Archives de Catégorie: ACCUEIL (évolue régulièrement)

Les fêtes de Tichri 5778 – Chana tova 5778 lékoulam ! Et bonnes fêtes de Tichri !

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Chana tova 5778 à tous les Juifs de la terre et à Israël, la belle tant convoitée ! Formons le souhait que l’Etat juif ne soit plus jamais divisé et qu’il récupère la totalité de sa terre très bientôt ! Amen. Ken yehi ratson.

LA GRANDE FAMILLE JUIVE DOIT RESTER UNIE FACE A L’ADVERISTE ET FIDELE A SA PAROLE, CELLE DU SINAÏ, DONC A LA TORAH ET AUX MITSVOTE, C’EST IMPERATIF SI ISRAËL VEUT TENIR TÊTE A SES ENNEMIS – Les nations l’ont bien compris, puisque, comme maintes fois dans l’histoire, elles s’attaquent à nouveau aux symboles mêmes du caractère juif de ce peuple :  la Brit Mila et la Chrita ! TOUJOURS SE SOUVENIR QU’UN JUIF RESTERA TOUJOURS UN JUIF, QUOI QU’IL FASSE ET SI LOIN DE LA TORAH QU’IL SE TROUVE. A TOUT MOMENT, IL PEUT FAIRE TECHOUVA, ET ROCH HACHANA EST LE TEMPS IDEAL POUR OPERER CE RETOUR. ISRAËL VIVRA, ETERNELLEMENT ! AMEN. louyehi

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Rosh Hashanah, the Shofar and the Holy City

Roch Hachana, le Chofar et la Ville Sainte avec le rav Karmi Gross

Rabbi Karmi Gross and Reel Israel Productions connect Israel’s past and present, exploring Israel’s rich history and heritage while portraying the dynamic nature of life in Israel today.

Rosh Hashanah, the Shofar and the Holy City – Part 1

Rosh Hashanah, the Shofar and the Holy City – Part 2

9:01Rosh Hashana, the Shofar and the Holy City – Part 3

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Roch Hachana 5774

Jour du jugement de toutes les créatures et du courronnement de D.ieu comme Roi de l’univers, Roch Hachana est la « tête » de l’année, le jour duquel tout dépend…

Il n’est pas permis de travailler.

Yom Kippour

Yom Kippour est le jour du « Grand Pardon », celui, unique dans l’année, où se révèle le lien intrinsèque qui unit le Créateur à son peuple

Tombe un Chabbat

Souccot

Souccot, la « Fête des Cabanes », immédiatement suivie de Chemini Atseret-Sim’hat Torah sont les fêtes les plus joyeuses du calendrier juif.

Sim’hat Torah

Chemini Atsret/Sim’hat Torah marque le point culminant de la saison de fêtes du mois de Tichri. En ce jour, tout se conclut et tout prend son sens…

Il n’est pas permis de travailler.

(Source : Chabbad.org)

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LA FÊTE DE ROCH HACHANA

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https://i2.wp.com/users.skynet.be/maale/images/Kippour.jpg?zoom=2 Chofar (image Wikipedia)           _____________________________________________________

Vidéos : « écouter le chofar » par le chantre américain Benjamin Warschawski   « http://www.youtube.com/v/0jR20-0sy1Y&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>   rjhgins »

Paracha Netsavim et Roch Hachana » par le Rav Bitton « http://www.youtube.com/v/07W2Pfv0vgs&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>

Avant Roch Hachana, on commence les séli’hote

Comme il est bon de voir le monde juif, toujours fidèle à sa Torah après plusieurs millénaires, et la foule est si nombreuse, grâce à D.ieu, qui se presse au Kotel, le coeur même du monde ! Cela fait chaud au coeur de penser qu’à peine plus de 60 ans après la Choah, le Kotel est rempli de Juifs qui prient aussi loin que peut porter le regard ! Béni soit tu, Israël, bénis soient tes enfants qui gardent si précieusement la Torah et les mitsvote ! Amen.

Séli’hote au Kotel (le mur Occidental) de Jérusalem :

Selichot in the Kotel 9 Tishrei 5773. part 2de Kryxtina123 66

adon haslichot

Le mot « séli’hote » est le pluriel du mot « séli’ha » (demande de pardon). La fête de Roch Hachana est précédée par une période de pénitence où  chaque  Juif pratiquant se met en devoir de réciter des seli’hotes (supplications) tous les matins avant l’aube à la synagogue (les heures allant de minuit à l’aube étant une période de plus grande proximimité avec D.ieu). Ce n’est pas seulement une demande individuelle, mais toute la communauté montre ainsi son humilité, la conscience de ses fautes, sa solidarité et son amour pour tous ses membres. (En effet, chaque juif est solidaire des péchés des autres juifs). Le Choul’hane arou’h (« table dressée »), le code juif de la loi religieuse rédigé par Joseph Caro de Safed et annoté par Moïse Isserles de Cracovie stipule que l’on se lève avant l’aube durant les 40 jours (pour les séfaradim) qui précèdent Kippour, pour réciter les « séli’hote ». Les Achkénazim commencent à réciter les « séli’hote » le dimanche qui précède Roch Hachana. Les ‘hassidim ont la coutume de commencer les séli’ote par un office à 3 h du matin le dimanche qui précède la fête de Roch Hachana. La tradition juive dit que D.ieu Lui-Même aurait  enseigné à Moïse les 13 attributs de miséricorde. On retrouve ces attributs dans le livre de l’Exode : « Seigneur ! Seigneur ! Clément et miséricordieux, lent à la colère, plein de bienveillance et d’équité; il conserve sa faveur à la millième génération; il supporte le crime, la rébellion, la faute, mais ne les absout pas. » On sonne le chofar pendant les « séli’hote ». Ces attributs forment le coeur de toute prière de pénitence et toute imploration du pardon divin.

Les enjeux

Roch Hachana permet à l’homme de revenir vers D.ieu en l’implorant à l’aide de « seli’hote » (supplications) et le fait bénéficier de Sa grande clémence en faisant preuve de bonne foi et d’un repentir sincère par la Techouva, (regret des fautes, pénitence et retour à la Source qu’est D.ieu, par amour, mais aussi repentir envers ses semblables), Tefila (prière) afin de rétablir le dialogue avec le Créateur et Tsedaka (rétablir la justice en donnant aux plus pauvres). Le jugement divin apparaît alors comme la résultante d’efforts personnels qui s’expriment traditionnellement par ces 3 actes si importants dans la vie du Juif non seulement à Roch Hachana, mais aussi tout au long de l’année. On voit ainsi que l’intervention de l’homme est déterminante quant au résultat du jugement. Etant tous des serviteurs de D.ieu, chacun aspire à devenir tous les ans plus efficace dans cette tâche et se choisit, pour toute l’année à venir, un trait de caractère négatif pour essayer de le transformer de manière à ce qu’il devienne une qualité (tâche ardue, certes, dépassant bien sûr le cadre d’une année, mais qui donne à D.ieu une raison de faire « crédit » à l’homme pour l’année à venir… en croyant en sa bonne foi et en sa bonne volonté quant à son désir de changement.) 

Parce que nul n’est à l’abri du yetser hara et de la corruption, qui est aujourd’hui si dangereusement banalisée, Rabbi ‘Haïm Vital explique que le corps  humain possède plusieurs portes : celle de la vision, (les yeux) celle de l’odorat, (le nez)  celle de l’audition (les oreilles) et celle de la parole (la bouche, par laquelle passe non seulement la parole, mais aussi la nourriture qui, rappelons-le, devrait toujours être strictement cachère !) Mais si l’homme érige des barrières devant toutes ces portes afin de ne pas fauter, on pourra lui attribuer le verset : « Ouvrez les portes afin que vienne le peuple juste . Mesure pour mesure. Puisque l’homme juste a su placer des « Juges » à toutes ses « portes », de même Hachem lui ouvrira les portes du ciel. » 

Ainsi, chaque jour est une opportunité de renouveler nos vies qui permet à l’homme de recréer le monde en permanence en partenariat avec D.ieu. Le Talmud (Roch Hachana 16), au nom de Rabbi Yo’hanan nous enseigne que le Créateur a devant lui 3 livres ouverts : celui des « justes », qui sont inscrits directement et définitivement pour la vie éternelle dans le holam haba (le monde futur), celui des « impies », qui sont inscrits pour la « mort » et celui des « hommes moyens », dont le sort n’est pas encore tranché et reste en suspens jusqu’à Yom Kippour. S’ils sont repentis, ils sont inscrits également dans le Livre de la Vie, dans le cas contraire, ils connaîtront le sort des impies. Le jugement final est donc rendu le jour de Kippour, selon les actions de chacun.

Vidéo :  Seli’hote au Mur occidental à Jérusalem « http://www.youtube.com/v/nO2aBnQpkDo&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>  btheno

Vidéo : « Rachem » « http://www.youtube.com/v/mX99NZx9Mfs&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″> sauvagebri

L’appel du « chofar »

Lors de la création du monde, les anges proclamèrent la royauté de D.ieu au son du chofar : « Le son des trompettes et les accents du chofar, faites-les retentir devant le Roi Eternel » (psaume 98.6). Au temps du Temple de Jérusalem, on sonnait du chofar à un endroit spécialement désigné à cet effet (sur une pierre spéciale qui a été retrouvé dans les vestiges du Temple, dont on peut voir la photographie sur le site Modia – « Jérusalem que j’aime. » ) pour indiquer le début du Chabbat ; au temps des rois d’Israël, on sonnait du chofar pour l’avènement d’un roi, par exemple, on a sonné du chofar pour le roi Salomon (1 rois 1,34). On sonnait du chofar à la fin de toute bataille (2 Samuel 2,28 et 2 Samuel 18,16).  De nos jours, en Israël, on sonne  le chofar pour des évèments importants comme, par exemple, l’élection d’un nouveau président, etc… et surtout à Roch Hachana. Dans les temps messianiques, c’est au son du chofar que seront annoncés le retour des exilés et la venue du Machia’h (Messie).

Fabriqué à partir d’une corne d’animal cachère, généralement une corne de bélier rappelant, par ses courbures, notre soumission au joug divin, c’est le plus ancien des instruments à vent ; il proclame le couronnement de D.ieu en tant que « Roi de l’univers ». Il symbolise à la fois la création du monde, la révélation au mont Sinaï,  l’Aqedat Yits’haq (le sacrifice d’Isaac), la destruction du Beit Hamikdach (Temple), les avertissements des Prophètes et l’annonce de la fin des temps… (Isaïe : « En ce jour, résonnera le son du Grand Chofar; alors arriveront ceux qui étaient perdus en Assyrie et égarés en Egypte, et tous se prosterneront devant l’Eternel sur la montagne sainte a Jérusalem »). Personnification vivante du coeur et des émotions de l’homme, le son produit par le souffle humain à travers le chofar exprime le moi divin ; il est sensé réveiller à la voix divine chaque âme juive en touchant le plus profond de l’être afin que chacun accepte de plein gré ce joug divin ou y revienne après s’en être éloigné. Celui qui entend le chofar le sent alors vibrer en lui et appelle son Créateur. Le chofar laisse s’exprimer en l’homme l’intuition de son moi véritable, forme originelle la plus profonde, en tant que création betselem Elokim (à l’image divine.)

« Dans le palais du Roi se trouvent de nombreuses pièces et chacune s’ouvre avec une clef différente. Il existe une clef, un instrument, qui peut ouvrir toutes les portes : la hache. Le chofar est une hache. Quand une personne se présente avec passion devant le Tout-Puissant le cœur brisé, il peut faire voler en éclats n’importe quelle porte du palais du Roi des rois. » (Baal Chem Tov).

Quelle est la signification de la succession des sonneries « Tekia » « Teroua » « Tekia » ? Première interprétation : Par analogie au son des trompettes d’argent utilisées dans les batailles des Hébreux dans le désert, « Tekia » évoque la mise en alerte, la convocation des troupes, « Teroua » évoque l’âme désolée, les sanglots, les tremblements en présence du jugement divin et la seconde « Tekia » évoque la sérénité revenue après le jugement, (que l’on espère clément.) Seconde interprétation : Elle concerne la collectivité d’Israël. L’image est alors celle illustrant des 2 « Tekiote » qui entourent la « Teroua » avec ses sanglots, évoquant à la fois l’âme brisée, l’homme malheureux, qui doute et se confesse. La « Tekia » évoque l’homme serein, l’homme complet, l’homme fort ;  (Il faut 2 hommes forts pour encadrer un homme qui faiblit.) Rappelant l’homme à sa source, le chofar permet donc à ce dernier de ressentir d’une part, l’humilité, (son extrême petitesse face au Créateur) et de percevoir de manière concrète l’appel de D.ieu, qui aime tant Ses créatures qu’Il est prêt à tout leur pardonner si les conditions sont remplies, mais également la crainte du Ciel pour les fautes commises pendant l’année écoulée. (Livre d’Ezéchiel Versets 4 et 5)  »Et pour toute personne qui écoute le son du Chofar et n’a pas été soigneux, l’épée viendra et l’emportera, mais celui qui est soigneux aura sauvé son âme. » A la fin des fêtes de Tichri, la plupart d’entre nous auront reconnu dans le son du chofar la voix d’Hachem Lui-Même qui  implore Son peuple. « Ecoute, Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un. »

 

Vidéos : « Des profondeurs de l’abîme, je t’invoque, ô Eternel »

http://www.youtube.com/v/9ApTOj2Gix8&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>toramzeon

Se préparer à Roch Hachana avec rabbi Jonathan Ginsburg (explications en anglais)

« http://www.youtube.com/v/ktDfC8yhxhI&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>   rjhgins

Pour Pour tout savoir sur la téchouva sous tous ses angles ici sur Modia http://www.google.com/custom?q=t%E9chouva&sa=Rechercher&cof=LW%3A140%3BL%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.modia.org%2Fpic%2Fmodia.jpg%3BLH%3A120%3BAH%3Aleft%3BGL%3A0%3BS%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.modia.org%3BAWFID%3Aa2225aef8fc25c3f%3B&domains=www.modia.org&sitesearch=www.modia.org 

Roch Hachana signifie « tête de l’année », ce qui signifie que c’est à cette période que sera en quelque sorte conçu tout le programme de l’année à venir. Cette fête est célébrée les 1er et 2 du mois de Tichri, désigné par « 7ème mois » (on compte à partir du mois de Nissan – mois de la sortie d’Egypte. La fête dure en effet 2 jours, en Israël comme en diaspora, mais le Talmud nous explique que ces 2 jours sont en fait considérés  comme ne faisant qu’un. Ils sont appelés   »Yoma arikhta »  (long jour en araméen). Le Zohar  insiste sur l’observance universelle des deux jours, enseignant que les deux passages du Livre de Job  (1:6 et 2:1), « lorsque les fils de Dieu vinrent se présenter devant le Seigneur, » se réfèrent aux premier et second jour de Roch Hachana, observés par le Tribunal Céleste devant le Tout-puissant (Zohar, Pin’has, p. 231a). Si le 1er jour tombe un samedi, on ne sonnera le chofar que le 2ème jour. Le 1er jour de Roch Hachana ne tombe jamais un dimanche, un mercredi ou un vendredi. Dans le livre de prophètes (mois 1.8), on appelle ce mois « Etanim » (le mois où sont nés les patriarches qui se nomment « Etanim » (puissants du monde). C’est en ce jour qu’Adam fut jugé par le Créateur et pardonné, qui lui dit que ce jour serait un signe pour ses enfants : comme il avait été jugé et pardonné, eux aussi le seraient.
Roch Hachana est également le jour anniversaire où Sarah, Ra’hel et ‘Hanna ont été exaucées alors que stériles, le mois de la libération de Joseph des prisons égytpiennes, et également la fin de l’esclavage d’Egypte. On désigne aussi cette fête par 4 termes différents : Yom Hadin (jour du jugement), Chabaton (jour de repos solennel), Yom terouah (jour de la sonnerie du chofar) et Zi’hron terouah (jour du souvenir proclamé par la sonnerie du chofar). Roch Hachana est la reconnaissance de la Royauté de D.ieu sur l’univers tout entier.

Le Talmud (Roch Hachana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan nous enseigne que D.ieu a devant lui 3 livres ouverts : celui des « justes », (qui sont inscrits directement et définitivement pour « La Vie » éternelle dans le holam haba (le monde futur), celui des « impies », qui sont inscrits pour la « mort » et celui des « hommes moyens », dont le sort n’est pas encore tranché et reste en suspens jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils sont repentis, ils sont inscrits dans le « Livre de la Vie »,  dans le cas conteraire, ils connaitront le sort des impies. D.ieu décide ce jour-là qui, selon ses actions, y sera ou non inscrits..

Vidéo « Psaume 23″ « http://www.youtube.com/v/cBl8_KWZOqw&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>stochner

Roch Hachana “Yehoudi” _____________________________________________________

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KIPPOUR

Kol Nidre / Max Bruch – YouTube

Kol Nidre « Tous les vœux ») est une prière qui, dans l’absolu, est une prière visant à annuler les voeux de la communauté avant l’entrée de Yom Kippour. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue,  elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.  Pourtant, ces quelques phrases représentent bien plus que cela. Dans les liturgies ashkénaze et séfarades, elle constitue même l’un des points culminants de la journée la plus sainte de l’année.

Traduction du Kol Nidrei de l’araméen en français,  rite ashkénaze, par Laly Deray :

Kol Nidrei

Au nom du conseil d’en Haut

et au nom du conseil d’en bas, a

avec le consentement

de l’Omniprésent, loué soit Il,

et avec le consentement

de cette sainte congrégation,

nous déclarons

qu’il est permis de prier avec les transgresseurs.

Tous les vœux que nous pourrions faire

Toute interdiction ou sentence d’anathème

Que nous prononcerions contre nous-mêmes,

Toute privation ou renonciation que,

Par simple parole, par vœu ou par serment

Nous pourrions nous imposer,

Depuis le jour de Kippour passé

A ce jour de Kippour

Jusqu’à celui de l’année prochaine

(qu’il nous soit propice),

nous les rétrractons d’avance ;

qu’ils soient tous déclarés non valides,

annulés, dissous, nuls et non avenus ;

qu’ils n’aient ni force ni valeur ;

que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux,

et nos interdictions comme interdictions

ni nos serments comme serments

et il sera pardonné

à toute la communauté des enfants d’Israël

et à l’étranger qui séjourne parmi eux ;

car l’erreur a été commune à tout le peuple.

(source : UPJF.org)

La traduction du Kol Nidré
La prière de Kol Nidré est récitée en araméen. Voici une traduction de ce texte en français (rite ashkénaze) :

Au nom du conseil d’en Haut
et au nom du conseil d’en bas,
avec le consentement
de l’Omniprésent — loué soit-Il —
et avec le consentement
de cette sainte congrégation,
nous déclarons
qu’il est permis de prier avec les transgresseurs.

Tous les vœux que nous pourrions faire
toute interdiction ou sentence d’anathème
que nous prononcerions contre nous-mêmes,
toute privation ou renonciation que,
par simple parole, par vœu ou par serment
nous pourrions nous imposer,
depuis le jour de Kippour passé
à ce jour de Kippour
et depuis ce jour de Kippour
jusqu’à celui de l’année prochaine
(qu’il nous soit propice),
nous les rétractons d’avance ;
qu’ils soient tous déclarés non valides,
annulés, dissous, nuls et non avenus ;
qu’ils n’aient ni force ni valeur ;
que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux,
et nos interdictions comme interdictions
ni nos serments comme serments

Et il sera pardonné
à toute la communauté des enfants d’Israël
et à l’étranger qui séjourne parmi eux ;
car l’erreur a été commune à tout le peuple.

– See more at: http://www.upjf.org/fr/4383-kol-nidre-la-priere-de-kippour-:-le-cantique-son-histoire-et-ses-legendes.html#sthash.GD59Lqkn.dpuf

NEIL DIAMOND – KOL NIDRE / ADON OLAM-Yum Kippor

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Sur Univers TorahLe Rôle du Kohèn Gadol le jour de Kippour 

PETIT GUIDE PRATIQUE

Chabbat Chouva, avec la paracha Haazinou (voir CULTURE JUDAÏSME, Infos & Vie Juive Eloul 5769)

CULTURE JUDAÏSME, Infos et vie juive eloul 5770 (2)

Vidéos :   « Avinou Malkénou » (Barbra Streisand)

« http://www.youtube.com/v/ydRdxs-9-zg&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>  OlhosDaEternidade

« Kippour », par le Rav Chaoul Botchko :   « http://www.youtube.com/v/BlcZRHc5kqQ&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>

« Paracha Haazinou et Kippour », par le Rav Mordekhaï Bensoussan  http://www.youtube.com/watch?v=n1gghbRrEw4

 

Les Jours Redoutables 

C’est ainsi qu’on nomme les 10 jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour, en hébreu « Yamim noraïm ». On les appelle aussi « Asseret yemei Techouva ». Pendant cette période, le processus de  » Téchouva » (période de repentance et de retour à D.ieu) continue, chacun passant en revue ses différentes actions afin de réparer ses fautes et purifier son âme. Le judaïsme considérant que l’homme a été créé avec son libre arbitre, il a donc la possibilité de choisir entre le bon et le mauvais, d’être juste ou pervers, il est pleinement responsable de ses actes, mais les péchés peuvent parfaitement être rachetés par un sincère retour à D.ieu. A la synagogue ont lieu les confessions publiques qui concernent les fautes commises envers son prochain, textes communs. Le judaïsme considère en effet que le peuple juif ne faisant qu’un, chaque Juif est solidaire des fautes des autres juifs. De tout temps les Jours Redoutables ont vu la plus grande affluence annuelle de Juifs à la synagogue.

Cette période est celle pendant laquelle l’homme fait le bilan de l’année passée concernant les « avérote chébène adam lamakom » (les péchés commis envers D.ieu) et les« avérote chébène Adam la’havéro » (les péchés commis envers l’homme). Mais  si « Yom Hakippourim » absout entièrement les péchés envers le Créateur, les péchés envers le prochain ne le sont qu’à condition d’obtenir le pardon de  l’offensé, est-il expliqué dans la Michna Yoma 8.9. C’est pourquoi on doit aller voir chaque personne que l’on a offensé et lui demander pardon, ce qui n’est pas facile, mais indispensable pour être absout. Ce processus commence lors de la période des 10 jours entre Roch Hachana et Yom Kippour. Les âmes des disparus sont comprises dans la communauté de ceux  auxquels on pardonne à Yom Kippour. Cependant, il est de coutume de résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne.

Vidéo : « Avinou Malkenou » http://www.youtube.com/watch?v=9gppL65Vwec slowfig 

Retrouvez ici, sur massorti.com les paroles en hébreu et en français   Avinou Malkénou – אבינו מלכנו 

Paroles de nos Sages sur la téchouva

La tradition nous enseigne que c’est à Roch ‘Hodech Eloul (le 1er jour du mois d’eloul) que Moïse est remonté au Sinaï pour la 3ème fois (après l’épisode du Veau d’Or). D.ieu dit à Moïse, « Monte sur la montagne vers moi ». Ce jour-là, commença une période de grâce et de miséricorde qui prit fin 40 jours plus tard, à Yom Kipour, lorsque Moïse redescendit avec les secondes Tables de la Loi, apportant avec lui la merveilleuse nouvelle du Pardon Divin. Nos Sages nous enseignent qu’à partir du 1er Eloul, on sonna du chofar chaque jour dans le camp, rappelant ainsi aux enfants d’Israël que Moïse était au Mont Sinaï, priant pour eux. C’était la 3ème période de 49 jours que Moïse passait avec D.ieu au Sinaï. Ce verset fait allusion à la possibilité pour l’homme de se rapprocher davantage, pendant ce mois, de D.ieu, car c’est en cette période qu’Il est plus proche de l’homme.

Le« Chir hachirim » (le Cantique des Cantiques), attribué au roi Salomon, nous enseigne que ce n’est pas un hasard si c’est au mois d’Eloul, le dernier mois de l’année juive (qui correspond généralement au mois d’août/septembre) que commence la téchouva ; Eloul est non seulement le mois du bilan spirituel consacré au retour vers D.ieu, mais il est également prédestiné au pardon divin. En effet, (Cantique des Cantiques 6,3) « Ani lédodi védodi li » « Je suis vers mon bien-aimé et mon bien-aimé est vers moi »  L’acrostiche des mots « Ani Lédodi Védodi Li » אֱלוּל (alef, lamed, vav, lamed) que l’on trouve dans le chapitre 6, verset 3 forme le mot « ELOUL« . Si la repentance est en tout temps agréable à l’Eternel, elle l’est encore davantage pendant le mois d’Eloul « L’Eternel D’ieu circonciera ton coeur et le coeur de ta descendance » (Deutéronome30,6).

Alors qu’il se trouvait dans les entrailles du poisson qui l’avait avalé en pleine mer, le prophète Jonas s’est repenti devant D.ieu de ses péchés. (Bien qu’étant des personnalités d’une très haute élévation spirituelle, les prophètes n’en demeurent pas moins des hommes dotés de qualités et de défauts.) Mais il n’est pas fortuit que nous lisions le Livre de Jonas au cours de l’office de l’après-midi de Yom Kippour : c’est en effet un livre entièrement consacré au repentir qui relate le succès rencontré par le prophète Jonas dans son projet de remettre la ville dépravée de Ninive dans le droit chemin, et ce, après seulement trois jours d’appels et d’invectives à travers cette capitale, tentative qui fut couronnée de succès et la ville fut sauvée par le repentir collectif des habitants.

(Joël 2) « Déchirez vos coeurs et non pas vos vêtements (en signe de deuil) et retournez à l’Eternel votre D.ieu ». (Traité Yoma) : « Grande est la téchouva , le repentir, qui conduit chacun d’entre nous jusqu’à D.ieu. » (Traité Yoma) « Grande est la téchouva qui a la vertu de transformer les fautes en mérites. » 

« 5 fautes créent chez leur auteur une accoutumance et constituent des mauvaises habitudes dont il faut se défaire : 1/La calomnie   2/La médisance   3/La colère   4/Les mauvaises pensées   5/Les mauvaises fréquentations Ces choses nuisent à la téchouva, mais ne l’empêchent pas ; la téchouva reste toujours possible » (Maïmonide, lois du repentir)

Jour de l’Expiation par Isidor Kaufmann (av. 1907).
Jour de l’Expiation par Isidor Kaufmann (av. 1907) (Wikipedia) 

Lévitique 16-30, 31 :« Car en ce jour on fera propitiation sur vous afin de vous purifier : vous serez purs de tous vos péchés devant l’Éternel. Ce sera pour vous un Chabbat solennel, où vous affligerez vos âmes. C’est une loi perpétuelle ». La vraie ‘téchouva’Après le 1er Tichri et la fête de Roch Hachana, (jour du Nouvel An juif) vient la fête de Yom Kippour (jour de l’expiation) est aussi appelée Jour du Pardon et c’est le jour le plus saint de l’année. On y reçoit ce qui est peut-être le don le plus sublime de D.ieu : Son pardon, expression même de Son amour éternel et inconditionnel pour le peuple juif. Ici, tout est une question de coeur. Bien que l’homme ait  transgressé Sa volonté, son essence, son âme, demeure divine et pure.Yom Kippour est ce jour unique de l’année où D.ieu révèle plus clairement l’unité de Son Essence avec l’âme de chaque juif. Sachant cela, comment ne pas avoir envie de revenir à D.ieu en se concentrant sur l’étincelle juive qui brille en chacun et en aspirant à atteindre une profondeur spirituelle maximum ? C’est cela la vraie « techouva », profonde et sincère qu’espère de nous notre Créateur, qui n’attend en effet de notre part qu’un repentir sincère, qu’un retour spontané et vrai vers Lui, avec larmes, comme un enfant qui, après une bêtise, vient se jeter dans les bras accueillants de son père* en pleurant et en regrettant amèrement. Alors, on est immédiatement pardonné. Ceci n’est cependant pas de l’infantilisme, mais au contraire une véritable prise de conscience de nos faiblesses si nombreuses face aux tentations diverses et multiples du monde dans lequel nous vivons, et il est somme toute humain d’y succomber parfois, en sachant toutefois revenir à temps sur le bon chemin. * (métaphore pour essayer de traduire avec des notions humaines la complexité et l’impalpabilité trop grandes de ce qu’est le D.ieu Un pour chacun d’entre nous.)Ainsi Haqqadoch Baroukh Hou n’attend-t-il que cela pour nous prouver à nouveau, chaque année, l’immense miséricorde dont Il sait faire preuve à notre égard, et pour nous montrer la « émouna » (celle de l’homme envers notre Créateur est une foi spontanée et sincère avec connaissance de ses fondements, contenue dans le 1er Commandement : « Je suis l’Eternel, qui t’ai fait sortir d’Egypte, maison d’esclaves » et dont le but est la réception, au Sinaï, de l’arbre de vie : la Torah. la émouna, c’est croire D.ieu quand Il ordonne et promet. (repères pour enseigner la Emouna-petit livre de l’enseignant par le Rav J. Poultorak)) qu’Il met en l’homme et ainsi lui faire ressentir la splendeur de Son amour si pur, si sûr et si durable ! Ainsi comment pourrait-on rester insensible à une si grande tendresse, à un amour si immense ? La « téchouva » est un processus qui, dans sa forme ultime, nous donne la force, non seulement de transcender nos erreurs, mais aussi de les racheter. Nous devons alors faire un véritable retour dans le temps et redéfinir la nature essentielle d’un acte passé, le transformant ainsi de mal en bien. Mais pour y parvenir, il nous faut d’abord ressentir que la transgression a été un acte néfaste et nous devons être conscients de la dévastation qu’elle a infligée à notre âme. Nous devons reconnaître, désavouer sa folie et y renoncer. C’est seulement alors que nous pouvons retourner en arrière et changer ce que nous avons fait.  Maïmonide écrit « Israël ne sera sauvé que par la Techouva qui servira de catalyse pour la Rédemption. La Torah a promis qu’en dernier ressort, vers la fin de son exil, Israël reviendra (à D.ieu) et sera immédiatement sauvé ».L’importance de la téchouva, des mitsvote et de l’étude de la Torah pour un Juif : regardez jusqu’au bout cette vidéo, qui dure environ 1h40, mais que chaque Juif devrait regarder ; chaque Juif a en effet le pouvoir de transformer le mal en bien, par la téchouva, l’étude et les mitsvote :  Vidéo : Guermamia (un cours édifiant du rav Ron Chaya sur son site Leava.fr)Yom Kippour est une journée où les bien-portants jeûnentA la synagogueLa fête de Yom Kipour est presque entièrement remplie par la prière à la synagogue : le soir jusqu’à environ 21h et reprend le matin vers 8h jusqu’au coucher du soleil, avec une petite interruption d’une heure environ vers 14h. Cette journée est très concentrée sur prière en cela qu’elle est la dernière chance pour implorer le pardon de D.ieu ! En ce jour de purification, Israël se reconnaît pécheur et supplie D.ieu de lui faire miséricorde.Les offices commencent par celui de« Kol Nidré », (tous les voeux) prière spécifique à Yom Kippour, texte en araméen qui annule les voeux prononcés de façon inconsidérée, prière devant être récitée avant le coucher du soleil. Par cette prière, on proclame nuls tous les vœux faits entre l’homme et Dieu. Elle commence le 9 Tishri avant le coucher du soleil. Son nom vient des premiers mots de l’office. Il comporte la prière Kol nidrei, la récitation du Shema’ Israel et de la ‘Amidah de Yom Kippour, la confession des péchés, le Qadish, et le ‘Alenou. Les prières et textes lus sont en hébreu.

En Qoélet 5.1 (L’Ecclésiaste), il est dit : « N’ouvre pas la bouche avec précipitation ; que ton coeur ne soit pas prompt à proférer quelque parole devant D.ieu, car D.ieu est au ciel, et toi, tu es sur la terre ; c’est pourquoi tes propos doivent être peu nombreux. (Car les songes naissent de l’abondance des soucis, et la voix du sot se reconnaît à l’abondance de ses paroles.)

Lorsque tu fais un voeu à D.ieu, ne tarde pas à t’en acquitter, car Il n’aime pas les sots. Paie ce que tu as promis par ton voeu. Tu ferais mieux de t’abstenir de tout voeu que d’en faire un et de ne pas l’accomplir. Ne permets pas à ta bouche de charger ta personne d’un péché ; et ne prétends pas devant le messager (de D.ieu) qu’il y avait inadvertance de ta part : pourquoi D.ieu devra-t-il s’irriter au son de ta voix et ruiner l’oeuvre de tes mains ? Tel serait le fruit de ces tas de songes et de niaiseries et de ce flux de paroles : crains plutôt D.ieu. »

L’élément essentiel de l’office supplémentaire Moussaf (en fin de matinée) est le récit du « seder ha-‘avoda » (ordre du culte) qu’exécutait le grand prêtre à l’époque du Temple. Ce seder « ha-‘avodah » a été reconstitué dans le traité Yoma de la Mishna à partir de Lévitique 16. Une spécificité de Yom Kippour est qu’il y a encore des lectures l’après-midi avant l’office de Min’ha : il s’agit de Lévitique 18 (les principes moraux de la vie sexuelle) et la Méguila qui est le livre de Jonas.

lectures du matin :
Lévitique 16, 1-34 ; Nombres 29, 7-11(décrit le service du Grand Prêtre à l’époque du Temple le jour de Kippour)
Isaïe 57, 14 à 58, 14 (évoque le sens du jeûne et de la repentance)
lectures de l’après-midi :
Lévitique 18, 1-30
Michée 7, 18-20 ; Jonas (en entier)

La journée se termine avec l’office de Ne‘ilah (« clôture »), office spécifique à Yom Kippour. C’est à la fin de cet office que se ferment les portes de la miséricorde ouvertes depuis Roch Hachana : le jugement de D.ieu est alors scellé. A la fin de cet office, on sonne le chofar pour annoncer la fin du jeûne. La Bible ne prescrit une sonnerie que pour les années jubilaires (Lévitique 25, 9-10), mais l’usage est devenu annuel.(Un Echo d’Israel)

Vidéo « Kol Nidrei » (Max Bruch)Alexander Tsaliuk et la chorale juive de Moscou  

  http://www.youtube.com/watch?v=0BVWJltIqPc atsaliuk

Autre excellente interprétation ici  http://www.youtube.com/watch?v=dvWxoYULWrw waldog77

Interprétation instrumentale, violoncelle Teodora Miteva (1ère partie) http://www.youtube.com/watch?v=8mgaICZS79Y  Peter1945*

(2ème partie) http://www.youtube.com/watch?v=gHwINCeAr38

Interdictions de Yom Kippour Le jour de Kippour est marqué d’interditsconcernant  hommes et  femmes
– boire, de manger et de travailler
– se laver, de se frictionner le corps, de s’enduire de crème, de se parfumer
– porter des chaussures en cuir
– avoir des relations conjugales

A Yom Kippour, on a l’obligation – d’entamer un examen personnel
– d’aller demander pardon pour les préjudices faits à autrui
– de réparer ces préjudices

Autres dinim (lois)

La Veille de Yom Kippour :
– Allumage des lumières
– On prend un repas copieux repas avant le jeûne
– On va à la Synagogue pour entendre le Kol Nidreï qui ouvre le jour de Kippour

Le jour Kippour
– Prières tout au long de la journée
– En fin de journée, cérémonies de clôture, la Néila récapitule tout l’effort de techouva que nous avons entrepris
– Cérémonie du chofar
– Bénédiction de la lune après Arvit
– Repas du soir
On commence la construction de la Soucca, ce qui nous relie à la fête de Souccote

Quelques us et coutumes de Kippour

Il est de coutume de prendre un grand repas festif, la « seoudat hamafsèqet » après la prière de min’ha précédant le jour de Kippour. On y consomme traditionnellement du couscous chez les Sépharades, des kreplach et du riz chez les Ashkénazes. Cette  journée est  hautement solennelle et l’une des plus redoutables de l’année où l’on observe un jeûne de 25 heures au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.Ce jeûne est le seul à avoir préséance sur le Chabbat. C’est le jour de la repentance, considéré comme étant le jour le plus saint et le plus solennel de l’année juive :Lévitique 16, 30 : « Car en ce jour on fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier: vous serez purifiés de tous vos péchés devant l’Éternel ». Lévitique 16:31: « Ce sera pour vous un Chabbat chabbaton, et vous affligerez vos âmes. C’est une loi perpétuelle« . De ce dernier verset les Sages ont déduit qu’il fallait respecter les interdictions du Chabbat (exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu). Quant à l’affliction des âmes, elle est réalisée selon la Michna Yoma 8,1, par l’interdiction de nourriture, de baignade, d’utilisation de cosmétiques pour les femmes, du port de la sandale (c’est-à-dire de semelles de cuir) et de l’intimité conjugale. L’abstention totale de nourriture et de boisson commence généralement une demi-heure avant le coucher de soleil afin de limiter le risque de manger pendant la fête par inadvertance. Elle termine après le coucher du soleil de la nuit suivante.

Télécharger le seder de Roch Hachanasur le site www.viejuive.com

2 Vidéos du rav Ron Chaya sur Yom Kippour (1): « http://www.dailymotion.com/swf/xnzx9_yom-kippour_blog »>  JewSpiri

(2) : « http://www.dailymotion.com/swf/xnzx1_yom-kippour-2-suite_blog »>

Pour tout savoir sur les fêtes de Tichri, comprendre et se préparer, écouter des seli’hote ou entendre le son du chofar, aller sur Modia : Eloul qui doit nous faire réussir le renouveau ,  la téchouva et les  fêtes de la nouvelle année

Vidéos Piyoutim

Seli’hote « Chema Yisrael » par le hazzan Rabbi Hagay Batzri rite sepharade yerushalmi « http://www.youtube.com/v/mZz64qMX4j0&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>batzri

 

Seli’hote pour les yamim noraïm « Ben Adam » par le hazzan Rabbi Hagay Batzri rite sépharade yerushalmi et Halabi « http://www.youtube.com/v/2-Ul0B_mBWc&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>  batzri

« Adon Haseli’hote »par le hazzan Rabbi Hagay Batzri  rite sépharade yerushalmi et Halabi « http://www.youtube.com/v/uLfUMGhLw7g&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »> batzri

(sources – Lamed – Mekordaat – Modia – Beth Loubavitch – irpourdemain – sheelot@free.fr – Wikipedia – Fonds social juif unifié – Chabad.org – Un Echo d’Israël – Alliance – Vie Juive/Rav  Chlomo Aviner – Claude Riveline sur Akadem « Roch Hachana et le Chofar » – Roch Hachana/Yom Kippour Yad-Laa’Him  – Center Blog)

Poème :

YOM KIPPOUR

Pour l’homme, Tu as créé le monde un soir.

Tu as caché Ta lumière. Mais Ta gloire

Baignera un jour les contours de la terre.

Tu sèmes tant d’amour dans tout Ton univers,

Envers nous Tu fais preuve de tant de bontés

Que tous devraient toujours marcher à tes côtés.

Pourtant que faisons-nous, ô notre unique Roi ?

Nous ne te prions pas, nous ignorons Ta loi.

Mais, Roi Un et magnifique, Toi Qui voit tout,

Vois les larmes amères coulant sur les joues ;

Regarde Tes enfants tombés dans le malheur.

Ecoute leurs cris, vois leur détresse, leurs peurs.

Auras-tu pitié d’eux ? Leur pardonneras-tu ?

Père miséricordieux, tant s’étaient perdus !

Repenties, Tes créatures Te reviennent

Entendant le chofar. Les voici. Tu règnes !

Maryse

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image du site Terre d’Israel _____________________________________________________

 SOUCCOT


(FÊTE DES CABANES OU FÊTE DES TABERNACLES)
incluant CHEMINI ATSERET ET SIM’HAT TORAH

Une fête entièrement placée sous le signe de la joie

Pour un cours complet sur la fête, allez sur Modia : … Souccote et le sens du mois de Tichri, un diamant qui contient toutes ces fêtesou ici: Modia


Akadem proposent des cours audiovisuels ici:

Roch hachana, Kipour, Soucot
L’universalité des fêtes de Tichri
par Philippe Haddad

‘La souca, origine et significations A l’ombre de Dieu ‘,
par Philippe Haddad

Souccot en Sibérie ici :  http://www.universtorah.com/ns2 dossier .php? idd=1318.

Les 4 espèces du loulav de Souccot : etrog,  aravah (à gauche), loulav (au centre), hadassim (à droite)

« Vous habiterez dans des Souccot pendant 7 jours. Chaque membre du peuple d’Israël devra habiter dans les Souccot. Afin que vos générations futures sachent que j’ai installé les Béné Israël dans des Soukkot, lorsque je les ai sortis d’Egypte… »  (Vaykra 23 )

Nos maîtres expliquent dans la Guemara Soukka (11b) qu’il s’agit des colonnes de nuée avec lesquelles Hashem a entouré les Béné Israël, pour ne pas qu’ils subissent le soleil (mais Il ne les a pas installé dans de véritables cabanes comme nous le faisons). Par conséquent, lorsqu’on accomplit la mitsva de siéger dans la Soucca, il est bon d’avoir la Kavana (la pensé) qu’Hashem nous a ordonné de s’installer dans la Soukka en souvenir de la sortie d’Egypte, ainsi qu’en souvenir des colonnes de nuée avec lesquelles Hashem a entouré les Béné Israël dans le désert.

Il est rapporté dans le Midrach (Sifré Piska 83) sur le verset « La nuée d’Hachem était avec eux la journée… » (Bamidbar 14-14) :

Il y avait 7 nuées :

1 nuée à chacun des 4 coins cardinaux (pour les protéger de tous les dangers)

1 nuée au dessus d’eux (pour les protéger des intempéries)

1 nuée en dessous leurs pieds (pour aplanir et nettoyer le chemin)

1 nuée devant eux (pour leur indiquer le chemin)

C’est pour cela que nous avons le devoir d’habiter la Soucca pendant 7 jours en Israël, 8 jours en diaspora.

MONTRER NOTRE CONFIANCE EN HAQADOCH BAROUKH HOU

Dès après la fête de Kippour, on commence à construire la cabane dans laquelle vivra chaque famille juive pendant 7 jours en Israël et pendant 8 jours en diaspora (on y prendra ses repas, on y recevra ses amis, on y dormira – lorsque le temps le permet – mais surtout on y priera et on y recevra les « Ouchpizin » (les 7 invités qui visiteront ces jour-là, l’un après l’autre, du début de la fête à la fin, la soucca de tous les Juifs du monde – du 15 au 21 du mois de tichri et que l’on honnorera par une prière d’invitation à leur égard tout en soulignant chaque soir l’un des 7 en particulier et dans l’ordre ; ce sont, le 1er jour Abraham, le 2e jour Isaac, le 3e jour Jacob, le 4e jour Joseph, le 5e jour Moïse, le 6e jour Aaron et le 7e jour le roi David, pour lesquels on laissera, symboliquement, une chaise d’honneur vide, sur laquelle on aura posé des livres saints. Après Roch Hachana, le nouvel an Juif, fête austère centrée sur la repentance, avec retour à D.ieu et quête du Pardon Divin, vécu dans la Torah à Yom Kippour, accompagnés des « jours redoutables » qui emplissent d’inquiétude tout Juif, fêtes au terme desquelles tous espèrent avoir été pardonnés), une période sympathique, mais non moins profonde est celle de Souccot, où tout acte concret doit viser à élever toute matérialité vers le spirituel et où nous devons apprendre à accepter les défis et être prêts à donner et à recevoir l’amour.

Dans le désert, les tentes ont assuré pendant 40 ans la survie du peuple juif, qui se trouvait entouré par les nuées de la Gloire divine la protégeant de tout mal. Un peu à l’instar du Chabbat, cette fête allie prière, « devekoute » (adhésion à Hachem) et joie. Vient alors le temps de vivre à l’extérieur pendant toute une semaine, de se réunir sous une cabane précaire au toit fait de végétaux et à travers lequel on peut apercevoir le ciel.

La « soucca » est une réminiscence des tentes dans lesquelles les Hébreux résidèrent au cours de leurs pérégrinations dans le désert après l’Exode d’Égypte. Elle reflète la bienveillance de Dieu, qui, pendant cette période, a pourvu au moindre de leurs besoins. Tout au long de leurs pérégrinations, les Hébreux furent en effet protégés en permanence par D.ieu sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s’en remettre entièrement à lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu’ils étaient vulnérables. La fête de « Souccot » est donc, outre une occasion joyeuse, « Yom Sim’hateinou » (le jour de notre joie) ou « Z’man Sim’hateinou » (le temps de notre réjouissance), une occasion de se remémorer la proclamation de l’abandon de soi au Créateur et la reconnaissance que la vie terrestre n’est qu’un épisode de l’âme et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur et non par notre seul mérite.

« Quand tu rentreras les produits de ton aire et de ton pressoir et que tes maisons seront alors remplies du meilleur du blé, du vin et de l’huile, afin que vous vous rappeliez que je vous ai fait séjourner dans des tentes dans le désert, tu te rappelleras cette traversée de 40 ans que l’Eternel, ton D.ieu t’a fait subir dans le désert. Il t’a nourri avec la manne, pour te prouver que l’homme peut vivre de tout ce que produit la parole de l’Eternel, et pas seulement de pain.« (Deutéronome 8,2-3)

« Car l’Eternel, ton D.ieu, te conduit dans un bon pays… Peut-être, jouissant d’une nourriture abondante, bâtissant de belles maisons où tu vivras tranquille…, ton coeur s’enorgueillirait-il et tu en oublierais l’Eternel, ton D.ieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, qui t’a conduit à travers ce vaste et redoutable désert, plein de serpents venimeux et de scorpions, sol aride et sans eau, qui a fait pour toi jaillir des eaux de la pierre des rochers, qui t’a nourri de la manne… et tu dirais alors en ton coeur : ‘C’est ma propre force, c’est le pouvoir de mon bras qui m’a valu cette richesse’, alors qu’au contraire c’est de l’Eternel, ton D.ieu, que tu dois te souvenir car c’est Lui qui t’a donné le moyen d’arriver  cette prospérité. » (Deutéronome 8,7-18)

Les « Bnei Israel » tentent, à cette période, de réparer les malheurs de l’exil ;
de la même manière que le divorce d’avec Hachem a lieu par le biais de
l’idôlatrie (la forme d’infidélité par excellence), le divorce entre les humains s’effectue à cause d’une trop grande jalousie qui rend l’homme égoïste,
égocentrique et conduit à la haine gratuite que nos Sages qualifient de « faute suprême ». En effet, n’est-ce pas cette même haine qui est à l’origine de la destruction du second Temple, de l’exil des « Bnei Israel » qui dure depuis 2000 ans, et qui a également fait périr les 24 000 élèves de Rabbi Akiva. Ainsi tout Juif peut-il réparer cette faute en essayant de ressentir le goût amer de l’errance en terre étrangère, où on lui rappelle constamment qu’il n’est qu’un « résident temporaire », tout ceci ayant pour but de le faire réfléchir sur sa véritable condition, de lui rappeler ses impératifs et de l’amener à se rapprocher de ses semblables, autrement dit, la  solidarité comme remède à l’égoïsme et à la jalousie.

LA FÊTE DE L’ENGRANGEMENT

A Souccot, on fête le Créateur à travers les splendeurs de la nature, on s’en
réjouit, comme on se réjouit de la compagnie des autres, et ce que nous avons
pu ne pas bien faire ou oublier à Roch Hachana et à Kippour pourra peut-être
ainsi nous être pardonné, ce qui est concrétisé par le dernier jour de Souccot. Hachaana rabba. Nous avons l’obligation de vivre complètement pendant toute cette période dans la soucca. On y prend tous ses repas, on y étudie, on y discute, on y chante, on y dort (lorsque le temps le permet), car bien sûr, sous nos climats européens, en ces mois d’automne, le temps n’est pas forcément clément. Cependant, équipés de bonnet, de pulls et d’un bon sac de couchage, le séjour est chaleureux et plein de merveilles.

Le secret de cette joie, c’est le Midrach qui nous l’enseigne : « Pourquoi
constuit-on une Soucca juste après Yom Kippour ? Pour faire suite au fait qu’à Roch Hachana, D.ieu juge l’ensemble de l’humanité et à Yom Kippour, Il scelle son jugement. Or peut-être méritons-nous alors d’être exilés. C’est pourquoi l’on fabrique une soucca dans laquelle on s’exile, quittant nos habitations ; ainsi Hachem nous comptabilise cette action comme si nous
avions été exilés en Babylonie. »
Pendant cette période, sont accueillis successivement, chaque jour de la fête, les 7 Ouchpizine de Souccote, (mot qui signifie « hôte » en Araméen (les 7 Patriarches), ancêtres si chers
aux Bnéi Yisrael, l’influence de l’un d’entre eux est particulièrement dominante l’un des jours et ses qualités nous enseignent des leçons à appliquer dans notre service de D.ieu. Voici le Ouchpizine accompagnés de leurs attributs propres : AVRAHAM,
(amour et bonté) YITS’HAQ, (rigueur
et force personnelle) YAÂQOV, (beauté
et vérité) MOCHE, (éternité et
dominance de la Torah) AHARONE, (empathie
et réceptivité face à la splendeur divine) YOSSEF
(sainteté et fondements spirituels) et DAVID
Hamelekh (établissement du royaume  – paradis terrestre).

Afin d’accueillir ces âmes illustres, on réserve un siège vide à table en recouvrant une chaise de beaux tissus et de livres saints. La tradition veut que l’on récite une invitation mystique pour le premier repas dans la soucca.

Au temps du Temple, on y accueillait les 70 nations de la terre, ce que nous faisons aussi de façon symbolique dans la Soucca. Ainsi la solidarité à l’intérieur du peuple juif et envers tous les peuples de la terre est-elle représentée lors de la fête de Souccot.

Les 2 premiers jours de Souccot (le 15 et le 16 Tichri) sont « Yom Tov« ,
des jours de fête, avec toutes les lois qui se rapportent à ce statut.
Les interdictions du Chabbat s’appliquent, à l’exception de certaines
tâches liées à la préparation de la nourriture : il est notamment
permis de manipuler et d’allumer du feu, mais à partir d’une flamme
déjà existante (cependant, il reste interdit de l’éteindre), de mettre
des aliments à cuire et de faire passer un objet d’un domaine à l’autre
ou de le transporter dans le domaine public.

Les jours suivants sont appelés « ‘Hol Hamoède » (jours de demi-fêtes) comportant quelques restrictions concernant le travail. Il y règne toujours une atmosphère de fête, mais celle-ci apparaît sous un autre aspect, qui était inaccessible pendant Yom Tov. Pendant cette période, il est permis de voyager pour rejoindre de la famille ou des amis, danser et chanter au son d’instruments de musique, comme on le faisait au Beit Hamikdache, le Temple à Jérusalem, lors des grandes réjouissances de Sim’hat Beth Hachoéva, (la joie du puisement de l’eau), qui était ensuite offerte en libation sur l’autel du Temple.

Hochaana Rabba est le 7ème jour de Souccot (le 21 Tichri). Bien que faisant partie de  » ‘Hol Hamoède » (demi-fêtes), c’est une fête d’envergure. C’est en effet le jour où le jugement divin entamé à Roch Hachana est finalement tranché. Il est donc marqué par des prières de supplications particulières dans lesquelles nous implorons D.ieu de nous juger favorablement. Nous consommons néanmoins un joyeux repas de fête dans l’après-midi, confiant dans la bienveillance de D.ieu. C’est le dernier jour où l’on accomplit la « mitsva des 4 espèces » et où nous récitons la bénédiction de la soucca.

fête de Souccot

  rare : une soucca dans une rue à Paris _______________________________________________________

Directement à la suite de Souccot, les 21 et 22 Tichri sont 2 jours de « Yom Tov » : « Chemini Atséret » et  « Sim’hat Torah« . « Atséret » signifie à la fois « assemblée » ou « retard du départ ». « Chemini Atséret  » est donc « l’assemblée du 8ème jour ». Comme ce nom l’indique, c’est un prolongement de Souccot, mais c’est aussi une fête en soi qui marque la conclusion de toutes les fêtes du mois de Tichri : D.ieu « prolonge » en quelque sorte le partage de la foi et de la joie avec Son peuple pour une dernière fête avant que ceux-ci quittent la sainteté de Tichri et retrouvent la vie quotidienne.

PLANTES ET FRUIT SYMBOLIQUES DE SOUCCOT

Le loulav symbolise la Torah, mais chacun des « arbaa minim »  (loulav), les 4 espèces représentées lors de la fête de Souccot et rassemblées dans la main pendant les prières, correspond aussi, symboliquement, aux 4 sortes de Juifs, sachant que chaque juif peut être défini par sa connaissance de la Torah (l’esprit : le parfum) et par sa pratique religieuse (l’action : le fruit). Ainsi le loulav représente-t-il tout le peuple d’Israël :

– L’ETROG (ou cédrat) a un pouvoir nutritif et possède un délicieux parfum
(qui évoque la science, la capacité d’enseigner et la nourriture évoquant les
bonnes œuvres). Il représente LE TSADDIQ qui a la connaissance de la
Torah et qui pratiquent les mitsvote.
(il est d’ailleurs à noter que le
cédrat, pour être cacher, doit répondre à des exigences très strictes. Il est
protégé dans un écrin comme un bijou, d’où sa rareté et le prix que l’on doit
parfois payer pour l’acquérir, comme ceux qu’il représente) ;

– LE ‘HADAS, la myrthe, n’a pas de fruit mais sent bon, comme LE
SAVANT EN TORAH QUI NEGLIGE LES MITSVOTE.

– L’ARAVA, le saule, qui n’a ni odeur, ni fruit. Il représente le LE JUIF QUI NE PRATIQUE PAS LES MITSVOTE de la Torah et NE FAIT PAS D’ACTES MERITOIRES, qui, par conséquent n’a ni science ni vertu, mais qui cependant compte dans le peuple à part entière pour que celui-ci soit complet.

– LE LOULAV, le palmier, porte de bons fruits, mais ne dégage aucun parfum. Il représente CELUI QUI RESPECTE LA TORAH, FAIT DE BONNES ŒUVRES, MAIS N’EST PAS SAVANT EN TORAH.

Pour que notre prière soit agrée par Haqqadoch Baroukh Hou, il faut donc que, comme le « loulav » rassemblé dans la main, tout le peuple soit
réuni. « L’arbaa minim » « le loulav », nous aide à comprendre qu’il est le symbole de l’unité du peuple juif et de sa solidarité. « de même Israël ne retournera à sa terre que lorsqu’il sera uni et formera un seul bouquet. » (Tan’houmach)

LES FEMMES SONT DISPENSEES DE LA MITSVA DU LOULAV. (Elles peuvent cependant la réaliser si elles le souhaitent).

 Construction de la soucca _____________________________________________
DINIM (LES LOIS) DE LA SOUCCA

« Tu célèbreras la fête des cabanes durant sept jours quand tu rentreras les produits de ton aire et de ton pressoir. » (Deutéronome 16,13)

L’une des modalités qui régit les lois de la soucca afin qu’elle soit cachère, il est stipulé que l’on doit voir le ciel et les étoiles à travers le feuillage de la toiture et que l’ombre projetée à l’intérieur par le sekhakh (couverture – de branchages ou paillage) soit supérieure à la lumière qui y pénètre par le soleil de midi, s’il y a plus de lumière que d’ombre, la soucca n’est pas cachère, car le regard humain ne doit pas se perdre dans les limites de la temporalité, mais doit être capable de percevoir l’au-delà, le ciel, cet horizon qui indique l’univers d’Hachem, au-delà de l’éphémère. Le traité Soucca 2a dit : « Quitte ton habitation fixe, ta maison habituelle et va habiter dans une demeure provisoire ». Mais pendant cette semaine privilégiée dans la soucca, nous devons parvenir, par notre action, accompagnée par la conscience de l’intériorité de ce qui s’y déroule, à contribuer à l’union de nombreuses dimensions les plus élevées possibles. Pendant cette période, nous échappons à la contrainte du temps et pouvons ainsi ressentir le caractère éphémère de la vie, toujours en collectivité, comme à la synagogue, en dehors de chez soi, pour réfléchir au sens de la vie, interroger sa conscience et se tourner vers Celui qui dépasse le temps : le Maître de l’univers.

Tous les matériaux conviennent pour les parois de la soucca, même les murs d’une maison et les arbres, à condition toutefois que leurs constituants ne dégagent pas de mauvaise odeur ou ne se dessèchent pas trop rapidement, de telle sorte que les parois ne resteraient pas intactes pendant les 7 jours de la fête (car une soucca doit pouvoir être utilisable pendant toute la fête). Les parois doivent pouvoir résister à un vent normal, mais si elles sont branlantes et bougent au moindre vent, elles ne sont pas cachères, même en l’absence de vent. C’est pourquoi, si on fait les parois avec des couvertures ou des tentures, il faudra absolument bien les fixer et les tendre de tous les côtés ou faire tenir ces parois à l’aide de planches.

La soucca doit avoir au moins 3 murs. La hauteur minimale des murs doit être de 10 tefa’him (entre 80 et 100 cm). Les parois qui sont surélevées du sol d’une hauteur de 3 tefa’him (24 cm) ne sont pas cachères. Il n’est pas nécessaire que les parois atteignent le toit de la soucca. Son volume – après avoir accroché les tentures et décorations aux parois – doit être d’au moins 56 cm sur 56 (7 tefa’him). Si cette dimension n’est pas respectée, la soucca n’est pas cachère. La hauteur maximale est de 20 ama (9,60 m) et la hauteur minimale de 10 tefa’him. La table doit impérativement se trouver dans la soucca ; si elle se trouve à l’extérieur de la soucca, à côté de la porte et qu’on est assis à l’intérieur pour y manger, cela revient à ne pas manger dans la soucca.

La verdure du toit de la soucca doit être disposée en longueur et en largeur, afin qu’aucune partie ne reste vice d’une paroi à l’autre. La sekhakh (couverture) doit avoir été placé dans l’intention de servir à la soucca ou pour procurer de l’ombre. S’il s’est fait de lui-même (par exemple, il est tombé des branches sur la soucca), ou s’il n »a été fait que pour abriter des objets des regards, il n’est alors pas cachère. Cependant, on peut y remédier en soulevant légèrement les branches pour les reposer à nouveau sur le toit, avec l’intention de réaliser la mitsva (le commandement) de la soucca. On ne doit pas relier le toit de la soucca aux parois par des clous ou des cordes, ni placer sur le toit des matériaux non cachères afin de le rendre plus solide.

IMPORTANT : TOUTE SOUCCA QUI N’EST PAS CACHERE NE PERMET PAS L’ACCOMPLISSEMENT DE LA MITSVA (commandement de la Torah)

LA SYMBOLIQUE DE SOUCCOT

La fête de Souccot est une des rares occasions d’impliquer toute la
famille dans une expérience religieuse aussi plaisante, chacun pouvant
participer à la construction de la Soucca ; on prend les repas
de fête en famille dans un environnement naturel où règne un parfum de
fête et où l’atmosphère est détendue. Cette expérience est mémorable
non seulement pour les enfants, mais aussi pour les adultes, car nous
n’avons pas souvent l’occasion de vivre de la sorte.

Le symbole de la « soucca », c’est l’ombre du Créateur qui se trouve dans chaque âme juive. Une fois construite, la soucca acquiert un caractère de sainteté équivalente à celle de la synagogue. En effet, le Zohar Emor 103a, nous apprend que la soucca produit une concentration intense d’énergie spirituelle telle que la présence divine s’y dévoile de la même manière que dans le « Gan Eden » (Jardin d’Eden) pour les âmes méritantes
et quand on se comporte selon un de ces attributs spirituels, la lumière divine
éclaire le monde et le rapproche de son achèvement. Il est aussi écrit « On
a le devoir de réjouir les pauvres et la part (mise de côté pour les Ouchpizin) leur revient ».

Le Ari z’’al dit que « le temps de la soucca est le secret des jours, celui de la réparation de la faute d’Adam et que cela prend un temps immense dans lequel nous sommes ». Le nom  « soucca » en hébreu est composé de ce qui exprime la plus grande union possible entre les noms de D.ieu : les lettres « khaf » et « vav », faisant la « guématria » (valeur numérique) du nom de Hachem et les lettres « samekh »
et « hé » font la « guématria » du nom Eloqim. C’est sur ces mêmes bases
que doit être bâtie la « soucca », pour laquelle nous quittons notre bien-être
quotidien pour nous installer dans une cabane dans laquelle nous ne sommes,
nous aussi, que des invités. Le sentiment de confort, de richesse, de
supériorité et de domination de l’homme se trouve alors réduit et celui de la
solidarité et de la générosité peut s’exprimer, ce qui est le meilleur moyen de
réparer la faute de la haine gratuite et de pouvoir enfin espérer hâter la
délivrance finale, celle qui nous mènera tous à Jérusalem, dans le Temple
reconstruit.

Mais après la fête et tout au long de l’année, chacun devra s’efforcer de continuer à « vivre intérieurement dans la soucca », ce lieu temporaire spécifique au peuple juif, qui n’est pas une bulle fermée et isolée, mais une bulle commune pour rejoindre l’autre,  pour une vie reliée à la Présence Créatrice, pour garder une image commune, égale, complémentaire et chaleureuse de tout le genre humain où, comme les tribus des Hébreux dans le désert, chacun est un membre vital de la beauté de l’ensemble de ce grand corps qu’est Israël, réalité voulue par le Créateur. Comme il est dit dans « L’essence de la Torah », du Rav Mordekhaï Chriqui et du Dr Avraham-Gilles Morali : « Il n’y a en effet qu’un seul Bien à rechercher dans ce monde, c’est celui de la proximité avec Hachem. »

« Pour moi, l’intimité avec Hachem est mon bonheur.  Il est une chose que je réclame constamment, c’est de séjourner dans la maison d’Hachem tous les jours de ma vie et  de contempler la splendeur de D.ieu. » (Psaumes 73, 28, 27, 4)

Ainsi celui qui s’assied à l’ombre de la soucca s’assied et s’abrite à l’ombre de la confiance en Haqqadoch Baroukh Hou (le Saint béni soit-Il.).

LA SAINTETE DE LA SOUCCA

« De même que le nom de D.ieu reposait sur le sacrifice de la fête (Korban ‘Haguiga), de même repose-t-il sur la soucca. » (Traité Soucca)

Du fait que la soucca acquiert un caractère de sainteté équivalente à celle de la synagogue, on doit donc s’y conduire avec beaucoup de respect, ne pas traiter de sujets profanes, ne pas s’y installer pour jouer, rire ou y plaisanter. On n’introduit pas dans la soucca les ustensiles où on a cuit le repas, mais on transvasera les aliments des marmites dans des plats pour les servir dans la soucca. On ne rince pas la vaisselle dans la soucca. On peut introduire des meubles et des tapis et y surpendre des fruits et des fleurs en guise de décoration. La soucca étant consacrée à D.ieu, il est interdit pendant toute la fête d’utiliser le sékakh ou les parois ou les décorations pour un usage personnel.

PETIT GUIDE PRATIQUE POUR LA FÊTE DE SOUCCOT

Prière avant d’entrer dans la soucca :
(en phonétique) Yehi ratson milefanékha Ado-naï élohaï vélohé avotaï chétachré chekhinatekha bénénou, vetifros ‘alénou soukat chelomékha, bizkout mitsvat souka chéanou mekayemim, leya’hda cheméh dekoudcha berikh hou ouchkhintéh bid’hilou our’himou our’himou oud’hilou, leya’hda chèm yod hé bevav hé beyi’houda chelim bechém kol yisraél, oulhakif otam miziv kevodékha hakadoch vehatahor, natouy ‘al rachéhém milma’la, kenécher ya’ir kino, oumicham youchpa’ chéfa’ ha’hayim le’avdekha (dire son nom : ben amatékha), ouvizkhout tséti mibéti ha’houtsa vedérekh mitsvotékha aroutsa, yé’hachév li zot leïlou hir’hakti nedod, vehérév kabesséni mé’avoni oumé’hatati taharéni véouchpizin ‘ilaïn ouchpizin dimhémenouta tihyéna oznaï kachouvot rav berakhot, velare’évim gam tseméim tén la’hmam oumémam hanéémanim, vetitén li zekhout lachévét vala’hassot vessétér tsél kenafékha be’ét petirati min ha’olam, outkhabésséni mizérém ki tamtir ‘al recha’im pa’him, out-hé ‘hachouva mitsvat souka zo chéani mekayém kéïlou kiyamtiha bekhol peratéha vedikdoukéha outnaéha vekhol mitsvot hatelouyim bah, vetétiv lanou ha’hatima. Outzakénou léchév yamim rabim ‘al haadama admat kodéch ba’avodatékha ouvyir-atékha. Baroukh Adonaï le’olam amén veamén.

(traduction en français) « Mon D.ieu et D.ieu de mes pères, veuille faire résider Ta Présence parmi nous et étends sur nous le pavillon de la paix par le mérite du commandement de la soucca que nous accomplissons. Entoure-les de l’éclat saint et pur de Ta gloire, suspendu sur leurs têtes comme un aigle qui veille sur son nid. Qu’un flux de vie se répande de là sur ton serviteur (un tel, fils d’une telle, ta servante). Et que le fait d’être sorti de ma maison et d’avoir couru sur la voie de Tes commandements me soit compté comme si j’avais fui au loi. Lave-moi complètement de ma faute et purifie-moi de mes péchés. Et par l’intermédiaire des hôtes supérieurs, les hôtes de la foi, que mes oreilles soient attentives pour que je puisse recevoir nombre de bénédictions. Accorde fidèlement aux affamés et assoiffés leur ration de pain et d’eau. Permets-moi de rester à l’abri sous l’ombre de Tes ailes au moment où je quitterai ce monde. Mets-moi à l’abri des torrents de pluie quand Tu feras pleuvoir des malheurs sur les méchants. Que ce commandement de la soucca me soit compté comme si je l’avais accomplie dans tous ses menus détails et avec tous les commandements y afférant. Que notre jugement soit scellé pour le bien ! Permets-nous de rester longtemps sur la terre, la Terre Sainte, pour Te servir avec crainte. Bénis sois-tu Eternel à tout jamais ! Amen et Amen. »

La veille au soir on allume les bougies (au moins deux) dans la soucca (sauf en cas de vent pouvant empêcher l’allumage ou éteindre les flammes), auquel cas on placera les bougies – qu’on ne doit plus déplacer ensuite – à l’intérieur de la maison – comme il est d’usage à chaque fête. Après avoir mis quelques pièces à la Tsédaka (rétablissement de la justice en aidant les pauvres), les femmes mariées allument les bougies à l’heure indiquée sur le calendrier (les jeunes filles et les petites filles allument une bougie) avec les bénédictions suivantes : « Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou lehadlik ner chèl yom tov (Béni
sois-Tu Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par
Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de la fête) et « Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam chéhé’héyanou vékiyemanou vehiguianou lizmane hazé »
(Béni sois-Tu Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre et exister et parvenir à cette époque)

Le second soir de la fête, à l’heure indiquée sur le calendrier,
elles allument les bougies avec les mêmes bénédictions, à partir d’une
flamme existante (par exemple une bougie de 48 heures allumée avant la
fête). Lorsque un des jours de fête tombe un Chabbat, on récite la bénédiction suivante avant d’allumer les bougies : « Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou lehadlik ner chèl Chabbat véchel Yom Tov » (Béni
sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par
Ses commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière du Chabbat et
de la fête)

Dès qu’il fait nuit, (à la sortie des étoiles) le premier soir de Souccot, quand on revient de la synagogue, en entrant dans la soucca on fait le kiddouch de Yom Tov sur une coupe de vin ou du jus de raisin, dans la soucca. On récite la bénédiction suivante : « Baroukh ata Ado-naï, Elo-hénou méle’h haolam boré féri haguéfène » Avant d’y manger du pain ou du gâteau, ou d’y boire du vin, on dira la bénédiction adéquate suivie de la bénédiction :
« Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou léchève bassoucca ». (Béni sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés
par Ses commandements et nous a ordonné de résider dans la soucca)

Bénédiction du loulav :

« Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou
mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav
vétsivanou al netilat loulav.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh
haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguianou
lizmane hazé. »

Pour un cours complet sur la fête, allez sur Modia :

… Souccote et le sens du mois de Tichri, un diamant qui contient toutes ces fêtes            

And let them make Me a sanctuary, that I may dwell among them. Exodus.jpg  Les Premiers Hebreux sortis d’Egypte suivirent leur route dans le désert, guidés le jour par des nuées et la nuit par une colonne de feu. Autour du Beit Hamikdach (où reposait l’arche d’alliance), étaient disposées les tentes des Hébreux, qu’ils démontaient et transportaient jusqu’à l’étape suivante. La première de ces étapes où s’arrêtèrent les 12 tribus s’appelait Souccot. Le Bet Hamikdach était mobile à cette époque et sous la responsabilité de la tribu des Levi, que nous celebrons en les reconstruisant provisoirement pour la fête de Souccot, à proximité de nos maisons, et dans lesquelles nous mangeons nos trois repas quotidiens pendant 7 jours, afin de nous rappeler ce long séjour vers la Terre Promise.

Perinage a Jerusalem au temps du Bet Hamikdach.jpg    Le Temple de Jérusalem –  La famille des premiers Cohanim (pluriel de Cohen – qui signifie prêtre en hébreu, celle de la famille de Aaron,dont celui-ci fut le premeir Grand Prêtre désigné par l’Eternel. Il était le frère de Moïse, de la tribu des Levi. Cette famille grandit au fil des années et des siècles. Ils étaient responsables de tout ce qui se passait au Temple de Jerusalem jusqu’a la fin de l’existence du Royaume de Juda et la destruction par le romain Titus du dernier Temple, celui appele 2e temple, construit par Hérode le Grand. Les Cohanim et les 70 sages du Bet Hamikdach, (le Temple), votaient pour la succession du Grand Prêtre, Cohen Hagadol. Les autres Cohen, devaient travailler pour le Grand Prêtre exclusivement dans le Temple. Ils vivaient des 10% des recoltes et produits des habitants d’Israël et Juda,  qui versaient cette dime pour la maintenance du Temple, des Sacrifices et du Bien-Etre des Cohanim et Levi qui travaillaient pour eux à ce Service  » Avoda Kedocha « , tâches divines. Certains Cohanim ne servaient pas au Temple, mais avaient des fonctions similaires dans les autres villes du Royaume des Rois d’Israël et de Judée en tant que Juges, leaders sprituels , etc.. Les Levi officiaient en tant que chorale et musiciens du Temple et aidaient les Cohanim dans leurs nombreuses tâches quotidiennes. ___________________________________________________

‘Hag Souccot Saméa’h lékoulam !
Bonne fête de Souccot à tous !

(Sources : Rabbin Harold Weill – Rabbin Jacky Milewski – Rav Dufour – Claude Riveline – Rabbi de Loubavitch – Rav Mordekaï Chriqui, Dr Avraham-Gilles Morali –  soucca.fr -« La Fête de Souccot » aux éditions Peïlim Yad-Laa’him – Dafina.net  – Rav David Pitoun – Calendrier du Consistoire)

Poème :

SOUCCOT

Etendue sous le dais du feuillu entrelas

Qui recouvre le toît de ma frêle soucca

Je vois les étoiles danser au firmament ;

J’entends dans les branches le frais souffle du vent

Qui chuchotte mille choses à l’oreille

Pendant que la lune fidèlement veille…

Un hibou hulule. Un chien au loin aboie…

Le silence de la nuit retombe sur moi.

Puis, au loin, un bruissement d’ailes et des cris :

Ceux d’un mulot, proie du hibou qui se nourrit.

Belle, cruelle, généreuse nature

Qui, par D.ieu depuis des millénaires dure.

L’Eternel fit des merveilles pour les Hébreux,

Quand, au sortir d’Egypte, Il fut si généreux

Leur procurant la manne, l’ombre des tentes

Pour se nourrir, reposer leur marche lente,

Ils allaient ‘Michkan’ en tête ; pour les guider

En ce désert inhospitalier, les nuées.

D.ieu de nous réclame la participation,

A Ses demandes, Ses mitsvote l’adhésion.

Sous ma précaire soucca je dis à D.ieu :

Vois, je quitte ma maison, comme Tu le veux

Je vis dans la nature, comme je le peux,

Inconfortable, ouverte à tous les vents,

Accomplissant Ta volonté, très humblement.

Les Enfants d’Israël aussi, les survivants

Qui résistent depuis si longtemps aux méchants,

Ceux qui, loin de leur terre, se sont mélangés,

De force ont été convertis, ont oublié

Qu’ils appartenaient à ce grand peuple de D.ieu.

Ils s’étaient éparpillés partout sous Tes cieux ;

Aime-les, aide-les, Protège-les, pour Toi,

Eux, Tes enfants, Ton autre trésor, fils du Roi.

Ramène-les vers Toi, oh Toi, le Tout Puissant,

Et que jamais ne se perdent dans le néant.

Maryse

Images intégrées 6

CHANA TOVA ISRAËL !

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Roch Hachana 5778

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Nitsavim – l’Alliance Eternelle, Par le Rav Dov Roth-Lumbroso

Parachath Nitsavim :Vous vous tenez tous devant l’Eternel

Parachath et Haftarath Nitsavim-Wayélekh

Recette: Biscuits au miel

1ère Hazkara du Grand-Rabbin Sitruk

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1ère Hazkara du Grand-Rabbin Sitruk

La vie du roi David, second roi d’Israël après Saül

Image associée Le prophète Eli et Samuel enfant

Samuel, dernier juge d’Israël

Après la mort de Josué, le successeur de Moïse à la tête du peuple hébreu, Dieu choisit de nouveaux dirigeants. On les appela juges. Un des juges était Eli, de la tribu de Lévi, qui prenait soin du tabernacle et faisait des sacrifices, à la demande de D.ieu, pour le peuple.

L’Eternel dit au jeune Samuel, fils d’Hannah, lui aussi de la tribu de Lévi  : « Je vais accomplir une chose en Israël, à faire tinter les oreilles de quiconque l’entendra. J’exécuterai à l’égard d’Eli toutes les menaces concernant sa famille, parce qu’il a eu le tort, connaissant la conduite indigne de ses fils, de ne pas les réprimer. » La punition céleste ne tarda pas à frapper la maison d’Eli. Bientôt, les Philistins livrèrent bataille aux Hébreux, et ceux-ci furent mis en déroute. A l’âge de 98 ans, après avoir appris que ses deux fils retors étaient morts, et que l’arche d’alliance avait été emportée par l’ennemi Philistin, Eli tomba de son siège à la renverse et mourut. Il avait gouverné Israël durant 40 ans.

Après la mort d’Eli, Samuel devin Juge en Israël. Et tout Israël reconnut son autorité. Les Philistins transportèrent l’arche sainte à Ashdod, dans le temple de Dagon (l’idole-poisson des Philistins), et la placèrent près de l’idole. Le lendemain matin, les habitants de la ville remarquèrent que Dagon était étendu par terre, devant l’arche de D.ieu ; ils relevèrent l’idole et la remirent en place. Mais le jour suivant, Dagon était de nouveau couché à terre, devant l’arche ; la tête et les mains de l’idole étaient brisées sur le seuil, il n’en restait plus que le tronc. En outre, l’Eternel frappa les habitants d’Ashdod de plaies douloureuses. Alors, ils envoyèrent l’arche à Gath. Mais D.ieu châtia également les habitants de cette ville, qui envoyèrent à leur tour l’arche à Ecron. Dès qu’elle y fut arrivée, les habitants s’écrièrent : « On amène ici l’arche du D.ieu d’Israël pour nous faire périr. » Alors tous les chefs des Philistins s’assemblèrent et dirent : « Il faut renvoyer cette arche en son lieu, afin qu’elle  ne nous fasse pas tous prérir ; car une frayeur mortelle s’est emparée de toute la ville. » Et ils la renvoyèrent en effet, en y ajoutant des présents d’or et d’argent. Elle fut placée dans la ville de Guibhéah.

Après le retour de l’arche sainte, Israël s’attacha de plus en plus à son D.ieu. Samuel lui dit : « Eloignez toutes les idoles du milieu de vous ; dévouez-vous entièrement à D.ieu, ne rendez hommage qu’à lui seul, et il vous délivrera de la main des Philistins. » Les Juifs obéirent. Samuel les réunit à Mitspah, où il adressa des prières à l’Eternel, et offrit des sacrifices. Tous observèrent un jeûne en disant : « Nous avons fauté devant l’Eternel. » Ayant appris que les Juifs étaient réunis à Mitspah, les Philistins vinrent camper près de cette ville. Alors, la crainte s’empara des Juifs. Ils dirent à Samuel : « Implore l’Eternel pour qu’il nous sauve de la main des Philistins ! » Samuel implora l’Eternel et fut exaucé. Au moment où les Philistins se rangeaient en bataille, il survint un violent orage, qui jeta le trouble et l’épouvante parmi eux ; ils furent battus et taillés en pièces par les Juifs. Ceux-ci se mirent à leur poursuite, marchèrent de succès en succès et reprirent toutes les villes dont les Philistins s’étaient emparés. Samuel érigea une pierre près de Mispah, en souvenir de cette victoire que D.ieu lui avait fait remporter. Il appela ce monument Eben Haézer (Pierre du Secours), en disant : « C’est jusqu’ici que D.ieu nous a assistés. »

Samuel resta toute sa vie Juge en Israël. Tous les ans, il faisait un voyage, parcourant Béthel, Guilgal et Mitspah, et rendait justice dans toutes les villes ; puis il revenait à Ramah, car là était sa maison ; c’est là qu’il gouvernait Israël, et c’est aussi là qu’il éleva un autel à l’Eternel. Dans plusieurs endroits, il fonda des écoles dans lesquelles, sous sa direction, des jeunes gens pieux furent élevés dans la crainte de D.ieu. Ces écoles s’appelaient : « Ecoles des Prophètes » ; on y cultivait aussi la musique.

INSTAURATION DE LA ROYAUTE

En 1037 avant l’ère commune, Saül devient le premier roi d’Israël

Quand Samuel fut devenu vieux, il établit ses fils comme Juges. Mais ceux-ci ne marchaient pas sur ses traces ; ils recherchaient le lucre et acceptaient des présents pour fausser la justice. Alors les anciens du peuple vinrent trouver Samuel et lui dirent : « Vois, tu es âgé, et tes fils ne suivent pas tes voies ; donne-nous un roi pour nous gouverner comme en ont tous les peuples. » Cela déplut à Samuel et il adressa une prière à l’Eternel. Mais l’Eternel lui dit : « Cède à la voix de ce peuple, fais ce qu’ils te disent ; ce n’est pas toi qu’ils rejettent, mais c’est moi-même. » Samuel rapporta les paroles de l’Eternel au peuple ; vainement il l’avertit aussi des inconvénients de la royauté ; le peuple répondit : « Non, il nous faut un roi ! Nous voulons être comme les autres peuples ; et notre roi nous jugera et combattra pour nous. »

A cette époque vivait un vaillant homme de la tribu de Benjamin, nommé Qiche. Il avait un fils nommé Saül, jeune et beau, que nul en Israël n’égalait en beauté et qui dépassait de l’épaule tout le reste du peuple. Un jour, les ânesses de son père s’étant égarées, Saül fut envoyé à leur recherche. Il partit avec un serviteur, et parcourut tout le pays  ; il était déjà arrivé jusqu’à Ramah, ville où séjournait Samuel, sans avoir retrouvé les ânesses. Alors Saül dit à son serviteur : « Retournons, je crains que mon père n’ait oublié les ânesses et ne s’inquiète de nous. ‘Mais le serviteur lui répondit : « Ecoute, il y a un homme de D.ieu dans cette ville ; tout ce qu’il annonce se réalise. Allons le voir, peut-être nous renseignera-t-il sur le chemin que nous devons prendre. » Or, l’Eternel avait déjà dit la veille à Samuel : « Demain, à pareille heure je ferai venir chez toi un homme du pays de Benjamin, et tu l’oindras comme chef de mon peuple Israël. » Et lorsque Samuel aperçut Saül, D.ieu lui déclara : « Voici l’homme dont je t’ai parlé ; c’est lui qui régnera sur mon peuple. » Samuel invita Saül à table et lui donna la place d’honneur parmi le convives.

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Le lendemain il prit une fiole d’huile, en fit couler sur la tête de Saûl, puis il embrassa celui-ci en disant : « Par cette onction, l’Eternel te consacre aujourd’hui prince de son héritage ! » A partir de ce jour, Saül fut animé d’un esprit divin. Sur son chemin de retour, il rencontra un choeur de prophètes et il prophétisa au milieu d’eux. Et tous ceux qui le connaissaient de longue date se dirent l’un à l’autre : « Eh quoi ! Saül est-il aussi parmi les prophètes ? » Quand Saül fut rentré chez lui, avec son serviteur, son oncle lui demanda : « Où êtes vous allés ?  » Et il répondit : « Nous sommes allés chez Samuel, pour nous renseigner au sujet des ânesses  » ; mais il ne lui raconta pas ce qu’avait dit Samuel au sujet de sa royauté.

A quelque temps de là, Samuel convoqua le peuple à Mitspah et lui dit : « Rangez vous maintenant par tribu et par familles, le sort désignera celui qui sera votre roi. » Et le sort désigna Saül, fils de Qiche. On l’appela ; il n’était point présent ; car il s’était caché. On courut le chercher, et alors, il apparut debout au milieu du peuple, dépassant tous les autres de l’épaule. Et Samuel dit au peuple : « Voyez-vous celui que D.ieu a choisi ? Il n’a point son pareil dans toute Israël. ». Et tous l’acclamèrent en criant « Vive le roi ! » Mais il advint que ce roi vint à déplaire à l’Eternel et il fut déchu.

En 1017 avant l’ère commune, David, fils de Jessé, oint roi d’Israël en secret par Samuel. Il ne règnera que de nombreuses années plus tard

L’Eternel dit à Samuel : « Jusqu’à quand t’affligeras-tu au sujet de Saül, alors que je l’ai jugé indigne de régner sur Israël ? Remplis ton cornet d’huile et va à Bethléem chez Jessé, car c’est un de ses fils que je me suis choisi pour roi. » Samuel se rendit donc à Bethléem dans la maison de Jessé. A son arrivée, il remarqua d’abord Eliab, l’aîné des fils, qui était de fort belle mine et il se dit en lui-même : « Voici certainement l’oint de l’Eternel. » Mais l’Eternel lui dit : « Ne considère point sa mine, ni sa haute taille. Ce que voit l’homme ne compte pas : l’homme ne voit que l’extérieur, D.ieu regarde le coeur. » Jessé fit passer successivement ses sept fils devant Samuel, mais aucun d’eux ne fut choisi. « Sont-ce là tous tes enfants ? » lui demanda Samuel. « Il reste encore David, le plus jeune« , reprit Jessé. « il est au pâturage avec les brebis. » « Envoie-le chercher, « lui dit Samuel, « car nous ne nous mettrons pas à table qu’il ne soit ici. » On le fit donc venir. Or, David avait le teint vermeil, de beaux yeux et bonne mine. Et D.ieu dit  Samuel : « Va, oins-le, c’est lui que j’ai choisi ! » Et Samuel prit le cornet à huile et il l’oignit au milieu de ses frères ; depuis ce jour-là, l’esprit de D.ieu descendit sur David : celui-ci resta auprès de son père et Saül ne sut rien de son onction.

Résultat de recherche d'images pour "dessins et peintures du roi Saül"Samuel lors de l’onction de David

Un mauvais esprit s’empara de plus en plus de Saül. Depuis que D.ieu l’avait rejeté, son caractère était devenu sombre. Alors ses serviteurs lui dirent : « Ordonne, seigneur, de te chercher un habile joueur de harpe, afin qu’il en joue quand le mauvais esprit t’obsédera, et cela te fera du bien. » Saül approuva cette proposition. L’un des serviteurs prit alors la parole et dit : « Je connais un fils de Jessé de Bethléem, qui sait fort bien jouer la harpe ; c’est un vaillant jeune homme, il est intelligent, d’une belle figure, et D.ieu est avec lui. » Saül manda aussitôt à Jessé de lui envoyer son fils David. Dès que Saül le vit, il le prit en affection et le nomma son écuyer ; depuis, toutes les fois que la tristesse s’emparait de Saül, David prenait sa harpe et en jouait. Saül en éprouvait du soulagement et le mauvais esprit le quittait alors.

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David vainqueur de Goliath, qui provoque les Hébreux 

Les Philistins rassemblèrent de nouveau leur armée contre Juda ; Saül réunit les hommes d’Israël. Les deux armées établies sur des hauteurs, en face l’une de l’autre,étaient séparées par une vallée. Un jour, du camp des Philistins, sortit un géant nommé Goliath, haut de six coudées et d’une palme. Il portait un casque d’airain sur la tête, une cuirasse d’écailles sur la poitrine et des cuissards d’airain aux jambes. La hampe de sa lance était comme une ensouple*1) de tisserand. Il était précédé d’un écuyer qui portait son bouclier. Ce guerrier s’avança jusqu’au camp des Hébreux et s’écria : « A quoi bon vous ranger en bataille, serviteurs de Saül ? Choisissez parmi vous un homme qui ose se mesurer avec moi. S’il peut me vaincre, nous serons vos esclaves ; mais si moi je suis vainqueur, c’est vous qui nous servirez. » Matin et soir, pendant 40 jours, le Philistin parla ainsi, mais personne n’osait s’avancer pour le combattre. Saül et tout Israël étaient saisis de frayeur.

Image associéeDavid le petit berger

Sur ces entrefaites, David vint au camp des Hébreux pour avoir des nouvelles de ses frères qui y étaient. Il vit Goliath et entendit le défi qu’il portait. Alors, sans hésiter, il se rendit auprès de Saül et lui dit : « Qui est donc ce Philistin pour insulter ainsi l’armée du D.ieu vivant ? Que personne ne perde courage à cause de cet homme ; ton serviteur ira et se mesurera avec lui. » David mit sa confiance en D.ieu et Saül dit à David : « Tu ne peux aller te battre avec ce Philistin, car tu n’es qu’un enfant, tandis que lui est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » Mais David répondit : « Quand je faisais paître les brebis de mon père, il survenait parfois un lion ou un ours, qui emportait une bête du troupeau ; je le poursuivais, je le terrassais et la lui arrachais de la gueule ; quand alors il se jetait sur moi, je le saisissais par la mâchoire et le frappais à mort. L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera bien de la main de ce Philistin. » – « Va« , dit alors Saül, « et que D.ieu soit avec toi ! » Le roi revêtit David de sa propre armure et lui donna son épée, mais David essaya vainement de marcher sous cet attirail ; l’armure était trop lourde pour lui, il n’y était pas habitué. Il la déposa, prit son bâton et choisit cinq cailloux plats qu’il mit dans sa panetière, prit sa fronde en main et s’avança contre le Philistin.

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Lorsque Goliath aperçut le jeune homme, il le regarda avec dédain et lui cria : « Suis-je un chien que tu viennes à moi avec un bâton ? Approche, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux animaux des champs ! » David lui répondit : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le bouclier, moi, je viens à toi au nom de l’Eternel, que tu as insulté. Aujourd’hui l’Eternel te mettra en mon pouvoir afin que toute la terre sache qu’il y a un D.ieu pour Israël.Et toute cette multitude saura que l’Eternel n’a pas besoin d’épée, ni de lance, pour donner la victoire, car l’Eternel est le maître de la guerre. » Voyant que le Philistin s’avançait contre lui, David courut à sa rencontre, saisit une pierre de sa panetière, la lança avec sa fronde et atteignit Goliath au front. Le géant tomba mort, le visage contre terre. David se précipita alors sur lui, lui prit son épée et il lui trancha la tête. Les Philistins, voyant que leur héros était morts, prirent aussitôt la fuite. Les Hébreux poussèrent alors des cris de joie, se mirent à leur poursuite, en tuèrent un grand nombre et pillèrent le camp ennemi. David déposa les armes de Goliath dans sa tente comme trophée.

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Saül jaloux de la gloire de David

David fit encore plusieurs expéditions par ordre de Saül, et il réussit partout. Par ses succès, il gagna l’estime et les bonnes grâces du peuple et des serviteurs de Saül. Après l’entière défaite des Philistins, lorsque l’armée regagnait ses foyers, les femmes d’Israël virent au-devant du roi Saül en dansant au son des tambourins et des triangles en chantant :

‘ »Saül a tué des milliers, et David des myriades ! »

Saül en fut irrité et dit : « Elles donnent les myriades à David et à moi les milliers : il ne lui manque plus que la royauté ! » A partir de ce jour, Saül vit David d’un mauvais oeil et conçut une violente jalousie contre lui. Le lendemain, le mauvais esprit s’étant emparé de Saül, David vint comme auparavant, jouer de la harpe devant lui. Tout à coup, dans un accès de fureur, Saül lança son javelot contre lui, pensant le clouer à la muraille : mais David put heureusement esquiver le coup. Dès lors, Saül craignit David ; car il voyait que D.ieu le protégeait.

Mikhal, fille de Saül, aimait David. Saül, qui en fut informé, dit : » Je la lui donnerai, afin qu’elle soit un piège pour lui et qu’il tombe sous la main des Philistins. » Il lui fit donc dire par ses serviteurs : » Je te donnerai ma fille Mikhal quand tu m’auras apporté les dépouilles de cent philistins. » Saül comptait que David se ferait tuer dans une rencontre. Cependant, David se mit en campagne avec ses hommes, tua deux cents Philistins, dont il apporta les dépouilles au roi, qui dut alors lui donner pour femme sa fille Mikhal.

Après bien des péripéties, David étant poursuivi partout par Saül, il ne pouvait ni rentrer chez sa femme, ni aller voir ses parents. Dans cette grande détresse, ce n’était qu’en D.ieu qu’il trouvait sa consolation. C’est à lui qu’il adressa sa prière : « Rends-moi justice, Eternel, car j’ai toujours marché dans mon intégrité, et en l’Eternel j’ai mis ma confiance sans broncher.  » (Psaume 26, 1). « Et dans sa sainte résignation, il disait encore : « Mes destinées sont dans ta main ; délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs. » (Psaume 31, 16)

Fuyant devant Saül, David arriva d’abord à Nob, où se trouvait alors le Tabernacle avec le grand prêtre Ahimelec. Celui-ci, qui ne savait rien des discordes entre Saül et David, reçut son hôte avec empressement. David, qui était affamé, demanda au prêtre du pain. Comme il n’y en avait point d’autre que les pains de Proposition pour le Tabernacle, Ahimelec lui en donna. Sans penser à mal, il lui céda aussi, sur sa demande, l’épée de Goliath, qui était conservée dans le Tabernacle. Cependant, l’Iduméen Doëg, principal pasteur des troupeaux de Saül, témoin des bontés du grand prêtre pour David, rapporta à son maître ce qu’il avait vu. Saül crut alors Ahimelec et toute la famille sacerdotale liguée contre lui. Pour se venger, il fit tuer Ahimelec et 84 prêtres avec leurs femmes et leurs enfants. Il saccagea aussi Nob, la ville sacerdotale. Seul un fils d’Ahimélec échappa à ce massacre eet rejoignit David, à qui il raconta tout ce qui s’était passé.

David dut alors s’enfuir hors du territoire d’Israël. Il arriva dans le pays des Philistins, chez Akhiche, roi de Gath. Mais les serviteurs de ce roi le reconnurent, l’emmenèrent devant le roi et dirent : « N’est-ce pas David, le vainqueur de Goliath ? » Alors, pour échapper à la mort, David feignit d’être devenu fou. Il traça des dessins sur les battants de la porte, et laissa sa salive se répandre sur sa barbe. Akhiche dit à ses serviteurs : « N’ai-je pas assez de fous ? Pourquoi m’amenez-vous encore celui-là ? » Et on le fit partir. Pour remercier D.ieu de l’avoir ainsi sauvé, David composa ce sublime psaume 34 :

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Je bénirai l’Eternel en tout temps,
constamment j’aurai ses louanges à la bouche.
Mon âme trouve sa gloire en l’Eternel ;
que les humbles l’entendent et se réjouissent !
Exaltez l’Eternel avec moi, ensemble célébrons son nom.

J’ai cherché l’Eternel, il m’a exaucé ;
il m’a délivré de toutes mes terreurs.
Ceux qui tournent leurs regards vers lui sont rassérénés :
leur visage ne rougit pas de honte.
Voici un malheureux qui implore, et l’Eternel l’entend ;
il le protège contre toutes les souffrances.
Un ange de l’Eternel est posté près de ceux qui le craignent,
et les fait échapper au danger.
Venez, enfants, écoutez-moi :
Je vous enseignerai la crainte de l’Eternel.
Quel est l’homme qui souhaita la vie,
qui aime de longs jours pour goûter le bonheur ?
Préserve ta langue du mal, et tes lèvres de discours perfides ;
Eloigne-toi du mal et fais le bien,
Recherche la paix et la poursuis.

David toujours en fuite

Du pays des Philistins, David se rendit dans la caverne d’Adoulam près de Bethléem, qui devait lui servir de cachette. Là il vit venir à lui plus de 400 hommes qui étaient dans la misère ou qui étaient mécontents du règne de Saül. David devint leur chef. Il fut aussi rejoint par ses parents et par ses frères ; car eux aussi avaient à craindre la vengeance de Saül. Pour mettre ses vieux parents à l’abri, David les conduisit à Moab, pays d’origine de son aïeule Ruth, et dit au roi de ce pays : « Permets que mon père et ma mère aillent demeurer parmi vous, jusqu’à ce que je sache ce que D.ieu décidera de moi. » Le roi accéda à la prière de David et donna l’hospitalité à ses parents.

Malgré sa situation difficile, David rendait service partout où il avait l’occasion de le faire. Ayant appris que les Philistins assiégeaient Keïla, et s’emparaient des moissons, il résolut de marcher avec ses hommes au secours de cette ville. Il attaqua les Philistins et les mit en déroute. Lorsqu’on rapporta à Saül que David était à Keïla, il s’écria : « D.ieu le livre en mes mains, puisqu’il est entré dans ma ville fermée. » Il s’y rendit avec son armée pour le prendre, mais David, à la nouvelle de son approche, se retira parmi les rochers du désert de Ziph. C’est là que son ami Jonathan vint le voir pour l’encourager au nom de l’Eternel. « Ne crains rien, dit-il, mon père ne t’atteindra point« .

David erra ainsi pendant longtemps d’un endroit à l’autre. Un jour qu’il se tenait caché sur les hauteurs d’Enguédi, Saül se mit à sa poursuite avec trois mille hommes. Arrivé près d’une caverne, Saül y entra seul ; mais au fond de cette caverne se trouvait David avec ses gens. Ceux-ci dirent : « Voici le moment ! l’Eternel l’a livré en tes mains ! » David répondit : « Dieu me garde de porter la main sur l’oint de l’Eternel. » Il s’approcha doucement de Saül et, le coeur lui battant, il lui coupa le pan de son manteau. Saül sortit de la caverne sans s’être aperçu de rien.

Mais David le suivit et lui cria : « Mon seigneur le roi« , Saül se retourna. David se prosterna et dit : « Aujourd’hui l’Eternel t’avait livré en mes mains. Vois, mon père, le pan de ton manteau, et reconnais que je ne te veux point de mal, quoique tu cherches à m’ôter la vie. » Alors Saül répondit : « Est-ce bien ta voix, mon fils David ? » Et il ajouta en pleurant : « Tu es plus juste que moi, tu m’as rendu le bien pourle mal. Que Dieu t’en récompense. Or voici : je sais que tu deviendras roi d’Israël : jure-moi donc que tu n’extermineras pas ma postérité après moi. » David le lui jura, et Saül retourna dans sa maison.

Saül oublia bientôt la générosité de David ; il se mit de nouveau à sa poursuite, avec une armée commandée par Avner, et l’attaqua au désert de Ziph. Mais là encore, David eut l’occasion de lui prouver sa grandeur d’âme. Suivi d’Abisaï, il se glissa pendant la nuit dans la tente de Saül ; celui-ci dormait profondément ; à son chevet sa lance était fichée en terre. Avner et ses hommes étaient couchés autour du roi, tous également plongés dans un sommeil profond. Abisaï dit à David : « Dieu livre aujourd’hui ton ennemi en ta main ; permets moi de le clouer à terre de sa lance. » David répondit à Abisaï : « Ne le tue point ! Qui porterait impunément la main sur l’élu de l’Eternel ? Prends seulement la lance qui est à son chevet et le pot à eau, et retirons nous. « 

Quand ils furent sur une hauteur voisine à une certaine distance, David cria : « Avner ! Avner ! tu es digne de mort ! pourquoi ne veilles-tu pas sur le roi, de sorte que le premier venu peut venir l’assassiner ? Regarde où sont la lance du roi et le pot à eau placés à son chevet ? » Saül, ayant reconnu la voix de David, lui dit : »Est-ce ta voix que j’entends, mon fils David ?  » « C’est bien ma voix, seigneur« , répondit David, « Pourquoi me poursuis-tu comme on poursuit une perdrix par les montagnes ? Que t’ai-je fait ? » Alors Saül dit : « J’ai péché ; reviens, mon fils David ; certainement je ne te ferai plus de mal puisque tu m’as épargné une seconde fois. Soit béni, mon fils, et puisses-tu réussir dans toutes tes entreprises ! » « Voici » reprit David, « la lance du roi, qu’un des serviteurs vienne la prendre. L’Eternel rendra à chacun selon son mérite et sa loyauté. » Et ils se séparèrent en paix.

David et Nabal

David connaissant le caractère chancelant de Saül, resta à Maon, dans le désert de la montagne de Juda. C’est là qu’il faillit se laisser emporter à un grand péché. Il y avait à Maon un homme très riche en troupeaux, qui s’appelait Nabal, mais il était dur et de mauvaise conduite. Sa femme Abigaïl était, au contraire, très sage et très belle. David et ses gens avaient souvent prêté secours et protection aux bergers de Nabal.

Ayant appris que Nabal faisait tondre son bétail, il envoya dix serviteurs et lui fit dire :  » Sois en paix ! J’ai appris qu’on fiat la tonte de tes brebis (à cette occasion, on faisait des fêtes et des festins). Tant que tes bergers ont été près de nous, nous ne les avons pas molestés, et ils n’ont éprouvé aucune perte. Interroge tes gens, qu’ils te le disent ! Que mes serviteurs trouvent bon accueil auprès de toi ! Veuille leur donner ce dont tu peux disposer. » Nabal répondit : « Qui est David ? Qui est le fils de Jessé ? Il y a beaucoup de serviteurs aujourd’hui qui s’enfuient de chez leurs maîtres. Prendrai-je le pain, l’eau, la viande que j’ai préparés pour mes tondeurs,n et les donnerai-je à des gens que je ne connais pas ? »

Lorsque les serviteurs rapportèrent à David les paroles de Nabal, David entra dans une grande colère et dit : « Que chacun ceigne son épée ! C’est donc en vain que j’ai préservé tout ce que cet homme possédait dans le désert, et lui m’a rendu le mal pour le bien ! » Cependant, un de ses serviteurs fit dire à Abigaïl : « David a envoyé des hommes chargés de saluer notre maître ; mais celui-ci les a rudoyés. Or, ces hommes étaient très bons pour nous. Ils nous ont protégés jour et nuit ! » Abigaïl, femme sage et prévoyante, prit alors en toute hâte, deux outres de vin, cinq brebis tout accommodées, et cinq mesures de froment grillé, qu’elle fit charger sur des ânes ; elle partit, mais à son mari Nabal, elle n’en dit rien. Dès qu’Abigaïl rencontra David, elle alla se prosterner devant lui et lui dit : « A moi, seigneur, à moi la faute ! Si j’avais vu tes serviteurs, ils n’auraient pas été renvoyés les mains vides. Accepte, je te pris, ces présents que je t’apporte. De grâce, ne verse point le sang inutilement ; ne te fais pas justice à toi-même, et l’Eternel te rendra heureux. » David répondit à Abigaïl : « Béni soit l’Eternel, Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui au-devant de moi ; bénie soit ta prudence, qui m’a empêché de verser du sang ; car si tu n’étais pas venue, d’ici au point du jour pas une créature ne fût restée àp Nabal ! » David accepta de sa main ce qu’elle lui avait approté et lui dit : « Retourne en paix chez toi. »

Lorsqu’Abigaïl revint chez lui, Nabal, qui y donnait un vrai festin de roi, était en belle humeur et s’était enivré à l’excès. Abigaïl ne lui adressa pas la parole jusqu’au lendemain matin. Lorsqu’il apprit le grand danger qu’il avait couru, il sentit son coeur défaillir et devint muet comme la pierre. Dix jours après, il mourut. David envoya alors des serviteurs à Abigaïl pour la demander en mariage, car il avait appris à apprécier sa sagesse. Abigaïl accepta sa proposition et elle devint sa femme.

Mort de Samuel, de Saül et de son fils, Jonathan, l’ami de David

Ce fut à cette époque que Samuel, le fidèle serviteur de Dieu, mourut. Tous les Hébreux s’assemblèrent pour mener son deuil. On l’ensevelit dans sa demeure à Ramah. David vint assister à ses funérailles, puis il repartit pour le désert de Paran.

Mais la fin de Saül était proche. Les Philistins rassemblèrent de nouveau leurs troupes pour faire la guerre à Israël. Saül réunit son armée et vint camper sur la montagne de Ghelboé. A la vue du camp formidable des ennemis, Saül fut saisi de terreur. Il consulta l’Eternel, mais l’Eternel ne lui répondit rien. Dans sa peur et son découragement, il dit à ses serviteurs : « Trouvez–moi une  pythonisse, (sorcière, sorte de médium) que j’aille la consulter sur l’issue de cette bataille. Ses serviteurs lui répondirent : « Il y a une pythonisse à Endor. » Saül, déguisé et accompagné de deux hommes, arriva de nuit chez cette femme et lui demanda d’évoquer la personne qu’il lui désignerait. La femme hésitait, lui faisant observer que le roi Saül (elle ne l’avait pas reconnu) avait sévèrement interdit ces évocations (Ce en quoi Saül avait obéi au précepte formel de la Torah (Lévitique 10, 31 et 20, 27). La faute qu’il commis à Endor fut donc particulièrement grave. Mais il la rassura, insista, et elle consentit, lui demandant : « Qui dois-je évoquer pour toi ? » « Evoque-moi Samuel ». La femme, en voyant Samuel, jeta un grand cri : « Mais tu es Saül ! Pourquoi m’as-tu trompée ? » « Sois sans crainte, lui répondit le roi, mais qu’as-tu vu ? » « Jai vu, répondit-elle, un être divin montant de dessous terre. » « Quel est son aspect ? » « C’est un vieillard, enveloppé d' »un manteau. » Saül comprit que c’était Samuel, et il se prosterna. Samuel dit à Saül : « Pourquoi troubles-tu mon repos ? » Saül lui répondit : « Mon angoisse est grande ; les philistins m’attaquent et Dieu m’abandonne et ne me répond plus. Je t’ai appelé afin que tu m’apprennes ce que je dois faire.« 

Samuel lui dit : « Comme tu n’as pas écouté la voix de l’Eternel, tu seras livré au pouvoir des Philistins, et Israël avec toi. Demain, toi et tes fils, vous serez où je suis. » A ces paroles, Saül tomba de tout son long par terre, fort épouvanté, et d’ailleurs épuisé de forces, car il n’avait rien mangé tout ce jour, ni toute cette nuit. La pytonisse, touchée de compassion, lui dit : « Accepte quelque nourriture afin que les forces te reviennent pour faire la route. » Il refusa, disant : »Je ne mangerai pas. » Mais ses serviteurs et la femme le pressèrent, et il céda à leurs instances. Il se releva de terre, s’assit sur le lit et mangea les mets que la femme lui offrit. Puis Saül et ses serviteurs repartirent cette même nuit et rentrèrent au camp.

La prédiction de Samuel ne tarda pas à se réaliser. Les Hébreux furent défaits par les Philistins. Ils furent obligés de fuir, laissant un grand nombre de morts sur le champ de bataille, sur la montagne de Ghelboé. Au nombre des morts se trouvait Jonathan et deux autres fils de Saül. Celui-ci se vit vivement pressé par les archers. Sur le point de tomber au pouvoir des ennemis, il dit à son écuyer : « Tire ton épée et me transperce, pour que je ne sois pas en butte aux coups et aux outrages des Philistins. » Mais l’écuyer n’osa pas porter la main sur le roi. Alors Saül prit l’épée et se jeta dessus. L’écuyer, pour ne pas survivre son maître, se jeta lui aussi sur son épée et mourut à ses côtés. Les Philistins tranchèrent la tête à Saül, le dépouillèrent de ses armes, et firent annoncer cette nouvelle dans tout le pays ; puis ils attachèrent le corps de Saül et de ses fils à la muraille de Beth-Chan. Lorsque les habitants de Jabès-Galaad apprirent quel traitement honteux les Philistins avaient fait subir à Saül, leur libérateur, les plus résolus se levèrent, marchèrent toute la nuit et enlevèrent le corps de Saül et ceux de ses fils ; rentrés à Jabès, ils brûlèrent ces corps et en enterrèrent les ossements ; puis ils jeûnèrent durant sept jours.

David pleure la mort de Saül et celle de Jonathan

Un messager accourut annoncer à David la mort de Saül et celle de Jonathan : « J’étais venu par hasard, dit-il, sur le mont Ghelboé ; j’ai vu Saül appuyé sur sa lance et près d’être atteint par les cavaliers ennemis. Lorsqu’il me vit, il m’appela et me dit : « Approche et achève-moi ; je ne veux point tomber sous le glaive ennemi. » Je lui obéis et le tuai : puis je pris la couronne de sa tête, ainsi que son bracelet, et je suis venu les apporter ici à mon maître. » A ce récit, David et tous ses gens déchirèrent leurs vêtements (coutume de deuil observée jusqu’à aujourd’hui encore par les Juifs) ; ils se lamentèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de la mort de Saül, de Jonatan, et tant de braves d’Israël. Puis David dit au jeune messager : « D’où es-tu ? » Il répondit : « Je suis fils d’un Amalécite. » « Comment, lui dit David, n’as-tu pas craint de lever la main pour faire périr l’oint du Seigneur ? Tu as mérité la mort ; ta propre bouche a déposé contre toi, quand tu as dit : « C’est moi au ai tué l’oint de l’Eternel » Et aussitôt David le fit mettre à mort.

Elégie sur Saül et Jonathan

 

« Oh ! l’orgueil d’Israël !
Le voilà gisant sur les hauteurs !
Comme ils sont tombés les vaillants !
Ne le publiez pas dans les rues d’Ascalon ;
Elles pourraient s’en réjouir, les filles des Philistins.
Elles en triompheraient, les filles des impurs !*
Montage de Ghelboé
Plus de rosée, plus de pluie sur vous
Plus de campagnes riches en offrandes !
Car là fut déshonoré le bouclier des forts,
Le bouclier de Saül, qui plus jamais ne sera oint d’huile !
Devant le sang des blessés,
Devant la graisse des guerriers,
L’arc de Jonathan ne reculait point.
Ni l’épée de Saül ne revenait à vide.
Saül et Jonathan,
Chéris et aimables durant leur vie,
Inséparables dans la mort ;
Plus prompts que les aigles,
Plus courageux que les lions !
Filles d’Israël, pleurez Saül,
Qui vous habillait richement de pourpre,
Qui ajoutait des joyeux d’or à votre parure !
Comme ils sont tombés, les vaillants, en plein combat ;
Tombé mort. Jonathan, sur tes hauteurs !
Jonathan, mon frère, ta perte m’accable,
Tu m’étais si cher !
Ton affection m’était précieuse
Plus que l’amour d’une femme…
Comme ils sont tombés ces vaillants,
Comme elles ont été anéanties, ces armes de guerre ! »
David proclamé roi de Juda

Après la mort de Saül, David, sur l’ordre de Dieu, revint dans sa patrie. C’est à Hébron qu’il fut consacré roi par les hommes de la tribu de Juda. C’est là aussi qu’il apprit la conduite généreuse des habitants de Jabès-Galaad envers Saül : il envoya des messagers pour leur dire : « Soyez bénis de l’Eternel, pour cette bonne oeuvre que vous avez pratiquée envers Saül ! Que l’Eternel vous traite à son tour avec bienveillance ! Et moi aussi je vous témoignerai la même faveur pour avoir agi de la sorte. »

Or, un fils de Saül avait survécu à son père ; il s’appelait Isboseth. Avner, chef de l’armée de Saül, le conduisit à Mahanaïm et le fit proclamer roi de’Israël. La guerre dura longtemps entre la maison de Saül et celle de David. Les partisans de David devinrent de plus en plus nombreux, tandis que la maison de Saül ne cessait de s’affaiblir. Dans le cours de cette guerre civile, Avner, général de Saül, fut traitreusement assassiné par Joab, général des armées de David. David réprouva ce crime et pleura Avner sincèrement. La lutte entre les deux partis se termina par la mort d’Isboseth, qui fut assassiné par deux de ses officiers. Les meurtriers apportèrent la tête de leur maître à David, dans l’espoir d’obtenir ses faveurs. Mais David leur dit : « Par le Dieu vivant ! Celui qui m’annonça que Saül était mort, se croyant porteur d’une bonne nouvelle, je le fis tuer, combien plus, quand des méchants ont fait périr un homme de bien dans sa maison, sur sa couche ! » Et il les fit mettre à mort.

Le dénombrement

L’Eternel avait donné à David la victoire sur tous ses ennemis. Mais tant de succès remplirent d’orgueil le coeur du roi, et, pour constater sa puissance et la multitude de ses sujets, il ordonna de faire le dénombrement de son peuple. Ce dénombrement lui apprit qu’il y avait, en Juda, cinq cent mille hommes capables de porter les armes, et huit cent mille dans les autres tribus.

Pour le punir de son orgueil, l’Eternel lui envoya le prophète Gad, qui lui dit : « Choisis entre ces trois fléaux : ou sept ans de famine, ou trois mois pendant lesquels tu seras la proie de tes ennemis, ou trois jours de mortalité. » David, saisi de remords, répondit : « Je suis plein d’angoisse. Mais j’aime mieux tomber entre les mains de l’Eternel, dont la miséricorde est infinie, qu’entre les mains des hommes. » Il choisit la mortalité et une peste ravagea le pays. Quand David vit ainsi mourir son peuple, il se prosterna la face contre terre et invoqua l’Eternel : « Dieu de miséricorde, c’est moi qui suis coupable ; qu’a fait ce pauvre troupeau ? Que ta main s’appesantisse sur moi et sur ma famille et non sur ce peuple ! »

Dieu exauça cette prière : le fléau cessa. David qui avait imploré Dieu dans l’aire d’un habitant du nom d’Arama l’acheta à celui-ci et y éleva un autel sur lequel il offrit des sacrifices. Il consacra cette aire, en souvenir de la délivrance que Dieu lui avait accordée en cet endroit et il la choisit comme emplacement du futur Temple de Jérusalem.

David reconnu roi par tout Israël

Après la mort d’Isboseth, toutes les tribus d’Israël vinrent à Hébron faire leur soumission à David et le reconnaître pour leur roi. Mais il ne pouvait encore prendre paisiblement possession de son trône : Jébus, capitale des Jébuséens, située dans le centre du pays, était encore au pouvoir des ennemis. David conduisit son armée contre cette ville, dont la partie haute formait la forteresse de Sion. Il conquit Jébus, l’appela Jérusalem, et en fit sa résidence ; il s’empara aussi de la forteresse de Sion et la nomma Cité de David. Dès lors, David régna sur tout le pays. Il fit encore d’autres guerres heureuses ; il battit les Philistins, les Moabites, les Syriens et les Iduméens. L’Eternel était avec lui et il devenait chaque jour plus puissant. Par ses victoires, il élargit les frontières de son pays, qui avait maintenant une étendue double de celle du royaume de Saül. David gouvernait son peuple avec équité. Hiram, roi de Tyr, envoya une députation à David pour le féliciter de son avènement au trône. Il envoya en même temps du bois de cèdre, des charpentiers et des maçons pour lui construire un palais.

David, une fois affermi sur le trône, dit un jour : « N’y a-t-il plus personne de la famille de Saül à qui je puisse témoigner de la bienveillance ? » On lui répondit : « Il existe encore un fils de Jonathan, nommé Méphiboseth ; il est boiteux des deux jambes. » Il le fit chercher. Arrivé devant le roi, Mephiboseth se prosterna tout tremblant. Mais David lui dit : « Ne crains rien, je veux te traiter avec faveur, en considération de ton père Jonathan. Je te ferai rendre toutes les terres de Saül, ton aïeul, et tu mangeras tous les jours à ma table. »

David-bringing-ark-into-Jerusalem-large.jpg David danse pour célébrer Dieu devant le peuple en liesse

David fait transporter l’arche sainte à Sion.

David voulut faire de la ville, qu’il avait choisie comme capitale, la ville sainte, sacrée. Puis, accompagné de 30 000 hommes, il alla chercher l’arche sainte qui se trouvait encore dans les environs de Jérusalem. Les lévites la portèrent sur leurs épaules. David, vêtu d’un éphod de lin et jouant de la harpe, dansait de toutes ses forces devant l’arche de l’Eternel. Les enfants d’Israël suivaient avec des harpes, des lyres, des tambourins, des sistres et des cymbales. Arrivé dans la « Cité de David », il fit installer l’arche dans le pavillon dressé pour elle. Il fit ensuite distribuer du pain, de la viande et du vin au peuple qu’il bénit au nom de l’Eternel, puis le congédia.

 

Comme David rentrait chez lui, Mikhal sa femme, fille de Saül, qui de sa fenêtre l’avait vu danser devant l’arche, lui dit d’un ton ironique et dédaigneux : « Combien s’est honoré aujourd’hui le roi d’Israël, en se mettant à danser devant des servantes, comme eût pu le faire un homme de rien !« David répliqua : « C’est devant l’Eternel, qui m’a préféré à ton père et à toute ta famille, et qui m’a choisi pour roi d’Israël, que j’ai fait éclater ma joie ; et quand je me serais humilié plus encore, je me trouverais davantage honoré aux yeux de ces femmes dont tu parles. » C’est le psaume XXIV, qui rappelle l’entrée triomphale de l’arche sainte à Jéusalem.

David organise le culte

Lorsque l’arche eut pris place dans la nouvelle tente, David organisa le culte. Il divisa les Cohanim en 24 groupes, chargés du service divin, à tour de rôle, chacun pendant une semaine. Les lévites aussi formèrent 24 groupes ; ils étaient chargés d’exécuter des chants sacrés composés par David lui-même et de les accompagner sur leurs instruments. Ces chants portent le nom de Tehilim, c’est-à-dire « chants de louanges ». (En français : psaumes).

David se proposait aussi de construire un temple à l’Eternel. Il dit au prophète Nathan : « Vois, j’habite un palais de cèdre, et l’arche de l’Eternel est logée sous une tente ! » Mais le prophète lui annonça, au nom de l’Eternel : « Je t’ai tiré du bercail où tu gardais les brebis, pour t’établir chef de mon peuple. Je t’ai assisté dans toutes tes voies, j’ai détruit devant toi tous tes ennemis. A l’avenir aussi je serai avec toi. Mais ce n’est pas toi qui édifieras un temple en mon honneur, ce sera ton fils qui te succédera. J’affermirai son trône à jamais. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. » David, en entendant ces paroles rendit grâce à l’Eternel, et dit : « Qui suis-je, Eternel, et qu’est-ce que ma famille, pour que tu m’aies amené jusqu’ici ? Et maintenant tu me fais encore des promesses pour l’avenir ! Eternel ! Nul n’est comme toi, point de Dieu hormis toi ! Veuille donc bénir la maison de ton serviteur ; qu’elle subsiste éternellement devant toi ! »

Le livre des Psaumes

Le livre des Psaumes se compose de 150 cantiques sacrés, composés en majeure partie par le « chantre royal », c’est-à-dire David lui-même. Dans ces « Psaumes » David exprime les sentiments qui l’ont animé dans les différentes situatins de sa vie, ses joies et ses tristesses, ses déceptions et ses satisfactions. Inspiré par l’Esprit divin, il transforme tout ce qu’il éprouve en des poèmes à la gloire de Dieu.

Image associéeBethsabée au bain

La faute et le repentir de David

David, malgré sa piété, ne put toujours résister à la faute. Tandis que Joab, commandant de ses armées, faisait campagne contre les Ammonites, David resta à Jérusalem. Un jour, comme il se promenait sur la terrasse de son palais, il aperçut une femme qui était très belle. C’était Bethsabée, femme d’Urie, officier du roi. David voulut la prendre comme femme, bien qu’elle fût mariée. Mais il n’osait pas commettre ce grand péché publiquement. Il écrivit alors à Joab ce qui suit : « Placez Urie à l’endroit où la lutte est la plus violente, pour qu’il succombe par la main des ennemis. » David chargea Urie lui-même de remettre cette lettre à Joab, sans qu’Urie pût se douter que cette lettre devait causer sa perte. Joab, qui craignait le roi plus que Dieu, exécuta l’ordre barbare de David et Urie périt dans la bataille. Alors David se fit amener Bethsabée et la prit pour femme. Bientôt après elle eut un fils.

Mais la mauvaise action commise par David déplut à l’Eternel. Sur son ordre, le prophète Nathan alla trouver le roi et lui dit : « Il y avait dans une ville deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre. Le riche possédait des brebis et des boeufs en grande quantité, mais le pauvre ne possédait qu’une petite brebis, qu’il avait achetée ; il l’élevait et elle grandissait auprès de lui, au milieu de ses enfants, mangeait de son pain, buvait dans sa coupe et dormait sur son sein ; il la chérissait comme sa fille. Un jour l’homme riche reçut la visite d’un voyageur, et, trop ménager de ses propres bêtes, il s’empara de la brebis du pauvre et l’apprêta pour son hôte. » « Par le Dieu vivant ! » s’écria David indigné, « l’homme qui a fait cela mérite la mort, et il doit payer quatre fois la valeur de la brebis ! » Alors Nathan lui dit : « Cet homme, c’est toi-même ! Tu as fait périr Urie par le glaive et tu as pris sa femme pour épouse. Ainsi parle l’Etrnel : Je susciterai le malheur contre toi et ta maison. Si tu as agi, « toi, clandestinement, moi j’exécuterai cette menace en présence de tout Israël. »

Alors David s’humilia et dit à Nathan : « J’ai fauté contre l’Eternel ! » Nathan répondit : « Puisque tu te repens, l’Eternel a pardonné ta faute ; tu ne mourras point. Toutefois tu seras châtié ; l’enfant qui t’es né mourra. » Nathan s’en retourna chez lui, et David, plein de remords, fit la prière suivante :

O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ;
Selon ta grande miséricorde, efface mes fautes.
Lave-moi complètement de mon iniquité,
Et purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes transgressions.
Et mon péché est constamment devant moi…
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
Et fais renaître en moi un esprit droit.
Ne me retire pas de devant ta face,
Ne me retire pas ta sainte inspiration.
Rends-moi la joie de ton secours.
Et soutiens-moi par ton esprit magnanime…
Eternel ! ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange.
Si tu eusses voulu des sacrifices, je t’en aurais offert ;
Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit contrit.
O Dieu ! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et humilié.

Bientôt après, l’enfant que Bethsabée avait donné à David tomba gravement malade. David implora Dieu pour lui, s’imposa des jeûnes et passa la nuit près de l’enfant, couché par terre. Or, le septième jour, l’enfant mourut. Les serviteurs du roi n’osaient lui annoncer cette triste nouvelle. Mais David, voyant ses serviteurs chuchoter entre eux, comprit la vérité, et il leur dit : « L’enfant est mort ? » « Il est mort. » répondirent-ils. David se résigna à la volonté divine. Il changea de vêtements, se rendit à la maison de Dieu et se prosterna ; puis il rentra chez lui et se fit servir à manger. Etonnés, ses serviteurs lui dirent : « Quoi ! lorsque l’enfant vivait encore, tu jeûnais, et tu pleurais, et maintenant qu’il est mort, tu te lèves et tu manges ? » David leur répondit : « Tant que l’enfant vivait, je pensais : peut-être Dieu me fera-t-_l la grâce de le laisser tout de même vivre. Maintenant qu’il est mort, pourquoi jeûnerai-je ? Puis-je le faire revivre ? Moi, j’irai le rejoindre, mais lui ne reviendra pas vers moi. » David consola ensuite sa femme Bethsabée ; elle lui donna plus tard un autre fils, qu’il nomma Salomon, que le prophète Nathan fit surnommer Yedidyah (bien-aimé de Dieu).

La révolte d’Absalon, fils de David

La mort d’un enfant chéri avait été pour David un grand malheur, mais son plus grand chagrin lui vint de son fils Absalon. Ce prince n’avait point d’égal en tout Israël pour sa beauté ; depuis la plante des pieds jusqu’à la tête, pas un défaut dans sa personne. C’était surtout sa belle et longue chevelure qui faisait l’admiration de tous. Mais sa beauté rendit Absalon orgueilleux et il conçut le criminel projet de détrôner son père. Il se procura un char et des chevaux, et se faisait précéder par cinquante coureurs. Par ce luxe il cherchait à gagner les bonnes grâces du peuple. Souvent aussi il se plaçait près de la route qui conduit à la porte de la ville. Quand un plaideur se rendait près du roi pour obtenir justice, Absalon l’appelait et l’interrogeait ; puis il disait : « Ta cause est bonne et juste, mais on ne t’écoutera pas chez le roi. Ah ! que ne suis-je établi juge dans le pays ! Je rendrais justice à chacun. » Si quelqu’un s’approchait pour se prosterner devant lui, il lui tendait la main et l’embrassait. C’est par ces intrigues qu’ils s’attachait des partisans en Israël.

Un jour, Absalon dit à son père : « Permets-moi d’aller à Hébron m’acquitter d’un voeu que j’ai fait à l’Eternel. » « Va en paix, » répondit le roi. Absalon partit et se rendit à Hébron, avec deux cents hommes, parmi lesquels se trouvait aussi Ahitophel, un des conseillers les plus intimes de David. Là il organisa un complot contre le roi, son père. Bientôt la conspiration devint puissante, car une foule de plus en plus nombreuse se joignit à Absalon.

A la nouvelle de la conspiration de son fils, David dit à ceux qui lui étaient restés fidèles : « Debout, fuyons, car nous n’avons point de salut à attendre de la part d’Absalon ; hâtons-nous, de peur qu’il ne nous traite cruellement et ne passe toute la ville au fil de l’épée ! » David quitta donc la ville. Il n’était accompagné que de ses fidèles serviteurs et de six cents hommes de Gath qui étaient venus se ranger sous ses ordres. David dit à Ithaï, leur chef : « Pourquoi veux-tu me suivre, je ne sais pas moi-même où je vais ! Retourne plutôt avec tes amis. » Mais Ithaï lui répondit : « Vive Dieu et vive le roi ! Partout où le roi mon maître ira, que ce soit à la mort ou à la vie, je le suivrai ! » Le grand-prêtre Tsadoq, ainsi que les lévites, portant l’arche sainte, se joignirent également à David. Mais le roi dit à Tsadoq : « Ramène l’arche sainte dans la ville. Si je trouve grâce aux yeux de l’Eternel, il me ramènera et me la fera revoir, ainsi que la demeure où elle réside ; sinon, je suis résigné : qu’il me traite selon sa volonté. » David continua son chemin. Il gravit le mont des Oliviers, en pleurant, la tête voilée et nu-pieds. Tous ses serviteurs avaient également la tête voilée et montaient en pleurant. Et tous ceux qui se trouvaient sur son passage pleuraient aussi en voyant le roi fuir ainsi devant Absalon son fils. En route, un homme de la famille de Saül, appelé Séméi, vint accabler le roi d’injures et de malédictions ; il lui lança même des pierres. Les serviteurs voulurent le tuer, mais David leur dit : « Laissez-le m’insulter ; c’est Dieu qui le lui aura inspiré. Voyez, mon propre fils ose se révolter contre moi et cherche à me faire mourir. Peut-être Dieu changera-t-il ces malédictions en bénédictions. » Arrivé au sommet de la montagne, David vit venir à lui Houchaï, les habits déchirés et la tête couverte de cendres. C’était aussi un conseiller du roi, mais qui lui était resté fidèle. David lui dit : « Va plutôt auprès d’Absalon ; affecte de te montrer dévoué à sa cause et tu pourras peut-être déjouer les conseils d’Ahitophel. »

Houchaï et Ahitophel

Houchaï, l’ami dévoué de David, retourna donc à Jérusalem. Il arriva juste au moment où Absalon y entrait avec ses troupes. Houcahï s’approcha d’Absalon en s’écriant : « Vive le roi ! vive le roi ! » Absalon lui dit : « C’est là ton dévouement pour ton ami David ? Pourquoi n’as-tu pas suivi ton ami ? » Houchaï répondit : « Je veux rester auprès de celui que Dieu et tout Israël ont élu. Je te servirai fidèlement comme j’ai servi ton père. » A lors on tint conseil pour s’entendre sur ce qu’il fallait faire. Ahitophel dit à Absalon : « Laisse-moi choisir douze mille hommes pour aller à la poursuite de David cette nuit encore. Je le surprendrai pendant qu’il sera accablé de fatigue ; ses gens terrifiés prendront la fuite. Nous nous rendrons maîtres du roi resté seul et nous le frapperons. » La proposition plut à Absalon. Mais Houchaï intervint : « Cette fois Ahitophel n’a pas donné un bon conseil. Tu connais ton père et les héros qu sont avec lui. Ils se défendront comme une ourse qu’on veut priver de ses petits. Si notre armée subit un échec, on dira : L’armée d’Absalon a été battue ; et tes plus braves guerriers perdront courage. Mon avis est donc qu’il faut attendre qu’on ait réuni une armée considérable  ; alors nous pourrons tomber sur David comme la grêle et abattre son armée. » Absalon et tous les Hébreux s’écrièrent : « Le conseil de Houchaï vaut mieux que celui d’Ahitophel ! » C’est que l’Eternel avait voulu déjouer ainsi le sage conseil d’Ahitophel, afin de conduire Absalon à sa perte. Ahitophel voyant que son conseil n’était pas suivi s’en revint aussitôt chez lui et s’étrangla dans sa maison.

Davidavec sa troupe traversa le Jourdain et arriva à Mahanaïm ; Absalon le suivait. David passa son armée en revue et en confia le commandement à son général Joab. Le roi voulait prendre part au combat, mais le peuple s’y opposa en disant : « Ne marche point avec nous ; car si nous sommes mis en fuite, ou même si la moitié de nous périssait, personne n’y ferait grandement attention ; mais toi, tu en vaux dix mille comme nous. » Le roi consentit à rester dans la ville, mais il fit cette recommandation à Joab et aux autres chefs : « Ménagez, je vous prie, ce jeune homme, Absalon. »

La bataille s’engagea dans la forêt d’Ephraïm. L’armée d’Absalon fut battue ; lui-même s’enfuit sur une mule. Comme il passait sous un chêne touffu, sa chevelure s’embarrassa dans les branches basses de l’arbre et il resta suspendu entre ciel et terre, tandis que la mule continuait sa course. Un soldat vint en informer Joab. « Puisque tu l’as vu, dit Joab, pourquoi ne l’as-tu pas tué sur place ? Je t’aurais donné pour récompense dix pièces d’argent et une ceinture. « Pas pour mille pièces d’argent,  » répondit le soldat « je ne voudrais porter la main sur le fils du roi. » Joab se rendit aussitôt au lieu où Absalon était suspendu vivant, prit trois javelots et alla les enfoncer dans le coeur d’Absalon. Des écuyers accoururent et l’achevèrent. Ils ensevelirent le cadavre dans une fosse sous un monceau de pierres.

Un courrier vint annoncer à David l’issue de la bataille. « Absalon, est-il sain et sauf ? » demande le roi. L’homme répondit : « Puissent tous les ennemis du roi éprouver le même sort ! » Alors David s’écria en pleurant : « O mon fils Absalon ! O mon fils Absalon ! Que ne suis-je mort à ta place ! » C’est ainsi que la victoire de ce jour se changea en deuil pour le peuple, lorsqu’il apprit combien le roi était affligé de la mort de son fils. Mais Joab dit au roi : « Tu couvres de confusion tous tes serviteurs qui t’ont sauvé ; tu témoignes de la tendresse pour ceux qui te haïssent et presque de la haine pour ceux qui t’aiment ; fussions-nous tous morts, si Absalon était en vie, tu serais satisfait. Adresse donc plutôt des paroles d’encouragement à tes serviteurs ! » Le roi alla s’asseoir à la porte de la ville et ses soldats vinrent le saluer, puis ils rentrèrent dans leurs foyers.

Le roi retourne à Jérusalem

Le roi prit ses disposition en vue de retourner à Jérusalem. Lorsqu’il eut repassé le Jourdain, un grand nombre d’hommes de Juda et re Benjamin vinrent au-devant de lui pour lui prouver leur attachement ; Entre autres Séméi, qui se jeta à ses pieds en le suppliant d’oublier ses offenses. Dans sa magnanimité, David lui pardonna ainsi qu’à tous ceux qui s’étaient montrés infidèles envers lui. Parmi ceux qui étaient venus rendre hommage au roi, se trouvait un vieillard, nommé Barzillaï, qui avait sustenté le roi pendant son séjour à Mahanaïm. « Accompagne moi à Jérusalem, lui dit David, je t’admettrai à ma table.  » Barzillaï répondit : »Combien ai-je encore de jours à vivre pour monter avec le roi à Jérusalem ? J’ai aujourd’hui 80 ans ; je ne serais qu’une charge à mon seigneur le roi ! Permets que je revienne mourir dans ma ville, près du tombeau de mon père et de ma mère. Mais voici mon fils ; emmène-le, il peut aller avec mon seigneur le roi ; traite-le comme il te semblera bon. » « Qu’il reste avec moi. » dit David, je ferai pour lui tout ce qu’il te plaira. » Là-dessus le roi embrassa et bénit Barzillaï, qui s’en retourna chez lui. David continua sa route. Partout il eut une nombreuse suite, car de toutes parts le peuple venait le féliciter et l’escorter.

L’héroïsme de David et ses vaillants guerriers

David eut à lutter jusqu’à sa mort, pour affermir son trône; il dut défendre encore une fois ses frontières contre les Philistins.  Malgré son âge avancé, il prit personnellement part à ces combats avec le même courage qui l’avait animé dans sa jeunesse. Dans une de ces rencontres, il faillit même être tué par un géant philistin. Celui-ci avait déjà la main levée pour frapper le roi, lorsque heureusement Abisaï, frère de Joab, accourut et tua le guerrier ennemi. Les gens de David l’adjurèrent alors en disant : « Ne va plus à la guerre avec nous, afin de ne pas éteindre le flambeau d’Israël.

Le dévouement des vaillants guerriers de David était sans bornes. Un jour les Philistins étaient venus occuper les portes de Bethléem ; David campait non loin de là. Pressé par une soif ardente, il s’écria : « Ah si on me donnait à boire de l’eau de la citerne qui se trouve à  la porte de Bethléhem ! » Trois des plus vaillants de son armée, parmi lesquels était Abisaï, s’ouvrirent alors un passage à travers le campe des Philistins, puisèrent de l’eau à la citerne de la porte de Bethléhem et l’apportèrent à David. Mais celui-ci leur dit : » Dieu me garde de boire d’une eau qui a failli coûter la vie à mes hommes. » Et il répandit l’eau en libation devant l’Eternel.

Les derniers jours de David et le sacre de son fils Salomon

David arrivait au terme de sa vie, lorsqu’un de ses fils nommé Adonias voulut se faire reconnaître comme son successeur. De concert avec Joab, Adonias forma un complot. Mais David, renseigné par le prophète Nathan manda aussitôt Salomon, qu’il jugeait le meilleur de ses fils et le fit sacrer roi d’Israël. On sonna de la trompette et tout le peuple s’écria : « Vive le roi Salomon ! »

Lorsque David sentit sa fin approcher, il convoqua les principaux d’Israël et leur présenta Salomon comme son successeur. Et devant cette assemblée considérable, il fit à son fils ses dernières recommandations : « Je vais, lui dit-il, prendre le chemin de toute chose terrestre ; sois fort et courageux. Observe les prescriptions de l’Eternel ton Dieu, marche dans ses voies afin que tu prospères dans toutes tes oeuvres et que l’Eternel accompagne la promesse qu’il m’a faite : Si tes enfants me gardent fidélité de tout leur coeur et de toute leur âme, aucun des tiens ne sera dépossédé du trône d’Israël. » Et il lui dit encore : »Mon fils, sers le Dieu de ton père sans partage. Si tu le cherches, tu le trouveras ; si tu l’abandonnes, il te réprouvera pour toujours. »

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David remet le sceptre de la royauté à son fils Salomon, alors âgé de 15 ans

David annonce à Salomon qu’il devra bâtir le temple lui-même

David dit aussi : « Mon fils, c’était mon désir d’édifier une maison au nom de l’Eternel. Mais Dieu m’a dit : Tu ne bâtiras pas de maison en l’honneur de mon nom, car tu es un homme de guerre et tu as versé beaucoup de sang. C’est ton fils Salomon qui me le bâtira ; il sera mon fils, et je serai pour lui un père. S’il persévère dans mes commandements, j’affermirai son royaume pour toujours. » David remit ensuite à Salomon le plan du Temple et les fonds destinés à la construction. « Vois, dit-il, à force de dur labeur, j’ai amassé pour la maison de l’Eternel cent mille kikkars d’or, un million de kikkars d’argent, du cuivre et du fer en trop grande quantité pour pouvoir les peser ; j’ai préparé aussi du bois et des pierres, et tu y ajouteras encore. Maintenant, mon fils, que l’Eternel soit avec toi ! Puisse-tu réussir à lui édifier la Maison sainte, comme il l’a promis à ton égard. » Entraînés par son noble exemple, les princes d’Israël offrirent aussi des dons en or, en argent et en pierres précieuses.

Alors David, en présence de toute l’assemblée, loua encore pour la dernière fois l’Eternel. Il dit : » « Loué sois-tu Eternel, Dieu d’Israël, notre Père, d’éternité en éternité ! A toi, Eternel, appartiennent la grandeur, la puisance, la gloire et la majesté ; car tout, au ciel et sur la terre est à Toi. De toi émanent richesses et honneurs et c’est de ta main que nous tenons ce que nous t’avons donné. C’est dans la droiture de mon coeur que j’ai consacré tous ces dons, et ton peuple ici réuni les a offerts aussi avec joie. Puisses-tu maintenir à jamais ces bonnes inspirations dans le coeur de ton peuple et accorder à mon fils un coeur intègre, afin qu’il respecte toujours tes préceptes. » Après que tous tous les assistants eurent encore une fois, sur la demande de David, loué l’Eternel, le roi les congédia.

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*1) – une ensouple est le cylindre d’un métier à tisser autour duquel est enroulée la chaîne du tissu.

(Source : Histoire sainte illustrée à l’usage de la jeunesse israélite , 3ème édition, d’Arthur Weil, édition : Librairie Goldschmidt, Bâle)

Ainsi David, à la fois soldat, poète et musicien, fut un homme et un roi juste et intègre, aimé de D.ieu et de son peuple. Malgré ses défauts comme tout un chacun en est doté, David était un homme possédant de grandes qualités d’âme, l’une d’elles étant le courage allant jusqu’à la bravoure. Dans la Torah reçue au Sinaï, rien n’est caché ou travesti. Les hommes ne sont pas des anges, et heureusement pour eux, puisqu’ils possèdent le libre-arbitre ; mais s’ils savent gérer leur vie au mieux pour le bien, reconnaître leurs fautes et se repentir sincèrement, alors ils sont appelés justes. David, l’un de ceux-là, était certes un homme de guerre, mais aussi un homme sage, droit, qui marchait dans les voies du Dieu d’Israël et un modèle en tant que dirigeant. Créés à l’image de D.ieu, les hommes sont les associés du Maître du monde ; ils ont été mis dans ce monde pour soumettre la nature à leurs besoins dans le but de l’améliorer, non pour le détruire. Tout homme a le devoir de travailler, chacun selon ses possibilités, à la réalisation d’un monde toujours meilleur, où il fait bon vivre…

Pour conclure, même si nous ne pouvons Le voir, le Maître du monde est beaucoup plus proche de nous que nous le croyons souvent, puisque selon le judaïsme, Il n’est pas seulement dans les cieux, Il est partout. L’Eternel laisse les hommes exercer leur libre-arbitre, mais finit souvent aussi par réagir à leurs actions à travers la nature, que ce soit pour les récompenser ou pour les sanctionner, car Il est bonté, mais aussi rigueur et justice, ce qui signifie qu’il peut être sans pitié pour ceux qui le méritent et persistent dans leurs mauvaises actions.
Cependant, le Maître du monde est avant tout amour pour celui qui trouve grâce à Ses yeux. Nos sages disent d’ailleurs qu’il ne faut pas voir la vie tranquille des mauvaises gens sur cette terre comme injuste. Bien au contraire, puisque l’Eternel ne les laisse parfois aller jusqu’au bout de leurs actions dans ce monde-ci, limité dans le temps, (puisque tout ce qui a un début a aussi une fin,) que pour mieux les châtier dans l’autre… un monde éternel, celui-là ! Ainsi le roi David devrait être un modèle pour nous tous, surtout dans nos générations où la probité et la bonté se font si rares et sont trop souvent dévoyées et imposés sous cette forme par nos élites, elles-mêmes perverties, si ce n’est entièrement corrompues. A méditer…

A lire aussi : Le roi Salomon et la construction du premier Temple de Jérusalem

 

A l’occasion des fêtes clôturant l’année juive : Clip d’animation musicale

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Le chanteur brésilien Micha Gimerman nous revient à l’occasion des fêtes avec un clip très spécial tiré de son dernier album « Les fêtes d’Israel ».

Les paroles sont celles de passages célèbres du rituel de Roch Hachana-Kippour Achkénaz ou Séfarad.

Le clip, entièrement animé, décrit ainsi l’atmosphère des « jours de pénitence » (période allant de Roch Hachana à Kippour).

Voir le clip : Roch Hachana : Clip d’animation musicale

(Source : Univers Torah)

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel chacun d’entre nous doit activement contribuer – Jérusalem, les signes de la fin des temps pour l’islam et l’Occident

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde !  ___________________________________________________

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IL ÉTAIT CORSE ET CATHOLIQUE , IL EST DEVENU JUIF ET ISRAÉLIEN

2015 – L’équipe d’Alliance basée en grande partie en Israël, s’est intéressée à un phénomène dont aucun média ne parle.

Tous les médias ont débattus sur l’Alyah massive des Français en Israël ,des attentats, de l’antisémitisme, de la guerre en Israël, et particulièrement de la façon dont Israël terrorise les terroristes 🙂

Mais peu ont eu la subtilité d’observer, un nouveau phénomène qui s’installe prudemment en Israël. Des nouveaux visages,venus d’ailleurs , qui tranquillement, sans grands discours, sans grandes démonstrations, ni débats à l’Assemblée, ni même à la Knesset, donnent une grande claque aux à prioris, aux clichés, et propagande anti-isralienne de tous bords

Eux, ce sont ces non-juifs issus de familles catholiques qui ont décidé de devenir Juif, ou de vivre en Israël, qui sont tombés amoureux de la vie en Israël.

Voici un des premiers témoignages, un voyage émouvant, empli de sincérité, une vision fraîche sur Israël, une innocence que l’on croyait perdue et qui apparaît alors que l’on n’attendait plus.

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Nicolas Antonelli est président de l’association Corse-Israël il est en processus de conversion au judaïsme en Israël !

Ilana Mazouz a découvert le site internet de Nicolas Antonelli, sa curiosité a été piquée au vif, elle décide de le rencontrer, à Nathanya …

Ilana – Comment avez vous eu l’envie de vous convertir au Judaïsme ?

Nicolas – Je suis né en corse et j’ai grandi dans une famille chrétienne, mon enfance et adolescence ont été baignées de cette tradition profondément catholique.
En devenant, adulte pourtant, j’ai commencé à me poser des questions, sur le christianisme car je trouvais beaucoup d’incohérences.

C’est à ce moment que j’ai commencé à faire des recherches , à lire des livres ,à m’intéresser à d’autres courants spirituels dans ma recherche de la vérité .

Après plusieurs mois voire plusieurs années de recherches je ne trouvais pas de réponses à mes questions.

Je ressentais un grand vide au niveau spirituel jusqu’ au jour où avec l’aide de D.ieu je suis arrivé à des cours de Thora sur internet et là véritablement j’ai commencé à ressentir des choses extrêmement profondes , il y a une véritable adhésion entre mon âme et les cours de Thora.

Je me sentais en totale adéquation comme si que j’étais enfin arrivé à destination d’un long voyage.

A partir de là, j’ai commencé à suivre des cours de Torah avec une grande assiduité , il n’y avait pas un seul jour où je n’étudiais pas je ne pouvais plus m’en passer .

J’ai commencé à acheter des livres sur le judaïsme que je lisais et relisais avec une passion incroyable .

Grâce à D.ieu j’avais enfin trouvé ce que je recherchais et les réponses à toutes les questions existentielles que mon âme pouvait se poser .

J’ai eu notamment la chance de découvrir les cours du Rav Dynovisz à Jérusalem , ce qui m’a permis véritablement de prendre conscience de l’importance de vivre en Eretz Israël pour chaque juif et d’étudier la Torah d’ Eretz-Israel afin de pouvoir réaliser le projet d’Hachem .

Ilana – Quand avez-vous pris la décision de venir en Israël puisqu’aujourd’hui vous avez fait votre alyah ?

Nicolas – j’ai finalement décider de quitter la Corse car comme Avraham Avinou j’ai entendu au plus profond de moi “ Lekh lekha “ va et quitte ton pays ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai …”

J’ai finalement décidé de vivre selon les principes de la foi d’Israël et selon les commandements de la Torah.

Par cette conversion j’ai véritablement la volonté d’intégrer la vocation spirituelle du peuple juif, à savoir appartenir à une royauté de prêtres et une nation vouée à la sainteté du maître du monde.

Ilana – Comment se passe votre conversion en Israel ? Est-ce plus facile qu’en France ?

Nicolas – Je ne sais pas, car j’ai eu la chance de pouvoir venir faire ma conversion en Israël grâce au Rav Dynovisz et à la Yeshiva Ets Haim de Netanya avec laquelle il m’a mis en contact ce qui me permet aujourd’hui d’être parmi vous avec l’aide de D.ieu , de pouvoir participer aux chabbats, fêtes et évènements de la communauté et de poursuivre mon processus de conversion qui se concrétisera très bientot « be esrat hachem  » avec l’aide de Dieu.

Ilana – Comment les convertis sont vus par la communauté juive d’Israel ?

Nicolas – En fait ils sont très jaloux ! “rire “ car ils considérent que nous avons un plus grand mérite d’avoir été chercher la Torah au plus profond de nous ,malgré nos origines , notre éducation et nos différentes religions de naissances qui nous empêchaient de voir la vérité.

Et peut- être aussi par le fait que les plus grands maîtres d’Israël sont des descendants de convertis comme par exemple le rabbi Meïr Bal Haness!
Nous savons qu’il descend du terrible empereur romain Néron …ou encore de la lignée du Roi David issu de Ruth la Moabite !

D’après l’un de secrets de la Kabbale, le devoilement du Mashiah (messie) dépend du retour des convertis jusqu’au dernier ! Ce qui permettra de hâter la délivrance finale avec l’aide de Dieu..

Ilana – Quels sont vos projets dans votre nouvelle vie ?

Nicolas : Rejoindre l’assemblée d’Israël, fonder une famille dans les valeurs de la Torah tout d’abord et ensuite travailler et aider du mieux possible ma communauté en développant le Krav Maga qui est mon activité principale depuis plusieurs années .

Ilana – Quels sont les buts de votre association Corse-Israël ?Quand-a- t- elle prit naissance et pourquoi ?

Nicolas : L’association Corse-Israël a pris naissance il y a, à peu prés une dizaine d’années dans le but d’établir des relations culturelles et économiques avec Israël.

Un domaine où tout reste à faire. Nos efforts portent notamment sur la mise en place de jumelage entre des villes corses et israéliennes.

Et si l’on parvient à y adjoindre un volet économique, ce serait exceptionnel pour la Corse.

En seulement 67 ans d’existence, Israël est devenu l’un des pays leaders en terme de demande et de dépôts de brevets par habitants.

De plus, ce rapprochement serait parfaitement naturel si l’on considère que la Corse et Israël sont liés par une longue histoire.

En effet, dès 800 ap. J.-C., une présence juive importante est attestée en Corse, on parle de plus de vingt pour cent de la population qui aurait des origines juives!

Et que dire de l’engagement de figures comme Pascal Paoli et Napoléon en faveur des Juifs? Paoli en a fait venir des milliers sur notre île, depuis l’Italie et notamment du gettho de Padoue où ils étaient persécutés.

On lui connaît d’ailleurs une phrase restée célèbre : « Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu’ils partagent le même sort »…

Quant à Napoléon, il avait, entre autres, proposé dès 1799 la création d’un État juif indépendant en Palestine avec la bénédiction du Bal Chem Tov ! Rien que ça 🙂

Plus proche de nous, la Corse reste la seule région française où il n’y a pas eu de déportation durant la Seconde Guerre mondiale.

Et l’on oublie souvent que la Corse a apporté sa contribution à la création de l’État d’Israël.

En 1947, des Corses décidèrent de se porter aux côtés des combattants juifs, tandis que l’aéroport d’Ajaccio était choisi pour que des avions transportant des armes à destination d’Israël puissent y faire escale…

Propos reccueillis par Ilana Mazouz pour http://www1.alliancefr.com/

Une intervention de Nicolas en vidéo : JERUSALEM LES SIGNES DE LA FIN POUR L’ISLAM ET L’OCCIDENT

L’Association Corse/Israël

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Envoyé par ARK

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Ce qui suit va sans doute faire sourire nombre de nos lecteurs non avertis, mais cela ne nous dérange pas. Le judaïsme ne fait pas de prosélytisme, bien au contraire, mais ceux qui le veulent vraiment parce qu’ils possèdent une âme juive peuvent le devenir. Nous vivons d’ailleurs les derniers temps où il est encore possible de se convertir. Ensuite, ce ne sera plus possible, tant devenir juif sera prisé nous disent les rabbins !

Le fait est que les Juifs sont l’avenir de l’homme et des guides qui devraient conduire certains d’entre nous, avec l’aide de notre Créateur, vers un autre monde, sur cette même terre où nous vivons tous – on pourrait plutôt dire où nous nous entassons tous – mais épuré de tous ses vices, ses meurtres, et des nombreuses autres turpitudes qui sévissent aujourd’hui, tout comme c’était le cas déjà à l’époque du déluge par exemple, UN MONDE OU CHACUN AURA SA PLACE ET VIVRA EN HARMONIE L’UN AVEC L’AUTRE. Le Maître du monde a promis qu’il ne détruirait plus le monde avec les eaux comme au temps du déluge, et pour nous en souvenir, il nous a envoyé l’arc-en-ciel, mais Il n’a pas dit qu’Il ne ferait rien pour transformer ce monde s’il se corrompait à nouveau, tout comme à l’époque de Sodome et Gomorhe, deux villes complètement corrompues et détruite par les foudres du Ciel.

Ce sont les Textes du judaïsme, par la bouche des prophètes de la Bible – les vrais, ceux-là – des Hébreux d’il y a 2 000,3 000 ans, qui ont averti, eux qui avaient reçu le souffle divin pour annoncer ce qui arriverait dans les temps futurs, et les rabbins nous disent que ce temps-là est maintenant arrivé, du fait de nombreux signes annonciateurs, un temps que le judaïsme nomme « délivrance finale ».

Ainsi, ceux qui se comportent contre toute morale, de manière dépravée, cruelle, bestiale, contre-nature et sans scrupule ayant disparu, il ne restera plus que de véritables humains agissant en Hommes véritables. Certes, les pertes seront énormes, (Les maîtres de la Torah disent qu’une énorme partie des êtres qui peuplent aujourd’hui ce monde disparaîtra dans la tourmente pour laisser place aux seuls hommes dignes de ce nom.) Ceux qui resteront construiront, avec l’aide du Maître du monde, véritablement un monde meilleur, et chacun d’entre nous espère avoir la chance d’être de ceux-là. Les nombreux antisémites/antisionistes peuvent bien dire et faire ce qu’ils veulent, rien ne pourra changer ce qui a été décrété en Haut par le Créateur, Qui fait ce qu’Il veut, où Il veut et quand Il veut. Mais que l’on y croit ou non, rien ne pourra changer tout cela et ce qui est prévu depuis des millénaires se réalisera enfin pour le bien de toute l’humanité ! Ken yehi ratson. Amen.  louyehi

« Toute nuit noire est une aube qui vient. » (Edmond Fleg)


Un chemin d’Eretz Yisrael, mais là-bas, tout chemin, lorsqu’on en a conscience, est ‘très spécial’ … ________________________________________________

COEUR  JUIF,  ESPOIR  D’UNE  NATION

Dans la pénombre d’un crépuscule naissant

Se met en marche le peuple du D.ieu Un.

Mais il sent qu’au bout de son chemin

Emerge une lumière qui irradie chacun

Jusques au fond du coeur, du coeur juif.

_

C’est dans la nuit, la nuit sombre et profonde

Que tombent les Juifs, le peuple du D.ieu Un ;

Mais il le sait, tout n’est pas perdu, une lueur

Eclaire encore son horizon, bouché en apparence.

Il est sûr qu’au bout du long chemin est Hachem.

_

C’est dans la nuit noire, lourde chape de plomb

Que se relève, confiant, le peuple du D.ieu Un.

Un temps viendra, il le sait, où il verra, là-bas

La lumière divine au bout de son chemin.

Un jour, il en est sûr, elle illuminera son destin.

_

Dans la blafarde lueur du jour qui se lève

Marche courageusement le peuple du D.ieu Un.

Toujours l’espérance du retour gravée en son coeur

L’aide à supporter tous ses nombreux malheurs.

Tant il espère en son D.ieu que vraiment il y croit.

_

Dans la lumière d’un jour qui naît progresse à grands pas,

La tête haute, le peuple d’Israël, le peuple du D.ieu Un.

L’espoir est vraiment là, puisqu’il est, encore !

De tous les horizons il est venu et s’est rassemblé.

Alors vers sa terre, vers Israël, vers Sion il s’avance…

_

Dans l’éblouissante clarté d’un jour transformé la joie éclate

Quand, le Messie à leur tête, s’avancent les princes d’Israël.

Confiante, sur sa Terre Promise, une nation entière pose ses pas.

Sion exulte, la Chekhina* enfin de retour, le Temple resplendit.

Tous les peuples viennent prier D.ieu, béni soit-Il, dans Sa gloire.

_

Après des millénaires sur la terre d’Israël sont enfin réunis

Le Roi et Son peuple, au milieu des nations venues pour l’occasion

Prier en Son saint Temple, à présent par tous comme le leur reconnu.

Israël, jamais Tes enfants n’ont douté, alors, Hachem, Tu les as ramenés.

Pour toutes les bontés dont Tu nous as comblés, Adonaï, sois remercié !

Maryse

* Présence Divine

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les hommes ont le devoir de contribuer activement – Le Juif Jésus et les Juifs de son époque – Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme chrétien

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main_________________________________________________

https://i0.wp.com/www.lemondejuif.info/wp-content/uploads/2015/01/JESUS-PROCES.jpg______________________________________________________

Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Janvier 2015 – C’est une découverte d’importance capitale. Une équipe d’archéologues israéliens a annoncé avoir découvert à Jérusalem ce qui semblerait être les restes du palais où s’est déroulé le Procès de Jésus, rapporte le Washington Post.

Situé dans la partie ouest de la vieille ville de Jérusalem, le site, connu sous le nom de « Kishle », a été mis à jour dans un immeuble abandonné adjacent au musée de la Tour de David, et qui a servi de prison sous la domination ottomane puis britannique, où autrefois s’élevait le Palais d’Hérode le Grand.

D’après Shimon Gibson, professeur d’archéologie à l’Université de Charlotte en Caroline du Nord, la découverte des archéologues cadre parfaitement avec la description dans l’évangile de Jean. « Il n’y a, bien sûr, aucune inscription indiquant que le procès s’est bien passé ici, mais tout – les constatations archéologiques et les évangiles – tombe en place et fait sens », assure-t-il.

Pour l’archéologue du district de Jérusalem, Amit Re’em, de nombreuses découvertes restent à faire sur le site antique. Si le Vatican et la communauté des experts archéologues confirment la découverte, ce site revêtirait alors un caractère saint pour les Chrétiens du monde.

Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Arié Azoulay – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme  chrétien

6 avril 2015  – Jésus n’a pas été condamné à mort par le Sanhedrin, tribunal juif de Jérusalem, comme le racontent les évangiles. C’est ce que j’ai dit ce soir sur France 3 dans l’émission : L’ombre d’un doute, sur « les derniers jours de Jésus » France 3, de Franck Ferrand. Voici pourquoi.

Le jugement du Sanhédrin

sanhedrin

 

A l’époque de Jésus, le Sanhédrin, est une assemblée qui se réunit avec un délai d’au moins un jour, à l’intérieur de l’enceinte du Temple. C’est une institution à mi-chemin entre une assemblée législative et un tribunal suprême. Ce Sanhédrin central possède des relais locaux (beth din ou « maison du jugement »). La peine capitale requiert un nombre de 71 juges (70 plus le Grand-prêtre) et d’au moins trois témoins. Ce chiffre de 71 personnes, une assemblée plénière que soulignent les évangiles[1], s’appuie sur Nombres 11, 16 : « Assemble-moi soixante-dix hommes entre les anciens d’Israël, que tu connaisses pour être des anciens du peuple et ses magistrats; tu les amèneras devant la tente d’assignation, et là ils se rangeront près de toi. ». Ce chiffre  est confirmé par Josèphe (Guerre des juifs II, XX, 5).

Dans le cas de Jésus, il est impossible qu’un jugement ait eu lieu à « huis clos » ou avec quelques juges car la procédure est une procédure contradictoire avec des témoins à décharge convoqués par l’accusé (Jésus est seul dans les évangiles). D’autre part on juge « face au peuple » ; selon le droit pénal juif, il y a publicité du jugement. Enfin, si un tribunal est unanime sa condamnation n’est pas valide.

Toutes ces conditions rendent fortement improbable un jugement juif pour de simples raisons de délais de convocation (1 nuit) des témoins et de 71 juges et de formalisme juridique, incompatibles avec les circonstances de précipitation et d’opportunisme des derniers jours de Jésus que décrivent les évangiles. Mais surtout le jugement décrit par les évangiles se situe en dehors du droit pénal juif de l’époque. Que l’on suive l’horaire de Jean (jugement de Pilate vers midi) ou celui de Marc (Jésus en croix à 9 heures du matin) ne sont pas compatibles avec les délais. La version de l’évangile de Jean : Jésus est mené devant Anne, le beau-père de Caïphe et ancien grand prêtre puis devant Caïphe est hautement improbable. Le Grand Sanhédrin jugeait dans une salle prévue à cet effet dans l’enceinte du Temple et non dans le palais de Caïphe. D’autre part le jugement juif décrit par les évangiles n’est pas compatible avec le droit hébraïque de l’époque tel que nous pouvons le reconstituer.

Qui dirigeait le Sanhédrin à l’époque de la mort de Jésus?

Il faut d’abord comprendre que dans l’Antiquité un Temple n’est pas seulement un lieu religieux mais un lieu lié au pouvoir civique donc au droit de la cité, on y prend des décisions politiques, on y organise des rassemblements populaires, on y pratique des rites religieux comme celui des « eaux amères » en cas de soupçon d’adultère, etc…. Le Temple n’est pas donc pas seulement le lieu religieux des sacrifices (tamid) et du Saint des saints, mais aussi un tribunal avec le Sanhédrin, et une banque avec son trésor : En -535, le peuple offre ses biens afin de remplir le trésor sacré déjà sous Esdras (Esdras 2).  Ce Temple était l’une des merveilles de l’Antiquité que décrit Flavius Josèphe dans sa Guerre des juifs au chapitre V, 6 :

A la façade extérieure il ne manquait rien de ce qui pouvait frapper l’esprit ou les yeux. Partout revêtu de plaques d’or massif, le Temple brillait, aux premiers rayons du jour, d’un éclat si vif que les spectateurs devaient en détourner leurs regards comme des rayons du soleil. Pour les étrangers qui arrivaient à Jérusalem il ressemblait de loin à une montagne couverte de neige, car là où il n’était pas doré, il apparaissait de la plus pure blancheur.

Le Temple à l’époque de Jésus est tenu officiellement pas les sadducéens proches des romains et qui leur obéissent, mais en réalité ce sont les pharisiens qui décident au Sanhédrin tout simplement parce que ce sont les seuls compétents en terme de halakha c’est-à-dire de jurisprudence hébraïque. Josèphe le souligne :

La doctrine des Sadducéens fait mourir les âmes en même temps que les corps, et leur souci consiste à n’observer rien d’autre que les lois. Disputer contre les maîtres de la sagesse qu’ils suivent passe à leurs yeux pour une vertu. Leur doctrine n’est adoptée que par un petit nombre, mais qui sont les premiers en dignité. Ils n’ont pour ainsi dire aucune action ; car lorsqu’ils arrivent aux magistratures, contre leur gré et par nécessité, ils se conforment aux propositions des Pharisiens parce qu’autrement le peuple ne les supporterait pas. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4)

Ce sont aussi les pharisiens du fait de leur compétence halakhique qui réglaient le culte du Temple comme le rapporte Flavius Josèphe :

Les Pharisiens méprisent les commodités de la vie, sans rien accorder à la mollesse ; ce que leur raison a reconnu et transmis comme bon, ils s’imposent de s’y conformer et de lutter pour observer ce qu’elle a voulu leur dicter. Ils réservent les honneurs à ceux qui sont avancés en âge et n’osent pas contredire avec arrogance leurs avis. (…) C’est ce qui leur donne tant de crédit auprès du peuple que toutes les prières à Dieu et tous les sacrifices se règlent d’après leurs interprétations. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4).

Nous connaissons par la Mishna le fonctionnement du Sanhédrin et de la procédure de peine capitale à l’époque de Jésus.

Le droit pénal du Sanhédrin

Traité SanhedrinTalmud de Babylone, traité Sanhédrin 4 a

La Mishna, un mot qui veut dire « répéter » car les mishnayot du talmud ont été écrites à partir d’éléments mémorisés et répétés par les disciples des Sages du premier et début du second siècle et compilées par écrit en 212 par Yehuda Ha Nassi (Judas le Prince) décrit avec précision le fonctionnement du second Temple et le droit du Sanhédrin à l’époque de Jésus. Ce droit prévoit deux types de jugements : ceux pour affaires pécuniaires et ceux pour les peines capitales.

« Pour les causes pécuniaires, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict peut être rendu pendant la nuit ; dans les cas de peine de mort, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict doit être aussi rendu pendant le jour. Pour les causes pécuniaires, le verdict d’acquittement ou de condamnation peut être rendu le même jour ; dans les cas de peine de mort, le verdict d’acquittement peut être rendu le même jour, mais un verdict de condamnation ne peut pas l’être avant le jour suivant. C’est pourquoi des jugements ne peuvent avoir lieu la veille d’un sabbat ou la veille d’un jour de fête » (Traité Sanhédrin 4, a).

Le procès juif de nuit comme l’affirment les synoptiques est donc impossible en droit hébraïque mishnaïque pharisien. Le procès la veille d’une fête n’est pas compatible avec ce droit non plus. Nulle part dans la Bible  on ne trouve de jugement nocturne.

La nature du conflit

Car la nature du conflit entre Jésus, le baptiste du Jourdain, les pharisiens ou les esséniens d’un côté… et l’aristocratie du Temple de l’autre est un vieux conflit entre des partis qui refusent l’assimilation et les descendants de l’aristocratie hasmonéenne. dont les  sadducéens sont les « représentants légaux » en même temps que la vitrine officielle du judaïsme.

On ne comprend pas les évangiles sans comprendre cet arrière fond politico-religieux entre des mouvements assimilationistes à la culture gréco-romaine (sadducéens) et des mouvements nationalistes juifs ou séparatistes (baptistes, esséniens). Les peroushim (pharisiens) le, dont Jésus est un sympathisant au moins du point de vue de sa doctrine, se sont séparés de l’aristocratie sadducéenne Temple au milieu du second siècle avant notre ère. Les esséniens issus aussi de hassidim de cette époque ont eux condamné aussi le culte du Temple souillé selon eux par l’occupant. Ce n’est pas « parce que les juifs font du business dans le temple » que Jésus en chasse les marchands (qu’ils voyait chaque année au moins depuis son enfance !)… mais parce qu’il veut le purifier de la présence idolâtrique des pièces à l’effigie de l’Empereur dans la parvis de païens. Il est un pur nationaliste juif religieux assez violent.

Si l’on ne parle pas de Sépphoris, « le joyau de da Galilée » ville grecque sise à 5 km de Nazareth et capitale d’Hérode Antipas, à partir de 4 av. notre ère qui vraisemblablement y construit un théâtre. Sepphoris qui, lors de la Première Révolte Juive en 66 soutient Vespasien et dont les habitants en se rendant aux romains sauvent ainsi la ville de la destruction (Guerre des juifs III.2.4), faisant frapper des pièces de monnaie à l’effigie de Vespasien, l’honorant du titre de « faiseur de paix. »; Si le Baptiste et Jésus sont des ennemis mortels d’Antipas au point que l’assassinat préventif du Baptiste par Antipas préfigure celui de Jésus…. c’est tout simplement que Jésus comme le Baptiste sont fermement opposés à l’assimilation à la culture gréco-romaine.

Sur le modèle des « villes grecques » d’Alexandre, les Romains utilisaient  l’aristocratie juive, dont faisaient partie les prêtres afin de gérer l’administration des affaires courantes de la Judée. Ce « deal » permettait de contrôler les  rentrées fiscales de la province avec des troupes limitées. Cette caste  aristocratique ne subsistant que si elle défendait les intérêts de l’occupant. On imagine bien ce qu’en pensaient les juifs pieux de Galilée, les esséniens sécessionnistes par rapport au Temple retirés au désert, les baptiseurs qui pardonnaient les péchés retirés au désert (se substituant ainsi aux sacrifices du Temple !) loin de Jérusalem dans le vallée du Jourdain, sans parler des nationalistes galiléens de l’époque. Rien n’est absolument clair sur les sadducéens malgré les description de Josèphe ou les récits qui les opposent à Jésus dans les évangiles pour des raisons de doctrine.

Caïphe , que Pilate confirme immédiatement dans sa charge dès sa nomination en 26 et qui reste grand-prêtre jusqu’à l’ éviction de Pilate en 36, a bien sûr un « deal » avec Pilate. L’habitude des romains est de faire faire le sale boulot par des élites corrompues pour minimiser l’utilisation de force militaires. C’est le principe même des villes grecques. Il y a donc bien une convergence d’intérêt assimilationiste entre les deux hommes. Mais le pouvoir reste côté Pilate.

Que certains de ses proches aient trahi Jésus au mobile d’un conflit interne entre mouvements juifs reste donc possible, mais ces inimitiés juives ne valident pas la crédibilité d’un « procés juif » de Jésus tel que le racontent les évangiles synoptiques.

La décision de condamnation à mort en dehors du fait de son invraisemblance et de son illégalité juive et romaine n’a pas pu faire l’objet d’un jugement pénal juif (halakhique) dans le cadre du Sanhédrin du Temple comme le racontent les évangiles piloté par les pharisiens. Ce procès est tout simplement une impossibilité historique.

D’ailleurs Paul en 50-55 plus proche des événements si (les évangiles sont mis par écrit entre 65 et 95), ignore tout de ce procès juif et parle « des autorités de ce temps ». (1 Co 2, 8) Je ne suis pas le seul à défendre ce point de vue. Marie-Françoise Baslez dans Bible et histoire, Gallimard, Folio Histoire,  chapitre 5, pg. 211-213 « Le procès juif une impossibilité », spécialiste du monde gréco-romain défend la même thèse avec d’autres  arguments. Elle montre que le Sanhédrin avait besoin de l’autorisation du gouverneur (Pilate) pour se réunir (Cf. AJ XX, 9, 1), que la séance de nuit est irréaliste, que surtout le Sanhédrin n’avait pas ce pouvoir juridique de condamner : la seule condamnation d’Etienne qui fut lapidé (un supplice juif, ce que n’est pas la croix) par un Sanhédrin, il s’agit en fait plus d’un lynchage, en profitant de la vacance du gouverneur et jugée illégale et dénoncée au nouveau procurateur par les juifs. Le procès juif est donc irréaliste selon elle. Ce procès est pourtant devenu dans l’imaginaire d’un certain antisémite chrétien, le procès des juifs eux-mêmes. Ce qui est une projection anachronique de la séparation postérieure entre chrétiens et juifs au IIIe-IVe siècle sur le premier siècle, Jésus s’opposant « aux juifs »… dont il ne ferait plus partie.

L’assassinat de Jésus par le pouvoir romain

En réalité, le Sanhédrin n’avait pas à cette époque le pouvoir d’appliquer la peine capitale et probablement pas de la décider pour déférer au pouvoir romain. Les Grands prêtres, nommés par les romains à l’époque de Jésus, étaient juste une « courroie de transmission » qui permettait d’habiller le pouvoir romain d’un semblant de pureté rituelle juive. Cette coutume d’établir et déposer des grands prêtres à la main du pouvoir date d’Hérode le Grand. Ce sont bien les romains qui ont exécuté Jésus selon un supplice romain, celui de la croix, d’origine perse réservé aux esclaves fugitifs et aux révoltés.

On frappait de verges un homme libre, à coups de bâton les militaires, à coup de  fouet de lanières de cuir incrustées de bout d’os les esclaves. Il s’agissait d’une boucherie qui mettait à nu les os de la colonne vertébrale, avant le crucifixion mort ou vif.

Paul de Tarse vers 55 en cache moins la cruauté que les évangiles, il s’agit d’un « scandale ». Un supplice romain exemplaire et théâtral qui montrait au peuple ce qui arrivait quand on désobéissait à Rome (et pas aux lois juives !).

La peine capitale est de la compétence du préfet romain de Judée représentant de l’Imperium et dépendant du légat de Syrie où sont basées le gros des forces armées. Pilate dispose de troupes et fait régner l’ordre romain à Jérusalem. Ce qui ne veut pas dire qu’il a les pleins pouvoirs. Puisqu’il sera révoqué par Rome après dix ans de service pour avoir outrepassé ses droits. La Galilée est calme à l’époque de Jésus sous le règne du roitelet juif Hérode Antipas, dont le long règne –de  37 ans ! jusqu’en 39 montre la normalisation de la province. Un monarque obséquieux qui fait construire Tibériade du nom de l’Empereur. Par contre, la Judée, au sud, avec Jérusalem comme capitale, est directement sous administration romaine. C’est une poudrière au moment des fêtes où montent à Jérusalem des juifs de tout l’Empire qui font exploser la population de la ville. La tension est alors à son maximum. Le préfet romain Pilate monte donc de Césarée à Jérusalem pour les fêtes, pour y assurer l’ordre. Les romains, comme en Cyrénaique sous Auguste laissaient parfois les populations locales exercer leur propre jugement. Il est peu probable que cela fut le cas dans une Judée en état de soulèvement latent permanent et de plus lors des fêtes où la population passe de 100 000 à un million de personnes.

Pilate est comme la plupart des dirigeants romains une bête politique. Il ne comprend rien au sentiment religieux juif, et de ce fait les émeutes à Jérusalem sont fréquentes ; il fait porter à Jérusalem des drapeaux avec les images de l’empereur, et provoque une émeute. Il s’avise de consacrer à Tibère des boucliers d’or dans le palais d’Hérode avec le nom de l’empereur, nouvelle émeute. L’image d’une ‘divinité païenne’ , qui plus est dans le Temple, profane le premier commandement [2]. Il construit un aqueduc pour apaiser la révolte… mais avec les fonds du Temple, provoquant une violente émeute où plusieurs agitateurs sont tués…[3] Dans la dixième année de règne, en 36, il réprime dans le sang un rassemblement Samaritain. Rappelé à Rome il y est jugé pour cruauté et oppression, et en particulier pour avoir fait exécuter des hommes sans véritable procès, puis destitué.

Pilate est un homme rusé, prudent, manipulateur. Philon d’Alexandrie décrit : « ses corruptions, ses actes d’insolence, sa rapine, son habitude d’insulter son interlocuteur, sa cruauté, ses assassinats de personnes non-jugées et non condamnées, et son inhumanité continuelle, gratuite et outrageuse » (Philon, Legatio ad Galium 38). Se maintenir en cours face au pouvoir central c’est à dire garder son poste suppose d’être intransigeant avec la population. Il est donc hors de question de se « laver les mains » d’une affaire qui ne le concernerait pas. Quant à la discussion philsophico-théologique dans un prétoire (« Qu’est-ce que la vérité ? ») avec un séditieux juif venu de cette Galilée de paysans qu’on reconnait à leur accent et qui produit des révoltés à la chaîne, et qui plus est avec un homme qui n’est pas citoyen romain… il s’agit bien évidement d’une reconstitution. Le dialogue entre Jésus et Pilate lors du procès romain est hautement improbable non seulement pour des raisons d’étanchéité sociale mais aussi plus simplement pour un problème de langue : Jésus parle araméen et hébreu et Pilate le latin de la troupe ou le grec de l’administration romaine. Pilate exerçait le jus gladis c’est-à-dire le droit de mort sur quiconque enfreignait le droit sous son autorité sur son territoire. La mort de Jésus ne peut être attribuée qu’au seul pouvoir romain. C’est un banal assassinat préventif de real politik romaine sans contenu spirituel ni théologique aux yeux de ceux-ci. Même si on ne peut exclure une manipulation sadducéenne, il est probable que l’esclandre dans le Temple probablement au début de la prédication de Jésus vers 29 lors de la fête des tentes, selon le comput johannique, ait servi de détonateur. Un acte violent de purification religieuse de l’esplanade du Temple car la monnaie des changeurs porte des effigies romaines (Toujours le 1er commandement). La violence du personnage n’a pas probablement pas échappé à la troupe sise dans la forteresse Antonia, qui a probablement préféré un assassinat préventif dans le cadre d’une normalisation banale à l’époque de Jésus lors d’une fête de pèlerinage suivante.

Lire les évangiles comme des midrashim

Alors les évangiles sont-ils des faux ? Cette conception reviendrait à poser sur des textes du premier siècle notre conception de l’histoire. Les évangiles ne sont pas des reportages télévisés qui cherchent à dire ce qui s’est réellement passé. Les gens de l’époque n’ont pas ce souci scientifique. Les évangiles sont avant tout des textes théologiques, c’est-à-dire des textes qui ont une finalité idéologique. Quand César écrit sa Guerre des Gaules ce n’est évidemment pas dans le but de devenir la référence des professeurs de quatrième… mais de prendre le pouvoir au Sénat. Tout est en partie « vrai » sauf que l’histoire est singulièrement réécrite dans ce but en en effaçant les ombres. Les évangiles, les écrits juifs de l’époque, s’appuient sur des faits et des personnages réels mais ils essaient de comprendre le sens de ce qui leur est arrivé à partir de ce que les juifs de l’époque connaissent : la Torah et l’enseignement de leurs maîtres. Rien ne sert donc de chercher à la manière des fondamentalistes le squelette de l’âne sur lequel Jésus serait rentré dans Jérusalem… ou le lieu de naissance de Jésus à Bethléem… ou les oliviers du jardin de Gethsémani, ni même le sépulcre ou le Golgotah… pas seulement parce que Jérusalem a été rasé deux fois en 70 et en 135 mais parce que les évangiles appartiennent au genre midrashique (de darash chercher) qui cherche dans la Torah le sens de ce qui est arrivé avec convocation de l’âne de Zacharie, de Bethléem ville de Jessé père de David – la lignée d’où doit venir le messie, ou de « Jésus Barabbas »- un illustre bandit inconnu dont le nom ne signifie rien d’autre que « Jésus le fils du père » en Araméen,  selon un jeu de mots midrashique classique, etc… On est dans la poétique, la parabole et pas dans l’histoire, avec des scènes d’investiture sémitiques stéréotypées. Pourquoi certains juifs, les sadducéens proches des romains et de l’aristocratie hasmonéenne,  disparus au moment de la rédaction des évangiles (entre 65 et 90) sont-ils accusés par d’autres juifs qui les rédigent de la mort de Jésus ? Parce qu’il était impossible d’accuser le pouvoir romain quand on écrivait sous ses fenêtres à partir de 64. L’historien latin Tacite (55-120) raconte (Annales, XV, 38) le sort que Néron réservait aux messianisants juifs, des « chrétiens », c’est-à-dire des messanistes séditieux et peut-être pas des disciples de Jésus dans la langue de l’administration romaine, accusés d’avoir provoqué l’incendie de Rome en 64 :

«Néron se trouva des coupables et il infligea des châtiments raffinés à des gens que leurs scandales rendaient odieux et que la masse appelait Chrétiens. [Ce nom leur vient de Christ que le procureur Pontius Pilatus avait fait supplicier sous le règne de Tibère. Cette partie est peut-être un ajout postérieur d’une main chrétienne NDA] Contenue pour un temps, cette superstition pernicieuse perçait à nouveau, non seulement en Judée, où ce mal avait pris naissance, mais à Rome même où tout ce qu’il y a partout d’affreux et de honteux afflue et trouve des gens pour l’accueillir. Donc on prit d’abord à partie les gens qui se manifestaient ; ensuite, sur leurs indications, une foule immense fut trouvée coupable moins du crime d’incendie que de haine contre le genre humain. Et tandis qu’on les faisait périr, on se fit un jeu de les couvrir de peaux de bêtes et de les faire mordre à mort par des chiens ou bien de les mettre en croix et à la tombée du jour de les brûler en les faisant servir de torches. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle et il donnait des jeux de cirque, se mêlant au peuple en habit de cocher ou debout sur son char. Dès lors, bien que ces gens fussent coupables et dignes des dernières rigueurs, on les prenait en pitié car on se disait que ce n’était pas en raison de l’intérêt public, mais pour la cruauté d’un homme qu’ils étaient massacrés. »

Le mot « chrétien » pour Rome désigne donc les juifs candidats à la révolte à partir de 65 comme les  disciples de Simon Ben Kosiba qui conduiront au massacre de Bétar en 136 lors de la seconde guerre judéo-romaine proprement messianique celle-là. D’autre part, parce que la littérature juive de l’époque est une littérature de camouflage. La Haggadah de Pessah juive comporte des allusions aux romains en hébreu avec des jeux de mots incompréhensibles pour une oreille non avertie. Si les Sages sont dans une grotte à étudier en son début et que leurs disciples viennent leur annoncer l’heure du Shema c’est précisément parce que cette activité est interdite. Le procès juif est donc probablement un procédé littéraire banal en une époque où se proclamer juif et de plus le partisan d’un « messie » c’est-à-dire un libérateur politique séditieux (il ne pouvait en être autrement pour ces bêtes politiques qu’étaient les romains) présentait un risque mortel. Il était impossible d’accuser le pouvoir romain de ce meurtre dans les années 60-90, alors que les évangiles sont rédigés et proclamés publiquement, sous les fenêtres du pouvoir romain omnipotent en Judée comme en diaspora, alors que la révolte juive gronde. On ne peut pas lire les évangiles ni les écrits de l’époque sans ce contexte d’oppression et de camouflage dont les auditeurs de l’époque n’étaient bien sûr pas dupes. La figure noire de Pilate chez les historiens juifs qui l’on connu comme Philon ou Flavius Josèphe, prototype du mauvais gouverneur corrompu mêlant torture et exécutions sommaires sera adoucie par les évangiles pour ensuite en faire le prototype du converti chrétien par Justin (Apologie pour les chrétiens, I,, 35, 9), Tertullien (Apologétique I, 21, 24); ou Eusèbe de Césarée (HE II, 2, 1-3). Il s’agit donc bien d’un glissement de la réalité à la fiction justifié par un contexte et un auditoire en monde romain. Il n’y a donc pas de lecture fondamentaliste possible. Ces textes sont des récits de foi. Et de celle-ci, l’histoire n’a que peu à dire. [1] Mc 14, 5.3, 55 ; 15, 1 ; Mt 26, 59. [2] Antiquités Juives  18.3.1 ; Guerre des Juifs 2.9.2-3 [3]  Guerre des Juifs 2.9.4.

Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme …

(Source : https://didierlong.com)