Archives de Catégorie: ERETS ISRAËL AU COEUR (Israël et Jérusalem dans la littérature française)

Le Caveau des Patriarches filmé depuis 1913

 

Pour faire taire tous les menteurs et suiveurs ennemis d’Israel qui  veulent ignorer son histoire et celle du peuple juif, HEBRON EST UNE VILLE EN TOUS POINTS JUIVE ! LES MUSULMANS NE FONT QUE SQUATTER LA REGION COMME ILS LE FONT PARTOUT AILLEURS DANS LE MONDE. ‘HAI  ISRAEL ‘HAI !’ louyehi
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Ce document, avec des images d’archive de 1913 à nos jours, met en relief les liens profonds qui unissent le peuple juif au caveau des Patriarches à Hébron. La joie de ‘Hanouka sur les lieux en témoigne encore aujourd’hui. Le 21 octobre 2015 l’Unesco votait une résolution déniant le lien des juifs avec le caveau des Patriarche (et le tombeau de Rachel).

Voir la video : Le Caveau des Patriarches filmé depuis 1913

(Source : Univers Torah)

 

Vidéo : réponse aux infamies ONUsiennes

Vidéo publiée par Latma pour Pessah, mais parfaitement d’actualité.

Vidéo : réponse aux infamies ONUsiennes

 

Gally – JSSNews

(Source : JSS NEWS)

Des patriotes belges déversent du fumier chez l’ancien maire socialiste de Molenbeerk

Des patriotes belges déversent du fumier chez l’ancien maire socialiste de Molenbeek

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Du fumier a été déversé samedi dernier devant le domicile de l’ancien vice-président du parti  socialiste belge, Philippe Moureaux, qui a dirigé pendant 20 ans la commune bruxelloise de Molenbeek, devenue un fief de l’islamisme et une pépinière de djhadistes.

Cette action, menée par un mouvement nationaliste belge, « Nation », est sans nul doute la seule action dont les Belges peuvent s’enorgueillir dans la lutte contre le « terrorisme » qui s’abat actuellement le pays.

Complétement paralysée pendant 4 jours par la grâce d’un seul homme, Salah Abdeslam, l’un des auteurs présumés des tueries de Paris, la Belgique a été brusquement secouée mardi par un article d’un parlementaire flamand, Karl Vanlouwe, qui osé déclarer que Bruxelles était devenue « une base arrière de la barbarie islamique ».

« Vingt ans de laxisme du PS et d’islamo-socialisme nous ont conduits où nous en sommes, avec Bruxelles comme base arrière de la barbarie islamique », souligne l’auteur, un membre du parti autonomiste flamand N-VA, un parti de la majorité gouvernementale fédérale.

Ce fut l’horreur. La stupeur générale. L’effroi qui glace le sang dans les veines. Le mot tabou, le mot qui terrorise, le mot qui blesse avait été prononcé : islam.

Il y eut spontanément une levée de boucliers pour crier au scandale. De partout, on crie à l’indécence et à la gravité de tels propos qui mettent l’avenir du pays en jeu. L’unité nationale est brisée, se lamente le journal « Le Soir ». L’unité a volé en éclats, se désole « La Libre Belgique ». Partout, c’est le même cri de douleur, les mêmes lamentations, les mêmes jérémiades et les mêmes pleurnicheries.

Le pays affichait une magnifique unité nationale face à la menace (de qui, de quoi ?) et à l’état d’alerte maximale décrété à Bruxelles et voilà qu’à cause de ce sénateur flamand, cette unité est sérieusement remise en cause, pratiquement éclatée, brisée, torpillée. Carrément morte.

Le pays se redressera-t-il jamais de cette infamie, de cette agression caractérisée ?

L’unité du pays est remise en question non parce que le parlementaire flamand s’est attaqué au parti socialiste dont la compromission avec l’islam et l’islamisme n’est plus un secret pour personne (socialisme et islamisme vont bras dessus, bras dessous en se frottant le popotin depuis longtemps en Europe), mais parce qu’il a évoqué l’islam. Pire, il a parlé de « barbarie islamique ». Or, l’unité de la Belgique moderne est fondée sur l’escamotage et l’occultation de la présence islamique dans le pays. Prononcer ce mot, c’est remuer dans la mare. C’est réveiller les démons qui hantent la Belgique.

Moureaux 2

 

La nation belge se terre pendant 4 jours parce qu’un islamiste, un seul, risque de débarquer avec de mauvaises intentions. Puis elle se soulève comme un seul homme prêt à lyncher l’insolent qui a osé prononcer le mot « islam ».

Ainsi va la nation belge. Ainsi vont la plupart des nations européennes d’aujourd’hui.

Que se passera-t-il demain quand Salah se transformera en Saladin et pointera à l’entrée de Bruxelles, du côté de l’Atomium, avec une armée de milliers de soldats ?

Les militants de « Nation » ne devaient pas se limiter à déverser du fumier devant la résidence du socialiste Philippe Moureaux, fossoyeur de l’identité belge. Du fumier, il en faut partout en Belgique.

La stupidité est à tous les niveaux. La Fondation Roi Baudouin, qui vise à améliorer les conditions de vie de la population, tant sur les plans économique, social et culturel que scientifique, a décidé de s’investir dans la lutte contre la radicalisation islamiste en « répondant aux besoins psychologiques des familles concernées par la radicalisation ou le départ en Syrie d’un de leurs membres » (Valls fait des émules en Belgique…).

Elle va dégager une centaine de milliers d’euros pour la mise en place de groupes de paroles de mères, d’outils pédagogiques, de séances de sensibilisation…

Lire la suite : Des patriotes belges déversent du fumier chez l’ancien maire socialiste de Molenbeek

(Source : Riposte laïque)

 

PAGE D’ACCUEIL Bienvenue sur le blog louyehi

En ces temps difficiles où nous sommes plongés, je voulais offrir un peu d’espoir à tous, qu’ils soient Juifs ou non, et en particulier à ceux dans le monde qui sont éprouvés dans leur être, dans leur chair, par toutes les atrocités perpétrées à l’aube de ce XXIe siècle, qui s’avère être un siècle de profondes ténèbres. Car l’espoir est universel et ne doit jamais nous quitter quoi qu’il advienne, d’où le nom de ce blog, « louyehi ». Puissent vos souhaits visant à améliorer votre propre vie et celle de toute l’humanité se réaliser !

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Voici la traduction de la chanson Noami Shemer, interprétée ici par elle-même. Cette artiste auteur et interprète (1931-2004) était l’une des auteurs-compositeurs les plus importants d’Israël. Elle possédait un sens inné pour la poésie, l’écriture, la composition, mais également pour mettre en musique les textes d’autrui ou encore adapter en hébreu certaines chansons étrangères. :

Puisse cela être

Il y a encore une voile blanche à l’horizon
Face au lourd nuage noir.
Que tout ce que nous implorons se réalise (Kol shè nevaqèsh lu yehi)
Et si le soir au travers des fenêtres
La lumière des bougies de la fête tremble,
Que tout ce que nous implorons se réalise
Que cela soit, que cela soit, de grâce que cela soit.
Que tout ce que nous implorons se réalise
Quelles réponses ouïs-je ?
Le son du shofar et le son des tambourins.
Que tout ce que nous implorons se réalise.
Que soit aussi entendue parmi eux
Une prière de ma bouche.
Que tout ce que nous implorons se réalise.
Si le messager se tient à la porte
Mets une parole bienveillante dans sa bouche.
Que tout ce que nous implorons se réalise.
Si ton être demande à ne mourir
Qu’après la floraison et après la moisson,
Que tout ce que nous implorons se réalise.
Au sein d’un petit quartier perdu
Une petite maison au toit rouge
Que tout ce que nous implorons se réalise.
C’est la fin de l’été, la fin du chemin.
Permets-leur de revenir ici.
Que tout ce que nous implorons se réalise.
Et si soudain des ténèbres éclate
Sur nos têtes la lumière d’une étoile,
Que tout ce que nous implorons se réalise.
Donne alors la sérénité et aussi la force
À tous ceux que nous aimons.
Que tout ce que nous implorons se réalise.

[Source :  Lu Yehi Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ]

Lu Yehi , Naomi Shemer – לוּ יְהִי נעמי שמר

« Tout ce qui est nécessaire pour que le mal triomphe est que les hommes bons ne fassent rien »

(Edmund Burke)

« On sait toujours ce que les autres sont pour nous, mais on ne sait jamais ce que nous sommes pour les autres« . (Philippe Claudel – 1962-)———————————————————————————————-

Une réponse à Bienvenue à tous sur le blog louyehi

  1. La deuxieme photo me semble connue !!!
    Sarah

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Le jour de la libération de Guilad, tant espéré par Israël et par tout le peuple juif est enfin arrivé ! Qu’Hachem soit béni – Ken yehi ratson !

La photo qui figurait sous chaque édition de notre rubrique L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR est, grâce à D.ieu, obsolète ! Guilad est désormais libre !

101_9493Guilad croupit dans les geôles palestiniennes depuis … jours

GRÂCE A D.IEU, GUILAD EST ENFIN LIBERE DE SES CHAÎNES !

25 juin 2006 -18 octobre 2011 (après 5 ans de captivité Guilad est enfin libre comme l’air !!!)

  D.ieu soit loué ! Guilad est bien vivant !!

  Tout un peuple a prié pendant 5 ans pour que son enfant soit libéré. Hachem a entendu l’ appel de Son peuple et a permis que Guilad soit libéré ! Ce n’est pas le fait de la politique, mais du Ciel, qui ouvre toutes grandes ses portes devant les larmes de ceux qui sont sincères ! Le peuple juif, Israël méritait bien cette libération, même si elle fait polémique, car un enfant a retrouvé ses parents et sa famille et c’est une grande mitsva  !

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« Ce qu’il y a de mieux dans ce monde, de plus beau, de plus excitant, ce sont les commencements. L’enfance et les matins ont la splendeur des choses neuves. L’existence est souvent terne. Naître est toujours un bonheur« . Jean Lefèvre comte d’Ormesson (1925- )

L’image de Guilad, désormais libre, rendu à la vie, sera donc remplacée par celle  de ce tout petit enfant israélien qui se nomme Or Israel, lumière d’Israël et qui représente l’avenir du peuple israélien, beau et rayonnant de bonté et de droiture. La nation israélienne peut être fière d’enfanter de tels enfants qui feront à leur tour ce que leurs aînés ont fait : Etudier la Torah, honorer notre Créateur et se battre pour leur terre, tout en enseignant l’idée qu’il y a un dieu unique pour tous les habitants de la terre et cherchant la paix pour ce magnifique pays, pépinière de tsadiqim (justes),  peuple de prêtres choisi par D.ieu pour toutes ces raisons.

Juifs, ne croyez pas les myriades de menteurs et de dépravés qui vous calomnient,  mais soyez fiers d’être de ce peuple, soyez fiers d’Israël et défendez votre pays, toujours !

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR – nouvelle présentation

Camerounais Main Dans La Main   orisrael170907-4     Camerounais Main Dans La Main

Formons un monde meilleur, parce que chacun peut l’améliorer

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                                            ESPOIR  A  JERUSALEM

                      Dans le jardin en fleurs au soleil du printemps

                           Ce matin, l’enfant, radieux et tranquille

                      Sous ses boucles brunes joue dans les jonquilles.

                             On croirait un ange venu du firmament.

                             A ses côtés, l’oiseau blanc, serein s’est posé.

                    Dans sa main grande ouverte, en un mouvement lent

                         L’enfant charmé alors un grain de blé lui tend.

                              En battant des ailes, l’oiseau apprivoisé

                                 Se pose sur sa main et le grain picore

                           Tout simplement, comme sur une mangeoire.

                             Vois-tu, garçonnet, l’oiseau couleur ivoire,

                                 C’est un émissaire de paix qui encore

                             Espère auprès de toi se ressourcer ce jour,

                                  Car tu es toute tendresse et innocence

                               En ce pays dans la guerre en permanence.

                             La colombe, comme toi, peut porter l’amour.

Paysages d’Israël, du nord au sud, mai 2011

Israël prépare Yom Haatsmaout. L’autoroute est décorée de milliers de petits drapeaux bleu et blanc.

La nuit tombe sur Jérusalem, qui teinte son ciel de couleurs douces et tendres

Beer Sheva, capitale du Neguev  (déjà ville principale du Néguev dans l’Antiquité),  est liée à l’histoire des Patriarches de la Bible. Le nom « Béershéva » provient du mot hébraïque shevoua (serment) ou shiva (sept). Selon la tradition, Béershéva serait la cité des sept puits. On sait qu’Abraham, Isaac et Jacob passeront par Beershéva et invoqueront le « D.ieu Un ».

Quelques oliviers au bord du chemin…

Plus loin, des roses trémières dominent et apportent une note colorée  dans le paysage.

Nous arrivons dans la région du Carmel où la forêt a brûlé il y a quelques mois

Le paysage n’est encore que désolation, mais le KKL va restaurer le paysage.

Un peu plus loin, ce sont le bleu et les différents tons de vert  qui  dominent

Du haut de la colline,  petit village druze d’Ousfia, où nous avons déjeuné, nous apercevons, sur la gauche, la mer et le port d’Akko.

Sur la route de Tibériade, nous longeons une haie fleurie

La journée de Yom Haatsmaout se termine sur les bord du lac Kinneret, à 220 mètre au-dessous du niveau de la mer. Ci-dessous, dans la partie en haut à gauche, ces collines sont jordaniennes.

Ici, nous sommes à la frontière syrienne

Un grenadier a trouvé sa place dans le paysage

Paysage en apparence serein, mais au premier plan, côté syrien, un champ de mines (en bas à gauche de l’image, des repaires oranges)

Frontière libanaise :  village libanais  vu depuis les hauteurs de  Misgav Âm

 

Voici des fleurs multicolores à profusion

 

Des bassins pour la pisciculture

 

Parc municipal à Richon Létsion. Dans cette ville, le drapeau israélien sous sa forme actuelle a été hissé pour la première fois en 1885.


Eretz Yisrael n’est-il pas magnifique ? Rien de ce qu’on raconte dans les médias occidentaux n’est vrai. Et même si aucune publicité n’est faite en France et dans  le reste de l’Europe pour cette destination, sur ce blog, nous en faisons !!! Se promener dans le pays des Hébreux est un vrai bonheur. Les gens ici vivent paisiblement et respirent la joie de vivre.

Dans ce pays minuscule comme un mouchoir de poche, le paysage est si varié qu’on pourrait croire visiter plusieurs pays différents, puisque montagne,  collines, vallons et  prés verdoyants côtoient le désert aride (d’ailleurs en train de refleurir) et le bord de mer aux plages dorées, propres et bien agencées. C’est un pays multiple au passé si riche qu’on pourrait en parler pendant des heures, mais son présent n’est pas moins intéressant puisqu’Israël se situe en tête des pays modernes, dynamiques et leader dans maints domaines.

Israël est une destination de rêve pour les touristes. Essayez,  si vous n’y êtes pas encore allé. Cela en vaut la peine. Vous y découvrirez des merveilles et ne le regretterez pas ! Et en plus, le soleil est garanti !!

Sur les traces des batailles d’Israël : La revue des disparus : Poème dédié à nos soldats après la guerre de Kippour

LA TERRE DU ROI N’APPARTIENT QU’AU ROI

De tout temps spoliée par les peuples colons,

Occupée et opprimée par maintes nations,

Israël souffre depuis des millénaire ;

De résistance cependant légendaire !

A présent, un groupe se dit « palestinien »

Et veut de ce pays ne faire que le sien.

Par le soutien du monde, il se sent si fort !

Mais quand bien même il est soutenu, il a tort.

Et les « rois du pétrole » n’en n’ont pas voulu,

Les pays riverains n’en veulent pas non plus.

¨Par les leurs rejetés, qui ne veulent pas d’eux,

Pourquoi menacer, tuer ? Le crime est hideux.

Hier cette terre ne t’intéressait pas,

Aujourd’hui t’inventes des racines là-bas !

Mentir ne sert à rien. Toujours la vérité

Finit par triompher, éternelle clarté.

Rappelle-toi, ton vrai pays, c’est l’Arabie.

Pourquoi donc vouloir prendre Israël aujourd’hui ?

Oui, pourquoi ceux qui de tout temps ont vécu là

Devraient te céder leur pays, pourquoi cela ?

Hachem n’a légué Sa terre qu’aux seuls Hébreux

Et même si cela ne te rend pas heureux,

Ne peut t’être donné ou vendue pour toujours

Au D.ieu Un seul elle appartient, pour Son séjour.

Il ne te sert à rien en vain de t’épuiser

A vouloir à tout prix l’annexer, la raser.

C’est vrai, la Terre du Roi n’appartient qu’au Roi

Et Il ne l’a donnée qu’au peuple de son choix.

Maryse

 

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ERETS ISRAEL AU COEUR (Qui dénoncera enfin clairement la vraie colonisation, celle des Arabes en Judée-Samarie ?)

samarie SEBQ © 1999 paysage de Samarie

Les Juifs n’ont cessé d’être spoliés de leurs terres, à commencer par la Jordanie, pays qui s’est ni plus ni moins construit « sur le dos des Juifs », où leur histoire a marqué son sol d’une empreinte indélébile. Entre le mensonge de l’« occupation juive », qui est en réalité une colonisation arabe de la terre d’Israël et les mensonges des responsables « palestiniens », Israël a fort à faire . Les « Palestiniens »  inventent des attaches soi-disant anciennes de leurs populations à la terre des Hébreux, dont ils n’ont jamais su prendre soin lorsqu’ils en ont été les occupants temporaires, les Juifs ayant été chassés de chez eux à diverses reprises dans le cours de l’histoire. Ces mêmes responsables « palestiniens » ont entrepris le grand lavage des cerveaux, non seulement de leurs populations, pour faire croire au monde entier (si peu regardant quant à l’histoire) qu’ils sont implantés là depuis des siècles.

Alors, quand les dirigeants du monde, qui savent pertinemment que le « peuple palestinien » n’est que pure  invention, un mythe, et qu’il n’a aucune consistance réelle, vont-ils cesser de soutenir lâchement cette monumentale imposture qui arrange bien tout le monde ? Tout cela n’est bien sûr que du vent, du mensonge, ce qui est la même chose,  n’a pas conséquent aucune consistance et ne peut que retomber, comme le vent retombe après la tempête.

Quand les journalistes vont-ils enfin cesser d’utiliser des termes qu’ils savent parfaitement impropres ? Quand vont-ils cesser d’ânonner des phrases toutes faites qui stigmatisent Israël aux yeux du public et condamnent ce pays à être irrémédiablement considéré comme illégitime alors qu’il n’en est rien ?

Quand va-t-on cesser de faire semblant de croire que lesdits « Palestiniens » veulent faire la paix ! Vaste rigolade ! Aucun homme politique ne l’admettra, mais chacun sait parfaitement, qu’au fond, ce que veulent les dirigeants « Palestiniens », ce n’est pas tant donner un « chez soi » à ses populations tenues, à dessein,  dans l’obscurantisme, que d’anéantir un peuple haï pour ce qu’il est, et pour tout ce qu’eux-mêmes ne sont pas et ne peuvent être de par leur essence même, à savoir : un peuple recherchant la paix, mais pas à n’importe quel prix, ne cherchant jamais à conquérir, mais seulement à se défendre, noble, franc, droit, sincère et aimant la paix. En somme, tout le contraire de ses adversaires acharnés que sont les états arabes. Le peuple d’Israël se situe donc  aux antipodes du peuple d’Ismaël, mais personne ne veut le reconnaître.

Jew versus Arab Propaganda

https://i2.wp.com/www.mythsandfacts.org/conflict/mandate_for_palestine/1920-mandate_for_palestine.jpg

Carte du « Foyer national juif » promis en 1917 lors de la déclaration Balfour approuvée par la Société Des Nations en 1920

Israël déjà réduite à une « peau de chagrin » en 1922

Le Territoire du Foyer National Juif a été réduit de 77 % pour créer la Transjordanie, ou la Palestine Arabe, aujourd’hui la Jordanie.

https://i1.wp.com/vroum52.com/afriquegeo.img/jordanie_c.jpg Carte de Jordanie

Ainsi, même si cela dérange ceux qui s’obstinent à appeler cette région « Cisjordanie », il n’en reste pas moins que la Judée-Samarie n’appartient qu’eux seuls Israéliens, et ce, de plein droit. Sur son blog « Le monde à l’endroit », Alain Legaret nous dit d’ailleurs que « la si célèbre Cisjordanie n’existe pas. C’est un terme très récent, inventé après la création de l’Etat d’Israël afin de masquer l’évidence du lien du peuple juif avec cette terre, dont le nom a toujours été Judée-Samarie. L’appellation Cisjordanie est apparue après 1948 et s’emploie à « gommer » le nom historique de la région. C’est du révisionnisme. Le problème du Moyen Orient n’est pas un problème de territoires, mais un problème de territoire, de tout le territoire. Depuis 1948, les Arabes ont toujours eu le même but. Ils sont pour le partage: la terre pour les Arabes, la mer pour les Juifs. Point. Tout autre partage accepté par eux ne sera qu’une étape pour se rapprocher du but. Et en réalité, ils se fichent complètement de ces territoires: ils ne veulent cette terre uniquement pour que les Juifs ne l’aient pas. »

"Rendez-vous donc sur les montagnes de Samarie, et regardez. Que de désordres, que de violences! (Am 3,9) Paysage de Samarie

https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Valley_of_Elah-Med_woodland.jpg Paysages de Judée

https://i2.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/08/Judea_2_by_David_Shankbone.jpg

(A suivre…)

ERETS ISRAËL AU COEUR (« Lire » la Torah dans les paysages d’Israël)

Le lac Kinneret

Tiberiade-sat.jpg
En 1848,  le géologue américain W. F. Lynch escalada la pente de l’Hermon jusqu’au petit village de Baniyas, où il découvrit, parmi d’autres vestiges des temps révolus, des débris et colonnes et une grotte à demi obstruée par des éboulis d’où coulait un filet d’eau claire : l’une des trois sources du Jourdain que les Arabes appellent « grand fleuve ». Il s’agissait de l’emplacement de l’ancien Panéion, où Hérode fit construire en l’honneur d’Auguste un temple consacré au culte de Pan. Des niches en forme de coquille sont taillées dans le roc de la caverne du Jourdain. On y lit encore nettement une inscription grecque signifiant « prêtre de Pan », car, du temps du Christ, on vénérait là le dieu grec des bergers. A 5 kilomètres à peine à l’ouest de la source se trouvait la Dan biblique, localité souvent citée comme le lieu le plus septentrional du pays. Là aussi, une source d’eau claire jaillit de la pente sud de l’Hermon. Une troisième descend d’une vallée située un peu plus haut, à 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. A l’endroit où il se jette dans le petit lac Houleh (ou Mérom) qu’il traverse, le Jourdain n’est plus qu’à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, puis il descend en pente assez raide la quinzaine de kilomètres qui le séparent du lac de Génézareth (ou Kinérète), aussi appelé Tibériade. Depuis sa source jusque-là, c’est-à-dire sur 40 km seulement, la différence du niveau excède 700 mètres.
La baisse du niveau d’eau de la mer Morte
Le Jourdain
Le JOURDAIN, le fleuve Sacré du Moyen-Orient, meurt
Châteaubriand écrit à propos du fleuve Jourdain :

Je voulais voir le Jourdain à l’endroit où il se jette dans le lac, point essentiel qui n’a encore été reconnu que par Hasselquist. Mais les Arabes refusèrent de m’y conduire, parce que le fleuve, à  une lieue environ de son embouchure, fait un détour sur la gauche et se rapproche de la montagne d’Arabie. Il fallut donc me contenter de marcher vers la courbure du fleuve la plus rapprochée de nous. Nous levâmes le camp et cheminâmes pendant une heure et demie avec une peine excessive dans une arène blanche et fine. Nous avancions vers un petit bois d’arbres de baumes et de tamarins, qu’à mon grand étonnement, je voyais s’élever du milieu d’un sol stérile. Tout à coup, les Bethléémites s’arrêtèrent et me montrèrent de la main, du fond d’une ravine, quelque chose que je n’avais pas aperçu. Sans pouvoir dire ce que c’était, j’entrevoyais comme une espèce de sable en mouvement sur l’immobilité du sol. Je m’approchai de ce singulier objet, et je vis un fleuve jaune que j’avais peine à distinguer dans l’arène de ses deux rives. Il était profondément encaissé, et roulait avec lenteur une onde épaissie : c’était le Jourdain (dans un lit de 400 à 500 pieds de largeur).

Cliquez pour agrandir l'image

Les enfants d’Israël, le passage du Jourdain – Illustration Gustave Doré – 1883  (antikforever.com)

J’avais vu les grands fleuves de l’Amérique avec ce plaisir qu’inspirent la solitude et la nature ; j’avais visité le Tibre avec empressement et recherché avec le même intérêt l’Eurotas ( Grèce) et le Céphise (Grèce), mais je ne puis dire ce que j’éprouvais à la vue du Jourdain. Non seulement ce fleuve me rappelait une antiquité fameuse et un des plus beaux noms que jamais la plus belle poésie ait confiés à la mémoire des hommes, mais ses rives m’offraient encore le théâtre des miracles de ma religion. Au moment où j’écris ceci, je crois encore sentir l’étonnement et l’épouvante qu’inspire cette terre  frappée de la main de D.ieu.

La Judée est le seul pays de la terre qui retrace au voyageur le souvenir des affaires humaines et des choses du ciel et qui fasse naître au fond de l’âme, par ce mélange, un sentiment et des pensées qu’aucun autre lieu ne peut inspirer. Le Jourdain est un fleuve sacré pour les Turcs et les Arabes, qui conservent plusieurs traditions hébraïques et chrétiennes, les unes dérivées d’Ismaël, dont les Arabes habitent encore le pays, les autres introduites chez les Turcs à travers les fables du Coran.

A environ 2 lieues de l’endroit où nous étions arrêtés, j’aperçus plus haut, sur le cours du fleuve, un bocage d’une grande étendue. Je le voulus visiter car je calculai que c’était à peu près là, en face de Jéricho, que les Hébreux passèrent le fleuve, que la manne cessa de tomber, que les Hébreux goûtèrent les premiers fruits de la Terre Promise… Je saluai pour la première fois le Jourdain ; je pris une bouteille de son eau et quelques roseaux de sa rive.

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Sources du Jourdain : Banias (Un Echo d’Israël)

Les environs de Jéricho sont ornés d’une source dont les eaux autrefois amères furent adoucies par un miracle d’Elisée. Cette source est située au-dessus de la ville, au pied de la montagne. Elle se divise en deux bras. On voit sur les bords quelques champs de doura, des groupes d’acacias, l’arbre qui donne le baume de Judée, et des arbustes qui ressemblent au lilas, pour la feuille, mais dont je n’ai pas vu la fleur. Il n’y a plus de roses ni de palmiers à Jéricho… La Bible parle des roses et des palmes de Jéricho ; (deut. 34,3) « Jéricho, la ville des palmes » (Ecclésiaste 24,14) « Comme les plants de roses à Jéricho« .

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La région de la mer Morte

Située au nord de la mer Rouge, entre Israël et ce qui est aujourd’hui la Jordanie, la mer Morte porte bien son nom.  Aucune vie marine n’a pu s’y développer. En s’évaporant, l’eau de la mer Morte laisse derrière elle un paysage irréel parsemé de monticules de cristaux de sel.
La région de la mer Morte renferme également de nombreuses énigmes. C’est près de ses rivages salins que s’élevaient jadis les cités de Sodome et Gomorrhe.

A en croire la tradition,  au temps du  général romain Titus,  condamna à mort quelques esclaves durant le siège de Jérusalem en 70 de notre ère, ne s’embarrassant d’aucune forme, les fit enchaîner et précipiter dans la mer Morte, près des montagnes de Moab. Mais ils ne périrent point ; on eut beau les jeter à l’eau à plusieurs reprises, toujours ils remontaient à la surface, comme s’ils avaient été de liège. Titus fut à ce point impressionné par ce phénomène, pour lui inexplicable, qu’il gracia les condamnés. Flavius Josèphe, l’historien juif qui termina sa vie à Rome, fait état à plusieurs reprises d’une « mer d’asphalte ». Quant aux Grecs, ils parlent du gaz empoisonné qui se dégageait de cette mer. Les Arabes, eux, prétendent qu’autrefois un oiseau ne pouvait voler d’une de ses rives à l’autre ; il  tombait foudroyé avant d’atteindre son but.

Dans ses « oeuvres romanesques et voyage II », Chateaubriand écrivait : « C’est en 1848, que la mer Morte livra les secrets de son hydrographie. »

Toutes ces histoires et bien d’autres encore sont connues depuis toujours, mais, jusqu’il y a un peu plus d’un siècle, on ne savait rien de précis sur cette mystérieuse mer. En effet, aucun savant n’eut jamais l’idée d’aller la voir et de l’étudier avant 1848, année durant laquelle les Etats-Unis organisèrent une expédition se proposant de l’explorer.

Son chef, le géologue W.-F. Lynch, eut la prévoyance de se munir d’un matériel approprié, dont deux barques métalliques qui furent mises à terre dans le petit port d’Akko, au pied du Carmel, à une quinzaine de km de Haïfa, puis chargées soigneusement sur de hautes voitures tirées par des chevaux. Il fallut 3 semaines pour franchir, au prix d’efforts indescriptibles, les hauteurs du sud de la Galilée. Les barques furent mises à l’eau à Tibériade (Kinneret en hébreu). Là, des mesures exécutées par Lynch sur le lac de Génézareth devaient révéler la première des surprises que ce voyage réservait au monde. On crut d’abord à une erreur, mais des vérifications précises confirmèrent les premiers résultats. La surface de ce lac, universellement connu, se trouve à 208 m au-dessous du niveau de la Méditerranée. On en vint alors à se demander quelle était l’altitude des sources du Jourdain.

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La destruction de Sodome  (Peter Paul Rubens – XVIIe siècle)

Abraham et Loth se séparèrent… Après le retour d’Egypte,  Abraham et Loth arrivèrent sur les bords du Jourdain et se séparèrent. A ce sujet la Torah précise… La contrée ne leur suffisant pas, ils avaient trop de biens pour s’y établir ensemble. Il y eut une dispute entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Loth. Alors Abram dit à Loth : « Qu’il n’y ait pas de disputes entre moi et toi et entre mes bergers et les tiens ; ne sommes-nous pas frères ? Tout le pays ne t’est-il pas ouvert ? Sépare-toi de moi. Si tu te diriges vers la gauche, je me dirigerai vers la droite ; ou bien, si tu veux te diriger vers la droite, j’irai vers la gauche. » (Genèse 13, 6-9).

Abraham laissait le choix à Loth. Ce dernier s’attribua la meilleure part : la région du Jourdain, qui était… irriguée… jusque vers Zoar  … et dont la végétation était si riche que c’en était une bénédiction, … la jardin du Seigneur, comme le pays d’Egypte. (Genèse 13,10) Abram resta au pays de Canaan et  Loth quitta donc les charmes des collines boisées qui sont au coeur de la Palestine et se dirigea vers l’ouest, puis vers le sud dans la vallée du Jourdain ; il s’établit finalement à Sodome, au sud de la mer Morte, dans une des plaines les plus riches de la région du Jourdain… la vallée de Sissim, qui est la mer Salée (mer Morte) (Genèse 14, 3).

Le périple d’Abram et son troupeau. Gravure de Gustave Doré 

Dans la paracha de Lekh Lekha, la Torah raconte qu’ il y avait cinq villes dans cette contrée : Sodome, Gomorrhe, Adama, Séboïm et Zoar (Genèse 14,2). La Bible fait aussi état d’une guerre à laquelle ces cités furent mêlées : « il advint que ces (quatre) rois firent la guerre à Bara, voi de Sodome, à Bersa, roi de Gomorrhe, à Sennaab, roi d’Adama, à Sénéber, roi de Séboïm, et au roi de Bela qui est à Zoar. (Genèse 14, 2) Pendant douze ans, les rois de la vallée de Sidim versèrent un tribut au roi Kédor-Laomor. Au cours de la treizième année, ils refusèrent : Kédor-Laomor appela à son aide trois rois, ses alliés, et une expédition punitive fut lancée pour rappeler les rebelles à leur devoir. Au cours des hostilités entre les neuf rois, ceux des cinq villes de la vallée de Siddim eurent le dessous ; leurs capitales furent alors pillées et rançonnées. Parmi les prisonniers se trouvait Loth, qui fut d’ailleurs libéré par son oncle Abram (Genèse 14, 12-16) En effet, avec ses gens, Abram suivit l’armée victorieuse des quatre, en observa les mouvements sans se faire voir et attendit le moment favorable pour attaquer. Quand il estima l’heure venue, il fondit subitement, en pleine nuit, sur l’arrière-garde de ses adversaires et profita du désordre pour libérer Loth. Cela se passa près de Dan, à la frontière septentrionale de la Palestine. Quand on connaît la tactique de guerre des bédouins, on est persuadé de l’exactitude de cette relation de la Bible.

Le souvenir de cette expédition punitive est resté gravé dans la mémoire des populations de cette région : témoin le nom d’une route qui se dirige vers le nord de la rive orientale de la mer Morte et qui dépasse le vieux pays de Moab ; les nomades jordaniens la connaissent très bien et l’appellent « route des Rois ». La Bible, elle aussi, y fait allusion, mais elle la nomme également grand-route ; c’est cette route que les enfants d’Israël voulurent emprunter pour se rendre en « Terre Promise », en passant par Edom (Nombre 20, 17-19). Au début de notre ère, la route des Rois devint une voie romaine et certains de ses tronçons font partie de l’actuel réseau routier du nouvel Etat de Jordanie. En survolant la région en avion, on distingue nettement son ruban sombre qui se découpe sur le paysage.

La fuite de Loth et ses filles. lors de la destruction de Sodome  – Gravure de Gustave Doré

« Et le Seigneur ajouta : « La clameur qui s’élève de Sodome et Gomorrhe est immense et leurs péchés sont énormes… » Alors le Seigneur fit tomber sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu venant du Seigneur, du Ciel. Il anéantit les villes et toute la contrée et tous les habitants des villes et la végétation du sol. L’épouse de Loth qui avait regardé en arrière devint une colonne de sel… Il vit monter de la terre une fumée semblable à celle d’une fournaise. (Genèse 18,  26 ; 19, 24-26-28).
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Destruction de Sodome  (James Tissot, vers 1900)
La « grotte de Loth », avec l’entrée qui a été aménagée en monastère byzantin au cours du 6ème siècle (photo http//www.atlastours.net)

A la fin de leur fuite hors de Sodome, Loth et ses deux filles s’arrêtèrent dans la petite ville de Ségor, qui lui servit de refuge. Afin de trouver un lieu pour s’abriter, Loth avait obtenu de Dieu que cette ville fût épargnée. Ensuite ils quittèrent la ville pour monter habiter dans une grotte (Gen. 19, 30). Si l’on en croit la tradition locale, cette grotte est aujourd’hui identifiée : il s’agirait d’une caverne existant non loin du village actuel de Safi. Plus tard, au VIème siècle de notre ère, un petit monastère byzantin fut construit devant cet abri naturel, appelé depuis lors la « grotte de saint Loth ».  Cette construction aujourd’hui en ruines témoigne d’une longue tradition. Mais quelle certitude avons-nous aujourd’hui à ce sujet ? En fait, sa localisation à proximité de Safi rend son identification assez crédible. Il existe à Madaba, en Jordanie, une mosaïque du VIème siècle, qui représente une carte de la Palestine. Elle place clairement l’ancienne Zoar à l’emplacement de l’actuelle Safi. D’autre part, les deux mots Zoar et Ségor sont équivalents, et signifient « petit », l’un en syriaque, l’autre en hébreu. Il est donc assez vraisemblable que la grotte proche de Safi soit bien celle qu’occupa jadis le neveu d’Abraham.

De tout temps, la puissance vengeresse de ce récit biblique semble avoir frappé les hommes. Sodome et Gomorrhe sont devenues les symboles de la dépravation et de la vie sacrilège, et l’on y fait allusion chaque fois qu’il est question de destruction totale. On n’a cessé de se demander comment un tel cataclysme avait pu se produire dans la réalité. Mais la région de la mer Morte est restée pratiquement inexplorée jusqu’à une date très récente.

Mer Morte - Jordanie

La mer Morte – Evaporites (dépôts salins)

L’arbre de Sodome

Fruits - next picture

Calotropis procera (arbre à soie du Sénégal, ou pommier de Sodome)

(Extrait de Châteaubriand – Itinéraire de Paris à Jérusalem ) Cet arbre doit porter une pomme agréable à l’oeil, mais amère au coût et pleine de cendres. Tacite, dans le 5ème livre de son histoire et Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs, sont, je crois, les deux premiers acteurs qui aient fait mention des fruits singuliers de la mer Morte. Foulcher de Chartres, qui voyageait en Palestine vers l’an 1100, vit la pomme trompeuse, et la compara aux plaisirs du monde . Depuis cette époque, les uns confirment le récit de Foulcher, d’autres inclinent à croire que ce fruit n’est qu’une image poétique de nos fausses joies ; d’autres enfin doutent absolument de son existence.

Johann Amman (1707-1741) décrit l’arbre qui, selon lui, ressemble à une aubépine « Le fruit, dit-il, est une petite pomme d’une belle couleur« , etc..  Le botaniste Hasselquit (1722-1752) sur vient et dérange tout cela : « La pomme de Sodome n’est plus le fruit d’un arbre ni d’un arbrisseau, mais c’est la production du « solanum melongena » de Linné. On en trouve, dit-il, quantité près de Jéricho, dans les vallées qui sont près du Jourdain, dans le voisinage de la mer Morte… M. Seetzen, savant aussi et le plus moderne de tous ces voyageurs… « Je vis, dit-il, pendant mon séjour à Karraka, une espèce de coton ressemblant à la soie ; ce coton, me dit-il, vient dans la plaine El-Gor, à la partie orientale de la mer Morte, sur un arbre pareil au figuier, et qui porte le nom d’aoéscha-èz ; on le trouve dans un fruit ressemblant à la grenade. J’ai pensé que ces fruits, qui n’ont point de chair intérieurement, et qui sont connus dans tout le reste de la Palestine, pourraient bien être les fameuses pommes de Sodome. (Art. cit. – annales des voyages t.7 – P. 187-188)

Me voilà bien embarrassé, car je crois avoir trouvé le fruit tant cherché : l’arbuste qui le porte croît partout à 2 ou 3 lieues de l’embouchure du Jourdain ; il est épineux et ses feuilles sont grêles et menues. Il ressemble beaucoup à l’arbuste décrit par Amman. Son fruit est tout à fait semblable en couleur et en forme au petit limon d’Egypte. Lorsque ce fruit n’est pas encore mûr, il est enflé d’une sève corrosive et salée. Quand il est desséché, il donne une semence noirâtre, qu’on peut comparer à des cendres, et dont le goût ressemble à un poivre amer.

(De nos jours, nous savons que le pommier de Sodome est une plante à la fois très toxique et très utile, dont les populations des régions littorales savent exploiter toutes les possibilités. C’est un arbrisseau ou un petit arbre atteignant fréquemment plus de 2 mètres (hauteur maximale : 6 mètres). L’écorce et les rameaux pilés permettent de faire cailler le lait. Le latex, qui contient de la calotropine, est un dangereux cardiotoxique. Il a été utilisé pour la confection de flèches empoisonnées, mais permet aussi de soigner les plaies des chameaux, ou encore de débarrasser les animaux de leurs tiques. On l’utilise également comme antivomitif. Les chèvres, parfois aussi les moutons, mangent les feuilles desséchées et les fleurs. Le bois, à l’épreuve des termites, est utilisé pour la confection de huttes ou de toits. On en fait aussi des flotteurs pour la pêche ou des selles. C’est un combustible apprécié, dont la fumée permet le séchage du poisson. La fibre du liber, très résistante, permet de faire des cordages, des filets de pêche et diverses sortes de fils. Celle des fruits peut être utilisée comme bourre ou même comme substitut du coton hydrophile.)

 Arbre en fleurs

Arbre de Sodome – Calotropis procera – en fleurs (Wikipedia)

A partir du lac Kinneret, l’expédition américaine descendit avec ses bateaux métalliques les méandres compliqués du Jourdain. Plus elle avançait, plus la végétation s’appauvrissait, sauf le long des rives mêmes, garnies d’épais buissons. Sous un soleil qu’on pourrait qualifier de tropical, une oasis surgit à droite : Jéricho. Bientôt après, nos savants touchèrent au but : les énormes étendues d’eau de la mer Morte, encaissée entre d’abrupts rochers. La première chose qui vint à l’esprit des Américains fut de prendre un bain. Mais à peine eurent-ils plongé qu’ils se sentirent soulevés, enlevés hors de l’eau comme s’ils avaient mis des ceintures de sauvetage. Les vieilles légendes n’avaient pas menti : personne ne saurait se noyer dans cette mer. Le soleil sécha très vite la peau des baigneurs où l’eau, en s’évaporant, laissa une croûte de sel qui les fit apparaître entièrement blancs.

La Mer Morte, contrairement à la Mer de Galilée au nord, ne figure pas autant dans les narrations bibliques. Son rôle le plus important fut celui d’une barrière bloquant le trafic vers Juda depuis l’orient. Une armée d’Ammonites et de Moabites traversèrent une partie peu profonde de la Mer Morte pour attaquer le roi Josaphat (2 Chron 20). Ézéchiel prophétisa que la Mer Morte serait un jour douce et que les pêcheurs y plongeront leurs filets le long du rivage.

La concentration unique des eaux de la Mer Morte a longtemps été connue pour sa valeur médicinale. Aristote, la Reine de Séba, le Roi Salomon et Cléopâtre étaient tous familiers avec ce principe. Même de nos jours les docteurs prescrivent encore souvent à leurs patients atteints de problèmes de peau à se tremper dans la Mer Morte. A cause de la baisse du niveau d’eau de la Mer Morte, le côté sud n’est maintenant plus recouvert d’eau, sauf pour ce qui est des conduits en vue d’extraction de minéraux.

La mer Morte ne contient pas le moindre crustacé, pas le moindre poisson, aucune algue, pas de coraux… Jamais barque de pêcheur ne s’y est balancée. En ces lieux, on ne trouve ni fruits de la mer, ni fruits de la terre ; les rives sont désertiques : d’importants dépôts de sel qui se sont formés sur les plages et les rochers jettent au soleil des feux de diamants. L’air est chargé d’odeurs désagréables : il sent le pétrole et le soufre. Des flaques d’asphalte – de bitume, comme dit la Bible (Genèse 14, 10) – souillent la surface de l’eau.

Les barques des Américains croisèrent sur la mer Morte durant 22 jours. Les savants firent des prélèvements d’eau, les analysèrent, ne se lassant pas d’opérer des sondages. L’embouchure du Jourdain, et par conséquent la mer Morte, sont à 394 mètres au-dessous du niveau de la mer ! Si l’on creusait un canal reliant la vallée à la Méditerranée, mer Morte,  Jourdain et lac Kinneret auraient bientôt disparu ; il se formerait une importante mer intérieure qui s’étendrait presque jusqu’au lac Houleh.

« Lorsqu’une tempête souffle dans cette cuvette rocheuse, remarque Lynch, les lames frappent la coque de nos barques comme à  coups de marteau, mais dès que le vent s’est apaisé, elles se calment, tant est forte la densité de l’eau. » En effet, celle-ci contient 25% de sels minéraux et principalement de chlorure de sodium, notre sel de cuisine. Notons que les mers ordinaires en contiennent de 4 à 6%.  Le Jourdain et un certain nombre d’autres cours d’eau de moindre importance se jettent dans cette cuvette de 76 kilomèters sur 16, profonde d’environ 400 mètres, et qui ne semble pas avoir d’écoulement. Le soleil torride du lieu vaporise tous les jours 8 millions de m3 d’eau, et les sels apportés par les fleuves s’y accumulent.

Ce n’est qu’au début du 20ème siècle que des fouilles entreprises en Palestine attirèrent à nouveau l’attention sur Sodome et Gommorrhe. Des chercheurs se mirent donc en quête des deux villes qui, selon la Bible, auraient été situées dans la « vallée de Siddim ». A l’extrême pointe sud-est de la mer Morte, on retrouva les restes d’un établissement humain d’une certaine importance, encore appelé Zoar. Les archéologues étaient fort satisfaits, car l’une des 5 villes opulentes de Siddim qui avaient refusé le tribut aux 4 rois étrangers s’appelait ainsi. Mais les fouilles immédiatement entreprises ne donnèrent rien, les ruine découvertes étant celles d’une ville qui avait existait là durant le haut Moyen-Âge. Quant à la Zoar antique du roi de Bela (Genèse, 14,2)  et à ses voisines, on n’en trouve pas la moindre trace, quoique divers relevés aux environs de la Zoar moyenâgeuse attestent que le pays fut très peuplé à une époque fort reculée. Aujourd’hui, on peut assurer sans crainte de se tromper que toutes les recherches pour retrouver Sodome et Gomorrhe resteront vaines, car on a désormais percé le mystère de leur disparition.

Sur la côte orientale de la mer Morte, se trouve une presqu’île nommée « el-Lisan », ce qui, en arabe, veut dire « la langue ». En 1924, les restes d’une cité antique furent mis à jour à Bab ed-Drha, dans la péninsule d’El Lisan. La Bible la cite à l’occasion du partage du pays après la conquête, au sujet des frontières de la tribu de Juda. Josué donne de la frontière du sud une définition qui ne manque pas de précision : « Leur frontière méridionale partait de l’extrémité de la mer Salée, du bras dirigé vers le sud. » (Josué 15, 2)

Un rapport romain raconte au sujet de ce « bras » une histoire à laquelle on n’a jamais voulu croire : 2 déserteurs s’étaient cachés là et les légionnaires chargés de les poursuivre fouillèrent longtemps les lieux sans rien trouver ; quand ils les aperçurent enfin, il était trop tard : tous deux étaient en train d’escalader les rochers de la rive d’en face ; ils avaient traversé la mer à pied ! En effet, le fond de la mer Morte se relève ici en une sorte de pli invisible qui la divise en deux. A droite de la presqu’île, il existe des profondeurs voisines de 400 mètres ; à gauche, il y a des hauts-fonds. Des sondages entrepris ces dernières années ont donné des profondeurs de 10 à 15 mètres. Quand on se dirige en barque vers la pointe méridionale de la « mer du Sel », on peut, si le soleil est dans une position favorable, faire une découverte ahurissante : à quelque distance de la rive, des forêts que le sel a conservées se profilent nettement sous l’eau. Les troncs et les restes d’arbres semblent fort anciens. Sans doute les troupeaux de Lot se réfugiaient-ils à leur ombre, lorsqu’ils étaient encore verts et vivants. Car cette partie étonamment plate de la mer Morte qui va de la presqu’île el-Lisan jusqu’à l’extrémité méridionale était autrefois la vallée de Siddim ! La Bible l’affirme d’ailleurs sans équivoque. « Ils les rois) se rassemblèrent dans la vallée de Siddim, qui est la mer du Sel. » (Genèse 14,3)

C’est à des géologues que revient l’honneur d’avoir apporté la preuve définitive des causes et du déroulement de la fin de Sodome et Gomorrhe, telle qu’elle nous est racontée par la Bible. L’expédition Lynch avait mis en relief pour la première fois, en 1845, l’importance de la chute du Jourdain entre le lac Tiferet (Tibériade) et la mer Morte, donc sur un trajet relativement court. Il y a là un phénomène géologique unique en son genre. Adam Smith a pu écrire, dans son ouvrage intitulé Géographie historique des lieux saints : « A la surface d’une autre planète, il existe peut-être quelque chose qui rappelle ce qui se présente dans la vallée du Jourdain ; sur la nôtre, non. En effet, aucun point non immergé de notre globe ne se trouve à plus de 100 mètres au-dessous du niveau de la mer. »

La vallée du Jourdain fait partie d’une gigantesque crevasse de la croûte terrestre. Des études précises ont révélé qu’elle commence à quelques centaines de kilomètres au nord de la « Palestine », au pied des montagnes du Taurus, en Asie Mineure, pour s’étendre jusqu’au-delà de la mer Rouge, en Afrique, en passant par la mer Morte, le désert d’Araba et le golfe d’Akaba. En de nombreux endroits de la crevasse, des traces d’activité volcanique sont visibles.

Dans les montagnes de Galilée, en Jordanie orientale, sur les rives d’un affluent du Jourdain appelé Jabbok, et dans le golfe d’Akaba, on rencontre du basalte, et des trainées de lave. Avec le fond de cette crevasse, la vallée de Siddim – y compris Sodome et Gomorrhe – fut un jour précipitée vers les profondeurs de la terre. La géologie a pu dater cet événement avec une certaine précision : cela devait se passer peu après l’an 2 000 avant JC ! « Il semble que c’est vers 1 900 avant JC que se produisit le cataclysme qui détruisit Sodome et Gomorrhe, écrivit en 1951 le savant américain Jack Finegan. Une étude de tous les témoignages littéraires, géologiques et archéologiques permet de conclure que les villes de la plaine (Genèse 19,29) étaient situées dans une région à présent recouverte par des eaux qui envahirent lentement la partie méridionale de la mer Morte, et que leur destruction résulta d’un grand tremblement de terre, sans doute accompagné d’explosions, d’éclairs, de dégagements de gaz naturel et d’un incendie généralisé. »

Vers 1 900 avant JC.. Donc au temps d’Abraham ! L’affaissement de terrain libéra les forces volcaniques qui, tout au long de la crevasse, dorment dans les profondeurs. Dans la haute vallée du Jourdain, près de Bashan, on trouve encore des cratères de volcans éteints. Depuis des temps immémoriaux, ces régions sont secouées fréquemment par des séismes ; la Bible en fait mention. On a retrouvé un écrit du prêtre phénicien Sanchuniathon qui confirme l’explication géologique de la destruction de Sodome et Gomorrhe. En voici le texte : « La vallée de Siminus (de Siddim) sombra et devint un lac dégageant sans cesse des vapeurs et dépourvu de poissons, exemple de vengeance et de mort pour le sacrilège ! »

La destruction de Sodome et GomorrheLa destruction de Sodome et Gomorrhe (Peinture de John Martin 1832)

« Et la femme de Loth… regarda en arrière et devint une colonne de sel. » (Genèse 19,26) Plus on se rapproche de l’extrémité sur de la mer Morte, plus la région devient sauvage, désertique et lugubre. Les montagnes, dont les flancs rocheux  tombent presque verticalement dans la mer où elles deviennent d’un blanc cristallin, sont un lieu d’éternel silence. La catastrophe a marqué la contrée de façon indélébile. Très rarement, quelque groupe de nomades emprunte l’une des vallées. A l’extrême sud des eaux huileuses, les rochers s’interrompent subitement pour faire place à une dépression marécageuse salée. Le terrain rougeâtre est strié d’innombrables petits ruisseaux et devient facilement dangereux pour qui n’est pas sur ses gardes. Les marais se prolongent jusqu’à la vallée désertique d’Araba qui finit à la mer Rouge.

A l’ouest de la rive méridionale vers le Néguev – le pays du Midi de la Bible – une crête de 45 mètres s’étend en direction nord-sud sur 15 kilomètres. Au soleil, elle brille comme du diamant, en raison d’un phénomène naturel très rare. En effet, cette petite chaîne de montagnes est constituée presque exclusivement de cristaux de sel. Les Arabes l’appellent Djebel Ousdoum, un très vieux nom où s’est conservé le radical du mot « sodome ». Beaucoup de ces blocs de sel, ébranlés par les eaux de pluie, sont tombés au pied de la montagne. Ils ont des formes curieuses ; il en est de dressés comme des statues, et leurs contours rappellent parfois la silhouette du corps humain, faisant penser à l’histoire biblique de la femme de Loth transformée en colonne de sel. Les montagnes salines sont situées non loin de l’emplacement de la vallée de Siddim. Ceux qui purent s’éloigner du centre de la catastrophe risquaient encore l’empoisonnement par les gaz et tout ce qui se trouve au voisinage de la mer du Sel se recouvre en très peu de temps d’une croûte caractéristique.

Plus récemment, à partir de 1973, les archéologues Walter Rast et Thomas Schaub conduisirent des fouilles dans le cadre d’un vaste programme nommé Expedition of the Dead Sea Plain. Dans la région sud-est de cette mer, ils découvrirent les vestiges de 4 autres villes, alignées selon un axe nord-sud à la limite du plateau jordanien : Numeira, Safi, Feifa et Khanazir. Leurs investigations permirent de révéler que toutes ces cités furent occupées pendant l’âge du bronze ancien, c’est-à-dire entre 3300 et 2300 environ avant notre ère. Deux d’entre elles, Bab ed-Dhra et Numeira, ont montré les traces d’une destruction brutale, avec tremblement de terre et incendie. Dans les deux cas, l’intérieur des habitations a révélé une couche de cendres. Dans les deux cas, on a trouvé des bases de murs inclinés. A Numeira subsistent également les restes d’une tour abattue, qui a dans sa chute écrasé trois personnes. En outre, on découvrit au voisinage de ces villes plusieurs vastes cimetières, qui ont visiblement servi jusqu’à la fin de la période d’occupation, et qui furent eux aussi la proie des flammes.

Rast et Schaub ainsi que d’autres chercheurs ont pensé identifier Bab ed-Dhra avec Sodome, et Numeira avec Gomorrhe. Cet avis est encore discuté. Pour les sceptiques, les destructions et incendies peuvent très bien avoir été provoqués de main d’homme. De plus, la date de leur destruction, à la fin de l’âge du bronze ancien (vers 2350-2300 av. J.-C.), est bien antérieure à l’époque présumée des patriarches que propose la chronologie biblique traditionnelle (autour de 1800 av. J.-C.) .   Mais un élément inattendu provenant d’un autre site est venu à l’appui de la thèse biblique. En fouillant la ville syrienne d’Ebla en 1975, une autre équipe d’archéologues mit à jour des milliers de tablettes d’argile, toutes gravées d’inscriptions en caractères cunéiformes, et datant de 2400-2350 av. J.-C.. L’une d’elles se présente comme une sorte d’atlas géographique ; elle décrit le trajet d’une route commerciale contournant la mer Morte et la plaine salée par le sud. Le texte dresse la liste des villes qui jalonnent l’itinéraire. La 210ème ville citée est appelée Admah, et la 211ème porte le nom de Sodome … Le document situe cette dernière au niveau de la presqu’île El Lisan. Si la traduction de cette tablette s’avérait exacte, elle confirmerait à coup sûr que les ruines de Bab ed Dhra sont bien celles de Sodome .

Vestige d’un mur de brique sur le site archéologique de Bab edh-Dhra

Un autre indice est fourni par un passage de la Genèse, qui précise qu’Abraham et Loth décidèrent de se séparer pour s’établir chacun de part et d’autre de la grande vallée. Loth choisit la région à l’est de la vallée, et s’y dirigea ; le texte précise qu’il se rendit ensuite à Sodome (Gen. 13, 11-12) , ce qui semble indiquer que la position de cette ville est bien à l’est de la vallée du rift, ce qui est également le cas des ruines de Bab ed Dhra.  On remarque que les ruines de ces cités sont implantées non pas au milieu de la plaine, mais à la limite des montagnes de Jordanie, chacune au débouché du lit d’une rivière. En fait, Bab ed Drha et Numeira sont situées exactement sur la faille géologique. Dès lors, il devient assez facile de reconstituer le scénario de leur destruction

La région de la mer Morte est connue pour receler des puits naturels de bitume et des restes de matières carbonisées. Son sous-sol contient des réserves importantes de pétrole. Il est possible qu’à la faveur d’un séisme, une compression souterraine ait fait jaillir du soufre et du pétrole sous pression à travers la faille ; une inflammation naturelle aurait provoqué des projections de matières enflammées, qui seraient retombées sur les villes proches, provoquant de graves incendies s’ajoutant à de violents séismes. Le spectacle de cette plaine fumante et crachant le feu pourrait bien correspondre à ce dont Abraham aurait été le témoin (Gen. 19, 27-28) : « Abraham se leva de bon matin et se rendit à l’endroit où il s’était tenu devant la face de Hachem. Il regarda du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l’étendue de la plaine et vit que de la plaine s’élevait de la terre comme la fumée d’une fournaise.« 

Ainsi, hormis la concordance des dates qui reste problématique, les 5 villes dont les vestiges ont été trouvés au sud-est de la mer Morte apparaissent comme les meilleures candidates pour s’identifier à Sodome, Gomorrhe et aux 3 autres cités bibliques. Tous ces éléments permettent de mieux préciser l’identification de ces cités. Si les 5 villes trouvées par les archéologues sont bien celles  dont parle la Genèse, on peut pratiquement les nommer : Bab ed Drha serait la Sodome biblique ; Numeira ne serait autre que Gomorrhe ; Safi serait Ségor, Feifa serait Adama, et Khanazir serait alors Séboïm.

Importance de la mer Morte du point de vue scientifique

Aujourd’hui, en 2011,  en Israël, des chercheurs ont commencé à forer sous le lit de la mer Morte pour tenter de dénicher des trésors scientifiques ensevelis sous 500 000 ans de boue et de sédiments. Les caractéristiques uniques de la mer Morte — qui, à 422 mètres sous le niveau de la mer, est l’endroit le plus bas de la planète — devraient permettre aux scientifiques de mettre à jour une sédimentation stratifiée distincte qui pourrait répondre à des questions dans des domaines aussi variés que la géologie et l’archéologie, en plus de jeter un nouvel éclairage sur les changements climatiques.

Les chercheurs affirment que la carotte qui sera extraite à 500 mètres sous le fond de la mer pourrait alimenter des années de recherches, chaque strate pouvant donner naissance à une nouvelle hypothèse.

«C’est comme lire un livre, a dit Ulrich Harms, un chercheur allemand qui dirige le Programme de forage continental international, un des principaux bailleurs de fonds du projet. C’est une archive parfaite des sécheresses et des inondations, des changements climatiques survenus sur une longue période

Le projet a été conçu par deux scientifiques israéliens qui croient qu’un forage sous le lit de la mer Morte pourrait permettre de découvrir des informations ratées par des opérations précédentes sur les berges. Zvi Ben-Avraham et Mordechai Stein se sont adressés au programme allemand il y a une dizaine d’années, mais le début des travaux a été retardé en raison des affrontements en Israéliens et Palestiniens.

Mais signe du réchauffement survenu entre les deux parties, des chercheurs palestiniens et jordaniens participent aujourd’hui au projet. Seul le fleuve Jourdain se jette dans la mer Morte, et aucun cours d’eau ne s’en échappe. Cela veut dire que les sédiments qui s’y sont accumulés depuis des millions d’années sont essentiellement intacts.

Cela permettra aux scientifiques d’examiner la carotte qui sera extraite et de déterminer quel climat prévalait à quel moment. «Nous pourrons savoir si le temps était sec ou pluvieux il y 368 494 ans, ou s’il y a eu un tremblement de terre», a dit M. Ben-Avraham, qui mène des recherches sur la mer Morte depuis plus de 30 ans. La boue a une couleur plus légère en temps de sécheresse et plus foncée lorsqu’il y a eu des inondations.

Des sédiments mal alignés témoignent d’un séisme. En plus des sismologues, les archéologues qui étudient les tremblements de terre bibliques pourront essayer de réconcilier leur ligne de temps avec celle suggérée par la mer Morte.

Les anthropologues qui s’intéressent aux déplacements des premiers humains — dont plusieurs auraient traversé le bassin de la mer Morte — pourraient quant à eux obtenir de nouvelles données pour étayer leurs théories.

Le projet de 2,5 millions $ US, d’une durée de 40 jours, est mené par 40 scientifiques en collaboration avec des collègues provenant de six pays. La carotte serait extraite en sections d’environ trois mètres. Ces sections seront expédiées vers l’université de Bremen, en Allemagne, où elles seront congelées et préparées pour être étudiées. (sources  de l’article : TIA GOLDENBERG, THE ASSOCIATED PRESS  – Jerusalem Plus)

(Source D’après des extraits de « La Bible arrachée aux sables », Werner Keller – Les grandes civilisations disparues  – Chateaubriand, oeuvres romanesques et voyages II – images et textes bible.archeologique.free.fr et Wikipedia)