Archives de Catégorie: ACCUEIL (évolue régulièrement)

Honneur au Grand Rabbin de France Jacob Kaplan, qui vécut dans l’enfer de Verdun

https://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/11/jacob-kaplan-verdun-1021x580.jpgLes Juifs ont toujours pris part aux combats pour défendre les pays qui les avaient accueillis. louyehi ______________________________________________________

Jacob Kaplan, un rabbin dans l’enfer de Verdun

En 1914, les juifs de France se mobilisent pour la défense de leur patrie. Sur 180 000 citoyens français juifs, 36 000 (dont 14 000 venus d’Algérie) combattront sur le front, rejoints par 8 500 juifs étrangers.

Parmi ces soldats, un jeune séminariste dont le nom reste indissociable de l’histoire de la communauté juive française du XXème siècle, Jacob Kaplan.

jacob kaplan

Entré au séminaire israélite de la rue Vauquelin en 1913, Jacob Kaplan, né à Paris le 7 novembre 1895 dans une famille originaire de Minsk, en Lituanie, est mobilisé en décembre 1914, alors qu’il vient d’avoir 19 ans.

Affecté au 128e régiment d’infanterie, il est désigné pour un régiment de marche, le 411e, formé en Bretagne et composé de parisiens, bretons et nordistes, au sein duquel il restera pratiquement toute la guerre.

Dans « Justice pour la foi juive », un livre d’entretien avec Pierre Pierrard (Le Centurion, 1977), le Grand rabbin de France Jacob Kaplan raconte son expérience de poilu.

« J’étais parti comme fantassin et simple soldat. Au front, je me suis lié avec les hommes de mon escouade ; il s’était créé entre nous une véritable camaraderie que connaissent tous ceux qui ont fait la guerre. On a parlé, à ce propos, de la fraternité des tranchées : le mot n’est pas exagéré. Cette fraternité des tranchées, je l’ai connue » explique le Grand rabbin de France.

« En septembre 1915, à la veille de l’offensive de Champagne, à ma grande surprise, je reçus une lettre du Grand rabbin de France, Albert Lévy, qui me proposait un poste d’aumônier israélite sur un navire-hôpital (ndlr : les aumôniers militaires étant assimilés au grade de capitaine).
Nous manquions d’aumôniers israélites » poursuit Jacob Kaplan. « J’avais cependant une réponse à donner : réponse extrêmement grave, parce qu’elle engageait l’avenir, ma vie même. Il ne faisait pas l’ombre d’un doute que si j’acceptais, je serais beaucoup moins exposé qu’en restant au front comme combattant… ».

Face à cette proposition, le jeune soldat-séminariste se trouve confronté à un « véritable conflit de devoirs », selon ses propres termes.

« D’un côté, comme aumônier, je savais que je pourrais rendre bien des services ; d’un autre côté, des considérations d’ordre moral m’obligeaient à rester au front. Je sentais profondément que, parce que Juif, je devais rester avec mes camarades : je ne voulais pas donner l’impression que je cherchais à me planquer » raconte Jacob Kaplan, qui décide alors de ne pas quitter le 411e RI.

Blessé par un éclat d’obus en avril 1916 dans les tranchées de Champagne, il vivra l’enfer de Verdun avec ses camarades pendant seize mois, de mai 1916 à août 1917, au sein de ce régiment quatre fois cité à l’ordre de l’armée, tandis que lui-même recevra la croix de guerre et une citation à l’ordre du régiment pour ses actes de bravoure.

L’histoire de ce jeune soldat juif s’arrêterait là si une question fondamentale – et sa réponse particulièrement extraordinaire en ces circonstances – n’était posée par Pierre Pierrard, professeur d’histoire contemporaine à l’Institut catholique de Paris : « Compte-tenu de votre qualité de Juif religieux, est-ce que vous avez été dans la nécessité de tuer ? ».

Le Grand rabbin de France explique : « à un certain moment, je suis devenu agent de liaison, et je préférais y rester. Car, en courant les mêmes risques que mes camarades, je n’avais pas à tirer, je n’avais pas à causer la mort. Je ne pouvais pas supporter l’idée que moi, futur rabbin, je sois responsable de la mort d’un homme, fût-il mon ennemi ».

La suite de l’extraordinaire parcours de Jacob Kaplan est connue. Figure emblématique du judaïsme français du XXème siècle, il accepta avec courage la charge de grand rabbin de France par intérim pendant l’Occupation.

La croix de guerre lui fut attribuée le 15 mai 1946, une décision motivée ainsi par le général Alphonse Juin, futur Maréchal de France : « A participé pendant toute l’occupation à un grand nombre d’actions contre l’ennemi.
A été pour tous les Résistants un modèle de courage et d’abnégation », le titre officiel de « Combattant volontaire de la Résistance » lui étant décerné en 1976.

Il eut par la suite un rôle essentiel dans l’amélioration des relations judéo-chrétiennes, veilla à l’intégration des rapatriés juifs d’Afrique du Nord en France, intervint publiquement avec force chaque fois que la communauté juive ou l’image d’Israël fut mise en cause, et surtout, réalisa autour de sa personne l’unanimité des différentes tendances du judaïsme français, sans exclusion aucune et dans le respect de toutes les diversités.

Son expérience de la Grande guerre, comme la suite de sa vie, reste exemplaire de ce que signifie « Être juif et français ».

Alain Granat

Jacob Kaplan, un rabbin dans l’enfer de Verdun

(Source : JForum)

Résultat de recherche d'images pour "photos du Rabbin Jacob Kaplan"
Le Grand Rabbin Jacob Kaplan descendant les marches de l’Elysée le 3 janvier 1980

Jacob Kaplan, né le 5 novembre 1895 dans le 4e arrondissement de Paris et mort à Paris le 5 décembre 1994, fut grand rabbin de France de 1955 jusqu’à sa retraite en 1980.

Jacob Kaplan naît dans une famille pieuse de cohanim originaire de Lituanie, au 21, rue des Ecouffes, dans le Pletzl, au Marais. Il est admis au  Séminaire Israélite de France (SIF) en 1913, mais ses études sont interrompues par la Première Guerre Mondiale. Ayant demandé à être mobilisé comme simple fantassin, il est incorporé au 411e régiment d’infanterie, prend par à la BATAILLE DE VERDUN et est blessé en 1916. Il est décoré de la croix de guerre 1914-1918.

Après la guerre, il reprend ses études et reçoit son diplôme de rabbin en 1921. Il est nommé rabbin à Mulhouse en 1922, puis rabbin de la synagogue Nazareth à Paris en 1928 et rabbin de la Grande Synagogue de la Victoire, en 1933. Le , en tant que rabbin de la synagogue de la Victoire et à la demande du Consistoire central israélite de France, il prononce un discours aux cérémonies religieuses organisées par les Croix-de-feu à la mémoire des anciens combattants juifs, ce qui lui vaudra d’être critiqué par la Ligue internationale contre l’antisémitisme (Lica, devenue la Licra) mais n’empêche pas celle-ci de lui demander de participer à ses propres manifestations, ce qu’il fait (notamment le 22 novembre 1938 à la Mutualité en soutien aux Juifs allemands persécutés).

Nommé auxiliaire du grand-rabbin de France Isaïe Schwartz à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé en septembre 1939, participe à la bataille de France en mai 1940 et obtient la Légion d’honneur à titre militaire. Il rejoint en juillet 1940, le grand-rabbin de France, à Vichy, siège du gouvernement de Pétain, et joue un rôle actif en s’opposant aux décisions gouvernementales discriminatoires à l’égard des Juifs, tant français qu’étrangers. En 1940, il publie Racisme et Judaïsme qui sera comme Témoignage sur Israël, inscrit sur la liste Otto  des livres interdits à la vente sous l’Occupation. Le , il adresse à Xavier Vallat, commissaire général aux questions juives, une lettre, dont il donnera une lecture publique, contre l’antisémitisme et les mesures d’exception du régime de Vichy, dans laquelle il écrit que « le jour où la raison reprendra ses droits (et elle les reprendra sans aucun doute dans le pays de Descartes et de Bergson), l’antisémitisme, lui perdra les siens. »

Interdit de résidence à Vichy par un arrêté de René Bousquet du , il part à Lyon en 1942. Il n’aura alors de cesse, au péril de sa vie, de faire jouer toutes ses connaissances afin de sauver le maximum de ses coreligionnaires. Il sollicite entre autres le cardinal Gerlier, à qui il demande d’intervenir auprès du gouvernement afin d’arrêter les convois de juifs partant pour l’Allemagne. Nommé grand-rabbin de France par intérim en janvier 1944 après le passage en Suisse d’Isaïe Schwartz pour échapper à la Gestapo, il est arrêté le 1er août 1944  par la police française, puis relâché le même jour contre rançon. Il obtient à la Libération la croix de guerre 1939-1945 ; « pour son comportement général durant l’Occupation », Jacob Kaplan fut cité à l’ordre de la Brigade pour faits de résistance par le ministre des Armées le 2. La décision du ministère de la Guerre signée par le général Juin est motivée ainsi : « A participé pendant toute l’occupation à un grand nombre d’actions contre l’ennemi. Il a été pour tous les résistants un modèle de courage et d’abnégation ». La citation par le rabbin Haïm Korsia correspond au document signé par Juin (« Les actions contre l’ennemi pendant toute l’occupation »), confirmé par le mémoire de proposition au grade de grand-croix de l’ordre national du Mérite de 1984 « Services militaires : Résistance Croix de Guerre ».

En 1976 (date tardive, après 30 ans, et alors qu’il est grand-rabbin de France, « expliquée » partiellement par le décret du ), Jacob Kaplan obtient la carte du combattant volontaire de la résistance.

En 2009, la plaque apposée en son honneur par le maire de Lyon, Gérard Collomb, indique « Résistant à Lyon 1941 – 1944 », « justifié » ainsi dans son discours : « Personne ne s’étonnera si à Lyon, dans cette ville qui fut la sienne aux pires heures de l’Histoire, j’évoque d’abord l’occupation. En cette période tragique, où tout le désignait pour la mort, il fut en effet de ceux qui jamais ne se résignèrent, de ceux qui résistèrent de tout leur être »5 (cf. en note la suite du discours).

Il est élu grand-rabbin de Paris en 1950 succédant à Julien Weill, puis grand-rabbin de France en 1955. Après la guerre, sa principale préoccupation est de remettre sur pied la communauté, décimée par les nazis. Quand en 1952 éclate l’affaire Finaly*,  Jacob Kaplan remue l’opinion publique mondiale et intervient auprès de Mgr Touvet et du cardinal Gerlier, ainsi qu’auprès de nombreuses autorités religieuses catholiques et protestantes, en liaison notamment avec Germaine Ribière et le père Chaillet, qu’il a connu par ses réseaux de résistance à Lyon, jusqu’au retour des deux enfants.

Après  1961, il s’occupe de l’afflux massif de ses coreligionnaires rapatriés d’Afrique du Nord et qui, en quelques années, doubleront la communauté juive française. Il est élu en 1967 membre de l’Académie des sciences morales et politiques, pour laquelle il rédige de nombreuses communications.

En 1980,  il met fin à ses fonctions de grand-rabbin de France, tout en restant très actif dans la communauté juive et en publiant de nombreux ouvrages.

Il est le père de Lazare Kaplan, Francis Kaplan, Benjamin Kaplan, Myriam Askienazy, Régine Moog.

Jacob Kaplan est enterré au cimetière parisien de Bagneux, dans la 31e division.

*   L’affaire Finaly se déroule en France de 1945 à 1953 et concerne la garde de deux enfants juifs, des frères, dont les parents déportés ont été victimes de la Shoah. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le couple Finaly, qui vit dans la région de Grenoble et se sait menacé, confie ses deux enfants à une institution catholique. Puis, les enfants sont placés chez une tutrice catholique qui, à la Libération, refuse de les rendre à leur famille proche sous prétexte qu’ils ont été baptisés. Rendue publique, l’affaire implique de nombreuses personnalités catholiques, juives et gouvernementales, l’Eglise catholique en tant qu’institution et même l’Etat espagnol franquiste, et donne lieu à de multiples actions judiciaires.

Les enfants Finaly ne sont finalement confiés à leur famille proche qu’en 1953. Cette affaire dans laquelle l’antisémitisme apparaît ouvertement, a ainsi dégénéré en guerre de religion, voire en affaire d’État, et détérioré de façon importante et pendant de nombreuses années les relations entre les autorités religieuses juives et catholiques. Mais elle a aussi permis à des catholiques et particulièrement aux soeurs de Notre-Dame de Sion d’envisager de nouvelles relations avec les Juifs. (Wikipedia)

Résultat de recherche d'images pour "photos du rabbin jacob kaplan"

A lire aussi :

Entretien De Gaulle et Jacob Kaplan après la guerre des 6 jours

Les enfants volés d’Israël

Image associée
N’oublions pas ceux qui se sont battus pendant la première guerre mondiale ! Nous le leur devons bien un peu de reconnaissance !
Image associée
Publicités

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 24 au Chabbat 25 ‘Hechvan 5779 (du vendredi 2 au samedi 3 novembre 2018)

Résultat de recherche d'images pour "image de la paracha haye sarah"
______________________________________________

Cette semaine, nous étudions la paracha ‘Hayé Sarah (Les vies de Sarah) Béréchit 23,1 à 25,18

https://livetourism.tv/newravdynovisz/wp-content/uploads/2016/09/logoRD.png

____________________________________________________

Sors de ta bulle, un cours vidéo du Rav ‘Haïm Dynovisz

Haye sarah- 31 oct 2018

Regarder la vidéo : Sors de ta BULLE – Haye sarah- 31 oct 2018

(Source : Site du Rav)

Lire la paracha

23,1
La vie de Sara fut de cent vingt-sept ans; telle fut la durée de sa vie.
23,2
Sara mourut à Kiryath-Arba, qui est Hébron, dans le pays de Canaan; Abraham y vint pour dire sur Sara les paroles funèbres et pour la pleurer.
23,3
Abraham, ayant rendu ce devoir à son mort alla parler aux enfants de Heth en ces termes:
23,4
« Je ne suis qu’un étranger domicilié parmi vous: accordez-moi la propriété d’une sépulture au milieu de vous, que j’ensevelisse ce mort qui est devant moi. »
23,5
Les enfants de Heth répondirent à Abraham en lui disant:
23,6
« Écoute-nous, seigneur! Tu es un dignitaire de Dieu au milieu de nous, dans la meilleure de nos tombes ensevelis ton mort. Nul d’entre nous ne te refusera sa tombe pour inhumer ton mort. »
23,7
Abraham s’avança et se prosterna devant le peuple du pays, devant les enfants de Heth,
23,8
et il leur parla ainsi: « Si vous trouvez bon que j’ensevelisse ce mort qui est devant moi, écoutez-moi: priez en ma faveur Éfron, fils de Cohar,
23,9
pour qu’il me cède le caveau de Makpéla qui est à lui, qui se trouve au bout de son champ; qu’il me le cède pour argent comptant, comme propriété tumulaire au milieu de vous. »
23,10
Éfron siégeait parmi les enfants de Heth. Éfron le Héthéen répondit à Abraham en présence des enfants de Heth, de tous ceux qui étaient venus à la porte de sa ville et dit:
23,11
« Non, seigneur, écoute-moi, le champ, je te le donne; le caveau qui s’y trouve, je te le donne également; à la face de mes concitoyens je t’en fais don, ensevelis ton mort. »
23,12
Abraham se prosterna devant le peuple du pays
23,13
et parla ainsi à Éfron en présence du peuple du pays: « Ah! s’il te plaît, écoute-moi: j’offre le prix de ce champ, accepte-le, que j’y puisse enterrer mon mort. »
23,14
Éfron répondit à Abraham en lui disant:
23,15
« Seigneur, écoute-moi: une terre de quatre cents sicles d’argent, qu’est-ce que cela entre nous deux? Enterres-y ton mort. »
23,16
Abraham écouta Éfron et lui compta le prix qu’il avait énoncé en présence des enfants de Heth: quatre cents sicles d’argent, en monnaie courante.
23,17
Ainsi fut dévolu le champ d’Éfron situé à Makpéla, en face de Mamré; ce champ, avec son caveau, avec les arbres qui le couvraient dans toute son étendue à la ronde,
23,18
à Abraham, comme acquisition, en présence des enfants de Heth, de tous ceux qui étaient venus à la porte de la ville.
23,19
Alors Abraham ensevelit Sara, son épouse, dans le caveau du champ de Makpéla, en face de Mamré, qui est Hébron, dans le pays de Canaan.
23,20
Le champ, avec le caveau qui s’y trouve, fut ainsi adjugé à Abraham, comme possession tumulaire, par les enfants de Heth.
24,1
Or Abraham était vieux, avancé dans la vie; et l’Éternel avait béni Abraham en toutes choses.
24,2
Abraham dit au serviteur le plus ancien de sa maison, qui avait le gouvernement de tous ses biens: « Mets, je te prie, ta main sous ma hanche,
24,3
pour que je t’adjure par l’Éternel, Dieu du ciel et de la terre, de ne pas choisir une épouse à mon fils parmi les filles des Cananéens avec lesquels je demeure,
24,4
mais bien d’aller dans mon pays et dans mon lieu natal chercher une épouse à mon fils, à Isaac. »
24,5
Le serviteur lui dit: « peut-être cette femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci: devrai-je ramener ton fils dans le pays que tu as quitté? »
24,6
Abraham lui répondit: « Garde toi d’y ramener mon fils!
24,7
L’Éternel, le Dieu des cieux, qui m’a retiré de la maison de mon père et du pays de ma naissance; qui m’a promis, qui m’a juré en disant: « Je donnerai cette terre-ci à ta race », lui, il te fera précéder par son envoyé et tu prendras là-bas une femme pour mon fils.
24,8
Que si cette femme ne consent pas à te suivre, tu seras dégagé du serment que je t’impose. Mais en aucune façon n’y ramène mon fils. »
24,9
Le serviteur posa sa main sous la hanche d’Abraham, son maître et lui prêta serment à ce sujet.
24,10
Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son maître et partit, chargé de ce que son maître avait de meilleur. II s’achemina vers Aram Double Fleuve, du côté de la ville de Nahor.
24,11
II fit reposer les chameaux hors de la ville, près de la fontaine; c’était vers le soir, au temps où les femmes viennent puiser de l’eau.
24,12
Et il dit: « Seigneur, Dieu de mon maître Abraham! daigne me procurer aujourd’hui une rencontre et sois favorable à mon maître Abraham.
24,13
Voici, je me trouve au bord de la fontaine et les filles des habitants de la ville sortent pour puiser de l’eau.
24,14
Eh bien! la jeune fille à qui je dirai: ‘Veuille pencher ta cruche, que je boive’ et qui répondra: ‘Bois, puis je ferai boire aussi tes chameaux’, puisses-tu l’avoir destinée à ton serviteur Isaac et puissé-je reconnaître par elle que tu t’es montré favorable à mon maître! »
24,15
II n’avait pas encore fini de parler, que voici venir Rébecca, la fille de Bathuel, fils de Milka, épouse de Nahor, frère d’Abraham, sa cruche sur l’épaule.
24,16
Cette jeune fille était extrêmement belle; vierge, nul homme n’avait encore approché d’elle. Elle descendit à la fontaine, emplit sa cruche et remonta.
24,17
Le serviteur courut au-devant d’elle et dit: « Laisse-moi boire, s’il te plaît, un peu d’eau à ta cruche. »
24,18
Elle répondit: « Bois, seigneur. » Et vite elle fit glisser sa cruche jusqu’à sa main et elle lui donna à boire.
24,19
Après lui avoir donné à boire, elle dit: « Pour tes chameaux aussi je veux puiser de l’eau, jusqu’à ce qu’ils aient tous bu. »
24,20
Et elle se hâta de vider sa cruche dans l’abreuvoir, courut de nouveau à la fontaine pour puiser et puisa ainsi pour tous les chameaux.
24,21
Et cet homme, émerveillé, la considérait en silence, désireux de savoir si l’Éternel avait béni son voyage ou non.
24,22
Lorsque les chameaux eurent fini de boire, cet homme prit une boucle en or, du poids d’un béka et deux bracelets pour ses bras, du poids de dix sicles d’or;
24,23
et il dit: « De qui es-tu fille? daigne me l’apprendre. Y a-t-il dans la maison de ton père de la place pour nous loger? »
24,24
Elle lui répondit: « Je suis la fille de Bathuel, fils de Milka, qui l’a enfanté à Nahor; »
24,25
Elle lui dit encore: « II y a chez nous de la paille et du fourrage en abondance et de la place pour loger. »
24,26
L’homme s’inclina et se prosterna devant l’Éternel
24,27
et iI dit: « Beni soit l’Éternel, Dieu de mon maître Abraham, qui n’a pas retiré sa faveur et sa fidélité à mon maître! »
24,28
La jeune fille courut dans la chambre de sa mère et raconta ces choses.
24,29
Or, Rébecca avait un frère nommé Laban. Laban accourut auprès de l’homme qui se tenait dehors, près de la fontaine.
24,30
Lorsqu’il vit la boucle et les bracelets aux bras de sa sœur; lorsqu’il entendit sa sœur Rébecca dire: « Ainsi m’a parlé cet homme », il était allé vers lui. Celui-ci attendait près des chameaux, au bord de la fontaine.
24,31
Laban lui dit: « Viens, bien-aimé du Seigneur! pourquoi restes-tu dehors, lorsque j’ai préparé la maison et qu’il y a place pour les chameaux? »
24,32
L’homme entra dans la maison et déchargea les chameaux; on apporta de la paille et du fourrage pour les chameaux et de l’eau pour laver ses pieds et les pieds des hommes qui l’accompagnaient.
24,33
On lui servit à manger; mais il dit: « Je ne mangerai point, que je n’aie dit ce que j’ai à dire. » On lui répondit: « Parle. »
24,34
Et il dit: « Je suis le serviteur d’Abraham.
24,35
L’Éternel a béni grandement mon maître, de sorte qu’il est devenu puissant: il lui a accordé menu et gros bétail, argent et or, esclaves mâles et femelles, chameaux et ânes.
24,36
Sara, l’épouse de mon maître, a enfanté, vieille déjà, un fils à mon maître; celui-ci lui a fait don de tous ses biens.
24,37
Or, mon maître m’a adjuré en disant: ‘Tu ne prendras point une épouse à mon fils parmi les filles des Cananéens, dans le pays desquels je réside.
24,38
Non; mais tu iras dans la maison de mon père, dans ma famille et là tu choisiras une épouse à mon fils.’
24,39
Et je dis à mon maître ‘Peut-être cette femme ne me suivra-t-elle pas?’
24,40
Il me répondit: ‘L’Éternel, dont j’ai toujours suivi les voies, placera son envoyé à tes côtés et il fera prospérer ton voyage et tu prendras une femme pour mon fils dans ma famille, au foyer de mon père.
24,41
Alors tu seras libéré de mon serment, puisque tu seras allé dans ma famille; pareillement, s’ils te refusent, tu. seras libéré de ce serment.’
24,42
Or, aujourd’hui, je suis arrivé près de la fontaine et j’ai dit: ‘Éternel, Dieu de mon maître Abraham! veux-tu, de grâce, faire réussir la voie où je marche?
24,43
Eh bien! je suis arrêté au bord de cette fontaine: s’il arrive qu’une jeune fille vienne pour puiser, que je lui dise: ‘Donne moi, je te prie, à boire un peu d’eau de ta cruche’
24,44
et qu’elle me réponde: ‘Non seulement bois toi-même, mais pour tes chameaux aussi je veux puiser’, que ce soit là la femme que l’Éternel agrée pour le fils de mon maître.
24,45
Je n’avais pas encore achevé de parler en moi-même, voici que Rébecca s’est approchée, sa cruche sur l’épaule; elle est descendue à la fontaine et a puisé et je lui ai dit: ‘Donne-moi, s’il te plait à boire.’
24,46
Aussitôt elle a oté sa cruche de dessus son épaule, en disant: ‘Bois et puis j’abreuverai tes chameaux.’
24,47
Je l’ai interrogée, disant: ‘De qui es-tu fille?’ Elle a répondu: ‘De Bathuel, fils de Nahor, que Milka a enfanté à celui-ci.’ Alors j’ai passé la boucle à ses narines et les bracelets à ses bras.
24,48
Et je me suis incliné et prosterné devant l’Éternel; et j’ai béni l’Éternel, Dieu de mon maître Abraham, qui m’a dirigé dans la vraie voie, en me faisant choisir la parente de mon maître pour son fils.
24,49
Et maintenant, si vous voulez agir avec affection et justice envers mon maître, dites-le moi; sinon, dites-le moi, afin que je me dirige à droite ou à gauche. »
24,50
Pour réponse, Laban et Bathuel dirent: « La chose émane de Dieu même! nous ne pouvons te répondre ni en mal ni en bien.
24,51
Voici Rébecca à ta disposition, prends-la et pars; et qu’elle soit l’épouse du fils de ton maître, comme l’a décidé l’Éternel. »
24,52
Le serviteur d’Abraham, ayant entendu leurs paroles, se prosterna à terre en l’honneur de l’Éternel;
24,53
puis il étala des bijoux d’argent, des bijoux d’or et des parures, les donna à Rébecca et donna des objets de prix à son frère et à sa mère.
24,54
Ils mangèrent et burent, lui et les gens qui l’accompagnaient et passèrent la nuit en ce lieu; quand ils furent levés le lendemain, il dit « Laissez-moi retourner chez mon maître. »
24,55
Le frère et la mère de Rébecca répondirent: « Que la jeune fille reste avec nous quelque temps, au moins une dizaine de jours, ensuite elle partira. »
24,56
II leur répliqua: « Ne me retenez point, puisque Dieu a fait réussir mon voyage; laissez-moi partir, que je retourne chez mon maître. »
24,57
Ils dirent: « Appelons la jeune fille et demandons son avis. »
24,58
ils appelèrent Rébecca et lui dirent « Pars-tu avec cet homme? » Elle répondit: « Je pars »
24,59
ils laissèrent partir Rébecca leur sœur et sa nourrice, le serviteur d’Abraham et ses gens.
24,60
Et ils bénirent Rébecca en lui disant « Notre sœur! puisses-tu devenir des milliers de myriades! et puisse ta postérité conquérir la porte de ses ennemis! » . .
24,61
Rébecca et ses suivantes se levèrent, se placèrent sur les chameaux et suivirent cet homme; le serviteur emmena Rébecca et partit.
24,62
Or, Isaac revenait de visiter la source du Vivant qui me voit; il habitait la contrée du Midi.
24,63
Isaac était sorti dans les champs pour se livrer à la méditation, à l’approche du soir. En levant les yeux, il vit que des chameaux s’avançaient.
24,64
Rébecca, levant les yeux, aperçut Isaac et se jeta à bas du chameau;
24,65
et elle dit au serviteur: « Quel est cet homme, qui marche dans la campagne à notre rencontre? » Le serviteur répondit: « C’est mon maître. » Elle prit son voile et s’en couvrit.
24,66
Le serviteur rendit compte à Isaac de tout ce qu’il avait fait.
24,67
lsaac la conduisit dans la tente de Sara sa mère; il prit Rébecca pour femme et il l’aima et il se consola d’avoir perdu sa mère.
25,1
Abraham prit une nouvelle épouse, nommée Ketoura.
25,2
EIIe lui enfanta Zimrân, Yokchân, Medân, Midyân, Yichbak et Chouah.
25,3
Yokchân engendra Cheba et Dedân; et les fils de Dedân furent les Achourim, les Letouchim et les Leoummim.
25,4
Les enfants de Midyân: Efa, Efer, Hanoc, Abida et Eldaa. Tous ceux-là furent les enfants de Ketoura.
25,5
Abraham donna tout ce qu’il possédait à Isaac.
25,6
Quant aux fils des concubines qu’avait eues Abraham, il leur fit des présents; et tandis qu’il vivait encore, il les relégua loin d’Isaac, son fils, vers l’orient, dans le pays de Kédem.
25,7
Le nombre des années que vécut Abraham fut de cent soixante-quinze ans.
25,8
Abraham défaillit et mourut, dans une heureuse vieillesse, âgé et satisfait; et il rejoignit ses pères.
25,9
Il fut inhumé par Isaac et Ismaël, ses fils, dans le caveau de Makpéla, dans le domaine d’Efrôn, fils de Çohar, Héthéen, qui est en face de Mambré;
25,10
ce domaine qu’Abraham avait acquis des enfants de Heth. Là furent ensevelis Abraham et Sara son épouse.
25,11
Après la mort d’Abraham, le Seigneur bénit Isaac, son fils. Isaac s’établit prés de la source du Vivant-qui-me-voit.
25,12
Suivent les générations d’Ismaël, fils d’Abraham, que l’Égyptienne Agar, esclave de Sara, avait enfanté à Abraham.
25,13
Voici les noms des fils d’Ismaël, désignés selon leur ordre de naissance: le premier-né d’Ismaël, Nebaïoth; puis Kédar, Adbeél, Mibsam;
25,14
Michma, Douma, Massa;
25,15
Hadad, Tèma, Yetour, Nafich et Kédma
25,16
Tels sont les fils d’Ismaël et tels sont leurs noms, chacun dans sa bourgade et dans son domaine; douze chefs de peuplades distinctes.
25,17
Le nombre des années de la vie d’Ismaël fut de cent trente-sept ans. Il défaillit et mourut et rejoignit ses pères.
25,18
Ces peuplades habitaient depuis Havila jusqu’à Chour, en face de l’Égypte, jusque vers Achour. Il s’étendit ainsi à la face de tous ses frères.

-==-

https://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2017/11/king-david.jpg

Hayé Sara : Avraham et David, deux modèles? Vidéos

La Haftara de cette semaine coïncide avec l’ouverture du premier livre des Rois. Ce dernier fait suite aux deux livres de Samuel qui ont relaté notamment l’histoire des premiers rois d’Israël, Chaoul et David.

Le premier tome des Rois débute ainsi par la succession difficile du roi David, avant de nous relater les années de règne du roi Salomon, et notamment la construction et l’inauguration du Temple.

Ce ne sont pas moins d’une dizaine de Haftarot qui sont tirées du premier tome du livre des Rois, et cinq sont issues du second tome.

Notre texte nous présente ainsi le roi David affaibli, à la fin de sa vie, son corps ayant perdu de sa vitalité et ne parvenant plus à se réchauffer.

Il est vrai que la vie du roi David l’a conduit à mener de nombreux combats, aussi bien intérieurs qu’extérieurs. Ce fut tout d’abord la fuite face au roi Chaoul avant d’être couronné lui-même roi, puis les guerres menées contre d’autres nations.

David dut également faire face à des tourments intérieurs, l’épisode de Batchéva, et bien sûr, les tragédies familiales avec notamment ses enfants, Amnon et Tamar, mais aussi son fils Avchalom qui se rebella contre son père après avoir tué son frère.

Notre Haftara se situe donc au seuil de la vie de David, lorsque se pose la question de sa succession.

David avait déjà promis à son épouse Batchéva que ce serait Salomon, leur fils, qui hériterait de la royauté. Mais un autre fils, plus âgé que Salomon, Adonias, ne l’entendait pas de cette oreille, et entreprit de s’autoproclamer roi. Il commença par se comporter publiquement comme s’il était un roi et se déplaçait dans un carrosse, entouré d’une foule de serviteurs.

Il réunit ensuite des personnalités de premier plan, notamment le fameux général de David, Yoav, ou encore l’ancien, Cohen Eviatar, qui participèrent à un simulacre de couronnement.

Effarée par ce qui se passait dans le dos de David, Batchéva, encouragée par le prophète Nathan, se rendit au chevet du roi pour l’en informer et le supplier d’interrompre ces manigances en désignant officiellement Salomon comme successeur.

Le prophète Nathan se rendit ensuite lui-même également chez le roi afin de plaider dans la même direction.

Le roi David prit donc ses responsabilités et désigna lui-même le Roi Salomon comme successeur, causant la stupeur et la crainte dans le camp d’Adonias qui redoutait des représailles. Mais Salomon rassura son frère en lui disant que tant qu’il se comporterait bien, il n’aurait rien à craindre.

Liens entre la Haftara et la Paracha

Cette Haftara accompagne donc la Paracha de ‘Hayé Sara, et il est possible, comme toujours, de dégager plusieurs similitudes entre nos textes.

Tout d’abord, certains mots de nos deux textes se font échos, et notamment ceux qui désignent la vieillesse d’Avraham d’une part et celle du roi David d’autre part.

C’est ainsi qu’il est écrit que l’un et l’autre étaient « Zaken, Ba Bayamim », vieux, avancés en jours.

Avraham comme le roi David étaient des leaders extraordinaires qui ont posé les fondements du monothéisme pour l’un, et affermi la royauté et l’unité d’Israël pour le second.

Leur leadership s’est accompagné d’une foi intense, et ils ont raffiné leur Service divin dans des limites inconnues jusqu’alors, excellant chacun dans des domaines particuliers, notamment le ‘Hessed (la bonté) pour Avraham, et la Téchouva (le repentir) pour le roi David.

En dépit des difficultés et des grandes épreuves qu’ils connurent durant leur vie, leur foi ne chancela pas.

Et à la fin de leur vie, Avraham tout comme David se chargèrent eux-mêmes de préparer leur succession et d’assurer la pérennité du travail spirituel et politique qu’ils avaient accomplis.

Avraham bénit Its’hak et lui choisit une épouse digne de son élévation, tandis que David désigna Salomon comme successeur.

Ils privilégièrent ainsi tous deux leurs jeunes fils au détriment des plus âgés, en raison de leurs qualités spirituelles.

Enfin, il est possible également de voir, dans la mise en perspective de ces deux textes, un éloge des épouses fidèles et vertueuses d’Avraham et de David, en l’occurrence Sarah et Batchéva.

La première va rapidement exhorter son mari à mettre fin à l’influence délétère d’Ichmaël qui menaçait l’intégrité spirituelle de la famille d’Avraham, et Hachem demandera à ce dernier d’écouter la voix de sa femme qui ne se trompait pas.

Quant à Batchéva, notre texte est explicite en soulignant sa détermination et son rôle capital pour amener le roi David à intervenir et préserver l’avenir spirituel des enfants, en confiant la royauté au « plus sage des hommes » : le roi Salomon.

Jérome Touboul

Le parallèle tiré de la parashat Hayé Sara  avec la haftara est un épisode de la fin de la vie du Roi David puisé du Livre des Rois.

David, était, tout comme Abraham dans la péricope qui nous occupe, âgé et proche de la fin d’une vie très riche en événements.

Le statut des rois permettait aux souverains d’épouser jusqu’à 18 femmes et de posséder autant de concubines qu’il pourrait désirer.

David avait froid et, ses conseillers pensèrent à faire mettre en contact une belle et pure jeune-fille du roi dans le seul but fut qu’elle le réchauffât ! Or, elle ne réussit pas dans sa mission.

En revanche, cette jeune fille portant le nom d’Avishag,  va être l’agent porteur d’un certain danger pour la famille royale car elle attire Adonya et, une lutte fratricide va se faire jour entre les deux frères Adonya et Salomon à propos de la succession de David que briguent les deux fils du grand roi.

Au cours de cet extrait du livre des rois deux femmes s’affrontent – l’une vieillissante (Bat Shéva)  et l’autre jeune et pleine d’ambition (Avishag)  – Bat Shéva encore très belle et désirable entre en scène pour demander à son vieil époux de désigner Salomon comme successeur sur le trône du royaume de Juda.

Avishag, pour sa part, déçue de n’avoir été choisie que pour communiquer de sa chaleur physique au souverain âgé après avoir séduit le prince, finit par séduire le futur roi et aurait été  la mère de Rehovam.

Le texte précise et de longs commentaires fort détaillés  à ce propos,  se trouvent dans la guemara au sujet du rôle de chauffeuse de David : elle fut choisie pour ce rôle et David ayant eu son quota de femmes réglementaires « ne connut pas » – au sens biblique du terme- cette jeune Sunnamite qu’est Avishag.

Caroline ElishévaRebouh

Hayé Sara: Avraham et David, deux modèles ? Vidéos

(Source : JForum)

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR – Paroles de Poilus et les horreurs de la Grande Guerre / Mon cher Grand-père, heureusement que tu es mort, tu ne supporterais pas ce qu’ils ont fait de la France, par Daniel Pollett

https://i1.wp.com/www.chalonsenchampagne.fr/images/actu-culture/2016/08-aout/Commmoration-du-Centenaire-de-la-Guerre-14-18_titre.jpg

_______________________________________________

« Paroles de Poilus » est un recueil de lettres de soldats de la 1ere guerre mondiale, envoyé à leurs proches. Ce livre a été édité sous la direction de Jean-pierre Guéno et Yves Laplume. Malgré ce que l’on pourrait croire ces lettres ne traduisent pas vraiment l’horreur de cette guerre, car la plus part des soldats prenaient soin de ne pas « inquiéter » leurs proches.

1915

Je ne sais pas si je pourrais dormir dans un lit à présent, on est habitué à coucher par terre ou sur la paille quand on peut en trouver. Il y a bien deux mois que je ne me suis pas déshabillé, et j’ai enlevé mes souliers cette nuit pour dormir ; il y avait au moins quinze jours que je ne les avais pas quittés.

Je vais te donner quelques détails comment nous avons passé la nuit dans la tranchée. Celle que nous avons occupée a une longueur de cent mètres à peu près, construite à la lisière d’un petit bois (…) ; elle est profonde d’un mètre, la terre rejetée en avant, ce qui fait que l’on peut passer debout sans être vu.

La largeur est généralement de quinze centimètres et l’on fait de place en place des endroits un peu plus larges de façon à pouvoir se croiser quand on se rencontre. Dans le fond de la tranchée et sous le terrain, on creuse

de petites caves où un homme peut tenir couché, c’est pour se

garantir des éclats d’obus.

Adolphe Wegel.

4 décembre 1914

Ma bien chère Lucie,

Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé.Voici pourquoi :

Le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, alors que nous finissions la soupe, des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m’ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J’ai profité d’un moment de bousculade pour m’échapper des mains des Allemands. J’ai suivi mes camarades, et ensuite, j’ai été accusé d’abandon de poste en présence de l’ennemi. Nous sommes passés vingt-quatre hier soir au Conseil de Guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi.

Je ne suis pas plus coupable que les autres, mais il faut un exemple. Mon portefeuille te parviendra avec ce qu’il y a dedans. (..)

Je meurs innocent du crime d’abandon de poste qui m’est reproché. Si au lieu de m’échapper des Allemands, j’étais resté prisonnier, j’aurais encore la vie sauve. C’est la fatalité. Ma dernière pensée, à toi, jusqu’au bout.

Henry Floch

—-

Le 13 novembre 1918

Chers parents (…)

Le 9, à 10 heures du matin on faisait une attaque terrible dans la plaine de Woëvre. Nous y laissons trois quarts de la compagnie, il nous est impossible de nous replier sur nos lignes ; nous restons dans l’eau trente-six heures sans pouvoir lever la tête ; dans la nuit du 10 , nous reculons à 1 km de Dieppe ; nous passons la dernière nuit de guerre le matin au petit jour puisque le reste de nous autres est évacué ; on ne peut plus se tenir sur nos jambes ; j’ai le pied gauche noir comme du charbon et tout le corps tout violet ; il est

grand temps qu’il vienne une décision, où tout le monde reste dans les marais, les brancardiers ne pouvant plus marcher car le Boche tire toujours ; la plaine est plate comme un billard.

A 9 heures du matin, le 11 , on vient nous avertir que tout est signé et que cela finit à 11 heures, deux heures qui parurent durer des jours entiers.

Enfin, 11 heures arrivent ; d’un seul coup, tout s’arrête, c’est incroyable.

Nous attendons 2 heures ; tout est bien fini ; alors la triste corvée commence, d’aller chercher les camarades qui y sont restés.

Eugène

Le 18 mars 1916
Ma chérie,
Je t’écris pour te dire que je ne reviendrai pas de la guerre. S’il te plaît, ne pleure pas, sois forte. Le dernier assaut m’a coûté mon pied gauche et ma blessure s’est infectée. Les médecins disent qu’il ne me reste que quelques jours à vivre. Quand cette lettre te parviendra, je serai peut-être déjà mort. Je vais te raconter comment j’ai été blessé.
Il y a trois jours, nos généraux nous ont ordonné d’attaquer. Ce fut une boucherie absolument inutile. Au début, nous étions vingt mille. Après avoir passé les barbelés, nous n’étions plus que quinze mille environ. C’est à ce moment-là que je fus touché. Un obus tomba pas très loin de moi et un morceau m’arracha le pied gauche. Je perdis connaissance et je ne me réveillai qu’un jour plus tard, dans une tente d’infirmerie. Plus tard, j’appris que parmi les vingt mille soldats qui étaient partis à l’assaut, seuls cinq mille avaient pu survivre grâce à un repli demandé par le Général Pétain.
Dans ta dernière lettre, tu m’as dit que tu étais enceinte depuis ma permission d’il y a deux mois. Quand notre enfant naîtra, tu lui diras que son père est mort en héros pour la France. Et surtout, fais en sorte à ce qu’il n’aille jamais dans l’armée pour qu’il ne meure pas bêtement comme moi.
Je t’aime, j’espère qu’on se reverra dans un autre monde, je te remercie pour tous les merveilleux moments que tu m’as fait passer, je t’aimerai toujours.
Adieu
Soldat Charles Guinant

-==-

Voilà ce qu’on subi nos Poilus, et encore, ceci n’est qu’un aperçu de l’immense bourbier dans lequel ils ont croupi pendant des moispour que nous vivions libres et Français ! louyehi 

https://i1.wp.com/img.over-blog-kiwi.com/1/04/43/04/20180501/ob_dd0ed2_dcggzy-uwaacazm.jpg______________________________________________________

Résultat de recherche d'images pour "photos des horreurs de la guerre 14 18"
Image associée

Image associée

-==-

https://i1.wp.com/static.resistancerepublicaine.eu/wp-content/uploads/2018/11/AAA-1.jpg

Illustration : MARCEL LELOUP, Croix de Verdun – Croix de Guerre – Croix du Combattant, 411e Régiment d’InfanterieHONNEUR ET PATRIE

______________________________________________________

Mon cher Grand-père, heureusement que tu es mort, tu ne supporterais pas ce qu’ils ont fait de la France

par Daniel Pollett

                                                                               Mon cher Grand-Père,

Tu es parti bien trop tôt, aussi ton image et ta voix sont-elles pour moi diffuses parmi les souvenirs erratiques de la petite enfance. J’aimerais que tu sois encore là, tout en sachant que toi, tu n’aimerais pas.

Vois-tu depuis l’au-delà que le monde que tu m’as légué, pour lequel tu as tant souffert, combattu et travaillé a bien changé ,  Les Trente Glorieuses pendant lesquelles tu nous a quittés en souhaitant que tes descendants accèdent enfin durablement à l’univers prometteur qu’était la France d’alors sont maintenant bien loin.

Mais il n’y a pas que l’aspect matériel. Dans ton village, le maire, l’instituteur et le curé étaient des personnalités, des références respectées. Aujourd’hui le maire est maltraité par les revendications outrancières et les règlements absurdes ; l’instituteur est contesté, agressé par les élèves et leurs parents ; le curé n’est plus qu’un archaïsme dérisoire au bénéfice du mahométan prétendument paré de toutes les qualités.

Mais il y a plus encore. La Patrie, tout comme le travail, la discipline, la famille et le bien commun sont déconsidérés, ils ne sont plus le ciment unifiant le peuple et édifiant le pays. Le Français a honte de lui, de ses ancêtres, de sa civilisation. Il se repent de son histoire, de sa culture, de sa race, de sa richesse, du rayonnement de la France et des bienfaits dispensés de part le monde. La Patrie est devenue presque un mot grossier, une prétention anachronique à rester ce que nous sommes. Le travail est exporté et on encourage le vice né de l’inactivité avec laquelle on peut gagner plus qu’en travaillant. La discipline est vue comme une forme de fascisme, mot souvent utilisé pour dénigrer gens et pratiques pourtant salutaires. Le bien commun est saccagé en permanence au moindre prétexte et les vandales ne sont pas poursuivis. Toi qui as souffert des privations de toutes sortes, qui as connu la misère et le dénuement dans les tranchées, toi pour qui la moindre chose matérielle était un bien précieux que tu voulais durable, toi qui d’une pomme ne jetait que la queue et les pépins, je n’ose imaginer comment tu verrais ce vandalisme institutionnalisé. Si tu pouvais revenir avec ton glorieux 411e Régiment de Braves(1), vous auriez tôt fait, même avec vos vieux fusils, de mettre au pas ces racailles dont la force vient surtout de nos faiblesses et de nos lâchetés. Ces exactions sont souvent perpétrées par des milices qui se nomment antifas(2), alors qu’elles se comportent comme ces nazis que tu as combattus dans la Résistance.

Le gendarme ne poursuit plus le voleur mais il traque l’honnête citoyen pour quelque peccadille, et plus encore il pourchasse le patriote sous l’œil amusé des traîtres et des imbéciles. Le gendarme ne porte plus le képi, symbole d’autorité, mais est équipé de toutes sortes d’armes destinées à préserver le malfaiteur alors que celui-ci est toujours plus agressif et mieux armé. Toi dont des camarades ont été fusillés pour des lâchetés ou des désertions réelles ou supposées, je n’ose pas non plus imaginer comment tu verrais ces traîtres à la Patrie diriger la France et ses institutions, ni tous ces idiots bêlant en troupeau sans plus penser par eux-mêmes ni avoir le moindre bon sens.

Les frontières que tu as si vaillamment défendues n’existent plus. L’Europe est gouvernée par une clique non élue présidée par un ivrogne, elle fonctionne comme l’Union soviétique dont tu as vu s’étendre l’empire. Il n’y a plus de frontières, mais on a construit un mur autour de la tour Eiffel et nous sommes fouillés systématiquement pour accéder à quelque endroit d’importance. La France est ouverte à l’invasion étrangère, surtout mahométane, apportant les guerres de l’islam, les maladies des pays sous-développés et un obscurantisme religieux que nombre de nos grands hommes ont justement qualifié en leur temps(3). Ces étrangers arrivent sans papiers, mais tous dotés d’un appareil moderne dont on ne sait qui paie et le prix et les frais. Oubliant les batailles de Poitiers, de Lépante et de Vienne, on envoie des bateaux les chercher au nom des droits de l’homme, devenus la religion d’aujourd’hui. Il semble qu’il n’y ait que des droits et plus aucun devoir. Ce devoir que tu as si héroïquement assumé, rien que son nom est entendu aujourd’hui comme une antiquité, presque une insulte par tous les adeptes -et Dieu sait s’ils sont nombreux- de la pensée gauchiste issue des inepties du marxisme-léninisme. Tu serais consterné et peiné de les voir multiplier ce qu’ils appellent des accommodements raisonnables  avec les mahométans autant que lorsque tu as vu Daladier signer les accords de Münich.

Il y a peu, le Grand Turc est venu en notre ville de Strasbourg(4) pour y haranguer des milliers de ses sujets venus de plusieurs pays d’Europe où ils sont déjà installés, notamment dans cette Allemagne dont la Turquie fut l’alliée durant ta première guerre et complice des nazis lors de la seconde. Il les a exhortés à ne pas s’intégrer dans notre société civilisée, prétendant que ce serait un crime contre l’humanité, mais bien au contraire à rester isolés dans la communauté des membres de la Sublime Porte. Les journalistes n’ont que peu diffusé la nouvelle de cette venue qui était pourtant celle d’un chef d’État étranger et bon nombre l’ont donc ignorée.

Dans les écoles, on ne parle plus guère et tardivement de nos glorieux ancêtres, on efface ou relativise nos héros et nos grandeurs, Charles Martel, Aliénor d’Aquitaine, Jehanne d’Arc, la chevalerie, Louis XIV, Bonaparte et même tes guerres, oui même toi. La défense de la Patrie est considérée comme une aberration, un reste de honte revendiqué par l’extrême-droite. Certes, dans l’hémicycle de notre Assemblée Nationale, les derniers à défendre l’idée de Patrie sont situés à l’extrême-droite. Tous les autres sont contaminés par la vermine marxiste et mondialiste. Alors les ignares manipulés nomment tous les patriotes extrême-droite et, se faisant peur avec des mots, continuent à voter pour ceux qui trahissent la France depuis des décennies. Toi qui as subi et affronté avec tant de courage les inconforts, les immoralités et les périls de la guerre, les gaz et les premiers chars d’assaut, tu n’aurais pas peur des mots. Toi qui as connu la sottise, la méchanceté et les crimes des anti-dreyfusards, des ligues factieuses et de la Cagoule, tu leur expliquerais mieux que moi ce qu’est véritablement l’extrême-droite et le non-sens d’assimiler le patriotisme à une position politique. Mais à cause de cette incommensurable sottise, on vient d’élire un moins que rien qui a pourtant insulté les Français de nombreuses fois, même avant d’être élu. Il critique les chefs d’État étrangers qui réussissent là où il échoue. Il invite à l’Élysée des sauvages chantant des obscénités. Avant il fut ministre d’un bon à rien que tu aurais pris pour l’idiot du village, qui a fait piétiner les tombes de tes glorieux camarades à Verdun. Verdun où le moins que rien, après avoir demandé l’avis du chef de l’État allemand, une Prussienne aussi laide de corps que vile d’esprit, a décidé qu’il n’y aurait pas de défilé militaire pour célébrer le centenaire de la victoire des armées françaises et alliées, ta victoire.

Parmi notre jeunesse, de plus en plus nombreux sont ceux qui, contaminés par la perversité à l’honneur autant à l’école qu’en politique, ne savent pas s’ils sont fille ou garçon. D’autres gaspillent leur énergie en se passionnant pour la chasse à des entités imaginaires issues d’un jeu venu du Japon. Mais les envahisseurs mahométans savent bien, eux, qui ils sont et ce qu’ils veulent, et ils sont bien réels(5). Dans nos rues survivent des Français miséreux, parfois anciens soldats, mais la priorité de l’action sociale va aux étrangers. Parmi ces étrangers se trouvent des assassins dont on attend les méfaits pour les arrêter, alors qu’ils sont connus comme tels ; et comme toute armée d’occupation, alors qu’ils sont ici avec armes, uniformes et drapeaux, il arrive qu’ils assassinent des otages tandis que nous leur construisons des casernes(6). On ne chante plus  La Madelon  ni  Le Chant du Départ (7) mais certains de ces étrangers vocifèrent des insanités et des appels au meurtre que le gouvernement et des idiots utiles considèrent comme liberté de l’expression artistique.

Voilà, bien des gens sont tellement dégénérés par le gauchisme qu’ils persistent à s’enliser dans cette situation sans issue. L’Union européenne devait nous préserver du renouvellement de ces guerres que tu as faites, mais elle nous impose l’invasion étrangère et la mondialisation qui apportent la guerre civile déjà commencée. Beaucoup de gens n’ont pas le discernement pour voir que nous sommes dirigés par des traîtres à la Patrie et que même si nul politicien n’est exempt des vanités et autres défauts intrinsèques à la politique, il faut savoir choisir l’intérêt de la France et des Français. Les dirigeants que tu as connus, malgré leurs imperfections et leurs erreurs parfois tragiques, étaient au moins des patriotes et ils servaient l’intérêt de notre pays. Aujourd’hui on n’a plus cette distinction et l’on vote pour qui apporterait un intérêt personnel et immédiat. Nous avons donc les dirigeants mérités par cette façon de faire.

Tu sais aussi, ayant été dans la Résistance(8), qu’un petit nombre décide souvent du vent de l’Histoire. Alors je te dis que même si beaucoup de nos contemporains ne méritent pas que l’on se sacrifie pour eux, la France éternelle, elle, le mérite, comme tu le sais bien mieux que moi. C’est pourquoi je revendique d’être français, de race blanche, de civilisation gréco-latine et judéo-chrétienne, fier de l’être, et je suis fier de toi. Je revendique de ne pas oublier la grave blessure que tu as reçue d’une balle allemande à Verdun, qui a affaibli ton cœur tout au long de ta vie, et le sacrifice de tes camarades. Si d’autres oublient, moi je n’oublie pas.

(1) Historique du 411e Régiment d’Infanterie (il y en a d’autres) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/411e_r%C3%A9giment_d%27infanterie

(2) « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. »

Huey Pierce Long, repris par Winston Churchill, 1945.

(3) « La religion de Mahomet semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la Terre où elle a étendu son empire. »

Condorcet. Voir aussi ce qu’en disaient Bossuet, Châteaubriant, Flaubert, Montaigne, Montesquieu, de Vigny, etc.

(4) Venue du président turc Recep Tayyip Erdogan au Zénith de Strasbourg, le dimanche 4 octobre 2015, pour la « Rencontre citoyenne contre le terrorisme », 12000 participants.

(5) « La nationalité musulmane est une supranationalité. Elle est au-dessus de toutes

les nationalités. »

Traité moderne de théologie islamique, Dalil Boubakeur recteur de la Grande Mosquée de Paris, éd. Maisonneuve et Larose, 2003.

(6) « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats. »

Zia Gokalp, repris par Recep Tayyip Erdogan, 1998.

(7) Le Chant du Départ : https://www.youtube.com/watch?v=9HFF9gnlY3c

(8) Mon grand-père avait refusé la Médaille de la Résistance car il l’avait trouvée trop distribuée aux tondeurs de femmes et autres opportunistes de la dernière heure.

Mon cher Grand-père, heureusement que tu es mort, tu ne supporterais pas ce qu’ils ont fait de la France

(Source : Résistance Républicaine)

-==-

https://cdn-media.rtl.fr/cache/ImXf5-JZhdmnwAlgpU8frg/880v587-0/online/image/2014/0727/7773448174_la-republique-rend-un-hommage-appuye-lorsqu-elle-met-ses-drapeaux-en-berne.jpg

Que ce drapeau français en berne qui marque le deuil soit remplacé à jamais par le drapeau qui flotte joyeusement au vent de paix qui soufflera sur le pays très bientôt si nous le voulons vraiment ! _____________________________________________________

NOUS AVONS LE DEVOIR D’HONORER CEUX QUI ONT SOUFFERT ET SONT MORTS POUR QUE LEUR DESCENDANCE GARDE LEUR IDENDITE ET NAISSE ENCORE FRANCAIS. NOUS NOUS DEVONS DE PORTER HAUT NOTRE DRAPEAU NATIONAL

MALGRE LES EVENEMENTS TERRIBLES AUXQUELS NOUS DEVONS ACTUELLEMENT FAIRE FACE,

MALGRE LA PERSPECTIVE D’UN AVENIR POURRI POUR NOUS ET NOS ENFANTS,  

NOUS NOUS DEVONS D’AVOIR TOUJOURS AU COEUR L’ESPOIR DE POUVOIR FONDER UN JOUR TRES PROCHAIN UN MONDE MEILLEUR. POUR CELA NOUS DEVONS NOUS UNIR POUR AGIR CONCRETEMENT CONTRE TOUS NOS ENNEMIS !

QUE LA FRANCE REDEVIENNE UNE DEMOCRATIE VIDEE DE TOUS SES ENNEMIS !

 

QUE LA FRANCE RETROUVE SON ETHIQUE, SON HONNEUR !

 

QUE LA FRANCE REDEVIENNE FRANCAISE !

 

QUE LA FRANCE SOIT DIRIGEE PAR UN VERITABLE HOMME D’ETAT, INTEGRE, FIABLE ET RESPONSABLE, FIER DE SON PAYS, PROTECTEUR DE SON PEUPLE !

 

QUE LA FRANCE RETROUVE SA JOIE DE VIVRE

C’EST LE VOEU QUE NOUS FORMONS EN CES TEMPS DE CHAOS, D’OBSCURITE ET DE BARBARIE QUE NOUS VIVONS !

COURAGE, NOUS FINIRONS PAR GAGNER CETTE DOUBLE GUERRE (extérieure et intérieure) QUI NOUS EST FAITE 

 

SI NOUS LE VOULONS VRAIMENT, NOUS RETROUVERONS TOUTES NOS LIBERTES, TOUS NOS DROITS, NOUS CONSERVERONS NOTRE CULTURE, NOTRE IDENTITE, NOTRE HISTOIRE. NOS DESCENDANTS CONTINUERONT A NAÎTRE FRANCAIS DANS UN PAYS LIBRE !

 

VIVE LA PATRIE !

VIVE LES PATRIOTES !

VIVE LA FRANCE !

Résultat de recherche d'images pour "photos de Victor Hugo"

GLOIRE A NOTRE FRANCE ETERNELLE !

GLOIRE A CEUX QUI SONT MORTS POUR ELLE !

AUX MARTYRS ! AUX VAILLANTS ! AUX FORTS !

(Victor Hugo – 1802.1885)

Vidéo : La Marseillaise – La France éternelle – French Pride

louyehi

Halloween, un fête celtique irlandaise très ancienne portant le nom gaélique de « Samain », ou « Samhain »

https://www.guide-irlande.com/wp-content/uploads/2016/05/halloween-480x300.jpg_____________________________________________

Carte Irlande
________________________________________________

Encore célébrée dans le monde, la Samain n’est autre que la fête aujourd’hui connue sous le nom d’Halloween.

Remontant à 500 avant l’ère commune, cet événement majeur dans la vie des celtes représentait en vérité un enjeu spirituel fort où les vivants, entraient en communication avec les morts le temps d’une nuit… Bien moins commerciale qu’aujourd’hui, cet événement était pris très au sérieux par la population celte, et constituait un moment majeur dans leur vie quotidienne.

Le nom Halloween est une contraction de l’anglais All Hallows-Even qui signifie the eve of All Hallows’ Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veille de tous les saints » ou « la veillée de la Toussaint ».

Résultat de recherche d'images pour "photos d'Halloween en Irlande"
_______________________________________________

Samain, une nuit où les morts co-existent avec les vivants…

Chez les celtes l’année était ponctuée de 4 étapes majeures :

  • Imbolc fêtait le printemps,
  • Beltane l’été,
  • Lugnasad l’automne
  • et Samain annonçait l’hiver.

L’époque de la Samain annonçait la fin des récoltes, l’arrivée du froid et la fameuse nuit où le Dieu de la Mort permettrait aux morts de vivre le temps de quelques heures aux côtés des vivants.

Le début de l’année celtique qui annonce le début du Temps noir

Cette fête marque le début et la fin de l’année celtique, et annonce le début du Temps Noir. En effet Samain n’appartient ni à l’année qui se termine ni à celle qui commence : c’est un jour en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts.

Résultat de recherche d'images pour "images de Samain"

Samain n’est ni plus ni moins le jour de l’an celte même si celui-ci ne sera jamais vraiment fixe. On le situe entre le 25 octobre et le 20 novembre ce qui correspond au 6ème jour de la lune montante. Cette nuit là, un immense banquet est organisé, et chacun se doit d’être présent sous peine de mort. Des feux sont allumés et des sacrifices de chevaux (Irlande) ou de taureaux (Gaule) sont pratiqués. Si l’on se penche sur la grande épopée des celtes, on constatera que nombre d’événements ont eux lieu un jour ou une nuit de Samain : la guérison de Cûchulainn, la victoire des Tuatha à la bataille de Mag Tured.

Au Moyen-Âge, en l’an 610, le pape Boniface IV réprima cette fête païenne qui disparut au profit de la Toussaint, avant d’être un peu réanimée, en Bretagne, au siècle dernier par le mouvement néodruidique.

La christianisation des peuples celtes signa l’arrêt de mort temporaire de cette fête déclarée païenne en l’an 610 par le Pape Boniface IV.

En l’an 835 Grégoire IV créa la Toussaint et Odilon de Cluny fixera en 1048 la date du 1er novembre pour cette fête. La veille de la nuit sainte “all hallow even” ou “all hallow’s eve” selon les versions deviendra plus tard Halloween. La migration de la fête aux USA se fera en même temps que l’exode des irlandais fuyant la grande Famine de 1840.

Rites

La Samain était un cérémonial nocturne.

Chaque foyer se devait d’éteindre le feu de la maison, et se plonger dans l’obscurité. Cette acte permettait de prendre conscience de l’état de mort : sans la lumière, la vie est impossible.

Cette prise de conscience permettait d’apprivoiser la Mort, et d’entrer en contact avec les Anciens (hommes ayant déjà passé l’Au-Delà), afin de demander conseil, bienveillance et sagesse. Par la suite, les membres du villages se réunissaient dans le noir sur la place du village, place où les druides allumaient alors un nouveau feu. Ce feu sacré, symbolisait un recommencement, le début de la vie, de l’année celtique, et la victoire contre la mort.

Ce n’était que par la suite, que les druides allumaient d’autres feux autour du village, sur les collines, afin de protéger les habitations de toute menace maléfique. Ensuite, chaque villageois prenait quelques braises du feu sacré, et repartaient dans leur foyer pour faire repartir leur feu.

Résultat de recherche d'images pour "photos d'Halloween en Irlande" Le feu de joie de Samain

La fête païenne Samain est devenue Halloween, une fête commerciale, où les enfants, déguisés, frappent à toutes les portes du voisisnage pour quémander des bonbons… Aujourd’hui, le symbole d’Halloween est la citrouille, mais ça n’a pas toujours été le cas. (Source : Guide Irlande.com)

Avant la citrouille, il y avait le navet !

Ce légume est une référence à la légende irlandaise de Jack à la lanterne (Jack-O’-Lantern). Selon la légende, Jack, personnage ivrogne paresseux, défie le diable. À sa mort, ni le paradis ni l’enfer ne veulent l’accueillir. Jack est condamné à errer éternellement dans l’obscurité en s’éclairant d’une bougie plantée dans un navet évidé. Jack réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

Avec les années, le navet a progressivement été remplacé par une citrouille plus large et plus facile à sculpter.

En France, la fête d’Halloween n’apparaît qu’à la fin des années 1990, mais elle ne parvient pas à s’implanter comme outre-Atlantique, notamment parce qu’elle est jugée trop commerciale. (Source : ça m’intéresse)

Avraham – L’homme, le vrai-fondateur de l’esprit révolutionnaire

https://livetourism.tv/newravdynovisz/wp-content/uploads/2016/09/logoRD.png

______________________________________________________

60:00

Un cours vidéo du Rav ‘Haïm Dynovisz

Lekh Lekha 2018

Avraham- L’homme, le Vrai-Fondateur de l’esprit révolutionnaire 

(Source : site du Rav)

La véritable définition du mal -Paracha Noa’h – Oct 2018

Image associée
_______________________________________________

Paracha Noa’h

Un cours du Rav ‘Haïm Dynovisz

La véritable définition du mal -Paracha- Oct 2018

https://livetourism.tv/newravdynovisz/wp-content/uploads/2016/09/logoRD.png

Charles Aznavour et Israël

_____________________________________________________

2:12

Charles Aznavour « Yerushalaim » |

2:16

8:21

1:02

Le chanteur Charles Aznavour lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv le 26.10.2017 Michaël Assous/ i24NEWS

 

Tsahal rend hommage à Charles Aznavour sur Instagram

L’armée israélienne a rendu hier hommage au célèbre chanteur franco-arménien Charles Aznavour décédé à l’âge de 94 ans.

“Aznavour avait un lien profond avec le peuple juif et Israël”, a rappelé Tsahal sur les réseaux sociaux.

Mi-avril, l’artiste avait remercié les Juifs pour avoir été les premiers à l’accepter en tant qu’artiste au tout début de sa carrière.

Je vais avoir 94 ans et ça ne me fait rien du tout. La question, c’est plutôt de savoir encore combien. Je crois que je vivrais assez vieux (sic). Je dis souvent jusqu’à 120 ans [l’âge de Moïse, Ndlr] pour faire plaisir à ma première clientèle, car les Juifs ont été les premiers à m’accepter. Sans exception. Ma deuxième clientèle, étant Marseille”, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Nice Matin.

 israelvalley.com

Charles Aznavour, Israël et les Juifs- vidéos

(Source : JForum)

Résultat de recherche d'images pour "Charles Aznavour in Kotel Israel"