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Livre : Les Maudits. Ces écrivains qu’on vous interdit de lire

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Sous la direction du journaliste Pierre Saint-Servant, ce ne sont pas moins de vingt et un contributeurs, universitaires, journalistes, écrivains eux-mêmes, qui ont dressé les portraits hauts en couleur et tout en contraste des « maudits », soit « ces écrivains épurés à la Libération », selon la définition apportée par Alain de Benoist, préfacier de ce bel ouvrage de plus 400 pages. Sans prétendre à l’exhaustivité, le livre dresse un tour d’horizon de ces gens de lettres que la doxa officielle s’acharnait à voir ensevelis sous un tombereau d’opprobres et d’infamie: Brasillach, Béraud, Bonnard, Brigneau, Céline, Drieu la Rochelle, Giono, Maurras, Montherlant, Rebatet, etc…

À une époque où rouges et bruns se concurrençaient – après s’être amourachés le temps d’un traité de non-agression mutuelle –, les premiers trompèrent si bien leur monde qu’ils obtinrent la victoire sur les seconds en se drapant des oripeaux vertueux de la démocratie, de la liberté et des droits de l’homme. C’est ainsi qu’émergea en France, à l’automne 1944, l’autoproclamé Comité national des écrivains (CNE) – issu lui-même du Front national des écrivains, mouvement communiste de résistance intellectuelle fondé en 1941 –, de semblable obédience – bien que composés de personnalités non marxistes, comme Jean Paulhan ou François Mauriac.

Ces fâcheux se faisaient fort de traquer les fachos – ou supposés tels – qui auraient trempé leur plume dans l’encre noire de la Collaboration. Version épuratoire des procès en sorcellerie de jadis, le CNE (« ces haineux », comme les avait dénommés Albert Paraz) poursuivait de sa rage vengeresse, tous les déviants qui « auraient aidé, encouragé ou soutenu par leurs écrits, par leurs actes ou par leur influence la propagande ou l’oppression hitlérienne », tout en réglant, à l’occasion, ses comptes – plus ou moins personnels – avec la concurrence. C’est ainsi que furent dressées des « listes noires » sur lesquelles furent couchés les noms de 174 écrivains ou folliculaires suspectés de complaisance intellectuelle avec l’ennemi. Le procédé était d’autant plus inquisitorial et partial qu’il prenait des allures sinistres de justice privée : « Ces listes de proscription ont été établies avant que les écrivains visés aient été jugés par les tribunaux », souligne Alain de Benoist.

Si le climat intellectuel d’aujourd’hui peut sembler étouffant, il convient de se souvenir, néanmoins, que l’atmosphère de cette furieuse période qui suivit la Libération, que l’on appellera l’épuration, était des plus poisseuses. Les « listes noires » apparaissaient alors comme une reviviscence de la « loi des suspects » en vigueur sous la Terreur, tandis que l’odeur du sang enivrait jusqu’à l’hystérie les confrères scrupuleusement vigilants de la République des Lettres. « Mort aux confrères ! » était « le mot d’ordre », comme le rappelle Alain de Benoist. Cet épisode de notre Histoire nationale, sans être anecdotique, reste, cependant, d’une ennuyeuse banalité. Parce que l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs, il n’est pas un régime ou un État qui, après avoir refoulé l’ennemi de ses frontières, n’ait épuré, aseptisé, purgé, assaini les rangs de ses fonctionnaires, industriels, scientifiques ou intellectuels.

Mais aujourd’hui, reconnaissons que les épurateurs sont toujours là. Si Adolf Hitler est bien mort, le fascisme loin derrière nous, plane pourtant l’ombre d’une pensée unique prétendument « antifasciste » d’essence totalitaire, plus raffinée que les chemises brunes d’antan mais tout aussi oppressive. Si, naguère, l’on poursuivait les traîtres à la patrie, indépendamment de leurs idées, celles-ci, aujourd’hui devenues « nauséabondes », les encalmine derechef parmi les infréquentables et les pestiférés. Point de rédemption. C’est ainsi que, lors même qu’ils étaient publiés dans les années 1950-1960, les Brasillach, Saint-Loup ou Châteaubriant font désormais l’objet de rééditions confidentielles ou sont tenus en respect éditorial (tel Rebatet) par des « spécialistes » gauchis sous le harnais avec force notes et appareils critiques.

Aristide Leucate

Livre : Les Maudits. Ces écrivains qu’on vous interdit de lire

(Source : Boulevard Voltaire)

Crise à l’école : à dessein ?? « On ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire »

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Dans « La désinstruction nationale », René Chiche, professeur de philosophie, dresse un sombre tableau de l’état de l’école.

En cause : l’empilement des réformes ou la dégradation des Humanités. C’est le cri d’un révolté. Professeur de philosophie en lycée et membre du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), René Chiche publie un ouvrage où son attachement à l’institution scolaire se mêle à une rage sourde face à son état de ruine. Dans « La désinstruction nationale« * (éditions Ovadia), cet homme engagé déplore que le niveau de ses élèves soit désormais proche du néant. La faute à l’empilement des réformes, aux pressions de la hiérarchie, à la dégradation des programmes ou encore à la fragilisation des Humanités, entre autres. Entretien.

Marianne : Votre ouvrage a tout d’un cri du cœur. Face à la démission de l’école, aux réformes, à la hiérarchie… Et aux conséquences supportées par vos élèves que vous aimez malgré les très fortes carences que présentent leurs copies. Pourquoi avoir voulu écrire ce livre ?

René Chiche : Ce qui a déclenché mon envie d’écrire, c’est tout d’abord le niveau inacceptable atteint par mes élèves. En classe, j’ai face à moi des élèves qui sont le produit de l’école : ils ont passé 15 ans en salle de classe et se retrouvent pourtant dans un état dramatique de quasi-illettrisme. Et cela, je ne peux plus le supporter. L’autre raison profonde, c’est que beaucoup de choses ont été écrites sur l’école, mais de manière souvent trop dogmatique. Avec un seul but : descendre des ennemis politiques ou décrédibiliser des positions opposées. Ce que j’ai voulu faire, au contraire, c’est écrire un livre pour le grand public, pour la société toute entière, en proposant une place de choix au sujet lui-même : l’école. Parce que nous sommes tous responsables de son état actuel. Surtout, derrière ce sujet, il y a la question de la République. Parce que c’est à l’école que tout commence, c’est la mère de toutes les batailles. Qu’elle n’instruise plus ne peut amener que de graves déconvenues pour toute notre société.

Les copies de philosophie que vous corrigez sont en majorité, dites-vous, d’une « extrême-pauvreté ». À tel point que vous parlez du français comme d’une « langue étrangère » pour certains. À qui la faute ?

Il y a des causes qui sont très connues, comme par exemple la diminution du nombre d’heures de français et de philosophie, les modifications successives dans les programmes… Mais il y a quelque chose de plus fondamental derrière cette situation : le triomphe des Sciences humaines sur les Humanités. L’usage de langue, c’est l’instrument de la connaissance et de la pensée. Or, cet instrument ne peut s’acquérir comme tel que par la lecture de classiques, de grands auteurs. Pendant les années 70, l’université a commencé un processus de destruction de cet héritage pour promouvoir l’étude d’auteurs comme le psychanalyste Jacques Lacan, par exemple. Résultat : les professeurs, une fois en classe, ont ensuite développé une capacité à déployer un discours complètement artificiel sur des auteurs classiques qu’ils n’ont jamais lus. N’ayant que peu intégré cette culture classique, ils n’ont d’autre choix, devant les élèves, que de proposer autre chose. Ce sont les conséquences de ce mouvement que mon témoignage veut illustrer.

« Nos élèves ont été portés, pendant toute leur scolarité, dans un système qui ne leur a pratiquement rien donné, rien transmis. »

Vous dites craindre des conséquences sur ce que vous appelez « la conscience des électeurs ». Pourquoi ? Avez-vous pu constater, en classe, des signes avant-coureurs ?

Bien sûr. Il se trouve que j’enseigne dans un lycée moyen, je sais donc qu’il y a pire. Et généralement, quand on parle de l’école, on parle du pire. Mais le pire n’est pas forcément représentatif. Ce qui est plus intéressant, c’est de regarder la moyenne en face. Je crois que mes classes sont représentatives de cette « moyenne ». Je dois l’avouer, mes élèves sont très gentils… Mais ils ne savent, en général, rien. C’est-à-dire qu’ils ont été portés, pendant toute leur scolarité, dans un système qui ne leur a pratiquement rien donné, rien transmis. Ils sont donc une matière première idéale pour tout type de manipulations. Je ne dis pas que tout cela a été fait pour en arriver là, mais c’est un effet que je constate. Il suffit de lancer n’importe quel sujet pour observer qu’ils n’ont aucune distance critique.

Vous rapportez d’ailleurs un événement au lendemain de l’attaque de Charlie Hebdo où une élève refuse d’effectuer une minute de silence en citant un texte religieux qu’elle a trouvé sur un obscur site Internet…

C’est presque un autre sujet qui est celui de la lecture. Où est-ce qu’on apprend la langue ? On l’apprend auprès de ceux qui ont porté un haut niveau de l’expression : les auteurs. Mais aussi par le dialogue, l’échange… Quand on zappe toutes ces cases, on n’a plus aucun repère. N’importe quel discours devient la référence absolue. Le fanatisme, sous sa forme religieuse ou sous sa forme politique, naît ainsi. Le cas de cet élève symbolise parfaitement cela. Il y a quelque chose de très grave : Internet, par Wikipédia notamment, a donné l’illusion que le savoir pouvait se dispenser de la lecture. Comme si savoir une chose pouvait se résumer au fait d’en avoir vaguement entendu parler. L’école, finalement, au lieu de faire ce qu’elle a toujours fait, c’est-à-dire former l’esprit, se cantonne désormais à donner des informations partielles en disant qu’il s’agit là de « savoirs ». Mais ce n’est pas du savoir, ça ne forme pas l’intelligence ! Ce qui forme l’intelligence, ce sont des exercices comme la dissertation par exemple. Or, aujourd’hui, on constate que de plus en plus d’élèves arrivent en Terminale sans en avoir fait une seule de toute leur scolarité. Il n’est donc pas étonnant qu’ensuite, quand on leur demande d’exprimer, ils ne savent pas le faire. Et ça donne les copies que je lis… L’école ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire.

Dans ce cas, l’école est-elle encore, comme vous l’appelez, « l’institution laïque par excellence » ?

Ce qui est certain, c’est qu’elle ne remplit plus son rôle. Plus inquiétant encore, on a l’impression que l’école ne sait plus très bien quel est son rôle, sa fonction… Tout ceux qui ont la responsabilité de l’école, les ministres et les hauts fonctionnaires de l’institution, n’osent plus prononcer le mot « instruction ». Pourquoi je parle de la « désinstruction » ? Parce qu’aujourd’hui, c’est un mot tabou. Si vous prêtez l’oreille au discours de ceux qui représentent l’institution, ils n’ont qu’un seul mot à la bouche : la « réussite ». Bien sûr, tout le monde veut la réussite. Mais la réussite de nos élèves ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Le problème c’est que, quand on fait de la réussite un but, tous les moyens sont bons pour y arriver. Et les moyens les plus courts sont les meilleurs, notamment en bradant les diplômes.

« L’école ne sait plus très bien quel est son rôle, sa fonction… »

Vous visez notamment les fameux « pédagogistes » et leurs « petits soldats de la désinstruction chargés d’exterminer les Hussards noirs d’antan ». Vous dites que la « désinstruction constitue » pour eux « une rente de situation ». Qu’entendez-vous par là ?

Il y a des gens, qu’on appelle les « pédagogistes », même si cette expression me gêne parce que la vraie pédagogie se moque de la pédagogie, qui sont en quelques sortes des bonimenteurs. Car au lieu de faire, ils parlent sur ce qu’il faut faire. Ils font des thèses avant de faire carrière. Le plus connu c’est bien sûr Philippe Meirieu. Ou encore, aujourd’hui, Laurence de Cock, très active sur les réseaux sociaux. Son cas est révélateur. Elle a passé son Capes d’Histoire et Géographie, s’est intéressée aux Sciences de l’éducation, a passé une thèse, est devenue chargée de cours à l’université, grâce à cette position elle publie des livres et a fini par être un des principaux soutiens aux différentes réformes de Najat Vallaud-Belkacem, sous le mandat de François Hollande. Ces gens-là ne sont nuisibles que lorsque la gauche est au pouvoir parce qu’elle leur donne un poids exagérée dans l’institution. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est le terrain. Or, eux, ne s’y intéressent pas, ils ignorent la situation que je relate et que tous les enseignants constatent, tout comme les causes de cette situation. Le résultat est prévisible : les professeurs se résignent, se découragent.

Quelle est la clé du problème, selon vous ?

Le salut peut venir de plusieurs choses à la fois, il n’y a pas une seule solution miracle. Il y a une frange de l’opinion qui est ce que j’appellerais les « parents réels », qui tranche avec les « parents professionnels » qui eux font de la politique et sont dans le refus systématique. Dans cette première catégorie, il y a ceux qui veulent que leurs enfants réussissent, bien évidemment et qui ont encore du respect pour une profession qui elle-même ne se respecte plus. Il faut se reposer sur cette base pour faire que les professeurs redeviennent des hussards qui n’attendent pas uniquement que le ministre les respecte, les considère. Le respect, on ne le réclame pas. On se respecte soi-même pour redevenir respectable. Il faut reconstruire un corps professoral qui n’a été que trop abîmé. Aujourd’hui, les professeurs rasent les murs, sont sans cesse en train de s’excuser, craignent la pression de la hiérarchie… Ils n’osent pas affirmer ce qu’ils sont ni leur autorité. Les injonctions de la hiérarchie sont malheureusement un frein. Parce que si vous n’avez pas les épaules, aujourd’hui, vous finissez par faire comme tout le monde : donner des notes auxquelles vous ne croyez pas, dire aux élèves qu’ils ont réussi alors qu’ils vont se casser la figure dans le Supérieur…

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

*En achetant le livre avec ce lien, vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%. Cette information est fournie pour assurer une parfaite transparence des conséquences de votre action, conformément à la recommandation 16 CFR § 255.5 de la Federal Trade Commission.

Marianne

Crise à l’école : « On ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire »

(Source : Dreuz.info)

Tariq Ramadan, itinéraire d’un « imposteur »

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Dans son essai « Tariq Ramadan. Histoire d’une imposture », notre confrère Ian Hamel retrace l’ascension et la chute d’un « prestidigitateur ». Implacable.

«Une imposture. » Ian Hamel n’y va pas par quatre chemins dans le nouveau livre qu’il consacre à Tariq Ramadan. Peu de personnes connaissent aussi bien le sinueux parcours de l’islamologue que notre confrère du Point, qui réside en Suisse. En 2007, Ian Hamel avait signé une première biographie incisive sur celui que le magazine Time avait classé comme l’un des sept innovateurs religieux du XXIe siècle. Depuis, avec cinq plaintes pour viol, le dossier Ramadan s’est lourdement alourdi et le monde entier a découvert que le fameux double discours ramadanien cachait aussi une double vie.

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Tariq Ramadan, itinéraire d’un « imposteur »

(Source : Dreuz.info)

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Au coeur de la guerre de Vendée

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Au cœur de la guerre de Vendée

Dernier né des Éditions Beaufort, jeune maison qui s’attache à célébrer l’Histoire pour l’offrir au grand public, ce beau livre documenté et richement illustré, entre récit épique et guide de voyage, fait déjà figure de best-seller. Il décrit cette page méconnue et savamment tue ou reniée par la République naissante, de l’insurrection vendéenne au temps de la Terreur, aux premières heures de la Révolution française. « Et quand on presse la terre de Vendée, il en sort le sang des martyrs », écrit Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, dans la préface, ajoutant: « À travers ce livre aux allures de chansons de geste, vous allez découvrir l’histoire d’une épopée exemplaire, d’un mythe devenu fondateur. »

Le livre fait déjà référence. Après Le Souvenir vendéen, la revue Savoir évoque « un programme de lecture au sommet de la réflexion de l’auteur qui l’accompagne d’une plume élégante et inspirée ». Pour le site Vendéens & Chouans : « Raconté en sept chapitres par Paul Bridier dont la qualité d’écriture se démarque des livres habituellement consacrés à ce sujet, le récit égrène les faits marquants, les hauts lieux, et les figures héroïques qui ont porté l’insurrection vendéenne. »

Hommage aux martyrs, aux héros et aux saints de Vendée, c’est aussi et avant tout un message aux générations nouvelles pour garder vivante la flamme de la rébellion quand l’idéologie se fait totalitaire. Un livre à lire seul ou à haute voix, d’une traite ou lentement, et destiné à tenir bien en main pour le prendre avec soi sur les lieux de bataille. Avec au cœur cette devise du dernier chef vendéen, Charette : « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ! »

Pour commander Au cœur de la guerre de Vendée, de Paul Bridier, Éditions Beaufort

(Source : Boulevard Voltaire)

Ce tordu de Macron veut offrir le marché des retraites aux fonds de pension américains

Macron veut offrir le marché des retraites aux fonds de pension américains____________________________________________________

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L’image d’illustration de l’article vient du site Lanceurs d’alerte et de son enquête BlackRock et retraite, les fonds de pension qui conseillent Macron. Voir ici.

« On n’est pas en train de privatiser notre système de retraites, mais la réforme peut encourager le recours à terme à ces fonds de pension pour compléter la retraite. Ce qui encourage le basculement vers les fonds de pension, c’est le fait de rendre la retraite pas forcément suffisante. Si vous en avez les moyens, vous allez essayer de mettre de côté », explique un économiste.

Le gouvernement aurait même déjà pris les devants avec les plans épargne retraite créés en 2019. Une retraite complémentaire simplifiée à destination principalement des plus hauts revenus, assure le gouvernement. Le système de répartition restera, d’après lui, suffisant pour éviter d’avoir à placer son argent. » (France Info)

BLACKROCK. UN GÉANT AMÉRICAIN DE LA FINANCE À L’ASSAUT DES RETRAITES DES FRANÇAIS

https://www.humanite.fr/blackrock-un-geant-americain-de-la-finance-lassaut-des-retraites-des-francais-681673

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La France, un marché stratégique pour les gérants américains (Les Échos, 24 sept. 2019)

 

COMMENTAIRES D’INTERNAUTES :

Alstom aux Américains,
Latécoère aux Américains,

Les retraites aux Américains,

Ça commence à faire beaucoup….

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– C’est vrai, Macron veut sans doute récompenser ceux qui l’ont porté au pouvoir mais les fonds de pension français peuvent servir à investir et ne plus perdre nos fleurons industriels, nos startups.

– Sauf qu’il semble favoriser les fonds américains.

– Oui, c’est le pillage organisé, on dirait !

– Je le pense et je pense aussi que certains vont avoir de grasses bonifications de la part de ces fonds pour avoir permis cela.

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Nous paierons des fonds de retraites mais continuerons à cotiser pour la retraite. C’est comme pour la sécurité sociale : nous cotisons toujours autant mais payons une mutuelle à côté.

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Macron a vendu la FDJ à des amis. Il espère de même pour ADP. S’il vend les retraites au privé, il gagne le super bonus. Quand il ne sera plus aux manettes, les retours d’ascenseurs seront conséquents.

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Macron veut offrir le marché des retraites aux fonds de pension américains

(Source : Résistance Républicaine)

Quelques vérités cachées sur le diabolique Trotsky

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Trotsky était un tueur de masse, brutal, qui ne s’opposait à la répression politique que lorsqu’elle visait ses compagnons communistes. Il s’opposait à Staline en partie parce qu’il pensait que Staline n’était pas assez répressif. Toute admiration pour Trotsky est tout à fait déplacée, perverse même.

Le mal à l’état pur de Trotsky brille encore à travers lui. Ça ne le dérangeait nullement que l’Etat socialiste affamait les êtres humains. Il fut même ravi d’exercer ce pouvoir quand il fonda et dirigea l’Armée rouge. Trotsky n’était indigné que lorsque l’Union soviétique tournait sa puissance totalitaire contre ses compatriotes communistes.

  • Trotsky a été directement responsable de la mort de centaines de milliers d’innocents pendant l’ère du Communisme de guerre (1918-21).
  • Avec Lénine, Trotsky (et non Staline) établit le système du Goulag, la police secrète et d’autres grandes et belles institutions humanitaires de la répression soviétique.
  • Trotsky a également joué un rôle de premier plan dans l’ingénierie de la première collectivisation de l’agriculture soviétique — qui a conduit à une famine délibérément provoquée, laquelle a tué plusieurs millions de personnes. Le livre de Richard Pipes (le père de Daniel Pipes, un ami de Dreuz.info) intitulé Russia Under the Bolshevik Regime* (La Russie sous le régime bolchevique) traite du rôle de Trotsky dans ces atrocités et dans d’autres.

Au risque de faire hurler les manichéens qui raisonnent exclusivement en termes de bien ou mal, et aussi monstrueux que Staline l’a été, il est bien possible que la Russie et le monde auraient bien plus souffert encore si Trotsky l’avait vaincu à la fin des années 1920.

Trotsky, rappelons-le tout de même, a rompu avec Staline — les deux se détestaient — en grande partie parce qu’il pensait que Staline n’allait pas assez loin dans la répression des « éléments bourgeois », dans la collectivisation de l’agriculture (qui a finalement conduit à une famine encore plus grande) et la promotion de la révolution communiste à l’étranger.

Certes, Trotsky était moins intéressé que Staline à purger les camarades du parti. Il a même critiqué Staline pour ses purges. De là à l’encenser… Car les autres, il ne voyait aucun inconvénient à les « purger ». Et pour le peuple, la vie aurait probablement été encore bien pire qu’elle ne le fut.

Après son exil, Trotsky critique le communisme façon Staline, et affirme que sa version, le trotskysme, aurait apporté l’idée prolétarienne. Les idiots utiles croient ça, sans réaliser que de la théorie à la pratique, il existe un gouffre, et que ce gouffre, si celui qui ne le voit pas possède le pouvoir, il s’y engouffre, et avec lui le reste du peuple.

Il est à noter que le nom de Trotsky est largement omis dans les articles qui reconnaissent les effets négatifs et criminels du communisme. A les lire, Trotsky existe à peine, après l’implantation de l’armistice bolchévique en 1918. La réalité est bien différente, et une savante réécriture de l’histoire demande à être entreprise.

Voici quelques pistes de réflexion…

Le désastre économique de Trotsky a créé la misère, la famine et la mort de millions

  • Pendant la guerre civile et la phase de Communisme de guerre du régime soviétique, Trotsky était clairement l’homme numéro deux à côté de Lénine.
  • Il fut l’un des cinq premiers membres du Politburo lors de la création, en 1919, de l’instance dirigeante du Parti communiste.
  • En matière de pouvoir intellectuel et d’efficacité administrative, il était le supérieur de Lénine et n’hésitait pas à être en désaccord avec lui, mais il manquait de facilité dans la manipulation politique pour gagner les décisions du parti.
  • Trotsky prit une part importante au lancement du Comintern en 1919 et rédigea son manifeste initial.

En 1920, Trotsky, dont le rôle et l’influence politique est aujourd’hui minimisée à outrance pour donner à croire que le communisme a été perverti par Staline, et que la version Trotsky du socialisme aurait apporté bonheur et épanouissement sur Terre, se tourna vers la « reconstruction » économique de la Russie, tout en conservant son poste de commissaire de guerre. Il s’efforça d’appliquer la discipline militaire à l’économie, utilisant les soldats comme des armées de travail, et tentant de militariser l’administration du système de transport. Un désastre.

Au cours de l’hiver 1920-21, des dissensions généralisées ont éclaté au sujet des politiques du Communisme de guerre, non seulement au sein de la population, mais aussi parmi les dirigeants du parti. L’enjeu de la controverse était le rôle futur des syndicats.

  • La gauche utopique voulait que les syndicats administrent l’industrie.
  • Lénine et l’aile prudente voulaient que les syndicats se limitent à superviser les conditions de travail.
  • Trotsky et ses partisans voulaient que les syndicats représentent l’autorité centrale.

Trotsky se servit de la faim pour conserver le pouvoir. Affamer le peuple était son arme de torture et d’assouvissement.

» L’ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, a été remplacé par un nouveau » écrit Trotsky dans La Révolution trahie*, et c’est : « qui n’obéit pas ne mange pas ». Trotsky ajoute : « Lorsque le seul employeur est l’État, cela signifie que l’opposition connaît la mort par une famine lente ». Et bien entendu, Trotsky était en faveur d’un Etat qui contrôle tous les aspects de l’économie et d’un système économique où l’Etat est le seul employeur — ce qui permettait d’offrir une mort lente aux opposants par la famine — un délice d’humanisme.

La nouvelle politique économique

Le socialisme d’Etat radical institué au début de la Révolution russe par Trotsky et Lenine exigeait le contrôle du gouvernement sur toute l’industrie, et obligeait les agriculteurs à remettre leurs produits au gouvernement pour redistribution. A l’époque, les fermiers représentaient 80 % de la population.

Trotsky et les siens ne s’intéressaient pas tant à la production agricole qu’à sa répartition, et pour cela, il n’est jamais venu à l’esprit de ces demeurés mentaux qu’en massacrant et en envoyant au Goulag les agriculteurs récalcitrants, ils privaient le pays des meilleurs cerveaux capables de nourrir le pays — qui en fait, aurait pu nourrir toute la planète, dans un environnement libéral.

  • La famine fut causée par la collectivisation forcée des fermes privées par le gouvernement Lenine/Trotsky – et la réquisition forcée du grain.
  • Les producteurs, qui n’étaient pas rémunérés pour leur travail, cessèrent de travailler, ce qui entraîna des pénuries généralisées.
  • Les meilleurs fermiers furent assassinés ou envoyés pourrir dans des camps de travail forcé.
  • Des quotas exorbitants de céréales furent fixés par le gouvernement soviétique, et les céréales furent collectées sans rien laisser aux paysans, entraînant une famine massive — surtout en Ukraine, dans le Caucase du Nord ou le Kazakhstan.
  • A sa suite, le gouvernement Staline ne fit rien pour apporter des secours ou ajuster les quotas.

Je vous encourage à faire le parallèle avec les demeurés mentaux contre Black Friday. Ils manifestaient hier devant les centres commerciaux et les entrepôts Amazon pour empêcher le public de consommer les promotions et les soldes du Black Friday. La similitude s’arrête seulement au fait que ceux-là n’ont pas le pouvoir d’imposer leur vision à l’économie entière. S’ils l’avaient comme Trotsky, Lenine et Staline l’avaient, ils feraient subir aux Français, par leur criminelle stupidité et leur aveuglement d’illuminés, ce que les trois ont fait au peuple russe.

La politique économique de Trotsky était évidemment impopulaire parmi les paysans et les ouvriers, et après l’effondrement économique, Lénine a commencé à vouloir imposer sa Nouvelle Politique Economique (NPE).

Il s’agissait, et on retrouvera l’idée en Chine, d’un capitalisme limité contrôlé par l’Etat, et de taxes seulement partielles sur les produits agricoles.

Staline, à qui les communistes contemporains ont accepté — à contrecœur parce qu’ils ne pouvaient plus les nier — de faire porter le chapeau des crimes de cette idéologie de mort, anti-nature, en reprenant l’accusation de Trotsky qu’il s’agirait d’une perversion du communisme, a en réalité soutenu la NPE, estimant qu’il était nécessaire de renforcer l’Union soviétique et de protéger la révolution. La plupart des chefs de parti ont également approuvé.

1921, la famine Povolzhye

La famine russe de 1921, aussi connue comme «Povolzhye», a commencé au début du printemps 1921 et a duré jusqu’à 1923. Elle a tué environ 6 millions de personnes, affectant principalement les régions de la Volga et de la rivière Oural.

La famine a été provoquée par une combinaison d’effets. Les sécheresses intermittentes de 1921 ont exacerbé les erreurs de la politique économique centralisée de Trotsky.

À la fin de 1921, la santé de Lénine s’est détériorée. Il est absent de Moscou pour de plus longues périodes de temps, et le régime est dirigé par Trotsky, numéro deux du pays. Lénine a trois accidents vasculaires cérébraux entre le 25 mai 1922 et le 9 mars 1923, ce qui a causé sa paralysie, la perte de la parole et enfin sa mort le 21 janvier 1924.

L’historien russe Vladimir Cherniaev résume les principales contributions de Trotsky à cette « révolution » russe :

Trotsky porte une grande responsabilité à la fois pour la victoire de l’Armée rouge dans la guerre civile et pour l’établissement d’un État autoritaire à parti unique avec son appareil destiné à réprimer impitoyablement la dissidence….

C’était un idéologue et un pratiquant de la « Terreur Rouge ».

Il méprisait la « démocratie bourgeoise », il croyait que la mollesse et la faiblesse détruiraient la révolution, et que la suppression des classes de propriétaires et des opposants politiques libérerait l’espace politique pour permettre l’épanouissement du socialisme.

Il a été l’initiateur des camps de concentration, des camps de travail obligatoires, de la militarisation du travail, et de la prise de contrôle des syndicats par l’État.

Trotsky était impliqué dans de nombreuses pratiques qui allaient devenir la norme à l’époque stalinienne, y compris les exécutions sommaires.

https://books.google.com/books?id=NAZm2EdxKqkC&pg=PA191

Le gouvernement de Staline a continué, peut-être par manque de compréhension ou délibérément, et n’a rien fait pour atténuer la famine.

1932, l’Holodomor ou le génocide de 10 millions d’Ukrainiens par la famine

10 ans après la révélation par Soljenitsyne de l’ampleur du génocide en Ukraine, les négationnistes niaient encore son existence. L’ouverture des archives russes, en 1991, les fit taire, même si la Russie, jusqu’à ce jour, à l’instar de la négation du génocide arménien par la Turquie, continue de nier.

Une question est cependant toujours débattue : qui de Staline ou de Trotsky est le vrai responsable de la mort de 10 millions d’Ukrainiens par la famine.

  • En 1929, Trotsky a été éjecté du pouvoir par Staline et exilé en Turquie jusqu’en 1933, date où Daladier lui offre l’asile en France. Les apparences ne semblent donc pas le rendre responsable de ce génocide.
  • Se pose cependant la question de savoir si la famine a été industriellement organisée et décidée par Staline (1), ce que prétend Trotsky, qui critique les méthodes de Staline dans une lettre publiée en 1939 (2), ou si elle découle du collectivisme trotskyste, du fait que de tels traitements étaient également imposés ailleurs et précédemment en URSS.

« Pour le pur mal meurtrier, il n’y a jamais eu de force comparable au communisme et à Léon Trotsky… jamais auparavant ou depuis lors un peuple n’a construit une vaste industrie de la mort dans le seul but de rassembler et détruire chaque membre d’un autre peuple. Les bolcheviques, sous les ordres et sous la direction de Trotsky, ont tué tant d’Européens que le nombre de morts dépasse les 100 millions. »

Jeff Jacoby, The Boston Globe, 7 décembre 1995

Conclusion

Alors que les capitalistes occidentaux étaient accusés par les communistes de se nourrir sur le dos du peuple avec les bas salaires, la Russie de Trotsky et Lénine, puis celle de Staline, ne nourrissait pas le peuple russe. La Russie a plus de terres arables que tout autre pays. Elle aurait pu facilement nourrir la planète entière.

Le contexte ne reflète pas bien pour Trotsky, cet homme qui est encore admiré par de nombreux gauchistes et même par quelques anciens conservateurs de gauche.

Paraphrasant Robert Service : « Il y a encore de la vie chez le vieux Trotsky. Si le pic à glace ne l’a pas achevé, j’espère que cet article y contribuera. »

Quelques vérités cachées sur le diabolique Trotsky

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. Des documents déclassifiés, tels que des décrets gouvernementaux, montrent que la bureaucratie imposait des mesures punitives draconiennes aux villages qui ne respectent pas les quotas de production céréalière — y compris la confiscation de toute la nourriture et l’interruption complète des approvisionnements.
  2. https://www.marxists.org/archive/trotsky/1939/04/ukraine2.htm

*En achetant le livre avec ce lien, vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%. Cette information est fournie pour assurer une parfaite transparence des conséquences de votre action, conformément à la recommandation 16 CFR § 255.5 de la Federal Trade Commission.

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41XTXJGV3JL._SX290_BO1,204,203,200_.jpg

Et pour les anglophones , le livre de Richard Pipes :

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Éborgnée : le visage du chef CRS qui m’a tiré dessus a été filmé…

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Riposte laïque : Chère Fiorina Lignier, autant vous dire que nous sommes tous ravis, ici à Riposte laïque, que vous ayez accepté cet entretien. En effet, vous êtes pour beaucoup d’entre nous un symbole – celui du peuple de France attaqué par ceux qui sont censés le protéger –, en plus de nous donner une leçon de dignité et de courage.
Donc, nous sommes le 8 décembre 2018 et, le moins que l’on puisse dire – j’y étais – c’est que le pouvoir en place se déchaîne. J’ai croisé ce jour-là des touristes littéralement effrayés par les forces de l’ordre ainsi qu’un photographe grièvement blessé à la main par un tir de LBD. Vous, vous êtes sur les Champs-Élysées avec votre compagnon, Maxime Jacob, empêchés de quitter les lieux par les forces de police.
Sur cette avenue, plus que partout ailleurs dans Paris, la violence d’État se manifeste sans retenue. Soudain, vous recevez un projectile dans votre œil gauche et vous vous effondrez. Vous apprendrez plus tard que vous avez été victime d’un tir de grenade. Vous avez alors vingt ans et de nombreuses épreuves vous attendent.
N’avez-vous pas le sentiment d’avoir servi d’exemple – car le tir dont vous avez été victime est difficilement admissible comme accidentel – pour effrayer ce peuple qui d’habitude subit tout docilement, contrairement aux racailles des cités de France pourtant traitées avec bien plus d’égards ?

Fiorina Lignier : En effet on ne peut pas parler d’accident dans mon cas. Le CRS a tiré volontairement plusieurs grenades dans une foule pacifique, qui ne pouvait se disperser car elle en était empêchée par les Gendarmes mobiles qui bloquaient les issues.
Oui je pense que j’ai servi d’exemple, comme tous les autres mutilés d’ailleurs. L’État, au lieu de répondre aux revendications des Gilets jaunes, a préféré, pour faire diminuer leur nombre dans les rues, mutiler gravement des manifestants afin d’effrayer les autres. Maintenant, les gens qui vont avec les Gilets jaunes se disent : « Aller manifester samedi, c’est risquer de perdre un œil ou une main. »
Jamais l’État ne s’était permis de telles violences contres ses citoyens, l’étude parue en début de ce mois le prouve https://www.europe1.fr/societe/forte-hausse-des-blessures-aux-yeux-par-lbd-3928897.

Le nombre de personnes blessées aux yeux avec des LBD a explosé. Jamais les racailles de banlieues, qui pourtant attaquent ou brûlent des policiers, n’ont risqué leurs yeux, alors que moi, manifestante pacifique, j’ai perdu un des miens…

Riposte laïque : Récemment, les services de sécurité du très discutable président Macron, lors de sa visite à l’université Jules-Verne d’Amiens, vous ont barré le passage. Après lui avoir écrit – sans réponse ! –, vous vouliez lui remettre votre livre : « Tir à vue ». Précisons que l’université Jules-Verne est celle où vous poursuivez vos études de philosophie. Le lendemain, avec une persévérance qui force le respect, vous avez déposé votre livre au secrétariat de l’Élysée, qui a enfin accepté de le prendre. Que vous inspire le silence assourdissant de la part de celui qui a autorisé la répression dont vous et plusieurs autres manifestants ont été victimes et pour qui il n’a eu aucune parole réconfortante ?

Fiorina Lignier : La première question, en effet, est : comment les étudiants qui ont pu échanger avec Macron ont-ils été choisis ? L’amphithéâtre où le président de la République répondait à leurs questions était à moitié vide. Je pense que j’avais toute ma place dans cette assemblée. Le président de la fac, Mohammed Benlahsen, a sélectionné quelques étudiants qui ont questionné le Président sur des revendications habituelles comme les bourses. Pas de quoi le déstabiliser ou le pousser dans ses retranchements. Il ne fallait quand même pas que le Président soit en face de celle qu’il a fait mutiler, comme tant d’autres. Aux yeux des caméras venues filmer l’événement, cela aurait fait tache. J’ai donc en effet, comme vous l’avez dit, amené moi-même mon livre au Président (et aussi à Castaner). J’espère que cela pourra susciter un commentaire de sa part, même si je n’y crois pas vraiment. À vrai dire, il ne peut pas reconnaître les blessés car ça signifierait qu’il est responsable. Sa stratégie est donc de minimiser les violences contre les manifestants et de laisser (injustement) porter la responsabilité de ces actes sur le dos des seules forces de l’ordre. Si encore, même en restant silencieux sur les blessés, Emmanuel Macron avait choisi de changer sa politique de maintien de l’ordre pour éviter de nouveaux blessés, j’aurais pu accepter plus facilement.


Riposte laïque : Depuis que votre plainte a été enregistrée, le 14 décembre 2018, la justice n’a toujours pas bougé. « La justice est réactive pour faire condamner les Gilets jaunes, mais pas pour condamner les policiers qui mutilent », avez-vous très justement déclaré au magazine « Nous sommes partout ». Si votre plainte n’aboutissait pas, envisagez-vous des recours et si oui, lesquels ?

Fiorina Lignier : Je ne peux pas imaginer que ma plainte n’aboutisse pas. Le visage du chef du CRS qui m’a tiré dessus a été filmé par les équipes de France 2, les caméras de vidéo-surveillance des Champs-Élysées ont filmé l’assaut qui m’a coûté mon œil (mon fiancé a pu consulter ces images, moi j’attends toujours). De plus, l’homme qui m’a tiré dessus est le seul équipé d’un lance-grenades sur la douzaine de CRS qui interviennent, on peut donc le retrouver. Si l’IGPN (la police des polices) ne réussit pas à identifier le CRS en cause, je considérerai qu’il s’agit là d’une volonté politique d’étouffer l’affaire.
Évidemment, si ma plainte est classée sans suite, je demanderai à mon avocat d’étudier tous les recours possibles ; mais je ne suis pas une spécialiste de notre système judiciaire pour vous en dire plus. Ce qui est certain, c’est que je n’abandonnerai pas, je me défendrai jusqu’au bout.

Riposte laïque : Juste après votre mutilation, une cagnotte a été lancée par Damien Rieu, qui a permis de récolter 50 000 euros que le même Damien Rieu vous a remis sur votre lit d’hôpital, pour (je cite) : « accompagner Fiorina dans ses dépenses médicales et de soutien psychologique et à reconstruire sa vie. » Mais ce qu’il y a, à mon sens, d’abject, ce sont les commentaires des médias à propos de cette cagnotte, lesquels n’avaient de cesse de rappeler que vous étiez – horreur ! – d’extrême-droite, c’est-à-dire que vous étiez attachée à une certaine idée de la France, que nous partageons à Riposte laïque. D’autres ont critiqué un traitement de faveur, sachant que les fonds récoltés étaient des fonds privés et que l’on peut encore faire ce que l’on veut de son argent dans ce pays. Quel sentiment avez-vous eu face à ce déferlement, tandis que vous deviez vous préparer à vivre avec un œil en moins ?

Fiorina Lignier : Tout d’abord, je voudrais remercier tous ceux qui ont donné pour m’aider dans ma longue rémission. Oui, il est vrai que la presse subventionnée avait de drôles de priorités quand elle parlait de moi après ma blessure. Ce qui comptait pour elle, ce n’étaient pas les raisons qui poussent une jeune fille de 20 ans à se mobiliser avec les Gilets jaunes, mais qui est à l’origine de la cagnotte. Et là horreur, c’était Damien Rieu. Eh bien moi, je remercie grandement le lanceur d’alerte Damien Rieu de s’être mobilisé pour moi. Grâce à lui et à tous ceux qui ont participé, j’ai pu faire face aux milliers d’euros de dépenses qui ont suivi à cause de ma blessure. Eh, oui, car, vous savez, j’habite à Amiens et je suis suivie à la Pitié-Salpêtrière (à Paris). Mes frais de transport s’élèvent à environ 2 000 € avec les dizaines d’allers-retours que j’ai dû faire pour me rendre à mes rendez-vous médicaux. Sans compter certains médicaments qui ne sont pas remboursés par la Sécu, la souscription à une nouvelle mutuelle plus onéreuse, une paire de lunettes de soleil, le remplacement de mon manteau et de mes habits saisis par la police, où l’avance des 400 € pour mon rapatriement en ambulance (dont j’attends toujours le remboursement)… Comment aurais-je fait sans tous ces donateurs ? Car, vous savez, l’État, après vous avoir blessé, vous abandonne complètement. Ils ne m’ont pas proposé une avance pour quoi que ce soit, ni des conseils pour les démarches à venir. Quant à ceux qui ont critiqué le fait que j’ai pu bénéficier de cette cagnotte, je leur réponds que je voudrais bien échanger ma place avec eux. À eux les milliers d’euros, à moi le deuxième œil !

Riposte laïque : Depuis votre blessure, vous avez subi plusieurs opérations et votre prothèse a même dû vous être enlevée. Les douleurs sont toujours présentes et vives. Je suppose que cela occasionne des frais importants – malgré l’aide de la cagnotte – qui ne sont sans doute pas tous remboursés, tandis que l’aide médicale accordée à des vagues de migrants est dispensée sans compter. J’ai rencontré d’autres personnes mutilées au cours des manifestations de Gilets jaunes et elles sont littéralement abandonnées par le pouvoir qui les a, précisément, mis dans cet état, au mépris du droit et de la liberté. Que vous inspire cette médisance indécente ?

Fiorina Lignier : Eh bien c’est une idée que je développe dans mon livre (« Tir à vue, la répression selon Macron », aux éditions Via Romana). Les Gilets jaunes sont considérés par l’État comme des sous-Français. D’abord les villes, puis les banlieues, et enfin les miettes pour la France périphérique (d’où les Gilets jaunes viennent). Eh bien avec les blessés du mouvement social, c’est la même chose. Au moment de l’affaire Théo, quand ce délinquant a été accidentellement blessé par la police, il a eu le droit aux attentions de tous les médias, du président de la République Hollande et même à un petit mot de Macron évoquant les « violences policières » (qui n’en étaient pas). Et quand il s’agit des Gilets jaunes, rien, pas un mot de Macron devenu Président ; et les médias cachent ces violences pendant des mois !
Dans un autre registre, vous évoquiez l’AME qui prend en charge l’intégralité des dépenses de santé des clandestins (des personnes présentes illégalement en France) quand, dans le même temps, j’ai vu des Gilets jaunes blessés qui n’avaient pas les moyens de se soigner et qui devaient renoncer à des soins. Cette politique antinationale est à la fois honteuse et incompréhensible. Comment accepter que des Gilets jaunes travailleurs aient financé les soins de clandestins, alors que la Sécurité sociale ne couvrait pas entièrement leurs dépenses de santé ?

Riposte laïque : Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque, a écrit, après avoir lu votre livre : « Comment un régime, en France, a-t-il pu traiter ce qu’il y a de meilleur dans notre peuple, et Fiorina en fait partie, avec une telle barbarie, quand il fout une paix royale aux racailles et aux gauchistes ? » Ayant participé à une trentaine de manifestations de Gilets jaunes, je confirme ses dires. Que vous inspire la France aujourd’hui ?

Fiorina Lignier : Je suis fière d’être française, mais j’ai l’impression d’assister au délitement du pays sous mes yeux (enfin mon œil) impuissants. La France doit faire face à de nombreux défis : le Grand Remplacement, le mondialisme, l’Union européenne, la désindustrialisation, le libéralisme à outrance, les minorités revendicatives, la déculturation, la décadence, la culture de la repentance… Cependant, les Gilets jaunes du 17 novembre 2018 font naître un espoir. Celui d’un peuple qui est prêt à se soulever contre ses élites qui souhaitent le détruire. Je suis optimiste pour l’avenir, les Gilets jaunes ne sont que le début…

Riposte laïque : Vous êtes jeune, et visiblement décidée à ne pas laisser le destin vous écraser. Vous avez donc des projets. Quels sont-ils, si ce n’est pas trop indiscret ? Par exemple, persévérer en politique ?

Fiorina Lignier : À court terme, c’est la promotion de mon livre qui va m’occuper. Pour la suite, je ne me ferme aucune porte. Je suis prête à m’engager s’il le faut, à soutenir des projets ou des personnalités. Je serais présente où l’on aura besoin de moi !
À mon échelle, pour participer à la préservation de la France et de l’Europe, mon projet est évidement, en tant que femme, de m’accomplir pleinement et de devenir mère. Mère d’enfants européens de culture et de sang, indispensables pour faire perdurer ce que nous sommes.
Merci à votre média de me donner la parole, pour dénoncer la politique de répression d’Emmanuel Macron.

Propos recueillis par Charles Demassieux pour Riposte laïque

PS : voici le lien pour l’achat du livre de Fiorina Lignier :
http://via-romana.fr/reinformation/339-tir-a-vue-9782372711425.html

Charles Demassieux

Éborgnée : le visage du chef CRS qui m’a tiré dessus a été filmé…

(Source : Riposte laïque)