Archives de Catégorie: UN BRIN DE CULTURE Saviez vous que … et pourquoi ?

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George Frederic Handel : Judas Maccabaeus (Judah Maccabée)

Judas Maccabée – Plaque d’émail –
XVIe s. – Musée de Cluny – Paris

            Vitrail représentant Judas Maccabée, dans la nef de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation de Pierrelongue dans la Drôme __________________________________________________

Judas Maccabæus (HWV 63), en français Judas Maccabée, est un oratorio en trois actes composé en 1746 par Georg Friedrich Haendel sur un livret en anglais du Révérend Thomas Morell.

L’oratorio a été composé (du 9 juillet au 11 août 1746) pour célébrer la victoire, le 16 avril, du prince William Augustus, duc de Cumberland, le second fils du roi George II, de la Maison de Hanovre sur les forces jacobites du prétendant Stuart  à la couronne d’Angleterre, à la bataille de Culloden. Haendel avait composé, au début de l’année, et de façon anticipée pour la même circonstance, l’Occasional Oratorio.

FILM: Hanukkah hero Judah Maccabee

APIC/Getty Image Judah Maccabee

synopsis (n’existe pas en français sur Wikipedia) le voici donc en anglais

Part 1

The people mourn the death of their leader Mattathias, but his son Simon tries to restore their faith and calls them to arms (Arm, arm, ye brave). Simon’s brother, Judas Maccabaeus, assumes the role of leader and inspires the people with thoughts of liberty and victory through the power of Jehovah.[1]

Part 2

The people have been victorious, but Judas is concerned that vanity will cause the people to claim victory for themselves. When news arrives that the Seleucid commander Gorgias is preparing to enact revenge, the people’s joyous mood gives way to wailing and dejection (Ah! wretched Israel!). Again Judas rallies the people (Sound an alarm) and insists that the pagan altars must be destroyed and that false religions must be resisted.[1][3]

Part 3

Victory has finally been achieved for the Jewish people (See, the Conqu’ring Hero Comes!). News arrives that Rome is willing to form an alliance with Judas against the Seleucid empire. The people rejoice that peace has at last come to their country (O lovely peace).[1]

L’oeuvre complète : (2 h 49 mn 33s)

Georg Friedrich Händel – Judas Maccabaeus HWV 63

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Juda Maccabée

Juda Maccabée est un dirigeant juif du IIe siècle avant l’ère commune qui était à la tête des forces juives pendant la révolte des Maccabées contre la domination syrienne hellénistique des séleucides. Il est le troisième fils du prêtre juif Mattathias auquel il succède en – 166 comme chef de la révolte. Il meurt en – 160. Judas est considéré comme l’un des grands  héros de l’histoire juive.

Maqabi (avec un qof) se rattache au mot maqabah ou maqabet signifiant marteau, comme dans « ni marteau, ni hache, ni autre instrument de fer ne fut entendu dans le temple durant sa construction » ( I Rois 6:7) Selon une explication traditionnelle rapportée par le Sefer Josippon, Makabi (avec un kaf) serait un acronyme formé des premières lettres du verset biblique « mi kamo’ha ba-elim YHVH » (Exode 15:11) qui veut dire « Qui est comme Toi entre les dieux, Seigneur ». (Wikipedia)

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Un peu d’histoire juive : La révolte des Maccabées (Hasmonéens)

La révolte juive contre les Grecs a constitué un précédent dans l’histoire humaine : ce fut la première guerre de religion.

C’est par les deux livres des Maccabées que nous connaissons les détails de la guerre menée par les Juifs contre les Grecs et l’hellénisme.

Ces chroniques ne sont pas incluses dans la Bible hébraïque parce que, comme nous l’avons appris au chapitre 26, les membres de la Grande Assemblée avaient, bien avant cette époque, décidé de son contenu. Les événements relatés dans ces livres sont de loin postérieurs. Les livres des Maccabées ont probablement été écrits par un chroniqueur hasmonéen, qui n’était pas certainement pas un prophète, et on peut les trouver dans une collection appelée Séfèr ha’Hitsonim, qui contient aussi d’autres écritures dites  » apocryphes  » mentionnées ou citées dans le Talmud.

Cette révolte des Juifs a constitué un précédent dans l’histoire humaine. Elle a été la première guerre idéologique et de religions. Personne dans l’Antiquité ne mourait pour ses dieux ; seuls les Juifs pensaient que leur religion – la seule religion monothéiste de l’époque – valait que l’on meurt pour elle.

Mais cette guerre, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, n’a pas été seulement une guerre contre les Grecs. Elle a été aussi une guerre civile où des Juifs, restés loyaux au judaïsme, ont combattu d’autres Juifs, qui s’étaient laissés helléniser et qui soutenaient les Grecs.

Nous sommes en 167 avant l’ère commune, et les terribles persécutions menées par les Grecs contre les Juifs battent leur plein. Les troupes grecques font irruption à Modi’in (une localité située à l’ouest de Jérusalem, visible aujourd’hui non loin de l’autoroute Jérusalem-Tel Aviv) et exigent que les Juifs sacrifient un porc aux dieux grecs. Le dirigeant de la ville, Mattathias, qui est un kohen, refuse.

Mais ils trouvent un Juif hellénisé qui est prêt à faire ce qui est impensable aux yeux de ses frères. Sur le point d’abattre la bête, Mattathias le poignarde, tuant aussi la personnalité officielle grecque présente sur les lieux. Puis il se tourne vers la foule et annonce :  » Suivez-moi, vous tous qui êtes pour la loi de Dieu et êtes fidèles à l’alliance !  » (I Maccabées 2, 27)

Ceux qui ont suivi Mattathias et ses cinq fils – Yehouda, Eléazar, Yo’hanan, Yonathan et Chim’on – partent se réfugier dans les collines, car ils s’attendent à ce que les Grecs reviennent et détruisent le village à titre de représailles. Dans les collines, ils organisent un guérilla armée, conduite au début par le fils aîné, Yehouda, surnommé Maccabée, ce qui veut dire  » Marteau « . Le mot makabi ( » Maccabée « ) est aussi un sigle correspondant à : mi khamokha baélim Dieu ( » Qui est comme Toi parmi les forts, Dieu »), et il deviendra le cri de guerre du peuple juif.

Nous ne savons pas exactement à quels effectifs se montait l’armée des Maccabées, mais même les estimations les plus optimistes les évaluent à moins de 12 000 hommes. Cette force minuscule va mener le combat contre des régiments grecs de près de 40 000 soldats.

Les Grecs ne disposaient pas seulement d’une supériorité numérique. Leurs troupes étaient composées de militaires professionnels, bien équipés et bien entraînés. Elles disposaient de troupeaux d’éléphants de guerre, les tanks de l’Antiquité. Les Juifs, quant à eux, étaient écrasés sous le nombre, pauvrement équipés – inutile d’insister sur l’absence d’éléphants – mais ils compensaient ces infériorités par leur ardeur et leur ferveur.

La plupart des batailles ont eu lieu dans les contreforts situés le long de la plaine côtière en direction de Jérusalem. Les Grecs ont essayé de faire manoeuvrer leurs troupes depuis les vallées en direction des hauteurs montagneuses, devenues les bastions de l’armée juive. Ils n’ont pu escalader que peu d’endroits, ceux que les Maccabées avaient choisis pour les y attaquer.

On a l’impression, quand on lit ce récit, que la guerre n’a duré que quelques semaines : des batailles ont eu lieu, les Juifs ont gagné, les Grecs sont rentrés chez eux. Il a fallu, en fait, 25 ans de combats, avec beaucoup de pertes dans les deux camps.

‘Hanoucca

Après les trois premières années, les Juifs ont pu reconquérir Jérusalem. Ils ont trouvé le Temple en état d’impureté, car il avait été transformé en un sanctuaire païen, sur l’autel duquel étaient sacrifiés des porcs. Quand ils ont réoccupé les lieux, leur premier geste a été d’allumer une menora de remplacement (celle en or ayant été fondue par les Grecs), mais ils n’ont découvert qu’une seule fiole d’huile pure porteuse d’un cachet particulier. Ils ont utilisé cette fiole pour allumer la menora et celle-ci, par miracle, est restée allumée pendant huit jours, délai qui a été mis à contribution pour préparer et livrer de l’huile pure fraîchement pressée.

Les Maccabées ont alors purifié le Temple et l’ont réinauguré le 25 kislev. Cette date est devenue, dans le calendrier hébreu, celle où nous commençons de célébrer les huit jours de ‘Hanouka. (Le mot hébreu ‘hanouka signifie  » inauguration « .)

‘Hanouka – l’une des deux fêtes ajoutées par les rabbins au calendrier juif – célèbre deux sortes de miracles :

– La victoire militaire des Juifs sur les Grecs, largement supérieurs en nombre.

– La victoire spirituelle de valeurs juives sur celles des Grecs. C’est cette victoire spirituelle qui est symbolisée par les lumières de ‘Hanouka.

La réinauguration du Temple n’a cependant pas mis fin aux combats. Malheureusement, des Juifs hellénisés n’étaient pas heureux de la victoire remportée par les Maccabées à Jérusalem. Ils joignirent leurs forces à celles des Grecs et la guerre continua.

Ce n’est qu’en 142 avant l’ère commune, sous le règne du monarque séleucide Démétrios, que les Grecs finirent par mettre fin aux hostilités et signèrent un traité de paix avec Chim’on, le dernier survivant des cinq fils de Mattathias.

Cette année-là, Israël a été libéré du joug des païens ; le peuple a commencé d’écrire sur les contrats et les accords :  » Dans la première année de Chim’on, le grand prêtre, général et dirigeant des Juifs.  » (I Maccabées 13, 41 et 42)

C’est ainsi que la souveraineté juive sur Erets Yisrael a été officiellement restaurée.

Le règne des Hasmonéens

Comme noté plus haut, Mattathias était un kohen, et il n’est pas surprenant que son fils, Chim’on, soit devenu grand prêtre. Mais Chim’on s’est attribué aussi le titre de nassi, c’est-à-dire de  » prince/président/dirigeant « . Il ne prit pas celui de roi parce qu’il savait très bien qu’un roi juif ne pouvait être issu que de la lignée de David.

(La lignée de David, lignée des rois, vient de la tribu de Juda, tandis que celle des kohanim, les prêtres, vient de la tribu de Lévi, selon la bénédiction donnée par Jacob à ses douze fils, les douze tribus d’Israël.)

Ce fut un mauvais choix de la part de Chim’on parce que ses descendants n’ont pas respecté cette distinction. Ils ont institué une nouvelle dynastie régnante en Israël – la dynastie hasmonéenne – qui a duré 103 ans et qui a été marquée par une terrible décadence morale et religieuse. Ils n’auraient pas dû être rois du tout, et ils se sont laissés corrompre par leur propre pouvoir.

Le souverain suivant a été Jean (Yo’hanan) Hyrcan, et son nom laisse apparaître l’influence grandissante occupée par la culture grecque : Les Hasmonéens avaient commencé à s’helléniser. Terrible tragédie, alors que leurs ancêtres avaient sacrifié leurs vies pour rejeter le joug de l’hellénisme.

Parmi ses nombreuses erreurs, Jean Hyrcan a pris une décision très grave. Pour soutenir son effort en vue d’étendre les frontières d’Israël, il a converti de force les peuples nouvellement vaincus. Jamais le judaïsme n’avait fait, ni ne fera par la suite, une chose pareille. Les Juifs ont plutôt tendance à décourager ceux qui veulent se convertir, et non le contraire.

Un des peuples qui a été ainsi converti de force a été celui des Iduméens. Cette erreur coûtera très cher aux Juifs.

Il existe en Israël, près de Beith Chémech, un site archéologique fascinant ouvert aux touristes et appelé Beith Gouvrin Marecha (Marissa). Il consiste en quelque 2 000 grottes taillées surtout dans le calcaire. C’était une des grandes villes du Iduméens. Elle a été conquise par les Hasmonéens, qui ont donné à son peuple le choix entre la conversion et le départ.
Une des familles iduméennes ainsi convertie de force a occupé quelques années plus tard une place importante dans la vie publique, quand les Romains ont envahi le pays. Un de ses descendants – Hérode – fut couronné roi des Juifs et il a été un souverain schizophrène. Il a fait assassiner le grand prêtre, quarante-cinq membres de la Cour Suprême juive ainsi que la plus grande partie de sa propre famille, mais il a aussi entrepris un fantastique programme de constructions qui a inclus la ville de Césarée, la forteresse de Massada, et une réédification totale du Temple. Comme nous le verrons, Hérode (qui n’était juif que de nom) a eu des rapports très schizophréniques avec les Juifs.

Le déclin de l’indépendance juive

Le fils de Jean Hyrcan, Alexandre Jannée, est un cas classique de souverain hasmonéen totalement dévoyé. Il était complètement hellénisé et avait partie liée avec les Sadducéens, ces Juifs qui observaient seulement la Tora écrite et qui se fiaient à leurs propres interprétations, contre les Pharisiens, les Juifs du courant dominant.

Quand certains Pharisiens se sont opposés à lui, Alexandre Jannée en fait exécuter 800 après les avoir obligés à assister aux tortures de leurs familles. Pendant les exécutions, il organisa un festin à la mode grecque.

Comme dans une grande tragédie classique, on a assisté ici à la fin d’une famille éminente dont le destin avait commencé dans la gloire et qui s’est s’achevé dans le désastre, non sans mener le peuple juif à la ruine.

Les deux derniers rois hasmonéens ont été deux frères, Hyrcan et Aristobule, tous deux totalement hellénisés. Hyrcan était le plus faible des deux, mais il avait un conseiller avisé nommé Antipater, un descendant de convertis iduméens. Ce dernier avait un fils : Hérode.

Hyrcan et Aristobule se sont engagés dans une lutte fratricide avec pour enjeu le trône royal. Le combat était indécis. Et comment vont réagir ces deux hommes moralement corrompus et assoiffés de pouvoir ? Ils se sont accordés pour demander à Rome de trancher leur litige.

Mais inviter les Romains ne ressemblait en rien à la constitution d’une force multinationale pour le maintien de la paix ou pour une médiation. Le peuple auquel il avait ainsi été fait appel était incroyablement assoiffé de conquêtes et de gains territoriaux.

Nous sommes en 63 avant l’ère commune, et Pompée, le grand général romain, était occupé à nettoyer ce qui restait de l’Empire Grec. Il ne sera que trop heureux de répondre favorablement à cette demande et de faire manoeuvrer ses troupes en Israël.

Rabbin Ken Spiro

Traduction et adaptation de Jacques Kohn

La Révolte des Maccabées

(Source : Lamed)

Réinauguration du Temple de Jérusalem après la victoire des Maccabées :

 

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Le triumph de Juda Maccabée
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UN BRIN DE CULTURE – Victor Hugo

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Le peuple donne son sang et son argent, moyennant quoi on le mène

Extrait de « L’Homme qui rit » – 1869

L’Homme qui rit (1869)

Victor Hugo (Besançon 1802  – Paris 1885)

Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Maison natale de Victor Hugo à Besançon

Aux Feuillantines

Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: jouez, mais je défends
Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux échelles.

Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d’une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l’avoir,
Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.

 Victor Hugo  Victor Hugo

Victor Hugo enfant  jeune homme, et dans la force de l’âge

Lise

J’avais douze ans ; elle en avait bien seize.
Elle était grande, et, moi, j’étais petit.
Pour lui parler le soir plus à mon aise,
Moi, j’attendais que sa mère sortît ;
Puis je venais m’asseoir près de sa chaise
Pour lui parler le soir plus à mon aise.

Que de printemps passés avec leurs fleurs !
Que de feux morts, et que de tombes closes !
Se souvient-on qu’il fut jadis des coeurs ?
Se souvient-on qu’il fut jadis des roses ?
Elle m’aimait. Je l’aimais. Nous étions
Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons.

Dieu l’avait faite ange, fée et princesse.
Comme elle était bien plus grande que moi,
Je lui faisais des questions sans cesse
Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ?
Et par moments elle évitait, craintive,
Mon oeil rêveur qui la rendait pensive.

Puis j’étalais mon savoir enfantin,
Mes jeux, la balle et la toupie agile ;
J’étais tout fier d’apprendre le latin ;
Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ;
Je bravais tout; rien ne me faisait mal ;
Je lui disais : Mon père est général.

Quoiqu’on soit femme, il faut parfois qu’on lise
Dans le latin, qu’on épelle en rêvant ;
Pour lui traduire un verset, à l’église,
Je me penchais sur son livre souvent.
Un ange ouvrait sur nous son aile blanche,
Quand nous étions à vêpres le dimanche.

Elle disait de moi : C’est un enfant !
Je l’appelais mademoiselle Lise.
Pour lui traduire un psaume, bien souvent,
Je me penchais sur son livre à l’église ;
Si bien qu’un jour, vous le vîtes, mon Dieu !
Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu.

Jeunes amours, si vite épanouies,
Vous êtes l’aube et le matin du coeur.
Charmez l’enfant, extases inouïes !
Et quand le soir vient avec la douleur,
Charmez encor nos âmes éblouies,
Jeunes amours, si vite épanouies!

Victor Hugo

jeune homme,

Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor Hugo

et dans la force de l’âge

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Léopoldine et François-Victor, par Madame Victor Hugo

Demain, dès l’aube…

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

1853 – Victor Hugo lisant devant un mur de pierres – par Auguste Vacquerie

Hugo et son fils François Victor, 1836

Lorsque l’enfant paraît

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme
Qui s’élève en priant ;
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S’arrête en souriant.

La nuit, quand l’homme dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L’onde entre les roseaux,
Si l’aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d’oiseaux.

Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N’ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n’ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l’auréole d’or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l’arche.
Vos pieds tendres et purs n’ont point l’âge où l’on marche.
Vos ailes sont d’azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n’est immonde,
Âme où rien n’est impur !

Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

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 Victor Hugo (à droite) et ses deux fils, François (debout) et Charles

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Paroles sur la dune

Maintenant que mon temps décroît comme un flambeau,
Que mes tâches sont terminées ;
Maintenant que voici que je touche au tombeau
Par les deuils et par les années,

Et qu’au fond de ce ciel que mon essor rêva,
Je vois fuir, vers l’ombre entraînées,
Comme le tourbillon du passé qui s’en va,
Tant de belles heures sonnées ;

Maintenant que je dis : – Un jour, nous triomphons ;
Le lendemain, tout est mensonge ! –
Je suis triste, et je marche au bord des flots profonds,
Courbé comme celui qui songe.

Je regarde, au-dessus du mont et du vallon,
Et des mers sans fin remuées,
S’envoler sous le bec du vautour aquilon,
Toute la toison des nuées ;

J’entends le vent dans l’air, la mer sur le récif,
L’homme liant la gerbe mûre ;
J’écoute, et je confronte en mon esprit pensif
Ce qui parle à ce qui murmure ;

Et je reste parfois couché sans me lever
Sur l’herbe rare de la dune,
Jusqu’à l’heure où l’on voit apparaître et rêver
Les yeux sinistres de la lune.

Elle monte, elle jette un long rayon dormant
A l’espace, au mystère, au gouffre ;
Et nous nous regardons tous les deux fixement,
Elle qui brille et moi qui souffre.

Où donc s’en sont allés mes jours évanouis ?
Est-il quelqu’un qui me connaisse ?
Ai-je encor quelque chose en mes yeux éblouis,
De la clarté de ma jeunesse ?

Tout s’est-il envolé ? Je suis seul, je suis las ;
J’appelle sans qu’on me réponde ;
Ô vents ! ô flots ! ne suis-je aussi qu’un souffle, hélas !
Hélas ! ne suis-je aussi qu’une onde ?

Ne verrai-je plus rien de tout ce que j’aimais ?
Au-dedans de moi le soir tombe.
Ô terre, dont la brume efface les sommets,
Suis-je le spectre, et toi la tombe ?

Ai-je donc vidé tout, vie, amour, joie, espoir ?
J’attends, je demande, j’implore ;
Je penche tour à tour mes urnes pour avoir
De chacune une goutte encore !

Comme le souvenir est voisin du remord !
Comme à pleurer tout nous ramène !
Et que je te sens froide en te touchant, ô mort,
Noir verrou de la porte humaine !

Et je pense, écoutant gémir le vent amer,
Et l’onde aux plis infranchissables ;
L’été rit, et l’on voit sur le bord de la mer
Fleurir le chardon bleu des sables.

Victor Hugo

Victor Hugo âgé

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Victor Hugo

Résultat de recherche d'images pour "Photos de Victor Hugo et ses deux fils petits"   Victor Hugo avec ses deux petits-enfants Georges et Jeanne

Jeanne dort

Jeanne dort ; elle laisse, ô pauvre ange banni,
Sa douce petite âme aller dans l’infini ;
Ainsi le passereau fuit dans la cerisaie ;
Elle regarde ailleurs que sur terre, elle essaie,
Hélas, avant de boire à nos coupes de fiel,
De renouer un peu dans l’ombre avec le ciel.
Apaisement sacré ! ses cheveux, son haleine,
Son teint, plus transparent qu’une aile de phalène,
Ses gestes indistincts, son calme, c’est exquis.
Le vieux grand-père, esclave heureux, pays conquis,
La contemple.

Cet être est ici-bas le moindre
Et le plus grand ; on voit sur cette bouche poindre
Un rire vague et pur qui vient on ne sait d’où ;
Comme elle est belle ! Elle a des plis de graisse au cou ;
On la respire ainsi qu’un parfum d’asphodèle ;
Une poupée aux yeux étonnés est près d’elle,
Et l’enfant par moments la presse sur son coeur.
Figurez-vous cet ange obscur, tremblant, vainqueur,
L’espérance étoilée autour de ce visage,
Ce pied nu, ce sommeil d’une grâce en bas âge.
Oh ! quel profond sourire, et compris de lui seul,
Elle rapportera de l’ombre à son aïeul !
Car l’âme de l’enfant, pas encor dédorée,
Semble être une lueur du lointain empyrée,
Et l’attendrissement des vieillards, c’est de voir
Que le matin veut bien se mêler à leur soir.

Ne la réveillez pas. Cela dort, une rose.
Jeanne au fond du sommeil médite et se compose
Je ne sais quoi de plus céleste que le ciel.
De lys en lys, de rêve en rêve, on fait son miel,
Et l’âme de l’enfant travaille, humble et vermeille,
Dans les songes ainsi que dans les fleurs l’abeille.

Victor Hugo Victor Hugo avec ses petits-enfants Jeanne et Georges

Les enfants lisent, troupe blonde

Les enfants lisent, troupe blonde ;
Ils épellent, je les entends ;
Et le maître d’école gronde
Dans la lumière du printemps.

J’aperçois l’école entrouverte ;
Et je rôde au bord des marais ;
Toute la grande saison verte
Frissonne au loin dans les forêts.

Tout rit, tout chante ; c’est la fête
De l’infini que nous voyons ;
La beauté des fleurs semble faite
Avec la candeur des rayons.

J’épelle aussi moi ; je me penche
Sur l’immense livre joyeux ;
Ô champs, quel vers que la pervenche !
Quelle strophe que l’aigle, ô cieux !

Mais, mystère ! rien n’est sans tache.
Rien ! – Qui peut dire par quels noeuds
La végétation rattache
Le lys chaste au chardon hargneux ?

Tandis que là-bas siffle un merle,
La sarcelle, des roseaux plats,
Sort, ayant au bec une perle ;
Cette perle agonise, hélas !

C’est le poisson qui, tout à l’heure,
Poursuivait l’aragne, courant
Sur sa bleue et vague demeure,
Sinistre monde transparent.

Un coup de fusil dans la haie,
Abois d’un chien ; c’est le chasseur.
Et, pensif, je sens une plaie
Parmi toute cette douceur.

Et, sous l’herbe pressant la fange,
Triste passant de ce beau lieu,
Je songe au mal, énigme étrange,
Faute d’orthographe de Dieu.

Image associéeVictor Hugo et sa famille

Image associée La famille Hugo à Guernesey en 1878

Victor Hugo sur la terrasse de Hauteville House, en 1868, lors de son exil sur l’île de Guernesey.

Victor Hugo sur la terrasse de Hauteville House, en 1868, lors de son exil sur l’île de Guernesey. / Rue des Archives

Hauteville House, la maison de Victor Hugo. / Hervé Gyssels/PhotononstopHauteville House, la maison de Victor Hugo. / Hervé Gyssels/Photononstop

Guernesey, lieu d’écriture des « Travailleurs de la mer » et des             « Misérables »

L’île anglo-normande, où s’exila Victor Hugo pendant quinze ans, entretient la mémoire de l’écrivain. À Guernesey, Victor Hugo s’ébroue, s’installe et entame l’une des périodes les plus productives de sa vie d’écrivain. Des trois exils que connut ­Victor Hugo, celui de Guernesey est le plus long. L’île, tout comme la littérature, conserve de nombreuses traces de son passage.

Cette maison est, dans l’histoire de la littérature « la dernière acquise grâce aux droits d’auteur d’un recueil de poésie », en l’occurrence Les Contemplations. Elle est aussi le point de départ naturel d’un voyage sur les pas de Victor Hugo dans l’île.

C’est là, après avoir avalé ses œufs crus et sa tasse de café, que l’écrivain écrit chaque matin, debout, face à l’archipel. Il a devant lui la petite île d’Herm et la plus lointaine Sercq. Là-bas, fin ruban bleuté visible par beau temps, la France, terre interdite et chérie. Déjeuner, ablution d’eau glacée, tendre promenade avec sa maîtresse Juliette Drouet (qu’il loge dans la même rue et peut saluer le matin de son balcon)… La vie s’organise, comme un pied de nez à l’exil. (La Croix)

Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées

Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées.
Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l’aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit !

Tous ces jours passeront; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d’argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S’iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m’en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

Image associéeGroupe familial à Guernesey, 1852-1853

Image associéeAdèle Hugo, Victor Hugo et Madame Victor Hugo

Image associée Juliette Drouet

LA FAMILLE HUGO

1/Les grands parents

Les grands parents de Victor Hugo se nommaient : Joseph Hugo, né le 24 octobre 1727 et mort le 12 avril 1789 eut pour première épouse Dieudonné Françoise Béchet avec qui il eut onze enfants. Sa deuxième épouse, Jeanne-Marguerite vit le jour le 21 mars 1741 et mourut le 15 février 1814. Ils eurent beaucoup d’enfants dont Joseph Léopold Sigisbert, le père de Victor Hugo.

2/Les oncles et les tantes

Victor Hugo eut un oncle, Louis Joseph Hugo né le 14 février 1777 et décédé le 18 décembre 1853. Victor eut aussi quatre tantes: Anne Julie Hugo qui vit le jour le 5 novembre 1770 et mourut le 15 mai 1816. Anne Victoire Hugo née le 27 décembre 1771 et décédée le 28 août 1808. Monique Hugo naquit le 4 janvier 1773 mais décéda en bas âge. Marie Françoise née le 15 février 1776. Léopold Hugo, le père de Victor, ne fut pas très proche de sa famille à l’âge adulte à cause de son métier.

3/ Le père

Le père de Victor Hugo, Léopold-Sigisbert Hugo, né à Nancy, le 15 novembre 1773 appartenait à une famille d’artisans d’origine plébéienne. Ses parents Joseph et Jeanne Marguerite eurent sept enfants. Léopold devint général d’Empire de Napoléon Bonaparte puis il fut nommé gouverneur de trois provinces et comte de Siguenza en Espagne. Il se maria avec Sophie Trébuchet. Il ne cessa de la tromper avec de nombreuses maîtresses dont Cécile Marie Catherine Thomas avec qui il resta jusqu’à sa mort, survenue le 29 janvier 1828.

4/La mère

La mère de Victor Hugo, Sophie Trébuchet née le 19 juin 1772 dans une famille bourgeoise nantaise est la fille d’un capitaine de navigation marchande. Elle rencontra Léopold en 1796 et se maria avec lui, le 15 novembre 1797. Elle eut, elle aussi, un amant, le général Victor Lahorie. Leur union fut malheureuse, malgré leurs trois enfants : Juste Abel, né en 1798, qui eut trois enfants, Léopold Armand, Jeanne Zoé, Jules et quimourut le 8 février 1855 ; Eugène, né en 1800, et mort en 1837 et Victor, né en 1802 et mort en 1885. Sophie s’opposa farouchement au mariage de son fils avec Adèle. Ce n’est qu’en 1821, lorsqu’elle mourut,que Victor Hugo put enfin épouser son amie d’enfance, Adèle Foucher.

5/Victor Hugo

Victor Marie Hugo vit le jour le 26 février 1802 à 22h30 à Besançon. A dix-sept ans, Victor fonda une revue « le Conservateur Littéraire  » avec ses frères qui dura deux ans. A vingt ans, Victor Hugo épouse son amie d’enfance Adèle Foucher. Il porte un amour incomparable à cette jeune femme, pourtant il ne cessera de la tromper, en particulier avec Juliette Drouet, actrice rencontrée en 1833 avec qui il restera jusqu’à sa mort. De son union avec Adèle, naquirent cinq enfants : Léopold, Léopoldine, Charles, François-Victor et Adèle.

6/Les enfants

Léopold vit le jour le 16 juillet 1823 et mourut seulement trois mois après, le 10 octobre 1823. Léopoldine, née le 28 août 1824 à peine un an après la mort du premier enfant fit le bonheur de ses parents. Sa mort à Villequier le 4 septembre 1843 fut un immense chagrin pour les deux parents. C’est en partie pour célébrer le bonheur familial passé et perdu que Hugo écrivit Les Contemplations. Charles, né le 4 novembre 1826, fut journaliste. D’ailleurs, il s’engagea aux côtés de son père, c’est pour cela qu’il connaîtra la prison et l’exil ; il mourut le 13 mars 1871. François Victor, né le 2 octobre 1828 fut lui aussi un talentueux journaliste, il mourut à paris le 26 décembre 1873. La dernière fille de Victor Hugo, Adèle, naquit le 24 août 1830 ; elle termina ses jours dans un asile à Saint-Mandé et mourut le 21 avril 1915.

7/Les petits enfants

Georges et Jeanne, les enfants de François-Victor seront les lumières de la vieillesse pour Hugo, au moment où il perd son épouse, Adèle, et où il voit sa fille cadette s’enfoncer dans la folie. C’est d’eux qu’il parle dans L’art d’être grand-père, un de ses derniers recueils de poèmes.

Le poète s’en va dans les champs

Le poète s’en va dans les champs ; il admire,
Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d’or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l’accueillir agitant leurs bouquets,
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et, familièrement, car cela sied aux belles :
– Tiens ! c’est notre amoureux qui passe ! disent-elles.
Et, pleins de jour et d’ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
L’orme au branchage noir, de mousse appesanti,
Comme les ulémas quand paraît le muphti,
Lui font de grands saluts et courbent jusqu’à terre
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : C’est lui ! c’est le rêveur !

victor hugoVictor Hugo with friends during his exile to Guernsey (Hulton-Deutsch Collection/CORBIS)

Monstre sacré de la littérature française, exceptionnel par son implication dans les combats de son temps autant que par la fécondité de son imagination, Hugo domine le xixe siècle. Placé par sa naissance au cœur des tiraillements d’un siècle mouvementé (un père républicain puis bonapartiste, une mère royaliste et vendéenne), évoluant du royalisme ultra au socialisme républicain, à la fois brocardé et encensé de son vivant, connaissant l’exil et les deuils, il veut tout dire, en somme, pour tous, et de toutes les façons possibles.

Drame, recueil poétique, roman, préface, assemblée politique, affiche placardée, tout est tribune pour Hugo. Tous les genres et tous les registres montrent l’Homme, titan infime en proie à des forces manichéennes contradictoires.
Sa prose comme sa poésie éclatent de son génie des contrastes ; l’inspiration hugolienne est partout lyrique et épique : les visions dantesques côtoient la tendresse pour tout ce qui est faible. Le jeu prodigieux des sons, des cadences et des antithèses brosse en une fresque biblique le cheminement douloureux de l’humanité vers le progrès.

Tel son personnage Hernani, Victor Hugo est à lui seul « une force qui va ! ». Son œuvre reste l’une des plus puissantes et des plus populaires de la littérature française.

Famille

Fils de Léopold Hugo, général et comte d’Empire, et de Sophie Trébuchet. Victor Marie est le frère cadet d’Abel et d’Eugène. Ses parents s’entendent mal.

Le mendiant

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s’arrêta devant
Ma porte, que j’ouvris d’une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C’était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l’homme et les joignant pour Dieu.
je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l’entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre ,
Devant la cheminée. » Il s’approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l’âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu’il séchait ce haillon désolé
D’où ruisselait la pluie et l’eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.

Enfance et adolescence

Première éducation, faite de voyages (Naples, Madrid) et de lectures à satiété. Études brillantes à Paris, au lycée Louis-le-Grand ; prix d’encouragement de l’Académie française. Il compose ses premiers vers et une tragédie (Irtamène, 1816). Il veut suivre la voie littéraire ; il est catholique et monarchiste.

Du jeune homme sage au fervent romantique (1820-1830)

Ses recueils de poésie de jeunesse sont récompensés par le roi. Il fait paraître ses premiers romans (Bug-Jargal (1820), Han d’Islande, 1823), ébauches malhabiles des romans de la maturité. Il se marie (1822) et devient père de famille.
Il penche du côté du romantisme, dont il écrit le manifeste littéraire, la préface de son drame Cromwell (1827). La première de sa pièce Hernani (1830) est l’occasion d’un affrontement entre classiques et modernes qui fera date dans l’histoire du romantisme français.

L’écrivain installé

Une période de riche production littéraire (recueils poétiques [les Rayons et les Ombres, 1840], pièces de théâtre [Ruy Blas, 1838], roman à succès [Notre-Dame de Paris, 1832]) marque brutalement le pas avec la mort accidentelle de sa fille Léopoldine (1843). Hugo, rallié au « roi des Français » Louis-Philippe, devient académicien et pair de France.

L’opposant irréductible (1849-1870)

Il se fait orateur à l’Assemblée nationale, sous la IIe République qui a succédé à la monarchie constitutionnelle, puis opposant intransigeant, depuis sa retraite dans les îles anglo-normandes (Jersey, puis Guernesey) au second Empire du fourbe « prince-président » devenu Napoléon III. Champion de la dignité de l’être humain, de ses droits civils et politiques (Hugo prône notamment l’abolition de la peine de mort, le suffrage universel et la liberté de la presse), son cri, puissant, se fait littéraire : les Châtiments (1853), les Contemplations (1856), la Légende des siècles (1859, 1877, 1883), les Misérables (1862), les Travailleurs de la mer (1866), l’Homme qui rit (1869).

Les derniers feux

Rentré en France après le dénouement de la guerre franco-prussienne (1870-1871), la fin tragique de la Commune et le rétablissement de la république, Hugo devient une icône du nouveau régime démocratique. Même si son activité créatrice se réduit, sa vigueur littéraire n’est pas entamée : il publie l’Année terrible (1872), le roman d’une guerre fratricide encore fraîche, Quatrevingt-treize (1874) et l’Art d’être grand-père, 1877.

L’homme et la femme

« L’homme est la plus élevée des créatures,
la femme est le plus sublime des idéaux.

Dieu a fait pour l’homme un trône,
pour la femme un autel.
Le trône exalte,
l’autel sanctifie.

L’homme est le cerveau,
la femme le coeur.
Le cerveau fabrique la lumière,
le coeur produit l’Amour.
La lumière féconde,
l’Amour ressuscite.

L’homme est fort par la raison,
la femme est invincible par les larmes.
La raison convainc,
les larmes émeuvent.

L’homme est capable de tous les héroïsmes,
la femme de tous les martyres.
L’héroïsme ennobli,
le martyre sublime.

L’homme a la suprématie,
la femme la préférence.
La suprématie signifie la force,
la préférence représente le droit.

L’homme est un génie,
la femme un ange.
Le génie est incommensurable,
l’ange indéfinissable.

L’aspiration de l’homme,
c’est la suprême gloire,
l’aspiration de la femme,
c’est l’extrême vertu.
La gloire fait tout ce qui est grand,
la vertu fait tout ce qui est divin.

L’homme est un Code,
la femme un Evangile.
Le Code corrige,
l’Evangile parfait.

L’homme pense ,
la femme songe.
Penser, c’est avoir dans le crâne une larve,
songer, c’est avoir sur le front une auréole.

L’homme est un océan,
la femme est un lac.
L’Océan a la perle qui orne,
le lac, la poésie qui éclaire.

L’homme est un aigle qui vole,
la femme est le rossignol qui chante.
Voler, c’est dominer l’espace,
chanter, c’est conquérir l’Ame.

L’homme est un Temple,
la femme est le Sanctuaire.
Devant le Temple nous nous découvrons,
devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.

« l’homme est placé où finit la terre ,
la femme où commence le ciel « .

Décès

Victor Hugo sur son lit de mort

A un poète

Ami, cache ta vie et répands ton esprit.

Un tertre, où le gazon diversement fleurit ;
Des ravins où l’on voit grimper les chèvres blanches ;
Un vallon, abrité sous un réseau de branches
Pleines de nids d’oiseaux, de murmures, de voix,
Qu’un vent joyeux remue, et d’où tombe parfois,
Comme un sequin jeté par une main distraite,
Un rayon de soleil dans ton âme secrète ;
Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment
Pour faire des échos au fond du bois dormant ;
Voilà ce qu’il te faut pour séjour, pour demeure !
C’est là, – que ta maison chante, aime, rie ou pleure, –
Qu’il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours,
Envoyant un soupir à peine aux antres sourds,
Mirant dans ta pensée intérieure et sombre
La vie obscure et douce et les heures sans nombre,
Bon d’ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords,
Ton coeur vers les enfants, ton âme vers les morts !
Et puis, en même temps, au hasard, par le monde,
Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde,
Loin de toi, par delà ton horizon vermeil,
Laisse ta poésie aller en plein soleil !
Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes,
Effleurée en passant des lèvres et des urnes,
Laisse-la s’épancher, cristal jamais terni,
Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini,
Calme et pure, à travers les âmes fécondées,
Un immense courant de rêves et d’idées,
Qui recueille en passant, dans son flot solennel,
Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel !
Toi, sois heureux dans l’ombre. En ta vie ignorée,
Dans ta tranquillité vénérable et sacrée,
Reste réfugié, penseur mystérieux !
Et que le voyageur malade et sérieux
Puisse, si le hasard l’amène en ta retraite,
Puiser en toi la paix, l’espérance discrète,
L’oubli de la fatigue et l’oubli du danger,
Et boire à ton esprit limpide, sans songer
Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s’abreuve.

Sois petit comme source et sois grand comme fleuve.


22 mai 1885, à Paris, Funérailles nationales

Le 1er juin 1885, son corps fut déposé au Panthéon, après les funérailles les plus magnifiques que la France ait vues depuis Mirabeau.

22 mai 1885 à Paris. Funérailles nationales et inhumation au Panthéon (1er juin).

Chronologie de ses oeuvres littéraires

  • 1827Cromwell, pièce de théâtre de Victor Hugo.
  • 1830Hernani, drame de V. Hugo, dont la première représentation au Théâtre-Français fut marquée par une véritable bataille entre les classiques et les modernes.
  • 1831-1832Notre-Dame de Paris, roman de V. Hugo.
  • 1838Ruy Blas, drame de V. Hugo.
  • 1856Les Contemplations, recueil de poésies de V. Hugo.
  • 1859 Première série de la Légende des siècles, de V. Hugo.
  • 1862Les Misérables, roman de V. Hugo, qui forme, à travers ses personnages et les événements qui lui servent de toile de fond, une véritable épopée populaire.

Quelques-unes de ses oeuvres artistiques

Homme de Lettres, ses poésies et ses romans sont célèbres, homme politique, romantique, académicien et intellectuel engagé français du XIXe siècle

Victor Hugo, ce génie était aussi peintre : 3 500 dessins créés entre 1830 et 1876. Pour lui c’était des  “simples délassements” . Classique dans ses écrits et visionnaire dans  ses œuvres picturales, très apprécié par les Surréalistes eux-mêmes. Il peint des  “silhouettes fantastiques”.

Autodidacte, Hugo n’hésite pas à utiliser les méthodes les plus rustiques ou expérimentales : Il mélange à l’encre le café noir, le charbon, la suite de cheminée, peignant du bout de l’allumette ou au moyen des barbes d’une plume. Ses oeuvres sont, en général, de petite taille et il s’en sert tantôt pour illustrer ses écrits, tantôt pour les envoyer à ses amis pour le jour de l’an ou à d’autres occasions.

Cet art, qu’il pratiquera toute sa vie, le divertit. Au début, ses travaux sont de facture plutôt réaliste ; mais avec l’exil et la confrontation mystique du poète avec la mer, ils acquerront une dimension presque fantastique.

Cette facette du talent d’Hugo n’échappera pas à ses contemporains et lui vaudra les louanges, notamment, de Charles Baudelaire : « Je n’ai pas trouvé chez les exposants du Salon la magnifique imagination qui coule dans les dessins de Victor Hugo comme le mystère dans le ciel. Je parle de ses dessins à l’encre de Chine, car il est trop évident qu’en poésie, notre poète est le roi des paysagistes« .

Mai

Je ne laisserai pas se faner les pervenches
Sans aller écouter ce qu’on dit sous les branches
Et sans guetter, parmi les rameaux infinis,
La conversation des feuilles et des nids.
Il n’est qu’un dieu, l’amour ; avril est son prophète.
Je me supposerai convive de la fête
Que le pinson chanteur donne au pluvier doré ;
Je fuirai de la ville, et je m’envolerai
– Car l’âme du poëte est une vagabonde –
Dans les ravins où mai plein de roses abonde.
Là, les papillons blancs et les papillons bleus,
Ainsi que le divin se mêle au fabuleux,
Vont et viennent, croisant leurs essors gais et lestes,
Si bien qu’on les prendrait pour des lueurs célestes.
Là, jasent les oiseaux, se cherchant, s’évitant ;
Là, Margot vient quand c’est Glycère qu’on attend ;
L’idéal démasqué montre ses pieds d’argile ;
On trouve Rabelais où l’on cherchait Virgile.
Ô jeunesse ! ô seins nus des femmes dans les bois !
Oh ! quelle vaste idylle et que de sombres voix !
Comme tout le hallier, plein d’invisibles mondes,
Rit dans le clair-obscur des églogues profondes !
J’aime la vision de ces réalités ;
La vie aux yeux sereins luit de tous les côtés ;
La chanson des forêts est d’une douceur telle
Que, si Phébus l’entend quand, rêveur, il dételle
Ses chevaux las souvent au point de haleter,
Il s’arrête, et fait signe aux Muses d’écouter.

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Ses  “silhouettes fantastiques” consistaient en expériences autour de tâches d’encre, dans lesquelles Hugo distinguait une architecture complexe et ordonnée. Par ses dessins, c’est donc aussi sa vision du monde qu’esquisse Victor Hugo, laissant par la magie du trait se développer son imagination.

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victor hugo:

Victor Hugo

La coccinelle

Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J’aurais dû – mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche franche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s’envola.

– Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l’insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l’homme.

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États d’âmes, questionnements et fascinations s’y expriment, peut-être plus lisiblement que dans ses écrits, et ouvrent au lecteur une fenêtre sur l’âme de cet emblématique et singulier auteur pourtant mal connu.

La mer surtout est  omniprésente dans son oeuvre, il  savait capter les tempêtes.

                            Illustration pour les « Travailleurs de la mer  »

                           Marine Terrace with initials – 1855

Victor Hugo                                 Le serpent, 1866

Victor Hugo                        Calling Card 1855

Victor Hugo

Pieuvre avec les initales V.H.

Victor Hugo, <i>Gavroche à 11 ans</i>                           Gavroche à 11 ans

Rêverie

Oh ! laissez-moi ! c’est l’heure où l’horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L’heure où l’astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
On dirait qu’en ces jours où l’automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.

Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
Là-bas, – tandis que seul je rêve à la fenêtre
Et que l’ombre s’amasse au fond du corridor, –
Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d’or !

Qu’elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,
Mes chansons, comme un ciel d’automne rembrunies,
Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
Et longtemps, s’éteignant en rumeurs étouffées,
Avec les mille tours de ses palais de fées,
Brumeuse, denteler l’horizon violet !

Planète, 1854

Image associée

Château  imaginaire

Victor Hugo

Ville au pont délabré, 1847

Image associéeChampignon – 1860

Image associée

        Sa fille Léopoldine, dessinée par Victor Hugo

Nuits de juin

L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.

Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

(Sources : Wiipedia, Encyclopédie Larousse en ligne, Les Grands Classiques, La Croix) Sa fille Léopoldine, dessinée par Victor Hugo

La science arabe : une équivoque à dissiper

La science arabe : une équivoque à dissiper

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En 1883, Ernest Renan prononçait en Sorbonne une conférence intitulée : « L’islamisme et la science », (publiée ensuite par Calmann-Lévy). On trouve ce texte sur la toile.

C’est le credo rationaliste d’un homme de science qui connaît bien l’histoire. Il a surtout le mérite et l’intérêt d’attirer l’attention sur une équivoque, qui n’avait pas échappée au sémitisant qu’il était, et qui est contenue dans ces mots : « science arabe, civilisation musulmane, science musulmane ».

Cette équivoque n’a jamais été dissipée, et il est urgent de le faire. Ernest Renan peut nous y aider.
Le constat qu’il énonce est simple : De l’an 775 environ jusque vers le milieu du treizième siècle, on ne saurait douter qu’il y a eu dans les pays musulmans des savants et des penseurs très distingués. De là, on a construit l’idée d’une science arabe, d’une civilisation musulmane (qu’on appelle aujourd’hui « l’islam berceau de civilisation »), voire d’une science musulmane (ce terme a aujourd’hui disparu). Le problème, quant à lui, est loin de l’être.

Le rôle éminent de la Perse et des chrétiens d’Orient

Que se passe t-il de l’Hégire à l’an 775, autrement dit sous le règne des quatre premiers califes ?
Certes, « Omar n’a pas brûlé la bibliothèque d’Alexandrie », mais le principe qu’il a fait triompher dans le monde est infiniment plus destructeur : il s’attaque à la recherche savante et au travail de l’esprit. Il n’y a rien de plus étranger à ce qui peut s’appeler « philosophie ou science » que le premier siècle de l’islam. Sous les quatre premiers califes on ne compte aucun mouvement intellectuel d’un caractère profane. L’islam est « dans le moment de la conquête » comme le disent euphémiquement les orientalistes du XIXème siècle principalement occupé à conquérir, à dominer, à semer la désolation et à ravager les vieilles terres de civilisation.
Mais vers l’an 750, la Perse prend le dessus. Elle fait triompher la dynastie des enfants d’Abbas sur celle des Béni-Omeyrra, autrement dit la Perse choisit les Abbassides contre les Omeyyades. Le centre de l’islam est transporté dans la région du Tigre et de l’Euphrate.

C’est là que se trouvent les traces d’une des plus brillantes civilisations que l’Orient ait connu : celle des Perses sassanides. Après les Parthes arsacides, qu’ils ont vaincus, ils reprennent le flambeau des Achéménides, dont le brillant Etat a été détruit par Alexandre. Cette civilisation sassanide connaît un véritable apogée sous le règne de Chosroês Nouschirvan I. Toute la tradition le reconnaît pour un grand roi. Il ne se contente pas de continuer et de reprendre une tradition d’art et d’industrie qui fleurit depuis des siècles, il y ajoute une activité intellectuelle d’une grande ouverture. Chosroes fait traduire les livres de l’Inde qu’il fait rechercher ; il accueille les philosophes grecs, en particulier sept philosophes renommés que la fermeture des écoles d’Athènes avaient poussé à venir en Perse. Chassée de Constantinople, l’autre versant de la philosophie grecque vient se réfugier en Perse.

Surtout, les chrétiens de toute obédience forment l’élément le plus considérable de la population, car alors la Perse est largement christianisée. Ils sont versés dans la science et la philosophie grecque ; la médecine était tout entière entre leurs mains ; les évêques sont des logiciens, des géomètres. Chosroes fonde l’académie de Gundishapur, la première université de médecine, une sorte de « Silicone valley ».
Lorsque les sectateurs de Mahomet arrivent sur le plateau iranien, il arrêta net tout ce développement pendant une centaine d’années.

Mais un siècle plus tard, l’avènement des Abbassides s’apparente à une résurrection de l’éclat de Chosroes Nourschivan. Ce sont en quelque sorte des Sassanides ressuscités. Des troupes persanes, avec à leur tête des chefs persans sont à la tête de cette révolution. Les fondateurs – Aboul-Abbas et surtout Mansour, s’entourent de Persans. Les conseillers intimes des princes, les premiers ministres sont les Barmékides, une famille de l’ancienne Perse, convertie à l’islam tard et sans conviction. Des chrétiens entourent bientôt ces califes peu croyants et par une sorte de privilège exclusif, devinrent leurs premiers médecins.

Harran, la ville de Harran, restée païenne, et qui avait gardé toute la tradition scientifique de l’antiquité grecque (et sans doute indienne) comme aussi syriaque fournit à la nouvelle école un contingent considérable de savants – étrangers à la nouvelle religion révélée -, surtout d’habiles astronomes.

Bagdad s’élève alors comme la capitale de cette Perse renaissante. Toute la grande tradition survivante de l’école de Gundishapur va s’y transporter.

La science « gréco-sassanide »

Certes, la langue de la conquête ne pourra être supplantée, la religion ne pourra être tout à fait reniée. Mais l’esprit de cette nouvelle civilisation est essentiel-lement mixte : Les Parsis, les chrétiens, l’emportèrent. L’administration, (la police en particulier) fut entre les mains des chrétiens.
Tous ces brillants califes sont à peine musulmans et s’ils pratiquent extérieurement la religion dont ils sont les chefs, leur esprit est ailleurs. Ils interrogent l’Inde, la vieille Perse et la Grèce. De temps à autre, les piétistes se manifestent, et le calife du moment sacrifie alors ses amis infidèles ou libre penseurs. Puis le souffle de l’indépen- dance reprend le dessus et il rappelle ses savants et ses compagnons de plaisir.
Les fables des Mille et une Nuits ont fixé les traits de cette civilisation, mélange curieux de rigorisme officiel et de relâchement dissimulé, où les arts sérieux comme ceux de la vie joyeuse fleurissent grâce à la protection de chefs mal pensants d’une religion fanatique.

Les médecins syriens chrétiens, continuateurs des dernières écoles grecques, fort versés dans la philosophie, les mathématiques, la médecine et l’astronomie sont alors employés par les califes à traduire en arabe l’encyclopédie d’Aristote, Euclide, Galien, Ptolémée. Tout le corpus de la science grecque, mais aussi syriaque, et sans doute aussi indienne.

Quelques esprits un peu actifs commencent à spéculer sur les mystères éternels, Al-Kindi en tête. On les appela « filsouf », aujourd’hui on dit « falsafa » et dés lors, ce mot exotique fut pris en mauvaise part au sein de l’islam. Mais le rationalisme y prospéra : une sorte de société philosophique « les frères de la sincérité » se met à publier une encyclopédie philosophique ; Al Fârâbî et Avicenne émergent ; la chimie poursuit son travail souterrain.

L’Espagne musulmane se met à ces études à la suite de l’Orient ; les juifs y apportent une collaboration active ; Ibn-Badja, Ibn-Tofail, Averroès élèvent la pensée philosophique au douzième siècle à des hauteurs nouvelles.
Ce grand ensemble philosophique, que l’on appelle « arabe » ne l’est que parce qu’il est écrit en arabe, (et encore, il passe aussi par un puissant corpus syriaque, détruit en grande partie) mais il est en réalité gréco-sassanide. Et un profond levain chrétien l’anime.

Le réveil de l’Europe

La science aurait dû parvenir à l’Occident par Byzance. Mais d’une part, les trésors qu’ils ne lisaient pas, les Byzantins ne daignaient pas les partager et d’autre part, entre le monde latin et le monde byzantin les discussions religieuses avaient créé un profonde antipathie, renforcée par la croisade de 1204. Ce que l’Europe ne pouvait demander aux bibliothèques de Constantinople, où se trouvaient les originaux, elle le demanda à des traductions souvent médiocres d’une langue qui ne se prêtait pas à rendre la pensée grecque, son abstraction et ses subtilités.

C’est par les traductions syriaques et arabes des livres de science et de philosophie grecques que l’Europe reçut le ferment de tradition antique nécessaire à l’éclosion de son génie. Pour que la science grecque arrive à l’Europe, il lui fallut passer par la Syrie, par Bagdad, par Cordoue et par Tolède. On alla chercher en Espagne une science grecque mal traduite.

Pendant qu’Averroès meurt au Maroc dans la tristesse et l’abandon, l’Europe est en plein éveil. Mais, essentiellement latine dans sa culture, elle n’a pas d’hellénistes. Il faudra attendre encore trois cents ans pour un Lefèvre d’Etaples, un Budé.

De 1130 à 1150, un collège actif de traducteurs, établi à Tolède sous le patronage de l’archevêque Raymond, fait passer en latin les ouvrages les plus importants de cette « science gréco-sassanide en langue arabe ». Des le début du treizième siècle, l’Aristote arabe faisait son entrée dans l’Université de Paris.

A partir de 1275 environ, deux mouvements apparaissent : d’une part les pays musulmans s’abîment dans la plus triste décadence intellectuelle ; de l’autre, l’Europe occidentale entre résolument pour son compte dans la voie de la recherche scientifique de la vérité.

Alors qu’Averroès devient célèbre dans les écoles latines, il est oublié de ses coreligionnaires.
Passé l’an 1200, il n’y a plus un seul philosophe de renom au sein de l’islam. A compter de 1200, la philosophie (et la science) est abolie dans les pays musulmans : les manuscrits philosophiques sont détruits (on va brûler les livres d’Averroès). L’astronomie n’est tolérée que pour ce qui sert à déterminer la direction de la prière.
Puis les Turcs vont prendre l’hégémonie de l’islam et feront prévaloir un manque total d’esprit philosophique et scientifique. Hormis quelques rares exceptions comme Ibn-Khaldoun, l’islam ne compte plus aucun esprit large. Il a tué la science et la philosophie dans son sein. Il a tué aussi beaucoup d’hommes, de femmes, d’enfants, et quand il ne les a pas tués, il les a opprimés.

Parmi tous les philosophes et les savants, un seul est arabe : Al-kindi. Tous les autres sont des Persans, des Transoxiens – des gens de Boukkara et de Samarkand (autrement dit d’Asie centrale), des Espagnols  – de Cordoue, de Séville. Ils se servent de l’arabe parce qu’elle est la langue des dominants et s’est imposée. Au XIV et XVème siècle les historiens ou historiographes de l’islam sont des compilateurs et des traducteurs des encyclopédistes : ils n’innovent pas.

Mettre la science et la philosophie au compte de l’Arabie, c’est comme mettre la littérature chrétienne latine, les Scolastiques, la Renaissance, la science du seizième et du dix-septième au compte de Rome, parce que c’est écrit en latin.

Science arabe ou science musulmane ?

Cette science qui n’est pas arabe, est-elle musulmane ?
Non, parce que ce mouvement est l’œuvre conjointe de parsis, de chrétiens, de juifs, de haranniens, (habitants d’Harran), d’ismaéliens et de musulmans (intérieurement révoltés contre leur propre religion). Ce grand mouvement n’a recueilli des musulmans orthodoxes que des malédictions : Mamoun fut damné par les théologiens (les malheurs qui affligèrent son règne furent présentés comme des punitions de sa tolérance envers des doctrines étrangères à l’islam). Il n’était pas rare que ceux qui cultivaient ces études fussent appelés sendiks : on les frappait dans les rues, on brûlait leurs maison, et souvent, l’autorité les faisait mettre à mort.

L’islamisme a toujours persécuté la science et la philosophie. Et puis il a fini par les étouffer.

Il faut donc distinguer trois périodes: la première, de l’Hégire au VIIème siècle est une période de conquête et de crimes. Mais aussi d’incrédulité à peine dissimulés. Les premiers Arabes qui s’engagèrent dans le mouvement croyait à peine en la mission du Prophète. Puis du VIIème au XIIème siècle, l’islam, miné par les sectes et tempéré par une espèce de protestantisme (le mutazilisme) est moins organisé et bien moins fanatique qu’il ne l’a été dans le second âge encore à venir, et le travail de l’esprit réussit à se maintenir. Puis vient le règne absolu du dogme, sans aucune séparation possible du spirituel et du temporel.

Dans la première moitié du Moyen-Âge, (la seconde période) l’islam a supporté la philosophie parce qu’il n’a pu l’empêcher, car il était sans cohésion, peu outillé pour la terreur. La police était entre les mains des chrétiens et occupée principalement à poursuivre les tentatives des Alides.

Mais quand l’islam a disposé de masses réellement croyantes, il a tout étouffé. Il a tué en même temps le sel de la terre et le levain qui fait lever la pâte. Il a fait des pays qu’il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l’esprit. Pour l’islam, la recherche est inutile, frivole, impie ; la science de la nature est une offense à Dieu ; la science historique s’appliquant à des temps antérieurs à l’islam pourrait raviver d’anciennes erreurs, et s’appliquant à l’islam, elle pourrait découvrir l’ampleur de ses dévastations et sa puissance de destruction et de désolation.

Quiconque aujourd’hui a gardé un peu de lucidité et ne gobe pas les salades massivement diffusées par nos médias éclairés ne peut manquer de voir l’infériorité actuelle des pays musulmans : la décadence des états gouvernés, la pauvreté intellectuelle de ceux qui tiennent de cette religion seule leur culture et leur éducation, le mépris sans borne pour les autres religions, qui autorise toutes les persécutions, exactions et aujourd’hui les pires forfaits.

Persuadé que Dieu donne la fortune et le pouvoir à qui bon lui semble, l’islam a le plus profond mépris pour l’instruction, pour la science et pour tout ce qui a constitué l’esprit européen.
Chaque fois que le monde chrétien a profité de sa puissance technique et technologique, il n’a pas suivi l’Evangile : il l’a trahi.

Conclusion

Selon toute apparence, le monde musulman est entré dans une sorte de quatrième période. Il dispose d’un côté d’une masse de croyants qui n’ont jamais interrogé leur doctrine, et de l’autre d’une armée de fanatiques décidée à en découdre avec cette Europe qui, pendant quelques siècles a tenu entre ses mains les destinées du monde. L’islam a bien l’intention de réaliser le royaume d’Allah sur terre, ce qui implique de convertir tous les peuples, et de mettre le monde entier sous la Loi qui est la sienne, loi de soumission et d’oppression.

La conversion à l’islam fait disparaître toute la diversité religieuse du monde, mais pas seulement. Elle fait disparaître la diversité ethnique: le Berbère, le Soudanien, le Circassien, l’Afghan, le Malais, l’Egyptien, le Nubien devenus musulmans ne le sont plus, ce sont des musulmans. La Perse seule a fait exception.
Il y a fort à parier que le Français, l’Espagnol, l’Italien, le Grec, le Souabe, le Croate devenus musulmans ne le seront plus.
Ils seront musulmans…
Est-ce que c’est vraiment ce que nous voulons ?

Marion Duvauchel
Professeur de lettres et de philosophie
Historienne des religions

La science arabe : une équivoque à dissiper

(Source : Riposte laïque)

Le jeûne juif du 17 tamouz tombe cette année 2013 le mardi 25 juin

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Nous jeûnerons le 17 tamouz, mardi 25 juin 2013 à partir de l’aube (vers 3h00 du matin) jusqu’à la sortie des étoiles, à 22h50. (Source : Aharon Altabé)

Pourquoi jeûne-t-on le 17 tamouz ?

Le 25 juin sera le jeûne important du 17 Tamouz. Tout pour le comprendre et pour le réussir : http://www.modia.org/infos/etudes/taanit.html

Info du Consistoire :

Aspect historique

5 évènements touchèrent Israël à cette date :

– Moïse brise les Tables de la loi en descendant du Mont Sinaï suite à la faute du veau d’or.

– On arrête d’offrir les sacrifices quotidiens dans le premier Temple durant le siège de Jérusalem, les Cohanim (prêtres) ne pouvant plus se procurer d’animaux.

– Une brèche est faite dans la muraille de Jérusalem avant la destruction du Temple en l’an 70 de l’ère vulgaire.

– Avant la grande révolte, le général romain Apostamos brûle un rouleau de la Torah établissant ainsi un précédent pour les horribles autodafés de livres juifs à travers les siècles.

– Une statue est introduite dans le sanctuaire, acte blasphématoire et de désacralisation par excellence.

Sens général

Le jeûne du 17 Tamouz est lié au traumatisme de la destruction (hourban) des deux Temples et de Jérusalem. Le choc fut terrible, non seulement à cause des nombreuses victimes (Flavius Joseph évalue à près d’un million, le nombre de Judéens massacrés par les légions de Titus), mais parce que cette catastrophe, et l’exil qui en découla, sapèrent toute la vision du messianisme biblique que l’on avait reçue depuis Abraham. En effet, le message spirituel d’Israël devait obligatoirement émaner du peuple ayant reçu la Torah à partir de la terre des promesses.
L’exil de 70 obligea le judaïsme à se reconstituer en une foi ardente sans terre. La conquête du Livre remplaça la conquête de l’espace, et le juif devenait « Bâtisseur du temps. » Cependant, en orientant ses synagogues vers son pays ancestral, en jeûnant le 3 tichri, le 10 téveth, le 17 tamouz et le 9 av et aux trois autres dates, Israël affirmait dans le drame de sa diaspora, son unité religieuse et nationale. L’on peut comprendre pourquoi paradoxalement le 9 av est appelé moed, jour de fête, « rendez-vous »… avec sa propre identité.

Dinim – Lois pratiques

1 – Chaque membre majeur de la communauté devra jeûner le 3 tichri, le 10 tévet, le 17 tamouz et le 9 av et il est interdit de briser la barrière de la Tradition.

(Maran 650, 1)

2 – Le jeûne commence au lever du jour jusqu’à l’apparition des étoiles. Durant ce jeûne, il est permis de se laver, de se parfumer, de porter des chaussures de cuir et de pratiquer l’intimité conjugale.

(Maran ibid. 2)

3 – Une femme enceinte ou qui allaite est dispensée de ce jeûne, elle mangera cependant pour sa santé et celle de l’enfant et non par plaisir (elle ne consommera pas des mets d’agrément comme des glaces, des gâteaux, etc.). De même, une femme dans les 30 jours qui suivent la naissance de son enfant est dispensée du jeûne.

(Maran 654, 5 et 6)

4 – Un malade est dispensé du jeûne, même si sa vie n’est pas en danger. Il mangera cependant avec discrétion, et uniquement ce qui est nécessaire pour sa santé et pas de mets d’agrément.                   

                                                      (Maran ibid. Michna béroura 11, Kaf hahaïm 33)

5 – Des jeunes mariés dans la semaine de leur mariage doivent jeûner, ainsi que le père le jour de la circoncision de son fils, le mohel et le porteur du bébé (sandak), le kiddouch sera alors bu par un enfant mineur.

(Resp. Yabia omer V, 40)

6 – A priori, on ne se lavera pas la bouche et on ne se brossera pas les dents, sauf si l’on ne supporte pas cette situation, auquel cas on fera attention de ne pas avaler d’eau.

(Michna béroura 11, Kaf hahaïm 14, Kol Sinaï 9. Resp. Minhat Yitsak V,109).

7 – Il est licite de fumer, si on ne peut se passer de la cigarette, mais interdit de mâcher un chewing-gum

(Kol Sinaï 12, Resp Yaskil avdi VIII, 20. Resp. Yéhavé daat V,39).

8 – Afin de pouvoir manger au petit matin, il est souhaitable d’en poser expressément la condition avant de dormir : « Si je me lève avant le lever du soleil, je mangerai », car sinon le sommeil est considéré comme début du jeûne.

(Maran 664, 1 et Rama)

(Source : Consistoire)

UN BRIN DE CULTURE (12)

http://blufiles.storage.live.com/y1poE207f3mppVeqeYSP60D5FERW1CCx_J3lklcN6-fS_zamD4qtMqw5Z_lBW9Fc8m952EGgJ5t-zk jeudi 7 mars 2013

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Le saviez-vous ?

La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression et se reconstruire. La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l’enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion, ou la parole, plus rarement par l’encadrement médical d’une thérapie.

La résilience physique est aussi la capacité d’un matériau d’emmagasiner de l’énergie quand il se déforme d’une manière élastique et de libérer cette énergie quand la charge est supprimée.

Mais d’où vient ce mot ? Du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d’où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation).

Responsable d’un groupe de recherche en éthologie clinique à l’hôpital de Toulon et enseignant l’éthologie humaine à l’université du Sud-Toulon-Var, Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir développé en France et après John Bowlby aux États-Unis le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance). Mais sa contribution à la science réside dans son engagement : Boris Cyrulnik voit d’abord l’éthologie comme « un carrefour de disciplines ».

« De la souffrance peut naître le meilleur« (Boris Cyrulnik) Ce neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste français est né en 1937 à Bordeaux dans une famille d’immigrés juifs d’Europe Centrale et Orientale (son père était Russo-Ukrainien et sa mère Polonaise) arrivés en France dans les années 30. Son patronyme signifie « barbier chirurgien » en russe. Son père, ébéniste s’engage dans la Légion étrangère. Durant l’occupation, ses parents le confient en 1942 à une pension pour lui éviter d’être arrêté par les nazis, pension qui le placera ensuite à l’Assistance publique. Il y est recueilli par une institutrice bordelaise, Marguerite Farge, qui le cache chez elle, rue Adrien-Baysselance. Mais, le 10 juin 1944, au cours d’une rafle, il est regroupé avec d’autres Juifs, dont beaucoup d’enfants, à la grande synagogue de Bordeaux. Il parvient à se cacher dans les toilettes, évitant le sort des autres raflés, emmenés vers la gare Saint-Jean pour y être déportés. Il se faufile hors de la synagogue, et une infirmière le cache dans une camionnette (qu’il prend alors pour une ambulance). Il est ensuite pris en charge et caché par un réseau, puis placé comme garçon de ferme, sous le nom de Jean Laborde, jusqu’à la Libération. Ses parents, eux, mourront en déportation. Il est recueilli à Paris par une tante maternelle, Dora, qui l’élèvera. Cette expérience personnelle traumatisante le poussera à devenir psychiatre.

Boris Cyrulnik fait ses études secondaires au lycée Jacques-Decour à Paris, puis supérieures à la Faculté de médecine de Paris, se spécialisant en psychiatrie, obtenant de l’Institut de psychologie un certificat d’études spéciales en neuropsychiatrie. Interne en neurochirurgie à Paris (1967), en psychiatrie à Digne (1968-1971), il devient neurologue à l’hôpital de Toulon-La-Seyne (1972-1991) ; il y crée notamment un des premiers groupes d’études en éthologie humaine avec Jacques Cosnier et Hubert Montagner, pionniers dans ce domaine7. Chargé de cours d’éthologie humaine à la faculté de médecine de Marseille de 1974 à 1994, et d’éthologie clinique, il devient directeur d’enseignement (depuis 1996) à la faculté des lettres et sciences humaines de Toulon. (Source : Wikipedia)

A lire : La Résilience, interview de Boris CYRULNIK

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Savez-vous d’où vient le terme « cocktail Molotov » ?

photo Wikipedia

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Non, Viatcheslav Molotov n’est pas l’inventeur de cette arme très populaire utilisée lors d’émeutes ou de manifestations violentes.

Il est toutefois surprenant que, notamment au sein des entreprises, le mot « cocktail » soit utilisé pour signifier un apéritif amical…

Alors pour ceux qui ne s’étaient jamais vraiment posé la question, d’où vient le terme « cocktail Molotov » ?

Comme vous le savez sans doute, un cocktail Molotov est une arme incendiaire artisanale dont le composant principal est une bouteille en verre en partie remplie de liquide inflammable (essence ou alcool), fermée hermétiquement à l’aide d’un bouchon et  à laquelle on fixe un morceau de tissu imbibé de liquide inflammable.

L’apparition de ce terme remonte à la Seconde Guerre Mondiale, alors que Viatcheslav Molotov était ministre des affaires étrangères de l’Union Soviétique et tandis que celle-ci tentaient d’envahir la Finlande. Molotov  déclarait alors dans des émissions de radio que l’URSS ne bombardait pas la Finlande mais envoyait de la nourriture aux populations affamées. Les bombes furent surnommées ironiquement les « paniers pique-nique Molotov ».

Les soldats finlandais, mal équipés en armes anti-chars, étaient en difficulté face aux redoutables chars soviétiques. Ils réutilisèrent alors un dispositif mis en place quelques années auparavant par les nationalistes pendant la guerre d’Espagne, déjà contre des chars soviétiques, et le baptisèrent avec la même ironie « cocktail Molotov ».

L’utilisation finlandaise de cette bombe incendiaire à main se répandit très vite à travers toute l’Europe durant la guerre, malgré les dangers de son utilisation pour le lanceur.

Quelque soit sa forme, le cocktail Molotov n’a plus cessé d’équiper les armées irrégulières, les armées régulières en manque d’armes anti-chars, les émeutiers ou les manifestants violents.

Mais souhaitons plutôt que le cocktail soit avant tout  un symbole de convivialité plutôt que d’affrontement …

(Sources : Wikipedia – Le saviez-vous ? –  Sipeasy)

LE SAVIEZ-VOUS ? La philanthropie juive de la famille Rothschild dont personne ne parle jamais, et l’histoire exemplaire de Meir Amschel, ou les bienfaits d’une bénédiction…

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 Amschel Méïr Rothchild

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Les Rothschild se sont fait connaître dans les domaines de la banque banque et de la finance,  mais également par leurs nombreuses œuvres philanthropiques et, à partir de la fin du XIXème siècle, par leur soutien au sionisme. Profondément ancrés dans l’histoire de la famille Rothschild, le mécénat, l’humanisme et la philanthropie sont depuis toujours intégrés à la démarche et aux valeurs de cette famille. Discret, cet engagement constant en faveur de l’intérêt général s’est traduit au fil du temps par le soutien apporté à différentes actions.

L’histoire exemplaire de Meir Amschel, ou les bienfaits d’une bénédiction…

La raison pour laquelle la famille Rothschild est si prospère a toujours été occultée. Cependant, son histoire commence au 18ème siècle. Nous allons vous la conter aujourd’hui. Rabbi Tsvi Hirch haLevi était l’un des grands maîtres du judaïsme allemand. En plus de ses enfants naturels, le sage avait quasiment adopté un jeune garçon du nom de Meïr Amschel, qui reçut donc une éducation juive traditionnelle, qui s’appliquait à transmettre l’absolue dévotion au Créateur, la connaissance de la Torah et du Talmud, et la stricte observance des commandements. Il l’éleva comme son fils jusqu’à ce que ce dernier soit assez mûr pour prendre son indépendance et qu’il aille travailler dans le village voisin. Dans le bureau du rabbin, à l’intérieur d’un tiroir toujours fermé à clé, était déposée, dans une grosse enveloppe, l’importante somme de 100 roubles, cachée en prévision du mariage de la fille aînée de la famille. Quelques semaines à peine après le départ du jeune homme, au moment où on ouvrit le tiroir à l’occasion du grand nettoyage annuel de Pessa’h, on constata que l’enveloppe avait disparu ! Personne, hors du cercle familial ne connaissait pourtant la cachette. On imagina le pire. L’épouse dut se résoudre à la seule explication possible : Méïr Amschel était le voleur.

Cependant, Rabbi Tsvi ne pouvait accepter une telle perspective. Mais sa femme réussit à le convaincre d’aller trouvé le jeune homme pour en avoir le coeur net. Le rabbin se rendit dans le village voisin et expliqua à Méïr Amschel le pourquoi de sa visite. « Est-ce toi, mon garçon, qui a dérobé cette somme ? » Le jeune homme prit un temps de réflexion et… il avoua avoir effectivement volé les 100 roubles. Il supplia le rabbin de le pardonner et lui tendit la somme de 50 roubles en lui demandant un délai pour rembourser le reste. Le sage n’en revenait pas, écoeuré et déçu par l’ingratitude si inattendue venant d’un jeune homme d’ordinaire si vertueux.  Quelques jours plus tard, le chef de la police locale frappa à la porte du rabbin. Il lui fit savoir qu’un voleur complètement ivre s’était vanté, en présence de son tavernier, d’avoir volé 100 roubles au guide spirituel de la communauté juive. Le tavernier l’avait dénoncé aux autorités et  le coupable venait d’être arrêté. Le sage expliqua que le voleur avait pourtant déjà été identifié… Mais il n’eut d’autre choix que d’accepter la version de la police, quant cette dernière lui remit une enveloppe identique à celle qui avait été dérobée… La famille était perplexe.

Le rabbin retourna chez Méir Amschel pour lui demander des comptes. Ce dernier, fort gêné, s’expliqua : « Comment peux-tu imaginer que je vous ai volé, moi qui vous dois tant ! Mais quand j’ai appris que la somme prévue pour le mariage de ta fille avait été dérobée, je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de payer ma dette envers vous deux. Je savais que si je vous avais proposé une aide financière, vous l’auriez refusée. Je t’ai donc laissé m’accuser à tort, pour avoir l’occasion, maintenant que je gagne ma vie, de vous soutenir en « remboursant » les 100e roubles« .Rassuré par l’honnêteté du jeune homme et impressionné par le fait qu’il était prêt à se faire passer pour un voleur afin de lui venir en aide, le rabbin l’embrassa affectueusement et prit congé de lui en larmes en le bénissant ainsi, avec une ferveur de circonstance : « Je demande au Créateur de récompenser ton honnêteté et ta bravoure en t’accordant, à toi et à tes descendants, ses bénédictions. Puisse la richesse ne jamais quitter ta famille ! »

Ainsi, commença l’histoire de Méïr Amschel Rothchild, né Mayer Amschel Bauer (1744-1812), premier d’une célèbre lignée de banquiers prospères.  Car en effet, la prière de Rabbi Tvi Hirch haLevi se concrétisa. »  La petite maison étroite dans la « Rue des juifs » à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, où habitait le père de Méïr Amschel, avait au-dessus du portail une plaque où l’on pouvait lire : « Zum Rotem Schild « (A l’écusson rouge). Il prit ainsi cette enseigne comme nouveau patronyme : « Rothschild ». Le père a un modeste commerce de prêt sur gages et c’est son fils Méïr Amschel Rothschild, qui va transformer ce modeste commerce en une banque reconnue en devenant le gérant de la fortune de Guillaume 1er, électeur de Hesse-Cassel..

Tous deux sont amateurs de pièces de monnaies anciennes, d’objets anciens en argent et en or. Mayer Amschel saura faire fructifier les deux fortunes. Amschel Mayer a 7 enfants dont 5 fils.  Il enverra chacun d’eux créer ou prendre la tête d’une filiale de la banque familiale, notamment Nathan, à Londres et Jacob, à Paris, mais également à Vienne, à Naples et à Francfort, où ils créeront des institutions financières puissantes, contribuant à la création des 5 branches de la « dynastie » financière des Rothschild. Sa fille ainée se maria avec Benedikt Moses Worms de la dynastie banquière Worms. Le 29 septembre 1822, l’empereur d’Autriche François 1er éleva Méïr Amschel Rothchild , à titre posthume, au rang de barons les 5 fils du fondateur de la dynastie (leur blason porte 5 flèches qui symbolisent les 5 branches de cette famille), Amschel Méïr Rothschild, ainsi que leurs descendants légitimes masculins et féminins portant le nom de Rothschild, sans distinction de nationalité. Méïr Amschel Rothschild est mort le 19 septembre 1812 à Francfort.

On n’a que très peu de détails sur les ancêtres de Mayer Amschel, seulement qu’en 1664 le petit-fils de Isaac Elchanan Naftal Hirz a quitté la maison  à l’écusson vert.Kalmann, l’arrière-grand-père de Mayer Amschel, mort en 1707, était actif dans le commerce de vêtements de soie et de coton, mais principalement changeur, comme son fils Moses Kalmann, le grand-père de Mayer Amschel. Le père du « premier Rothschild »,Amschel Moses, était un modeste changeur, qui faisait aussi du commerce . Lui et son épouse Schoencheavaient 8 enfants, dont cinq seulement ont survécu aux déplorables conditions d’hygiène de la Judengasse ; (ruelle des Juifs), du ghetto de Francfort-sur-le-Main, Mayer-Amschel, né le 23 février 1744 était l’un de ses enfants.

Après la mort de Amschel Méïr, en 1813, Napoléon perd la guerre. Le prince Guillaume revient de l’exil et retrouve tous ses biens, gardés par la famille et qui ont fructifié. Le prince donne à la banque familiale toute sa confiance et celle-ci grandit jusqu’à devenir une légende. L’héritage du père de famille : « Honnêteté, travail, union », devient le symbole familial d’Amschel Méïr..

Le renom de la famille Rothschild parvient très rapidement aux communautés juives, par leurs actions philanthropiques. Leurs banques de Francfort, Londres et Paris sont souvent sollicitées tant par les particuliers que par les organismes, et la famille est vite devenue « maison royale » pour de nombreux juifs qui la visitent. Aussi lorsque le rabbin Tsvi Hirsh Kalisher a l’idée de « sauver Israël par son retour au pays », il pense très vite aux familles Rothschildpour la réaliser. Il écrit son idée à Asher Amshel, le fils aîné à Francfort, en 1836. En 1840, les Juifs de Damas en Syrie sont accusés, d’après le vieux cliché antisémite, d’avoir assassiné un moine chrétien pour se servir de son sang à la fête de la Pâque juive. Les chefs de la communauté sont arrêtés et torturés. Certains en meurent. 63 enfants juifs sont pris en otage pour faire avouer les parents. Les communautés juives du monde entier sont au courant des menaces qui pèsent sur celle de Damas et une délégation parvient auprès de Méhémet Ali à Alexandrie en Egypte, qui, à cette époque, a autorité sur cette province. Parmi cette délégation il y a Moshé Montefiori de Londres et Adolf Crémieux de France.

La famille Rothschild signe la lettre. James Rothschild, alors consul honoraire d’Autriche à Paris, reçoit du consul d’Egypte un compte-rendu de ce qui se passe à Damas ; il le publie dans les journaux pour que le public français et du monde entier soit au courant. Il prévient rapidement son frère Salomon à Vienne qui avertit Metternick, le chancelier autrichien, alors très influent, pour pousser Mohamet Ali a supprimer cette légende infâmante de Damas. Tout ceci aboutit à relâcher les Juifs de Damas et à sauver la communauté de cette ville. Cette affaire impressionne fortement le rabbin Yehuda Haï Alkalaï, sioniste religieux avant l’heure : si des Juifs importants ont réussi à sauver la communauté de Damas, ils peuvent aussi et doivent sauver tout Israël en les faisant venir dans leur pays. La famille Rothschild voit comme une obligation et un honneur d’agir pour les Juifs de ‘Palestine’ et spécialement de Jérusalem et agit dans ce sens. Albert Cohen fonde, avec l’argent des Rothschild, plusieurs institutions sociales dans la ville : une pour les enterrements, une pour la distribution de 600 pains pour les plus pauvres, les Chabbats et les veilles de fête, une caisse d’aide pour les femmes enceintes dans le besoin, et un début d’école professionnelle pour les enfants et les femmes.

Suite à l’augmentation de la population juive à Jérusalem, nait le besoin de reconstruire une nouvelle synagogue. Il fut décidé que celle de rabbi Yehuda ha Hassid, la synagogue Hourva, qui était en ruines, soit reconstruite. En 1855, Moshé Montéfiori reçoit le permis des autorités, et c’est le baron James qui finance. La pierre de fondation est posée en présence de son fils ainé Alfonse. Lors de la dédicace, le bâtiment reçoit le nom de « Beit Yaakov » « Maison de Yaacov », du nom du baron Yaacov (James) de Rothschild, qui a lieu en sa présence, en fin d’année 1864. La ‘Hourva fut,  durant des décennies, la plus belle et la plus grande des synagogues d’Eretz Israël. Détruite par la Jordanie en 1948, elle fut reconstruite et réinaugurée en mars 2010.

Des mariages entre branches permettront à la famille de Rothschild de garder le contrôle des activités du fondateur de la banque familiale Méïr Amschel Rothschild. Leur collaboration leur permettra de se développer dans plusieurs domaines de l’activité bancaire, leur capacité de financement leur offrant ensuite des opportunités d’investissement. Ainsi au cours du XIXème siècle, ils deviendront d’importants financeurs et actionnaires dans l’exploitation minière et le développement du rail, deux des piliers du développement des économies industrielles en Europe. Les changements à la tête des gouvernements et d’autres événements politiques, jouèrent un rôle, positif ou négatif, sur la fortune de la famille mais trois événements furent marquants : les révolutions de 1848, la grande dépression des années 1930 et la montée du nazisme durant la 2ème guerre mondiale.  Seules les branches anglaise et française existent encore aujourd’hui, les branches allemande, autrichienne et italienne s’étant éteintes.

La famille de Rothschild fourmille de personnages qui marquent leur temps, mais qui font également naître sous la plume de Stendhal, Balzac ou Zola, des figures de fiction qui, trop souvent encore, aujourd’hui, en France, nourrissent l’imaginaire antisémite du mythe encore tenace de la « toute-puissance » et de l’argent Cependant, dans la réalité, l’humanisme et la philanthropie sont depuis toujours intégrés à la démarche et aux valeurs de la famille Rothschild. Discret, cet engagement constant en faveur de l’intérêt général s’est traduit au fil du temps par le soutien apporté à différentes actions, comme nous l’avons vu plus haut.

En effet, cette  famille poursuit en toute discrétion une longue tradition de philanthropie, initiée par Mayer Amschel Rothschild (1744-1812) et ses cinq fils.  Dès l’origine, leur démarche visait à assurer l’égalité des chances pour les populations désavantagées à travers l’Europe. Parmi les domaines bénéficiant du soutien des Rothschild, citons la santé, le logement et l’éducation. Les membres de la famille ont cherché notamment à contribuer à l’avancée des droits civiques et à combler les fossés culturels. Leurs premières initiatives, comme la conception et la mise en œuvre de projets de logements sociaux, ont servi de modèle à des œuvres philanthropiques et aux bonnes pratiques et contribué à élaborer les politiques gouvernementales. Aujourd’hui encore, plusieurs fondations de la famille Rothschild sont actives dans un large éventail de domaines comprenant la médecine, le logement, l’éducation et le développement social.

Le baron James de Rothschild _____________________________________________________

En 1850, James et Betty de Rothschild achètent un terrain au 76, rue Picpus à Paris, dans le 12ème arrondissement, avec le projet d’y construire un hôpital pour traiter les patients juifs, ainsi qu’un hospice pour les personnes âgées et une synagogue. En 1852, l’hôpital est inauguré. Il devint le plus grand établissement privé de Paris. Il évolue constamment au cours du XIXe siècle et s’ouvre aux patients de toutes confessions. Aujourd’hui, l’hôpital Rothschild est géré par l’association Assistance publique hôpitaux de Paris et l’hospice pour personnes âgées est devenue une maison de retraite appartenant toujours à la Fondation Rothschild.

James de Rothschild et sa femme Betty s’engagèrent encore dans le financement d’orphelinats, de fondations  ophtalmologiques, de dispensaires anti-tuberculeux, de foyers pour personnes âgées, des premiers logements sociaux rue de Prague à Paris, 12ème arrondissement , de nombreuses associations d’aide aux jeunes femmes indigentes, prenant ainsi le relais du pouvoir politique dans une France mal organisée pour ses malades, ses vieillards, ses indigents, ses orphelins, ses infirmes. Mais l’œuvre philanthropique de cette famille va bien au-delà et touche de nombreux domaines, en France comme ailleurs…

VIDEO  retraçant la saga des Rothschild : Nemesis TV – La famille Rothschild

Voici une partie de la descendance de Mayer Amschel Rothschild :

Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), banquier
fondateur de la dynastie
x 1770 : Gertrude Schnapper (1753-1849)
│
├──> Schönche Jeanette Rothschild (1771-1859)
│    x 1795 : Benedikt Moses Worms (1772-1824)
│    souche de la « branche von Worms » (non porteuse du nom)
│
├──> Amschel Mayer Rothschild (1773-1855), banquier
│    x 1796 : Eva Hanau (1779-1848) 
│    seul représentant de la branche dite « de Francfort » (sans descendance)
│
├──> Salomon Mayer Rothschild (1774-1855), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Vienne »
│
├──> Nathan Mayer Rothschild (1777-1836), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Londres »
│
├──> Kalmann Mayer Rothschild (1788-1855), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Naples »
│
├──> Henriette Rothschild (1791-1866)
│    x 1815 : Abraham Montefiore (1788-1824), banquier3
│    souche de la branche « Montefiore » (non porteuse du nom Rothschild)
│    non représentée ici, partiellement alliée et souche de la branche dite « de Londres »
│
└──> James de Rothschild (1792-1868), banquier
     fondateur de la branche dite « de Paris »

Branche « de Paris »

Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), banquier
fondateur de la dynastie
x 1770 : Gertrude Schnapper (1753-1849)
│
└──> James de Rothschild (1792-1868), banquier
     fondateur de la branche dite « de Paris »
     x 1824 : Betty Salomon de Rothschild (1805-1886)
     │
     ├──> Charlotte de Rothschild (1825-1899)
     │    x 1842 : Nathaniel de Rothschild (1812-1870)
     │             voir branche dite « de Londres »
     │
     ├──> Alphonse de Rothschild (1827-1905)
     │    x 1857 : Leonora von Rothschild (1837-1911)
     │    │        voir branche dite « de Londres »
     │    │
     │    ├──> Bettina de Rothschild (1858-1892)
     │    │    x 1876 : Salomon Albert de Rothschild (1844-1911)
     │    │
     │    ├──> René de Rothschild (1861-1861)
     │    │
     │    ├──> Béatrice de Rothschild (1864-1934)
     │    │    x 1883 : Maurice Ephrussi (1849-1916)
     │    │
     │    └──> Édouard de Rothschild (1868-1949)
     │         x 1905 : Germaine Alice Halphen (1884-1975) 
     │         │
     │         ├──> Alphonse de Rothschild (1906-1911)
     │         │
     │         ├──> Guy de Rothschild (1909-2007)
     │         │    banquier et propriétaire d'écuries de course
     │         │    x 1937 : Alix Schey von Koromla (1911-1982)
     │         │    │        voir branche « von Worms » (non porteuse du patronyme Rothschild)
     │         │    │
     │         │    ├──> David de Rothschild (1942-)
     │         │    │    x 1974 Olimpia Aldobrandini (1955- )
     │         │    │    └──> Lavinia de Rothschild
     │         │    │    └──> Stéphanie de Rothschild
     │         │    │    └──> Alexandre de Rothschild (1980)
     │         │    │    └──> Louise de Rothschild (1989)
     │         │    │
     │         │    x 1957 : Marie-Hélène van Zuylen van Nyevelt (1927-1996)
     │         │    │        voir plus bas dans la branche dite « de Paris »
     │         │    │
     │         │    └──> Édouard de Rothschild (1957-)
     │         │         x 1981 Mathilde Coche de la Ferté (1952- )
     │         │         │
     │         │         x 1991 Arielle Marie Malard (1963- )       
     │         │         └──> David4
     │         │         └──> Aliénor (la sœur jumelle de David)    
     │         │         └──> Ferdinand  
     │         │ 
     │         ├──> Jacqueline de Rothschild (1911-2012)
     │         │    x 1930 Robert Calmann-Lévy (1899-1982 ) 
     │         │    │
     │         │    x 1937 Gregor Piatigorsky (1903-1976)
     │         │    └──> Jephta Piatigorsky (1937-) 
     │         │    └──> Joram Piatigorsky (1940-)
     │         │
     │         └──> Bethsabée de Rothschild (1914-1999)
     │              x 1948 David Bloomingdale (1913-1954)
     │
     ├──> Gustave de Rothschild (1829-1911)
     │    x 1859 : Cécile Anspach (1840-1912)
     │    │
     │    └──> Robert de Rothschild (1880-1946)
     │         x 1907 : Gabrielle Beer (1886-1945) 
     │         │
     │         ├──> Diane de Rothschild (1907-1996)
     │         │    x 1932-1952 : Anatole Muhlstein (1889-1957)
     │         │    │
     │         │    └──> Hélène Cécile Muhlstein (1936-)
     │         │         x 1962 : François Nourissier (1927-2011)
     │         │                  président de l'Académie Goncourt
     │         │            
     │         └──> Élie de Rothschild (1917-2007)
     │              │
     │              └──> Nathaniel de Rothschild (1946)
     │                   │
     │                   └──> Raphaël de Rothschild (1976-2000)
     │
     ├──> Salomon de Rothschild (1835-1864)
     │    x 1862 : Adelheid (Adèle) von Rothschild  (1843-1922)
     │    │        voir branche dite « de Naples »
     │    │
     │    └──> Hélène de Rothschild (1863-1947)
     │         x 1887 : Étienne van Zuylen van Nyevelt (1860-1934)
     │         │
     │         └──> Egmont van Zuylen van Nyevelt (1890-1960)
     │              x 1927 : Marguerite Namétalla (?-1996)
     │              │
     │              └──> Marie-Hélène van Zuylen van Nyevelt (1927-1996)
     │                   x (2) 1957 : Guy de Rothschild (1909-2007)
     │                                voir plus haut dans la branche dite « de Paris »
     │
     └──> Edmond de Rothschild (1845-1934)
          x 1877 : Adelheid von Rothschild (1853-1935)
          │        voir branche dite « de Naples »
          │
          ├──> James Armand de Rothschild (1878-1957), naturalisé britannique (1919)
          │    député au Parlement britannique (1929-1945)
          │    x Dorothy de Rothschild, née Dorothy Mathilde Pinto (1895-1988)
          │    
          │
          ├──> Maurice de Rothschild (1881-1957)
          │    x 1909 : Noémie Halphen (1888-1968) 
          │    │
          │    └──> Edmond de Rothschild (1926-1997)
          │         banquier
          │          x (2) 1963 : Nadine Lhopitalier (1932)
          │          │
          │          └──> Benjamin de Rothschild (1963-)
          │              président du Groupe LCF Rothschild
          │               x 1999 : Ariane Langner        
          │
          │
          └──> Miriam (Alexandrine ?) de Rothschild (1884-1965)

(sources : Les trompettes d’argent’, du rabbin Sébastien Allali – Wikipedia – Actualité Juive – Compagnie financière Edmond de Rothschild –  site Rothschild – Bibliothèque Nationale de France – Nemesis TV)

A lire aussi : Exposition sur la Fondation Rothschild sous l’Occupation – [Cercle d

LE SAVIEZ-VOUS ? De la fête du solstice d’hiver de l’époque d’Adam et Eve, à la fête de Noël de notre 21ème siècle..

  Repas de Noël en Europe du Nord au début du XXe siècle dans une famille aisée (illustration de Carl Larsson, 1904-1905)

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Selon la Bible, Adam et Eve ont été créés à l’équinoxe d’automne, quand les jours ont commencé à diminuer. Ils ont alors eu peur, croyant qu’ils allaient disparaître, de même que les jours. Mais au solstice d’hiver, les jours ont recommencé à croître. Ils ont alors compris qu’il s’agissait simplement d’un cycle de la nature et ils ont fêté l’évènement. Adam et Eve sont donc les premiers à avoir fêté le solstice d’hiver. Dans le calendrier grégorien, la date du solstice d’hiver varie au cours des années, entre le 21 ou le 22 décembre.

Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver, et les peuples du Nord avaient eux aussi leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances: repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapin ou de houx.

De nombreuses tribus fêtaient le jour le plus court de l’année, le 21 décembre, jour du solstice d’hiver à partir duquel le soleil remonte graduellement sur l’horizon. Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver et les peuples du Nord avaient leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances, repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapins et de houx. Ainsi, dans le Nord et l’Est de l’Europe, les rites teutons, germains et celtes, organisaient, dans la joie, des fêtes pour le soleil renaissant, pour le feu et la lumière nécessaires à la vie, symboles de chaleur et de prospérité. A Rome aussi, du 19 au 26 décembre, les Saturnales étaient une période de réjouissance où 1’on s’offrait déjà des cadeaux et où on honorait des dieux.

Pour supprimer les fêtes païennes célébrées le jour du solstice, l’Eglise a instauré la fête de Noël, avec une date, qui a changé plusieurs fois, pour se stabiliser  définitivement au 4ème siècle de l’ère commune à la date du 25 du mois de décembre. Le mot « Noël » vient du latin “Natalis (dies)” qui signifie le jour natal et représentait l’anniversaire de la naissance du Sol Invictus, le Soleil Invaincu.

Mais en 1’an 708 de Rome (vers moins 50 av. JC), un certain Jules César voulut modifier le calendrier lunaire du roi Numa pour le mettre en accord avec le cours du soleil. Il créa le calendrier julien, base de notre calendrier actuel.  Pour supprimer les fêtes païennes célébrées le jour du solstice d’hiver, l’Eglise a instauré la fête de Noël, avec une date qui a changé plusieurs fois, pour se stabiliser définitivement  à la date du 25 du mois de décembre de ce même calendrier julien, jour supposé le plus court, ce qui en fait, est une erreur.

Le mithraïsme, d´origine persane, fut importé à Rome en 68 av.J-C, par des légionnaires. Cette religion respectait les dimanches comme jours sacrés et célébrait la naissance de Mithra, dieu du soleil, le 25 décembre,  » Dies Natalis Solis Invicti « . L´empereur Commode, 161-192, se fit initier aux mystères de Mithra.. Plus tard, en 274, 1’empereur Aurélien, conquérant en Orient, fut le premier empereur qui se soit fait diviniser de son vivant, voulant renforcer ainsi son pouvoir politique et spirituel sur les multiples diversités et sensibilités de son empire. Il imposa le culte du Soleil Invaincu comme religion d´état lors de la célébration du 25 décembre.

Les chrétiens ont repris cette date, et cette période,  désormais appelée « Noël », portait différents noms selon les pays de France. Yul en Normandie, Nedelec en Bretagne, Nadal en Languedoc, Nan en Anjou, Poitou et Charente, Calendo en Provence, Chalende en Dauphiné par exemple. Son temps est de douze nuits mais peut varier selon les contrées. Durant les douze nuits de célébration, la nuit la plus importante est la plus longue de l’année, le 21 décembre. C’est le solstice d’hiver à partir duquel le soleil invaincu remonte progressivement sur l’horizon. C’est le perpétuel cycle de la mort et de la vie, du Ragnarök et de la renaissance. A la fois fête des morts, du clan et de la fécondité, cette tradition remonte donc au plus profond des âges. A chacun donc de perpétuer la tradition en famille autour d’un bon repas, d’un feu chaleureux et d’un bon verre de vin chaud. Aujourd’hui, Noël est surtout  à la fois une fête commerciale et familiale, un jour de réjouissance particulier pour tous les enfants, qui reçoivent des cadeaux ce jour-là. Certaines personnes se rendent encore à la messe de minuit pour fêter la naissance de Jésus.

(Sources : vlaanderen.one – Wikipedia – Novopress France)

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modifié le 23 novembre 2013 –

A LIRE AUSSI : La véritable origine de NOËL

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Saviez-vous qu’il existe une fleur qui sent le chocolat ?

Cosmos atrosanguineus, alias cosmos chocolat, est une plante originaire du Mexique qui s’est éteinte à l’état sauvage, elle est reproduite en culture depuis 1902 par multiplication végétale.

Bien qu’aucune partie de cette plante ne soit comestible, le cosmos chocolat qui pousse jusqu’à 60cm de hauteur produit des fleurs qui ont la particularité de dégager une odeur similaire à celle du chocolat.

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Saviez vous qu’aux USA il a été légal d’envoyer des enfants par colis postal ?

En effet, l’envoi de colis postaux aux États-Unis a débuté le 1er janvier 1913 et selon le règlement le poids des colis ne devait pas dépasser 50 livres (environ 23kg), mais il n’a pas été précisé que l’on ne pouvait expédier un enfant via le Parcel service post.

Les frais postaux revenaient beaucoup moins chers que les billets de train, ce qui a poussé certains parents à envoyer leurs enfants par colis à leurs grands-parents par exemple. Les enfants portaient des timbres postaux et voyageaient dans le compartiment du train réservé aux courriels et aux colis, accompagnés d’un facteur, jusqu’à destination.

Après avoir entendu parler de plusieurs cas d’envoi d’enfants par colis, le ministre de la poste a émis de nouvelles réglementations interdisant cette pratique.

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Saviez-vous que le sperme du saumon pourrait nous aider à recycler les terres rares ?

En effet, la semence des saumons est très précieuse, en effet, selon les chercheurs de l’université de Tokyo, ce sperme serait un moyen pour extraire et recycler les terres rares, des métaux essentiels pour plusieurs produits électroniques tels que les Smartphones et les batteries rechargeables.

En utilisant la laitance des saumons lyophilisée, beaucoup de métaux dont les terres rares s’y fixent facilement grâce aux groupements phosphates qui se trouvent dans l’ADN. Ces terres rares seront par la suite récupérées par traitement acide et centrifugation.

Non seulement ce processus est nettement moins cher que les méthodes d’extraction chimique traditionnelles, mais c’est aussi un moyen meilleur pour l’environnement.

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Saviez-vous que les fourmis survivent dans un micro-ondes en marche ?

Les faisceaux des micro-ondes sont des ondes stationnaires. Ces ondes restent toujours dans une position constante. Donc, dans un micro-ondes en marche, il y a des endroits où la densité d’énergie est très élevée, alors que dans d’autres endroits, elle est très faible.

Et, c’est pourquoi les micro-ondes sont équipés d’une plaque tournante afin de s’assurer que toutes les parties du repas sont chauffées.

Les fourmis étant relativement petites peuvent facilement se déplacer entre ces ondes et survivent ainsi. Essayez par vous-même, la fourmi sortira du micro-ondes indemne.

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Sur Uranus, l’été et l’hiver durent chacun 42 ans !

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Saviez-vous que sur la planète Uranus est l’une des planètes les plus étranges de notre système solaire ?

L’inclinaison de la Terre engendre les saisons. L’été survient dans l’hémisphère nord lorsque ce dernier est incliné vers le soleil et quand il est incliné loin du Soleil, c’est l’hiver, la même chose pour l’hémisphère sud. Cependant, sur Uranus, un hémisphère est totalement pointé vers le Soleil et la position des pôles s’inverse lentement jusqu’à ce que, un an et demi plus tard, Uranus, aie la situation inverse.

Cela a un effet dramatique sur les saisons sur Uranus, en effet, l’été dans chaque hémisphère dure 42 ans tout comme l’hiver.

(Source : Lesaviezvous ?)