Petits poèmes pour voyager et rêver…

    Une ruelle de Naples

                               VOYAGE ITALIEN

Ma mère m’a donné le goût des voyages

Et j’ai visité contrées et paysages

Dès l’adolescence, et elle avait raison,

Qui sont le berceau de notre civilisation.

Les beautés du pays qu’on nomme Italie,

Luxuriante nature pleine de vie

A de tout temps attiré les foules venues

Admirer les vestiges d’un âge disparu.

J’ai visité Rome sous un soleil brûlant,

Ses places, ses marbres et tous ses monuments,

Ses innombrables rues typiques si jolies,

Les cent fontaines des jardins de Tivoli.

J’ai vu les lieux tragiques de son histoire :

Pompéi, Herculanum, prospères gloires

Devenues villes de cendres, éphémères,

Anéanties par un volcan en colère.

Ainsi j’ai vu Venise et ses gondoles,

Place St Marc ; ses pigeons toujours s’envolent

Et puis reviennent pour quelques miettes de pain.

Ses ponts font le lien entre passé et demain

Et la lune argentée se reflète dans l’eau,

Invitant au rêve, à l’amour en cadeau.

Connaissez-vous, au Nord, les beaux lacs d’Italie

Bordés de villages pittoresques, exquis,

Où un soleil ardant brille dans le ciel bleu ?

A l’entour trônent les sommets silencieux.

J’ai vu la ville des amoureux mythiques

Vérone et le fameux  balcon antique

J’ai vu les îles d’Ischia la verte, Capri

La jolie, sa ville ayant même nom,  puis

Sorrente et tous les villages riverains

Qui ont inspiré tant de peintres, d’écrivains,

Naples la belle, ses riches et ses mendiants

Où les parfums du sud sont là dans l’air ambiant,

Où dans des ruelles au linge suspendu

Jouent des enfants aux grands yeux sombres et perdus

Dans des rêves de bonheur. Eux savent si bien

S’évader, fuir la misère, rêver pour rien…

Ici les gamins sont beaux, gais et souriants.

Comment être triste sous un soleil si franc ?

De ce voyage italien j’avais rapporté

Une provision de soleil et savouré

Des paysages, des rires, des chansons dont

Nos deux oreilles très longtemps résonneront.

Maryse

-==-

SOUS  LE  CIEL  DE  SAINT  PETERSBOURG

Romantique’ éternelle aux airs italiens

Le poète Pouchkine te chanta si bien.

Dans l’imagination du tsar Pierre naquis,

Tu devins alors plus beau joyau de Russie.

Voici trois cents ans, encor dans la barbarie,

De la boue des marais insalubres sortie,

Masquant ainsi du peuple les nombreux malheurs,

Des riches sujets tu abritas le bonheur.

Mais qui sait combien de nuits blanches passèrent

Ces hommes dont les vies là-bas se brisèrent.

Tu fus bâtie dans le sang et dans les larmes

Et bien que les font s’estomper tant de charmes

Les âmes de ces bâtisseurs désespérés

Engloutis dessous hantent encor la cité.

Mais alliant charme slave et embruns marins

Le Golfe finlandais tu décores si bien.

Lorsque le vent d’été caresse les passants

Et que de tes façades le soleil couchant

Chauffe les douces couleurs tendres et blanches

Bruissent et flamboient les feuilles dans les branches.

Lune et mer scintillent. Fourbu, l’homme s’endort

Et là-bas les bateaux vont et viennent au port.

Petits matins dans l’aube froide, nordiques :

Tes coupoles d’or renaissent, féeriques.

Quand Baltique et Neva l’hiver se confondent,

Que sous la lune, sable et brume se fondent,

Dans les coins, insensibles au froid dévorant,

Bien loin de cette terre rêvent les amants…

Belles journées d’après neige ensoleillées ;

Joues roses, les enfants chaudement habillés

S’amusent. La cloche du repas résonne :

Filent les luges … les visages rayonnent.

Par tes richesses infinies tu étonnes

Autant que par ta culture et tu donnes

Tant de ton cœur artistique et musical,

A la fois subtile et monumentale.

Saint Petersbourg, fantôme ou bien réelle ?

Envoûtante, mystérieuse,  tu es celle

Qui encor « Venise du Nord » sera longtemps

Et de son charme certain défiera le temps.

Maryse

les vertus de la fleur d'oranger

VALDEMOSA

C’est l’odeur des oranges et des citrons partout

Qui attire l’attention et l’air est si doux

Dans l’île parfumée si jolie où jadis

George Sand et Chopin crurent le lieu propice

Pour abriter et leurs amours et leurs talents.

Montagne violette et arbres ondoyants

Cachent la chartreuse parmi les oliviers,

Décrite par l’écrivain de chapitres entiers.

Elle y écrivit. Il y composa. La pluie

Cet hiver-là, à s’en aller les contraignit.

En été l’île est belle et lumineuse.

Ce beau paysage comble les rêveuses.

Chacun y trouve de quoi se ravir les yeux,

En faire provision et l’année être heureux.

Maryse

-==-

ScreenHunter_12_Dec  Prague

ENTRE  NUREMBERG  ET  PRAGUE

Dans ce pays aux changements destiné,

Encore aujourd’hui les écrits de ce grand Sage

Par-delà les langues, les errements et le temps,

Que fut le Maharal de Prague nous étudions

Nous fait don le Rav Löw d’un grand enseignement.

Ses pages par la Torah inspirée lisons,

Prague et Jérusalem sont  par lui reliées,

Qui continueront à traverser les âges.

Ainsi permettez-moi de faire ici un pont

Entre les rives de la Vltava et du Rhin,

Entre passé révolu et futur incertain,

Qu’on voudrait désormais très beau et très fécond.

Passant par Nuremberg, j’emporte avec bonheur

Avec moi, entre Bavière et Bohème,

Un petit morceau d’Israël en un poème,

Mais qu’encore je ne connais que par le cœur.

J’ai traversé le pays de Charlemagne,

Qui fut aussi celui d’Hitler, dangereux fou

Qui ensevelit le peuple juif sous sa boue

Et le sien dans la honte  pour l’Allemagne,

Sur un chemin d’angoisse, de peur et de froid.

Par les nazis, on ne l’oublie pas, ont péri

Des enfants, des femmes et des hommes bénis

Par D.ieu, encor Hébreux, et qui gardaient la foi.

Ces paysages que virent nombre d’entre eux

Furent les derniers de désormais courtes vies

Entrevus par la fente d’un wagon noirci,

Avant que de rendre leur âme noble à D.ieu.

Mais là où ils vécurent, puissent nos Sages

Eclairer par leur enseignement si précieux

La Diaspora et qu’elle comprenne où D.ieu

Voulut que se joue son destin final. La cage

De l’exil est dorée, accueillante et là-bas

Toujours elle se crut en sécurité, protégée.

Mais le contraire l’histoire nous a montré,

Où toujours ce peuple mal aimé succomba.

Peuple de l’exil je veux dans ce voyage,

Traversant le pays de Freud et de Kafka,

Avoir une pensée pour ces victimes-là,

Et m’en souvenir, comme en pèlerinage.

Maryse

-==-

Résultat de recherche d'images pour "Belles photos de Safed"

Avoir le coeur Eretz Israel (revu et complété le 18.10.2014)

Dès que je t’aperçus du haut du ciel où l’avion entamait sa descente vers toi,
Je fus conquise et je sus d’emblée qu’il serait difficile de te quitter, Eretz Israel.
Ainsi, la première fois que je te vis, je fus pleine de gratitude envers le Créateur
De m’avoir offert le privilège de te contempler autrement que sur des images.
Pleine de curiosité, j’aperçus de là-haut tes paysages aux tons variés,
Avec tes champs multicolores, tes maisons, tes palmiers, tes rues, tes plages.
C’est un plaisir que ne procurent pas d’autres pays tout aussi ensoleillés.            J’ai foulé ta terre, j’ai senti ta chaleur, ton souffle, tes parfums d’orient.
Plus tard j’ai aimé ton Kinneret aux douces formes, calme, tranquille, profond !
Tes plaines, tes vertes vallées, tes montagnes du nord aux forêts luxuriantes,
J’ai aimé ton brûlant sud aux prés jaunis où broutent quelques chameaux
Et tes grasses prairies de mai aux vaches plantureuses paissant paisiblement.
J’ai aimé tes généreuses oliveraies, tes opulentes palmeraies aux savoureux fruits
D’où coulait autrefois le miel en ruisseaux ; n’es-tu pas le pays du lait et du miel ?
J’ai vu Massada, symbole de résistance, de courage où hommes, femmes, enfants
Ont préféré mourir que de tomber vivants aux mains de l’occupant romain.
Tes plages accueillantes offrent leurs rivages aux joyeuses familles réunies
Qui goûtent le bonheur d’être ensemble face à la mer après une dure journée.
J’ai savouré tes grandioses couchers de soleil où dans l’air tiède encore du soir
On perçoit le son paisible et bercé de tes vagues s’échouant sur la grève.
J’ai côtoyé tes vaillants soldats prêts à donner leur vie pour ta terre d’exception ;
Ensemble à la base, au clair de lune, nous avons chanté notre amour d’Israël.
J’ai visité tes souks animés, bruyants et colorés aux suaves odeurs.
J’ai goûté tes diverses épices aux nombreuses saveurs toutes orientales.
Sous ton ciel limpide à Jérusalem j’ai vu des enfants en kippa jouer dans les rues.
Des enfants aux papillotes, tout de noir vêtus portaient le traditionnel chapeau, Des filles en jupe marine, aux bas sombres, chemisier à manches longues
Assorti à l’azur, marchaient en petits groupes en bavardant au sortir de l’école.
J’ai vu Jérusalem, le mont Moriah, où l’homme fut créé, où se dressait le Temple
J’ai prié au Kotel qui reçoit tant de demandes, de supplications, de larmes,
Et dans la belle et grande synagogue de la Hourva heureusement reconstruite, et
A Safed la pieuse dans celle, plus modeste, de Rabbi Yitzhak Abuhav du Portugal.
En ce torride après-midi autour d’une table des Juifs qui étudiaient intensément.
Seule là-haut à l’étage des femmes, les larmes m’ont submergée et j’ai pleuré,
Ne pouvant retenir mon émotion devant tant de beauté, de présence, de sainteté.
Lorsqu’on perçoit les choses avec le coeur les yeux de l’âme voient des merveilles
Malgré la vie rude que là-bas mènent tes enfants meurtris et déchirés, ils savent
Depuis le fond des âges qu’ Israël à jamais appartient à ce peuple devenu nation.
Eux et toi, heureux et confiants, ne faisant qu’un, souriez à l’avenir
Que vous savez serein et célébrez la vie au rythme de vos jours.

Maryse

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