Archives de Catégorie: ACCUEIL (évolue régulièrement)

Une vidéo patriote contre une ignoble vidéo propagandiste de l’ONU …

Une vidéo patriote contre une  ignoble vidéo propagandiste   de l’ONU … ___________________________________________________

– La première vidéo est une immonde vidéo de propagande de l’ONU poussant à notre invasion. Le culot de cette vidéo est sans limite : « Avec 244 millions de gens en mouvement, la migration est inévitable, nécessaire, et désirable ».

Ne regardez pas cette vidéo, il ne faut pas s’infliger un stress et une colère inutiles.

– Mais maintenant, regardez cette seconde vidéo. Des joyeux lurons ont réparé les quelques erreurs de la première, et l’ont renommé « Unité Globale contre la Migration ».

Une vidéo patriote contre une ignoble vidéo propagandiste de l’ONU …

(Source : Résistance Républicaine)

Les guides d’Auschwitz

______________________________________________

Pendant 70 ans, l’histoire des Juifs qui se sont accrochés à la foi et au rituel dans les camps de la mort a été négligée. Maintenant, les guides sont équipés pour nous éclairer sur ces luttes.

Construire une soukka clandestine, mettre des phylactères, chercher à recevoir un conseil rabbinique : malgré le risque de mort immédiate si on est pris, la résistance spirituelle – grande et petite – a été forte chez les juifs religieux dans les camps de concentration nazis.

Pourtant, depuis plus de 70 ans, les manières dont tant d’hommes et de femmes se sont battus pour pratiquer leur foi dans des circonstances aussi difficiles ont largement été ignorées : une omission que l’on ressent particulièrement lors des visites d’Auschwitz-Birkenau.

« L’histoire de l’Holocauste s’est concentrée en grande partie sur ce qui s’est passé chez les Juifs. En se concentrant sur l’individu dévasté par le génocide, par défaut, il devient l’auteur de l’histoire. Lorsque vous parlez de ce qui est arrivé à la victime, l’histoire humaine est sublimée », a déclaré le Dr Henri Lustiger-Thaler, conservateur en chef du Amud Aish Memorial Museum à Brooklyn, New York, et professeur de sciences sociales au Ramapo College dans le New Jersey.

En effet, une grande partie de ce que les gens voient en visitant les camps de concentration et d’extermination est assez clinique : des tas de valises, soigneusement étiquetés avec les noms et les adresses, des tas de serrures. De tels artefacts sont nécessaires pour aider à raconter l’histoire de l’Holocauste, mais peuvent détourner une grande partie de l’attention sur ce que les nazis ont fait plutôt que sur la manière dont les prisonniers juifs l’ont vécu.

Henri Lustiger-Thaler, conservateur en chef au Amud Aish Memorial Museum et professeur de sciences sociales au Ramapo College dans le New Jersey, a aidé à former 70 guides au musée Auschwitz-Birkenau sur la façon dont les juifs religieux ont gardé leur foi. (Crédit : Rachel Bensimon)Henri Lustiger-Thaler, conservateur en chef au Amud Aish Memorial Museum et professeur de sciences sociales au Ramapo College dans le New Jersey, a aidé à former 70 guides au musée Auschwitz-Birkenau sur la façon dont les juifs religieux ont gardé leur foi. (Crédit : Rachel Bensimon)

En collaboration avec le musée d’Auschwitz-Birkenau, les éducateurs d’Amud Aish et du Kleinman Holocaust Education Center se sont rendus en Pologne, où ils ont formé les guides d’Auschwitz pour qu’ils racontent mieux l’histoire de la conviction et de la foi et des prisonniers juifs orthodoxes et comment ils ont vécu cet emprisonnement.

L'entrée du camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau avec le célèbre slogan "Arbeit macht frei" (Le travail libère). (Crédit : Joël Saget/AFP)

L’entrée du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau avec le célèbre slogan « Arbeit macht frei » (Le travail libère). (Crédit : Joël Saget/AFP)

« Pour la toute première fois, le sujet complexe de la manière dont les Juifs orthodoxes ont géré la réalité du camp d’extermination d’Auschwitz a été analysé de manière exhaustive et présenté aux éducateurs du musée. Ils ont été dotés d’un outil important qui leur permettra de présenter cette question à la fois aux visiteurs qui ne sont pas impliqués dans le judaïsme orthodoxe, ainsi qu’aux groupes orthodoxes, dont la présence au musée augmente constamment », a déclaré Andrzej Kacorzyk, le directeur du Centre international d’éducation sur Auschwitz et l’Holocauste au mémorial d’Auschwitz.

Près de 2,1 millions de personnes ont visité Auschwitz en 2016, un nouveau record 71 ans après sa libération. Ce chiffre est déjà sur la bonne voie pour être dépassé en 2017, selon le musée.

La majorité des visiteurs ont profité des 286 guides du musée, qui parlent collectivement près de 20 langues. Cependant, jusqu’à présent, les visites organisées par le musée ne s’attardaient pas sur la vie plus spirituelle et religieuse des Juifs emprisonnés là-bas.

« En ajoutant cette dimension, vous commencez à voir que l’histoire des juifs religieux et de la culture religieuse d’Europe a été complètement détruite. En l’intégrant, cela leur donne [aux prisonniers] une voix ici et aide également à réanimer ce monde aussi. L’histoire ne concerne pas seulement une personne qui entre dans le ghetto, le camp de travail ou la chambre à gaz – il s’agissait d’une culture entrant dans le ghetto, dans le camp de travail ou dans la chambre à gaz », a expliqué Lustiger-Thaler.

Au cours des dernières années, certains ont affirmé qu’il y avait un « épuisement de l’Holocauste ». Mais grâce à ce projet, Lustiger-Thaler a appris que plus on creuse, plus on apprend que ce monde sombre est loin d’être épuisé. De nouvelles histoires, de nouveaux angles, sont révélés tout le temps, a-t-il indiqué.

Le rabbi Aubrey Hirsch, conférencier du Musée commémoratif Amud Aish et le docteur Henri Lustiger-Thaler, conservateur principal du musée, avec le groupe de guide à Birkenau. (Crédit : Autorisation)

Le rabbi Aubrey Hirsch, conférencier du Musée commémoratif Amud Aish et le docteur Henri Lustiger-Thaler, conservateur principal du musée, avec le groupe de guide à Birkenau. (Crédit : Autorisation)

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant les conférences et les visites du camp, Lustiger-Thaler et le directeur d’Amud Aish, le rabbin Sholom Friedmann, ont échangé sur la façon dont les victimes religieuses luttaient pour maintenir leur identité et se battaient pour observer leur foi.

« Le million de Juifs qui ont péri à Auschwitz-Birkenau, et ceux qui ont survécu, étaient essentiellement religieux. Bien que la guerre ait changé la vie, beaucoup ont toujours conservé leurs croyances. En conséquence, leur souffrance a été ressentie à travers la lumière de leur foi », a déclaré Friedmann.

Plus de 70 guides ont participé à la formation, qui comprenait six arrêts supplémentaires pendant la visite d’Auschwitz. Quatre autres éléments sont prévus pour l’année prochaine, y compris l’ajout de l’histoire des femmes religieuses.

Alors que la formation donnait aux guides un nouvel outil enrichissant pour le récit, le contenu et le noyau des visites restent les mêmes, a déclaré Tomasz Michaldo, le directeur de la méthodologie des guides au musée Auschwitz-Birkenau, dans un e-mail.

Le rabbin Aubrey Hirsch, conférencier du Musée commémoratif Amud Aish, apportant des précision aux guides d'Auschwitz. (Crédit : Amud Aish)

Le rabbin Aubrey Hirsch, conférencier du Musée commémoratif Amud Aish, apportant des précision aux guides d’Auschwitz. (Crédit : Amud Aish)

 

« Pour moi, le point le plus important de la formation était de familiariser les guides sur la perspective fondée sur la foi à Auschwitz et de leur faire prendre conscience que l’expérience basée sur la foi juive est différente de celle vécue en l’absence de foi », a déclaré Michaldo.

« Tous ont déclaré que c’était une séance qui leur a ouvert les yeux. La plupart de ceux qui ont participé ont déjà été à Yad Vashem et à d’autres musées liés à l’Holocauste, mais la perspective fondée sur la foi n’a pas été soulignée dans aucun de ces [musées]. Je sais que beaucoup d’entre eux utilisent ce qu’ils ont appris pendant les visites », a déclaré Michaldo.

Les guides ont appris à intégrer certaines de ces histoires et sujets de discussion à six arrêts différents pendant la visite. L’un des arrêts est à la cuisine et des témoignages expliquent comment les Juifs ont utilisé des barils pour construire clandestinement une soukka à Auschwitz III-Monowitz en 1943, ainsi que comment ils ont secrètement organisé des services de prière et ont continué à porter des vêtements religieux sous leurs uniformes.

Des survivants juifs de l'Holocauste portent le tefilin, ou les phylactères, et le châle de prière pendant qu'ils lisent les rouleaux de la Torah lors de leur cérémonie de bar mitzvah, normalement faite à l'âge de 13 ans, le 2 mai 2016, au mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem . (Crédit : AFP Photo / Menahem Kahana)

Des survivants juifs de l’Holocauste portent le tefilin, ou les phylactères, et le châle de prière pendant qu’ils lisent les rouleaux de la Torah lors de leur cérémonie de bar mitzvah, normalement faite à l’âge de 13 ans, le 2 mai 2016, au mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem . (Crédit : AFP Photo / Menahem Kahana)

Ils ont également exploré les questions posées par certaines victimes aux rabbins dans un monde traître et mortel.

À l’arrêt dans le camp des hommes de Birkenau, les guides ont appris où se trouvait l’emplacement exact où les questions ont été posées au rabbi Tzvi Hersch Meisels sur la pratique de l’échange de la vie des garçons sélectionnés pour les chambres à gaz : un père pouvait-il échanger la vie de son fils tout en sachant que cela signifiait que Le garçon échangé serait remplacé par une autre victime ?

« Souvent, dans un camp de concentration et un camp de la mort, il y avait des choix sans choix. Les règles ont changé. Il n’y avait pas de comportement normatif. Qu’est-ce qu’il y avait encore ? Une vie intérieure était là, ou au moins le choix d’avoir une vie intérieure, dans un endroit où tout – tout – était une question de vie et de mort », a insisté Lustiger-Thaler.

« Ce ne sont pas des moments ponctuels de résistance, c’était continuel. Toute leur vie dans le camp est devenue une résistance », a-t-il conclu.

Times of Israël

Les guides d’Auschwitz relatent aussi la résistance spirituelle des Juifs

(Source : JForum)

 

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les Hommes ont le devoir de contribuer activement – Expliquer les Juifs et le judaïsme aux non-juifs et aux Juifs non initiés au judaïsme

____________LA COLOMBE DE LA PAIX_____________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde ! 

____________________________________________________

Image associée

Image associéeDanse folklorique israélienne : la danse des jeunes filles de Jérusalem

Extraits du « Petit traité » de Claude Riveline, une présentation du judaïsme facile à lire car elle est succincte et claire, depuis les sources bibliques jusqu’aux problèmes contemporains. Claude Riveline est un ancien élève de l’Ecole polytechnique, ingénieur général des mines et professeur de gestion à l’Ecole des mines de Paris.

Le mot « Juif » désigne une grande variété de personnes. c’est ce qu’il y a de commun entre un diamantaire d’Anvers, un soldat israélien, un rabbin de Meknès ; entre Jésus, Freud et Einstein ; entre des agriculteurs de Judée d’il y a 2 000 ans, de riches marchands d’Amsterdam au Grand Siècle et de misérables colporteurs en Europe au XIXe siècle. A quoi il convient d’ajouter tous ceux qui se considèrent comme Juifs, même si d’autres Juifs ne les reconnaissent pas comme tels, soit parce qu’ils ont adopté une autre religion, soit parce que leur mère n’est pas juive, soit parce que leur conversion au Judaïsme n’est pas acceptée par tous. Mais la dimension juive de tous ces personnages se rattache à l’une ou l’autre des 3 origines : une tradition religieuse et savante, une tradition nationale, une tradition familiale.

Résultat de recherche d'images pour "photos et peintures du judaïsme"

Toutefois, si différents qu’ils soient les uns des autres, ces Juifs ont en commun une longue histoire, sans doute l’une des plus anciennes de toutes les civilisations encore vivantes. Il ne reste plus d’Athéniens du temps de Socrate, plus de Romain du temps de César, mais un Juif de Jérusalem parle la même langue aujourd’hui qu’il y a 2 000 ans, étudie les mêmes textes et célèbre les mêmes fêtes.

Image associée

Yom Yerushalayim

Les Juif ont autre chose en commun : des adversaires. Jean-Paul Sartre, dans ses « Réflexions sur la question juive » (Gallimard, 1954), affirme même que la seule dimension commune à tous les Juifs est l’existence de l’antisémitisme. Je pense qu’il a tort. S’il est vrai que les persécutions révèlent leur Judaïsme à ceux qui l’auraient oublié, un destin juif est toujours associé à une certaine conception de l’Histoire, un projeet pour l’aventure humaine. C’est ce qu’on appelle usuellement le messianisme. La première énigme qu’offre l’existence des Juifs, avant leuer diversité, est leur survie. Or, leur histoire expliquerait plutôt leur disparition, soit par assimilation aux cultures ambiantes dans les bonnes périodes, soit par extermination dans les mauvaises.

Image associée

Leur survie s’explique selon moi par des raisons internes au peuple juif, à savoir, une fidélité extrême au projet messianique, et il importe donc de comprendre d’abord ce qu’il contient. En bref, c’est un programme de vie collective pour toutes les familles humaines qui doit réconcilier morale et politique, c’est-à-dire, le respect des personnes et le maintien de l’ordre, programme dont les personnages clés sont les figures bibliques d’Abraham et de Moïse. Les Juifs connaissent ce programme bien mieux que leur histoire, et c’est là qu’ils déchiffrent leur véritable identité. Avant d’avoir une histoire, les Juifs ont une mémoire.

Image associée

LES ORIGINES

Les Juifs sont parfois désignés comme le peuple du Livre. Le Livre en question est bien sûr la Bible, plus précisément la partie que les chrétiens appellent l’Ancien Testament. Dans cet ensemble de textes prophétiques, les Juifs portent une dévotion particulière aux 5 livres de Moïse, en grec, le Pentateuque et en hébreu, la Torah. Ecrite en hébreu et aujourd’hui encore à la main sur des rouleaux de parchemin, la Torah est au centre du culte de synagogues, elle est lue, chantée, étudiée, commentés par les Juifs dès leur plus jeune âge depuis des millénaires. Un enfant juif qui connaît par le menu les faits et gestes d’Abraham et de Moïse n’a que de vagues lueurs sur l’affaire Dreyfgus ou l’histoire du sionisme. Plutôt qu’une histoire, les Juifs ont une mémoire. Aussi, pour comprendre qui ils sont aujourd’hui, est-il important de savoir comment ils comprennent la Bible.

Résultat de recherche d'images pour "photos et peintures du judaïsme"

Marc Chagall

La faute d’Adam et Eve

Dans la Bible, tout ce qui s’y passe doit être compris aussi à plusieurs niveaux, car la Torah est codée et ne livre ses secrets que lorsqu’elle est lue en hébreu, sans  traduction, laquelle est une sorte de « trahison » en soi, car l’hébreu est une langue bien spécifique qu’il faut décrypter et décortiquer mot après mot, aucune  répétition dans la bible n’est fortuite ; elle a une signification bien précise que l’on ne saurait deviner spontanément, de là l’étude minutieuse des textes que font les Juifs. Au premier degré, la Bible raconte la naissance du peuple juif à partir du récit de la création du monde et celle du premier couple adamique. Adam et Eve. Tout le monde se souvient de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : le Créateur avait installé Adam et Eve dans une sorte de paradis, le jardin d’Eden, et leur avait tout permis sauf la consommation d’un certain fruit. Sur les conseils du serpent, Eve, puis Adam, mangent du fruit défendu et sont chassés du jardin.

De ce récit, la tradition juive retient des idées fondamentales sur l’homme, sa liberté et ses devoirs. Tout d’abord, il résulte de ce récit que toute l’humanité descend du même couple, ce qui interdit toute discrimination, tout racisme. Une conséquence pratique est que n’importe quel être humain peut, s’il le veut vraiment, se convertir au judaïsme.

Image associée

Une autre conséquence est que l’homme est invité à obéir à D.ieu et qu’il a donc la liberté de désobéir. Chose étrange : le Tout-Puissant ne sait pas ce que l’homme va faire. Il y a entre le Créateur eet sa créature un dialogue problématique, comme entre deux associés. D.ieu, après avoir créé une ébauche du monde en 6 jours, confie à l’homme le soin d’achever cette création. Mais Il ne s’en désintéresse pas. Adam et Eve étaient prévenus : « Si vous désobéissez, vous serez punis. » A l’inverse des dieux de l’Olympe qui frappent selon leur fantaisie, le D.ieu des Juifs apparaît comme un partenaire exigeant, mais loyal.

Le fruit de l’arbre n’est associé, dans la tradition juive, ni au péché de chair, ni à la science comme dans le mythe de Prométhée. Beaucoup de commentateurs pensent que ce fruit était quelconque. Il avait pour seule vertu d’obliger Adam et Eve à bien regarder chaque fruit, à s’interroger sur sa nature avant de se l’approprier. On retrouve cette préoccupation dans les règles de la nourriture casher, qui occupent une grande place dans la vie des Juifs pratiquants d’aujourd’hui. Être attentif à ce que l’on voit, fût-ce un aliment, est un impératif présent dans toute la suite du texte biblique.

L’arc-en-ciel rappelle celui apparu dans les cieux à la suite du déluge biblique par lequel D.ieu indiquait qu’il faisait la promesse de ne plus détruire le monde entier par les eaux.

Les 70 nations de la terre et le déluge

Tout le monde connaît l’arche de Noé et la colombe au rameau d’olivier qui annonça la fin de la colère divine. Ce que l’on sait moins, c’est la raison pour laquelle D.ieu s’était résolu à détruire l’humanité. Le texte indique que la violence s’était installée parmi les hommes, violence caractérisée notamment par le fait que les plus forts enlevaient les femmes qu’ils trouvaient à leur goût. Cette génération vivait dans une sorte d’anarchie et aboutit à une impasse.

Noé et sa famille en réchappent. Ils ont mis longtemps à fabriquer leur navire, ce qui devait susciter la perplexité de leurs contemporains et les alerter sur l’imminence du châtiment divin : le D.ieu de la Bible prévient toujours. Par ailleurs, Noé apporte la preuve que le mérite d’un seul individu peut sauver l’humanité, ou du moins permettre à l’Histoire de suivre son cours. Chaque Juif est invité à se dire à tout instant qu’il est peut-être celui-là.

Le texte rapporte qu’après le déluge, les 3 fils de Noé, Sem, Cham et Japhet eurent de nombreux descendants, et 17 noms sont explicitement cités. Ce nombre de 70 désigne dans toute la tradition juive celui des nations initiales du monde. On trouve, par exemple, dans cette liste, des fils de Cham, Canaan et Mitsraïm, appellation hébraïque de l’Egypte, et un fils de Japhet, Yavan, qui deviendra la Grèce. La tradition juive prête à ces 70 nations une authenticité, une importance dans la réussite de l’Histoire comparable à celle des Juifs. Ceci est par exemple attesté par le fait que le grand Sanhédrin, le tribunal suprême de Jérusalem, ne pouvait valablement délibérer que si ses membres parlaienet à eux tous les 70 langues de la terre.

Les noms des fils de Noé indiquent leur manière d’être : « Chem » veut dire « le nom ». C’est de là que vient le mot « sémite », qui englobe notamment les Juifs.Il évoque la singularité de chaque sujet, la préoccupation d’un sens. « Cham » évoque la chaleur, l’énergie, c’est-à-dire la prééminence des forces naturelles. « Japhet » évoque la beauté. En bénissant ses 3 fils, Noé met clairement Cham en état de subordination par rapport aux deux autres et confie à Japhet le soin de veiller à lapaix entre tous les hommes. Il s’agit d’un idéal d’harmonie, que l’on associe notamment à la culture grecque classique.

D.ieu n’avait donné aucun ordre aux hommes depuis Adam et Eve. Cela change avec Noé. La tradition juive enseigne (ce n’est pas très explicite dans le texte biblique) que les nations de la terre reçoivent alors 7 commandements, les fameux commandements noa’hides (du nom hébraïque de Noé) :

  • interdiction du meurtre,
  • du vol,
  • du blasphème,
  • de l’idolâtrie,
  • des unions illicites
  • de manger la chair d’un animal vivant
  • obligation d’établir des tribunaux

Ce code est confié à Japhet pour son apostolat à l’usage de l’humanité entière. L’existence de ces lois noa’hides explique l’attitude de la tradition juive à l’égard du non-juif, et notamment sur le problème des conversions. Un non-juif qui respecte ces 7 commandements peut atteindre un degré de perfection égal ou supérieur à celui du meilleur des Juifs, lequel est astreint, non pas à 7, mais à 613 commandements, qui portent sur les moindres détails de son comportement. Les rabbins découragent donc les candidats à la conversion en leur faisant valoir qu’il vaut mieux rester un bon Gentil que de devenir un mauvais Juif.

La tour de Babel

Après l’épisode de la tour de Babel où l’unité factice de l’humanité tourne résolument le dos aux aberrations qui ont conduit au déluge, et elle entreprend de construire une ville et une tour qui matérialisent son unité. Mais la violence est tournée contre D.ieu, car cette tour devait atteindre le ciel. Le récit de la Tour de Babel fournit un bon exemple de la richesse du vocabulaire hébreu et de la manière de l’interpréter des exégètes juifs. Le texte dit en effet que les hommes avaient entrepris cette construction « de peur de nous disperser sur toute la surface de la terre. » Or, « surface » se dit en hébreu biblique de la même manière que « les visages » ; c’est donc la multiplicité des nations de caractères, des opinions, qui les effrayait. J’ai aventuré l’hypothèse que la langue unique des origines ressemblait au langage informatique, qui n’a que 2 mots : oui et non, et que le matériau qui constituait la tour était du béton, pierre artificielle qui vient de nulle part. La tentation de la tour de Babel ne nous pas quittés.

Abraham, associé du Créateur

Le projet messianique reçoit une définition précise quelques générations plus tard, lorsqu’un berge de Mésopotamie du nom d’Abram (il n’est pas encore appelé Abraham), est interpelé par le Créateur pour quitter sa famille et son pays, et pour aller fonder une nation nouvelle sur la terre de Canaan. Cette nation aura des particularités singulières : il règnera entre tous les habitants le même respect affectueux qu’au sein d’une famille unie, malgré les nécessités de l’administration et de l’ordre public. La vocation de ce projet, tribal au départ, est résolument universelle. Toutes les familles de la Terre, chacune à leuer manière, devront à terme s’en inspirer.

Pour comprendre l’audace de ce projet, il faut se représenter, en termes modernes, un carrefour urbain où un agent fait passer les voitures, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.

Résultat de recherche d'images pour "Photos du Nil en Egypte"

Israël et l’Egypte

Arrivés à 70 avec Jacob et Joseph, les Juifs repartent d’Egypte 2 siècles plus tard en une foule de plus de 2 millions. C’est la passage de la famille au peuple, et la question se pose de savoir pourquoi il fallait que cette mutation se produise en Egypte. Pour le comprendre, il faut partir de la remarque que la Bible tout entière a pour théâtre 3 contrées, l’Egypte, Babel et Canaan, qui par leurs caractéristiques géographiques suscitent des civilisations contrastées.

L’Egypte est une longue oasis, irriguée avec une parfaite régularité par le Nil. C’est le lieu de la planète où la maîtrise de l’homme sur la matière est une évidence : par le dessin des canaux et le réglage de l’rirrigation, le pouvoir politique peut décider du sort de l’agriculture. Aussi, le pharaon règne-t-il comme un dieu sur les choses, les bêtes et les gens. Tous les peuples de l’Antiquité, notamment les Grecs et les Romains, ont été fascinés par la puissance et la pérennité de l’empire d’Egypte.

Babel (à ne pas confondre avec la tour du même nom) désigne une entité plus vague centrée sur la Mésopotamie et au périmètre variable au cours des temps. Les 2 grands fleuves, le Tigre et l’Euphrate, ont des cours et des débits capricieux, et nulle part on ne retrouve une zone de sécurité comparable à l’Egypte. Aussi les habitants sont-ils condamnés à la mobilité et à l’échange. C’est un monde de pasteurs et c’est là qu’Abraham est né.

 Image associée

Canaan est située à la charnière entre ces deux mondes. Cette petite contrée peut être transformée en un jardin s’il pleut suffisamment ou en un affreux désert si la pluie vient à manquer. Les hommes y ont spontanément les yeux tournés vers le ciel. Les Egyptiens cités dans la Bible ne portent pas de nom propre (à une exception près, Putiphar, employeur puis beau-père de Joseph), mais seulement des noms de fonctions (le préposé au pain, le préposé aux boissons, etc…), au même titre que les esclaves représentés sur leurs fresques ont tous le même visage et ne diffèrenet que par leurs outils.

Le pharaon de Joseph, fils de Jacob, devenu Israël en se battant avec l’ange d’Esaü et en sortant vainqueur et qui fonda les tribus d’Israël – a été attentif à ses recommandations et il accueille le patriarche Jacob avec bonté et respect. Il est vrai que la situation se dégrade en Egypte lorsqu’apparaît un nouveau pharaon « qui n’avait pas connu Joseph », et les persécutions commencent pour le peuple juif devenu entre temps très nombreux. Un dur esclavage lui est imposé et le meurtre des bébés mâles est décrété. Ils sont jetés dans le Nil dès leur naissance. Mais de ces malheurs émergera le salut. Le  bébé Moïse échappe à la mort grâce à la fille du pharaon qui le découvre sur le Nil et l’adopte. Il passera les 40 premières années de sa vie dans un rôle de prince égyptien. Tel était l’homme dont la Bible nous dit qu’aucun autre prophète ne fut jamais plus proche de D.ieu. Une éducation égyptienne lui était donc nécessaire.

Image associée

Après l’épisode des 10 plaies infligées à pharaon pour qu’il libère les Hébreux esclaves, la sortie d’Egypte est l’événement initiateur du projet messianique au niveau national comme la conversion d’Abraham au judaïsme l’avait été au niveau individuel. Elle est célébrée avec une grande ferveur dans les familles juives lors de la soirée pascale, le « Séder », repas accompagné de nombreux rites qui viennent enseigner aux plus jeunes enfants leur identité d’esclaves libérés.

Les Juifs ne sont pas sortis d’Egypte les mains vides. Sur ordre exprès et répété de D.ieu, ils emportent des objets d’or, des objets d’argent et des tissus précieux qui serviront à confectionner le Tabeernacle, ce temple portatif du désert, où Moïse s’entretenait avec le Créateur (le veau d’or, avait une autre provenance). En revanche, ils n’emportent pas de pain levé. Ils rejettent la fermentation, force obscure qui dilate de gaz la pâte du pain, à l’image de l’orgueil qui enfle de vide l’idée que l’homme se fait de lui-même. Encore aujourd’hui, la fête de Pâque est précédée d’une élimination méticuleuse de tout levain, au profit du seul pain azyme, qui compose aussi les hosties catholiques.

Le contraste entre l’or et le pain apporte une nouvelle indication sur le projet messianique. L’or, le plus parfait des métaux, symbolise la victoire de la raison sur la nature, et la présence de l’or égyptien avait le lieu le plus sacré pour les Juifs laisse entendre qu’ils n’ont aucune inhibition devant la science héritée des Grecs et des Romains, eux-mêmes héritiers de l’Egypte. Le progrès matériel fait partie du projet messianique, mais les ferments de tyrannie qu’il recèle doivent faire l’objet d’une vigilance constante.

Image associée
La révélation du Sinaï

Quelques semaines après son départ d’Egypte marqué par des prodiges tels que la traversée de la Mer Rouge et l’anéantissement de la cavalerie du pharaon, le peuple d’Israël entend la voix de D.ieu proclamer 10 paroles du haut du mont Sinaï dans un spectaculaire déploiement d’images et de sons. Ensuite, Moïse restera 40 jours sur la montagne pour écrire le texte de la Torah et pour recueillir tous les commentaires non écrits qui permettent de comprendre et de mettre en pratique les 613 commandements qu’elle contient.

Pourquoi D.ieu a-t-il privilégié 10 paroles avec tant d’éclat ? Elles sont composées d’une présentation du divin locuteur (« Je suis l’Eternel, ton D.ieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, d’une maison d’esclavage »), de 4 commandements de nature religieuse (interdiction des idoles, interdiction des faux serments institution du repos hebdomadaire du Chabat, respect des parents), puis de 5 interdits de nature sociale (le meurtre, l’adultère, le vol, le faux témoignage, la convoitise). L’énigme consiste en ceci que ces divers impératifs figurent sous des formes voisines dans le reste de la Torah, sans q’uil leur soit conféré un relief particulier.

Image associée

Il est à noter que, dans la première parole,  D.ieu se présente en faisant référence à l’Egypte, ce qui confirme l’importance de cette civilisation, mais pour souligner aussitôt son défaut : l’esclavage. Ilsraël aura pour tâche de mettre en oeuvre les vertus égyptiennes tout en protégeant la liberté de chaque personne. Cette liberté est affirmée par la 4ème parole, qui concerne le Chabat. Du vendredi soir au samedi soir, les Juifs pratiquants d’aujourd’hui observent un chômage d’une extrême précision, qui les écarte de toute action créatrice, jusqu’à leur interdire d’écrire, de cuisiner, de prendre un moyen de transport ou de porter un objet hors de chez eux. Un pareil carcan évoque guère la liberté, mais icette 4ème parole précise que les interdits s’appliquenet aux serviteurs. Ces derniers sont ainsi arrachés à leur sujétion, au même titre que leur maître qui, en s’imposant les mêmes contraintes, échappe pour un jour à la vie des affaires. La Torah prescrit de mettre cette disponibilité à profit pour célébrer des rites joyeux, repas de fêtes, chants et rencontres amicales.

Image associée

Le veau d’or et les rébellions d’Israël

Trois jours après la traversée de la Mer Rouge, le peuple murmurait déjà contre Moïse et voulait retourner en Egypte. L’esclavage a ses douceurs, notamment l’irresponsabilité. Cette nostalgie s’exprimera avec une violence particulière à l’occasion de la faute du veau d’or. Ce drame a été provoqué par un malentendu sur la durée du séjour de Moïse sur le mont Sinaï. Se croyant abandonnés, les Juifs demandent à son frère Aaron de leur dresser une idole. Il réclame de l’or qu’il met à fondre, et il sort du creuset un veau qui répond à leur attente.

On associe usutllement le culte du veau d’or à celui des affaires et du lucre. C’est là un contresens. Le monde biblique du lucre est l’empire de Babel, dont la tradition juive nous dit que la divinité tutélaire était Mercure, le dieu romain des voyageurs et des voleurs. Le veau est ici un symbole égyptien, évocateur de l’immobilité terrienne. Beaucoup de commentateurs le rattachent au souvenir de Joseph, associé à l’image du taureau dans la bénédiction finale de Moïse (« Joseph, taureau aîné superbe ») et qui rappelle aux Juifs le temps où ils faisait si bon vivre en Egypte. C’est avec les bijoux personnels du peuple qu’Aaron a fondu la statue du veau et ces dons volontaires n’évoquent guère l’avarice.

L’Eernel informe Moïse, toujours sur le Sinaï, du culte du veau d’or, et lui annonce son intention d’anéantir le peuple, et de faire de lui, Moïse, un nouvel Abraham. Moïse plaide avec succès la grâce du peuple, mais après être redescendu il brise les tables gravées par D.ieu, et fait exécuter 3 000 meneurs. La ribu de Lévi, qui ne s’était pas associée à ce culte, reçoit le monopole de la prêtrise, auparavant destinée aux aînés de toutes les tribus.

La faute des explorateurs

Résultat de recherche d'images pour "photos, peintures et dessins du Josué de la Torah"

Les explorateurs en terre de Canaan

Après le veau d’or, le peuple juif reçoit de nouvelles tables de la loi. Mais les affrontements vont continuer. L’un d’entre eux, l’épisode des explorateurs, va peser d’un grand poids. La terre de Canaan, promise aux patriarches et destination des rescapés d’Egypte, n’était qu’à quelques jours de marche du Sinaï. Le peuple réclame à Moïse une opération de reconnaissance des lieux, et Moïse choisit 12 guerriers, un par tribu, pour cette mission. Sur 12, 10 reviennent avec une description effrayante de la terre et de ses habitants. Le peuple est désespéré, et D.ieu en conclut qu’il est trop imprégné de son récent destin d’esclaves pour assumer les charges d’une existence économique et politique normale, et il le condamne à errer 40 ans dans le désert jusqu’à ce que tous les hommes qui avaient plus de 20 ans lors de la sortie d’Egypte soient morts.

Le récit biblique ne porte que sur les 2 premières et sur la dernière année de ce séjour. Aucun événement particulier n’est signalé durant les 37 ans intermédiaires, mais des indications précises sont données sur le monde de vie dans le désert. A la manière d’une barre de métal que l’on remet droit en la ployant dans l’autre sens, les Juifs vont être énergiquement soignés contre les tares des sédentaires contractées en Egypte.

Cette foule considérable 600 000 hommes de plus de 20 ans, plus les femmes et les enfants) marchait en colonne, groupés par tribus, la tribu de Lévi transportant le temple démontable, le Tabernacle, et les objets du culte. Quand le mouvement s’arrêtait, le camp s’installait en carré autour du Tabernacle. Un nuage les guidait le jour, une colonne de feu la nuit. Mais ils ne savaient jamais pour combien de temps ils étaient installés. Cela pouvait durer quelques jours ou plusieurs années. Si mobiles que soient les nomades, ils organisent leurs déplacements. Cette possibilité n’existait pas pour les Juifs.

Résultat de recherche d'images pour "photos, peintures et dessins du prophète Bilam"

Le prophète Bilam et son ânesse

Le traitement fut efficace, si l’on en juge par l’admiration que le camp d’Israël inspira au prophète des nations, Bilam, lorsqu’au terme de ce séjour, les Juifs se heurtèrente à d’autres peuples. Bilam est un prophète non juif, plus proche de D.ieu que Moïse lui-même, que l’un des rois de la région avait sollicité pour maudire les Juifs dont il redoutait la puissance guerrière. Bilam multiplie sacrifices et sortilèges, s’efforce de répondre à la demande qui lui est faite, mais au lieu des malédictions contre le peuple d’Israël, il ne peut prononcer que des bénédictions. On lui doit, en particulier, cette sentence, souvent gravée au fronton des synagogues d’aujourd’hui : « Que tes tentes sont belles, Jacob, tes demeures, Israël ».

Les commentateurs se demandent ce qui a pu inspirer Bilam, et ils donnent cette réponse surprenante : il a observé que les ouvertures des tentes n’étaient pas les unes en face des autres, ce qui protégeait l’intimité de chaque famille. Politologue compétent, Bilam savait que pour maintenir l’ordre dans une foule, surtout si les prétextes guerriers ou économiques font défaut, un système policier est indispensable, fondé sur la surveillance des uns par les autres. Rien de tel dans ce camp, ce qui suggère que chaque famille porte par elle-même les exigences morales de tous. C’est une autre définition de l’idéal messianique : le peuple d’Israël va dans la suite mettre ces vertus à l’épreuve de l’installation sur sa terre.

Sous la conduite du successeur de Moïse, Josué, les Juifs vont peu à peu occuper la terre promise à leurs ancêtres, et donc se sédentariser. Les hommes concernés sont nés dans le désert, où ils ont appris la Torah, et ils auraient dû mettre en oeuvre ses enseignements et fonder aussitôt une nation messianique. Ce n’est pas ce qui s’est produit, et après de nombreuses péripéties, les Juifs ont été chassés de leur terre, successivement par Babel, en – 722 et – 586, et par Rome aux premiers siècles de notre ère.

Le Temple

Pendant plusieurs siècles après la sortie de l’Egypte, c’est le Tabernacle du désert qui servit de Temple, installé successivement dans plusieurs localités de Canaan. Après la conquête de Jérusalem par le roi David, celui-ci conçut le projet d’un Temple de pierre, qui fut construit par son fils Salomon. Quelques siècles plus tard, il fut détruit par Nabuchodonosor, et reconstruit au bout de 70 ans. Il fut finalement détruit par les Romains en l’an 70 de l’ère chrétienne.

Ces édifices furent chaque fois plus majestueux, mais le plan fut immuable : il s’agissait d’enceintes successives, allant de la plus profane, où femmes et visiteurs étrangers étaient accueillis, jusqu’à la plus sacrée, le Saint des Saints, où se trouvait l’Arche d’alliance contenant les tables de la loi, et où seul le Grand prêtre avait accès, et encore, une seule fois par an. A mi-chemin, un parvis où se trouvait l’autel des sacrifices, domaine exclusif des prêtres.

Les rituels qui s’y tenaient étaient nombreux et variés, mais leur finalité peut se résumer ainsi : il s’agissait d’arracher les hommes aux sujétions de la nature et à leurs fautes involontaires, et de gérer l’identité collective de la Nation à l’abri des urgences et des contraintes du politique. En lagage traditionnel, ces missions se situent aux frontières du pur et de l’impur, et du sacré et du profane. La notion d’impureté ne renvoie pas à des souillures matérielles, mais à l’animalité de l’homme, concrétisée par certains mécanismes dont il est le siège (notamment les écoulements génitaux masculins et féminins) et par le contact avec la mort. Un reste des rituels de purification du Temple peut s’observer dans le maniement du goupillon aux enterrements catholiques.

Les moyens mis en oeuvre étaient pour l’essentiel des repas composés de viandes, mais aussi de végétaux, de vin, d’huile, d’eau, et même de sel, offerts par de simples fidèles ou par des dignitaires, et consommés, selon les cas, par les prêtres ou par les donateurs, les plus sacrés étant intégralement brûlés, « parfums agréables à D.ieu ».

Ces repas et les gestes qui les accompagnaient devaient être sans défaut : les animaux offerts ne devaient pas avoir la moindre tare, et les prêtres ne devaient pas commettre le moindre impair dans leur rituel, pas même en pensée. Au demeurant, seuls les prêtres d’une apparence physique parfaite étaient autorisés à officier au Temple.

Ce dernier détail met bien en relief la différence entre la pureté et le sacré. Les prêtres écartés du culte n’étaient pas pour autant considérés comme impurs ; mais ils n’étaient pas acceptables pour matérialiser cette vie sociale de rêve, encore que tout-à-fait concrète, qui faisait du Temple le conservatoire vivant de l’identité collective. Toute violence n’était pas absente dans ce lieu de paix, puisque les animaux y mouraient en grand nombre ; mais à travers eux mourait symboliquement la mauvaise part de l’homme, celle qui se révèle par ses fautes involontaires et par ses impuretés rituelles.

Par ailleurs, manifestant d’une autre manière la recherche par les Juifs de la maîtrise des mécanismes de la nature, les sacrifices ponctuaient l’écoulement du temps : sacrifices quotidiens, hebdomadaires (pour célébrer le Chabat), mensuels (pour la nouvelle lune), annuels (pour chacune des fêtes.) L’existence du Temple et son fonctionnement ont joué un rôle si central dans la conscience collective des Juifs que son prestige a toujours dépassé celui des rois, et que sa disparition donne lieu encore aujourd’hui à 3 jours de jêune et de deuil aux dates anniversaires des étapes de sa destruction.

Mais pour autant, le statut politique du peuple d’Israël n’a jamais été celui d’une théocratie. On désigne en général par ce mot le gouvernement des cohanim (prêtres hébreux). Or, les cohanim et leurs assistants, les lévites appartenaient à la tribu de Lévi, qui n’avait pas reçu de province en partage lors de la distribution du territoire par Josué, mais seulement quelques villes de refuge pour les meurtriers involontaires. Les cohanim dont la dignité était donc exclusivement héréditaire, ne jouissaient d’aucune prérogative en dehors du culte ; aujourd’hui leurs descendants bénéficient de quelques privilèges honorifiques dans le rituel des synagogue.Ils n’avaient pour ressource permanente qu’un prélèvement d’environ 2% des récoltes. Les lévites, quant à eux, beaucoup plus nombreux, avaient collectivement droit à 10% de ces récoltes. Mais aucun collecteur d’impôt ne gérait cette distribution. C’était affaire de piété des donateurs et de débrouillardise des bénéficiaires.

Par ailleurs, l’ensemble du peuple était étroitement associé à la vie du Temple : les prêtres habitaient dans tout le pays, et n’étaient de service que 2 fois une semaine par an. Lorsque c’était le cas, les habitants de leur région les accompagnaient ou célébraient chez eux différents cultes destinés à vivre chez eux ces jours solennels. Enfin, tous les Juifs devaient au moins une fois par an se rendre à Jérusalem à l’occasion des fêtes.

A suivre…

Musique !

Résultat de recherche d'images pour "Nemanja Radulovic, Double Sens - Air – Bach"
______________________________________________

Une interprétation renouvelée du double concerto de JS Bach

Nemanja Radulović & Tijana Milošević – Bach « Double Concerto

-==-

Résultat de recherche d'images pour "Nemanja Radulovic, Double Sens - Air – Bach"
______________________________________________

Nemanja Radulovic, Double Sens – Air – Bach

-==-

Résultat de recherche d'images pour "Nemanja Radulovic, Double Sens - Air – Bach"
_____________________________________________

Nemanja Radulovic – double sens – Vivaldi 4 seasons – summer – Live from Paris Salle Gaveau concert

Nemanja Radulovic – double sens – Vivaldi 4 seasons – summer – Live

Nemanja Radulović « Vivement Dimanche » ! France 2 NemanjaRadulOfficial

-==-

La signification profonde de l’Etoile de David

Résultat de recherche d'images pour "photos du magen david"_____________________________________________________

A la fondation de l’état d’Israël, l’étoile de David représentée sur le drapeau est alors devenu le symbole d’Israël. Elle est le symbole du judaïsme et elle est connue comme étant l’étoile du peuple juif. De signe distinctif en signe d’infamie, l’étoile de David apparaît aujourd’hui comme la clé de la connaissance qui mène tout homme vers Dieu. Etoile intemporelle, chargée d’histoire, elle donne un sens à notre passé, à notre présent et à notre avenir. Elle porte en elle l’énergie des nombres de la création et la puissance des mots de la Bible. Mais il n’y a pas d’explication sur son origine à part une source indienne ou bien des histoires sur le roi David.

A la fondation de l’état d’Israël, l’étoile de David représentée sur le drapeau est devenu également le symbole d’Israël. On a récemment retrouvé une représentation de l’étoile de David sur un tombeau juif dans la ville de Taranto dans le sud de l’Italie, tombeau datant du début du IIIème siècle de notre ère.

Sa première apparition dans les écrits juifs remonte au milieu du XIIème siècle. C’est l’ouvrage Eshkol HaKofer écrit par le Karaite Judah Hadassi qui la mentionne pour la première fois dans le chapitre 242 : « Sept noms d’anges précèdent la mezouza : Michaël, Gabriel, etc… le Tétragramme Te protège ! Et de la même manière, le symbole appelé «le Bouclier de David» se trouve derrière le nom de chaque ange ». 

L’étoile de David était alors à l’époque un symbole magique protecteur représenté sur les amulettes. Sur les papyrus de l’antiquité, des pentagrammes, des étoiles ainsi que d’autres symboles sont souvent représentés sur les amulettes. Les appellations juives de Dieu étaient inscrites sur ces amulettes qui étaient utilisées pour se protéger de la fièvre et d’autres maladies. Il est bien possible que la Kabbale ait pris le symbole des Templiers.

L’étoile de David comporte six branches de l’étoile symbolisant les six jours pendant lesquels Dieu a créé le monde Selon la tradition, le symbole de l’étoile de David figurait sur le bouclier du roi David, qui le protégeait contre les ennemis.

En fait lorsqu’on regarde une Magen David, on constate la présence de 12 points d’intersection qui composent 6 angles saillants et 6 angles rentrants. 12 points comme les 12 tribus d’Israël bien sûr. La chose est un peu facile et n’explique pas cette forme si particulière plutôt qu’une autre qui posséderait 12 points angulaires ou autre… En fait un des seuls positionnement géométrique des tribus d’Israël fut celui qui leur a été imposé pour leur déplacement dans le désert où ils se positionnaient 3 tribus a l’est, 3 au sud, 3 à l’est , 3 au nord et chacun sous une bannière. Ce schéma peut convenir à une formation des tribus en étoile ce qui leur aurait conféré une formidable ligne d’attaque (angle saillant ) tout en n’ayant aucune position non défendue par une ligne de défense (angle rentrant).

Résultat de recherche d'images pour "photos de l'étoile de David"

Cette position tactique est digne des plus grandes réalisations de Vauban qui imaginait les forteresses les plus imprenables. Cela expliquerait les succès militaires des hébreux et leur défaite lorsqu’ils attaquaient en désordre. Là encore, on doit comprendre ce qui a inspiré cette forme d’étoile à 6 branches si particulière. Tout d’abord, il nous faut trouver une source à ce dessin. En fait, on peut découvrir que le centre de l’étoile est un hexagone qui reprend la forme de l’alvéole de l’essaim d’abeilles.  Cette forme était bien connue à l’époque égyptienne où l’abeille était le symbole de la royauté, de l’immortalité, et le miel était considéré comme une matière divine.De plus ce qui sort de la bouche de l’abeille (dvorah en hébreu) est le miel(dvach). Ce qui sort de la bouche de D… C’est le Dvar ( voir les 10 commandements).

Pour justifier notamment ce rapprochement entre une expression divine et le miel, on peut s’étonner que D.ieu promette un pays ou coule le lait et le miel ! Car jamais les hébreux n’ont demandé ni l’un ni l’autre. En fait on peut lire à la place de lait (halav) le mot graisse de sacrifice (helev), et à la place de ce qui est doux et qui sort de la bouche de l’abeille , ce qui sort de la bouche de dieu et qui nous nourrit ( voir toutes les bénédictions). En définitive, D.ieu Promet aux hébreux un pays ou coule la graisse des sacrifices au futur temple et de ce temple sortira la parole de D.ieu Et tous ses bienfaits(si on agit correctement ).  Le miel est donc un symbole du D.ieu, et l’hexagone qui le symbolise, un dessin simple à reproduire (plus simple que l’abeille).  On peut représenter ainsi le camp des lévites et cohanim entourant le tabernacle..

Image associée

Le Magen David contient les 24 lettres de l’alphabet hébraïque. Il n’y a rien de comparable dans aucune autre langue Feminisrael.com

Lors des batailles, chaque tribu était représentée par un animal emblématique, le commandement leur donnait les ordres par des dessins sur des drapeaux, et la Magen David était la position de défense parfaite, qu’on rappelait par un étendard devenu plus tard le symbole de l’unité et de la fierté d’Israël. Grâce à cette explication on peut revoir l’énigme de Samson sous un nouvel éclairage, du fort sort le doux, du mangeur sort l’aliment, du lion sort le miel, du système de protection des tribus sort le temple…..C’est le début de lecture d’une prophétie annonçant la conquête et puis l’édification du temple.

Certains commentateurs font remarquer que l’hexagramme puise sa forme et sa substance de la solidité de son centre. Le noyau intérieur représente la dimension spirituelle, entourée par les six directions universelles. (Une idée semblable s’applique au Chabbath – le septième jour qui confère l’équilibre et la perspective aux six jours de la semaine.)  En explorant diverses explications sur le sens de l’étoile de David, nous pouvons retrouver de profonds concepts juifs.

La Kabbale utilise ce symbole pour la représentation des dix sephiroth (forces de la volonté Divine). Selon la tradition kabbalistique, l’étoile de David constitue un symbole religieux juif lié à la rédemption et la venue du Messie de lignée davidique. Les deux triangles représentent également les dichotomies inhérentes en l’homme : le bon opposé au mal, le spirituel opposé au matériel, etc. Les deux triangles peuvent aussi représenter la relation réciproque entre le peuple juif et Dieu. Le triangle pointant « vers le haut » symbolise nos bonnes actions qui montent vers le Ciel, et activent ensuite un flux de bonté divine qui descend vers le monde, symbolisé par le triangle pointant vers le bas. Le double triangle de l’Étoile de David symbolise aussi le lien des deux dimensions présentes en D.ieu, en la Torah et en Israël : le niveau extérieur de l’âme se connecte à l’expression extérieure de D.ieu par l’intermédiaire de l’étude des éléments exotériques de la Torah ; l’essence de l’âme se connecte avec l’essence de D.ieu à travers l’étude et l’application des enseignements de la Kabbale.

Certains remarquent que l’étoile de David est une figure entrelacée compliquée qui ne comporte pas six, mais plutôt douze côtés. On peut considérer qu’elle est composée de deux triangles superposés ou de six triangles plus petits émergeant de l’hexagramme central. À l’instar du peuple juif, l’étoile comporte douze côtés, représentant les douze tribus d’Israël.

Le Zohar (3:73a) déclare : « Il y a trois nœuds qui relient [trois entités] les unes aux autres : le Saint, béni soit-Il, la Torah et Israël. » L’âme juive est reliée à son Créateur à travers l’étude et l’observance de la Torah. Le triangle représente la connexion entre ces trois entités. Ces trois entités sont constituées chacune d’une pnimiyout (dimension intérieure) et d’une ‘hitsoniyout (dimension extérieure). La Torah est composée d’enseignements exotériques (le Talmud, la loi juive, etc) ainsi que d’enseignements ésotériques (la Kabbale).

L’énergie « révélée » de D.ieu imprègne tous les mondes et les porte à l’existence, mais Son essence est totalement dissimulée, transcendant toute la création. De même, l’âme (qui est un reflet de D.ieu) possède un élément révélé qui est le niveau qui s’exprime dans le corps et lui donne vie, ainsi qu’une essence qui transcende le corps.

Le double triangle de l’Étoile de David (Maguèn David) symbolise le lien des deux dimensions présentes en D.ieu, en la Torah et en Israël : le niveau extérieur de l’âme se connecte à l’expression extérieure de D.ieu par l’intermédiaire de l’étude des éléments exotériques de la Torah ; l’essence de l’âme se connecte avec l’essence de D.ieu à travers l’étude et l’application des enseignements de la Kabbale.

La Kabbale enseigne aussi que D.ieu a créé le monde avec sept blocs de construction spirituels qui sont Ses sept attributs « émotionnels ». En conséquence, toute la création est un reflet de ces sept attributs fondamentaux. Ce sont : ‘hessed (bonté), guevoura (sévérité), tiféret (harmonie), netsa’h (persévérance), hod (splendeur), yessod (fondation) et malkhout (royauté).

Ces attributs sont divisés en trois colonnes : à droite, au centre et à gauche :

Guevoura Tiféret ‘Hessed
Hod Yessod Netsa’h
Malkhout
Image associée

L’étoile de David contient sept compartiments – six sommets partant d’un centre – qui se répartissent dès lors ainsi :

L’aile supérieure droite est ‘hessed.

L’aile supérieure gauche est guevoura.

Le pic central supérieur est tiféret. La Kabbale enseigne que tiféret trouve sa source dans keter, « la Couronne », qui est infiniment plus élevée que tous les attributs divins impliqués dans l’entreprise « ordinaire » de création des mondes.

La partie inférieure droite est netsa’h.

La partie inférieure gauche est hod.

Le centre est yessod. Yessod est la « fondation » et, à ce titre, tous les autres attributs sont enracinés dans cet attribut et proviennent de lui.

Le bas de l’étoile qui descend de son centre est malkhout, l’attribut qui absorbe les énergies des six attributs supérieurs et les utilise pour concrètement descendre et créer tout ce qui existe, et pour « régner » sur cette création.

1.   Le fait que, dans un triangle, chacun des trois angles est connecté aux deux autres illustre le fait que l’âme juive est elle-même nouée à D.ieu. L’étude et l’observance de la Torah ne créent pas une connexion entre le Juif et D.ieu, elles la mettent simplement en lumière.

2.   Comme il est dit dans Job (19,26) : “De ma chair je peux percevoir D.ieu.”

Une théorie consiste à avancer qu’au cours de la révolte de Bar Kokhba (premier siècle), une nouvelle technologie fut développée pour les boucliers, employant la stabilité inhérente du triangle. Derrière le bouclier se trouvaient deux triangles entremêlés, formant un motif hexagonal de points de soutien. (Buckminster Fuller a démontré combien ces structures à base de triangle sont solides grâce à leurs formes géodésiques.)

On a récemment retrouvé une représentation de l’étoile de David sur un tombeau juif dans la ville de Taranto dans le sud de l’Italie, tombeau datant du début du IIIème siècle de notre ère. Sa première apparition dans les écrits juifs remonte au milieu du XIIème siècle. C’est l’ouvrage Eshkol HaKofer écrit par le Karaite Judah Hadassi qui la mentionne pour la première fois dans le chapitre 242 : «Sept noms d’anges précèdent la mezouza : Michaël, Gabriel, etc… le Tétragramme Te protège ! Et de la même manière, le symbole appelé «le Bouclier de David» se trouve derrière le nom de chaque ange». L’étoile de David était alors à l’époque un symbole magique protecteur représenté sur les amulettes.

Une Bible manuscrite datant de 1307 et appartenant au Rabbi Yossef Bar Yehuda Ben Marvas de Tolède en Espagne est décorée d’une étoile de David.  A l’origine, l’hexagramme a aussi été utilisé comme ornement et élément décoratif dans les synagogues. Il en est de même également dans les cathédrales de Brandenburg et Stendal et à l’église Marktkirche à Hanovre. En 1354, Charles IV, empereur germanique et roi de Bohème, octroya aux juifs de Prague une bannière de couleur rouge sur laquelle était représentée une étoile à six branches qui fut appelée plus tard Maguen David ou «Bouclier de David». En 1592, Mordekhai Maizel, notable juif de la ville, fut autorisé à hisser sur sa synagogue un «drapeau du Roi David semblable à celui qui se trouvait dans la Grande Synagogue». En 1648, les juifs de Prague obtinrent de nouveau une bannière, en reconnaissance de leur contribution à la défense de la ville contre les envahisseurs suédois. De couleur rouge, le drapeau comportait un bouclier de David jaune avec en son centre l’étoile de Suède.

En Hongrie, les juifs de Ofen (Budapest) avaient déjà en 1460 accueilli le roi Mathias Corvin avec un drapeau rouge où figuraient deux boucliers de David et deux étoiles.

Le prophète Isaïe propose six définitions des honneurs à rendre au Messie, correspondant aux six branches de l’étoile de David : «Or un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur, esprit de sagesse (1) et d’intelligence (2), esprit de conseil (3) et de force (4), esprit de connaissance (5) et de crainte du Seigneur (6)» (Isaïe 11:1-2). En outre, l’étoile de David indique les quatre points cardinaux : le nord, le sud, l’est et l’ouest, le paradis au sommet et la terre ici-bas, Dieu régissant l’ensemble.

De nombreuses synagogues modernes orthodoxes ainsi que des synagogues d’autres mouvements juifs ont un drapeau israélien avec l’étoile de David qui est mis en évidence près de l’arche contenant les rouleaux de la Torah. On retrouve aussi en Europe l’étoile de David représentée sur des tombeaux de juifs religieux remontant à plusieurs centaines d’années. Cette étoile était effectivement déjà acceptée comme symbole universel du peuple juif.

Certains chercheurs pensent que l’étoile de David représente la carte astrologique au moment de la naissance de David ou au moment où il a été consacré roi par l’onction. Connue également en tant que «Etoile du Roi» dans les cercles astrologiques, l’étoile de David est également sans aucun doute un puissant symbole astrologique du zoroastrisme.

Selon la théorie du professeur Gershom Sholem, l’origine de l’étoile de David se trouverait dans les écrits d’Aristote qui disposait des triangles dans différentes positions pour représenter les différents éléments basiques. Les triangles superposés étaient alors la combinaison de ces éléments.

 

Une Bible manuscrite datant de 1307 et appartenant au Rabbi Yossef Bar Yehuda Ben Marvas de Tolède en Espagne est décorée d’une étoile de David. Son appellation «Bouclier de David» lui a été d’ailleurs donnée en vertu de ses présumés pouvoirs protecteurs.

A l’origine, l’hexagramme a aussi été utilisé comme ornement et élément décoratif dans les synagogues. Il en est de même également dans les cathédrales de Brandenburg et Stendal et à l’église Marktkirche à Hanovre.

En 1354, Charles IV, empereur germanique et roi de Bohème, octroya aux juifs de Prague une bannière de couleur rouge sur laquelle était représentée une étoile à six branches qui fut appelée plus tard Maguen David ou «Bouclier de David».

En 1592, Mordekhai Maizel, notable juif de la ville, fut autorisé à hisser sur sa synagogue un «drapeau du Roi David semblable à celui qui se trouvait dans la Grande Synagogue».

En 1648, les juifs de Prague obtinrent de nouveau une bannière, en reconnaissance de leur contribution à la défense de la ville contre les envahisseurs suédois. De couleur rouge, le drapeau comportait un bouclier de David jaune avec en son centre l’étoile de Suède.

En Hongrie, les juifs de Ofen (Budapest) avaient déjà en 1460 accueilli le roi Mathias Corvin avec un drapeau rouge où figuraient deux boucliers de David et deux étoiles.

Selon la tradition kabbalistique, l’étoile de David constitue un symbole religieux juif lié à la rédemption et la venue du Messie qui serait de lignée davidique. Le prophète Isaïe propose six définitions des honneurs à rendre au Messie, correspondant aux six branches de l’étoile de David : «Or un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur» (Isaïe 11:1-2).

En outre, l’étoile de David indique les quatre points cardinaux : le nord, le sud, l’est et l’ouest, le paradis au sommet et la terre ici-bas, Dieu régissant l’ensemble.

La forme de l’étoile représente un hexagramme, symbole qui contient également plusieurs significations dans diverses croyances. En dehors du judaïsme, l’hexagramme était et reste encore un symbole fréquemment utilisé pour représenter les puissances occultes. Certains groupes juifs orthodoxes rejettent d’ailleurs l’utilisation de l’hexagramme à cause de l’association qu’on en fait au monde de la magie et à l’occultisme.

Des groupes ultra-orthodoxes tels que le mouvement Neturei Karta rejettent également ce symbole parce qu’il représente le sionisme. L’étoile de David demeure pourtant un symbole ésotérique puissant du peuple juif et de la Kabbale.

De nombreuses synagogues modernes orthodoxes ainsi que des synagogues d’autres mouvements juifs ont un drapeau israélien avec l’étoile de David qui est mis en évidence près de l’arche contenant les rouleaux de la Torah. On retrouve aussi en Europe l’étoile de David représentée sur des tombeaux de juifs religieux remontant à plusieurs centaines d’années. Cette étoile était effectivement déjà acceptée comme symbole universel du peuple juif.

Certains chercheurs pensent que l’étoile de David représente la carte astrologique au moment de la naissance de David ou au moment où il a été consacré roi par l’onction. Connue également en tant que «Etoile du Roi» dans les cercles astrologiques.

Selon la théorie du professeur Gershom Sholem, l’origine de l’étoile de David se trouverait dans les écrits d’Aristote qui disposait des triangles dans différentes positions pour représenter les différents éléments basiques. Les triangles superposés étaient alors la combinaison de ces éléments.

Image associée

Ancienne synagogue de Silo – Pompanon.fr

 

Image associée

L’étoile de David incarna aussi un triste symbole de l’Holocauste, lorsque les nazis contraignirent les Juifs à porter une étoile juive destinée à les identifier. En réalité, les Juifs furent forcés de porter des insignes distinctifs pendant le Moyen-âge, à la fois sur ordre des musulmans et des chrétiens, et même en Israël sous l’Empire ottoman.

Image associée

Résultat de recherche d'images pour "photos en couleurs d'enfants portant l'étoile de David"Groupe d’enfants (portant l’étoile de David), 23 juin 1944

Alors, que ce soit une étoile bleue s’affichant fièrement sur un drapeau, ou une étoile dorée ornant l’entrée d’une synagogue, l’étoile de David tient lieu de rappel pour le peuple juif : nous plaçons notre entière confiance en Dieu.

Image associée

Mais heureusement Israël est toujours là et vit aujourd’hui à nouveau sur sa Terre. L’étoile jaune de David, en des temps honnis, était une marque de terrible discrimination, l’étoile bleue comme le ciel d’Israël est aujourd’hui de toutes les célébrations dans l’Etat hébreu. Merci à Hachem pour avoir protégé Son peuple et tenu Sa promesse en permettant son retour dans le pays de lait et de miel qu’Il leur avait promis.

(Sources : Wikimini – Aish.fr – Harissa.com –  Chabbad – (100% Alya Natanya) – Dafina.net – Harissa.com – Terre Promise)

Témoignage : Simone Veil, sa vie jusqu’à la guerre, puis déportée à Birkenau, Bobrek et Bergen … (vidéo)

https://www.ina.fr/images_v2/620x349/CAF88025220.jpeg
_______________________________________________
_____________________________________________

Simone Veil enfant (à gauche) avec son frère, ses deux soeurs et sa maman à Nice

Image associée
Image associée

L’épouse

Résultat de recherche d'images pour "photos de l'enfance de Simone Veil"

La mère

Image associée

La grand-mère

Image associée

La femme politique

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQGG55eIzdo-1Zn5qUX7uV9fhf0EAznS-4iV9wqGfu84nG1CPC2

_______________________________________________________

Témoignage recueilli en mars 1997 pour la « Survivors of the Shoah Visual History Foundation », Los Angeles.

Biographie :

Simone Veil, née Jacob, garde le souvenir d’une enfance « exceptionnellement heureuse » à Nice, où son père, architecte, s’était installé peu avant sa naissance, en 1927. L’entrée en guerre puis l’occupation italienne affecte relativement peu cette quiétude.

Mais la vie de la famille Jacob bascule en 1943, avec l’arrivée des Allemands à Nice. Simone doit quitter le lycée. Elle vit cachée (chez un professeur), comme le reste de sa famille. En mars 1944, un contrôle d’identité inopiné mène à son arrestation, puis à celles de sa mère, sa sœur et son frère. Transportée avec eux à Drancy, elle est déportée à Birkenau, puis à Bobrek, camp satellite d’Auschwitz, où elle travaille à l’usine Siemens. Les civils polonais alentour « ne pouvaient pas ne pas savoir », dit-elle.

L’avancée des Soviétiques pousse les SS à faire évacuer le camp. Simone survit avec sa mère et sa sœur à la marche de la mort, qui les mène jusqu’à Monowitz, dans d’horribles conditions. Elles sont ensuite transférées à Bergen-Belsen, où sa mère meurt du typhus, en mars 1945. Son frère et son père ont également péri dans les camps. Sa sœur aînée, entrée en résistance et déportée à Ravensbrück, a survécu.

Après son retour à Paris, Simone Jacob épouse Antoine Veil, futur inspecteur des finances. Elle entreprend des études de droit et de sciences politiques, puis commence, dans la magistrature, une brillante carrière. Nommée ministre de la santé par Valéry Giscard d’Estaing en 1974, elle fait adopter l’année suivante une loi sur l’avortement. Elle devient, en 1979, la première présidente du Parlement européen. Depuis 1998, elle est membre du Conseil constitutionnel, dont elle s’est mise provisoirement en congé pour faire campagne en faveur de la Constitution européenne. Elle est aussi présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, fidèle à son engagement « contre toutes les intolérances ».

Voir la vidéo : Témoignage : Simone Veil, déportée à Birkenau, Bobrek et Bergen

 

Résultat de recherche d'images pour "photos de l'enfance de Simone Veil"

Trois nouveaux cours du Rav Dynovisz

Résultat de recherche d'images pour "photos du rav 'Haïm dynovisz"
_______________________________________________

Voici trois cours du Rav ‘Haïm Dynovisz qui nous expliquent de manière magistrale, à l’aide du Zohar, le sens de ce qui se passe aujourd’hui et se passera dans le futur dans notre monde. A regarder dans l’ordre pour bien comprendre les explications.

Résultat de recherche d'images pour "photos des étoiles"

Trouver la bonne étoile – Zohar Balak – 3 juillet 2017

Résultat de recherche d'images pour "photos des débris d'un mur de briques"

Lorsque les 3 murailles de Rome s’effondreront – Zohar Balak – 4 juillet 2017

Lorsque les 3 murailles de Rome s’effondreront – 4Juillet 2017 

Résultat de recherche d'images pour "photos d'une grotte vue de l'intérieur"

______________________________________________

Le Machia’h sortira d’une grotte – Zohar Balak 5 juillet

Le Machiah sortira d’une grotte -Zohar Balak- 5 Juillet