Ce n’est pas, d’abord, une crise sanitaire, mais d’imaginaire

Ce n’est pas, d’abord, une crise sanitaire, mais d’imaginaire ___________________________________________________

La Russie, l’Irlande s’y mettent ainsi aussi, après l’Inde, à vouloir sinon enfermer du moins entraver brider, (« claustrer » écrit Isabelle Saillot) leur population au risque de briser durement et gravement les ressorts économiques (à l’instar des années 30 disent certains)  alors que leur nombre respectif de morts reste toujours infime, or c’est pourtant bien là le seul chiffre qui compte (indépendamment des anomalies comme le fait que cela frappe quelques jeunes alors que c’est bien souvent lié à l’absence de prise en charge en temps et en heure).

L’Italie et l’Espagne démontrent jour après jour en réalité l’inanité d’un tel « emprisonnement » d’autant que selon Guy Boivin (professeur au Département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie de la Faculté de médecine de l’Université Laval) le Covid-19, du fait de sa diffusion son faible taux de létalité et sa similitude avec divers virus respiratoires, est appelé à revenir « chaque année, un peu à l’image du H1N1« …

Bien entendu ce professeur, identiquement au sort réservé à Didier Raoult en France, ne sera pas écouté (pas plus que Galilée, Papin, l’ont été) tant une espèce de dictature scientiste et technocratique orgueilleuse tient tous les pouvoirs, et ce au nom de « la » Science, alors que celle-ci n’a, absolument, rien à y voir; répétons-le: l’Italie et l’Espagne, pourtant emprisonnées à double tour, depuis plusieurs semaines s’agissant de la première, démontrent jour après jour le contraire. Tandis que l’Allemagne la Corée du Sud (avec un système de santé presque entièrement privé pour cette dernière) et aussi Taïwan prouvent jour après jour tout l’inverse; l’exception de la Chine étant à plutôt mettre en compte sur sa capacité soudainement décuplée à monter de toutes pièces un système de soins et de prévention bel et bien défaillant avant cette crise.

Il reste l’idée que cela « va » venir, la « vague » des morts, par « centaines de milliers » les experts huissent de statistiques placées sous asymptote, glapissent de courbes abyssales et exponentielles, s’en léchant les babines médiatiques la gorge prête à déverser grande ouverte tout un torrent croissant de chiffres fabriqués par  « la modélisation » elle « la » prévoit, oui, l’entrevoit (soeur Anne) au creux de nos entrailles apeurées ; d’où la crainte qui s’empare désormais de tous les dirigeants mondiaux qui hésitaient encore à entrer dans la danse (Poutine craignant sans doute pour son prochain triturage constitutionnel) hormis le président brésilien (et un peu encore Trump les poche débordants de dollars néanmoins) mais ils se font canarder par tous ces « experts » nous modélisant prédisant l’apocalypse sanitaire sans se rendre bien compte de l’effet anxiogène affaissant les fonctions psychologiques nécessaires pourtant aux défenses immunitaires laissées ainsi démunies tant elles sont excessivement protégées alors que cette crise sanitaire est appelée à revenir (mais les sommes consacrées à la recherche virale avaient été sinon coupées du moins réduites…) et qu’il s’agit de prévenir.

D’autant que leur « calcul » ne tient pas. Il n’est pas en effet possible de modéliser, du moins ainsi, tout un ensemble de variables intégrant l’état donné et le degré d’absorption des systèmes sanitaires, la qualité donnée des soins, le taux donné de létalité, le spectre, inconnu, de la contagion (son indice) la pyramide des âges, la symbiotique régionale et individuelle, le phénomène de promiscuité urbaine…

Cette religion, faussée, du Chiffre idolâtré ainsi cache peut-être aussi autre chose pour expliquer cette servitude volontaire des peuples dont parle également Isabelle Saillot, soit cette peur de plus en plus panique, celle de « la »mort elle-même nous rappelant à la fois notre animalité et celle de notre finitude physique (mais non métaphysique du moins pour les croyants) peur exacerbée ces temps-ci par cette comptabilité macabre quotidienne attachée à ce seul virus alors qu’il n’est pas le seul à être contagieux, qu’il meurt plusieurs dizaines de millions d’humains par an dans le monde, mais, en effet, nous étions de plus en plus bercés par cette idée, réelle, d’espérance de vie prolongée, voire de quasi immortalité possible portée par le transhumanisme, oubliant cependant que nous vivons au fond un hiatus entre plusieurs impératifs comme le souligne Jean-Jacques Wunenburger : hiatus qui, semble-t-il, relève, certes, de diverses impérities en matière de prévention et de ressources sanitaires disponibles à l’instant T comme l’indique cet auteur, mais, révèle également toute cette vanité impudente de toute une Jet-Set imbue de (toutes les) courbes (de Wall Street à Christie’s) jusqu’à non seulement y réduire le réel (Didier Raoult dans son dernier livre cite d’ailleurs Jean Baudrillard en particulier son Simulacres et Simulation qui fut l’une des sources de Matrix, en fin d’article dans La Provence) mais sommer le réel d’y souscrire : précession des simulacres :

« Le territoire ne précède plus la carte ni ne lui survit. C’est désormais la carte qui précède le territoire – précession des simulacres –, c’est elle qui engendre le territoire et, s’il fallait reprendre la fable, c’est aujourd’hui le territoire dont les lambeaux pourrissent lentement sur l’étendue de la carte. C’est le réel, et non la carte, dont des vestiges subsistent çà et là, dans les déserts qui ne sont plus ceux de l’Empire, mais le nôtre. Le désert du réel lui-même. »

Puisse cette crise présente de la précession, précipitée par l’hubris des puissants considérant qu’ils peuvent arrêter la Terre, en attendant de le faire pour son climat, puis pourquoi pas l’Univers (dans plusieurs milliards d’années qui sait) fasse effet papillon, goutte de trop,  grain de sable qui les fasse dérailler, à commencer par leur comptabilité délirante ayant surenchéri l’enchère fluorescente des nombres boursiers et des départs/arrivées d’avions ou de trains par cette correspondance macabre, ce qui nous permettrait de changer d’imaginaire.

Lucien Samir Oulahbib

Ce n’est pas, d’abord, une crise sanitaire, mais d’imaginaire

(Source : Riposte laïque)

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