Archives de Catégorie: FÊTES JUIVES

Arrête de chialer ! Sois un homme !! / Qui mérite de manger le fruit ?? – ROCH HACHANA

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Roch Hachana, (la tête de l’année), c’est le Nouvel An juif, la fête de la création de l’homme, le 6ème jour de la création.

En Israël comme en France, la fête commence le dimanche 29 Eloul (le 9 septembre) jusqu’au mardi 2 Tichri 5779 au soir (11 septembre 2018)

Le lendemain, le mercredi 3 Tichri, nous observons le jeûne de Guédalia

Arrête de chialer ! Sois un homme !!

Deux cours du rav Dynovisz sur Roch hachana

Voir la vidéo : Arrête de chialer ! Sois un homme !! -Roch ha chana

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Chana tova oumetouka lekoulam !

Video : Roch Hachana rock !!!

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« Vous vous tenez tous devant l’Eternel »

Le dernier Chabbat de cette année, nous lisons la paracha de Nitsavim, dans laquelle sont rapportées les paroles de l’Alliance que Moché scella durant les dernières heures de sa vie, entre le Saint béni soit-Il et le peuple d’Israël.

Rachi (verset 11) cite à ce sujet un Midrach, selon lequel cet ultime rassemblement, survenant peu avant la mort de Moché, était dû au fait que le peuple allait prochainement être soumis à l’autorité Yehochoua, le successeur de Moché. De ce fait, le peuple fut rassemblé pour entendre des paroles de réconfort et d’encouragement.
Dans le verset par lequel débute cette paracha, nous trouvons une singularité qui mérite réflexion. La Torah annonce tout d’abord : « Vous vous tenez ici tous » – soulignant la présence de l’ensemble du peuple juif. Ensuite, le verset détaille les personnes présentes : « Vos chefs de tribus, vos anciens, vos préposés… ». Puis la Torah semble revenir sur l’ensemble de la population : « … tout membre du peuple juif » (Dévarim 29, 9).
Dans le même ordre d’idée, le Maor Vachémech relève une autre anomalie : ce premier verset de notre paracha est entièrement tourné à la forme plurielle : « Vous vous tenez tous ici (…) vous tous (…) vos anciens ». Or, les versets suivants passent soudain au singulier : « Pour te faire entrer dans l’Alliance (…) par lesquels il traite avec toi en ce jour ». Que signifie cette exception ?

Tout Israël est garant l’un de l’autre

Cet accent que le verset place sur le rapport collectivité-particulier s’explique par un commentaire de nos Sages (rapporté par Rachi ibid. 29), selon lequel cette Alliance scella un devoir de réciprocité au sein du peuple juif. Dorénavant, chacun n’est plus seulement tenu responsable de ses propres actes, mais aussi de ceux de l’ensemble de la nation.
Ce principe a de nombreuses implications halakhiques. Par exemple, nos Sages enseignent qu’une personne qui a déjà accomplie une mitsva, peut néanmoins la réitérer pour rendre quitte un autre Juif. A cet égard, le premier peut même prononcer la bénédiction : « Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’accomplir cette mitsva », bien qu’il en soit déjà quitte, dans la mesure où il a effectivement l’ordre de se soucier que l’autre réalise cet acte. En clair, le devoir de l’autre devient son propre devoir !
Réciproquement, chaque Juif doit être conscient du fait que ses fautes influent et portent atteinte à la totalité du peuple d’Israël. Nos Sages disent à ce propos dans le Midrach : « ‘Hezkia a enseigné : “Israël est un troupeau d’agneaux dispersé“ (Jérémie 50, 17) – pourquoi Israël est-il comparé à un agneau ? De la même manière que l’agneau, lorsqu’on le frappe sur la tête ou sur tout autre membre, c’est tout son corps qui ressent le coup, ainsi Israël, un seul Juif faute et toute la nation le ressent » (Vaykira Rabba 4, 6).
Nos Sages citent à ce propos une parabole admirable : « Ceci est à l’image d’hommes voyageant en bateau. Soudain, l’un d’eux saisit une pioche et se met à percer le navire sous son siège. Les autres lui disent : “Que fais-tu donc ?“. Il leur répond : “Qu’est-ce que cela peut bien vous faire ? Ne suis-je pas en train de creuser sous ma place ?“. Mais ils lui rétorquent : “Mais l’eau de ton trou finira par envahir tout le bateau !“ ».
Entre les membres du peuple juif, il existe un lien spirituel établissant une corrélation tangible entre eux, exactement comme les organes d’un même corps. C’est la raison pour laquelle nous disons par tradition que lorsqu’un élève d’une yéchiva réduit l’ardeur ou l’assiduité de son étude, il influe directement sur un autre Juif, à l’autre bout du monde, qui s’interroge sur ses attaches au judaïsme.

L’union et la solidarité

Cette spécificité qui fait toute la différence entre un particulier et une collectivité expliquera le sens de cet adage d’Hillel l’Ancien, dans les Maximes de Pères : « Si je ne suis pas là pour moi, qui le sera ? Et lorsque je suis à moi, que suis-je ? » (1, 14).
Ceci signifie que chaque être humain est un monde à part, composé de droits, de devoirs et de responsabilités uniques et spécifiques. A cet égard, nul ne saurait remplir à sa place la mission qu’autrui est tenu d’accomplir ici-bas, et jamais quiconque ne parviendra à le supplanter dans son rôle sur terre.
Ceci étant, lorsqu’un particulier s’associe à la collectivité dans l’accomplissement de sa tâche, celle-ci prend alors une valeur nettement supérieure, qu’il ne connaîtra pas tant qu’il se cantonnera à sa force personnelle et individuelle. Le Imré Emet écrivit à ce sujet : « “Vous tous (…) vos chefs de tribus (…) tout membre du peuple“ – voici comment l’on interprète ce verset selon l’une des treize règles d’exégèse : “Lorsqu’une généralité est suivie de la précision d’un détail, la généralité est conforme au détail“. De même, lorsque le peuple d’Israël se rassemble et s’unit, chacun de ses membres peut devenir l’égal de ses “chefs de tribus“ ».
Le Sfat Emet poursuit en ce sens : « “Vous vous tenez tous ici“ – aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps, tant que chacun s’insère dans l’assemblée, parce que l’assemblée se tient toujours devant D.ieu ».

Bénis-nous tous ensemble

Ces réflexions prennent une connotation beaucoup plus intense en ces périodes précédant les Jours de Pénitence. Car si nous devons faire preuve d’union et de solidarité les uns envers les autres durant toute l’année, cette disposition doit s’intensifier pendant cette période. Le Zohar attribue aux jours de Roch Hachana le verset des Rois : « Je vis au sein de mon peuple » (II 4, 13), pour dire que l’espoir de l’homme en ces jours est de s’associer à sa communauté, pour jouir de son mérite.
C’est donc ainsi que le Maor Vachémech explique le premier verset de notre paracha : « “Vous vous tenez tous ici“ – autrement dit, vous avez tous droit à un maintien devant l’Eternel parce que vous vous présentez avec “vos chefs de tribus, vos anciens, tout membre du peuple juif“, c’est-à-dire que vous êtes unis comme un seul homme, avec un seul cœur, en vivant dans l’harmonie, l’amour de l’autre, l’amitié (…) et c’est ainsi que l’on suscitera sur nous la Miséricorde divine »

Adapté par Y. Bendennoune à partir d’un article du Rav Moché Reiss. Source : Hamodia.fr

« Vous vous tenez tous devant l’Eternel »

(Source : Chiourim.com)

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Roch hachana, jours de joie ou jours de jugement ?

Il est rapporté dans le Tour (ouvrage halakhique du quatorzième siècle dont s’est inspiré l’auteur du Choul‘han ‘aroukh) que l’on doit, la veille de Roch hachana, se comporter comme on le fait en une veille de fête : On s’y prépare dans la joie, on revêt de beaux habits, on se fait couper les cheveux…
Comment concilier cet enseignement avec celui selon lequel on doit s’attendre, ce jour-là, à être incessamment jugé ? Pourquoi devons-nous tant nous préoccuper de notre aspect extérieur ?
Le peuple d’Israël n’a pas, à Roch hachana, l’état d’esprit d’un accusé préoccupé par le sort qui l’attend. Il est assuré d’avoir droit à un miracle, il pressent que son jugement aboutira à son acquittement. Les deux journées qui vont s’ouvrir seront donc, pour lui, ainsi que nous l’apprennent certains exégètes, des jours de joie.
Mais sur quels critères se sont appuyés ceux-ci pour pouvoir affirmer aussi péremptoirement qu’il se produira un tel miracle ? Ne sommes-nous pas sur le point d’être jugés, et ne devons-nous pas nous attendre au pire ?
 Nos Sages nous apprennent que l’on ne récite pas la prière de Hallel (« Psaumes de louanges ») les jours de Roch hachana. Pour quelle raison, demande rabbi Abahou ?
Serait-il possible, lui répond-on, que nous, êtres humains, alors que le Saint béni soit-Il tient ouverts devant Lui les livres de jugement, chantions les Psaumes de Hallel, qui sont une expression d’allégresse, au lieu de trembler et d’implorer Son pardon ?
Et pourtant, nous devons faire abstraction de l’ouverture devant Lui des livres de la vie et de la mort. Nous ne devons pas craindre d’apprendre qui vivra et qui mourra… Il nous faut au contraire nous préparer, nous embellir, nous faire couper les cheveux, comme pour un jour de fête.
Observons, de surcroît, que nous ne supplions pas Hachem, dans nos prières, de nous accorder la vie (mis à part le début et la fin de la ‘amida).
Comment comprendre qu’en ces jours aussi menaçants nous n’exprimions pas ce désir ?
L’homme a été créé comme une entité individuelle à lui seul, comme un ye‘hidi, et à Roch hachana, kol baei ‘olam ‘ovrim lefanaw ki-venei marom (« tous ceux qui sont venus au monde passent devant Lui comme un troupeau », c’est-à-dire l’un après l’autre, individuellement).
Ce jour-là, l’homme revient à cet état premier.
Hachem le juge face à lui-même, comme au jour de sa naissance, Il regarde ce qu’il y a en chacun de nous, avec toutes nos qualités et nos défauts.
Hachem vérifie si le comportement de chaque homme a été en adéquation avec le potentiel qui lui a été livré lorsqu’il est venu au monde, et tout le monde passe devant Lui, en tant qu’individu indépendant de la collectivité à laquelle il appartient.
Chaque individu est devenu à lui seul un tsibbour, une collectivité, responsable du monde entier.
Chaque homme doit savoir que pendant ces jours-là, il devient responsable de ses actes à l’échelle mondiale.
Un seul individu ne peut pas, dans les affaires humaines, introniser à lui seul un roi. Pour qu’il y ait une monarchie, il faut que tout un parti la veuille.
Mais nous, en ces jours de Roch hachana, nous lisons chacun individuellement les malkhouyoth, cette tefila qui proclame Hachem comme Roi. En formulant une telle déclaration, nous nous comportons comme si nous représentions chacun le monde entier.
La communauté juive ne peut pas être dans la détresse chez la totalité de ceux qui la composent. Nous ne serons jamais entièrement détruits, étant données la promesse, l’alliance (berith) que nous tenons de Hachem et selon lesquelles le monde ne sera pas détruit. Voilà pourquoi chaque individu, qui est à lui seul un monde entier en ces jours redoutables, espère qu’il bénéficiera d’un miracle.
C’est pourquoi ces jours deviennent pour nous des jours de joie.

Si la teqi‘a, le son ininterrompu du chofar que nous sonnons à Roch Hachana, par lequel commencent et se concluent toutes les sonneries et qui représente l’année qui s’écoule, est entrecoupé de sonorités saccadées, c’est peut-être pour nous faire prendre conscience de ce que le cours de l’année est traversé par une certaine continuité et monotonie. Il faut savoir faire des coupures pour effectuer un ‘hechbon néfech (« introspection spirituelle » ou « examen de conscience ») et réaliser pleinement un roch la-chana, une « tête pour l’année », un renouveau spirituel qui nous fera commencer l’année qui s’ouvre avec de nouvelles résolutions, afin qu’elle ne ressemble pas à celle qui vient de s’achever.Ketiva ve‘hatima tova !

Rav Dov Roth-Lumbroso

Roch hachana, jours de joie ou jours de jugement ?

(Source : Chiourim.com)

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Yom Haatsmaout Yom Haatsmaout – Les 70 ans de l’Indépendance d’Israël : la fête commence ce soir !

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L’hymne de la Hatikva chanté par les prisonniers juifs le jour de leur libération du camp de Bergen-Belsen

Un très rare enregistrement daté du 20 avril 1945 enregistré par la BBC

Ecouter l’hymne national israélien : Hatikva at Bergen-Belsen

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Aish.fr

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Je suis Israélien

Cet homme est un Juif israélien. Et vous serez très surpris de l’entendre se décrire…

Cette vidéo est sous-titrée en français.
Pour afficher les sous-titres, cliquez sur le logo CC dans la barre inférieure de la vidéo et choisissez l’option « Français » dans le menu défilant.

Voir la vidéo : Je suis Israélien

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Adama Hatikva

adama Hatikva (hymne national) israël

(Source : Youtube)

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Aish.fr

Israël et le secret du nombre 70

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Dans la tradition juive, le nombre 70 revêt une signification spéciale, ce qui confère à ce 70ème Yom Haatsmaout un sens d’autant plus particulier.

Dans la tradition juive, les nombres revêtent une signification spéciale et peuvent véhiculer des réflexions cruciales à notre compréhension de l’histoire juive.

À la veille de la célébration du 70ème anniversaire de la naissance de l’État d’Israël et du retour miraculeux de notre peuple sur notre patrie ancestrale après presque 2000 ans d’exil, posons la question : « Qui connaît soixante-dix ? Qui connaît le secret et le sens profond de ce nombre ? »

Soixante-dix n’est pas seulement un sympathique nombre rond. Il y a bien longtemps de cela, nos sages ont distingué ce nombre, lui accordant une attention spéciale qui confère à ce 70ème Yom Haatsmaout une signification d’autant plus particulière.

Au cours du Séder de Pessa’h, nous avons rencontré le nombre 70 de manière presque tangentielle. Rabbi Eliézer ben Azarya admit qu’il n’avait jamais connu la source biblique du commandement enjoignant de se souvenir de la sortie d’Égypte chaque soir ainsi que chaque matin jusqu’à ce qu’il mérita d’apprendre la source d’un autre sage. Détail étrange, il introduisit la joie que lui procura sa récente découverte par les mots : « Voici je suis comme une personne âgée de 70 ans. » Les commentaires se disent tous perplexes. Nous savons que Rabbi Eliézer était en fait âgé de seulement 18 ans à l’époque. De nombreuses explications savantes sont données pour résoudre la question. Mais le fait est que pour exprimer la notion d’un âge avancé, il employa le nombre soixante-dix.

Et pourquoi en fut-il ainsi ? Ce fut certainement une référence au verset du livre des Psaumes : « La durée de notre vie est de soixante-dix ans » (Psaumes, 90:10).

Soixante-dix est la durée de vie biblique proverbiale. Le nombre d’années qu’on nous accorde normalement pour accomplir notre mission sur terre. Rabbi Eliézer, bien que n’étant âgé que de 18 ans, craignait d’épuiser ses jours sans connaître une vérité fondamentale de la Torah. Le grand bonheur qu’il éprouva en la découvrant fut liée au sentiment qu’il était désormais « comme une personne âgée de soixante-dix ans », l’âge auquel nous sommes censés jauger nos réalisations, méditer sur nos accomplissements, et faire le bilan du déroulement et du but de notre vie.

Ce principe vaut pour nos vies. Il vaut aussi pour notre terre.

Soixante-dix est le nombre qui appelle à une mûre réflexion. C’est le nombre qui définit une génération. Il est intimement lié à la notion de jugement – tant et si bien que dans le droit juif, la Cour suprême, le Sanhédrin, fut composée de 70 membres, tout comme il y eut 70 anciens à l’époque de Moïse.

En outre, 70 fut la clé de la création du peuple juif. Le livre de l’Exode, lequel propulse l’histoire de nos ancêtres de famille à nation, nous dit : « Toutes les personnes composant la lignée de Jacob étaient au nombre de soixante-dix » (1:5). Toute l’histoire de Pessah, depuis l’esclavage jusqu’à la sortie d’Egypte, a ses débuts dans ce même nombre correspondant à la durée de vie biblique. Soixante-dix incarne l’opportunité. Soixante-dix incarne le potentiel. Et 70 est le nombre qui nous rappelle que nous sommes jugés par les mêmes critères divins qui régirent les décisions du Sanhédrin.

Dans un commentaire remarquable portant sur le verset de la Torah qui nous informe que les personnes descendues à l’origine en Egypte étaient au nombre de 70, le Midrach soulève le problème suivant : si l’on recense les membres de la famille de Jacob à cette époque, on en trouve seulement 69. Pourquoi la Torah écrit-elle 70 ? Parmi les diverses réponses données, celle qui a peut-être la plus de pertinence avec le 70ème anniversaire de Yom Haatsmaout que nous célébrons cette année est le fait que Dieu s’inclut Lui-même dans ce nombre ! Dieu ne pouvait simplement pas s’exclure de son peuple.

C’est pourquoi ceux qui descendirent vers le premier exil furent à même de survivre. Et c’est aussi pourquoi l’État d’Israël, entouré par des ennemis qui depuis sa naissance l’ont menacé de destruction et l’ont attaqué à de nombreuses reprises, a tout de même survécu ; et Israël n’a pas seulement survécu, il a également prospéré au-delà de toute espérance ! Ce fut Dieu qui fit partie des 70 premiers membres des Enfants d’Israël. C’est Dieu qui reste la seule explication rationnelle du miracle septuagénaire de l’Israël moderne.

Parler d’Israël après ses 70 premières années depuis sa naissance c’est reconnaître une réalité duelle. D’un côté, il serait insensé de prétendre qu’Israël a pleinement réalisé la vision des prophètes, qu’il a accompli la perfection de sa destinée messianique. Il reste encore beaucoup à faire.

Ces soixante-dix ans ont été témoins des accomplissements d’une génération. L’histoire a besoin de périodes de 70 ans supplémentaires, de générations futures auxquelles est confiée respectivement la tâche de nous rapprocher du but final. Mais nous ne devrions pas minimiser l’ampleur de ce que nous avons vu au cours de notre vie, de tout ce qui a déjà été accompli jusque-là.

Nous ne savons pas quand le Messie viendra. Mais les rabbins nous ont laissé un indice pour nous alerter de son arrivée imminente. Cet indice est consigné dans le Midrach au moyen de la parabole fascinante que voici.

Un disciple demanda une fois à son maître : « Cela fait si longtemps que nous attendons la venue de Messie, mais il n’a toujours pas fait son apparence ! Comment nous, le peuple juif, saurons quand il se révélera enfin ? Quel est le signe que nous devrions chercher qui annoncera son arrivée imminente ? »

Le rabbin répliqua : « Je vais te répondre par une histoire. Un père et son fils entreprirent ensemble un long périple à travers un désert. Leur destination était une ville très éloignée. Exténué par le voyage, le jeune garçon supplia son père de lui fournir un certain signe afin qu’il sache à quel moment ils s’approchaient de leur destination finale. Le père lui répondit : « Il y aura une indication très claire devant toi. Souviens-toi de ce signe. Quand tu apercevras un cimetière, tu sauras que la ville est proche. » »

Et le rabbin de conclure à l’attention de son disciple : « Cette parabole est la réponse à ta question. Quand tu verras un cimetière, tu sauras que la rédemption est proche. De même, Dieu a révélé à Ses enfants qu’après avoir été accablés par la tragédie, la mort et la destruction, le Tout-Puissant aura pitié et exaucera les prières des Juifs, comme il est écrit : « Le Tout-Puissant t’exaucera au jour de détresse. » »

Cette parabole est peut-être la clé de la proximité de la Shoah avec la création de l’Etat d’Israël, le lien qui unit Yom Hashoah à Yom Haatsmaout.

La Shoah a pris fin en 1945. À peine trois ans après, quand beaucoup pensaient que le génocide de 6 millions d’âmes sonnait le glas de l’histoire juive, nous avons de nouveau commencé à réaliser la première étape de la promesse de rédemption.

Ces soixante-dix ans, une durée de vie biblique, nous ont propulsé un grand pas en avant en direction de la réalisation complète. C’est pourquoi nous devons célébrer ce moment. Et c’est aussi pourquoi nous prions que la prochaine génération reçoive l’opportunité d’achever complètement la tâche. Et le rêve.

Israël et le secret du nombre 70

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Mon histoire d’amour avec Israël

Endurance et simplicité. Foi et unité. Quatre leçons de vie qu’Israël m’a enseignées. Et pour lesquelles je lui suis éperdument reconnaissante.

Je n’oublierai jamais le moment où je suis tombée amoureuse d’Israël.

L’été avant mon entrée à la fac, j’ai voyagé en Israël dans le cadre d’un séjour dédié aux sports extrêmes. Je n’avais jamais fait de descente en rappel, et nous sommes arrivés au bord d’une immense falaise.

— C’est prêt, ‘hevre (la compagnie). Yalla (allons-y) ! nous a lancé notre guide touristique israélien après avoir passé quelques secondes à fixer une série de sangles et de cordes. Qui veut y aller en premier ?

Je me suis avancée en direction de l’extrémité de la falaise et j’ai regardé en bas. Sous mes yeux, des centaines de mètres de rocs acérés s’étendaient à perte de vue. Notre guide a-t-il perdu la raison ? S’attend-t-il à ce que nous dévalions une falaise aussi escarpée ? C’est hors de question !

À en juger par l’incrédulité qui se peignait sur leurs visages, mes compagnons d’infortune étaient du même avis que moi.

Me tournant vers le guide, je lui ai posé la question qui préoccupait tout notre groupe :

— Y a-t-il un autre moyen de redescendre ?

— Non ‘habibi, c’est la seule issue. Yalla !

Et sur ces mots, il m’a fait signe d’enfiler le baudrier d’escalade en cordes qu’il avait fabriqué.

J’ai secoué vigoureusement la tête.

Yalla ! Allons-y. Zé bésseder (tout ira bien), m’a-t-il rassuré

Docilement, j’ai enfilé le harnais et attendu ses instructions.

— Retourne-toi et vas-y, m’a-t-il dit, m’indiquant que je devais entamer ma descente à reculons.

Désormais à quelques millimètres du bord du précipice, je n’ai pas pu m’empêcher de penser : ça y est, je vais y passer.

— En avant ! m’a crié le guide.

Et tout d’un coup, je me suis retrouvée en train de descendre la falaise, mes pieds trouvant appui sur des rochers saillants. Quand je me suis retournée pour observer la vue qui s’offrait à moi, j’ai vu des kilomètres de montagnes et de vallées magnifiques et un ciel qui avait le bleu profond de la mer. De toute ma vie, je n’avais jamais vu un paysage aussi splendide. C’est à ce moment précis, tandis que j’étais suspendue à une falaise au beau milieu du Golan, que je suis tombée amoureuse d’Israël.

Depuis, j’ai eu la chance d’avoir vécu en Israël et d’y avoir élevé mes enfants pendant de nombreuses années. Et même si aujourd’hui, nous vivons aux États-Unis, mon cœur est resté dans notre patrie, et je suis reconnaissante chaque jour à Dieu pour tout ce qu’Israël m’a appris, pour tout ce qu’Israël m’a apporté. Voici les quatre leçons de vie capitales qu’Israël m’a enseignées :

1. Israël m’a appris à surmonter mes peurs. Descendre en rappel une falaise pour la première fois de ma vie, apprendre une langue qui n’était pas la mienne… Israël m’a appris que dans la vie beaucoup de choses ne sont intimidantes qu’en apparence. Le tout est de prendre son courage à deux mains pour venir à bout de nos peurs. Et si l’on devait résumer cette attitude typiquement « sabra » en un seul mot, ce serait Yalla  – allons-y !

2. Israël m’a redonné le goût de la simplicité. En Israël, le lait ne se vend pas en brique ni en bouteille, mais dans un modeste sachet en plastique. La première fois que j’en ai tenu un spécimen dans mes mains, comme la première fois où j’ai aperçu la minuscule kitchenette de notre premier appartement en Israël, je me suis demandé comment nous allions faire pour survivre. Mais la vie en Israël m’a appris que tous les petits conforts auxquels j’avais été habituée dans mon enfance n’étaient pas indispensables à mon bien-être et que je pouvais parfaitement me contenter de moins. J’ai vite appris à me concentrer sur l’essentiel, plutôt qu’à me laisser distraire par ce qui m’entourait (ou qui ne m’entourait pas…)

3. Israël m’a rapproché de mes ancêtres. Israël m’a donné le courage d’assumer pleinement mon identité juive et de renouer avec mes racines ancestrales. C’est là-bas que la sagesse du judaïsme est devenue la pierre angulaire de toutes mes actions, de toutes mes décisions. C’est là-bas que j’ai pris conscience que je voulais élever mes enfants dans la beauté de nos traditions et à la lumière de la Torah.

4. Israël m’a appris la force de l’unité. Ce fut en Israël que j’ai appris à m’entendre avec – et à apprécier – des gens qui étaient différents de moi. J’ai côtoyé une myriade de cultures et de modes de vie fascinantes. J’ai découvert le bonheur incroyable de faire partie d’un pays où des Juifs du monde entier se retrouvent pour apprendre à vivre ensemble. Et ce fut là-bas que j’ai finalement compris que ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui nous divise.

Alors merci Israël pour m’avoir fait découvrir ta beauté et ta sagesse. Pour tes falaises escarpées et pour tes cieux bleus comme l’océan. Et, par-dessus tout, merci de m’avoir appris à toujours aller de l’avant.

Et vous, que vous a appris Israël ? Parlez-en dans la rubrique « Réactions » ci-dessus.

Mon histoire d’amour avec Israël

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Israël, le petit pays qui défie toutes les statistiques !

Israël a une superficie de 20 770 km2

En comparaison, la France a une superficie de 643 801 km²

La superficie d’Israël représente un peu plus de 2 fois celle du département français de la Gironde (33)

Un clip surprenant sur le pays qui ne s’avoue jamais vaincu !

(Voir la vidéo) : Israël, le petit pays qui défie toutes les statistiques !

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Hatikva, chanté par Enrico Macias sous titré en phonétique הַתִּקְוָה

Hatikva, chanté par Enrico Macias sous titré en français et sous-titré en français et en phonétique

Hatikva Aussi longtemps qu’en nos coeurs,

Vibrera l’âme juive,

Et tournée vers l’Orient

Aspirera à Sion

Notre espoir n’est pas vain,

Espérance bimillénaire,

D’être un peuple libre sur notre terre,

Le Pays de Sion et Jérusalem.

 

Cet hymne fut composé pour la première fois par Naphtali Herz Imber en 1878 à Jassy en Moldavie, sur un air folklorique moldave, inspiré semble-t-il par la nouvelle de la fondation de la cité de Petah’ Tiqwah en Palestine.

Remanié à plusieurs reprises, l’hymne n’a pris sa forme définitive qu’à la création de l’Etat d’Israël en 1948, bien qu’il fut entonné à tous les congrès sionistes et qu’il fut officiellement accepté lors du 18ème congrès de Prague en 1933, en même temps que le drapeau. Cet hymne suggère une volonté affirmée, mêlée à de la tendresse. http://www.terredisrael.com/ISRAEL_

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BELLE ISRAËL

Regarde comme est belle Israël au soleil.

Sur l’olivier mûrit le beau fruit qui brunit.

Dans les fleurs colorées travaille l’abeille,

Des collines saute la chèvre qui s’enfuit.

Regarde comme est belle Israël sous la pluie.

A terre assoiffée toute pitance est bonne.

De chaque goutte d’eau elle tire profit

Pour ne rien perdre de ce que D.ieu lui donne.

Simple bande de terre entre désert et mer

Plantée là par Hachem qui te la destinait,

Après sa conquête, la garder fut amer.

Le devoir de te battre pour elle tu t’es fait.

Belle Israël, bien que contestés soient les tiens,

Plus fort deviendront-ils et aussi plus heureux.

Un jour, chez eux se sentiront, oui c’est certain

Et resserront les liens avec leurs aïeux.

Avec toi, Israël, ton peuple se sent fort

Face à ce frère qui chaque jour, menace

Cette terre, que si chèrement à grands renforts

De soldats tu défends pour y garder ta place.

Mais un jour viendra où ce frère comprendra

Qu’en accord avec toi se mettre il faudra bien

Et la haine en amour alors se changera ;

Voici, ce monde enfin dans la paix sera tien.

Maryse

Poème dédié à Or Israël, de Jérusalem, ci-dessus à l’âge d’un an. ___________________________________________________

ESPOIR A JERUSALEM

 

Dans le jardin en fleurs au soleil du printemps

Ce matin, l’enfant, radieux et tranquille

Sous ses boucles brunes joue dans les jonquilles.

On croirait un ange venu du firmament.

A ses côtés, l’oiseau blanc, serein s’est posé.

Dans sa main grande ouverte, en un mouvement lent

L’enfant charmé alors un grain de blé lui tend.

En battant des ailes, l’oiseau apprivoisé

Se pose sur sa main et le grain picore

Tout simplement, comme sur une mangeoire.

Vois-tu, garçonnet, l’oiseau couleur ivoire,

C’est un émissaire de paix qui encore

Espère auprès de toi se ressourcer ce jour,

Car tu es toute tendresse et innocence

En ce pays dans la guerre en permanence.

La colombe, comme toi, peut porter l’amour.

ISRAËL, PETITE TERRE BIEN-AIMEE

Israël, terre où il fait si bon vivre

Ton peuple que l’on nomme celui du livre

A tant souffert déjà, et tant prié aussi

Pour qu’un jour son pays puisse reprendre vie

Par sa présence, avec l’aide du Très Haut

Qui toujours, sur lui a veillé comme il le faut.

C’est maintenant chose faite. De tous pays

Beaucoup sont revenus, ne sont plus repartis.                      

De tous horizons, tu rentres dans ta patrie,

Pays d’abondance que D.ieu avait promis.

Ce pays souvent pour toi fut interdiction :

Tu y retournes aujourd’hui avec Sa bénédiction.

Pas n’importe quel pays, celui tant de fois

Profané par des peuples barbares, sans foi

Qui retrouve son peuple, sa foi et Sa Loi.

L’Eternel a promis de marcher avec toi

Pourvu que tu continues à suivre toujours

Ses préceptes au Sinaï donnés, chaque jour.

Aucun peuple alors ne la dérobera

Fussent-ils pires menteurs, voleurs, scélérats.

Tous les méchants qui encore ton sol foulent

Qui voudraient qu’à leurs pieds, vaincu, tu t’écroules,

Leurs artifices D.ieu un jour démontera.

Ce jour-là, les confondant, Il les punira.

Israël, petite terre d’abondance,

On te rendra grâce pour ton excellence.

De la paix tu auras su semer les graines

Tu en seras l’incontestée souveraine.

Dans le Temple nouveau les nations pacifiées

Défileront dans Yeroushalayim l’aimée

Pour rendre hommage au seul Roi de la terre,

Celui qui pour nous tous est D.ieu Un et Père

Et qu’un jour reconnaîtront toutes les nations.

Mais avant, Hachem veut de tous les Juifs l’union.

Ses Enfants étudiant Sa Torah sont si beaux !

Bientôt nous vivrons dans la joie des temps nouveaux.
Maryse

-==-

MERCI HACHEM POUR TA MAGNIFIQUE NATION JUIVE !    JOYEUX ANNIVERSAIRE ISRAËL POUR TES 70 ANS !

ÂM ISRAEL ‘HAÏ !

 

 

Yom Hazikaron commence ce soir mardi 2 Iyar (17 avril) Yom Hazikaron « jour du souvenir pour les victimes de guerre israéliennes et pour les victimes des opérations de haine »

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5 membres d’une même famille assassinés la nuit,  les enfants et le bébé poignardés dans leur maison pendant leur sommeil, par une lâche petite ordure « Palestinienne », et ils sont des milliers d’autres avant et après ce sanglant massacreà  avoir été poignardés ou égorgés alors qu’ils étaient sans défense !  ____________________________________________
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Il s’appelait Daniel et n’avait pas cinq ans. Sa vie c’était douceur, rêves et nuages blancs. Mais le Hamas en avait décidé autrement… C’était un enfant mûr et responsable. Assez intelligent pour comprendre à quel moment il devait se précipiter dans la chambre forte de sa maison du Kiboutz Nahal Oz. Mais ce vendredi, il n’eut que trois secondes entre l’alerte et l’obus de mortier meurtrier et sa petite vie fut fauchée. il fut assassiné par des individus qui se réjouirent de sa mort.

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La petite Zissel (« douce » en yiddish) le jour de l’attentat ; elle et ses parents revenaient d’une visite au Kotel. C’était le 22 octobre 2014 à Jérusalem. La petite Haya-Zissel Brown, âgée de 3 mois est blottie dans sa poussette, ses parents à ses côtés. Ils attendent de monter dans le tram à la station de la Colline des Munitions, quand un terroriste palestinien surgit. Au volant de sa voiture, il fauche tous ceux qui se trouvent sur son passage. La petite Haya-Zissel est éjectée de sa poussette et retombe la tête la première sur la chaussée quelques mètres plus loin. Elle succombe à ses blessures à l’arrivée à l’hôpital.  l’attentat est revendiqué par le Hamas. (D’après Actualité Juive)

Nos soldats

Mon soldat ce héros

Célébrer la vie

(Source : Aish.fr)

L’histoire de Rohi Klein, un des nombreux héros d’Israël

Image associée

Pendant la seconde guerre du Liban, Rohi Klein et ses hommes combattaient dans le village libanais de Bint Jbeil pendant la Deuxième Guerre du Liban, lorsqu’ils ont été pris en embuscade des terroristes du Hezbollah. Alors que Klein était en train de fournir les premiers soins à l’un de ses soldats qui avait été blessé, une grenade a été lancée sur le groupe. Sans hésitation, Rohi (mon berger) s’est jeté sur la grenade, afin d’absorber la force de l’explosion et de sauver la vie ses soldats qui se tenaient autour de lui. En dépit de sa blessure mortelle, Klein a essayé jusqu’au bout d’entrer en contact avec ses supérieurs. La Médaille du Courage lui a été décernée à titre posthume. (Source : Tribune Juive)

Un autre soldat arrivé juste à ce moment là. témoigne « J’ai vu Klein lorsqu’il était en train de se baisser pour prendre le brancard et puis je l’ai vu se jeter en avant, je n’avais pas encore compris ce qu’il était en train de faire. Je l’ai entendu crier « Shéma Israël ». 3 secondes qui ont été comme une heure. Tout le monde hurlait tout autour « Klein a plongé sur une grenade ». Lorsque nous nous sommes approchés de lui, il a eu la force de crier qu’il fallait absolument s’occuper d’abord de Amihaï qui était déjà sur le brancard posé à côté de lui.. « Allez vous occuper de Rehavia, Allez vers Rehavia ». Ces forces commençaient à disparaître mais presque machinalement il continuait à donner des ordres. Il fut adossé contre un mur par ses soldats, grièvement blessé mais conscient. Tout cela sous le feu nourrit de l’ennemi.. »Je me souviens encore, il était adossé contre le mur et essayait d’appuyer sur le bouton du Talkie Walkie et faisait son rapport  » Klein est mort, Klein est mort plusieurs fois » Il était tout simplement en train de dire lui-même qu’il était mort !!! De suite après, Rohi Klein est tombé. Il a eu encore la force de transmettre l’appareil de liaison à son second, qui raconte : « Il avait la hantise que les appareils de liaison puissent tomber aux mains de l’ennemi et qu’ils puissent les utiliser pour tromper nos forces. Rohi a en fait absorbé tous les éclats de la grenade qui aurait fait beaucoup de dégâts dans un tel périmètre.(texte adapté de Marc Haviv, pour Guysen, avril 2007)

Roï Klein et Éliraz Péretz : des héros d’une toute autre dimension

‘ NEFECH YEHOUDI ‘ en hommage à Rohi

Rohi, tu avais trente ans et au coeur l’amour

De ton pays, de ton peuple, et pour toujours

Ils se souviendront de toi. Cette grenade,

Sur elle t’es jeté, pour tes camarades

En criant « Chema Yisrael ! » Tu as sauvé.

L’ennemi tue. L’Israélien se défend et

Lutte pour sa vie, celle de tous ses frères.

Ta patrie de ses jeunes peut être très fière !

Israël, écoute la voix de tes enfants,

Vivant du Créateur la Torah tout autant

Qu’ils vivent dans ce monde-ci, dans les nations

Ou sur leur terre, courageux. Oui, ils seront

Eux qui demain assureront de leur pays

La pérennité, dans la lumière bénie

Du Maître des Mondes. Lui, qui là-haut voit tout

Et qui, un jour Ses jugements rendra sur nous.

Si tous enfants d’Hachem, des héros sont ceux-là.

Lorsqu’ils tombent, pleure le pays. Et voilà

Qu’alors un peu de la divine étincelle

Quitte notre monde et on prie pour elle !

Maryse

POUR VOIR LE KOTEL OU A LIEU CETTE PARTIE DE LA COMMEMORATION, cliquez ici :

Le Kotel en Direct – Aish.fr

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Voir le Kotel en direct

YOM HAZIKARON : ISRAËL SE SOUVIENT DE SES NOMBREUSES VICTIMES, SOLDATS ET CIVILS – [Vidéo] – un nouveau mémorial inauguré à Jérusalem

https://i2.wp.com/static.europe-israel.org/wp-content/uploads/2017/04/C-p_BsSWAAA5kBn-415x280.jpg_____________________________________________________

Les commémorations de la Journée du Souvenir en mémoire des victimes des soldats tués et des victimes israéliennes du terrorisme ont débuté dimanche matin, avec l’inauguration d’un nouveau mémorial à Jérusalem, en présence du président, du Premier ministre et du chef d’état-major de l’armée.

Mémorial des soldats tués au combat inaugurés à Jérusalem

« Le secret du souvenir israélien réside dans la continuité », a déclaré Reuven Rivlin lors de la cérémonie, ajoutant que « la mémoire juive et israélienne rapprochent ce qui relie le passé au présent, et le présent au futur ».

A l’approche de l’anniversaire des 50 ans de la Guerre des Six Jours, Rivlin a promis aux parents des soldats tués au combat que la nation se souviendrait des victimes, même après la mort de leurs parents.

Le souvenir sera intact, « d’une génération à l’autre », a-t-il encore dit.

Benyamin Netanyahou a de son côté fait référence au mémorial qui devient « aujourd’hui l’un des symboles de l’Etat d’Israël ».

« Ces murs sont faits de la puissance de la terre, son dôme fait de la bravoure et du sacrifice », a-t-il dit.

« Nous portons tous les nombreuses générations qui nous ont précédées et marchons avec elles », a ajouté le Premier ministre, avant de rendre hommage à l’histoire du peuple d’Israël.

« La torche a été allumée à Modi’in (…) et cette torche n’a pas été éteinte dans le Ghetto de Varsovie ou dans les camps d’extermination. Elle a été transmise aux organisations souterraines juives et au Groupe de la Brigade Juive, puis aux soldats de Tsahal et à tous les services de sécurité ».

C’est à l’entrée du cimetière du Mont Herzl, qu’a été érigé ce nouveau mémorial de 18 mètres de hauteur, en hommage aux 23.000 soldats israéliens tués au combat.

Dans le hall du mémorial, plus de 6 000 briques de pierre alignées s’ouvrent comme une cheminée en spirale sur le ciel. Elles sont séparées d’un espace pour laisser passer la lumière.

Mémorial en hommage aux soldats israéliens tués au combat, inauguré à Jérusalem

Sur chacune de ces briques figure le nom d’un soldat tué et sa date de décès.

Les noms sont classés chronologiquement selon les dates de décès des soldats.

Un ordinateur est également mis à la disposition des visiteurs, qui peuvent localiser rapidement la pierre d’un soldat grâce à un système de recherche.

Des photos, des films, ainsi que de courtes biographies de chaque soldat sont également accessibles.

Grâce a une application, les visiteurs peuvent aussi prendre une photo d’un nom et obtenir directement des informations sur le soldat recherché.

L’objectif de ce nouveau mémorial est de permettre au pays de se souvenir de ces soldats disparus en tant qu’individus et de leur histoire personnelle.

Le site, dont la construction a démarré en janvier 2015, ouvrira ses portes au public ce lundi, jour du Souvenir des victimes du terrorisme dans tout le pays.

Source

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Image associée
Quelques-unes des milliers de victimes des attentats perpétrés par les colons arabes auto-proclamés « palestiniens », et par d’autres envahisseurs musulmans ailleurs :
Image associée
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Vidéo : Shoah

Et parce que chez les Juifs, la vie est la plus forte que la mort, avec la valeureuse armée israélienne :

Vidéo : HATIKVA – Israel Defense Forces Taufan

Bonne et longue vie                     à l’Etat d’Israël !

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ISRAËL, ROSE PARMI LES RONCES

 

‘Hanouca 2016 – Le judaisme est une nationalite, non une religion, par le Rav ‘Haim Dynovisz

Le judaisme est une nationalite NON une religion! -Hanouka- 2016

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Un cours sur ‘Hanoucca, par le Rav Dynovisz

Télécharger vidéo

(Source : Site du Rav Dynovisz)

 

 

 

 

Eh oui, ce soir commence la fête du nouvel an des arbres, Tou Bichevate ! Vive la fête !

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VIDEO : TOU BICHVATYouTube

Le 15 du mois de Chevat, sur la terre d’Israël, marque le début d’une nouvelle année pour les arbres. En effet, à cette époque de l’année, les arbres les plus précoces émergent de leur sommeil hivernal et entament un nouveau cycle de floraison. C’EST POURQUOI, LE 15 CHEVAT, NOUS FÊTONS LE NOUVEL AN DES ARBRES ! (Chabad.org)

Cerisiers en fleurs – photo © Robert BROUAT
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Miniature
Vidéo de la fête de Tou Bichevat, le nouvel an des arbres, chez les ‘Hassidim de « Presmishlan » & « Vizhnitz », deux grands courants ‘hassidiques ! Comme à leur habitude, la fête est célébrée royalement, les ‘hassidim dansant et scrutant les moindres gestes et bénédictions du Rabbi. Cette fois-ci, les bénédictions sont adressés aux fruits !
VIDEO :
Quelle est la dernière fois où vous avez souhaité une bonne année à un arbre ? Le 15ème jour du mois hébraïque de Chevat est une occasion en or. Il est connu sous le nom de Tou BiChevat, le Nouvel An des arbres. Mais il y a arbre et arbre. Il y a celui qui produit des fruits, et celui qui n’en produit point. Certains arbres sont grands et imposants, comme les cèdres du Liban ; d’autres sont petits, humbles, comme le buisson d’épines. Il est des arbres bruyants, et il en est des silencieux. Bref, il n’existe pas deux arbres qui soient pareils.

De même il y a homme et homme. Il y a celui dont les bonnes actions sont comme des fruits juteux, et celui qui vit seulement pour lui-même. Certains hommes sont orgueilleux et arrogants, d’autres sont effacés et modestes. Il est des hommes bruyants qui remuent beaucoup l’air autour d’eux ; il en est qui, sans attirer l’attention, vaquent, silencieusement à leurs affaires. Il n’existe pas deux hommes semblables.

Quand D.ieu parla pour la première fois à Moïse, Il ne l’appela point d’un cèdre en flammes ou d’un palmier, mais d’un buisson d’épines ardent. Ainsi D.ieu montrait au premier berger d’Israël qu’il devait chercher l’ardent esprit divin dans le coeur de son humble troupeau. D.ieu ne demeure point parmi les orgueilleux et les arrogants.La rose est la reine des fleurs ; le raisin le roi des fruits, car avec lui on produit le vin qui est la plus vieille et la meilleure boisson de l’homme. La rose pousse sur le buisson d’épines, et le raisin sur la vigne basse. Dieu ne nous donne-t-Il pas de ce fait une grande leçon d’humilité ?

Mais au fait, pourquoi les arbres célèbrent-ils leur Nouvel An si longtemps après le nôtre ? Cela est dû à la saison des pluies en Israël qui commence avec la fête de Souccot. Il faut quatre mois pour que les eaux des pluies saturent le sol, nourrissent les arbres et les bichonnent jusqu’à ce qu’ils puissent produire des fruits. C’est important à savoir si vous vous apprêtez à donner vos dîmes de fruits, comme nous le faisions à l’époque du Temple, parce que les diverses dîmes varient d’année en année. C’est également important si vous êtes un arbre et cherchez une raison de faire la fête.

A Tou BiChevat, au nouvel an  des arbres, c’est leur fête. Alors, ceux-ci font un peu les fous ;  ils  prennent des teintes ou des poses plus farfelues les unes que les autres…

arbreforain.jpgRegardez, celui-ci en est tout rouge de plaisir !

jacaranda, Arbres - csp5482003
Ceux-là sont parés pour faire la fête et ont mis des perruques colorées !

  Voilà un arbre sioniste qui tient à marquer clairement son appartenance !

    Certains se font même cabanes pour abriter les jeux des enfants,

   ou même en toboggan !

Aviez-vous déjà vu des arbres dansants …
et des arbres qui chantent à gorge déployée ?

Image hébergée par servimg.com

Voyez comme celui-là se déhanche en marquant le rythme !

Deux arbres enlacés - Ensemble
Ou qui s’enlacent , en amoureux ? Peinture de Pierre Marcel

http://www.lepommier.net/hearts/index_fr.htm

… ou encore qui grimpent si haut qu’on croirait qu’ils veulent atteindre le ciel ?
tulipes, Arbres, ressort - csp1834707
Certains ont des myriades d’admiratrices de toutes couleurs et de tous horizons
Oiseaux, et, Arbres - csp7040757
Tous ensemble pour une soirée réussie entre amis
Arbres, emballé, lumières - csp2953177
Il y en a même qui vont jusqu’à se parer de guirlandes pour faire la fête toute la nuit !
Coucher soleil, derrière, les, Arbres - csp4803784Rêverie devant un superbe coucher de soleil flamboyant


Ces deux-là se baignent carrément dans la rivière, admirant leur reflet moiré dans l’eau ayant pris elle-même  la couleur du ciel ! (Photo Gérard Thérin)

Le pin de Bristlecone Mathusalem, Californie, USAQuant à celui-ci, déguisé en spectre, il semble entamer une danse en invoquant le Ciel de ses branches dénudées.

Regardez, certains se croient eux aussi déjà à Pourim et vont jusqu’à se déguiser … en chameaux ?

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où en « grosse tête d’humain », planté au beau milieu de la place du village…

DSC05808 en pieuvre géante !

Le pin penché

ou bien encore… en lampadaire !!! (photo Huguette Balland )

DSC04920 Quant à celui-ci,  il semblerait qu’il ait débuté l’apprentissage de l’écriture… cependant un a encore beaucoup  de progrès à faire semble-t-il !

Voyez celui-là qui s’est  transformé en aire de jeux et accueille les enfants

Dragonnier (Dracaena draco)et celui-là en parasol pour protéger les humains d’un soleil trop ardant

Nous, les  humains, pouvons nous joindre à la célébration des arbres. Après tout, la Torah ne dit-elle pas que « l’homme est un arbre des champs » ? Nos âmes sont nourries par des racines profondes, qui remontent jusqu’à Abraham et Sarah ; nous sommes tournés vers le ciel tout en nous tenant fermement sur le sol ; et quand nous faisons les choses comme il faut, nous produisons des fruits qui profitent au monde : nos bonnes actions.

Dans le monde juif, nous marquons ce jour en consommant des fruits, en particulier ceux à travers lesquels la Torah fait l’éloge de l’abondance de la Terre Sainte : les raisins, les figues, les grenades, les olives et les dattes. En ce jour, nous nous rappelons que « l’homme est un arbre des champs » (Deutéronome 20, 19) et méditons sur les leçons que nous pouvons apprendre de notre double botanique.

Jardin promenade sous les arbres photo zabh 09Petite conversation entre amis

arbres et ciel rivage côte atlantique MarocAccompagnés par le rythme du ressac de la mer, deux arbres dans une tenue sobre entonnent un chant à la gloire d’Hachem sous l’oeil attentif du  chef d’orchestre.
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Regardez comme cet arbre se démène pour exécuter une danse échevelée…
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Celui-ci se tortille  et se déhanche,  comme soudain pris de frénésie…

Syria - Syrie - Wind - Vent - Arbres - TreesCeux-là semblent épuisés de danser et prêts à tomber au sol de fatigue

Les arbres les plus grands du Mondetandis qu’un petit malin se hisse au-dessus des autres pour mieux admirer le paysage.

   Encore tout étourdi d’avoir tant dansé, celui-là nous tire sa révérence.

Cerisier ornement  Fleurs de cerisier,  Michel BIDAULT

Quelle fête, mes amis, on rit, on danse, on chante ! La nature tout entière est en fête et la sève des arbres monte déjà dans les branches décorées de blanc ou de rose pour la fête.

RenaissanceAdmirez cette splendeur ! C’est celle qu’Hachem donne à toute la nature qui nous entoure.  Sachons apprécier ce magnifique cadeau en la regardant d’un oeil  neuf et émerveillé à chaque saison et respecter cette nature qui a été confiée à nos soins par le Créateur. Nous en sommes tous responsables !

arbres-libanTiens, un tout jeune arbre vient rejoindre la fête ! Bienvenue et longue vie à toi petit ! Aujourd’hui, des centaines de jeunes pousses comme toi viendront enrichir la nature.

Copyright © <©MAP-A>Hachem ne nous a-t-il pas fait cadeau d’une terre magnifique remplie de merveilles ?

Sachons la préserver, protégeons nos arbres, les poumons verts de la terre, vie de la terre.

Dans la Biblea hébraïque, parmi les nombreuses ordonnances du « code de sainteté » figure la façon de traiter les arbres : il convient, après les avoir plantés, d’en considérer pendant trois ans les fruits comme une excroissance (orlah) à laquelle il est défendu de toucher ; la quatrième année suivant leur plantation (neta revaï), ces fruits doivent être consacrés à Dieu et ne peuvent servir au profit personnel qu’à partir de la cinquième année2.

Sur les 7 espèces énumérées par Moïse pour illustrer la fertilité de la terre d’Israël, 5 sont produites par des arbres  (le raisin, la figue, la grenade, l’olive huileuse et la datte). L’un des bienfaits dont D.ieu comble le peuple d’Israël est qu’ils jouiront, en prenant possession du pays, de vignobles et d’oliveraies qu’ils n’auront pas plantés. Il convient de lui en rendre grâce en prélevant les dîmes sur les produits de la terre au long des six premières années du  cycle septennaire de celle-ci. Ces dîmes, prélevées en sus de la dîme réservée aux prêtres, doivent être apportées dans la localité du sanctuaire ou converties en argent à dépenser dans cette localité, et consommées en état de pureté rituelle par l’agriculteur lors des première, seconde, quatrième et cinquième année et par les Lévites (ainsi que, plus tard, les nécessiteux) au cours des troisième et sixième années du cycle ; il n’y a pas de dîme la septième année. Enfin, les arbres fruitiers sont si précieux qu’il est interdit de les détruire  lors d’un siège militaire car « l’homme est un arbre du champ».  Le juste est également comparé au palmier ou au cèdre7 et ses fruits ainsi que la Torah à un « arbre de vie ».

Fleur du grenadier – [Passé le quinze shevat,] la majeure partie de la saison des pluies a eu lieu … la sève remonte, la verdure repousse et les fruits éclosent  – fleur de grenade en voie de maturation. (Wikipedia)

Pour fêter Tou Bichvate, voici une vidéo musicale en rapport avec la forêt, dont le compositeur est Robert Schmann (1810-1856) : Waldszenen Op. 82 (Forest Scenes) by Robert Schumann, Hal FREEDMAN

Tou BiChevat est une fête à forte connotation spirituelle. Loin d’être une pure célébration écologique (dans le sens moderne du terme) et dénué de toute velléité de panthéisme, il se veut réflexion autour des interrelations entre l’homme, D.ieu, la nature, le peuple juif et la Terre d’Israël.« Car l’homme est un arbre des champs ». (Deutéronome 20, 19)  A travers ce verset, la Torah initie une réflexion sur le passé, le présent et le devenir de l’individu. 3 composants essentiels font qu’un arbre est arbre : les racines, le tronc et les produits : feuilles, fleurs et fruits.

Les racines sont essentielles à la croissance d’un arbre : plus elles sont fortes et implantées dans un sol riche, plus fort sera l’arbre. Les racines, c’est l’ascendance, la famille, l’enfance, les bases de l’éducation, de la morale et de la foi ; c’est prendre pied dans une histoire familiale, c’est « avoir des racines » ancrées dans une tradition, c’est puiser son énergie dans un terreau nourricier. Se couper de ses racines, c’est un peu se couper les vivres : on peut en mourir.

Les racines donnent le tronc : celui-ci représente l’éducation, l’enfance et l’adolescence, l’âge auquel l’on se « fait ». Encore faut-il qu’il soit assez fort et étoffé pour résister au vent et à la tempête ; l’éducation doit être fondée sur des principes moraux et religieux suffisamment cohérents pour que le futur adulte puisse résister à toutes les tentations négatives. Et de même que le tronc ne cesse de s’épaissir, l’étude et les connaissances sont indispensables à la bonne croissance de l’être humain.

Cependant, le seul développement personnel ne suffit pas à l’individu ; il serait stérile. Tout comme l’arbre justifie son existence par ses fonctions de producteur d’oxygène et de bois, de nourricier pour les hommes et le monde animal ou tout simplement, par le fait qu’il procure de l’ombre en été et du plaisir à la vue, l’homme doit produire des fruits et irradier autour de lui : accomplir les commandements divins, faire de bonnes actions, communiquer, échanger et partager. C’est là ce qui fait un être humain accompli, c’est là le devenir de l’homme, qui évolue dans le rapport à autrui. Et pour tout cela, pour que l’arbre puisse se développer, il est un élément indispensable : l’eau.

Pour un juif, l’élément vital est la Torah : à plusieurs reprises dans la Bible, la Torah est d’ailleurs comparée à l’eau, à un puits d’eaux vivifiantes (entre autres Deut. 32:2) ; c’est elle qui l’accompagne sa vie durant, c’est elle qui le guide et le fortifie. L’homme sage imprégné de l’étude de la Torah n’est pas cet homme à l’état de nature qui se confronte à cette Nature. De ce fait, il est capable de maîtriser d’abord sa propre nature. Seule l’étude peut lui conférer une telle force et une telle audace. Elle lui permet de transcender l’apparence tragique des éléments naturels. (Pour lui, les fleuves ne vont pas forcément à la mer.) Elle permet également aux Sages de fixer Tou BiChevat avec un mois d’avance lorsque la Torah l’exige.

Dans les Maximes des Pères (Pikeï Avoth, Chap.III, 7) la Michna enseigne au nom de Rabbi Jacob : « Celui qui va son chemin en répétant son étude et qui s’interrompt pour dire : le bel arbre que voici ! L’Ecriture le lui compte comme s’il avait fauté en son âme. » Cette Michna nous rappelle la préséance de l’étude sur les beautés de la nature. La Nature ne saurait s’immiscer entre l’Homme et son Créateur, entre l’Homme et son prochain. Toute tentation panthéiste nous est refusée, car elle finirait par occulter, sous les oripeaux de la Beauté naturelle du monde, les vrais enjeux de notre passage ici bas.

La fête de Tou Bichevat est donc l’occasion de fêter la nature et de remercier D.ieu pour Sa création et la jouissance qu’Il nous en accorde. C’est aussi le temps d’une manifestation d’amour pour la Terre d’Israël. Mais c’est surtout le moment de faire le point sur notre croissance personnelle pour que notre arbre, poumon de la terre, puisse donner ses fruits et que tous en bénéficient.

« Il est bon que l’homme apprenne, à travers les arbres, à reconnaître le doigt de D.ieu, créateur de l’Univers.» Il les aime surtout à cause des fruits qu’ils lui fournissent. Il est appelé à les juger selon la forme et la couleur, la saveur du fruit qu’ils offrent à son appétit. Ainsi, le jugement qu’il porte se trouve être fondé sur une base toute matérielle, toute terre à terre. L’homme juge si « l’arbre est bon ou mauvais » (Genèse, 2, 9).

Mais il y a aussi, dans la création divine, l’arbre de la connaissance. Il est bon que nous écoutions l’enseignement qu’à travers le Midrach les arbres et leurs fruits donnent à l’homme, créature divine comme eux, et que, de cette façon, nous approchions d’une connaissance plus grande de D.ieu.

Pourquoi mange-t-on d’ailleurs 15 sortes de fruits à Tou Bichvat (le 15 Chevat) ? Bien entendu, il y a un rapport avec la date de la fête. Mais encore ?

Le chiffre 15, en hébreu, est formé de la lettre « yod » et de la lettre « ». Ces deux lettres forment également le nom de Dieu : dans chaque fruit, si nous savons l’observer et non seule­ment le croquer nous reconnaissons D.ieu, nous pouvons admirer les merveil­leux rouages de la Création.

Le peuple d’Israël est comparé à une vigne : la vigne est plus basse que tous les autres arbres. C’est elle pourtant qui les dépasse tous par ses qualités. Une branche de vigne replantée en n’importe quel endroit, prend immédiatement racine et produit un cep nouveau. De la même manière un juste, transplanté en n’importe quel endroit, arrive à se taire respecter et attire au­tour de lui les faibles et les hésitants. Les feuilles de vigne couvrent et cachent les grappes de raisin. Les ignorants et les hommes sans valeur se mettent souvent en avant des sages. Toutes les vignes portent de grosses et de petites grappes; mais les grosses grappes pendent plus bas que les petites. Les savants sont plus modestes que ceux dont les connaissances sont bien faibles et bien légères. La vigne produit du verjus aussi bien que du vin. Il faut pourtant faire la bénédiction pour l’un comme pour l’autre produit de la vigne. Les enfants d’Israël louent l’Eternel pour le mal comme pour le bien qu’il leur envoie. Le raisin commence par être foulé aux pieds, dans le pressoir ; mais fina­lement il est présenté même à la table des rois. Le peuple d’Israël est bien souvent, lui aussi, opprimé et foulé aux pieds ; mais un jour viendra où les plus grands reconnaîtront son mérite et sa valeur. Pour vivre et se développer, la vigne s’appuie sur du bois mort, ses tuteurs. Pour vivre et se développer, Israël doit également prendre appui sur les générations antérieures.Dès la Création les arbres se disputèrent. Chacun d’eux se croyait supérieur à l’autre. Le chêne avança sa taille, le dattier son fruit, le myrte son feuillage, etc. Devant cet étalage de qualité, la vigne, elle se taisait. Elle se savait petite de taille, foulée aux pieds, mangée par les animaux. Mais l’homme eut pitié d’elle. De son raisin il fit du vin et ce vin est utilisé à consacrer toutes les fêtes, tous les jours de Chabbat, ainsi que tous les moments heu­reux de l’existence de chaque Juif.

La vigne est le premier fruit dont la plantation est mentionnée dans la Torah. C’est Noé qui s’en est chargé. Le Satan (le mauvais penchant) s’est associé à lui et a arrosé le plant du sang d’une brebis, d’un lion, d’un porc et d’un singe. Interrogé par Noé sur la raison pour laquelle il avait choisi ces animaux, il répondit : « Quand l’homme boira le jus de ce fruit, il deviendra doux comme une brebis ; s’il en boit un peu plus, il se croira fort comme un lion : s’il en boit encore, il se conduira comme un porc ; s’il continue à boire, il sera aussi laid qu’un singe ! »

Le peuple d’Israël est également comparé aux noix. Tous les hommes, grands et pe­tits, aiment jouer avec des noix et s’amusent à les faire rouler. Tous se moquent et méprisent les enfants d’Israël.

La noix, cependant a un avan­tage sur les autres fruits : laissez-la tomber dans la boue, elle n’en peut pas moins être consommée ; le fruit qui est à l’intérieur de la coquille n’en reste pas moins appétissant. Toutes les humiliations que l’on veut faire éprouver à Israël ne peuvent le dimi­nuer et amoindrir sa valeur spirituelle et son idéal.

La noix peut être brisée par une pierre. A nous de choisir la pierre qui l’ouvrira. La Torah est en pierre (les deux Tables de la Loi), le mauvais pen­chant aussi est appelé une pierre par nos Prophètes. A nous de choisir celle des deux qui sera appelé à maîtriser Israël et à diriger sa destinée.

La coquille de la noix et te cer­neau ne font qu’un seul et même fruit. L’un protège l’autre. Dès que la coquille est séparée du fruit, on la jette. Les ignorants et les savants font tous partie à titre égal de la Communauté d’Israël. Mais les ignorants ne peuvent s’y maintenir que dans la mesure où ils restent auprès des savants, en contact avec eux, et leur permettent, en les aidant, et en les protégeant, de dé­velopper et de divulguer leur science religieuse.

On ne peut enlever une noix d’un sac sans faire bouger en même temps les autres noix -Symbole de la solidarité juive – : quand un juif se conduit mal, tous ses frères en subissent les conséquences ; quand un des nôtres est arraché à notre milieu, tous nous nous en ressentons.

De même le peuple d’Israël est comparé à une olive ; celle-ci ne donne son huile qu’après avoir été écrasée. Israël ne fait jamais aussi puissamment connaître son message que sous la souffrance et l’oppression.

Le symbole de la paix rétablie entre les hommes et D.ieu après le déluge a été l’arc-en-ciel. C’est la colombe rapportant la branche d’olivier à Noé qui en a été cependant le signe avant coureur.

L’huile ne peut jamais se mêler à l’eau, il y a une incompatibilité entre ces deux éléments. Il y a la même incompatibilité entre la Torah et l’assimilation aux civilisations ambiantes.

Le jour de la mort du roi Salomon, tous les arbres prirent le deuil en hommage au plus sage des rois et décidèrent de faire tomber leur feuillage. L’olivier seul ne se conforma pas à cette décision. Les autres arbres s’indignèrent : « Tu ne daignes pas pleurer le plus grand et le plus intelligent de tous les rois» Vous montrez là un signe bien extérieur de deuil, répondit l’olivier. Moi, c’est au fond de moi-même que j’éprouve cette perte. Voyez donc comme mon cœur est vide ! » Effectivement, les vieux oliviers ont depuis cette époque un tronc creux !

Quant au  juste, il est comparé au dattier (et au cèdre) (cf. Psaume 92,13). Les autres arbres sont, en effet, difficilement reconnaissables de loin ; le dattier (et le cèdre) seuls peuvent être identifiés malgré la distance. Il en est ainsi des justes : leurs bonnes actions les font remarquer de très loin.

Le palmier-dattier est le fruit qui offre le plus de bienfaits et qui rend le plus de service à chaque Juif : son fruit est consommé ; ses branches servent de Loulav pendant la fête de Souccot ; son feuillage est utilisé pour couvrir la Soucca ; son écorce sert à confectionner des cordages, son tronc fabriquer des poutres pour les maisons et des meubles. Le juste, lui aussi, doit mettre toutes ses facultés au service de son prochain.

Le figuier se trouve mentionné dans les premières pages de la Torah : ses feuilles ont servi à revêtir Adam et Eve. Il est le symbole de l’avenir radieux qui est réservé au pays d’Israël où « Chacun demeurera à l’ombre de son figuier» (Michée, 4, 4).

La Torah est comparée à un figuier : les fruits de la plupart des arbres arrivent à maturité au même moment. Il en est autrement du figuier : ses fruits mûrissent les uns après les autres et doivent être cueillis petit à petit. De même, le « produit » de la Torah ne peut être « cueilli » et assimilé en une fois mais plutôt en doses régulières et continues.

Tous les fruits ont des déchets coquilles, noyaux, pépins, épluchures. Dans la figue tout est bon. Toute science à ses mauvais côtés et ses utilisations néfastes. Dans la Torah, cet Enseignement divin, tout est parfait.

Rabbi Akiba avait l’habitude d’étudier avec ses élèves à l’ombre d’un figuier. Il remarqua bientôt que tous les matins, avant son arrivée, le jardinier se rendait à son arbre pour y cueillir les figues qui avaient mûri depuis la veille. Rabbi Akiba décida d’aller étu­dier dans un autre jardin. Mais le jardinier le rejoignit et lui dit : « Rabbi, pourquoi donc ne venez-vous plus étudier sous mon figuier ? »

Je craignais que vous ne me soupçonniez de manger vos figues. »

-Le jardinier fit comprendre à Rabbi Akiba qu’il n’en était rien et celui-ci reprit sa place habituelle. Quant au jardinier il ne vint pas de bon matin cueillir ses fruits, comme il le faisait auparavant. Mais à peine le rabbin et ses élèves s’étaient ils installés que les figues mûres tombèrent et s’écrasèrent sur eux …

Voyez-vous, dit Rabbi Akiba à ses élèves, le bon jardinier sait quand le moment est venu de cueillir ses fruits. De la même manière, le Saint, béni soi-t-Il, sait quand vient le moment pour les justes de quitter ce monde et il les recueille auprès de lui ».

Les Kabbalistes ont fait du 15 Chevat un véritable jour de fête. Ils y ont introduit un rituel, que l’on nomme « Le Seder de Tou Bichevat ». Celui-ci est décrit pour la première fois dans l’ouvrage mystique «Hemdat Yamim » qui est publié en 1763, et il consiste en la consommation de vin rouge, de vin blanc, de « fruits d’Israël » (ce sont les fruits dont la Terre d’Israël a été bénie, à savoir le blé, l’orge, la datte, la figue, la grenade, le raisin et l’olive). Tout ceci est fait dans un ordre bien précis et accompagné de la lecture de textes de la Bible ou du Zohar (principal ouvrage de la Kabbale).

Cette coutume s’est vite répandue à travers les communautés juives de diaspora, et elle est devenue un moment majeur de l’expression de la nostalgie du peuple juif de sa terre, à travers les siècles et les pays.

Plusieurs coutumes ont été adoptées à Tou Bichevat, jour de fête non chômé. On a l’habitude de faire un repas de famille au cours duquel on déguste le plus de fruits possible ; au minimum 15 pour certains. On s’efforce de consommer les 7 Fruits d’Israël (qui ne viennent pas forcément d’Israël) et au moins un fruit nouveau (sur lequel on prononce la bénédiction Chéhé’héyanou).

Depuis le retour du peuple juif sur sa Terre et la création de l’Etat d’Israël, on a décidé de marquer ce jour par la plantation d’arbres. Les écoliers sortent dans les forêts et plantent chacun leur arbre, et toute une pédagogie est mise en place autour des thèmes de l’attachement à la Terre d’Israël et aux valeurs écologiques.

COMMENT LES HOMMES CELEBRENT-ILS TOU BICHEVAT ?

En ce jour, il est de coutume de consommer les fruits qui font la réputation de la terre d’Israël : olives, dattes, raisins, figues et grenades. Ainsi, le 15 chevat on procède, comme à  Pessa’h ou à Roch Hachana, à un Séder ou « Ordre » de consommation de fruits, accompagné de la récitation de versets bibliques, de passages du Talmud et du Zohar liés à cette circonstance. Le séder le plus connu est celui tiré du livre Péri ‘Ets Hadar, imprimé pour la première fois à Salonique en 1753 qui fut diffusé dans le monde entier. Il fut réimprimé à Pise en 1763, à Amsterdam en1859, à Izmir-Smyrne en 1876, à Livourne en 1885 et à Bagdad en 1936, là où se trouvaient de grandes communautés juives.
Règles générales du Seder :

On lira tout d’abord les textes suivants en hébreu et en français, si l’entourage ne comprend pas la langue de la Bible :
Gn 1,9-13: récit de la création des végétaux.
Lv 26, 3-13: les bénédictions.
Dt 8,1-10: L’éloge des sept fruits de la terre d’Israël : blé, orge, raisin, grenade, figue, olive, datte.
Ez 17; 34; 36; 47.
Jl 2.
Ps 72; 147; 148; 65; 126.
• Le seder consiste à manger essentiellement des fruits, précédés de la berakha adéquate.
• Le chef de famille pourra dire, seul, les berakhot, et les participants répondre « Amen ».
•Si l’on mange un fruit pour la première fois cette année on récite :
« Baroukhattah Adonaï-Elohénou, mélekh aolam, chéhé’eyanou vekiyyémanou, veigianou lazemân azé.
Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu, Roi de l ‘univers, qui nous as fait vivre et atteindre cette époque-ci.«
•Mais on ne répète pas la bénédiction pour un deuxième fruit nouveau au même repas.
•On doit veiller à ce qu’aucun fruit consommé ne soit véreux.
Le Blé
On commence la dégustation d’un gâteau à base de blé ou d’orge.
C’est en effet le blé qui inaugure l’éloge des fruits de la terre d’Israël: « Une terre qui produit le blé et l’orge » (Dt 8, 8).
Le blé, cité 30 fois dans la Bible, est l’aliment de base de l’homme.
Avant la consommation, on récite :
« Baroukhattah Adonaï-Elohénou, mélekh aolam, boré miné mézenot.
Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu, Roi de l ‘univers,qui crées toutes sortes d’aliments. »
L’Olive
Ensuite on prend une olive.
L’olivier qui devient très vieux, millénaire dit-on, symbolise l’ancienneté, et ses feuilles persistantes, l’opiniâtreté.
De son fruit, on tire par pression l’huile d’olive, qui porte la lumière (de la ménorah du Temple) ou qui sert à la consécration du roi ou du Grand Prêtre (le Messie, le Mashiah est littéralement « l’Oint »).
Le fruit vert, confit dans la saumure et consommé comme olive de table, nous enseigne que l’amer s’adoucit par le travail et le temps…
L’olive est citée 38 fois dans la Bible : « Tes fils seront comme des plants d’olivier autour de la table » (Ps 128,3).
Avant la consommation, on récite :
« Baroukhattah Adonaï-Elohénou, mélekh aolam, boré peri aets.
Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu, Roi de l ‘univers,qui crées le fruit de l’arbre. »
La Datte
On enchaîne avec la datte : symbole de la douceur.
Quand la Torah fait référence au miel, il s’agit du sucre de la datte.
Ses branches (palmes) servent à réaliser une mitsva (le loulav à Soukkot).
Ses graines, pourvues d’un albumen oléagineux donnent l’huile de palmiste.
« Le juste fleurit comme le palmier dattier » (Ps 92,13) est l’une des 12 citations de la datte dans la Bible.
Le Raisin
Ensuite, on mange le raisin, si souvent mentionné dans la tradition juive. Le raisin donne le vin qui occupe une place de choix dans le culte. D’où l’obligation de ne consommer que du vin ou du jus de raisin casher.
Le vin peut à la fois servir pour les grandes cérémonies (kiddouch, mariage – pages en préparation, etc.) mais il peut également égarer l’homme (l’alcoolisme).
Le raisin est mentionné 19 fois dans la Bible, et le vin 141 fois, comme : « Et le vin réjouit le cœur de l’homme. » (Ps104,15).


La première coupe de Vin
Ici on boit la 1ère coupe de vin blanc, après avoir fait la bénédiction :
« Baroukh attah Adonaï-Elohénou, mélekh aolam, boré peri agfen.
Loué sois-Tu Éternel, notre Dieu, Roi de l ‘univers,qui crées le fruit de la vigne. »
La Figue
Selon le midrach, les feuilles de figue ont servi à couvrir la nudité d’Adam et Ève après leur faute.
On retrouve des figues, « après que Nabuchodonosor, roi de Babylone, eut exilé de Jérusalem et amené à Babylone Yekhonia roi de Juda […] dans deux corbeilles […] étaient placées devant le sanctuaire de Dieu. L’une contenait des figues excellentes et l’autre des figues extrêmement mauvaises » (Jr 24).
Même si pour les botanistes, elle est un « faux fruit », la figue n’en reste pas moins un végétal très prisé car elle n’a ni coquille, ni pépins, ni noyaux: elle devient « le fruit » par excellence!
Elle apparaît 39 fois dans la Bible. « Comme les premiers fruits mûrs sur le figuier, j’avais considéré vos ancêtres » (Os 9,10).
La Grenade
En hébreu, la grenade évoque l’élévation (rimôn <-> ram), mais aussi le prélèvement (térouma).
Le prophète Jérémie enseigne que cent grenades d’airain se trouvaient sur les colonnes du Temple de Jérusalem, et la Torah (Ex 28, 33) qu’elles se trouvaient autour de la bordure de la robe du Grand Prêtre (36 devant et 36 derrière). Ces grenades grelots annonçaient le passage du Cohen et permettaient aux gens impurs de s’écarter de lui.
La grenade est mentionnée 32 fois dans la Bible.
« Puissions-nous être remplis de mitsvot comme la grenade! » souhaite-t-on le soir de Roch Hachana; pourquoi pas à Tou BiChevat?
Le Cédrat
Le cédrat ou étrog fut, selon un avis rabbinique, le fruit de la connaissance du bien et du mal. (Selon d’autres, il s’agissait du raisin ou du blé).
Attention, en général, on ne fait pas la bénédiction de chéhéh’eyanou sur le cédrat car on l’a déjà dite à Soukkot, en faisant la bénédiction sur le loulav.
L’étrog n’est pas mentionné nominativement dans la Bible, mais uniquement comme péri ‘ets hadar, « fruit du bel arbre ».
La Pomme
La pomme est mentionnée dans le Cantique des Cantiques.
Le « champ de pommes », le verger des secrets, se trouve abondamment cité dans la Kabbale.
A propos du doux parfum qui émane des vêtements de Jacob, venant recevoir la bénédiction de son père Isaac (Gn 27, 27), le midrach enseigne que ses vêtements provenaient du paradis, dont les pommes exhalaient un parfum enivrant.
La pomme est mentionnée 6 fois dans la Bible: « L’odeur de tes narines – par où Dieu insuffla l’âme à l’homme – est comme celle des pommiers ». (Ct 7,  9).


La deuxième coupe de Vin
On boit ensuite la 2ème coupe de vin blanc mélangé à un peu de vin rouge.
La Noix
La noix évoque la boîte crânienne, la coque de la noix protégeant un fruit ressemblant au cerveau (cerneau). La noix, egoz, a pour valeur numérique 17 qui est égale au mot tov, « bon ».
Comme elle est composées de quatre parties, les kabbalistes y décèlent les quatre lettres du Tétragramme divin (Zohar II 15 B).
Il n’existe qu’une seule mention de la noix dans la Bible : « Vers le verger des noyers je suis descendue ». (Ct 6,11).
L’Amande
Dans tous les pays où il pousse, l’amandier  est le premier arbre à fleurir. Réputée pour sa promptitude, l’amande arrive à maturation (après la chute de la fleur) en 21 jours. Cela n’est pas sans évoquer les trois semaines qui séparent le 17 tamouz du 9 Av (période de deuil).
La branche d’amandier fleurie confirma aux yeux de tout Israël l’élection d’Aaron (Nb 17,33) et inaugure la prophétie de Jérémie (Jr 1,11). Déjà dans la Torah, les amandes sont envoyées comme offrande par Jacob au vice-roi d’Égypte (qu’il ne sait pas être son fils Joseph) afin de l’amadouer. (Gn 43,11).
Le Caroube
Le caroubier, à l’opposé de l’amandier, est très long à donner des fruits (70 ans). Il symbolise les efforts des générations précédentes pour les suivantes:
« Un jour, alors que ‘Honi marchait sur la route, il vit un homme qui plantait un caroubier:
– Combien d’années faut-il pour qu’un caroubier porte des fruits ? lui demanda ‘Honi.
– Soixante-dix ans, répondit le paysan.
– Et tu ne te demandes pas si tu vas vivre soixante-dix ans, si tu vas pouvoir manger de ses fruits ? »
L’homme répondit: « Dès ma jeunesse, j’ai trouvé des caroubiers, car mes ancêtres en ont donc planté pour moi; de même j’en plante pour mes descendants… » (TB Taanit 23 a).
Le mot « carat », unité de mesure de masse du diamant et de l’or, vient de « caroube », et correspondait au poids d’une graine de caroube (entre 185 et 205 mg; 1 carat = 200 mg).

La Poire
Originaire du Proche-Orient et du nord de l’Asie centrale, la poire a plus de 4000 ans d’âge. Elle se consomme de nombreuses façons : crue et cuite sous forme de compotes, poires au four, tartes, pâtisseries, confitures… Elle est aussi transformée en fruits confits, sirop, alcools.

La troisième coupe de Vin
On boit ensuite la 3ème coupe de vin moitié rouge moitié blanc.
A partir de là, les fruits mentionnés dans le Péri ‘Ets Hadar ne sont pas facilement identifiables.
Ils correspondent sans doute à des fruits des régions où vécurent les communautés juives. Chacun complétera cette liste pour accomplir le verset : « De tous les arbres du jardin tu mangeras ».
Certains mangent 15 sortes de fruits, selon le nombre de cantiques des degrés (Chir HaMaalot) des Psaumes, d’autres en mangent 30 ou plus, chacun suivant ses coutumes, ses moyens et les disponibilités du marché.


La quatrième coupe de Vin
On terminera avec la 4ème coupe de vin rouge additionnée d’un peu de vin blanc.

La bénédiction pour les fruits poussant sur les arbres :

Baroukh ata A-donaï Elo-heinou melekh haolam boré péri haets

[Béni sois-Tu, É-ternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui crée le fruit de l’arbre.]

Si on goûte un fruit pour la première fois de la saison, on récite la bénédiction de Chéhé’hyanou avant de dire celle sur le fruit :

Baroukh ata A-donaï Elo-heinou melekh haolam chéhé’hyanou vékiyémanou véhiguiyanou lizmane hazé

[Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a accordé la vie, nous a sustentés et nous a permis d’atteindre cette occasion.]

– Cette journée n’est pas une des grandes fêtes (Yom Tov), toutes les formes de travail sont autorisées. Toutefois, en raison du caractère festif de la journée, nous ne récitons pas les supplications (Ta’hanoun) lors des trois prières.

– Certains ont la coutume de manger du caroube. Le maître de la Kabbale, le saint Arizal, mangeait quinze sortes de fruits en ce jour.

En ce qui concerne les fruits provenant d’Israël, il faut s’assurer de prélever la « Terouma » et le « Maasser ». Il est également important de se renseigner auprès d’une autorité rabbinique compétente pour ce qui concerne les lois de la Chemita.

QUELQUES RECETTES POUR TOU BICHEVAT :

Entrée, ou apéritif

Prenez 2 oignions blancs, vous coupez en lamelles très fines et en longueur/ Prenez une dizaine de dattes, enlevez les noyaux, vous les coupez en fines lamelles, vous faite revenir avec du beurre dans une poele, (les oignions en premier) pendant  4 mn , surtout ne pas les brûler, ils ne doivent pas non plus être croquants ; faire très attention à bien les dorer , ajouter les dattes, une demi cuillère à café de miel, à peine un peu de citron très peu, ou de la vanille.

Faire cuire à feu très doux, lorsque l’oignon, est très tendre et que ça sent très bon dans la cuisine, c’est cuit. Ne pas servir dans des assiettes, mais dans des cuillères individuelles, que vous remplissez sur chaque cuillère et vous décorez avec un fil de la peau d’un citron de tel sorte que le goût du zeste ressorte, (Forum Harissa)

Soupe « spécial Tou BiChevat » à l’orge perlé

Ingrédients:

2 gros oignons en fin petits cubes [haches]
2 tomates pelées [sous l eau chaude]
3-4 branches de céleri + les feuilles
sel, poivre, marak of, un peu de curcuma
2 bonnes poignées d orge perlée

Préparation:

faire revenir les oignons dans de l huile d olive , quand ils sont blonds, couper les tomates pelées en petits morceaux, et rajouter, couper les céleri très fins [en rondelles] couvrir d eau + 2 doigts, rajouter sel, poivre, épice marak of [bouillon cube parve] , orge perlée, et laisser mijoter a feu doux jusqu a cuisson de l orge>

Pour ceux  qui n ont pas le temps, faire tremper l’orge dans de l eau bouillante 1h, ça réduit son temps de cuisson de moitié

vous pouvez rajouter du kosbor[coriandre fraîche] pour le goût
On peut ajouter des petits morceaux de viande si on veut la soupe Bassari [viande]

Figues cuites en accompagnement des viandes

La figue est un fruit dont la saveur se marie très bien avec les viandes blanches et les gibiers. On pourra donc :

  • la faire rôtir à même le plat de viande,
  • en farcir un poulet avec des épices ou des olives,
  • la laisser réduire en purée, mélanger à des pommes de terre, pour accompagner une viande plus forte,
  • la cuire en brochettes, en alternant des morceaux de dinde, d’oignon et de figue,
  • l’ajouter dans un tajine de veau, avec des pruneaux et des pommes des patates douces,
  • en faire un chutney avec des oignons, des pommes, de la cannelle, du poivre, du gingembre, du miel et du citron,
  • l’incorporer dans une version originale du riz pilaf, avec des oignons, un petit piment émincé, du gingembre râpé et du riz sauvage,
  • ou, tout simplement, la passer quelques minutes sur chaque face dans une poêle chaude beurrée

Agneau aux amandes et pignons

Il faut environ 1 kg d’agneau, faire revenir la viande avec des oignions et de l’huile, sel et poivre les dorés sans les brûler ni les caraméliser. Lorsque la viande devient dorée, ajouter de l’eau à couvrir la viande, 2 ou 3 bâtons de cannelle, du gingembre en poudre attention ne pas en mettre beaucoup, du safran, laisser mijoter à feu doux, la sauce doit n’être ni trop épaisse ni trop liquide.

Préparer les pruneaux et les abricots pour les faire pocher, si vous les achetez aux poids la préparation ne doit pas durée plus de 5 minutes, si c’est en sac il faut 10 à 15 minutes, mettre de l’eau dans un casserole ajouter un bâton de cannelle, du sucre, moi je ne mets que du sucre roux et très peu, je n’attend pas que l’eau soit chaude si non le fruit devient trop mou. Quand votre sauce à une jolie couleur et que votre viande est tendre, vous pouvez ajouter les fruits. Servir dans son plat si la cuisson a été faite dans un tajine, ou dans une grande assiette ajouter les amandes que vous avez fait à peine dorer au four et des pignons au moment de servir pour qu’ils restent croquants.(Forum Harissa)

Gâteau de dattes

Battre un mélange blanc, bien mousseux: 5 oeufs, une pincée de sel, 4 cuillères à soupe de sucre cristallisé, 1 sachet de sucre vanille et le jus d’un citron. Ajouter peu à peu, deux cuillères à soupe d’huile, un verre de cerneaux de noix grossièrement moulus,1 verre de dattes hâchées imbibées d’eau chaude, 4 cuillère à soupe de farine pâtissière tamisée avec une cuillère de levure. Verser le mélange obtenu dans un moule enduit de margarine allant au four. Enfourner à feu doux pendant 50 minutes. (Suite 101.fr)

tarte special toubichevat – Recette Cuisine et Patisserie Cacher

(sources Chabad.org – Lamed – Au service de l’Ecriture – Forum Harissa – J.attitude – magazine Adama du KKL)

« Quand on abat un arbre, celui-ci pousse un cri silencieux qui traverse le monde de part en part » Chapitres de Rabbi Eliezer, 33

(Voir aussi CULTURE JUDAÏSME TOU BICHVAT –  du 3 décembre 2009)

Tou Bichvat et le retour du peuple juif sur sa terre Par Pierre

Pour préparer le séder, AVEC LA HAGGADAH DE TOU BICHEVAT, par Hillel Bakis, voir ce lien EDITION 2009 NOUVELLE EDITION

Et puis, sur Univers Torah, vous trouverez :

Tou Bichevate et les fruits
Le Maharal de Prague dans son livre « Netivote ‘Olam », explique que le monde et son contenu été créé dans le but d’honorer D. Ainsi, une bénédiction récitée par une personne sur un fruit par exemple, dévoile la splendeur du nom divin qui se dégage de la création de ce fruit. Par contre la personne qui profite de ce monde sans faire les bénédictions de circonstance, autrement dit sans être reconnaissante à D., « vole » des Bérakhote à D.
Il empêche donc la révélation divine qui devait sortir de ce fruit.

Faire une bénédiction sur un fruit, avant de le consommer, c’est reconnaître qu’il appartient à D. et que l’on se doit de demander la permission d’en profiter à son créateur.

Manger sans bénédiction ,c’est donc voler le maître du monde.
Si ceci est d’une parfaite logique, il est plus difficile de comprendre pourquoi la Guémara parle de voler le peuple d’Israël?

Rachi, sur place, explique que lorsqu’il ont fauté (manger sans Bérakha), les fruits sont frappés. En d’autres termes, l’absence de bénédiction, par les hommes, sur les fruits, a empêché par contrecoup la bénédiction divine de se répandre sur les fruits. La récolte en a subit les conséquences: les fruits sont moins beaux, moins nombreux (voir le Marcha)

LA MAGNIFIQUE ET UNIQUE FÊTE DE CHAVOUÔT

Je viens de réaliser que depuis notre changement d’hébergeur voici plusieurs années,  la fête de Chavouôt n’avait curieusement pas encore été remise à l’honneur, bien que cette fête soit pourtant ma préférée ! Je me propose donc de la réinsérer sur ce blog, même si cette fête vient de se terminer. louyehi

Le monde ne le sait malheureusement pas, et c’est dommage pour lui, mais la Torah a été donnée pour lui aussi, et pas seulement au peuple juif, qui finit par être choisi par le Créateur après le refus des 70 nations présentes alors sur la planète ! Et dire que les nations ont aujourd’hui le culot d’être jalouses de l’élection d’Israël en tant que guide et modèle d’éthique et de sa brillante réussite, avec l’aide d’Hachem qui a toujours protégé, protège et protégera toujours Son peuple de la destruction, car en tant que nation, elle est la seule sur terre à être immortelle, ce qui n’est nullement le cas des nations qui s’attaquent à elle et que l’on voit décliner et s’éteindre petit à petit jusqu’à disparaître complètement, n’étant plus qu’un souvenir historique, ce qui est aussi le cas des grandes civilisations qui ont dominé le monde dans l’Antiquité ! L’homme, le partenaire de l’Eternel, fut mis sur cette terre pour améliorer le monde. C’est ce que s’évertue à faire le peuple juif avec beaucoup de courage, d’énergie, de ténacité et de candeur, et il y réussit peu à peu ! Son arme : la Torah qui lui insuffle la force de se battre et l’éternelle espérance en un monde meilleur, un objectif vers lequel il se dirige rapidement, à présent qu’il habite à nouveau sa terre ancestrale, où il revient graduellement de tous les pays où il était dispersé, un pays où il peut aussi se réfugier lorsqu’il est persécuté. _______________________________________________________

Cours du Rav ‘Haïm Dynovisz sur les 10 Commandements
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LA FÊTE DE CHAVOUÔT
Les 4 noms de la fête :
‘HAG HACHAVOUÔT FÊTE DES SEMAINES
YOM HABIKOURIM FÊTE DES PREMICES
‘HAG HAKATSIR FÊTE DES MOISSONS
ATSERET CESSATION (DE TOUT TRAVAIL)

 

Plan de l’étude

LA TORAH ? UN DON D’AMOUR DU CREATEUR
COMPOSITION DE LA TORAH
TRANSMISSION DE LA TORAH ORALE
Chronologie
LA REVELATION DU SINAÏ
LES MOTS DE D.IEU
OU SITUE-T-ON LE MONT SINAÏ ?
LE DON DES 10 PAROLES
LE VEAU D’OR
UN ENGAGEMENT DE L’HOMME AVEC LE CREATEUR
LA VEILLEE DE CHAVOUÔT
LA FÊTE DE CHAVOUÔT
Consommation de mets lactés
QUELQUES REMARQUES & PENSEES SUR CHAVOUÔT
Meguila Ruth
Anniversaire de la mort du Roi David
Chavouôt est aussi la fête du patriarche Jacob
CHAVOUÔT, UN AUTRE SENS DE LA LIBERTE
AUTHENTICITE DE LA TORAH

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LA TORAH ? UN DON D’AMOUR DU CREATEUR

A l’origine, la Torah fut proposée à tous les peuples de la terre, qui, tous sans exception, la refusèrent. Elle fut alors proposée aux Bné Yisrael en l’an 2448, dit de la création du monde (environ 1300 ans avant l’ère actuelle), qui l’acceptèrent. Elle se présente sous la forme d’un long parchemin enroulé autour de deux axes qui contient les 5 parties. Elle est copiée à la plume d’oie (ou roseau) par un sofer (scribe), qui a appris en détail les règles de l’écriture. La Torah est divisée en péricopes (appelées « parachyiote » ); il y en a autant qu’il y a de semaines dans l’année juive. Chaque Chabbat, on récite publiquement une péricope, de sorte que la Torah est entièrement lue à la synagogue en une année. Chaque péricope (paracha) est divisée en sept passages ; pour chacun d’eux, un fidèle est invité à monter à la tribune et c’est à son intention que l’officiant lit le texte sacré. En s’approchant de la Torah, le fidèle récite une bénédiction dans laquelle il loue son Créateur de « nous avoir choisis parmi les peuples et de nous avoir donné sa Torah ». La Torah est revêtue de divers parements qui sont offerts en ex-voto par les fidèles. Elle est promenée, avant et après la lecture, parmi les fidèles de la synagogue et proposée à leur dévotion.

La valeur numérique du mot Torah est égale à 611, comme les 611 comman-dements que nous a transmis Moché rabbénou (les deux premiers ayant été entendus par Israël directement de D.ieu Lui-même (traité de Makot). Les 10 paroles – dont sont tirés les 10 commandements destinés au monde entier comportent 620 lettres qui correspondent à la valeur numérique du mot « keter » (couronne) – représentent les 613 commandements de la Torah et les 7 commandements rabbiniques (Netilat Yadaïm, Erouvine, Pourim ‘Hanoucca, les Bera’hot, les bougies de Chabbat et Yom tov ainsi que le Hallel.) – Na’hmanide.
Les ‘Dix Commandements’ constituent donc le fondement de la Torah. Ils comprennent toutes les mitsvote de celle-ci, valables pour toutes les époques et sont les suivants :

1) Je suis l’Eternel ton D.ieu
2) Tu n’auras pas d’autre dieu que Moi et donc, tu ne feras pas de sculpture à l’image de ce qui est dans le ciel, sur la terre ou sur les eaux et tu ne te prosterneras pas devant elles, car je suis un dieu jaloux.
3) Tu ne prononceras pas le nom de ton D.ieu à l’appui du mensonge.
4) Observe le jour du Shabbat pour le sanctifier.
5) Honore ton père et ta mère.
6) Tu ne tueras point.
7) Tu ne commettras point l’adultère.
8) Tu ne voleras point.
9) Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
10) Tu ne convoiteras pas la femme, la maison, le champ, le serviteur, la servante, le bœuf, l’âne, rien de ce qui appartient à ton prochain.

La Torah n’est pas seulement l’histoire du peuple juif jusqu’à la mort de Moïse. C’est à la fois une loi accompagnée des 613 Mitsvote positives et négatives qui guide notre vie et le plus merveilleux cadeau du Créateur fait à l’homme après celui de la vie elle-même, don qui marque l’année juive d’une reconnaissance éternelle de la part de Sa créature. C’est aussi un rouleau de parchemin transmis par l’intermédiaire de Moïse, et complété par la loi orale et ses commentaires rabbiniques jusqu’à nos jours. La fête de Chavouôt est enfin, selon le sens étymologique, un enseignement qui doit se perpétuer de génération en génération.

• La Torah comporte 70 facettes. (Nombre, Rabba 13, 15).
• La Torah rappelle le langage de chacun (Berakhot 31 ).
• La Torah ne peut être qu’étudiée en groupe (Berakhot 31).
• La Torah est comme de l’eau, qui coule goutte à goutte et qui mit par devenir un fleuve (Cantique des cantiques Raba 1,19).
• La Torah est une lumière (Meguila 16b).
• La Torah est la condition de base de la création du monde (Béréchit Raba 1,2). La Torah est arbre de vie (Proverbes 3,18).

COMPOSITION DE LA TORAH

La tradition rapporte que toutes les âmes juives de toutes les générations à venir jusqu’à la fin des temps étaient présentes au Sinaï (Midrach Rabba), y compris celles des convertis et ce don est renouvelé chaque année le jour de Chavouôt. Toutes les prophéties de tous les prophètes à venir ont également été reçues au Sinaï. Lorsque Haqqadoch Baroukh Hou (Le Saint Béni Soit-Il) révéla la Torah à Israël au Sinaï, Il la dicta à Moïse dans cet ordre : – Bible – Michna – Talmud – Agada, ainsi que tout ce que l’élève allait un jour demander à son maître. Comme il est dit : « L’Eternel prononcera toutes ces paroles ». (Exode 20). Les 3 derniers livres (Michna, Talmud, Agada) furent donnés oralement (Chemot rabba).
La « Torah chebikhtav » (Loi écrite) comporte les parties suivantes :

– TANAKH (initiales de Torah, Neviim, Ketouvim), composé de 24 livres – TORAH (Bible) 5 livres de Moïse : Berechit (Genèse), Chemot (Exode), Vayikra (Levitique), – Bamidbar (Nombres), Devarim (Michné Torah (Deutéronome). – NEVIIM (Prophètes) 8 livres : Josué, les Juges, Samuel I & 2, Rois 1 & 2, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, les 12 prophètes (Osée, Joël, Amos, Obadia, Jonas, Michée, Na’houm, ‘Habacuc, Tséphania, ‘Haggai, Za’harie, Mala’hie). – KETOUVIM (Ecrits, ou Hagiographes) 11 livres : Ruth, les Psaume, Job, les Proverbes, le Cantique des Cantiques, les Lamentations, l’Ecclésiaste, Esther, Daniel, Ezra, Ne’hemie, Chroniques I et II.

La « Torah Chebeal Péh » (la tradition orale) comporte les parties suivantes :
– LA MICHNA en 6 volumes (ou Chass) contiennent les enseignements des Tanaïm, qui furent codifiés par Rabbi Jehoudah Hanassi aux environ de 3950 (temps hébraïque).

– 1) ZERAÏM (lois agricoles)
– 2) MOED (fêtes)
– 3) NACHIM (lois matrimoniales)
– 4) NEZIKIM (dommages)
– 5) KADACHIM (choses saintes)
– 6) Taharot (lois de pureté)

– LE TALMUD contient les enseignements des Amoraïm 3979-4235 (temps hébraïque). Ils constituent le commentaire de la michna. LE TALMUD DE JERUSALEM fut compilé par Rabbi Jo’hanan en 4039. LE TALMUD DE Babylone fut compilé par Rav Aché et Ravina en 4234.

– Le SHOUL’HAN AROUKH constitue la conclusion de la Hala’ha (Loi) et sa codification, d’après le Talmud et les Richonim. Ses auteurs sont : Rabbi Joseph Caro, de Safed et Rabbi Moïse Isserlés de Cracovie (le Rama) en 5335.

L’étude de la Torah l’emporte sur tous les commandements, car elle conduit à l’action. L’homme sera d’abord jugé sur l’étude de la Torah et seulement ensuite sur ses actions. L’obligation de l’étude de la Torah dure jusqu’au jour de sa mort, comme il est dit en Deutéronome 4 : « Dans la crainte que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues et qu’elles ne s’écartent de ton cœur aucun jour de ta vie ! » Tout homme est tenu de se chercher un maître pour étudier la Torah. On est tenu d’étudier à mi-voix et de raisonner à mi-voix. Celui qui étudie la Loi écrite sans la comprendre réalise néanmoins la mitsva de l’étude, par contre l’étude de la Tradition orale exige la compréhension pour avoir valeur de mitsva. (Maïmonide, Choul’han Aroukh).

TRANSMISSION DE LA TORAH ORALE

La michna avait été donnée au Sinaï à Moché Rabbénou avec la Torah lors du Matane Torah. « Moïse reçut la Torah du Sinaï, il la transmit à Josué, Josué aux Anciens, les Anciens aux Prophètes, et les Prophètes la transmirent aux hommes de la Grande Assemblée. Ceux-ci disaient trois choses: Soyez circonspects dans le jugement, élevez de nombreux disciples et faites une haie autour de la Torah.» (Chapitre 1, Michna 1). Depuis ce jour, l’enseignement de la Torah n’a pas cessé de nourrir l’âme de chaque Juif, de génération en génération, en une chaîne ininterrompue et chaque Juif a le devoir de la transmettre à ses enfants.

Depuis Moché Rabbénou (2448) jusqu’à Hillel Hazzaqén (3768 ou an 8), on enseigna la michna. Beaucoup de grands Sages avaient tenté de composer des recueils des différentes traditions « avant Ribbi Yéhouda Hannassi » (qodém Rabbi), nommé aussi Hamé’habér, le rédacteur, ou Rabbi, ou Rabbénou Haqqadoche parce qu’il vécut dans la plus grande pureté jusque dans ses gestes les plus intimes. Ribbi Yéhouda Hannassi a organisé ces traditions d’abord de manière à faciliter la mémorisation, sans que cet ordre ne corresponde à notre conception actuelle des encyclopédies thématiques. Ribbi Âqiva, le Maître des plus grands, avait entrepris le recueil et la classification de toutes les traditions. Jusqu’à la destruction du Temple, il y avait certes des traditions multiples, mais il n’y avait pas de dissensions dans les discussions entre eux. Puis, le Temple fut détruit et le Sanhédrine partit pour Yavné avec les yéchivotes et il erra en dix pérégrinations. Non seulement l’arrêt de la pratique des mitsvote liées au Temple créa une perte considérable des traditions, mais c’est surtout le traumatisme de cette destruction qui entraîna la perte de nombre de traditions, la perte du rapport entre l’essentiel et l’accessoire et celle du point commun qui unissait des traditions différentes.

Chronologie (dates du calendrier hébraïque, commençant à la création d’ Adam, le premier homme)

2448 – Moïse reçoit la Torah sur le Mont Sinaï

2488 – Josué – Eléazar

2516 – Pin’has – Les Anciens et les Juges :

Othniel jusqu’à 2566

Ehoud jusqu’à 2636

Shamgar jusqu’à 2636

Barak & Deborah jusqu’à 2676

Guideon & son fils jusqu’à 2719

Tola jusqu’à 2742

Yaïr jusqu’à 2764

Jephté jusqu’à 2787

Ivtzan (Boaz) jusqu’à 2793

Elon jusqu’à 2803

Abdon jusqu’à 2811

Samson jusqu’à 2830

2830 – Eli et son Beth Din (tribunal rabbinique)

2870 – Samuel et son Beth Din

2884 – David et son Beth Din

2924 – A’hiyah de Chiloh et son Beth Din

2962 – Le Prophète Élie

3047 – Élicha

3055 – Yéhoyada le Prêtre

3070 – Zekhariah le Prêtre

3090 – Hosée

3110 – Amos

3140 – Isaïe

3160 – Micah

3190 – Joël

3240 – Nahoum

3254 – Habacuc

3280 – Céphaniah

3316 – Jérémie

3350 – Baroukh fils de Nériah

3370 – Ezra et son Beth Din (Les hommes de la Grande Assemblée – incluant Daniel, Mordekhaï, Néhémiah, Hananiah, Michael et Azariah)

3400 – Simon le Juste

3460 – Antignos de Soho

3500 – Jossé fils de Yoézer et Jossé fils de Yo’hanan

3560 – Josué fils de Pera’hiah et Nitaï l’Arbelite

3621 – Judah fils de Tabbaï et Simon fils de Chata’h

3722 – Chemaya et Avtalyon

3728 – Hillel et Chammaï

3768 – Rabban Simon fils de Hillel et Rabbi Yo’hanan fils de Zakkaï

3800 – Rabban Gamliel fils de Simon et les disciples de Rabbi Yo’hanan fils de Zakkaï

3810 – Rabban Simon fils de Gamliel et Rabbi Akiba

3828 – Rabban Gamliel et les disciples of Rabbi Akiba

3881 – Rabban Simon fils de Gamliel

3910 – Rabbi Judah le Prince – Rédacteur de la Mishna

3979 – Ses fils, Rabbi Simon et R. Gamliel, R. ‘Hiyah, Rav, Samuel et Yo’hanan

4010 – R. Houna, R. Judah, R. Na’hman, R. Kahana

4060 – Rabba et R. Joseph

4085 – Abayé et Rava

4127 – Rav Achi et Ravina

4260 – Achèvement du Talmud par R. Achi, Ravina et leurs disciples

A cause de l’écart entre l’origine divine de la Torah et la nature humaine, et aussi en raison des grandes catastrophes, la tradition avait toujours été confrontée à ces phénomènes d’oubli ; ainsi, Moché Rabbénou lui-même affronta ce phénomène de l’incertitude, de la perte des connaissances sous l’effet de la colère. Yehoshua (Josué), son disciple, et les autres Sages, sous l’effet de la douleur éprouvée à la mort du Maître, oublièrent 300 règles ou 700 règles ou 3000 règles qu’ils avaient reçues (Témoura 15-16). Un autre processus mettait en péril la connaissance. Les plus grands Maîtres reconnaissaient humblement que les capacités de connaissance baissaient de génération en génération (contrai-rement à ce qu’en dit le concept moderne de « progrès » dans la connaissance).

Cependant la Torah constitue toujours, de nos jours, la parole permanente de D.ieu et rien de ce qu’elle contient ne sera jamais inapproprié ou dépourvu de pertinence. Puisqu’elle est vraie, elle ne pourra jamais être changée et nous a été donnée pour tous les temps : passés, présents et futurs. Le grand théologien Maimonide (1135-1204), qui tenta de résumer la foi juive en treize dogmes, en consacra deux à la Torah : la Torah entière est celle qui a été donnée à Moïse ; elle ne sera pas modifiée et le Créateur n’en donnera jamais d’autre.

Chavouôt, c’est aussi le terme d’un jubilé à la fin du décompte des 49 jours qui débute à partir du second soir de Pessa’h. Cette fête tombe obligatoirement le 6 Sivan et jamais un mardi, un jeudi ou un samedi. En diaspora, il est fêté deux jours : le 6 et le 7 Sivan. C’est aussi l’une des 3 fêtes de pèlerinage avec les fêtes de Pessa’h et Souccot et tout comme ces deux autres, Chavouôt est aussi appelée Atseret (assemblée solennelle) Ce mot signifie également (clôture). C’est la clôture de Pessa’h. Cette fête marque le début de la moisson du blé en Israël et du point de vue religieux, elle conclut la libération physique des Bné Yisrael qui, en acceptant la Torah, sont devenus les témoins de D.ieu et responsables de Son message aux yeux des nations. Historiquement, à l’époque du Temple de Jérusalem, ces pèlerinages annuels étaient l’occasion d’apporter les premiers fruits de la récolte qui étaient offerts à D.ieu. Ces dénominations sont issues du texte de la Bible hébraïque : le nom de Hag ha-Katsir (fête de la récolte) provient du livre de l’Exode 23, 16 ; le nom de Hag Chavouôt (fête des semaines) apparaît dans les livres de l’Exode 34, 22 et du Deutéronome 16, 10 ; le nom de Yom ha-Bikkourim (fête des prémices) est mentionné dans le livre des Nombres 28, 26. La principale signification de la fête reste la célébration du don de la Torah au peuple d’Israël, choisi parmi les peuples pour la recevoir, selon la tradition.
A cette époque de l’Israël biblique, la récolte du grain nouveau durait 7 semaines et cette période était l’occasion de réjouissances. Elle commençait avec la récolte de l’orge à l’époque de la Pâque et se terminait avec celle du froment à Chavouôt. Cette fête cloturait donc la récolte du grain, tout comme le 8ème jour de Souccot (la Fête des Cabanes) clôt celle des fruits. Les bné Yisrael devaient apporter les prémices de la récolte du froment,  » les prémices de ton labeur que tu as cultivé dans ton champ ». » Il ne s’agit pas d’offrandes prescrites pour la communauté, mais « avec un tribut d’une offrande de ta main en toute liberté… tu réjouiras le Seigneur ton Dieu, toi et ton fils, et ta fille,[…] le Lévite qui réside dans tes portes, l’étranger, l’orphelin et la veuve » (Deutéronome 16-9,12) Le Lévitique 23,16-22 mentionne également une offrande des premiers fruits que toute la communauté devait apporter. Divers sacrifices animaux étaient également accomplis ainsi que l’offrande de deux miches de pain provenant de la nouvelle récolte. Le travail était interdit. Dans le déroulement du calendrier hébraïque, Chavouôt apparaît comme la fête qui complète et clôture Pessa’h, la fête de la liberté, laquelle atteint son apogée et prend tout son sens lorsque survient Chavouôt, qui concrétise l’espoir né de la liberté fraîchement acquise à Pessa’h. Chavouôt signifie « semaines », car cette fête tombe 7 semaines après Pessah. (En acceptant la Torah, Israël devient vraiment le témoin de D.ieu et responsable de Son message aux yeux des nations).

Le Talmud traite de la réception de la Loi au Sinaï. (Chabbat, 87). On y trouve un passage susceptible de fournir une interprétation de l’origine de l’Etoile de David. Transmission de la parole d’un Sage de Galilée: « Béni soit l’Eternel qui transmit la lumière de sa triple parole (Pentateuque, Prophètes, Hagiographes) aux trois parties du peuple (Cohen, Lévi, Israël) le 3éme mois (Sivan) par le 3ème enfant (Moïse, troisième enfant de Yo’heved) ». Indépendamment d’une explication plus profonde de cette parole, on en déduit que le peuple juif ainsi que la Torah peuvent être considérés comme étant divisés en trois parties. Le  » Maguen-David  » est-il autre chose que deux triangles étroitement enlacés ? Ce sont Israël et la Torah, inséparablement liés l’un à l’autre, comme le corps et l’âme, la Torah étant l’âme du peuple. Ce signe est à juste titre le « bouclier » de chaque roi juif, voire de tout Juif, aussi longtemps qu’il reconnaît faire partie de cette nation et accepte de recevoir en son âme la Torah. L’un des temps forts de la fête est la lecture des 10 Commandements à la synagogue. Tous, hommes, femmes et enfants depuis le berceau se doivent d’y assister avec la même intensité que lors du don initial. Certains ont également l’habitude de disposer dans la synagogue et dans la maison des plantes, fleurs et arbustes en souvenir du fait que toute la création a frémi comme les plantes lorsque la Torah fut énoncée sur le Mont Sinaï. On commence la fête par l’allumage des bougies le soir de ce Yom Tov, avec la bénédiction « chéhéhyanou », ainsi que le second soir (en diaspora).

LA REVELATION DU SINAÏ

Chaque printemps, les Juifs du monde entier célèbrent la fête de Chavouôt, l’évènement le plus important dans l’histoire de l’humanité : la révélation de D.ieu au Mont Sinaï, accompagnée du don de la Torah. A cette époque eurent lieu une série d’événements prodigieux en faveur des enfants d’Israël. En effet, déjà avant l’ouverture de la mer Rouge, il y avait eu un autre miracle après leur sortie d’Egypte : certains des Enfants d’Israël avaient contracté des infirmités durant leur long esclavage. D.ieu envoya des anges les guérir et ils purent se présenter tous unis, d’un seul cœur et comme un seul homme au pied de la montagne. Cependant, le prodigieux événement du don de la Torah s’est déroulé devant tout le peuple réuni pour le don de la Torah et des 10 Commandements destinés au monde, (qui sont 613 pour les Juifs), donnés par le Créateur par la bouche de Moïse au Mont Sinaï le 6 Sivan 2448 selon le calendrier hébraïque (1312 ans avant l’ère commune. Plus de 3 000 ans se sont écoulés depuis lors, mais de toute l’histoire humaine, elle demeure la seule révélation collective de D.ieu reconnue si largement. Ainsi, chaque année, le peuple juif reçoit à nouveau la Torah. Mais tout dépend de notre préparation à recevoir ce trésor spirituel que D.ieu nous a donné en vue de notre bien éternel.

Il est souvent reproché à Israël de garder jalousement sa Torah. Cependant, ce reproche est infondé, puisque l’Eternel avait commencé par proposer sa Torah à toutes les nations. (ex. : Edom, peuples descendants d’Esaü – frère jumeau du patriarche Jacob – qui demanda ce qu’elle contenait. Alors l’Eternel répondit : « Tu ne tueras point » et les peuples se retiraient en disant « Maître des Mondes, comment pouvons-nous accepter une Torah qui interdit de tuer ? N’est-il pas écrit au sujet de notre ancêtre Esaü : « Et tu vivras par ton épée ? » Amon et Moab (peuples issus de l’union incestueuse de Lot – neveu d’Abraham – avec ses filles) refusèrent la Torah parce qu’il est prescrit de s’éloigner de tout inceste, les descendants d’Ismaël la refusèrent parce que le vol y est interdit et qu’il y est prescrit le respect du bien du prochain. Ainsi chaque peuple de la terre trouva une bonne raison pour refuser la Torah. Seuls les enfants d’Israël l’acceptèrent en disant : « Naassé venichma » (Nous ferons, et puis nous écouterons), se soumettant ainsi aux Commandements, parfois sans même en comprendre les fondements, simplement parce que ces commandements constituent l’expression de la volonté divine. La révélation du Sinaï et l’apparition de l’Eternel au milieu des fumées et des flammes, du tonnerre et des éclairs est un événement exceptionnel qui n’a jamais eu son pareil dans le passé et qui n’aura plus son pareil dans l’avenir et ce, jusqu’à la fin des temps. Cela ne pouvait se produire qu’une seule fois. La révélation de la Torah devant tout un peuple est bien un événement capital pour l’humanité.

OÙ SE TROUVE LE MONT SINAÏ ?

Si les géographes sont d’accord pour situer le Mont Sinaï dans la péninsule qui porte ce nom, dans cette bande de terre triangulaire bordée par la Mer Rouge à l’Ouest, et le Golfe d’Akaba à l’Est, il leur est plus difficile de fixer sur lequel des Monts de cette presqu’île montagneuse a eu lieu la Révélation. La Tradition juive elle-même n’est guère plus explicite et ne tenait pas à faire connaître le lieu exact de cet événement, craignant qu’il ne donnât lieu à un culte idolâtre. Nos Sages demandent :  » Qu’a-t-il de particulier d’ailleurs, le Mont Sinaï ?  » II a joui d’un certain privilège tant que le Créateur s’y manifesta et fit connaître sa volonté à son peuple. Mais une fois la Majesté divine partie, ce mont reprenait son caractère antérieur. La preuve, c’est que l’on permit immédiatement après la Révélation l’accès de la montagne à tous, hommes et animaux. « C’est la personnalité de chacun qui donne son caractère à la place qu’il occupe « , selon un adage de nos Sages.

Néanmoins, des voyageurs de toutes confessions décrivent la grandeur fantastique de ces rochers de toutes les couleurs, s’élevant à plus de 2.000 m, nus à leur sommet, mais couverts de riches verdures à leur base ( » que les troupeaux n’y viennent pas brouter pendant la manifestation de D.ieu « , avait déjà dit Moïse). Ils font part de leur étonnement devant la pureté de l’air qui permet d’apercevoir par tous les temps les sommets des montagnes ; ils ne manquent pas de reconnaître dans ces vastes vallées, l’endroit où 600.000 Juifs pouvaient facilement se tenir pour percevoir la Parole de D.ieu.

Il faut savoir que c’est à ce même endroit que Moïse avait assisté à la première manifestation de D.ieu qui s’était adressé à lui du milieu d’un buisson qui semblait brûler sans se consumer. Le nom même du buisson en hébreu (Sné) n’aurait-il pas donné son nom au Mont Sinaï ? Hypothèse en tout cas meilleure que celle qui fait dériver ce nom de « Simanaï  » ( mes miracles ), bien que celle due à un bon mot d’un rabbin du Midrash n’en a pas moins une profonde signification : Sinaï viendrait de  » Sinea « , la haine, car la Révélation a entraîné la haine des autres peuples contre Israël… Mais ce qui compte avant tout est le fait que cet évènement unique, dont les Enfants d’Israël furent à la fois les témoins et les héros, apporta il y a 35 siècles à un monde plongé dans la barbarie une lueur divine dont la nécessité se fait encore sentir de nos jours.

LES MOTS DE D.IEU

Voici ce que dit la Bible : (Chemote – Exode – 19 1-10 et 15-19) « Le 3ème mois après leur sortie d’Egypte, ce jour-là, ils (les Enfants d’Israël) … Ils partirent de Réfidim, arrivèrent dans le désert du Sinaï et campèrent dans le désert. Israël campa là, en face de la montagne. Moïse monta vers D.ieu. D.ieu l’appela de la montagne et dit : « Voici comme tu parleras à la maison de Jacob, et ce que tu diras aux fils d’Israël. Vous avez vu ce que j’ai fait aux Egyptiens. Je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés à moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et observez mon alliance, vous serez pour moi un peuple trésor parmi les nations, car toute la terre est à moi. Vous serez pour moi un peuple de prêtres et une nation sainte : telles sont les paroles que tu diras aux enfants d’Israël. »

Moïse alla, convoqua les anciens du peuple et leur dit tout ce que D.ieu lui avait ordonné. Le peuple entier, d’une seule voix, répondit : « Tout ce que l’Eternel a dit, nous le ferons. » D.ieu dit à Moïse : « Va trouver le peuple et fais-le se sanctifier aujourd’hui et demain : qu’ils lavent leurs vêtements. Qu’ils soient prêts pour le 3ème jour, car le 3ème jour, D.ieu descendra aux yeux de tout le peuple sur le mont Sinaï. ».. Le surlendemain, dès le matin, il y eut des coupes de tonnerre, des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne et un son de chofar(cor) très puissant : dans le camps, tout le monde trembla. Moïse fit sortir tout le peuple du camp à la rencontre de D.ieu et il se tint au pied de la mon- tagne. Le mont Sinaï était tout fumant et toute la montagne tremblait. Le son du chofar allait s’amplifiant : Moïse parlait et D.ieu répondait dans une voix. »
« Et tout le peuple voyait les voix, les torches, le son du chofar (cor), la montagne fumante ; le peuple vit, recula et se tint au loin. Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi, et nous écouterons, mais que D.ieu ne nous parle pas, sinon, nous mourrons. Moïse dit au peuple : Soyez sans crainte ! C’est pour vous éprouver que l’Eternel est venu et pour que sa crainte soit sur vos visages et que vous ne péchiez point. » (Chemote – Exode – 20, 18-19).

En Exode 19 il est dit que le 2 Sivan Moïse monta vers D.ieu. Il dit, s’adressant à Moïse : « Et vous serez pour Moi une dynastie de prêtres et un peuple saint », et Israël répondit : « Tout ce que D.ieu a dit, nous l’accomplirons. » Le 3 Sivan « Moïse rapporta les paroles du peuple à D.ieu » et D.ieu ordonna d’éloigner le peuple de la montagne. Le 4 Sivan, D.ieu ordonne à Moïse : « Va vers le peuple et sanctifie les ». Il dit au peuple : « Soyez prêts dans 3 jours ». Ce fut le 3ème jour. D.ieu descendit sur le Mont Sinaï. Le 6 Sivan, la Torah fut donnée à Israël. D’après Rabbi Yossi, il s’agirait du 7 Sivan. Cependant tous conviennent que ce fut un Chabbat. Le commandement de ne pas adorer d’idole nous renvoie à la tendance que nous avons de vouloir échapper à D.ieu en déifiant nos désirs et notre propre personne. Nous limitons notre sens de la réalité à ce que nous pouvons voir. Il n’y a pas de place pour la progression spirituelle dans une religion idolâtre. Il n’y a de place que pour l’ego et le désir. Si nous observons attentivement le second commandement : « N’aie aucun autre dieu devant Moi » nous briserons chaque barrière que l’ego a pu ériger en nous – tout au moins celles qui existent en nous aujourd’hui. Nous ne pouvons servir aucune autre force, ni supporter aucun obstacle dans notre quête de D.ieu.

Le jour de Chavouôt s’est exprimé le plus grand amour qui ait existé, celui de D.ieu et de Son peuple, à qui Il donna un baiser pour l’éternité… La première bénédiction, qui précède la lecture du Chema, le matin (Cha’hrit) et le soir (Arvit), concerne la création de l’univers et des astres (Yotser or, yotser haméorot le matin, Maariv aravim le soir). La deuxième bénédiction a pour thème central la Torah, que D.ieu a transmise au peuple juif. Il y est essentiel-lement question de l’amour inconditionnel que D.ieu porte à son peuple, amour qui s’est manifesté de façon éclatante à travers la Torah que nous avons reçu au Mont Sinaï. Et cet amour trouve son point d’orgue le jour du don de la Torah (Matan Torah), c’est-à-dire à Chavouoth. Les premiers mots de cette seconde bénédiction sont: «Tu nous portes un amour éternel» et les derniers : «Béni sois-Tu D.ieu qui aime Son peuple Israël.»

A ce sujet, dans «Les devoirs des cœurs» (Chaar habé’hina chap. 5), Rabbénou Bahya développe les différents aspects de la bonté infinie de D.ieu envers ses créatures, et c’est en prenant conscience de l’ampleur de ces bienfaits, que celui qui cherche honnêtement la vérité sera amené à la conclusion logique que son but doit être de faire la volonté de son Bienfaiteur, ne serait-ce que par reconnaissance. Rabbénou Bahya conclut ainsi: «Le plus grand des bienfaits que D.ieu ait accordé à l’homme, et qui est également une preuve éclatante de son existence, est sans aucun doute la Torah qu’il nous a transmise par l’intermédiaire de Moïse, Son prophète. Ainsi, les miracles qu’il a provoqué renversement des lois de la nature, nous permettent d’acquérir une foi véritable en Lui, par qui ces miracles se sont produits.»

Quiconque a soif de vérité et possède un esprit logique comprend que l’homme ne peut atteindre le bonheur, ni même la sérénité sans comprendre les raisons de son existence sur terre pour trouver un sens à sa vie. Si D.ieu ne nous avait pas dévoilé le sens de la création dans la Torah, nous aurions dû nous lancer dans une recherche longue et difficile pour percer ces secrets, tout comme l’a fait notre ancêtre Avraham, avant la révélation au Mont Sinaï. Pour celui qui a réfléchi à la condition humaine, la reconnaissance envers D.ieu doit être sans borne, Lui qui nous a livré tous les éléments de réponse en nous accordant la Torah.

Un verset dans la Torah nous montre à quel point l’homme ne peut vivre sans explication sur sa propre existence: « Car cette loi que Je t’impose en ce jour, elle n’est ni trop ardue pour toi, ni placée trop loin. Elle n’est pas dans le ciel pour que tu dises: ‘Qui montera pour nous au ciel, nous l’ira quérir et nous la fera entendre pour que nous l’observions?’ Elle n’est pas non plus au-delà de l’océan pour que tu dises: ‘Qui traverseras pour nous l’océan et nous l’ira quérir et nous la fera entendre afin que l’observions.’ Non, la chose est tout près de toi, tu l’as dans la bouche et dans le cœur pour pouvoir l’observer ! » (Deut . 30 11-14).
Un commentaire du Rav Avdimi (Talmud Erouvin 55a) nous dit : «Il est sous-entendu qu’effectivement, si la Torah se trouvait au ciel ou de l’autre côté de la mer, il serait du devoir de l’homme d’aller la chercher, pour trouver le sens de sa vie !» Est-il concevable que notre monde, aujourd’hui infiniment plus sophistiqué que la plus complexe des machines nous ait été livré sans précision sur ce à quoi il est destiné et sans mode d’emploi ? En prenant conscience de cette réalité, il doit naître en nous une reconnaissance sans borne envers notre Créateur, qui, grâce à Sa Torah, permet de comprendre le fonctionnement et l’utilité du monde.» C’est une joie permanente que doit susciter en nous le fait de détenir la Torah, véritable mode d’emploi de l’univers.

«Tu aimeras l’Eternel ton D.ieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tout ton pouvoir» (Début du Chema, Deutéronome 6 5). Le Sifri pose la question : «Comment parvenir à accomplir cet ordre? Comment aimer D.ieu concrè-tement? Est il possible de «forcer» des sentiments? Le verset suivant nous donne la réponse: « Ces paroles que Je te transmets aujourd’hui seront gravées dans ton cœur » (Deutéronome 6 6). «Ces paroles», cela signifie la Torah, car c’est en étudiant la Torah qu’elle se grave dans le cœur et c’est par sa découverte et son étude que des sentiments réciproques pourront naître en nous. Un verset du Cantique des Cantiques présente à ce sujet une approche métaphorique et puissante. «Qu’il me prodigue les baisers de sa bouche» (1, 2). Nos maîtres comprennent ce verset comme se rapportant à la révélation au Mont Sinaï, véritable baiser de D.ieu (Midrach Chir hachirim rabba chap. 1).Et c’est seulement par l’étude que nous pourront rendre à D.ieu son baiser, et éveiller notre amour pour Lui.

Le Rav Salomon conclut par une remarque. Dans le texte des prières, la fête de Chavouôt est appelée: l’anniversaire du don de la Torah (zman matan torateinou). C’est que l’essence même de notre joie est la prise de conscience de notre privilège immense : celui de jouir de la marque d’amour la plus extraordinaire venant du Créateur, le don de la Torah. C’est cette joie qui a vu le jour à Chavouôt, que nous exprimons quotidiennement, soir et matin, dans nos prières qui exaltent D.ieu, ‘qui aime Son peuple Israël’».

Chaque mitsva négative étant en parallèle avec un jour de l’année solaire, chaque jour nous présente de nouveaux défis. Nous pouvons y échapper en redéfinissant la loi juive, ou bien nous pouvons nous redéfinir nous-même, en rejetant chaque tentation qui s’offre à nous. Les deux premiers commandements sont comparés aux baisers de l’amant que le Roi Salomon décrit dans « Le Cantique des Cantiques » dont il est question plus haut. Le premier est le baiser de la connexion, le second est le baiser de l’exclusivité.

LE VEAU D’OR

La plupart de ceux de nos penseurs traditionnels qui se sont penchés sur l’épisode du veau d’or, ont proposé des explications qui, sans exonérer bien entendu les enfants d’Israël de leur culpabilité, les font bénéficier de circonstances largement atténuantes.

Si en effet on avait dû les juger selon les apparences, il aurait fallu leur imputer le péché très grave d’idolâtrie, et donc s’étonner de la relative mansuétude de Hachem qui ne les a pas condamnés aussi sévèrement qu’ils l’auraient mérité.

En fait, comme l’expliquent Ibn Ezra, Abarbanel et d’autres auteurs, les enfants d’Israël ont craint que Moïse ne descende plus jamais du mont Sinaï, et ils ont créé à sa place une image certes interdite, mais qui ne reniait pas Hachem en tant que divinité qui les avait libérés d’Egypte.

Il convient également de rappeler que, selon le texte biblique ( Chemoth 32, 28), le nombre des admirateurs du veau d’or n’a été que d’environ trois mille individus.

On peut dire, avec Ibn Ezra, que le but des créateurs du veau d’or ne tendait qu’au remplacement de Moïse par un intermédiaire entre Hachem et les hommes, ce qu’interdit la Tora ainsi que l’explique ce commenteur ad Chemoth 20, 20.

Les enfants d’Israël se sont situés au Mont Sinaï, explique rav Dessler, à un niveau spirituel extrêmement élevé, puisqu’il leur a valu de mériter la révélation de la Chekhina . Hachem dirigeait leur destin par des miracles apparents. Mais lorsqu’ils ont commencé de douter du retour de Moïse, ils ont cru qu’ils ne parviendraient plus à se maintenir à un tel niveau. Privés de l’aide divine qui leur parvenait par son intermédiaire, ils se sont persuadés qu’ils étaient en danger de tomber entre les mains du yétser hara’ . Ils se sont convaincus que, s’ils succombaient une seule fois, il n’existerait aucune limite à la profondeur de leur chute. C’est pourquoi ils ont décidé de régresser à un niveau d’existence plus naturel, de manière à apprendre à découvrir la présence de Hachem dans la nature elle-même.

Celui dont la véritable madréga se situe au niveau de la nature, poursuit rav Dessler, peut légitimement découvrir la plénitude spirituelle en reconnaissant Hachem à l’intérieur du domaine de celle-ci. C’est ainsi que dans l’épisode des « serpents brûlants » ( Bamidbar 21, 6), Celui-ci a ordonné explicitement que l’on confectionne une imitation d’un de ces reptiles et qu’on la fixe à une perche, « afin que les enfants d’Israël dirigent leurs regards vers le Ciel et qu’ils soumettent leurs coeurs à leur Père dans les Cieux » ( Michna Roch Hachana 3, 8). Il s’agissait pour eux de s’imprégner de l’idée que les malheurs causés par les serpents venimeux étaient venus, eux aussi, sur l’ordre divin. Il est sûr que nous sommes loin, ici, de l’idolâtrie. Il n’est pas interdit, selon la Halakha , de réaliser la forme d’un serpent, ou celle d’un veau, dès lors que ce n’est pas à des fins d’adoration. Les seules images qu’il est interdit d’élaborer sous aucun prétexte sont celles représentant une forme humaine, ou les quatre ‘hayoth du Chariot divin (Ezéchiel 1, 10) : l’homme, le lion, le boeuf et l’aigle présentés ensemble ( ‘Avoda Zara 43b ; Choul’han ‘Aroukh , Yoré Dé‘a 141, 4). Jacques Kohn Techouvot.com

UN ENGAGEMENT DE L’HOMME AVEC LE CREATEUR

Le fait que la Torah nous ait été donnée en plein désert met non seulement en valeur le caractère universel de la Torah qui transcende toute idée de lieu et de temps, mais toute personne qui désire sincèrement et profondément prendre cette Loi sur elle le peut sans aucun problème. Ce n’est qu’unis et renforcés par ces lois de la Torah que nous pouvons concrétiser et assumer notre identité du « peuple Israël » sur une terre commune, la Terre d’Israël.
L’engagement que nous prenons à Chavouôt de respecter la Torah pour assumer notre identité est comme un contrat qui nous lie à D.ieu. Tout se passe comme si la période de Pessah et de l’Omer était vécue comme des fiançailles dont le couronnement serait le mariage entre Dieu et l’assemblée d’Israël, au Mont Sinaï.

De même que des fiancés acceptent de respecter un contrat qui les unit mutuellement, le peuple d’Israël a alors accepté la Torah en déclarant « Naassé vénichma » que nous pouvons traduire et vivre de trois manières : « Observons-la et ensuite essayons de la comprendre », « observons-la, ce qui nous permettra de la comprendre », ou encore « observons-la et en même temps (au fur et à mesure) essayons de la comprendre ». Quoi qu’il en soit, il ne s’agit pas pour nous de réduire la Torah à une pratique rituelle, en faisant des gestes dont on ne comprend pas le sens. Tout doit être basé sur la recherche constante d’une compréhension plus approfondie de nos lois.

LE DON DES 10 PAROLES

Chavouôt vient donc célébrer la promulgation de la Loi au Mont Sinaï, avec la transmission des Tables comportant les dix paroles qu’Hachem a données par la bouche de Moïse. Mais contrairement aux autres peuples qui ont conquis un territoire, puis adopté des lois sociales leur permettant de cohabiter, le peuple hébreu a choisi de suivre ces prescriptions à la lettre et de se doter de principes moraux et spirituels qui transcendent le temps et l’espace, donnant ainsi un sens profond à leur vie. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » – Levitique 19 – Peut-être ce commandement pourrait-il être la source des 248 commandements positifs. (Mais cela n’engage que moi).

Cette mitsva, l’une des plus connues, mais aussi l’une des mitsvote les plus importantes, puisqu’elle nous relie les uns aux autres par l’amour, n’est pas l’apanage du monde chrétien. Hélas, depuis des siècles, son antisémitisme a réussi à faire croire au monde que cela n’est pas écrit dans la Torah, mais dans le texte nouveau de sa religion, en ajoutant que les Juifs n’avaient que la crainte, la lettre et pas l’esprit et qu’ils avaient tué leur prophète et D.ieu lui-même. Infamies dont on n’arrive pas à comprendre comment ces millions d’individus religieux sont parvenus ainsi à mentir sur la parole de D.ieu elle-même et à tuer Son peuple. C’est pourtant la vérité historique, si contraire à ce qu’elle prétend être, une religion d’amour. Elle fut une religion de massacres du peuple de D.ieu. Il en reste une civilisation occidentale qui, encore de nos jours, s’allie aux ennemis du peuple juif, car même si elle en a perdu la théologie, elle a gardé cet antisémitisme viscéral.

Dans ce contexte, il faut savoir que l’essentiel est « ahava », amour. En hébreu, ce mot est constitué de lettres qui sont tout un enseignement. En effet, l’obligation de répéter chaque jour le « chéma Yisraël » nous montre bien que l’amour est le centre de la Torah. Dans ce Chémâ, le mot Un (é’had) a la guématria 13, comme « ahava » (amour) et ce mot « é’had » y est entouré du mot « ahava » avant et après ce verset ; il y a donc là un enseignement sur la primauté absolue de l’amour dans le message de la Torah. La plénitude des 10 paroles divines reçues constitue notre enjeu de l’unité et se joue particulièrement dans l’aventure du « deux ». Le Un divin est amour et, à notre niveau, toute unité doit être soumise au 2 de l’amour. C’est ce que veulent nous signifier nos Sages quand il nous font remarquer qu’il est dit dans Chir haChirim (Cantique des Cantiques) : ‘ il m’embrassera des baisers de sa bouche’. La fin du psaume 62 (verset 13) qui dit : « et à Toi Adonoute est la bonté » le confirme.

Au début de l’ère chrétienne, Hillel, avec son collègue Chamaï constituaient la toute dernière des «Zougot » (paires), et sans doute la plus célèbre de la transmission de la Torah depuis Moché rabbénou. Après avoir essuyé un refus auprès de Chamaï, un étranger vint un jour se présenter devant son collègue Hillel en lui demandant qu’il le convertisse, à la condition qu’il lui apprenne toute la Torah pendant qu’il se tiendrait sur un pied. Celui-ci accepta de lui donner des cours pour et lui dit « Ce qui est haïssable à tes yeux, ne le fais pas à ton prochain », (Talmud de Babylone, Shabbat 31a) voici toute la Torah et le reste n’est que commentaire de ce passage. Va et étudie ! » En citant le commandement ainsi exprimé comme rappel de l’amour dont il est question ici, qui est également un comportement (ne fais pas…), le texte donne l’indication d’une limite dans les comportements possibles à l’égard de l’autre.

Au second siècle de notre ère, le grand rabbi Aqiba considérait le comman-dement d’amour du prochain comme le « grand principe » ou « principe universel » exprimant la totalité de la Torah (Talmud de Jérusalem, Nedarim 9, 4). A sa suite, on a pu dire que les 613 commandements dépendent directement de celui-ci. Maïmonide (12ème siècle) prend positivement la formule d’Hillel qui devient : « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’ils te fassent », que des commentateurs ont repris ainsi : « que le bien d’autrui te soit aussi précieux que le tien », ce qui peut être entendu comme l’expression d‘un infini respect des biens, non seulement matériels, mais aussi intellectuels et spirituels d’autrui et donc comme la source du pluralisme juif. Au 16ème siècle, les maîtres de la Kabbale, établis à Safed en Galilée, firent précéder chaque prière de ce préambule : « Me voici prêt et disposé à accomplir ce commandement : Aime ton prochain comme toi même».

Le Baal Chem Tov, fondateur du Hassidisme au 18ème siècle disait : « J’aspire à pouvoir aimer les personnes les plus pieuses autant que D.ieu aime les plus impies. » L’humour signale enfin qu’il est assez facile d’aimer « le monde entier », plus facile en tous cas que d’« aimer ton prochain », qui est à la fois unique et proche ! Il y a des efforts à déployer pour « aimer » un éventuel concurrent, un rival potentiel, celui qui est trop « comme moi-même » !

LA VEILLEE DE CHAVOUÔT

Le Midrach nous enseigne que les enfants d’Israël s’endormirent la nuit qui précéda le don des Dix Paroles, et Hachem les réveilla au son du chofar et du tonnerre. Ainsi en restant éveillé toute la nuit de Chavouôt, chacun, dans chaque génération, fait réparation de la faute des pères. C’est pourquoi cette nuit nous lisons le « Tikoun leil Chavouôt, » littéralement  » (Réparation de la nuit de Chavouôt), les textes qui sont des extraits de la Torah, des Prophètes, des Hagiographes, de la Michna, du Zohar, ainsi que la liste des 613 mitsvote. Mais l’essentiel est d’étudier la Torah. Le Ari Zal dit que celui qui étudie la Torah toute la nuit de Chavouôt et ne dort pas toute cette nuit, est sûr de terminer l’année.

Ceux qui veulent étudier en français prennent le Sefer Ha’hinouch (livre des 613 mitsvote). La Meguila de Ruth est également lue ce soir-là. On peut y ajouter les chapitres 19 et 20 de l’Exode. Que peut signifier le Midrach lorsqu’il parle de l’endormissement des enfants d’Israël ? L’un des sens de ce texte est qu’il existe une situation de sommeil par rapport à la Torah. Au plan symbolique, ce sommeil peut traduire une paresse face à l’étude : faire passer d’abord son bien être physique ou matériel par exemple. Les sages avaient conscience de cette réalité, c’est pourquoi dans les Pirke Avot (Chapitres des Pères), que nous lisons justement entre Pessah et Chavouôt, de nombreux enseignements ont trait au limoud Torah.

Chaque année, la Torah est proposée à l’être collectif d’Israël, chaque jour elle est offerte à l’individu. Avant de la recevoir, nous sommes toujours dans un état de sommeil. Ce qui nous pousse à l’accepter, à l’étudier, à l’introduire dans notre pensée et de notre vie, c’est la voix du Sinaï émanant de notre Créateur. Voilà l’urgence : devenir des êtres nouveaux. Il n’existe pas d’autre salaire que celui d’être en marche vers soi-même, parachevant par cette acceptation les « six jours du commencement ». Nous comprenons qu’Hachem soit pressé, car Il attend notre bonheur.

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Consommation de mets lactés

Les raisons pour lesquelles la tradition a retenu la préparation et la consommation de mets lactés pour Chavouôt, “Halavi” sont multiples. Le Mont Sinaï où fut donné la Torah est appelé dans le Psaume 68 Mont Gavnounim, dans lequel on reconnaît le mot « guevina » (fromage). Ces plats lactés seront consommés avec du pain, et l’on consomme ensuite de la viande, avec du pain également. On retrouve ici le souvenir des deux pains qui accompagnaient le sacrifice apporté au Temple ce jour-là. Les mots « Moché rabbénou » (Moïse notre maître) est égale à 613, comme les 613 commandements. Avec la Torah, les Juifs reçurent les lois concernant l’abattage rituel. Ils ne pouvaient plus utiliser leur vaisselle qui avaient servi à de la viande non abattue rituellement et ne pouvaient pas la cachériser le jour même de la fête car c’était Chabbat.

En attendant de pouvoir se conformer aux règles de “Cacherout” qui prônent la séparation des mets lactés de ceux carnés, les Hébreux se contentèrent donc de nourriture lactée. Les maisonnées juives depuis lors se délectent de gâteaux au fromage blanc pour les Ashkénazes et de couscous au beurre pour les Séfarades d’Algérie… En effet, il est d’usage, le matin de Chavouôt de consommer un repas lacté, précédant le repas de viande usuel aux jours de fête. Mais c’est en toute humilité (et en état de pauvreté du savoir) de l’étude de la Torah, en délaissant sa grandeur (éventuelle !), en acceptant ce don de la Sagesse divine comme un bienfait et en s’attelant à son étude et à sa pratique tout en ressentant la vitalité qu’il nous apporte que l’on doit s’approcher de la Torah.

La Torah est comparée au lait : « Comme le miel et le lait, [la Torah] coule sous ta langue » (Cantique des Cantiques 4:11). De même que le lait a la capacité de subvenir totalement aux besoins nutritifs du nourrisson, la Torah procure toute la « nourriture spirituelle » nécessaire à l’âme humaine. De plus, la guematria (valeur numérique) du mot hébreu pour lait, ‘halav, est de 40. Celle-ci a également une signification plus profonde en ce sens qu’il y eut 40 générations depuis Moïse, qui consigna la Torah Ecrite, jusqu’à la génération de Ravina et Rav Achi qui rédigèrent la version finale de la Torah Orale, le Talmud. (Moïse passa 40 jours supplémentaires sur le Mont Sinaï, à prier pour le pardon de la faute du Veau d’Or,) puis une nouvelle période de 40 jours avant de revenir avec de nouvelles tables de la loi en pierre. De plus, le Talmud commence avec la lettre mèm – guematria 40 s’achève également avec un mèm.

Selon le Zohar, chacun des 365 jours de l’année correspond spécifiquement à l’un des 365 commandements négatifs de la Torah. La mitsva qui correspond au jour de Chavouôt est la suivante, comme le dit la Torah : « Apportez des Bikourim (premiers fruits) au Saint Temple de D.ieu ; tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère » (Exode 34:26). Comme le premier jour pour apporter des Bikourim est Chavouôt (la Torah appelle Chavouôt « la fête des Bikourim »), la seconde moitié de ce verset 6 au sujet du lait et de la viande (6 est le commandement négatif qui correspond au jour de Chavouôt). Ainsi lors de cette fête, nous prenons deux repas, un avec des laitages et l’autre avec de la viande, en prenant bien soin de ne pas les mélanger.

On ne doit pas utiliser le même pain pour les deux repas, de peur que le pain soit entré en contact avec un plat de viande. En prenant deux repas différents – l’un lacté et l’autre carné – nous avons deux pains, ce qui correspond à l’offrande particulière des « Deux Pains » qui était apportée au Temple à Chavouot.

Le Mont Sinaï porte également le nom de Har Gavnounim, la montagne aux pics majestueux. Le mot hébreu pour fromage est guevina, qui s’apparente sur le plan étymologique à Har Gavnounim.

De plus, la guematria de guevina (fromage) est de 70, ce qui correspond aux « 70 facettes de la Torah ». Quand Moïse, 3 mois après sa naissance le septième jour du mois d’Adar fut déposé sur le Nil (le 6 Sivan) et sauvé par la fille de Pharaon qui l’adopta, un problème se posa immédiatement : quelle nourriture donner au bébé ? A cette époque, lorsque la mère biologique n’était pas disponible, on devait faire appel aux services d’une nourrice. Mais Moïse refusait d’être nourri par toute femme égyptienne.

Le Talmud explique que sa bouche devait rester absolument pure, étant donné qu’un jour, elle communiquerait directement avec D.ieu. C’est pourquoi celui qui proclamera les paroles saintes de la Torah refusa le lait d’une nourrice égyptienne. Finalement, la fille de Pharaon trouva la seule femme dont Moïse accepta le lait : Yokheved, sa mère biologique. Ainsi Moïse, le futur grand guide du peuple juif fut nourri, élevé et formé, juste sous le nez de Pharaon, dans sa propre maison, à ses propres frais ! De plus, la mère de Moïse reçut un salaire pour nourrir son propre enfant ! La consommation de plats lactés à Chavouôt commémore donc également ces circonstances survenues dans l’enfance de Moïse.

QUELQUES REMARQUES & PENSEES SUR CHAVOUÔT

Meguila Ruth

Ruth, descendante de Loth, (le neveu de Moïse) est une princesse moabite qui s’est convertie au judaïsme au 10ème siècle avant l’ère commune. Elle se maria avec Boaz, représente un modèle d’acceptation de la Torah et sans elle l’histoire juive n’aurait pas de continuité. Ruth est la personne en quête de Torah par excellence, que l’on dresse devant nous comme le modèle éclatant de la bonne façon d’accepter la Torah. Si nous pouvions apprendre à lui ressembler dans notre acceptation personnelle de la Torah (l’acte du Service divin qui est l’essence même de Chavouôt), nous réussirions à absorber l’intégralité de l’élévation spirituelle que D.ieu nous offre à l’occasion de cette fête. Elle faisait preuve d’un tel amour et d’un tel souci pour le devenir d’une autre personne (en l’occurrence sa belle-mère) qu’elle est considérée comme le modèle parfait sur lequel nous devons calquer notre propre acceptation de la Torah.

Tous les êtres humains ont l’obligation de respecter les 7 lois noa’hides – ainsi nommées parce qu’elles furent données après le déluge – de même que Ruth l’avait dès sa naissance, en tant que moabite. Si on ajoute ces 7 commandements à la valeur de son nom, on obtient 613, le nombre de commandements de la Torah. L’un des 613 commandements est d’aimer D.ieu. Elle était en quête de la vérité et de la bonne manière de vivre et par-dessus tout, elle voulait s’attacher à D.ieu avec fidélité et se connecter ainsi à la Source de toute vie et de tout être. Elle ne pouvait le faire qu’en s’attachant à une personne déjà proche de D.ieu. Elle a donc suivi sa belle- mère Naomi, plutôt qu’une vérité abstraite.

Le choix de Ruth à Chavouôt est d’abord justifié par le fait qu’une partie du récit se déroule en Israël, durant la moisson des blés, qui est justement la période dans laquelle tombe Chavouôt. Dans cette méguila, nous apprenons que David descend de Ruth la Moabite. Ainsi la plus noble famille en Israël, la dynastie royale de David, est issue de souche païenne! Or la Torah nous enseigne: « Un Ammonite ou un Moabite n’entrera pas dans la Communauté de l’Éternel » (Deutéronome, 23,4). Selon l’interprétation littérale de ce texte, l’accès au Judaïsme aurait donc été interdit à Ruth. Par conséquent un descendant d’une Moabite, devenue juive à l’encontre de cette loi n’aurait jamais pu revêtir la dignité royale. Mais la Loi orale précise que seule la conversion des hommes moabites et ammonites est interdite. Ruth pouvait donc devenir juive et donner naissance à la maison royale de David. L’existence d’un juif issu de cette souche est donc une preuve de plus de l’authenticité et de la véracité de la Loi Orale. Porter atteinte à celle-ci aurait eu pour conséquence l’impossibilité pour les descendants de Ruth d’occuper le trône. L’histoire de Ruth lue à Chavouôt, fête de la Promulgation de la Torah, est un symbole vivant à travers les siècles de l’importance capitale de la Loi Orale. Le Livre de Ruth fait partie des cinq rouleaux ou méguilote, qui se trouvent dans les Hagiographes ou Kétouvim. On lit aussi Michlé ou Proverbes.

Anniversaire de la mort du Roi David

Chavouôt est aussi l’anniversaire de la mort du roi David, qui naquit à Beth- Lehem en 2854 après la création du monde. Il appartenait à la dixième géné- ration de Juda, fils de Yaakov. Un de ses ancêtres fut Nahchon, fils d’Aminadav, qui se distingua lors de la traversée de la Mer Rouge lorsque celle-ci refusa de se fendre. Nahchon fut le premier à apporter des offrandes au Michkan lorsque celui-ci fut installé dans le désert un an après la traversée de la Mer Rouge. L’arrière grand-père de David, Boaz, était juge et possédait une grande fortune. Sa générosité était célèbre. Cette noble tradition fut maintenue par la famille de Ichaï, le père de David, qui était le président du Sanhédrin. Les qualités insignes de cette dynastie étaient l’érudition, la piété, la gentillesse et la générosité.
Dans la Bible il n’est nulle part mentionné le fait que Chavouôt soit la fête de la Promulgation de la Loi. C’est la Loi orale, appelée  » Torah ché-beal pè « , qui le porte à notre connaissance. Chavouôt nous fournit par ailleurs une autre preuve de l’importance de cette dernière. Le second jour de Chavouôt, nous lisons l’histoire de la généalogie du roi David. jour anniversaire de sa naissance ( le livre de Ruth fait partie des 5 rouleaux (ou méguilote) qui se trouvent dans les Hagiographes, ou « Ketouvim ». La Meguilat Ruth est lue à Chavouôt (on lit aussi Michlé ou Proverbes.

Chavouôt est aussi la fête du patriarche Jacob

Selon le Traité des Pères (1,2) notre monde repose sur trois piliers:  » Torah, Avodah, Guemilout ‘Hassadim » (l’étude, le Culte divin, la Charité), représentés par nos trois patriarches : la  » Guemilout ‘Hassadim », (l’altruisme, l’amour du prochain,) trouve toute son expression dans le caractère d’Abraham. Malgré la chaleur torride et le fait qu’il soit malade, (il en était au 3ème jour de la circoncision), il attend les voyageurs inconnus pour remplir envers eux les devoirs de l’hospitalité. Le sacrifice d’Isaac, c’est la  » Avodah « ; c’est le dévouement pour D.ieu qu’Isaac a manifesté par son sacrifice volontaire; il restera toujours un exemple incomparable de l’homme au service de son D.ieu. Enfin, d’après la tradition, Jacob « assis dans les tentes » dans le chemin qui sépare- Beérchèva de ‘Haran, a voué 14 années de sa vie à l’étude exclusive de la Torah auprès de Sem et Eber. Il représente la  » Torah « .

Ainsi Pessa’h tire son nom de l’agneau pascal (allusion à Isaac). Chavouôt, la fête de la Torah se rattache à Jacob. Enfin, Souccot se rapporte à Abraham. On pourrait objecter qu’Isaac n’était pas le fils unique d’Abraham et qu’il y avait aussi Ismaël et les fils de Ketoura. Par ailleurs, Isaac était aussi le père d’Esaü, or, c’est uniquement Jacob qui est l’héritier spirituel de la maison d’Abraham. Si Pessah et Souccot, (fêtes qui rappellent Isaac et Abraham) ont à côté de leur jours fériés aussi le ‘Hol Hamoed, (demi-fête) c’est une allusion à ceux de leurs descendants dont le caractère n’était pas empreint de sainteté. Par contre, Chavouôt, la fête de Jacob, ne connaît pas de ‘Hol Hamoed, (demi-fête) car Jacob a transmis son héritage spirituel à tous ses enfants sans exception.
Symbolique de Chavouôt

Nous savons que le tabernacle et plus tard le Temple sont perçus par les Rabbins comme des compromis de Dieu envers les hommes qui, d’une façon ou d’une autre, cherchent à se représenter le divin. Mais au moment de Chavouôt, un tel compromis est impossible. La fête de la révélation ne peut pas se compromettre en cédant à la pression des besoins humains. Le refus du compromis et le refus de toutes formes de simplification, c’est aussi cela la symbolique de Chavouôt. Pour comprendre la nature profonde du problème du fonctionnement psycho-logique des membres de la communauté juive (à savoir : pourquoi si peu de fidèles se retrouvent à la synagogue pour fêter Chavouôt) nous porterons un regard positif, bien que sans doute quelque peu naïf sur la question. Il semble que ce manque de participation n’est finalement que l’expression d’une compréhension profonde – bien que probablement inconsciente – du sens de D.ieu et de la Révélation. Le Créateur étant présent partout et à tout moment et la Révélation étant, elle aussi, continuelle, en quoi la journée de Chavouôt est-elle nécessaire ? Comment et surtout pourquoi marquer, à l’aide d’une fête spéciale, un concept qui dépasse le cadre d’une limite temporelle et géographique ? Si D.ieu est D.ieu, et si la Révélation a lieu en tout lieu et à tout moment – et non seulement sur le mont Sinaï il y a plusieurs milliers d’années – quel besoin avons-nous de nous réunir à la synagogue pour Chavouôt ? Voilà, semble-t-il, les éléments qui font que cette fête n’est que peu observée dans l’ensemble du monde Juif.

Ouvrons la porte sur une autre dimension de cette fête donnant lieu à une autre interprétation. Et si Chavouôt n’était qu’une autre forme de compromis entre Dieu et les hommes ? Un compromis non pas palpable physiquement – comme le tabernacle, le Temple et les sacrifices – mais un compromis dans le temps, dans la dimension temporelle ? L’homme, nous ne le savons que trop bien, ne peut pas vivre dans l’abstraction pure. Même lorsqu’il s’agit de Dieu, notre esprit demande une forme de conceptualisation, une forme de représentation, quelque chose de tangible que nous puissions appréhender. Refusant l’objet de représentation physique, la tradition juive a peut-être opté pour une représentation dans le temps qui, une fois dans l’année, nous permet de focaliser nos esprits sur la nature de D.ieu, de sa Révélation et de sa Loi.

CHAVOUÔT, UN AUTRE SENS DE LA LIBERTE

Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit « Seul est libre celui qui fait son occupation de la Torah. Grâce à la Torah, les Enfants d’Israël sont des hommes libres « . Il semblerait à première vue que celui qui accepte le joug de la Torah, qui se soumet aux commandements et aux interdits émanant d’une source extérieure à lui-même, abdique sa propre liberté, sa propre indépendance. On pourrait croire que dès lors qu’un homme accepte d’être assujetti aux volontés émanant d’une source étrangère à lui même, il ne saurait y avoir de place pour une affirmation de soi, pour une expression personnelle. Mais il n’en est rien et si nous tenons compte du fait que l’homme est par nature un être social, ayant besoin (de façon innée ou autrement) d’un état social afin d’échapper à un intolérable état de nature, nous serons amenés à conclure qu’il ne peut jamais être véritablement indépendant, entièrement libre d’agir comme il l’entend. Ce seront en effet tantôt les impératifs de sa foi, tantôt les lois de son souverain, qui lui imposeront certaines limitations.

Fondamentalement, une révolution signifierait simplement un changement de gouvernement ou de souverain, éventuellement de lois ; mais en vérité ce ne serait rien qu’une substitution, non un changement absolu dans l’état de l’homme. Celui-ci est soumis, tout au long de sa vie, à son Yétzère (inclination au mal) et à son Yotzère (le Créateur). Afin de concilier ce fait empirique avec son idéal de liberté et d’individualité, chacun devra délibérément et par un choix motivé par le désir d’en faire partie, se faire une obligation d’accepter les règles de ce code. Contrairement à l’esclave, c’est le privilège de l’homme libre de choisir le groupe ou ordre auquel il désire s’identifier. Mais, une fois le choix fait, il sera lié par les règles du groupe qu’il a choisi. Techniquement parlant, il sera contraint, mais non asservi ; sujet à des restrictions, mais libre de changer.
Ainsi pouvons nous faire cette distinction : Soumission par la force, sans considération de manière ou de degré = esclavage. Soumission par choix, sans considération de ce à quoi ou celui à qui on est soumis = liberté. A la lumière de cette définition, l’homme est le dernier venu dans l’ordre de la création, et destiné dès le début à avoir un but unique. Afin de réaliser ce pour quoi il est sur cette terre, (son propre développement de plus en plus poussé, l’homme doit pouvoir se mouvoir selon sa propre volonté, décidant souverainement comment agir et se comporter par rapport aux directives et aux objectifs qui lui ont été révélés. L’ alternative donnée à l’homme, est, d’une part, le Yétzère du cœur de l’homme –  » méchant dès sa jeunesse  » et né avec l’homme même, et d’autre part la Torah, antidote des forces du Yétzère, principe et guide grâce auquel l’homme peut contrôler et canaliser ces forces (c’est-à-dire conquérir, utiliser et sublimer les qualités du Yétzère, ainsi qu’il est écrit :  » C’est à la vigueur des bœufs qu’on doit l’abondance de la moisson « ).

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L’alternative par laquelle l’homme peut répondre à cet esclavage (état passif) consiste à faire usage du pouvoir de choisir qui lui est donné :  » J’ai mis devant vous la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction, choisissez la vie « . Celui qui fait ce choix, qui fait son occupation de la Torah, qui accepte le code des lois Divines pour diriger son cœur, celui-là est un homme libre, qui fait usage du privilège qu’il a de choisir. Oui,  » serviteur de son Yotzère, son Créateur « , mais serviteur par choix délibéré, par désir de compter parmi les membres de ce groupe particulier. Telle est la signification de notre liberté, de notre délivrance qui commença par la promesse :  » Je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Egyptiens, et je vous délivrai de votre servitude ; et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements « , pour atteindre son apogée avec :  » Je vous prendrai pour Mon peuple  » La Torah fut donnée seulement à Chavouôt, où nous avons accédé à la liberté, dernière phase du processus de notre libération et liberté et Torah sont ici synonymes.

Oui, être juif, c’est construire sa vie selon ce mode bien particulier dans lequel tout est Torah. Ainsi le don de la Torah parachève la formation du peuple et imprime son modèle, sa personnalité dans tous les détails de son existence. Chavouôt et le don de la Torah octroyèrent bien un sens à cette liberté, un contenu positif à l’existence du peuple juif. Nos Sages ont d’ailleurs exprimé cette idée par le biais d’un commentaire célèbre d’un verset de la Bible (3): “Et les tables (de la loi) étaient l’ouvrage de D-ieu et ces caractères, gravés sur les tables, étaient des caractères divins.” Or le terme “gravé” qui se dit, en hébreu, “harout” peut se lire également “hérout”, la liberté. (Talmud Erouvin 54a) Le Talmud affirme: “Ne lis point ‘harout mais plutôt ‘hérout, car n’est vraiment libre que celui qui se consacre à la Torah.” La promulgation de la Torah sur le mont Sinaï il y a plus de 3 300 ans représente un événement unique dans l’Histoire. Avant tout, il s’agit là d’un acte par lequel D.ieu “descend” des hauteurs célestes vers le monde ici-bas. Jusqu’alors, l’abîme infini entre l’homme et D.ieu paraissait infranchissable.

Cependant, si le don de la Torah présente ce caractère d’événement historique singulier dans lequel le Divin joue un rôle décisif, en revanche l’acceptation de la Torah constitue un processus de longue durée dans lequel l’homme détient une place centrale. Recevoir la Torah ne consiste pas à en écouter le message de manière passive, mais il consiste en un engagement personnel à vivre pleinement selon ses principes et à en respecter les commandements chaque jour de notre vie. Pour que la Torah puisse nous être donnée, il nous faut d’une part faire preuve de la même disposition d’esprit que les Hébreux sur le mont Sinaï lorsqu’ils prononcèrent le fameux « Naassé vénichma » (nous ferons et nous comprendrons) Exode 24. Chaque juif reçoit la Torah selon sa propre manière et selon son propre rythme. La Torah qui un jour fut donnée sur le mont Sinaï continue à être reçue par Israël de manière personnelle, collective et nationale. Cette acceptation ne constitue pas un événement moins important, car elle donne à la Torah son caractère de Torat ‘haïm, de Torah de vie.
Quintescence de la Torah

La signification toute particulière de la Torah perd de son évidence dès lors qu’on la définit en ayant recourt à des analogies. Par exemple, quiconque cherche à limiter la Torah à un livre de lois religieuses altère la conception du judaïsme ; l’essence même de la Torah est alors occultée. La Torah se trouve ainsi amputée de l’une de ses caractéristiques fondamentale, celle de constituer une entité spécifique qui se suffit à sa propre définition. Le terme Torah ne devrait donc être utilisé dans aucun autre contexte que celui de la Torah elle-même. Les religions présentent en général un cadre d’idées et de pratiques ayant pour but de régler une partie de l’existence, celle qui a trait au service de Dieu. Mais le judaïsme tel que la Torah le reflète ne peut être confiné dans un cadre partiel. La quintessence du judaïsme réside précisément dans sa conception d’ensemble de la vie qui, à sa manière, englobe tous les détails de la vie du peuple juif.

C’est pourquoi la Torah recèle en son sein davantage que des aspects rituels qui concernent les relations entre l’homme et D.ieu, ou que des lois sociales qui régissent les rapports entre l’homme et son prochain. C’est aussi un livre d’Histoire, de poésies, de morale ou de prophéties, où les directives les plus solidement arrêtées peuvent côtoyer des hésitations, voire des interrogations, toutes ces composantes se conjuguant pour ne former qu’une seule entité.
Ceux qui veulent à tout prix faire entrer la Torah dans le cadre d’une religion – qu’ils la renient ou qu’ils la respectent – en détruisent l’essence pour la transformer en quelque chose de complètement différent. Ils en font une religion parmi tant d’autres. Une telle conception “emprisonne” la Torah au sein d’un domaine bien délimité; pis encore, c’est comme si on la dévitalisait complè-tement. Les Dix Paroles constituent un bon exemple de la variété des nombreux éléments qui composent la Torah et la structure de la Torah rappelle celle de la vie elle-même : impossible de la diviser en pans bien distincts les uns des autres. Tout comme l’être humain, la Torah ne peut être fragmentée. Chacune des parties de notre existence se nourrit des autres, de près ou de loin. Ainsi l’injonction de donner aux pauvres à celle “d’aimer son prochain comme soi-même”. La Torah se veut un guide et une fondation conduisant la vie du peuple dans son ensemble. Ce sont bien les deux réunis, la Torah et le peuple juif, qui constituent la quintessence du judaïsme.

AUTHENTICITE DE LA TORAH

En son sens premier, la Torah désigne le Pentateuque, dont la tradition juive attribue la rédaction à Moïse inspiré par Dieu. Le Talmud l’appellera plus tard « Torah chébiketav », la « Torah-qui-est-par-écrit ». Elle comprend des commandements (la tradition en compte 613) et de multiples récits. Mais elle forme un tout qui est la Parole divine. La Torah est proposée aux fidèles comme la seule source d’inspiration et ils doivent s’y référer continuellement : « Le livre de cette Torah ne quittera pas ta bouche, et tu la méditeras jour et nuit, afin d’observer tout ce qui est inscrit ; alors, tu réussiras dans tes entreprises, et tu feras preuve d’intelligence » (Josué, I, 8).

Le grand succès de la tradition juive réside dans la méticulosité de la transmission du texte de la Torah. Quelle que soit la page à laquelle on ouvre un livre de Torah, les Sages sont toujours en désaccord et les divergences du Talmud portent souvent sur des détails infiniment subtils. (Hillel et Chamaï, Rabbi Méri et Rabbi Yéhouda, etc…) De là vient la popularité de l’expression « chicaneries talmudiques ». Maïmonide nous dit (Michné Torah, Lois de Mamrim 1, 3) « En ce qui concerne les lois traditionnelles, il n’y a jamais eu de contro-verses. S’il y en eut, nous pouvons être sûr que la tradition ne remonte pas jusqu’à Moïse. Quand aux lois déduites au moyen des principes herméneutiques, si elles ont reçu l’approbation de tous les membres du Sanhédrin, elles étaient irrévocables. S’il y avait une divergence d’opinion parmi eux, le Sanhédrin suivait l’avis de la majorité et tranchait la loi en accord avec cette opinion. Ce principe s’appliquait également aux décrets, aux ordonnances et aux coutumes ».

L’un des principes fondamentaux du judaïsme est que la Torah orale (le Talmud) a été transmise à Moïse au Mont Sinaï. Mais imaginons que la Torah orale ne soit pas issue de Sinaï, et que quelque part, il y a quelques milliers d’années, un groupe de rabbins se soit rassemblé pour composer le Talmud et nous ait fait croire qu’il soit venu de D.ieu. Le judaïsme ne fait pas de compromis quand il est question de vérité. Nous n’acceptons même pas les plus petits détails ? Encore moins une religion entière. Un esprit critique et indépendant, ainsi que la recherche de la vérité sont dans la nature de chaque juif. Il serait tout à fait ridicule de dire que des rabbins se soient réunis et aient tout concocté, tombant d’accord sur tout, en dehors des plus infimes détails. Et il est encore plus tiré par les cheveux de croire que des rabbins aient pu se réunir et imposer une pseudo Torah orale au peuple juif tout entier ! Tout ceci encourage fortement le peuple juif à observer les paroles de la Torah orale, puisqu’elles ont été transmises fidèlement de génération en génération et la croyance en l’authenticité de la Torah figure parmi les articles fondamentaux de la foi du judaïsme.

Mise à part la prétention d’une révélation au Mont Sinaï, c’est un fait qu’aucun autre peuple n’a jamais tenté de prétendre à une révélation nationale du même ordre. Une révélation nationale – contrairement à une révélation personnelle – est un mensonge qui ne prend pas. C’est un événement bien trop énorme pour être fabriqué. La seule manière d’affirmer une telle chose est qu’elle se soit produite. Seul le judaïsme peut prétendre à une révélation nationale, puisque le peuple juif est le seul peuple dans l’histoire de l’humanité qui ait jamais expérimenté cela. De plus, il est intéressant de noter que les autres religions majeures acceptent toutes deux la révélation juive au Mont Sinaï, comme étant la clef de voûte de leur propre religion. En introduisant leur religion, ils savaient que si une révélation nationale ne peut pas être fabriquée, elle ne peut pas non plus être niée. L’auteur de la Torah peut tranquillement prédire qu’il n’y aura jamais d’autre prétention de révélation nationale au cours de l’histoire, parce que Seul D.ieu Lui-Même pouvait savoir que cela ne se produirait qu’une seule fois, au Mont Sinaï il y a plus de 3.000 ans.

La Torah est comparée à l’eau, source jaillissante qui jamais ne tarit, (indispensable à la vie juive et coule toujours vers le bas, symbole d’humilité nécessaire pour l’acquérir, elle est aussi précieuse que l’eau dans le désert et étanche la soif. Elle est également comparée à un arbre de vie qui donne son fruit, à des perles, parce qu’elle est précieuse et à de l’or parce qu’elle est pure et inaltérable. Elle a été donnée dans le désert, qui est immense. Ainsi, la Torah est infinie et seul celui qui se considère comme un désert inculte peut acquérir ses connaissances.

(Sources : site Terre d’Israël – alephbeth.net ( Rav Adin Even-Israël Steinsaltz ) Fond Social Juif Unifié – Chabbad.org – Dr Ehrmann, Rabbin Shraga Simmons, Lamed et (Trait d’Union) – Rav Dufour, Modia – sefarad.org , Rabbin David Meyer – Consistoire.org – (Pinchas H. Peli : La Tora aujourd’hui : la Bible nous parle, Desclée de Brouwer, Paris, 1988, p. 151-157 – Aharon Altabé – ) Rav Eliahou Elkaïm de la Yéchiva Daat’Haïm – Rav Avdimi – Communauté Online, David Levy – De génération en génération… être juif, Jacques Ouaknin – Le chandelier d’or, Josy Eisenberg/Adin Steinsaltz, Choul’hane Aroukh – L’essence de la Torah, Rav M. Chriqui/Dr A.G. Morali)

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La Torah est source de joie…

et source de vie !

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