PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 26 au samedi 27 Chevat 5780 (du vendredi 21 au samedi 22 février 2020)

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Cette semaine, nous étudions la paracha Michpatim (Chemot 21,1 – 24,18)
21,1
Et voici les statuts que tu leur exposeras.
21,2
Si tu achètes un esclave hébreu, il restera six années esclave et à la septième il sera remis en liberté sans rançon.
21,3
S’il est venu seul, seul il sortira; s’il était marié, sa femme sortira avec lui.
21,4
Si son maître lui a donné une femme, laquelle lui ait enfanté des fils ou des filles, la femme, avec les enfants, appartiendra à son maître et lui se retirera seul.
21,5
Que si l’esclave dit: « J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas être affranchi »,
21,6
son maître l’amènera par-devant le tribunal, on le placera près d’une porte ou d’un poteau; et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon et il le servira indéfiniment.
21,7
« Si un homme vend sa fille comme esclave, elle ne quittera pas son maître à la façon des esclaves.
21,8
Si elle lui déplaît et qu’il ne la réserve point à lui-même, il la laissera s’affranchir; il n’aura pas pouvoir de la vendre à une famille étrangère, après l’avoir déçue.
21,9
Que s’il la fiance à son fils, il procédera à son égard selon. la règle des filles.
21,10
S’il lui en adjoint une autre, il ne devra point la frustrer de sa nourriture, de son habillement, ni du droit conjugal.
21,11
Et s’il ne procède pas à son égard de l’une de ces trois manières, elle se retirera gratuitement, sans rançon.
21,12
« Celui qui frappe un homme et le fait mourir sera puni de mort.
21,13
S’il n’y a pas eu guet-apens et que Dieu seul ait conduit sa main, il se réfugiera dans un des endroits que je te désignerai.
21,14
« Mais si quelqu’un, agissant avec préméditation contre son prochain, le tue de guet-apens, du pied même de mon autel tu le conduiras à la mort.
21,15
« Celui qui frappera son père ou sa mère sera mis à mort.
21,16
« Celui qui aura enlevé un homme et l’aura vendu, si on l’a pris sur le fait, sera mis à mort.
21,17
« Celui qui maudit son père ou sa mère sera puni de mort.
21,18
« Si des hommes se prennent de querelle et que l’un frappe l’autre d’un coup de pierre ou de poing, sans qu’il en meure, mais qu’il soit forcé de s’aliter,
21,19
s’il se relève et qu’il puisse sortir appuyé sur son bâton, l’auteur de la blessure sera absous. Toutefois, il paiera le chômage et les frais de la guérison.
21,20
« Si un homme frappe du bâton son esclave mâle ou femelle et que l’esclave meure sous sa main, il doit être vengé.
21,21
Si pourtant il survit un jour ou deux, il ne sera pas vengé, parce qu’il est sa propriété.
21,22
« Si, des hommes ayant une rixe, l’un d’eux heurte une femme enceinte et la fait avorter sans autre malheur, il sera condamné à l’amende que lui fera infliger l’époux de cette femme et il la paiera à dire d’experts.
21,23
Mais si un malheur s’ensuit, tu feras payer corps pour corps;
21,24
oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied;
21,25
brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, contusion pour contusion.
21,26
« Si un homme blesse l’œil de son esclave ou de sa servante de manière à lui en ôter l’usage, il le renverra libre à cause de son œil
21,27
et s’il fait tomber une dent à son esclave ou à sa servante, il lui rendra la liberté à cause de sa dent.
21,28
« Si un boeuf heurte un homme ou une femme et qu’ils en meurent, ce boeuf doit être lapidé et il ne sera point permis d’en manger la chair; mais le propriétaire du boeuf sera absous.
21,29
Si ce boeuf était sujet à heurter, déjà antérieurement, que son maître, averti, ne l’ait pas surveillé et qu’il ait fait périr un homme ou une femme, le boeuf sera lapidé et même son maître mérite la mort.
21,30
Si toutefois une amende lui est imposée, il paiera la rançon de sa vie selon ce qu’on lui aura imposé.
21,31
Si un bœuf heurte soit un garçon, soit une fille, la même loi lui sera appliquée.
21,32
Si ce bœuf heurte un esclave ou une esclave, on paiera à leur maître une somme de trente sicles et le boeuf sera lapidé.
21,33
« Si quelqu’un découvre une citerne, ou si, en ayant creusé une, il ne la couvre point et qu’un boeuf ou un âne y tombe,
21,34
le propriétaire de la citerne doit payer: il remboursera la valeur au maître et l’animal mort lui restera.
21,35
Si le bœuf appartenant à un homme blesse celui d’un autre et le fait périr, on vendra le bœuf vivant; il s’en partageront le prix, et partageront aussi le bœuf mort.
21,36
Mais si, notoirement, ce boeuf a déjà heurté à plusieurs reprises et que son maître ne l’ait pas surveillé, il devra restituer boeuf pour boeuf et le boeuf tué lui restera.
21,37
Si quelqu’un dérobe un bœuf ou une brebis, puis égorge ou vend l’animal, il donnera cinq pièces de gros bétail en paiement du boeuf, quatre de menu bétail pour la brebis.
22,1
« Si un voleur est pris sur le fait d’effraction, si on le frappe et qu’il meure, son sang ne sera point vengé.
22,2
Si le soleil a éclairé son délit, son sang serait vengé. Lui cependant doit réparer; et s’il ne le peut, il sera vendu pour son vol.
22,3
Si le corps du délit est trouvé entre ses mains, intact, soit boeuf, soit âne ou brebis, il paiera le double.
22,4
« Si un homme fourrage un champ ou un vignoble en faisant pâturer son bétail sur les terres d’autrui, il paiera le dégât du meilleur de son champ ou de sa vigne.
22,5
« Si le feu, en s’étendant, gagne des buissons et dévore une meule de blé, ou la moisson ou le champ d’autrui, l’auteur de l’incendie sera tenu de payer.
22,6
« Si quelqu’un donne en garde à un autre de l’argent ou des effets et qu’ils disparaissent de la maison de cet homme, si le voleur est découvert, il paiera le double.
22,7
Si l’on ne trouve point le voleur, le maître de la maison viendra jurer au tribunal qu’il n’a point porté la main sur la chose d’autrui.
22,8
Quel que soit l’objet du délit, boeuf, âne, menue bête, vêtement, toute chose perdue qu’on affirme être sienne, la contestation des deux parties sera déférée au tribunal: celui que les juges condamneront paiera le double à l’autre.
22,9
« Si quelqu’un donne en garde à un autre un âne, ou un boeuf, ou une pièce de menu bétail, un animal quelconque et que celui-ci meure, ou soit estropié ou pris de force, sans que personne l’ait vu,
22,10
un serment solennel interviendra entre les parties, comme quoi l’accusé n’a point porté atteinte à la chose de son prochain; le propriétaire acceptera ce serment et l’autre ne paiera point.
22,11
Mais si la bête lui avait été dérobée, il indemnisera le propriétaire.
22,12
Si elle avait été mise en pièces, qu’il en produise la preuve; il ne paiera point pour la bête mise en pièces.
22,13
« Si quelqu’un emprunte à un autre un animal et que celui-ci soit estropié ou meure, si le propriétaire est absent, l’autre est tenu de payer.
22,14
Si le propriétaire se trouvait là, il ne paiera point. Si la bête était louée, il l’a eue sous le bénéfice de cette location.
22,15
« Si un homme séduit une vierge non encore fiancée et cohabite avec elle, il devra l’acquérir pour épouse.
22,16
Que si son père refuse de la lui accorder, il paiera la somme fixée pour la dot des vierges.
22,17
« La sorcière, tu ne la laisseras point vivre.
22,18
Quiconque aura eu commerce avec un animal sera mis à mort.
22,19
« Celui qui sacrifie aux dieux, sauf à l’Éternel exclusivement, sera voué à la mort.
22,20
Tu ne contristeras point l’étranger ni ne le molesteras; car vous-mêmes avez été étrangers en Egypte.
22,21
N’humiliez jamais la veuve ni l’orphelin.
22,22
Si tu l’humiliais, sache que, quand sa plainte s’élèvera vers moi, assurément j’entendrai cette plainte
22,23
et mon courroux s’enflammera et je vous ferai périr par le glaive et alors vos femmes aussi deviendront veuves et vos enfants orphelins.
22,24
« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, au pauvre qui est avec toi, ne sois point à son égard comme un créancier; n’exigez point de lui des intérêts.
22,25
Si tu saisis, comme gage, le manteau de ton prochain, au soleil couchant tu devras le lui rendre.
22,26
Car c’est là sa seule couverture, c’est le vêtement de son corps, comment abritera-t-il son sommeil? Or, s’il se plaint à moi, je l’écouterai, car je suis compatissant.
22,27
« N’outrage point l’autorité suprême et ne maudis point le chef de ton peuple.
22,28
Ton abondance et ta liqueur, ne diffère pas à les offrir; le premier-né de tes fils, fais m’en hommage.
22,29
Ainsi feras-tu à l’égard de ton gros et de ton menu bétail: le premier-né restera sept jours avec sa mère, le huitième jour tu me le livreras.
22,30
Vous devez aussi être des hommes saints devant moi: vous ne mangerez donc point la chair d’un animal déchiré dans les champs, vous l’abandonnerez aux chiens.
23,1
« N’accueille point un rapport mensonger. Ne sois pas complice d’un méchant, en servant de témoin à l’iniquité.
23,2
Ne suis point la multitude pour mal faire; et n’opine point, sur un litige, dans le sens de la majorité, pour faire fléchir le droit.
23,3
Ne sois point partial pour le pauvre, dans son procès.
23,4
« Si tu trouves le bœuf ou l’âne de ton ennemi, égaré, aie soin de le lui ramener.
23,5
« Si tu vois l’âne de ton ennemi succomber sous sa charge, garde toi de l’abandonner; aide-lui au contraire à le décharger.
23,6
« Ne fais pas fléchir le droit de ton prochain indigent, s’il a un procès.
23,7
Fuis la parole de mensonge et ne frappe point de mort celui qui est innocent et juste, car je n’absoudrais point le prévaricateur.
23,8
N’accepte point de présents corrupteurs; car la corruption trouble la vue des clairvoyants et fausse la parole des justes.
23,9
Tu ne vexeras point l’étranger. Vous connaissez, vous, le cœur de l’étranger, vous qui avez été étrangers dans le pays d’Égypte!
23,10
Six années tu ensemenceras ta terre et en recueilleras le produit;
23,11
mais la septième, tu lui donneras du repos et en abandonneras les fruits, pour que les indigents de ton peuple en jouissent, le surplus pourra être consommé par les animaux des champs. Ainsi en useras-tu pour ta vigne et pour ton plant d’oliviers.
23,12
Six jours durant tu t’occuperas de tes travaux, mais au septième jour tu chômeras; afin que ton bœuf et ton âne se reposent, que puissent respirer le fils de ton esclave et l’étranger.
23,13
Attachez-vous scrupuleusement à tout ce que je vous ai prescrit. Ne mentionnez jamais le nom de divinités étrangères, qu’on ne l’entende point dans ta bouche!
23,14
Trois fois l’an, tu célébreras des fêtes en mon honneur.
23,15
Et d’abord, tu observeras la fête des Azymes: durant sept jours tu mangeras des pains azymes, ainsi que je te l’ai ordonné, à l’époque du mois de la germination, car c’est alors que tu es sorti de l’Égypte et l’on ne paraîtra point devant ma face les mains vides.
23,16
Puis, la fête de la Moisson, fête des prémices de tes biens, que tu auras semés dans la terre; et la fête de l’Automne, au déclin de l’année, lorsque tu rentreras ta récolte des champs.
23,17
Trois fois par an, tous tes mâles paraîtront par-devant le Souverain, l’Éternel.
23,18
Tu ne verseras point, en présence du pain levé, le sang de mon sacrifice; et la graisse de mes victimes ne séjournera pas jusqu’au matin sans être offerte.
23,19
Les prémices nouvelles de ton sol, tu les apporteras dans la maison de l’Éternel ton Dieu. Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.
23,20
« Or, j’enverrai devant toi un mandataire, chargé de veiller sur ta marche et de te conduire au lieu que je t’ai destiné.
23,21
Sois circonspect à son égard et docile à sa voix; ne lui résiste point! Il ne pardonnerait pas votre rébellion, car ma divinité est en lui.
23,22
Que si tu es toujours docile à sa voix, si tu accomplis toutes mes paroles, je serai l’ennemi de tes ennemis et je persécuterai tes persécuteurs.
23,23
Lorsque mon mandataire, guidant tes pas, t’aura introduit chez l’Amorréen, le Héthéen, le Phérézéen, le Cananéen, le Hévéen, le Jébuséen et que je les aurai exterminés,
23,24
ne te prosterne point devant leurs dieux, ne les sers point et n’imite point leurs rites; au contraire, tu dois les, renverser, tu dois briser leurs monuments.
23,25
Vous servirez uniquement l’Éternel votre Dieu; et il bénira ta nourriture et ta boisson et j’écarterai tout fléau du milieu de toi.
23,26
« Nulle femme n’avortera, nulle ne sera stérile dans ton pays; je comblerai la mesure de tes jours.
23,27
J’enverrai ma terreur devant toi et je jetterai le trouble en toute population chez qui tu pénétreras et je mettrai tous tes ennemis en fuite devant toi.
23,28
Je te ferai précéder par le frelon, qui chassera le Hévéen, le Cananéen et le Héthéen de devant toi.
23,29
Je ne l’expulserai pas de devant toi en une seule année , car le pays deviendrait un désert et les bêtes sauvages se multiplieraient à tes dépens:
23,30
je L’expulserai de devant toi successivement, jusqu’à ce que, devenu nombreux , tu puisses occuper tout le pays.
23,31
Je fixerai tes limites depuis la mer des Joncs jusqu’à la mer des Philistins et depuis le Désert jusqu’au Fleuve; car je livrerai en ta main les habitants de cette contrée et tu les chasseras de devant toi.
23,32
Tu ne feras de pacte avec eux ni avec leurs divinités.
23,33
Qu’ils ne subsistent point sur ton territoire! Ils te feraient prévariquer contre moi; car tu adorerais leurs divinités et ce serait pour toi un écueil. »
24,1
Or Dieu avait dit à Moïse: « Monte vers l’Éternel, avec Aaron, Nadab, Abihou et soixantedix des anciens d’Israël et vous vous prosternerez à distance.
24,2
Puis, Moïse s’avancera seul vers le Seigneur et eux ne le suivront point; quant au peuple, il ne montera pas avec lui. »
24,3
Moïse, de retour, transmit au peuple toutes les paroles de l’Éternel et tous les statuts; et le peuple entier s’écria d’une seule voix: « Tout ce qu’a prononcé l’Éternel, nous l’exécuterons. »
24,4
Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel. Le lendemain, de bonne heure, il érigea un autel au pied de la montagne; puis douze monuments, selon le nombre des tribus d’Israël.
24,5
Il chargea les jeunes gens d’Israël d’offrir des holocaustes et d’immoler, comme victimes rémunératoires, des taureaux au Seigneur.
24,6
Alors Moïse prit la moitié du sang, la mit dans des bassins et répandit l’autre moitié sur l’autel.
24,7
Et il prit le livre de l’Alliance, dont il fit entendre la lecture au peuple et ils dirent: « Tout ce qu’a prononcé l’Éternel, nous l’exécuterons docilement. »
24,8
Moïse prit le sang, en aspergea le peuple et dit: « Ceci est le sang de l’alliance que l’Éternel a conclue avec vous touchant toutes ces paroles. »
24,9
Moïse et Aaron remontèrent, accompagnés de Nadab, d’Abihou et des soixante-dix anciens d’Israël. »
24,10
Ils contemplèrent la Divinité d’Israël. Sous ses pieds, quelque chose de semblable au brillant du saphir et de limpide comme la substance du ciel.
24,11
Mais Dieu ne laissa point sévir son bras sur ces élus des enfants d’Israël et après avoir joui de la vision divine, ils mangèrent et burent.
24,12
L’Éternel dit à Moïse: « Monte vers moi, sur la montagne et y demeure: je veux te donner les tables de pierre, la doctrine et les préceptes, que j’ai écrits pour leur instruction. »
24,13
Moïse partit, avec Josué son serviteur; puis il gravit la divine montagne.
24,14
Il avait dit aux anciens: « Attendez-nous ici jusqu’à notre retour. Comme Aaron et Hour sont avec vous, celui qui aura une affaire devra s’adresser à eux. »
24,15
C’est alors que Moïse s’achemina vers la montagne, qu’enveloppait le nuage.
24,16
La majesté divine se fixa sur le mont Sinaï, que le nuage enveloppa six jours; le septième jour, Dieu appela Moïse du milieu du nuage.
24,17
Or, la majesté divine apparaissait comme un feu dévorant au sommet de la montagne, à la vue des enfants d’Israël.
24,18
Moïse pénétra au milieu du nuage et s’éleva sur la montagne; et il resta sur cette montagne quarante jours et quarante nuits.

(Source : Torah-Box)

Cette semaine, nous étudions la paracha Michpatim (Chemot 21,1 – 24,18)

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Michpatim

A la suite de la révélation sinaïtique, D.ieu légifère une série de lois pour le Peuple juif. Elles incluent les lois concernant le serviteur contractuel, les compensations en cas de meurtre, d’enlèvement, d’assaut et de vol, les lois civiles pour rembourser les dommages, les prêts et les responsabilités des « quatre gardiens », enfin les lois dirigeant la conduite des cours de justice.

On y lit également les lois interdisant les mauvais traitements à l’égard des étrangers, l’observance des fêtes saisonnières, les dons agricoles à apporter au Saint Temple de Jérusalem, l’interdiction de cuire ensemble le lait et la viande et la Mitsva de la prière. La Parchat Michpatim comporte en tout 53 mitsvot : 23 commandements positifs et 30 commandements négatifs.

D.ieu promet de conduire le Peuple d’Israël en Terre Sainte et le met en garde contre les pratiques païennes de ses habitants.

Le Peuple d’Israël proclame « Nous ferons et nous entendrons tout ce que D.ieu nous a ordonné ». Laissant Aharon et ‘Hour en charge du camp israélite, Moché monte sur le Mont Sinaï pour recevoir la Torah de D.ieu et y reste quarante jours et quarante nuits.

La troisième couronne

« [Moché] prit le livre de l’alliance et le lut aux oreilles du peuple. Et ils dirent : « Tout ce que D.ieu a exprimé, nous le ferons et nous l’entendrons. » (Chemot 24 :7)

Ces versets sont la preuve que notre alliance avec D.ieu n’implique pas seulement de « faire » la Volonté divine mais également de l’ « entendre » et de s’y identifier.

En d’autres termes, nous ne servons pas seulement D.ieu par nos actions mais aussi avec notre esprit et notre cœur, en étudiant Sa sagesse et en parvenant à l’amour et à la crainte de Sa vérité.

Et pourtant nos Sages soulignent que le peuple dit « nous ferons » avant « nous entendrons ». Cela signifie que notre observance des Commandements divins ne dépend pas de notre compréhension. D’abord vient l’engagement absolu de faire ce que D.ieu nous enjoint de faire. Et ce n’est qu’après cet engagement que nous sommes également appelés à « entendre » et à comprendre.

Les dons des anges

Un très beau passage talmudique illustre la valeur que D.ieu accorde à cette déclaration du peuple.

Au moment où le peuple d’Israël déclara : « Nous ferons » avant « nous comprendrons », six cent mille anges vinrent, un pour chacun d’entre vous, qui plaça deux couronnes sur chaque tête : une pour « nous ferons » et une pour « nous entendrons ».

Un examen attentif de la formulation du texte révèle une inconsistance apparente. Ses mots d’ouverture impliquent que les dons apportés par les anges n’étaient pas une récompense aux déclarations « nous ferons » et « nous entendrons » elles-mêmes mais pour le fait qu’ils avaient placé « nous ferons » avant « nous entendrons ».

Mais s’il en est ainsi, comment se fait-il qu’ils reçurent deux couronnes, « une pour nous ferons et une pour nous entendrons » ?

Les maîtres de la ‘Hassidout expliquent : donner la préséance à « nous ferons » sur « nous entendrons » n’est pas simplement une vertu en soi, impliquant un engagement inconditionnel à la Volonté divine. Mais cela suscite également un effet durable et profond sur le « faire » et l’ « entendre » eux-mêmes, les élevant à un niveau d’accomplissement et de compréhension tout à fait différent.

Quand notre accomplissement de la Mitsva s’appuie sur la compréhension de sa signification, l’action se confine aux limites de notre esprit et de notre cœur. De plus, chaque Mitsva possède ses propres limites et ses conditions. Certaines Mitsvot sont plus compréhensibles, d’autres le sont beaucoup moins, voire pas du tout. Certaines réveillent nos émotions, d’autres le font moins. La Mitsva se trouve donc réduite (du moins dans l’expérience de celui qui l’observe) à un acte humain, sujet aux limites et aux fluctuations de la condition humaine.

Mais quand nous mettons « nous ferons » avant « nous entendrons », cela signifie : « j’accomplis la Volonté divine, non dans mes termes mais dans les termes de D.ieu. Je le fais non parce que je le comprends et dans la mesure de ce que je comprends mais parce que D.ieu me l’a ordonné. »

Ainsi, notre acte se trouve-t-il élevé et passe du statut d’un acte humain limité à la dimension infinie, éternelle et inconditionnelle du Divin.

Il en va de même avec l’aspect de « nous entendrons » de notre service de D.ieu. En lui-même et par lui-même, l’effort humain pour comprendre le Divin reste précisément cela : un effort humain, limité par le champ de l’intellect humain.

Certains aspects de la Volonté divine peuvent s’y identifier mais d’autres ont beaucoup plus de difficulté à le faire. Le seul moyen pour gagner une compréhension sans limite de la Vérité divine est de vivre cette vérité, pleinement et inconditionnellement dans notre vie et nos activités quotidiennes. Ce n’est que lorsque l’on a mis « nous ferons » avant « nous entendrons » que notre « nous entendrons » parvient à une véritable compréhension du Divin.

La couronne de D.ieu

Mais si l’on s’en tient à ce qui précède, les anges auraient dû placer trois couronnes sur la tête de chaque membre du peuple. Car la dimension supérieure de l’action et de la compréhension, qui nous fit gagner nos deux couronnes, dérivait d’une troisième qualité, implicite : notre soumission inconditionnelle à la Volonté divine, exprimée par le fait que l’on ait placé l’action avant la compréhension.

On peut apporter une réponse à cette interrogation dans une parabole que nous rapporte le Midrach :

Il y avait un jour un roi pour lequel ses paysans fabriquèrent trois couronnes. Que fit le roi ? Il en prit une et la plaça sur sa propre tête et les deux autres, il les posa sur la tête de ses enfants.

Les deux couronnes apportées par les anges à chaque âme juive, l’une pour « nous ferons » et l’autre pour « nous entendrons » représentent la magnificence d’un acte fait seulement par amour de D.ieu et la profondeur de la compréhension gagnée par celui qui poursuit la sagesse dans le seul but de servir son Créateur divin.

Cependant, il existe une troisième couronne : une couronne qui est la source et la racine des deux autres, une couronne que les anges n’apportèrent pas : la couronne de notre engagement absolu pour D.ieu.

Cette couronne-là, D.ieu ne la confie à aucun ange, n’en récompense aucune âme. Au lieu de la poser sur la tête de Ses enfants, D.ieu donne une encore plus grande démonstration de Sa considération à leur égard : D.ieu la porte sur Sa propre tête.

« Voici Ma fierté et Mon honneur, dit la couronne de D.ieu. C’est ici que le fait que Je m’en couronne est équivalent au fait que vous en soyez couronnés, car c’est ici que vous et Moi ne formons qu’un. »

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Créer la civilisation

Le but des commandements

Quel est le but des commandements ? L’une des explications que l’on trouve dans les enseignements de nos Sages est qu’ils ont pour dessein de raffiner les hommes. Les commandements de la Torah sont destinés à avoir un effet civilisateur sur le peuple juif.

Les enseignements de la ‘Hassidout nous expliquent qu’il existe deux aspects à notre personnalité profonde. L’un est notre Âme Divine, une « étincelle » spirituelle à l’intérieur de nous, décrite comme une parcelle de divinité. Elle vient dans le monde avec une tâche particulière et la Torah et ses commandements constituent les instructions pour mener celle-ci à bien.

Pour comprendre la nature de cette tâche, il nous faut considérer le second trait de notre monde intérieur : l’Âme Animale. C’est la force à l’intérieur de nous qui veut vivre, manger, posséder… Guidés par la Torah nous devons tenter de purifier et raffiner l’Âme Animale. Concrètement, ceci signifie que nous devons nous efforcer de contrôler, voire de transformer les caractéristiques fondamentales de notre nature (ô combien) humaine.

Si une personne observe les directives de la Torah, elle met en pratique un véritable programme de développement de son caractère.

Considérons, par exemple, les lois de la casherout (l’alimentation casher). La paracha de cette semaine contient la loi qui nous enjoint de séparer le lait et la viande.1 A juste titre, cet aspect et bien d’autres de la casherout sont souvent envisagés comme une manière de développer la vertu du contrôle de soi et de ne pas considérer les choses comme allant de soi. « Est-ce casher ? » est la question que l’on pose avant de prendre une bouchée. Il est sûr que l’effet d’une telle loi est bien plus vaste que de simplement définir notre attitude par rapport à la nourriture. Nous apprenons peu à peu à demander à propos de toute chose dans la vie : « est-ce casher ? »

La casherout est une loi « entre la personne et D.ieu ». En revanche, la majorité des enseignements de notre paracha sont des lois « entre l’homme et son prochain », c’est-à-dire centrées sur des questions concernant les relations humaines.

Ici encore, et peut-être de manière plus évidente, nous voyons que les commandements visent à produire un effet. Par exemple :

La Torah nous dit : « Si tu rencontres le bœuf ou l’âne de ton ennemi et qu’il s’est égaré, tu dois à coup sûr le lui ramener. Si tu vois l’âne de ton ennemi ployer sous sa charge, tu ne dois pas éviter la situation mais tu dois l’aider à s’en décharger. »2

Maïmonide souligne dans son œuvre éminente, le Michné Torah, que la Torah nous enjoint également d’aider un ami. « Tu ne verras pas l’âne de ton frère ou son bœuf tomber en route et tu ne te dissimuleras pas d’eux ; tu l’aideras à coup sûr à les relever. »3

Si la Torah nous demande d’aider nos amis et aussi nos ennemis, que devrions-nous faire si nous rencontrons ensemble notre ami et notre ennemi et que tous deux ont un animal trop chargé qui a besoin d’aide ? Maïmonide répond qu’il faut d’abord aider l’animal de notre ennemi ! La raison en est, poursuit-il, qu’il faut courber notre mauvais penchant.4 C’est un plus grand accomplissement dans la formation de notre nature d’aider un ennemi que d’aider un ami. C’est la raison pour laquelle l’aide à apporter à l’ennemi passe avant.

Suivre les directives de la Torah nous aide à transformer notre propre caractère, créant ainsi une forme pure de civilisation. L’étape suivante, qui sera mise en œuvre par D.ieu, sera de déclencher une réaction en chaîne de transformation intérieure, qui finira par affecter l’univers tout entier.

NOTES

1.

Exode 23, 19, tel qu’expliqué par les Sages.

2.

Exode 23, 4.

3.

Deutéronome 22, 4.

4.

Michné Torah, Lois du Meurtrier 13:13.

Créer la civilisation

(Source : Chabbad.org)

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La religion est-elle encore pertinente?

De quoi parlons-nous ?

Cyberespace, espace interstellaire, espace intérieur. Séquençage du génome, globalisation. Cartes à puce, bombes intelligentes, cellules souches et téléphones cellulaires. On ne peut le nier : nous vivons une nouvelle ère. La science-fiction est devenue une réalité scientifique. On peut alors se demander : dans ce nouvel ordre des choses où la science et la technologie transforment notre manière de vivre, la religion est-elle encore nécessaire ? Avons-nous encore besoin de nous soumettre à un antique – et apparemment tout à fait obsolète – code de lois, alors que nous sommes tellement plus avancés que nos ancêtres ?

Mais laissez-moi vous demander : Les Dix Commandements ont-ils dépassé leur « date limite de vente » ? La foi et le doute, le meurtre et l’adultère, le vol et la jalousie sont-ils passés de mode ? Malgré toutes nos extraordinaires avancées médicales et scientifiques, la nature humaine elle-même a-t-elle réellement changé ? Les problématiques morales auxquelles nos ancêtres durent faire face ne sont-elles pas les même que les nôtres ?

Qu’on se déplace en charrette à bœufs ou en Mercedes, il nous faut encore choisir entre une conduite dangereuse et égoïste et la courtoisie et la civilité. Devoir s’occuper de parents vieillissants n’est pas une difficulté nouvelle. Les problèmes que la Torah aborde – rivalité entre frères, conjoint jaloux, nations en guerre, etc – font toujours la une des journaux. Nous luttons encore pour établir ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est moral et ce qui est immoral, ce qui est éthique et ce qui est tordu, et le meilleur ordinateur du monde ne peut pas répondre à ces questions à notre place.

La science et la technologie s’occupent du « quoi » et du « comment » de la vie, mais elles ne répondent pas au « pourquoi ». Pourquoi existons-nous ? Pourquoi devrai-je être sympathique avec mon voisin ? Pourquoi ma vie devrait-elle être plus noble que celle de mon rottweiler ? La science et la technologie ont résolu des questions qui ont déconcerté l’humanité pendant des siècles. Mais elles n’ont pas répondu à une seule question morale. Seule la Torah s’attaque à ce terrain miné. Et ces questions sont peut-être plus pressantes aujourd’hui qu’elles ne le furent jamais.

La Torah est vérité et la vérité est éternelle. Les scénarios vont et viennent. Les modes de vie changent selon la géographie. Les contextes sont différents, mais les problèmes qui vous prennent aux tripes sont partout les mêmes. Si la Torah fut jamais nécessaire, elle l’est autant aujourd’hui, et peut être davantage. Puissions-nous continuer de trouver une direction et une clarté morale dans les vérités éternelles de notre sainte et éternelle Torah. Amen.

Yossy Goldman

La religion est-elle encore pertinente ?

(Source : Chabbad.org)

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Un monde moderne et d’anciennes prophéties

Quand les choses deviennent évidentes

Au 19ème siècle et pendant une bonne partie du 20ème, la guerre était un sport international. Les invasions et l’impérialisme étaient franc-jeu. La victoire revenait au plus fort. En Europe, la paix était maintenue par un délicat équilibre des pouvoirs, et lorsque cet équilibre vacillait, le carnage éclatait. La Première Guerre mondiale fit 15 millions de morts, pour des questions de pouvoir et de territoire. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le bilan était de 78 millions de morts.

Il devint évident que la guerre n’était qu’une option de dernier ressortPourtant, en 1990, lorsque Saddam Hussein envahit le Koweït pour résoudre les problèmes financiers de l’Irak, le monde s’en indigna. Ce genre de démarche était définitivement passé de mode. Quelque chose avait changé dans notre perception morale.

Les Nations Unies ont fourni un nouveau moyen de résoudre les conflits. Établies en 1945, elles ont pour but de constituer un espace de dialogue entre les nations et de minimiser la nécessité du recours à la guerre. Alors que depuis des temps immémoriaux, la guerre avait constitué la manière naturelle de régler les conflits, il était désormais évident que la guerre n’était qu’une option de dernier ressort.

Le Rabbi de Loubavitch évoqua la création des Nations Unies comme annonciatrice de l’ère messianique. Il fit remarquer que, sur le mur faisant face à leur quartier général, sont gravés les mots « Et ils transformeront leurs épées en socs de charrue… », un verset de la prophétie d’Isaïe décrivant l’ère messianique. Le monde a été raffiné, dit le Rabbi, au point où la paix et la bienfaisance envers les nécessiteux sont devenues des nécessités évidentes dans la mentalité de la plupart de gens.

En février 1992, une conférence eut lieu aux Nations Unies qui réunissait les représentants de nombreuses grandes puissances. À l’issue de cette conférence, les chefs d’État résolurent de diminuer leurs dépenses militaires et de réaffecter ces ressources à la production alimentaire. De nouveau, le Rabbi souligna cette manifestation très concrète de la prophétie d’Isaïe, la transformation d’« épées » en « socs de charrue ». Et la prophétie continue de se réaliser. Des satellites conçus pour espionner l’ennemi depuis l’espace sont maintenant utilisés pour détecter les ressources souterraines et ainsi développer l’agriculture dans de nouveaux territoires. Des millions de dollars de budget pour la recherche en matière de défense sont désormais consacrés à adapter les technologies militaires à des usages civils et commerciaux.

C’est tellement évident. Pourtant, cette idée qui apparaît aujourd’hui tellement sensée semblait jadis irrationnelle.

 


La Torah fait allusion à l’évolution de l’éthique dans le premier verset de la paracha de Michpatim, qui traite de nombreux commandements divins rationnels.

D.ieu dit à Moïse :

« Et ceux-ci sont les préceptes que tu placeras devant eux. »

Le Midrache (cité par Rachi) délivre un enseignement basé sur les deux premiers mots de ce verset, « Et ceux-ci » :

« Partout où il est écrit : “et ceux-ci”, le texte implique un ajout à ce qui précède. De même que ce qui précède [les Dix Commandements] fut proclamé au Sinaï, ceux-là aussi furent proclamés au Sinaï. »

Il a façonné nos esprits de sorte qu’ils puissent comprendre une partie de Sa volonté et pas l’autreLa Torah inclut un « et » apparemment superflu pour souligner que ces préceptes rationnels furent également donnés au Sinaï. En d’autres termes, de peur que l’on s’imagine que ces lois sont un code d’éthique engendré par quelque conscience humaine, D.ieu précise qu’elles sont bien d’origine divine, tout autant que les lois « irrationnelles ». La seule différence est que D.ieu nous a fait la grâce de pouvoir saisir la raison de ces mitsvot, alors que la compréhension d’autres mitsvot nous est refusée.

Nous supposons naturellement que les rites du Judaïsme sont soit rationnels, comme donner la charité ou respecter ses parents, soit irrationnels, comme manger cachère ou s’immerger dans un bain rituel. Mais ici D.ieu remet en question nos idées reçues. « Ceux-ci aussi viennent du Sinaï » : toutes les mitsvot émanent d’une même source, la volonté et la sagesse de D.ieu. Il a façonné nos esprits de sorte qu’ils puissent comprendre une partie de Sa volonté et pas l’autre. Cette dernière, Il nous demande de l’accomplir parce que nous L’aimons, pas parce que nous Le comprenons.

Mais à mesure que nous progressons dans le continuum temporel et que nous approchons de l’ère messianique, nos esprits sont de plus en plus en phase avec la sagesse divine. Sa volonté nous apparaît de plus en plus naturelle. Par exemple, D.ieu nous dit de respecter les frontières, mais depuis toujours, les empires ont annexé des nations plus faibles dans leur désir d’hégémonie. Tel était la règle du jeu politique. Mais aujourd’hui, si un pays tente ce genre d’aventure, l’ONU envoie une armée en mission de maintien de la paix pour tenir en respect l’agresseur.

D.ieu demande d’aider ceux qui sont dans le besoin. Mais au cours de l’histoire, cette notion a toujours semblé absurde. Pourquoi devrions-nous investir nos ressources durement gagnées dans un autre pays où cela ne nous sera d’aucun bénéfice ? Qu’ils s’occupent eux-mêmes de leurs problèmes ! Et pourtant, aujourd’hui, c’est devenu presque instinctif : quelqu’un d’autre souffre, je dois ouvrir mon porte-monnaie. Après le tremblement de terre dévastateur en Haïti en janvier dernier, de nombreuses nations ont envoyé des centaines de sauveteurs et de militaires. Les États-Unis ont envoyé des milliers de soldats et promis 100 millions de dollars d’aide. En tout, c’est plus d’un milliard de dollars qui ont été promis par de nombreux pays. La mission de secours israélienne a couté à son gouvernement 40 millions de shekels. Des entreprises et des personnes privées ont aussi donné des millions aux diverses institutions caritatives impliquées en Haïti.

Aurait-on vu une réaction comparable il y a deux siècles, ou même seulement un siècle ?

Le Rabbi a dit que nous sommes au seuil d’un changement global, et bientôt le monde deviendra un endroit merveilleux. Et nous faisons avancer ce processus en faisant du bien aujourd’hui. C’est tellement évident.1

NOTES

1.

Basé sur le discours du Rabbi de Loubavitch du Chabbat parachat Michpatim 5752 (1992).

Un monde moderne et d’anciennes prophéties

(Source : Chabbad.org)

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Le Coin de la Halacha

Qu’est-ce que les « quatre Parachiot » ?

Nos Sages ont institué de lire, en plus de la Sidra hebdomadaire, une « Paracha » supplémentaire durant les semaines qui précèdent Pourim et Pessa’h.

  • La première s’appelle « Chekalim ». Elle rappelle la nécessité pour chacun de donner chaque année un demi-chékel pour l’entretien du Temple et l’achat des sacrifices communautaires. Cette Paracha (Chemot – Exode 30 : 11 à 16) est lue le Chabbat qui précède Roch ‘Hodech Adar (cette année le Chabbat Michpatim 22 février 2020). On sortira donc deux rouleaux de la Torah :

– un pour la Paracha de la Semaine : Michpatim (sept montées)

– un pour la Paracha Chekalim (un appelé qui lira aussi la Haftara tirée du livre des Rois (11. 17 pour les Séfaradim ou 12 : 1 à 17 pour les Achkenazim).

  • La seconde s’appelle « Za’hor » et rappelle la nécessité de se souvenir d’Amalek (Devarim – Deutéronome 25. 17 à 19). Elle est lue le Chabbat précédant Pourim, cette année le Chabbat Tetsavé 7 mars 2020. La Haftara relate le combat du roi Chaoul contre Amalek (Samuel I – 15 1 à 34).
  • La troisième s’appelle « Para » (Bamidbar – Nombres 19 : 1 à 16) et rappelle la nécessité de se purifier avant la fête de Pessa’h. Elle est lue le Chabbat Ki Tissa 14 mars 2020. La Haftara rappelle la pureté du Temple (Ezékiel 16 à 38).
  • La quatrième s’appelle « Ha’hodech » (Chemot – Exode 12 : 1 à 20) et rappelle l’importance du mois de Nissan et le sacrifice pascal. Elle est lue le Chabbat Vayakhel Pekoudé 21 mars 2020. Ce Chabbat, on sortira 2 rouleaux de la Torah : pour Chabbat et pour la Parachat Ha’hodech. On lira la Haftara dans Ezékiel de 45. 15 à 46.18.

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Le ciment

Cela se passait il y a cent ans. On commençait à construire une nouvelle ville, la ville de Ramat Gan sur la côte méditerranéenne de la Terre d’Israël. Un des entrepreneurs, Yossef, un Juif pratiquant habitant la ville de Yaffo reçut la permission de construire un ensemble de vingt immeubles, depuis les fondations jusqu’aux derniers étages.

A cette époque, le ciment était un matériau précieux et aucune usine n’en fabriquait dans le pays. Il fallait donc en importer de grandes quantités de l’étranger, sinon les ouvriers en étaient réduits au chômage.

Yossef évalua la quantité de ciment dont il avait besoin : cela représentait une très grosse somme mais il était assuré du retour sur investissement quand il vendrait ces maisons.

Le grand jour arriva et le ciment commandé arriva un vendredi, tôt le matin, au port de Yaffo – dans dix énormes containers. Avec ses ouvriers Yossef procéda au déchargement puis convoya cette quantité impressionnante de matériau jusqu’à Ramat Gan. On déposa les containers dans une cour et Yossef contempla avec satisfaction le site où allaient bientôt s’élever de belles maisons grâce à lui.

On était au printemps et tous s’accordèrent pour laisser ainsi le ciment dans la cour ; il n’y avait aucun risque de pluie en cette saison. Dès dimanche, on pourrait commencer les travaux. Yossef et ses ouvriers quittèrent les lieux pour rentrer chez eux à Yaffo et se préparer pour Chabbat.

Quelques minutes avant l’allumage des bougies de Chabbat, on frappa frénétiquement à la porte de Yossef. C’était quelques-uns de ses ouvriers :

– Yossef ! On dirait qu’il va pleuvoir ! Or nous avons laissé les containers de ciment dans la cour, sans aucune protection contre les aléas de la météo ! L’eau va gâcher tout le ciment ! Il faut faire vite !

Yossef jeta un coup d’œil vers le ciel puis sur sa montre : il était impossible d’arriver à Ramat Gan avant Chabbat !

– Dommage mais on ne peut rien faire ! C’est bientôt Chabbat !

– Où est le problème ? Nous, nous sommes prêts à y aller et à recouvrir le ciment – même pendant Chabbat ! Tu sais bien que nous, nous ne respectons pas le Chabbat !

– Je vous interdis de transgresser le Chabbat pour du ciment, pour mon ciment ! affirma Yossef d’un ton déterminé.

– Mais… Yossef…

– Il n’y a pas de « mais » ! Un Juif ne transgressera pas Chabbat pour mon bénéfice ! Quel que soit le prix !

Il souhaita Chabbat Chalom à ses ouvriers et accueillit comme il se doit la sainte journée du Chabbat : des vêtements propres, une table bien garnie, des bougies sur la nappe blanche. La nuit descendit et les sources du ciel se déversèrent sur le pays : il ne faisait aucun doute que toute la marchandise, obtenue si difficilement, était gâchée. Sa femme et ses enfants regardaient Yossef avec étonnement mais, pour lui, c’était un Chabbat normal et il se mit à prier et chanter comme si de rien n’était. Les paroles de Torah coulaient de ses lèvres et tous finirent par se détendre et oublier « le problème ». Yossef, comme à son habitude, consulta un livre puis un autre, récita de nombreux chapitres de Tehilim (Psaumes) : il se considérait comme Noa’h (Noé) dans son arche, à l’abri des soucis du monde, convaincu que son Chabbat était plus important que tout l’argent du monde.

Mais dès que Chabbat se termina et que Yossef eut procédé aux prières et à la cérémonie de la Havdala, il fut bien obligé de réfléchir à la situation. Il grimpa dans sa charrette et se dirigea vers Ramat Gan pour mesurer l’ampleur des dégâts. Les rues étaient inondées par les pluies soudaines et, même si maintenant le ciel était clair, il était évident que tout le ciment serait devenu de la bouillie dont il serait, de plus, difficile de se débarrasser.

Mais quelle ne fut pas sa surprise – et celle de ses employés – en constatant que tous les containers avaient été soigneusement recouverts avec d’épaisses planches en bois : la marchandise était sauvée !

Toute la nuit, Yossef réfléchit à ce qui avait pu se passer : ses ouvriers lui avaient-ils désobéi ? Mais ceux-ci avaient protesté de leur innocence, ils n’étaient pas retournés à Ramat Gan et n’avaient pas touché au ciment !

Finalement il apprit ce qui s’était passé : la compagnie Solel Boné travaillait dans la cour voisine. Quand la pluie avait commencé à tomber juste avant Chabbat, elle avait dépêché des ouvriers non-juifs pour recouvrir ses propres réserves de ciment. Dans l’obscurité, les employés n’avaient pas distingué entre les différentes cours et avaient tout recouvert sans distinction…

Yossef leva les yeux au ciel pour remercier le Créateur : non seulement pour avoir épargné sa marchandise mais aussi et surtout pour lui avoir donné la force de résister à l’épreuve et d’avoir pu célébrer Chabbat…

Rav Yaakov Meir Che’hter – Si’hat Hachavoua N° 1713

Traduit par Feiga Lubecki

(Source : Chabbad.org)

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