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Avant l’élection, l’écrivain Pierre JB Bénichou met en garde : « Le modèle de société offert par les islamistes et leurs amis n’est pas très éloigné du stalinisme »

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Pierre JB Bénichou, dont Dreuz se félicite d’avoir été le premier à parler de son dernier roman Rouge Eden, qui mêle thriller et réflexion sur le totalitarisme soviétique, répondait aux questions du Figaro.

Figarovox.- Dans votre dernier livre, Rouge Eden*, vous mêlez thriller et réflexion politique sur le totalitarisme. Vous nous plongez dans l’époque du goulag. Pourquoi ce mélange des genres ?

Pierre JB Benichou.- J’ai tenté, à travers Rouge Eden, d’avoir une approche plus philosophique de l’époque actuelle que dans un simple «thriller». Alors que le débat politique fait rage en France et que l’on voit les extrêmes – qui, finalement, se rejoignent faute de se ressembler totalement – gagner en puissance grâce des discours populistes, il est utile de rappeler que les camps du goulag communiste n’avaient rien à envier aux camps de concentration nazis. La question que je pose est celle de l’opposition entre liberté individuelle et sécurité collective, en mettant en scène un tueur en série qui serait peut-être la réincarnation d’un professeur de physique quantique, condamné par erreur à l’exil en Sibérie dans les années trente. L’hypothèse de la réincarnation est la seule petite fantaisie volontairement spiritualiste d’un récit qui, par ailleurs, se base sur des faits historiques.

Je décris donc les actions d’un individu qui se venge de la société à travers des crimes atroces, en réaction au souvenir inconscient de ce qu’une société collectiviste est capable de produire comme abominations. À l’ère du politiquement correct et de l’équivalence morale des systèmes, j’ai voulu pousser à l’extrême en soulignant le peu de différence qui sépare un psychopathe à la Ted Bundy d’un dirigeant mégalomane, tel qu’un Staline, un Assad, un Hitler, un Chavez ou un Ayatollah Khameni. L’un récolte l’opprobre général, tandis que l’autre trouvera toujours des masses d’«idiots utiles», selon la formule de Lénine, pour l’exonérer de ses atrocités au nom du bien collectif. Étant romancier et non essayiste, je propose une réflexion par un récit imaginaire parsemé de faits précis et indiscutables, dans lequel l’émotion a une part fondamentale.

Voulez-vous faire écho aux maux de notre époque ?

Les maux de notre époque sont si nombreux qu’aucune grotte ne serait assez profonde pour produire l’écho leur correspondant. Cette boutade mise à part, je constate que nous avons tendance à oublier l’histoire et, pour paraphraser Winston Churchill, «un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre». Comment, au vingt et unième siècle, bien qu’excédés par la corruption, effrayés par le terrorisme, démotivés par le taux de chômage, attristés par la situation mondiale, excédés par l’abondance de fausses nouvelles, tant de Français se laissent-ils de nouveau charmer par le totalitarisme à peine camouflé des deux extrêmes ? Comment font-ils pour ne pas percevoir le degré de haine camouflé derrière les discours politiques égalitaires et sécuritaires jouant sur la fibre anxieuse de chacun ? Le responsable de tous nos maux serait toujours l’autre, celui qui ne nous ressemble pas ou, pire, celui qui nous ressemble trop.

Évidemment, le politique qui s’exprime n’est jamais coupable et les boucs émissaires ont toujours bon dos.

Ce qui nous manque, c’est l’authenticité d’une âme collective à laquelle rallier les âmes individuelles

Nous vivons une époque charnière, entre la fin du tout matérialiste né avec l’ère industrielle, et la dérive du tout religieux, tels que certaines cultures (je ne parle pas de communautés) voudraient l’imposer. Cette phase de transition porte en elle un élément d’incertitude anxiogène. Certaines grandes valeurs du passé se sont érodées sans avoir trouvé de vrai remplacement. En gros, les gens sont perdus, en désagrégation d’identité, en recherche d’appartenance sans pour autant pouvoir se raccrocher à des propositions issues d’une réflexion logique et constructive. Nous vivons à l’époque du trop. Trop d’informations, trop d’injustice, trop d’incohérence, trop d’abondance, trop de misère. Et pourtant, sur le plan matériel, nous vivons cent fois mieux qu’à toute autre époque. Ce qui nous manque, c’est l’authenticité d’une âme collective à laquelle rallier les âmes individuelles.

Vous avez également travaillé sur la question de l’islamisme. Quels sont les points communs entre totalitarisme soviétique et totalitarisme islamiste ?

Ce qui est intéressant c’est de constater l’alliance de fait entre l’extrême gauche internationale et l’islamisme. Un politologue français, Alexandre Del Valle, a lancé le concept du danger rouge-brun-vert. Par cette formule, il a voulu rapprocher les trois formes de fascisme qui menacent nos sociétés à tour de rôle depuis plus d’un siècle. Ces fascismes, qu’il s’agisse du nazisme, du communisme ou de l’islamisme, ont ceci de commun qu’ils surfent sur la notion d’égalité et se servent de la frustration populaire contre les élites pour avancer un agenda à l’issue duquel les élites renversées seront renforcées. Assez curieusement, les trois concepts totalitaires ont toujours eu leurs «Juifs». Les «Juifs» dans les trois cas ne sont pas des êtres humains mais des fantasmagories symbolisant l’opposant au programme proposé. Le modèle de société offert par les islamistes n’est pas très éloigné du stalinisme, si ce n’est que leur Dieu remplace le soviet suprême en tant que source de loi et que, du moins le stalinisme avait-il la prétention de protéger les minorités tandis que les islamistes les massacrent allègrement.

Tout compte fait, l’idéologie nazie s’est beaucoup plus facilement répandue dans le monde arabe pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, que le communisme, trop laïc à leur goût, malgré tout le soutien que l’Union soviétique a pu apporter aux organisations terroristes, notamment palestiniennes. Aujourd’hui, par ses discours, un Mélenchon atteste de la sympathie que l’extrême gauche peut avoir pour l’islamisme, auquel elle trouve toutes les excuses. Juste réaction au colonialisme. Légitime combat contre l’impérialisme occidental. Sursaut populaire face à l’exploitation capitaliste, etc.

Ce point de vue conduit à des dérives qui touchent à l’absurde, et seraient risibles si elles n’étaient pas dangereuses, telle la déclaration d’un Philippe Poutou, lorsqu’il affirme, après l’attentat terroriste des Champs Elysées que «Si les policiers n’étaient pas armés, ils n’auraient pas été visés».

Jamais vous n’entendrez un communiste dénoncer l’islamisme pour ce qu’il est. Un totalitarisme religieux sanguinaire sans vrai projet sociétal.

Vous êtes inquiet d’une éventuelle victoire de Mélenchon. Ce dernier n’est pas Staline. N’est-ce pas un peu excessif d’agiter le péril rouge ?

Je ne suis pas vraiment inquiet d’une éventuelle victoire de Mélenchon, ce communiste aux relents totalitaires, car, heureusement, suffisamment de Français ne tombent pas dans le panneau

Alors que j’étais de passage à Paris, quand j’habitais New York, j’ai eu l’occasion de me retrouver face à Jean-Luc Mélenchon dans l’émission «Face aux Français» présentée par Guillaume Durand. Je dois avouer qu’au-delà du politicien je n’ai pas eu de grande sympathie pour l’homme. Je crois, en effet, me souvenir de l’avoir traité de stalinien. Il m’avait jeté à la figure que, puisque j’habitais New York, j’étais une sorte de traître, et que je n’avais de fait aucun droit de m’exprimer sur le sort de la France. Belle ouverture d’esprit ! Certes, je lui reconnais une belle énergie, et une capacité de mobiliser les foules par des discours enflammés, gonflés aux stéroïdes. Mais les grands orateurs populistes m’ont toujours donné la chair de poule, et pas de façon positive.

À vrai dire, je ne suis pas vraiment inquiet d’une éventuelle victoire de ce communiste aux relents totalitaires, car, heureusement, suffisamment de Français ne tombent pas dans le panneau de ses discours admirablement bien huilés. Il sait merveilleusement accuser l’autre, démonter le système, le remettre en question, faire des propositions alléchantes de changement de société.

Il oublie seulement une donnée fondamentale : l’égalité forcée est la plus grande des injustices. Et dans «dictature du prolétariat» il n’y a qu’un terme à retenir. Dictature.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre JB Benichou. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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Avant l’élection, l’écrivain Pierre JB Bénichou met en garde : « Le modèle de société offert par les islamistes et leurs amis n’est pas très éloigné du stalinisme»

(Source : Dreuz.info)

L’essayiste français spécialisé dans l’enseignement de l’histoire Dimitri Casali : « Nous sommes en pleine régression intellectuelle »

Dimitri Casali livre les clefs de son dernier livre La longue montée de l’ignorance, qui s’appuie sur des chiffres implacables :

il y a 10 millions de Français illettrés ou analphabètes,

l’école française s’est effondrée dans le classement PISA.

Mais cette montée de l’ignorance est encore pire dans le monde arabe, qui compte, selon l’ONU, 25 % d’analphabètes.

Il revient sur les causes de ce phénomène : relativisme culturel, pédagogisme, disparition de la culture générale, et propose des pistes stimulantes pour y mettre un coup d’arrêt.

(Source : BOULEVARD VOLTAIRE)

Comment se comporter en homme debout au XXIème siècle ?

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Alexandra Laignel-Lavastine : Comment se comporter en homme debout au XXIème siècle ?

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FIGAROVOX.- Votre dernier essai s’intitule Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? Le mot «encore» signifie-t-il que mourir pour un idéal est une faculté que nous avons perdue ? Quand est-ce arrivé?

Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE.- Je dirais que l »Europe s’est construite, depuis 1945, sur le désaveu du Mal radical. Le voyant revenir sous une forme imprévue et embarrassante — l’islamo-fascisme —, elle a choisi de faire l’autruche. Quant à la guerre, elle s’est perdue dans les méandres du XXème siècle. Et outre notre ramollissement consumériste, un autre facteur joue en sous-main: nous vivons sur l’idée folle selon laquelle, pour se débarrasser des tragédies du XXème siècle, il suffirait d’en finir avec le tragique lui-même. D’où le fait que nous nous savons en guerre, mais que nous ne voulons toujours pas le savoir: nous voulons avoir la paix!

J’ai choisi ce titre parce qu’une guerre se gagne d’abord dans les esprits. Or, justement, l’esprit n’y est toujours pas et c’est là notre talon d’Achille. En effet, qu’est-ce qu’un homme vivant et debout? C’est un homme encore capable de se demander pour quelles valeurs et au nom de quel héritage il serait éventuellement prêt à se battre et, le cas échéant, à se risquer lui-même. Tout est là. Il s’agit, bien sûr, d’un horizon pour guider l’action. Mais cette question n’est rien de martial ni radical, contrairement à ce que pensent les dénis oui-oui qui, en France, continuent de donner le ton. Elle est au contraire minimale: elle est même la seule qui vaille face à un ennemi qui possède, lui, de la transcendance monstrueuse et mortifère à revendre.

Les dissidents d’Europe de l’Est, eux, l’avaient compris et comme l’écrivait magnifiquement le philosophe tchèque Jan Patocka, assassiné par la police politique en 1977: «Une vie qui n’est pas disposé à se sacrifier à son sens ne mérite pas d’être vécue». Vladimir Jankelevitch disait la même chose quand il estimait qu’une vie incapable de placer ses «raisons de vivre» au-dessus de sa survie est «une vie de fourmi ou de ruminants». Sans cette noblesse d’âme, nous n’aurions pas eu un seul Résistant en France pendant la dernière guerre.

Vous vous souvenez peut-être de la controverse qui a secoué le microcosme parisien cet automne, suscitée par cette phrase d’Eric Zemmour dans un entretien à Causeur: «Je respecte les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient – ce dont nous ne sommes plus capables». Le mot «respect» n’avait certes rien à faire ici, mais la seconde partie de la proposition («ce dont nous ne sommes plus capables») méritait l’attention, ce pourquoi elle a été symptomatiquement omise. Du reste, cette intuition n’est pas de Zemmour, mais du penseur Philippe Muray. Dès 2002, et avec une cruelle ironie, celui-ci invitait déjà les djihadistes à craindre «le courroux de l’homme en bermuda descendant de son camping-car». Il poursuivait en substance: nous vaincrons et nous serons les plus forts car nous sommes les plus morts. La question est donc de savoir si nous souhaitons, ou pas, faire mentir cette sombre prophétie.

Autre exemple plus ancien, mais tout aussi révélateur de notre décrépitude morale: l’affaire Guy Môquet. En 2007, le président de la République avait demandé aux enseignants de lire la lettre que ce garçon de 17 ans avait adressé à ses parents avant d’être fusillé. Sur le chemin du supplice, devant le peloton d’exécution, le jeune Résistant et ses camarades n’ont pas crié «Vive la vie!». Ils ont crié: «Vive la France!». Tous ceux qui n’ont plus ni idéaux ni principes en vertu desquels ils accepteraient de se sacrifier se sont déchaînés. Un torrent de boue sur les réseaux sociaux comme dans les pages «opinions» de la presse de gauche. Pourquoi surcharger la tête de nos enfants avec des héros, des héros morts de surcroît? Du reste, mourir pour qui? Mourir pour quoi? Mais il est vrai que les nains détestent les héros qui leur rappellent qu’ils sont des nains. Voilà où nous en sommes.

Votre précédent livre, La Pensée égarée, explorait la responsabilité de nombreux intellectuels dans le déni français sur l’islamisme, que vous ne cessez de dénoncer. Sont-ils en partie coupable de notre aveuglement?

Oui, cette «trahison des clercs» version XXIème siècle me paraît très grave, hormis quelques-uns, presque tous menacés, placés sous protection policière ou sous le coup d’une plainte du Collectif contre l’islamophobie (ce qui en dit long…), lequel CCIF déverse sa haine du matin au soir, au point qu’on se demande comment il peut encore sévir en France. Une bonne partie du monde médiatico-politique me semble tout aussi coupable en ce qu’il contribue aussi à formater les esprits dans le sens de la lâcheté et du somnambulisme, version perverse ou bons sentiments bobo-nunuche.

La première, c’est par exemple Edwy Plenel qui, en 2013, parlait encore de «terrorisme dit islamiste», un méchant fantasme raciste donc, comme chacun aura eu maintes fois l’occasion de s’en apercevoir depuis. Après «Charlie», ce fut, entre autres, l’Evangile selon Emmanuel Todd — un best-seller quand même! — à savoir qu’au printemps 2015, il ne s’agissait déjà plus de combattre l’islam radical mais le «laïcisme radical» et les cathos (quand les islamistes massacrent!). Quant aux bourreaux, les kouachi et coulibaly, on avait mal vu: ils étaient en fait les victimes indirectes de l’exclusion post-coloniale. À suivre ces esprits tordus, les assassins du jour, les pseudo «damnés de la terre», seraient innocents par essence, comme si les musulmans étaient, selon la formule d’André Versaille, des «bébés phoques». C’est dire si la gauche française est devenue authentiquement maurrassienne sans s’en apercevoir à force d’enfermer les individus à double tour dans leurs déterminismes sociaux-culturels. Tel est l’immense paradoxe de la situation intellectuelle où nous nous trouvons.

En résumé: la France est attaquée de front: empressons-nous de lui tirer dans le dos! C’est ce que Jacques Julliard, l’icône de la Deuxième gauche, pas vraiment un abominable homme de droite, donc, appelle «le parti collabo». Il a raison. D’autant que si ces petits bourgeois d’extrême gauche voulaient faire monter le Front national, c’est réussi! Après le massacre du Bataclan, certains, peut-être un peu honteux, ont cherché à retomber sur leurs pieds. Le cas le plus pathétique est celui du sociologue Olivier Roy, avec cette formidable trouvaille: «Ce n’est pas l’islam qui se radicalise» — ah ça non, ô grand jamais! — «c’est la radicalité qui s’islamise». Pourquoi, comment? Mystère.

La version nunuche, la capitulation par bonté, «au nom de l’Autre», celle du parti «padamalgamiste» des cools et des sympas, n’en est pas moins redoutable. J’en veux pour preuve le slogan «Tous en terrasse!» qui a suivi le Bataclan et qui m’a consterné. Les bobos parisiens ont cru répliquer en s’invitant le vendredi d’après à la terrasse des bistrots branchés. Pour trinquer… au vivre et au vivre ensemble. Les massacreurs, pardon, ces fous d’Allah forcément fous, auraient voulu «tuer la vie». Les «résistants» du jour riposteraient donc par la vie. En leur montrant que, pour nous, la vie est la valeur cardinale et qu’à cet égard, nous ne céderions pas un pouce de trottoir. Nul, sur le moment ni après-coup, n’a songé à se demander ce que cette initiative a priori bon enfant pouvait avoir de foncièrement indigente.

Pourquoi? Parce que riposter à l’amplitude du fléau djihadiste par la seule platitude du vivre relève d’un lourd contresens. Il se trouve en effet que si la vie est tout, si les individus ne sont plus capables de laisser derrière eux le sens rabougri du petit rythme vital dicté par la fascination de la vie corporelle et son enchaînement à elle-même, alors elle n’est plus grand-chose. Elle s’abaisse. Et lever le coude ne relèvera rien de grand en l’homme. Ni la tête ni le moindre défi véritable. Rien qui puisse nous élever un peu au-dessus du vivre pour vivre, bref, du vivre couché. En vérité, l’apologie tous azimuts du vivre fait cause commune avec la peur et la soumission: elle leur ouvre grand les portes.

Vous mettez aussi le doigt sur un vide sémantique qui empêche de se dresser contre le terrorisme islamiste parce qu’il empêche de le nommer clairement…

Avoir le courage de nommer l’ennemi reste en effet fondamental, nous sommes un certain nombre à le répéter — en vain — depuis deux ans. Et à se faire traiter de «néo-réactionnaire islamophobes». Certes, «le loup solitaire» a fini par regagner sa tanière et «les enfants perdus du djihad» se sont volatilisés. On n’ose plus. Mais nous avons droit à de nouvelles catégories: cet été, «le terroriste avec antécédents psychiatriques», à Orly «le terroriste défoncé» … Tout est bon pour ne pas désigner clairement l’ennemi. On préfère d’ailleurs terroriste tout court (Basque? Corse? Résurgence de la bande à Bader?) à terroriste islamiste et Daech, un acronyme muet, vaudra toujours mieux que «Etat islamique», du moment que le mot «islam» n’apparaît pas. Mais malheureusement pour nous, nos ennemis ne sont ni fous ni nihilistes, pas plus que ne l’étaient les nazis: ils sont islamistes. Et ils adhèrent fanatiquement à une idéologie à visée totalitaires, de conquête et de destruction de l’Europe.

Je me demande parfois si nous sommes conscients du spectacle grotesque que nous offrons au monde depuis deux ans? Va-t-on se donner éternellement rendez-vous après chaque attentat pour déplorer, entre deux siestes, notre impréparation? Titrer en une «La France en guerre», ressortir du tiroir le même éditorial horrifié et feindre de se demander pour quelles raisons le brin de jugeote qui permettrait de mieux nous protéger nous fait à ce point défaut? Phase un: sidération et compassion. Phase deux (pendant une semaine): reconnaissance contrite que le contre-projet de société porté par l’islam politique ne cesse de gagner du terrain dans nos «quartiers», comme le prouve encore une enquête récente de cet automne: la moitié des jeunes français se disant musulmans préfèreraient vivre sous la Charia plutôt que sous le droit français. Phase trois: retour au déni, à la re-sociologisation des assassins «discriminés» et au procès systématique de la France coupable.

En guise d’illustration, voyez l’insondable détresse lexicale qui saisit à tous les coups les journalistes de télévision. On les voit se débattre, après chaque attentat, entre l’obligation de mettre des mots sur des images atroces et le prêt-à-penser où ils se piègent eux-mêmes, qui se reconstitue à l’identique entre deux tueries, et proscrit l’usage de termes «stigmatisants». D’où l’impossibilité de nommer. Et quand le mot «islam» doit en plus être suivi du poncif religion-de- tolérance-d’amour-et-de-paix, comme si une religion n’était pas ce que les hommes en font à un moment donné de leur histoire ; et quand il n’est pas jusqu’au terme «islamisme» qui ne soit jugé amalgamant dans certaines rédactions publiques — on se frotte les yeux… —, les braves gens finissent par avoir un peu de mal à saisir pourquoi toutes ces vies fauchées et ces êtres martyrisés…

Le danger à persévérer dans cette voie accommodante est double: non seulement on risque d’encourager l’esprit de pogrom contre le musulman du coin de la rue et ainsi tomber dans le piège que nous tendent les islamistes, celui d’une hostilité indiscriminée à l’égard des musulmans en général ; et en prime, on fait campagne à la place de Marine Le Pen, qui n’a plus qu’à ramasser la mise. Brillante performance!

Vous pointez à cet égard dans votre livre la déclaration de Bernard Cazeneuve à la fin de l’été meurtrier 2016…

Après le carnage de Nice, après le couple de policiers égorgés et le prêtre supplicié dans son église normande (et tous ces meurtriers étaient bien connus des services de police), Bernard Cazeneuve, encore ministre de l’Intérieur, a réussi à faire cette déclaration de prime abord sibylline, à savoir que «la France a plus que jamais besoin d’une relation apaisée avec les musulmans».

S’est-on avisé du terrible aveu d’impuissance logé au cœur de cette proposition ministérielle? Primo, Bernard Cazeneuve ne jugeait pas utile de distinguer les musulmans entre eux, amalgamant, pour le coup, les musulmans «normaux» qui s’étranglaient de rage face aux largesses du conseil d’État sur la question du burkini, et les extrémistes qui leur font un tort immense. Les voilà ainsi versés, sans vergogne, dans le même sac. Deuxio: si «la France a plus que jamais besoin d’une relation apaisée avec les musulmans» après cette vague de massacres, c’est qu’elle ne l’est pas. Elle serait donc tendue. Mais avec qui? Pourquoi apaiser nos relations avec les musulmans… paisibles? Il n’y a pas lieu, elles le sont déjà. Alors avec qui ces relations sont-elles compliquées ou conflictuelles? Réponse: avec les fondamentalistes et les salafistes dont les troupes grossissent à vue d’œil. Il conviendrait par conséquent de les caresser dans le sens du poil. En clair: apaisons les frustrations des ennemis déclarés de la République en leur donnant satisfaction. Les musulmans d’ores et déjà apaisés n’ont qu’à se taire. Cela leur apprendra à être de bons citoyens.

Serions-nous invités à comprendre que l’islam politique rallierait en France un nombre croissant de sympathisants? Si on lui demandait d’être cohérent avec lui-même et de convenir que cette idéologie est l’une des plus vigoureuse du moment et Daech une des marques les plus prisées dans nos banlieues (la France est tout de même la première fabrique de djihadistes en Europe), d’où le fait que le ministre ait précisément éprouvé le besoin d’énoncer une proposition aussi imbécile, il répondrait certainement qu’une telle vision est très excessive et relève presque du racisme. À ce stade, nous perdons, au sens strict, la raison. Plus l’islam radical nous tue pour ce que nous sommes, plus on lui déclare la paix.

Cet aspect moral vous paraît-il plus important que les décisions politiques et judiciaires, ou que le renforcement de la sécurité?

Une chose est sûre: en opposant la seule culture de la vie à leur culture de la mort, on se met à découvert. C’est en effet parce que nous sommes enchaînés au vivre bien et non plus attelés à ce que les Grecs appelaient le bien-vivre, la vie selon le courage et la vertu, que nous sommes si exposés et si fragiles. En ce sens, l’ennemi est aussi en nous-mêmes. En cela, ces différents volets sont liés. Comment être à la hauteur du défi que le djihadisme adresse, non pas tant à notre sécurité, qu’à notre civilisation? Comment faire pour se comporter en homme (ou en femme) debout en ce début du XXIème siècle?

Pour le côté sécuritaire (police, justice, armée), les policiers font leur maximum avec les moyens du bord, c’est-à-dire avec une hiérarchie qui a quinze ans de retard à l’allumage et a failli à sa mission dans les grandes largeurs, par aveuglement plus que par incompétence. Les soldats aussi sont formidables, mais leurs conditions de travail sont indignes et la proportion de suicides et de divorces, depuis la mise en place de l’opération Sentinelle, augmente dans des proportions alarmantes. Leurs consignes sont souvent incohérentes et c’est là qu’on retrouve l’aspect moral, cette guerre où nous ne parvenons toujours pas à entrer: sachez par exemple, puisque les Pâques (juive et chrétienne) approchent, que quand des militaires gardent un lieu de culte, il leur est interdit de fouiller les sacs. Il ne faudrait pas indisposer les fidèles. N’importe quel djihadiste pourra donc entrer avec une arme ou une ceinture d’explosifs et y commettre un carnage…

Vous écrivez que nous devons opposer un nouveau «sacré» à nos adversaires. De quel «sacré» parlez-vous? Un sacré religieux, philosophique, national?

Je suis convaincue que pour se réarmer moralement et intellectuellement, il y aurait urgence à ce que chacun se demande: quel sacré opposer à l’ennemi? Et ce sacré découle, encore une fois, de la question qui donne son titre à mon livre et nous devons tous nous poser: Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir? Car c’est à cette condition, en effet, qu’un «sacré laïc» peut émerger. Mais il ne s’agit pas, à mes yeux, d’un sacré révélé ou religieux. Dans une démocratie qui ne prend plus ses ordres ni du Ciel ni de la Tradition, ce «sacré» suppose que nous soyons capables de se réclamer d’un certain nombre de valeurs universelles et non-négociables qui, seules, peuvent assurer la coexistence. Des valeurs qui nous transcendent dans la mesure où elles nous dépassent, nous engagent et ne dépendent pas de nos caprices. Or, notre humanité consiste à en répondre personnellement.

C’est là notre seule transcendance. De fait, sacré et sacrifice procèdent de la même racine. Ce qui revient à dire que ces valeurs — en l’occurrence, celles de la République, évidemment inséparables de notre histoire nationale et des principes fondateurs de l’humanisme européen — ne se maintiennent, dans l’absolu, que de notre éventuelle disponibilité à tout jeter dans la balance pour qu’elles triomphent. Qu’il s’agisse de notre petit confort ou de notre vie même car c’est tout ce dont nous disposons. Nous n’avons rien de plus précieux.

À propos de sacré, vous évoquez votre fils parachutiste dans le prologue de votre livre et vous écrivez ceci: «Tu as juré, une main sur la Bible, une autre sur le revolver, comme hier les partizaners des forêts du grand Est. Là, j’invente. Il s’agissait du drapeau tricolore». Pour vous, la Bible et le drapeau, c’est la même chose?

Mon fils a choisi d’être parachutiste dans l’armée française, ce dont je suis très fière. J’ai osé ce rapprochement car les jeunes partisans juifs de la Seconde Guerre mondiale, souvent des adolescents d’une bravoure inouïe, avaient coutume de prêter serment, une main sur la Bible (ou la Torah), une autre sur un pistolet. Une façon d’affirmer leur détermination à défendre les leurs, massacrés par les nazis, et de le faire en choisissant de porter les armes et de rendre coup pour coup — œil pour œil. J’ai été élevé dans leur culte et j’ai dû lui transmettre!

Sans aller jusqu’à fusionner la Bible et le drapeau tricolore, je crois qu’on peut faire l’analogie. Abba Kovner, le jeune héros du ghetto de Wilno qui s’est ensuite battu à la tête d’une unité de partizaners, disait que «le contraire de la vie, ce n’est pas la mort, c’est l’insignifiance de la vie, son abaissement». Dans la très belle «Prière du para», affichée dans tous les mess de nos officiers, nous avons la même idée. Elle émane d’ailleurs du superbe André Zirnheld, FFI, juif alsacien, professeur de philosophie, mort pour la France à 28 ans. Ce texte magnifique demande à Dieu ce qu’il lui reste, ce qu’on ne lui demande jamais: Zirnheld ne réclame ni la santé, ni la richesse, ni le repos, mais au contraire l’insécurité et l’inquiétude, la tourmente, le courage et l’intranquillité. Cela a un peu plus d’allure que le pot en terrasse!

Vous dites à la fin de votre essai que «la partie n’est pas jouée». Un réarmement des consciences et un retour au meilleur de notre culture nationale sont-ils encore possibles à vos yeux? N’est-il pas trop tard?

Je suis, en vérité, assez pessimiste. Mais Jan Patocka, à qui j’ai consacré quelques livres, disait que la philosophie doit toujours se tenir sur la ligne du front. Alors j’essaye, il nous faut de toute façon mener ce combat, nous n’avons pas le choix. D’une manière générale, il me semble que tout n’est pas perdu à condition que nous portions tous, haut et fort, un triple impératif: retrouver le courage moral d’admettre qu’une guerre nous a été déclarée (ce n’est pas rassurant), nommer l’ennemi (ce n’est pas plaisant) et mobiliser la volonté politique de le mettre hors d’état de nuire (d’où quelques inévitables petits sacrifices). Et enfin comprendre qu’un rapport de cause à effet relie ces trois exigences: sans courage moral, la volonté politique pourra toujours attendre.

Vianney Passot

Comment se comporter en homme debout au XXIème siècle ?

(Source : JForum)

Un livre : Une trahison française – Waleed-Al-Husseini / Analyse-critique

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Qu’en est-il véritablement de la religion ? Comment les religions peuvent-elles se payer le luxe de ne pas accepter la confrontation avec la raison humaine ?

Non pas que Waleed-Al-Husseini cherche à contrarier les gens sans nécessité mais, lorsqu’on a été emprisonné, torturé, que l’on a dû s’enfuir de son pays natal en laissant derrière soi sa famille  pour « atteinte à l’islam et à la sûreté de l’Etat » alors que d’autres croupissent, sont exécutés pour les mêmes raisons dans les geôles palestiniennes et dans tout le monde arabe, on est en droit – en toute conscience – de mettre les théologiens devant leurs responsabilités. Et de se demander pourquoi notre république laisse cet « islam de tolérance de paix » (et de sans gêne…) chercher à accomplir non pas la volonté de Dieu, mais sa volonté propre avec le soutien de réseaux crapuleux, meurtriers, qui collaborent à la mort progressive de notre république.

Si en France l’on sait critiquer sa propre civilisation, c’est parce que la liberté d’expression existe, la liberté de critique existe, la réflexion visant à la connaissance de soi existe. En ce qui concerne ces deux derniers éléments – réflexion et connaissance de soi – aucun musulman ne soutiendra qu’ils ne sont pas nécessaires.

Pour le reste, si les juifs ont découverts des vérités et des préceptes sans les propager,  chrétiens et musulmans ont caricaturé le judaïsme à l’extrême… en interdisant toute caricature de leurs propres images. Jusqu’à un certain point en ce qui concerne le christianisme qui, comme nous le rappelle Waleed-Al-Husseini, dès Pie VI a lancé une  « manœuvre laïque d’envergure depuis le Vatican, renforcée à la suite de la révolution française ». L’islam quant à lui ne semble pas avoir trouvé de limite et les dépasse toutes. Ces limites, puisque l’islam se refuse à les entendre, vont donc devoir lui être imposé. Ainsi venir au travail avec son foulard ou en short-cuir-moulant-une-taille-en-dessous est laissé à la libre appréciation de l’employeur, tant il est vrai que fantasmes sexuels et fantasmes religieux se chevauchent allègrement. Et il ferait beau voir que ces nouveaux venus en république y fassent la Loi. Si l’engagement de Waleed-Al-Husseini est total nous ne saurions qu’y répondre par notre engagement total à ses côtés. Au sacrifice des martyrs des uns, répondra le libre sacrifice de nous-mêmes car nous ne pourrons éternellement nous contenter de mots face à la bestialité et l’affreux réel que nous voyons à l’œuvre … et nous sommes donc – en raison direct des monstruosités auxquelles nous assistons – prêts à la collision avec cet islam-là.

Et si la façon doit être terrible, qu’il soit bien entendu que les partisans d’un Dieu de horde, d’un Dieu arabe nommé Allah, ne sont pas sans nous rappeler les partisans d’un Dieu allemand nommé Wotan, son armée de nazis, de membres de la Gestapo, « de bons allemands » de la Wehrmacht, « bons allemands » actifs ou PASSIFS… sans lesquels rien n’aurait été possible.

* * * * *

Il est nécessaire que quelqu’un s’indigne devant les évènements liés à l’islam et qui se déroulent de façon catastrophique dans de nombreuses familles culturelles, y compris la nôtre. Et il s’agit bien – rendons-nous en compte – de notre humanité, de l’humanité dont nous sommes faits et dont nous sommes chacun une parcelle.

Nous ignorons quels seraient les individus ou nations qui posséderaient une spiritualité telle que tout nouvel apport en deviendrait inutile : un certain islam se réclame de cette spiritualité là… il est grand temps pour cet islam-là de se rapprocher de la terre, en particulier de l’Europe, car si cet islam-là s’attend à être pris au sérieux, nous le déclarons avec vigueur : cet islam-là n’est qu’un gros imbécile.

Ce message ci-dessus de bienvenue dans notre monde d’aujourd’hui est à la hauteur des phrases désagréables dont nous gratifient ceux qui s’attaquent à nos patrimoines et dont chacun d’entre vous possède un certain nombre d’exemples illustratifs, puisés dans son expérience quotidienne. Et les insultes irritent.

Irrité Waleed-Al-Husseini l’est quand il voit Mahmoud Abbas, son tourmenteur, présent au défilé « Je suis Charlie », par calcul électoraliste « alors que, de retour à Ramallah, Abbas allait poursuivre sa politique répressive » contre ceux qui revendiquent « un minimum de liberté » et que « de retour en Cisjordanie, Abbas a fait arrêter un caricaturiste palestinien. »

Le ton est donné et la critique du cœur est un arrêt des plus sévères.

Waleed-Al-Husseini touche dès le départ, de la façon la plus claire, ce qu’il n’a de cesse de développer dans son livre avec pédagogie, mettant en lumière les conceptions de tous ceux qui font preuve d’une absence totale de sens moral.

Que les musulmans soumis se soumettent, que les protestants protestent, soit. Mais en France, le mot « vassal » n’existe plus et cette attitude psychologique résonne comme subjective, arbitraire et vulgaire. En d’autres termes, l’islam tout entier « nous échappe » et nous attendons de lui – a minima – qu’il soit neutre. Notre république est notre patrimoine et aucun viêt-cong, aucun musulman, n’est autorisé à nous ravir ce patrimoine. Et si nous le perdions, qu’est-ce qui le remplacerait ?

L’islam ?! Vous plaisantez ?!

Ce genre d’intrusion politique et spirituelle, nous vous le confirmons, est entachée du danger de déraciner l’Homme et nous nous y opposons, à bon droit. Et que cela fasse ombrage à l’islam n’a pour effet, quant à nous, que de nous enrichir d’un élément de plus dans la connaissance de nous-mêmes, par le rejet de retardataires non-neutres, qui prennent le risque de vouloir jouer en France le rôle d’un centre de gravité.

Mais Waleed-Al-Husseini est un homme instruit qui, pour cette raison, a saisi les nuances et les correspondances de la psyché humaine : tandis  que « le mal gagne du terrain » certains jouent à « la politique de l’autruche », évoluent dans leurs « illusions », leur « foi communautariste » en tant que « citoyen(s) ou croyant(s) » ; certains participent à ce que « la laïcité (soit) menacée » dans une « guerre des terminologies » jouant avec le concept « d’islamophobie » monnayant « la haine contre le pardon » tenant haut « la bannière du racisme » pour une « radicalisation et (une) régression » ; certains visent à une « colonisation graduelle » avec une « islamisation persuasive » dans « l’islam et la république » pour « une France islamisée » dans et sur « le fond et la forme » d’un « Djihad et terrorisme » « vers un islam éclairé et modéré » où la « périlleuse laïcisation » est désormais face au « rejet de la modernité ». Il convient donc de « faire tomber le voile » pour que « la désintégration » due aux « pôles islamiques » de « culture et (d’)endoctrinement » nous amène à certaines « conclusion(s) »

Et vous avez dans le paragraphe ci-dessus, entre guillemets, autant de titres de chapitres qui démontrent le caractère d’unité substantielle de son étude. Et c’est exactement ce qu’exige un travail responsable, si tant est que l’on est convaincu qu’il n’y a de vie que dans la vie individuelle, puisqu’en elle seule réside le sens dernier. Malgré cela, on nous affirme que la Oumma paisse sur de gras pâturages spirituels, Oumma dont les représentants les plus critiquables se refusent à comprendre que ce qu’elle comporte de critiquable fait justement partie intégrante de ses richesses potentielles.

La catastrophe est en cours et le caractère apocalyptique des évènements que nous constatons exige réflexion. Justement là-aussi Waleed-Al-Husseini adopte une attitude relativement calme, modérée, dominant la situation. Extraordinaire quand les représentants de l’islam sunnite ou chiite ont une relation avec le monde qui suppose ce monde en les incluant seulement eux-mêmes… avec passion.

Effort humain, effort moral remarquable quand un problème vous touche de si près…Waleed-Al-Husseini nous fait donc comprendre, une fois de plus, que la froide supériorité d’un certain islam ne lui permet pas de percevoir sa culpabilité collective, étant donné l’existence facilement constatable en lui-même de données irrationnelles. Naturellement les musulmans et leurs collabos se pressent à restreindre la responsabilité aux seuls délinquants de l’islam… alors qu’au contraire celle-ci s’étend, en tant que phénomène psychique, aux êtres et aux choses alentour !

Nous comprenons bien que les musulmans soient blessés par ceux qui déshonorent leur maison… mais comment se fait-il que l’on trouve dans et autour de l’islam autant de traîtres ? Il n’est d’aucun secours aux musulmans de se réclamer les premières victimes du fanatisme. Mes bons amis, si votre religion vous crée des soucis de cette envergure, changez-là, changez-en, mais ne venez pas nous expliquer votre innocence quand en république jaillissent les lourdes nuées de vos fautes ! L’islam a enfanté des monstres et la faute en retombe sur les musulmans, pas sur la république ; mais peut-être n’appartenez-vous pas à celle-ci mais à l’islam et rien qu’à l’islam ? Ou peut-être êtes-vous des ignorants ? N’ajoutez pas de grâce le péché d’inconscience à votre tragique culpabilité collective.

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Cette culpabilité collective ne saurait en aucun cas se transformer en culpabilité individuelle et notre république, autant que Waleed-Al-Husseini lui-même, est capable de distinguer le criminel du « coupable collectif ». Mais ce dernier ne sera pas traité en gentleman tant qu’il n’aura pas prouvé qu’il en est digne… et la désorganisation règne quant à la représentation de l’islam en France.

Les arguments sont insuffisants, les explications fallacieuses et si les représentants des musulmans comptent sur le temps pour être pris pour des hommes d’une correction possible, les crimes continuent de sortir du brouillard de la Oumma ; Oumma dont on peut se demander si le crime n’y est pas autant que le voile une mode en vogue. Ce petit « jeu » est risqué : qui allume un feu par ces méthodes provoque son entourage humain qui peut y répondre par le feu. Il en est ainsi, sans quoi le mal dominerait le monde.

Qui sont les musulmans pour nous accuser de quoi que ce soit ? Qui sont ces traitres et psychopathes politiques ? Waleed-Al-Husseini nous le révèle avec un esprit en ordre, loin de l’attitude de défense chronique de l’islam contre toutes accusations : aucune falsification hystérique ne peut venir à bout de la voie de la raison. Se cramponner à des revendications est certes plus facile que d’affronter la réalité, mais l’embellissement systématique de sa religion et l’abaissement de ses compatriotes non-musulmans n’a rien de hasardeux : c’est une stratégie. Un danger social donc.

Jamais les français républicains ne se laisseront prendre à ce petit « jeu » et si les musulmans ont besoin d’aide pour localiser l’ombre qu’ils projettent si bien sur les autres, ils ont un livre à lire : celui de Waleed-Al-Husseini… quant à espérer que nous confirmions les mérites de l’islam, nous ne sommes pas, nous, à vendre. Le courage civique ne s’achète pas.

Réclamer des ménagements pour l’islam est une vision de lâche qui ne fait qu’aggraver la situation. Nous sommes partisans de ne pas nous dérober devant les obstacles : aux musulmans il faut faire l’honneur de leur dire la vérité, comme à des hommes.

Mais bien sûr comme dans l’Allemagne nazie d’après-guerre, on préfère encore, au final, stigmatiser les autres peuples : en fin de compte tout est de la faute des juifs, des sionistes, des ennemis de l’islam. Mais bien sûr les horreurs commises par nos ancêtres sur d’autres peuples sont une excuse à ces cruautés nouvelles que l’islam nous assène ! Ce sont là des discours de possédés… voie sans issue, « pensées » extrêmes et nous n’hésitons pas à le dire : pacte avec le diable.

Puisque l’islam ne gagnera pas, rien ne saurait nous contraindre à croire de tels bobards et l’islam ferait mieux de peser son cœur. Waleed-Al-Husseini lui-même fait confiance aux éléments restés sains en islam et nous tirons de cela les conclusions qui s’imposent : il n’est pas tombé, lui, dans le péché mortel.

Nous l’avons déjà dit, les musulmans ont en France une chance de pouvoir tourner leur regard vers l’intérieur … mais se contentent de postuler sur l’islam idéal en n’étant manifestement pas adaptés aux richesses de notre république. Devons-nous y voir une ancienne avidité de razzia ? Les meurtriers n’agissent qu’en fonction de mobiles suffisants, sans lesquels les crimes ne seraient pas perpétrés. Et si le ciel de l’islam était serein, il n’en sortirait pas de tels crimes.

Le foyer de ces crimes n’est pas invisible pour Waleed-Al-Husseini qui concentre en un seul document un feu d’espérance : un individu, au moins, est parvenu à échapper à un certain arrière-pays spirituel où la tradition vise notoirement à l’accusation des juifs qui, par ailleurs, auraient historiquement imposé le national-socialisme aux allemands…

Alors que des évènements meurtriers s’abattent sur notre nation, nous allons donc, maintenant que ce livre est paru, savoir à quel niveau se situe précisément l’intelligence morale de ceux qui, parmi les musulmans, reconnaissent ce qui se passe, pour enchaîner encore que nos anciens méfaits occidentaux en sont la cause … car la vie n’est pas un livre où les fils morts reviennent à la vie. Nous ne nous réjouissons pas de la situation à en manger le veau gras comme les collabos avec ceux qui se montrent, quelque part entre repentir et monologue, aussitôt suivis d’un appétit de vengeance, comme l’illustre l’affaire du burkini à Nice, quelques semaines après un certain attentat du 14 juillet (ô miracle de synchronicité dans le temps – passe encore – dans l’espace : à Nice ! il ne reste aux musulmans qu’à se tirer eux-mêmes par les cheveux pour se sortir de ce marécage dans lequel ils se sont mis), comme l’illustre aussi le développement de la notion d’islamophobie dans un incroyable mépris autistique d’autrui. Vouloir laisser une impression d’innocence et en un tournemain se défendre par des attaques n’a aucune valeur, ni intellectuellement, ni moralement : il ne s’agit là que d’une démonstration d’infériorité psychopathique.

* * * * *

En conclusion, l’horizon que nous ouvre Waleed-Al-Husseini est sans restriction mentale, « Une trahison française » est LE livre qui montre ce que signifie être un homme en pleine possession de ses qualités humaines.

Nous sommes convaincus que ce livre, que vous devez impérativement lire, est capable de régénérer l’œuvre du monde réellement civilisé et qu’« Une trahison française » est LE livre que la France entière est destinée à approuver et soutenir. Mais notre sécurité est pour le moment loin d’être entière et notre gouvernement, nos médias, ne sont pas composés de patriotes. Le document que nous propose Waleed-Al-Husseini est pourtant un véritable décret de mobilisation : l’heure est venue de se tenir debout et l’esprit protecteur de notre patrie a pour nom Waleed-Al-Husseini.

Par Dominique Béniguet – 01-rien – JSSNews

Une trahison française – Waleed-Al-Husseini / Analyse-critique

CONSEQUENCES DES GRANDES INVASIONS BARBARES DU XXIe SIECLE – 3 avril 2017

Sur cette photo, on peut voir la poussière générée par l’explosion qui a fait au moins dix morts et 50 blessés dans le métro de Saint-Pétersbourg. (Franceinfo) _______________________________________________

Attentat à St Pétersbourg (Russie) Explosions dans le métro ; bilan provisoire : 10 morts et de nombreux blessés

http://www.rtl.be/videos/page/rtl-video-en-embed/640.aspx?VideoID=622758&bAutoStart=1&bAutoNext=0&bAutoMute=1&bPubDelayed=0&tags=Video_hero_Article

Dix personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées lundi dans une explosion survenue dans un wagon du métro de Saint-Petersbourg, les autorités russes disant ne pas écarter la piste terroriste.

Le président Vladimir Poutine, qui se trouvait à Saint-Pétersbourg pour participer à une rencontre avec des journalistes russes, a présenté ses condoléances aux victimes lors d’une courte intervention télévisée peu avant une rencontre avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko. « Malheureusement, nous avons à commencer notre rencontre avec cet événement tragique. Les causes ne sont pas encore connues et il est encore tôt pour en parler, l’enquête les déterminera », a déclaré M. Poutine. « Bien sûr, nous étudions toujours toutes les éventualités: accidentelle, criminelle et avant tout une action à caractère terroriste« , a-t-il ajouté.

« Selon les premières informations, 10 personnes ont été tuées et 20 blessées », a pour sa part indiqué à l’agence Interfax une source au sein du ministère russe des Situations d’urgence. « L’explosion a eu lieu dans l’un des wagons. Il y a des victimes« , avait indiqué dans un premier temps une source au sein des forces de l’ordre à l’agence publique Ria Novosti.

La totalité des stations du métro ont ont été fermées, selon le service de presse du métro cité par l’agence Interfax, l’explosion ayant eu lieu dans une rame de métro alors qu’elle se trouvait entre deux stations du sud-ouest de Saint-Pétersbourg.

Des enquêteurs se sont rendus sur place pour déterminer les premiers éléments, a annoncé le Parquet de Saint-Pétersbourg dans un communiqué.

Si le Parquet a évoqué une seule explosion, une source au sein des forces de l’ordre citée par Ria Novosti a évoqué « deux explosions d’engins qui ont été actionnés dans des wagons aux stations Sennaïa Plochiad et Tekhnologuitcheski Institout« . Selon cette source, les engins explosifs étaient artisanaux et de faible puissance.
Une bombe qui n’a pas explosé aurait aussi été retrouvée à la station Plochtchad Vosstania, située sur une autre ligne que la station où a eu lieu l’explosion, selon le journal en ligne Fontanka. Cette information a été confirmée par l’agence Interfax.

Les premières images diffusées sur les réseaux sociaux et aux télévisions russes montrent une rame de métro soufflée par une explosion, de nombreux voyageurs tentant de sortir des victimes des décombres.

metro
L’organisation Etat islamique avait appelé à frapper la Russie après le début de son intervention en soutien aux forces de Bachar al-Assad en Syrie en septembre 2015. La Russie avait depuis été victime de plusieurs attaques, mais toutes situées au sein des instables républiques russes du Caucase. Les services de sécurité russes ont annoncé à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules jihadistes qui s’apprêtaient à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg.

Un métro qui transporte plus de 3 millions de passagers chaque jour

Saint-Pétersbourg est la deuxième plus grande ville de Russie par sa population, avec 5 225 690 habitants en 2016, après la capitale Moscou. À cause de la géologie du sous-sol de la ville, le métro de Saint-Pétersbourg circule à très grande profondeur (80 mètres). Le réseau comporte 5 lignes, 67 stations pour un total de 113,5 km de voies sur lesquelles circulent quotidiennement 3,43 millions de passagers. Le métro fonctionne de 6 h du matin à 1 h. Aux heures de pointe, il y a 1 métro toutes les 100 secondes environ.

Où est située la station de métro?

Explosions dans le métro à Saint-Pétersbourg (Russie): au moins 10 morts

(Source : RTL info)

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saintp1

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Allons-nous attendre d’être le prochain Kosovo ?

Allons-nous attendre d’être le prochain Kosovo ?

Attaque d’une église au Kosovo en 1999…

La lettre mensongère du CFCM ?

http://resistancerepublicaine.eu/2017/04/01/mensonges-omission-manipulation-la-lettre-du-cfcm-aux-candidats/

Prenons l’exemple du Kosovo
En une centaine d’années les musulmans sont passés de 30% de la population à 90%.

C’est alors que les pogroms ont commencé ; deux jours de massacres , pillages, incendies et destruction d’églises par 50 000 Albanais assoiffés de sang, en 1999.
Déclaration d’indépendance en 2008, reconnu par la France, mais pas par l’onu.
Des milliers de chrétiens serbes fuyant sur les routes, leurs maisons, leurs fermes volées.

En une dizaine d’années, 150 églises ont été rasées, tandis que 400 mosquées wahhabites voyaient le jour, financées par les pays arabes.
Actuellement, les chrétiens restant vivent dans des enclaves, et dans la terreur et le harcèlement perpétuel.

Tout ceci se passe aujourd’hui, non pas il y a 1 400 ans, et tout ceci est appuyé par une partie des Occidentaux, les partis de gauche.

Bill Clinton a soutenu les albanais et orchestré leur indépendance, en échange, il a pu installer la plus grande base militaire américaine en Europe, le camp de Bondsteel.

Allons- nous attendre de devenir le prochain Kosovo ?

Allons-nous attendre d’être le prochain Kosovo ?

(Source : Résistance Républicaine)

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  Belkacem va chercher en Tunisie les professeurs d’arabe de nos écoles
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Belkacem va chercher en Tunisie les professeurs d’arabe de nos écoles

Jack Lang le déplorait. Najat Vallaud Belkacem y a remédié.

De quoi s’agit-il? De l’apprentissage de la langue arabe à l’école, bien sûr, dont  ces élites regrettent qu’il ne soit pas plus développé.

Pour pallier cette odieuse carence qui assombrit le tableau de nos brillants résultats, notre ministre de l’Education Nationale, dans les bureaux du ministère tunisien,  a signé un accord avec son homologue  Neji Jalloul, portant sur l’enseignement de l’arabe à l’école primaire et la création à Paris d’une école tunisienne.

Ouf. Il reste peu de temps à notre gouvernement pour mettre en place les mesures qui lui tiennent à cœur. Voilà qui est fait. Nul doute que M. Macron, s’il est élu, mènera à bien ce projet.

Sur le plan pédagogique, on peut objecter que l’apprentissage d »une langue étrangère à l’école primaire – fût-ce l’anglais – n’est pas une priorité quand on voit le nombre d’élèves qui achèvent leur premier cursus en maîtrisant mal le français et la lecture.

Par ailleurs, chacun aura pu observer que les acquis en anglais des élèves au primaire se réduisent à peu de choses, qui peuvent être assimilées en un mois en 6° par un élève qui n’a pas de problèmes particuliers.

Mais au-delà de la contestable utilité pédagogique de l’apprentissage d’une langue étrangère en primaire, ce qui peut inquiéter surtout, c’est que, d’une part, cette mesure, avant tout destinée aux enfants descendants d’immigrés maghrébins pour maintenir leurs liens avec leur pays d’origine, est de nature à renforcer le communautarisme déjà extrêmement pesant dans le milieu scolaire.

D’autre part,  vu le nombre de ces élèves – et point n’est besoin de statistiques ethniques pour s’en apercevoir – c’est la crainte que ne s’instaure à bas bruit la langue arabe comme deuxième langue plus ou moins officielle en France.

Il a déjà été question de donner un statut officiel aux langues régionales, ce qui est discutable mais peut se comprendre.  Sauf que l’intitulé complet est: langues régionales et minoritaires. Pour rappel, les langues minoritaires conformes à la Charte européenne sont la langue des signes,  le romani, l’arménien occidental, le yiddish, le judéo-espagnol, le berbère, l’arabe dialectal. 

On peut fort bien concevoir un nouveau gouvernement continuant à aller dans ce sens: la mise en place de cette mesure  ne demande qu’une modification de la constitution que certains possibles présidents seraient prêts à accorder. Oui,  une fois encore, on  pense plus particulièrement à Macron bien évidemment, pour qui il n’y a pas de culture française mais des cultures en France.

Arabe littéraire à l’école plus reconnaissance de l’arabe dialectal, nul doute que la mise en place de ces deux mesures  reviendrait à donner à la langue arabe une place prééminente et, à terme, submerger le français.

Quant aux autres élèves qui souhaiteraient étudier cette langue, rappelons qu’un tel apprentissage ne se limite pas seulement à un exercice utilitaire. Etudier une langue étrangère, c’est étudier sa culture, c’est se familiariser avec sa  sensibilité, sa vision du monde. La langue arabe étant totalement imprégnée de doctrine et de dialectique musulmanes, il devient impossible d’apprendre l’un sans s’imprégner de l’autre.

Ainsi, Les Contes des Mille et une Nuits,  une œuvre pourtant profane d’origine persane et indienne,  écrite en arabe,  s’ouvre sur cet incipit :

                   Au nom d’Allah, le compatissant et le miséricordieux,

            Gloire à Allah, maître de la Création, et bénédiction et paix éternelle sur le Prince des Apôtres, notre maître Mahomet.

Le prologue poursuit par cette variante de notre formule consacrée: il était une fois :

                 On raconte –  mais seul Allah est sage et omniscient qu’il y a longtemps, etc.

Contrairement à notre littérature, dans la langue arabe donc,  aucun narrateur ne saurait être habilité à raconter une histoire. Seul, Allah peut l’être.

Et l’épilogue de clore le récit sur un acte de prière et de remerciement :

 Maintenant, prions et rendons gloire à Celui qui trône dans l’éternité au-dessus des fluctuations des temps, qui changeant toutes choses demeure Lui-même inchangé, qui seul est le Parangon de toutes les perfections. Et paix et bénédiction soient sur Celui qui a été le Messager choisi, le Prince des Apôtres, notre maître Mahommet, que nous prions pour une fin propice.

Le récit profane est donc tout entièrement inséré dans un contexte religieux. Chez nous, nos contes sont donnés comme par un troubadour invisible ou une vieille grand-mère commune à notre mémoire collective.

Dans la littérature arabophone, ils sont donnés par Dieu. Apprendre la langue arabe se double tôt ou tard d’une imprégnation religieuse.

La presse française ne semble pas accorder une grande place à la signature de cet accord. Peut-être parce qu’il a été signé en Tunisie dans le ministère tunisien de l’Education ? Peut-être parce que son importance n’en a pas été perçue. Peut-être parce que…

Florence Labbé

Belkacem va chercher en Tunisie les professeurs d’arabe de nos écoles

(Source : Riposte laïque)

-==-Dans un bar du 11ème, un type organisait l’arrivée chez nous de migrants algériens via l’Espagne_____________________________________________________

Dans un bar du 11ème, un type organisait l’arrivée chez nous de migrants algériens via l’Espagne


J’ai reçu le 18 février ce texto de Jean, l’un de nos adhérents :

Je suis sur la terrasse d’un bar du XIème, fréquenté par des bobos et je n’en crois pas mes oreilles…  un mec, debout, légèrement à l’écart, est en train d’organiser une aide à des migrants algériens via l’Espagne loin de points de contrôle…J’ai vaguement entendu parler d’éviter les barrages de police, de passer par la montagne, de longer un fleuve…

Il a l’air de coordonner tout cela, il ne se cache pas, et les gens autour qui entendent n’ont pas l’air choqués…

Je conseille à chacun de faire le test, allez  prendre un pot un peu partout dans ce ghetto de bobos et gauchistes qu’est le 11eme ou mieux,un bon repas dans un des nombreux bistrots du coin( où l’on mange très bien) où regorgent les commerces  »bio » près de la non moins célèbre Place de la République et vous saisirez la distance énorme entre ces deux  mondes : celui des authentiques patriotes et celui des patriotes et autres mondialistes indignés des  »nuits debout » de pacotille.

Tout cela est bien évidemment à mettre en relation avec les invasions de Ceuta.

Et voici ce que Jean m’a envoyé le soir même  :

J’étais arrivé là par hasard, invité par des amis… Je ne regrette pas mon  immersion dans ce ghetto, immersion qui fut des plus instructives car j’avais l’impression d’être un missionnaire de Marine Le Pen, qu’ils ont en horreur…
Et voici que je tombe sur cet article relatant cette hallucinante manifestation pro migrants de Barcelone très récemment…
Édifiant, non?

http://fr.euronews.com/2017/02/18/manifestations-pour-exiger-l-accueil-de-davantage-de-migrants-a-barcelone

C’est bien  » l’Internationale immigrationiste » qui se lève comme une vague, en Europe et sur laquelle l’islam whahabite et salafiste surfe, pour contrecarrer l’autre, la nôtre, celle des racistes, fascistes, Trumpistes,Lepenistes etc.
Comme quoi ce ne sont pas seulement deux France qui se font face !
Cela n’encourage pas vraiment à l’optimisme et c’est dire vers quelles résistances Marine se dirige en cas de son élection !
Il faudra donc,nécessairement faire bloc derrière elle,et ce,malgré tous les risques d’embrasement, qui surgiront inéluctablement.

Et aujourd’hui, bingo…

Au total, 1 238 migrants sont entrés illégalement par mer en Espagne cette année, et 647 l’ont fait à travers Ceuta et Melilla, ce qui signifie que 1 887 personnes sont arrivées de cette façon, pas réglementées en moins de deux mois.

Ce sont les données fournies par le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, dans une audience du Sénat pour répondre aux lignes générales que son département suivra et qui a fait référence à la migration comme un problème «prioritaire» pour cette législature.

http://www.fdesouche.com/838773-espagne-plus-de-1800-migrants-sont-arrives-illegalement-en-moins-de-deux-mois#

Au vu de ce qu’a entendu Jean, on peut s’attendre à ce qu’une bonne partie de ces 1 800 Algériens arrive très bientôt chez nous, comme leurs prédécesseurs.

Et tout cela au nez et à la barbe de nos gouvernants ? Pensez-vous… si cela se trouve le gars que Jean entendait est payé par Cazeneuve ou Le Roux pour organiser l’invasion de notre pays.

Pourquoi se fatiguent-ils, d’ailleurs ? Si Macron venait à être élu, il enverrait des avions directement chercher les Algériens pour les installer en France…

Christine Tasin

Dans un bar du 11ème, un type organisait l’arrivée chez nous de migrants algériens via l’Espagne

(Source : Résistance Républicaine)

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Waleed Al-Husseini, apostat menacé de mort en France dénonce les politiques français_____________________________________________________

Waleed Al-Husseini, apostat menacé de mort en France dénonce les politiques français

Bonne surprise ce dimanche matin donc, la presse bien-pensante et islamo-collabo aurait-elle des remords tardifs subitement, aurait-elle décidé, pour une fois , de dire la vérité , rien que la vérité à propos de l’islamisation forcée de la France  ( entre autres …) ?

En effet, News Republic nous fait le plaisir de diffuser un article de RFI à propos du livre-brûlot  » une trahison française » de Waleed Al-Husseini, apostat en danger de mort.

Ce jeune Palestinien réfugié en France ( un vrai réfugié pour une fois, et pour la bonne cause ) fait du pur RR, du pur combat anti-islam , comme nous.

C’est un régal. Mais il est aberrant et effrayant de noter qu’il constate que finalement la France, pays de ses rêves de liberté… est devenue comme là-bas, complètement soumise à l’islam conquérant GRACE à nos politiques convoitant les pétro-dollars et les votes faciles et douteux..

Waleed Al-Husseini, Palestinien réfugié en France, sort son deuxième ouvrage. Dans Une trahison française, il dénonce avec véhémence cette France qui s’accommode, voire s’acoquine, avec l’islamisme. Au risque de mettre en péril les valeurs de cette République qui l’a tant fait rêver.

Le jeune Waleed Al-Husseini a mûri. Peut-être est-ce grâce, ou à cause, de son quotidien pour le moins laborieux sur le sol français. Dans son premier ouvrage, Blasphémateur ! Les prisons d’Allah, le jeune palestinien racontait son histoire de blogueur incarcéré puis torturé en Cisjordanie pour avoir osé critiquer l’islam. Le jeune homme évoquait sa joie d’être arrivé, grâce aux autorités françaises, dans la patrie des Lumières en 2012.

Quel ne fut pas son désenchantement. La tristesse de Waleed Al-Husseini devenu réfugié politique s’est convertie en colère pour ne pas dire en rage. Pour l’auteur, l‘islamisme qu’il a quitté en s’exilant de Palestine imprègne de manière croissante la France de Voltaire, non pas parce qu’il est supérieur, mais parce que la société française et ses politiques se taisent, s’y habituent, voire l’utilisent à des fins électoralistes. Dans Une trahison française, sous-titrée « Les collaborationnistes de l’islam radical dévoilés », Waleed Al-Husseini a décidé de tirer la sonnette d’alarme face à cette dangereuse complaisance. Il pousse un cri pour que les Français « sauvegardent leur liberté d’expression et de foi ».

« Tous des collaborateurs par inaction »

En 280 pages, le jeune Palestinien dresse un état des lieux de son pays d’accueil, il s’interroge, analyse – et il sait de quoi il parle puisqu’il était musulman avant de devenir athée – et supplie les dirigeants de son pays d’adoption d’ouvrir les yeux. « J’ai constaté que la France était victime d’une multitude de trahisons. Il en va de nombreux politiciens qui, durant ces dernières décennies, ont cohabité avec la « bête » (l’islam radical, ndlr) à des fins électoralistes, mais aussi d’intellectuels à la vision et à la pensée tronquée par le « tiers-mondisme » et le « droit-de-l’hommisme » ; tous des collaborateurs par inaction qui sacrifient leur pays sur l’autel d’un combat d’arrière-garde. »

Préserver la paix civile et pratiquer la politique de l’autruche en évitant la confrontation politique, intellectuelle et spirituelle est loin d’être la solution, elle ne peut que mener à la perte de la liberté d’expression. Et le jeune réfugié politique de dénoncer tour à tour le halal que les islamistes veulent imposer dans les cantines scolaires, les horaires de piscine aménagés pour les femmes, etc.

Waleed Al-Husseini décortique avec virulence la situation : la laïcité est en péril et l’islamisme s’immisce dans la société française. Parce que l’islam en France n’est plus une simple religion, une « affaire personnelle », mais tente de faire de la politique et du social. Et cet islam politique vise à faire passer la charia au-dessus des lois de la République.

« Islamophobie », un mot dont usent les islamistes

Et l’auteur d’évoquer l’utilisation croissante du terme « islamophobie », un mot qui « fait le jeu des islamistes » qui se posent alors en victimes. « Pourquoi ne pas avoir de haine envers ceux qui propagent la haine ? », s’interroge le réfugié politique. Dès lors, comment oser parler de « vivre ensemble » alors que l’islamisme, qui entend l’application de la charia dans tous les domaines, ne peut respecter la République et ses lois ? « En refusant d’affronter l’islamisation, de peur d’être taxée d’islamophobe, en tolérant les violations de la laïcité, la société française est complice de l’essor du terrorisme en France. La classe politique, à la recherche du vote islamique, est également complice. »

Dernier exemple en date, évoqué avec Waleed Al-Husseini, le spectacle tiré du texte posthume de Charb – l’une des nombreuses victimes de Charlie Hebdo – qui a été annulé à Lille sur demande de la Ligue des droits de l’homme. Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes, qui répond à ceux qui accusaient le journal satirique de provocations envers les musulmans, est pourtant lue depuis plus d’un an en milieu scolaire. En cause ? Une « crainte de débordements » du côté de Lille. Une pierre de plus à l’édifice du réfugié palestinien pour démontrer que la liberté d’expression a bel et bien du plomb dans l’aile en République française. Et de citer en exemple la polémique sur le voile, un thème sur lequel plusieurs politiques ont été pour le moins flous, voulant « adapter » le port du voile à la France : « Comment peut-on imaginer que cet anéantissement de l’individualité puisse relever du choix ? »

Ouvrir les yeux

Pour Waleed Al-Husseini, ce n’est ni la pauvreté ni la marginalisation qui transforme des citoyens en terroristes, c’est l’islamisation. Et les politiques de tous bords ne doivent pas « adapter » la loi de 1905 à l’islam, mais la faire respecter dans son intégralité. S’ils ne le font pas, s’ils continuent de fermer, l’auteur est convaincu que le pire est à venir, en matière de terrorisme principalement.

L’autre problème majeur constaté par le jeune essayiste est que la majorité des musulmans de France se sentent d’abord musulmans avant de se sentir Français, et cela parce que nombre d’imams incontrôlés et incontrôlables prêchent cette doctrine-là. La charte de l’imam adoptée ce 29 mars en témoigne.

Fustigeant à tout-va la gauche française, et dans une moindre mesure la droite (Benoît Hamon, Nicolas Sarkozy, entre autres), on se demande si Waleed Al-Husseini ne fait pas le jeu des extrêmes et n’est pas raciste. Il se défend : « C’est à se demander qui est raciste. Celui qui veut défendre sa société et ses valeurs ou celui qui veut imposer ses valeurs ? » Et le jeune écrivain d’arguer qu’au contraire, l’expansion de l’islamisme fait aussi le jeu de l’extrême-droite qui l’utilise à des fins électoralistes.

Waleed Al-Husseini fait une prière : que tous les musulmans qui souhaitent la modernité réclament le droit élémentaire à la liberté d’expression, s’insurgent contre leurs institutions rétrogrades et adhèrent pleinement aux valeurs de la République.

Aujourd’hui, Waleed Al-Husseini est menacé, oralement et physiquement. Il vit sous protection policière. Il regrette amèrement que la vie d’athée/ex-musulman en France soit de plus en plus difficile à vivre pour certains de ses compatriotes. Une trahison française risque d’accroître sa liste de pourfendeurs et il en est conscient. « Cette entreprise dressera contre moi une grande partie de la communauté musulmane et l’ensemble des organisations islamiques, religieuses et politiques », écrit-il. Mais rien ne l’arrête et le jeune polémiste entend bien continuer son combat pour, dit-il, agir avant qu’il ne soit trop tard.

→ A (re)lire : L’exil de «l’athée de Palestine»

♦ Une trahison française, Ring Editions, sortie le 30 mars 2017. 18 euros.

http://nr.news-republic.com/Web/ArticleWeb.aspx?regionid=2&articleid=91506837

Note de Christine Tasin

Je serai un petit peu moins optimiste que Pierre. En effet, l’essentiel de la dénonciation  de Waleed Al-Husseini concerne « l’islamisme » et il manque de cohérence. Dénonçant  à juste titre l’islamisation et la politique islamophile des politiques il  ne critique pas l’islam, mettant la progression de l’islamisme sur le dos des imams…

Il apporte ainsi paradoxalement de l’eau au moulin de nos politiques qui veulent assurer, former et payer toujours plus d’imams en France…

Quelle incohérence, quel danger !

Pierre17430

Waleed Al-Husseini, apostat menacé de mort en France dénonce les politiques français

(Source : Résistance Républicaine)

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Cazevide, va faire un stage en Chine pour nous débarrasser de la secte mortifère mahométane_____________________________________________________

Cazeneuve, vas faire un stage en Chine pour nous débarrasser de la secte mortifère mahométane !

De ce que connais de la mentalité des asiatiques de France, ils sont travailleurs, respectueux de nos lois, anti conflit, polis, leurs jeunes sont d’excellents étudiants, ils ne veulent pas nous conquérir, et ceci dans leur immense majorité.  Ils sont nos alliés contre la racaille islamique dont ils sont les victimes ciblées et qu’ils combattent aussi courageusement.

Je suis très déçu de la tournure actuelle que prennent les manifestations violentes anti-flics des Chinois et autres Asiatiques suite à la mort d’un Chinois nécessitant une enquête judiciaire comme cela est encore la règle et j’affirme que le SUPER LAXISME de Flamby, Cazevide, Vall’s, Urvoas et consorts envers les voyous gauchistes, islamoracailles qui cassent tout sous n’importe quel prétexte commence à être pris comme modèle à suivre pour réclamer la justice. C’est l’anarchie officialisée et encouragée par ce gouvernement de « guimauve » sans valeurs morales qui engendre ces situations de violences intolérables, qu’elles soient du fait des islamo racailles, des Gauchistes, des No Borders ou des Chinois/ asiatiques, il n’y a aucune excuse à donner aux casseurs d’où qu’ils viennent.

Pour ce qui est de l’islam en Chine, ils sont 40 millions sur 1,4 milliards de Chinois, ils sont effectivement principalement dans la province Xinjiang au nord ouest et de langue et culture turcophone. Le gouvernement Chinois les tolère sous conditions, comme il a été dit, pas de barbes salafiste, pas de voiles intégrale, pas de ramadan,  mandarin obligatoire dans l’espace public, prêche sous controle du gouvernement en mandarin et répression implacable en cas de prosélytisme ou d’attentats.

Je me souviens d’une affaire ou un groupe de 36 terroristes musulmans qui avaient attaqué et égorgé des travailleurs dans une mine en pleine campagne, ils furent poursuivis par l’armée et un mois après, ils furent encerclés et pris au piège sur une colline, l’armée les a tous tués, pas de prisonniers, c’était il y a trois ans.
C’est la bonne méthode car ils ne reconnaissent que la force ou la soumission.
Cazevide, prends-en de la graine, va faire un stage en Chine pour nous débarrasser de la secte mortifère mahométane.

Anania de Schirac

Cazevide, va faire un stage en Chine pour nous débarrasser de la secte mortifère mahométane

(Source : Résistance Républicaine)

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L’attitude ambivalente du Royaume-Uni envers le terrorisme islamique

Une fois encore le monde est témoin de l’ambivalence britannique envers le terrorisme musulman. Le Royaume-Uni a assisté, choqué, les meurtres de quatre personnes par Khalid Masood, qui a infligé des blessures graves à 29 autres passants, le 22 mars devant le bâtiment du Parlement[1].

 

Ce n’est pas la première attaque meurtrière motivée par la vision islamique des terroristes au Royaume-Uni. En 2005, les attentats à la bombe, dans le Métro de Londres et dans les bus, tuant 52 personnes et blessant des centaines d’autres[2]. En 2013, le soldat britannique Lee Rigby a été mutilé, presque décapité et assassiné par Michael Adebowale, 22 ans, et Michael Adebolajo, 28 ans, qui lui ont tendu une embuscade à l’extérieur de la caserne militaire de Woolwich, au Sud-est de Londres[3].

L’ambivalence britannique envers le terrorisme est flagrante. Malgré la nature horrifiante de événements qu’on vient de mentionner, les partisans du terrorisme restent les bienvenus à la Chambre des Lords. Le 27 octobre 2016, un rassemblement s’y est tenu, qui était organisé par la Baronne Tonge, une ancienne députée démocrate libérale, depuis devenue Paire indépendante. Tous les individus assistant à cette réunion étaient membres du PRC Palestinien (Centre pour les Retour des Palestiniens)[4].

The gathering launched a campaign for Britain to apologize on the 100th anniversary of the Balfour declaration of 1917 in which Britain pledged support for a home for the Jewish people in Palestine. Without reproach or redress from Baroness Tonge, who chaired the meeting, Israel was compared to ISIS and it was claimed that Jews provoked their own genocide.[5]

Ce rassemblement a permis de lancer une campagne pour que la Grande-Bretagne présente ses excuses, lors du 100ème anniversaire de la Déclaration Balfour de 1917, par laquelle le Royaume-Uni a soutenu l » projet d’un Foyer Juif en Palestine. Sans le moindre reproche, ni la moindre correction de la part de la Baronne Tongue, qui présidait cette réunion, Israël y a été comparé à Daesh et on y a proclamé sans vergogne que ce sont les JHuifs qui ont délibérément provoqué leur propre génocide.

 

Le 15 mars, la Commissaire parlementaire aux normes de la Chambre des Lords Lucy Scott-Moncrieff a livré son jugement disant que la Baronne avait agi dans l’honneur, en dépit des preuves accablantes du contraire[6]. Quelques semaines plus tôt, le rabbin  Abraham Cooper, Doyen associé du Centre Simon Wiesenthal, a écrit à la Commissaire, en attirant, entre autres, son attention à une lettre que Tongue a envoyé à l’organisation britannique de Défense des Juifs, Le Community Security Trust (l’organisme de sécurité de la communauté, équivalent SPCJ). Dans sa lettre, elle proclamait qu’Israël est entièrement la cause de l’antisémitisme. En outre, elle écrivait que CST, une organisation de Juifs Britanniques, se devait de condamner les actions d’Israël. Copper avait écrit un article au sujet de la lettre de Tongue quelques temps plus tôt[7]. Sa déclaration signifiait que les Juifs ne pouvant pas voter en Israël doivent être, cependant, tenus pour responsables de toutes les actions de cet Etat.

La Baronne Tongue aux côtés de Jeremy Corbyn, leader du Parti Travailliste

La Commissaire de la Chambre des Lords aurait également dû tenir compte d’une autre question de fond : le Royaume-Uni le premier pays à avoir accepter la définition de l’antisémitisme proposée par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de la Shoah(IHRA) à des fins intérieures[8]. Si on applique ses termes aux nombreuses déclarations que Lady Tongue a commises au fil des années, on est parfaitement en mesure d’identifier une grande diversité de motifs et remarques antisémites[9]. Un exemple d’antisémitisme fondé sur la définition de l’IHRA est le suivant : « Tenir les Juifs pour collectivement responsables d’actions assumées par l’Etat d’Israël ». En particulier, la lettre mentionnée de Tongue tombe totalement sous le coup de cette condamnation.

Un autre exemple : en 2004, Tongue a déclaré que si elle était Palestinienne, elle envisagerait de devenir terroriste-suicide. Il s’agit d’un autre exemple d’antisémitisme selon la définiton de l’IHRA : « appeler à, aider ou justifier le meurtreou le préjudice porté aux Juifs au nom d’une idéologie radicale ou d’une vision extrémiste de la religion[10]« .

Tongue emploie aussi une version anti-israélienne contemporaine de la vieille accusation de crime rituel, en appelant à une enquête sur les accusations inventées alléguant que des équipes médicales israéliennes auraient prélevé des organes quand elles se sont rendues à Haïti en 2010, afin d’aider ce peuple à la suite d’un tremblement de terre[11].

L’autre aspect saillant de la rencontre présidée par Lady Tongue à la Chambre des Lords concerne ses invités, le Centre du Droit au Retour Palestinien. Le journaliste hollandais chevronné, Carel Brendel, a enquêté en détail sur le Curiculum Vitae du PRC[12]. Il cite un rapport de 2011 des services de renseignements, émanant du Ministère allemand de l’Intérieur, où il est écrit que « Le Hamas n’agit pas ouvertement en Europe. Par exemple, il utilise plutôt comme forum le Centre pour le Droit au Retour Palestinien, domicilié à Londres[13]« . Brendel cite également des rapports des renseignements provenant des Etats Fédéraux de Berlin et de Rhénanie du Nord-Westphalie apportant des conclusions identiques. Brendel souligne que deux des personnages principaux de cette conférence sont identifiés comme appartenant au Hamas et sont perçus comme des partisans fidèles de l’organisation.

Le Daily Telegraph souligne encore que le PRC en Grande-Bretagne est directement lié à l’Association Musulmane du Royaume-Uni, la branche principale déclarée des Frères Musulmans en Angleterre. Ils partagent également les mêmes directeurs. Le PRC a régulièrement accueilli des dirigeants du Hamas lors de ses conférences annuelles précédentes[14].

En 2011, le Centre d’Information Meir Amit sur les renseignements et le Terrorisme a publié un document concernant le PRC. Cela commence par la déclaration suivante : « Le Centre Pour le Retour Palestinien » (PC) est un centre palestinien de propagande anti-israélienne fondé à Londres en 1996. Il émane du Hamas et des Frères Musulmans et certaines de ses personnalités centrales sont des activistes du Hamas qui ont trouvé refuge en Grande-Bretagne. Sa création se fonde sur le rejet des Accords d’Oslo et un déni formel du droit à l’existence de l’Etat d’Israël[15]« .

Le Royaume-Uni n’est pas le seul pays qui détourne les yeux de la nature de partisan du terrorisme qui caractérise entièrement le PCR. le gouvernement hollandais garde également le silence, à propos de la conférence prochaine des « Palestiniens en Europe » organisée par le PCR à Rotterdam est qui doit se dérouler le 15 avril[16]. Cela requiert, néanmoins, une analyse supplémentaire…

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Par Manfred Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

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[1] http://edition.cnn.com/2017/03/23/europe/london-attack/

[2] http://www.bbc.com/news/uk-33253598

[3] http://www.dailymail.co.uk/news/article-2515493/Soldier-Lee-Rigby-murdered-mutilated-decapitated-Woolwich-attack-court-hears.html

[4] http://jewishnews.timesofisrael.com/breaking-baroness-tonge-suspended-by-liberal-democrats/

[5] http://www.thetimes.co.uk/article/jews-blamed-for-holocaust-at-shameful-house-of-lords-event-m86q69tl0

[6] http://www.publications.parliament.uk/pa/ld201617/ldselect/ldprivi/142/142.pdf

[7] http://www.huffingtonpost.com/entry/baroness-jenny-tonges-embraces-historys-oldest-hate_us_5894f273e4b061551b3dfe72

[8] https://holocaustremembrance.com/media-room/stories/working-definition-antisemitism

[9] http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/19290

[10] http://www.holocaustremembrance.com/media-room/stories/working-definition-antisemitism

[11] http://www.theguardian.com/politics/2010/feb/13/jenny-tonge-sacked-israel-comments

[12] http://www.carelbrendel.nl/2017/02/03/de-aboutaleb-hamas-conferentie-factcheck/

[13] http://www.bmi.bund.de/SharedDocs/Downloads/DE/Broschueren/2012/vsb2011.pdf?__blob=publicationFile

[14] http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/11398538/How-the-Muslim-Brotherhood-fits-into-a-network-of-extremism.html

[15] http://www.terrorism-info.org.il/data/pdf/pdf_11_339_2.pdf

[16] http://www.huffingtonpost.com/entry/will-rotterdam-mayor-aboutaleb-allow-a-conference-led_us_58b58033e4b02f3f81e44c4b

L’ambivalence britannique envers la terreur islamique©

(Source : JForum)

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A lire aussi  : L’Algérie livre les noms de 1350 terroristes au États-Unis

 

 

Comment Washington et Bruxelles enfoncent la grande Europe dans la crise et la guerre

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Entretien : Jean-Loup Izambert

Nous avons déjà interrogé le journaliste indépendant Jean-Loup Izambert, auteur de plusieurs livres signalant la connivence entre les terroristes islamistes et nombre de gouvernements occidentaux. Après la victoire du nouveau président américain, il nous propose son dernier ouvrage. D’où ce nouvel entretien, très long, avec un homme passionnant, qui nous propose une vision du monde qui fera débat…

Les Etats-Unis sont des fouteurs de guerre dans le monde et même « le pays de la guerre »

Riposte Laïque : Vous venez de publier un nouveau livre, intitulé « Trump face à l’Europe ». Et le moins que l’on puisse dire est que vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère, dans votre charge contre les Etats-Unis. Ainsi, dans le chapitre 2, vous appelez les USA « Le pays de la guerre » et expliquez que depuis le 4 juillet 1776, ce pays a été en guerre 222 ans sur les 239 de son existence, soit 93 % de son temps…
 
Jean-Loup Izambert : Oui, mon argumentation peut paraître une charge contre les Etats-Unis mais je ne fais que décrire une réalité dont les médias officiels ne traitent pas. Depuis leur fondation en 1776, les gouvernements étasuniens n’ont cessé de faire la guerre aux peuples pour piller leurs richesses et imposer leur hégémonie sur tous les continents. Enfantés dans le massacre de la civilisation indienne, les Etats-Unis sont le seul pays au monde dont l’histoire est marquée par des guerres incessantes, toutes plus terribles les unes que les autres. Sous des prétextes divers – « défense du monde libre », « droits de l’homme », « favoriser la démocratie », etc. –, de destructions de pays en coups d’Etat les Etats-Unis sont devenus un « Etat-voyou » ainsi que l’ont eux-mêmes qualifié de hauts responsables étasuniens.

Ils ont utilisé l’arme nucléaire contre la Japon alors que ce pays allait abdiquer à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’arme chimique de manière massive contre le Vietnam de 1961 à 1971 avec des conséquences horribles qui se manifestent toujours aujourd’hui, des armes à uranium appauvri contre l’Irak, contre la Fédération de Yougoslavie puis contre la Libye, des armes biologiques contre les indiens d’Amérique latine et contre Cuba, la subversion contre les pays d’Amérique latine mais aussi contre la Yougoslavie, la Libye, la Syrie et l’Ukraine, décidé unilatéralement de blocus et de sanctions contre les pays dont les régimes ne leur conviennent pas, etc. Alors oui, les Etats-Unis sont des fouteurs de guerre dans le monde et même « le pays de la guerre ». Comme je l’explique dans un chapitre ces guerres sont préparées à l’avance et visent à placer les pays qui ont des richesses (pétrole, gaz, minerais précieux, agro-alimentaire, etc.) sous leur contrôle par dirigeants fantoches interposés. Mais cela vaut également contre l’Europe ainsi que le montrent, malheureusement, les cas du Kosovo ou de l’Ukraine.

Nommer les habitants des Etats-Unis comme des « Américains » est une erreur

Riposte Laïque : Donc, vous contestez la version souvent entendue des Américains qui nous auraient sauvés du nazisme, et qui auraient constitué le rempart indispensable au monde libre pour le préserver du communisme ?

Jean-Loup Izambert : Absolument ! D’abord, je pense qu’il faut rétablir la vérité sur ce que l’on appelle les « Américains ». Nommer les habitants des Etats-Unis comme des « Américains » est une erreur. Cette appellation erronée vient du fait que dès la fondation des Etats-Unis, leurs dirigeants se sont considérés avec une incroyable prétention comme les représentants de l’ensemble de l’Amérique. Par le langage, ils ont tenté dès leur origine, pour des raisons essentiellement politiques et économiques, de se donner une dimension impériale. Ce n’est pas par hasard que nous assistons depuis les années quatre-vingt dix à une tentative d’imposer l’anglais dans les textes juridiques, économiques, commerciaux, culturels pour contraindre les gens à parler leur langue.

J’invite sur ce point les lecteurs à prendre connaissance du remarquable combat mené par Albert Salon – fondateur et président du Forum francophone international-France (FFI-France) et président de la commission Langue française et francophonie du Forum pour la France – avec l’association Défense de la langue française. Au même titre que les Canadiens ou les Mexicains, les habitants des Etats-Unis habitent le continent Américain mais sont des Etatsuniens. Ensuite, contrairement à une fausse idée véhiculée par des politiciens, des « experts » de toutes sortes et journalistes ignorants des principes du socialisme, il n’y a jamais eu encore de pays communiste, ni même socialiste.

L’Union soviétique de l’époque et les pays dits « socialistes » tentaient de construire une nouvelle société plus démocratique mais n’avaient, pour la plupart, que peu d’expérience, voire aucune, de la démocratie. Or, aucune société socialiste ne peut voir le jour sans la conscience civique et la mobilisation majoritaire du peuple pour mettre en oeuvre les moyens de son émancipation. Différents facteurs, dont les guerres impérialistes, le faible niveau d’industrialisation et d’instruction, la bureaucratie et le centralisme hérités de leurs anciens régimes, ont entravé l’édification de sociétés socialistes. Toutefois, ces peuples, à l’origine ruraux, dominés par une religion et des régimes autocrates, sont quasiment passés du Moyen Age à une tentative de démocratie moderne en quelques décennies. Quels que soient les reproches que l’on puisse formuler, ils ont, dans des conditions extrêmement difficiles, assuré leur indépendance et développé le sens civique pour l’intérêt général. Ces pays ont réussi de grandes avancées en une très courte période historique : droits des femmes et des enfants, médecine, enseignement et formation gratuits, accès au logement pour tous, pas ou très peu de chômage, développement des sciences et des techniques, accès à la culture, etc.

La question reste que la démocratie économique et politique n’a pas accompagné qualitativement ce développement économique, social et culturel très rapide. Mais, même avec ce « manque démocratique », l’Union soviétique a mobilisé des dizaines de millions de soldats et de Partisans dont plus de 25 millions sont morts pour libérer, non seulement leur pays mais le continent européen du nazisme. Ainsi que je le rappelle, puisque ces faits sont absents des livres d’histoire et de la mémoire des politiciens français, des firmes comme Ford, General Motors, Texaco, Exxon, ITT, IBM et d’autres grandes sociétés financières et industrielles du « monde libre » comme Coca Allemagne ont participé à l’effort de guerre nazi. Et si les Etats-Unis sont entrés en guerre ce ne fut pas au moment où l’Europe était envahie par l’armée allemande mais quand ils furent eux-mêmes frappés par les Japonais en décembre 1941. Par ailleurs, cette entrée en guerre des USA n’empêcha nullement les multinationales étasuniennes de continuer de commercer avec le régime nazi en contournant la loi interdisant le commerce avec l’ennemi. Lorsque les soldats étasuniens ont débarqué en Normandie, ils ont été surpris de voir que les camions abandonnés par les soldats allemands avaient les mêmes moteurs que les leurs.

Les dirigeants étasuniens ont peur que l’Europe entière se retrouve de Vladivostok à Lisbonne

Riposte laïque : Vous expliquez que des « assassins financiers » préparent à la fois ces guerres et des programmes de reconstruction pour réparer les dégâts qui résultent des interventions militaires américaines. Mais pour la plupart des gens les Etats-Unis ne sont pas en guerre contre l’Europe ?

Jean-Loup Izambert : Oui, car d’une part les médias officiels ne traitent pas de certaines informations importantes et d’autre part la guerre des Etats-Unis contre l’Europe est une « guerre sourde », qui se met en place dans le temps, étape par étape. Les dirigeants de Washington n’ont pas les moyens et ne peuvent pas se permettre d’ouvrir une guerre ouverte contre la Fédération de Russie et ses alliés. Ils tentent donc, comme ils le firent en 1918, une seconde grande conspiration qui consiste à contenir, entraver et saboter le développement de toutes les organisations plurinationales qui leur échappent comme l’Union économique eurasiatique (UEEA), l’Organisations de Coopération de Shanghai (OCS) ou le groupe des BRICS.

Les dirigeants étasuniens ont par-dessus tout peur que l’Europe entière se retrouve de Vladivostok à Lisbonne constituant ainsi la première puissance mondiale. Comme je l’explique, deux conceptions s’opposent aujourd’hui dans le monde : d’une part, les dirigeants qui agissent pour préserver la paix et favoriser le développement économique et social, d’autre part ceux qui laissent courir la crise et recourent à la guerre pour préserver les intérêts d’une caste de grands propriétaires privés de l’économie. C’est la raison pour laquelle les dirigeants de Washington ont, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, mis en place des organisations dont le but était d’enfermer l’Europe occidentale dans ce qu’ils appelaient à l’époque « les Etats-Unis d’Europe ».

Celle-ci, qui a pris la forme de l’Union « européenne » de Maastricht, est aujourd’hui en voie d’implosion. Il ne peut en être autrement puisqu’il s’agit d’une organisation artificielle, montée de toutes pièces pour enchaîner les peuples du versant occidental de l’Europe dans un carcan politique, administratif, économique et financier. Ce n’est pas pour rien que la Banque Centrale Européenne échappe à tout contrôle des peuples et que cette structure est dirigée par des commissions de fonctionnaires non élus et irrévocables. Quant au Parlement dit « européen » il n’a été organisé, l’expérience le montre, que pour donner un aspect démocratique de façade, purement formel, au fonctionnement de cet Etat supranational. Les dirigeants de Washington dont le pays est en ruines et surendetté procèdent donc par diverses opérations qui toutes visent à entretenir la division de la grande Europe afin d’entraver et retarder l’inévitable construction de l’Europe des peuples.

Les attaques des Etats-Unis contre l’Europe sont multiples

Riposte laïque : Vous développez cet aspect des attaques des Etats-Unis contre l’Europe mais pouvez-nous dire rapidement quelles sont-elles ?

Jean-Loup Izambert : Les attaques des Etats-Unis contre l’Europe sont multiples, diverses et s’étalent dans le temps avec le même objectif que je viens d’évoquer. Elles sont politiques, économiques, financières, militaires, toutes soutenues par une importante propagande médiatique. Sans remonter à l’année 1918, plus près de nous il y eut d’abord la destruction de la République fédérative socialiste de Yougoslavie (commencée au tout début des années 90) en une multitude d’Etats dont l’un d’entre eux, le Kosovo, est devenu l’une des principales places de réseaux criminels et terroristes musulmans en Europe. Vous avez ensuite de nombreuses actions d’espionnage systématique de dirigeants d’Europe occidentale mais aussi, ce dont l’on parle beaucoup moins, de nos entreprises, de centres de recherches et des citoyens de manière massive.

Vous avez eu le coup d’Etat en Ukraine (en février 2014) préparé par les services étasuniens avec pour relais principal l’ambassade US à Kiev. Dans ce cas, l’objectif était d’installer un régime pro-étasunien permettant à la fois de mener des actions contre la Fédération de Russie, de diviser les dirigeants de l’Europe occidentale et d’implanter des bases militaires au caractère offensif évident. Puis, pratiquement dans le même temps, Washington a décidé unilatéralement de sanctions économiques, financières et politiques contre la Fédération de Russie, des entreprises et des citoyens au prétexte que les Criméens ont choisi par référendum, en mars 2014, de regagner leur terre historique.

Vous remarquerez à ce sujet que la plupart des journalistes français parlent d’ « annexion de la Crimée par la Russie» alors que ce sont les Criméens qui se sont librement prononcé à plus de 96% pour leur rattachement à la Fédération de Russie. Et vous assistez aujourd’hui au déploiement important de nouvelles forces de l’OTAN dans presque tous les pays qui ont frontière commune avec la Fédération de Russie. Il faut savoir que ce déploiement militaire s’accompagne de provocations par l’espionnage et des violations des espaces aérien et maritime de la Fédération de Russie.

Trois événements se sont déroulés dans la même période, des années 2012 à aujourd’hui. Tous trois, opérés en cinq petites années, s’imbriquent et participent du même objectif qui vise à affaiblir la France et entretenir en Europe une division favorable aux intérêts de Washington : le traité de libre échange transatlantique (TAFTA ou TTIP), la déportation de millions de personnes sur l’Europe occidentale et le passage en force en recourant à l’article 49-3 par le gouvernement Valls de la loi dite « loi travail » dont les concepteurs sont les ministres Valls-El-Khomri et Macron. Je rappelle pour les Français qui vont applaudir cet ex-Rothschild dans ses prestations médiatiques que le candidat Macron est, comme conseiller de François Hollande pour les affaires économiques depuis 2012 puis comme ministre de l’Economie, l’un des principaux responsables de la situation catastrophique du pays.

La loi Valls-El Khomri-Macron est une gigantesque agression contre le modèle social français

Riposte laïque : Quelle relation entre ces trois faits ?

Jean-Loup Izambert : Sans développer comme je le fais dans Trump face à l’Europe, je dirai que le TTIP vise à placer nos entreprises sous législation étasunienne – c’est écrit noir sur blanc dans le projet de ce traité – et l’importation de populations sous-développées et sous qualifiées destinée à briser le tissu économique et social français. Ce « stock de migrants » a permis de créer un réservoir de main d’œuvre corvéable à merci pour les entreprises.

Quant à la loi Valls-El-Khomri-Macron, elle vient en appui des deux autres opérations. C’est la plus grande attaque contre le contrat social français depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Son objectif est de déréglementer le droit du travail afin de favoriser l’intégration et l’exploitation de cette même main d’œuvre au détriment des travailleurs français et, plus généralement, européens. Sauf à ce que la candidate du Front national soit élue lors des élections présidentielles d’avril-mai 2017, il s’en suivra inévitablement une aggravation du chômage, de la précarité et de la misère.

C’est pourquoi je rappelle que les trois millions de personnes supplémentaires dont la Commission européenne prévoit l’arrivée pour la période 2015-2017 arrivent dans une Union « européenne » qui comte déjà près de 22 millions de chômeurs – chiffre officiel sous-évalué puisque plusieurs catégories de demandeurs d’emploi ne sont pas comptées –, près de 36 millions qui vivent dans des logements surpeuplés et 123 millions de citoyens pauvres ou en exclusion sociale, migrants non compris.

Derrière l’association de Soros, toute une chaîne a été organisée pour installer ces migrants en Europe occidentale

Riposte Laïque : Vous pointez du doigt également le rôle des Etats-Unis dans le terrorisme islamique, et accusez ce pays d’orchestrer l’invasion de l’Europe par ce que les médias de propagande appellent les migrants. Vous citez notamment le milliardaire Soros…

Jean-Loup Izambert : Les dirigeants de Washington n’ont eu de cesse de recourir au terrorisme islamique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en s’appuyant sur les forces les plus rétrogrades des pays arabes, principalement l’organisation des Frères musulmans qui, comme je le rappelle dans mon enquête, collabora avec les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. On imagine facilement qu’ils n’aient pas eu de grandes difficultés  quand on voit l’état de ces pays dirigés par des clans de profiteurs vautrés dans la richesse et des dictateurs. Plusieurs des meneurs de ces groupes ont été formés dans des camps militaires avec des instructeurs de la CIA ou de l’armée US, y compris aux Etats-Unis, mais également en France pour certains d’entre eux, sur ordre de François Mitterrand, dès la première guerre contre l’Afghanistan.

Les nouvelles routes de l’exode vers l’Europe transitent par deux points de passages principaux que sont la Libye et le Kosovo. Ces deux corridors de transit ont été ouverts en deux temps. D’abord par l’administration Clinton avec le bombardement de la Yougoslavie qui commencera le 24 mars 1999 pour durer une centaine de jours, puis, en 2011, par l’administration Obama qui prépara le coup d’Etat contre le régime libyen et le renversement du gouvernement syrien. Ainsi, Washington brisa les frontières sud de l’Europe occidentale, à l’Est les Balkans, au centre les pays du Maghreb, principalement la Libye.

J’ai moi-même suivi l’une des voies de transit des « combattants » en herbe qui se rendent en Syrie depuis la Belgique, la France et l’Espagne par le Maroc. Ce travail d’enquête que je publierai en juin prochain dans le tome 2 de 56 sous-titré Mensonges et crimes d’Etat m’a permis de recueillir l’avis de plusieurs agents de différents services de renseignement. Vous avez pu voir que je rapporte une partie de ces informations sur la filière dite des Balkans. Par celle-ci transitent migrants et criminels depuis la Turquie jusqu’au Kosovo et delà vers différents pays d’Europe occidentale. Je rapporte plusieurs faits concernant le développement des flux migratoires et l’utilisation de ceux-ci par des éléments de groupes terroristes. Tout d’abord, il faut savoir que les dirigeants politiques et militaires français sont parfaitement informés par la Direction du Renseignement Militaire du déplacement de ces populations. L’affirmation de certains médias officiels selon laquelle cette crise migratoire serait « soudaine » est donc fausse.

Cela vous permet de juger comment les dirigeants français ont exploité la misère qu’ils ont eux-mêmes contribué à répandre dans ces pays. Ensuite, non seulement les milliardaires applaudissent à le venue de ces millions de migrants en Europe occidentale mais certains d’entre eux financent des organisations dont l’objectif est de faciliter l’immigration. Je m’arrête sur cet aspect dans le chapitre Favoriser une immigration massive. Valentin Vasilescu, expert militaire et géopoliticien qui intervient sur les conflits régionaux, indique que le milliardaire George Soros « exhorte l’Union européenne à recevoir au moins un million de réfugiés par an, d’abroger la législation européenne pour l’obtention de l’asile et d’accorder à chaque réfugié 15 000 euros par an pendant les deux premières années passées en Europe. »

De nombreuses associations qui interviennent pour favoriser et diriger ces déportations de populations sont elles-mêmes liées à d’autres qui reçoivent des fonds du gouvernement étasunien. De plus, la plupart d’entre elles sont également financées par des milliardaires. La Fondation Prometheus rapportait en octobre 2016 dans un article titré George Soros, le Brexit et les migrants, qu’« en collaboration avec le Migration Policy Institute, un think tank domicilié à Washington et financé par d’influentes fondations américaines, l’Open Society de Soros a notamment produit, le 16 décembre 2015, le rapport « Accueillir l’engagement. Comment le sponsoring privé peut renforcer l’installation des réfugiés dans l’Union Européenne ». Ce rapport proposait de mettre en place des sponsorings pour aider les migrants à venir s’installer dans leur pays de destination. »

Derrière l’association de Soros, toute une chaîne a été organisée pour installer ces migrants en Europe occidentale : la Central European University (CEU – Université d’Europe Centrale, créée en 1991 par Soros), qui aide par exemple Migration Aid, une ONG britannique d’aide matérielle sur le terrain, qui a, entre autres, mis au point Infoaid, une application mobile d’aide aux migrants, Solidarity Now, créée en Grèce par l’Open Society en 2013 et qui entend, notamment en finançant d’autres organisations, prendre un poids conséquent au sein de la « société civile » grecque. En parallèle, l’Open Society finance plus d’une vingtaine d’ONG de natures diverses, et qui œuvrent pour l’accueil des migrants : Refugee Aid Miksalište, Migrant’s Help Association for Hungary (MigHelp), Menédek – Hungarian Association for Migrants, International Rescue Committee, PICUM (Plateforme pour la coopération internationale sur les sans-papiers), UNITED for Intercultural Action, Legis, Solidarity Now, etc.

Ces associations ont été créées pour favoriser le transit des migrants et leur installation en zone Europe occidentale. Il s’agit donc bien d’opérations de déportation de populations montée de toutes pièces destinées à affaiblir et déstabiliser l’Europe en son sein comme dans ses relations internationales. Elle a bien sûr des responsables en France qui ont contribué à préparer le terrain à ces vagues migratoires massives: Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon avec le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé qui ont participé au renversement du gouvernement libyen. Ils ont ainsi permis aux Etats-Unis d’ouvrir le corridor Méditerranée. Puis, François Hollande, son Premier ministre Jean-Marc Ayrault avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et Emmanuel Macron – d’abord comme Secrétaire général adjoint de la présidence de la République puis comme ministre de l’Economie de 2014 à 2016 et co-auteur de la « loi travail » – qui, en soutenant politiquement, financièrement et militairement des groupes terroristes pour tenter de renverser le gouvernement syrien ont laissé les Etats-Unis mettre en place la filière dite des Balkans dont la porte sur l’Europe occidentale est le Kosovo.

Si Donald Trump veut vraiment mettre fin aux ingérences répétées des Etats-Unis dans les affaires intérieures d’autres pays…

Riposte Laïque : Pourtant, et c’est une des nombreuses curiosités de votre livre, vous ne paraissez pas vouloir prendre en compte le séisme que représente, pour les mondialistes, la victoire de Donald Trump, et la défaite d’Hillary Clinton. Vous pensez vraiment que cela ne changera rien dans la stratégie américaine ?

Jean-Loup Izambert : L’élection de Trump n’est en rien un séisme pour les mondialistes. Tout au plus s’agit-il d’une approche différente au sein de la nomenklatura des cercles impérialistes de Washington pour maintenir leur système en faillite. Pour changer les choses, Donald Trump devrait s’attaquer aux spoliateurs de l’économie étasunienne que sont les dirigeants des sociétés transnationales, groupes de la finance en tête. Ceux-ci évacuent régulièrement une grande partie des bénéfices des entreprises vers des sociétés situées dans des places off-shore à l’opacité de gestion la plus totale.

Les faillites et escroqueries monumentales qui continuent de se succéder témoignent d’une grande corruption financière de l’économie jusqu’au cœur des plus grands groupes. Aussi, remettre l’économie au service des étasuniens demanderait des mesures fortes afin de stopper la spéculation à hauts risques avec des produits financiers toxiques et de réorienter les richesses issues de la production vers l’intérêt général, c’est-à-dire vers l’emploi, la santé, l’éducation, les infrastructures, etc. Cela pose donc la question de la gestion démocratique de l’économie, à commencer par les groupes transnationaux qui sont entre les mains de clans de gros actionnaires privés.

L’enjeu est de taille puisque nombre de ces sociétés ont des bilans supérieurs à ceux de certains Etats. Lors du sommet des Nations unies de 2015 sur le financement du développement, la création d’un organisme fiscal intergouvernemental où chaque pays aurait sa place et son mot à dire pour mettre en place des mesures afin de lutter contre l’évasion des capitaux, l’évitement fiscal et le blanchiment fut l’un des principaux enjeux qui n’a toujours pas connu de suite. Cette idée a été fortement soutenue par les représentant des pays en développement mais fut bloquée par les pays développés, principalement par les Etats-Unis et les Etats membres de l’Union « européenne », tout particulièrement par la France et l’Angleterre. Rien n’indique dans le programme politique de Donald Trump que celui-ci envisage de prendre des mesures pour mettre la grande finance au pas, bien au contraire.

Par ailleurs, Trump doit composer avec les caractéristiques de l’appareil d’Etat étasunien qui est gangrené par des lobbies de toutes sortes – militaristes, financiers, économiques, religieux – qui influent continuellement sur le vote des lois. De plus, son électorat est composé à la fois d’une minorité de milliardaires très influents qui figurent au nombre des principaux fauteurs de crise et de guerre et d’une majorité de gens qui veulent sortir de l’une comme de l’autre. Il est donc, pour le moins, en équilibre instable. Enfin, comme je le souligne dans le dernier chapitre de mon enquête, si Donald Trump veut vraiment mettre fin aux ingérences répétées des Etats-Unis dans les affaires intérieures d’autres pays, il doit prendre une mesure essentielle : faire cesser les collaborations entre les sociétés transnationales et certains services de l’Administration étasunienne – Département de la Défense, Département d’Etat, services de renseignement – qui agissent de concert pour saboter le travail d’organisations internationales, endetter des pays après les avoir détruit, armer des groupes terroristes aux fins de renverser les gouvernements qui s’opposent au pillage de leurs pays, ouvrir des conflits jusqu’au sein de l’Europe pour maintenir son flanc Ouest dans le giron de Washington.

Donald Trump aurait pu, dès son accession au pouvoir, envoyer des signaux forts en ce sens pour marquer sa volonté de mettre en œuvre une nouvelle orientation politique. Il n’en n’a rien fait. Bien au contraire, les ingérences des Etats-Unis continuent et Washington poursuit sa politique belliciste en déployant de manière massive de nouvelles troupes de l’OTAN, y compris des armes offensives, aux frontières de la Fédération de Russie. C’est un jeu très dangereux dans lequel les dirigeants russes peuvent à un moment décider de rompre leur « patience stratégique » ainsi qu’en a averti Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

L’Europe comprend dans son espace naturel une cinquantaine de pays dont la Fédération de Russie

Riposte Laïque : Vous évoquez longuement, au début de votre ouvrage, les deux conceptions du monde qui se font face actuellement. Et vous pensez que pour les Etats-Unis et l’Europe n’ont plus les moyens d’imposer leur vision, qui a longtemps été hégémonique…

Jean-Loup Izambert : Quelle Europe justement ? Car là est la question. L’Europe n’est pas seulement la petite Union « européenne » de Bruxelles comme le rabâchent les politiciens et les médias officiels. L’Europe comprend dans son espace naturel une cinquantaine de pays dont la Fédération de Russie. L’Europe de Maastricht n’est qu’une construction artificielle, prévue depuis les années 50 par les Etats-Unis pour empêcher la construction européenne de Vladivostok à Lisbonne dont ils ne veulent à aucun prix. C’est la raison pour laquelle, ils ont prévu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale d’organiser le versant Ouest de l’Europe sous la forme d’un Etat supranational avec une monnaie unique dirigé par une Commission de hauts fonctionnaires non élus et irrévocables, structure plus facile à contrôler qu’une assemblée de nations préservant leur indépendance et leur identité. Et c’est justement l’Europe des nations qui se construit sur l’Eurasie.

Cette Europe là n’est en guerre avec personne et développe de grands chantiers de coopérations économiques et sociaux mutuellement avantageux pour les partenaires lorsqu’il s’agit de projets impliquant plusieurs pays. D’un côté, nous assistons au dépérissement de l’Europe de Washington avec son engagement dans plusieurs conflits, à l’aggravation de la crise et à l’appauvrissement de ses populations. De l’autre, l’Europe de la paix se construit avec des nations indépendantes coopérant entre elles par des structures souples pour améliorer la situation de ses territoires et de ses habitants.

La question de l’hégémonie ne se pose pas puisque chaque nation représentée au sein de l’OCS ou de l’UEEA l’est par des membres élus de chacun de ses Etats membres, responsables de leurs propositions et décisions devant leurs parlements respectifs et librement associés à l’Union sur la base de ses objectifs clairement définis. Malgré les pressions des Etats-Unis pour empêcher la nouvelle Europe de se construire, une quarantaine de pays ont manifesté leur désir de coopérer avec elle, y compris des pays situés en dehors de son environnement immédiat en raison de son dynamisme.

Mélenchon, derrière ses beaux discours, est un atlantiste comme les autres

Riposte Laïque : Vous pointez du doigt la soumission criminelle, et suicidaire, de la France à la politique américaine, sous le gouvernement Obama. Pensez-vous qu’une victoire de Marine Le Pen, jugée peu probable, mais qui parait affoler les dirigeants du monde, serait un énorme bouleversement des grands équilibres du monde ?

Jean-Loup Izambert : Le spectacle lamentable que produisent les candidats atlantistes, de François Fillon à Jean-Luc Mélenchon…

Riposte Laïque : Jean-Luc Mélenchon y compris ?

Jean-Loup Izambert : Bien entendu. Je vous rappelle que derrière ses beaux discours, Jean-Luc Mélenchon a appelé à voter « oui » à l’Europe de Maastricht lors du référendum de 1992. Son appel à « désobéir aux traités européens » répond, je pense, à l’attente d’une majorité de Français mais n’offre aucune perspective claire et sérieuse pour une autre construction européenne. De même, le 10 mars 2011, Mélenchon a voté au Parlement « européen » avec la droite, ses amis socialistes et les verts la résolution (RC-B7-0169/2011) organisant l’isolement et préparant le renversement du gouvernement libyen. Mélenchon n’est donc en rien un révolutionnaire. Il a plutôt des allures de pom-pom girl du parti socialo dont le seul objectif est de capter les voix des communistes et des progressistes pour les rabattre ensuite dans la gibecière de l’un des candidats atlantistes. L’orateur est talentueux mais l’expérience montre qu’il faut plus juger les dirigeants sur leurs actes que sur leurs discours et leurs promesses.

Il me semble que la tonalité de la campagne du Front national est en-dessous des possibilités ambiantes

Riposte laïque : Vous évoquiez le spectacle de la campagne des élections présidentielles…

Jean-Loup Izambert : Oui, tous ces candidats – je parle des principaux mis en avant par les médias officiels pour canaliser le vote des citoyens – sont des imposteurs, de François Fillon à Emmanuel Macron en passant par Benoit Hamon. Tous, exception faite de la candidate du Front national, ont été au pouvoir après avoir chanté les mêmes promesses en 2007 puis en 2012. Outre les guerres et leurs conséquences, je ne rappellerai que quelques grandes lignes du bilan catastrophique des années Sarkozy et de son Premier ministre François Fillon : la dette publique de l’Etat a augmenté de près de 625 milliards d’euros, passant de 930 milliards – en réalité 1209,5 milliards avec la dette des organismes divers des administrations centrales, les administrations locales et la Sécurité sociale – en 2007 à 1833,8 milliards à la fin 2012, le chômage, la précarité et la misère ont explosé.

Dans le même temps, l’Etat a sorti de ses caisses des dizaines de milliards d’euros au profit des entreprises transnationales privées. Premier pourvoyeur d’aides aux entreprises avec « au moins 6000 dispositifs d’aides publiques aux entreprises », l’effort financier de la nation au profit des entreprises était alors « évalué à près de 65 milliards d’euros soit 4% du Produit Intérieur Brut » indiquait un rapport réalisé en 2006 et publié au début de l’année suivante par les inspections générales des Finances, des Affaires sociales et de l’Administration. Le pouvoir politique a accordé à ces grands patrons 6,5 milliards d’euros d’aides aux investisseurs et 25 milliards d’euros au titre d’une ribambelle de prêts bonifiés et de la baisse du coût du travail, etc. L’Etat ne budgétisait alors que 6 milliards d’euros pour le logement et 5 milliards pour la justice ! Les mêmes dirigeants des sociétés transnationales, qui ne créent pas d’emplois en France, n’ont cessé de bénéficier, de gouvernement Fillon en gouvernement Ayrault, au titre de la lutte contre le chômage, d’exonérations de charges fiscales colossales: de 3,4 milliards d’euros en 1993 sous le gouvernement Balladur, les exonérations patronales sont passées à 24 milliards d’euros inscrits au budget 2006, ont atteint 27,6 milliards en 2013 puis plus de 30 milliards d’euros en 2015.

Par ailleurs, en juillet 2011, le député Gilles Carrez (LR) indiquait lui-même, dans un rapport d’information présenté à l’Assemblée nationale, qu’ « au titre de leurs exercices clos en 2007, 2008 et 2009, les 36 groupes du CAC 40 – hormis EDF, GDF, Renault et France Télécom dans lesquels l’État est actionnaire -, normalement imposés à 33,3 %, ont acquitté en moyenne en impôt (avant remboursement du crédit impôt recherche) 0,4 % de leurs 500 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés en France ! Et une fois le crédit d’impôt recherche liquidé, parmi les 120 bilans (40 sur ces trois années), 52 affichent un impôt nul ou négatif. » ! Telle a été la politique de François Fillon qui a laissé les mains libres à la grande finance et aux grands patrons du CAC40 ans que ceux-ci ne rendent de compte sur l’utilisation de ces milliards d’euros de fonds publics ! Il semble qu’il faille rappeler, puisque pratiquement personne ne le dit, que cette politique fut poursuivie par les dirigeants « socialistes » sur le conseil d’Emmanuel Macron.

A peine sorti de la Banque Rothschild, celui qui se présente comme un « candidat anti-système » fut introduit à l’Elysée pour devenir le conseiller économique de François Hollande. Il est à ce titre, bien avant de devenir ministre de l’Economie, l’un des principaux responsables de l’aggravation de la situation économique et financière du pays. Vous remarquerez que ces chiffres comme la question de la finance et de la gestion démocratique des entreprises où les Français passent quand même l’essentiel de leur temps pour ceux qui ne sont pas au chômage, sont complément absents du débat de la campagne électorale. L’élection de Marine Le Pen permettrait de réorienter la politique intérieure et extérieure de la France, même si j’estime que par certains aspects le programme du Front national ne va pas assez loin, tout particulièrement en matière économique.

Trois points essentiels sont à l’ordre du jour de cette élection : quitter l’Union « européenne » et mettre en chantier l’Europe des peuples, quitter l’OTAN, bloc militaire de Washington, et donner à la nation la maîtrise des grands moyens de financement, de production et d’échange. Si les propositions de Marine Le Pen relatives à la banque et à la grande finance sont intéressantes, elles demeurent, de mon point de vue, en retrait des exigences. Vous ne pouvez assurer la stabilité monétaire et la stabilité financière d’un pays, quel qu’il soit, si vous ne contrôlez pas les mouvements de capitaux et si vous laissez ceux-ci entre les mains des « intégristes du marché ».

Comme le dit fort bien Jean-François Gayraud, haut fonctionnaire de la police nationale, dans son ouvrage passionnant sur Le nouveau capitalisme criminel, « il s’agit d’un « capitalisme de connivence », aux pratiques quasi mafieuses, régi par une super classe qui s’accommode parfaitement d’une « démocratie de basse intensité » : votez pour qui vous voudrez, cela est indifférent, puisque au final c’est le marché et non le parlement qui décide. » Aussi, sortir la Banque de France de la Banque Centrale Européenne est une priorité urgente. C’est pourquoi, je pense que les propositions devraient également être plus fortes sur la question européenne afin de donner une perspective plus claire, une lisibilité meilleure de ce que pourrait être l’Europe des nations d’autant que celle-ci s’ébauche déjà avec l’Union économique eurasiatique. Nous avons un exemple vivant à portée de main pourquoi ne pas nous y intéresser ? De même, certaines mesures urgentes importantes sont absentes : l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits, la promotion de la gestion démocratique de l’économie qui est une donnée incontournable surtout si l’on affirme vouloir promouvoir un « patriotisme économique » ou le soutien de la France à la proposition des Nations unies de créer un organisme fiscal intergouvernemental pour lutter contre les manœuvres financières qui privent l’Etat de ressources financières.

Par ailleurs, pour avoir exercé dans le secteur de la communication politique, il me semble que la tonalité de la campagne du Front national est en-dessous des possibilités ambiantes dans la mesure où François Fillon, Emmanuel Macron et Benoit Hamon sont tous trois les candidats de la crise et de la guerre ainsi qu’en témoignent leur présence et leurs décisions politiques dans les gouvernements auxquels ils ont appartenu. Ce qu’ils promettent aujourd’hui dans de belles paroles comme s’ils n’avaient pas de passé ne peut faire oublier ce qu’ils ont fait hier qui a conduit au désastre présent.

Riposte Laïque : Et ce livre, on se le procure comment, Jean-Loup ?

Jean-Loup Izambert : Je vous remercie de poser cette question car comme vous devez vous en douter à la lecture de celui-ci, les médias officiels risquent une nouvelle fois de se détourner des faits que je rapporte dans mon travail d’enquête. On peut trouver le livre en format papier et en format numérique sur des sites de vente par correspondance comme http://www.amazon.fr, sur le site de l’éditeur (http://www.is-edition.com), dans les grandes surfaces et dans toutes les bonnes librairies puisqu’il est diffusé par Hachette.

Propos recueillis par Pierre Cassen

Comment Washington et Bruxelles enfoncent la grande Europe dans la crise et la guerre

(Source : Riposte laïque)

Pour un monde sans islam, par Guy Milllière

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Je rends compte bien après sa parution du livre signé Aquila, Pour un monde sans islam*, que les éditions Tatamis ont fait paraître il y a quelques mois, mais je pense indispensable d’en rendre compte, et indispensable aussi d’inciter ceux qui me lisent à le lire aujourd’hui, alors qu’une capitale d’Europe est à nouveau frappée.

Lire la suite : Pour un monde sans islam

(Source : Dreuz.info)