé des journalistes et Eustis aurait été vite condamné pour incitation à la haine raciale ainsi qu’à l’homophobie. Le groupe de pression est plus connu des nos jours sous son  acronyme LGBT regroupant lesbiennes, gays, bisexuels et trans-sexuels. C’est toujours le deux poids, deux mesures, avec la correction politique.

Dans un autre article du New York Times (3), Ross Douthat écrit :  Le problème n’est pas tant Trump – plus proche de Crassius que de Caesar – que la marche inexorable vers un exécutif américain de plus en plus impérial qui remonte bien avant l’élection de Trump. C’est un argument recevable. Je suis bien placé pour le savoir en ayant consacré un livre en 2008 à la présidence impériale de Théodore Roosevelt. (4) Depuis sa présidence (1902-1909), le pouvoir exécutif n’a fait que se renforcer au détriment du pouvoir législatif. Dont acte.

Mme Shaeffer qui travaille pour Salem Media, un groupe conservateur de l’Utah, a vu la pièce d’Eustis.  Voici ce qu’elle en pense. Je n’aime pas Trump, mais il est le président. Vous ne pouvez pas vous permettre de l’assassiner sur la scène. 

La réaction de la communauté artistique est singulière. Pour Bill Rauch, le directeur du festival de Shakespeare à Ashland en Orégon (4), c’est un étrange présentation de dire que la pièce incite à la violence parce qu’elle souligne les effets dangereux de la violence. Comprenne qui pourra. Mais en décodant son message subliminal, on s’aperçoit que c’est Trump qui serait responsable de la violence déclenchée en Amérique. Il fallait y penser encore. L’esprit des gauchistes est si tordu que cela relève de la psychanalyse.

Alors que tous les sponsors ont retiré leur soutien à la pièce d’Eustis, la ville de New York continue de la subventionner avec l’argent des contribuables. Tom Finkelpearl, le commissaire de la culture de la ville, a défendu l’indéfendable en disant ceci : Menacer le financement d’une pièce basée sur une décision artistique équivaut à une censure. Nous n’interférons pas avec le contenu créé par une organisation non commerciale qui reçoit le support du public. Quelle hypocrisie du responsable de la culture new-yorkaise qui se lave les mains comme Ponce Pilate alors que le sang a coulé à Alexandria !

L’hypocrisie, l’indécence et la couardise sont les références de la gauche donneuse de leçons

L’ancien maire de New York Rudy Guiliani (1994-2001) avait voulu censurer un tableau représentant une vierge Marie noire qui était orné d’une vraie crotte d’éléphant et d’un collage d’images pornographiques par l’artiste anglais Chris Ofili. Le tableau en question était exposé au musée de Brooklyn en 1999.  Comme je vivais à Manhattan à cette époque, je suivis cette affaire avec un  grand intérêt.

Le maire Guiliani, un ancien juge fédéral rompu aux affaires judiciaires, invoqua devant la cour de New York que le tableau en question  était offensant et sacrilège à la religion. Mais il fut vite recadré par la juge Nina Gershon. Elle invoqua la violation du premier amendement à la constitution (liberté d’expression de l’artiste) parce que Giuliani avait coupé les crédits du  musée qui est un établissement public de la ville.  Guiliani fut brocardé par les journalistes quand la juge lui ordonna de restaurer les fonds du musée. Il est facile de retrouver sur internet les réactions extasiées des journaux libéraux après la décision contestable du juge. (5)

Que dirait aujourd’hui la justice new-yorkaise si un tableau d’artiste représentant Mahomet avec une vraie crotte de chameau et un collage d’images pornographiques en arrière-plan était contesté par une association de musulmans ? Croyez-vous que le juge invoquerait la liberté d’expression de l’artiste et que tous les journalistes libéraux d’Amérique et d’Europe applaudiraient sa décision ? Je vous laisse deviner leur réponse.

La défense de l’indéfendable par la gauche américaine

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

Sources

(1) https://www.nytimes.com/2017/06/13/theater/donald-trump-julius-caesar-oskar-eustis.html

(2) https://www.nytimes.com/2017/06/14/opinion/julius-caesar-another-opportunity

(3) https://www.nytimes.com/2017/06/14/opinion/the-trumpiest-roman-of-them-all.html

(4) Théodore Roosevelt, la présidence Impériale, Tome 3, par Bernard Martoïa

(4) J’ai eu l’occasion d’assister, le 15 août 2005, à une représentation de Faust à Ashland. Dans cette petite ville de l’Orégon se jouent simultanément trois pièces de théâtre en plein air chaque soir en été. Elle draine les amoureux du dramaturge anglais car tous les soirs une des trois pièces jouées à Ashland est de Shakespeare.

(5) http://articles.chicagotribune.com/1999-11-02/news/9911020045_1_giuliani-district-judge-nina-gershon-elephant-dung

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