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Eric Zemmour : l’armée française planifie avec Tsahal la reconquête des quartiers islamisés

[Vidéo] Eric Zemmour : L’armée française planifie avec Tsahal la reconquête des quartiers islamisés____________________________________________________

Dans son livre  » Un quinquennat pour rien » page 36, Eric Zemmour révèle que l’armée Française planifie avec l’aide de l’armée israélienne la reconquête des quartiers islamisés en France. Il s’agit de l’opération « Ronces ».

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Eric Zemmour aborde ce sujet sur RTL le 07/09/2016 (à partir de 6min33)

Eric Zemmour : L’armée française planifie avec Tsahal la reconquête des quartiers islamisés

(Source : Europe-Israël)

Quand les choses de la vie défilent dans le rétroviseur

 

 

 

 

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Série d’été : un film, un livre, 8

On ne dira jamais assez combien la laideur de l’époque actuelle nous accable et nous désole. Une vulgarité de ton doublée d’une absence de style. Une lourdeur bien-pensante qui, chaque jour, envahit les écrans et les librairies. Et cette morgue suicidaire de filmer, écrire, manger, s’habiller comme tous les autres peuples, résignés à accepter ce destin tragique. La mondialisation a été jusqu’à standardiser nos émotions. Les Français y ont perdu leur singularité et leur sensibilité. Affirmer que « c’était mieux avant ! » n’est pas une posture réactionnaire mais un constat lucide et, sans appel. Il suffit de revoir « Les choses de la vie », le film de Claude Sautet (Prix Louis-Delluc 1970) adapté du roman de Paul Guimard sorti en 1967 chez Denoël.

Une France aussi inconstante qu’attirante

Ce bond dans le passé sur une musique de Philippe Sarde nous éclaire sur ce que nous avons été : des esthètes mélancoliques, des héros fatigués, des enfants tristes, des conducteurs imprudents, des amoureux en bout de course, c’est-à-dire les représentants d’une nation aussi inconstante qu’attirante. Les filles rêvaient en secret que Pierre (Michel Piccoli) les prendrait à la sortie du lycée dans son Alfa Giulietta Sprint, gris métallisé, phares « longue portée ». Leurs mères en mourraient de jalousie et leurs pères ne désapprouveraient pas complètement ce choix du cœur. Il y a des images que l’on n’oublie pas. Piccoli, cigarette pendante, nœud de cravate légèrement ouvert, les mains rivés sur le volant en bois de sa voiture italienne, le regard perdu dans ses souvenirs et ses amours, conduit trop vite sur une Départementale quand une bétaillère s’immobilise à un carrefour, près d’un lieu-dit appelé « La Providence ».

Les garçons débattaient, au bistrot du coin, de longues heures sur les avantages comparés des deux actrices à l’écran : Hélène (Romy Schneider) et Catherine (Lea Massari). Chacun vantant les mérites de sa protégée, trouvant dans un geste anodin, un supplément de charme ou dans une intonation particulière, les prémices à un rapprochement des corps. À vrai dire, elles n’étaient pas si faciles à départager. Romy, lunettes sur le nez, enfilant une chemise au petit matin, qui se met à taper à la machine avait de quoi réveiller les fantasmes plus enfouis. Le cinéma d’aujourd’hui produit-il quelque chose d’aussi érotique, classique et déroutant ? Le grain de peau de Romy et cet accent à couper au couteau faisaient grincer les lits dans les internats des années 70.

Romy contre Lea

Pour les adorateurs de Lea Massari, il ne faisait aucun doute que la fêlure de la belle romaine l’emportait sur la troublante viennoise. La voix de Lea, son amertume, sa retenue, son splendide visage de femme blessée lui assuraient la victoire finale. Mais, lorsqu’on entendait la « Chanson d’Hélène » interprétée par Romy, nous n’étions plus sûrs de rien. Ces deux femmes nous désarmaient. A l’été 1969, le tournage des «choses de la vie », notamment l’accident de la route, fut compliqué à scénariser et nécessita l’utilisation de nombreux véhicules. Ce dérapage non contrôlé n’était finalement qu’un prétexte à raconter l’errance amoureuse d’un homme mûr. Dans le roman qui a obtenu le Prix des Libraires en 1968, Pierre Delhommeau n’est pas un architecte mais un avocat parti plaider à Rennes et il ne roule pas en Alfa mais dans une MG 1100. Paul Guimard, admirable écrivain du sentiment refoulé a emprunté le titre de son livre à une locution de Valery Larbaud. Son personnage principal, reste conscient durant toutes les phases de l’accident. De l’entrée dans le virage à vive allure jusqu’à l’hôpital sur un brancard, il ne perd, à aucun moment, connaissance. Il entend tout. Il voit tout. Le paysage s’est figé dans une netteté mémorielle. Il délivre alors un testament précis, détaillé, impudique et profond de sa relation avec Hélène. « A force de se pencher sur son passé, on contracte envers soi des complaisances suspectes. Hélène me reproche d’enjoliver – elle dit « maquiller » – ma jeunesse […] Elle proclame que la mythologie de l’adolescence conduit au gâtisme » fait-il avouer à son héros fracassé, à l’article de la mort.

Les choses de la vie – roman de Paul Guimard – Folio.

Les choses de la vie – film de Claude Sautet –  DVD StudioCanal.

Thomas Morales

Quand les choses de la vie défilent dans le rétroviseur

(Source : Causeur)

Ce que signifie l’islam dans le présent de ceux qui le subissent

Ce que signifie l’islam dans le présent de ceux qui le subissent___________________________________________________

Dans son livre 2084, j’imaginais que Boualem Sansal  nous montrait une caricature d’islam pour nous faire peur. Après avoir lu le livre d’Aquila, je dirais plutôt que Sansal a voulu éviter d’être trop précis, a voulu jeter  comme un voile poétique, un peu flou,  sur une réalité monstrueuse.

Si « Big Brother » est présent dans 2084, il prend  forme dans ce livre, la forme de la famille, du village, de la mosquée, de toute une communauté : Big Brother est partout, Big Brother empêche toute liberté, toute initiative, tout progrès, il n’est que trop réel, il réduit les pays où sévit l’islam à l’immobilisme quand ce n’est pas au parasitisme. La peur règne en maître !

Aquila a vécu l’islam régnant et veut nous communiquer son effroi devant un monde de zombies tremblants, un monde amplifié chaque jour « grâce » à l’explosion démographique.

Et je suppose qu’il est inutile de faire lire ce livre à nos « responsables » : qu’il s’agisse de la vie en Algérie à l’heure actuelle, de la vie vers 2084 partout sur la planète, nos « responsables » ne sont pas concernés. La soumission est pour le peuple et les grands de ce monde règnent d’autant mieux que la soumission est grande. Le totalitarisme n’a pas été inventé par Mahomet, Mahomet l’a porté à la perfection (1) puisque la révolte est impossible, aussi impossible que la fin d’Allah.

Hitler, Mao et Staline sont morts, Kim Yung Un mourra et, ici,  nous pouvons réagir, comme le dit si bien Aquila :

C’est en constatant cette barbarie qui se répète, ou pire, qui se propage, qui se mondialise, que je me vois un devoir de donner vie à ce livre qui est loin d’être une partie de plaisir, pour essayer de réveiller les larves que vous êtes devenus à cause du politiquement correct et des fortes doses de marxisme culturel qui relativisent tout. De peur d’être traité de raciste ou d’islamophobe, vous vous couchez devant l’islam et les musulmans, prêts à être égorgés docilement comme des moutons sans rien dire, sans bouger, de peur de heurter la sensibilité de vos bourreaux ! Réveillez-vous ! (p. 281)

Pour moi, c’était un devoir de vous présenter ce livre à lire absolument, avant tout autre livre sur l’islam, car il ne parle que d’un vécu bien réel, le présent, que chacun peut constater ou dont il peut facilement vérifier la véracité. Il parle d’un vécu en Algérie… en maints endroits de France et de Belgique,  vécu chaque jour par un nombre plus grand d’êtres humains !

Mia Vossen

  • Pour comprendre cette perfection, lisez

– le Coran,

– La psychologie de Mahomet et des musulmans, d’Ali Sina,

– Il était une foi, l’islam, de Majid Oukacha,

– Comprendre l’islam de Guillaume Faye… et tant d’autres.

Ce que signifie l’islam dans le présent de ceux qui le subissent

(Source : Riposte laïque)

Cancer : un traitement simple et non toxique

Cancer : un traitement simple et non toxique___________________________________________________

Le Dr Laurent Schwartz, cancérologue et chercheur à l’Ecole Polytechnique, sort un nouveau livre intitulé « Cancer, un traitement simple et non toxique ».

Ce livre n’est pas encore en librairie. Mais l’éditeur me l’a envoyé pour que je puisse en prendre connaissance au plus tôt, et vous en faire part.

En effet, le traitement du cancer est souvent une question de semaines, ou de jours : 50 % des personnes frappées par le cancer du poumon, du pancréas, du foie ou du rein meurent dans les six mois.

D’où l’urgence de vous parler des révélations sensationnelles de ce nouveau livre.

Elles peuvent sauver des vies.

Il s’agit d’une nouvelle approche qui pourrait révolutionner le traitement du cancer.
Soigner le cancer grâce à l’effet Warburg

L’effet Warburg, du nom du prix Nobel de médecine Otto Warburg (1931) est un phénomène bien connu des médecins.

C’est le fait que les cellules cancéreuses fermentent pour produire de l’énergie.

Le fonctionnement normal des cellules saines est de brûler le glucose avec de l’oxygène. Mais les cellules cancéreuses font fermenter le glucose, ce qui était le mode de fonctionnement de la vie primitive, il y a 3,5 milliards d’années.

L’avantage de la fermentation est qu’elle est possible sans oxygène. L’inconvénient est que la fermentation produit peu d’énergie, par unité de carburant consommée.

Les cellules cancéreuses sont donc très gourmandes en glucose, ce qui permet de les repérer. C’est ce qu’on appelle l’effet Warburg.
Affamer le cancer en le privant de sucre

L’effet Warburg est utilisé pour repérer les tumeurs, avec la technologie du « PET-scan ». On injecte au patient du glucose radioactif et l’on observe les endroits où celui-ci va se concentrer : c’est là que se trouve le cancer.

D’où l’idée d’affamer le cancer en cessant de manger du sucre, ou tout produit se transformant en sucre.

Le Dr Laurent Schwartz recommande un régime « cétogène », c’est-à-dire constitué de produits gras et de quelques protéines, mais très peu de glucides (sucres).

« Le régime cétogène se révèle une solution thérapeutique sérieuse et encourageante », estime-t-il [1].

Mais cela n’a rien de révolutionnaire. La grande nouveauté vient maintenant…
Lutter contre l’acidité provoquée par la tumeur

Le Dr Laurent Schwartz a aussi observé que la fermentation provoque une acidification des tissus autour de la tumeur.

Il explique que cette acidification permet aux cellules cancéreuses de mieux « lacérer » les tissus environnants, pour les envahir.

En revanche, pour acidifier son environnement, la tumeur, elle, doit perdre son acidité et devenir basique.

C’est d’ailleurs le fait d’être basiques qui permet aux cellules tumorales (cancéreuses) de se multiplier si rapidement.

Cette constatation toute simple est à l’origine d’une idée toute simple elle aussi, mais qui pourrait être la clé pour vaincre le cancer : diminuer l’acidité autour de la tumeur pour bloquer la multiplication des cellules cancéreuses.

Et de fait, le Dr Schwartz rapporte que des chercheurs ont essayé de diminuer l’acidité autour des tumeurs, et ils ont constaté une régression des cancers.

C’est une nouvelle fantastique. Car il se trouve que l’on dispose de plusieurs médicaments bien connus et peu coûteux pour lutter contre l’acidité, des médicaments simples, bon marché, peu dangereux.

Une équipe de chercheurs espagnols qui a travaillé sur ce sujet rapporte plusieurs cas de rémissions inattendues en donnant aux patients cancéreux un cocktail de médicaments anti-acides, très peu toxiques par rapport aux chimiothérapies « normales ».

Le Dr Laurent Schwartz donne la posologie, qui est la suivante (il ne l’a pas testée lui-même mais considère que c’est une « approche logique et porteuse d’espoir ») :

Amiloride : 10 à 40 mg trois fois par jour
Un inhibiteur de la pompe à protons, par exemple l’oméprazole : 20 à 40 mg par jour
Un inhibiteur de l’anhydrate carboxylase, par exemple l’acétalozamide (Diamox) : 250 mg par jour.

Mais après avoir bloqué la reproduction des cellules cancéreuses, peut-on faire en sorte qu’elles redeviennent saines et ainsi se débarrasser vraiment de la maladie ?

Oui, répond le Dr Schwartz.

Grâce à la stratégie suivante…
Redémarrer le fonctionnement (métabolisme) normal des cellules

Pour traiter le cancer, le Dr Schwartz recommande un traitement qui permette de redémarrer la combustion normale du glucose dans les cellules, et ainsi mettre fin à la fermentation et à l’acidification des tissus autour de la tumeur.

Pour cela, il faut « remettre en route » les mitochondries, les petites usines à brûler le glucose qui sont dans les cellules.

Cette fois, le Dr Laurent Schwartz a lui-même sélectionné les médicaments capables de faire cela, et il a lui-même observé des rémissions chez plusieurs de ses patients, cancéreux de longue date.

Dans son protocole, la posologie est la suivante :

Acide lipoïque : 600 mg en injection intraveineuse lente
Hydroxycitrate : 500 mg en comprimés, matin, midi et soir.

L’hydroxycitrate est en vente libre, considéré comme « complément alimentaire ». L’acide lipoïque en intraveineuse est un médicament. Il est vendu en Allemagne et en Amérique du Nord mais pas en France. Mais il a été prescrit à des centaines de milliers de patients sans causer de problèmes.

Ces produits ne présentent aucun danger, et tout médecin doit pouvoir les prescrire à son patient.

« Ce traitement n’a pas d’effet secondaire toxique lourd », explique le Dr Laurent Schwartz.
« Près de 2 ans ½ plus tard, sur les onze premiers patients, cinq sont encore en vie. C’est un exploit si l’on considère que tous avaient été renvoyés à leur domicile pour y mourir ! [2] »

Renforcer les effets par d’autres médicaments

Le Dr Schwartz souligne toutefois que ces deux substances ne suffisent pas en elles-mêmes et sont plus efficaces si elles sont prises en combinaison avec une radiothérapie et une chimiothérapie.

Il signale en outre avoir obtenu de meilleurs résultats encore en y associant de la metformine à forte dose (jusqu’à 3 g par jour).

La metformine est le traitement de base contre le diabète de type 2.

Votre pharmacie en vend tous les jours et n’importe quel médecin peut la prescrire.
La guérison à portée de la main

La conclusion du Dr Laurent Schwartz est que nous sommes en train de faire une erreur monumentale en allant vers des traitements toujours plus compliqués et coûteux du cancer (plus de 100 000 euros par cycle de traitement).

Ses décennies d’études l’ont convaincu au contraire que le cancer est une maladie simple.

Ce sont les cellules qui fonctionnent mal, et il existe des mesures simples et peu coûteuses, ainsi que des médicaments courants et non toxiques qui permettent de faire beaucoup pour les malades.

Il pense donc que « nous pouvons proposer aux malades de nouvelles avancées thérapeutiques, dont l’efficacité pourrait être supérieure à celle de la chimiothérapie tout en entraînant bien moins d’effets secondaires. [3] »

Ses pistes de traitement sont d’autant plus intéressantes qu’il estime qu’elles permettraient également de soigner l’Alzheimer et Parkinson.

Il s’agit donc d’une possible révolution médicale qui est en train de se produire sous nos yeux.
Ce que vous pouvez faire

Je suis conscient que, même si vous êtes vous-même actuellement traité contre le cancer, cette simple lettre vous paraîtra insuffisante pour démarrer un traitement alternatif. Elle sera en outre complètement insuffisante pour convaincre votre oncologue (cancérologue) et même votre médecin traitant de l’intérêt de ces avancées.

Mais ne désespérez pas.

Attendez simplement quelques jours, si vous le pouvez, que le livre soit sorti en librairie.

Vous aurez tous les éléments en main. Vous pourrez le donner à votre médecin s’il a le moindre doute sur la véracité et le sérieux de ces nouveaux traitements contre le cancer qui, je le répète, sont simples, non toxiques et peu coûteux.

Voici la couverture du livre, afin que vous ne perdiez pas de temps pour le trouver :


En attendant, je vous redis combien je compatis avec vous si vous êtes en train de combattre une grave maladie. Surtout, ne baissez pas les bras, continuez à vous soigner et à rester en alerte sur les progrès des traitements.

Nous sommes dans une période de grands bouleversements, dans le mauvais sens parfois (malheureusement !) mais aussi, il ne faut pas l’oublier, dans le bon sens.

Ce livre est peut-être un bon exemple de ces progrès qui se produisent parfois et qui peuvent aider des millions de personnes.

Bien à vous, et

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis


(Source : Santé Nature Innovation)

Grincheux, lisez Bardolle ! Il faut lire absolument “De la joie de vivre par temps hostiles”

Un bar parisien, une semaine tout juste après les attentats de Paris (Photo : SIPA.00731529_000026)___________________________________________________

En le lisant, j’ai eu l’impression que ce texte avait été écrit spécialement pour moi qui souffre de râlerie chronique.

Je parle du dernier essai signé par Olivier Bardolle et intitulé De la joie de vivre par temps hostiles. Pourtant, il n’y a pas de doute, le livre est dédié à une certaine Pauline qui n’a rien d’atrabilaire.

Le texte commence par une confession au sujet des relations de l’auteur avec cette jeune femme. Ils se sont quittés, voilà le problème, et pourtant ils s’aimaient. J’ajouterais, moi qui les ai connus, qu’ils formaient un duo plein d’allant et de panache qui était une vraie publicité pour la notion de couple. C’est toujours bien, pour réfléchir, de démarrer par un cas concret.

[…]

De la joie de vivre par temps hostiles, Olivier Bardolle, L’Éditeur, mai 2016.

Pierre Lamalattie

Grincheux, lisez Bardolle !

(Source : Causeur)

Note sur « Le terrorisme islamiste » d’Ivan Blot

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Le livre d’Ivan Blot commence par une approche très originale, se basant sur une analyse à la fois historique et psychologique des motivations humaines (la théorie des trois cerveaux : reptilien, affectif, rationnel) qui montre avec efficacité que dans certaines circonstances la domination des instincts et du rationnel contre l’affectif engendre le totalitarisme au sens où la soif de puissance puise une légitimité dans la raison pour justifier tous les crimes effectués au nom de cette dernière.

Cela rappelle que les plus grands carnages contre l’Humanité ont été effectués par des régimes  prétendant agir au nom de la raison de la race de l’Histoire. Les religions chrétiennes et musulmanes n’ont pas été en reste, mais dans une bien moindre mesure, et il s’avère que si la première s’est amendée, la seconde pas du tout, et encore moins sa franche radicale djihadiste, même si, pour la première fois, l’un d’entre-eux vient de se déclarer coupable devant la Cour Pénale Internationale.

Yvan Blot étaye son analyse par une étude serrée du livre de Dostoïevski, les Possédés, montrant bien comment par un mécanisme implacable, des idéologues narcissiques manipulent des déracinés pour les pousser à (se) détruire. Ce canevas semble parfaitement expliquer ce qui se passe en effet aujourd’hui pour Blot démontrant que dans notre société dominée par une « oligarchie libérale » sans autre dessein que le consumérisme il est aisé de manipuler des individus jeunes aux vies vides de sens. Blot s’appuie (entre autres) sur les travaux de Jean-François Matteï pour ce faire. Il étudie également nombre de théoriciens du djihadisme en ne se contentant pas de ouï-dire.

Il met aussi en avant, mais là c’est moins nouveau connaissant les écrits et la vie politique de l’auteur, le lien entre terrorisme islamiste et immigration musulmane (p.136) non pas en traçant une relation directe de cause à effet, mais en considérant qu’étant donné la difficulté d’intégration de celle-ci elle ne peut que produire même à sa marge des déracinés susceptibles de servir de matériaux terroristes, d’où sa préconisation d’éviter que cette immigration de masse vienne s’installer en Occident. Certes, cette application du principe de précaution est vite taxée d’extrême droite par la pensée relativiste comme on peut le voir ces temps-ci à propos de l’offensive culturelle du djihadisme. Alors que ce serait aller vite en besogne (mais les idéologues y aspirent las de penser du fond de leur fromage dédié à vie) puisque les questions et les analyses soulevées par Yvan Blot restent cruciales.

J’aimerais cependant faire trois critiques de fond :

1/ un facteur est négligé dans l’analyse de Blot : les conséquences toujours en activité de la guerre dite « d’Algérie » qui alimentent et renforcent l’idée que toute intégration/assimilation serait une victoire du « néo-colonialisme » comme l’a dénoncée la post-léniniste Clémentine Autain sur RTL (On refait le monde du 22 août 2016) parce qu’il a été dépeint que ce pays vivait en quasi esclavage tenu par une minorité de « colons » racistes etc alors qu’en 1830 cette contrée était aussi « développée que l’Allemagne » comme le clamaient des idéologues du FLN (G.Meynier in Histoire intérieure du FLN, je l’analyse dans Les Berbères à la croisée des chemins). Ces divers mensonges permettent la manipulation en sus de ceux avancés à propos d’Israël et de la liberté en général.

2/ Tous les originaires d’Afrique du Nord ne peuvent être assimilés au monde arabo-musulman, il ne faut pas tomber dans ce piège qui pousse nombre d’imams y compris dit « modérés » à exiger des lieux de culte par milliers. La majorité de ces originaires veut être intégrée voire assimilée s’il n’y avait pas les séquelles toujours vivaces de ladite guerre d’Algérie et les présupposés culturalistes traversant et la droite et la gauche sur cette fausse égalité entre immigration=islam. Il faut donc poursuivre une critique décisive sur les prétentions totalitaires non seulement de l’islamisme mais de l’islam qui a bien plus à voir avec l’idée de soumission que de paix au sens kantien. En ce sens énoncer comme le fait NKM que « le salafisme ce n’est pas l’islam »est non seulement naïf mais contre-productif puisqu’il faut placer le curseur plus haut en disant que l’immigration installée en France depuis soixante ans n’a pas à être liée à l’islam.

3/ La position d’Ivan Blot, si elle se nuance, peut cependant porter le flanc aux arguments stipulant que non seulement il faut stopper toute immigration, tout regroupement familial, ce qui peut se justifier au vu des problèmes actuels et en se basant sur l’idée, plaidable, qu’il faut donc un temps donné de rémission pour les résoudre, mais, surtout, et c’est là où le bât blesse, qu’il faille procéder à un processus de « remigration » à un retour, une expulsion massive et radicale en gros, y compris pour les immigrés installés en France depuis des décennies et sans histoire puisqu’ils « pourraient » se transformer en « déséquilibrés ».

Sauf que là, et on le devine, on bascule ailleurs, et vite fait, dans une politique qui en apparence peut ressembler à ce qui s’est passé pour le million et demi de « pieds noirs » obligés de partir de leur pays de naissance pourtant, mais qui en réalité ressemblera beaucoup plus à une politique d’épuration puisqu’il faudra bien faire le tri, avec des listes, voire des camps, y compris pour ceux ayant la nationalité française à terme puisque les assassins de Charlie Hebdo et du Bataclan l’avaient. Bruno Maigret parlait de 1973, la date fatidique dudit regroupement familial. En tout cas il s’agira de plusieurs millions à renvoyer, et que faire de ceux qui ne veulent pas, faudra-t-il les emprisonner, voire à terme, tuer ?…

Le livre d’Ivan Blot ne répond pas à ces questions, cela n’empêche pas de le lire avec attention et sérieux parce que son argumentaire est fondé, équilibré, malgré les réserves ci-dessus ; plus une: son attachement à Heidegger se fait sans recul alors que l’on connaît bien aujourd’hui l’assentiment de celui-ci au national socialisme ; ce qui n’est pas sans questionner également en quoi la prétention heideggerienne, précisément du fait de cet attachement là, échoue à penser en son fond la situation du monde ouverte par « l’ère de la Technique »…

Lucien Samir Oulahbib

Note sur « Le terrorisme islamiste » d’Ivan Blot

(Source : Riposte laïque)

Notre conte de l’été : Pipo le Pygmée (Chapitre III)

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Dans ce chapitre, Pipo est autorisé à se coucher plus tard que d’habitude.

Chapitre III

Où Pipo découvre les coutumes d’une curieuse tribu.

Chaque année qui passait rendait Pipo plus vieux d’un an, et il grandissait en force et en sagesse sous la direction morale de son Maître. Tous les soirs, avant de se coucher, il écoutait sa Parole à la télé. Quelquefois même, on le faisait rester avec les Grandes Personnes quand Monsieur et Madame recevaient leurs amis antiracistes, et il ouvrait tout large ses oreilles pour ne rien perdre de ce qui se disait.

Un jour, Madame dit à son mari :

– Je veux organiser un dîner de têtes.

– Très bonne idée ma chérie, quelles têtes allons-nous inviter ?

– Eh bien nous pourrions inviter Monsieur et Madame Vaysset-Bouchet, et puis ton ami le député et sa femme, et puis notre ami l’avocat Trémolot de Lavoix avec sa femme, et puis…

– Pour un dîner de têtes est-ce que ça ne fait pas un peu trop de fortes têtes ?

– Ne te prends pas la tête avec ça, dans un dîner de têtes tout le monde s’avance masqué.

– Tu veux dire que tout le monde va porter un masque ?

– Mais oui mon chéri, c’est comme ça un dîner de têtes.

– Et comment fait-on pour les gens qui viennent sans masque ?

– J’ai tout prévu mon chéri, je vais acheter un stock de masques pas chers.

– Tu veux dire des masques jetables ?

– Oui oui, des masques qu’on jette à la fin de la soirée.

– Mais enfin tu n’y penses pas ! On ne va pas obliger le député et l’avocat à jeter le masque ! Et si tout le monde jette le masque, les fortes têtes vont se retrouver tête à tête, ça va mal se terminer !

Madame réfléchit et lui dit :

– Mon chéri tu as raison. Je vais préparer des masques mangeables.

– Des quoi ?

– Mais oui, des masques en biscuit, en chocolat, en pâte d’amandes, des masques qui se mangent. Comme ça quand nous serons au dessert, tout le monde mange son masque et il n’y aura rien à jeter.

Le Maître protesta:

– Qu’un député mange son chapeau, je veux bien, mais manger son masque ! Manger son masque ! C’est trop dur à avaler !

– Mais non mon chéri, après les couleuvres que je vais leur servir au plat de résistance, ils ne sentiront plus rien.

Le jour du dîner de têtes arriva et Pipo, qui adorait les déguisements comme tous les enfants de son âge, fut autorisé à rester. On avait invité vingt personnes : quinze fortes têtes, dix grosses têtes, sept têtes de lard, cinq têtes de cochon, trois têtes chercheuses, deux têtes de nœud et une langue de vipère.

Le Professeur regarda un des masques et il dit à Madame :

– Tu es sûre qu’on a invité cette tête-là ? Elle n’a pas l’air très comestible.

– Ah là là mon chéri ne m’en parle pas, celui-là c’est un dur à cuire, c’est le Masque de Fer !

Le Professeur s’avança vers le Masque de Fer et lui dit :

– Comment allez-vous, Masque de Fer ?

– Un peu rouillé.

Tout à coup, il vit un autre masque à côté du Masque de Fer. Un masque de cire.

– Bonjour, Masque de Cire.

– Appelez-moi Sire.

– Bien Sire, à vos ordres Sire, que puis-je faire pour votre cire, Majesté ?

Madame lui donna un coup de coude :

– Arrête de lui cirer les pompes à ce masque ! Occupe-toi plutôt du député, tu vois bien qu’il n’a plus à boire, verse-lui encore un pot de vin !

Il faut dire que Madame avait ses têtes. Après le cinquième pot de vin, elle annonça :

– Nous pouvons passer à table.

*

Comment le dîner de têtes va-t-il se terminer ? Y aura-t-il assez de pots de vin pour le député ? C’est ce que vous saurez demain en lisant la suite de Pipo le Pygmée sur Boulevard Voltaire.