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Les mystères d’un « ordinateur  » vieux de 2 000 ans ?

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Des scientifiques pensent avoir percé les secrets de la machine d’Anticythère

Des scientifiques britanniques ont mené une nouvelle étude sur la machine d’Anticythère découverte en 1901 dans une épave près de l’île grecque du même nom. Ils pensent être parvenus à créer un modèle reconstituant dans son intégralité le mystérieux mécanisme.

Les épaves englouties dans les profondeurs à travers le monde ont révélé bien des artéfacts venus du passé. Mais la machine d’Anticythère reste sans aucun doute l’un des plus fascinants et intrigants. Ce mécanisme à engrenages demeure le plus ancien connu à ce jour et il questionne depuis longtemps les scientifiques.

C’est en 1901 que le dispositif a été mis au jour dans une épave reposant au large de l’île grecque d’Anticythère. Les observations ont montré que le navire était une galère romaine qui aurait sombré au cours d’une tempête il y a plus de 2.000 ans alors qu’elle transportait de nombreuses amphores, statues, pièces et d’autres objets divers.


L’un des fragments principaux de la machine d’Anticythère découverte en 1901 dans une épave. Marsyas/CC BY-SA 3.0

L’examen de la machine lui, a permis de déterminer qu’il s’agissait d’un calculateur astronomique utilisé pour prédire des événements tels que les éclipses, les phases de la Lune ou encore la position des cinq planètes connues à l’époque. L’objet en bronze s’est toutefois avéré largement incomplet.

Un puzzle complexe à reconstituer

L’ensemble récupéré comprend 82 fragments représentant à peine un tiers du mécanisme complexe. Depuis des décennies, c’est donc un véritable puzzle que tentent de reconstituer les scientifiques dans l’espoir de comprendre comment cette machine et ses engrenages fonctionnaient.

Près de 120 ans après sa découverte, c’est une équipe de l’University College of London (UCL) qui s’est penchée sur la question. Et elle pense être parvenue à résoudre au moins une partie de l’énigme. Selon leur étude publiée dans la revue Scientific Reports, ils ont mis au point un modèle décrivant l’intégralité du dispositif.

« Nos travaux révèlent le mécanisme d’Anticythère [sous la forme] d’une magnifique conception, traduisant une superbe ingénierie en un dispositif de génie. Il défie tous nos préconceptions sur les capacités technologiques des Grecs anciens », écrivent les auteurs dans leur rapport.

Le modèle éclaté des engrenages de la machine d’Anticythère mis au point par les chercheurs. © Tony Freeth

Pour concevoir leur modèle, les scientifiques se sont appuyés sur de précédents travaux menés sur la machine, notamment ceux de Michael Wright. Dans les années 2000, cet ancien curateur du Science Museum de Londres est parvenu à décrypter une grande partie du mécanisme et à en construire une réplique fonctionnelle.

D’autres modèles ont été construits par la suite mais « aucun d’entre eux n’est compatible avec toutes les données actuellement disponibles. Notre défi était de créer un nouveau modèle qui correspond à toutes les preuves existantes », soulignent les scientifiques dans leur étude.

Reconstituer le cosmos

Les précédentes recherches ont ainsi été couplées à d’autres portant sur les inscriptions observées sur les fragments grâce aux rayons X. Ces dernières décrivent l’arrangement du cosmos avec les différentes planètes – Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne -, le Soleil et la Lune se déplaçant sur des anneaux concentriques.

Deux nombres notamment se sont révélés cruciaux : 462 et 442. Ils décrivent les cycles des planètes Vénus et Saturne respectivement. En utilisant une méthode mathématique décrite par le philosophe grec Parménide, l’équipe a réussi non seulement à expliquer d’où provenaient ces nombres mais aussi à déduire les cycles de toutes les autres planètes.

A partir de ces données, ils ont ensuite construit un modèle supposant comment chaque engrenage et chaque cadran s’actionnaient pour montrer le déplacement des planètes, du Soleil et de la Lune. Tout en étant suffisamment limités et réduits pour tenir dans le compartiment de quelques centimètres de la machine.

Reconstitution d’après le modèle du panneau frontal et de la présentation du cosmos. Au centre, la Terre, les phases de la Lune et sa position dans le zodiaque. Puis les anneaux concentriques associés à chaque planète représentée par des « petites sphères ». © Freeth et al., Scientific Reports 2021.

« Le Soleil, la Lune et les planètes s’exposent dans un impressionnant tour de force du génie des Grecs anciens », a expliqué dans un communiqué le Pr. Tony Freeth, principal auteur de l’étude. « Notre modèle est le premier à correspondre à toutes les preuves physiques et les descriptions des inscriptions scientifiques gravées sur le mécanisme lui-même ».

Un modèle plausible et possible à fabriquer ?

Reste à déterminer si leur modèle fonctionne réellement et s’il pourrait effectivement avoir été fabriqué il y a plus de 2.000 ans. Les chercheurs projettent ainsi d’en construire une version physique d’abord avec les méthodes modernes, puis avec les techniques dont pouvaient disposer ses concepteurs de l’époque.

« Il n’y a aucune preuve que les Grecs anciens aient été capables de fabriquer quelque chose comme ça. C’est vraiment un mystère », a précisé à Live Science, Adam Wojcik, co-auteur de l’étude. « Le seul moyen de le savoir est d’essayer de fabriquer ça à l’ancienne méthode grecque ».

Si le modèle s’avère plausible, il ne résoudra pas totalement l’énigme de la machine d’Anticythère. Qui l’a fabriquée ? Comment était-elle utilisée ? Ou encore, que faisait-elle dans cette épave ? Et qu’est-il advenu des parties manquantes ? De nombreuses questions demeurent sur ce que certains nomment le « plus ancien ordinateur au monde ».

Emeline Férard  Mis à jour le 15/03/2021

https://www.geo.fr/histoire/des-scientifiques-pensent-avoir-perce-les-secrets-de-la-machine-danticythere-204059?

Schlomo

Les mystères d’un « ordinateur  » vieux de 2000 ans?

(Source : JForum)

Professeur Têtenlair : pourquoi le ciel est-il bleu ? Ah ah, j’te titille, hein ?

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INTRODUCTION

Tu te demandes (ben…tiens !) souvent d’où vient la couleur du ciel, du soleil. Le soleil joue-t-il un rôle majeur dans la couleur du ciel.

La couleur du ciel vient en effet directement du Soleil. De ce fait, le ciel est bleu uniquement durant la journée, mais il peut toutefois devenir orange ou rouge au moment du coucher de soleil, puis noir pendant la nuit…

Mais alors, si le Soleil est jaune, alors pourquoi le ciel est-il de couleur bleue ? Ce phénomène est facilement explicable  avec les couleurs primaires.

QU’EST-CE QUE LA LUMIERE ?

La lumière qui nous vient du Soleil est blanche, et non pas jaune (le soleil vu hors de la Terre par les astronautes est de couleur blanche). La lumière du Soleil est constituée d’un mélange de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Chaque couleur de la lumière du Soleil voyage avec des caractéristiques physiques qui lui sont propres, et appelées longueur d’onde. Chaque couleur a donc sa propre longueur d’onde. La lumière voyage en ligne droite jusqu’à ce qu’elle rencontre un obstacle qui la renvoie dans une autre direction.

Donc, en réalité, le soleil envoie de la lumière blanche. Même si nous le voyons jaune, sa vraie couleur est le blanc. Le blanc comme le noir ne sont à proprement parler pas des couleurs : le noir étant l’absence de couleur et le blanc la superposition (somme) des différentes couleurs du spectre (qui sont les couleurs de l’arc en ciel).

Pour comprendre la couleur blanche du Soleil (et non jaune), il faut décomposer la lumière blanche. Les trois couleurs primaires sont le rouge, le vert et le bleu. En mélangeant ces couleurs par deux, nous obtenons alors les couleurs secondaires. Et en cumulant les trois on obtient la couleur blanche. La couleur blanche du soleil est donc l’accumulation des trois couleurs fondamentales (= primaires). Si l’on retire le bleu, on obtient alors le résultat du mélange entre le vert et le rouge, soit la couleur jaune…

C’est pas beau, tout ça, ma cousine préférée ? Allez, on continue…

ENTREE DES RAYONS SOLAIRES DANS L’ATMOSPHERE TERRESTRE

Quand les rayons solaires entrent dans l’atmosphère, ils rencontrent les atomes, les molécules d’air, les gouttes d’eau et la poussière dont est constitué l’atmosphère. Les molécules d’air ont la bonne dimension pour diffuser les plus courtes longueurs d’ondes de la lumière, soit les violet, bleu et vert en l’occurrence. Les longueurs d’ondes plus longues, telles que les rouges, ne sont à peu près pas diffusées par ces molécules d’air.

Cette diffusion des différentes longueurs d’onde porte le nom de « diffusion de Rayleigh » (1842-1919, physicien anglais, Prix Nobel de Physique en 1904).

Considérons un rayon de lumière blanche en provenance du Soleil. En entrant dans l’atmosphère (voir ses différentes couches en fin d’article), il a de fortes chances de heurter une molécule. Si c’est le cas, le rayon sera diffusé, c’est-à-dire éparpillé dans l’atmosphère.

De ce fait, en regardant le ciel, tu verras beaucoup de rayons bleus (les plus soumis à la diffusion de Rayleigh) diffusés par les molécules de l’air, alors que peu de rayons rouges (les moins soumis à la diffusion de Rayleigh) auront été diffusés.

Tu piges, mon neveu ?

Dans le petit film ci-dessous on t’explique ce phénomène de ciel bleu. Et dans la foulée, tu sauras aussi pourquoi le Soleil est jaune. Pas beau, ça ? Ca dure 9’58 ».

Les différentes couches de l’atmosphère

Bon, ben, notre (modeste) article est maintenant terminé. Pour les développés du bulbe, voici, ci-dessous, quelques détails supplémentaires. Mais t’es pas obligé de les lire…

Bye, bye !

Professeur Têtenlaire

(Résistance Républicaine)

La joyeuse fête de Pourim : Qu’est-ce que la fête de Pourim ? / Pourim, fête des temps messianiques (musiques)

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Pourim 2021

De la soirée du jeudi 25 février

À la soirée du vendredi 26 février

Qu’est-ce que Pourim ?

La fête de Pourim est célébrée chaque année le 14ème jour du mois hébraïque de Adar (fin de l’hiver/début du printemps). Elle commémore le salut miraculeux du peuple juif dans l’ancien Empire perse du complot ourdi par Haman pour « détruire, exterminer et anéantir tous les juifs jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour. »m ?

L’histoire en bref :

L’Empire perse du 4ème siècle avant l’ère commune s’étendait sur 127 pays et tous les Juifs en étaient les sujets. Après avoir fait exécuter son épouse, la reine Vashti, pour lui avoir désobéi, le roi Assuérus organisa un concours de beauté pour trouver une nouvelle reine. Une fille juive, Esther, trouva faveur à ses yeux et devint la reine – bien qu’elle refusât de divulguer quelle était sa nationalité.

Entre temps, l’antisémite Haman fut nommé premier ministre de l’Empire. Mordékhaï, le chef des Juifs (et le cousin d’Esther), défia l’ordre du roi en refusant de se prosterner devant Haman, qui portait l’effigie d’une idole sur sa poitrine. Celui-ci, exaspéré, convainquit le roi de promulguer un décret ordonnant l’extermination de tous les Juifs le 13ème jour de Adar – une date qui fut tirée au sort par Haman.

Mordékhaï galvanisa les Juifs et les convainquit de se repentir, de jeûner et de prier D.ieu. Pendant ce temps, Esther invita le roi et Haman à participer à un festin. Lors de ce festin, Esther révéla au roi son identité juive. Haman fut pendu, Mordékhaï fut nommé premier ministre à sa place et un nouveau décret fut promulgué, donnant au Juifs le droit de se défendre contre leurs ennemis.

Le 13ème jour de Adar, les Juifs prirent les armes et vainquirent leurs agresseurs, en tuant de nombreux. Le 14 Adar, il se reposèrent et célébrèrent leur victoire et le miracle de D.ieu. Dans la ville de Chouchane, il leur fallut un jour de plus pour atteindre la victoire.

Lisez l’histoire complète de Pourim.

Pourquoi est-ce appelé Pourim ?

Pourim signifie « sort » en persan ancien. La fête fut ainsi nommée parce que Haman avait tiré au sort pour déterminer le jour où il réaliserait son plan diabolique. Vous pouvez prononcer ce nom de plusieurs façons.

Les pratiques de Pourim :

a) Écouter la lecture de la Méguila (le Livre d’Esther), qui relate l’histoire du miracle de Pourim.

b) Donner des dons d’argent aux pauvres.

c) Envoyer des cadeaux de nourriture à ses amis.

d) Un joyeux festin de Pourim.

En outre, les enfants ont l’habitude de se déguiser à Pourim.

Le Juif extrême

Là où Pourim égale Kippour

Hier, alors que j’accompagnais à l’école ma fille de sept ans, celle-ci me demanda : « Quel est le jour le plus important de l’année ? »

« Yom Kippour, » lui ai-je instantanément répondu. Une seconde plus tard, j’ai ajouté, « …ou peut-être Pourim. »

Au feu rouge suivant, je me rétractais encore. « En fait, Pessa’h est un jour très important dans notre histoire. Et Chavouot, quand nous avons reçu la Torah. Roch Hachana, aussi… »

Je ne suis pas vraiment à blâmer pour cette confusion. Ouvrez n’importe quel texte ‘hassidique sur les fêtes du calendrier juif et vous verrez que le jour le plus important de l’année est celui que vous êtes en train d’étudier. Les maamarim (discours) sur Pessa’h expliquent que l’Exode d’Égypte est l’événement le plus important de notre histoire car c’est à Pessa’h, au moment où l’Exode est « évoqué et renouvelé », que nous jetons les fondations de nos vies spirituelles et de notre relation avec D.ieu. Les maamarim de Chavouot disent la même chose… au sujet de la révélation du Sinaï. Ainsi en est-il des discours qui traitent du sens profond de ‘Hanouccah, de Pourim, de Roch Hachana, de Souccot… vous voyez le tableau.

Et, bien sûr, tous ces enseignements sont vrais. À chaque jointure du continuum spirituel de l’année juive est sertie une ressource – liberté, sagesse, joie, unité, engagement – qui est le fondement de nos vies spirituelles et de notre relation avec D.ieu. Sur chacune d’entre elles repose l’édifice tout entier.

Et cependant, Yom Kippour et Pourim se distinguent comme « les jours les plus importants ». Les deux se caractérisent par le fait qu’ils ne durent qu’un jour (alors que Roch Hachana en dure deux, Souccot sept, ‘Hanouccah huit, etc). Leurs noms se ressemblent même. Le grand kabbaliste Rabbi Isaac Louria (« Le Saint Ari », 1534-1572) enseigne d’ailleurs que Yom Kippourim (le nom hébraïque complet de Yom Kippour) peut aussi être lu Yom ke’Pourim, « un jour comme Pourim » (ce qui signifie que mon instinct premier était erroné : si Yom Kippour est un jour comme Pourim, alors Pourim devrait être au sommet de la liste…)

Car ces deux jours représentent des extrêmes. Yom Kippour dans sa spiritualité : nous jeûnons, nous nous habillons de blanc pour ressembler aux anges, et passons la journée entière à nous repentir et prier. Et Pourim dans sa matérialité : nous nous réjouissons et festoyons, distribuons des cadeaux comestibles à nos amis et de l’argent aux pauvres, et il nous est même commandé de boire (!) à l’excès.

Poussez-vous dans vos limites, et au-delà – disent ces deux jours à chaque Juif – et si vous le faites avec toute l’intégrité et la dévotion et la bonté de votre âme et de votre corps juifs, alors vous trouverez D.ieu.

Basé sur les discours et les écrits du Rabbi de Loubavitch.

(Source : Chabbad.org)
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La main au-dessous

Pourim et Hanouka sont des fêtes très différentes. ‘Hanouka est une affaire spirituelle : huile, lumière et chants de louanges. Pourim est du domaine matériel : de l’argent aux pauvres, de la nourriture à des amis, un grand repas festif et beaucoup, beaucoup de vin.

Mais ces fêtes ont un dénominateur commun intéressant : elles incluent toutes deux dans leurs coutumes un jouet qui tourne. À ‘Hanouka, on joue traditionnellement à la toupie, une toupie sur laquelle sont inscrites des lettres hébraïques qui forment l’acronyme de la phrase « Un grand miracle s’est produit là-bas. » À Pourim, nous faisons tourner une bruyante crécelle pour étouffer le nom du méchant Haman.

Pourtant, il y a une différence entre ces deux objets : la toupie est lancée par le haut, tandis que la crécelle est tournée par le bas.

À ‘Hanouka, D.ieu a violé toutes les lois de la nature pour nous sauver, accordant à un petit groupe de combattants la victoire sur l’une des armées les plus puissantes sur terre et une petite cruche d’huile brûla pendant huit jours. À Pourim, le salut est venu à travers ce qui pourrait facilement être considéré comme une série de coïncidences : le roi Assuérus se met en colère contre sa femme et choisit Esther comme reine à sa place ; Mordekhaï entend fortuitement des hommes comploter pour tuer Assuérus et sauve la vie du roi ; Haman se trouve « au mauvais endroit au mauvais moment » juste quand l’acte de Mordekhaï est lu au roi insomniaque ; Esther met sa position et son influence à profit pour retourner le roi contre Haman, et ainsi de suite. En fait, on remarque à peine que le nom de D.ieu n’est même pas mentionné dans le Livre d’Esther ! En d’autres termes, à ‘Hanoucca le salut divin est venu « d’en haut », alors qu’à Pourim il est venu « d’en bas », dissimulé dans les événements ordinaires.

‘Hanouka célèbre le fait que notre engagement envers D.ieu, et le Sien envers nous, transcende tous les liens naturels. Pourim célèbre le fait que notre relation imprègne également les détails les plus ordinaires de notre vie quotidienne.1

NOTES

1.

Basé sur un enseignement du maître ‘hassidique Rabbi Tsvi Elimelekh de Dinov (auteur du “Bnei Yissakhar” ; d. 1841).

(Source : Chabbad.org)
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La source du bonheur

Pourim est la fête la plus joyeuse du calendrier juif. En ce jour, nous lisons l’histoire de Pourim, nous faisons un festin, nous échangeons des cadeaux alimentaires et aidons ceux dans le besoin. Il nous est enseigné que toutes ces célébrations doivent se faire dans la joie et le bonheur.

Mais comment atteint-on le vrai bonheur ?

Dans l’histoire de Pourim, le bonheur est mentionné à deux reprises. Il y a la joie du méchant Haman et la célébration des Juifs lorsqu’ils furent sauvés.

Haman avait tout ce qu’il désirait, mais il ne pouvait pas atteindre le vrai bonheurEn un temps relativement court, Haman passa d’une vie simple à la fonction de Premier ministre de l’Empire perse. L’un des plus grands moments de sa carrière fut son invitation à un banquet royal où les deux seuls autres convives étaient la reine Esther et le roi. Le verset décrit ainsi ses sentiments : « Ce jour-là, Haman s’en alla content et heureux. » Cependant, lorsqu’il vit Mordekhaï qui refusait toujours de se prosterner devant lui, il se mit en colère.

Lorsqu’il arriva chez lui, Haman raconta à sa femme et à ses proches tout ce qui s’était passé, se réjouissant de sa célébrité et de sa gloire. Il fit ensuite une déclaration assez bizarre : « Mais, tout cela est sans valeur pour moi tant que je vois Mordekhaï le Juif siégeant à la porte du roi. » Haman avait tout ce qu’il désirait, mais il ne pouvait pas atteindre le vrai bonheur parce qu’un unique Juif osait encore le défier.

Le vrai bonheur n’est pas le fruit des succès et des accomplissements extérieurs. C’est un état d’esprit intérieur. Être véritablement heureux, c’est avoir un sens à sa vie. Cela exige d’être lucide sur ce sens et d’être capable d’y inscrire chaque expérience vécue. Haman ne pouvait pas être heureux parce que sa joie était purement externe. Il se définissait exclusivement par la façon dont il était perçu par son entourage. Tant que Mordekhaï ne reconnaissait pas son autorité, il ne pouvait pas être heureux.

Quand les Juifs se réjouirent après avoir été sauvés, la Méguila dit : « laYéhoudim haïtah orah vessim’ha – Les Juifs eurent de la lumière et de la joie. » Nos sages nous disent que « la lumière » fait référence à la Torah. Leur joie était fondée sur des valeurs et sur une raison d’être. Leur bonheur découlait de leur engagement renouvelé envers D.ieu et au code de moralité qu’ils étaient désormais libres de suivre sans craindre l’oppression d’Haman. Lorsque le bonheur est motivé par la « lumière » d’un but élevé, là est la vraie joie.

Michoel Gourarie
(Source : Chabbad.org)
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Pourim, fête des temps messianiques (musiques)

A propos du verset suivant (Est 2, 14): « Elle arrivait le soir et repartait le matin venu, à la deuxième ‘maison des femmes’, remise aux mains de Chaachgaz, l’eunuque du roi, le gardien des concubines. Elle ne retournait pas encore chez le roi, à moins qu’il ne le souhaite, auquel cas elle serait appelée par son nom ».

Voici une explication originale sur ce verset. En guise d’introduction, l’absence du Nom de D. dans la Méguila dénote paradoxalement une présence absolument intense du divin, dans les moindres replis de l’Histoire.

Cette remarque va de pair avec cet enseignement de Rabbi Akiva qui affirme que si tous les Écrits sont saints, le Cantique des cantiques, quant à lui, relève de la catégorie de Saint des saints (alors même que ce texte magnifique ne contient pas, lui aussi, une seule mention du Nom divin).

A propos du Cantique des cantiques, il est dit qu’il contient toute l’histoire d’Israël … Quant à la Méguila … Pourim est la seule fête qui restera aux temps du Machiah … Soulevons un bien léger voile sur le verset précité …

Le terme de jeune fille – na’ara – désigne l’âme. Les jeunes filles qui sont présentées au roi représentent les âmes qui défilent devant le Roi suprême, le Saint béni soit-Il.

Quand le moment est venu pour l’âme de quitter ce monde et de s’unir à sa source qui est le Créateur, elle est alors présentée devant le roi.

Cependant, il n’est pas possible de se présenter devant le Roi des rois dans l’état dans lequel nous avons quitté ce monde … Car il faut que l’âme subisse un nettoyage, afin qu’elle paraisse belle, et parée de tous ses atours. Pour cela, elle doit effectuer différentes onctions avec des aromates. Le verset Est 2,12 nous informe : six mois dans de l’huile de myrrhe et six mois dans divers aromates.

Si une âme a accepté de prendre sur elle le joug de la Torah et des mitsvot, en s’efforçant de se comporter correctement envers D. et envers les hommes, ces bains parfumés constituent des délices pour l’âme qui est particulièrement sensible au parfum (le samedi soir, nous respirons des parfums pour redonner de la force à l’âme qui se voit privée de son supplément spirituel reçu lors du Chabbat).

A l’opposé, quelqu’un qui n’a pas fait téchouva peut subir un processus de purification de son âme, à deux niveaux : par le feu et par l’eau …

Quand une personne échauffe et excite son mauvais penchant, elle allume dans l’autre monde un feu dans lequel elle sera brûlée …

Par contre, si elle ne manifeste aucun engouement pour les mitsvot, si elle sert le Créateur sans aucune joie, alors elle risque de se trouver confrontée au monde de la glace … Les deux fois « six mois » sont une allusion à cela.

Béchemen hamor, dans l’huile de myrrhe a les mêmes lettres que l’expression : « boch – miménorah », la honte issue de la ménorah …

Cela signifie que l’homme a négligé la sagesse représentée par la ménorah, en préférant se vautrer dans des plaisirs éphémères et stériles. Au lieu d’allumer la ménorah sacrée en sanctifiant les 7 ouvertures de sa tête (deux yeux, deux oreilles, deux narines, la bouche) en s’en servant pour se rapprocher de D., il les a utilisés à mauvais escient. Il allume donc un autre feu, celui de la honte, dans l’autre monde …

Le monde de la glace qui vient sanctionner le manque d’empressement et de joie dans la réalisation des mitsvot est mis en relation avec l’expression babésamim, dans des aromates.

Ce mot est lu : béboch – mayim, soit l’épreuve de la honte (boch lié à bouchah, la honte) par l’eau, (mayim, allusion à la glace et à la neige).

Le seul moyen d’éviter cette honte, bouchah est d’inverser les lettres de ce mot pour former chouvah, reviens ! Autrement dit, maintenant, pendant qu’il est encore temps, fais en sorte de te repentir !

Voilà que le moment est venu pour l’âme de quitter ce monde rempli d’illusions : baerev hi baa : le soir elle vient. Il s’agit du crépuscule de la vie … Mais au matin, hi chava : elle revient.

L’âme suit le cycle des réincarnations. Elle quitte ce monde au soir de sa première vie, pour revenir au matin de sa seconde vie.

Une nouvelle chance lui est offerte de se repentir. La saisira-t-elle ? Et ce processus suit un cycle qui rappelle une roue. Dans le livre de la formation, attribué à notre patriarche Avraham avinou, il est dit que le Créateur du monde a utilisé les 22 lettres hébraïques pour créer le monde, en les fixant sur une roue qui tourne dans un sens et dans l’autre, de façon à produire toute une série de combinaisons, en tout 231.

Ainsi, chaque lettre est permutée avec sa voisine : de nouvelles combinaisons sont engendrées, avec de nouvelles situations, l’âme s’appelle tantôt un tel, tantôt un tel, dans une autre vie …

Le verset indique : hi chava el beit hanachim chéni : elle revient vers la deuxième maison des femmes. Hi chava – elle revient : il s’agit de l’âme qui se réincarne.

El beit hanachim chéni : il s’agit d’une deuxième maison, un second corps, dans lequel l’âme réincarnée perd le souvenir de sa vie passée. En effet, le terme de nachim, femmes, est relié à nachouy, oublié. Ce qui va permettre à l’âme de transmigrer dans un nouveau corps, c’est « el beit », c’est-à-dire l’aleph beit, l’alphabet, la roue de la vie.

Sur un autre plan, la deuxième maison des femmes représente la nouvelle demeure de l’âme après son départ de ce monde, après que l’âme soit revenue –chava – à sa source. Là-bas, dans son nouvel environnement, elle est libérée des soucis de ce monde, en oubliant son vécu – hanachim.

Elle est remise entre les mains de Chaachgaz. Son nom fait allusion aux délices qui attendent l’âme méritante après la disparition physique. Chaa : il s’agit des 370 lumières divines de proximité avec le Créateur.

Chgaz : a la même valeur numérique que 310, comme chay, le cadeau, allusion aux 310 mondes hérités par chaque Tsadik, comme le sous-entend le verset : « pour faire hériter à ceux qui m’aiment de Chay (310) et je remplirai leurs trésors ».

Pourquoi les Tsadikim ont-ils droit à Chachgaz, la proximité au divin ? Parce qu’ils ont su être des « sérissé hamélekh », des « eunuques du roi », c’est-à-dire des personnes qui ont su briser leurs envies, se restreindre pour l’amour du Créateur, comme on le voit avec les grands Tsadikim comme Baba Salé zatsal qui faisaient attention à ne pas profiter de ce monde.

Ils ont veillé à tout attacher au Créateur quand ils étaient dans ce monde. Ainsi, la matérialité fut reconnectée à sa source : tel est le sens de l’expression chomer hapilagchim, le gardien des concubines, qui désigne les Tsadikim.

En effet, ils sont appelés chomer, gardiens et ils veillent à ne pas créer une faille, une séparation (pilag lié à peleg diviser) dans la matérialité (gchim lié à gachmiout, la matérialité).

La suite du verset dit : lo tavo od el hamelkh. Elle ne viendra pas encore vers le roi. Cela signifie que l’âme est libérée du cycle des réincarnations : elle n’aura pas à revenir une nouvelle fois vers le roi, c’est-à-dire qu’elle ne connaîtra plus le processus de la mort physique qui la conduit au Roi : lo tavo, elle ne viendra pas a la même valeur numérique que met (440), mort.

Suite du verset :ki im hafets ba hamelekh, sauf si le roi le désire. Parfois, un Tsadik qui a complété son âme et qui n’a donc plus besoin de revenir dans ce monde, peut être désigné par le Roi, le Saint béni soit-Il pour retourner ici- bas, afin d’aider et d’illuminer Israël : c’est le cas de certains Tsadikim d’exception qui sont de véritables guides spirituels pour l’ensemble du peuple.

Si c’est le cas, l’âme est désignée, appelée par son nom : vénikréa béchem. Le nom porte toute la mission d’une personne. Ici, le Maître du monde donne un nom à l’âme d’un Tsadik, c’est-à-dire qu’Il lui confère une mission particulière, inscrite dans les lettres de son nom.

Le Tsadik est alors envoyé ici-bas avec un nom déterminé, sa mission, qui est celle d’apporter, de réconforter, de renforcer, et d’aider le peuple à se rapprocher du Créateur, de sorte que la honte de l’éloignement se mue en repentir, amen véamen.

Que le Créateur du monde nous aide au quotidien à davantage prendre conscience de Sa Présence.

Qu’Il nous fasse avancer sur Son chemin de paix, chemin d’amour et de foi, en nous accrochant, plus que jamais, à Ses deux cadeaux : la Torah et la Prière, amen.  Pourim saméa’h ! Réjouissons-nous autour de la Torah et des mitsvot, et rappelons-nous que chaque instant est précieux : remplissons-le de Torah et de mitsvot, construisons, tous ensemble, notre édifice d’éternité !

Commentaire sur un verset de la Méguilat Esther, dédié à la mémoire de nos chers parents, de mémoires bénies.

 

Samuel Darmon

Schlomo

(Source : JForum du 18 février)

La Belle histoire de France

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Le roi Pépin le Bref

De Dagobert à Pépin de Bref.

La belle Histoire de France : épisode 5

(Source : La Lettre Patriote)

Le Concile de Nicée et l’identité de Jésus

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Après sa victoire sur l’empereur romain Licinius, (né vers 250 en Illyrie, mort en 325 à Thessalonique), Constantin achève d’étendre sa domination à tout l’Empire romain en annexant les provinces orientales ; il y trouve les Églises chrétiennes profondément divisées sur des questions de discipline ecclésiastique, comme la fixation de la date de Pâques, par l’existence en Égypte du schisme mélétien, séquelle de la grande persécution de Dioclétien, et surtout par les contestations entre partisans et adversaires d’Arius ; ce prêtre d’Alexandrie avait été condamné quelques années ou quelques mois plus tôt par son évêque Alexandre pour sa doctrine subordinatianiste, (tendance théologique répandue dès les tout premiers temps du christianisme ancien et d’après laquelle, selon le principe du Dieu Un, le fils, Jésus, est subordonné au père, car il a été créé par le père, alors que le père est, lui, inengendré et absolument transcendant, au contraire du fils), mais était soutenu par bon nombre de théologiens faisant autorité, évêques en Palestine ou en Asie Mineure.

Déjà sans doute, sinon converti, du moins favorable au christianisme, Constantin se préoccupa de rétablir la paix et l’unité de l’Église ; il envoya son conseiller ecclésiastique, un évêque espagnol, Ossius, personnalité influente du christianisme ancien qui fut évêque de Cordoue et conseiller spirituel de l’empereur Constantin, qui le chargea de tenter de dénouer la controverse arienne qui avait embrasé le christianisme. 

C’est à Nicée, en Bithynie, (aujourd’hui Iznik, en Turquie) que le premier concile œcuménique, nom donné à un conseil général des évêques de l’Empire romain, qui se tint du 20 mai au 25 juillet 325, sur convocation de l’empereur Constantin, que se le premier Concile, sous les patriarcats de Sylvestre de Rome, d’Alexandre d’Alexandrie, d’Eustathe d’Antioche, d’Alexandre de Constantinople et de Macaire de Jérusalem. C’est là qu’on décréta officiellement la divinité de Jésus, lequel était auparavant considéré par ses disciples comme un « prophète mortel », un grand homme puissant, mais seulement un homme. Comme beaucoup de chrétiens ignorent ce qui s’est passé à l’époque de ce Concile, il est bon de l’étudier d’un peu plus près, avant de voir ce qu’affirme le Nouveau Testament sur la nature de Jésus. Dans sa « Vita Constantini, Eusèbe de Césarée, présent à ce concile, parle de plus de 250 participants.

Le Concile de Nicée (universel) réunissait toutes les Églises. En effet, chaque patriarcat était indépendant et disposait de son propre magistère, de sorte qu’un excommunié dans un patriarcat pouvait faire lever son excommunication dans le patriarcat voisin (ce qui ne manquait pas de se faire). Le concile de Nicée est considéré comme le premier concile œcuménique bien qu’il ne s’agisse pas du premier concile à proprement parler. Cependant, les précédents conciles réunissaient un nombre bien plus restreint d’évêques, venant de régions moins éloignées les unes des autres (concile de Rome en 313 et concile d’Arles en 314).

Avec le Concile de Nicée, l’empereur Constantin voulait donner une solution à la controverse née des opinions du prêtre Arius d’Alexandrie, condamnées en 318. Celui-ci, voulant sauvegarder le  monothéisme biblique, affirme que le Père est le seul à être sans commencement et que le Fils, le Verbe engendré dans le temps, n’est pas de même nature que le Père. Le concile confirme la condamnation d’Arius et définit le Fils comme homoousios (en latin consubstantialis) au Père, c’est-à-dire de même substance que le Père. Le concile, première grande manifestation de l’Empire chrétien ou de l’Eglise constantinienne, règle aussi plusieurs points de discipline ecclésiastique. Le terme homoousios étant bientôt refusé comme non biblique par un grand nombre d’évêques, la crise arienne se poursuit jusqu’au concile de Constantinople (381), qui fixe la doctrine trinitaire : un seul Dieu en trois personnes égales entre elles. Le symbole de foi (credo) de Nicée-Constantinople devient l’affirmation officielle de la foi catholique.

(Sources : Encyclopédie Universalis – Signes et Promesses)
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Texte du 1er Concile de Nicée

Histoire de la fève et de la galette des rois

Conseils et recettes pour réussir votre galette des rois de l'Épiphanie 2021Photo Chef Simon ___________________________________________________

Il s’agit d’une tradition fort ancienne trouvant ses sources à la fois dans les rites païens et chrétiens.

Au tout début il y eut la fève. A la préhistoire déjà se cultive la fève. Chez les Egyptiens la fève est censée renfermer l’âme des morts et le champ de fèves est le lieu où les morts attendent leur réincarnation. La fève est aussi instrument de destin dans la pratique de la magie. Dans l’Antiquité, au moment des Saturnales, et ensuite chez les Romains au moment du solstice d’hiver qui marque le renouveau de la vie et de la nature on célébrait le dieu Janus.

Au cours des banquets, un jeu où on utilisait une ou plusieurs fèves désignaient le roi du festin qui pendant 7 jours organisaient toutes les débauches imaginables.

C’est seulement à la fin du IVe siècle que l’on attribue l’interdiction de ces rites païens et le début d’une célébration considérée comme plus sérieuse par l’Eglise : l’Epiphanie, commémoration où les mages vint d’Orient adorer l’enfant Jésus.

Puis vint la galette. Mais jusqu’au Moyen-Âge les rites païens se confondent avec la pratique chrétienne que l’on tourne en dérision à cette occasion.

Une fois l’an les chanoines élisent leur maître à l’aide d’une pièce de monnaie cachée dans un pain. Le peuple copia cette pratique et le pain devin galette. Une fève remplaça chez les pauvres la pièce de monnaie.

A la cour des rois de France « les Rois » font partie des usages. François 1er tirait les Rois. Sous la révolution, la fête des Rois devint la « fête des Sans Culottes » et le gâteau prit le nom de « gâteau de l’Egalité ». L’Empire réadaptera la « Fête des Rois ».

Et la galette des Rois dans tout ça ? Le symbole est sans ambiguïté : la galette représente le disque solaire. Elle est dorée au feu parce que pour de nombreux peuples, et en particulier l’Egyptien, l’or est la chair du soleil, et le soleil est roi. La galette, c’est donc l’étoile des mages.

La date de sa création n’est pas très claire. Elle est née vraisemblablement vers 1800 à la suite d’un différend qui opposait boulangers et pâtissiers. Quant à la fabrication du gâteau symbolique, les pâtissiers ayant reconnu gain de cause, les boulangers inventèrent la galette qui sera offerte et non vendue. Les pâtissiers eurent recours à la justice pour faire interdire un tel abus.

Cette pratique persista néanmoins jusqu’en 1914, car la porteuse de pain qui portait la galette à la clientèle recevait des étrennes.

Et la fève industrielle… D’abord légume, vers 1874 un pâtissier inventif mit pour la première fois un sujet en porcelaine dans une galette. Cette fève en porcelaine serait née de l’avarice de certains convives qui préféraient avaler le légume plutôt que d’avoir à offrir à boire aux autres convives, un cadeau à la reine désignée et une autre galette la semaine suivante.

A l’origine cette fève est un « petit baigneur », une petite poupée nue. Maupassant en parle d’ailleurs dans sa nouvelle : « Mademoiselle Perle ». Au cours de l’histoire, les fèves célèbreront des évènements, ce qui attira les collectionneurs qui prirent le nom de fabophiles (de faba qui veut dire fève en latin).

Chaque région avait sa galette traditionnelle.

La galette en pâte feuilletée souvent garnie de frangipane est surtout parisienne.

En province, le gâteau des rois devient quelquefois brioche, fougasse, ou même tarte aux fruits.

En Provence, la tourte des Rois est une grande fougasse en forme d’anneau saupoudrée de sucre et décorée de fruits confits.

Dans les Basses-Alpes, c’est une tarte aux pommes, alors que

le gâteau des Rois de Bordeaux est une couronne briochée garnie de cédrats confits.

Dans le Nord, existe le gâteau de Verdier à la cannelle et au sucre candi.

En Normandie, ce sont les « Mouroles » (petits pains aux raisins secs). Enfin, en Auvergne, le gâteau des Rois n’est fait que d’un peu de pâte à pain où les riches ajoutaient beurre, oeufs et sucre. La pâte était fendue en étoile pour former des triangles de pâte et étaient rabattues vers l’extérieur. C’était le « gâteau à cornes » et sous l’une des cornes était dissimulée la fève.

Entreprendre une collection de fèves c’est aussi parcourir un chemin de l’histoire de 1870 à nos jours.

(Tiré du magazine « Vivre au présent »)

Saturne, la planète aux anneaux

Merci au professeur d’avoir si bien choisi Saturne pour son thème hebdomadaire du 23 décembre…

Le 21 décembre c’est le solstice d’hiver… et aux environs du solstice, les Romains fêtaient les… Saturnales, fêtes de Saturne, alias Chronos chez les Grecs, le Dieu du temps…    On touche ainsi aux fêtes païennes qui célébraient le retour des jours un peu plus longs à partir du solstice. Cadeaux, danses, chants, repas de fête…  Cette fête rituelle est tellement ancrée dans l’imaginaire des hommes que l’on a placé à cette même date et la fête de Mithra et la naissance de Jésus…

Christine Tasin

 

SATURNE EST LA SIXIÈME PLANÈTE DE NOTRE SYSTÈME SOLAIRE TU NE TROUVES PAS QU’AVEC SES ANNEAUX, ON A L’IMPRESSION QU’ELLE FAIT DU HULA HOOP ?

ET POURTANT, SES ANNEAUX NE SONT PRINCIPALEMENT COMPOSÉS QUE DE PARTICULES DE GLACE ET DE POUSSIÈRE

Mais d’abord ; qu’est-ce qu’une planète ? Et bien, ça n’a pas l’air si évident que ça. Il a fallu dix jours de discussions intenses à l’UAI (Union Astronomique Internationale) pour en approuver, le 24 aout 2006, par un vote à main levée d’environ 400 scientifiques et astronomes, la définition ! Ainsi, « Une planète est un corps céleste qui est en orbite autour du Soleil, qui possède une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique (forme sphérique), et qui a éliminé tout corps se déplaçant sur une orbite proche ».

Les scientifiques adorent sortir des définitions compliquées : ça fait bien… Nous, on dira qu’une planète, c’est une grosse boule solide ou gazeuse qui présente ses propres caractéristiques. Et boum !

Ah Saturne ! Quelle belle et attirante planète !

L’histoire de Saturne est indissociable de celle du Système Solaire. Elle s’est formée peu après notre étoile, il y a 4.5 milliards d’années. Elle s’est formée en même temps que Jupiter. Ces deux géantes ont ensuite été déterminantes dans l’histoire des autres planètes. Partir à la découverte de Saturne, c’est donc entrevoir une grande partie des mécanismes de notre système solaire. Allez, ne bave pas, on continue !

Autour de Saturne tourne une multitude de satellites naturels bien sûr (appelés aussi lunes). C’est une planète si précieuse au sein du Système Solaire que l’on pourrait même croire que les anneaux qui l’entourent ont pour seul but d’en faire un joyau. Explorer Saturne et les petits mondes qui orbitent autour d’elle est un voyage sans pareil pour aborder les étrangetés fascinantes du cosmos.

Saturne est la sixième planète du Système Solaire par ordre de distance au Soleil et la deuxième après Jupiter tant par sa taille que par sa masse.

Saturne est connue depuis l’antiquité. Galilée (1564-1642) fut le premier à l’observer à travers un télescope de sa fabrication en 1610. Il fut dérouté par son apparence. Il fallut attendre 1659 pour que Christian Huygens interprète correctement la géométrie des anneaux de Saturne. Ces anneaux restèrent un fait unique dans le système solaire jusqu’en 1977, quand un mince anneau fut découvert autour d’Uranus et un peu plus tard de Jupiter et de Neptune.

Saturne est une planète géante, au même titre que Jupiter, Uranus et Neptune, et plus précisément une géante gazeuse de type Jupiter froid comme Jupiter. Elle a un diamètre d’environ 9,5 fois celui de la Terre. La Terre par rapport à Saturne ? Ben, voilà…

Saturne est majoritairement composée d’hydrogène et d’hélium avec un petit cœur rocheux. C’est une planète essentiellement gazeuse, à la différence de Neptune et Uranus, formées essentiellement de glaces. Saturne est même si peu dense qu’elle flotterait sur un océan qui serait à sa taille ! Sa masse vaut 95 fois celle de la Terre et son volume 900 fois celui de notre planète. On est dans une autre dimension, hein, ma cousine ? Saturne était au périhélie le 26 juillet 2003 et à l’aphélie le 17 avril 2018.

Saturne a un éclat bien plus faible que celui des autres planètes observables à l’œil nu. Sa magnitude apparente (= classification de la brillance d’un objet céleste : plus il est brillant, plus sa magnitude est faible voire négative) peut atteindre, lors de l’opposition, un maximum de 0,439.

Sur la photo ci-dessous, c’est l’été dans l’hémisphère sud alors que l’hémisphère nord est dans l’hiver. Saturne tourne tellement vite en 10 heures seulement que la force centrifuge oblige les vents à souffler parallèlement à l’équateur ce qui explique l’effet de stries horizontales que l’on observe. Les vents violents de la planète sont dus à la vitesse de rotation de Saturne. Le plus grand anneau  de Saturne, n’est pas visible ici car il mesure plus de 200 fois le rayon de Saturne, et plus de 50 fois celui du grand anneau E. Cet anneau de poussière découvert en 2009, est le plus grand anneau planétaire jamais observé. Il a été découvert grâce à des observations infrarouge menées par le télescope spatial Spitzer.

Saturne possède de nombreux satellites, dont quatre-vingt-deux ont été confirmés parmi lesquels cinquante-trois ont été nommés.

Titan est le plus grand satellite de Saturne et la deuxième plus grande lune du Système solaire après Ganymède autour de Jupiter. Titan est plus grand que la planète Mercure et est la seule lune du Système Solaire à posséder une atmosphère significative, dense et opaque, qui s’étend à plus de 100 kilomètres au-dessus de sa surface et augmente ainsi son diamètre apparent. Titan est à une distance de 1.222.000 kilomètres de Saturne, soit 20,2 rayons saturniens.

MAIS LES JOYAUX DE SATURNE, CE SONT SES ANNEAUX, OF COURSE (DE CHEVAUX)

Ils sont si spectaculaires et envoûtants ! Ils ont été observés à la lunette en 1610 par Galilée (1564-1642) encore lui (!), qui ne comprenait pas d’ailleurs ce qu’il décrivait comme d’étranges « oreilles ». En 1656, l’astronome, physicien et mathématicien Christian Huygens comprend lui, à l’aide d’une lunette plus puissante, qu’il s’agit d’un anneau, mais qu’il pense solide. Il avait découvert peu avant l’existence de Titan dont nous avons parlé ci-dessus.

De quoi sont faits les anneaux de Saturne ?

En 1675, l’astronome Jean-Dominique Cassini découvre, lui, l’existence de divisions (ou séparations) et donc d’anneaux. La plus large d’entre elles sera plus tard appelée la division de Cassini. Ces anneaux sont composés de particules de glaces (95 à 99 % de glace d’eau pure) et de poussières dont les tailles varient entre quelques micromètres et quelques centaines de mètres. Les anneaux principaux eux-mêmes sont incroyablement minces, leurs épaisseurs n’étant que de 2 à 10 mètres seulement. Ils occupent une bande dont les bords sont entre 70.000 et 140.000 km du centre de Saturne.

Du fait de leur composition, ces anneaux réfléchissent beaucoup la lumière du Soleil mais en raison du mouvement de Saturne autour du Soleil, leur inclinaison varie de sorte que parfois on a l’impression de ne plus les voir car nous les observons alors par la tranche.

Saturne présente deux anneaux importants (A et B) et un anneau plus faible (C) qui peuvent être observés de la Terre. L’intervalle entre les anneaux A et B est appelé division de Cassini comme dit ci-dessus. Le trou moins visible dans l’anneau A est appelé division de Encke.

Les images envoyées par la sonde américaine Voyager ont révélé quatre faibles anneaux supplémentaires (D, E, F et G).

Les anneaux de Saturne, contrairement à ceux des autres géantes gazeuses, sont très brillants quand ils sont bien exposés au Soleil. Bien qu’ils semblent solides vus de la Terre, les anneaux sont en fait constitués de milliers de petits éléments d’une taille variant d’un centimètre à quelques kilomètres.

Leur diamètre de plus de 250 000 km, ne dépassent pas les 200 mètres d’épaisseur. En dépit de leur apparence impressionnante, il y a très peu de matière dans les anneaux : s’ils étaient concentrés en un seul corps homogène, les anneaux formeraient un corps d’une centaine de kilomètres. Les anneaux semblent être constitués principalement de glace mais ils pourraient aussi contenir des silicates (roches) recouverts de glace.

Les anneaux et les satellites forment un tout cohérent s’influençant mutuellement et respectant un équilibre mis en œuvre par la mécanique céleste. Cet équilibre est cependant fragile et aura une courte durée de vie (quelques centaines de millions d’années).

Bon, ben, j’espère que tu t’es émerveillé devant tant de beauté !

Mercredi prochain, avant dernier jour de cette année, nous nous poserons la question de savoir pourquoi les nuages, qui pèsent des centaines, voir milliers de tonnes, ne nous tombent pas sur la tête. Et nous y répondrons, nom d’un Gaulois!

Saturne, la planète aux anneaux

(Source : Résistance Républicaine)

Musique : l’histoire de ‘Hanouka en musique

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Déjà mis en ligne sur ce blog en 2018

George Frederic Handel : Judas Maccabaeus (Judah Maccabée)

Judas Maccabaeus, Oratorio in Three Parts (April 2019)

Judas Maccabée – Plaque d’émail –
XVIe s. – Musée de Cluny – Paris

            Vitrail représentant Judas Maccabée, dans la nef de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation de Pierrelongue dans la Drôme __________________________________________________

Judas Maccabæus (HWV 63), en français Judas Maccabée, est un oratorio en trois actes composé en 1746 par Georg Friedrich Haendel sur un livret en anglais du Révérend Thomas Morell.

L’oratorio a été composé (du 9 juillet au 11 août 1746) pour célébrer la victoire, le 16 avril, du prince William Augustus, duc de Cumberland, le second fils du roi George II, de la Maison de Hanovre sur les forces jacobites du prétendant Stuart  à la couronne d’Angleterre, à la bataille de Culloden. Haendel avait composé, au début de l’année, et de façon anticipée pour la même circonstance, l’Occasional Oratorio.

synopsis (n’existe pas en français sur Wikipedia) le voici donc en anglais

Part 1

The people mourn the death of their leader Mattathias, but his son Simon tries to restore their faith and calls them to arms (Arm, arm, ye brave). Simon’s brother, Judas Maccabaeus, assumes the role of leader and inspires the people with thoughts of liberty and victory through the power of Jehovah.[1]

Part 2

The people have been victorious, but Judas is concerned that vanity will cause the people to claim victory for themselves. When news arrives that the Seleucid commander Gorgias is preparing to enact revenge, the people’s joyous mood gives way to wailing and dejection (Ah! wretched Israel!). Again Judas rallies the people (Sound an alarm) and insists that the pagan altars must be destroyed and that false religions must be resisted.[1][3]

Part 3

Victory has finally been achieved for the Jewish people (See, the Conqu’ring Hero Comes!). News arrives that Rome is willing to form an alliance with Judas against the Seleucid empire. The people rejoice that peace has at last come to their country (O lovely peace).[1]

L’oeuvre complète : (2 h 49 mn 33s)

Georg Friedrich Händel – Judas Maccabaeus HWV 63

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Juda Maccabée

Juda Maccabée est un dirigeant juif du IIe siècle avant l’ère commune qui était à la tête des forces juives pendant la révolte des Maccabées contre la domination syrienne hellénistique des séleucides. Il est le troisième fils du prêtre juif Mattathias auquel il succède en – 166 comme chef de la révolte. Il meurt en – 160. Judas est considéré comme l’un des grands  héros de l’histoire juive.

Maqabi (avec un qof) se rattache au mot maqabah ou maqabet signifiant marteau, comme dans « ni marteau, ni hache, ni autre instrument de fer ne fut entendu dans le temple durant sa construction » ( I Rois 6:7) Selon une explication traditionnelle rapportée par le Sefer Josippon, Makabi (avec un kaf) serait un acronyme formé des premières lettres du verset biblique « mi kamo’ha ba-elim YHVH » (Exode 15:11) qui veut dire « Qui est comme Toi entre les dieux, Seigneur ». (Wikipedia)

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Un peu d’histoire juive : La révolte des Maccabées (Hasmonéens)

De 166 à 160 av. J.-C. la révolte juive contre les Grecs a constitué un précédent dans l’histoire humaine : ce fut la première guerre de religion.

C’est par les deux livres des Maccabées que nous connaissons les détails de la guerre menée par les Juifs contre les Grecs et l’hellénisme.

Ces chroniques ne sont pas incluses dans la Bible hébraïque parce que, comme nous l’avons appris au chapitre 26, les membres de la Grande Assemblée avaient, bien avant cette époque, décidé de son contenu. Les événements relatés dans ces livres sont de loin postérieurs. Les livres des Maccabées ont probablement été écrits par un chroniqueur hasmonéen, qui n’était pas certainement pas un prophète, et on peut les trouver dans une collection appelée Séfèr ha’Hitsonim, qui contient aussi d’autres écritures dites  » apocryphes  » mentionnées ou citées dans le Talmud.

Cette révolte des Juifs a constitué un précédent dans l’histoire humaine. Elle a été la première guerre idéologique et de religions. Personne dans l’Antiquité ne mourait pour ses dieux ; seuls les Juifs pensaient que leur religion – la seule religion monothéiste de l’époque – valait que l’on meurt pour elle.

Mais cette guerre, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, n’a pas été seulement une guerre contre les Grecs. Elle a été aussi une guerre civile où des Juifs, restés loyaux au judaïsme, ont combattu d’autres Juifs, qui s’étaient laissés helléniser et qui soutenaient les Grecs.

Nous sommes en 167 avant l’ère commune, et les terribles persécutions menées par les Grecs contre les Juifs battent leur plein. Les troupes grecques font irruption à Modi’in (une localité située à l’ouest de Jérusalem, visible aujourd’hui non loin de l’autoroute Jérusalem-Tel Aviv) et exigent que les Juifs sacrifient un porc aux dieux grecs. Le dirigeant de la ville, Mattathias, qui est un kohen, refuse.

Mais ils trouvent un Juif hellénisé qui est prêt à faire ce qui est impensable aux yeux de ses frères. Sur le point d’abattre la bête, Mattathias le poignarde, tuant aussi la personnalité officielle grecque présente sur les lieux. Puis il se tourne vers la foule et annonce :  » Suivez-moi, vous tous qui êtes pour la loi de Dieu et êtes fidèles à l’alliance !  » (I Maccabées 2, 27)

Ceux qui ont suivi Mattathias et ses cinq fils – Yehouda, Eléazar, Yo’hanan, Yonathan et Chim’on – partent se réfugier dans les collines, car ils s’attendent à ce que les Grecs reviennent et détruisent le village à titre de représailles. Dans les collines, ils organisent un guérilla armée, conduite au début par le fils aîné, Yehouda, surnommé Maccabée, ce qui veut dire  » Marteau « . Le mot makabi ( » Maccabée « ) est aussi un sigle correspondant à : mi khamokha baélim Dieu ( » Qui est comme Toi parmi les forts, Dieu »), et il deviendra le cri de guerre du peuple juif.

Nous ne savons pas exactement à quels effectifs se montait l’armée des Maccabées, mais même les estimations les plus optimistes les évaluent à moins de 12 000 hommes. Cette force minuscule va mener le combat contre des régiments grecs de près de 40 000 soldats.

Les Grecs ne disposaient pas seulement d’une supériorité numérique. Leurs troupes étaient composées de militaires professionnels, bien équipés et bien entraînés. Elles disposaient de troupeaux d’éléphants de guerre, les tanks de l’Antiquité. Les Juifs, quant à eux, étaient écrasés sous le nombre, pauvrement équipés – inutile d’insister sur l’absence d’éléphants – mais ils compensaient ces infériorités par leur ardeur et leur ferveur.

La plupart des batailles ont eu lieu dans les contreforts situés le long de la plaine côtière en direction de Jérusalem. Les Grecs ont essayé de faire manoeuvrer leurs troupes depuis les vallées en direction des hauteurs montagneuses, devenues les bastions de l’armée juive. Ils n’ont pu escalader que peu d’endroits, ceux que les Maccabées avaient choisis pour les y attaquer.

On a l’impression, quand on lit ce récit, que la guerre n’a duré que quelques semaines : des batailles ont eu lieu, les Juifs ont gagné, les Grecs sont rentrés chez eux. Il a fallu, en fait, 25 ans de combats, avec beaucoup de pertes dans les deux camps.

25 Questions about Hanukkah, Answered! | Mental Floss

‘Hanoucca

Après les trois premières années, les Juifs ont pu reconquérir Jérusalem. Ils ont trouvé le Temple en état d’impureté, car il avait été transformé en un sanctuaire païen, sur l’autel duquel étaient sacrifiés des porcs. Quand ils ont réoccupé les lieux, leur premier geste a été d’allumer une menora de remplacement (celle en or ayant été fondue par les Grecs), mais ils n’ont découvert qu’une seule fiole d’huile pure porteuse d’un cachet particulier. Ils ont utilisé cette fiole pour allumer la menora et celle-ci, par miracle, est restée allumée pendant huit jours, délai qui a été mis à contribution pour préparer et livrer de l’huile pure fraîchement pressée.

Les Maccabées ont alors purifié le Temple et l’ont réinauguré le 25 kislev. Cette date est devenue, dans le calendrier hébreu, celle où nous commençons de célébrer les huit jours de ‘Hanouka. (Le mot hébreu ‘hanouka signifie  » inauguration « .)

‘Hanouka – l’une des deux fêtes ajoutées par les rabbins au calendrier juif – célèbre deux sortes de miracles :

– La victoire militaire des Juifs sur les Grecs, largement supérieurs en nombre.

– La victoire spirituelle de valeurs juives sur celles des Grecs. C’est cette victoire spirituelle qui est symbolisée par les lumières de ‘Hanouka.

La réinauguration du Temple n’a cependant pas mis fin aux combats. Malheureusement, des Juifs hellénisés n’étaient pas heureux de la victoire remportée par les Maccabées à Jérusalem. Ils joignirent leurs forces à celles des Grecs et la guerre continua.

Ce n’est qu’en 142 avant l’ère commune, sous le règne du monarque séleucide Démétrios, que les Grecs finirent par mettre fin aux hostilités et signèrent un traité de paix avec Chim’on, le dernier survivant des cinq fils de Mattathias.

Cette année-là, Israël a été libéré du joug des païens ; le peuple a commencé d’écrire sur les contrats et les accords :  » Dans la première année de Chim’on, le grand prêtre, général et dirigeant des Juifs.  » (I Maccabées 13, 41 et 42)

C’est ainsi que la souveraineté juive sur Erets Yisrael a été officiellement restaurée.

Le règne des Hasmonéens

Comme noté plus haut, Mattathias était un kohen, et il n’est pas surprenant que son fils, Chim’on, soit devenu grand prêtre. Mais Chim’on s’est attribué aussi le titre de nassi, c’est-à-dire de  » prince/président/dirigeant « . Il ne prit pas celui de roi parce qu’il savait très bien qu’un roi juif ne pouvait être issu que de la lignée de David.

(La lignée de David, lignée des rois, vient de la tribu de Juda, tandis que celle des kohanim, les prêtres, vient de la tribu de Lévi, selon la bénédiction donnée par Jacob à ses douze fils, les douze tribus d’Israël.)

Ce fut un mauvais choix de la part de Chim’on parce que ses descendants n’ont pas respecté cette distinction. Ils ont institué une nouvelle dynastie régnante en Israël – la dynastie hasmonéenne – qui a duré 103 ans et qui a été marquée par une terrible décadence morale et religieuse. Ils n’auraient pas dû être rois du tout, et ils se sont laissés corrompre par leur propre pouvoir.

Le souverain suivant a été Jean (Yo’hanan) Hyrcan, et son nom laisse apparaître l’influence grandissante occupée par la culture grecque : Les Hasmonéens avaient commencé à s’helléniser. Terrible tragédie, alors que leurs ancêtres avaient sacrifié leurs vies pour rejeter le joug de l’hellénisme.

Parmi ses nombreuses erreurs, Jean Hyrcan a pris une décision très grave. Pour soutenir son effort en vue d’étendre les frontières d’Israël, il a converti de force les peuples nouvellement vaincus. Jamais le judaïsme n’avait fait, ni ne fera par la suite, une chose pareille. Les Juifs ont plutôt tendance à décourager ceux qui veulent se convertir, et non le contraire.

Un des peuples qui a été ainsi converti de force a été celui des Iduméens. Cette erreur coûtera très cher aux Juifs.

Il existe en Israël, près de Beith Chémech, un site archéologique fascinant ouvert aux touristes et appelé Beith Gouvrin Marecha (Marissa). Il consiste en quelque 2 000 grottes taillées surtout dans le calcaire. C’était une des grandes villes du Iduméens. Elle a été conquise par les Hasmonéens, qui ont donné à son peuple le choix entre la conversion et le départ.
Une des familles iduméennes ainsi convertie de force a occupé quelques années plus tard une place importante dans la vie publique, quand les Romains ont envahi le pays. Un de ses descendants – Hérode – fut couronné roi des Juifs et il a été un souverain schizophrène. Il a fait assassiner le grand prêtre, quarante-cinq membres de la Cour Suprême juive ainsi que la plus grande partie de sa propre famille, mais il a aussi entrepris un fantastique programme de constructions qui a inclus la ville de Césarée, la forteresse de Massada, et une réédification totale du Temple. Comme nous le verrons, Hérode (qui n’était juif que de nom) a eu des rapports très schizophréniques avec les Juifs.

Le déclin de l’indépendance juive

Le fils de Jean Hyrcan, Alexandre Jannée, est un cas classique de souverain hasmonéen totalement dévoyé. Il était complètement hellénisé et avait partie liée avec les Sadducéens, ces Juifs qui observaient seulement la Tora écrite et qui se fiaient à leurs propres interprétations, contre les Pharisiens, les Juifs du courant dominant.

Quand certains Pharisiens se sont opposés à lui, Alexandre Jannée en fait exécuter 800 après les avoir obligés à assister aux tortures de leurs familles. Pendant les exécutions, il organisa un festin à la mode grecque.

Comme dans une grande tragédie classique, on a assisté ici à la fin d’une famille éminente dont le destin avait commencé dans la gloire et qui s’est s’achevé dans le désastre, non sans mener le peuple juif à la ruine.

Les deux derniers rois hasmonéens ont été deux frères, Hyrcan et Aristobule, tous deux totalement hellénisés. Hyrcan était le plus faible des deux, mais il avait un conseiller avisé nommé Antipater, un descendant de convertis iduméens. Ce dernier avait un fils : Hérode.

Hyrcan et Aristobule se sont engagés dans une lutte fratricide avec pour enjeu le trône royal. Le combat était indécis. Et comment vont réagir ces deux hommes moralement corrompus et assoiffés de pouvoir ? Ils se sont accordés pour demander à Rome de trancher leur litige.

Mais inviter les Romains ne ressemblait en rien à la constitution d’une force multinationale pour le maintien de la paix ou pour une médiation. Le peuple auquel il avait ainsi été fait appel était incroyablement assoiffé de conquêtes et de gains territoriaux.

Nous sommes en 63 avant l’ère commune, et Pompée, le grand général romain, était occupé à nettoyer ce qui restait de l’Empire Grec. Il ne sera que trop heureux de répondre favorablement à cette demande et de faire manoeuvrer ses troupes en Israël.

Rabbin Ken Spiro

Traduction et adaptation de Jacques Kohn

La Révolte des Maccabées

(Source : Lamed)

Réinauguration du Temple de Jérusalem après la victoire des Maccabées :

Image associée

Le triumph de Juda Maccabée

Les aurores polaires : du lourd en merveilles ? T’es à la bonne adresse 2/2

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LES AURORES POLAIRES

L’absolu de la beauté. Du rêve. De la magnificence.

Du céleste. Du divin. De l’émotion à l’état pur.

2/2

Pour visionner le volet 1/2, c’est ici

Rappel sur ce qu’est le vent solaire :

La température de l’atmosphère solaire est de plusieurs millions de degrés Kelvin (Température °C = Température °K – 273,15). À ces températures, les collisions entre les particules sont si violentes que les atomes d’hydrogène se décomposent en électrons et en protons. Ce « matériel » ionisé est appelé plasma. Le vent solaire, c’est lorsque ce plasma s’éloigne du soleil dans toutes les directions. Il transporte le champ magnétique solaire dans l’espace interplanétaire. La vitesse et la densité de ce vent solaire varie beaucoup ; celles-ci sont plus grandes quand le vent provient des régions actives du soleil, comme les taches ou les protubérances solaires.

Ta bien compris, mon ami(e) ? Sinon, je donne des leçons particulières…

La densité moyenne du vent solaire, lors de son voyage du Soleil à la Terre, est de 8 particules par cm cube et sa vitesse moyenne, de 400 km/s; il prend donc un peu plus de 4 jours pour atteindre la Terre.

La Terre, elle, se protège de toutes les particules « spatiales » qui lui arrivent dessus par sa magnétosphère (un peu comme une immense bulle de champ magnétique qui dévie le vent solaire), voir épisode 1.

A quelle hauteur se produisent les aurores polaires ?

On a l’impression que c’est à la même hauteur que les nuages, mais les aurores se manifestent dans l’ionosphère, de 100 à 1.000 km. Bien qu’il se produise des aurores polaires dès 60 km et jusqu’à une limite supérieure extrême de 2.000 km d’altitude, c’est plutôt de 100 à 150 km environ au-dessus du sol qu’on les retrouve en plus grand nombre. Comme point de référence, la navette spatiale (ISS) voyage à un peu plus de 400 km d’altitude.

Les couleurs des aurores polaires

La lumière solaire (ou les électrons) qui arrive dans l’atmosphère terrestre entre en collision avec différentes molécules. Chacun des gaz atmosphériques va briller différemment selon son état, neutre ou chargé, et aussi selon l’énergie de la particule qui la frappe.

La couleur jaune-verte, la plus éclatante et la plus fréquente, est émise par les atomes d’oxygène qui sont à environ 100 km d’altitude. Ceux qui sont plus haut, au-delà de 300 km, émettent une lumière rouge foncé. Ces aurores toutes rouges sont rares. C’est d’ailleurs ce genre d’aurores qui a quelquefois causé la confusion : certains avaient pris une aurore polaire rouge pour la lueur d’un feu de grande envergure ; plus d’une fois on a fait appel aux pompiers pour éteindre… une aurore polaire !… Finalement, les molécules d’azote, qui sont neutres, à un bas niveau, produisent une lumière rouge pâle quand elles sont frappées par les électrons. L’azote de la haute atmosphère devient ionisé et émet du bleu et du violet. Ce sont justement les molécules d’azote qui produisent la bordure inférieure, dans les teintes de rouge-violet et les côtés vagués des aurores.

Certaines aurores sont rouges avec un soupçon de vert, de bleu, de jaune et de blanc. Mais de façon plus générale, les aurores apparaissent blanchâtres avec quelques reflets verts et rarement des reflets rougeâtres. Mais à cause de la faible luminosité des aurores et de la noirceur de la nuit, notre oeil perçoit mal les couleurs. Dans le sud du Canada et dans le nord des États-Unis, on observe surtout des aurores boréales de couleur verte.

Quand et où observe-t-on les aurores boréales ?

On peut les observer à plusieurs reprises au cours de l’année surtout dans le nord du Canada, en Alaska et dans la partie nord de la Scandinavie. Plus particulièrement à Fairbanks et Nome, 2 villes de l’Alaska, plus de 200 jours avec aurores peuvent être observés par année.

Nulle saison ne privilégie la fréquence des aurores boréales. On peut les voir à n’importe quelle époque. Elles sont toutefois plus fréquentes environ tous les 11 ans, ce qui correspond au maximum d’activité des taches solaires. Cependant, puisqu’elles ne sont visibles que la nuit, on a plus de chance de les voir durant l’hiver et plus fréquemment autour de minuit (en fait, entre 22 heures et 3 heures du matin). Si par hasard, une aurore est observée tôt en soirée, il est alors fort possible qu’une autre suivra quelques heures plus tard.

Elles peuvent enflammer le ciel pendant plusieurs minutes et même parfois pendant plusieurs heures. Le plus souvent, les aurores boréales surgissent dans la direction du nord, mais on observe parfois de pâles rubans lumineux qui traversent le ciel d’est en ouest.

Prévisions des aurores polaires

On ne peut prévoir l’époque ni même la forme que prendront les aurores polaires. Une gigantesque éruption solaire pourrait engendrer une aurore spectaculaire, alors qu’une éruption solaire similaire quelques mois plus tard pourrait ne rien provoquer du tout. Cependant, certaines années sont plus favorables aux aurores polaires que d’autres.

Comment les observer ?

En sortant le soir, de préférence à la campagne, là où le ciel est noir. Les lumières de la ville contribuent grandement à diminuer le contraste des aurores de faible intensité.

Les aurores et la météorologie

Il n’y a aucune relation entre la météorologie et les aurores polaires. On a vu un peu plus haut que les aurores polaires se produisent à environ 150 km d’altitude. Or, rendu à une altitude de 50 km, la pression atmosphérique n’est que d’un mb (1/1000ème de ce qu’on observe à la surface de la terre). L’air est donc si rare à ces hauteurs, que les phénomènes accompagnant les aurores polaires n’ont aucune influence sur le temps, puisque ce dernier n’est déterminé que par ce qui se passe jusqu’à 15 km d’altitude au maximum. Cependant, on croit que les particules ionisantes émises par le soleil pourraient avoir une influence sur la formation de zones de basse pression, par exemple, dans le nord de l’océan Pacifique.

et maintenant, que le plaisir des yeux…

Bon, ben, on en a fini avec les aurores polaires.

J’espère que tu t’es régalé.

A mercredi prochain où il sera question d’amas stellaires (= amas d’étoiles) !

Tchao !

Les aurores polaires : du lourd en merveilles ? T’es à la bonne adresse 2/2

(Source : Résistance Républicaine)

Un brin de culture

Les Arameens____________________________________________________

La langue araméenne

Nos Sages ont toujours attribué une grande importance à la langue araméenne, ainsi qu’en témoigne le Midrach (Berèchith rabba 74, 14) : « Ne tenez pas à la légère la langue « sursi » (syrienne, terme sous lequel est désigné l’araméen), car le Saint béni soit-Il l’a honorée dans la Tora par les mots Yegar sahadoutha (Berèchith 31, 47), ainsi que dans les Prophètes (Jérémie 10, 11) et dans les Hagiographes (Daniel 2, 4 et suivants ; Ezra 4, 7 et suivants).

Cette importance attribuée à l’araméen est également mentionnée dans la Guemara (Sanhédrin 38b) : « Rav a enseigné : Adam le premier homme parlait l’araméen. »

Historiquement parlant, l’araméen est devenu après la destruction du premier Temple la langue officielle des provinces situées entre l’Euphrate et la Méditerranée.

Il a même supplanté pour une grande part chez les Juifs l’usage de la langue hébraïque, au point que Néhémie se plaint que leurs enfants ne savaient plus la parler (13, 23).

C’est également en araméen qu’ont été rédigés les Talmuds, y compris celui de Jérusalem. L’araméen a acquis de ce fait une dimension particulière dans la pratique et la pensée juive.

Par la suite, il s’est effacé au profit d’autres dialectes, judéo-romans et judéo-germaniques en Europe, judéo-arabes et judéo-persans en Orient.

Seules aujourd’hui quelques communautés juives, originaires du Kurdistan pour la plupart, continuent à pratiquer des variantes juives de langues araméennes. Elles sont collectivement appelées Targoum, et ceux qui les pratiquent les « Juifs targoumis. »

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Haftarath parachath Vayètsè – « Nous rendrons les taureaux par nos lèvres »

Le chapitre 14 du livre d’Osée, qui forme selon beaucoup de rites la haftara de la parachath Wayètsè, contient un verset dont l’interprétation est difficile :

קחו עמכם דברים ושובו אל ה’ אמרו אליו כל תשא עון וקח טוב ונשלמה פרים שפתינו.

« Prenez avec vous des paroles, et revenez à Hachem ; dites-lui : Pardonne toute iniquité, et accepte ce qui est bon, et nous rendrons les taureaux par nos lèvres » (14, 3).

Ce verset, selon le Targoum Yonathan, exprime le souhait que les paroles de nos lèvres soient aussi agréables à Hachem que des taureaux offerts sur l’autel. Ce qui veut dire, comme l’explique le Midrach Pessiqta de-rav Kahana (24, 19) : « Qui va payer pour les taureaux que nous Te présentions jadis sur l’autel ? Ce sont nos lèvres, qui émettent aujourd’hui nos prières. »

Cette interprétation a été reprise et développée par le Tour Ora‘h ‘hayyim (98) : « Il faut émettre ses prières avec la même sincérité que celle d’un mendiant qui demande l’aumône. Il faut les prononcer lentement afin de ne pas donner l’impression de s’en débarrasser comme d’un fardeau dont on veut se défaire.On sera alors assuré que sa prière sera exaucée, car la prière remplace les sacrifices, ainsi qu’il est écrit : « Et nous rendrons les taureaux par nos lèvres. » Il est également écrit : « … et de Le servir de tout votre cœur et de toute votre âme » (Devarim 11, 13). Quel est ce « service par le cœur » ? C’est la prière, qu’il faut prononcer avec la même sincérité que les sacrifices que l’on présentait au Temple, et qui étaient rendus inopérants s’ils étaient associés à des pensées inappropriées. »

Jacques Kohn zal

La langue araméenne

https://img.aws.la-croix.com/2018/06/09/1100945628/Exode-peuple-passage-Rouge-Gravure-XIXe-siecle_0_729_510.jpg___________________________________________________

L’ingratitude d’Israël

La raison du choix de cette haftara pour la parachath Wayètsè apparaît dès le premier verset : «  Jacob s’enfuit dans la plaine d’Aram ; et Israël servit pour une femme ; et pour une femme, il garda [des troupeaux] » (12, 13).

Dans le contexte de ce verset, explique Radaq , le prophète Osée exprime l’amer mécontentement de Hachem envers Efrayim, personnification du Royaume d’Israël créé par Jéroboam après la mort de Salomon : Il ne se souvient pas du bien qu’Il a fait à leur ancêtre lorsqu’il a fui de chez son frère Esaü. Jacob a dû travailler comme berger pendant sept ans pour pouvoir épouser une femme, puis pendant sept autres avant de convoler avec une autre. Pendant toutes ces années, Hachem lui a prodigué Ses bienfaits afin qu’il puisse ensuite retourner en Canaan avec d’abondantes richesses.

Jadis, s’indigne le prophète (13, 1), « quand Efrayim parlait, c’était une terreur ;  il s’éleva en Israël : mais il se rendit coupable par Baal, et il mourut ».

« Il s’éleva en Israël » est une allusion aux bonnes intentions qui ont animé Jéroboam lorsqu’il s’est dressé contre le roi Salomon : « Voici à quelle occasion il leva sa main contre le roi : Salomon bâtissait Milo, et fermait la brèche de la ville de David, son père » (I Rois 11, 27).

Milo était un quartier de Jérusalem que le roi David avait destiné à servir de lieu de rassemblement aux pèlerins qui se rassemblaient lors des grandes fêtes. Mais son fils Salomon l’utilisa comme lieu de résidence pour la fille de Pharaon.

C’est à cette occasion, nous explique la Guemara Sanhédrin  101b), que Jéroboam a été animé de bonnes intentions :

« Rabbi Yo’hanan a enseigné : Quel est le mérite qui a valu à Jéroboam de devenir roi ? C’est parce qu’il a eu le courage de criti­quer l’action du roi Salomon. Et pourquoi alors a-t-il été puni ? C’est pour l’avoir fait publiquement.

Ainsi qu’il est écrit : ? Voici à quelle occasion il leva sa main contre le roi : Salomon bâtissait Milo, et fermait la brèche de la ville de David, son père.?

Il lui a tenu ce langage : le roi David ton père a pratiqué des ouvertures dans les remparts [de Jérusalem] pour permettre à Israël de monter [librement] en pèlerinage, et toi tu les as barrées afin de [pouvoir contrôler les entrées et] percevoir des taxes de péage au profit de la fille de Pharaon.

Cependant, a enseigné rav Na’hman : c’est son orgueil démesuré qui lui a valu de disparaître du monde, ainsi qu’il est écrit : Jéroboam s’est dit en son c?ur : Maintenant le royaume pourrait bien retourner à la maison de David. Si ce peuple monte pour faire des sacrifices dans la maison de Hachem à Jérusalem, le c?ur de ce peuple retournera à son maître, à Roboam roi de Juda, ils me tueront et retourneront à Roboam roi de Juda (ibid. 11, 26). »

Mais il a sombré depuis dans l’idolâtrie, continue le prophète. Aussi Samarie sera-t-elle détruite, et ses habitants seront exterminés (14, 1).

Jacques Kohn Zal.

L’ingratitude d’Israël

Genèse chapitre 29 - La Parole
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La double demeure d’Israël

Nous poursuivons la saga des patriarches avec le départ de Yaacov qui quitte Eretz Israël pour se marier en se rendant donc à ‘Haran. La Guémara de Kétoubot déduira de là que l’on ne peut quitter la terre d’Israël que pour se marier ou pour une raison matérielle urgente liée à la  » parnassa  » (la subsistance économique personnelle).
Et voilà qu’après avoir fondé sa famille et après avoir connu le bonheur de la naissance de Yossef, le premier fils de Rahel, Yaacov demande à revenir en Eretz Israël.

En effet, Yossef étant né, l’histoire peut continuer son cours. Yaacov arrive donc en Israël où il est accueilli par des anges. On notera qu’en quittant le pays, 22 ans auparavant, il avait eu ce songe, si fort au plan symbolique, où il voyait des anges monter et descendre d’une échelle : le Talmud dira qu’il s’agissait des anges d’Eretz Israël qui l’accompagnaient à sa sortie (en montant), puis ceux de  » houtz laaretz  » qui venaient à sa rencontre (en descendant).
Il en sera de même au retour, et la notion ici développée est donc celle d’ « anges  » qui ne quittent pas Eretz Israël et d’autres qui sont affectés en dehors d’Israël. Et l’on constate que les uns et les autres se sont associés pour ne pas que Yaacov risque un seul instant de manquer de Protection divine.
Même si nous ne voyons pas quant à nous des anges, cette idée me semble constituer aujourd’hui encore le thème central de notre génération : celle d’un peuple présent à la fois en dehors et en Eretz Israël qui a ici et là des anges autour de lui, lesquels se rejoignent ! Voilà pourquoi la lecture de la paracha Vayetsé s’achève par le mot  » ma’hanayim  » – la double demeure ou le double camp.

En fait, c’est bien ainsi que se construit l’histoire juive avant l’arrivée du Machia’h : un camp en Eretz Israël, un camp en dehors, mais tous les deux reliés l’un à l’autre, chacun jouant son rôle au bénéfice de tous.

Cette dialectique est le début de la construction du peuple d’Israël, un processus qui se poursuit jusqu’à nos jours et qui bientôt trouvera son heureuse issue avec la reconstruction du troisième Temple de Jérusalem et la venue du Machia’h.

Nous voyons donc à cette occasion que l’unité des Juifs autour d’Eretz Israël n’est pas une simple formalité mais une condition nécessaire pour que l’histoire puisse avancer : elle est le gage de la Protection divine ! Et voilà pourquoi penser que l’un a plus d’importance que l’autre, c’est déjà commettre une grande erreur…
Je crois que la grandeur de notre peuple, c’est justement d’avoir toujours considéré que chacune de ces deux parties de notre peuple est indispensable, chacune dans son rôle !

La double demeure d’Israël, par le Rav Haïm Yossef Sitruk Zal

Par le Grand rabbin ‘Haïm Yossef Sitruk Zal

06 Un ciel étoilé___________________________________________________

Quand Israël sait se dresser au-dessus des astres…

Depuis toujours, les hommes ont rêvé de pouvoir prédire l’avenir – ce qui constituait autrefois une « vertu »… Ainsi, les Anciens avaient-ils recours à toutes sortes de divinités et stratagèmes.

La Torah explique quant à elle que Lavan – le père de Rachel et Léa – interrogeait l’avenir à l’aide de ses térafim. D’après le Midrach (voir paracha Térouma), il s’agissait d’« idoles domestiques ». Or même Yossef en Égypte semblait faire de même avec un kos – une coupe avec laquelle il procédait à des divinations pour deviner l’avenir… Ni condamnable ni recommandable, cette conduite exige des explications.

Le Midrach rattache l’étymologie du mot térafim à l’expression rifyon yadayim (faiblesse de la main).

les térafim étaient de petites idoles semblables à des bébés modelées en argile. L’artisan commençait à les façonner avec la main droite et les terminait avec sa gauche : la main « faible » continuait le travail de la droite. Et donc le futur vu par les térafim était uniquement un futur prévisible, comme la main gauche qui ne fait que suivre la droite… Ainsi en est-il dans la vie : le « futur » dont se gavent les nations concerne un avenir prévisible prenant en compte la nature humaine, ses habitudes et toutes sortes d’autres facteurs.

On pourrait dire qu’aujourd’hui, les ordinateurs procèdent de la même façon, par exemple lorsqu’en France, le programme Bison futé nous renseigne sur ses « prévisions routières » à partir de la météo et des habitudes vacancières des Français. Désormais informatisé, ce futur-là s’agence comme les térafim de Lavan : de la pure technique sans sens !
Mais le futur dont parle la Torah est tout autre. Ainsi, les prophètes d’Israël sont-ils inspirés par D.ieu : l’Éternel leur communique une vision globale de l’avenir qui intègre une réalité future prenant en compte un facteur qu’aucun ordinateur ne peut intégrer : la téchouva (retour à D.ieu) ! Car tout homme peut changer : un Juif peut renoncer à tel week-end ou tel repas d’affaires… après avoir décidé de manger casher ou de respecter Chabbat.

En fait, les Juifs sont passés maîtres dans l’art de « brouiller les cartes » !

Même chose au niveau collectif avec Israël : tout est inattendu, au niveau de l’État comme du peuple, car Israël n’obéit à aucun oracle, prévision ou prédiction. C’est là la grandeur du ce peuple ! Alors qu’on avait annoncé tant de fois dans de « doctes » livres son extermination ou son assimilation, rien de tout cela ne s’est réalisé ! Tous ces spéculateurs de l’avenir avaient tout simplement oublié qu’Israël est un peuple pouvant à tout moment changer son destin par la téchouva. Ainsi à Roch Hachana et Kippour, D.ieu est-Il prêt à modifier son propre jugement, car même Lui peut être surpris par la décision de l’homme.
C’est là un destin extraordinaire, car cela signifie que rien n’est écrit d’avance et que tout ne dépend que de l’homme, de son libre arbitre et du choix qu’il va faire ou pas de servir D.ieu… et par, là-même de se situer au-dessus de tous les astres !

Par le Grand Rabbin Sitruk,en partenariat avec Hamodia.fr

Quand Israël sait se dresser au-dessus des astres…

(Source : Chiourim.com)