Trente ans après le procès Klaus Barbie, ces criminels nazis en liberté

https://i2.wp.com/www.dreuz.info/wp-content/uploads/2017/07/7108983_klaus-barbie_1000x625.jpg      Le grand criminel klaus barbie, « le boucher de Lyon » lors de son procès

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le même pendant la domination nazie lors de la seconde guerre mondiale

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Après 1945, l’ancien chef de la Gestapo de Lyon Klaus Altmann, alias Barbie, a poursuivi ailleurs ses activités criminelles, au service cette fois des anciennes puissances alliées. Barbie a beau figurer sur deux listes de criminels nazis recherchés, il est protégé par le CIC (Counter Intelligence Corps) américain au nom de la lutte contre le communisme. Au printemps 1951, il gagne ainsi l’Amérique du Sud par le réseau Ratline, filière notoire d’exfiltration des nazis sous l’égide de la CIA. En Bolivie, après des débuts difficiles, il se lance avec succès dans les affaires, notamment comme expert ès répression et torture auprès des juntes militaires du continent.En 1983, il est extradé de Bolivie et détenu à la prison de Montluc, à Lyon. Non content d’avoir été un grand criminel pendant la guerre, il fut aussi le  serviteur de plusieurs maîtres, impliqué dès 1945 dans des missions souvent criminelles au bénéfice de services secrets internationaux, de dictatures d’Amérique latine, de filières d’anciens nazis et de trafiquants d’armes, de devises et de drogues, à la faveur du double jeu joué par les puissances occidentales, notamment l’Allemagne, la France et les États-Unis. (source : Canopé) _____________________________________________________

Il y a trente ans, Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, était condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Un sort auxquels certains criminels nazis continuent d’échapper.

Le procès est emblématique, son verdict historique. Le 4 juillet 1984 – il y a exactement 30 ans – l’ex-chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie était condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, après avoir été reconnu coupable de 17 crimes contre l’humanité par la cour d’assises du Rhône.

Depuis, d’autres procès se sont tenus. En 2016, la justice allemande a notamment condamné Reinhold Hanning, décédé début juin, à cinq ans d’emprisonnement pour «complicité» dans l’extermination d’au moins 170 000 personnes entre 1943 et 1944. Mais 72 ans après la capitulation du IIIe Reich, une poignée de criminels nazis vivent encore en toute liberté. Le Centre Simon Wiesenthal, spécialisé dans la traque des criminels nazis, les a recensés en 2016.

• Ceux qui n’ont jamais été jugés

Helmut Rasbol, alias Helmuth Leif Rasmussen (92 ans)

Ce Danois a travaillé entre 1942 et 1943 en tant que SS au Judenlager, un camp de concentration établi par les nazis à Bobrouïsk, en Biélorussie. La quasi-totalité des détenus juifs durant cette période ont été exécutés ou sont décédés dans d’atroces conditions physiques. Helmut Rasbol vit aujourd’hui dans la région de Copenhague, au Danemark.

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Aksel Andersen (âge non renseigné)

Originaire du Danemark, Aksel Andersen a lui aussi travaillé dans le camp de concentration du Judenlager, entre 1942 et 1943. Il coule actuellement des jours paisibles en Suède. L’année dernière, le Danemark a abandonné ses investigations concernant les deux hommes, entraînant une plainte du Centre Simon-Wiesenthal, spécialisé dans la traque des criminels nazis, contre le Directeur danois des poursuites pénales.

Selon l’historien Fabrice d’Almeida, contacté par Le Parisien, la principale difficulté tient à l’insuffisance, voire l’absence, de preuves. «Si on regarde les grades des personnes poursuivies ou jugées aujourd’hui, on se rend compte, qu’il ne s’agit pas de hauts responsables comme Klaus Barbie. Il est donc d’autant plus difficile de rattacher ces personnes à des crimes très précis, au sein d’un processus criminel», analyse celui qui enseigne l’histoire à l’université Panthéon-Assas,

• Ceux dont le procès a été suspendu

Helma Kissner (92 ans)

Helma Kissner a été opératrice radio dans le camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne, d’avril à juillet 1944. Accusée d’avoir participé aux meurtres de 260 000 personnes, elle devait être jugée en Allemagne en 2016. Mais en raison de son état de santé physique, la justice a estimé qu’elle était inapte à un procès.

Hubert Zafke (95 ans)

Médecin entre 1943 et 1944 dans le camp d’extermination d’Auschwitz, Hubert Zafke est accusé d’être complice de la mort de 3 681 personnes. Il devait être jugé en février 2016 en Allemagne mais n’a pu se présenter à l’audience en raison de son état de santé. Son procès a été suspendu.

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Les conditions de détention ne sont pas nécessairement compatibles avec certains soins. Les procès peuvent toutefois avoir lieu, les condamnations aussi mais les exécutions des peines sont parfois difficiles à mettre en oeuvre», rappelle Fabrice d’Almeida.

• Ceux qui ont été condamnés… puis dispensés de peine

Algimantas Dailide (96 ans)

Ancien membre de la Saugumas, la police de sécurité lituanienne, Algimantas Dailide a participé à l’arrestation de Juifs et Polonais, ensuite exécutés. Après s’être exilé aux États-Unis, il est expulsé vers l’Allemagne en 2003 et condamné à cinq ans de prison en 2006, par la justice lituanienne. Il bénéficie finalement d’une dispense de peine au motif qu’«il ne représente plus une menace pour la société». Algimantas Dailide vit à Kirchberg, en Allemagne.

• Ceux qui n’ont jamais été extradés

Helmut Oberlander (92 ans)

Cet ancien traducteur de l’Einsatzkommando 10A – un escadron de la mort allemand chargé de traquer les Juifs d’Ukraine, responsable de la mort de près de 23 000 civils entre 1941 et 1943 – vit au Canada depuis les années 1950. En juin 2016, la Cour suprême canadienne a refusé la révocation de sa citoyenneté.

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Johann Robert Riss (94 ans)

Johann Robert Riss a participé au meurtre de 184 civils à Padule di Fucecchio, en Italie, le 23 août 1944. En 2011, un tribunal militaire italien le condamne par contumace à la prison à vie. L’Allemagne, qui n’extrade pas ses nationaux, a refusé son extradition vers l’Italie.

Alfred Stark (93 ans)

Cet ancien caporal nazi a lui aussi échappé à l’extradition. Condamné en 2012 par coutumace par un tribunal de Rome pour son implication dans l’assassinat, en 1943, de 120 officiers italiens sur l’île grecque de Kefalonia. Alfred Stark vit en Allemagne, qui a refusé son extradition.

Jakob Palij (âge non renseigné)

Cet ancien gardien du camp de concentration de Trawniki en Pologne vit aujourd’hui aux Etats-Unis, même si le pays lui a retiré sa nationalité en 2003.

Comme l’explique Fabrice d’Almeida, tout dépend de «la nature des moyens mis à la disposition des Etats» pour juger ces crimes. Si certains refus d’extraditions trouvent leur justification dans les motifs d’inculpation avancés, ce phénomène «montre à quel point les consciences politiques sont variables d’un pays à l’autre», conclut l’historien.

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Source : Leparisien.fr

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