La ruée infernale de l’homme vers le chaos

La ruée infernale de l’homme vers le chaos

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Je lisais hier un article diffusé chez Dreuz qui me fit verser des larmes d’impuissance, de désolation, moi qui m’étais promis de ne pas flancher devant l’interminable liste de malheurs qui s’abat sur l’humanité entière en ces récentes années.

Il y énumérait la décadence humaine, la lutte pour plus de liberté, toujours plus de liberté sans vraiment réaliser que cette liberté que l’homme recherche n’est autre qu’une soif démente de se destituer de toutes les chaînes qui le relient au Créateur et à Sa création. Un sujet que j’ai dû traiter dans mon œuvre « Les replis de l’âme ou le paradis perdu ».

L’être humain des années 2000 s’est attelé à détruire tout ce qu’il prend et comprend comme étant des limites, des obstacles, des écueils vers sa libération totale de tout joug, de toute attache…

Sait-il au moins de quels jougs il parle ?

La race en premier lieu. Il ne veut plus d’homme blanc, noir, jaune ou rouge. Il veut un homme de couleur indéfinie. Il applique donc la diversité et le métissage à outrance qui finiront par produire une nouvelle race d’homme, dont le teint variera du gris au café au lait.

Qu’en sera-t-il du code génétique ?

Le genre en deuxième étape. Il ne veut plus d’homme ou de femme. Il veut bâtir une famille dans une éprouvette. L’homme choisira le sexe qui lui convient et la femme aussi. Le noyau familial disparaîtra dans cette lutte  pour se libérer de toute attache avec les règles naturelles de la reproduction.

La foi ou religion, doit aussi disparaître afin de permettre à l’homme de se libérer de toute caractéristique, de toute identité, de toute foi.

La nation… plus de nation, plus de frontières, plus de culture, plus de passé… c’est un homme nouveau qui va devoir se constituer sans tout ce qui faisait ses assises il y a quelques années à peine. Couper le cordon ombilical qui le relie avec lui-même et sa constitution.

C’est un véritable « Cri de révolte contre la condition humaine de l’homme » extrait « des replis de l’âme ou le paradis perdu ».

Ainsi, l’homme après avoir bravé son Créateur, omet de prendre en considération sa propre composition et son éphémérité… Il se perdra dans la distraction, se créera des utopies, se parera du scintillement de l’or et des diamants, mais s’affaissera comme la sorcière dans le magicien d’Oz en se dissolvant au simple contact avec l’eau. Vanité, exhibitionnisme, ambition, création de théâtres où l’homme se prend pour le créateur avant qu’un simple souffle de vent ne l’emporte dans les confins de l’oubli et ne fasse de ses accomplissements une relique plus ou moins mémorable.

Ce n’est qu’en mûrissant que l’homme se voit contraint de se mesurer avec l’inévitable issue de sa vie. Il réalise sur le tard, que depuis sa venue au monde, ses murs n’ont cessé de se rétrécir, son horizon, de révéler ses limites infranchissables et l’infini auquel il s’accroche avec ténacité, rien d’autre qu’une illusion.

Il sent et ressent, avant de reconnaître qu’en fait, il n’a jamais été bâti pour l’éternité puisque son sarcophage charnel commence à périr déjà à sa naissance. Il se met alors à ressasser sa vie, son passé, ses réalisations, ses victoires et ses défaites, sa conscience ou son manque de conscience.

Si durant ce contrat limité de sa vie, il s’est évertué à mettre de côté les questions trop sérieuses et embarrassantes, conservant toujours dans son optique cette utopie d’être invincible, capable de duper la mort, convaincu d’être en mesure de s’offrir un futur exceptionnellement retentissant… La première faille qui sourd dans sa muraille de protection, le mène à réaliser qu’il se trompe et qu’il va falloir diguer profondément dans cette partie occultée de son cerveau, négligée par arrogance, afin de donner une quelconque logique à sa réelle quintessence.

Il ne peut plus se dérober et tout en se préparant à quitter le monde des vivants vers une direction définitive mais surtout présumée, il se hasarde dans la recherche de lui-même.

Le paradis, l’enfer, existent-ils ? Y a-t-il un Dieu ? Ou bien ne sont-ce là que les résultats de la trop riche imagination de l’homme ? Une invention pure et simple ? Un leurre ? Une utopie ou pour certains présomptueux, un tremplin ?

Rien n’est vérifiable, rien n’est absolu, définitif, hormis la mort, ou du moins, celle à laquelle quelques-uns d’entre nous croient…

L’homme se perd dans le noir de ses cogitations. Il émet des suppositions, essaie de convaincre les autres de l’existence de la réincarnation, d’une autre sorte de vie après la mort. Mais finalement, la mort est-elle une étape ultime ou une escale dans l’immensité de la création ?

Rien, aucune réponse qui puisse le réassurer, l’apaiser… Aucun génie, scientiste, théologien, philosophe, érudit, ne peut lui fournir une réponse fiable, incontestable et solide… Il se débat dans le vague complet. Beaucoup tenteront d’effleurer ces sujets épineux, sans pour autant réussir à offrir à l’humanité une indubitable évidence…

Ce qui est certain, c’est que l’homme a été créé nanti du besoin de tuer pour survivre. Il dépend d’une liste inexhaustible d’éléments, dont les primordiaux sont l’air, l’eau, la nourriture – sa résilience est liée à sa capacité de lutter et pour s’affermir, il se croit contraint d’annihiler tous ceux qui s’opposent à ses projets, à ses ambitions, à sa domination et refusent de se soumettre.

Il ne s’agit pas seulement de vaincre ses semblables, mais aussi d’apprivoiser l’espèce animale qui lui servira de pâture. Après tout, l’homme n’est-il pas un animal plus intelligent ?

La bataille pour la survie ou pour l’enrichissement mènera l’homme à la barbarie, à l’indifférence, au carnage, à l’immodération, à sa décadence, plafonnant en l’imposition d’une myriade d’inégalités.

Il est néanmoins impossible de niveler le monde et toute la création.

La loi du plus fort sera toujours la meilleure – en vigueur depuis la création et nul ne peut la défier.

Fallait-il la créer ? Sans doute afin d’évaluer le comportement de l’homme face au mal ou face au bien – savoir les différencier, faire appel à sa réflexion, mesurer son jugement, sa compassion, et la nature de sa conscience.

Il est inutile de chercher la perfection chez l’homme ou dans toute la création. Elle n’est qu’une utopie comme une autre. Ces prétendus défauts innés en l’homme, contribuent à engendrer l’ingéniosité, la créativité, le progrès entre autres heurts et malheurs…

La perfection ne peut donc qu’appartenir au Créateur

Et la Bible, l’Ancien Testament ? Qu’offrent-ils ? Possèdent-ils la réponse aux énigmes de l’être humain ? C’est à l’homme de se lancer dans l’aventure afin d’y découvrir ses points de repère, terriblement absents dans sa logique… dont ceux découverts par Adrien et Louis qui semblent avoir résolu leurs trop nombreux arcanes. Ou alors, se contenter de l’agnosticisme tout en essayant de demeurer honnête, juste, tolérant et pacifiste ? Ou encore…

Pourtant, en fin de compte, nul n’échappera à l’éphémérité de la vie terrestre : de la poussière tu es né et à la poussière tu retourneras à la fin de ton trajet d’être humain.

« Tout va dans un même lieu, tout a été fait de la poussière et tout retourne à la poussière. » Ecclésiaste 3

Le jour où l’homme assimilera l’authentique tenure de la nature réelle de sa constitution humaine, son infériorité et son assujettissement au Créateur, tout en interrompant sa tentative de rupture de LUI, il deviendra plus humble et donc meilleur.

Thérèse Zrihen Dvir
(Source : Riposte laïque)

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