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UN BRIN DE CULTURE – Victor Hugo

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Le peuple donne son sang et son argent, moyennant quoi on le mène

Extrait de « L’Homme qui rit » – 1869

L’Homme qui rit (1869)

Victor Hugo (Besançon 1802  – Paris 1885)

Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Maison natale de Victor Hugo à Besançon

Aux Feuillantines

Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: jouez, mais je défends
Qu’on marche dans les fleurs et qu’on monte aux échelles.

Abel était l’aîné, j’étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d’elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d’une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu’à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fîmes pour l’avoir,
Mais je me souviens bien que c’était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d’encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l’ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu’oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s’ils ont pris un oiseau des cieux,
S’appellent en riant et s’étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.

 Victor Hugo  Victor Hugo

Victor Hugo enfant  jeune homme, et dans la force de l’âge

Lise

J’avais douze ans ; elle en avait bien seize.
Elle était grande, et, moi, j’étais petit.
Pour lui parler le soir plus à mon aise,
Moi, j’attendais que sa mère sortît ;
Puis je venais m’asseoir près de sa chaise
Pour lui parler le soir plus à mon aise.

Que de printemps passés avec leurs fleurs !
Que de feux morts, et que de tombes closes !
Se souvient-on qu’il fut jadis des coeurs ?
Se souvient-on qu’il fut jadis des roses ?
Elle m’aimait. Je l’aimais. Nous étions
Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons.

Dieu l’avait faite ange, fée et princesse.
Comme elle était bien plus grande que moi,
Je lui faisais des questions sans cesse
Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ?
Et par moments elle évitait, craintive,
Mon oeil rêveur qui la rendait pensive.

Puis j’étalais mon savoir enfantin,
Mes jeux, la balle et la toupie agile ;
J’étais tout fier d’apprendre le latin ;
Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ;
Je bravais tout; rien ne me faisait mal ;
Je lui disais : Mon père est général.

Quoiqu’on soit femme, il faut parfois qu’on lise
Dans le latin, qu’on épelle en rêvant ;
Pour lui traduire un verset, à l’église,
Je me penchais sur son livre souvent.
Un ange ouvrait sur nous son aile blanche,
Quand nous étions à vêpres le dimanche.

Elle disait de moi : C’est un enfant !
Je l’appelais mademoiselle Lise.
Pour lui traduire un psaume, bien souvent,
Je me penchais sur son livre à l’église ;
Si bien qu’un jour, vous le vîtes, mon Dieu !
Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu.

Jeunes amours, si vite épanouies,
Vous êtes l’aube et le matin du coeur.
Charmez l’enfant, extases inouïes !
Et quand le soir vient avec la douleur,
Charmez encor nos âmes éblouies,
Jeunes amours, si vite épanouies!

Victor Hugo

jeune homme,

Premier mai

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor Hugo

et dans la force de l’âge

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Léopoldine et François-Victor, par Madame Victor Hugo

Demain, dès l’aube…

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

1853 – Victor Hugo lisant devant un mur de pierres – par Auguste Vacquerie

Hugo et son fils François Victor, 1836

Lorsque l’enfant paraît

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme
Qui s’élève en priant ;
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S’arrête en souriant.

La nuit, quand l’homme dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L’onde entre les roseaux,
Si l’aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d’oiseaux.

Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !

Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N’ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n’ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l’auréole d’or !

Vous êtes parmi nous la colombe de l’arche.
Vos pieds tendres et purs n’ont point l’âge où l’on marche.
Vos ailes sont d’azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n’est immonde,
Âme où rien n’est impur !

Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !

Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !

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 Victor Hugo (à droite) et ses deux fils, François (debout) et Charles

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Paroles sur la dune

Maintenant que mon temps décroît comme un flambeau,
Que mes tâches sont terminées ;
Maintenant que voici que je touche au tombeau
Par les deuils et par les années,

Et qu’au fond de ce ciel que mon essor rêva,
Je vois fuir, vers l’ombre entraînées,
Comme le tourbillon du passé qui s’en va,
Tant de belles heures sonnées ;

Maintenant que je dis : – Un jour, nous triomphons ;
Le lendemain, tout est mensonge ! –
Je suis triste, et je marche au bord des flots profonds,
Courbé comme celui qui songe.

Je regarde, au-dessus du mont et du vallon,
Et des mers sans fin remuées,
S’envoler sous le bec du vautour aquilon,
Toute la toison des nuées ;

J’entends le vent dans l’air, la mer sur le récif,
L’homme liant la gerbe mûre ;
J’écoute, et je confronte en mon esprit pensif
Ce qui parle à ce qui murmure ;

Et je reste parfois couché sans me lever
Sur l’herbe rare de la dune,
Jusqu’à l’heure où l’on voit apparaître et rêver
Les yeux sinistres de la lune.

Elle monte, elle jette un long rayon dormant
A l’espace, au mystère, au gouffre ;
Et nous nous regardons tous les deux fixement,
Elle qui brille et moi qui souffre.

Où donc s’en sont allés mes jours évanouis ?
Est-il quelqu’un qui me connaisse ?
Ai-je encor quelque chose en mes yeux éblouis,
De la clarté de ma jeunesse ?

Tout s’est-il envolé ? Je suis seul, je suis las ;
J’appelle sans qu’on me réponde ;
Ô vents ! ô flots ! ne suis-je aussi qu’un souffle, hélas !
Hélas ! ne suis-je aussi qu’une onde ?

Ne verrai-je plus rien de tout ce que j’aimais ?
Au-dedans de moi le soir tombe.
Ô terre, dont la brume efface les sommets,
Suis-je le spectre, et toi la tombe ?

Ai-je donc vidé tout, vie, amour, joie, espoir ?
J’attends, je demande, j’implore ;
Je penche tour à tour mes urnes pour avoir
De chacune une goutte encore !

Comme le souvenir est voisin du remord !
Comme à pleurer tout nous ramène !
Et que je te sens froide en te touchant, ô mort,
Noir verrou de la porte humaine !

Et je pense, écoutant gémir le vent amer,
Et l’onde aux plis infranchissables ;
L’été rit, et l’on voit sur le bord de la mer
Fleurir le chardon bleu des sables.

Victor Hugo

Victor Hugo âgé

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Victor Hugo

Résultat de recherche d'images pour "Photos de Victor Hugo et ses deux fils petits"   Victor Hugo avec ses deux petits-enfants Georges et Jeanne

Jeanne dort

Jeanne dort ; elle laisse, ô pauvre ange banni,
Sa douce petite âme aller dans l’infini ;
Ainsi le passereau fuit dans la cerisaie ;
Elle regarde ailleurs que sur terre, elle essaie,
Hélas, avant de boire à nos coupes de fiel,
De renouer un peu dans l’ombre avec le ciel.
Apaisement sacré ! ses cheveux, son haleine,
Son teint, plus transparent qu’une aile de phalène,
Ses gestes indistincts, son calme, c’est exquis.
Le vieux grand-père, esclave heureux, pays conquis,
La contemple.

Cet être est ici-bas le moindre
Et le plus grand ; on voit sur cette bouche poindre
Un rire vague et pur qui vient on ne sait d’où ;
Comme elle est belle ! Elle a des plis de graisse au cou ;
On la respire ainsi qu’un parfum d’asphodèle ;
Une poupée aux yeux étonnés est près d’elle,
Et l’enfant par moments la presse sur son coeur.
Figurez-vous cet ange obscur, tremblant, vainqueur,
L’espérance étoilée autour de ce visage,
Ce pied nu, ce sommeil d’une grâce en bas âge.
Oh ! quel profond sourire, et compris de lui seul,
Elle rapportera de l’ombre à son aïeul !
Car l’âme de l’enfant, pas encor dédorée,
Semble être une lueur du lointain empyrée,
Et l’attendrissement des vieillards, c’est de voir
Que le matin veut bien se mêler à leur soir.

Ne la réveillez pas. Cela dort, une rose.
Jeanne au fond du sommeil médite et se compose
Je ne sais quoi de plus céleste que le ciel.
De lys en lys, de rêve en rêve, on fait son miel,
Et l’âme de l’enfant travaille, humble et vermeille,
Dans les songes ainsi que dans les fleurs l’abeille.

Victor Hugo Victor Hugo avec ses petits-enfants Jeanne et Georges

Les enfants lisent, troupe blonde

Les enfants lisent, troupe blonde ;
Ils épellent, je les entends ;
Et le maître d’école gronde
Dans la lumière du printemps.

J’aperçois l’école entrouverte ;
Et je rôde au bord des marais ;
Toute la grande saison verte
Frissonne au loin dans les forêts.

Tout rit, tout chante ; c’est la fête
De l’infini que nous voyons ;
La beauté des fleurs semble faite
Avec la candeur des rayons.

J’épelle aussi moi ; je me penche
Sur l’immense livre joyeux ;
Ô champs, quel vers que la pervenche !
Quelle strophe que l’aigle, ô cieux !

Mais, mystère ! rien n’est sans tache.
Rien ! – Qui peut dire par quels noeuds
La végétation rattache
Le lys chaste au chardon hargneux ?

Tandis que là-bas siffle un merle,
La sarcelle, des roseaux plats,
Sort, ayant au bec une perle ;
Cette perle agonise, hélas !

C’est le poisson qui, tout à l’heure,
Poursuivait l’aragne, courant
Sur sa bleue et vague demeure,
Sinistre monde transparent.

Un coup de fusil dans la haie,
Abois d’un chien ; c’est le chasseur.
Et, pensif, je sens une plaie
Parmi toute cette douceur.

Et, sous l’herbe pressant la fange,
Triste passant de ce beau lieu,
Je songe au mal, énigme étrange,
Faute d’orthographe de Dieu.

Image associéeVictor Hugo et sa famille

Image associée La famille Hugo à Guernesey en 1878

Victor Hugo sur la terrasse de Hauteville House, en 1868, lors de son exil sur l’île de Guernesey.

Victor Hugo sur la terrasse de Hauteville House, en 1868, lors de son exil sur l’île de Guernesey. / Rue des Archives

Hauteville House, la maison de Victor Hugo. / Hervé Gyssels/PhotononstopHauteville House, la maison de Victor Hugo. / Hervé Gyssels/Photononstop

Guernesey, lieu d’écriture des « Travailleurs de la mer » et des             « Misérables »

L’île anglo-normande, où s’exila Victor Hugo pendant quinze ans, entretient la mémoire de l’écrivain. À Guernesey, Victor Hugo s’ébroue, s’installe et entame l’une des périodes les plus productives de sa vie d’écrivain. Des trois exils que connut ­Victor Hugo, celui de Guernesey est le plus long. L’île, tout comme la littérature, conserve de nombreuses traces de son passage.

Cette maison est, dans l’histoire de la littérature « la dernière acquise grâce aux droits d’auteur d’un recueil de poésie », en l’occurrence Les Contemplations. Elle est aussi le point de départ naturel d’un voyage sur les pas de Victor Hugo dans l’île.

C’est là, après avoir avalé ses œufs crus et sa tasse de café, que l’écrivain écrit chaque matin, debout, face à l’archipel. Il a devant lui la petite île d’Herm et la plus lointaine Sercq. Là-bas, fin ruban bleuté visible par beau temps, la France, terre interdite et chérie. Déjeuner, ablution d’eau glacée, tendre promenade avec sa maîtresse Juliette Drouet (qu’il loge dans la même rue et peut saluer le matin de son balcon)… La vie s’organise, comme un pied de nez à l’exil. (La Croix)

Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées

Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées.
Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l’aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit !

Tous ces jours passeront; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d’argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S’iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m’en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

Image associéeGroupe familial à Guernesey, 1852-1853

Image associéeAdèle Hugo, Victor Hugo et Madame Victor Hugo

Image associée Juliette Drouet

LA FAMILLE HUGO

1/Les grands parents

Les grands parents de Victor Hugo se nommaient : Joseph Hugo, né le 24 octobre 1727 et mort le 12 avril 1789 eut pour première épouse Dieudonné Françoise Béchet avec qui il eut onze enfants. Sa deuxième épouse, Jeanne-Marguerite vit le jour le 21 mars 1741 et mourut le 15 février 1814. Ils eurent beaucoup d’enfants dont Joseph Léopold Sigisbert, le père de Victor Hugo.

2/Les oncles et les tantes

Victor Hugo eut un oncle, Louis Joseph Hugo né le 14 février 1777 et décédé le 18 décembre 1853. Victor eut aussi quatre tantes: Anne Julie Hugo qui vit le jour le 5 novembre 1770 et mourut le 15 mai 1816. Anne Victoire Hugo née le 27 décembre 1771 et décédée le 28 août 1808. Monique Hugo naquit le 4 janvier 1773 mais décéda en bas âge. Marie Françoise née le 15 février 1776. Léopold Hugo, le père de Victor, ne fut pas très proche de sa famille à l’âge adulte à cause de son métier.

3/ Le père

Le père de Victor Hugo, Léopold-Sigisbert Hugo, né à Nancy, le 15 novembre 1773 appartenait à une famille d’artisans d’origine plébéienne. Ses parents Joseph et Jeanne Marguerite eurent sept enfants. Léopold devint général d’Empire de Napoléon Bonaparte puis il fut nommé gouverneur de trois provinces et comte de Siguenza en Espagne. Il se maria avec Sophie Trébuchet. Il ne cessa de la tromper avec de nombreuses maîtresses dont Cécile Marie Catherine Thomas avec qui il resta jusqu’à sa mort, survenue le 29 janvier 1828.

4/La mère

La mère de Victor Hugo, Sophie Trébuchet née le 19 juin 1772 dans une famille bourgeoise nantaise est la fille d’un capitaine de navigation marchande. Elle rencontra Léopold en 1796 et se maria avec lui, le 15 novembre 1797. Elle eut, elle aussi, un amant, le général Victor Lahorie. Leur union fut malheureuse, malgré leurs trois enfants : Juste Abel, né en 1798, qui eut trois enfants, Léopold Armand, Jeanne Zoé, Jules et quimourut le 8 février 1855 ; Eugène, né en 1800, et mort en 1837 et Victor, né en 1802 et mort en 1885. Sophie s’opposa farouchement au mariage de son fils avec Adèle. Ce n’est qu’en 1821, lorsqu’elle mourut,que Victor Hugo put enfin épouser son amie d’enfance, Adèle Foucher.

5/Victor Hugo

Victor Marie Hugo vit le jour le 26 février 1802 à 22h30 à Besançon. A dix-sept ans, Victor fonda une revue « le Conservateur Littéraire  » avec ses frères qui dura deux ans. A vingt ans, Victor Hugo épouse son amie d’enfance Adèle Foucher. Il porte un amour incomparable à cette jeune femme, pourtant il ne cessera de la tromper, en particulier avec Juliette Drouet, actrice rencontrée en 1833 avec qui il restera jusqu’à sa mort. De son union avec Adèle, naquirent cinq enfants : Léopold, Léopoldine, Charles, François-Victor et Adèle.

6/Les enfants

Léopold vit le jour le 16 juillet 1823 et mourut seulement trois mois après, le 10 octobre 1823. Léopoldine, née le 28 août 1824 à peine un an après la mort du premier enfant fit le bonheur de ses parents. Sa mort à Villequier le 4 septembre 1843 fut un immense chagrin pour les deux parents. C’est en partie pour célébrer le bonheur familial passé et perdu que Hugo écrivit Les Contemplations. Charles, né le 4 novembre 1826, fut journaliste. D’ailleurs, il s’engagea aux côtés de son père, c’est pour cela qu’il connaîtra la prison et l’exil ; il mourut le 13 mars 1871. François Victor, né le 2 octobre 1828 fut lui aussi un talentueux journaliste, il mourut à paris le 26 décembre 1873. La dernière fille de Victor Hugo, Adèle, naquit le 24 août 1830 ; elle termina ses jours dans un asile à Saint-Mandé et mourut le 21 avril 1915.

7/Les petits enfants

Georges et Jeanne, les enfants de François-Victor seront les lumières de la vieillesse pour Hugo, au moment où il perd son épouse, Adèle, et où il voit sa fille cadette s’enfoncer dans la folie. C’est d’eux qu’il parle dans L’art d’être grand-père, un de ses derniers recueils de poèmes.

Le poète s’en va dans les champs

Le poète s’en va dans les champs ; il admire,
Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d’or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l’accueillir agitant leurs bouquets,
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et, familièrement, car cela sied aux belles :
– Tiens ! c’est notre amoureux qui passe ! disent-elles.
Et, pleins de jour et d’ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
L’orme au branchage noir, de mousse appesanti,
Comme les ulémas quand paraît le muphti,
Lui font de grands saluts et courbent jusqu’à terre
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : C’est lui ! c’est le rêveur !

victor hugoVictor Hugo with friends during his exile to Guernsey (Hulton-Deutsch Collection/CORBIS)

Monstre sacré de la littérature française, exceptionnel par son implication dans les combats de son temps autant que par la fécondité de son imagination, Hugo domine le xixe siècle. Placé par sa naissance au cœur des tiraillements d’un siècle mouvementé (un père républicain puis bonapartiste, une mère royaliste et vendéenne), évoluant du royalisme ultra au socialisme républicain, à la fois brocardé et encensé de son vivant, connaissant l’exil et les deuils, il veut tout dire, en somme, pour tous, et de toutes les façons possibles.

Drame, recueil poétique, roman, préface, assemblée politique, affiche placardée, tout est tribune pour Hugo. Tous les genres et tous les registres montrent l’Homme, titan infime en proie à des forces manichéennes contradictoires.
Sa prose comme sa poésie éclatent de son génie des contrastes ; l’inspiration hugolienne est partout lyrique et épique : les visions dantesques côtoient la tendresse pour tout ce qui est faible. Le jeu prodigieux des sons, des cadences et des antithèses brosse en une fresque biblique le cheminement douloureux de l’humanité vers le progrès.

Tel son personnage Hernani, Victor Hugo est à lui seul « une force qui va ! ». Son œuvre reste l’une des plus puissantes et des plus populaires de la littérature française.

Famille

Fils de Léopold Hugo, général et comte d’Empire, et de Sophie Trébuchet. Victor Marie est le frère cadet d’Abel et d’Eugène. Ses parents s’entendent mal.

Le mendiant

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s’arrêta devant
Ma porte, que j’ouvris d’une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C’était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l’homme et les joignant pour Dieu.
je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l’entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre ,
Devant la cheminée. » Il s’approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l’âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu’il séchait ce haillon désolé
D’où ruisselait la pluie et l’eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.

Enfance et adolescence

Première éducation, faite de voyages (Naples, Madrid) et de lectures à satiété. Études brillantes à Paris, au lycée Louis-le-Grand ; prix d’encouragement de l’Académie française. Il compose ses premiers vers et une tragédie (Irtamène, 1816). Il veut suivre la voie littéraire ; il est catholique et monarchiste.

Du jeune homme sage au fervent romantique (1820-1830)

Ses recueils de poésie de jeunesse sont récompensés par le roi. Il fait paraître ses premiers romans (Bug-Jargal (1820), Han d’Islande, 1823), ébauches malhabiles des romans de la maturité. Il se marie (1822) et devient père de famille.
Il penche du côté du romantisme, dont il écrit le manifeste littéraire, la préface de son drame Cromwell (1827). La première de sa pièce Hernani (1830) est l’occasion d’un affrontement entre classiques et modernes qui fera date dans l’histoire du romantisme français.

L’écrivain installé

Une période de riche production littéraire (recueils poétiques [les Rayons et les Ombres, 1840], pièces de théâtre [Ruy Blas, 1838], roman à succès [Notre-Dame de Paris, 1832]) marque brutalement le pas avec la mort accidentelle de sa fille Léopoldine (1843). Hugo, rallié au « roi des Français » Louis-Philippe, devient académicien et pair de France.

L’opposant irréductible (1849-1870)

Il se fait orateur à l’Assemblée nationale, sous la IIe République qui a succédé à la monarchie constitutionnelle, puis opposant intransigeant, depuis sa retraite dans les îles anglo-normandes (Jersey, puis Guernesey) au second Empire du fourbe « prince-président » devenu Napoléon III. Champion de la dignité de l’être humain, de ses droits civils et politiques (Hugo prône notamment l’abolition de la peine de mort, le suffrage universel et la liberté de la presse), son cri, puissant, se fait littéraire : les Châtiments (1853), les Contemplations (1856), la Légende des siècles (1859, 1877, 1883), les Misérables (1862), les Travailleurs de la mer (1866), l’Homme qui rit (1869).

Les derniers feux

Rentré en France après le dénouement de la guerre franco-prussienne (1870-1871), la fin tragique de la Commune et le rétablissement de la république, Hugo devient une icône du nouveau régime démocratique. Même si son activité créatrice se réduit, sa vigueur littéraire n’est pas entamée : il publie l’Année terrible (1872), le roman d’une guerre fratricide encore fraîche, Quatrevingt-treize (1874) et l’Art d’être grand-père, 1877.

L’homme et la femme

« L’homme est la plus élevée des créatures,
la femme est le plus sublime des idéaux.

Dieu a fait pour l’homme un trône,
pour la femme un autel.
Le trône exalte,
l’autel sanctifie.

L’homme est le cerveau,
la femme le coeur.
Le cerveau fabrique la lumière,
le coeur produit l’Amour.
La lumière féconde,
l’Amour ressuscite.

L’homme est fort par la raison,
la femme est invincible par les larmes.
La raison convainc,
les larmes émeuvent.

L’homme est capable de tous les héroïsmes,
la femme de tous les martyres.
L’héroïsme ennobli,
le martyre sublime.

L’homme a la suprématie,
la femme la préférence.
La suprématie signifie la force,
la préférence représente le droit.

L’homme est un génie,
la femme un ange.
Le génie est incommensurable,
l’ange indéfinissable.

L’aspiration de l’homme,
c’est la suprême gloire,
l’aspiration de la femme,
c’est l’extrême vertu.
La gloire fait tout ce qui est grand,
la vertu fait tout ce qui est divin.

L’homme est un Code,
la femme un Evangile.
Le Code corrige,
l’Evangile parfait.

L’homme pense ,
la femme songe.
Penser, c’est avoir dans le crâne une larve,
songer, c’est avoir sur le front une auréole.

L’homme est un océan,
la femme est un lac.
L’Océan a la perle qui orne,
le lac, la poésie qui éclaire.

L’homme est un aigle qui vole,
la femme est le rossignol qui chante.
Voler, c’est dominer l’espace,
chanter, c’est conquérir l’Ame.

L’homme est un Temple,
la femme est le Sanctuaire.
Devant le Temple nous nous découvrons,
devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.

« l’homme est placé où finit la terre ,
la femme où commence le ciel « .

Décès

Victor Hugo sur son lit de mort

A un poète

Ami, cache ta vie et répands ton esprit.

Un tertre, où le gazon diversement fleurit ;
Des ravins où l’on voit grimper les chèvres blanches ;
Un vallon, abrité sous un réseau de branches
Pleines de nids d’oiseaux, de murmures, de voix,
Qu’un vent joyeux remue, et d’où tombe parfois,
Comme un sequin jeté par une main distraite,
Un rayon de soleil dans ton âme secrète ;
Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment
Pour faire des échos au fond du bois dormant ;
Voilà ce qu’il te faut pour séjour, pour demeure !
C’est là, – que ta maison chante, aime, rie ou pleure, –
Qu’il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours,
Envoyant un soupir à peine aux antres sourds,
Mirant dans ta pensée intérieure et sombre
La vie obscure et douce et les heures sans nombre,
Bon d’ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords,
Ton coeur vers les enfants, ton âme vers les morts !
Et puis, en même temps, au hasard, par le monde,
Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde,
Loin de toi, par delà ton horizon vermeil,
Laisse ta poésie aller en plein soleil !
Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes,
Effleurée en passant des lèvres et des urnes,
Laisse-la s’épancher, cristal jamais terni,
Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini,
Calme et pure, à travers les âmes fécondées,
Un immense courant de rêves et d’idées,
Qui recueille en passant, dans son flot solennel,
Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel !
Toi, sois heureux dans l’ombre. En ta vie ignorée,
Dans ta tranquillité vénérable et sacrée,
Reste réfugié, penseur mystérieux !
Et que le voyageur malade et sérieux
Puisse, si le hasard l’amène en ta retraite,
Puiser en toi la paix, l’espérance discrète,
L’oubli de la fatigue et l’oubli du danger,
Et boire à ton esprit limpide, sans songer
Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s’abreuve.

Sois petit comme source et sois grand comme fleuve.


22 mai 1885, à Paris, Funérailles nationales

Le 1er juin 1885, son corps fut déposé au Panthéon, après les funérailles les plus magnifiques que la France ait vues depuis Mirabeau.

22 mai 1885 à Paris. Funérailles nationales et inhumation au Panthéon (1er juin).

Chronologie de ses oeuvres littéraires

  • 1827Cromwell, pièce de théâtre de Victor Hugo.
  • 1830Hernani, drame de V. Hugo, dont la première représentation au Théâtre-Français fut marquée par une véritable bataille entre les classiques et les modernes.
  • 1831-1832Notre-Dame de Paris, roman de V. Hugo.
  • 1838Ruy Blas, drame de V. Hugo.
  • 1856Les Contemplations, recueil de poésies de V. Hugo.
  • 1859 Première série de la Légende des siècles, de V. Hugo.
  • 1862Les Misérables, roman de V. Hugo, qui forme, à travers ses personnages et les événements qui lui servent de toile de fond, une véritable épopée populaire.

Quelques-unes de ses oeuvres artistiques

Homme de Lettres, ses poésies et ses romans sont célèbres, homme politique, romantique, académicien et intellectuel engagé français du XIXe siècle

Victor Hugo, ce génie était aussi peintre : 3 500 dessins créés entre 1830 et 1876. Pour lui c’était des  “simples délassements” . Classique dans ses écrits et visionnaire dans  ses œuvres picturales, très apprécié par les Surréalistes eux-mêmes. Il peint des  “silhouettes fantastiques”.

Autodidacte, Hugo n’hésite pas à utiliser les méthodes les plus rustiques ou expérimentales : Il mélange à l’encre le café noir, le charbon, la suite de cheminée, peignant du bout de l’allumette ou au moyen des barbes d’une plume. Ses oeuvres sont, en général, de petite taille et il s’en sert tantôt pour illustrer ses écrits, tantôt pour les envoyer à ses amis pour le jour de l’an ou à d’autres occasions.

Cet art, qu’il pratiquera toute sa vie, le divertit. Au début, ses travaux sont de facture plutôt réaliste ; mais avec l’exil et la confrontation mystique du poète avec la mer, ils acquerront une dimension presque fantastique.

Cette facette du talent d’Hugo n’échappera pas à ses contemporains et lui vaudra les louanges, notamment, de Charles Baudelaire : « Je n’ai pas trouvé chez les exposants du Salon la magnifique imagination qui coule dans les dessins de Victor Hugo comme le mystère dans le ciel. Je parle de ses dessins à l’encre de Chine, car il est trop évident qu’en poésie, notre poète est le roi des paysagistes« .

Mai

Je ne laisserai pas se faner les pervenches
Sans aller écouter ce qu’on dit sous les branches
Et sans guetter, parmi les rameaux infinis,
La conversation des feuilles et des nids.
Il n’est qu’un dieu, l’amour ; avril est son prophète.
Je me supposerai convive de la fête
Que le pinson chanteur donne au pluvier doré ;
Je fuirai de la ville, et je m’envolerai
– Car l’âme du poëte est une vagabonde –
Dans les ravins où mai plein de roses abonde.
Là, les papillons blancs et les papillons bleus,
Ainsi que le divin se mêle au fabuleux,
Vont et viennent, croisant leurs essors gais et lestes,
Si bien qu’on les prendrait pour des lueurs célestes.
Là, jasent les oiseaux, se cherchant, s’évitant ;
Là, Margot vient quand c’est Glycère qu’on attend ;
L’idéal démasqué montre ses pieds d’argile ;
On trouve Rabelais où l’on cherchait Virgile.
Ô jeunesse ! ô seins nus des femmes dans les bois !
Oh ! quelle vaste idylle et que de sombres voix !
Comme tout le hallier, plein d’invisibles mondes,
Rit dans le clair-obscur des églogues profondes !
J’aime la vision de ces réalités ;
La vie aux yeux sereins luit de tous les côtés ;
La chanson des forêts est d’une douceur telle
Que, si Phébus l’entend quand, rêveur, il dételle
Ses chevaux las souvent au point de haleter,
Il s’arrête, et fait signe aux Muses d’écouter.

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Ses  “silhouettes fantastiques” consistaient en expériences autour de tâches d’encre, dans lesquelles Hugo distinguait une architecture complexe et ordonnée. Par ses dessins, c’est donc aussi sa vision du monde qu’esquisse Victor Hugo, laissant par la magie du trait se développer son imagination.

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Image associée

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victor hugo:

Victor Hugo

La coccinelle

Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J’aurais dû – mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche franche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s’envola.

– Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l’insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l’homme.

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États d’âmes, questionnements et fascinations s’y expriment, peut-être plus lisiblement que dans ses écrits, et ouvrent au lecteur une fenêtre sur l’âme de cet emblématique et singulier auteur pourtant mal connu.

La mer surtout est  omniprésente dans son oeuvre, il  savait capter les tempêtes.

                            Illustration pour les « Travailleurs de la mer  »

                           Marine Terrace with initials – 1855

Victor Hugo                                 Le serpent, 1866

Victor Hugo                        Calling Card 1855

Victor Hugo

Pieuvre avec les initales V.H.

Victor Hugo, <i>Gavroche à 11 ans</i>                           Gavroche à 11 ans

Rêverie

Oh ! laissez-moi ! c’est l’heure où l’horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L’heure où l’astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline.
On dirait qu’en ces jours où l’automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.

Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
Là-bas, – tandis que seul je rêve à la fenêtre
Et que l’ombre s’amasse au fond du corridor, –
Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d’or !

Qu’elle vienne inspirer, ranimer, ô génies,
Mes chansons, comme un ciel d’automne rembrunies,
Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
Et longtemps, s’éteignant en rumeurs étouffées,
Avec les mille tours de ses palais de fées,
Brumeuse, denteler l’horizon violet !

Planète, 1854

Image associée

Château  imaginaire

Victor Hugo

Ville au pont délabré, 1847

Image associéeChampignon – 1860

Image associée

        Sa fille Léopoldine, dessinée par Victor Hugo

Nuits de juin

L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.

Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.

(Sources : Wiipedia, Encyclopédie Larousse en ligne, Les Grands Classiques, La Croix) Sa fille Léopoldine, dessinée par Victor Hugo

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La science arabe : une équivoque à dissiper

La science arabe : une équivoque à dissiper

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En 1883, Ernest Renan prononçait en Sorbonne une conférence intitulée : « L’islamisme et la science », (publiée ensuite par Calmann-Lévy). On trouve ce texte sur la toile.

C’est le credo rationaliste d’un homme de science qui connaît bien l’histoire. Il a surtout le mérite et l’intérêt d’attirer l’attention sur une équivoque, qui n’avait pas échappée au sémitisant qu’il était, et qui est contenue dans ces mots : « science arabe, civilisation musulmane, science musulmane ».

Cette équivoque n’a jamais été dissipée, et il est urgent de le faire. Ernest Renan peut nous y aider.
Le constat qu’il énonce est simple : De l’an 775 environ jusque vers le milieu du treizième siècle, on ne saurait douter qu’il y a eu dans les pays musulmans des savants et des penseurs très distingués. De là, on a construit l’idée d’une science arabe, d’une civilisation musulmane (qu’on appelle aujourd’hui « l’islam berceau de civilisation »), voire d’une science musulmane (ce terme a aujourd’hui disparu). Le problème, quant à lui, est loin de l’être.

Le rôle éminent de la Perse et des chrétiens d’Orient

Que se passe t-il de l’Hégire à l’an 775, autrement dit sous le règne des quatre premiers califes ?
Certes, « Omar n’a pas brûlé la bibliothèque d’Alexandrie », mais le principe qu’il a fait triompher dans le monde est infiniment plus destructeur : il s’attaque à la recherche savante et au travail de l’esprit. Il n’y a rien de plus étranger à ce qui peut s’appeler « philosophie ou science » que le premier siècle de l’islam. Sous les quatre premiers califes on ne compte aucun mouvement intellectuel d’un caractère profane. L’islam est « dans le moment de la conquête » comme le disent euphémiquement les orientalistes du XIXème siècle principalement occupé à conquérir, à dominer, à semer la désolation et à ravager les vieilles terres de civilisation.
Mais vers l’an 750, la Perse prend le dessus. Elle fait triompher la dynastie des enfants d’Abbas sur celle des Béni-Omeyrra, autrement dit la Perse choisit les Abbassides contre les Omeyyades. Le centre de l’islam est transporté dans la région du Tigre et de l’Euphrate.

C’est là que se trouvent les traces d’une des plus brillantes civilisations que l’Orient ait connu : celle des Perses sassanides. Après les Parthes arsacides, qu’ils ont vaincus, ils reprennent le flambeau des Achéménides, dont le brillant Etat a été détruit par Alexandre. Cette civilisation sassanide connaît un véritable apogée sous le règne de Chosroês Nouschirvan I. Toute la tradition le reconnaît pour un grand roi. Il ne se contente pas de continuer et de reprendre une tradition d’art et d’industrie qui fleurit depuis des siècles, il y ajoute une activité intellectuelle d’une grande ouverture. Chosroes fait traduire les livres de l’Inde qu’il fait rechercher ; il accueille les philosophes grecs, en particulier sept philosophes renommés que la fermeture des écoles d’Athènes avaient poussé à venir en Perse. Chassée de Constantinople, l’autre versant de la philosophie grecque vient se réfugier en Perse.

Surtout, les chrétiens de toute obédience forment l’élément le plus considérable de la population, car alors la Perse est largement christianisée. Ils sont versés dans la science et la philosophie grecque ; la médecine était tout entière entre leurs mains ; les évêques sont des logiciens, des géomètres. Chosroes fonde l’académie de Gundishapur, la première université de médecine, une sorte de « Silicone valley ».
Lorsque les sectateurs de Mahomet arrivent sur le plateau iranien, il arrêta net tout ce développement pendant une centaine d’années.

Mais un siècle plus tard, l’avènement des Abbassides s’apparente à une résurrection de l’éclat de Chosroes Nourschivan. Ce sont en quelque sorte des Sassanides ressuscités. Des troupes persanes, avec à leur tête des chefs persans sont à la tête de cette révolution. Les fondateurs – Aboul-Abbas et surtout Mansour, s’entourent de Persans. Les conseillers intimes des princes, les premiers ministres sont les Barmékides, une famille de l’ancienne Perse, convertie à l’islam tard et sans conviction. Des chrétiens entourent bientôt ces califes peu croyants et par une sorte de privilège exclusif, devinrent leurs premiers médecins.

Harran, la ville de Harran, restée païenne, et qui avait gardé toute la tradition scientifique de l’antiquité grecque (et sans doute indienne) comme aussi syriaque fournit à la nouvelle école un contingent considérable de savants – étrangers à la nouvelle religion révélée -, surtout d’habiles astronomes.

Bagdad s’élève alors comme la capitale de cette Perse renaissante. Toute la grande tradition survivante de l’école de Gundishapur va s’y transporter.

La science « gréco-sassanide »

Certes, la langue de la conquête ne pourra être supplantée, la religion ne pourra être tout à fait reniée. Mais l’esprit de cette nouvelle civilisation est essentiel-lement mixte : Les Parsis, les chrétiens, l’emportèrent. L’administration, (la police en particulier) fut entre les mains des chrétiens.
Tous ces brillants califes sont à peine musulmans et s’ils pratiquent extérieurement la religion dont ils sont les chefs, leur esprit est ailleurs. Ils interrogent l’Inde, la vieille Perse et la Grèce. De temps à autre, les piétistes se manifestent, et le calife du moment sacrifie alors ses amis infidèles ou libre penseurs. Puis le souffle de l’indépen- dance reprend le dessus et il rappelle ses savants et ses compagnons de plaisir.
Les fables des Mille et une Nuits ont fixé les traits de cette civilisation, mélange curieux de rigorisme officiel et de relâchement dissimulé, où les arts sérieux comme ceux de la vie joyeuse fleurissent grâce à la protection de chefs mal pensants d’une religion fanatique.

Les médecins syriens chrétiens, continuateurs des dernières écoles grecques, fort versés dans la philosophie, les mathématiques, la médecine et l’astronomie sont alors employés par les califes à traduire en arabe l’encyclopédie d’Aristote, Euclide, Galien, Ptolémée. Tout le corpus de la science grecque, mais aussi syriaque, et sans doute aussi indienne.

Quelques esprits un peu actifs commencent à spéculer sur les mystères éternels, Al-Kindi en tête. On les appela « filsouf », aujourd’hui on dit « falsafa » et dés lors, ce mot exotique fut pris en mauvaise part au sein de l’islam. Mais le rationalisme y prospéra : une sorte de société philosophique « les frères de la sincérité » se met à publier une encyclopédie philosophique ; Al Fârâbî et Avicenne émergent ; la chimie poursuit son travail souterrain.

L’Espagne musulmane se met à ces études à la suite de l’Orient ; les juifs y apportent une collaboration active ; Ibn-Badja, Ibn-Tofail, Averroès élèvent la pensée philosophique au douzième siècle à des hauteurs nouvelles.
Ce grand ensemble philosophique, que l’on appelle « arabe » ne l’est que parce qu’il est écrit en arabe, (et encore, il passe aussi par un puissant corpus syriaque, détruit en grande partie) mais il est en réalité gréco-sassanide. Et un profond levain chrétien l’anime.

Le réveil de l’Europe

La science aurait dû parvenir à l’Occident par Byzance. Mais d’une part, les trésors qu’ils ne lisaient pas, les Byzantins ne daignaient pas les partager et d’autre part, entre le monde latin et le monde byzantin les discussions religieuses avaient créé un profonde antipathie, renforcée par la croisade de 1204. Ce que l’Europe ne pouvait demander aux bibliothèques de Constantinople, où se trouvaient les originaux, elle le demanda à des traductions souvent médiocres d’une langue qui ne se prêtait pas à rendre la pensée grecque, son abstraction et ses subtilités.

C’est par les traductions syriaques et arabes des livres de science et de philosophie grecques que l’Europe reçut le ferment de tradition antique nécessaire à l’éclosion de son génie. Pour que la science grecque arrive à l’Europe, il lui fallut passer par la Syrie, par Bagdad, par Cordoue et par Tolède. On alla chercher en Espagne une science grecque mal traduite.

Pendant qu’Averroès meurt au Maroc dans la tristesse et l’abandon, l’Europe est en plein éveil. Mais, essentiellement latine dans sa culture, elle n’a pas d’hellénistes. Il faudra attendre encore trois cents ans pour un Lefèvre d’Etaples, un Budé.

De 1130 à 1150, un collège actif de traducteurs, établi à Tolède sous le patronage de l’archevêque Raymond, fait passer en latin les ouvrages les plus importants de cette « science gréco-sassanide en langue arabe ». Des le début du treizième siècle, l’Aristote arabe faisait son entrée dans l’Université de Paris.

A partir de 1275 environ, deux mouvements apparaissent : d’une part les pays musulmans s’abîment dans la plus triste décadence intellectuelle ; de l’autre, l’Europe occidentale entre résolument pour son compte dans la voie de la recherche scientifique de la vérité.

Alors qu’Averroès devient célèbre dans les écoles latines, il est oublié de ses coreligionnaires.
Passé l’an 1200, il n’y a plus un seul philosophe de renom au sein de l’islam. A compter de 1200, la philosophie (et la science) est abolie dans les pays musulmans : les manuscrits philosophiques sont détruits (on va brûler les livres d’Averroès). L’astronomie n’est tolérée que pour ce qui sert à déterminer la direction de la prière.
Puis les Turcs vont prendre l’hégémonie de l’islam et feront prévaloir un manque total d’esprit philosophique et scientifique. Hormis quelques rares exceptions comme Ibn-Khaldoun, l’islam ne compte plus aucun esprit large. Il a tué la science et la philosophie dans son sein. Il a tué aussi beaucoup d’hommes, de femmes, d’enfants, et quand il ne les a pas tués, il les a opprimés.

Parmi tous les philosophes et les savants, un seul est arabe : Al-kindi. Tous les autres sont des Persans, des Transoxiens – des gens de Boukkara et de Samarkand (autrement dit d’Asie centrale), des Espagnols  – de Cordoue, de Séville. Ils se servent de l’arabe parce qu’elle est la langue des dominants et s’est imposée. Au XIV et XVème siècle les historiens ou historiographes de l’islam sont des compilateurs et des traducteurs des encyclopédistes : ils n’innovent pas.

Mettre la science et la philosophie au compte de l’Arabie, c’est comme mettre la littérature chrétienne latine, les Scolastiques, la Renaissance, la science du seizième et du dix-septième au compte de Rome, parce que c’est écrit en latin.

Science arabe ou science musulmane ?

Cette science qui n’est pas arabe, est-elle musulmane ?
Non, parce que ce mouvement est l’œuvre conjointe de parsis, de chrétiens, de juifs, de haranniens, (habitants d’Harran), d’ismaéliens et de musulmans (intérieurement révoltés contre leur propre religion). Ce grand mouvement n’a recueilli des musulmans orthodoxes que des malédictions : Mamoun fut damné par les théologiens (les malheurs qui affligèrent son règne furent présentés comme des punitions de sa tolérance envers des doctrines étrangères à l’islam). Il n’était pas rare que ceux qui cultivaient ces études fussent appelés sendiks : on les frappait dans les rues, on brûlait leurs maison, et souvent, l’autorité les faisait mettre à mort.

L’islamisme a toujours persécuté la science et la philosophie. Et puis il a fini par les étouffer.

Il faut donc distinguer trois périodes: la première, de l’Hégire au VIIème siècle est une période de conquête et de crimes. Mais aussi d’incrédulité à peine dissimulés. Les premiers Arabes qui s’engagèrent dans le mouvement croyait à peine en la mission du Prophète. Puis du VIIème au XIIème siècle, l’islam, miné par les sectes et tempéré par une espèce de protestantisme (le mutazilisme) est moins organisé et bien moins fanatique qu’il ne l’a été dans le second âge encore à venir, et le travail de l’esprit réussit à se maintenir. Puis vient le règne absolu du dogme, sans aucune séparation possible du spirituel et du temporel.

Dans la première moitié du Moyen-Âge, (la seconde période) l’islam a supporté la philosophie parce qu’il n’a pu l’empêcher, car il était sans cohésion, peu outillé pour la terreur. La police était entre les mains des chrétiens et occupée principalement à poursuivre les tentatives des Alides.

Mais quand l’islam a disposé de masses réellement croyantes, il a tout étouffé. Il a tué en même temps le sel de la terre et le levain qui fait lever la pâte. Il a fait des pays qu’il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l’esprit. Pour l’islam, la recherche est inutile, frivole, impie ; la science de la nature est une offense à Dieu ; la science historique s’appliquant à des temps antérieurs à l’islam pourrait raviver d’anciennes erreurs, et s’appliquant à l’islam, elle pourrait découvrir l’ampleur de ses dévastations et sa puissance de destruction et de désolation.

Quiconque aujourd’hui a gardé un peu de lucidité et ne gobe pas les salades massivement diffusées par nos médias éclairés ne peut manquer de voir l’infériorité actuelle des pays musulmans : la décadence des états gouvernés, la pauvreté intellectuelle de ceux qui tiennent de cette religion seule leur culture et leur éducation, le mépris sans borne pour les autres religions, qui autorise toutes les persécutions, exactions et aujourd’hui les pires forfaits.

Persuadé que Dieu donne la fortune et le pouvoir à qui bon lui semble, l’islam a le plus profond mépris pour l’instruction, pour la science et pour tout ce qui a constitué l’esprit européen.
Chaque fois que le monde chrétien a profité de sa puissance technique et technologique, il n’a pas suivi l’Evangile : il l’a trahi.

Conclusion

Selon toute apparence, le monde musulman est entré dans une sorte de quatrième période. Il dispose d’un côté d’une masse de croyants qui n’ont jamais interrogé leur doctrine, et de l’autre d’une armée de fanatiques décidée à en découdre avec cette Europe qui, pendant quelques siècles a tenu entre ses mains les destinées du monde. L’islam a bien l’intention de réaliser le royaume d’Allah sur terre, ce qui implique de convertir tous les peuples, et de mettre le monde entier sous la Loi qui est la sienne, loi de soumission et d’oppression.

La conversion à l’islam fait disparaître toute la diversité religieuse du monde, mais pas seulement. Elle fait disparaître la diversité ethnique: le Berbère, le Soudanien, le Circassien, l’Afghan, le Malais, l’Egyptien, le Nubien devenus musulmans ne le sont plus, ce sont des musulmans. La Perse seule a fait exception.
Il y a fort à parier que le Français, l’Espagnol, l’Italien, le Grec, le Souabe, le Croate devenus musulmans ne le seront plus.
Ils seront musulmans…
Est-ce que c’est vraiment ce que nous voulons ?

Marion Duvauchel
Professeur de lettres et de philosophie
Historienne des religions

La science arabe : une équivoque à dissiper

(Source : Riposte laïque)

Le jeûne juif du 17 tamouz tombe cette année 2013 le mardi 25 juin

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Nous jeûnerons le 17 tamouz, mardi 25 juin 2013 à partir de l’aube (vers 3h00 du matin) jusqu’à la sortie des étoiles, à 22h50. (Source : Aharon Altabé)

Pourquoi jeûne-t-on le 17 tamouz ?

Le 25 juin sera le jeûne important du 17 Tamouz. Tout pour le comprendre et pour le réussir : http://www.modia.org/infos/etudes/taanit.html

Info du Consistoire :

Aspect historique

5 évènements touchèrent Israël à cette date :

– Moïse brise les Tables de la loi en descendant du Mont Sinaï suite à la faute du veau d’or.

– On arrête d’offrir les sacrifices quotidiens dans le premier Temple durant le siège de Jérusalem, les Cohanim (prêtres) ne pouvant plus se procurer d’animaux.

– Une brèche est faite dans la muraille de Jérusalem avant la destruction du Temple en l’an 70 de l’ère vulgaire.

– Avant la grande révolte, le général romain Apostamos brûle un rouleau de la Torah établissant ainsi un précédent pour les horribles autodafés de livres juifs à travers les siècles.

– Une statue est introduite dans le sanctuaire, acte blasphématoire et de désacralisation par excellence.

Sens général

Le jeûne du 17 Tamouz est lié au traumatisme de la destruction (hourban) des deux Temples et de Jérusalem. Le choc fut terrible, non seulement à cause des nombreuses victimes (Flavius Joseph évalue à près d’un million, le nombre de Judéens massacrés par les légions de Titus), mais parce que cette catastrophe, et l’exil qui en découla, sapèrent toute la vision du messianisme biblique que l’on avait reçue depuis Abraham. En effet, le message spirituel d’Israël devait obligatoirement émaner du peuple ayant reçu la Torah à partir de la terre des promesses.
L’exil de 70 obligea le judaïsme à se reconstituer en une foi ardente sans terre. La conquête du Livre remplaça la conquête de l’espace, et le juif devenait « Bâtisseur du temps. » Cependant, en orientant ses synagogues vers son pays ancestral, en jeûnant le 3 tichri, le 10 téveth, le 17 tamouz et le 9 av et aux trois autres dates, Israël affirmait dans le drame de sa diaspora, son unité religieuse et nationale. L’on peut comprendre pourquoi paradoxalement le 9 av est appelé moed, jour de fête, « rendez-vous »… avec sa propre identité.

Dinim – Lois pratiques

1 – Chaque membre majeur de la communauté devra jeûner le 3 tichri, le 10 tévet, le 17 tamouz et le 9 av et il est interdit de briser la barrière de la Tradition.

(Maran 650, 1)

2 – Le jeûne commence au lever du jour jusqu’à l’apparition des étoiles. Durant ce jeûne, il est permis de se laver, de se parfumer, de porter des chaussures de cuir et de pratiquer l’intimité conjugale.

(Maran ibid. 2)

3 – Une femme enceinte ou qui allaite est dispensée de ce jeûne, elle mangera cependant pour sa santé et celle de l’enfant et non par plaisir (elle ne consommera pas des mets d’agrément comme des glaces, des gâteaux, etc.). De même, une femme dans les 30 jours qui suivent la naissance de son enfant est dispensée du jeûne.

(Maran 654, 5 et 6)

4 – Un malade est dispensé du jeûne, même si sa vie n’est pas en danger. Il mangera cependant avec discrétion, et uniquement ce qui est nécessaire pour sa santé et pas de mets d’agrément.                   

                                                      (Maran ibid. Michna béroura 11, Kaf hahaïm 33)

5 – Des jeunes mariés dans la semaine de leur mariage doivent jeûner, ainsi que le père le jour de la circoncision de son fils, le mohel et le porteur du bébé (sandak), le kiddouch sera alors bu par un enfant mineur.

(Resp. Yabia omer V, 40)

6 – A priori, on ne se lavera pas la bouche et on ne se brossera pas les dents, sauf si l’on ne supporte pas cette situation, auquel cas on fera attention de ne pas avaler d’eau.

(Michna béroura 11, Kaf hahaïm 14, Kol Sinaï 9. Resp. Minhat Yitsak V,109).

7 – Il est licite de fumer, si on ne peut se passer de la cigarette, mais interdit de mâcher un chewing-gum

(Kol Sinaï 12, Resp Yaskil avdi VIII, 20. Resp. Yéhavé daat V,39).

8 – Afin de pouvoir manger au petit matin, il est souhaitable d’en poser expressément la condition avant de dormir : « Si je me lève avant le lever du soleil, je mangerai », car sinon le sommeil est considéré comme début du jeûne.

(Maran 664, 1 et Rama)

(Source : Consistoire)

UN BRIN DE CULTURE (12)

http://blufiles.storage.live.com/y1poE207f3mppVeqeYSP60D5FERW1CCx_J3lklcN6-fS_zamD4qtMqw5Z_lBW9Fc8m952EGgJ5t-zk jeudi 7 mars 2013

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Le saviez-vous ?

La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression et se reconstruire. La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l’enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion, ou la parole, plus rarement par l’encadrement médical d’une thérapie.

La résilience physique est aussi la capacité d’un matériau d’emmagasiner de l’énergie quand il se déforme d’une manière élastique et de libérer cette énergie quand la charge est supprimée.

Mais d’où vient ce mot ? Du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d’où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation).

Responsable d’un groupe de recherche en éthologie clinique à l’hôpital de Toulon et enseignant l’éthologie humaine à l’université du Sud-Toulon-Var, Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir développé en France et après John Bowlby aux États-Unis le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance). Mais sa contribution à la science réside dans son engagement : Boris Cyrulnik voit d’abord l’éthologie comme « un carrefour de disciplines ».

« De la souffrance peut naître le meilleur« (Boris Cyrulnik) Ce neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste français est né en 1937 à Bordeaux dans une famille d’immigrés juifs d’Europe Centrale et Orientale (son père était Russo-Ukrainien et sa mère Polonaise) arrivés en France dans les années 30. Son patronyme signifie « barbier chirurgien » en russe. Son père, ébéniste s’engage dans la Légion étrangère. Durant l’occupation, ses parents le confient en 1942 à une pension pour lui éviter d’être arrêté par les nazis, pension qui le placera ensuite à l’Assistance publique. Il y est recueilli par une institutrice bordelaise, Marguerite Farge, qui le cache chez elle, rue Adrien-Baysselance. Mais, le 10 juin 1944, au cours d’une rafle, il est regroupé avec d’autres Juifs, dont beaucoup d’enfants, à la grande synagogue de Bordeaux. Il parvient à se cacher dans les toilettes, évitant le sort des autres raflés, emmenés vers la gare Saint-Jean pour y être déportés. Il se faufile hors de la synagogue, et une infirmière le cache dans une camionnette (qu’il prend alors pour une ambulance). Il est ensuite pris en charge et caché par un réseau, puis placé comme garçon de ferme, sous le nom de Jean Laborde, jusqu’à la Libération. Ses parents, eux, mourront en déportation. Il est recueilli à Paris par une tante maternelle, Dora, qui l’élèvera. Cette expérience personnelle traumatisante le poussera à devenir psychiatre.

Boris Cyrulnik fait ses études secondaires au lycée Jacques-Decour à Paris, puis supérieures à la Faculté de médecine de Paris, se spécialisant en psychiatrie, obtenant de l’Institut de psychologie un certificat d’études spéciales en neuropsychiatrie. Interne en neurochirurgie à Paris (1967), en psychiatrie à Digne (1968-1971), il devient neurologue à l’hôpital de Toulon-La-Seyne (1972-1991) ; il y crée notamment un des premiers groupes d’études en éthologie humaine avec Jacques Cosnier et Hubert Montagner, pionniers dans ce domaine7. Chargé de cours d’éthologie humaine à la faculté de médecine de Marseille de 1974 à 1994, et d’éthologie clinique, il devient directeur d’enseignement (depuis 1996) à la faculté des lettres et sciences humaines de Toulon. (Source : Wikipedia)

A lire : La Résilience, interview de Boris CYRULNIK

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Savez-vous d’où vient le terme « cocktail Molotov » ?

photo Wikipedia

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Non, Viatcheslav Molotov n’est pas l’inventeur de cette arme très populaire utilisée lors d’émeutes ou de manifestations violentes.

Il est toutefois surprenant que, notamment au sein des entreprises, le mot « cocktail » soit utilisé pour signifier un apéritif amical…

Alors pour ceux qui ne s’étaient jamais vraiment posé la question, d’où vient le terme « cocktail Molotov » ?

Comme vous le savez sans doute, un cocktail Molotov est une arme incendiaire artisanale dont le composant principal est une bouteille en verre en partie remplie de liquide inflammable (essence ou alcool), fermée hermétiquement à l’aide d’un bouchon et  à laquelle on fixe un morceau de tissu imbibé de liquide inflammable.

L’apparition de ce terme remonte à la Seconde Guerre Mondiale, alors que Viatcheslav Molotov était ministre des affaires étrangères de l’Union Soviétique et tandis que celle-ci tentaient d’envahir la Finlande. Molotov  déclarait alors dans des émissions de radio que l’URSS ne bombardait pas la Finlande mais envoyait de la nourriture aux populations affamées. Les bombes furent surnommées ironiquement les « paniers pique-nique Molotov ».

Les soldats finlandais, mal équipés en armes anti-chars, étaient en difficulté face aux redoutables chars soviétiques. Ils réutilisèrent alors un dispositif mis en place quelques années auparavant par les nationalistes pendant la guerre d’Espagne, déjà contre des chars soviétiques, et le baptisèrent avec la même ironie « cocktail Molotov ».

L’utilisation finlandaise de cette bombe incendiaire à main se répandit très vite à travers toute l’Europe durant la guerre, malgré les dangers de son utilisation pour le lanceur.

Quelque soit sa forme, le cocktail Molotov n’a plus cessé d’équiper les armées irrégulières, les armées régulières en manque d’armes anti-chars, les émeutiers ou les manifestants violents.

Mais souhaitons plutôt que le cocktail soit avant tout  un symbole de convivialité plutôt que d’affrontement …

(Sources : Wikipedia – Le saviez-vous ? –  Sipeasy)

LE SAVIEZ-VOUS ? La philanthropie juive de la famille Rothschild dont personne ne parle jamais, et l’histoire exemplaire de Meir Amschel, ou les bienfaits d’une bénédiction…

https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/78/Amschel_Mayer_Rothschild.jpg

 Amschel Méïr Rothchild

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Les Rothschild se sont fait connaître dans les domaines de la banque banque et de la finance,  mais également par leurs nombreuses œuvres philanthropiques et, à partir de la fin du XIXème siècle, par leur soutien au sionisme. Profondément ancrés dans l’histoire de la famille Rothschild, le mécénat, l’humanisme et la philanthropie sont depuis toujours intégrés à la démarche et aux valeurs de cette famille. Discret, cet engagement constant en faveur de l’intérêt général s’est traduit au fil du temps par le soutien apporté à différentes actions.

L’histoire exemplaire de Meir Amschel, ou les bienfaits d’une bénédiction…

La raison pour laquelle la famille Rothschild est si prospère a toujours été occultée. Cependant, son histoire commence au 18ème siècle. Nous allons vous la conter aujourd’hui. Rabbi Tsvi Hirch haLevi était l’un des grands maîtres du judaïsme allemand. En plus de ses enfants naturels, le sage avait quasiment adopté un jeune garçon du nom de Meïr Amschel, qui reçut donc une éducation juive traditionnelle, qui s’appliquait à transmettre l’absolue dévotion au Créateur, la connaissance de la Torah et du Talmud, et la stricte observance des commandements. Il l’éleva comme son fils jusqu’à ce que ce dernier soit assez mûr pour prendre son indépendance et qu’il aille travailler dans le village voisin. Dans le bureau du rabbin, à l’intérieur d’un tiroir toujours fermé à clé, était déposée, dans une grosse enveloppe, l’importante somme de 100 roubles, cachée en prévision du mariage de la fille aînée de la famille. Quelques semaines à peine après le départ du jeune homme, au moment où on ouvrit le tiroir à l’occasion du grand nettoyage annuel de Pessa’h, on constata que l’enveloppe avait disparu ! Personne, hors du cercle familial ne connaissait pourtant la cachette. On imagina le pire. L’épouse dut se résoudre à la seule explication possible : Méïr Amschel était le voleur.

Cependant, Rabbi Tsvi ne pouvait accepter une telle perspective. Mais sa femme réussit à le convaincre d’aller trouvé le jeune homme pour en avoir le coeur net. Le rabbin se rendit dans le village voisin et expliqua à Méïr Amschel le pourquoi de sa visite. « Est-ce toi, mon garçon, qui a dérobé cette somme ? » Le jeune homme prit un temps de réflexion et… il avoua avoir effectivement volé les 100 roubles. Il supplia le rabbin de le pardonner et lui tendit la somme de 50 roubles en lui demandant un délai pour rembourser le reste. Le sage n’en revenait pas, écoeuré et déçu par l’ingratitude si inattendue venant d’un jeune homme d’ordinaire si vertueux.  Quelques jours plus tard, le chef de la police locale frappa à la porte du rabbin. Il lui fit savoir qu’un voleur complètement ivre s’était vanté, en présence de son tavernier, d’avoir volé 100 roubles au guide spirituel de la communauté juive. Le tavernier l’avait dénoncé aux autorités et  le coupable venait d’être arrêté. Le sage expliqua que le voleur avait pourtant déjà été identifié… Mais il n’eut d’autre choix que d’accepter la version de la police, quant cette dernière lui remit une enveloppe identique à celle qui avait été dérobée… La famille était perplexe.

Le rabbin retourna chez Méir Amschel pour lui demander des comptes. Ce dernier, fort gêné, s’expliqua : « Comment peux-tu imaginer que je vous ai volé, moi qui vous dois tant ! Mais quand j’ai appris que la somme prévue pour le mariage de ta fille avait été dérobée, je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de payer ma dette envers vous deux. Je savais que si je vous avais proposé une aide financière, vous l’auriez refusée. Je t’ai donc laissé m’accuser à tort, pour avoir l’occasion, maintenant que je gagne ma vie, de vous soutenir en « remboursant » les 100e roubles« .Rassuré par l’honnêteté du jeune homme et impressionné par le fait qu’il était prêt à se faire passer pour un voleur afin de lui venir en aide, le rabbin l’embrassa affectueusement et prit congé de lui en larmes en le bénissant ainsi, avec une ferveur de circonstance : « Je demande au Créateur de récompenser ton honnêteté et ta bravoure en t’accordant, à toi et à tes descendants, ses bénédictions. Puisse la richesse ne jamais quitter ta famille ! »

Ainsi, commença l’histoire de Méïr Amschel Rothchild, né Mayer Amschel Bauer (1744-1812), premier d’une célèbre lignée de banquiers prospères.  Car en effet, la prière de Rabbi Tvi Hirch haLevi se concrétisa. »  La petite maison étroite dans la « Rue des juifs » à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, où habitait le père de Méïr Amschel, avait au-dessus du portail une plaque où l’on pouvait lire : « Zum Rotem Schild « (A l’écusson rouge). Il prit ainsi cette enseigne comme nouveau patronyme : « Rothschild ». Le père a un modeste commerce de prêt sur gages et c’est son fils Méïr Amschel Rothschild, qui va transformer ce modeste commerce en une banque reconnue en devenant le gérant de la fortune de Guillaume 1er, électeur de Hesse-Cassel..

Tous deux sont amateurs de pièces de monnaies anciennes, d’objets anciens en argent et en or. Mayer Amschel saura faire fructifier les deux fortunes. Amschel Mayer a 7 enfants dont 5 fils.  Il enverra chacun d’eux créer ou prendre la tête d’une filiale de la banque familiale, notamment Nathan, à Londres et Jacob, à Paris, mais également à Vienne, à Naples et à Francfort, où ils créeront des institutions financières puissantes, contribuant à la création des 5 branches de la « dynastie » financière des Rothschild. Sa fille ainée se maria avec Benedikt Moses Worms de la dynastie banquière Worms. Le 29 septembre 1822, l’empereur d’Autriche François 1er éleva Méïr Amschel Rothchild , à titre posthume, au rang de barons les 5 fils du fondateur de la dynastie (leur blason porte 5 flèches qui symbolisent les 5 branches de cette famille), Amschel Méïr Rothschild, ainsi que leurs descendants légitimes masculins et féminins portant le nom de Rothschild, sans distinction de nationalité. Méïr Amschel Rothschild est mort le 19 septembre 1812 à Francfort.

On n’a que très peu de détails sur les ancêtres de Mayer Amschel, seulement qu’en 1664 le petit-fils de Isaac Elchanan Naftal Hirz a quitté la maison  à l’écusson vert.Kalmann, l’arrière-grand-père de Mayer Amschel, mort en 1707, était actif dans le commerce de vêtements de soie et de coton, mais principalement changeur, comme son fils Moses Kalmann, le grand-père de Mayer Amschel. Le père du « premier Rothschild »,Amschel Moses, était un modeste changeur, qui faisait aussi du commerce . Lui et son épouse Schoencheavaient 8 enfants, dont cinq seulement ont survécu aux déplorables conditions d’hygiène de la Judengasse ; (ruelle des Juifs), du ghetto de Francfort-sur-le-Main, Mayer-Amschel, né le 23 février 1744 était l’un de ses enfants.

Après la mort de Amschel Méïr, en 1813, Napoléon perd la guerre. Le prince Guillaume revient de l’exil et retrouve tous ses biens, gardés par la famille et qui ont fructifié. Le prince donne à la banque familiale toute sa confiance et celle-ci grandit jusqu’à devenir une légende. L’héritage du père de famille : « Honnêteté, travail, union », devient le symbole familial d’Amschel Méïr..

Le renom de la famille Rothschild parvient très rapidement aux communautés juives, par leurs actions philanthropiques. Leurs banques de Francfort, Londres et Paris sont souvent sollicitées tant par les particuliers que par les organismes, et la famille est vite devenue « maison royale » pour de nombreux juifs qui la visitent. Aussi lorsque le rabbin Tsvi Hirsh Kalisher a l’idée de « sauver Israël par son retour au pays », il pense très vite aux familles Rothschildpour la réaliser. Il écrit son idée à Asher Amshel, le fils aîné à Francfort, en 1836. En 1840, les Juifs de Damas en Syrie sont accusés, d’après le vieux cliché antisémite, d’avoir assassiné un moine chrétien pour se servir de son sang à la fête de la Pâque juive. Les chefs de la communauté sont arrêtés et torturés. Certains en meurent. 63 enfants juifs sont pris en otage pour faire avouer les parents. Les communautés juives du monde entier sont au courant des menaces qui pèsent sur celle de Damas et une délégation parvient auprès de Méhémet Ali à Alexandrie en Egypte, qui, à cette époque, a autorité sur cette province. Parmi cette délégation il y a Moshé Montefiori de Londres et Adolf Crémieux de France.

La famille Rothschild signe la lettre. James Rothschild, alors consul honoraire d’Autriche à Paris, reçoit du consul d’Egypte un compte-rendu de ce qui se passe à Damas ; il le publie dans les journaux pour que le public français et du monde entier soit au courant. Il prévient rapidement son frère Salomon à Vienne qui avertit Metternick, le chancelier autrichien, alors très influent, pour pousser Mohamet Ali a supprimer cette légende infâmante de Damas. Tout ceci aboutit à relâcher les Juifs de Damas et à sauver la communauté de cette ville. Cette affaire impressionne fortement le rabbin Yehuda Haï Alkalaï, sioniste religieux avant l’heure : si des Juifs importants ont réussi à sauver la communauté de Damas, ils peuvent aussi et doivent sauver tout Israël en les faisant venir dans leur pays. La famille Rothschild voit comme une obligation et un honneur d’agir pour les Juifs de ‘Palestine’ et spécialement de Jérusalem et agit dans ce sens. Albert Cohen fonde, avec l’argent des Rothschild, plusieurs institutions sociales dans la ville : une pour les enterrements, une pour la distribution de 600 pains pour les plus pauvres, les Chabbats et les veilles de fête, une caisse d’aide pour les femmes enceintes dans le besoin, et un début d’école professionnelle pour les enfants et les femmes.

Suite à l’augmentation de la population juive à Jérusalem, nait le besoin de reconstruire une nouvelle synagogue. Il fut décidé que celle de rabbi Yehuda ha Hassid, la synagogue Hourva, qui était en ruines, soit reconstruite. En 1855, Moshé Montéfiori reçoit le permis des autorités, et c’est le baron James qui finance. La pierre de fondation est posée en présence de son fils ainé Alfonse. Lors de la dédicace, le bâtiment reçoit le nom de « Beit Yaakov » « Maison de Yaacov », du nom du baron Yaacov (James) de Rothschild, qui a lieu en sa présence, en fin d’année 1864. La ‘Hourva fut,  durant des décennies, la plus belle et la plus grande des synagogues d’Eretz Israël. Détruite par la Jordanie en 1948, elle fut reconstruite et réinaugurée en mars 2010.

Des mariages entre branches permettront à la famille de Rothschild de garder le contrôle des activités du fondateur de la banque familiale Méïr Amschel Rothschild. Leur collaboration leur permettra de se développer dans plusieurs domaines de l’activité bancaire, leur capacité de financement leur offrant ensuite des opportunités d’investissement. Ainsi au cours du XIXème siècle, ils deviendront d’importants financeurs et actionnaires dans l’exploitation minière et le développement du rail, deux des piliers du développement des économies industrielles en Europe. Les changements à la tête des gouvernements et d’autres événements politiques, jouèrent un rôle, positif ou négatif, sur la fortune de la famille mais trois événements furent marquants : les révolutions de 1848, la grande dépression des années 1930 et la montée du nazisme durant la 2ème guerre mondiale.  Seules les branches anglaise et française existent encore aujourd’hui, les branches allemande, autrichienne et italienne s’étant éteintes.

La famille de Rothschild fourmille de personnages qui marquent leur temps, mais qui font également naître sous la plume de Stendhal, Balzac ou Zola, des figures de fiction qui, trop souvent encore, aujourd’hui, en France, nourrissent l’imaginaire antisémite du mythe encore tenace de la « toute-puissance » et de l’argent Cependant, dans la réalité, l’humanisme et la philanthropie sont depuis toujours intégrés à la démarche et aux valeurs de la famille Rothschild. Discret, cet engagement constant en faveur de l’intérêt général s’est traduit au fil du temps par le soutien apporté à différentes actions, comme nous l’avons vu plus haut.

En effet, cette  famille poursuit en toute discrétion une longue tradition de philanthropie, initiée par Mayer Amschel Rothschild (1744-1812) et ses cinq fils.  Dès l’origine, leur démarche visait à assurer l’égalité des chances pour les populations désavantagées à travers l’Europe. Parmi les domaines bénéficiant du soutien des Rothschild, citons la santé, le logement et l’éducation. Les membres de la famille ont cherché notamment à contribuer à l’avancée des droits civiques et à combler les fossés culturels. Leurs premières initiatives, comme la conception et la mise en œuvre de projets de logements sociaux, ont servi de modèle à des œuvres philanthropiques et aux bonnes pratiques et contribué à élaborer les politiques gouvernementales. Aujourd’hui encore, plusieurs fondations de la famille Rothschild sont actives dans un large éventail de domaines comprenant la médecine, le logement, l’éducation et le développement social.

Le baron James de Rothschild _____________________________________________________

En 1850, James et Betty de Rothschild achètent un terrain au 76, rue Picpus à Paris, dans le 12ème arrondissement, avec le projet d’y construire un hôpital pour traiter les patients juifs, ainsi qu’un hospice pour les personnes âgées et une synagogue. En 1852, l’hôpital est inauguré. Il devint le plus grand établissement privé de Paris. Il évolue constamment au cours du XIXe siècle et s’ouvre aux patients de toutes confessions. Aujourd’hui, l’hôpital Rothschild est géré par l’association Assistance publique hôpitaux de Paris et l’hospice pour personnes âgées est devenue une maison de retraite appartenant toujours à la Fondation Rothschild.

James de Rothschild et sa femme Betty s’engagèrent encore dans le financement d’orphelinats, de fondations  ophtalmologiques, de dispensaires anti-tuberculeux, de foyers pour personnes âgées, des premiers logements sociaux rue de Prague à Paris, 12ème arrondissement , de nombreuses associations d’aide aux jeunes femmes indigentes, prenant ainsi le relais du pouvoir politique dans une France mal organisée pour ses malades, ses vieillards, ses indigents, ses orphelins, ses infirmes. Mais l’œuvre philanthropique de cette famille va bien au-delà et touche de nombreux domaines, en France comme ailleurs…

VIDEO  retraçant la saga des Rothschild : Nemesis TV – La famille Rothschild

Voici une partie de la descendance de Mayer Amschel Rothschild :

Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), banquier
fondateur de la dynastie
x 1770 : Gertrude Schnapper (1753-1849)
│
├──> Schönche Jeanette Rothschild (1771-1859)
│    x 1795 : Benedikt Moses Worms (1772-1824)
│    souche de la « branche von Worms » (non porteuse du nom)
│
├──> Amschel Mayer Rothschild (1773-1855), banquier
│    x 1796 : Eva Hanau (1779-1848) 
│    seul représentant de la branche dite « de Francfort » (sans descendance)
│
├──> Salomon Mayer Rothschild (1774-1855), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Vienne »
│
├──> Nathan Mayer Rothschild (1777-1836), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Londres »
│
├──> Kalmann Mayer Rothschild (1788-1855), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Naples »
│
├──> Henriette Rothschild (1791-1866)
│    x 1815 : Abraham Montefiore (1788-1824), banquier3
│    souche de la branche « Montefiore » (non porteuse du nom Rothschild)
│    non représentée ici, partiellement alliée et souche de la branche dite « de Londres »
│
└──> James de Rothschild (1792-1868), banquier
     fondateur de la branche dite « de Paris »

Branche « de Paris »

Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), banquier
fondateur de la dynastie
x 1770 : Gertrude Schnapper (1753-1849)
│
└──> James de Rothschild (1792-1868), banquier
     fondateur de la branche dite « de Paris »
     x 1824 : Betty Salomon de Rothschild (1805-1886)
     │
     ├──> Charlotte de Rothschild (1825-1899)
     │    x 1842 : Nathaniel de Rothschild (1812-1870)
     │             voir branche dite « de Londres »
     │
     ├──> Alphonse de Rothschild (1827-1905)
     │    x 1857 : Leonora von Rothschild (1837-1911)
     │    │        voir branche dite « de Londres »
     │    │
     │    ├──> Bettina de Rothschild (1858-1892)
     │    │    x 1876 : Salomon Albert de Rothschild (1844-1911)
     │    │
     │    ├──> René de Rothschild (1861-1861)
     │    │
     │    ├──> Béatrice de Rothschild (1864-1934)
     │    │    x 1883 : Maurice Ephrussi (1849-1916)
     │    │
     │    └──> Édouard de Rothschild (1868-1949)
     │         x 1905 : Germaine Alice Halphen (1884-1975) 
     │         │
     │         ├──> Alphonse de Rothschild (1906-1911)
     │         │
     │         ├──> Guy de Rothschild (1909-2007)
     │         │    banquier et propriétaire d'écuries de course
     │         │    x 1937 : Alix Schey von Koromla (1911-1982)
     │         │    │        voir branche « von Worms » (non porteuse du patronyme Rothschild)
     │         │    │
     │         │    ├──> David de Rothschild (1942-)
     │         │    │    x 1974 Olimpia Aldobrandini (1955- )
     │         │    │    └──> Lavinia de Rothschild
     │         │    │    └──> Stéphanie de Rothschild
     │         │    │    └──> Alexandre de Rothschild (1980)
     │         │    │    └──> Louise de Rothschild (1989)
     │         │    │
     │         │    x 1957 : Marie-Hélène van Zuylen van Nyevelt (1927-1996)
     │         │    │        voir plus bas dans la branche dite « de Paris »
     │         │    │
     │         │    └──> Édouard de Rothschild (1957-)
     │         │         x 1981 Mathilde Coche de la Ferté (1952- )
     │         │         │
     │         │         x 1991 Arielle Marie Malard (1963- )       
     │         │         └──> David4
     │         │         └──> Aliénor (la sœur jumelle de David)    
     │         │         └──> Ferdinand  
     │         │ 
     │         ├──> Jacqueline de Rothschild (1911-2012)
     │         │    x 1930 Robert Calmann-Lévy (1899-1982 ) 
     │         │    │
     │         │    x 1937 Gregor Piatigorsky (1903-1976)
     │         │    └──> Jephta Piatigorsky (1937-) 
     │         │    └──> Joram Piatigorsky (1940-)
     │         │
     │         └──> Bethsabée de Rothschild (1914-1999)
     │              x 1948 David Bloomingdale (1913-1954)
     │
     ├──> Gustave de Rothschild (1829-1911)
     │    x 1859 : Cécile Anspach (1840-1912)
     │    │
     │    └──> Robert de Rothschild (1880-1946)
     │         x 1907 : Gabrielle Beer (1886-1945) 
     │         │
     │         ├──> Diane de Rothschild (1907-1996)
     │         │    x 1932-1952 : Anatole Muhlstein (1889-1957)
     │         │    │
     │         │    └──> Hélène Cécile Muhlstein (1936-)
     │         │         x 1962 : François Nourissier (1927-2011)
     │         │                  président de l'Académie Goncourt
     │         │            
     │         └──> Élie de Rothschild (1917-2007)
     │              │
     │              └──> Nathaniel de Rothschild (1946)
     │                   │
     │                   └──> Raphaël de Rothschild (1976-2000)
     │
     ├──> Salomon de Rothschild (1835-1864)
     │    x 1862 : Adelheid (Adèle) von Rothschild  (1843-1922)
     │    │        voir branche dite « de Naples »
     │    │
     │    └──> Hélène de Rothschild (1863-1947)
     │         x 1887 : Étienne van Zuylen van Nyevelt (1860-1934)
     │         │
     │         └──> Egmont van Zuylen van Nyevelt (1890-1960)
     │              x 1927 : Marguerite Namétalla (?-1996)
     │              │
     │              └──> Marie-Hélène van Zuylen van Nyevelt (1927-1996)
     │                   x (2) 1957 : Guy de Rothschild (1909-2007)
     │                                voir plus haut dans la branche dite « de Paris »
     │
     └──> Edmond de Rothschild (1845-1934)
          x 1877 : Adelheid von Rothschild (1853-1935)
          │        voir branche dite « de Naples »
          │
          ├──> James Armand de Rothschild (1878-1957), naturalisé britannique (1919)
          │    député au Parlement britannique (1929-1945)
          │    x Dorothy de Rothschild, née Dorothy Mathilde Pinto (1895-1988)
          │    
          │
          ├──> Maurice de Rothschild (1881-1957)
          │    x 1909 : Noémie Halphen (1888-1968) 
          │    │
          │    └──> Edmond de Rothschild (1926-1997)
          │         banquier
          │          x (2) 1963 : Nadine Lhopitalier (1932)
          │          │
          │          └──> Benjamin de Rothschild (1963-)
          │              président du Groupe LCF Rothschild
          │               x 1999 : Ariane Langner        
          │
          │
          └──> Miriam (Alexandrine ?) de Rothschild (1884-1965)

(sources : Les trompettes d’argent’, du rabbin Sébastien Allali – Wikipedia – Actualité Juive – Compagnie financière Edmond de Rothschild –  site Rothschild – Bibliothèque Nationale de France – Nemesis TV)

A lire aussi : Exposition sur la Fondation Rothschild sous l’Occupation – [Cercle d

LE SAVIEZ-VOUS ? De la fête du solstice d’hiver de l’époque d’Adam et Eve, à la fête de Noël de notre 21ème siècle..

  Repas de Noël en Europe du Nord au début du XXe siècle dans une famille aisée (illustration de Carl Larsson, 1904-1905)

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Selon la Bible, Adam et Eve ont été créés à l’équinoxe d’automne, quand les jours ont commencé à diminuer. Ils ont alors eu peur, croyant qu’ils allaient disparaître, de même que les jours. Mais au solstice d’hiver, les jours ont recommencé à croître. Ils ont alors compris qu’il s’agissait simplement d’un cycle de la nature et ils ont fêté l’évènement. Adam et Eve sont donc les premiers à avoir fêté le solstice d’hiver. Dans le calendrier grégorien, la date du solstice d’hiver varie au cours des années, entre le 21 ou le 22 décembre.

Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver, et les peuples du Nord avaient eux aussi leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances: repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapin ou de houx.

De nombreuses tribus fêtaient le jour le plus court de l’année, le 21 décembre, jour du solstice d’hiver à partir duquel le soleil remonte graduellement sur l’horizon. Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver et les peuples du Nord avaient leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances, repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapins et de houx. Ainsi, dans le Nord et l’Est de l’Europe, les rites teutons, germains et celtes, organisaient, dans la joie, des fêtes pour le soleil renaissant, pour le feu et la lumière nécessaires à la vie, symboles de chaleur et de prospérité. A Rome aussi, du 19 au 26 décembre, les Saturnales étaient une période de réjouissance où 1’on s’offrait déjà des cadeaux et où on honorait des dieux.

Pour supprimer les fêtes païennes célébrées le jour du solstice, l’Eglise a instauré la fête de Noël, avec une date, qui a changé plusieurs fois, pour se stabiliser  définitivement au 4ème siècle de l’ère commune à la date du 25 du mois de décembre. Le mot « Noël » vient du latin “Natalis (dies)” qui signifie le jour natal et représentait l’anniversaire de la naissance du Sol Invictus, le Soleil Invaincu.

Mais en 1’an 708 de Rome (vers moins 50 av. JC), un certain Jules César voulut modifier le calendrier lunaire du roi Numa pour le mettre en accord avec le cours du soleil. Il créa le calendrier julien, base de notre calendrier actuel.  Pour supprimer les fêtes païennes célébrées le jour du solstice d’hiver, l’Eglise a instauré la fête de Noël, avec une date qui a changé plusieurs fois, pour se stabiliser définitivement  à la date du 25 du mois de décembre de ce même calendrier julien, jour supposé le plus court, ce qui en fait, est une erreur.

Le mithraïsme, d´origine persane, fut importé à Rome en 68 av.J-C, par des légionnaires. Cette religion respectait les dimanches comme jours sacrés et célébrait la naissance de Mithra, dieu du soleil, le 25 décembre,  » Dies Natalis Solis Invicti « . L´empereur Commode, 161-192, se fit initier aux mystères de Mithra.. Plus tard, en 274, 1’empereur Aurélien, conquérant en Orient, fut le premier empereur qui se soit fait diviniser de son vivant, voulant renforcer ainsi son pouvoir politique et spirituel sur les multiples diversités et sensibilités de son empire. Il imposa le culte du Soleil Invaincu comme religion d´état lors de la célébration du 25 décembre.

Les chrétiens ont repris cette date, et cette période,  désormais appelée « Noël », portait différents noms selon les pays de France. Yul en Normandie, Nedelec en Bretagne, Nadal en Languedoc, Nan en Anjou, Poitou et Charente, Calendo en Provence, Chalende en Dauphiné par exemple. Son temps est de douze nuits mais peut varier selon les contrées. Durant les douze nuits de célébration, la nuit la plus importante est la plus longue de l’année, le 21 décembre. C’est le solstice d’hiver à partir duquel le soleil invaincu remonte progressivement sur l’horizon. C’est le perpétuel cycle de la mort et de la vie, du Ragnarök et de la renaissance. A la fois fête des morts, du clan et de la fécondité, cette tradition remonte donc au plus profond des âges. A chacun donc de perpétuer la tradition en famille autour d’un bon repas, d’un feu chaleureux et d’un bon verre de vin chaud. Aujourd’hui, Noël est surtout  à la fois une fête commerciale et familiale, un jour de réjouissance particulier pour tous les enfants, qui reçoivent des cadeaux ce jour-là. Certaines personnes se rendent encore à la messe de minuit pour fêter la naissance de Jésus.

(Sources : vlaanderen.one – Wikipedia – Novopress France)

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modifié le 23 novembre 2013 –

A LIRE AUSSI : La véritable origine de NOËL

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Saviez-vous qu’il existe une fleur qui sent le chocolat ?

Cosmos atrosanguineus, alias cosmos chocolat, est une plante originaire du Mexique qui s’est éteinte à l’état sauvage, elle est reproduite en culture depuis 1902 par multiplication végétale.

Bien qu’aucune partie de cette plante ne soit comestible, le cosmos chocolat qui pousse jusqu’à 60cm de hauteur produit des fleurs qui ont la particularité de dégager une odeur similaire à celle du chocolat.

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Saviez vous qu’aux USA il a été légal d’envoyer des enfants par colis postal ?

En effet, l’envoi de colis postaux aux États-Unis a débuté le 1er janvier 1913 et selon le règlement le poids des colis ne devait pas dépasser 50 livres (environ 23kg), mais il n’a pas été précisé que l’on ne pouvait expédier un enfant via le Parcel service post.

Les frais postaux revenaient beaucoup moins chers que les billets de train, ce qui a poussé certains parents à envoyer leurs enfants par colis à leurs grands-parents par exemple. Les enfants portaient des timbres postaux et voyageaient dans le compartiment du train réservé aux courriels et aux colis, accompagnés d’un facteur, jusqu’à destination.

Après avoir entendu parler de plusieurs cas d’envoi d’enfants par colis, le ministre de la poste a émis de nouvelles réglementations interdisant cette pratique.

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Saviez-vous que le sperme du saumon pourrait nous aider à recycler les terres rares ?

En effet, la semence des saumons est très précieuse, en effet, selon les chercheurs de l’université de Tokyo, ce sperme serait un moyen pour extraire et recycler les terres rares, des métaux essentiels pour plusieurs produits électroniques tels que les Smartphones et les batteries rechargeables.

En utilisant la laitance des saumons lyophilisée, beaucoup de métaux dont les terres rares s’y fixent facilement grâce aux groupements phosphates qui se trouvent dans l’ADN. Ces terres rares seront par la suite récupérées par traitement acide et centrifugation.

Non seulement ce processus est nettement moins cher que les méthodes d’extraction chimique traditionnelles, mais c’est aussi un moyen meilleur pour l’environnement.

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Saviez-vous que les fourmis survivent dans un micro-ondes en marche ?

Les faisceaux des micro-ondes sont des ondes stationnaires. Ces ondes restent toujours dans une position constante. Donc, dans un micro-ondes en marche, il y a des endroits où la densité d’énergie est très élevée, alors que dans d’autres endroits, elle est très faible.

Et, c’est pourquoi les micro-ondes sont équipés d’une plaque tournante afin de s’assurer que toutes les parties du repas sont chauffées.

Les fourmis étant relativement petites peuvent facilement se déplacer entre ces ondes et survivent ainsi. Essayez par vous-même, la fourmi sortira du micro-ondes indemne.

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Sur Uranus, l’été et l’hiver durent chacun 42 ans !

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Saviez-vous que sur la planète Uranus est l’une des planètes les plus étranges de notre système solaire ?

L’inclinaison de la Terre engendre les saisons. L’été survient dans l’hémisphère nord lorsque ce dernier est incliné vers le soleil et quand il est incliné loin du Soleil, c’est l’hiver, la même chose pour l’hémisphère sud. Cependant, sur Uranus, un hémisphère est totalement pointé vers le Soleil et la position des pôles s’inverse lentement jusqu’à ce que, un an et demi plus tard, Uranus, aie la situation inverse.

Cela a un effet dramatique sur les saisons sur Uranus, en effet, l’été dans chaque hémisphère dure 42 ans tout comme l’hiver.

(Source : Lesaviezvous ?)

 

UN BRIN DE CULTURE Saviez-vous que… et pourquoi ? (11)

Le saviez-vous ? La philanthropie juive de la famille Rothschild dont personne ne parle jamais, et

Connaissiez-vous l’histoire exemplaire de Meir Amschel, ou les bienfaits d’une bénédiction… ?

https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/78/Amschel_Mayer_Rothschild.jpg

 Amschel Méïr Rothchild ______________________________________________________

Les Rothschild se sont fait connaître dans les domaines de la banque banque et de la finance,  mais également par leurs nombreuses œuvres philanthropiques et, à partir de la fin du XIXème siècle, par leur soutien au sionisme. Profondément ancrés dans l’histoire de la famille Rothschild, le mécénat, l’humanisme et la philanthropie sont depuis toujours intégrés à la démarche et aux valeurs de cette famille. Discret, cet engagement constant en faveur de l’intérêt général s’est traduit au fil du temps par le soutien apporté à différentes actions.

L’histoire exemplaire de Meir Amschel, ou les bienfaits d’une bénédiction…

La raison pour laquelle la famille Rothschild est si prospère a toujours été occultée. Cependant, son histoire commence au 18ème siècle. Nous allons vous la conter aujourd’hui. Rabbi Tsvi Hirch haLevi était l’un des grands maîtres du judaïsme allemand. En plus de ses enfants naturels, le sage avait quasiment adopté un jeune garçon du nom de Meïr Amschel, qui reçut donc une éducation juive traditionnelle, qui s’appliquait à transmettre l’absolue dévotion au Créateur, la connaissance de la Torah et du Talmud, et la stricte observance des commandements. Il l’éleva comme son fils jusqu’à ce que ce dernier soit assez mûr pour prendre son indépendance et qu’il aille travailler dans le village voisin. Dans le bureau du rabbin, à l’intérieur d’un tiroir toujours fermé à clé, était déposée, dans une grosse enveloppe, l’importante somme de 100 roubles, cachée en prévision du mariage de la fille aînée de la famille. Quelques semaines à peine après le départ du jeune homme, au moment où on ouvrit le tiroir à l’occasion du grand nettoyage annuel de Pessa’h, on constata que l’enveloppe avait disparu ! Personne, hors du cercle familial ne connaissait pourtant la cachette. On imagina le pire. L’épouse dut se résoudre à la seule explication possible : Méïr Amschel était le voleur.

Cependant, Rabbi Tsvi ne pouvait accepter une telle perspective. Mais sa femme réussit à le convaincre d’aller trouvé le jeune homme pour en avoir le coeur net. Le rabbin se rendit dans le village voisin et expliqua à Méïr Amschel le pourquoi de sa visite. « Est-ce toi, mon garçon, qui a dérobé cette somme ? » Le jeune homme prit un temps de réflexion et… il avoua avoir effectivement volé les 100 roubles. Il supplia le rabbin de le pardonner et lui tendit la somme de 50 roubles en lui demandant un délai pour rembourser le reste. Le sage n’en revenait pas, écoeuré et déçu par l’ingratitude si inattendue venant d’un jeune homme d’ordinaire si vertueux.  Quelques jours plus tard, le chef de la police locale frappa à la porte du rabbin. Il lui fit savoir qu’un voleur complètement ivre s’était vanté, en présence de son tavernier, d’avoir volé 100 roubles au guide spirituel de la communauté juive. Le tavernier l’avait dénoncé aux autorités et  le coupable venait d’être arrêté. Le sage expliqua que le voleur avait pourtant déjà été identifié… Mais il n’eut d’autre choix que d’accepter la version de la police, quant cette dernière lui remit une enveloppe identique à celle qui avait été dérobée… La famille était perplexe.

Le rabbin retourna chez Méir Amschel pour lui demander des comptes. Ce dernier, fort gêné, s’expliqua : « Comment peux-tu imaginer que je vous ai volé, moi qui vous dois tant ! Mais quand j’ai appris que la somme prévue pour le mariage de ta fille avait été dérobée, je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de payer ma dette envers vous deux. Je savais que si je vous avais proposé une aide financière, vous l’auriez refusée. Je t’ai donc laissé m’accuser à tort, pour avoir l’occasion, maintenant que je gagne ma vie, de vous soutenir en « remboursant » les 100e roubles« .Rassuré par l’honnêteté du jeune homme et impressionné par le fait qu’il était prêt à se faire passer pour un voleur afin de lui venir en aide, le rabbin l’embrassa affectueusement et prit congé de lui en larmes en le bénissant ainsi, avec une ferveur de circonstance : « Je demande au Créateur de récompenser ton honnêteté et ta bravoure en t’accordant, à toi et à tes descendants, ses bénédictions. Puisse la richesse ne jamais quitter ta famille ! »

Ainsi, commença l’histoire de Méïr Amschel Rothchild, né Mayer Amschel Bauer (1744-1812), premier d’une célèbre lignée de banquiers prospères.  Car en effet, la prière de Rabbi Tvi Hirch haLevi se concrétisa. »  La petite maison étroite dans la « Rue des juifs » à Francfort-sur-le-Main en Allemagne, où habitait le père de Méïr Amschel, avait au-dessus du portail une plaque où l’on pouvait lire : « Zum Rotem Schild « (A l’écusson rouge). Il prit ainsi cette enseigne comme nouveau patronyme : « Rothschild ». Le père a un modeste commerce de prêt sur gages et c’est son fils Méïr Amschel Rothschild, qui va transformer ce modeste commerce en une banque reconnue en devenant le gérant de la fortune de Guillaume 1er, électeur de Hesse-Cassel..

Tous deux sont amateurs de pièces de monnaies anciennes, d’objets anciens en argent et en or. Mayer Amschel saura faire fructifier les deux fortunes. Amschel Mayer a 7 enfants dont 5 fils.  Il enverra chacun d’eux créer ou prendre la tête d’une filiale de la banque familiale, notamment Nathan, à Londres et Jacob, à Paris, mais également à Vienne, à Naples et à Francfort, où ils créeront des institutions financières puissantes, contribuant à la création des 5 branches de la « dynastie » financière des Rothschild. Sa fille ainée se maria avec Benedikt Moses Worms de la dynastie banquière Worms. Le 29 septembre 1822, l’empereur d’Autriche François 1er éleva Méïr Amschel Rothchild , à titre posthume, au rang de barons les 5 fils du fondateur de la dynastie (leur blason porte 5 flèches qui symbolisent les 5 branches de cette famille), Amschel Méïr Rothschild, ainsi que leurs descendants légitimes masculins et féminins portant le nom de Rothschild, sans distinction de nationalité. Méïr Amschel Rothschild est mort le 19 septembre 1812 à Francfort.

On n’a que très peu de détails sur les ancêtres de Mayer Amschel, seulement qu’en 1664 le petit-fils de Isaac Elchanan Naftal Hirz a quitté la maison  à l’écusson vert.Kalmann, l’arrière-grand-père de Mayer Amschel, mort en 1707, était actif dans le commerce de vêtements de soie et de coton, mais principalement changeur, comme son fils Moses Kalmann, le grand-père de Mayer Amschel. Le père du « premier Rothschild »,Amschel Moses, était un modeste changeur, qui faisait aussi du commerce . Lui et son épouse Schoencheavaient 8 enfants, dont cinq seulement ont survécu aux déplorables conditions d’hygiène de la Judengasse ; (ruelle des Juifs), du ghetto de Francfort-sur-le-Main, Mayer-Amschel, né le 23 février 1744 était l’un de ses enfants.

Après la mort de Amschel Méïr, en 1813, Napoléon perd la guerre. Le prince Guillaume revient de l’exil et retrouve tous ses biens, gardés par la famille et qui ont fructifié. Le prince donne à la banque familiale toute sa confiance et celle-ci grandit jusqu’à devenir une légende. L’héritage du père de famille : « Honnêteté, travail, union », devient le symbole familial d’Amschel Méïr..

Le renom de la famille Rothschild parvient très rapidement aux communautés juives, par leurs actions philanthropiques. Leurs banques de Francfort, Londres et Paris sont souvent sollicitées tant par les particuliers que par les organismes, et la famille est vite devenue « maison royale » pour de nombreux juifs qui la visitent. Aussi lorsque le rabbin Tsvi Hirsh Kalisher a l’idée de « sauver Israël par son retour au pays », il pense très vite aux familles Rothschildpour la réaliser. Il écrit son idée à Asher Amshel, le fils aîné à Francfort, en 1836. En 1840, les Juifs de Damas en Syrie sont accusés, d’après le vieux cliché antisémite, d’avoir assassiné un moine chrétien pour se servir de son sang à la fête de la Pâque juive. Les chefs de la communauté sont arrêtés et torturés. Certains en meurent. 63 enfants juifs sont pris en otage pour faire avouer les parents. Les communautés juives du monde entier sont au courant des menaces qui pèsent sur celle de Damas et une délégation parvient auprès de Méhémet Ali à Alexandrie en Egypte, qui, à cette époque, a autorité sur cette province. Parmi cette délégation il y a Moshé Montefiori de Londres et Adolf Crémieux de France.

La famille Rothschild signe la lettre. James Rothschild, alors consul honoraire d’Autriche à Paris, reçoit du consul d’Egypte un compte-rendu de ce qui se passe à Damas ; il le publie dans les journaux pour que le public français et du monde entier soit au courant. Il prévient rapidement son frère Salomon à Vienne qui avertit Metternick, le chancelier autrichien, alors très influent, pour pousser Mohamet Ali a supprimer cette légende infâmante de Damas. Tout ceci aboutit à relâcher les Juifs de Damas et à sauver la communauté de cette ville. Cette affaire impressionne fortement le rabbin Yehuda Haï Alkalaï, sioniste religieux avant l’heure : si des Juifs importants ont réussi à sauver la communauté de Damas, ils peuvent aussi et doivent sauver tout Israël en les faisant venir dans leur pays. La famille Rothschild voit comme une obligation et un honneur d’agir pour les Juifs de ‘Palestine’ et spécialement de Jérusalem et agit dans ce sens. Albert Cohen fonde, avec l’argent des Rothschild, plusieurs institutions sociales dans la ville : une pour les enterrements, une pour la distribution de 600 pains pour les plus pauvres, les Chabbats et les veilles de fête, une caisse d’aide pour les femmes enceintes dans le besoin, et un début d’école professionnelle pour les enfants et les femmes.

Suite à l’augmentation de la population juive à Jérusalem, nait le besoin de reconstruire une nouvelle synagogue. Il fut décidé que celle de rabbi Yehuda ha Hassid, la synagogue Hourva, qui était en ruines, soit reconstruite. En 1855, Moshé Montéfiori reçoit le permis des autorités, et c’est le baron James qui finance. La pierre de fondation est posée en présence de son fils ainé Alfonse. Lors de la dédicace, le bâtiment reçoit le nom de « Beit Yaakov » « Maison de Yaacov », du nom du baron Yaacov (James) de Rothschild, qui a lieu en sa présence, en fin d’année 1864. La ‘Hourva fut,  durant des décennies, la plus belle et la plus grande des synagogues d’Eretz Israël. Détruite par la Jordanie en 1948, elle fut reconstruite et réinaugurée en mars 2010.

Des mariages entre branches permettront à la famille de Rothschild de garder le contrôle des activités du fondateur de la banque familiale Méïr Amschel Rothschild. Leur collaboration leur permettra de se développer dans plusieurs domaines de l’activité bancaire, leur capacité de financement leur offrant ensuite des opportunités d’investissement. Ainsi au cours du XIXème siècle, ils deviendront d’importants financeurs et actionnaires dans l’exploitation minière et le développement du rail, deux des piliers du développement des économies industrielles en Europe. Les changements à la tête des gouvernements et d’autres événements politiques, jouèrent un rôle, positif ou négatif, sur la fortune de la famille mais trois événements furent marquants : les révolutions de 1848, la grande dépression des années 1930 et la montée du nazisme durant la 2ème guerre mondiale.  Seules les branches anglaise et française existent encore aujourd’hui, les branches allemande, autrichienne et italienne s’étant éteintes.

La famille de Rothschild fourmille de personnages qui marquent leur temps, mais qui font également naître sous la plume de Stendhal, Balzac ou Zola, des figures de fiction qui, trop souvent encore, aujourd’hui, en France, nourrissent l’imaginaire antisémite du mythe encore tenace de la « toute-puissance » et de l’argent Cependant, dans la réalité, l’humanisme et la philanthropie sont depuis toujours intégrés à la démarche et aux valeurs de la famille Rothschild. Discret, cet engagement constant en faveur de l’intérêt général s’est traduit au fil du temps par le soutien apporté à différentes actions, comme nous l’avons vu plus haut.

En effet, cette  famille poursuit en toute discrétion une longue tradition de philanthropie, initiée par Mayer Amschel Rothschild (1744-1812) et ses cinq fils.  Dès l’origine, leur démarche visait à assurer l’égalité des chances pour les populations désavantagées à travers l’Europe. Parmi les domaines bénéficiant du soutien des Rothschild, citons la santé, le logement et l’éducation. Les membres de la famille ont cherché notamment à contribuer à l’avancée des droits civiques et à combler les fossés culturels. Leurs premières initiatives, comme la conception et la mise en œuvre de projets de logements sociaux, ont servi de modèle à des œuvres philanthropiques et aux bonnes pratiques et contribué à élaborer les politiques gouvernementales. Aujourd’hui encore, plusieurs fondations de la famille Rothschild sont actives dans un large éventail de domaines comprenant la médecine, le logement, l’éducation et le développement social.

Le baron James de Rothschild _____________________________________________________

En 1850, James et Betty de Rothschild achètent un terrain au 76, rue Picpus à Paris, dans le 12ème arrondissement, avec le projet d’y construire un hôpital pour traiter les patients juifs, ainsi qu’un hospice pour les personnes âgées et une synagogue. En 1852, l’hôpital est inauguré. Il devint le plus grand établissement privé de Paris. Il évolue constamment au cours du XIXe siècle et s’ouvre aux patients de toutes confessions. Aujourd’hui, l’hôpital Rothschild est géré par l’association Assistance publique hôpitaux de Paris et l’hospice pour personnes âgées est devenue une maison de retraite appartenant toujours à la Fondation Rothschild.

James de Rothschild et sa femme Betty s’engagèrent encore dans le financement d’orphelinats, de fondations  ophtalmologiques, de dispensaires anti-tuberculeux, de foyers pour personnes âgées, des premiers logements sociaux rue de Prague à Paris, 12ème arrondissement , de nombreuses associations d’aide aux jeunes femmes indigentes, prenant ainsi le relais du pouvoir politique dans une France mal organisée pour ses malades, ses vieillards, ses indigents, ses orphelins, ses infirmes. Mais l’œuvre philanthropique de cette famille va bien au-delà et touche de nombreux domaines, en France comme ailleurs…

VIDEO  retraçant la saga des Rothschild : Nemesis TV – La famille Rothschild

Voici une partie de la descendance de Mayer Amschel Rothschild :

Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), banquier
fondateur de la dynastie
x 1770 : Gertrude Schnapper (1753-1849)
│
├──> Schönche Jeanette Rothschild (1771-1859)
│    x 1795 : Benedikt Moses Worms (1772-1824)
│    souche de la « branche von Worms » (non porteuse du nom)
│
├──> Amschel Mayer Rothschild (1773-1855), banquier
│    x 1796 : Eva Hanau (1779-1848) 
│    seul représentant de la branche dite « de Francfort » (sans descendance)
│
├──> Salomon Mayer Rothschild (1774-1855), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Vienne »
│
├──> Nathan Mayer Rothschild (1777-1836), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Londres »
│
├──> Kalmann Mayer Rothschild (1788-1855), banquier
│    fondateur de la branche dite « de Naples »
│
├──> Henriette Rothschild (1791-1866)
│    x 1815 : Abraham Montefiore (1788-1824), banquier3
│    souche de la branche « Montefiore » (non porteuse du nom Rothschild)
│    non représentée ici, partiellement alliée et souche de la branche dite « de Londres »
│
└──> James de Rothschild (1792-1868), banquier
     fondateur de la branche dite « de Paris »

Branche « de Paris »

Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), banquier
fondateur de la dynastie
x 1770 : Gertrude Schnapper (1753-1849)
│
└──> James de Rothschild (1792-1868), banquier
     fondateur de la branche dite « de Paris »
     x 1824 : Betty Salomon de Rothschild (1805-1886)
     │
     ├──> Charlotte de Rothschild (1825-1899)
     │    x 1842 : Nathaniel de Rothschild (1812-1870)
     │             voir branche dite « de Londres »
     │
     ├──> Alphonse de Rothschild (1827-1905)
     │    x 1857 : Leonora von Rothschild (1837-1911)
     │    │        voir branche dite « de Londres »
     │    │
     │    ├──> Bettina de Rothschild (1858-1892)
     │    │    x 1876 : Salomon Albert de Rothschild (1844-1911)
     │    │
     │    ├──> René de Rothschild (1861-1861)
     │    │
     │    ├──> Béatrice de Rothschild (1864-1934)
     │    │    x 1883 : Maurice Ephrussi (1849-1916)
     │    │
     │    └──> Édouard de Rothschild (1868-1949)
     │         x 1905 : Germaine Alice Halphen (1884-1975) 
     │         │
     │         ├──> Alphonse de Rothschild (1906-1911)
     │         │
     │         ├──> Guy de Rothschild (1909-2007)
     │         │    banquier et propriétaire d'écuries de course
     │         │    x 1937 : Alix Schey von Koromla (1911-1982)
     │         │    │        voir branche « von Worms » (non porteuse du patronyme Rothschild)
     │         │    │
     │         │    ├──> David de Rothschild (1942-)
     │         │    │    x 1974 Olimpia Aldobrandini (1955- )
     │         │    │    └──> Lavinia de Rothschild
     │         │    │    └──> Stéphanie de Rothschild
     │         │    │    └──> Alexandre de Rothschild (1980)
     │         │    │    └──> Louise de Rothschild (1989)
     │         │    │
     │         │    x 1957 : Marie-Hélène van Zuylen van Nyevelt (1927-1996)
     │         │    │        voir plus bas dans la branche dite « de Paris »
     │         │    │
     │         │    └──> Édouard de Rothschild (1957-)
     │         │         x 1981 Mathilde Coche de la Ferté (1952- )
     │         │         │
     │         │         x 1991 Arielle Marie Malard (1963- )       
     │         │         └──> David4
     │         │         └──> Aliénor (la sœur jumelle de David)    
     │         │         └──> Ferdinand  
     │         │ 
     │         ├──> Jacqueline de Rothschild (1911-2012)
     │         │    x 1930 Robert Calmann-Lévy (1899-1982 ) 
     │         │    │
     │         │    x 1937 Gregor Piatigorsky (1903-1976)
     │         │    └──> Jephta Piatigorsky (1937-) 
     │         │    └──> Joram Piatigorsky (1940-)
     │         │
     │         └──> Bethsabée de Rothschild (1914-1999)
     │              x 1948 David Bloomingdale (1913-1954)
     │
     ├──> Gustave de Rothschild (1829-1911)
     │    x 1859 : Cécile Anspach (1840-1912)
     │    │
     │    └──> Robert de Rothschild (1880-1946)
     │         x 1907 : Gabrielle Beer (1886-1945) 
     │         │
     │         ├──> Diane de Rothschild (1907-1996)
     │         │    x 1932-1952 : Anatole Muhlstein (1889-1957)
     │         │    │
     │         │    └──> Hélène Cécile Muhlstein (1936-)
     │         │         x 1962 : François Nourissier (1927-2011)
     │         │                  président de l'Académie Goncourt
     │         │            
     │         └──> Élie de Rothschild (1917-2007)
     │              │
     │              └──> Nathaniel de Rothschild (1946)
     │                   │
     │                   └──> Raphaël de Rothschild (1976-2000)
     │
     ├──> Salomon de Rothschild (1835-1864)
     │    x 1862 : Adelheid (Adèle) von Rothschild  (1843-1922)
     │    │        voir branche dite « de Naples »
     │    │
     │    └──> Hélène de Rothschild (1863-1947)
     │         x 1887 : Étienne van Zuylen van Nyevelt (1860-1934)
     │         │
     │         └──> Egmont van Zuylen van Nyevelt (1890-1960)
     │              x 1927 : Marguerite Namétalla (?-1996)
     │              │
     │              └──> Marie-Hélène van Zuylen van Nyevelt (1927-1996)
     │                   x (2) 1957 : Guy de Rothschild (1909-2007)
     │                                voir plus haut dans la branche dite « de Paris »
     │
     └──> Edmond de Rothschild (1845-1934)
          x 1877 : Adelheid von Rothschild (1853-1935)
          │        voir branche dite « de Naples »
          │
          ├──> James Armand de Rothschild (1878-1957), naturalisé britannique (1919)
          │    député au Parlement britannique (1929-1945)
          │    x Dorothy de Rothschild, née Dorothy Mathilde Pinto (1895-1988)
          │    
          │
          ├──> Maurice de Rothschild (1881-1957)
          │    x 1909 : Noémie Halphen (1888-1968) 
          │    │
          │    └──> Edmond de Rothschild (1926-1997)
          │         banquier
          │          x (2) 1963 : Nadine Lhopitalier (1932)
          │          │
          │          └──> Benjamin de Rothschild (1963-)
          │              président du Groupe LCF Rothschild
          │               x 1999 : Ariane Langner        
          │
          │
          └──> Miriam (Alexandrine ?) de Rothschild (1884-1965)

(sources : Les trompettes d’argent’, du rabbin Sébastien Allali – Wikipedia – Actualité Juive – Compagnie financière Edmond de Rothschild –  site Rothschild – Bibliothèque Nationale de France – Nemesis TV)

A lire aussi : Exposition sur la Fondation Rothschild sous l’Occupation – [Cercle d

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Saviez-vous que les premiers à fêter le solstice d’hiver furent Adam et Eve ?

De la fête du solstice d’hiver de l’époque d’Adam et Eve, à la fête de Noël de notre 21ème siècle…

  Repas de Noël en Europe du Nord au début du XXe siècle dans une famille aisée (illustration de Carl Larsson, 1904-1905)

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Selon la Bible, Adam et Eve ont été créés à l’équinoxe d’automne, quand les jours ont commencé à diminuer. Ils ont alors eu peur, croyant qu’ils allaient disparaître, de même que les jours. Mais au solstice d’hiver, les jours ont recommencé à croître. Ils ont alors compris qu’il s’agissait simplement d’un cycle de la nature et ils ont fêté l’évènement. Adam et Eve sont donc les premiers à avoir fêté le solstice d’hiver. Dans le calendrier grégorien, la date du solstice d’hiver varie au cours des années, entre le 21 ou le 22 décembre.

Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver, et les peuples du Nord avaient eux aussi leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances: repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapin ou de houx.

De nombreuses tribus fêtaient le jour le plus court de l’année, le 21 décembre, jour du solstice d’hiver à partir duquel le soleil remonte graduellement sur l’horizon. Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver et les peuples du Nord avaient leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances, repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapins et de houx. Ainsi, dans le Nord et l’Est de l’Europe, les rites teutons, germains et celtes, organisaient, dans la joie, des fêtes pour le soleil renaissant, pour le feu et la lumière nécessaires à la vie, symboles de chaleur et de prospérité. A Rome aussi, du 19 au 26 décembre, les Saturnales étaient une période de réjouissance où 1′on s’offrait déjà des cadeaux et où on honorait des dieux.

Pour supprimer les fêtes païennes célébrées le jour du solstice, l’Eglise a instauré la fête de Noël, avec une date, qui a changé plusieurs fois, pour se stabiliser  définitivement au 4ème siècle de l’ère commune à la date du 25 du mois de décembre. Le mot « Noël » vient du latin “Natalis (dies)” qui signifie le jour natal et représentait l’anniversaire de la naissance du Sol Invictus, le Soleil Invaincu.

Mais en 1′an 708 de Rome (vers moins 50 av. JC), un certain Jules César voulut modifier le calendrier lunaire du roi Numa pour le mettre en accord avec le cours du soleil. Il créa le calendrier julien, base de notre calendrier actuel.  Pour supprimer les fêtes païennes célébrées le jour du solstice d’hiver, l’Eglise a instauré la fête de Noël, avec une date qui a changé plusieurs fois, pour se stabiliser définitivement  à la date du 25 du mois de décembre de ce même calendrier julien, jour supposé le plus court, ce qui en fait, est une erreur.

Le mithraïsme, d´origine persane, fut importé à Rome en 68 av.J-C, par des légionnaires. Cette religion respectait les dimanches comme jours sacrés et célébrait la naissance de Mithra, dieu du soleil, le 25 décembre,  » Dies Natalis Solis Invicti « . L´empereur Commode, 161-192, se fit initier aux mystères de Mithra.. Plus tard, en 274, 1′empereur Aurélien, conquérant en Orient, fut le premier empereur qui se soit fait diviniser de son vivant, voulant renforcer ainsi son pouvoir politique et spirituel sur les multiples diversités et sensibilités de son empire. Il imposa le culte du Soleil Invaincu comme religion d´état lors de la célébration du 25 décembre.

Les chrétiens ont repris cette date, et cette période,  désormais appelée « Noël », portait différents noms selon les pays de France. Yul en Normandie, Nedelec en Bretagne, Nadal en Languedoc, Nan en Anjou, Poitou et Charente, Calendo en Provence, Chalende en Dauphiné par exemple. Son temps est de douze nuits mais peut varier selon les contrées. Durant les douze nuits de célébration, la nuit la plus importante est la plus longue de l’année, le 21 décembre. C’est le solstice d’hiver à partir duquel le soleil invaincu remonte progressivement sur l’horizon. C’est le perpétuel cycle de la mort et de la vie, du Ragnarök et de la renaissance. A la fois fête des morts, du clan et de la fécondité, cette tradition remonte donc au plus profond des âges. A chacun donc de perpétuer la tradition en famille autour d’un bon repas, d’un feu chaleureux et d’un bon verre de vin chaud. Aujourd’hui, Noël est surtout  à la fois une fête commerciale et familiale, un jour de réjouissance particulier pour tous les enfants, qui reçoivent des cadeaux ce jour-là. Certaines personnes se rendent encore à la messe de minuit pour fêter la naissance de Jésus.

(Sources : vlaanderen.one – Wikipedia – Novopress France)

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Savez vous ce que sont les Dhimmis et les harbis ?

Il est des faits occultés ou méprisés : c’est ceux qui touchent les dhimmis, à savoir ces peuples qui, leur pays ayant été conquis, pillé, mis en coupe réglée par les arabes et les ottomans islamisés, se sont soumis aux conquérants et envahisseurs et se sont trouvés dans leur propre pays en moins de deux ou trois siècles minoritaires, mais « protégés » (c’est le sens du mot arabe dhimmi) par les nouveaux seigneurs du monde devenu islamique.

Bat Ye’or, une femme née dans la communauté juive d’Egypte, est la seule spécialiste du monde arabe et musulman à prendre pour objet d’étude la condition de dhimmi. La condition de dhimmi ou dhimmitude, vieille de plus de quatorze siècles, dure encore dans les pays d’islam qui n’ont pas été totalement « purifiés » : l’Irak, la Syrie, la Jordanie, l’Egypte, le Soudan. Contrairement aux chercheurs estampillés qui se pressent dans les pays d’islam pour se prosterner aux pieds des oppresseurs, Bat Ye’or prend le parti des opprimés pris « dans le lacis des contraintes discriminatoires » qu’impose l’islam. Si les organisations dites antiracistes et autres ligues dites des droits de l’homme étaient fidèles à ce qui les justifie, elles militeraient pour que ces discriminations soient abolies. Elles ne le font pas. Pour Bat Ye’or, c’est « le négationnisme historique » consubstantiel à ces organisations qui explique leur très pieux silence ou leur ignorance crasse.  « Etre dhimmi, c’est avant tout une façon d’être au monde, en fonction d’un conditionnement inconscient de la totalité de l’être », façonnée, modelée par une expérience millénaire vécue par des millions d’hommes et surtout régie par des lois. « L’histoire des sociétés esclaves ne peut pas être analysée avec les mêmes paramètres que l’histoire des peuples libres », écrit-elle. Elle les sort du double avilissement (islamique et occidental) dans lequel ils sont tombés.

Pour les législateurs de l’islam, et cela, depuis le VIIIe siècle, le monde se divise en deux zones : dar el islam ou maison de l’islam, et dar el harb ou « maison de la guerre ». Les gens du Livre, juifs et chrétiens, se répartissent en dhimmis, quand ils vivent dans le dar el islam, et en harbis quand ils vivent dans la zone de guerre. La notion qui règle tout est celle de harb. Le monde, selon les théologiens de l’islam, est régi par le djihad : cet « effort » que s’imposent les musulmans pour islamiser le monde, faire entrer les harbis dans le dar el islam et soumettre l’humanité tout entière à la loi d’Allah.

La condition de dhimmi résulte du djihad. « Les lois édictées par la charia touchent à tous les domaines de l’existence ». Les dhimmis sont soumis à des impôts particuliers. Il leur est interdit de construire, agrandir, restaurer leurs lieux de culte (églises ou synagogues) ; leur culte n’est pas interdit, mais il doit se faire discret ; leur témoignage contre un musulman n’est pas recevable ; ils sont condamnés à mort s’ils épousent une musulmane ou s’ils ont l’audace de faire du prosélytisme ; il leur est fait obligation de pourvoir à l’effort de guerre qui pousse les musulmans à conquérir de nouveaux territoires. La possession du sol leur est interdite. Leur terre est dite fey : c’est un butin de guerre. C’est donc l’islam victorieux qui décide des interdits dont pâtissent les dhimmis et des droits qui leur sont abandonnés.

La négociation n’est pas possible. Le dhimmi est un ancien harbi qui a accepté la victoire des armées de l’islam. Dès lors, il est protégé des lois du djihad qui autorisent l’esclavage, les massacres, les pillages, le butin. C’est en ce sens que l’islam entend la protection offerte aux dhimmis – ce dont les orientalistes déduisent une tolérance qui serait consubstantielle de l’islam. Si le dhimmi se rebiffe, il redevient harbi et les lois du djihad lui sont appliquées.

En arabe, l’adjectif harbi dérive du nom harb, qui signifie « guerre ». Il est aussi employé comme nom pour désigner des hommes à qui la guerre est faite et qui, définis par la guerre qu’on leur fait, sont réduits à ce seul être. Il n’existe pas en français d’adjectif ou de nom qui équivaille à harbi. Le concept est étranger à notre histoire ou à notre pensée. Pour les Français, il est concevable que des hommes soient réduits à cet être. Seule l’injonction « Tuez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens » que Simon de Montfort aurait adressée à ses soudards chargés d’exterminer les Albigeois suppose un être qui correspondrait à celui de harbi, mais aucun mot n’a été forgé pour signifier que cet être était « à tuer ». Le mot ennemi ne traduit pas harbi. On peut avoir des ennemis sans leur faire la guerre et ces ennemis, après une guerre, peuvent devenir des alliés. Harbi n’est pas provisoire, mais permanent. Il ne cesse qu’avec l’extermination de ceux à qui la qualité est attribuée. Harbi disparaît avec les harbis. Ils sont à ceux qui leur font la guerre ce que les juifs étaient aux socialistes nationaux en Allemagne, de 1933 à 1945, et dans les pays que les armées allemandes ont envahis et occupés de 1939 à 1945. Même à exterminer ne donne pas une représentation exacte de ce qu’est un harbi.

Il faut comprendre l’islam en fonction de ce qu’il dit, de ce qui le fonde, des actes qu’il inspire, des croyances qu’il génère. Dhimmis et harbis rendent compte avec plus de pertinence de ce qui se passe dans le monde que les pauvres explications des spécialistes de sciences sociales. Source La Nouvelle Langue Française –  Publié dans Mythologies intellotes, Signes

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Le saviez-vous ? Un Arabe, Grand Maître de la Grande Loge de l’Etat d’Israël ?

« Les Juifs et les Francs-maçons » est une accroche toujours tentante pour les canards en mal de copie. Aujourd’hui, je vous parlerai des Arabes et de la Franc-maçonnerie. Ah, non pas dans les pays arabes où la maçonnerie est bannie, mais dans un Etat tolérant, ouvert aux minorités, qui s’appelle tout simplement Israël.

Le 25 février 2010 a été élu pour deux ans Grand-Maître de la Grande Loge de l’Etat d’Israël, un Arabe israélien fession greco-orthodoxe. Nadim Mansour, fiscaliste de profession,  est né à Haïfa,  et vit à Akko depuis 61 ans. Il est l’un des principaux membres du conseil exécutif de la communauté greco-orthodoxe en Israël. Il a été initié à Akko – St Jean d’Acre – en 1971Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un Arabe occupe la plus haute distinction à la GLNI. Le 23 Juin 1981 Jamil Shalhoub a été installé Grand Maître au Temple maçonnique de Tel-Aviv où il a prêté serment sur le….  TANAKH, en déclarant que c’était le Livre de la Fraternité Universelle.  Il aurait pu le faire sur le Nouveau Testament.Rien n’interdit à ce qu’un Arabe musulman occupe un de ces jours la plus haute place à la tête de la Grande Loge de l’Etat d’Israël. Il faut savoir en effet qu’Israël est le seul pays au monde sur lequel, un maçon peut prêter fidélité, sur le Coran, Le Nouveau-Testament ou le Tanakh. Les trois livres, ouverts, sont disposés tout le long de la tenue sur le pupitre central.Autre particularité de la Grande Loge de l’Etat d’Israël est que les Loges sont organisées par langue. Des Loges, dispersées à travers le pays,  travaillent en anglais, en russe, en roumain, en espagnol … et, même en hébreu. La population israélienne provenant des quatre angles de la terre, il est naturel que les Maçons s’expriment dans la langue qui leur est le plus familière. Les manuels sont bien entendu traduits dans ces différentes langues, plus certaines autres… (Israel-flash)  Lire la suite: http://www.israel-flash.com/2011/12/un-arabe-grand-maitre-de-la-grande-loge-de-l%e2%80%99etat-d%e2%80%99israel/#ixzz1hvjzwGh____________________________________________________
Wikileaks : les imams Algériens indésirables en France

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Le saviez-vous ? Les Nations Unies ont condamné l’«islamophobie», tout en fermant les yeux sur les atrocités commises par les jihadistes.  L’accusation d’«islamophobie» est employée pour intimider et réduire au silence les critiques de la violence jihadiste. Certains groupes tentent même d’étiqueter comme propagateurs de « discours incitant à la haine » ceux qui disent la vérité au sujet de l’Islam et du jihad. (Le Guide politiquement incorrect de l’islam)

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Savez-vous ce qu’est la sionologie ? La Sionologie (en russe sionologiya), aussi nommée Antisionisme soviétique, est une doctrine promulguée en Union soviétique pendant la période de la Guerre froide, et intensifiée après la Guerre des Six Jours.

Fichier:Nikita Khrouchtchev NASA.jpg   Nikita Kroutchev    etdécédé le 10 novembre 1982  Léonid Brejnev, deyx hommes politiques communistes qui ont régné sur l’URSS du début des années 60 aux années 80

Elle a été commanditée par le Département de la propagandedu Parti communiste de l’Union soviétique et par le KGB. La sionologie est fortement antisioniste; elle affirme que le sionisme est une forme deracisme et parfois assimile le sionisme au nazisme. L’Union soviétique était officiellement opposée au racisme sous toutes ses formes et les sionologistes déclaraient donc qu’ils n’étaient pas eux-mêmes antisémites ou racistes.

La sionologie a été présentée comme une science sociopolitique, mais il est évident que les sionologistes ne se sont jamais astreints à respecter des méthodes scientifiques. En ligne avec la politique officielle soviétique anti-israélienne et anti-occidentale, qui résultait de la Guerre froide, ils ont fréquemment recyclé les vieux pamphlets antisémites, tout en les plaçant dans un contexte marxiste-léniniste.

Le sionisme, mouvement national de retour du peuple juif à Sion, et leur autodétermination, influencé à l’époque par un fort courant gauchiste et socialiste (qui se traduisait entre autres par la création de kibboutzim), était dénaturé par les sionologistes, car Israël s’était allié avec les États-Unisdans la Guerre froide. Dans son livre de 1969, « Attention! Sionisme », le responsable sionologiste Yuri Ivanov définit le sionisme « une idéologie d’organisations vaguement unies, et la pratique politique de la bourgeoisie juive, alliée avec les sphères monopolistiques aux USA. Le sionisme pratique un chauvinisme et un anticommunisme militant ».

Comme l’Union soviétique proclamait suivre l’idéologie communiste qui déclare l’égalité universelle entre tous les hommes, les autorités soviétiques se disaient officiellement opposées à toute sorte de racisme et d’antisémitisme. C’est pourquoi l’antisionisme et la sionologie devaient être présentés comme totalement non-racistes, en opposition avec Israël. Pour preuves, ils insistaient sur le fait que plusieurs sionologistes notables étaient des Juifs ethniques qui étaient chargés de représenter une opinion experte.

Néanmoins, de nombreux historiens, y compris certains en Union soviétique, soutiendront que la sionologie reprenait des thèmes antisémites. En novembre 1975, l’historien et académicien soviétique éminent, M. Korostovtsev, écrit une lettre au secrétaire du Comité central, Mikhaïl Souslov, concernant le livre « La Contre-révolution en marche » de Vladimir Begun: « …il attise de manière perceptible l’antisémitisme sous le couvert de l’antisionisme. » (Lessakele) Pour lire la suite cliquez ici

Le saviez-vous ? Les chiffres dits « arabes » sont en fait indiens

Aussi certain que 2 et 2 font 4, les chiffres que nous utilisons sont d’origine indienne et non arabe. C’est en Inde, avant même l’ère chrétienne, qu’ont été inventés les chiffres que nous utilisons aujourd’hui. Pourquoi, dans ce cas, ont-ils la réputation d’être arabe ? Parce que, comme bien souvent dans le domaine des sciences, les Arabes ont joué le rôle d’intermédiaires entre les inventeurs et la société européenne du Moyen-Age… (Jerusalem Plus)  Lire la suite…

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Savez-vous que la marque de glace Häagen-Dazs n’avait rien de scandinave, et qui l’a inventée ?

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C’est l’envie de créer « la meilleure crème glacée du monde » qui permit au jeune Ruben Mattus de créer Häagen-Dazs dans les années 60.

En 1921, il n’est encore qu’un gamin gourmand qui vend des sorbets citron fabriqués par sa mère, Léa. Dès que la température grimpe, il monte dans une voiture à cheval et sillonne les rues du Bronx, à New York. Ce « petit boulot » devint une passion et son envie d’être lui-même glacier s’impose.

En fait, cette petite entreprise familiale prospéra et traversa allègrement les années 20, 30, 40 et 50.Ainsi, durant 40 ans, ses glaces vont connaître un succès croissant . Sa femme Rose s’occupe du marketing tandis que lui-même se concentre sur ses créations. La qualité de leurs glaces leur permet de séduire une clientèle qui grandit grâce au « bouche à oreille ».

En 1961, Ruben crée sa propre marque : Häagen-Dazs, un terme inventé par le couple et qui donnera  la notoriété à leur entreprise familiale. La gamme s’agrandit, permettant un choix de parfums très variés et s’installe dans les épiceries fines de New Yor, avant d’envahir toute la côte ouest.  Mais il faudra attendre les années 1970 et l’initiative de Doris, la fille du couple, pour que la marque ouvre une boutique en son nom propre. Le glacier se fait également remarquer grâce à ses pots en carton, innovation permettant à la glace de garder toute sa saveur.

Aujourd’hui devenus légendaire, ces pots ont été maintes fois copiés, mais ce qui fait la différence, c’est la qualité de la glace. Un gage de qualité certain est que cette glace ne contient ni colorant, ni arôme artificiel, ni additif, ni conservateur.

Aujourd’hui encore, bien que rachetée par le groupe « Pillsburry », puis par « General Mills », la marque respecte le cahier des charges de son créateur. (source : Michel Lefouineur)

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Savez-vous d’où vient le mot « silhouette » ?

Etienne de SILHOUETTE

Etienne de Silhouette, dont le patronyme est devenu un nom commun, était un homme politique, chancelier de la maison d’Orléans, puis contrôleur général des Finances de Louis XV de mars à novembre 1759. Il supprima de nombreuses pensions et envisagea une subvention générale, ensemble de taxes frappant les privilégiés, inventant ainsi l’impôt sur les signes extérieurs de richesse (impôt sur les portes et fenêtres). Vivement attaqué par la noblesse, et même par Voltaire, qui jugeait que ses mesures pouvaient être justifiables, mais ne convenaient pas à un temps de guerre ni à la situation politique française de l’époque.

Il fut vite disgracié. Après sa chute, on s’acharna à le ridiculiser ; son nom fut donné par ses détracteurs à des dessins le représentant seulement par quelques traits pour symboliser l’état auquel ses mesures auraient réduit ceux qu’elles voulaient toucher. Furent aussi appelés « à la Silhouette », les culottes sans gousset où l’on déposait son argent.

Il se retira de la Cour en 1759, dans son château de Bry-sur-Marne, qu’il avait entrepris de faire reconstruire et qui abritait une bibliothèque de 6 000 livres, où Silhouette continua ses œuvres littéraires. À sa mort, en 1767,  les travaux furent achevés par son neveu et héritier, le fermier général Clément de Laage.  (sources Wikipedia – Encyclopédie Larousse)

Facade du Château de Chevilly  Le château de Chevilly, dans le Loiret, où vécut un temps le fameux Monsieur de Silhouette, dont l’une des principales distractions consistait à tracer une ligne autour de l’ombre d’un visage afin d’en conserver le profil dessiné sur un mur. Originaux, ces dessins continuent de porter son nom.  ______________________________________________________

Savez-vous à quoi sert la salive ?

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Elle est composée à 99 % d’eau, mais aussi de substances importantes pour la digestion et la santé bucco-dentaire.  Les nombreuses glandes salivaires présentes dans notre bouche sécrètent quotidiennement entre un et deux litres de ce précieux liquide, dont la liste des fonctions ne cesse de s’allonger. Le bulletin du Conseil européen de l’information sur l’alimentation a récemment recensé les principales études scientifiques concernant son utilité. Et ses rôles sont plus diversifiés que ce que l’on imagine en général.

Sans salive, il serait pratiquement impossible de se nourrir normalement, car grâce à son côté visqueux, elle permet de former un « bol alimentaire » suffisamment humecté et lubrifié en agglomérant les particules sèches ou granuleuses ingérées. Ce qui évite de s’étouffer en l’avalant et ce qui protège l’oesophage. La salive contribue aussi à mettre « l’eau à la bouche » : elle joue un rôle essentiel dans l’appréciation du goût, car les bourgeons gustatifs enfouis dans les sillons de la langue ne fonctionnent qu’en milieu liquide. De plus, des enzymes présentes dans la salive permettent de « couper » les grosses molécules, comme celles d’amidon et les protéines, pour pouvoir les savourer.

La salive protège aussi les dents, et cet effet « rempart » est en général moins bien connu que le précédent. En pratique, l’émail des dents est constitué d’un cristal très dur, l’hydroxyapatite (qui est essentiellement composée d’ions calcium, de phosphate et d’hydroxyles). Pour éviter l’action néfaste du sel de table qui, dans l’eau, se transforme en sodium et en ions chlorure susceptibles d’attaquer la surface des dents, la salive est saturée en ions calcium et phosphate. Sans entrer dans le détail des réactions chimiques, il faut savoir que ces derniers empêchent la corrosion de l’émail. Pour expliquer leurs propos, les spécialistes citent l’exemple du… lire la suite de l’article sur Lepoint.fr

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Le pôle nord magnétique se déplace de plus en plus vite. Le saviez-vous ? Pourquoi ?

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Les scientifiques ont observé que la vitesse de déplacement du pôle nord magnétique avait considérablement augmenté depuis le siècle dernier. Un phénomène qui appelle à quelques ajustements dans les systèmes de navigation si l’on veut être sur d’arriver à bon port.

A ne pas confondre avec le pôle nord géographique, le nord magnétique représente le point central du champ magnétique terrestre. C’est vers lui que pointent les flèches des boussoles. Mais ce que l’on ignore c’est que ce nord magnétique se déplace continuellement du Canada vers la Russie et ce, d’environ 1 degré tous les cinq ans. Ce point se rapprocherait donc de plus en plus du pôle nord géographique.

Pourtant, le phénomène n’a pas toujours été aussi accentué selon les scientifiques. Celui-ci aurait plutôt augmenté au fil des siècles. La vitesse de déplacement serait ainsi passée de 15 kilomètres par an au début du 20e siècle à plus de 55 kilomètres dans les années 2000. Aujourd’hui, le nord magnétique bougerait à près de 65 kilomètres par an. Une augmentation qui ferait partie d’un cycle naturel d’après le Dr Jeffrey Love, qui travaille à l’Institut de géophysique américain (USGS), basé dans le Colorado. En effet, ce sont les forces terrestres et le mouvement du coeur en fusion qui dictent la position du nord magnétique. Ainsi, un tel changement ne représenterait aucun danger pour la Terre et aurait très peu d’impact pour la population. « D’ici 10 à 20 ans, le déplacement du nord magnétique pourrait même ralentir », a indiqué le Dr Love au quotidien américain Sun Sentinel.

Si le phénomène ne semble pas si grave, il appelle néanmoins à quelques ajustements. Selon les spécialistes, tous les utilisateurs… lire la suite de l’article sur Maxisciences

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L’explosion qui fut entendue à 4800 km

Saviez-vous que l’explosion du volcan indonésien Krakatau fut entendue à 4 800 km ?

Cela s’est passé le 27 aout 1883. L’explosion  était si violente qu’on a pu l’entendre à plus de 4.800 km, soit la distance entre Paris en France et Abidjan en Côte-d’Ivoire ! L’explosion tua plusieurs dizaines de milliers de personnes et engendra un tsunami dont les vagues furent alors perceptibles jusqu’en Europe. Un nuage de poussière s’éleva à 80 kilomètres dans les airs, plongea la ville de Djakarta, distante de 160 kilomètres, dans une obscurité totale. L’énergie dégagée équivalait 13.000 fois celle d’Hiroshima. Et le climat mondial a subi des perturbations pendant les 5 années qui ont suivi l’explosion. Un phénomène d’une telle envergure ne se reproduit qu’une fois tous les 10 000 ans !

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Il n’y a pas de son dans l’espace

Saviez-vous qu’il n’y avait pas de son dans l’espace ? En effet, le son se compose de petites vibrations dans la pression d’air. Le son que nous entendons est l’ensemble des fluctuations sur les structures de nos oreilles résultant des changements de pression atmosphériques. Les ondes sonores sont des vibrations transmises dans la matière comme l’air ou l’eau. L’espace étant essentiellement vide, il ne peut donc pas transporter le son. Donc, il n’y a pas de son dans l’espace. Nous en entendons bien sûr dans les navettes spatiales parce que ces dernières disposent de l’air conditionné.

Son et densité de matière sont étroitement liées : plus un corps est dense, plus vite l’onde sonore se propage. Par exemple, la vitesse d’une onde sonore dans l’atmosphère au niveau de la mer est environ de 340 m/s. Dans l’eau par contre, elle atteint 1500 m/s. Dans la glace d’eau, près de 3 km/s et dans un solide comme l’acier, plus de 5 km/s. La vitesse du son dépend d’autres variables comme la température (elle même liée à la densité) ou la composition du milieu concerné, toutes ces variables n’ayant aucune signification dans le vide, où la température est proche du zéro absolu et la composition quasi-nulle.

Ou pourrait-on entendre des sons?

Bien qu’on le qualifie de vide, le vide spatial contient néanmoins des particules, dans une densité extrêmement faible. Si en théorie, une explosion sonore d’une puissance phénoménale pourrait ébranler le cosmos jusqu’à propager un choc sonore, en pratique, c’est irréaliste. Certaines explosions formidables (notamment les sursauts gammas) ont une puissance terrifiante ; toutefois, avant le moindre son, lumière et chaleur dégagées auraient tôt fait de réduire en cendre la moindre oreille à portée d’écoute.

Sur la Lune, un son provenant par exemple de l’impact d’une météorite pourrait se propager à travers le sol, à la manière d’ondes sismiques (qui sont également des ondes mécaniques). En pratique, nos système sensoriels ne permettraient pas d’entendre quoi que ce soit en collant l’oreille contre le sol. Encore moins à la surface de la lune, sur laquelle un quasi-vide nous entourerait.

Il n’y a donc que dans des milieux suffisamment denses, telle qu’une atmosphère, que l’on peut entendre des bruits. La densité minimale pour entendre un son dépend bien sûr des capacités réceptrices de l’individu ou du capteur censé enregistrer un son.

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Connaissez-vous l’araignée possédant l’un des venins les plus puissants ? C’est la Phoneutria nigriventer (ou araignée banane)

Phoneutria nigriventer est l’une des espèces d’araignée les plus agressives que l’on connaisse. Elle appartient à la famille des Cnetidae, originaires du brésil, dont le genre phoneutria est considéré comme l’un des plus dangereux. On la trouve régulièrement dans les régimes de bananes, d’où son appellation d’araignée banane– qui n’a rien à voir avec l’effet de son venin.

Ce venin contient deux toxines particulièrement dangereuses : La première, PhTx3, est un neurotoxique extrêmement puissant, qui bloque les canaux à calcium et la libération de glutamate. Cet effet se traduit par une perte sévère du contrôle musculaire pouvant amener à l’asphyxie. En plus de la perte du contrôle musculaire, l’action sur des récepteur de sérotonine (5-HT4) au niveau de la morsure provoque une inflammation grave des nerfs sensitifs, augmente la libération de substance P connue pour son rôle dans le ressenti de la douleur. Le venin de Phoneutria nigriventer provoque donc une réaction très vive et douloureuse. L’araignée elle même apparait dans le Guiness book 2010 comme l’espèce d’araignée ayant le venin le plus puissant.
Une autre toxine composant ce venin, la Tx2-6 provoque de fortes et douloureuses érections par stimulation nerveuse, qui peuvent durer plusieurs heures. Tx2-6 augmente le taux d’acide nitrique à l’intérieur du pénis, provoquant des réactions physique-chimiques en chaine entrainant l’érection. La toxine est conséquemment étudiée actuellement dans l’espoir de synthétiser un traitement des troubles érectiles.
Bien qu’ayant l’un des venins les plus puissants, ce qui fait de Phoneutria nigriventer une espèce dangereuse, c’est surtout son comportement : durant le jour, elle se cache dans des abris sombres et frais, on la retrouve donc dans des maisons, des tas de bois, etc… cette particularité vaut d’ailleurs au genre Phoneutria le surnom d’araignées vagabondes. Elles sont seulement adaptées à la chasse de petits animaux (oiseaux, insectes, autres araignées…) mais du fait de leurs habitudes comportementales et de leur agressivité, les rencontres avec l’homme suivie de morsures ne sont pas rares. D’autres espèces comme la veuve noire (Latrodectus mactans), dont le venin est moins puissant et la capacité de mordre est moindre, ont néanmoins occasionnée davantage d’attaques et de morts, principalement parce qu’elles sont moins grosses (et donc moins faciles à détecter) et parce qu’elles sont largement plus étendues géographiquement dans des zones habitées.

En termes de capacités venimeuses, l’araignée-banane est trois fois plus dangereuse, cependant, que la veuve noire : une dose de 0,05 mg peut tuer un homme de 80 kg, tandis que le venin de veuve noire est mortel à partir de 0,16 mg.
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  Le pin de Bristlecone Mathusalem est l’un des plus vieux arbres connus avec ses 4.843 ans en 2011. Malgré son apparence, les scientifiques estiment qu’il est toujours vivant et continue sa croissance très lentement. photo Darkmatter CC by-nc-nd 2.0

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Saviez qu’en cette année 2011, l’arbre « pinus longaeva »  était considéré comme le plus vieil arbre de la planète, puisque vieux de 4 843 ans ? (malgré son aspect, les scientifiques estiment qu’il continue à croître.)
Le pin de Bristlecone Mathusalem, Californie, USA

L’arbre Mathusalem, un pin de Bristelcone (pinus longaeva) était considéré jusqu’en 2008 comme l’arbre le plus vieux de la planète, affichant au compteur temporel plus de 4840 ans (4843 en 2011). Le plus vieil arbre précédent affichait quelques années de plus : Prometheus, de la même espèce, était vieux de 4862 ans lorsqu’on l’a abattu en 1964.

C’est grâce à leur position, haute dans les montagnes, que ces arbres ont su résister si longtemps, se mettant en sommeil lors de l’hiver particulièrement rude de cette région de Californie, White Mountains.

Néanmoins, d’autres prétendants au titre de plus vieil organisme vivant présentent un âge plus avancé, c’est le cas d’un bosquet nommé Old Tjikko découvert en Suède en 2008, un bosquet d’épicea commun dont de nombreux membres sont très âgés. Les estimations sont controversées et l’on retient l’âge néanmoins impressionnant de 7890 ans pour le plus vieil arbuste de ce bosquet, évalué au carbone 14. ses voisins atteindraient 5000 ans. Cette résistance est en partie due à l’étonnante capacité de régénération de l’arbuste : dès qu’une tige meure, elle est aussitôt remplacée. Sunland Baobab, dans la province Limpopo d’Afrique du Sud, est également un prétendant au titre, qui pourrait être âgé de 6000 ans. Toutefois, les baobabs ne présentant pas d’anneaux concentriques permettant d’inférer leur âge, la seule datation au carbone 14 permet de l’évaluer, et les estimations de son âge ne sont pas définitives.

Quand on parle d’organisme simple, les épicéa semble les plus âgés. Toutefois, si l’on considère que des colonies clonales (des individus au même patrimoine génétique et interconnecté, formant un organisme plus complexe) forment un être organique complexe mais unique, alors le plus vieil organisme de la terre pourrait être Pando, une colonie clonale de Peuplier Faux-trembles, âgé de quelques 80 000 ans. D’autres colonies clonales pourraient rivaliser, comme la Posidonia oceanica de Méditerranée ou le champignon Armillia Ostoyae de l’Oregon. Old Tjikko est lui même une colonie clonale : sa date de naissance en tant qu’organisme complexe remonterait à 9550 ans.

Les animaux sont hors concours, avec un âge maximal déterminé à 405 ans pour un coquillage, Arctica islandica. Cependant, des cas particuliers d’êtres biologiquement immortels peuvent relancer le débat, c’est le cas de la méduse immortelle Turritopsis nutricula, ou de l’hydre aux propriétés régénératrices sensationnelles. Une éponge d’Antarctique, dont le développement serait particulièrement lent à cause du froid, pourrait être âgée de 1550 ans.

Il faut également noter le cas d’une halobactérie emprisonnée dans des cristaux de sodium chloride, il y’a 250 millions d’années, puis revenue à une activité vivante par l’intervention de Russel Wreeland et ses collègues, de la West Chester university, en 2008. C’est la plus vieille entité vivante connue jusqu’alors.

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Connaissez-vous les noms de toutes les capitales d’Europe ? Eh bien en voici la liste :

EUROPE
PAYS
CAPITALE
Albanie Tirana
Allemagne Berlin
Andorre Andorre-la-Vieille
Arménie Erevan
Autriche Vienne
Azerbaïdjan Bakou
Biélorussie Minsk
Belgique Bruxelles
Bosnie-Herzégovine Sarajevo
Bulgarie Sofia
Croatie Zagreb
Danemark Copenhague
Espagne Madrid
Estonie Tallin
Finlande Helsinki
France Paris
Géorgie Tbilissi
Grèce Athènes
Hongrie Budapest
Irlande Dublin
Islande Reykjavik
Italie Rôme
Lettonie Riga
Liechtenstein Vaduz
Lituanie Vilnius
Luxembourg Luxembourg
Macédoine Skopjé
Malte La Valette
Moldavie Chisinau
Monaco Monaco
Norvège Oslo
Pays-Bas Amsterdam
Pologne Varsovie
Portugal Lisbonne
Roumanie Bucarest
Royaume-Uni Londres
Russie Moscou
Saint-Marin Saint-Marin
Slovaquie Bratislava
Slovénie Ljubjana
Suède Stockholm
Suisse Berne
République Tchèque Prague
Ukraine Kiev
Vatican —-
Yougoslavie Belgrade

LE SAVIEZ-VOUS ? (voyage au coeur de l’information)

LISTE DES SUJETS ABORDES : « Le gêne de la prêtrise »
                                                   « Albert Einstein »
                                                   « Léopold Sédar Senghor »
                                                   « Première serrure molléculaire »
 
Si vous voulez lire l’article dans son intégralité, tapez http://www.nahatatshlomo.org
                                                                  « LE GENE DE LA PRÊTRISE »      
(extrait de l’article)
« Comme chacun le sait, lorsque Israël sortit d’Egypte le seul homme de la tribu de Lévi qui ait reçu la couronne de la prêtrise fut Aaron, le frère de Moïse. (…) Par ordre divin, la nomination d’Aaron en tant que Kohen Gadol (Grand Prêtre) prévoyait aussi que ses fils, et les fils de ses fils après lui tout au long des générations seraient des Kohanim (prêtres) pour le service du Temple… »
« …… les généticiens ont fait connaître les résultats d’une vaste étude scientifique internationale concernant les « Kohanim » de notre temps, menée par une équipe dirigée par le Pr Karl Skortsky, chef de l’Hôpital Rambam de Haïfa, avec l’aide de chercheurs de renom des Etats-Unis et d’Angleterre tels que le Dr D. Goldstein de l’Université d’Oxford, le Dr G. Birdman du Université College de Londres, etc…
Cette étude fut publiée entre autres dans Discover (avril 1997) et Science News (3 octobre 1998). »
DECOUVERTE SCIENTIFIQUE
« Parmi les découvertes de la vaste étude génétique qui s’étend sur plusieurs années, apparaît le fait que chez les « Kohanim » sans distinction d’origine : anglais, tunisiens, canadiens, russes, yéménites, ashkénazes ou sépharades, on trouve un gène commun dans leur A.D.N. avec un taux de fréquence inégalée chez aucun autre groupe de population. Ainsi, 70 à 80 % d’entre eux portent le même gêne qu’on ne trouve qu’au taux de fréquence de 5 % chez les Juifs qui ne sont pas « Kohanim » ou bien chez les non Juifs. »
BREVE DEFINITION DE L’A.D.N.
« A.D.N. est l’abréviation d’acide désoxyribonucléique. C’est la molécule de l’hérédité. Elle contient sous forme codée toutes les informations relatives à la vie d’un organisme vivant, du plus simple au plus complexe, animal, végétal, bactérien, viral.
L’A.D.N. contient donc toutes les informations susceptibles de créer et de faire vivre un organisme. Si le contenu
de l’A.D.N. humaine était mise sous forme d’une encyclopédie, il faudrait à peu près 500 volumes de 800 pages chacun.
L’A.D.N. est une molécule unique à chaque personne, à l’exception des jumeaux identiques. Comme chaque personne reçoit la moitié du matériel génétique de sa mère et l’autre moitié de son père biologique, il est possible de déterminer les liens familiaux. »
… « Ce gène, de l’avis des chercheurs, témoigne avec certitude de ce que les Kohanim de toutes origines sont membres de la même famille, descendants d’un seul homme qui en est l’ancêtre et qui vécut avant la séparation des Juifs entre Séfaradim et Ashkénazim (événement qui se produisit lors de la Dispersion, il y a environ 1000 ans. »)
« Ce qui est le plus intéressant c’est que ce gène commun se transmet seulement du père au fils et pas à la fille, parce que le gène se trouve sur un chromosome masculin Y.Et de là, seuls les petits-enfants issus d’un fils portent ce gène particulier qui témoigne de l’appartenance à la « famille » des Kohanim ! »
CONCLUSIONS du Dr Abraham Amar, directeur de l’unité de classification et comparaison des tissus à Hadasse Ein kerem :
             « CELUI QUI REFUSE DE CROIRE EN LA TRADITION DU PEUPLE D’ISRAËL 
                                 EST OBLIGE, FACE AUX PREUVES SCIENTIFIQUES,
    DE S’INCLINER DEVANT LA VERITE ET LA CREDIBILITE DE LA TRADITION BIBLIQUE
           QUI S’EST TRANSMISE AVEC PRECISION DE GENERATION EN GENERATION. » (SourceALIRE)

 

                                                                                                 
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                                                                                    Albert Einstein
                                             Albert, nom d’origine germanique de « al « (tout) et « berht » (brillant, illustre)
Né à Ulm, Wüttemberg  (Allemagne) le 8 août1879, Albert Einstein, le premier enfant de Hermann Einstein et de Pauline Koch. Enfant doué, rêveur et solitaire, mais ne lui parlez pas d’autorité car il déteste tout ce qui a rapport à la discipline. Le jeune Albert fait deux découvertes : la boussole à l’âge de cinq ans et la rigueur scientifique dans un livre « La petite bible de la  géométrie » à treize ans. Il fait ses études primaires et secondaires à la Hochschule d’Aargau où il obtient son diplôme le 30 septembre 1896. Il a d’excellents résultats en mathématiques mais refuse de s’instruire en biologie et en sciences humaines, car il ne voit pas l’intérêt d’apprendre des disciplines que l’on retrouve partout dans les livres. Il considère la science comme le fruit de la raison humaine et de la réflexion. Il demande à son père de lui donner la nationalité suisse et rejoint sa famille émigrée à Pavie, en Italie.

Il entre à l’école polytechnique fédérale de Zurich (ETH) en 1896. Il s’y lie d’amitié avec le mathématicien Marcel Grossmann qui l’aidera plus tard, quand il sera aux prises avec les « géométries non euclidiennes ». Il y rencontre aussi Mileva. Il obtient son diplôme en 1900. En 1902, Albert obtient un poste à l’Office des Brevets de Berne et se marie avec Mileva, sa première femme. Mileva et Albert se marient en 1903. En 1904 naît Hans-Albert. Les historiens ignorent ce qu’est devenue sa première fille, Lieserl, venue au monde avant leur mariage.                                                                                                                                                                                            
Dans les années 1905-1909 il publie quatre articles qui ouvrent de nouvelles voies dans la recherche (physique nucléaire, mécanique céleste). Quatre ans après il est reconnu par ses pairs. Les offres d’emploi se multiplient.
Eduard naît en 1910 et en 1913, Albert est nommé à l’Académie des Sciences de Prusse. Cela implique qu’il a la nationalité prussienne, en plus de celle de Suisse.
En 1914, il déménage en Allemagne et vit à Berlin de nombreuses années. Là il peut se consacrer entièrement à la recherche. Un peu avant la première guerre mondiale il clame ses opinions pacifistes. Mileva et Albert se séparent et ce dernier comence à fréquenter sa cousine berlinoise Elsa, qu’il épouse en 1919, après avoir divorcé, la même anné, d’avec sa première femme. Il adopte les deux enfants d’Elsa.
La situation s’assombrit en Allemagne dans les années 1920 ; on le traîne dans la boue comme Juif et pacifiste. Albert voit sa vie menacée. Même s’il délaisse vite la religion, il faut noter qu’ Einstein est resté fidèle aux enseignements du judaïsme, et qu’il gardera des idées sionistes, notamment quand il se rend en 1920 aux Etats-Unis pour faire la quête au profit du futur état d’Israël. En 1921 il obtient le Prix Nobel de physique pour ses travaux sur l’effet photoélectrique. En 1928 il est nommé président de la ligue des droits de l’homme.
                                                                          
Albert Einstein a publié « la théorie de la relativité restreinte » en 1905 et une théorie de la gravité dite « relativité générale » en 1915. Il a largement contribué au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie. Il a reçu le prix Nobel de physique en 1921 pour son explication de « l’effet photoélectrique ».Son  travail est notamment connu pour l’équation « E=mc² » qui quantifie l’énergie disponible dans la matière.
En 1932 il apprend que sa maison de Berlin a été pillée par les bandes nazies. Peu après Hitler arrive au pouvoir. Il décide de ne plus mettre les pieds en Allemagne. Il travaille alors aux Etats-Unis , notamment à l’Institut for Advanced Study de Princeton ». Il obtient sa nationalisation américaine en 1940. Il avertit le président Franklin Roosevelt de la possible utilisation de la bombe atomique. Il lui réécrira plus tard pour lui demander d’abandonner cette idée, mais deux bombes nucléaires seront utilisées contre le Japon en 1945.
Son fils Eduard est schizophrène et passera sa vie dans une clinique suisse. Albert Einstein meurt le 18 avril 1955 d’une rupture d’anévrisme. On éparpillera ses cendres dans un lieu tenu secret, mais on préservera son cerveau (sur lequel on fera des expériences) et ses yeux.
                                                 
                                                                    CITATIONS ATTRIBUEES A EINSTEIN A PROPOS DE LA RELATIVITE
La relativité nous enseigne les liens entre différentes descriptions d’une même et unique réalité.
Quand un homme s’assied une heure en compagnie d’une jolie fille, cela lui paraît une minute. Mais faites-le asseoir sur un poêle une minute et cela lui semblera durer plus d’une heure. C’est cela la relativité.
Si ma théorie de la relativité est avérée, l’Allemagne va prétendre que je suis allemand et la France dira que je suis un citoyen du monde. Si elle est réfutée, la France dira que je suis allemand et l’Allemagne me dira Juif.
          
                                                                        POUR ALLER PLUS LOIN, POUR CEUX QUE CELA INTERESSE :
                                                                                                              
                                                                     RELATIVITE RESTREINTE
On nomme RELATIVITE RESTEREINTE une première version de la théorie de la relativité, émise en 1905 qui ne considérait pas la question des accélérations* (1) d’un référentiel*(2), ni les interactions d’origine gravitationnelle*(3). Cependant elle présentait une explicaton cohérente des interactions électro-magnétiques et de leurs transformation par changement de référentiel à l’aide de la « transformation de Lorentz »*(4). De plus elle résolvait des paradoxes existant en mécanique classique relatifs aux mesures de  la vitesse de la lumière. Cette théorie a introduit pour la première fois la notion d’espace-temps et expliqué quelques phénomènes étonnants, mais vérifiés expérimentalement, de variation des mesures de longueur et de durée entre un observateur et un autre, chacun d’eux étant situé dans un référentiel différent.
*(1) accélération (notions courantes)
Dans la vie courante on distingue trois événements que le physicien regroupe sous le seul concept d’accélération :
– aller plus vite (accélérer au sens commun le plus restrictif. L’accélération est positive, c’est-à-dire que le vecteur accélération possède une composante dans le sens de la vitesse),
– aller moins vite (freiner ou décélérer, ou ralentir dans le langage commun : l’accélération est négative, ou le vecteur accélération possède une composante opposée au sens de la vitesse)
– et changer de direction (tourner ou virerdans le langage commun : l’accélération est perpendiculaire à la vitesse, si celle-ci change de direction sans changer de norme).
« Accélérer » peut aussi se prendre dans le sens de « modifier une vitesse ».
* (2) référentiel
En physique comme en science, de manière générale il faut isoler le mieux possible les paramètres afin d’être sûr de bien étudier le phénomène. Parmi les paramètres à prendre en compte, il y a un observateur et un ou plusieurs événements.
L’événement pourra sembler différent selon l’emplacement où se trouve l’observateur, et selon les repères qu’il a. Ceci mène à la définition du référentiel, utilisé en mécanique.
* (3) gravitation
La gravitation est une des quatre interractions fondamentales de la physique. C’est le phénomène par lequel deux corps quelconques s’attirent. Elle s’observe au quotidien en raison de l’attraction terrestre.
* (4) transformation de Lorentz (entrer dans les détails serait trop compliqué). Il faut retenir que : Celles-ci mènent à une vision totalement neuve de la physique ; en particulier le temps n’est plus absolu, pas plus qu’il n’existe de temps de référence plus privilégié que les autres. (Source « bottin des inventeurs »)
                                Pour des explications plus scientifiques, voir le site « Wikipedia »
                                      Quelques pensées d’Albert Einstein                           
 
 » L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, serait le résultat d’un hasard aveugle est aussi peu crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire. »
 
 » Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. »
 
 » C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il a reçu. »
 
 » L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialistes. »
 
 » Définissez-moi d’abord ce que vous entendez par D.ieu et je vous dirai si j’y crois. »
 
 » Le hasard, c’est D.ieu qui se promène incognito. »
 
 » Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. »
 
 » La politique est éphémère, mais une équation est éternelle. »
 
 » La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir. »
 
 » Ne t’inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t’assurer que les miennes
sont bien plus importantes ! »
 
 » Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible. »
 
 » Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition farouche des esprits médiocres. »
 
 » Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat. »
 
 » La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ».
 
 » La vraie valeur d’un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi. »
 
 » La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique. Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi ! »
 
 » Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas ! »
 
« Je ne m’inquiète jamais de l’avenir. Il arrive bien assez tôt. »
 
 » La joie de regarder et de comprendre est le plus beau cadeau de la nature. »
 
 » Trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité. »
 
 » L’imagination est plus importante que le savoir. »
 
 » L’ensemble de ce qui compte ne peut pas être compté, et l’ensemble de ce qui peut être compté ne compte pas. »
 
 » Je ne dors pas longtemps, mais je dors vite. »
 
 » Il faut toujours penser par soi-même. Ne rien apprendre par coeur, mais tout redécouvrir et, en tout cas, ne rien accepter qui ne soit prouvé. Ne rien négliger de ce qui est concevable ou imaginable. »
« CE QU’UN HOMME PEUT EXPERIMENTER DE PLUS BEAU ET DE PLUS PROFOND, C’EST LE SENS DU MYSTERE. C’EST LE PRINCIPE QUI SOUS-TEND LA RELIGION ET TOUTE ENTREPRISE ARTISTIQUE ET SCIENTIFIQUE SERIEUSE. CELUI QUI N’A PAS EXPERIMENTE CELA, S’IL N’EST PAS MORT EST AU MOINS AVEUGLE. SAISIR QUE DERRIERE CHAQUE EXPERIENCE DE LA VIE IL Y A QUELQUE CHOSE QUI ECHAPPE A NOTRE ENTENDEMENT, DONT LA BEAUTE ET LE SUBLIME NE NOUS ATTEIGNENT QU’INDIRECTEMENT, C’EST CA LA RELIGIOSITE. DANS CE SENS, JE SUIS RELIGIEUX. POUR MOI, IL SUFFIT DE S’EMERVEILLER DEVANT CES SECRETS ET DE TENTER HUMBLEMENT DE SAISIR PAR L’ESPRIT NE SERAIT-CE QU’UNE IMAGE DE LA STRUCTURE GRANDIOSE DE TOUT CE QUI EST. »     
                                                                       ALBERT EINSTEIN
(En tête de l’introduction du livre « Cabale et cabalistes » de Charles Mopsik)
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                       Aujourd’hui « LE SAVIEZ-VOUS » s’intéresse à LEOPOLD SEDAR SENGHOR
                                                           
                                 
Cet ex-président, poète, académicien naquit le 9 octobre 1906 à Joal, au Sénégal. Son père était commerçant et appartenait à la bourgeoisie « sérère », une ethnie minoritaire du Sénégal. Sa mère, que Senghor appelle dans « Elégies » ‘Nyilane la douce’ était musulmane d’origine peule appartenant à l’ethnie tabor et troisième épouse de Basile Senghor. Elle eut 6 enfants, dont deux garçons. Senghor a hérité des sérères le fait d’avoir, outre un prénom, deux noms : son nom de famille « Senghor » et son nom Sérère, « Sédar » qui signifie : « Qu’on ne peut humilier ».
Il commence ses études au Sénégal, d’abord chez les « pères du St Esprit » à Ngazobil, puis à Dakar, au collège-séminaire et à l’école laïque. Il est déjà passionné de littérature française . Une fois son baccalauréat en poche, il obtient une bourse pour poursuivre ses études supérieures en France. Senghor arrive en France en 1928. Cela marquera le début de « 16 années d’errance », selon ses dires. Il sera d’abord étudiant à la Sorbonne, mais très vite découragé il poursuivra en hypokâgne et khâgne à Louis le Grand, où il prépare le concours d’entrée à l’école normale supérieure. Il y côtoie Paul Guth, Henri Keffelec, Robert Verdier et Georges Pompidou avec qui il se liera d’amitié. Il décide alors de préparer une agrégation de grammaire. Pour ce faire, il fait une demande de naturalisation, qu’il obtient. Son agrégation est couronnée de succès en 1935. C’est la première fois qu’un Africain devient agrégé. Il débute sa carrière d’enseignant au lycée René-Descartes à Tours, puis au lycée Marcelin Berthelot de St Maur-des-Fossés. 
En 1939 il est enrôlé comme officier dans l’armée française (59ème division d’infanterie coloniale). Un an plus tard, il est arrêté et fait prisonnier par les Allemands à la Charité sur Loire. Il est interné dans divers camps, puis au « Front Stalag 230″ de Poitiers, camp de prisonniers réservé aux troupes coloniales. Les Allemands voulaient le fusiller le jour même de son incarcération, ainsi que les autres soldats noirs présents. Ils échapperont à ce massacre en s’écriant : »Vive la France, vive l’Afrique noire ». Les Allemands baissent leurs armes car un officier français leur fait comprendre qu’un massacre purement raciste « nuirait à l’honneur de la race aryenne et de l’armée allemande ».
Au total, Léopold Cédar Senghor passera deux ans dans des camps de prisonniers, temps qu’il consacra à la rédaction de poèmes. En 1942 il est libéré pour cause de maladie. Il reprend ses activités d’enseignant et participe à la résistance dans le cadre du Front  national universitaire. Au lendemain de la guerre, il reprend la chaire de linguistique à l’Ecole nationale de la France d’Outre-Mer, qu’il occupera jusqu’à l’indépendance du Sénégal en 1960. Puis il accepte d’être candidat à la députation et est élu député de la circonscription Sénégal-Mauritanie à l’Assemblée nationale française où les colonies viennent d’obtenir
le droit d’être représentées. Il acquiert une grande popularité dans le pays. En 1946, Senghor se marie avec Ginette Eboué, la fille de Félix Eboué, gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française avec qui il eut deux fils. Il quitte bientôt la section française de la SFIO et fonde, avec Mamadou Dia le Bloc Démocratique Sénégalais en 1948, qui remporta les élections législatives en 1951.
Réélu député en 1951 comme indépendant d’Outre-Mer, il est secrétaire d’état dans le gouvernement Edgar Faure en 1955, devient maire de Thiès au Sénégal, puis ministre conseiller du gouvernement Michel Debré (de 1959 à 1961). Il fut aussi membre de la commission chargée d’élaborer la constitution de la 5ème République, conseiller général du Sénégal, membre du Grand Conseil de l’Afrique Occidentale Française et membre de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Entre-temps, il divorça de sa première femme en 1956 et se remaria l’année suivante avec une française originaire de Normandie avec qui il eut un fils. Il fait paraître le premier volume d’une série de cinq volumes intitulé « liberté ».
Le 20 août 1960 le Sénégal proclame son indépendance et le 22 septembre le Soudan français prend son indépendance et devient la république du Mali.
Le 5 septembre 1960 Senghor préside la toute nouvelle République du Sénégal. Il est l’auteur de l’hymne national sénégalais, « le Lion rouge ». Il instaure le régime présidentiel dans son pays. Il démissionne de la présidence avant le terme de son cinquième mandat, en 1980. Sous sa présidence, le Sénégal a instauré le multipartisme (limité à trois composantes : socialiste, communiste et libérale) ainsi qu’un système éducatif performant. Senghor était souvent reconnu pour être un démocrate. Néanmoins il réprima violemment plusieurs mouvements estudiantins.
Léopold Sédar Senghor fut élu à l’Académie Française en 1983, où il succède à Antoine de Levis Mirepoix. Il est le premier africain à siéger à l’Académie Française. Il a passé les dernières années de son existence auprès de son épouse à Vernon, en Normandie. Il décèdera le 20 décembre 2001. Ses obsèques eurent lieu à Dakar. Jacques Chirac et Lionel Jospin, respectivement président de la république française et premier ministre de l’époque ne s’y sont pas rendus.
Son oeuvre
Sa poésie, essentiellement symboliste, fondée sur le chant de la parole incantatoire est construite sur l’espoir de créer une « civilisation de l’universel », fédérant les traditions par-delà leurs différences. Senghor a estimé que le langage symbolique de la poésie pouvait constituer les bases de ce projet. En 1978 il reçut le prix mondial Cino Del Duca.
Le poème « A l’appel de la race de Saba » paru en 1936 est inspiré de l’entrée des troupes italiennes à Addis Abeba.
Ses ouvrages poétiques :
Chants d’ombres (1945)
Hosties noires (1948)
Guélowar ou prince (1948)
Nocturnes (1961)
Lettres d’hivernage (1973)
Elégies majeures (1979)
Il est également l’auteur d’essais et d’un ouvrage pour les enfants intitulé « La belle histoire de Leuk-le-lièvre), paru en 1953. (renseignements trouvés sur le site Wikipedia)                                     
  Vous trouverez quelques poésies de Léopold Sédar Senghor sur ce blog dans la rubrique « poèmes » 
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                                             TOURNONS-NOUS A NOUVEAU VERS LA SCIENCE :
                                                           (information Guysen)
                                                                      

Première serrure moléculaire
Par le Docteur Rachel Levy-Toledano pour Guysen Israël News
Que se soit pour retirer de l’argent à un guichet automatique, pour accéder à votre messagerie téléphonique ou e-mail ou même, pour entrer dans un immeuble parisien, vous avez tous, un jour ou l’autre, utilisé une serrure électronique. Pour l’activer, il vous faut taper un code exact qui est composé d’une séquence de chiffres ou de lettres préréglée qui peut être éventuellement modifiée. Et si cette serrure au lieu d’être uniquement électronique était également moléculaire ? C’est ce qu’a réalisé une équipe Shanzer de l’Institut Weizmann de Réhovot.
Cette équipe a conçu une molécule qui peut être utilisée comme un système de verrouillage miniaturisé à l’extrême. Elle contient des sondes fluorescentes qui émettent des couleurs différentes (bleu et vert) et des atomes (fer) qui réagissent différemment en fonction de l’environnement (ions, acido-basique et lumière ultraviolette).

L’innovation n’est pas tant le fait qu’on peut, selon l’environnement chimique et lumineux, faire basculer cette serrure moléculaire sur la position « ouvert » ou « fermé ». Cela, notre esprit béotien peut le concevoir et, les chercheurs l’avait déjà démontré. La nouveauté c’est qu’avec différentes combinaisons chimiques et lumineuses (composition et intensité) ce système non seulement exécute des opérations arithmétiques mais se comporte comme une serrure électronique.

En créant ce verrouillage numérique, le groupe du Weizmann a relevé un défi : celui de générer des séquences qui peuvent se distinguer l’une de l’autre. Sur une calculette, la séquence 2+3+4 donne le même résultat que 4+3+2, mais une serrure électronique réglée sur le code 234 ne fonctionnera pas si l’on presse le code 432. En contrôlant la durée de la stimulation, l’intensité de l’énergie lumineuse, qui influence la luminescence des sondes fluorescentes, les chercheurs on pu produire des réponses différentes du système moléculaire en fonction du « code » entré. Ils ont ainsi créé un véritable dispositif de verrouillage moléculaire extrêmement fiable et pratiquement infaillible qui ne réagira qu’au « mot de passe » chimique correct.

Selon le Professeur Shanzer, cette serrure se comporte comme un guichet automatique de banque. Même s’il est trop tôt pour proposer ces « claviers » moléculaires en remplacement des antivols actuels, les applications potentielles futures sont multiples dans des domaines aussi variés que la sécurité de l’information ou la médecine. Ils pourraient permettre d’élaborer des équipements de diagnostic ou de traitement, capables de détecter des marqueurs biologiques ou des changements indicateurs de maladies. « Des serrures moléculaires plus rapides et plus puissantes pourront servir de minuscules badges d’identité à puce électronique qui offriront la meilleure garantie contre la contrefaçon. » Ce n’est plus de la science fiction.

 

(2) POESIE A LIRE, A REGARDER, A ECOUTER VOYAGE AU COEUR DE LA POESIE

RÊVE ET DETENTE POUR TOUS EN IMAGES ET EN MUSIQUE, PROPOSEES PAR DE TALENTUEUX POETES DU MONDE ENTIER…

(Certaines vidéos peuvent être longues à charger, veuillez patienter, cela en vaut la peine !)
(2ème partie)
L’Institut géographique national nous emmène au fond des mers… http://www.youtube.com/v/Z0fMLAcbYDY&rel=1
POESIE ESPAGNOLE  – FEDERICO GARCIA LORCA
ROMANCE DE LA LUNE, LUNE
La lune vient à la forge
avec ses volants de nards.
l’enfant, les yeux grand ouverts,
la regarde la regarde.
dans la brise qui s’émeut
La lune bouge les bras,
dévoilant, lascive et pure,
ses seins blancs de durs métal.
Va-t’en lune, lune, lune.
Si les gitans arrivaient,
ils feraient avec ton coeur
bagues blanches et colliers.
Enfant, laisse-moi danser.
Quand viendront les cavaliers,
ils te verront sur l’enclume
étendu, les yeux fermés.
Va-t’en lune, lune, lune.
je les entends chevaucher.
Enfant, laisse-moi, tu froisses
ma blancheur amidonnée.
Battant le tambour des plaines
approchait le cavalier.
Dans la forge silencieuse
gît l’enfant, les yeux fermés.
Par l’olivette venaient,
bronze et rêve, les gitans,
chevauchant la tête haute
et le regard somnolent.
Comme chante sur son arbre,
comme chante la chouette!
Dans le ciel marche la lune
tenant l’enfant par la main.
Autour de l’enclume pleurent
les gitans désespérés.
la brise qui veille, veille,
la brise fait la veillée.
Paul Verlaine
« Chanson d’automne« , par Jean-Claude Pascal
Charles Baudelaire
POESIE ALLEMANDE : FRIEDERICH NIETZSCHE
La vague ignore le repos
La nuit aime le jour radieux
Il est beau de dire « je veux »
Mais « j’aime » est encore plus beau.
Léo Ferré
Nana Mouskouri interprète « Pauvre Rutebeuf« , texte de Rutebeuf (1230-1285), musique de Léo Ferré : http://www.youtube.com/v/fB5JRM-OPro&rel=1
POESIE AFRICAINE : LEOPOLD CEDAR SENGHOR
FEMME NOIRE
Femme nue, femme noire,
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté !
J’ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilà qu’au coeur de l’Eté et de Midi, je te découvre,
Terre promise, du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l’éclair d’un aigle.
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait  lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémit aux caresses ferventes du
Vent d’Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts des vainqueurs
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée.
Femme nue, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux flancs
des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l’esprit, les reflets de l’or rouge sur ta peau qui se moire
A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de
tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines
de la vie.
POEME D’AMERIQUE DU NORD : EMILIE DICKINSON
On apprend l’eau par la fois,
La terre par les mers qu’on passe,
L’exaltation par l’angoisse,
La paix en comptant ses batailles,
L’amour par une image qu’on garde
Et les oiseaux par la neige.
Regardez cette vidéo pour le plaisir du coeur et pour faire une pause tendresse avec les mots et les images :
UNE AUTRE FORME DE POESIE : la musique de Jean-Michel Jarre (Osygène 13) sur des scènes de la nature :
Que diriez-vous d’un petit voyage en Inde en chanson en compagnie d’une bande de jeunes gens bien sympathiques ? c’est ici :
POEME DE POLOGNE : HALINA POSWIATOWSKA
Je te souris. Qu’est-ce qu’un sourire ?
Une lumière envoyée à une étoile par une étoile.
Une odeur qui lie les herbes en prairie bourdonnante.
Une douce couleur, la couleur verte de mes yeux s’emmêle dans tes doigts.
Tu tiens dans ta main le corps tout chuchotant de la prairie.
Le contour de l’herbe, étroit et âpre raconte mes yeux qui
regardent à l’infini.
Tu me souris.

POEME DES ÎLES : MARIGRANGE

Je l’avais, la ballade, écrite un clair matin
En rimes qui prônaient un rivage lointain.
S’en souvient-il encor de ce soleil d’octobre,
Quand tout autour de nous était bien, simple et sobre ?

Quelqu’un a pris mes mots pour composer un chant
Langoureux, nostalgique, émouvant et touchant.
L’écoutant, je ne peux réprimer une larme,
Car il est si puissant que le cœur se désarme.

Son jeu rend peu à peu mon chagrin moribond,
Comme en partance, un train, pour un pieux horizon.
Je ferais volontiers de semblables voyages
En pays étrangers sous des cieux sans nuages,

Comme c’était alors au bord de l’océan
Atlantique fougueux, magnétique et béant…
Peut-être accompagnée d’une âme radieuse
Pour me faire oublier ma faiblesse odieuse.

Le poème chanté me conduira toujours
En pensée à ce lieu aux rocailleux contours.
Rien ne pourra jamais m’obliger à médire
Les charmes de là-bas, ni me les interdire.

Peut-être y reviendrais-je en fredonnant cet air
Aussi noble et pur que les lieder de Schubert.
L’ouïe au baladeur, le regard sur la plage,
Ô boire la marée soufflant sur mon visage !

« La chanson de l’Atlantique » (musique de Shubert) http://fr.youtube.com/watch?v=n4mMOBq9Ijs
« Poésie de la mer » http://fr.youtube.com/watch?v=xR5A3pF12ik

POESIE CHILIENNE  – PABLO NERUDAIl meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
celui qui préfère le noir au blanc, les points sur les ‘i’ à un tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fuit les conseils sensés.
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui passe ses jours
à se plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.
Il évite la mort celui qui se rappelle qu’être vivant requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer…..

 

Poésie de la nature « La mer avec ses chants » http://fr.youtube.com/watch?v=BetLpPbs834