Benny Lévy

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Voir la vidéo : « Vous êtes mes témoins », par Benny Lévy  ______________________________________________________

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Le philosophe-écrivain Benny Lévy est né le 28 août 1945 au Caire.  Militant maoïste de premier plan sous le pseudonyme de Pierre Victor, il dirige dans la France de l’immédiat «après-Mai» (début des années 1970) la gauche prolétarienne,  groupe politique d’extrême gauche, inspiré par la doctrine maoïste. Après avoir renoncé à la violence politique, puis décidé de la dissolution de la gauche prolétarienne. Il fait retour à la tradition juive et, inspiré par la pensée d’Emmanuel Levinas, co-fonde en 2000, avec Alain Finkielkraut et Bernard Henri Lévy l’Institut d’études lévinasiennes, qu’il dirigera jusqu’à sa mort en 2003.

Il fut le secrétaire de Jean-Paul Sartre de septembre 1073 jusqu’à la mort du philosophe en 1980. À cette époque, la parution d’entretiens entre les deux hommes, dans lesquels Sartre semble témoigner, au contact de Benny Lévy, d’un renoncement à sa première conception de la question juive et d’une forme de conversion au messianisme juif, suscita une vive controverse. Les textes sont publiés sous le titre L’Espoir maintenant.

L’expression « de Mao à Moïse », symbolique de l’évolution d’un certain nombre d’intellectuels juifs de sa génération, a été inventée pour qualifier sa trajectoire . Eric Aeschimann y reconnaît une période clé de l’histoire de la gauche intellectuelle en France : « de l’agitation gauchiste à l’antimarxisme, de la création de Libération à la défense du judaïsme». Benny Lévy est décédé à Jérusalem le 15 octobre 2003. (Wikipedia)

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Nous ne remercierons jamais assez Benny LEVY de nous avoir montré qu’il était possible de sortir de la religiosité frileuse pour aller vers le questionnement constituant, d’instaurer entre notre subjectivité et la lettre et tout l’espace de la signification.

Il était ce jour-là l’invité d’honneur du gala de LEV. Il y prit la parole au milieu du cliquetis des couverts et du bourdonnement des conversations… Ses mots étaient précis, ses phrases concises, d’une limpidité tranchante. Peu à peu le silence se fit. L’assemblée ne pouvait que l’écouter ; mais bientôt ce qu’il disait finit par surprendre, voire choquer.

Nous avions pris le risque du penseur et de sa pensée. Il nous fallait l’assumer. Quelques phrases. Une idée. Mais une idée contre. La vraie pensée est souvent contre. C’est là qu’elle prend sa forme entière, qu’elle se moule au plus près de la vérité.

Un juif qui pense est toujours contre. Il n’est d’ailleurs là que pour ça. Montrer aux autres, aux autres juifs, aux autres nations, ce que l’Autre veut dire, comment l’autre dérange. Quintessence de l’altérité, de la pensée autre qui ne va pas de soi.

Qu’avait dit Benny LEVY (zal) ce soir là ?

En substance, deux choses :

– La pensée grecque, pensée d’une audace inouïe, est la seule pensée qui puisse se confronter à la Torah, la seule pensée dont la Torah doive à un moment ou à un autre tenir compte.

– Le juif n’est pas le particulier tandis que l’homme occidental incarnerait l’Universel, mais juste le contraire : le juif, citoyen des exils est la figure incontournable de l’Universel. Réductible à aucun communautarisme du fait qu’il est de ceux qui tout au long de leur histoire ont dû se sortir de toutes les intolérances, de tous les rationalismes et de tous les systèmes d’intégration s’épuisant à s’adapter, trop ou pas assez comme eux, jamais aliénables à une place, à un lieu. C’est en ce sens disait Benny LEVY (zal), que les juifs français n’étaient pas, ne pouvaient pas être d’abord français, identitairement français et accessoirement juifs, mais bel et bien juifs d’abord et subsidiairement français comme ils avaient été, sous d’autres cieux, à d’autres époques, Russes, Marocains, Polonais…

On sentait dans sa voix une fébrilité. La fébrilité de l’homme blessé par la « Canaille » humaniste, la presse française qui a la main sur le cœur…, la fébrilité de l’ancien apatride.

Nous, les enfants de la République, notre carte « d’identité » douillettement calée dans notre portefeuille, nous avons tiqué. Lui qui avait fait l’expérience de la fuite et du déracinement parce que juif, nous disait ce soir-là que notre identité première était ailleurs. Il nous expliqua à travers une analyse du Maharal, comment Rome, le monde occidental était une force de destruction et d’absorption, les « mâchoires de fer » dont parle Daniel…

Au mois de mai, Benny LEVY (zal) accepta d’introduire l’une de nos journées d’étude approfondie sur la prière (JEAL).

Il fut une fois de encore notre « compagnon de route ». Son exposé fut brillant. A partir d’un texte du Talmud, il commenta la prière de ‘Hanna et approfondit la notion de zerika : ‘Hanna « jetait » littéralement les mots de sa prière vers D.ieu. Quel était le sens de ce jet ? Que révélait la prière comme jet et rejet sur nous-même.

Je me souviens avoir vu quelques personnes pleurer… Le penseur dérange. Mais l’homme de Torah émeut et fait se mouvoir par delà le raisonnement, des résonances, des échos. Après l’expérience du gala, c’est avec appréhension que nous lui redonnions la parole. Une espèce de petite peur au ventre. Que va-t-il encore dire ? Et dans le même mouvement nous nous sentions incapables de ne pas prendre le risque, une fois encore, de sa parole.

Ce risque nous ne le prendrons plus.
Il nous faudra désormais le chercher ailleurs. En nous peut-être.

Ce que Benny LEVY (zal) a représenté pour moi qui ne l’ai pas connu personnellement (quelques brefs échanges, un projet de thèse sur Maïmonide…) c’est l’horizon d’une étude dans la pensée. L’idée que l’étude exigeante du Talmud, pouvait, devait se poursuivre dans l’exigence de la pensée. Si le juif est celui qui met du sens partout, il se doit de commencer dans le corps même du texte qui le nourrit.

Benny LEVY (zal) était un des garants moraux. Sans le connaître, je savais, nous savions qu’il était là, que la confrontation entre les plus hautes exigences de la pensée et le Limoud Hatorah Lichma (de l’étude de la torah pour elle-même) était possible.

Qui le fera désormais, telle est la question ? Qui nous donnera ce ‘hizouk, cette force ? Lui qui avait parcouru les arcanes de la pensée philosophique, analysé les systèmes, compris du dedans la valeur des engagements politiques, en était revenu et avait choisi la Torah. S’il l’avait fait, nous pouvions le faire nous aussi et laisser derrière nous les Sartre, les Foucault, les Deleuze car après tout, car après tout, en face de la Torah, cela ne tenait pas.

Certes, on a beaucoup parlé de l’impact de la pensée de Levinas sur Benny LEVY. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut dépasser Levinas, sortir le Talmud et le judaïsme de Levinas, comme il faut le sortir de la psychanalyse, de l’ethnologie ou de la linguistique.

Au fond, l’application d’une grille de lecture quelle qu’elle soit reste un emprisonnement. Le texte de la Torah n’est d’aucun système, car il est l’Antérieur de tous les systèmes. Si philosopher, c’est penser contre, c’est d’abord contre la philosophie elle-même dès lors qu’elle fige ou réduit. Le Talmud mérite beaucoup mieux que le regard éthique de Levinas. Il est par essence pluriel, d’une pluralité infinie. Il est le livre du sacré, du juridique, des rapports de pouvoir, des relations homme-femme, il est le livre des livres. A nous de le retrouver, de nous inscrire et de nous construire en lui.

Benny LEVY n’était pas loin s’en faut un « plaqueur » de systèmes ou de grilles. Beaucoup trop intelligent pour ça. C’était un Talmid ‘Hakham, un Sage qui s’effaçait devant la Lettre. Et dans cet effacement, le sens prenait un visage, son visage.

Nous ne le remercierons jamais assez de nous avoir donné le courage et l’audace de penser le texte dans la soumission au texte.

Nous ne le remercierons jamais assez de nous avoir montré qu’il était possible de sortir de la religiosité frileuse pour aller vers le questionnement constituant, d’instaurer entre notre subjectivité et la lettre tout l’espace de la signification.

Rabbin Elie Ebidda

(Source : Lamed)

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Hommage à Benny Lévy par son épouse

Benny Lévy reste encore un mystère pour la plupart d’entre nous. Ceux qui aiment les raccourcis parlent de l’homme qui est passé « de Mao à Moïse », ceux qui cherchent un peu plus loin comprennent que cet abrégé est bien trop réducteur. Sa veuve, Léo Lévy, vient d’écrire un livre, « À la vie », qui n’est pas une biographie à proprement dite, mais un récit venu donner à ses lecteurs l’envie de comprendre le parcours de son mari à travers les écrits et les conférences de son mari.

Benny Lévy lit la « Décision en seize points » de Mao Tsé-Toung (Bretagne, 1966).Benny Lévy lit la « Décision en seize points » de Mao Tsé-Toung (Bretagne, 1966).

Benny Lévy. Pour la plupart d’entre nous, ce nom évoque celui d’un philosophe, secrétaire de Jean-Paul Sartre, tête pensante des évènements de mai 68, maoïste, ami d’Alain Finkielkraut et de Bernard Henri Lévy, revenu à la Torah, « redevenu juif » comme il le dit, monté en Israël, décédé à Jérusalem, il y a précisément dix ans.

Mais pour Léo Lévy, il était simplement Benny. Le mari, le père de ses enfants. Elle l’a suivi dans toutes ses aventures, dans tous ses engagements. Elle a vécu avec lui les galères, les joies, les vexations, les jalousies, les efforts, l’étude jour et nuit, le refus de laisser la mièvrerie guider leurs pas.

Son livre, son récit, qu’elle a appelé « À la vie », elle a mis neuf ans à l’écrire.
« À la vie » n’est pas une biographie. Il n’est pas là pour raconter un itinéraire précis. « Mon travail n’a pas été exhaustif. Je n’ai pas voulu écrire l’histoire de nos vies, ni même écrire une biographie disons intellectuelle. J’ai voulu tracer des repères qui donneraient envie aux lecteurs de lire les livres de Benny, d’aller voir le corpus qu’il a laissé. J’ai voulu également rétablir la vérité sur certains faits. Parce que beaucoup de sottises ont été dites sur lui, beaucoup d’idées préconçues ont circulé. J’ai voulu mettre un terme à un certain nombre d’écrits et de propos tenus sur Benny qui ont déformé ce qu’il était. Mais surtout, je ne voulais pas que la lecture de mon livre vienne remplacer la lecture de ses livres et des séminaires retranscrits ».

« Noir. Noir profond de la nuit. Un éclat de lumière, un instant suspendu, retombe et s’envole. C’est le vent, le vent d’au-delà des collines qui joue avec le coin d’un talit, cape légère drapée sur les épaules d’un petit homme, balancée au rythme de sa marche. Bientôt le point du jour, le moment de la première téfila – la téfila : un Juif debout devant le Maître des mondes ».

C’est par ces phrases que débute le récit de Léo Lévy. C’est ainsi qu’elle a choisi de commencer l’histoire de Benny Lévy et de présenter ces facettes.

Philippe Gavi, Jean-Paul Sartre, Pierre Victor (Benny Lévy) lors de la présentation du livre On a raison de se révolter (Paris, 1974).Philippe Gavi, Jean-Paul Sartre, Pierre Victor (Benny Lévy) lors de la présentation du livre On a raison de se révolter (Paris, 1974).

De raconter cette rencontre entre l’émigré sans terre, venu d’Égypte étudier et révolutionner Paris et elle, issue d’une famille sauvée in extremis de la déportation, étudiante aussi, mais appartenant à la « piétaille » quant à son engagement militant. Une rencontre « étrange », mais moins que « la constance malgré les turbulences ». Parce qu’il n’est pas évident d’être un couple marié – et de le rester – dans le Paris de cette époque. Surtout pour quelqu’un d’aussi engagé politiquement que Benny Lévy.

Léo a été un témoin direct de quasiment toutes les étapes de la vie de Benny. Elle a certes raté la naissance, en Égypte, dans une famille contrainte, par manque de ressources, à déménager chez les grands-parents maternels. Elle n’était pas là lorsqu’« un mot, chuchoté avec ferveur », arrive jusqu’à Benny : « communisme ». Elle n’a pas assisté à l’exil vers la Belgique, après la crise du canal de Suez, en 1956.

C’est là qu’il devient l’assistant de Jean-Paul Sartre puis obtient finalement la nationalité française, en 1975, grâce au philosophe qui en fait la demande au président Valéry Giscard d’Estaing. Et puis la découverte, essentielle, d’Emmanuel Lévinas et de ses écrits.
Sur cette époque, Benny Lévy dira : « J’ai une grande chance, je n’ai jamais été juif-français. Quand je voulais être français, je n’étais pas juif, j’étais haineux de moi-même. Et quand Sartre m’a naturalisé, je commençais à être juif. Donc pas de trait d’union juif/français ; quel bonheur ! »

Les Lévy «commencent » donc à « être juifs ». Ils sortent de leur vision politique du monde. Léo ne parle pas de ce changement en termes de révolution. Ici, pas de révélation. Mais un chemin logique, « de Moïse à Moïse en passant par Mao».

Pour leur entourage, il s’agit pourtant d’un tournant incompréhensible : « Ce qui a pour nous l’évidence d’un accord retrouvé reste parfaitement opaque pour les proches de l’ex-GP. « Les textes, lui dit l’un, je comprends que tu t’y intéresses, mais séparer les petites cuillers ! » raconte Léo.

« Pour nombre de nos amis, il existait un écart tangible entre le fait d’être intellectuellement convaincu et le passage à l’acte », nous confie-t-elle. Pourquoi, chez les Lévy, cet écart n’existe pas ? « Parce que nous étions ensemble, d’abord. Benny a toujours souligné la responsabilité de la femme dans l’engagement religieux familial. Mais ce n’est qu’une partie de l’explication. Benny a toujours prôné un engagement total dans ce qu’il croyait. Lors de sa période politique, lorsqu’il enseignait quelque chose, il fallait la vivre immédiatement. Lorsque nous défendions la cause ouvrière, j’ai travaillé dans une usine. Pas comme ces personnes qui veulent défendre les jeunes des banlieues de leur appartement cossu du 5e arrondissement. Il n’a jamais existé de hiatus entre ce que nous pensions être vrai et notre manière de vivre ».

« Ni Égyptien, ni Belge, un être juif qu’il veut gommer : que reste-t-il ? Pour son salut, il est condamné à s’inventer un avenir – il sera français -, et à construire un refuge : le sovkhoze », qui réunit un groupe de jeunes adolescents venus « discuter comment choisir le bien à chaque moment de l’existence ». C’est là que Benny lit Sartre pour la première fois.

Et puis c’est le départ vers Paris, l’entrée à Louis le Grand pour préparer le concours d’entrée à l’École Normale supérieure (ENS), la rencontre avec Léo, l’engagement politique et puis la création du groupe révolutionnaire maoïste, la Gauche prolétarienne (GP), et sa dissolution en 1974.

C’est là qu’il devient l’assistant de Jean-Paul Sartre puis obtient finalement la nationalité française, en 1975, grâce au philosophe qui en fait la demande au président Valéry Giscard d’Estaing. Et puis la découverte, essentielle, d’Emmanuel Lévinas et de ses écrits.
Sur cette époque, Benny Lévy dira : « J’ai une grande chance, je n’ai jamais été juif-français. Quand je voulais être français, je n’étais pas juif, j’étais haineux de moi-même. Et quand Sartre m’a naturalisé, je commençais à être juif. Donc pas de trait d’union juif/français ; quel bonheur ! »

Les Lévy « commencent » donc à « être juifs ». Ils sortent de leur vision politique du monde. Léo ne parle pas de ce changement en termes de révolution. Ici, pas de révélation. Mais un chemin logique, « de Moïse à Moïse en passant par Mao ».

Pour leur entourage, il s’agit pourtant d’un tournant incompréhensible : « Ce qui a pour nous l’évidence d’un accord retrouvé reste parfaitement opaque pour les proches de l’ex-GP. « Les textes, lui dit l’un, je comprends que tu t’y intéresses, mais séparer les petites cuillers ! » raconte Léo.

« Pour nombre de nos amis, il existait un écart tangible entre le fait d’être intellectuellement convaincu et le passage à l’acte », nous confie-t-elle. Pourquoi, chez les Lévy, cet écart n’existe pas ? « Parce que nous étions ensemble, d’abord. Benny a toujours souligné la responsabilité de la femme dans l’engagement religieux familial. Mais ce n’est qu’une partie de l’explication. Benny a toujours prôné un engagement total dans ce qu’il croyait. Lors de sa période politique, lorsqu’il enseignait quelque chose, il fallait la vivre immédiatement. Lorsque nous défendions la cause ouvrière, j’ai travaillé dans une usine. Pas comme ces personnes qui veulent défendre les jeunes des banlieues de leur appartement cossu du 5e arrondissement. Il n’a jamais existé de hiatus entre ce que nous pensions être vrai et notre manière de vivre ».

Arrivée de la famille Lévy à l’aéroport Ben-Gourion (Israël, 1995).Arrivée de la famille Lévy à l’aéroport Ben-Gourion (Israël, 1995)

Le passage à Jérusalem est également vécu comme une suite naturelle de l’engagement des Lévy : « Nous t’avions oubliée, Jérusalem, nous avions erré, déserté. Nous avions servi des dieux étrangers, sacrifié à des théories étrangères. À ces Moloch modernes, nous avions livré nos enfants, ceux déjà nés, ceux qui auraient pu naître, parce que nous avions oublié le geste fondateur d’Abraham, le premier « casseur », le premier briseur d’idoles. Retrouver le geste fondateur ne fut pas l’affaire d’un instant, d’une illumination nocturne, ni l’effet d’un glaive dans les reins, mais un long travail », écrit Léo. Benny, lui, affirmera : « Je suis à Jérusalem pour dire ce que je pense, librement. […] Je ne demande à personne ni de me suivre, ni de m’aimer ». Mais aussi : « Quand je suis entré à la yéchiva à Strasbourg, j’étais encore athée. Il faut lernen (étudier) de plus en plus pour se débarrasser de l’athéisme, la klipa (écorce) par excellence. Et ça m’a amené à Jérusalem. Je crois avoir eu les meilleurs maîtres en France, et je leur suis immensément reconnaissant de ce qu’ils m’ont appris. Mais c’est à Jérusalem, dans la Torah d’Eretz Israël aujourd’hui qu’on va jusqu’au bout du retour à la Torah ».

C’est à Jérusalem que, pour la première fois de sa vie, Benny Lévy se sentira « chez lui ». Et c’est là qu’il décède, juste avant Souccot, il y a 10 ans.

C’est ainsi que Léo conclut son récit : « Benny repose devant les collines de Jérusalem. Il est parti le même jour que le Gaon de Vilna. On peut lire, gravé sur le marbre de sa tombe, le verset de Jérémie : « Parcourez en tous sens les rues de Jérusalem, scrutez, cherchez dans ses places : si vous trouvez un homme, un seul, qui pratique la justice, un homme de confiance, la cité obtiendra de moi son pardon « Et ces paroles de son rav : « C’était un homme à la pensée pleine d’audace, sans prétention et hassid, un disciple d’Abraham, il a employé toutes ses forces à briser les idoles, les conceptions édomiques, après qu’il a vu la ville en flammes et qu’il a connu son créateur ».

Article a paru dans le magazine Hamodia.

Crédits photos : Éditions Verdier.

Laly Derai

 (Source : Aish.fr)

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