J’avais le doigt coincé, je hurlais, et le policier essayait de fermer la porte à clé !

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Une semaine après l’agression policière dont il a été victime, Richard Roudier a accepté de répondre aux questions de Pierre Cassen. Un témoignage-choc, qui montre clairement où glisse notre pays…

Pourquoi l’action du 30 juin, contre une association immigrationniste, à Montpellier…

Riposte Laïque : Nos contributeurs ont relayé l’agression policière dont vous avez victime, lors de votre garde-à-vue. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs qui auraient manqué un épisode pourquoi, avec votre fils Olivier, vous avez été convoqués au commissariat de Montpellier, ce lundi 24 juillet, à 10 heures ?

Richard Roudier : Le 30 juin, des contribuables ont voulu, par une action citoyenne symbolique, protester contre les énormes subventions accordées par le Conseil départemental et son président, M. Mezquida, aux associations favorisant la venue de clandestins qu’on appelle migrants. Par exemple, le directeur de l’Association « Un Toit où Apprendre » devrait toucher mensuellement 7.800 euros. Ces contribuables, dont je faisais partie, ont mené cette action à visage découvert. Aucune violence n’a été commise, et seulement quelques dossiers ont été éparpillés.

J’ai pris la parole, à la fin de cette action, pour en expliquer les raisons. Dans une ville où les viols, les vols et les agressions se multiplient, depuis l’arrivée de ces nouveaux venus (trois jours après notre action, un militaire en civil a été attaqué au couteau, et blessé), nous entendions faire savoir notre refus de cette invasion migratoire, et demander des comptes à ceux qui la favorisent.

J’ai donc été convoqué, ce lundi 24 juillet, avec mon fils Olivier, pour ce que les policiers nous ont présenté au départ comme un interrogatoire de routine, sous forme d’audition libre.

Une incroyable agression policière, après 30 heures de garde à vue !

Riposte Laïque : Et donc cela se termine par une garde-à-vue de 30 heures, et une hospitalisation d’urgence. Comment les choses se sont-elles déroulées ?

Richard Roudier : Nous sommes donc arrivés vers 10 heures, ce lundi matin, avec Olivier. Les policiers nous ont interrogés séparément. J’ai fait savoir à l’OPJ qui m’interrogeait que j’avais 70 ans, que j’avais été soigné en 2014 pour un cancer. Depuis, je dois manger à des heures régulières et suivre un régime alimentaire strict. Troublé, le policier m’a fait savoir que mon fils serait mis en garde à vue, avant de passer devant le vice-procureur, demain matin, et qu’il souhaitait m’éviter cette procédure, vu ma santé. Mais il devait en référer au Parquet. Sollicité, celui-ci a refusé cette mesure, et exigé que moi aussi je sois mis en garde à vue, toute la nuit.

Nous avons été interrogés une bonne partie de l’après-midi. Les policiers ont été fort corrects et respectueux. Puis nous avons passé la nuit dans deux cellules différentes, avec Olivier, alors que nous aurions pu rentrer chez nous, et revenir le lendemain matin. A 9 heures du matin, le vice-président du Tribunal, après avoir pris connaissance de nos déclarations, nous a fait savoir qu’il levait une partie des charges retenues contre nous, et que nous passerions en procès le 5 décembre prochain. Il a ajouté qu’il nous remettait en liberté, mais que nous devions être auditionnés à 14 heures par le Juge des Libertés, pour examiner les conditions de notre contrôle judiciaire.

Mais la procédure exige que nous retournions en cellule avant d’être auditionnés. J’avoue ne pas en comprendre les raisons. Nous aurions pu sortir vers 12 heures 30, et revenir à 15 heures. Toujours est-il que c’est à partir de là que les choses se sont envenimées. Dans la cellule, qu’on surnomme à Paris « La Souricière », épuisé, je me suis endormi. Puis, à midi, on m’a amené une salade cuisinée, preuve que mon épouse Maryvonne, qui attendait de nos nouvelles, n’était pas loin, et avait pu me faire parvenir ce plat nécessaire à mon régime.

Très fatigué par ce qui m’arrivait depuis à présent près de 30 heures, victime de migraines, j’ai alors demandé à la policière qui m’avait servi le plateau, ainsi qu’à son collègue, si, comme le procureur me l’avait autorisé, je pouvais disposer d’aspirine, pour soulager mon mal de tête. D’une manière particulièrement désagréable, voire grossière, le policier, par ailleurs fort athlétique, m’a fait savoir qu’il n’avait pas à m’en fournir, que d’ailleurs il n’en avait pas et que de toute façon, au sous-sol, c’était lui le chef. Surpris par le ton agressif de cet homme, j’ai cherché à apaiser les choses, me disant que dans une heure, nous serions dehors, et qu’il ne servait à rien d’en faire un plat. Je précise que ces policiers sont sous les ordres du Parquet, et pas du commissariat de police.

De plus en plus fatigué, je me suis endormi, et j’ai été réveillé par une brutale envie d’uriner. J’ai appuyé trois fois sur la sonnette, attendu à chaque fois une minute, sans qu’il ne se passe rien, et que personne ne vienne. J’ai alors mis mon visage contre les barreaux, et ai appelé les policiers en criant : « Allo, allo, allo ! ». Cela se fait partout, pour attirer l’attention, quand on n’est pas entendu. Le gros policier déboule alors, furieux, et m’engueule, me disant que je n’ai pas à lui parler ainsi, et qu’il va m’apprendre la politesse. Il m’accuse, en ayant dit « Allo » de lui avoir parlé « comme à un chien ».

Je lui réponds calmement que j’ai sonné trois fois, et que personne ne s’est déplacé. Il me répond que la sonnette ne marche pas. Je lui rétorque qu’il fallait me le dire.

Sans le réflexe de mon fils Olivier, j’aurais perdu mon doigt, et peut-être ma main…

Manifestement, cet homme, ainsi que sa collègue, ne nous aiment pas. Je lui réitère ma demande d’aller pisser. Je suis juste devant la porte, et il me fait face. Je mets une partie de ma main, sans y prêter attention, dans l’encoignure de la porte. Le gros policier me dit qu’il ne m’autorise pas à aller aux toilettes, et quitte la cellule en claquant brutalement la lourde porte métallique de 100 kg. J’ai deux doigts coincés et je hurle de douleur. Mon fils Olivier crie de toutes ses forces aux policiers d’ouvrir la porte. Non seulement les deux flics n’en font rien, mais ils essaient de fermer la porte à clé ! Seule la résistance de mes deux doigts coincés les empêchent de concrétiser leur tentative. Voyant cela, mon fils Olivier se lance du fond de la cellule, et balance un très violent coup d’épaule contre la porte, provoquant ainsi une légère ouverture qui libère mes deux doigts. Je roule au sol, au milieu d’une mare de sang, et suis au bord de l’évanouissement. Olivier exige qu’on appelle les pompiers… On lui rit au nez !

Pendant ce temps-là, la porte a été fermée à clé ! Il faut les hurlements de mon fils pour que la situation se débloque enfin. La fliquette, complice de l’agression, ose rigoler quand elle m’entend crier, et elle réclame le silence ! Quand je lui demande d’appeler mon avocat, elle traîne les pieds, et me dit que le téléphone est occupé. Les pompiers arrivent enfin, et me prennent en charge. La juge des libertés arrive en courant, avec toute son équipe, et m’interroge dans le fourgon. Je désigne à tous le policier coupable, qui se terre derrière ses collègues.

Je suis emmené à l’hôpital, où je tombe sur du personnel remarquable. Je suis opéré durant une heure. J’ai 2 fractures, 3 broches que je devrai garder un an, et 21 jours d’ITT avant consolidation, une artère sectionnée, un nerf écrasé. J’ai frôlé l’amputation. Sans le réflexe de mon fils Olivier, j’aurais sans doute perdu mon doigt, voire ma main. Et encore, j’ai la chance de ne pas être cardiaque, mais un homme fragile aurait pu mourir. J’ai été vasouillard durant les deux jours qui ont suivi. Une semaine plus tard, je demeure très fatigué par cette blessure, et ses suites.

Bien sûr, je vais déposer plainte…

Riposte Laïque : Quelles suites envisagez-vous de donner à cette affaire ?

Richard Roudier : Lundi soir, je vais faire le point avec mon avocat. Mardi matin, je serai au service médico-légal de l’hôpital. Je vais bien sûr, si la procédure le nécessite, déposer plainte contre les deux policiers, avec constitution de partie civile.

Riposte Laïque : La presse locale et nationale, qui ont donné beaucoup de place à l’affaire Théo, ont-elles parlé de cette agression ?

Silence total des médias de propagande, mais grande solidarité autour de moi…

Richard Roudier : J’ai reçu 300 messages amicaux et de soutien, et un nombre incalculable de coups de téléphone. La réinfosphère a fort bien couvert cette agression. Par contre, du côté de la presse officielle, celle qui touche plein de subventions avec mes impôts, rien ! Ah si ! Un site local, le Metropolitan de Montpellier, a relaté les faits, plutôt correctement.

Une agression qui n’a rien d’un hasard

Riposte Laïque : Avez-vous été ciblé par ce policier en raison de votre engagement politique ? Voyez-vous dans cet accident une simple bavure policière, ou bien la volonté de ce régime d’intimider le camp patriotique par tous les moyens ?

Richard Roudier : La haine de ce policier à mon encontre était trop visible pour qu’elle ne soit pas de nature politique. Et le contexte local n’a pu que favoriser les violences commises à mon encontre. Je rappelle que la députée « Insoumise » Muriel Ressiguier a demandé la dissolution de la Ligue du Midi. Je n’oublie pas que quelques jours plus tard, une quarantaine de manifestants, représentant les habituels CGT-PCF-NPA-LDH-Syndicat de la Magistrature et autres, ont exigé des sanctions contre la Ligue du Midi, suite à l’action menée le 30 juin. Dans ce contexte d’appels à la haine contre la mouvance identitaire, des policiers ont pu se croire couverts pour se livrer à des voies de fait à mon encontre.

Je rappelle d’autre part le contexte national. Boris Le Lay est au Japon, et est condamné à plus de 6 ans de prison. Sébastien Jallamion a dû fuir en Suisse, pour ne pas se retrouver, lui aussi, en prison. Vous autres, à Riposte Laïque, voyez les procès se multiplier contre vous. Et les députés viennent de voter une loi interdisant aux candidats condamnés, suite à une plainte des prétendus anti-racistes, de se présenter à une élection. J’ai trop d’expérience pour ne pas savoir que tous ces faits sont liés, que nos libertés publiques sont bafouées, et qu’on rentre de plus en plus dans des méthodes dignes d’une dictature. Le plus cocasse est que je risque d’être jugé, avec mon fils, le 5 décembre, par un magistrat « Mur des cons » du Syndicat de la Magistrature, les mêmes qui manifestaient contre la Ligue du Midi…

Je serai malgré tout au milieu de vous, le 2 septembre…

Riposte Laïque : Sinon, rassurez-nous, vous serez bien présent le 2 septembre, à Rungis, pour les 10 ans de Riposte Laïque ?

Richard Roudier : Oh que oui ! Rappelez-vous du proverbe « Qui ne tue pas renforce ! ». Cette agression me galvanise, et croyez-moi, le 2 septembre, je serai présent, et on va m’entendre !

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