Macron-Mélenchon, le nouveau duo de l’anti-France et surtout de la totale collaboration avec l’ennemi : copains comme cochons !

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Première constatation : Macron demeurera dans l’histoire comme un président mal élu avec seulement 38,5% des inscrits.

Par rapport à 2017 Le Pen n’a progressé au 1er tour que de 430 000 votants (5,5%) ce qui semble peu mais qui correspond au pourcentage de variation des processus électoraux sur le long terme.

Entre le 1er et le 2nd tour Marine le Pen progresse de 5 200 000 voix qui sont constituées des voix de Zemmour, de Dupont, d’une partie des voix de Lassalle et quelques « petites voix » de Mélenchon, mais n’arrive pas à mordre sur les abstentionnistes pourtant plus nombreux qu’au 1er tour (+1,7%)

La France des métropoles contre la France Périphérique

La cartographie électorale, démontre une nouvelle fois que les grands centres urbains ont massivement penché du côté du président sortant, chantre de la mondialisation. Ce phénomène va s’accentuant : les habitants des métropoles (aucune n’a donné la Victoire à marine le Pen) ont en effet voté à près de 73 % en moyenne pour Macron -Paris à 80 %-), les zones avec une forte présence populaire et immigrée, ayant placé en tête Jean-Luc Mélenchon au 1er tour, se sont reportées sur Emmanuel Macron au second. On remarque que Marine réalise ses meilleurs scores dans les départements de la diagonale de la France périphérique -de la frontière belge jusqu’aux Pyrénées-.

Il est à noter que MLP arrive en tête dans 4 départements d’Occitanie sur 28, dont le département du Gard où elle bat Macron par 194 000 voix contre 177 000 soit 52,3%. A noter qu’à Saint Julien de la nef, en Cévennes, fief du Président de la Ligue du Midi, le score de Le Pen est de 56%. Si l’on observe les résultats au niveau des communes, la candidate du Rassemblement national arrive en tête dans 18 156 communes, contre 16 922 pour Emmanuel Macron (on retrouve le phénomène Trump au niveau des comtés américains lors de son élection ratée).

En regardant les tranches d’âges…

Emmanuel Macron a bénéficié des votes de la part inactive de la population pour être réélu (https://start.lesechos.fr/societe/engagement-societal/macron-a-gagne-mais-ce-nest-pas-grace-aux-jeunes-1402802) avec les jeunes de 18-24 ans qui ont fait barrage, et sa clientèle de retraités qu’il s’est fait avec le covid (en les « protégeant » et en leur donnant plus de droits par rapport à ceux qui résistaient avec le pass sanitaire). On remarquera que sa propagande électorale du second tour était, dans cette optique, simpliste et écrite en gros caractère dans sa profession de foi. Bien sûr il a reçu le soutien des Français de fraiche date, devenant le candidat des étrangers, et de l’étranger (plusieurs chefs d’état ont demandé de voter Macron), sans compter les organisations européistes.

…Et la sociologie

Marine a surtout eu l’appui des classes laborieuses et des personnes ne bénéfi-ciant pas du « système Macron ». Il faudrait d’ailleurs s’intéresser à ces 20% des électeurs de Mélenchon qui ont voté pour elle : est-ce par haine de Macron ou parce que ce sont les rares ouvriers qui votent à gauche ?

Quelques enseignements

En l’espace de cinq ans, Macron a su utiliser (ou susciter) trois grandes peurs chez les Français, l’une poussant l’autre :

• la peur de la rue et du désordre (gilets jaunes, manifestations anti pass/vaccin obligatoire)

• la peur du virus

• la peur de la guerre

Ainsi, nul besoin de faire une campagne électorale qui ne déplacera en fait que quelques points de pourcentage microscopiques. Sa profession de foi comprenant les « 10 raisons de choisir le projet d’Emmanuel Macron » reprenant une dizaine de thématiques traitées à l’eau tiède : (pauvreté, pouvoir d’achat, santé, sécurité, école, retraites, ainés…) ne méritant qu’une réponse abrupte : « Pourquoi tu l’as pas fait depuis 5 ans que tu es au pouvoir ? ». Vous me direz que ce n’est pas mieux chez Marine qui nous a présenté un programme illisible, chiffré à la va-vite, dans lequel on cherche vainement son nom, celui de son parti, la flamme tricolore ou toute référence à l’identité nationale, commençant par ce truisme abyssal : « Je suis une mère, je suis une femme ». Marine, si ce n’est pas prendre l’électeur pour un débile mental, fais-nous signe…

Avec au final, une grosse déception lors du fameux débat opposant les deux candidats : Marine laissant filer une affirmation énorme de Macron à propos du voile islamique (Ménard dit exactement la même chose) « Madame, vous allez créer la guerre civile » avec tout ce que cela induit d’aplaventrisme devant les islamistes, qui ne nourrissent qu’un projet, celui de détruire notre société.

Ne parlons même pas de l’argument-massue de l’affaire Mac Kinsey que tout le monde attendait et qui s’est traduit par un « Pschitt » lamentable. Incompétence ? fatigue ? complot ? Je pencherais plutôt vers un de ces « petits arrangements entre amis » qui se négocient dans l’ombre de certaines officines sur le mode : « Tu me passes la rhubarbe, je t’envoie le séné ».

Qu’attendre des législatives ?

Ceux qui ont voté Macron ne l’ont pas tous fait pour son programme, et veu-lent maintenant à 86% une cohabitation. Sachant que les partis institutionnels républicains et socialistes ont implosé (ils ont réalisé 6,5% à eux deux), il est probable que Macron se rafle aux législatives la « part du lion », aidé par le fait que le bloc souverainiste va se déchirer, le RN cherchant à préserver son gagne-pain en essayant de chasser « Reconquête ! » du paysage politique.

Mais un deuxième danger réside dans le score du parti de Mélenchon ou de la coalition de gauche qu’il va diriger à l’issu des législatives. Loin de l’idée déma-gogique et saugrenue d’une « élection du 1er ministre » mise en avant sur des affiches, un raz de marée mélenchoniste, se traduisant par une influence gau-chiste accrue, avec les trotskystes à la manœuvre, pourrait mettre en danger les organisations identitaires ou souverainistes par le biais de la procédure de dissolution en conseil des ministres -les Insoumis s’y sont cassés les dents lors d’une tentative dérisoire en 2018 contre la ligue du Midi, via leur députée Mu-riel Rességuier. Aujourd’hui soyons conscients que nous avons deux ennemis déclarés : Macron et Mélenchon à mettre dans le même sac.

Conclusion

Au sortir des prochaines élections nous allons avoir un pays nettement fracturé, dont le dirigeant, largement coupé de la réalité, va essayer d’asseoir sa faible légitimité (haute abstention et peu de votes d’adhésion) en remerciant ceux qui ont voté pour lui (retraités, immigrés et jeunes progressistes) au détriment des autres et de dérouler son programme anti national. D’autant plus que Macron aura les mains libres avec un parlement complètement à sa botte. Puisqu’il n’y aura pas de réélection possible du fait de la constitution, il va prendre toutes les mesures qu’il a mis de côté (retraite, destruction du domaine public…) qui vont exacerber les tensions entre les blocs.

Au-delà des législatives il faudra donc s’attendre et se préparer à de grands mouvements de type gilets jaunes, amplifiés par les restrictions liées à la guerre d’Ukraine (augmentation du prix de l’énergie et pénuries -on ne trouve déjà plus d’huile dans certains magasins) et la crise économique qui va prendre de l’ampleur.

C’est là que nous aurons le plus de chance d’avoir un poids politique pour faire avancer nos idées… ou simplement nous préserver.

Richard Roudier

Macron-Mélenchon, le nouveau duo de l’anti-France

(Source : Résistance Républicaine)

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