Archives de Catégorie: MUSIQUE

Musique – ‘Hag Pessa’h samea’h, Joyeuses Pâques à tous !

The Best of Pachelbel. 1 Hour of Top Classical Baroque Music. HQ ...____________________________________________________

Le meilleur de Johann Pachelbel

Johann Pachelbel est un compositeur et organiste allemand de la période baroque, né le 1ᵉʳ septembre 1653 à Nuremberg et mort dans la même ville le 3 mars 1706. Il est surtout connu du grand public pour son fameux Canon et gigue en ré majeur pour trois violons et basse continue, couramment appelé Canon de Pachelbel

The Best of Pachelbel. 1 Hour of Top Classical Baroque Music. HQ Recording Canon In D

(Source : Youtube)

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A. Vivaldi: Concerti con Molti Strumenti [Ensemble Matheus-J.-Ch ...____________________________________________________

Antonio Vivaldi : Concerti par  l’ensemble Matheus-J-Ch Spinosi

A. Vivaldi: Concerti con Molti Strumenti [Ensemble Matheus-J.-Ch.Spinosi]

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Niccolò Paganini | Article | The Strad_____________________________________________________

Niccolò Paganini : Complete Guitar Music

Paganini: Complete Guitar Music

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Peter Tchaikovsky Swan lake, nutcracker, 1812 overture ...and so ...

La Valse des fleurs – Piotr Tchaïkovski (extrait de Fantasia)  images version Disney

Tchaikovsky – Waltz of the Flowers (from Disney’s Fantasia)

Jean-Louis Aubert, Patrick Bruel, Bob Sinclar… La tournée musicale des concerts confinés

De nombreux artistes mettent en place des prestations virtuelles sur les réseaux sociaux pour rester connectés à leur public malgré le confinement mondial. Tour d’horizon des principales propositions.

Confinés ? Les artistes le sont aussi. Pour vous accompagner, chanteurs et chanteuses se sont lancés dans une série de concerts à la maison. En voici une sélection.

Des initiatives partout dans le monde

  • Keith Urban

Lundi 16 mars, le chanteur de country australien postait un mini-concert d’une demi-heure sur son compte Instagram, avec en bonus, une apparition de son épouse Nicole Kidman, qu’on voit exécuter quelques pas de danse au rythme des accords de « The Fighter ». Le chanteur a choisi de renouveler l’expérience en ce début de semaine ; entre temps, le bal était ouvert.

  • Neil Young

Le chanteur et musicien canadien a produit une jolie série de sessions acoustiques, appelées « Fireside sessions » (« Séances au coin du feu »). Ce guitariste de légende, précurseur des concerts à domicile, invite les auditeurs à son domicile du Colorado, dans lequel il est confiné après que sa tournée américaine prévue avec son groupe fétiche Crazy Horse a été annulée. Grand technophile soucieux de la précision et de la qualité du son, ces prestations sont à retrouver sur son site internet. La session inaugurale de ces interludes musicaux avait été initialement enregistrée la semaine dernière en soutien au candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders, qui venait de voir son meeting annulé.

  • Chris Martin

Chris Martin, chanteur et leader du groupe Coldplay depuis bientôt 25 ans, a lui aussi lundi dernier proposé depuis chez lui une vingtaine de minutes de musique diffusées en live depuis son compte Instagram. Une première : « je suis là pour vous, je n’ai jamais fait ça avant, alors je suis un peu nerveux, je m’excuse… » confie-t-il à ses fans, leur expliquant qu’il est privé de ses partenaires habituels, tous confinés dans des pays différents. Il propose à son ami John Legend de reprendre le flambeau le lendemain : « challenge accepted » pour le chanteur qui, accompagné de son épouse Chrissy Teigen et de leur fille Luna, offre à son tour un live de sa chanson « La belle et la bête ».

Pour continuer sur cette belle lancée, on peut aussi citer la performance de P!nk, qui partage son apprentissage de la chanson de Bob Dylan « Make You Feel My Love ».

La France n’est pas en reste

  • – M – et Pierre Richard, hommage à Andrée Chedid

Lundi 16 mars, Matthieu Chedid (-M-) et le comédien Pierre Richard ont diffusé un Facebook live entre poésie et chanson, mêlant guitare, piano, effets électro et percussion. Cette « récréation poétique » en duo célébrait le centenaire de la naissance de la poétesse Andrée Chedid, grand-mère de Matthieu. Le tandem aurait dû se produire à la Scala Paris : délocalisé dans une sorte de grenier intimiste, le programme de la performance a néanmoins été maintenu, – plus ou moins – comme les distances de sécurité.

  • Jean-Louis Aubert

C’est également Facebook que l’ancien leader du groupe Téléphone a choisi samedi dernier (21 mars) pour s’adresser aux internautes, d’une manière très informelle, comme à un cercle d’intimes. « J’imagine que pour tout le monde, c’est pareil. C’est le merdier… » Déjà habitué du Facebook live, le chanteur, qui s’est présenté comme « un cyber-troubadour, qui rentre chez les uns, chez les autres », a enchaîné une heure et demie de concert pour un show qui a cumulé un million de vues et près de 65 000 commentaires. L’artiste, qui a répondu à certain en direct, s’est dit très ému : « J’ai reçu beaucoup de messages et notamment d’infirmières et d’infirmiers, qui m’ont dit que je leur avais donné une bouffée d’air, que j’avais réussi à les détendre quelques minutes ».

  • Bob Sinclar

Le DJ français a lancé sur sa page Facebook un live d’une heure, tous les jours dès 14h. Un set inédit, pour danser depuis chez soi, qui rencontre d’ores et déjà un immense succès sur les réseaux. A noter : OneRepublic s’est aussi mobilisé pour offrir un concert gratuit et accessible à tous. Chaque jour, les membres du groupe proposent un live d’une vingtaine minutes ; Ryan Tedder demande même l’avis du public, qui peut choisir les morceaux.

  • Patrick Bruel

Patrick Bruel a relayé le hashtag #Ensembleàlamaison en invitant ses fans à assister virtuellement aux retransmissions de ses concerts sur sa page Facebook. Et le public est au rendez-vous – entre 10.000 et 500.000 vues pour chacune de ces sessions. Le morceau ‘Hommage à nos héros’ – qui date de 2015 mais résonne particulièrement avec l’actualité – est bien sûr très prisé, et le chanteur cultive cette illusion de « concerts privés » en cherchant à interagir et créer une véritable proximité avec les internautes.

  • Christine and the Queens

Après une vidéo sur Instagram d’une quinzaine de minutes dans laquelle elle se filme en studio en train de danser et chanter, a cappella ou accompagnée d’un pianiste, Christine and the Queens propose d’instaurer des rendez-vous quotidiens, autour de 18h, avec un programme fait de « concept douteux et invités mystères », pour garder contact avec ses fans et tromper l’ennui du confinement tous ensemble.

Adresses au personnel soignant

  • Jean-Jacques Goldman

En changeant les paroles de son tube ‘Il changeait la vie’, qui devient ‘Ils sauvent des vies’, celui qui reste la personnalité préférée des Français a décidément fait mouche. Dans cette nouvelle version, il s’adresse à la fois aux « docteurs, brancardiers, aides-soignants, infirmiers » et aux « agents de sécurité », « caissières, éboueurs, routiers, facteurs, paysans ». Et conclut par ce message : « les chercheurs vont trouver, mais ils ont besoin de nous tous, alors soyez prudents ». La vidéo a d’abord été envoyée aux artistes des Restos du Coeur, avant d’être massivement partagée sur les réseaux sociaux (« likée » par Benoît Hamon, retweetée par Emmanuel Macron, la Gendarmerie nationale, et de nombreuses personnalités du monde musical comme le violoncelliste Gautier Capuçon ou Christophe Willem ( « J’en ai des frissons » a même confié ce dernier). A croire que l’importante ‘fan-base’ de l’artiste n’attendait que ça, alors que Goldman n’a plus chanté en solo depuis bientôt vingt ans.

  • Calogero

Pour remercier et saluer le travail du personnel soignant, Calogero a dévoilé sur YouTube samedi dernier ‘On fait comme si’, chanson inédite co-écrite avec Bruno Guglielmi, disponible à partir de jeudi 26 mars sur les plateformes de streaming. L’intégralité des droits et recettes sera reversée au personnel soignant. Résultat : 350 000 vues sur YouTube en deux jours et un classement à la vingt-septième place des tendances France de la plateforme.

  • La Grande Sophie

Autre exemple d’artiste inspirée par le confinement : La Grande Sophie qui diffuse la semaine dernière ‘Ensemble’ sur IGTV (Instagram) avec en légende un long message à l’adresse du public, à qui elle explique qu’elle voulait initialement chanter ‘Du courage’, un titre de son album ‘Et si c’était moi’ (2003) mais que c’est finalement cette chanson qui lui est venue et qu’elle a décidé d’écrire dans la foulée. «Je suis convaincue que tous ensemble avec notre meilleure volonté en appliquant cette période de confinement autant qu’elle sera nécessaire, nous pouvons sauver des vies et aider le corps médical qui se démène. Ensemble pour enrayer le virus, ensemble en pensant aux autres, en les respectant aussi et surtout».

On soulignera aussi ‘Let your love be known’, ballade du chanteur de U2 Bono qu’il dédie aux soignants et aux Italiens confinés chez eux. La chanson a finalement été rebaptisée ‘Sing for Life’ et est en train de devenir une oeuvre ouverte et collaborative puisque le chanteur a invité Will I Am, Jennifer Hudson et l’artiste japonais Yoshiki à y participer. Le rappeur marseillais Soprano a lui aussi posté vendredi dernier une reprise de son tube ‘À nos héros du quotidien’ dans laquelle il rend hommage au personnel soignant, et la québécoise Cœur de Pirate a publié sur son compte twitter une vidéo où elle chantonne les consignes à suivre pour lutter contre le virus, en s’accompagnant au clavier. Enfin, le duo « La Chanson de bonne humeur » a lui aussi décidé de diffuser un peu de bonne humeur en cette période délicate, en publiant sur Facebook une vidéo inédite, l’un à la guitare, l’autre au clavier. On peut parier sans trop prendre de risques que la liste ira en s’allongeant au fil des jours à venir…

Copélia Mainardi

(Source : Marianne)

Théophile Gauthier, Beethoven…

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Tandis qu’à leurs oeuvres perverses,
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Théophile Gautier (1811-1872)

(Source : France Musique)

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5ème symphonie de Beethoven

POM POM POM POM ! POM POM POM ! La légende raconte que Beethoven aurait qualifié ce motif avec cette célèbre phrase : « Ainsi, le destin frappe à la porte », sans que personne ne le confirme. Depuis, chacun y va de son interprétation de ces premières notes symboliques. Un hymne à la liberté, un acte révolutionnaire ou romantique, personne ne peut dire ce que voulait Beethoven  dans ces quelques mesures qui deviendront les plus célèbres de l’histoire de la musique.  (Source : France Musique)

Pour finir, histoire de se détendre en musique, nous vous offrons la suivante, la SYMPHONIE PASTORALE

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Beethoven – 6th Symphony ‘Pastoral’ (Complete) ♫♥

Ecouter : Beethoven – 6th Symphony ‘Pastoral’ (Complete) ♫♥

Un peu de beauté dans ce monde devenu complètement fou : Alma Deutscher et « la valse au son des sirènes »

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La petite Alma est devenue une bien sympathique adolescente

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Un concert donné par la jeune prodige britannique au Carnegie Hall de New York en décembre 2019

Souvenez vous, cette petite musicienne à la fois pianiste, violoniste, qui compose et dont les oeuvres font, avec elle, le tour du monde, sous la direction des plus grands chefs d’orchestre.

La petite fille a grandi et l’adolescente qu’elle est aujourd’hui continue à nous charmer par sa musique.

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Voir la vidéo : Siren Sounds Waltz by Alma Deutscher, Carnegie Hall, Dec 2019

(Source : youtube)

Graeme Allwright, le « passeur » entre le français et l’anglais, ne chantera plus

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Ces temps nous déconcertent ! Alors que l’on se gausse sur les antennes, jusqu’au ministre de la Culture, pour savoir si le fils de Michel Leeb doit pousser sa chansonnette en anglais pour le concours de l’Eurovision, c’est à peine si ces mêmes antennes ont rendu hommage à , ou même annoncé sa disparition, le 16 février dernier, lui qui avait fait exactement l’inverse du jeune Tom Leeb en adaptant en français de nombreuses chansons d’artistes folk de langue anglaise.

Néo-Zélandais établi en France, il fera le « passeur » entre l’anglais et le français, traduisant dans la langue de Molière certains des plus grands folk singers qu’il fera connaître au public francophone, dans les années 70. Certaines des chansons de son répertoire sont devenues de véritables hymnes d’une génération telle que « Jolie Bouteille », « Petites boîtes » (de Malvina Reynolds), « Jusqu’à la ceinture » (Pete Seeger), « Johnny » (texte original) et surtout « Le Jour de clarté » (Peter, Paul & Mary), son plus grand succès. Qui n’aura fredonné, autour des feux de camp des années 68, le répertoire dans l’air du temps de Graeme (« …on avait de la flotte jusqu’au cou et le vieux con nous dit d’avancer ») qui rivalisait alors, chez cet humaniste hors normes, avec celui de Hugues Aufray, plus Far West. « Les hommes sont tous pareils. Ils ont tous le même soleil. Il faut, mes frères, préparer Le jour de clarté. »

Rebelle utopiste, mais à cent lieues des bobos de Saint-Germain-des-Prés, Graeme Allwright avait imaginé aussi de nouvelles paroles pour la « Marseillaise » : « Pour tous les enfants de la terre/Chantons amour et liberté./Contre toutes les haines et les guerres/L’étendard d’espoir est levé/L’étendard de justice et de paix./Rassemblons nos forces, notre courage/Pour vaincre la misère et la peur/Que règnent au fond de nos cœurs/L’amitié, la joie et le partage./La flamme qui nous éclaire/Traverse les frontières/Partons, partons, amis, solidaires/Marchons vers la lumière. » Pas eu le temps d’en faire de même pour « L’Internationale », mais il y avait songé, me confia-t-il, un soir de concert sur les rives du Rhin.

Mais Graeme Allwright restera, pour le grand public, avant tout, comme le traducteur et interprète de Leonard Cohen, dont il adapte de grandes chansons – « L’Étranger », « Suzanne » – de sa voix douce et moins rauque, alliant mysticisme et sensualité. Il rêvait d’un monde plus « vivable » et sa chanson de l’adieu, sur un poème de Luis Porquet, en indique les couleurs et les espoirs : « Adieu amis, courage. On peut vaincre l’orage. Et terrasser la peur. La forteresse tremble. Et les vents se rassemblent. Sur les derniers rameurs. Sous le poids des souffrances. Se lève l’espérance. Et l’arbre de douceur. »

José Meidinger

Graeme Allwright, le « passeur » entre le français et l’anglais, ne chantera plus

(Source : Boulevard Voltaire)

Graeme Allwright – Demain sera bien

Graeme Allwright – Il faut que je m’en aille (1967)

Des Américains dégénérés veulent interdire notre Jean-Philippe Rameau et ses sublimes Indes Galantes !!

Des Américains dégénérés veulent interdire notre Jean-Philippe Rameau et ses sublimes Indes Galantes____________________________________________________

Ça continue de plus belle. Les fossoyeurs qui ont décidé de condamner le passé et de réécrire l’histoire à l’aune de leurs prétendues valeurs /hystéries de 2020 sont encore à l’oeuvre outre-Atlantique et je suis tellement confiante en le genre dégénéré qui prospère que je l’attends de pied ferme chez nous.

Rameau ? Ecoutez cette musique extraordinaire, ce gigantesque et génial appel à la vie, à l’amour, à la beauté dans cet extrait de l’opéra-ballet baroque Indes Galantes. Sublime… Prenez trois minutes 42  de bonheur avant que je ne vous raconte le dernier coup des dégénérés.

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Les faits :

Aux Etats-Unis un zozo a découvert Les Indes Galantes, une des oeuvres les plus connues du musicien français du XVIII ème siècle

Les Indes galantes (« ballet héroïque ») est le premier en date des six opéra-ballets de Jean-Philippe Rameau. Il est composé d’un prologue et de quatre entrées, sur un livret de Louis Fuzelier1. Cette œuvre est généralement considérée comme la plus représentative et le chef-d’œuvre du genre de l’opéra-ballet. C’est aussi celle qui aujourd’hui est la plus représentée parmi les œuvres lyriques de Rameau.

[…]

Rameau, malgré la pauvreté et les invraisemblances du livret, le porte à son apogée grâce à une musique admirable qui lui assura de très nombreuses représentations au cours du xviiie siècle. Alors que Campra racontait des histoires galantes dans différents pays européens, Rameau exploite la même veine à succès mais recherche un peu plus d’exotisme dans des Indes très approximatives qui se trouvent en fait en Turquie, en Perse, au Pérou ou chez les Indiens d’Amérique du Nord. L’intrigue ténue de ces petits drames sert surtout à introduire un « grand spectacle » où les costumes somptueux, les décors, les machineries, et surtout la danse tiennent un rôle essentiel. Wikipedia

 

Lire sur wikipedia le résumé de l’oeuvre à la suite des extraits ci-dessus. Dans les Indes, le thème est exposé dans le Prologue : comme la jeunesse européenne a délaissé l’amour au profit de la guerre, les dieux décident d’envoyer les amours vers des contrées plus lointaines. S’en suivent quatre tableaux indépendants qui nous font voyager en Turquie, au Pérou, en Perse et en Amérique du Nord.  source

Bref, il est question de déesse de la guerre, de déesse de l’amour, de Cupidon, d’une chrétienne enlevée par des pirates et séquestrée par un Turc amoureux d’elle qui, ô grandeur du Turc la libère pour la rendre à son amant, il est question aussi d’une princesse Inca au Pérou, d’une fête persane, d’un chef Indien des Amériques amoureux d’une belle courtisée par des officiers européens… Et la belle préfère le chef indien…

Que du très politiquement correct a priori, on croirait le livret écrit à notre époque…

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Eh bien non… Les Indes Galantes, ce serait une horreur parce que c’est un ballet qui requiert déguisements, décors, acteurs en nombre… et que, à l’époque où il fut créé, cela n’était possible que grâce aux richesses produites conjointement par l’esclavage et le colonialisme.

Celle-là ils ne nous l’avaient jamais faite. Elle est ENORME.

Et l’article ci-dessous montre, par quelques exemples judicieusement choisis que, avec ce principe il faut supprimer toutes les productions de théâtre, de ballet, d’opéra… des siècles qui nous ont précédés. Mais il va falloir aussi supprimer nos contemporains si à la mode qui surfent sur les richesses de la mondialisation et de l’exploitation des pauvres Chinois et autres Hindous. On est partis pour accomplir le voeu de l’idole des tarés, Jean-Jacques Rousseau, qui eût bien voulu que l’on supprimât le théâtre et tout ce qui fait de l’homme un être pensant et non un animal…

 

Le politiquement correct a encore frappé, et plus fort que jamais. On ne sera pas surpris d’apprendre que la nouvelle nous vient des Etats-Unis : il faut interdire Rameau.

C’est en substance ce qu’affirme un certain Callum John Blackmore sur le site Parterre Box. Ayant assisté à New York à la projection d’une captation vidéo de la dernière production des Indes galantes à l’Opéra de Paris, ce thésard en musicologie à la Columbia University estime que la mise en scène de Clément Cogitore présente l’œuvre de la seule manière acceptable, et encore : il fallait aller plus loin dans la dénonciation et la repentance, semble-t-il. En effet, « tous les opéras de Rameau – qui comptaient parmi les divertissements les plus coûteux d’Europe – reposaient sur la richesse produite grâce aux forces jumelles de l’esclavage et du colonialisme […] Bien que Les Indes galantes soit le plus ouvertement colonial par son sujet, c’est toute l’œuvre de Rameau qui est saturée des vestiges de cette histoire horrible. Loin de transcender les atrocités de l’intrigue, la partition de Rameau est tout aussi complice de l’histoire du colonialisme français que le livret de Fuzelier […] Il vaut donc mieux laisser Les Indes galantes dans les poubelles de l’histoire que de jouer cet opéra sans reconnaître le mal qu’il a aidé à soutenir ».

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Nous voilà édifiés. Seul problème : ne peut-on en dire autant de tous les opéras composés avant l’abolition de l’esclavage ? Ou, par extension, de tous les opéras conçus au XIXe siècle pour un public bourgeois enrichi grâce à l’exploitation du travail des enfants ? Que les Etats-Unis se passent donc de Rameau, à l’heure où l’Europe entière découvre enfin le génie du Dijonnais, comme en témoignent les productions qui se multiplient ici et là. Entre le printemps et la fin de l’été, on verra Castor et Pollux à Munich et à Varsovie, Hippolyte et Aricie à Mannheim, Pygmalion à Trêves, Platée à Dresde et à… Indianola, Mississippi !

https://www.forumopera.com/breve/faut-il-interdire-rameau

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Et pourtant, Rameau se prête (hélas… ) particulièrement bien à des mises en scène « modernes », empreintes de multiculturalisme, comme ici. Mais ça ne suffit pas, apparemment. Déjà s’appeler Jean-Philippe Rameau, quelle insulte au monde noir, musulman, indien…

C’est tellement à la mode qu’il est très difficile de trouver sur Internet des videos de spectacles « classiques » comme au XVIIIème siècle…

Allez un dernier pour la route

Christine Tasin

Des Américains dégénérés veulent interdire notre Jean-Philippe Rameau et ses sublimes Indes Galantes

(Source : Résistance Républicaine)

Dans la Lumière des Prodiges : Merci France2 !

Dans la Lumière des Prodiges : Merci France2 !____________________________________________________

Vidéo pour plus de 2 h de pur bonheur : Prodiges Émission du jeudi 26 décembre 2019 ___________________________________________________

Regarder la télévision, pourquoi pas, à condition de n’en tirer que la substantifique moelle. Comme beaucoup d’entre vous, je sélectionne avec soin les programmes qui pourront agrémenter les rares soirées où je daigne mettre de côté le bon bouquin du moment, au profit d’un « Des Racines et des Ailes » ou d’un « Échappées belles ».

Jeudi dernier, mon choix s’est donc naturellement porté sur l’émission Prodiges de France 2, présentée par Marie-Sophie Lacarrau dont la sobriété et l’élégance avaient d’emblée tout pour séduire. Les (très) jeunes candidats musiciens, chanteurs et danseurs ont enchaîné des prestations plus merveilleuses les unes que les autres, dévoilant les dons extraordinaires d’enfants et d’adolescents surdoués dans leur domaine. Un par un ils ont chanté, dansé, interprété des œuvres souvent difficiles qui ont nécessité outre un travail acharné, d’énormes sacrifices personnels pour certains. Ces jeunes prodiges m’ont transportée et émue pendant plus de deux heures, et j’ai été épatée par leur aisance sur scène, qu’un trac inévitable ne parvenait pas à entraver.

Beauté, grâce, humilité… des notions devenues si rares dans notre pauvre France rongée par la médiocrité, que mon esprit naturellement chagrin n’a pas pu s’empêcher de me lancer à la mémoire, tel un rappel brutal à la réalité, des images beaucoup moins reluisantes, celles d’une autre «jeunesse», qui envahit l’espace médiatique de ses vomissures et autres logorrhées ; cette jeunesse au cerveau reptilien figé dans l’âge de pierre, qui ignore tout de l’esthétique et du bon goût – et bien sûr de la musique – et dont on veut à tout prix nous faire gober que c’est ça, la chanson française… My foot !

Inutile de vous dire que ma fin de soirée fut plus morose qu’elle n’avait commencé, en pensant à ce qu’on tente de nous faire bouffer en perfusion toute l’année ; d’où l’importance de résister au mauvais goût, à l’insulte, à l’inculture, à la négation de l’Art, aux tams-tams, à l’obscurité face aux Lumières de notre Civilisation prestigieuse. Et merci à Bach, Vivaldi, Haendel, Purcell… de nous avoir donné de jeunes prodiges dignes de vous interpréter. Viv’ment le Concert du Nouvel An, tiens !

Je dédie cet article à tous les dirigeants et intervenants de Riposte laïque, en particulier à Jacques Guillemain, Manuel Gomez, Patrick Jardin, Anne Schubert, Josiane Filio et tous ceux dont j’apprécie la plume acerbe et percutante. Excellente année patriotique à tous !

Alice Lam

Dans la Lumière des Prodiges : Merci France2 !

(Source : Riposte laïque)

Prodiges Émission du jeudi 26 décembre 2019