Archives de Catégorie: DIVERSES INFOS

A Souccot, nous découvrons que le bonheur ne serait pas d’« avoir » mais plutôt d’« être » / Les 7 Ouchpizin (invités de Souccot)

Résultat de recherche d'images pour "illustration de souccahs"

_______________________________________________________

C’est toujours la valise de quelqu’un d’autre qui arrive en premier sur le tapis roulant de l’aéroport. Mais la chance (comparée à celle de gagner au loto) n’est pas forcément contre moi, surtout s’il s’agit d’un vol national. Pourtant, après avoir observé pendant des années, les bagages des autres me passer sous le nez, attendant patiemment que les miens apparaissent, quand pour une fois ma valise est sortie la première, je suis restée incrédule. Je n’avais jamais pensé que j’aurais un jour cette chance !

J’ai classé rapidement cette expérience dans mon dossier « bonheur » et j’ai laissé sa douceur sirupeuse apaiser mon insatisfaction intérieure. Le problème, bien sûr, c’est qu’en l’espace de vingt minutes, j’avais retrouvé l’énervement habituel qui est le mien à la sortie d’un vol, aussi familier et confortable qu’une bonne vieille paire de chaussures. Le bonheur véritable venait encore une fois de m’échapper.

La société occidentale est obsédée par ce droit à atteindre le bonheur. Nous le chassons avec une énergie infatigable. Le trouvons-nous ? Je n’en suis pas sûre. Personne n’est heureux quand il a faim, froid, mal ou qu’il est privé de compagnie. Mais là où les choses se compliquent, c’est que la satiété, la chaleur, le bien-être et la présence de nos compagnons homo sapiens ne garantissent pas forcément notre bonheur.

Le livre Or’hot Tsadikim, qui est un ouvrage classique d’éthique juive, nous propose une théorie digne d’intérêt : le bonheur ne serait pas d’avoir (possessions, statut, amis, etc.), mais d’être. Idéalement, il s’agirait d’abandonner notre place d’étranger dans l’univers et de prendre conscience de l’Amour constant de D.ieu, de Sa sagesse et de Sa providence. Il en résulterait alors un sentiment de sérénité et de contentement continu, indépendant de facteurs extérieurs. Ceci ne constitue en aucune façon une fuite ou une négation. C’est simplement l’acceptation du fait que nous sommes là pour nous élever ainsi que le monde qui nous entoure, et que nous avons besoin de l’inspiration et des défis que D.ieu nous envoie pour y parvenir.

Combles d’opportunités

Quand nous considérons les choses honnêtement et que nous cherchons à quels moments nous atteignons des pics de bonheur, de ceux qui laissent leur empreinte sur toute une vie, que voyons-nous ? Qu’il s’agit presque inévitablement de moments de réussite et d’échange réels. Pourtant la douceur de cette réussite ne peut jamais être vraiment dissociée des défis auxquels nous devons faire face quand nous nous engageons dans cette tâche. Les défis et l’inspiration sont des cadeaux de D.ieu. La clé du bonheur est d’apprendre à reconnaître ces cadeaux qui prennent soit la forme de « contentement » soit de « mécontentement ».

Ecoutons l’expérience de cet homme, membre d’un kibboutz religieux :

« Quand la guerre était terminée, nous n’avions plus rien. Je voulais construire. J’avais vu assez de destruction, de cendres. J’ai rencontré ma femme la semaine de mon arrivée au kibboutz. Nous nous sommes compris, nous avions besoin de panser nos plaies et notre confort ne pouvait venir que de la construction.

Nous nous sommes mariés rapidement. Je n’avais rien à lui offrir qui m’appartienne vraiment et je n’avais pas d’argent pour lui acheter de cadeau. Alors avec quelques pièces que je suis parvenu à récolter en faisant de petits travaux, je lui ai acheté un balai. Ce fut sa bague de fiançailles, son alliance et c’était mon seul bien. Nous avons chéri ce balai jusqu’à ce jour. A chaque fois que je le vois, je me rappelle d’où je viens et que j’ai eu la bénédiction d’avoir pu fonder une famille. »

Nous ne trouverons jamais le bonheur si nous nous arrêtons à la superficialité de la vie et si nous n’examinons pas son essence. Le chiffre qui symbolise cette idée est le chiffre sept. Pourquoi sept ? Tout objet a six côtés – les quatre côtés, le haut et le bas. Nous appelons cela « surface ». Sous cette surface se trouve la dimension intérieure de l’objet en question. Et c’est cette dimension intérieure, et non sa surface, qui lui donne sa forme.

Pareillement, la superficialité de la vie n’est pas son essence. Sept est le chiffre qui vient nous dire que nous pouvons et devons avoir les deux, la surface et l’essence ; la plénitude de ce que la vie a à nous offrir et la sérénité qui en est sa conséquence naturelle.

Nuées de gloire

Le Chabbat, les fêtes et l’année de Chemita (repos sabbatique de la terre) tournent tous autour du chiffre sept. Parmi eux, seul Souccot est appelé « le temps de notre joie ». Pourquoi spécialement Souccot ?

Il est intéressant de remarquer que cette fête ne célèbre pas un événement historique majeur qui s’est produit à une date précise (contrairement au Chabbat, jour de repos de D.ieu et à Pessa’h qui est l’exode d’Egypte). Souccot marque notre survie dans le désert où nous avons habité dans des tentes pendant 40 ans. Les caractéristiques obligatoires d’une soucca (son côté éphémère, le toit végétal pas entièrement recouvert, la possibilité de voir les étoiles) lui permettent de conserver ce statut de tente.

Lorsque nous habitions dans des tentes, nous étions entourés par les nuées de Gloire divine qui devaient nous protéger de tout mal. Comme nous dit la Torah, notre itinéraire n’était pas calculé par un navigateur, mais indiqué par la nuée qui nous conduisait le jour et la colonne de feu qui nous guidait la nuit.

Nous vivions donc constamment avec ces deux défis : la fragilité de notre existence (symbolisée par la soucca) et l’inspiration (procurée par les nuées).

Une soucca par définition doit contenir plus d‘ombre que de lumière tout en permettant de voir les étoiles. La lumière est amoindrie, mais visible. C’est la réalité dans laquelle nous vivons et grâce à laquelle nous atteignons bonheur et accomplissement.

Sept manières

Comment faire pénétrer la joie de Souccot dans notre vie de manière durable ? En changeant notre manière de penser. En regardant la vie de manière à inclure D.ieu dans l’équation du moment. Au lieu de fuir par peur, nous pouvons accepter les défis à bras le corps, être prêt à donner et recevoir l’amour.

Or’hot Tzaddikim nous propose sept (cela vous étonne ?) manières de penser qui peuvent changer notre vie :

1. Savoir que quelque soit notre situation et peu importent les mauvais choix que nous avons faits dans le passé, D.ieu a de la compassion pour nous et nous aime même plus que nous ne nous aimons nous-même.

2. Apprendre à reconnaître la Source ultime de toute la bonté que nous recevons. D.ieu nous a pourvus d’une famille, d’amis, mais plus que tout, Sa présence en nous inspire chacun de nos moyens d’expression. Quand nous nous demandons ce qui nous plaît le plus chez une personne que nous aimons, la réponse est souvent : « sa loyauté, son honnêteté, sa droiture » ; « sa sensibilité, je sens qu’elle me comprend », « elle est attentionnée et aimante ». Aucune de ses qualités ne se réfère à une caractéristique physique, ce sont toutes l’expression de la Lumière infinie de D.ieu qui se trouve en nous.

3. Arrêtez de penser que D.ieu se doit de vous donner une femme/un travail/une maison, parce que vous menez une vie convenable. Croyez-le ou non, D.ieu s’en sortait très bien avant votre entrée en scène, et continuera à le faire quand vous aurez quitté ce monde. Au lieu de penser en termes de droits, apprenez à penser avec honnêteté. Nous sommes les bénéficiaires permanents de cadeaux que nous ne pourrons jamais rembourser.

4. Arrêtez de blâmer les autres pour vos problèmes. D.ieu vous les a envoyés. Personne ne peut augmenter ni réduire la quantité de difficultés que vous allez rencontrer. Pour paraphraser le Talmud, D.ieu a de nombreux ours et de nombreux lions.

5. Savoir que nos cœurs sont comme des livres ouverts. D.ieu les lit et n’est jamais égaré par nos stratagèmes intellectuels. Le bonheur dépend en grande partie de notre intégrité à faire face à la vie.

6. Apprendre à être responsable. Le besoin que nous avons d’être interpellés par la nature chaotique et perturbatrice de ce monde, est parfois accéléré par notre sommeil spirituel profond.

7. Apprécier que la nécessité de gagner notre vie fait ressortir notre créativité, ne pas succomber à la tentation d’outrepasser les règles révèle notre moralité et faire face à nos limites nous rapproche de l’humilité et d’une relation honnête avec D.ieu.

Nous sommes tous dans le même bateau, même si les difficultés que nous rencontrons dans notre vie et les chemins qui nous mènent à l’inspiration sont différents. Nous sommes tous liés. Cette idée est renforcée par les quatre espèces que nous associons à Souccot. Elles poussent sous différents climats et ont des qualités distinctes – l’étrog (cédrat) est le cœur, le loulav (palmier) est la colonne vertébrale, les hadassim (feuilles de myrthe) sont les yeux et les aravot (feuilles de saule) les lèvres. A Souccot, nous les brandissons tous ensemble, en reconnaissance du pouvoir qui nous unit vers une destinée commune.

La joie que nous ressentons en abordant la vie avec foi, a le pouvoir non seulement de nous changer individuellement et en tant que juifs, mais également de changer la face du monde. Les 70 taureaux qui étaient sacrifiés à l’époque du Temple durant la semaine de Souccot, symbolisaient les 70 nations originelles desquelles découle la civilisation moderne. Chacune à sa manière trouvera le D.ieu d’Israël et découvrira les ressources de joie contenues dans son âme.

Puisse venir bientôt le jour où toute l’humanité se rassemblera sous la bannière de Celui qui nous nourrit tous et puissions nous découvrir la véritable joie de l’existence qui frémit constamment sous la surface.

Traduction et Adaptation de Tsiporah Trom

Tzipporah Heller

Souccot et le secret du bonheur

(Source : Lamed)

-==-
Image associée
______________________________________________
 

Les 7 Ouchpizin

La Soucca génère une énergie spirituelle si intense que les âmes des Sept Bergers d’Israel quittent le Jardin d’Eden pour profiter de la lumière divine de Souccot.

Qu’est ce que le Jardin d’Eden ? Il s’agit d’un lieu où les âmes méritantes ayant quitté ce monde jouissent de la lumière de la présence divine en attendant d’accéder au monde futur, c’est-à-dire l’époque post-messianique (Talmud Chabbat 152 b ; Derekh Hachem 1 :3 :11)

Le Zohar, principal ouvrage de Kabbala, explique que la Soucca produit une concentration intense d’énergie spirituelle telle que la présence divine s’y dévoile de la même manière que dans le Gan Eden. Pendant la Fête de Souccot, les âmes des Sept Bergers d’Israel : Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et David quittent le Gan Eden pour profiter de la lumière divine de notre fête de Souccot.( Zohar Emor 103a)

Chaque jour de fête, les sept âmes sont présentes mais chacune à son tour dirige les autres. On appelle ces éminents invités les Ouchpizin, ce mot Araméen sinifiant « hôte ». Pour accueillir ces âmes illustres, certains ont la coutume de réciter une longue invitation mystique pour le premier repas dans la Soucca. Certains invitent les Ouchpizin chaque fois qu’ils prennent un repas dans la Soucca. Certains juifs Séfarades ont même l’habitude de leur réserver une place en recouvrant une chaise de beaux tissus et de livres saints.

Sept bergers saints

En approfondissant un peu, on se rend compte que le thème des Ouchpizin est un thème récurrent dans la philosophie juive.

Le Roi David écrit dans le Psaume 90 : « Mille ans sont à tes yeux comme la journée d’hier »
Chaque jour de Souccot correspond à un jour de la semaine et à un des sept millénaires de l’histoire humaine, d’Adam jusqu’à l’ère messianique. (Talmud, Sanhedrin 97a ; Derekh Hachem 1 :3 :9). Si on y ajoute les sept bergers d’Israel, Souccot est la fête qui représente le concept du peuple juif oeuvrant ensemble pour apporter dans ce monde paix et perfection (Sfat Emet)

D’ailleurs, les textes de mystique juive expliquent que chacun des sept Ouchpizin correspond à une des sept voies spirituelles fondamentales ( sefirah) à travers lesquelles le monde se nourrit et s’améliore au niveau métaphysique.(Derekh hachem 3 :2 :5 ; Zohar ‘hadach, Toldot 26c ; cf.Zohar 2 :256a)

– Abraham représente l’amour et la bonté
-Isaac représente la rigueur et la force personnelle
-Jacob représente la beauté et la vérité
-Moïse représente l’éternité et la dominance de la Thora
-Aaron représente l’empathie et la réceptivité face à la splendeur divine
– Joseph représente la sainteté et les fondements spirituels
– David représente l’établissement du royaume (paradis terrestre)

Lorsqu’on se comporte selon un de ces attributs spirituels, la lumière divine (dirigée à travers ce conduit transcendantal) , éclaire le monde et le rapproche de son achèvement .(Derekh Hachem 4 :2 :2,5). Comme il est écrit dans le talmud « selon l’instrument de mesure que l’homme utilise, on lui mesure » (Sotah 8b).

Donner à manger aux pauvres

Au-delà de ces considérations spirituelles, la Thora s’intéresse avant tout aux actions de l’homme. Le Zohar (Emor 103a) après avoir explicité les Ouchpizin écrit :
« On a aussi le devoir de réjouir les pauvres et la part (mise de côté pour les Ouchpizin) leur revient. En effet, une personne qui se dit religieuse et invite les Ouchpizin mais ne donne pas leur part (aux indigents), ceux-ci demeureront éloignés de lui… On ne doit pas dire « je vais d’abord me servir, je donnerai les restes aux pauvres ». Il faut commencer par servir les invités. D’ailleurs, celui qui réjouit ses invités et les respecte, D.ieu le réjouira en retour. Abraham, Isaac, Jacob et les autres le combleront… »

De la même manière, Maïmonide présente cela comme une obliga tion religieuse : « Lorsqu’une personne mange ou boit, elle a l’obligation de nourrir l’étranger, l’orphelin et la veuve avec les autres pauvres malheureux … lorsqu’une personne se soustrait à cela, on ne parle plus de « joie de la Mitsva » mais plutôt de « joie de la panse ».(Lois de Yom Tov 6 :18)

Puisse l’esprit de ces Ouchpizin nous aider à réaliser le potentiel de la fête de Souccot en réjouissant et en élevant aussi bien nous-même que le monde qui nous entoure.

Traduit et adapté par ‘Hanna Cohen

Joël Padowitz

(Source : Lamed)

‘Hag samea’h à tous les Juifs du monde !

Publicités

Marceline Loridan-Ivens : certains auraient préféré oublier

https://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/09/marceline-loridan-ivens_563_376.jpg_____________________________________________________

A lire aussi La cinéaste Marceline Loridan-Ivens, survivante d’Auschwitz, est morte

Marceline Loridan-Ivens: «Tant qu’on est là, il faut témoigner d’Auschwitz»

 Rescapée d’Auschwitz-Birkenau, elle raconte la difficulté d’aimer après les camps

____________________________________________________

Marceline Loridan-Ivens, survivante d’Auschwitz: « Des membres de ma famille auraient préféré oublier »

Écrivaine, cinéaste et ancienne déportée, Marceline Loridan-Ivens s’est éteinte
Amie de Simone Veil, rencontrée à Auschwitz-Birkenau, Marceline Loridan-Ivens n’a jamais cessé de témoigner de l’horreur des camps. Retour sur une vie de combat contre l’oubli.

DISPARITION – La cinéaste, toujours tournée vers l’avenir, avait mis longtemps à écrire un livre sur les camps de la mort où elle avait perdu son père. En 2015, elle avait publié Et tu n’es pas revenu, un livre d’une rare intensité. Un grand témoignage. Elle est décédée à l’âge de 90 ans ce mardi. Le Figaro l’avait rencontrée.

Il fallait la voir. Chez elle, rue des Saints-Pères où elle habitait juste au-dessus des éditions Grasset, ou à La Maison de la Poésie répondant aux questions du public, c’était une femme d’un âge certes avancé mais extraordinairement pétillante. Une jeunesse de près de 90 ans, quand elle reçoit Le Figaro au moment de la publication de Et tu n’es pas revenu, un récit, édité par Grasset, d’une rare intensité où elle s’adresse à son père mort à Auschwitz. Comme cela arrive parfois, elle culpabilisait d’en être sortie vivante. Elle avait quinze ans quand elle fut déportée en avril 1944 dans le même convoi que celui de Simone Veil.

Écrit avec la complicité de la journaliste et romancière Judith Perrignon, son livre était devenu d’utilité publique. Cette année-là, en 2015, le jury du Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro avait voulu marquer le coup. Il avait distingué cette grande dame. Magnifique texte de Marceline, l’une des rares rescapées des camps de concentration. Et tu n’es pas revenu est donc une longue lettre adressée à son père, qui, lui, n’a pas échappé aux bourreaux nazis d’Auschwitz-Birkenau. Marceline était infatigable et combative: son esprit libre et sa verve avaient séduit le jury et le public. Son témoignage est d’une force extraordinaire, et aujourd’hui plus que jamais nécessaire. Elle est partie, mais ses mots, d’une force extraordinaire, resteront à jamais.

Voilà ce qu’elle disait au Figaro.

● Sur la nécessité de témoigner

«Quand je témoigne dans les écoles, notamment, je demande que l’on montre un film. Pour que les enfants voient de quoi il s’agit et qu’ils ne restent pas que dans le langage, dans l’abstraction. L’image a une force que la parole n’a pas forcément. Il faut toujours témoigner, et c’est pour cela que j’écris et je fais des films. Parfois, je n’ai pas toujours été bien comprise, notamment par des membres de ma famille qui auraient préféré oublier. Vous savez, nous sommes moins de 200 qui vivent encore sur les 2500 qui sont revenus des camps. Nous étions 76.500 Juifs de France partis pour Auschwitz-Birkenau. Tant qu’on est là, il faut témoigner…

«Je voyais des enfants qu’on emmenait dans les chambres à gaz, on leur disait : accrochez bien vos vêtements pour que vous puissiez les récupérer après»

Marceline Loridan-Ivens

Je me souviens d’une femme qui s’appelait Marta, qui hurlait aux plus jeunes filles, en français, «Tenez le coup, vous devez raconter ce qui s’est passé ici…». Je voyais des enfants qu’on emmenait dans les chambres à gaz, on leur disait «Accrochez bien vos vêtements pour que vous puissiez les récupérer après». Je me souviens très bien d’une petite fille qui ne voulait pas lâcher sa poupée. Les bébés et les vieillards étaient envoyés en premiers…»

● Sur son père, mort à Auschwitz

«Je pensais à mon père. Et à ce moment incroyable à Drancy où il m’avait dit «toi tu reviendras peut-être parce que tu es jeune, moi je ne reviendrai pas». Après, je n’ai plus eu de nouvelles même si nous étions à moins de trois kilomètres l’un de l’autre. Un jour, par hasard ou par chance, je l’ai croisé dans le camp. Chacun est sorti de son rang. On s’est jetés dans les bras l’un de l’autre. Un SS m’a traitée de putain, puis il m’a frappée. Mon père m’avait laissé une tomate et un oignon. Je ne l’ai plus jamais revu, mais il avait réussi à m’envoyer une lettre. J’étais totalement ahurie de recevoir ce morceau de papier de sa part, je ne me souviens que des premiers mots «Ma chère petite fille…».

«Ce qui s’est passé récemment m’effraie, l’assassinat d’Ilan Halimi, Mohamed Merah, Charlie Hebdo, l’épicerie Hyper Cacher…Ce sont les événements qui vous renvoient à votre judéité»

Marceline Loridan-Ivens

● Sur l’actualité et sur l’antisémitisme

«J’écoute tout ce qui se passe depuis longtemps. Je suis inquiète. Je suis très inquiète depuis 2001 et la chute des Twin Towers. Cet événement a été un tournant radical dans ma façon de penser. Ça a joué un rôle fondamental dans la mesure où j’avais été impliquée dans de nombreux événements du XXe siècle – la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Algérie (j’en ai fait un film), celle du Vietnam… Ce qui s’est passé récemment m’effraie, l’assassinat d’Ilan Halimi, Mohamed Merah, Charlie Hebdo, l’épicerie Hyper Cacher… Ce qui est fou c’est qu’avant je ne me sentais pas juive – je me suis mariée deux fois, et deux fois avec un non-Juif. Ce sont les événements qui vous renvoient à votre judéité. Cette résurgence m’effraie. Quand j’ai entendu Mort aux Juifs lors de certaines manifestations, je me suis dit qu’est-ce que je fais, je saute par la fenêtre? Je m’en vais? Dans quel pays je suis? Qu’est-ce qui se passe? Cela va aller jusqu’à quand? Est-ce trop tard aujourd’hui? J’espère que non.»

● L’amour après Auschwitz

Après Et tu n’es pas revenu, Marceline Loridan-Ivens avait publié en ce début d’année un autre livre, L’Amour après(Grasset), avec un sujet rarement traité: l’amour après Auschwitz. Ou la rescapée racontait la difficulté d’aimer après les camps.

Elle disait combien il est difficile d’aimer et de se laisser aimer, comment désirer, s’abandonner dans les bras d’un homme, prendre du plaisir quand on a été déportée à quinze ans? Marceline Loridan-Ivens, née Rozenberg, en parlait sans tabou. Tout démarre quand elle retrouve ce qu’elle appelle sa «Valise d’amour». Une valise bien chargée. Elle contient des lettres, des dessins, des documents échangés avec les hommes qui ont accompagné sa vie, ceux d’un jour, ceux pour toujours.

«Je ne sais pas lâcher prise, je n’aime pas qu’on me touche, je n’aime pas me déshabiller»

Marceline Loridan-Ivens

Elle racontait cette impossibilité à nouer une relation normale, «après…». Quand l’esprit veut oublier, continuer à vivre, passer à autre chose, le corps, lui, résiste. Comme pour pouvoir tout raconter (et en cela le livre est d’une incroyable précision), Marceline ne cherche pas à cacher quoi que ce soit: la rescapée a tenté à deux reprises de mettre fin à ses jours. Elle écrit avoir découvert son corps en même temps qu’elle le savait condamné. «Il m’a fallu du temps pour comprendre que le plaisir vient du fantasme, puis de l’abandon. […] Je ne sais pas lâcher prise, je n’aime pas qu’on me touche, je n’aime pas me déshabiller.»

De ces pages denses, il faudrait surligner chaque ligne, citer chaque phrase. Marceline, ou la force du témoignage.

lefigaro.fr

Marceline Loridan-Ivens : certains auraient préféré oublier

(Source : JForum)

Israël – 23 septembre 2018

Six nouveaux incendies déclenchés dans les communautés du sud d’Israël

 

 

 

 

 

 

 

Une soldate israélienne regarde brûler un champ près du kibboutz Nahal Oz, le long de la bande de Gaza côté israélien en mai dernier, après que les terroristes palestiniens y aient mis le feu. Photo Jack Guez (AFP) ______________________________________________________

Six nouveaux incendies déclenchés par les « Palestiniens » dans les communautés du sud d’Israël pour tenter de ruiner les agriculteurs Israéliens

Six incendies ont été déclenchés samedi dans les communautés du sud d’Israël, alors qu’une délégation égyptienne est arrivée dans la bande de Gaza pour continuer les pourparlers en cours avec le Hamas.

Des équipes de pompiers et l’Autorité israélienne chargée de la nature et des parcs ont pu éteindre les flammes après plusieurs heures.

Ces feux sont survenus alors que près de 13.000 Palestiniens se sont rassemblés la veille lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à la frontière avec l’enclave palestinienne.

L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que “plus de 10.000 manifestants et émeutiers s’étaient rassemblés à plusieurs endroits de la clôture de sécurité entre Israël et la bande de Gaza”.

“Les émeutiers lancent des grenades et des engins explosifs, des pneus enflammés et des pierres vers les soldats et la barrière de sécurité”, a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, jeudi, l’armée israélienne a ciblé une cellule terroriste qui avait jeté des cocktails Molotovdans le nord de la bande de Gaza sur le territoire israélien.

Plus tôt dans la soirée, les pompiers du sud d’Israël avaient travaillé à l’extinction d’au moins neuf incendies déclenchés par des ballons survolant la frontière.

MENAHEM KAHANA (AFP)Israeli firefighters battle a blaze in a forest area near the town of Sderot sparked by a fire balloon launched over the Gaza border on July 31, 2018 – Menahem Kahana (AFP)

Les sapeurs-pompiers ont également indiqué mercredi que quatre incendies avaient été déclenchés par des ballons près du Kibboutz Be’eri au cours de la fête de Yom Kippour.

L’utilisation des ballons avait été sporadiquement interrompue après de multiples attaques quotidiennes qui ont brûlé des milliers d’hectares dans le sud d’Israël.

Le retour des ballons incendiaires survient alors que les tensions le long de la frontière entre Gaza et Israël se sont intensifiées après une brève accalmie.

Depuis le 30 mars, l’enclave palestinienne est le théâtre de manifestations le long de la barrière avec Israël.

Israël accuse le Hamas, le mouvement terroriste islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, d’orchestrer ces manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière afin d’éviter des infiltrations de Palestiniens.

Six nouveaux incendies déclenchés dans les communautés du sud d’Israël

(Source :Le monde juif vu par…. LeMonde.co.il)

-==-

https://lemonde.co.il/wp-content/uploads/2018/09/Gazoduc-Jordanie-Israel.jpg

La Jordanie va importer 85% de son gaz d’Israël

“La Jordanie consommera, mais ne stockera pas de gaz israélien”

Amman Azzam, secrétaire général du ministère de l’Energie et des Ressources minérales, a indiqué mardi que les importations de gaz naturel en provenance d’Israël vers la Jordanie serviront à la production quotidienne d’électricité et ne seront pas stockées.

Selon un accord entre la Jordanie et Noble Energy, le Royaume importera chaque jour environ 8,5 millions de mètres cubes de gaz naturel d’Israël, selon M. Azzam, qui a indiqué que le gaz serait fourni par un pipeline.

Les besoins quotidiens de la Jordanie en gaz naturel s’élèvent à environ 9,9 millions de mètres cubes, a indiqué un responsable du ministère, ajoutant que la Jordanie n’a pas besoin de stocker le gaz importé d’Israël car elle stocke actuellement du gaz liquéfié importé d’Aqaba.

En juillet, le gouvernement a déclaré que des travaux étaient en cours pour construire un gazoduc de 65 kilomètres destiné à transférer 10 milliards de dollars de gaz naturel d’Israël vers la Jordanie pendant 15 ans, les approvisionnements devant commencer en 2020.

Une fois achevé, le pipeline sera raccordé au gazoduc de Mafraq et du gaz sera distribué aux centrales électriques du pays pour la production d’électricité.

Des travaux sont également en cours pour construire un pipeline du côté israélien et transférer le gaz en Jordanie.

L’accord de 2016 a été signé par la branche de production d’électricité de Jordanie, la National Electric Power Company et Noble Energy, une société basée à Houston qui détient la plus grande part du gisement israélien Leviathan.

Le gouvernement a ensuite annoncé qu’il importerait 7 à 8,5 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour auprès de Noble Energy, ce qui devrait permettre d’économiser environ 700 millions de dinars par an sur la facture énergétique du pays.

La Jordanie a commencé à diversifier ses ressources en gaz naturel après l’arrêt de l’approvisionnement en gaz égyptien en 2013, à la suite d’une série d’attaques terroristes visant à détruire le gazoduc jordanien, qui a dû compter sur le pétrole lourd pendant des années. Le pays a construit un terminal gazier à Aqaba et a commencé à importer du gaz liquéfié.

En Jordanie, qui importe environ 95% de ses besoins énergétiques, la demande d’électricité augmente de 6 à 7% par an.

Les mouvements de boycott et les Frères Musulmans ont appelé les Jordaniens à ne pas vendre leurs terres au gouvernement dans le cadre du projet de construction du gazoduc. Plusieurs protestations et actions ont eu lieu ces dernières années pour rejeter l’accord d’achat de gaz d’Israël. En pure perte. 

Par Mohammad Ghazal

jordantimes.com

Adaptation : Marc Brzustowski

La Jordanie va importer 85% de son gaz d’Israël©

(Source :  Le monde juif vu par… LeMonde.co.il)

-==-

https://lemonde.co.il/wp-content/uploads/2018/09/Tefillin-Chabad-Synagogue-photo-via-pxhere-300x215.jpgPhoto : synagogue Tefillin Chabad via pxhere _____________________________________________________

L’Etat Juif et la question de l’identité

 

Une question d’identité

BESA Centre Perspectives Paper No. 956, 21 septembre 2018

RÉSUMÉ : Ce n’est pas une prétendue «religionisation» qui menace l’identité israélienne et qui aggrave les clivages dans la société israélienne, mais l’absence d’un terrain commun juif contemporain mutuellement accepté.

L’expérience exilique bimillénaire a privé le peuple juif de la complétude culturelle qui sous-tend l’existence nationale, tandis que la composante religieuse, qui l’a maintenue pendant ces temps difficiles, n’a pas réussi à remplacer le réseau complexe d’interrelations sociopolitiques et intercommunautaires qui avaient fondé le peuple juif. La réapparition du peuple juif à la fin du XIX e siècle en tant qu’acteur national et le rétablissement de l’État dans sa patrie ancestrale, un demi-siècle plus tard, semblaient avoir corrigé cette anomalie. Pourtant, comme le montre l’intensité du débat en cours sur la nature souhaitée de l’identité juive d’Israël, cette question reste un défi majeur, à la fois, pour les Israéliens et pour les Juifs de la Diaspora.

Prenons l’exemple du commentaire de David Ben Gourion, disant, à la fin des années 1960 : «vingt ans après sa création, l’Etat juif que j’espérais établir n’existe toujours pas et qui sait quand cela se produira.». De façon suffisamment significative, le Premier Ministre d’Israël parle de «l’Etat juif», plutôt que «de l’état des juifs». Si, selon la conception libérale, un Etat n’est guère plus qu’un mécanisme institutionnel-organisationnel permettant de gérer et réguler les relations entre citoyens et ne peut donc pas être juif ( quel que soit le nombre de ses citoyens qui s’identifient comme Juifs), Ben Gourion envisageait un État qui serait juif dans son ethos, sa substance et ses attributs – au sens national, et non théocratique. En effet, même pendant leur expérience exilique bimillénaire, où l’aspect national de leur identité a été remplacé par leur homologue religieux, la vie communautaire juive dépassait de très loin la dimension purement théocratique (hallachique) pour comprendre une pensée philosophique et mythologique (agada) la moralité, la culture, les interactions sociales et, par-dessus tout, l’aspiration religieuse et nationale à un retour dans la patrie ancestrale.

Malgré la vision de Ben Gourion d’un Etat juif, une petite minorité laïciste a récemment déploré «la fin de l’identité israélienne», comme s’il était toujours possible de dissocier une telle identité de son contexte juif. Dans son livre Parlons sionisme : la lutte existentielle entre l’État et la religion, Arye Carmon, président fondateur de l’Israel Democracy Institute, offre un manifeste laïciste qui, espère-t-il, aidera à créer un terrain d’entente pour la société israélienne. Au lieu de cela, il expose la profondeur de la fracture. D’une part, il critique les pères fondateurs de la révolution sioniste pour avoir «jeté le bébé avec l’eau du bain et déconnecté leurs enfants de leur héritage et de leur culture» en rejetant l’expérience exilique . D’autre part, il blâme les Israéliens qui observent les pratiques et les valeurs juives traditionnelles comme tentant «d’insérer la sainteté dans l’espace public». Dans les sociétés avancées”, déplore t-il, D.ieu a été sorti de cet espace”.

Et c’est précisément là, dans la sphère publique, que l’on peut situer la différence fondamentale entre un État qui s’identifie comme juif et un État qui comprend des citoyens juifs, même en tant que majorité juive. Le différend entre juifs israéliens, laïcs et traditionnels et/ou religieux, tourne autour de l’espace public au sens technique le plus étroit du terme, comme l’observation du Shabbat, les restrictions alimentaires religieuses ou l’enregistrement du mariage. Mais ces questions ont des dimensions beaucoup plus profondes et spirituelles qui requièrent une expression publique, telles que l’obligation juive du Shabbat comme idéal de justice sociale, ou l’engagement durable envers le serment multimillénaire : «Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite s’oublie (se dessèche) ». Ces obligations ont une importance centrale, surtout lorsqu’elles se manifestent dans la sphère publique.

Il est vrai qu’aux yeux des juifs ultra-orthodoxes, Ben-Gourion est un séculariste par excellence. Pourtant, la lecture attentive de ses nombreux écrits révèle une perspective différente : au lieu de considérer la révolution sioniste comme la transformation ne manière de penser religieuse en mode laïque, il y voit un changement perceptif de la nature de l’action juive, tant sur le plan de ses dimensions religieuses que nationales. Son engagement indéfectible envers l’entreprise de l’Aliya offre peut-être la manifestation la plus claire de l’action de l’État découlant directement de la vision juive du salut.

En encadrant l’Aliya en termes bibliques comme «le rassemblement des exilés», Ben-Gourion a relié l’entreprise à des thèmes juifs millénaristes, tels que la prière quotidienne pour «sonner la corne de notre liberté et lever une bannière pour rassembler nos exilés», ou l’affirmation des anciens sages selon laquelle «le jour de la réunion des exilés est aussi grand que le jour où le ciel et la terre ont été créés». Telle était l’essence du changement fondamental introduit par le mouvement sioniste dans sa lutte pour la reconstruction nationale.

Les actes individuels et publics de la pratique religieuse ne nécessitent pas l’effort d’un État organisé pour être exécutés, mais le retour à Sion et le rétablissement de l’État exigent un effort national de la plus haute importance. Et tandis que nombre des premiers pionniers passaient d’un mode de vie religieux à un style de vie laïque, leur immersion même dans l’entreprise de renouveau national visait davantage à revitaliser les aspects vitaux de l’identité juive qui étaient tombés en sommeil durant la période exilique, plutôt qu’accomplir une révolution laïque.

En repoussant l’opposition catégorique ultra-orthodoxe à la responsabilité pratique du salut national, Ben Gourion a insisté sur le fait que «ce concept théologique n’est pas un précepte religieux et n’a rien à voir avec le judaïsme de Rabbi Akiva, des Maccabées, Ezra et Néhémie, Joshua (Josué) ou Moïse.

On peut certes soutenir que le rassemblement des exilés est une entreprise nationale plutôt que religieuse. Mais compte tenu de la position unique du judaïsme en tant que religion nationale, il ne peut y avoir de distinction entre ses aspects religieux et temporels. Fortement conscient de cela, Ben-Gourion se voyait suivre les traces de Rabbi Akiva et de Josué.

Au bout du compte, aucun des deux extrêmes de la société juive israélienne n’offre un remède (une panacée) à la plupart des Israéliens qui cherchent à préserver leurs traditions et modes de vie juifs. D’un côté de l’allée se dresse une minorité militante laïciste, détachée de la foi et de la tradition juives. D’autre part, des communautés ultra-orthodoxes se sont retirées du cœur battant de la vie nationale juive en Israël. Dans ces circonstances, ce n’est pas la prétendue «religionisation» qui menace l’identité israélienne et qui aggrave les clivages dans la société israélienne, mais l’absence de terrain commun juif contemporain mutuellement accepté.

le 21 septembre 2018

Afficher le PDF

Une version antérieure de cet article a été publiée dans Israel Today le 9 septembre 2018 .

Le major-général (res.) Gershon Hacohen est chercheur principal au Centre Begin-Sadat pour les études stratégiques. Il a servi dans l’armée israélienne pendant quarante-deux ans. Il a commandé des troupes dans des batailles avec l’Egypte et la Syrie. Il était auparavant commandant de corps d’armée et commandant des collèges militaires de Tsahal.

BESA Center Perspectives Papers est publié avec la générosité de la famille Greg Rosshandler

Adaptation : Marc Brzustowski

besacenter.org

L’Etat Juif et la question de l’identité

(Source : Le monde juif vu par… LeMonde.co.il)

-==-

A lire aussi : Alerte Info | Attaque de roquette à Kerem Shalom

Une attaque terroriste palestinienne évitée à Afula suite à un indicateur anonyme …qui ne voulait pas voir sa maison détruite 🙂

Terrible accident de la circulation au nord de Chékhem : La voiture s’encastre dans le bâtiment

Le Ministre du renseignement Katz révèle qu’après le crash de l’avion russe, Poutine furieux a refusé de parler avec Assad au téléphone

Images : l’entrepôt syrien de Latakia en ruines après la frappe d’Israël

Une frappe aérienne israélienne a laissé l’entrepôt d’armes en ruines, à Latakia, selon des images satellites

Des soldats syriens auraient été arrêtés en liaison avec l’avion espion abattu ; Le commandant des forces aériennes israéliennes se rend à Moscou pour présenter les conclusions de l’enquête menée par Israël sur l’incident

Une photo avant et après d'un entrepôt de munitions détruit lors d'une frappe aérienne israélienne sur une base syrienne à Lattaquié, le 18 septembre 2018 (ImageSat International (ISI / Ynet)

Une photo avant et après d’un entrepôt de munitions détruit lors d’une frappe aérienne israélienne sur une base syrienne à Lattaquié, le 18 septembre 2018 (ImageSat International (ISI / Ynet)

Un entrepôt de munitions dans une installation militaire syrienne semble avoir été complètement détruit, lundi, par un raid aérien israélien dans la ville portuaire syrienne de Latakia, ont démontré des images satellite publiées mercredi.

Un avion de reconnaissance militaire russe a été abattu par la Syrie lors de l’attaque israélienne, tuant les 15 membres de l’équipage.

Mercredi, la Syrie a publié une vidéo du site de l’attaque, réitérant son affirmation selon laquelle Israël avait pris pour cible une usine d’aluminium, et non un entrepôt d’armes lundi, selon le site Ynet. La véracité du métrage n’a pas pu être vérifiée de façon indépendante.

Lundi, la Syrie a accidentellement abattu l’avion de reconnaissance russe lorsque ses défenses aériennes sont entrées en action contre l’attaque israélienne sur Latakia. Le ministère russe de la Défense a d’abord accusé Israël, affirmant que les avions de la force aérienne israélienne utilisaient l’avion russe comme couverture.

 

Cependant, le président russe Vladimir Poutine a déclaré plus tard aux journalistes que la destruction de l’avion par les défenses aériennes syriennes était une «chaîne de circonstances accidentelles tragiques».

Les restes d’un entrepôt de munitions syrien détruit lors d’une frappe aérienne israélienne sur une base à Latakia, le 18 septembre 2018. (ImageSat International (ISI / Ynet)

Mercredi, les Russes ont approuvé la proposition du Premier ministre Netanyahu visant à envoyer le commandant de l’armée de l’air, le major général Amiram Norkin, à Moscou pour présenter les conclusions de l’enquête menée par Israël sur l’incident.

Les médias syriens et des sources d’opposition ont rapporté mercredi que plusieurs soldats syriens impliqués dans la destruction de l’avion espion russe avaient été arrêtés et interrogés.

Des combattants de la base aérienne de Latakia auraient été arrêtés par des membres de la police militaire russe. Une unité syrienne aurait également pris part à l’arrestation, selon Hadashot TV.

En attendant, les restes d’un autre avion de ligne, un Boeing 747 qui a été détruit samedi lors d’une attaque israélienne présumée à l’aéroport de Damas, et qui serait utilisé par les gardiens de la révolution iranienne, sont visibles sur des images séparées fournies par ImageSat International. (ISI).

Les restes d’un avion iranien présumé touché lors d’une frappe aérienne israélienne, Damas, le 18 septembre 2018. (ImageSat International (ISI / Ynet)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine au beau milieu des tensions croissantes entre les deux pays, à la suite de la frappe aérienne de lundi.

Lors de cet appel, le dirigeant israélien «a souligné l’importance de la coordination continue de la sécurité entre Israël et la Syrie, qui a permis de prévenir de nombreuses pertes des deux côtés au cours des trois dernières années», indique un communiqué du bureau de Netanyahu.

Le Kremlin a déclaré que M. Poutine avait souligné que l’attaque israélienne avait violé la souveraineté de la Syrie et violé les accords russo-israéliens visant à éviter les affrontements en Syrie. Le dirigeant russe a exhorté Netanyahu «à ne pas autoriser de telles situations à l’avenir».

Israël a déclaré que ses avions avaient attaqué une installation militaire syrienne qui fabriquait des «armes précises et mortelles», qui étaient sur le point d’être transférées, au nom de l’Iran, au Hezbollah au Liban.

Netanyahu a dit à Poutine qu’Israël était “déterminé” à empêcher l’installation militaire iranienne en Syrie et les tentatives de l’Iran, qui appelle à la destruction d’Israël, de transférer au Hezbollah des armes meurtrières contre Israël.

Netanyahu a également réitéré qu’Israël partagerait complètement toutes les informations dont il disposait sur les circonstances du raid et a suggéré d’envoyer le chef des forces aériennes israéliennes à Moscou pour «fournir toutes les informations nécessaires».

La conversation a eu lieu mardi soir juste avant qu’Israël ne commence à observer Yom Kippour, le jour le plus saint de l’année juive.

Plus tôt mardi, M. Poutine a confirmé qu’Israël n’avait pas abattu l’avion, rejetant toute comparaison avec la destruction d’un avion russe par la Turquie en 2015.

Le président russe Vladimir Poutine (G) assiste à la cérémonie d’investiture au poste de maire de Moscou Sergueï Sobyaninin le 18 Septembre 2018. (AFP / Spoutnik / Alexey Filippov)

“Ce n’est pas un n avion israélienqui a abattu notre avion”, a déclaré le dirigeant russe.

Le ministère de la Défense russe a accusé mardi matin Israël de l’accident et a mis en garde contre des représailles (“contre-mesures”).

M. Poutine a déclaré qu’il avait approuvé la déclaration du ministère de la Défense. “Il ne fait aucun doute que nous devrions nous pencher sérieusement sur cette question”, a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse après des entretiens avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

Israël a déclaré que son ambassadeur adjoint à Moscou, Keren Cohen-Gat, avait été convoqué au ministère russe des Affaires étrangères. Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu’il n’y aurait aucun commentaire sur ce qui a été discuté.

Poutine a également déclaré que Moscou renforcerait la sécurité du personnel militaire russe en Syrie en tant que réponse prioritaire. “Ce seront les étapes que tout le monde remarquera”, a-t-il déclaré, sans fournir plus de détails.

Il a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, qualifiant cet accident de «tragédie pour nous tous».

L’incident était le pire cas de tirs amis entre les deux alliés depuis l’intervention militaire révolutionnaire de la Russie en septembre 2015.

L’avion russe a été abattu par une défense aérienne S-200 de fabrication russe fournie à la Syrie.

L’armée israélienne a reconnu mardi avoir mené la frappe aérienne la nuit précédente et «exprimé son chagrin» pour la mort des 15 aviateurs russes.

Dans un communiqué, cependant, Tsahal nié toute responsabilité dans la destruction de l’avion d’espionnage russe, affirmant que la Syrie, l’Iran et le Hezbollah étaient les vrais fautifs.

“Israël exprime sa tristesse pour la mort des membres de l’équipage de l’avion russe qui a été abattu ce soir à cause des tirs antiaériens syriens”, a indiqué Tsahal, ajoutant que l’avion russe qui avait été touché n’était pas dans la zone d’opération des forces aériennes israéliennes. ”

Une photo prise le 23 juillet 2006 montre un avion russe IL-20M (Ilyushin 20m) atterrissant à un endroit inconnu.
La Russie a accusé Israël le 18 septembre 2018 d’avoir provoqué le crash d’un avion militaire IL-20M dans un incendie syrien, qui a tué les 15 militaires à bord et menacé de réagir. (AFP PHOTO / Nikita SHCHYUKIN)

La frappe israélienne a été menée vers 22 heures par quatre avions de combat F-16, selon l’armée russe.

Les défenses aériennes syriennes ont ouvert le feu sur les missiles et les avions attaquants et, selon Israël, en particulier, dans le vide et à l’aveuglette. Le Russe Il-20 a été abattu au cours de la bataille aérienne.

“Les batteries antiaériennes syriennes ont tiré sans discrimination et, d’après ce que nous comprenons, n’ont pas pris la peine de s’assurer qu’aucun avion russe n’était dans les airs“, a déclaré l’armée.

Selon l’armée israélienne, l’objectif de sa frappe de lundi soir était une installation militaire syrienne qui fabriquait des «armes précises et mortelles», qui étaient sur le point d’être transférées, au nom de l’Iran, au Hezbollah au Liban.

Des explosions ont été vues dans la ville syrienne de Latakia après une attaque contre une installation militaire à proximité, le 17 septembre 2018. (Capture d’écran: Twitter)

La Syrie a identifié la cible de l’attaque israélienne comme une filiale de son ministère de la Défense, connue sous le nom d’Organisation des industries techniques, qui est soupçonnée d’être liée aux programmes d’armes chimiques et de missiles du pays.

“Ces armes étaient destinées à attaquer Israël et constituaient une menace intolérable contre elle”, a déclaré l’armée.

Bien que les responsables israéliens aient déclaré, de manière générale, que l’armée mène des opérations à l’intérieur de la Syrie contre des cibles iraniennes et du Hezbollah, Tsahal reconnaît rarement des frappes aériennes spécifiques, préférant adopter une politique formelle consistant ni à affirmer ni à infirmer les reportages étrangers sur de présumés raids aériens.

L’armée a déclaré que son enquête initiale conclut que sa frappe était achevée avant que l’avion russe n’entre dans la zone de l’opération et que l’avion de reconnaissance avait été abattu après le retour des avions de combat israéliens dans l’espace aérien israélien.

«Israël tient le régime d’Assad, dont l’armée a abattu l’avion russe, entièrement responsable de cet incident. Israël tient également l’Iran et l’organisation terroriste du Hezbollah responsables de ce malheureux incident », a ajouté l’armée.

Cela semblait réfuter l’affirmation de Moscou selon laquelle les pilotes israéliens utilisaient l’avion de surveillance pour couvrir leur attaque.

Un responsable militaire russe donne un briefing sur la descente d’un avion militaire IL-20 près de la Syrie le 18 septembre 2018. (capture d’écran: Spoutnik)

Le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, a également accusé Israël de ne pas avoir informé les militaires russes de ses plans, qui, selon lui, auraient été dans «l’esprit» de la coordination israélo-russe en Syrie. Le ministère russe de la Défense a déclaré qu’Israël les avait avertis de la frappe imminente «moins d’une minute» avant qu’elle ne commence, ce qui ne leur laissait pas suffisamment de temps pour évacuer leur personnel de la zone.

Les militaires israéliens et russes maintiennent ce qu’ils appellent un «mécanisme de déconfliction», qui vise à coordonner leurs activités en Syrie afin d’éviter des incidents comme celui-ci. Jusqu’à lundi soir, ces efforts ont largement réussi à empêcher des affrontements directs ou indirects depuis que la Russie s’est impliquée plus profondément dans la guerre civile syrienne il y a trois ans.

L’armée israélienne a déclaré qu’elle s’était coordonnée avec la Russie avant l’attaque, bien qu’elle n’ait pas répondu aux revendications spécifiques de Moscou concernant le délai entre la notification et la frappe aérienne elle-même.

Tsahal a également déclaré qu’elle «partagerait toutes les informations pertinentes avec le gouvernement russe pour examiner l’incident et confirmer les faits dans cette enquête».

Images : l’entrepôt de Latakia en ruines après la frappe d’Israël

JForum avec agences dont Ynet.

Ce soir, commence la fête de Souccot qui dure une semaine – Comment un fruit chinois est devenu un symbole de Souccot

https://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/09/Figure-1_670_447.jpgL’étrog peut atteindre un prix élevé, comme celui-ci, qui a été vendu 345 $ à Brooklyn. (David Moster) ______________________________________________________

La fête de Souccot n’est pas complète sans un loulav et un etrog, les quatre espèces que les Juifs ont reçues pour agiter pendant la fête des Cabanes. 

Mais selon un nouveau livre, ce n’est que dans la période du Second Temple que les Juifs ont commencé à utiliser l’etrog comme un citron dans le cadre de leurs célébrations de Souccot.

Dans les temps anciens, les gens utilisaient simplement les fruits qu’ils avaient récoltés pendant cette saison, comme les grenades, les raisins, les dattes et les figues, explique le rabbin David Moster, qui étudie l’etrog depuis une décennie et a publié un livre sur son histoire en avril. .

C’est parce que la Bible n’est pas très claire sur le fruit que Dieu veut que les Juifs utilisent pour célébrer Souccot.

Dans Lévitique 23:40, Dieu ordonne aux Juifs, le premier jour des vacances, de «prendre le produit des arbres, des branches de palmiers, des branches d’arbres feuillus et des saules du ruisseau».

Les branches, les branches et les saules renvoient à palmier, myrte et saule. Mais la signification du «produit d’arbres de qualité» est moins claire – le terme lui-même a également été traduit de diverses manières.

Ainsi, selon Moster, fondateur et directeur de l’Institut de la culture biblique , qui offre des cours en ligne sur la Bible , les Juifs utiliseraient les fruits dont ils disposaient pour célébrer Souccot .

Les choses ont changé pendant la période du Second Temple, cependant, quand un nouveau fruit a été introduit dans la Terre d’Israël: l’etrog ou  le cédrat.

Pourquoi est-il devenu largement accepté que Lévitique faisait référence à un etrog?

Moster dit que la réponse réside dans le parcours du fruit en Israël.

Le fruit est originaire de Chine, où il ne semble pas avoir été très populaire, a-t-il déclaré à JTA.

Finalement, le fruit a fait son chemin de l’Asie de l’Est vers l’Inde, où il a été utilisé comme remède aux problèmes gastro-intestinaux (d’où son nom latin, Citrus medica ) et est apparu dans l’iconographie comme un symbole de fertilité.

De là, il s’est rendu en Iran, lorsque l’empire perse a conquis le nord-ouest de l’Inde vers 518 avant notre ère.

Comme la Terre d’Israël passa sous le contrôle des Perses en 539 avant notre ère, l’etrog s’y répandit également.

C’est l’un des premiers fruits étrangers à pénétrer dans le pays, dit Moster, qui est rapidement devenu populaire.

Moster dit qu’il est impossible de déterminer une date exacte, mais à un moment donné au cours de la période du Second Temple, «le produit des bons arbres» a été largement considéré comme faisant référence à l’etrog.

De là, l’etrog a acquis une signification encore plus grande en tant que symbole juif, et il a été utilisé pour décorer tout, des tombeaux funéraires et des mosaïques de synagogue aux pendentifs et aux lampes.

Un segment d’un sol en mosaïque de synagogue de Tibériade, du VIIe au VIIIe siècle de notre ère, présente des images du fruit de l’etrog au musée Eretz Israel à Tel Aviv. (Yair Talmor / Wikimedia Commons)

La mention était exclusivement rabbinique. Par exemple, les Samaritains, qui prétendent être les descendants des Israélites, n’ont pas partagé l’interprétation. À ce jour, les Samaritains utilisent une panoplie de fruits colorés pour fabriquer leurs souccas , ce qui est très différent des feuilles que les Juifs ont tendance à construire, et l’etrog ne joue pas un rôle central.

Quant à Moster, il est un grand fan de l’etrog et fait un trek annuel depuis son Yonkers, à New York, où se trouve le quartier de Borough Park à Brooklyn, où des dizaines de vendeurs vendent les fruits devant Sukkot.

«En fait, ma soucca a, au lieu de décorations régulières de différents types de fruits, des etrogim simplement suspendus tout autour», a-t-il déclaré.

Interrogé sur la manière dont il l’offre, l’étrogim n’est généralement pas bon marché, allant de 30 à 500 dollars – Moster explique qu’il achète le vrai fruit  à des fins rituelles et décore sa soucca de fruits en plastique.

JTA

 

Les quatre espèces ARBAÂTH ‘HAMINIM ארבעת המינים

Au cours de la fête de Souccoth, il est une prescription qui va caractériser cette époque autant que la cabane de roseaux elle-même.

La soucca, demeure si légère et occasionnelle, que le moindre souffle de vent peut mettre en péril, fait penser à la fragilité de l’existence. Cette cabane nous a abrités pendant les 40 années d’errance dans le désert.

La double symbolique est donc le fait que notre destin est aussi frêle qu’un roseau et la seconde symbolique est de se souvenir de la sortie d’Egypte.

Souccoth met l’homme en rapport avec la nature de manière très directe d’abord parce que dans la cabane l’homme se retrouve directement sous les ailes de la shekhina et donc sous la protection divine et comme nous le verrons ci-dessous, le bouquet des quatre espèces rappelle à chaque instant le lien puissant qui relie la créature humaine à la création.

Dans le Lévitique, au chapitre XXIII le verset 40 énonce : “vous prendrez(…) un fruit de l’arbre ‘hadar (cédrat ou etrog en hébreu), une branche de palmier (loulav), des rameaux de l’arbre aboth (myrte ou ‘hadass) et des saules de rivière (ârava). Les rameaux se doivent d’être attachés ensemble selon un ordre particulier : il faut une branche de palmier, trois branches de myrte et deux branches de saule.”

COMMENT CHOISIR LES DIFFÉRENTES ÉLÉMENTS DES QUATRE ESPÈCES ?

Aujourd’hui, de plus en plus, on vend des ensembles de 4 espèces munis d’un certificat d’origine et de casherout ce qui évite de mesurer les plantes pour savoir si elles correspondent à la ‘halakha.

De toute façon voici un abrégé des critères selon lesquels choisir un beau bouquet de “4 minim”.

ETROG : Mesure : il doit être plus gros qu’un œuf. Couleur et aspect : il ne doit pas être ni noir ni brun ce qui le rend “passoul” (non valable).

Il peut être verdâtre, en tout ou partie et il est préférable qu’il soit bien jaune, cependant, selon les années, il se peut qu’il soit vert si les fêtes tombent tôt en septembre.

Si l’étrog n’est pas d’une catégorie où le “pitoum” est rentré il faut manipuler le fruit avec précaution pour que le pitoum ne se casse pas. Il y a aussi les étroguim yéménites sans pitoum mais d’une très grande taille.

La peau du fruit peut-être granuleuse sans rien ôter de ses qualités pour la prière.

Lorsqu’un cédratier n’est pas greffé il peut y avoir sur le corps de l’étrog une très fine marque légèrement nacrée sans aucune incidence sur la validité du cédrat.

Après usage, il est conseillé de conserver l’étrog dans une boîte où il sera à l’abri.

LOULAV : Il s’agit d’une branche de palmier d’au minimum 40 cms de long.
La branche doit être le plus droit possible, le plus vert possible et, si possible, les feuilles ne doivent pas se détacher.

C’est la raison pour laquelle dans certaines communautés, les fidèles garnissent leur loulav soit au moyen de fils satinés ou soyeux de couleur en les croisant pour éviter, qu’en agitant le bouquet comme il le faut au cours de la cérémonie du loulav, les feuilles ne se séparent trop les unes des autres ; de même, souvent l’extrémité du loulav est protégée par un peu de coton.

HADASS : myrte. Les trois branches de myrte doivent être si possible de la variété de Safed (Tsfat) avec des feuilles qui se recouvrent en partie les unes les autres et recouvrent le tige.

Les feuilles doivent être en bon état, il ne doit pas y avoir trop de baies. La dimension minimum est de 30 cms. Il faut veiller à ne pas laisser sécher les feuilles, sinon les branches (et les feuilles) seront inutilisables pour la fête.

ARAVA : Les deux branches de saule doivent mesurer au minimum 30 cms chacune. L’extrémité ne doit pas être coupée et les feuilles en bon état et pas sèches.

Cependant, certaines années il y a une maladie qui se propage parmi les saules qui se nomme “la rouille” et toutes les feuilles sont piquetées de brun.

En ce cas, il est impossible d’obtenir dans une même région des saules non contaminés et les saules “tachetés” sont, alors admis.

Pour lier le bouquet il est possible d’utiliser soit de petits étuis en feuilles de palmier tressées (selon les avis) soit simplement des fils ou de fins liens. En plaçant le loulav devant soi, les branches de myrte sont placées à droite et celles de saule à gauche.

Certains placent les branches de myrte une au-dessus du loulav, une sur le côté à droite et une au-dessous.

Pour conserver les 4 espèces en bon état, on préparera deux torchons dont un sera humidifié mais pas trop mouillé pour que les feuilles ne pourrissent pas et l’autre sera sec.

Le bouquet sera roulé dans le torchon humide et recouvert du second puis, une fois rentré à domicile, on ôtera le loulav et on placera les branches de myrte et de saule au-dessus du tiroir des légumes dans le réfrigérateur. En cas de dessiccation il faudra veiller au remplacement des branchages.

Le loulav sera plongé dans un vase plein d’eau.

Avant de procéder à la bénédiction du loulav il faudra saisir le bouquet complet dans la main droite et l’étrog dans la main gauche en ayant soin de le renverser avant de prononcer la bénédiction pour qu’il n’y ait pas d’interruption entre la fin de la berakha à laquelle est ajoutée la bénédiction de shé’héhéyanou et le fait de “balancer” les 4 espèces.

ברוך אתה ה’ אלוקינו מלך העולם אשר קידשנו במצוותיו וציוונו על נטילת לולב
ברוך אתה ה’ אלוקינו מלך העולם שהחיינו וקיימנו והגיענו לזמן הזה.

Baroukh Ata Ado-nay Elo’hé-nou melekh ‘haôlam asher kidéshanou bemitsvotav vetsivanou âl nétilat loulav. Baroukh Ata Ado-nay Elo-‘hénou melekh ‘haôlam shé’héhéyanou vékiyémanou vé’higuiânou lazeman ‘hazé.

Béni sois-Tu Éternel notre D. Roi de l’Univers qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de prendre le loulav Béni sois-Tu Eternel notre D, Roi de l’Univers qui nous a fait vivre et nous a maintenus en vie et nous a fait arriver à ce temps-ci.

Après ceci, on retourne le cédrat de manière à ce que le pédoncule soit en bas et le pitoum vers le haut et on commence à balancer dans l’ordre suivant (6 directions) on se place face à l’orient et on agite le bouquet trois fois dans cette direction puis on le ramène vers soi et on répète cette opération vers le sud, puis vers l’ouest, puis vers le nord puis toujours en agitant trois fois vers le haut puis trois fois vers le bas. Les coutumes ne sont pas toujours les mêmes certains privilégient d’autres directions et certains inclinent le bouquet sans bouger.

Les plantes ont plusieurs symboliques :
ETROG : ce fruit est issu du cédratier dont les feuilles et les fleurs sont odoriférantes. Le fruit par lui-même est odorant et l’on pourra – après la fête donc après l’usage fait du bouquet – respirer le parfum du fruit et réciter à ce propos la bénédiction se terminant par : הנותן ריח טוב בפירות ‘hanotene réah tov beféroth – qui donne aux fruits une bonne odeur.

De même, on ne goûtera pas le cédrat pendant la fête. Le cédrat symbolise l’homme qui étudie et fait de bonnes actions c’est-à-dire quelqu’un qui est odoriférant et savoureux.

Sur le plan du corps humain, le cédrat a un peu la forme du cœur.
Il est rapporté au Patriarche Abraham et à la Matri arche Sara.

LOULAV : Il provient du dattier qui donne des fruits sans odeur mais savoureux comme un homme qui n’étudierait que très peu mais dont les actions sont si belles.

Le loulav représente la colonne vertébrale. Isaac qui symbolise à la fois la rigueur/justice et le don de soi par le sacrifice, est aussi représenté par le loulav. Rivka est douce comme le miel ou comme la datte.

HADASS : Une plante odoriférante mais ne donnant pas de fruit comme quelqu’un qui étudie et ne fait pas de bonnes actions. Les feuilles rondes représentent les yeux. Représente Jacob à cause du nombre de ses descendants et Léa pour la même bonne raison.

ARAVA : sans parfum et sans fruits, la ârava symbolise les lèvres promptes à parler et parfois sans raison, et s’apparente à quelqu’un qui n’étudie pas et ne fait pas de bonnes actions. La ârava est comme Joseph qui mourut avant ses frères et comme Rahel sa mère.

En unissant en un bouquet ces quatre espèces et en les agitant dans les quatre directions plus en haut et en bas, nous exprimons notre volonté d’unir les quatre genres d’hommes aux quatre éléments et aux quatre directions du monde et d’unir dans un même mouvement les sphères intermédiaires aux sphères supérieures et inférieures auquel l’homme est soumis.

Caroline ElishévaRebouh

Comment un fruit chinois est devenu un symbole de Souccot

(Source : JForum)

Attaque en plein défilé iranien : 29 Pasdaran tués, 54 blessés©

https://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/09/Iran242_659_439.jpg______________________________________________________

Les soldats iraniens défilent lors du défilé militaire annuel marquant l’anniversaire du début de la guerre entre l’Iran et l’Irak en 1980-1988. (Photo: AFP / Archive)

Iran Ahvaz

Un groupe arabe anti-régime chiite, la résistance nationale d’Ahvaz, est responsable de l’attaque de samedi contre un défilé militaire à Ahvaz, une ville du sud-ouest de l’Iran, a déclaré un de ses porte-parole à Reuters.

Yaghub Hur Totsari, porte-parole de l’un des deux groupes qui s’identifient comme le mouvement de lutte arabe pour la libération d’Ahvaz, a déclaré que la résistance nationale d’Ahvaz, une organisation de coordination de tous les mouvements armés, était derrière l’attaque mais n’a pas précisé quel groupe.

Totsari a identifié l’un des assaillants par les initiales AM, sans élaborer.

Un porte-parole militaire iranien a déclaré vendredi que des hommes armés responsables de l’attaque militaire avaient été entraînés par deux Etats arabes du Golfe et avaient des liens avec les Etats-Unis et Israël.

“Ces terroristes … ont été entraînés et organisés par deux pays du Golfe”, a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi à l’agence de presse officielle IRNA.

“Ils ne sont pas originaires de Daech (Etat islamique) ou d’autres groupes qui combattent (le système islamique iranien) … mais ils sont liés aux Etats-Unis et au Mossad (agence israélienne de renseignement)”.

Un groupe armé attaque un défilé militaire à Ahvaz en Iran : d’après la télévision d’Etat

Personnes fuyant les lieux de l'attaque

Personnes fuyant les lieux de l’attaque

ERBIL (Kurdistan 24) – Des hommes armés inconnus [sans doute des rebelles arabes de l’Ahvaz opposés au régime chiite] ont ouvert le feu samedi lors d’un défilé militaire à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, tuant et blessant plusieurs personnes, a rapporté la télévision d’Etat.

Les médias locaux ont déclaré qu’au moins 29 membres des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont été tués, tandis que l’Agence de presse de la République islamique d’Iran (IRNA) a signalé que 54 personnes ont été blessées.

Des rapports initiaux parlaient de cinq hommes armés sortant de derrière le stand d’honneur. L’agence de presse semi-officielle Fars, proche de la garde révolutionnaire d’élite, a déclaré que quatre hommes armés à moto portant des uniformes kaki de l’armée perse avaient mené l’attaque, en pulvérisant les gardes en train de défiler et en tentant d’attaquer des officiels sur le podium, avant de s’échapper. Deux des assaillants auraient été tués, selon l’agence de presse de l’organisme étudiant ISNA.

Des soldats iraniens blessés ont été évacués des lieux de l'attaque

Des soldats iraniens blessés ont été évacués des lieux de l’attaque

https://images1.ynet.co.il/PicServer5/2018/09/22/8783898/878389329951867640360no.jpg

Quatre terroristes ont mené l’attaque et deux d’entre eux ont été tués, selon l’agence de presse des étudiants iraniens (ISNA).

L’attaque s’est déroulée sur le Boulevard Quds d’Ahvaz (ou “Boulevard de Jérusalem”)

Le moment où l’attaque commence apparaît dans le post des réseaux sociaux ci-dessous. Au début, les personnes présentes semblent penser que les coups de feu pourraient faire partie de la cérémonie, mais se rendent compte rapidement qu’il s’agit d’une attaque hostile et elles commencent immédiatement à se dégager des lieux.

Par ailleurs, le porte-parole de la garde, le général Ramazan Sharif, a déclaré à ISNA qu’un groupe séparatiste arabe avait mené l’attaque sans donner plus de détails.

Cependant, ces groupes n’avaient auparavant attaqué des oléoducs non surveillés que la nuit.

Le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que l’Iran répondrait “rapidement et de manière décisive” aux agents d’un régime étranger responsable.

“Des terroristes recrutés, entraînés, armés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz”, a tweeté Zarif. “L’Iran répondra rapidement et de manière décisive à la défense des vies iraniennes”.

Suite de l'attaque

Suite de l’attaque

L’Iran organisait des défilés similaires dans plusieurs villes, dont la capitale Téhéran et le port de Bandar Abbas, dans le golfe.

L’agence de presse semi-officielle Mehr a indiqué que d’autres tirs avaient éclaté alors que certains des attaquants qui avaient réussi à s’enfuir étaient poursuivis.

L’ISNA a déclaré qu’un porte-parole anonyme des Gardiens de la Révolution avait accusé les nationalistes arabes soutenus par l’Arabie Saoudite de l’attaque.

Les tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite se sont intensifiées ces dernières années, les deux pays soutenant des camps opposés dans des guerres en Syrie et au Yémen et des partis politiques rivaux en Irak et au Liban.

 (Photo: AP)

(Photo: AP)

Ahvaz est la capitale de la province du Khuzestan, riche en pétrole, qui a connu des attaques contre des oléoducs, lancées par des séparatistes arabes.

Vendredi, le CGRI et l’armée iranienne ont également organisé un exercice militaire aérien conjoint dans le Golfe, où les Etats-Unis maintiennent une flotte pour protéger les voies maritimes de transport du pétrole, comme l’a rapporté Reuters.

Photo de fichier des avions iraniens

L’exercice impliquait des avions de combat de l’armée et des gardiens de la révolution, dont des avions de fabrication américaine F-4, des Mirage français et des avions russes Sukhoi-22, au-dessus des eaux de la mer d’Oman.

“En plus d’une démonstration de force, cette cérémonie est un message de paix et d’amitié pour les pays amis et voisins”, a déclaré le colonel Yousef Safipour, commandant adjoint de l’armée pour les relations publiques, selon IRNA.

L’Iran a récemment déclaré qu’il était en mesure de lancer des opérations militaires dans le Golfe pour empêcher les exportations de pétrole en représailles à des sanctions américaines visant à limiter sévèrement ses exportations de pétrole.

“Et si les ennemis et les puissances arrogantes jettent seulement un œil sur les frontières et les terres de l’Iran islamique, ils recevront une réplique écrasante en une fraction de seconde.”

L’Iran est également confronté à des attaques qui s’intensifient dans ses provinces à majorité kurde (Rojhilat) et le long de sa frontière occidentale avec la région du Kurdistan, où opèrent des groupes d’opposition kurdes.

Montage par John J. Catherine

Mis à jour
Adaptation: Marc Brzustowski
———————————–

L’Iran ferme deux postes de passage à la frontière irakienne après l’attaque du défilé militaire à Ahvaz

L'Iran ferme deux portes à la frontière irakienne après l'attaque du défilé militaire à Ahvaz

C’est la deuxième fois en septembre que l’Iran a fermé au moins l’une de ses frontières avec l’Irak à la suite d’un incident de sécurité. (Photo: Archive)

ERBIL (Kurdistan 24) – L’Iran a fermé deux points de passage avec l’Irak voisin après l’ attaque armée lors d’un défilé militaire dans le sud-ouest de l’Iran, ont indiqué samedi des responsables irakiens du passage de la frontière.

Les médias locaux ont déclaré qu’au moins 11 membres des Gardiens de la révolution islamiques (CGIR) ont été tués dans l’incident, tandis que l’Agence de presse de la République islamique d’Iran (IRNA) a signalé que 30 personnes avaient été blessées.

Le porte-parole des points de passage de la frontière irakienne, Aladdin al-Qaisi, a déclaré dans un communiqué parvenu 0 Kurdistan 24 que les passages de la frontière entre Al-Shaib et Shalamcheh étaient fermées aux passagers et au commerce.

C’est la deuxième fois en septembre que l’Iran a fermé au moins l’une de ses frontières avec l’Irak à la suite d’un incident de sécurité. Plus tôt au début de ce mois, il a fermé son côté du passage frontalier de Shalamcheh, qui jouxte la province de Basra, après que des manifestants ont brûlé le consulat iranien à Bassorah (voir : L’Irak chiite implose en pleine face de l’Iran occupant la Syrie©)

.

kurdistan24.net

Attaque en plein défilé iranien : 29 Pasdaran tués, 54 blessés©

(Source : JForum)

Hapsatou Sy : l’exemple de Cat Stevens

https://i.skyrock.net/6356/16446356/pics/447590250_small.jpg______________________________________________________

Vidéo : Cat Stevens – Morning has broken

_____________________________________________________

Ce nom ne dira pas grand-chose aux plus jeunes, mais il faut savoir que Cat Stevens était une immense star de la chanson dans les années 70. Né à Londres, son père était d’origine grecque, sa mère anglaise. Au firmament de sa gloire, Cat Stevens a été séduit par cette belle religion qu’est la religion musulmane, l’islam.

Il a tout quitté, il est devenu musulman et il a changé de nom. Il est devenu Yusuf Islam. Il s’est totalement assimilé dans ce nouveau peuple qui l’accueillait et c’est probablement par respect pour cet accueil et par désir de montrer son implication qu’il a adopté un nom arabe.

Sans, pour autant, renoncer à son identité propre.

Au fil des années, il s’est rendu compte qu’il faisait fausse route et que cette magnifique religion était, en fait, détournée et devenue un instrument politique de soumission, de haine et de mort. Alors, il est redevenu Cat Stevens. A-t-il renié son passage dans le monde musulman ?

Que nenni, il se produit désormais sous le nom de Yusuf Cat Stevens pour montrer qu’il ne renie rien, et il a encore plus de talent.

Si Hapsatou Sy avait deux sous d’intelligence, elle aurait remercié Éric Zemmour de l’inciter à se prénommer Corinne pour attester de son profond désir d’assimilation à la France, à ses valeurs, à son histoire. Et respecter ainsi l’accueil qui lui est fait. Cette hystérie autour de cette affaire montre à l’évidence que l’on subit, en France, une forme grave de « colonisation à l’envers » en victimes consentantes. C’est d’autant plus idiot que c’est un match nécessairement « perdant/perdant ».

Alors, écoutons plutôt tous ensemble cette magnifique chanson de Yusuf Cat Stevens How Can I Tell You That I Love You

Comment puis-je te dire que je t’aime ?

Ma France.

Patrick Robert

(Source : Boulevard Voltaire)