Archives de Catégorie: MUSIQUE

Décès de João Gilberto: mon tropicalisme des bords de Loire renaît – Berry-Bahia

Le musicien brésilien João Gilberto vient de mourir. L’âme de la musique brésilienne avait 88 ans.

Ils vont défiler aujourd’hui, tous les experts de la Bossa Nova et des rythmes caribéens. Ils s’écharperont sur l’origine de la Samba, l’influence du merengue, l’empreinte des sociétés carnavalesques de Salvador-de-Bahia, les variations infinies du jazz et s’accorderont au bout de la nuit sur le rôle des percussions africaines, cette ligne de basse qui sous-tend la soul brésilienne.

João Gilberto 1931-2019

Gilberto, né en 1931, était le métronome de cette musique sud-américaine aux confluences de tous les genres. Après lui, cette Bossa prendra des couleurs pop, empruntera la voie de l’électro et du reggae, elle sera même annonciatrice de la « world music » mais restera toujours ancrée profondément dans les cultures locales de ce pays, étendu comme un continent. Inlassable orpailleur de sons, guitariste inné, oreille balnéaire, chantre de la perfection, la légende Gilberto continuera longtemps d’irriguer les mélodistes. Une suavité pleine de larmes. Une tristesse ensoleillée. Une fêlure à jamais refermée comme un baume sur l’âme. Cette figure intransigeante laisse un testament rythmique à l’humanité enfiévrée : une mélancolie inconsolable aussi sensible et intense que ces premiers amours d’adolescence qui meurtrissent. Notre instabilité avait trouvé son maître à rêver. Comment oublier aujourd’hui cette musique enchanteresse, une voix à peine posée, aguicheuse par sa timidité et puis ce tempo entêtant. Personne ne peut résister à Gilberto.

Dès les premières notes de « A girl from Ipanema », notre corps ne nous appartient plus, nos jambes bougent frénétiquement sous la table. On est porté par ce souffle chaud qui n’appartient à aucune contrée musicale connue. Nous sommes dans la peau des premiers explorateurs, des découvreurs de sonorités en apesanteur. Astrud, par son timbre délicat nous fait voyager dans la nostalgie, cette déesse irréelle a droit de vie et de mort sur nous, nous sommes ses pantins soumis et ravis. Sur une plage du bout du monde, nous perdons pied. Le saxo de Stan Getz ponctue notre errance sentimentale. C’est beau et léger comme une brise de mer. Cette bossa pointilliste touche par sa fragilité, une émotivité qui explose dans les derniers couplets, un coup de fouet salvateur, une forme d’abandon nihiliste qui, au lieu de nous faire sombrer, nous maintient bizarrement en vie. Les exilés y retrouvent le sel de leurs terres abandonnées. Les amoureux cabossés, un espoir fugace et salutaire à relever la tête, les soirs de déprime totale.

Ne pas se fier à l’aspect sucré de sa vieille bossa nova, elle est amère en réalité

Gilberto superstar a imposé son magistère rythmique. Son identité du Nordeste porte en elle les tourments de l’Atlantique, une sauvagerie emprisonnée dans une partition divine. Son standard repris par Nat King Cole, Sinatra himself et la grande Ella le place très tôt en orbite musicale. On dit qu’une stèle a été érigée dans les coulisses du « Carnegie Hall » depuis son concert de 1964. Les murs s’en souviennent encore. Et puis toutes ses tournées picaresques à travers le monde ont construit le mythe et les rumeurs. Cette vieille Bossa sirupeuse et acide à la fois, s’infiltre dans vos failles, elle les abreuve jusqu’à plus soif. Elle est addictive. Ne vous fiez pas à son aspect sucré, elle est amère en réalité. Avec elle, l’existence est un précipice que l’homme misérable tente de survoler sur un mince fil. Pour apprécier la Bossa de João, il n’est pas nécessaire d’être accablé par un soleil de plomb. Les campagnes pluvieuses lui confèrent une pertinence mystique. La Bossa s’acclimate à toutes les provinces du cœur. Quel meilleur terrain d’expression, au début de l’hiver, que les bords de la Loire, les coteaux givrés de Sancerre, au loin la cité monastique de la Charité ou la gare fantomatique de Tracy pour écouter « Águas de Março », chanson écrite par Carlos Jobim. Dans une Austin Mini à bout de souffle, quand la vie semble s’enrayer, d’un autoradio fatigué, vous entendez Gilberto, voix et instrument, votre amertume se dissipe, vous souriez et pleurez, vous êtes simplement bien. Á des milliers de kilomètres, un type a saisi l’étrangeté et la friabilité de votre destin. Il pleut. Et pourtant il fait moins noir.

Décès de João Gilberto: mon tropicalisme des bords de Loire renaît

Thomas Morales

(Source : Causeur)

Giuseppe Verdi – Nabucco (le choeur des esclaves) dans un parc de Tel-Aviv (2018) – « va, pensiero »

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Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !

Salue les rives du Jourdain,
Les tours abattues de Sion …
Oh ma patrie si belle et perdue !
Ô souvenir si cher et funeste !

Harpe d’or des devins fatidiques,
Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?
Rallume les souvenirs dans le cœur,
Parle-nous du temps passé !

Semblable au destin de Solime
Joue le son d’une cruelle lamentation
Ou bien que le Seigneur t’inspire une harmonie
Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !

Judéens sur les rives de l’Euphrate emmenés en captivité à Babylone

Texte – Ketouvim (Hagiographes) : Psaume 137

137,1

Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes, et nous pleurâmes au souvenir de Sion.

137,2

Aux saules qui les bordent, nous suspendîmes nos harpes ;

137,3

car là nos maîtres nous demandaient des hymnes, nos oppresseurs des chants de joie. « Chantez-nous [disaient-ils], un des cantiques de Sion ! »

137,4

Comment chanterions-nous l’hymne de l’Eternel en terre étrangère ?

137,5

Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service !

137,6

Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies !

137,7

Souviens-toi, Seigneur, pour la perte des fils d’Edom, du jour [fatal] de Jérusalem, où ils disaient: « Démolissez-la, démolissez-la, jusqu’en ses fondements ! »

137,8

Fille de Babel, vouée à la ruine, heureux qui te rendra le mal que tu nous as fait !

137,9

Heureux qui saisira tes petits et les brisera contre le rocher !

(Source : Torah-Box)

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L’extension approximative de l’empire des rois néo-babyloniens

Contexte :

L’action se déroule à Jérusalem et à Babylone en 586 avant l’ère commune. Nabucco, roi de Babylone, a triomphé des Hébreux. Zaccaria, leur grand prêtre, menace de tuer Fenena, fille de Nabucco, s’il ne renonce pas à ses menaces impies ; Fenena aime par ailleurs Ismaël, neveu du roi de Jérusalem. Seule la foudre divine semble stopper Nabucco qui, en osant se proclamer l’égal de Dieux, tombe terrassé : l’esclave Abigaïlle, persuadée jusque là d’être la fille légitime du roi, profite immédiatement de la situation pour lui ravir sa couronne, s’emparer du pouvoir et l’emprisonner. Eprise elle aussi d’Ismaël, Abigaïlle condamne Fenena au supplice. Depuis sa cellule, Nabucco prie le Dieu des Juifs ; il sera finalement libéré par ses hommes et interviendra juste à temps pour empêcher l’irréparable, sauvant sa fille Fenena et libérant les Hébreux opprimés. Abigaïlle périt empoisonnée, non sans avoir imploré le pardon pour ses crimes et béni l’union d’Ismaël et Fenena.

Acte 1

A l’intérieur du temple de Salomon, à Babylone, le grand-prêtre Zaccaria retient en otage Fenena, fille du roi Nabucco, dont l’armée vient d’infliger une défaite aux Hébreux. Or, Fenena est éprise d’Ismaël, neveu du roi de Jérusalem, qui l’aime en retour. Abigaïlle, qu’on dit être la fille de Nabucco, aime également Ismaël : elle lui propose de sauver les Juifs en échange de son amour – ce qu’Ismaël refuse. Nabucco fait une entrée spectaculaire

Acte 2

Abigaïlle a découvert, horrifiée, qu’elle n’était pas la fille de Nabucco mais une simple esclave. Dans un accès de colère, elle se dit prête à se venger de ce faux père, ainsi que de Fenena, sa rivale auprès d’Ismaël. Elle devra conquérir le royaume.

Acte 3

Abigaïlle a pris le pouvoir et mis aux fers Nabucco, terrassé par la foudre divine au moment où il se proclamait l’égal de Dieu ; elle lui refuse toute clémence et lui révèle qu’elle n’ignore rien de sa naissance. Sur les rives de l’Euphrate, les Hébreux pleurent leur patrie perdue. Zaccaria survient et leur reproche leur faiblesse : Babylone sera détruite prophétise-t-il.

« Va pensiero… Oh, chi piange ? »

Acte 4

Emprisonné et impuissant, Nabucco assiste au triomphe d’Abigaïlle. De sa cellule, il aperçoit, horrifié, sa propre fille Fenena menée au supplice. Il s’agenouille alors et se tourne vers Hachem, le Dieu des Juifs, qu’il supplie et implore.

Ses gardes sont venus libérer Nabucco. Au moment où Fenena et les Hébreux s’apprêtent à être suppliciés, le roi de Babylone intervient subitement, ordonne leur libération, puis encourage le peuple juif à regagner sa contrée et à dresser un temple à la gloire d’Hachem. Tandis qu’Abigaïlle, qui s’est empoisonnée, meurt en confessant ses crimes, Ismaël et Fenena sont unis.

Voir la vidéo : Nabucco Live in Park 2018 – Verdi.Hebrew Slaves Chorus

La fête des temps messianiques (musiques) Pourim 2019 : De la soirée du mercredi 20 mars à la soirée du jeudi 21 mars

Fresque de la synagogue de Dura-Europos, milieu du IIIe siècle, Musée de Damas. On y voit les différents protagonistes en costumes : Assuérus, Esther, Mardochée et Haman. E. R. Goodenough, Jewish Symbols in the Greco-Roman Period, New York, Pantheon Books, 1953-1968 / Public Domain
A propos du verset suivant (Est 2, 14): « Elle arrivait le soir et repartait le matin venu, à la deuxième ‘maison des femmes’, remise aux mains de Chaachgaz, l’eunuque du roi, le gardien des concubines. Elle ne retournait pas encore chez le roi, à moi qu’il ne le souhaite, auquel cas elle serait appelée par son nom ».

Voici une explication originale sur ce verset. En guise d’introduction, l’absence du Nom de D. dans la Méguila dénote paradoxalement une présence absolument intense du divin, dans les moindres replis de l’Histoire.

Cette remarque va de pair avec cet enseignement de Rabbi Akiva qui affirme que si tous les Écrits sont saints, le Cantique des cantiques, quant à lui, relève de la catégorie de Saint des saints (alors même que ce texte magnifique ne contient pas, lui aussi, une seule mention du Nom divin).

A propos du Cantique des cantiques, il est dit qu’il contient toute l’histoire d’Israël … Quant à la Méguila … Pourim est la seule fête qui restera aux temps du Machiah … Soulevons un bien léger voile sur le verset précité …

Le terme de jeune fille – na’ara – désigne l’âme. Les jeunes filles qui sont présentées au roi représentent les âmes qui défilent devant le Roi suprême, le Saint béni soit-Il.

Quand le moment est venu pour l’âme de quitter ce monde et de s’unir à sa source qui est le Créateur, elle est alors présentée devant le roi.

Cependant, il n’est pas possible de se présenter devant le Roi des rois dans l’état dans lequel nous avons quitté ce monde … Car il faut que l’âme subisse un nettoyage, afin qu’elle paraisse belle, et parée de tous ses atours. Pour cela, elle doit effectuer différentes onctions avec des aromates. Le verset Est 2,12 nous informe : six mois dans de l’huile de myrrhe et six mois dans divers aromates.

Si une âme a accepté de prendre sur elle le joug de la Torah et des mitsvot, en s’efforçant de se comporter correctement envers D. et envers les hommes, ces bains parfumés constituent des délices pour l’âme qui est particulièrement sensible au parfum (le samedi soir, nous respirons des parfums pour redonner de la force à l’âme qui se voit privée de son supplément spirituel reçu lors du Chabbat).

A l’opposé, quelqu’un qui n’a pas fait téchouva peut subir un processus de purification de son âme, à deux niveaux : par le feu et par l’eau …

Quand une personne échauffe et excite son mauvais penchant, elle allume dans l’autre monde un feu dans lequel elle sera brûlée …

Par contre, si elle ne manifeste aucun engouement pour les mitsvot, si elle sert le Créateur sans aucune joie, alors elle risque de se trouver confrontée au monde de la glace … Les deux fois « six mois » sont une allusion à cela.

Béchemen hamor, dans l’huile de myrrhe a les mêmes lettres que l’expression : « boch – miménorah », la honte issue de la ménorah …

Cela signifie que l’homme a négligé la sagesse représentée par la ménorah, en préférant se vautrer dans des plaisirs éphémères et stériles. Au lieu d’allumer la ménorah sacrée en sanctifiant les 7 ouvertures de sa tête (deux yeux, deux oreilles, deux narines, la bouche) en s’en servant pour se rapprocher de D., il les a utilisés à mauvais escient. Il allume donc un autre feu, celui de la honte, dans l’autre monde …

Le monde de la glace qui vient sanctionner le manque d’empressement et de joie dans la réalisation des mitsvot est mis en relation avec l’expression babésamim, dans des aromates.

Ce mot est lu : béboch – mayim, soit l’épreuve de la honte (boch lié à bouchah, la honte) par l’eau, (mayim, allusion à la glace et à la neige).

Le seul moyen d’éviter cette honte, bouchah est d’inverser les lettres de ce mot pour former chouvah, reviens ! Autrement dit, maintenant, pendant qu’il est encore temps, fais en sorte de te repentir !

Voilà que le moment est venu pour l’âme de quitter ce monde rempli d’illusions : baerev hi baa : le soir elle vient. Il s’agit du crépuscule de la vie … Mais au matin, hi chava : elle revient.

L’âme suit le cycle des réincarnations. Elle quitte ce monde au soir de sa première vie, pour revenir au matin de sa seconde vie.

Une nouvelle chance lui est offerte de se repentir. La saisira-t-elle ? Et ce processus suit un cycle qui rappelle une roue. Dans le livre de la formation, attribué à notre patriarche Avraham avinou, il est dit que le Créateur du monde a utilisé les 22 lettres hébraïques pour créer le monde, en les fixant sur une roue qui tourne dans un sens et dans l’autre, de façon à produire toute une série de combinaisons, en tout 231.

Ainsi, chaque lettre est permutée avec sa voisine : de nouvelles combinaisons sont engendrées, avec de nouvelles situations, l’âme s’appelle tantôt un tel, tantôt un tel, dans une autre vie …

Le verset indique : hi chava el beit hanachim chéni : elle revient vers la deuxième maison des femmes. Hi chava – elle revient : il s’agit de l’âme qui se réincarne.

El beit hanachim chéni : il s’agit d’une deuxième maison, un second corps, dans lequel l’âme réincarnée perd le souvenir de sa vie passée. En effet, le terme de nachim, femmes, est relié à nachouy, oublié. Ce qui va permettre à l’âme de transmigrer dans un nouveau corps, c’est « el beit », c’est-à-dire l’aleph beit, l’alphabet, la roue de la vie.

Sur un autre plan, la deuxième maison des femmes représente la nouvelle demeure de l’âme après son départ de ce monde, après que l’âme soit revenue –chava – à sa source. Là-bas, dans son nouvel environnement, elle est libérée des soucis de ce monde, en oubliant son vécu – hanachim.

Elle est remise entre les mains de Chaachgaz. Son nom fait allusion aux délices qui attendent l’âme méritante après la disparition physique. Chaa : il s’agit des 370 lumières divines de proximité avec le Créateur.

Chgaz : a la même valeur numérique que 310, comme chay, le cadeau, allusion aux 310 mondes hérités par chaque Tsadik, comme le sous-entend le verset : « pour faire hériter à ceux qui m’aiment de Chay (310) et je remplirai leurs trésors ».

Pourquoi les Tsadikim ont-ils droit à Chachgaz, la proximité au divin ? Parce qu’ils ont su être des « sérissé hamélekh », des « eunuques du roi », c’est-à-dire des personnes qui ont su briser leurs envies, se restreindre pour l’amour du Créateur, comme on le voit avec les grands Tsadikim comme Baba Salé zatsal qui faisaient attention à ne pas profiter de ce monde.

Ils ont veillé à tout attacher au Créateur quand ils étaient dans ce monde. Ainsi, la matérialité fut reconnectée à sa source : tel est le sens de l’expression chomer hapilagchim, le gardien des concubines, qui désigne les Tsadikim.

En effet, ils sont appelés chomer, gardiens et ils veillent à ne pas créer une faille, une séparation (pilag lié à peleg diviser) dans la matérialité (gchim lié à gachmiout, la matérialité).

La suite du verset dit : lo tavo od el hamelkh. Elle ne viendra pas encore vers le roi. Cela signifie que l’âme est libérée du cycle des réincarnations : elle n’aura pas à revenir une nouvelle fois vers le roi, c’est-à-dire qu’elle ne connaîtra plus le processus de la mort physique qui la conduit au Roi : lo tavo, elle ne viendra pas a la même valeur numérique que met (440), mort.

Suite du verset :ki im hafets ba hamelekh, sauf si le roi le désire. Parfois, un Tsadik qui a complété son âme et qui n’a donc plus besoin de revenir dans ce monde, peut être désigné par le Roi, le Saint béni soit-Il pour retourner ici- bas, afin d’aider et d’illuminer Israël : c’est le cas de certains Tsadikim d’exception qui sont de véritables guides spirituels pour l’ensemble du peuple.

Si c’est le cas, l’âme est désignée, appelée par son nom : vénikréa béchem. Le nom porte toute la mission d’une personne. Ici, le Maître du monde donne un nom à l’âme d’un Tsadik, c’est-à-dire qu’Il lui confère une mission particulière, inscrite dans les lettres de son nom.

Le Tsadik est alors envoyé ici-bas avec un nom déterminé, sa mission, qui est celle d’apporter, de réconforter, de renforcer, et d’aider le peuple à se rapprocher du Créateur, de sorte que la honte de l’éloignement se mue en repentir, amen véamen.

Que le Créateur du monde nous aide au quotidien à davantage prendre conscience de Sa Présence.

Qu’Il nous fasse avancer sur Son chemin de paix, chemin d’amour et de foi, en nous accrochant, plus que jamais, à Ses deux cadeaux : la Torah et la Prière, amen.  Pourim saméa’h ! Réjouissons-nous autour de la Torah et des mitsvot, et rappelons-nous que chaque instant est précieux : remplissons-le de Torah et de mitsvot, construisons, tous ensemble, notre édifice d’éternité !

Commentaire sur un verset de la Méguilat Esther, dédié à la mémoire de nos chers parents, de mémoires bénies.

Samuel Darmon

Pourim: la fête des temps messianiques (musiques)

(Source : JForum)

Ca Swing dans les Rues de la Terre Sainte

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Vous ne verrez jamais rien de tel dans les rues du Moyen Orient…

Joie, danse et musique s’unissent dans les rues d’Israël

Ca Swing dans les Rues de la Terre Sainte

(Source : Israel Video Network)

Idan Raichel : Et si tu viens vers moi, cinq chansons de l’album

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L’album  Et si tu viens vers moi, Ve’em tavo’ee Elay, And if you will come to me d’Idan Raichel vient de sortir.

Idan Raichel est l’un des musiciens israéliens les plus connus sur la scène de la musique du Monde. En Israël, c’est le musicien du consensus. C’était flagrant lors du spectacle qu’il a donné au début du mois de février 2019 à Tel Aviv. Un public de tous âges et de tous horizons, enfants, adolescents, jeunes et vieux, laïques et religieux…

C’est le troisième album solo d‘Idan Raichel sans le Idan Raichel Project.

  1. Ve’em tavo’ee Elay, And if you will come to me, la chanson qui a donné son titre à l’album

2. Berecheet, Au commencement avec la vidéo où l’on voit l’artiste Ilana Yahav illustrer la chanson avec sa spécialité, l’animation avec du sable.

3. Mais Idan Raichel est dans le partage. Pour lui, la musique est rencontre. Dans cet album, deux duos, l’un avec Berry Sakharof, un rocker israélien, Lama ze magia lanou.

4. Et dans un tout autre style, un duo avec Zehava Ben, Ahava Ka’zo (A Love Like This), Un amour comme celui-ci

5. Dans l’album, il y a un titre avec tout le Project. C’est Ketero et c’est très dansant !

Idan Raichel : Et si tu viens vers moi, cinq chansons de l’album

(Source : Kef Israel)

Musique et poésie – Georges Brassens

Image associée
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Georges Brassens, 1939
Georges Brassens, 1939 © Getty / Apic
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De Lézardrieux à Paimpol sur les pas de Georges Brassens

ouest-france.fr

Auteur de chefs-d’œuvre de la chanson française, l’artiste passait l’été à Lézardrieux et Paimpol. Trente-six ans après sa mort, le 29 octobre 1981, le poète est toujours là…

Georges Brassens – Archives vidéo

Brassens et les femmes à l’ombre de son coeur »

Le curé qui ne veut pas qu’on chante

Tombe du poète Georges Brassens Ville de Séte. France
Image associée

VIDÉO – Georges Brassens : De l’art de la provocation

Une sélection des plus grandes chansons de Georges Brassens

Georges Brassens – Le parapluie – Paroles ( karaoké)

Georges Brassens ou l’amour de la musique et de la langue française l

Musique : « Hava Nagila » par Bob Dylan- Vidéo

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Inspirée d’Hava Nagila, « Talkin Hava negeilah Blues » est la chanson la plus courte du répertoire du Prix Nobel de littérature 2016, voici le texte :

« Here’s a foreign song I learned in Utah
Ha-va-ne-gei-lah
O-de-ley-e-e-oo »

Ce qui signifie grosso modo :
« Voici une chanson de l’étranger apprise en Utah
Réjouissons-nous,
O-de-ley-e-e-oo», qui est intraduisible.

Cette chanson est parue en 1991 dans « The Bootleg Series – volumes 1-3 », une collection d’enregistrements inédits de Dylan, hors albums officiels, qui suit encore son cours aujourd’hui (le volume 13 « Trouble no more » concernant la période 1979-1981 date de novembre 2017).

Il s’agit d’une version « déconstruite » d’Hava Nagila enregistrée à New York en septembre 1961 dont l’humour crève les oreilles.

La voici :

https://player.vimeo.com/video/188275830?app_id=122963

A l’époque, avant d’enchaîner les chefs-d’oeuvres, Dylan fait le pitre en concert, amuse la galerie dans des « Talking Blues » interminables consistant à raconter une histoire sur trois accords de guitare blues et faire rire le public. Au passage, tradition entretenue avec brio par le guitariste virtuose français Marcel Dadi…

Robert Shelton, un critique musical du New York Times de l’époque, ne tarira pas d’éloges sur les premières prestations clownesques de Dylan en concert à l’automne 1961 : « M.Dylan est à la fois comédien et tragédien, comme un acteur de vaudeville sur le circuit rural (« like a vaudeville actor on the rural circuit »), il offre une variété de monologues musicaux drôles. » écrira-t-il dans les colonnes du NYT le 29 septembre 1961 sous le titre : « Bob Dylan, un styliste particulier » (« Bob Dylan : a distinctive stylist »).

Alors que personne n’avait jamais entendu parler de ce jeune poète juif de génie, né à Duluth dans le Minnesota le 24 mai 1941.

Les paroles d’Hava Nagila furent composées en 1918 pour célébrer la victoire britannique en Palestine pendant la Première Guerre mondiale et aussi la Déclaration Balfour de 1917 ; la musique semble plus lointaine, mais le texte aussi…

Ces mots sont probablement inspirés du verset 24 du Psaume 118 : « Voici le jour que fit Yahvé, pour nous allégresse et joie ! » (Traduction Bible de Jérusalem).

Mais il y a beaucoup d’autres hymnes à la joie dans les Psaumes qui auraient pu inspirer le texte d’Hava Nagila. Bob Dylan n’a jamais chanté cette version en concert, sauf exceptionnellement aux USA lors du 25ème Chabad Telethon de 1989.

Bien sûr, il y a la version de Rika Zaraï, pétillante, quoiqu’un peu rapide.
Celle d’Iolanda Gigliotti, alias Dalida, chantée du fond de la gorge, celle d’Harry Bellafonte dont le sourire s’entend dans la voix, celle de Dany Brillant, plus Jazzy, mais surtout celle de l’immense Joséphine Baker, et de tant d’autres, souvent magnifiées en vidéos par de joyeuses rondes hébraïques.

Mais la version de Bob Dylan, « Talkin Hava negeilah Blues », enregistrée en septembre 1961 fera date. Toujours d’après Robert Shelton, ce genre de pitrerie lui vaudra de décrocher son contrat avec la Colombia ! On connaît la suite… Hava nagila, venis’mekha !

Olivier Segard Olivier est un cinéaste français ayant réalisé notamment 3 films pour KTO, il est désormais correspondant de presse pour le … [Plus]

« Hava Nagila » par Bob Dylan- Vidéo

(Source : JForum)