Archives de Catégorie: HISTOIRE DES HEBREUX…. D’ISRAËL… DES JUIFS…

Vidéo : réponse aux infamies ONUsiennes

Vidéo publiée par Latma pour Pessah, mais parfaitement d’actualité.

Vidéo : réponse aux infamies ONUsiennes

 

Gally – JSSNews

(Source : JSS NEWS)

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La synagogue Éliahou Hanavi en Syrie : un trésor détruit qui, n’en doutons pas, sera un jour reconstitué

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La guerre civile qui ensanglante la Syrie depuis 2011 n’a pas épargné les lieux de culte. On ne compte plus les mosquées, les églises et les synagogues, bombardées et pillées. Parmi les monuments historiques détruits par la folie humaine se trouve la très fameuse et très précieuse « Synagogue de Éliahou Hanavi » (le prophète Élie), un bijou d’architecture et lieu important de l’histoire sainte juive.

Élihaou Hanavi et les faux prophètes du dieu Baal

1. Mais qui était Éliahou Hanavi ?

Le prophète Éliahou est désigné dans la tradition juive comme étant le prophète qui annoncera la venue du Messie.

A chaque issue de Chabbat, au moment de la Havdala, nous avons l’habitude, que tous les membres de la maison se réunissent autour du père de famille, pour chanter en cœur : « Eliahou HaNavi, Eliahou HaNavi, Eliahou HaNavi, Biméra Yavo Elénou im Machia’h Ben David » (Eliahou HaNavi viendra rapidement vers nous avec le Machia’h (le Messie) fils de David (descendant du roi David).

Éliahou Hanavi fut l’un des plus grands prophètes de l’histoire juive. Il vécut à une époque qui vit le peuple juif sombrer dans les profondeurs de l’idolâtrie.

Lorsque les Béné Israël se détournèrent de D.ieu en servant le culte idolâtre de Baal, il n’hésita pas à défier tous les faux-prophètes de cette pratique idolâtre, puis à les faire exécuter afin d’anéantir définitivement ce mal.

Le prophète mit au défi A’hav, le roi scélérat de l’époque, de rassembler les 450 prophètes du Ba’al dans le but de tester leur pouvoir – en présence de toute la nation – pour voir s’ils pouvaient faire pleuvoir.

Elyiahou s’avança devant le peuple et s’écria : “J’usqu’à quand vous tiendrez-vous entre les deux partis ? Si Hachem est le vrai D-ieu, suivez-Le ; si c’est Ba’al, suivez Ba’al ! » Mais le peuple ne lui répondit mot.” (Rois I, 18/21).

Eliyahou laissa passer les faux prophètes avant lui et ceux-ci prièrent tout le jour leur idole, sans résultat. Dans un des rares passages de la Bible où nous trouvons des remarques moqueuses, Eliyahou s’adressa à ces faux prophètes en leur disant : “Criez plus fort, puisque c’est un dieu, quelque affaire l’occupe, une expédition, un voyage… Peut-être dort-il, il s’éveillera.” (Rois I, 18/27).

Eliyahou s’adressa ensuite à Hachem dans ces termes: « Exauce-moi, Hachem, exauce-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est Toi le vrai D-ieu. » Le feu de Hachem jaillit alors, consuma le sacrifice, le bois et les pierres… Tout le peuple, à cette vue, tomba sur sa face et s’écria : « Hachem est (le vrai) D-ieu! Hachem est (le vrai) D-ieu! » (HaChem Hou HaÉlokim, HaChem Hou HaÉlokim – Rois I, 18/37-39) déclaration que nous répétons à Roch Hachana et à Kippour.

Ensuite, un petit nuage apparut du côté de la mer, aussi petit qu’une main d’homme… et peu à peu, le ciel se couvrit de nuages, le vent soufflât et une grosse pluie tomba. (Rois I 18/45).

Eliyahou HaNavi fait partie du nombre extrêmement restreint d’individus qui montèrent au ciel, sans mourir.

2. Éliahou, son disciple Élicha et la synagogue

C’est à Damas, à l’endroit même où se situe la Synagogue qui porte son nom, que Éliahou Hanavi procéda à l’onction de son principal disciple, le prophète Élicha (Élisée) et qu’il l’a désigné comme son successeur.

C’est en témoignage de ce fait historique qu’une énorme plaque commémorative occupe le centre de la Synagogue. On peut y lire en Hébreu, arabe et français le texte suivant : « C’est ici qu’en l’année 3043 de notre ère [c’est dire depuis la création du monde] que fut oint le Prophète Élicha ben Chafat par Éliahou Hanabi »

La synagogue Éliahou Hanavi est considérée comme la plus antique synagogue de Syrie et l’une des plus anciennes au monde. Elle aurait été construite, il y a deux mille ans (certains affirment que sa construction remonte à l’an 750 avant l’ère chrétienne, soit il ya pratiquement 2800 ans), par le Tana Rabbi Élazar Ben Ara’h qui est cité dans la Michna et qui avait fui Eretz Israël après sa conquête par les Romains.

Les Juifs de Syrie considéraient que cette synagogue possédait des pouvoirs miraculeux et venaient régulièrement y prier, bien qu’elle se trouvait dans le quartier de Djoubar, dans le nord-est de la capitale, donc très éloignée du quartier juif de Damas.

3. Les batailles et les destructions

Au cours du mois de mars 2013, les rebelles syriens réussirent à prendre le contrôle du quartier de Djoubar. Selon ces rebelles, les forces de l’armée syriennes auraient, durant les combats, bombardés à la roquette, la synagogue Éliahou Hanavi située dans ce quartier et l’auraient plus ou moins sérieusement endommagée, sans toutefois la détruire entièrement..

Lire la suite et voir les vidéos : La synagogue Éliahou Hanavi : un trésor détruit

(Source : Univers Torah)


Martin Gray : la disparition d’un grand témoin et grand résistant / L’actrice Macha Méril : « Ma rencontre inoubliable avec Martin Gray »

https://i1.wp.com/i.f1g.fr/media/figaro/805x453_crop/2016/04/25/XVM53524f1c-0ad9-11e6-95bd-65ce94f8831e.jpgMartin Gray,( 27 avril 1922- 25 avril 2016)

Film : AU NOM DE TOUS LES MIENS complet en français   –  2h20

 

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Grand témoin du génocide juif, militant pour la paix, l’écrivain laisse une œuvre abondante et un best seller, Au nom de tous les miens. Depuis 2001, il résidait en Belgique et avait été fait citoyen d’honneur de la ville de Ciney.

Il était un des derniers survivants du ghetto de Varsovie, un inlassable témoin du génocide juif. L’écrivain Martin Gray est décédé lundi 25 avril, à l’âge de 94 ans. Selon RTL, il a été retrouvé dans sa piscine, à Ciney en Belgique. Il laisse plusieurs ouvrages dont Au nom de tous les miens, récit autobiographique publié en 1971, vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, traduit en 26 langues et adapté au cinéma. «Je n’écris pas, je crie», disait cet ancien rescapé du camp de Treblinka, au destin et au caractère hors normes.

De son vrai nom Mieczysław ou Mietek Grayewski, Martin Gray est né à Varsovie le 27 avril 1922. Après l’invasion de la Pologne, en 1939, il est transféré avec sa famille dans le ghetto de Varsovie. À 17 ans, il trouve le moyen de devenir contrebandier, mais sera déporté avec sa mère et ses deux frères à Treblinka. Là, il travaillera dans les sonder-kommandos, ceux chargés d’extraire les corps des chambres à gaz. Il s’enfuit de Treblinka en se cachant dans un wagon. Le parcours extraordinaire de ce jeune homme de 17 ans, dans une période de chaos, a engendré des doutes chez une poignée d’historiens. Martin Gray en était meurtri, mais expliquait cela par l’incapacité de beaucoup de contemporains à comprendre l’enfer des camps.

À la fin de la guerre, et alors que toute sa famille est décimée, il rejoint les États Unis. Il y fait fortune et rencontre, en 1959, sa première femme Dina Cult. Le couple s’installe près de Mandelieu, dans le sud de la France. Mais le 3 octobre 1970, lors de l’incendie du Tanneron, celle-ci décède avec leurs quatre enfants. Après ce drame, l’écriture devient une planche de salut pour Martin Gray, ainsi que la cause écologique. Humaniste, militant pour la paix, remarié et père de cinq enfants, il passera ses quarante dernières années à plaider pour la vie et sa préservation. Il s’adressait régulièrement à des classes, ou répondait aux milliers de lettres venues du monde entier en martelant son message : «On peut toujours reconstruire, même sur des ruines.»

Claire Bommelaer

Martin Gray: la disparition d’un grand témoin

(Source : Le Figaro.fr)

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UNE VIE EN IMAGES

Martin Gray, une vie sous le sceau du malheur, et pourtant …

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Martin enfant, 1927, Warsovie / Poland

Martin et ses frères, 1934,  Pologne

 Martin Gray, officier dans l’armée russe, 1945

Martin arrive aux Etats-Unis en 1947. Il y vécut jusqu’en 1960.  Après une carrière dans le commerce des antiquités aux USA, Martin Gray rencontre Dina BensvanderBerg, qui devient son épouse.

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La famille s’installe à Tanneron, dans le Midi de la France. Ici, leur bébé premier né, la petite Nicole.

La petite Nicole

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https://encrypted-tbn3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS6Khnl7Q7jrG2O5ggo59KNLAcEJzyvfpah88lylm1S5qRnOOHU3gMartin Gray avec sa première femme et 3 de ses enfants

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La voiture accidentée où se trouvait Dina Gray et ses enfants lors de l’incendie du 3 octobre 1970 à Tanneron

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Mémorial dédié à sa femme et à ses enfants à l’endroit de l’accident qui leur a  coûté la vie. (Photo Elianne Rombout)

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Martin Gray en 1970, juste après le drame qui a coûté la vie à sa femme et à ses 4 enfants

https://i1.wp.com/www.hrc.utexas.edu/exhibitions/web/ddd/includes/images/475/019.jpg Martin devant la maison où les siens ont perdu la vie ; il se tient immobile sous la pluie, impassible, après avoir subi le ghetto de Varsovie, Treblinka et encore Tanneron… Il ne sent même pas les brûlures qu’il s’est faites en voulant sauver de l’incendie un voisin cloué au lit, alors qu’il pensait sa famille saine et sauve. Il ne lui reste alors plus alors que sa chienne Lady pour toute famille ! La chienne a tellement souffert de la perte de son mâle dans l’incendie que de ce jour, elle n’a plus jamais aboyé, n’a plus jamais relevé la tête et n’a plus voulu manger. Elle s’est éteinte 3 semaines plus tard !  [October 1970.] » The Fragile Miracle of Martin Gray »

Martin Gray parmi ses 5 enfants qu’il a eus avec sa seconde épouse

Bruxelles, 2007  : « Vous voyez ces coupures, ces blessures ? Un homme peu reconstruire sa vie, même sur des ruines »

https://i0.wp.com/www.shaolin-hung-gar.com/tlhgvdhc/wp-content/uploads/2013/06/Martin-Gray.jpg

La plupart des photos ont été trouvée sur le site de David Douglas Duncan, hrc.utexas.edu.

BIBLIOGRAPHIE

Les forces de la vie

Les Forces de la Vie

Paris, 1975

Ce livre, Martin Gray l’a écrit pour aider les personnes qui s’interrogent sur le sens de la vie.

Pour ceux qui cherchent comment exprimer la richesse, l’invention, le besoin d’amour qu’ils portent en eux. Ce n’est donc pas un roman. Il comprend des exercices à pratiquer chez soi afin de se connaître et de savoir rester maître de soi.

Nous noterons qu’il est parsemé d’interrogations ainsi que de pages blanches lignées pour que le lecteur puisse y inscrire ses réflexions personnelles.

 

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Les pensées de notre vie

Les Pensées de notre Vie

Seghers, 1976

Martin Gray reprend les pensées exprimées en italique dans le Le livre de la vie et les développe plus amplement. Il s’agit en quelque sorte d’un résumé du second livre.

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La vie renaîtra de la nuit

                                        La Vie Renaîtra de la Nuit

Paris, 1977

Ce livre, Martin Gray l’écrit pour son épouse, « pour Virginia, qui m’a donné Barbara ».Le premier chapitre nous présente un homme confronté avec la joie que la naissance de sa fille Barbara lui procure et le tourment qui le ronge lorsqu’il pense aux siens exterminés à Treblinka, ou tragiquement disparus lors de l’incendie de Tanneron, sept ans plus tôt.

Ayant laissé son épouse à l’hôpital, Martin Gray se dit qu’il est « heureux ». Cependant, il n’arrive pas à l’admettre. Ses souvenirs le tourmentent. Il n’a plus le courage de vivre. En rentrant chez lui en voiture, il adopte une conduite plus que dangereuse sur la route des « Barons », afin de provoquer la Mort. Lorsqu’il retourne chercher son épouse et sa fille, Martin Gray est en paix avec le passé.

Ensuite, Martin Gray nous dépeint les sept années qui ont précédé sa rencontre avec Virginia, sa jeune épouse. Ces sept années sont peuplées de doutes, de questions, d’espoir et de désespoir, d’insinuations scandaleuses quant à la perte des siens. Mais il y a aussi les amis qui, par leur sollicitude, constituent un facteur d’encouragement.

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Le nouveau livre

 Le Nouveau Livre

Paris, 1980

 

Dans ce livre, Martin Gray traite de 365 thèmes différents. Un thème pour chaque jour de l’année. Cela va de la naissance à la mort, en passant par l’amour, la vie et d’autres sujets qui peuplent notre quotidien.

 

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J’écris aux hommes de demain

J’écris aux hommes de demain

Paris, 1983

Comme le titre l’indique, dans ce livre, Martin Gray s’adresse « aux hommes de demain », aux générations à venir qui devront vivre dans le monde que nous leur aurons laissé, un monde d’incertitude, tournant entre « la haine et l’amour », la tendresse et la violence, l’amitié et la haine, l’exploitation d’autrui.

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La maison humaine

La Maison Humaine

Paris, 1984

« J’ai donné la forme d’une fable à ce qui surgit de ma mémoire. Jadis, dans une ville complètement détruite, alors que je n’étais q’un combattant malheureux errant parmi les décombres, j’ai découvert au milieu des ruines et dans la nuit, une petite fille. Et j’ai essayé, en ce temps-là déjà, de construire pour cet enfant une Maison humaine ».

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 Enre la haine et l’amour

Entre la haine et l’amour

Paris, 1990

« A ceux que le présent et l’avenir inquiètent et qui ne se résignent pas »
« On n’attend pas l’avenir comme on attend un train. L’avenir, on le fait »
(Georges Bernanos)

Voilà la première page, l’introduction de ce nouveau livre dans lequel Martin Gray nous confie qu’il a peur, non pas de mourir car la mort vient toujours un jour, mais cette crainte qu’il éprouve est pour le futur de ses enfants, de tous les enfants.

Pour vous, vos enfants, pour moi et les miens, pour chacun de nous, les dix ans qui viennent sont le moment du grand choix de nos vies.
L’an 2000 est à nos portes. Sera-t-il pour nous, nos enfants, un âge barbare, celui de la haine, ou bien, parce que nous avons les moyens, le temps de l’amour ?
J’ai parcouru le monde, j’ai vu notre temps tel qu’il est. L’aventure de notre futur, de notre avenir commence ici.
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Vivre debout

vivre debout

Paris, 1990

 

Partant d’un « fait divers » survenu en Grande-Bretagne, Martin Gray essaie de comprendre ce qui a pu pousser deux enfants de dix ans à torturer, puis à tuer un autre enfant de trois ans. Ce drame lui permet d’introduire le thème de son livre : pourquoi cette haine, cette destruction de l’autre ; pourquoi cette crise ?

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La prière del’enfant

La prière de l’enfant

 

Paris, 1994

 

Un matin, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, Martin Gray est entré dans la chambre de ses parents. Ceux-ci étaient assis dans le lit et avaient passé leurs bras au-dessus des épaules l’un de l’autre : leurs têtes se touchaient. Il les avait contemplés et, goûtant à cette paix, il s’était mis à prier « pour que cet instant dure toujours ».

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Au nom de tous les hommes

Au Nom de Tous les Hommes

Seghers 2004

« J’avais depuis dix ans choisi le silence. Mais comment ne pas crier quand me senfants, mes proches, mes lecteurs m’interrogent. Ils sanvent que je suis un témoin de la barbarie. Est-ce que cela recommence ? me demandent-ils.

Ils parlent de cimetières profanés. Des mots de haine. De la guerre. De l’inquiétude. Est-ce que l’injustice, le racisme, la violence vont toujours obscurcir l’avenir des hommes ? Je dois répondre à ces angoisses. je dois montrer d’autres chemins pour l ‘homme. Je dois dire que l’espoir demeure. Je veux qu’on entende ma colère, et aussi mon espérance. »

A quatre-vingt-deux ans, Martin Gray est la mémoire vivante de la tragédie du XXè siècle, et l’incarnation de l’espoir dans la vie. Evadé du camp d’extermination de Treblinka, combattant du ghetto de Varsovie, il entre en vainqueur à Berlin avec l’armée russe. Aux ETats-Unis, il fait fortune. En France, où il vit, la tragédie le frappe de nouveau. Sa femme et ses quatre enfants succombent dans un incendie de forêt près de Cannes. De ce malheur, il fait une force. Ses livres, Au nom de tous les miens et dix autres ouvrages apportent, sagesse, raison de vivre et d’espérer à àdes millions de lecteurs dans le monde.

Au nom de tous les hommes est un cri de colère, un acte de fraternité et un message d’espoir.

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https://i2.wp.com/i.f1g.fr/media/figaro/805x453_crop/2016/04/25/XVM60ee8b0a-0b05-11e6-a431-4fe444eb0845.jpgMacha Méryl se rappelle avec admiration de cet homme au destin exceptionnel. Photo Datchary Jean-Jacques/ABACA Louis Monier/Rue des Archives ____________________________________________________

Macha Méril : « Ma rencontre inoubliable avec Martin Gray »

INTERVIEW – Attristée par la mort de l’écrivain au destin bouleversant, l’actrice qui avait incarné sa mère dans le film Au nom de tous les miens (1983) confie le souvenir ému qu’elle en a gardé.

Il y a plus de trente ans, en 1983, Macha Méril jouait le rôle de la mère de Martin Gray, dans Au nom de tous les miens, l’adaptation de son chef-d’œuvre par Robert Enrico. Émue et surprise, la comédienne reste très marquée par ce «film très fort» qui faisait écho à sa propre vie. Pour Le Figaro, elle témoigne de sa rencontre marquante avec cet écrivain Juif polonais cruellement éprouvé par la Shoah.

LE FIGARO – Aviez-vous rencontré Martin Gray, dont vous incarniez la mère dans le film Au nom de tous les miens?

Macha MÉRIL – Je ne l’ai croisé qu’une fois, lors de la réalisation du film de Robert Enrico. Mais cette rencontre a été saisissante. Impossible de l’oublier. Il était venu nous voir alors que nous tournions la partie de sa vie où il a perdu sa femme et ses quatre enfants, pendant un incendie. Nous étions en Provence, sur les lieux mêmes où sa famille avait péri, à deux pas de son ancienne propriété, tout près de la tombe de sa femme. Mais il a eu le courage de revenir sur les lieux, avec une dignité qui nous a tous frappés. À quelques pas à peine du lieu du drame, il se montrait sympathique avec chacun d’entre nous, comme si de rien n’était, et prenait le temps de parler avec l’équipe.

Même si vous l’avez peu vu, le fait d’avoir joué le rôle de sa mère vous a-t-il donné l’impression de le connaître personnellement?

Ce qui est incroyable, c’est que j’avais plutôt l’impression que c’était lui qui me connaissait personnellement. Il était ravi qu’on m’ait choisie, moi et pas une autre. Je n’étais pas juive, mais il savait que mes grands-parents russes avaient été déportés en Sibérie. Ils étaient morts dans le train qui devait les conduire dans la forêt des camps. À cause de cela, Martin Gray était assuré que je m’impliquerais. Je connaissais l’histoire, puisque je l’avais vécue. De plus, ce qui est rare pour un Polonais, il aimait les Russes et entretenait pour eux une sorte de gratitude, parce qu’ils avaient soutenu la création d’Israël. Pour moi, il a d’ailleurs planté là-bas un arbre qui doit toujours y être.

Quelle leçon laissera cet homme au destin hors du commun?

Cet homme est un exemple, un vrai. Qu’est-ce qu’il a connu comme épreuves ! Il n’a fait que perdre, un à un, chacun des membres de sa famille. Cette collection de malheurs est l’histoire de sa vie : enfant, il a connu le ghetto de Varsovie, perdu sa mère et ses frères dans les camps, puis son père abattu sous ses yeux par les SS, puis quand il a enfin reconstruit sa vie, sa femme et ses quatre enfants lors d’un incendie. Et pourtant, à chaque fois, il a rebondi avec une énergie qui devrait nous servir de leçon à tous. Ils sont rares, ceux qui se sont relevés autant de fois avec autant de dignité de situations aussi insolvables. Le film n’était peut-être pas le plus grand chef-d’œuvre de tous les temps, mais il avait le don d’insuffler ce courage face à l’épreuve qu’incarne Martin Gray. C’est magnifique qu’il ait vécu jusqu’à cet âge canonique de 93 ans, malgré les drames traversés. Il a montré jusqu’où un homme peut tenir.Cette longévité était sa dernière victoire.

Marie-Amélie Blin

Macha Méril: Ma rencontre inoubliable avec Martin Gray

(Source : Le Figaro.fr)

Quand l’archéologie découvre la véracité du récit de la Torah

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Le monde juif a commencé avec Abraham, qui, alors, s’appelait encore Abram, et était marié à celle qui s’appelait encore Saraï et qui devint plus tard la matriarche Sarah. Abram était âgé de 75 ans lorsque D.ieu lui parla pour la première fois, lui demandant de quitter la maison de son père pour aller vers un pays que D.ieu lui indiquerait… La Bible dit qu’Abram habitait Ur en Chaldée (ou Ur Kasdîm),  en Mésopotamie, et qu’il avait 2 frères : Nahor II et Haran et leur père s’appelait Tera’h.

ABRAHAM, LE PREMIER PATRIARCHE VENU S’INSTALLER EN TERRE PROMISE DUQUEL SORTIRA PLUS TARD LE PEUPLE JUIF

La Bible hébraïque n’est pas un livre d’histoire. Elle ne nous dit, au sujet des personnages qu’on y rencontre, que ce qui est nécessaire pour comprendre l’enchaînement des faits les plus marquants, pour faire ressortir une morale et nous enseigner non seulement les valeurs et le sens réel de la vie. Mais pas seulement ; la Torah, ou Bible hébraïque, est beaucoup plus que cela.

C’est est la loi qui régit le mode de vie des Juifs depuis 5776 ans. Elle fut reçue devant tout le peuple hébreu rassemblé en ce jour de l’année – 1313, au pied d’une des montagnes du Sinaï, toute tremblante et fumante, sous les éclairs et le tonnerre, au son du chofar (corne de bélier), un phénomène impressionnant et exceptionnel, qui n’eut lieu qu’une seule fois dans toute l’histoire du monde et qui ne se reproduira jamais plus : D.ieu Lui-Même parlait au peuple, mais ce fut Moïse qui formula le message du Maître du monde, les Enfants d’Israël ayant défailli à l’écoute de la voix divine !

Cependant, la Bible hébraïque est bien plus que cela ; elle est une tout simplement source de vie pour les Juifs. La Torah, nommée « Ancien Testament » par le monde non juif et chrétien, est le livre des lois qui régissent toute la vie des Enfants d’Israël. Ce livre a enseigné aux nations les valeurs fondamentales qui fondèrent ce que l’on nomme « morale » ou « éthique », et qui devraient faire de tout humain qui suit ses préceptes un Homme. 

Mais voici une partie du fruit des recherches archéologiques entreprises voici plus d’un siècle sur les traces de la Bible, résumées ici par l’auteur du livre « La Bible arrachée aux sables », qui vous fera découvrir des choses étonnantes. Mais laissons parler l’auteur :

« … Alors que, durant de longues années, je m’étais exclusivement intéressé aux progrès des sciences, mon attention se trouva attirée, en 1950, au cours de lectures de documentation, sur les rapports des professeurs français Parrot et Schaeffer au sujet des fouilles de Mari et d’Ugarit. En effet, les tablettes recouvertes de caractères cunéiformes exhumées à Mari contenaient la transcription de noms bibliques, conférant ainsi une authenticité certaine à l’histoire des patriarches qu’on avait tenue jusque-là pour une pieuse légende.

A Ugarit, sur la côte syrienne, on découvrit pour la première fois des vestiges des cultes de Baal du pays de Canaan. Au cours de la même année, le hasard voulut encore que le manuscrit du libre d’Isaïe, trouvé dans une grotte proche de la mer Morte, fut identifié. Cette chaîne de découvertes sensationnelles – le mot ne paraît pas trop fort quand on pense à leur signification culturelle – éveilla en moi le désir d’étudier à fond ce domaine relativement récent et si peu connu qu’est l’archéologie biblique…

Dans toute l’humanité, il n’est pas de livre qui ait eu des effets aussi bouleversants, qui ait influencé de façon aussi décisive l’ensemble du monde occidental et qui ait bénéficié d’une diffusion aussi colossale que « le livre des livres ». La Bible. Elle a été traduite en 1 120 langues ou dialectes et, malgré ses millénaires d’existence, rien ne fait prévoir la fin de son ascension triomphale.

Tandis que je réunissais une documentation que je n’ai pas la prétention de considérer comme complète, j’ai pensé qu’il serait temps de communiquer les merveilleux résultats des recherches de nombreux savants de diverses disciplines aux lecteurs de la Bible comme à ses adversaires, aux croyants comme aux sceptiques. Devant la multiplicité des preuves que nous a fournies la science, je ne puis m’empêcher de penser à toutes les critiques et aux polémiques qui, depuis le XVIIème siècle jusqu’à nos jours, cherchèrent à discréditer la Bible, et de me répéter encore et toujours : LA BIBLE A RAISON. »

W.Keller, Hambourg, septembre 1955

LE CROISSANT FERTILE

Dans le Croissant fertile et dans la vallée du Nil, on se trouve en face d’un étonnant foisonnement de civilisations. A l’époque dont nous parlons, (c’est-à-dire, vers – 1800 ans avant l’ère commune, le trône d’Egypte est occupé par les pharaons depuis 1 000 ans déjà. Le long de la côte méditerranéenne se trouvent les opulentes cités phéniciennes. En Asie Mineure, au coeur de l’actuelle Turquie, le puissant empire des Hitites va se fonder. En Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, règnent les rois de Sumer et d’Akkad, qui exercent leur suzeraineté depuis le golfe Persique jusqu’aux sources de l’Euphrate.

Les pyramides d’Egypte, les puissantes construction de Mésopotamie ont vu passer des siècles et des siècles. Depuis 2 millénaires, dans la vallée du Nil aussi bien que dans celles du Tigre et de l’Euphrate, des fermes et des plantations de l’importance des grandes exploitations actuelles, dotées de canaux d’irrigation produisaient des céréales, des primeurs et des fruits de choix.

Dans le Croissant fertile on pratiquait l’écriture cunéiforme, en Egypte les hiéroglyhphes. Des poètes et des fonctionnaires s’en servaient pour fixer leur pensée, alors que l’écriture était depuis longtemps indispensable pour les transactions commerciales. Les correspondances conservées sur des tablettes de terre cuite et des rouleaux de papyrus nous donnent une idée de l’ampleur des échanges qui, par bateaux ou par caravanes, se développaient du golfe Persique à la Syrie et à l’Asie Mineure, d’Egypte jusqu’à Chypre et en Crète et même jusqu’en mer Noire. Les marchandises les plus cotées étaient le cuivre des mines égyptiennes du Sinaï, l’argent des montagnes du Taurus en Asie Mineure, l’or et l’ivoire de Somalie et de Nubie, la pourpre des villes phéniciennes de la côte de Canaan, l’encens et les épices rares du sud de l’Arabie, la toile de lin des manufactures égyptiennes et les merveilleux vases crétois.

La littérature et les sciences étaient à leur apogée. En Egype, naissaient la première littérature d’évasion et la première poésie profane. La Mésopotamie vivait déjà sa Renaissance. A Akkad, des philologues composaient première grammaire et le premier dictionnaire bilingue.

L’apogée de Gilgamesh, les vieilles légendes sumériennes de la création et du déluge furent transposées en akkadien et devinrent de merveilleux poèmes épiques. Les médecins disposaient de recueils de recettes et composaient leurs médicaments au moyen de plantes médicinales éprouvées (science longtemps perdue et retrouvée au cours de ces tout derniers siècles.)

Mille cinq cents ans avant Pythagore, des mathématiciens d’Egypte arrivèrent par la pratique aux mêmes résultats que lui. Leur expérience enseigna aux ingénieurs de Mésopotamie à extraire des racines carrées. Quant aux astronomes – dans le dessein, il est vrai, de servir l’astrologie – ils observaient déjà les trajectoires des planètes !

Il semble que ces pays aient alors vécu dans la paix et dans la plus grande prospérité, car on n’a trouvé aucun texte de l’époque parlant d’une guerre de quelque ampleur. Mais, du coeur du croissant fertile, des pauvres étendues du désert d’Arabie, là où il est baigné par les vagues de l’océan irrésistiblement en direction du nord et du nord-ouest, vers la Mésopotamie, la Syrie et ce qui fut plus tard le royaume d’Israël. Par vagues successives, les Amorites, comme on les appelait, attaquèrent les empires. Sous leurs coups de boutoir, le royaume de Sumer et d’Akkad s’effondra en 1960 avant notre ère. Les envahisseurs fondèrent une série d’Etats et de dynasties, dont l’une finit par s’imposer : la 1ère dynastie de Babylone, dont la suprématie dura de 1830 à 1530 avant l’ère commune et dont le 6ème roi fut le célèbre Hammourabi.

L’un de ces peuples nomades était appelé à jouer un rôle d’une importance incommensurable dans la destinée de millions et de millions d’hommes. Il s’agissait d’un petit groupe, peut-être simplement d’une famille inconnue et ignorée comme un grain de sable du désert : la famille d’Abraham, père des patriarches.

En – 1 813 avant l’ère commune, naquit, en Mésopotamie, un homme appelé Abram. Il vivait à Ur, à la pointe sud du Croissant fertile. Il fut le premier qui, dès l’enfance, par sa réflexion, tourna délibérément le dos aux idoles, lesquelles étaient exclusivement vénérées par les hommes de ce temps. Celui qui devint le père du monothéisme fut le premier à comprendre qu’il n’y avait qu’un seul D.ieu, que ce D.ieu était tout-puissant, qu’Il avait créé le ciel, la terre et tout ce qui s’y trouve et qu’Il était par conséquent au-dessus de toutes les idoles de bois et de pierre qu’avaient vénéré avant lui son père et tous ses ancêtres, ainsi que tous ses contemporains. Abram devint Abraham le converti. Il eut un fils nommé Isaac, qui, lui aussi eut deux fils nommé Jacob… (les Patriarches de la Bible), et son frère jumeau Esaü, qui engendra ce que la Bible appelle la civilisation d’Edom.

Voyage d’Abraham d’Ur à Canaan –
József Molnár (1821-1899) – 1850
Galerie Nationale Hongroise

« Terah prit Abram, son fils, Lot, fils d’Harân, son petit-fils et Saraï, sa belle-fille, femme d’Abram son fils, et il partit avec eux d’Ur en Chaldée. »(Genèse 11 ; 31)

Voici des millénaires que cette phrase tout droit sortie de la Bible hébraïque (reprise par les chrétiens sous le nom d’Ancien Testament) retentit, génération après génération, aux oreilles des Juifs. Ur, nom mystérieux et riche de signification légendaire, tout comme la multitude noms de rois, de puissants empires, de temples et de palais chargés d’or dont nous parle la Bible. Pendant très longtemps, on savait la Chaldée en Mésopotamie. Mais jusqu’il y a quelques dizaines d’années, personne n’aurait soupçonné que la recherche d’Ur s’accompagnerait de la découverte d’une civilisation dont les origines remontent encore plus loin dans la période préhistorique que les vestiges humains les plus anciens d’Egypte.

« L’Eternel dit à Abram : « Quitte ton pays natal et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux et tu seras une bénédiction; Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai. Par toi seront heureuses toutes les races de la terre. Abram partit comme le lui avait dit l’Eternel, et Loth alla avec lui. Abram était âgé de 75 ans lorsqu’il sortit de Harân. » » (Genèse 12 ; 1-4)

Cette déclaration qui contient en germe la promesse d’une terre et d’une descendance, accompagnée d’une bénédiction éternelle, exige en contrepartie le départ d’Abraham pour suivre un Dieu unique, encore inconnu. Malgré le flou de ces promesses – la terre d’accueil n’est pas nommée, Abram a 75 ans et sa femme est stérile alors que Dieu leur promet une descendance innombrable – le Patriarche, archétype du croyant, « partit, comme lui avait dit l’Eternel » (12; 4) (Source : Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme)

Ci-dessous le chemin parcouru par Abram, sa famille et ceux qui les suivirent :

De nos jours, Ur est une gare située à 190 km au nord de Basra, non loin du golfe Persique, une des nombreuses haltes du fameux chemin de fer de Bagdad. Les ancêtres des actuels bédouins avaient planté leur tentes depuis bien longtemps dans cette contrée désormais désertique. Mais voici 4 000 ans, de vastes champs de blé, d’avoine et de légumes, des vergers de palmiers-dattiers et de figuiers s’étendaient là à perte de vue. Ces exploitations eussent pu soutenir la comparaison avec les actuelles fermes à blé du Canada et les plantations maraîchères et fruitières de Californie.

Un réseau de canaux et de fossés se coupant à angle droit y constituait un  système d’irrigation qui reste un modèle du genre. Dès l’âge de pierre, les techniciens du pays avaient su domestiquer la précieuse eau des grands fleuves qu’ils captaient habilement pour s’en servir à transformer des déserts en domaines à la végétation paradisiaque.

A l’époque, l’Euphrate était presque caché par l’ombre des palmiers. Artère de vie, il était aussi une voie navigable par laquelle se faisait un énorme trafic en direction de la mer. Le golfe Persique pénétrait alors beaucoup plus loin vers l’intérieur à l’embouchure du Tigre et de l’Euphrate.

Bien avant la construction de la première pyramide, cet endroit défiait déjà le bleu du ciel.  Quatre puissants blocs de briques, superposés en gradins et merveilleux de couleurs s’élevaient à près de 25 m. Le noir du socle de 40 m de long était surmonté par le rouge et le bleu de 2 gradins entourés d’arbres. Au sommet, il y a vait une terrasse sur laquelle s’élevait le sanctuaire au toit d’or. Dans le silence du temple, des prêtres idolâtres célébraient le culte du dieu de la Lune, Nannar. Le bruit et l’agitation d’une des villes les plus ancienne du monde, de la riche métropole d’Ur, parvenaient à peine jusque-là.

En 1854 de notre ère, une caravane de chameaux et d’ânes se dirigea vers la butte isolée de Tel al Muqaiyar (la montagne des gradins). C’était une caravane pas comme les autres, car les bêtes transportaient des pelles, des pioches et du matériel d’arpentage, sous la direction du consul britannique de Basra, J.E. Taylor. Ce fonctionnaire agissait en service commandé. Le Foreign Office lui avait ordonné de se mettre en route, parce que le British Museum demandait qu’on fit l’inventaire de toutes les ruines et de tous les vestiges de civilisations disparues qui se trouvaient dans le sud de la Mésopotamie, là où, avant de se jeter dans le golfe Persique, le Tigre et l’Euphrate se rapprochent de plus en plus.

Les recherches et les fouilles furent donc entreprises un peu partout en Egypte, en Mésopotamie et dans la Palestine de l’époque, pour répondre au besoin irrésistible qui s’imposa tout à coup de donner des bases scientifiques à l’histoire de cette partie du monde.

Jusque-là, la Bible avait été la seule source pour l’histoire de l’Asie Mineure antérieure à 550 avant l’ère commune. Elle seule remontait à la nuit des temps. On y trouve mention de peuples et de personnages sur lesquels Grecs et Romains de l’Antiquité n’avaient déjà plus d’informations.


Vestiges de l’ancienne Ur (tabisite.com) bible.archeologie.free.fr/ancetresdabraham.html

Des légions de savants se sentirent attirés vers les paysages qui furent ceux de l’Orient ancien. Personne ne connaissait encore les noms qu’ils allaient bientôt mettre sur toutes les bouches. Leurs découvertes frappèrent d’étonnement les « rationalistes » du temps. Ce que ces chercheurs, au prix d’un travail des plus pénibles, arrachèrent au sable du désert, le long des fleuves de Mésopotamie et d’Egypte, méritait à juste titre l’attention de millions d’hommes : pour la première fois, la science ouvrait la porte du monde mystérieux de la Bible.

On entreprit d’abord des fouilles à Khorsabad sur le Tigre et, des décombres d’une métropole datant de plus de 4 000  ans, on dégagea le premier témoin de la Bible : Sargon, roi assyrien légendaire. Ne lit-on pas dans Isaïe (XX, 1) : « L’année où le tarban vint à Ashdod, envoyé par Sargon, roi d’Assyrie… » ? Deux ans plus tard, on exhuma la ville que la Bible appelle Kalah et qui porte à présent le nom du Nemrod biblique : (Genèse X, 9-12) : « Il fut un puissant ravisseur devant l’Eternel ; c’est pourquoi on dit : ‘tel que Nemrod, – un puissant ravisseur devant l’Eternel !’ Le commencement de sa domination fut Babel ; puis Erec, Akkad et Kalné, dans le pays de Senaar. De cette contrée, il s’en alla en Assur, où il bâtit Ninive, Rehohoth-Ir et Kélah ; puis Résen, entre Ninive et Kélah, cette grande cité. »

Les fouilles qui suivirent permirent de découvrir à 11 km de Khorsabad, la capitale assyrienne, Ninive, et la célèbre bibliothèque du roi Assurbanipal ; la Ninive de la Bible, dont les prophètes ne se lassent pas de stigmatiser la méchanceté (Jonas 1, 2)

Dans la Palestine de cette époque, entre 1838 et 1850, on fit la reconstitution de la topographie antique. On répertoria les monuments de la vallée du Nil au cours d’une expédition qui dura de 1842 à 1846. Au début du XIXème siècle, le Français Champollion avait réussi à déchiffrer les hiéroglhphes égyptiens ; après 1850, Rawlinson perça également le mystère de l’écriture cunéiforme. Les anciens documents allaient parler !…

On fit dresser des tentes auprès de la butte rouge. Le puissant bloc de briques, chef-d’oeuvre architectonique d’un passé obscur fut sondé. Le soubassement a presque 10 m de haut, 2 larges rampes conduisent jusqu’au second bloc, plus petit, surmonté li-même par un 3ème et un 4ème. Le consul Taylor prit une décision profondément regrettable : il retira ses équipes des fondations pour les occuper au sommet. Ce qui avait résisté à l’assaut des siècles, aux tempêtes de sable, à l’attaquer d’un soleil torride, tomba sous la morsure de pioches maniées sans discernement. Il ordonna la démolition du gradin supérieur. L’oeuvre de destruction fut entreprise par les 4 coins en même temps ; des masses de briques cassées étaient précipitées au pied du monument.

Après quelques semaines, tout s’interrompit subitement. Quelques hommes avaient trouvé de petits bâtonnets, des cylindres de terre cuite. En nettoyant les objets, on s’aperçut qu’ils étaient couverts d’inscriptions… en caractères cunéiformes  ! Ils furent expédiés à Londres, où les savants ne firent pas grand cas de la découverte. Rien d’étonnant : à l’époque seul le nord de la Mésopotamie fascinait les chercheurs, le haut cours du Tigre au voisinage duquel on avait déterré dans les ruines de Ninive et de Khorsabad, des palais et d’énormes bas-reliefs assyriens, des milliers de tablettes d’argile et de statues, des merveilles dont l’éclat éclipsait tout le reste.

Le monde dut attendre 75 ans la découverte des trésors d’une valeur incommensurable qui reposaient sous la vieille butte. Si les savants avaient oublié le Tel al-Muqaiyar, il n’en était pas délaissé pour autant. Ses murs ébranlés et avant tout son gradin supérieur en ruine, devinrent pour les Arabes une source inépuisable de matériaux de construction. De très loin, ils venaient charger leurs bêtes de somme de briques qui avaient été façonnées à la main des millénaires auparavant et qui portaient encore lisiblement les noms d’Ur-Nannu, le 1er grand architecte, et de Nabonide, le potentat babylonien qui restaura la « ziggurat » (les tours des gradins). Les tempêtes de sable, la pluie, le vent et les rayons du soleil prirent leur part de cette destruction.

Quand, au cours de la 1ère guerre mondiale, les troupes britanniques marchant sur Bagdad campèrent à proximité des ruines, l’aspect de celles-ci avait totalement changé. De l’ancien bloc escarpé, il ne restait plus, à la suite des pillages subis depuis 1854, qu’un tas de décombres si facile à escalader qu’un soldat put se payer le luxe d’y grimper monté sur une mule. Parmi les officiers du groupe, il y avait un expert, R. Campbell Thomson, de l’Intelligence Staff de l’armée de Mésopotamie, en temps de paix, assistant au British Museum. Il présuma que les environs du tell recelaient d’autres richesses archéologiques, des ruines d’agglomérations dormant sous les sables du désert.

Mais presque 2 500 ans avant, un homme célèbre, potentat et archéologue en une seule et même personne, le roi Nabonide de Babylone, qui vécut au 6ème siècle de notre ère, jugea « la ziggurat ancienne ». Mais il s’y prit autrement que Taylor. « Je remis sa structure en état comme au bon vieux temps, au moyen de mortier et de briques. » Le monument restauré, il fit graver sur les fameux petits cylindres le nom de son premier constructeur, que lui avait révélé un fragment d’inscription  « le roi Ur-Nannu ». Celui-ci, bâtisseur de la tour en gradins, aurait-il régné sur la ville d’Ur dont parle la Bible ? Aurait-il été roi d’Ur en Chaldée ? Il n’y a là rien d’invraisemblable, car le même nom biblique a surgi depuis à plusieurs reprises sur des documents originaires d’autres parties de la Mésopotamie. A en croire les textes cunéiformes, Ur aurait été la capitale d’un grand peuple, les Sumériens.

Il fallut attendre 1923 pour qu’une mission américano-britannique pût intervenir. Abandonnant les méthodes de Taylor, qui n’était qu’un amateur, Sir Charles Leonard Woodley concentra ses efforts non sur la tour, mais sur les buttes plates qui s’étendent à sa base. Pour l’archéologue, les couches de chaque tell superposées sont comme les feuilles d’un calendrier rétrospectif, où une multitude de générations ont déposé ce qui constitue aujourd’hui une source inépuisable de trésors. Chaque tell est un livre d’histoire et chacune de ces couches donne des précisions sur son époque, sur la vie, les habitudes, l’adresse de ses contemporains, sur leur degré de culture et leur civilisation.

On peut reconstituer avec précision le plan des bâtiments, même s’il ne reste plus que des pierres usées par le temps et l’érosion, ou une poussière de briques.L’endroit où le foyer répandait autrefois sa chaleur est marqué en général par une coloration plus sombre des matériaux. Des débris de vaisselle, des armes, des ustensiles ménagers et des outils qui se trouvent parmi les décombres donnent des indications supplémentaires pour étudier le passé.

Cette année-là, la première chose découverte est une enceinte sacrée contenant les restes de 5 temples placés en demi-cercle autour de la ziggurat du roi Ur-Nannu. Ils avaient tout d’une forteresse, tant leurs murs étaient puissants. Les plus grands, dont la base a 100 m de long sur 60 de large, était consacré au dieu de la Lune, un autre à Nin Gal, déesse de la lune, épouse de Nannar. Chacun des temples est doté d’une cour centrale qu’entoure une enfilade de pièces. On y trouve encore les vieux puits, des abreuvoirs imperméabilisés au bitume ; de profondes traces de couteaux sur les tables en briques montrent les endroits où l’on découpait les animaux sacrifiés qu’on faisait cuire ensuite pour les repas rituels sur les foyers des cuisines. Il y a même des fours à pain. « Après 38 siècles, nota Wooley dans son compte-rendu, on aurait pu rallumer les feux et remettre en service la plus vieille cuisine du monde« .

Le ziggourat d’Ur, « la colline poissée/bitumée », vieux de 4 000 ans,  tel qu’il se présentait à l’origine

Ur - Irak

 Le même tel qu’il se présente de nos jours, (cultivoo)

A Ur, le quartier des temples n’était pas exclusivement réservé au culte des dieux. Ses prêtres, en plus de les occupations cultuelles, avaient beaucoup d’autres fonctions. En même temps que les dons destinés aux sacrifices, ils percevaient la dîme et les impôts et ils établissaient un reçu écrit pour chaque versement qui était noté sur une tablette d’argile.Il s’agit là sans aucun doute des premiers reçus d’impôts de l’histoire du monde… Les rentrées fiscales étaient consignées par des scribes sur des états hebdomadaires, mensuels et annuels.

Comme on ne connaissait pas encore la monnaie, les impôts étaient payés en nature ; chaque habitant d’Ur payait donc à sa manière. De l’huile, du grain, des fruits, de la laine du bétail s’accumulaient ainsi dans de vastes entrepôts ; quant aux denrées périssables, on les envoyait dans les magasins de vente des temples. Un certain nombre de matières premières étaient transformées dans des manufactures leur appartenant, par exemple, dans les filatures dirigées par des prêtres. Un atelier produisait 12 sortes différentes de costumes à la mode. Les tablettes  qui ont été retrouvées nous indiquent le nom des femmes employées au tissage et les quantités de marchandises qui leur étaient données pour leur entretien. On allait jusqu’à noter méticuleusement le poids de la laine qui était remise à chacune d’elles et le nombre de pièces de vêtements qu’elles en avaient tirées. Dans un bâtiment qui avait abrité un tribunal, on trouva, soigneusement empilées, les copies des jugements, comme au greffe de nos actuels palais de justice.

Au sud de la tour en gradins, on mit à jour des murs et des façades serrées les unes contre les autres. On dégagea une série de maisons dont les ruines ont parfois 3 m de haut. Entre elles s’insinuent des rues étroites que des places interrompent de temps à autre. Il fallut des semaines de dur travail pour déblayer des tonnes de débris jusqu’à ce que ces murs prissent un aspect qu’on peut qualifier d’inoubliable.

Au pied du bloc rouge du Tell al-Maqaiyar, toute une ville s’étrend, que des chercheurs patients ont ressuscitée après des millénaires de sommeil ! Woodley et ses collaborateurs étaient fous de joie, car ils avaient devant eux la fameuse Ur en chaldée dont parle la Bible !

On se représente à peine le confort dont ont joui ses habitants, la largeur de vues qui a présidé à la construction de leurs maisons. Dans aucune autre ville de Mésopotamie on n’a découvert des demeures aussi bien conçues ni aussi belles. En comparaison, celles qui nous ont été conservées à Babylone semblent modestes, presque pauvres. Lors des fouilles entreprises au début du siècle, le professeur allemand Koldewey n’y trouva que de simples huttes en terre glaise de plain-pied et comprenant 3 ou 4 pièces disposées autour d’une cour. Voilà donc comment, vers 600 avant l’ère commune, se présentaient les habitations des hommes dans  la métropole si admirée du roi Nabuchodonosor, qui avait entouré l’ensemble sacré d’une enceinte percée de vastes portes. 15 siècles aupa- ravant, les habitants d’Ur vivaient déjà dans des maisons bien construites en forme de villas pour la plupart à étage, ayant 13 ou 14 pièces. Le rez-de-chaussée était solidement édifié en briques, l’étage supérieur en plaques de glaise ; les murs étaient proprement crépis et blanchis.

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Par la porte d’entrée, le visiteur pénétrait dans un vestibule où il y avait des bassins d’eau pour se laver les mains et les pieds. De là, il passait dans la cour centrale spacieuse et claire, au sol recouvert d’un carrelage particulièrement élégant. Autour de cette cour se trouvaient la pièce de réception, la cuisine, les pièces d’habitation et la chapelle privée. Par un escalier de brique sous lequel était dissimulée la toilette, on parvenait à une sorte de balcon sur lequel s’ouvraient les chambres de la famille et les chambres d’amis.

Sous les décombres de murs, on retrouva tous les accessoires qui avaient servi à l’installation intérieure et à la vie dans ces riches maisons. Une multitude de débris de poteries, de vases, de tablettes recouvertes d’écriture permirent de reconstituer détail par détail la vie quotidienne de la ville. Au début du 2ème millénaire avant l’ère commune Ur en Chaldée était une capitale puissante, colorée et active.

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 Photographie aérienne du quartier sacré du site d’Ur à la période des fouilles britanniques, prise en 1927. (Ezida)
Dans l’esprit de Woodley, une idée germa : « Si Abraham a quitté Ur en Chaldée, il a donc dû naître et passer les premières années de sa vie dans l’une de ces riches demeures. » Le savant poursuivit, plein d’enthousiasme : « Il nous faut réviser l’idée que nous nous faisions du patriarche hébraïque en voyant l’entourage opulent dans lequel il a passé sa jeunesse. Citoyen d’une grande ville, il hérita la tradition d’une vieille civilisation très organisée. Les maisons sont confortables, voire luxueuses. Nous avons trouvé la copie d’hymnes destinés aux cérémonies du temple et, en même temps, des tablettes de mathéma côté d’additions élémentaires, des formules permettant l’extraction de racines carrées et cubiques. Sur d’autres tablettes, les scribes avaient recopié les descriptions des bâtiments de la ville et jusqu’à une courte histoire des temples ! »
D’après Woodley, Abraham, loin d’être un simple nomade, serait issu d’une métropole du second millénaire avant l’ère commune.Quelle découverte extraordinaire ! L’image qu’on se faisait du patriarche Abraham entouré par sa famille et ses troupeaux allait-elle, incontestablement, se révéler fausse ?
Les conceptions de Woolley trouvèrent des contradicteurs parmi les théologiens et même chez les archéologues. Sa théorie est étayée par les versets 31 – 32 du chapitre XI de la Genèse :  » Tera’h  prit Abram, son fils, Lot… et il partit avec eux d’Ur en Chaldée pour se rendre au pays de Canaan, allèrent jusqu’à Haran et s’y fixèrent. » Mais d’autres passages de la Bible font état de lieux différents : lorsqu’Abramham envoie son plus ancien serviteur de Canaan à la ville de Nahor afin d’aller y chercher une femme pour son fils Isaac, le prophète appelle Nahor son pays (Genèse XXIV, 4) et la maison de son père, sa patrie (Genèse XXIV, 7). Nahor était située en Mésopotamie. Après la conquête de la terre promise, Josué dit au peuple rassemblé : « Jadis vos ancêtres, Tera’h, père d’Abraham et père de Nahor (lequel serait mort accidentellement dans l’incendie de la maison de leur père remplie d’idole qu’Abraham aurait incendié) , habitaient au-delà du fleuve…  » (Josué XXIV,2). Ici comme dans d’autres textes, l’expression « le fleuve » se rapporte à l’Euphrate. Or, la ville d’Ur se trouve sur la rive droite de l’Euphrate, c’est-à-dire que, vue de Canaan, elle n’est pas « au-delà du fleuve« . Woolley a-t-il conclu trop hâtivement ? Ne resterait-il pas à prouver que Tera’h et son fils Abraham furent bien des habitants d’Ur?
William F. Albright, professeur à la John Hopkins University de Baltimore (Etats-Unis), a pu écrire : « La migration d’Ur en Chaldée à Haran n’a trouvé aucune confirmation archéologique, si ce n’est la découverte de la ville elle- même« . Ce savant, lui-même archéologue et considéré comme un des plus grands spécialistes de l’archéologie au Proche–Orient ajoute : « Et le fait curieux que les traducteurs grecs ne citent Ur nulle part, mais à sa place le pays naturel (des Chaldéens) pourrait bien signifier que la migration d’Abraham était considérée comme un fait secondaire et qu’au IIIe siècle avant notre ère, on n’y croyait pas forcément.« 
La découverte d’Ur n’en a pas moins attiré l’attention sur la capitale des Sumériens, un des plus anciens peuples civilisés de Mésopotamie. Or, nous savons que les Sumériens n’étaient pas des Sémites comme les Hébreux. Lorsque, vers l’an 2000 avant l’ère commune, la grande invasion des nomades sémitiques surgit du désert d’Arabie, elle rencontra d’abord Ur, ses immenses plantations et son réseau de canaux. Il se peut donc que cette irruption dans les pays du Croissant fertile,  dont Ur faisait partie, ait laissé des traces dans la Bible. Toujours est-il que des recherches sérieuses et, avant tout, des fouilles menées à bien au cours des dernières dizaines d’années semblent avoir établi qu’Abraham n’habita jamais la métropole sumérienne. Cela cela contredirait d’ailleurs toutes les descriptions de la Bible concernant la vie du patriarche, où l’on peut lire qu’Abraham vivait sous la tente et allait de pâturage en pâturage et de puits en puits avec ses troupeaux. Sa vie ne se comparait en rien à celle des habitants d’une capitale : c’était la vie des nomades de tous les temps. Toutefois, beaucoup plus au nord du Croissant fertile, nous verrons l’histoire des patriarches sortir de son imprécision mystique pour faire son entrée dans l’histoire.

A suivre…

(Source : La Bible arrachée aux sables, par Werner Keller, Etitions Famot – Adaptation louyehi)

A Holocaust Video That You Must Show The World – Une vidéo sur la Shoah à montrer au monde

Un enfant épuisé mange dans les rues du ghetto de Varsovie. Varsovie, Pologne, entre 1940 et 1943.

Un enfant épuisé mange dans les rues du ghetto de Varsovie. Varsovie, Pologne, entre 1940 et 1943 — US Holocaust Memorial Museum ______________________________________________________

There is something G-dly about Jewish history, something that makes you believe that there is a master plan to this world in which the Jewish People has played a major role. Try to explain Jewish survival through horrors and tribulation of a 2500 year exile which concluded in the Nazi Holocaust in which 6,000,000 Jews perished. The numbers are mind-boggling. No other nation is as ancient, and no other nation has endured so much and returned to its ancient homeland to rebuild itself and renew a country which dates back thousands of years.
Yes, there must be a PLAN. Watching this leaves you incredulous. In awe of the Jewish people and Divine Providence which has brought them to modern times. Despite everything.

Published: July 20, 2015
Envoyé par ARK

Traduction française (par louyehi)

Il y a quelque chose de céleste dans l’histoire des Juifs, quelque chose qui vous fait croire qu’il y a un plan directeur dans ce monde, un monde dans lequel le Peuple Juif a joué un rôle majeur. En effet, essayez d’expliquer la survie des Juifs dans 2 500 ans d’horreur, de tourmente et d’exil, lesquels se sont terminés par la Choah où 6 000 000 de Juifs ont péri. Tout cela est tout bonnement époustouflant. Aucune autre nation n’est aussi ancienne, aucune autre nation n’a enduré autant de souffrances, aucune autre nation n’est revenue dans son ancienne patrie pour se reconstruire, reprendre possession et reconstruire aussi un pays qui date de milliers d’années.

Oui, il doit y avoir une intention divine dans tout cela. Ce qui laisse songeur et force le respect, un respect mêlé d’admiration pour le peuple juif, mais aussi pour la Divine Providence qui les a conduits jusqu’ici, bien vivants et pleins d’énergie et de créativité, en dépit de tout ce qu’ils ont subi..

Le roi Salomon et la construction du premier Temple de Jérusalem

Salomon, peint par Pedro Berruguete(vers 1500)Le roi Salomon par Pedro Berruguete vers 1500 ________________________________________________________

Le jeune roi Salomon et sa légendaire sagesse

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Salomon était le fils de David et de Batcheva. Après la mort de David, il était monté sr le trône. Une nuit, l’Eternel lui apparut en songe et lui dit : « Demande moi ce que tu veux ». Salomon, selon la tradition, alors âgé de 12 ans, répondit : « Eternel, mon D.ieu, Tu m’as établi roi, moi Ton serviteur ! Je suis encore jeune et sans expérience et Ton peuple est nombreux. Donne-moi donc un cœur intelligent, afin que je gouverne justement Ton peuple, et que je sache discerner entre le bien et le mal. » L’Eternel agréa cette demande et dit à Salomon : « Parce que tu ne m’as demandé ni de longs jours, ni de grandes richesses, ni la mort de tes ennemis, mais la sagesse, pour pouvoir rendre la justice, je t’accorde ce que tu as désiré. Je te donne la sagesse et l’intelligence, comme nul ne les a jamais eues, et ne les aura jamais. Mais Je te donne, de plus, ce que tu n’as pas demandé : la richesse et la gloire. Et si tu observes Mes préceptes, comme l’a fait ton père, Je t’accorderai aussi de longs jours. »

Salomon ne tarda pas à manifester la sagesse que D.ieu lui avait accordée. Deux femmes virent un jour se présenter devant lui. L’une dit : « Nous demeurions cette femme et moi dans la même maison. Elle a eu un fils et moi aussi. Or, le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle l’avait étouffé en dormant. Elle s’est alors levée au milieu de la nuit, a pris mon fils pendant que je dormais et, à sa place, a couché le sien. Le matin, lorsque j’ai voulu allaiter mon enfant, il était mort ; mais en y regardant de plus près, je reconnus que ce n’était pas là mon fils. »

L’autre femme interrompit : « Non, ton fils est mort, et le mien est vivant. » La première répliqua : « Non, l’enfant qui est en vie est à moi. » Et elles continuaient à se quereller ainsi. Alors le roi dit : « Allez me chercher une épée ; partagez en deux l’enfant qui vit et donnez-en la moitié à l’une et l’autre moitié à la seconde. » Emue de pitié pour son enfant, la femme dont le fils était vivant dit au roi : « Je t’en supplie, mon seigneur, donne-lui l’enfant vivant, mais ne le tue pas. » L’autre au contraire, s’écria : « Il ne sera ni à moi, ni à toi ; qu’on le partage ! » Et le roi prononça : « Rendez à celle-là l’enfant qui vit ; c’est elle qui est sa mère ; c’est par sa tendresse pour son enfant qu’elle s’est fait connaître. »
Ce jugement fut connu dans tout le royaume, et tout Israël reconnut avec respect qu’il y avait en Salomon une sagesse divine.

L’Eternel avait en effet doué Salomon de tant de sagesse et d’intelligence qu’il surpassa tous les sages de l’Orient et de l’Egypte, et que son nom retentit chez tous les peuples voisins. Il composa 3 000 paraboles et 1005 cantiques ; il discourut sur les végétaux, depuis le cèdre du Liban jusqu’à l’hysope qui rampe sur la muraille ; il traita de même des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons. Ces ouvrages ne nous sont pas parvenus ; mais nous avons de lui 3 livres : les Proverbes, l’Ecclésiaste et le Cantique des cantiques.

Né en 848 avant l’ère commune, Salomon est mort en 796, à l’âge de 52 ans, après avoir régné pendant quarante ans, les plus belles années de toute l’histoire d’Israël. Il est connu comme « le plus sage de tous les hommes. » La Bible raconte que des rois, accourus de partout dans le monde, venaient écouter sa sagesse, qui incluait non seulement celle de la Torah, mais aussi celle dans les connaissances profanes et les sciences.

« Sa gloire se propagea auprès de toutes les nations voisines. Il composa 3 000 paraboles, et 1 005 poèmes. Il discourait sur les arbres, depuis les cèdres de Liban jusqu’à l’hysope qui croît sur les murs. Il discourait aussi sur les animaux, les oiseaux, les créatures rampantes et les poissons. Les gens de toutes les nations venaient entendre la sagesse de Salomon, comme le faisaient tous les rois de la terre qui avaient entendu parler de sa sagesse’ (I Rois 5, 11 à 14).


Préparatifs pour l’édification du Temple

Du temps de Moïse, l’arche sainte était itinérante. Du temps de David, celui-ci l’avait installée dans sa capitale, Jérusalem. Salomon était maître de tous les pays qui s’étendent de l’Euphrate aux frontières d’Egypte. Les tribus d’Israël étaient en sécurité, chacun vivait tranquille sous sa vigne et sous son figier. Alors, Salomon envoya des ambassadeurs à Hiram, roi de Tyr, qui avait déjà été l’ami de son père David, pour lui dire : « Grâce à l’Eternel mon D.ieu, je vis en paix avec tous les peuples qui m’entourent. Je projette donc d’édifier une maison en l’honneur de l’Eternel, selon ce que D.ieu a dit à mon père : « C’est ton successeur au trône qui bâtira la Maison élevée en Mon honneur. Et maintenant, donne des ordres pour qu’on me coupe des cèdres eu Liban et du bois de cyprès ; mes travailleurs aideront les tiens, dont je te paierai le salaire selon ce que tu me diras. »

Lorsque Hiram reçut ce message, il s’en réjouit fort et manda au roi d’Israël : « Je ferai tout ce que tu désires. Mes serviteurs transporteront les troncs d’arbres du Liban à la mer ; je les ferai assembler en radeaux qui iront par mer jusqu’à l’endroit où tu voudras en prendre livraison ; de mon côté, je te pris de me fournir, pour l’entretien de ma maison, du froment et de l’huile d’olive. » Et Salomon et Hiram conclurent un pacte dans ces conditions.

Alors Salomon leva dans tout Israël des hommes de corvée, dont il envoya 10 mille, tour à tour, travailler au Liban avec les gens de Hiram. Il y eut en outre 70 mille portefaix et 80 mille tailleurs de pierres. Car c’est là, dans les carrières des montagnes, qu’on apprêtait les pierres les pierres de taille en sorte que sur l’emplacement même de l’édifice, sur le mont Moriah, à Jérusalem, on n’entendait aucun bruit de marteau, ni de hache, ni de quelque instrument en fer que ce fût.

En effet, un élément fondamental dans la construction du Temple par Salomon fut la miraculeuse scie de carrier, le chamir. En nous enseignant comment ériger l’Autel pour D.ieu, la Tora dit : « Ne le construis pas en pierres de taille » (Exode 20, 22). A propos de ce verset, Rachi explique que le fer, matériau servant à fabriquer des armes de mort, ne doit pas être utilisé pour tailler les pierres du Temple qui, par essence, représente la paix.

Le chamir (venant du mot araméen chamira et signifiant « comme un silex ») était un organisme surnaturel. En hébreu biblique, le mot chamir a été utilisé dans deux sens : soit une pointe faite d’une substance très dure (Jérémie 17,1) soit des épines acérées (Isaïe 5,6). Chaque tradition, qui parle du chamir, fait référence à sa capacité de transpercer les surfaces dures. Le « regard » du chamir surnaturel peut tailler de grandes pierres. Le Talmud puis, plus tard, de grands rabbins ont décrit comment le chamir, en passant le long de la surface d’une pierre, peut la fendre de manière parfaite en deux morceaux.

Ce chamir ne fut employé par l’homme que dans la construction du Tabernacle (pour graver les noms des tribus sur les pierres précieuses enchâssées dans le pectoral du Cohen gadol) et pour la construction du Temple. Les êtres surnaturels créés par D.ieu pour des fonctions bien spécifiques ne subsistent pas éternellement. La Michna (Sota 9 :12) affirme que le chamir a existé jusqu’à la destruction du deuxième Temple. Les Tossafot (sur le traité Guittin page 68a), disent que le chamir existait pendant l’ère moderne. Selon une Tossefta (commentaire de la Tora qui n’a pas été introduite dans la Michna), le chamir disparut après la destruction du Temple, car on n’en avait plus besoin. De la même manière, le Ta’hach, créé afin que sa peau soit utilisée pour le Tabernacle, disparut dès l’achèvement de sa construction. Considéré comme un animal casher, le Ta’hach ressemblait à une licorne, avec une corne unique sur le chanfrein (Chabbat 28b).

Bien que, par définition, il n’est nul besoin d’expliquer les miracles comme des phénomènes scientifiquement observables, le miraculeux chamir, qui a servi à couper les pierres du Temple de Salomon, a toutes les propriétés d’un rayonnement alpha.

Construction du Temple

Ce fut dans la 480ème année après la sortie d’Egypte, sous la houlette de Moïse, et la 4ème année de son règne, que Salomon commença la construction du Temple sur le mont Moriah à Jérusalem, nommé dans la Bible hébraïque « la porte du ciel ». Cet édifice fut bâti sur le plan du Tabernacle. Il avait 60 coudée de long, 20 de large et 30 de haut. Du côté de l’Orient s’élevait un portique de 20 coudées de longueur, qui avait à son entrée 2 grandes colonnes d’airain, ornées de sculptures magnifiques. Aux 3 autres côtés du Temple s’adossait un bâtiment haut de 18 coudées, divisé en 3 étages, avec des chambres bien éclairées par des fenêtres. L’intérieur comprenait le Saint et le Saint des Saint, séparés l’un de l’autre par un précieux rideau.

Au mont Sinaï, D.ieu parla à Moïse et lui donna ses ordres sur la construction du sanctuaire. Il faudra séparer par un voile – en hébreu parokhet – un premier lieu, le Saint du Saint, où se trouve l’arche sainte (arche d’alliance) d’un second lieu, le Saint, où vient le public. Ce voile est décrit ainsi dans deux versets :
– Exode (26, 31) : Tu feras ensuite un voile en étoffe d’azur, de pourpre, d’écarlate et de lin retors; on le fabriquera artistement, en le damassant de chérubins
– Exode (26, 36) : Puis tu confectionneras un rideau pour l’entrée de la tente en azur, pourpre, écarlate et lin retors, artistement brodés

Dans le Saint se voyaient, outre l’autel des parfums, 10 tables pour les 12 pains de proposition et 10 chandeliers à 7 branche, 5 de chaque côté, le tout en or très fin. Dans le Saint des Saints, seule l’arche de l’alliance devait trouver place. Les murs et les plafonds du sanctuaire furent lambrissés en bois de cèdre, et ornés de fleurs, de palmes et de chérubins artistement sculptés, le tout revêtu d’or. Il y avait un revêtement d’or, même sur le parquet.

Deux parvis couraient autour des constructions : l’un à l’intérieur, réservé aux prêtres, l’autre à l’extérieur, pour le peuple. Dans le parvis des prêtres, on voyait avant tout l’autel des holocaustes. On y voyait un grand bassin, destiné aux ablutions des prêtres et appelé « mer d’airain » reposant sur 12 bœufs d’airain. Des deux côtés de l’autel, étaient rangés 10 autres bassins mobiles, pour laver les chairs destinées aux combustions sur l’autel. A noter que certains sacrifices étaient destinés à nourrir les cohanim, les léviim et leur famille, deux tribus qui consacraient leur vie au service du Temple.

Lorsque, au bout de 7 ans, le Temple fut achevé, Salomon réunit à Jérusalem les principaux de toutes les tribus pour la dédicace solennelle de l’édifice. Les cohanim et les léviim organisèrent le transport de l’arche d’alliance  de la Cité de David dans le Temple. Tout le peuple marcha devant l’arche avec des transports de joie. Les lévites faisaient retentir leurs cymbales, leurs harpes et leurs cithares, et 124 prêtres sonnaient de la trompette; et tout le peuple chantait : « Rendez grâce à l’Eternel, car Il est bon, car Sa bienveillance est éternelle ! » Au moment où les Lévites sortirent du lieu saint après y avoir déposé l’arche,  la Majesté divine remplit le Temple de l’Eternel.

Prière de l’inauguration du Temple

Salomon, du haut d’une tribune placée au centre du parvis bénit toute l’assemblée. Puis, fléchissant les genoux, il étendit ses mains vers les cieux et dit : « Eternel, D.ieu d’Israël ! Nulle puissance ne t’égale, ni là-haut dans le ciel, ni ici-bas sur terre. Mais est-ce qu’en vérité D.ieu résiderait sur la terre ? Alors que le ciel et tous les cieux ne sauraient te contenir, combien moins encore cette maison que je viens d’édifier ! Aussi n’a-t-elle été faite qu’afin que Tu y écoutes la prière de Tes serviteurs.

Ah ! que Tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette Maison qui est le lieu dont Tu as dit : « Mon nom y reposera. » Exauce les prières que Ton serviteur et Ton peuple t’adresseront dans ce lieu ; exauce-les du lieu de Ta demeure. Si un homme faute envers son prochain – car il n’est point d’homme qui ne faute – et qu’on lui défère le serment , et qu’il vienne le prononcer ici, devon Ton autel, Toi Tu l’entendras dans le ciel, Tu feras justice à Tes serviteurs, en punissant le coupable et en protégeant l’innocent. Si quelque membre de Ton peuple d’Israël Te supplie et T’implore, – chacun connaît la plaie de son coeur, – Toi, Tu l’entendras du ciel, Ton auguste résidence, et Tu agiras avec clémence, en traitant chacun selon sa conduite ; car Toi seul connais le coeur de tous les humains.

Si le ciel se ferme et refuse sa pluie, si une famine survient dans le pays, s’il sévit une épidémie ou une calamité quelconque, parce que les enfants d’Israël auront fauté, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté devant Toi mais s’ils prient en ce lieu et se repentent sincèrement, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté contre Toi, si Tu les as livrés à leurs ennemis et fait emmener en captivité, et s’ils s’amendent et T’adressent leur prière en se tournant vers la ville que Tu as élue, alors du haut des cieux exauce leur prière et pardonne à Ton peuple.

Je t’implore aussi pour l’étranger qui ne fait pas partie de Ton peuple d’Israël et qui viendrait ide loin pour prier dans Ta maison. Toi, Tu l’entendras du ciel et Tu exauceras les voeux que T’adressera l’étranger, afin que tous les peuples du monde connaissent Ton nom et qu’ils Te révèrent. »

Lorsqu’il eut achevé cette prière, Salomon se leva et bénit de nouveau l’assemblée, en disant : « Béni soit l’Eternel Qui a donné du repos à Son peuple Israël, dans toutes Ses voies ! » La fête inaugurale dura 14 jours, après quoi, tous bénirent le roi et regagnèrent leurs demeures le coeur plein de joie et de reconnaissance.

Rien ne sert de prier, il faut partir a point – 27 Mai 2015 Un cours du Rav Dynovisz sur la dédicace du Temple : Télécharger vidéo _______________________________________________________

Salomon et la reine de Saba


Selon la tradition juive, la reine de Saba était issue d’un royaume extrêmement riche à cette époque, qui s’étend du Yémen au nord de l’Éthiopie jusqu’à la région de l’actuel Érythrée. Dans le récit de la Bible hébraïque concernant la vie du roi Salomon (I Rois, x, 1-13), la reine de Saba rend visite à celui-ci accompagnée d’une caravane transportant de l’or, des pierres précieuses et des aromates. Cet épisode atteste l’existence de relations commerciales importantes entre Israël et l’Arabie. Toujours selon l’Ancien Testament, la reine avait l’intention d’éprouver la sagesse de Salomon en lui donnant un certain nombre d’énigmes à résoudre.

Le Midrach nous dit qu’un jour, le roi Salomon décida de donner une grande fête. « Dans les salles du banquet prendront place non seulement les monarques et les princes venus me rendre hommage, dit-il, mais aussi tous mes amis du règne animal, les bêtes des champs, les oiseaux qui volent sous le ciel bleu ; toutes les fées et tous les esprits qui hantent les forêts et les bois seront également présents. » Car le roi Salomon était le seul être humain à comprendre le langage tant des uns que des autres et à pouvoir converser avec eux.
Le jour de la fête arriva. La salle du banquet était parée des meubles précieux et de riches tapisseries. Sur les tables, les mets les plus fins alternaient avec des vases étincelants d’or et d’argent. Les convives royaux étaient émerveillés par le spectacle qui s’offrait à leurs yeux. Mais leur stupéfaction fut grande à la vue des autres invités. Quelle étrange compagnie et combien mêlée! Ils n’en avaient jamais vu de pareille. Devant eux étaient rassemblées toutes sortes de créatures vivantes qui, obéissant à l’appel du roi Salomon, étaient venues à la fête.
Le grand monarque saluait un à un les animaux, et chacun d’eux se faisait un devoir de lui répondre. Tous étaient présents, à l’exception de la bécasse qu’on ne trouvait nulle part. « Qu’elle paraisse à l’instant devant moi ! ordonna le roi Salomon ; elle a désobéi, elle aura le châtiment qu’elle mérite. »
– O roi ! s’exclama-t-elle, daignez prêter l’oreille à mes humbles paroles et votre courroux cédera la place à la satisfaction. Voici trois mois qu’à tire-d’aile je parcours l’espace à la recherche d’un royaume que n’aient pas atteint les échos de votre gloire. Et je l’ai trouvé. Loin, bien loin du côté du Levant existe un beau pays, le plus beau que j’aie vu. Ses sables sont d’or et l’argent y est si abondant qu’il n’a pas de prix. Je n’ai jamais vu ailleurs des arbres aussi hauts ni aussi droits. Les pures eaux du puits du Jardin d’Éden en arrosent les terres dont la fertilité et la richesse sont incomparables. Les rues de ce royaume sont pleines de soldats étincelants dans leurs majestueux uniformes, mais ils sont incapables d’entreprendre une guerre et même de manier une arme. Sur cet étrange pays règne une femme nommée la Reine de Saba.

Les présents écoutaient dans le ravissement le merveilleux récit de la bécasse et, quand elle l’eut achevé, ils se demandèrent avec curiosité quelle serait la réaction du roi Salomon. Elle ne se fit pas attendre. Le monarque fit venir ses scribes et leur dicta une missive pour la fameuse Reine de Saba. La missive terminée, il l’attacha à l’une des ailes de la bécasse qui prit aussitôt son vol, suivie de près par tous les autres oiseaux. Bientôt, les voyageurs disparurent à l’horizon, dans la direction des terres lointaines où régnait la Reine de Saba.

Chaque matin, la Reine de Saba sortait pour adorer son dieu, le soleil. Ce matin-là, elle sortit comme à son habitude. Le spectacle insolite qu’elle vit alors lui causa une très grande frayeur. Une obscurité épaisse emplissait le ciel.
En proie à une grande détresse, la reine lacera ses habits. Le soleil, son dieu, était devenu invisible. Qu’était-il donc arrivé ? Et un malheur plus grand était-il concevable ? Mais ce n’était pas, comme elle l’avait pensé, l’effet d’un pouvoir étrange ou surnaturel. Ce qui masquait le soleil n’était autre que les nuées d’oiseaux qui escortaient la bécasse le long de son voyage vers le royaume de Saba.

Soudain, le ciel s’éclaircit à nouveau. Les bandes d’oiseaux innombrables s’étaient dispersées. La bécasse plongea vers la reine et se posa à ses pieds. Apercevant la missive, cette dernière s’empressa d’en libérer le volatile. Et c’est avec beaucoup d’étonnement qu’elle y lut :
« Salomon, roi du peuple d’Israël, vous envoie ses vœux de paix et sa bénédiction. Il vous convie à lui rendre visite dans son palais et l’assurer de votre fidélité. Tous les rois et les princes sont venus lui rendre hommage. Même les bêtes des champs, les oiseaux, les fées et les esprits sont ses sujets.
Si vous venez à mon palais, je vous conférerai plus d’honneurs que je n’en ai jamais accordé à un monarque quel qu’il soit. Mais si vous refusez mon invitation, je lancerai contre votre peuple une puissante armée. Savez-vous qui sont mes guerriers ? Les bêtes des champs sont mes serviteurs et mes messagers, les oiseaux sont mes conducteurs de chars, les fées et les esprits sont mes légions. Ils vous tourmenteront tous, ils vous harcèleront jusque dans vos maisons si vous refusez d’obéir à mon ordre. J’attends votre arrivée. »

À mesure que la Reine de Saba lisait cette missive, son cœur battait de plus en plus fort. Son visage exprimait à la fois l’émerveillement et la terreur. Quelle aventure passionnante ce serait de rencontrer face à face cet étrange monarque d’Israël ! Le voyage serait fort long, mais elle n’eut pas un instant d’hésitation. Elle réunit ses capitaines de vaisseaux et leur dit : « Nous mettons les voiles à la destination de la terre d’Israël. Chargez vos bagages d’or et d’argent, de bois de cèdre et de parfums, de pierres précieuses et de soieries, et levons l’ancre immédiatement après. »
Munie de tous ces cadeaux, la Reine de Saba entama le très long voyage qui allait lui permettre de rencontrer l’homme le plus sage qui ait jamais vécu sur terre.

Elle arriva à Jérusalem avec une suite nombreuse : des chameaux portant des aromates, de l’or et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon et l’éprouva par des énigmes qu’il résolut. Il l’impressionna fortement par sa sagesse. Salomon lui proposa de devenir sa femme, ce qu’elle refusa, car il en avait déjà plusieurs. Il lui promit alors de ne rien lui demander si elle acceptait de ne rien prendre dans son palais. Dans le cas contraire, il aurait le droit de lui demander quelque chose, qu’elle ne pourrait refuser. Elle accepta. Un soir, après avoir participé à un banquet où la nourriture était épicée, elle eut très soif. Dans la palais courait un ruisseau qui avait été détourné exprès et lui permit de se désaltérer. Mais elle découvrit que Salomon l’observait. Il lui rappela sa promesse et lui demanda de partager sa couche…

Après être restée 6 mois avec Salomon, elle désira rentrer dans son pays. Au moment du départ, Salomon lui donna un anneau et lui dit : « Prends le afin de ne pas m’oublier et si jamais j’ai une descendance de ton sein, que ceci en soit le signe. Si c’est un garçon, laisse le venir à moi. »

A son retour, elle mit au monde un fils et l’appela Ménélik (Baïna Lekhem). Quand il eut 22 ans, Ménélik dit à la reine : « J’irai, je verrai le visage de mon père et je reviendrai ici par la volonté du dieu d’Israël. » Il se rendit à Jérusalem pour se faire connaître de son père. Il fut le premier roi d’Ethiopie et il fonda la dynastie des Salomonides.

L’apogée de l’histoire juive

Nous sommes ici à l’apogée de l’histoire juive. Tout le peuple est uni. Ses voisins se sont rapprochés de lui ; ils viennent même s’instruire chez lui. C’est la paix et la prospérité.
Cette époque est aussi bonne qu’il est possible pour Israël. Il est au faîte de sa puissance. Pourquoi alors cet âge d’or ne durera-t-il pas ?
Salomon a commis une grande erreur. Il a pris beaucoup trop de femmes : 700 épouses et 300 concubines.

Si nous relisons le livre du Deutéronome où, pour la première fois, est envisagée l’idée de la monarchie chez les Juifs, Moïse y avertit que le roi ne devra pas avoir trop de chevaux ni trop de femmes (Deutéronome 17, 17). Rachi, le grand commentateur de la Torah, nous apprend que cela signifie pas plus de 18 épouses, et que le roi David n’en avait que 6. Nous voyons ainsi que Salomon a quelque peu dépassé ces limitations…

Cela est arrivé parce que, à cette époque de l’histoire, il n’existait que deux raisons pour se marier dans les rangs de la noblesse : s’assurer une progéniture et conclure des alliances politiques.

Le Moyen-Orient à l’époque de Salomon était composé de beaucoup de villes-Etats, et tous les rois de ces villes-Etats voulaient faire épouser leurs filles par le roi Salomon et contracter ainsi alliance avec lui. Cela semble avoir été une bonne chose, mais en quoi cela a-t-il été un mal ? La Bible nous donne la réponse : »Et il arriva, au temps de la vieillesse de Salomon, que ses femmes détournèrent son cœur auprès d’autres dieux. » (I Rois 11, 4 et 5).

Cela ne signifie pas, bien sûr, que le roi Salomon est devenu un idolâtre, mais la Bible s’exprime ici avec sévérité parce qu’il n’a pas empêché ses femmes de continuer leurs pratiques païennes. En tant que roi, il a été tenu pour responsable des actions de ceux et de celles sur lesquels ils exerçait une influence. En tant qu’il a été l’un des plus grands dirigeants du peuple juif, un homme d’un niveau spirituel tel qu’il a écrit le Cantique des Cantiques, le livre de l’Ecclésiaste et celui des Proverbes, il est certainement, là-haut, empli de douleur sachant ce qui a été écrit sur lui dans la Bible.

Le récit biblique sur le règne de Salomon s’achève sur la colère de Dieu à son encontre : « Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes statuts, que Je t’ai commandés, Je t’arracherai le royaume… Seulement, Je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père. Mais Je l’arracherai de la main de ton fils… Je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, Mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que J’ai choisie. » (I Rois 11, 9 à 13).
Ces versets font clairement apparaître l’intensité de l’amour porté par Dieu à David et le pardon complet qu’Il a accordé à ses fautes. Ils annoncent clairement aussi que le peuple juif va connaître des lendemains difficiles, puisque le royaume d’Israël va être coupé en deux.

(Sources : Lamed – Chabad.org – Akadem – Histoire sainte illustrée à l’usage de la jeunesse israélite par Arthur Weil – «3ème édition » Librairie Goldschmidt, Bâle)

Adapté par louyehi

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Tel_Sheva

Archéologie : découverte du mur du roi Salomon

Publié le 14 juillet, 2012, par Brad Macdonald – Août 2011

Des découvertes archéologiques remarquables à Jérusalem mettent au défi les critiques des récits bibliques du roi David et du roi Salomon.

À travers le monde, l’histoire architecturale de célèbres édifices anime la curiosité des gens. Que ce soit le Parthénon de la Grèce, construit il y a 2400 ans à la déesse Athéna, la Grande Muraille de Chine, le célèbre Colisée de Rome, la basilique Saint-Pierre du Vatican ou le Taj Mahal, ces structures emblématiques captivent l’imagination et sont devenues des portails dans l’histoire.

En juin, une autre structure incroyable a été ajoutée à cette liste.

Cette structure est non seulement plus âgée, mais beaucoup plus remarquable et  inspirante que toutes les autres. Située juste à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, le site du Mur d’Ophel est situé entre la Cité de David et le mur sud du Mont du Temple. Maintenant ouvert au public, le Mur d’Ophel présente d’anciens artefacts datant du 10ième siècle avant Jésus-Christ, une période durant laquelle l’ancien royaume d’Israël a connu une expansion extraordinaire sous le règne du Roi David et celui de son fils et héritier, Salomon. Parmi les découvertes d’Ophel, un impressionnant édifice a été découvert, un mur de 70 mètres de long et 6 mètres de haut construit durant le règne du roi Salomon

Malheureusement, l’immense mur de Salomon n’a pas encore capté suffisamment l’imagination.

Maintenant ouvert au public !

Les fouilles archéologiques sur le site d’Ophel ont eu lieu occasionnellement depuis le début du 20ième siècle. Mais, c’est en janvier 2010 que la découverte la plus spectaculaire a été faite. Sous la direction du Dr Eilat Mazar, un archéologue estimé qui a une riche histoire d’excavations sur le site d’Ophel. Ces excavations ont été réalisées avec l’assistance de l’Autorité des Antiquités d’Israël, l’Autorité des Parques et de la Nature d’Israël, l’Université Hébraïque de Jérusalem et de nombreux étudiants bénévoles du Collège Herbert W. Armstrong d’Edmond, en Oklahoma. Le 21 juin, après des mois de préparation du site du mur d’Ophel et des artefacts pour les touristes, le Dr Mazar, de concert avec le maire de Jérusalem Nir Barkat, a annoncé l’ouverture officielle pour le public.

« À compter d’aujourd’hui, les visiteurs pourront effectivement marcher à travers les restes du premier Temple, toucher les pierres, jouir et étudier encore une autre période de l’archéologie de la ville de Jérusalem », a annoncé Jacob Fisch, directeur exécutif des Amis de l’Autorité des Antiquités d’Israël. L’ouverture du site d’Ophel a été une grosse affaire pour Jérusalem. Bien que la ville regorge de sites historiques et d’artefacts incroyables, les touristes n’étaient pas en mesure d’explorer l’histoire de la période du premier Temple jusqu’à aujourd’hui.

Le mur a été daté au 10ième siècle avant Jésus-Christ, et tout indique qu’il aurait été construit par le roi Salomon et serait celui mentionné dans 1 Rois 3:01. Ce passage des Écritures parle de la construction de son propre palais par Salomon, « … et la maison de l’Éternel, et le mur d’enceinte de Jérusalem ». C’est assez incroyable, quand on y pense, d’être en mesure d’atteindre et de toucher un mur que le roi Salomon empruntait lui-même, il y a trois millénaires, dans ses promenades quotidiennes !

Fait important, ce mur gigantesque ne fait pas que confirmer la présence de Salomon à Jérusalem, celui-ci confirme également les récits bibliques de l’ancien Israël comme étant un grand royaume avancé. « Le mur de la ville qui a été découvert témoigne de la présence d’un pouvoir », a déclaré Mazar à The Trumpet peu après sa découverte en 2010. « Sa force et la forme de sa construction indiquent un haut niveau d’ingénierie. »

S’exprimant lors de la cérémonie officielle de l’inauguration, le Dr Mazar a indiqué à nouveau que la «réalité était qu’une fortification très hautement qualifiée et une fortification très sophistiquée a été construite par le roi Salomon ». Le mur contient les plus grosses pierres taillées de la période du Premier Temple jamais trouvées en Israël. Seulement un millier d’années plus tard, avec la construction entreprise par Hérode le Grand, des blocs de construction d’une plus grande taille apparaissent à Jérusalem.

Les critiques de la Bible prennent plaisir à ridiculiser les comptes-rendus des Écritures concernant le roi David et le roi Salomon. Ils croient que ces hommes étaient de simples chefs d’une tribu primitive obscure, des bergers nichés dans les collines de Judée. Ces critiques doivent se rendre à Jérusalem et examiner de près l’immense édifice de Salomon. En regardant sa taille impressionnante et son ingénierie sophistiquée, ils devront se rendre compte qu’un tel mur ne pourrait pas avoir été rafistolé par de simples bergers quelconques.

Plus de preuves

Visitez Ophel et vous y verrez plus qu’un simple mur de Salomon. Le Dr Mazar et son équipe ont également découvert d’autres artéfacts, y compris des tessons de poteries, dont beaucoup datent de l’époque du Premier Temple (du 10ième au 6ième siècle avant Jésus-Christ). Comme le mur de Salomon, ces découvertes confirment les récits bibliques sur la présence d’un important royaume israélite. Le site d’Ophel comprend une grande guérite, de grands édifices royaux, un certain nombre de bains rituels appelés mikvaot et une douzaine de pots en argile appelés pithoi. Une inscription partielle en hébreu gravée sur un des vestiges d’un pithoi indiquait qu’il appartenait à un fonctionnaire gouvernemental de haut niveau.
Le portail de 6 mètres de haut a été une découverte particulièrement étonnante. Construit dans le style typique de la période du Premier Temple, et tout comme d’autres découvertes à Megiddo, Beersheva et Ashdod, le Dr Mazar considère que le portail est en réalité la «porte de l’eau» mentionnée dans Néhémie 3:25-26 : « Après lui travailla Pedaja, fils de Pareosch. Les Néthiniens demeurant sur la colline travaillèrent jusque vis-à-vis de la porte des eaux, à l’orient, et de la tour en saillie. » a fait remarquer Dr Mazar.

Encore plus de preuves que l’archéologie et la Bible , « se connectent un à un », comme le dit Mazar.

Une autre trouvaille palpitante, quoique légèrement moins imposante que le mur colossal ou le portail, était un fragment d’une tablette d’argile vieille de 3000 ans recouverte d’écritures cunéiformes. Découverte dans les fouilles d’Ophel et actuellement exposée au Centre Davidson de la Vieille Ville de Jérusalem, les experts disent que le fragment de la taille d’un pouce est le plus ancien document écrit jamais trouvé à Jérusalem.

Bien sûr, les découvertes d’Ophel ne sont que les dernières d’une longue liste de découvertes archéologiques prouvant avec précision les récits bibliques de la présence ancienne d’Israël dans la Ville Sainte. Ces dernières années, les archéologues ont fait des découvertes spectaculaires dans toute la ville, des bulles et des pièces, des poteries, des murs, des portails et des tunnels, prouvant les liens historiques des Juifs avec Jérusalem. Depuis 2005, le Dr Mazar a découvert de nombreux objets fascinants à l’intérieur et autour de la Cité de David, dont le palais du roi David, des bulles (des disques d’argile utilisés pour faire des sceaux) inscrites avec des noms hébreux mentionnés dans la Bible et le mur autour de Jérusalem construit par Néhémie, mentionné dans le livre de Néhémie.

Ces découvertes archéologiques se rangent parmi les plus importantes jamais réalisées. Non pas parce qu’elles prouvent les liens historiques de Juifs avec Jérusalem, mais plutôt, parce qu’elles prouvent l’exactitude de la Bible !

Mais, où est la couverture médiatique ?

Tragiquement, la plupart des gens ignorent ou refusent cette réalité inspirante. L’inauguration officielle du mur de la ville d’Ophel en juin, par exemple, s’est produite avec une histoire regrettable et honteuse : le black-out virtuel dans les médias occidentaux. En dehors de quelques articles israéliens, l’inauguration d’une des découvertes archéologiques les plus remarquables de l’histoire récente a été accueillie par un silence choquant !

En grande partie, la raison est que la découverte d’une importante présence juive à Jérusalem dès le 10ième siècle avant Jésus-Christ mine le récit populaire gauchiste que le compte-rendu biblique de la monarchie davidique est exagéré ou illusoire. Les découvertes d’Ophel, comme le souligne précisément Jonathan Tobin dans Commentary, sont une « réprimande permanente pour ceux qui se réfèrent à des parties de la capitale d’Israël comme « traditionnellement palestiniennes » ou « à Jérusalem-Est Arabe » (juin 21).

En gardant ceci à l’esprit, ça disait que, tout au moins à partir des articles que j’ai lus et des films que j’ai vus, il n’y avait aucune indication que les responsables israéliens à l’inauguration brandissaient les trouvailles d’Ophel comme un instrument politique. C’était une occasion idéale pour les Juifs de politiser l’archéologie, de dégainer ces artefacts étourdissants et de les brandir comme une arme afin de démembrer les faux récits gauchistes. Ils ne l’ont pas fait. Au lieu de cela, le Dr Mazar, le maire Nir Barkat et les autres fonctionnaires israéliens qui y assistaient ont regardé au-delà de la politique et se sont concentrés sur la leçon qui est vraiment la plus importante : Ils ont célébré le fait que ces édifices et ces artefacts anciens prouvaient la véracité de la Bible !

Ce site « démontre que la Bible est vraie », a indiqué M. Barkat. « Cela démontre qu’il y a de 2,000 à 3,000 ans, Jérusalem était le centre du monde. Et nous aimons partager cela avec le monde entier. »

Le Dr Mazar, une dame imprégnée d’une passion contagieuse pour l’archéologie de Jérusalem, a souligné le même thème : « Tant de personnes dans le monde apprécient les sources historiques de la Bible y compris le Nouveau Testament. Le truc, c’est lorsque ça devient tangible, ça devient facile à comprendre. Les gens croient, à leur manière, ce qui est écrit dans la Bible, mais ils n’ont aucune idée que parfois, beaucoup de choses dans la Bible peuvent réellement être vues et peuvent même être touchées. » C’est une observation claire : Quand vous vous promenez à travers le Mur d’Ophel, c’est comme si vous marchiez à travers les pages de la Bible.

Malheureusement, trop de personnes sont aveuglées par les préjugés politiques et ratent les vérités inspirantes incarnées dans cette fouille. Néanmoins, il est de plus en plus difficile de rejeter les récits bibliques du formidable royaume israélien pendant les règnes du roi David et du roi Salomon pendant le 10ième siècle avant Jésus-Christ. Il faut reconnaître que ce n’est pas à cause de toute campagne juive élaborée ou de manœuvres habiles par les politiciens israéliens ou du travail des historiens et des archéologues biaisés.

Rejeter l’histoire des récits bibliques est de plus en plus difficile par la révélation continuelle des preuves rigoureuses, quantifiables, même palpables, prouvant l’authenticité de la Bible !

http://www.thetrumpet.com/?q=8442.0.136.0

Voir la vidéo : Découverte du mur du roi Salomon

Récit d’un bûcher où l’Inquisition espagnole brûla des Juifs de Tolède en décembre 1680

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De tout temps, les Juifs furent persécutés. N’oublions pas ces gens qui périrent par la main d’une Eglise toute-puissante et pleine de haine pour ceux qui n’avaient pas les mêmes croyances qu’elle et que celle-ci voulait soumettre à n’importe quel prix.

Aujourd’hui est l’anniversaire des victimes d’un bûcher qui se tint à Tolède le 21 décembre 1680, au cours duquel des Juifs furent accusées de « judaïser ». Il s’agit de Portugais qui ont fui l’Inquisition dans leur pays d’origine. 2 d’entre eux, Balthasar Lopez Cardoso et sa cousine Felipa Lopez, qui restent fermes dans leurs croyances, sont brûlés vifs sur le bûcher alors que les autres accusés sont d’abord garrottés.

En Espagne, dans le contexte de la reconquête des territoires musulmans par les chrétiens espagnols et la construction d’une identité nationale basée sur la foi catholique, les nouveaux chrétiens faisaient l’objet, depuis le début du XIVe siècle, de persécutions soutenues par les autorités, comme, en particulier, la révolte de Pedro Sarmiento à Tolède en 1449, qui avait abouti à la proclamation des premiers statuts de «limpieza de sangre» (« pureté de sang », en espagnol) refusant l’accès à diverses fonctions publiques aux nouveaux chrétiens. Ce sont au premier chef les « marranes » (« porcs » en espagnol), c’est-à-dire les juifs convertis au christianisme, dont le nombre fut particulièrement élevé après les répressions anti-juives de 1391, qui furent suspectés de ne pas être sincères dans leur nouvelle foi chrétienne – souvent à juste titre, leur conversion étant le résultat des menaces de mort à leur encontre – et de poursuivre la pratique du judaïsme  en secret.

Comme les évêques demandaient aux souverains de pouvoir prouver la vigueur de leur engagement en pourchassant les « nouveaux chrétiens » dont la conversion n’était pas jugée sincère, et comme les Rois catholiques refusaient l’intervention directe d’un légat du Pape dans les affaires intérieures du pays, les ambassadeurs espagnols à Rome firent pression pour obtenir l’ Inquisition. Le Pape accéda à leur requête à contrecœur, ne pouvant contrôler cette institution.

Le 17 septembre 1480, les premiers inquisiteurs dominicains, Miguel de Morillo et Juan de San Martín, sont nommés par l’État. Ils prennent leurs fonctions à Séville, où la communauté marrane menacée échoue dans une tentative d’insurrection. Six personnes sont brûlées vives. L’Inquisition commence ainsi sa longue carrière. Les humiliations et persécutions incessantes menées contre les hérétiques par les inquisiteurs sont loin d’être toujours désintéressées. En effet, lors des confiscations de biens, qui frappent non seulement ceux qui sont jugés coupables mais aussi toute leur famille, le Saint-Office perçoit une part de plus en plus élevée, pouvant atteindre 80 % du produit des biens saisis. Ainsi, il leur arrive de déterrer des morts pour un procès au terme duquel les os sont brûlés et les biens du défunt transférés. Certains Juifs accusés de ne pas avoir dénoncé des conversos sont tués par l’Inquisition. Certains membres du clergé tombent eux aussi sous les accusations.

L’Inquisition prend fin en Espagne officiellement sous Napoléon 1er en 1808, puis est rétablie en 1814. Elle est définitivement abolie par la reine Marie-Christine en 1834, et la « limpieza de sangre » le 13 mai 1865. Lorsque le décret de l’Alhambra ordonnant l’expulsion des juifs fut officiellement abrogé en 1967 par le gouvernement franquiste, il était lettre morte depuis longtemps, et des dizaines de milliers de descendants des expulsés, persécutés dans le reste de l’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, ont pu se réfugier en Espagne et y être accueillis en tant qu’anciens Espagnols. (Wikipedia)

Nous avons retrouvé une description d’un autodafé de 1680, mais qui s’est tenu à Madrid au mois de juin précédant celui de décembre cité ci-dessus, et qui montre la terrible répression contre ceux qui refusaient d’embrasser la religion catholique qu’imposa l’Eglise au temps de l’Inquisition, fut-ce en France ou en Espagne. Nous assistons en quelque sorte ici aux féroces « jeux du cirque » romains, adaptés à la manière espagnole.

L’orthographe du texte ci-dessous est l’orthographe originale de l’ouvrage édité à Paris, en 1814 et dont l’auteur est Joseph del Olmo.

Extraits du livre « Auto général de fé qui a eu lieu à Madrid en la présente année 1680, en présence du Roi, notre souverain Charles II et de leurs majestés la reine son épouse et la reine son auguste mère. Etant grand inquisiteur général, son excellence don Diego Sarmenton de Valladrarès. »…

Le bûcher avait 70 pieds en carré et était élevé de 7 pieds. On y avait ménagé dans le centre un escalier de pierres et les commodités nécessaires pour le service …

Le soir… on conduisit dans les prisons secrètes de l’Inquisition les criminels qui, jusqu’à ce jour, avaient été répartis dans les maisons des familiers tant à cause de leur grand nombre que pour les tenir séparés, et sans qu’ils eussent aucune communication entre eux. Lorsqu’ils furent tous rassemblés, vers les 10 h du soir, après leur avoir fait donner à souper, don Antonio Gambrana de Bolanos, inquisiteur le plus ancien, assisté d’un secrétaire, entra dans le lieu où se trouvaient les criminels condamnés à être remis au bras séculier (relaxados), au propre, relâcher, (terme dont se sert l’Inquisition pour désigner ceux qu’elle condamne à mort et qui doivent être exécutés par la justice ordinaire) et signifia à chacun d’eux leur sentence en ces termes :

« Mon frère, on a examiné votre affaire et elle a été communiquée à des personnes doctes et profondément versées dans les lettres et dans les sciences. Vos crimes sont si grands et d’une si mauvaise qualité que pour leur châtiment et pour l’exemple, on a trouvé juste que demain vous ayez à murir. Je vous en préviens afin que vous puissiez le faire comme il convient. 2 religieux resteront près de vous. »

L’inquisiteur, après avoir expliqué ces paroles à chacun des condamnés… faisait entrer les 2 religieux et plaçait à la porte 2 familiers en sentinelle. C’est dans cette forme, avec cet ordre, que 23 sentences de mort furent signifiées… A 3 heures du matin, on commença à distribuer les habits de cérémonie aux criminels, ce que le tribunal fit avec une si grande diligence qu’on pût leur donner à déjeûner à 5 heures. On remit en même temps aux alcades du tribunal, des listes doubles, contenant les noms des criminels et l’ordre dans lequel ils devaient marcher à la procession, et être ensuite appelés pour entendre leurs sentences en public.

Cependant, tout se disposait sur le théâtre, les spectateurs prenaient séance et afin d’éviter toute difficulté d’étiquette, les ranges furent réglés, comme ils le sont pour les combats de taureaux, auxquels la Cour assiste … 36 mannequins ou effigies de criminels condamnés à être remis à la justice séculière qui avaient eu le malheur de mourir pendant l’instruction de leur procès ou qui étaient parvenus à s’échapper étaient revêtus d’une longue robe chargée de flammes et plusieurs d’entr’eux tenaient dans leurs mains une boëte qui renfermait les os du criminel qu’ils représentaient.

11 coupables admis à pénitence et qui avaient fait abjuration de lévi (ainsi nomée parce qu’elle porte sur une hérésie qui est estimée avoir peu de conséquence, telle que la bigamie, les pratiques superstitieuses, etc…) Ils portaient tous des torches de cire jaune et en étaient quitte pour quelques années de prison, ou quelques centaines de coups de verges ; Ces derniers portaient une corde au cou, à laquelle on avait pratiqué autant de nœuds qu’ils devaient recevoir de centaines de coups.

Suivaient 54 convaincus d’avoir judaïsé », et qui étaient condamnés à la prison perpétuelle, ou au bannissement, et tous à la confiscation de leurs biens. Ils étaient vêtus de sambenitos, sur lesquels était peinte une crois de saint André.

Enfin 21 relaxados en personne, c’est-à-dire condamnés au feu, comme relaps et pervers… Tous portaient des robes et des capuchons semés de flammes. On avait peint des dragons parmi les flammes sur la robe des plus obstinés hérétiques ; 12 avaient des bâillons.

A la suite des criminels, marchaient les familiers de l’Inquisition et les membres du tribunal. Les familiers qui étaient des premières familles de l’Espagne… Après les familiers, marchait le tribunal de Tolède, le conseil suprême de l’Inquisition, accompagné par le corps de ville de Madrid, les tribunaux et le conseil de Castille. Enfin, le grand inquisiteur ayant près de lui le gouverneur du conseil de Castille, qui est la première magistrature de l’Espagne. L’inquisiteur était vêtu de violet et montait un beau cheval bai. La selle et la housse étaient également violet. Il était suivi de 12 laquais, dont les livrées de pluche de soie étaient aussi violet… La procession alla ensuite se ranger sur les gradins opposés au trône du grand inquisiteur qui était descendu de cheval au bas de l’escalier et avait été prendre sa place.

Le grand inquisiteur, revêtu de ses habits pontificaux, alla d’abord recevoir du roi le serment par lequel S.M. s’engageait pour elle et pour ses successeurs, à maintenir l’inquisition dans ses états. … Le célébrant dit l’Introït de la messe après lequel il récita un sermon qui dura très long-temps, et que notre auteur rapporte tout entier. L’orateur prouva clairement qu’il n’y a au monde d’autres ennemis de D.ieu que les Juifs, les Mahométant et les Hérétiques. Il avoue qu’il y a bien à la rigueur quelques autres vices et crimes par lesquels les hommes peuvent encore offenser la Divinité,mais que ce n’est rien en comparaison d’être Juif, Hérétique ou Mahométan ; et qu’ainsi on ne peut rien faire de plus agréable à Dieu que de le délivrer de ces 3 sortes d’ennemis, ce qui ne pourrait se faire probablement sans le secours du saint office.

Après le sermon, le grand inquisiteur donna, avec une sonnette, un signal et l’on commença à appeler les causes… Chaque criminel, soit en personne, soit en effigie, appelé à son tour, était placé dans une des cages et un juge lisait un résumé de la cause et la sentence du saint office. Le criminel se retirait ensuite pour retourner à sa place sur les gradins. Pendant cette lecture, on avait amené un autre criminel dans la seconde cage, et le second juge, dès que le premier avait fini, commençais la lecture de la cause et de la sentence du second criminel… On choisit ce moment pour servir des rafraîchissemens aux dames et aux personnes distinguées et les juges, les familiers et les autres employés de l’Iquisition, allèrent aux buvettes et aux buffets qui avaient été préparés par une sage prévoyance.

La lecture des causes et des jugemens terminée, les relaxados furent envoyés au lieu de leur supplice. L’absolution fut donnée avec toute la pompe et les cérémonies d’usage dans l’Eglise, à ceux des coupables admis à la réconciliation, et qui n’étaient condamnés qu’au fouet et à la prison… La messe continua ensuite…  Après la messe, le grand inquisiteur descendit de son trôle, et le roi retourna à son palais…

… vers les 4 heures de l’après-midi, l’exécution des relaxados avait commencé ; elle dura toute la nuit. Il était 9 heures du matin avant que tous les corps fussent consumés. On avait élevé sur les bûches, des poteaux disposés de manière que l’on pût étrangler, avant que les flammes pussent les atteindre, ceux des criminels qi avaient montré quelque signe de repentir. Les autres furent brûlés vifs.

Plaque commémorative datant de 2009, de la ville de Ribadavia  en hommage à ses citoyens condamnés par l’Inquisition il y « 400 années à cause de leur croyance ».

(Source : Wikipedia)