Israël – 23 septembre 2018

Six nouveaux incendies déclenchés dans les communautés du sud d’Israël

 

 

 

 

 

 

 

Une soldate israélienne regarde brûler un champ près du kibboutz Nahal Oz, le long de la bande de Gaza côté israélien en mai dernier, après que les terroristes palestiniens y aient mis le feu. Photo Jack Guez (AFP) ______________________________________________________

Six nouveaux incendies déclenchés par les « Palestiniens » dans les communautés du sud d’Israël pour tenter de ruiner les agriculteurs Israéliens

Six incendies ont été déclenchés samedi dans les communautés du sud d’Israël, alors qu’une délégation égyptienne est arrivée dans la bande de Gaza pour continuer les pourparlers en cours avec le Hamas.

Des équipes de pompiers et l’Autorité israélienne chargée de la nature et des parcs ont pu éteindre les flammes après plusieurs heures.

Ces feux sont survenus alors que près de 13.000 Palestiniens se sont rassemblés la veille lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à la frontière avec l’enclave palestinienne.

L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que “plus de 10.000 manifestants et émeutiers s’étaient rassemblés à plusieurs endroits de la clôture de sécurité entre Israël et la bande de Gaza”.

“Les émeutiers lancent des grenades et des engins explosifs, des pneus enflammés et des pierres vers les soldats et la barrière de sécurité”, a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, jeudi, l’armée israélienne a ciblé une cellule terroriste qui avait jeté des cocktails Molotovdans le nord de la bande de Gaza sur le territoire israélien.

Plus tôt dans la soirée, les pompiers du sud d’Israël avaient travaillé à l’extinction d’au moins neuf incendies déclenchés par des ballons survolant la frontière.

MENAHEM KAHANA (AFP)Israeli firefighters battle a blaze in a forest area near the town of Sderot sparked by a fire balloon launched over the Gaza border on July 31, 2018 – Menahem Kahana (AFP)

Les sapeurs-pompiers ont également indiqué mercredi que quatre incendies avaient été déclenchés par des ballons près du Kibboutz Be’eri au cours de la fête de Yom Kippour.

L’utilisation des ballons avait été sporadiquement interrompue après de multiples attaques quotidiennes qui ont brûlé des milliers d’hectares dans le sud d’Israël.

Le retour des ballons incendiaires survient alors que les tensions le long de la frontière entre Gaza et Israël se sont intensifiées après une brève accalmie.

Depuis le 30 mars, l’enclave palestinienne est le théâtre de manifestations le long de la barrière avec Israël.

Israël accuse le Hamas, le mouvement terroriste islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, d’orchestrer ces manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière afin d’éviter des infiltrations de Palestiniens.

Six nouveaux incendies déclenchés dans les communautés du sud d’Israël

(Source :Le monde juif vu par…. LeMonde.co.il)

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La Jordanie va importer 85% de son gaz d’Israël

“La Jordanie consommera, mais ne stockera pas de gaz israélien”

Amman Azzam, secrétaire général du ministère de l’Energie et des Ressources minérales, a indiqué mardi que les importations de gaz naturel en provenance d’Israël vers la Jordanie serviront à la production quotidienne d’électricité et ne seront pas stockées.

Selon un accord entre la Jordanie et Noble Energy, le Royaume importera chaque jour environ 8,5 millions de mètres cubes de gaz naturel d’Israël, selon M. Azzam, qui a indiqué que le gaz serait fourni par un pipeline.

Les besoins quotidiens de la Jordanie en gaz naturel s’élèvent à environ 9,9 millions de mètres cubes, a indiqué un responsable du ministère, ajoutant que la Jordanie n’a pas besoin de stocker le gaz importé d’Israël car elle stocke actuellement du gaz liquéfié importé d’Aqaba.

En juillet, le gouvernement a déclaré que des travaux étaient en cours pour construire un gazoduc de 65 kilomètres destiné à transférer 10 milliards de dollars de gaz naturel d’Israël vers la Jordanie pendant 15 ans, les approvisionnements devant commencer en 2020.

Une fois achevé, le pipeline sera raccordé au gazoduc de Mafraq et du gaz sera distribué aux centrales électriques du pays pour la production d’électricité.

Des travaux sont également en cours pour construire un pipeline du côté israélien et transférer le gaz en Jordanie.

L’accord de 2016 a été signé par la branche de production d’électricité de Jordanie, la National Electric Power Company et Noble Energy, une société basée à Houston qui détient la plus grande part du gisement israélien Leviathan.

Le gouvernement a ensuite annoncé qu’il importerait 7 à 8,5 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour auprès de Noble Energy, ce qui devrait permettre d’économiser environ 700 millions de dinars par an sur la facture énergétique du pays.

La Jordanie a commencé à diversifier ses ressources en gaz naturel après l’arrêt de l’approvisionnement en gaz égyptien en 2013, à la suite d’une série d’attaques terroristes visant à détruire le gazoduc jordanien, qui a dû compter sur le pétrole lourd pendant des années. Le pays a construit un terminal gazier à Aqaba et a commencé à importer du gaz liquéfié.

En Jordanie, qui importe environ 95% de ses besoins énergétiques, la demande d’électricité augmente de 6 à 7% par an.

Les mouvements de boycott et les Frères Musulmans ont appelé les Jordaniens à ne pas vendre leurs terres au gouvernement dans le cadre du projet de construction du gazoduc. Plusieurs protestations et actions ont eu lieu ces dernières années pour rejeter l’accord d’achat de gaz d’Israël. En pure perte. 

Par Mohammad Ghazal

jordantimes.com

Adaptation : Marc Brzustowski

La Jordanie va importer 85% de son gaz d’Israël©

(Source :  Le monde juif vu par… LeMonde.co.il)

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https://lemonde.co.il/wp-content/uploads/2018/09/Tefillin-Chabad-Synagogue-photo-via-pxhere-300x215.jpgPhoto : synagogue Tefillin Chabad via pxhere _____________________________________________________

L’Etat Juif et la question de l’identité

 

Une question d’identité

BESA Centre Perspectives Paper No. 956, 21 septembre 2018

RÉSUMÉ : Ce n’est pas une prétendue «religionisation» qui menace l’identité israélienne et qui aggrave les clivages dans la société israélienne, mais l’absence d’un terrain commun juif contemporain mutuellement accepté.

L’expérience exilique bimillénaire a privé le peuple juif de la complétude culturelle qui sous-tend l’existence nationale, tandis que la composante religieuse, qui l’a maintenue pendant ces temps difficiles, n’a pas réussi à remplacer le réseau complexe d’interrelations sociopolitiques et intercommunautaires qui avaient fondé le peuple juif. La réapparition du peuple juif à la fin du XIX e siècle en tant qu’acteur national et le rétablissement de l’État dans sa patrie ancestrale, un demi-siècle plus tard, semblaient avoir corrigé cette anomalie. Pourtant, comme le montre l’intensité du débat en cours sur la nature souhaitée de l’identité juive d’Israël, cette question reste un défi majeur, à la fois, pour les Israéliens et pour les Juifs de la Diaspora.

Prenons l’exemple du commentaire de David Ben Gourion, disant, à la fin des années 1960 : «vingt ans après sa création, l’Etat juif que j’espérais établir n’existe toujours pas et qui sait quand cela se produira.». De façon suffisamment significative, le Premier Ministre d’Israël parle de «l’Etat juif», plutôt que «de l’état des juifs». Si, selon la conception libérale, un Etat n’est guère plus qu’un mécanisme institutionnel-organisationnel permettant de gérer et réguler les relations entre citoyens et ne peut donc pas être juif ( quel que soit le nombre de ses citoyens qui s’identifient comme Juifs), Ben Gourion envisageait un État qui serait juif dans son ethos, sa substance et ses attributs – au sens national, et non théocratique. En effet, même pendant leur expérience exilique bimillénaire, où l’aspect national de leur identité a été remplacé par leur homologue religieux, la vie communautaire juive dépassait de très loin la dimension purement théocratique (hallachique) pour comprendre une pensée philosophique et mythologique (agada) la moralité, la culture, les interactions sociales et, par-dessus tout, l’aspiration religieuse et nationale à un retour dans la patrie ancestrale.

Malgré la vision de Ben Gourion d’un Etat juif, une petite minorité laïciste a récemment déploré «la fin de l’identité israélienne», comme s’il était toujours possible de dissocier une telle identité de son contexte juif. Dans son livre Parlons sionisme : la lutte existentielle entre l’État et la religion, Arye Carmon, président fondateur de l’Israel Democracy Institute, offre un manifeste laïciste qui, espère-t-il, aidera à créer un terrain d’entente pour la société israélienne. Au lieu de cela, il expose la profondeur de la fracture. D’une part, il critique les pères fondateurs de la révolution sioniste pour avoir «jeté le bébé avec l’eau du bain et déconnecté leurs enfants de leur héritage et de leur culture» en rejetant l’expérience exilique . D’autre part, il blâme les Israéliens qui observent les pratiques et les valeurs juives traditionnelles comme tentant «d’insérer la sainteté dans l’espace public». Dans les sociétés avancées”, déplore t-il, D.ieu a été sorti de cet espace”.

Et c’est précisément là, dans la sphère publique, que l’on peut situer la différence fondamentale entre un État qui s’identifie comme juif et un État qui comprend des citoyens juifs, même en tant que majorité juive. Le différend entre juifs israéliens, laïcs et traditionnels et/ou religieux, tourne autour de l’espace public au sens technique le plus étroit du terme, comme l’observation du Shabbat, les restrictions alimentaires religieuses ou l’enregistrement du mariage. Mais ces questions ont des dimensions beaucoup plus profondes et spirituelles qui requièrent une expression publique, telles que l’obligation juive du Shabbat comme idéal de justice sociale, ou l’engagement durable envers le serment multimillénaire : «Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite s’oublie (se dessèche) ». Ces obligations ont une importance centrale, surtout lorsqu’elles se manifestent dans la sphère publique.

Il est vrai qu’aux yeux des juifs ultra-orthodoxes, Ben-Gourion est un séculariste par excellence. Pourtant, la lecture attentive de ses nombreux écrits révèle une perspective différente : au lieu de considérer la révolution sioniste comme la transformation ne manière de penser religieuse en mode laïque, il y voit un changement perceptif de la nature de l’action juive, tant sur le plan de ses dimensions religieuses que nationales. Son engagement indéfectible envers l’entreprise de l’Aliya offre peut-être la manifestation la plus claire de l’action de l’État découlant directement de la vision juive du salut.

En encadrant l’Aliya en termes bibliques comme «le rassemblement des exilés», Ben-Gourion a relié l’entreprise à des thèmes juifs millénaristes, tels que la prière quotidienne pour «sonner la corne de notre liberté et lever une bannière pour rassembler nos exilés», ou l’affirmation des anciens sages selon laquelle «le jour de la réunion des exilés est aussi grand que le jour où le ciel et la terre ont été créés». Telle était l’essence du changement fondamental introduit par le mouvement sioniste dans sa lutte pour la reconstruction nationale.

Les actes individuels et publics de la pratique religieuse ne nécessitent pas l’effort d’un État organisé pour être exécutés, mais le retour à Sion et le rétablissement de l’État exigent un effort national de la plus haute importance. Et tandis que nombre des premiers pionniers passaient d’un mode de vie religieux à un style de vie laïque, leur immersion même dans l’entreprise de renouveau national visait davantage à revitaliser les aspects vitaux de l’identité juive qui étaient tombés en sommeil durant la période exilique, plutôt qu’accomplir une révolution laïque.

En repoussant l’opposition catégorique ultra-orthodoxe à la responsabilité pratique du salut national, Ben Gourion a insisté sur le fait que «ce concept théologique n’est pas un précepte religieux et n’a rien à voir avec le judaïsme de Rabbi Akiva, des Maccabées, Ezra et Néhémie, Joshua (Josué) ou Moïse.

On peut certes soutenir que le rassemblement des exilés est une entreprise nationale plutôt que religieuse. Mais compte tenu de la position unique du judaïsme en tant que religion nationale, il ne peut y avoir de distinction entre ses aspects religieux et temporels. Fortement conscient de cela, Ben-Gourion se voyait suivre les traces de Rabbi Akiva et de Josué.

Au bout du compte, aucun des deux extrêmes de la société juive israélienne n’offre un remède (une panacée) à la plupart des Israéliens qui cherchent à préserver leurs traditions et modes de vie juifs. D’un côté de l’allée se dresse une minorité militante laïciste, détachée de la foi et de la tradition juives. D’autre part, des communautés ultra-orthodoxes se sont retirées du cœur battant de la vie nationale juive en Israël. Dans ces circonstances, ce n’est pas la prétendue «religionisation» qui menace l’identité israélienne et qui aggrave les clivages dans la société israélienne, mais l’absence de terrain commun juif contemporain mutuellement accepté.

le 21 septembre 2018

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Une version antérieure de cet article a été publiée dans Israel Today le 9 septembre 2018 .

Le major-général (res.) Gershon Hacohen est chercheur principal au Centre Begin-Sadat pour les études stratégiques. Il a servi dans l’armée israélienne pendant quarante-deux ans. Il a commandé des troupes dans des batailles avec l’Egypte et la Syrie. Il était auparavant commandant de corps d’armée et commandant des collèges militaires de Tsahal.

BESA Center Perspectives Papers est publié avec la générosité de la famille Greg Rosshandler

Adaptation : Marc Brzustowski

besacenter.org

L’Etat Juif et la question de l’identité

(Source : Le monde juif vu par… LeMonde.co.il)

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