L’armée est-elle capable de mettre Macron hors d’état de nuire ?

L’armée est-elle capable de mettre Macron hors d’état de nuire ?Macron : un homme trop ambitieux qui n’a pas su rester à sa place. Il n’était pas fait pour être président ; il précipite la descendre aux enfers de la France ! louyehi _____________________________________________________

Venu du monde des affaires et de la haute finance internationale, Jupiter ignorait tout de l’armée. Premier président de la République à n’avoir jamais porté l’uniforme il n’avait qu’une vision simpliste de l’institution marquée par la discipline et l’obéissance. La passe d’armes avec le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, le ramène à une tout autre réalité. Derrière chaque soldat il y a un patriote qui sommeille. Les mots honneur, patrie, loyauté, parole donnée, ont en lui une vraie résonnance. Et il n’est pas disposé à brader ces valeurs pour lesquelles il a accepté de faire le sacrifice de sa vie.

On mesure là l’abîme d’incompréhension qui sépare le banquier apatride du soldat patriote. Deux mondes, deux univers totalement étrangers l’un à l’autre. Celui des affairistes ouvert à la mondialisation face à celui qui pense d’abord aux intérêts de son pays, de sa patrie. Entre eux l’affrontement était prévisible. La maladresse de Macron l’a rendu inévitable. Le divorce est désormais consommé. Car, quelles que soient les qualités du nouveau CEMA, le mal est fait. Jupiter a dû descendre précipitamment de l’Olympe pour s’affirmer comme le « chef » devant les généraux de l’état-major, en humiliant publiquement le patron de l’Armée française.

Un quasi inconnu élu par défaut

Plus qu’une faute, c’est un crime que Macron a commis en cette veille du 14 juillet, fête de l’unité de la nation. On ne remplace pas en France le chef d’état-major comme on le ferait pour un quelconque ministre ou le dirigeant d’une grande entreprise. La grande Muette n’aime pas être bousculée. Bien ancrée dans ses traditions et son glorieux passé elle aime l’ordre et respecte la hiérarchie.

Pour le haut commandement il n’est pas acceptable qu’un quasi inconnu élu président par défaut suite à un invraisemblable concours de circonstances vienne l’humilier en la personne de son chef respecté parce que celui-ci s’est opposé, avec raison, à l’amputation du budget militaire.

Nous sommes en guerre. Nos soldats sont engagés dans des opérations extérieures périlleuses au Sahel, au Moyen-Orient, en Afghanistan où ils risquent chaque jour leur vie. Ils ont besoin du soutien de la nation. Et voilà qu’à Paris l’Etat décide de supprimer  d’un trait de plume la bagatelle de 850 millions sur un budget déjà serré sous le fallacieux prétexte de la « solidarité nationale». Quelle honte ! Oui quelle honte pour monsieur « Je suis votre chef » ! Ne pas suivre les recommandations du chef d’état-major des armées – le mieux placé pour en connaitre les besoins – c’est limiter nos capacités de lutte contre le terrorisme islamiste. C’est prendre délibérément le risque de mettre en danger la vie de nos soldats. Mais aussi de chaque citoyen français en France, comme à l’étranger.

Jupiter qui sait tout,  qui s’occupe de tout et veut faire des économies partout aurait sans doute pu se passer d’un ministre des Armées. Nous sommes en guerre et Macron n’a rien trouvé de mieux que de placer à la tête de cet important ministère régalien l’insignifiante Florence Parly. Pour remplacer  l’éphémère Sylvie Goulard plombée par l’affaire des assistants parlementaires du Modem, monsieur « Je suis votre chef » est allé débaucher la directrice générale de la SNCF voyageurs.

Pas vraiment le profil d’une guerrière cette diplômée de l’ENA. Une socialiste bon teint, entrée dans la carrière en 1997 dans le cabinet Jospin qui la nommera secrétaire d’Etat au Budget en 2000.  Elle y restera deux ans avant de s’égarer en politique comme vice-présidente du conseil régional(PS) de Bourgogne. Elle reviendra aux affaires en 2008 comme directrice générale adjointe d’Air France avant d’entrer six ans plus tard à la direction de la SNCF. Un parcours qui n’est pas vraiment celui du combattant !

Une énarque rompue aux questions financières

On aimerait croire que c’est sa totale inexpérience en matière militaire et sa récente nomination (21 juin) à son ministère qui l’ont incitée à se montrer d’une discrétion de violette durant la passe d’armes inédite entre le chef de l’Etat et le CEMA. Au-delà de la gravité de l’affaire, cela démontre le peu d’intérêt de Macron pour la chose militaire. L’uniforme qu’il a revêtu dés sa prise de fonction, c’était pour l’image. En réalité seule compte à ses yeux l’industrie de l’armement, promesse de juteux contrats de vente de sous-marins et de Rafale à l’étranger. Son choix de nommer  à l’hôtel de Brienne une énarque rompue aux questions financières n’est pas le fait du hasard.

Nos soldats engagés contre un ennemi invisible sur les pistes désertiques du Nord-Mali ou dans les montagnes d’Afghanistan ont droit à des équipements modernes adaptés aux difficultés du terrain. Leur confier une mission avec du matériel obsolète c’est prendre le risque de les envoyer à la mort. Et disons-le, de les trahir ! Il y va de la responsabilité du chef de l’Etat, lui qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains.

Encore faudrait-il qu’il soit animé du même patriotisme qu’un Clémenceau. Nous sommes le 20 novembre 1917. Chargé de former le nouveau gouvernement par Raymond Poincaré, le Tigre qui vient d’être nommé président du conseil et ministre de la Guerre s’adresse aux sénateurs en ces termes : « Trop d’attentats se sont déjà soldés, sur notre front de bataille, par un surplus de sang français. Faiblesse serait complicité. Nous serons sans faiblesse, comme sans violence. Tous les inculpés en conseil de guerre. Le soldat au prétoire solidaire du soldat au combat. Plus de campagnes pacifistes, plus de menées allemandes. Ni trahison, ni demi-trahison : nos armées ne seront pas prises entre deux feux. La justice passe. Le pays connaîtra qu’il est défendu… ». Des mots qui, un siècle plus tard, résonnent d’une étonnante actualité !

Joignant le geste à la parole Clémenceau avait fait arrêter Joseph Caillaux, l’ancien président du Conseil, chaud partisan d’un rapprochement franco-allemand et fait traduire Louis Malvy, le ministre de l’Intérieur devant la Haute Cour de justice sous l’accusation de trahison. On ne rigolait pas avec le patriotisme à cette époque ! Aujourd’hui Clémenceau passerait pour un dangereux extrémiste de droite.

Alain Marsauguy

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(Source : Riposte laïque)

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