Légitime défense : la mobilisation a payé, Jean-Louis Leroux libéré !

Légitime défense : la mobilisation a payé, Jean-Louis Leroux libéré ! ____________________________________________________

Jean-Louis Leroux, agriculteur mis en détention provisoire depuis une semaine pour avoir tiré sur son voleur, vient d’être libéré. Sa demande de mise en liberté a été aujourd’hui examinée et acceptée par la cour d’appel de Reims. Une majorité de Français était favorable à cette libération, et aussi le procureur auprès du parquet général de la cour d’appel.

Jean-Louis Leroux est soutenu par un millier d’agriculteurs qui ont fait le déplacement à Reims pour dire leur indignation, car ils sont tous visés par des vols et autres incivilités détestables autant qu’insupportables.

http://www.fdesouche.com/1331931-ambrieres-51-un-agriculteur-en-detention-apres-avoir-surpris-un-voleur-de-carburant-il-ouvert-le-feu-et-le-blesser-grievement

Jean-Louis Leroux était depuis plusieurs mois la cible d’actes de malveillance, il avait déjà porté plainte plus d’une trentaine de fois, dont la veille des faits. On lui avait déjà volé pour 7 000 euros d’essence. D’ailleurs le voleur avait déjà rempli des bidons qu’il n’avait plus qu’à emporter.

Le plus « amusant », c’est que les tenants de sa mise en détention estimaient que c’était  pour le protéger. C’est donc l’aveu qu’on n’avait pas réussi à le protéger lorsqu’il était libre… un comble.

C’est bien un acte de légitime défense qu’a accompli cet agriculteur, poussé par une exaspération induite par la répétition des faits et l’inertie coupable de la police et/ou de la gendarmerie.

L’article 122-5 du Code pénal prévoit que : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction. »

Donc vous n’avez pas le droit de tuer une personne qui entre par effraction chez vous, ce qui paraît plutôt normal, mais vous avez certainement le droit de l’empêcher de commettre son infraction, du moment que votre acte est proportionné au sien. Mais voilà qui est assez tordu. Comment arrêter un voleur ? En lui prenant le bras et en le lui tordant dans son dos ? Et comment savoir dès le début s’il est armé ou non ? Comment savoir quelles étaient ses intentions exactes ? En général vous ne le saurez que lorsque vous l’aurez maîtrisé, à vos risques et périls… si vous y arrivez.

Comment juger de la proportionnalité de votre réponse par rapport à l’acte initial d’agression, sans tomber dans des méandres sinueux d’interminable réflexion, peu propices à l’urgence de la réponse ?…

Il faut reconnaître qu’on est tombé en plein délire. En attestent de nombreuses affaires, dont celle du bijoutier de Nice, ou du « Papy Galinier ».

Je n’irai pas jusqu’à dire que l’art 326 aujourd’hui abrogé, qui acquittait l’homicide accompli en raison du fait de la pénétration de nuit chez autrui de manière non autorisée, était meilleur :

art 326 ancien : Sont compris dans les cas de nécessité actuelle de défense, les deux cas suivants :

1° Si l’homicide a été commis, si les blessures ont été faites, ou si les coups ont été portés en repoussant pendant la nuit l’escalade ou l’effraction des clôtures, murs ou entrée d’une maison ou d’un appartement habité ou de leurs dépendances [*fait justificatif*] ;

2° Si le fait a eu lieu en se défendant contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Ce texte avait permis de faire les délices de générations d’étudiants en droit et de leurs professeurs qui transformaient volontiers leurs cours magistraux en tribunes, ou en théâtres, avec la célèbre affaire de la comtesse de Jeufosse qui avait fait tuer l’amant de sa fille par son garde-chasse, en 1857, faisant semblant de le prendre pour un voleur.

Les trois Jeufosse (mère et fils) avaient été acquittés mais curieusement condamnés aux dépens. L’homicide en défense était donc à ce moment-là passé à la trappe, tant le fait d’entrer par effraction dans une propriété privée révulsait un monde normalement constitué. Douce époque aujourd’hui révolue du « qui vole un œuf, vole un boeuf »…

L’avocat de Jean-Louis Leroux parle ainsi de son client : « Il explique son geste en disant, d’une part, qu’il avait demandé à plusieurs reprises aux jeunes gens de s’arrêter, et d’autre part, il explique que c’est soit la panique, soit la peur, qu’il ne visait pas et qu’il ne pensait pas toucher quelqu’un ».

C’est la voix de la sagesse.

Mais l’avocat de la famille de la victime, qui est gravement blessée, prétend que « Vous avez là des réquisitions qui ouvrent les portes à ce qu’il y a de plus atroce : la justice privée. C’est vraiment la question qu’il faut se poser, c’est de savoir si on peut organiser une justice privée sous prétexte que les services de police et de gendarmerie seraient insuffisamment équipés. »

La justice privée, c’est la tarte à la crème brandie par tous les avocats des crapules racailleuses qui font leur job et leur miel de voler les autres mais tombent sur un os. Car l’acte de Jean-Louis Leroux n’a rien à voir avec une justice privée. C’est un acte de légitime défense, d’un homme exaspéré à juste titre par les vols répétés qu’il a subis, et abandonné par la police ou la gendarmerie.

L’article 2 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 stipule :

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

La propriété est donc un droit de l’homme. La justice privée n’est pas atroce, elle vient se substituer aux défaillances caractérisées de l’État qui ne défend plus les citoyens, ni les biens.

Quant à la victime, c’est bien triste ce qui lui arrive, mais elle aurait dû savoir que lorsque l’on s’introduit nuitamment chez quelqu’un pour le voler, on n’est pas nécessairement accueilli avec du champagne.

Que nos dispensateurs de moraline le sachent : poursuivre, emprisonner une énième personne sous prétexte de justice privée ne va pas arrêter les millions de Français qui en ont assez d’être volés, escroqués, cambriolés, saucissonnés, rançonnés.           Ils sont de plus en plus prêts à se défendre, et… ils le feront !

Et se défendre, les Français le feront encore davantage devant les hordes de barbares auxquels l’État ouvre les portes toutes grandes et qu’il libère à tours de bras lorsque par hasard on arrive à les mettre à l’ombre.

Jean-Louis Leroux est libéré et c’est tant mieux. Mais il a intérêt à fourbir ses arguments pour son procès. Son chemin de croix ne fait que commencer.

Sophie Durand

Légitime défense : la mobilisation a payé, Jean-Louis Leroux libéré !

(Source : Riposte laïque)

ET QU’EN EST-IL DES VOLEURS QUI ONT VOULU DETROUSSER CE PAUVRE HOMME QUI NE DEMANDAIT RIEN A PERSONNE ? IRONT-ILS EN PRISON, EUX ? Cet agriculteur a eu assez de patience, mais là, il a craqué, et c’est humain ! MÊME S’IL Y A SANS DOUTE DES GENS DU VOYAGE HONNÊTES, CE N’EST PAS POUR RIEN QU’ILS ONT TRES MAUVAISE REPUTATION  : LA PLUPART D’ENTRE EUX VIVENT DE RAPINE. louyehi

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