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Héritage juif inespéré : Une découverte archéologique en Alsace

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À l’automne 2012, l’extraordinaire découverte d’une genizah dans les combles de la synagogue de Dambach-la-Ville, dans le Bas-Rhin, a permis la mise au jour de milliers de documents et d’objets allant du XIVe au XIXe siècle.

Une genizah est un dépôt d’écrits portant le nom de Dieu et, par extension, d’objets de culte usagés. Comme ils ne doivent pas être jetés, ils sont placés dans une cache à l’intérieur de la synagogue dans l’attente d’un enterrement.

Ce type de dépôts était jugé de peu d’intérêt en France, contrairement à l’attention dont ils font l’objet dans d’autres pays de l’aire ashkénaze, conscients de la valeur des vestiges de communautés anéanties par la Shoah.

À l’automne 2012, l’extraordinaire découverte d’une genizah dans les combles de la synagogue de Dambach-la-Ville, dans le Bas-Rhin, a permis la mise au jour de milliers de documents et d’objets du XIVe au XIXe siècle, sauvés de la benne par des chercheurs et des bénévoles. Cette genizah recelait des vestiges d’une richesse exceptionnelle, tant par la variété que par l’ancienneté : parchemins du XVe siècle, imprimés du XVIe siècle, mappot (langes de circoncision brodés) du début du XVIIe siècle, mezouzot (versets protecteurs), tefillin (phylactères) des XVIIIe et XIXe siècle, et de très nombreux autres objets.

L’exposition « Héritage inespéré, une découverte archéologique en Alsace » porte un regard inédit sur le passé des communautés juives alsaciennes, qui étaient parmi les plus importantes en France avant l’Émancipation, et qui ont aujourd’hui disparu en raison de l’exode rural et de la Shoah.
Outre la genizah de Dambach, l’exposition présente quelques exemples provenant de genizot découvertes fortuitement à Mackenheim, à Bergheim et à Horbourg, elles aussi sauvées in extremis.

L’exposition retrace l’origine des objets et leur donne la parole ; elle fait découvrir, en dépit de la modestie des pièces présentées, la richesse de ce type de fonds pour la connaissance de la vie quotidienne des communautés rurales, sous ses dimensions les plus variées, et leur évolution, sur plusieurs siècles, des débuts de l’ère moderne à la première moitié du XXe siècle.

Commissariat
Claire Decomps, conservatrice en chef à l’Inventaire de Lorraine, et Elisabeth Shimells, conservatrice du Musée alsacien de Strasbourg

Scénographie
Atelier Caravane

Exposition au musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris

du jeudi 29 juin 2017 jusqu’au dimanche 28 janvier 2018 

(Source : MahJ)

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Découvertes de nouveaux vestiges datant de l’époque du Premier Temple

 

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Les fouilles effectuées régulièrement dans les sous-sols de Jérusalem permettent de découvrir des vestiges témoignant de la vie juive intense menée notamment à l’époque du Premier Temple et du lien indéfectible du peuple juif avec sa capitale et son pays.

Cette fois, les archéologues de l’Office national des antiquités ont trouvé tout récemment dans le parc national d’Ir David, la Cité de David, dans la Vieille Ville, une collection d’une dizaine de sceaux en argile datant du règne de la royauté de Judah avant la destruction du premier Beth Hamikdash.

Il s’agit de petites pièces qui servaient à sceller les lettres et à les maintenir fermées jusqu’à ce qu’elles soient remises à leurs destinataires. Les missives elles-mêmes n’ont pas été préservées lors de l’incendie qui a ravagé la ville lors de sa destruction.

Mais les sceaux ont été conservés grâce à leur matière beaucoup plus solide et ont permis d’attester l’existence de ces lettres.

Et grâce aux caractères qui y ont été inscrits, on peut même connaître les noms de certains auteurs de ces messages.

L’un des sceaux a attiré l’attention des experts : il indique le nom d’un certain Ah’iav Ben Menah’em. Ces noms sont connus : Menah’em était roi d’Israël et même si Ah’iav n’est pas cité dans le Tanakh, il rappelle celui d’un autre souverain, Ah’av.

Cette nouvelle collection mise au jour s’ajoute au trésor déjà retrouvé ces dernières années à Ir David et dans d’autres secteurs de l’antique Jérusalem. Ils donnent tous des indications sur le statut administratif et économique de Jérusalem dans la période du Premier Temple de Jérusalem.

Claire Dana-Picard

Découvertes de nouveaux vestiges datant de l’époque du Premier Temple

(Source : Chiourim.com)

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les hommes ont le devoir de contribuer activement – Le Juif Jésus et les Juifs de son époque – Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme chrétien

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

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Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Janvier 2015 – C’est une découverte d’importance capitale. Une équipe d’archéologues israéliens a annoncé avoir découvert à Jérusalem ce qui semblerait être les restes du palais où s’est déroulé le Procès de Jésus, rapporte le Washington Post.

Situé dans la partie ouest de la vieille ville de Jérusalem, le site, connu sous le nom de « Kishle », a été mis à jour dans un immeuble abandonné adjacent au musée de la Tour de David, et qui a servi de prison sous la domination ottomane puis britannique, où autrefois s’élevait le Palais d’Hérode le Grand.

D’après Shimon Gibson, professeur d’archéologie à l’Université de Charlotte en Caroline du Nord, la découverte des archéologues cadre parfaitement avec la description dans l’évangile de Jean. « Il n’y a, bien sûr, aucune inscription indiquant que le procès s’est bien passé ici, mais tout – les constatations archéologiques et les évangiles – tombe en place et fait sens », assure-t-il.

Pour l’archéologue du district de Jérusalem, Amit Re’em, de nombreuses découvertes restent à faire sur le site antique. Si le Vatican et la communauté des experts archéologues confirment la découverte, ce site revêtirait alors un caractère saint pour les Chrétiens du monde.

Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Arié Azoulay – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme  chrétien

6 avril 2015  – Jésus n’a pas été condamné à mort par le Sanhedrin, tribunal juif de Jérusalem, comme le racontent les évangiles. C’est ce que j’ai dit ce soir sur France 3 dans l’émission : L’ombre d’un doute, sur « les derniers jours de Jésus » France 3, de Franck Ferrand. Voici pourquoi.

Le jugement du Sanhédrin

sanhedrin

 

A l’époque de Jésus, le Sanhédrin, est une assemblée qui se réunit avec un délai d’au moins un jour, à l’intérieur de l’enceinte du Temple. C’est une institution à mi-chemin entre une assemblée législative et un tribunal suprême. Ce Sanhédrin central possède des relais locaux (beth din ou « maison du jugement »). La peine capitale requiert un nombre de 71 juges (70 plus le Grand-prêtre) et d’au moins trois témoins. Ce chiffre de 71 personnes, une assemblée plénière que soulignent les évangiles[1], s’appuie sur Nombres 11, 16 : « Assemble-moi soixante-dix hommes entre les anciens d’Israël, que tu connaisses pour être des anciens du peuple et ses magistrats; tu les amèneras devant la tente d’assignation, et là ils se rangeront près de toi. ». Ce chiffre  est confirmé par Josèphe (Guerre des juifs II, XX, 5).

Dans le cas de Jésus, il est impossible qu’un jugement ait eu lieu à « huis clos » ou avec quelques juges car la procédure est une procédure contradictoire avec des témoins à décharge convoqués par l’accusé (Jésus est seul dans les évangiles). D’autre part on juge « face au peuple » ; selon le droit pénal juif, il y a publicité du jugement. Enfin, si un tribunal est unanime sa condamnation n’est pas valide.

Toutes ces conditions rendent fortement improbable un jugement juif pour de simples raisons de délais de convocation (1 nuit) des témoins et de 71 juges et de formalisme juridique, incompatibles avec les circonstances de précipitation et d’opportunisme des derniers jours de Jésus que décrivent les évangiles. Mais surtout le jugement décrit par les évangiles se situe en dehors du droit pénal juif de l’époque. Que l’on suive l’horaire de Jean (jugement de Pilate vers midi) ou celui de Marc (Jésus en croix à 9 heures du matin) ne sont pas compatibles avec les délais. La version de l’évangile de Jean : Jésus est mené devant Anne, le beau-père de Caïphe et ancien grand prêtre puis devant Caïphe est hautement improbable. Le Grand Sanhédrin jugeait dans une salle prévue à cet effet dans l’enceinte du Temple et non dans le palais de Caïphe. D’autre part le jugement juif décrit par les évangiles n’est pas compatible avec le droit hébraïque de l’époque tel que nous pouvons le reconstituer.

Qui dirigeait le Sanhédrin à l’époque de la mort de Jésus?

Il faut d’abord comprendre que dans l’Antiquité un Temple n’est pas seulement un lieu religieux mais un lieu lié au pouvoir civique donc au droit de la cité, on y prend des décisions politiques, on y organise des rassemblements populaires, on y pratique des rites religieux comme celui des « eaux amères » en cas de soupçon d’adultère, etc…. Le Temple n’est pas donc pas seulement le lieu religieux des sacrifices (tamid) et du Saint des saints, mais aussi un tribunal avec le Sanhédrin, et une banque avec son trésor : En -535, le peuple offre ses biens afin de remplir le trésor sacré déjà sous Esdras (Esdras 2).  Ce Temple était l’une des merveilles de l’Antiquité que décrit Flavius Josèphe dans sa Guerre des juifs au chapitre V, 6 :

A la façade extérieure il ne manquait rien de ce qui pouvait frapper l’esprit ou les yeux. Partout revêtu de plaques d’or massif, le Temple brillait, aux premiers rayons du jour, d’un éclat si vif que les spectateurs devaient en détourner leurs regards comme des rayons du soleil. Pour les étrangers qui arrivaient à Jérusalem il ressemblait de loin à une montagne couverte de neige, car là où il n’était pas doré, il apparaissait de la plus pure blancheur.

Le Temple à l’époque de Jésus est tenu officiellement pas les sadducéens proches des romains et qui leur obéissent, mais en réalité ce sont les pharisiens qui décident au Sanhédrin tout simplement parce que ce sont les seuls compétents en terme de halakha c’est-à-dire de jurisprudence hébraïque. Josèphe le souligne :

La doctrine des Sadducéens fait mourir les âmes en même temps que les corps, et leur souci consiste à n’observer rien d’autre que les lois. Disputer contre les maîtres de la sagesse qu’ils suivent passe à leurs yeux pour une vertu. Leur doctrine n’est adoptée que par un petit nombre, mais qui sont les premiers en dignité. Ils n’ont pour ainsi dire aucune action ; car lorsqu’ils arrivent aux magistratures, contre leur gré et par nécessité, ils se conforment aux propositions des Pharisiens parce qu’autrement le peuple ne les supporterait pas. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4)

Ce sont aussi les pharisiens du fait de leur compétence halakhique qui réglaient le culte du Temple comme le rapporte Flavius Josèphe :

Les Pharisiens méprisent les commodités de la vie, sans rien accorder à la mollesse ; ce que leur raison a reconnu et transmis comme bon, ils s’imposent de s’y conformer et de lutter pour observer ce qu’elle a voulu leur dicter. Ils réservent les honneurs à ceux qui sont avancés en âge et n’osent pas contredire avec arrogance leurs avis. (…) C’est ce qui leur donne tant de crédit auprès du peuple que toutes les prières à Dieu et tous les sacrifices se règlent d’après leurs interprétations. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4).

Nous connaissons par la Mishna le fonctionnement du Sanhédrin et de la procédure de peine capitale à l’époque de Jésus.

Le droit pénal du Sanhédrin

Traité SanhedrinTalmud de Babylone, traité Sanhédrin 4 a

La Mishna, un mot qui veut dire « répéter » car les mishnayot du talmud ont été écrites à partir d’éléments mémorisés et répétés par les disciples des Sages du premier et début du second siècle et compilées par écrit en 212 par Yehuda Ha Nassi (Judas le Prince) décrit avec précision le fonctionnement du second Temple et le droit du Sanhédrin à l’époque de Jésus. Ce droit prévoit deux types de jugements : ceux pour affaires pécuniaires et ceux pour les peines capitales.

« Pour les causes pécuniaires, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict peut être rendu pendant la nuit ; dans les cas de peine de mort, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict doit être aussi rendu pendant le jour. Pour les causes pécuniaires, le verdict d’acquittement ou de condamnation peut être rendu le même jour ; dans les cas de peine de mort, le verdict d’acquittement peut être rendu le même jour, mais un verdict de condamnation ne peut pas l’être avant le jour suivant. C’est pourquoi des jugements ne peuvent avoir lieu la veille d’un sabbat ou la veille d’un jour de fête » (Traité Sanhédrin 4, a).

Le procès juif de nuit comme l’affirment les synoptiques est donc impossible en droit hébraïque mishnaïque pharisien. Le procès la veille d’une fête n’est pas compatible avec ce droit non plus. Nulle part dans la Bible  on ne trouve de jugement nocturne.

La nature du conflit

Car la nature du conflit entre Jésus, le baptiste du Jourdain, les pharisiens ou les esséniens d’un côté… et l’aristocratie du Temple de l’autre est un vieux conflit entre des partis qui refusent l’assimilation et les descendants de l’aristocratie hasmonéenne. dont les  sadducéens sont les « représentants légaux » en même temps que la vitrine officielle du judaïsme.

On ne comprend pas les évangiles sans comprendre cet arrière fond politico-religieux entre des mouvements assimilationistes à la culture gréco-romaine (sadducéens) et des mouvements nationalistes juifs ou séparatistes (baptistes, esséniens). Les peroushim (pharisiens) le, dont Jésus est un sympathisant au moins du point de vue de sa doctrine, se sont séparés de l’aristocratie sadducéenne Temple au milieu du second siècle avant notre ère. Les esséniens issus aussi de hassidim de cette époque ont eux condamné aussi le culte du Temple souillé selon eux par l’occupant. Ce n’est pas « parce que les juifs font du business dans le temple » que Jésus en chasse les marchands (qu’ils voyait chaque année au moins depuis son enfance !)… mais parce qu’il veut le purifier de la présence idolâtrique des pièces à l’effigie de l’Empereur dans la parvis de païens. Il est un pur nationaliste juif religieux assez violent.

Si l’on ne parle pas de Sépphoris, « le joyau de da Galilée » ville grecque sise à 5 km de Nazareth et capitale d’Hérode Antipas, à partir de 4 av. notre ère qui vraisemblablement y construit un théâtre. Sepphoris qui, lors de la Première Révolte Juive en 66 soutient Vespasien et dont les habitants en se rendant aux romains sauvent ainsi la ville de la destruction (Guerre des juifs III.2.4), faisant frapper des pièces de monnaie à l’effigie de Vespasien, l’honorant du titre de « faiseur de paix. »; Si le Baptiste et Jésus sont des ennemis mortels d’Antipas au point que l’assassinat préventif du Baptiste par Antipas préfigure celui de Jésus…. c’est tout simplement que Jésus comme le Baptiste sont fermement opposés à l’assimilation à la culture gréco-romaine.

Sur le modèle des « villes grecques » d’Alexandre, les Romains utilisaient  l’aristocratie juive, dont faisaient partie les prêtres afin de gérer l’administration des affaires courantes de la Judée. Ce « deal » permettait de contrôler les  rentrées fiscales de la province avec des troupes limitées. Cette caste  aristocratique ne subsistant que si elle défendait les intérêts de l’occupant. On imagine bien ce qu’en pensaient les juifs pieux de Galilée, les esséniens sécessionnistes par rapport au Temple retirés au désert, les baptiseurs qui pardonnaient les péchés retirés au désert (se substituant ainsi aux sacrifices du Temple !) loin de Jérusalem dans le vallée du Jourdain, sans parler des nationalistes galiléens de l’époque. Rien n’est absolument clair sur les sadducéens malgré les description de Josèphe ou les récits qui les opposent à Jésus dans les évangiles pour des raisons de doctrine.

Caïphe , que Pilate confirme immédiatement dans sa charge dès sa nomination en 26 et qui reste grand-prêtre jusqu’à l’ éviction de Pilate en 36, a bien sûr un « deal » avec Pilate. L’habitude des romains est de faire faire le sale boulot par des élites corrompues pour minimiser l’utilisation de force militaires. C’est le principe même des villes grecques. Il y a donc bien une convergence d’intérêt assimilationiste entre les deux hommes. Mais le pouvoir reste côté Pilate.

Que certains de ses proches aient trahi Jésus au mobile d’un conflit interne entre mouvements juifs reste donc possible, mais ces inimitiés juives ne valident pas la crédibilité d’un « procés juif » de Jésus tel que le racontent les évangiles synoptiques.

La décision de condamnation à mort en dehors du fait de son invraisemblance et de son illégalité juive et romaine n’a pas pu faire l’objet d’un jugement pénal juif (halakhique) dans le cadre du Sanhédrin du Temple comme le racontent les évangiles piloté par les pharisiens. Ce procès est tout simplement une impossibilité historique.

D’ailleurs Paul en 50-55 plus proche des événements si (les évangiles sont mis par écrit entre 65 et 95), ignore tout de ce procès juif et parle « des autorités de ce temps ». (1 Co 2, 8) Je ne suis pas le seul à défendre ce point de vue. Marie-Françoise Baslez dans Bible et histoire, Gallimard, Folio Histoire,  chapitre 5, pg. 211-213 « Le procès juif une impossibilité », spécialiste du monde gréco-romain défend la même thèse avec d’autres  arguments. Elle montre que le Sanhédrin avait besoin de l’autorisation du gouverneur (Pilate) pour se réunir (Cf. AJ XX, 9, 1), que la séance de nuit est irréaliste, que surtout le Sanhédrin n’avait pas ce pouvoir juridique de condamner : la seule condamnation d’Etienne qui fut lapidé (un supplice juif, ce que n’est pas la croix) par un Sanhédrin, il s’agit en fait plus d’un lynchage, en profitant de la vacance du gouverneur et jugée illégale et dénoncée au nouveau procurateur par les juifs. Le procès juif est donc irréaliste selon elle. Ce procès est pourtant devenu dans l’imaginaire d’un certain antisémite chrétien, le procès des juifs eux-mêmes. Ce qui est une projection anachronique de la séparation postérieure entre chrétiens et juifs au IIIe-IVe siècle sur le premier siècle, Jésus s’opposant « aux juifs »… dont il ne ferait plus partie.

L’assassinat de Jésus par le pouvoir romain

En réalité, le Sanhédrin n’avait pas à cette époque le pouvoir d’appliquer la peine capitale et probablement pas de la décider pour déférer au pouvoir romain. Les Grands prêtres, nommés par les romains à l’époque de Jésus, étaient juste une « courroie de transmission » qui permettait d’habiller le pouvoir romain d’un semblant de pureté rituelle juive. Cette coutume d’établir et déposer des grands prêtres à la main du pouvoir date d’Hérode le Grand. Ce sont bien les romains qui ont exécuté Jésus selon un supplice romain, celui de la croix, d’origine perse réservé aux esclaves fugitifs et aux révoltés.

On frappait de verges un homme libre, à coups de bâton les militaires, à coup de  fouet de lanières de cuir incrustées de bout d’os les esclaves. Il s’agissait d’une boucherie qui mettait à nu les os de la colonne vertébrale, avant le crucifixion mort ou vif.

Paul de Tarse vers 55 en cache moins la cruauté que les évangiles, il s’agit d’un « scandale ». Un supplice romain exemplaire et théâtral qui montrait au peuple ce qui arrivait quand on désobéissait à Rome (et pas aux lois juives !).

La peine capitale est de la compétence du préfet romain de Judée représentant de l’Imperium et dépendant du légat de Syrie où sont basées le gros des forces armées. Pilate dispose de troupes et fait régner l’ordre romain à Jérusalem. Ce qui ne veut pas dire qu’il a les pleins pouvoirs. Puisqu’il sera révoqué par Rome après dix ans de service pour avoir outrepassé ses droits. La Galilée est calme à l’époque de Jésus sous le règne du roitelet juif Hérode Antipas, dont le long règne –de  37 ans ! jusqu’en 39 montre la normalisation de la province. Un monarque obséquieux qui fait construire Tibériade du nom de l’Empereur. Par contre, la Judée, au sud, avec Jérusalem comme capitale, est directement sous administration romaine. C’est une poudrière au moment des fêtes où montent à Jérusalem des juifs de tout l’Empire qui font exploser la population de la ville. La tension est alors à son maximum. Le préfet romain Pilate monte donc de Césarée à Jérusalem pour les fêtes, pour y assurer l’ordre. Les romains, comme en Cyrénaique sous Auguste laissaient parfois les populations locales exercer leur propre jugement. Il est peu probable que cela fut le cas dans une Judée en état de soulèvement latent permanent et de plus lors des fêtes où la population passe de 100 000 à un million de personnes.

Pilate est comme la plupart des dirigeants romains une bête politique. Il ne comprend rien au sentiment religieux juif, et de ce fait les émeutes à Jérusalem sont fréquentes ; il fait porter à Jérusalem des drapeaux avec les images de l’empereur, et provoque une émeute. Il s’avise de consacrer à Tibère des boucliers d’or dans le palais d’Hérode avec le nom de l’empereur, nouvelle émeute. L’image d’une ‘divinité païenne’ , qui plus est dans le Temple, profane le premier commandement [2]. Il construit un aqueduc pour apaiser la révolte… mais avec les fonds du Temple, provoquant une violente émeute où plusieurs agitateurs sont tués…[3] Dans la dixième année de règne, en 36, il réprime dans le sang un rassemblement Samaritain. Rappelé à Rome il y est jugé pour cruauté et oppression, et en particulier pour avoir fait exécuter des hommes sans véritable procès, puis destitué.

Pilate est un homme rusé, prudent, manipulateur. Philon d’Alexandrie décrit : « ses corruptions, ses actes d’insolence, sa rapine, son habitude d’insulter son interlocuteur, sa cruauté, ses assassinats de personnes non-jugées et non condamnées, et son inhumanité continuelle, gratuite et outrageuse » (Philon, Legatio ad Galium 38). Se maintenir en cours face au pouvoir central c’est à dire garder son poste suppose d’être intransigeant avec la population. Il est donc hors de question de se « laver les mains » d’une affaire qui ne le concernerait pas. Quant à la discussion philsophico-théologique dans un prétoire (« Qu’est-ce que la vérité ? ») avec un séditieux juif venu de cette Galilée de paysans qu’on reconnait à leur accent et qui produit des révoltés à la chaîne, et qui plus est avec un homme qui n’est pas citoyen romain… il s’agit bien évidement d’une reconstitution. Le dialogue entre Jésus et Pilate lors du procès romain est hautement improbable non seulement pour des raisons d’étanchéité sociale mais aussi plus simplement pour un problème de langue : Jésus parle araméen et hébreu et Pilate le latin de la troupe ou le grec de l’administration romaine. Pilate exerçait le jus gladis c’est-à-dire le droit de mort sur quiconque enfreignait le droit sous son autorité sur son territoire. La mort de Jésus ne peut être attribuée qu’au seul pouvoir romain. C’est un banal assassinat préventif de real politik romaine sans contenu spirituel ni théologique aux yeux de ceux-ci. Même si on ne peut exclure une manipulation sadducéenne, il est probable que l’esclandre dans le Temple probablement au début de la prédication de Jésus vers 29 lors de la fête des tentes, selon le comput johannique, ait servi de détonateur. Un acte violent de purification religieuse de l’esplanade du Temple car la monnaie des changeurs porte des effigies romaines (Toujours le 1er commandement). La violence du personnage n’a pas probablement pas échappé à la troupe sise dans la forteresse Antonia, qui a probablement préféré un assassinat préventif dans le cadre d’une normalisation banale à l’époque de Jésus lors d’une fête de pèlerinage suivante.

Lire les évangiles comme des midrashim

Alors les évangiles sont-ils des faux ? Cette conception reviendrait à poser sur des textes du premier siècle notre conception de l’histoire. Les évangiles ne sont pas des reportages télévisés qui cherchent à dire ce qui s’est réellement passé. Les gens de l’époque n’ont pas ce souci scientifique. Les évangiles sont avant tout des textes théologiques, c’est-à-dire des textes qui ont une finalité idéologique. Quand César écrit sa Guerre des Gaules ce n’est évidemment pas dans le but de devenir la référence des professeurs de quatrième… mais de prendre le pouvoir au Sénat. Tout est en partie « vrai » sauf que l’histoire est singulièrement réécrite dans ce but en en effaçant les ombres. Les évangiles, les écrits juifs de l’époque, s’appuient sur des faits et des personnages réels mais ils essaient de comprendre le sens de ce qui leur est arrivé à partir de ce que les juifs de l’époque connaissent : la Torah et l’enseignement de leurs maîtres. Rien ne sert donc de chercher à la manière des fondamentalistes le squelette de l’âne sur lequel Jésus serait rentré dans Jérusalem… ou le lieu de naissance de Jésus à Bethléem… ou les oliviers du jardin de Gethsémani, ni même le sépulcre ou le Golgotah… pas seulement parce que Jérusalem a été rasé deux fois en 70 et en 135 mais parce que les évangiles appartiennent au genre midrashique (de darash chercher) qui cherche dans la Torah le sens de ce qui est arrivé avec convocation de l’âne de Zacharie, de Bethléem ville de Jessé père de David – la lignée d’où doit venir le messie, ou de « Jésus Barabbas »- un illustre bandit inconnu dont le nom ne signifie rien d’autre que « Jésus le fils du père » en Araméen,  selon un jeu de mots midrashique classique, etc… On est dans la poétique, la parabole et pas dans l’histoire, avec des scènes d’investiture sémitiques stéréotypées. Pourquoi certains juifs, les sadducéens proches des romains et de l’aristocratie hasmonéenne,  disparus au moment de la rédaction des évangiles (entre 65 et 90) sont-ils accusés par d’autres juifs qui les rédigent de la mort de Jésus ? Parce qu’il était impossible d’accuser le pouvoir romain quand on écrivait sous ses fenêtres à partir de 64. L’historien latin Tacite (55-120) raconte (Annales, XV, 38) le sort que Néron réservait aux messianisants juifs, des « chrétiens », c’est-à-dire des messanistes séditieux et peut-être pas des disciples de Jésus dans la langue de l’administration romaine, accusés d’avoir provoqué l’incendie de Rome en 64 :

«Néron se trouva des coupables et il infligea des châtiments raffinés à des gens que leurs scandales rendaient odieux et que la masse appelait Chrétiens. [Ce nom leur vient de Christ que le procureur Pontius Pilatus avait fait supplicier sous le règne de Tibère. Cette partie est peut-être un ajout postérieur d’une main chrétienne NDA] Contenue pour un temps, cette superstition pernicieuse perçait à nouveau, non seulement en Judée, où ce mal avait pris naissance, mais à Rome même où tout ce qu’il y a partout d’affreux et de honteux afflue et trouve des gens pour l’accueillir. Donc on prit d’abord à partie les gens qui se manifestaient ; ensuite, sur leurs indications, une foule immense fut trouvée coupable moins du crime d’incendie que de haine contre le genre humain. Et tandis qu’on les faisait périr, on se fit un jeu de les couvrir de peaux de bêtes et de les faire mordre à mort par des chiens ou bien de les mettre en croix et à la tombée du jour de les brûler en les faisant servir de torches. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle et il donnait des jeux de cirque, se mêlant au peuple en habit de cocher ou debout sur son char. Dès lors, bien que ces gens fussent coupables et dignes des dernières rigueurs, on les prenait en pitié car on se disait que ce n’était pas en raison de l’intérêt public, mais pour la cruauté d’un homme qu’ils étaient massacrés. »

Le mot « chrétien » pour Rome désigne donc les juifs candidats à la révolte à partir de 65 comme les  disciples de Simon Ben Kosiba qui conduiront au massacre de Bétar en 136 lors de la seconde guerre judéo-romaine proprement messianique celle-là. D’autre part, parce que la littérature juive de l’époque est une littérature de camouflage. La Haggadah de Pessah juive comporte des allusions aux romains en hébreu avec des jeux de mots incompréhensibles pour une oreille non avertie. Si les Sages sont dans une grotte à étudier en son début et que leurs disciples viennent leur annoncer l’heure du Shema c’est précisément parce que cette activité est interdite. Le procès juif est donc probablement un procédé littéraire banal en une époque où se proclamer juif et de plus le partisan d’un « messie » c’est-à-dire un libérateur politique séditieux (il ne pouvait en être autrement pour ces bêtes politiques qu’étaient les romains) présentait un risque mortel. Il était impossible d’accuser le pouvoir romain de ce meurtre dans les années 60-90, alors que les évangiles sont rédigés et proclamés publiquement, sous les fenêtres du pouvoir romain omnipotent en Judée comme en diaspora, alors que la révolte juive gronde. On ne peut pas lire les évangiles ni les écrits de l’époque sans ce contexte d’oppression et de camouflage dont les auditeurs de l’époque n’étaient bien sûr pas dupes. La figure noire de Pilate chez les historiens juifs qui l’on connu comme Philon ou Flavius Josèphe, prototype du mauvais gouverneur corrompu mêlant torture et exécutions sommaires sera adoucie par les évangiles pour ensuite en faire le prototype du converti chrétien par Justin (Apologie pour les chrétiens, I,, 35, 9), Tertullien (Apologétique I, 21, 24); ou Eusèbe de Césarée (HE II, 2, 1-3). Il s’agit donc bien d’un glissement de la réalité à la fiction justifié par un contexte et un auditoire en monde romain. Il n’y a donc pas de lecture fondamentaliste possible. Ces textes sont des récits de foi. Et de celle-ci, l’histoire n’a que peu à dire. [1] Mc 14, 5.3, 55 ; 15, 1 ; Mt 26, 59. [2] Antiquités Juives  18.3.1 ; Guerre des Juifs 2.9.2-3 [3]  Guerre des Juifs 2.9.4.

Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme …

(Source : https://didierlong.com)

Israël : découverte archéologique importante près de Cana

https://i0.wp.com/jforum.fr/wp-content/uploads/2017/08/israel-archaeology-1.jpgMenahem Kahana via Getty Images _____________________________________________________

Israël : découverte d’un rare atelier de vaisselle en pierre près du site présumé de Cana

Comme attesté dans le récit du premier miracle de Jésus.

Source : Huffington Post Edition Canada

Des archéologues israéliens ont mis au jour un rare atelier datant d’environ         2 000 ans et servant à la production de récipients en pierre, matériau employé par les juifs comme attesté dans le récit du premier miracle de Jésus, accompli à quelques kilomètres du site.

Menahem Kahana via Getty Images

Le site a été découvert fortuitement lors de travaux de terrassement il y a deux mois à Reineh, village arabe au nord de Nazareth (au nord d’Israël), a rapporté jeudi le directeur des fouilles, le Dr Yonatan Adler.

Des engins de chantiers travaillant à la construction d’une route ont éventré la paroi arrière d’une cavité. Celle-ci, dont l’accès antique se situait en surplomb, s’est révélée être à la fois une carrière et un atelier dans lequel étaient en particulier fabriqués des tasses et des bols.

Lors de leurs fouilles, les archéologues ont retrouvé seulement quelques vestiges de tasses à proprement parler. En revanche, ils ont découvert des milliers de cylindres de craie, témoignages de la technique de production employée.

Les artisans extrayaient du site des blocs de pierre auxquels ils donnaient sommairement la forme de tasses. Ils disposaient les blocs sur un tour et à l’aide d’un objet tranchant enfoncé verticalement dans la craie dégageaient la partie intérieure (les cylindres abandonnés sur le site). Puis ils peaufinaient l’extérieur.

Cette vaisselle de pierre est caractéristique d’une période s’étendant de la seconde moitié du 1er siècle avant Jésus-Christ jusqu’au milieu du 2ème siècle après Jésus-Christ.

Les juifs utilisaient de la vaisselle en pierre parce que, « selon l’ancienne loi juive et contrairement à la poterie, la pierre était considérée comme un matériau ne pouvant jamais devenir impur », explique M. Adler.

Israël : découverte archéologique importante près de Cana

(Source : JForum)

Les Cananéens n’auraient pas été anéantis, ils se seraient installés au Liban

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La dépouille d’un individu analysée durant l’étude sur les Cananéens, datant d’environ 1600 ans avant l’ère commune (Crédit : Dr. Claude Doumet-Serhal/Wellcome Trust Sanger Institute) ____________________________________________________

Une nouvelle étude suggère que le récit biblique de l’anéantissement de l’ancien peuple cananéen est un peu prématuré. Elle affirme que leurs descendants vivent encore tout près, de l’autre côté de la frontière libanaise.

Une nouvellerecherche génétique effectuée par le Wellcome Trust Sanger Institute a découvert que loin d’avoir été détruits, les Cananéens sont devenus aujourd’hui les habitants du Liban moderne.

Des scientifiques de ce centre de recherche génétique basé au Royaume-Uni ont séquencé les gènes de cinq Cananéens, vieux de 4 000 ans, et les ont comparés à d’autres populations anciennes et contemporaines, avec notamment un échantillon de 99 Libanais.

Les résultats, publiés le 27 juillet dans la publication American Journal of Human Genetics, montrent que 93 % des aïeux des ancêtres des Libanais modernes descendent des Cananéens.

Et s’ils avaient été détruits par les Israélites – qui avaient reçu l’ordre divin de les faire disparaître de la surface de la terre – il aurait pu s’agir d’une forme de parricide. Selon l’étude, les Cananéens ont été les ancêtres communs de plusieurs populations anciennes qui ont habité le Levant durant l’âge de bronze comme les Ammonites, les Moabites et… les Israélites.

« Chacun d’entre eux a créé sa propre identité culturelle mais tous ont en commun une racine génétique et ethnique avec les Cananéens », selon les auteurs de cette nouvelle étude.

« Pour la première fois, nous avons une preuve génétique de continuité substantielle dans la région depuis la population cananéenne de l’âge de Bronze jusqu’à aujourd’hui. Ces résultats s’accordent avec la continuité constatée par les archéologues », a indiqué le docteur Claude Doumet-Serhal, co-auteur et directeur du site de fouilles de Sidon au Liban.

https://i2.wp.com/cdn.timesofisrael.com/uploads/2015/12/DSC_0937a1-195x293.jpgUne inscription cananéenne datant du 12ème siècle avec un premier alphabet retrouvé à Lakish en 2014. (Crédit : Autorisation de Yossi Garfinkel, université hébraïque)

Les Cananéens, comme les Israélites, des peuples qui parlaient des langues sémitiques, étaient au centre de la civilisation de l’Age de bronze et ils « habitaient une zone ayant pour frontière l’Anatolie au nord, la Mésopotamie à l’est et l’Egypte au sud, avec un accès vers Chypre et vers la mer Egée à travers la Méditerranée », selon l’étude.

Un mystère entoure la destinée des Cananéens qui ont été ultérieurement connus sous le nom de Phéniciens – tels qu’ils apparaissent dans d’insuffisant rapports historiques. Même s’ils ont introduit plusieurs innovations au sein de la société, notamment le premier alphabet, il y a peu de mentions de ce peuple dans les textes égyptiens et grecs anciens, mais ils sont cités dans la bible hébraïque – où leur annihilation est clairement détaillée.

Comme l’a rapporté Science, la légende grecque affirme que les Cananéens venaient initialement de l’Orient.

Selon l’étude, les ancêtres liés aux Cananéens « ont dérivé de mélanges entre les populations néolithiques et les migrants orientaux génétiquement liés aux Iraniens du Chalcolithique ». Les scientifiques ont estimé, en utilisant « la désintégration du déséquilibre de liaison », que le mélange génétique avait eu lieu il y a entre 6 600 et 3 550 années, « coïncidant avec les mouvements de population de masse qui avaient été enregistrés en Mésopotamie ».

De plus, les ancêtres eurasiens des échantillons génétiques des Libanais modernes n’ont pas été trouvés chez les Cananéens de l’âge de Bronze ou chez les Levantins, encore auparavant. « Nous estimons que ces ancêtres eurasiens sont arrivés au Levant il y a 3 750 à 2 170 ans, durant une période de conquêtes successives », ont écrit les scientifiques.

Y a-t-il eu un génocide cananéen ?

Dans le Deutéronome, verset 20:16, les Israélites anciens reçoivent le commandement de Dieu d’anéantir complètement les peuples cananéens après la mort du chef Josué.

« Car tu dévoueras ces peuples par interdit, les Héthiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens, et les Jébusiens, comme l’Eternel, ton Dieu, te l’a ordonné… Mais dans les villes de ces peuples dont l’Eternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire ».

https://i2.wp.com/cdn.timesofisrael.com/uploads/2017/07/IMG_3497.jpgUne série de cercueils anthropoïdes, dans le style des Egyptiens, qui ont servi aux Egyptiens comme aux Cananéens (Crédit : Luke Tress/Times of Israël)

Toutefois, selon le rapport, des preuves archéologiques ne viennent pas soutenir la destruction large des villes cananéennes entre les Ages de bronze et du fer. Par exemple, les villes côtières comme Sidon et Tyre « montrent la continuité de l’occupation jusqu’à aujourd’hui ».

L’analyse de l’ADN de cinq squelettes cananéens découverts à Sidon et qui ont vécu il y a 4 000 ans et la comparaison de cet ADN avec les Libanais de l’époque contemporaine dépeignent une image bien différente de cet anéantissement inscrit dans la Bible.

« Cela a été une surprise agréable d’être en mesure d’extraire et d’analyser l’ADN de vestiges humains datant d’il y a 4 000 ans découverts dans un environnement chaud, qui n’est pas connu pour bien préserver l’ADN », a expliqué le docteur Marc Haber du Wellcome Trust Sanger Institute. Haber a déclaré que l’équipe avait pu relever le défi du climat en prenant des échantillons sur le rocher – un os du crâne – qui a pour caractéristique d’être très dur, avec une grande densité d’ADN ancien.

« Les études génétiques qui utilisent l’ADN ancien peuvent élargir notre compréhension de l’histoire et répondre aux questions sur les origines probables et les descendants des populations énigmatiques comme l’étaient les Cananéens, qui ont laissé eux-mêmes peu d’écrits », a commenté le docteur Chris Tyler-Smith du Wellcome Trust Sanger Institute.

« Le chevauchement entre l’Age de bronze et les Levantins du temps présent suggère un certain niveau de continuité génétique dans la région », selon l’étude.

The Times of Israel

Les Cananéens n’auraient pas été anéantis, ils se seraient installés au Liban

(Source : Juif.org)

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Découverte de preuves de l’incendie du premier Temple de Jérusalem

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L’Autorité des antiquités d’Israël a présenté mercredi de nouvelles preuves de la destruction de Jérusalem par les Babyloniens en 587 av. JC, déterrées lors de fouilles menées dans la Cité de David, qui est, selon les références bibliques, l’emplacement d’origine de la vieille ville de Jérusalem à l’époque du roi David.

« Au cours des fouilles, concentrées dans la partie orientale de la Cité de David, des artefacts datant de plus de 2.600 ans ont été déterrés après que les couches pierres qui les recouvraient ont été délicatement retirées », a indiqué mercredi l’IAA dans un communiqué..

« De nombreuses découvertes ont été mises en évidence : du bois carbonisé, des graines de raisin, des poteries, des écailles de poisson, des artefacts uniques et rares », a précisé l’Autorité.

« Ces découvertes montrent la richesse et la personnalité de Jérusalem, capitale du royaume de Judée, et sont une preuve irréfutable de la chute de la ville aux mains des Babyloniens ».

Parmi les découvertes, on retrouve des dizaines de jarres de stockage, utilisées autrefois pour contenir à la fois des grains et des liquides, avec des poignées ornées de sculptures représentant une rosette.

(COURTESY OF ELIYAHU YANAI / CITY OF DAVID ARCHIVE) Des jarres brisées attestant de la destruction (COURTESY OF ELIYAHU YANAI/CITY OF DAVID ARCHIVE)

Selon les responsables des fouilles, Ortal Chalaf et le Dr Joe Uziel, les sceaux sont caractéristiques de la fin de la période du Premier Temple et ont été utilisés par le système administratif qui s’est développé vers la fin de la dynastie judéenne.

« Le classement des objets a facilité le contrôle, la supervision, la collecte, la commercialisation et le stockage le rendement des cultures », ont expliqué les chercheurs dans le communiqué. « La rosette, en substance, a remplacé le sceau ‘Pour le roi’ utilisé dans le système administratif précédent ».

« La richesse de la capitale du Royaume de Judée se manifeste également dans les objets ornementaux qui surgissent in situ. Il y a eu une découverte rare : celle de la petite statue en ivoire d’une femme. La figurine est nue, et sa coupe de cheveux est de style égyptien. La qualité de la sculpture est très bonne et témoigne du haut niveau artistique de l’artefact et de la compétence des artistes à cette époque », ont-ils affirmé.

(CLARA AMIT, COURTESY OF ISRAEL ANTIQUITIES AUTHORITY) Une statue d’ivoire à l’image d’une femme – (CLARA AMIT, COURTESY OF ISRAEL ANTIQUITIES AUTHORITY)

Chalaf et Uziel ont ajouté que les résultats de l’excavation soulignent que Jérusalem s’est étendue au-delà de la ligne du mur de la ville avant sa destruction.« La rangée de structures exposées dans les fouilles est située à l’extérieur, au-delà du mur de la ville qui aurait constitué la limite de la frontière orientale pendant cette période », ont-ils ajouté.« Tout au long de l’âge du fer, Jérusalem a connu une croissance constante, exprimée à la fois dans la construction des nombreux murs de la ville, et dans le fait que la ville s’est ensuite agrandie ».

(COURTESY OF ELIYAHU YANAI / CITY OF DAVID ARCHIVE) Des pots brisés attestant de la destruction(COURTESY OF ELIYAHU YANAI / CITY OF DAVID ARCHIVE)

De plus, les fouilles effectuées par le passé dans le quartier juif ont montré que la croissance de la population, à la fin du 8ème siècle avant l’ère commune, a conduit à l’annexion de la zone ouest de Jérusalem. « Dans l’excavation actuelle, nous pouvons émettre l’hypothèse que, suite à l’expansion de la ville vers l’ouest, des structures ont également été construites à l’extérieur de la frontière du mur à l’Est », ont conclu les chercheurs.

Découverte de preuves de l’incendie du premier temple

(Source : JForum)

Israël – 30 juin 2017

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Découverte de vestiges archéo-logiques d’habitat datant de 7 000 ans à Jérusalem

Publié le 17 février 2016

Les autorités des antiquités israéliennes ont annoncé que des archéologues viennent de mettre à jour les vestiges du plus ancien point de peuplement datant de 7000 ans, dans le périmètre de la ville de Jérusalem.

Cette découverte a eu lieu lors du creusement d’une nouvelle route dans le quartier de Shuafat au nord est de Jérusalem.

Il s’agit de deux maisons avec des vestiges bien préservés comme les sol et des poteries, des outils en silex et un bol en basalte ont déclaré les autorités des antiquités.

Les experts ont daté les vestiges de 5000 ans avant notre ère, du début de l’ère chalcolithique également nommée l’âge du cuivre (avant l’âge du bronze). Durant cette période, les hommes ont commencé à utilisé des outils en cuivre pour la 1ère fois, une avancée révolutionnaire par rapport aux outils de pierre précédemment utilisé à l’âge de pierre.

Israel Antiquities Authority
Israel Antiquities Authority

Israel Antiquities Authority

Assaf Peretz/Israel Antiquities Authority
Assaf Peretz/Israel Antiquities Authority

Assaf Peretz/Israel Antiquities Authority

Adaptation d’un extrait de l’article Times of Israël

Découverte de vestiges archéologiques d’habitat datant de 7000 ans à Jérusalem

(Source : Danilette’s)

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Al Aqsa : j’ai découvert l’entrée du Second Temple, Dr. Qanta Ahmed

Publié le 2 novembre 2015 par Sacha

D’après un article en anglais en 4 parties qui est le récit par le Dr Qanta Ahmed de sa visite de la mosquée Al Aqsa et du sanctuaire du Dôme du Rocher qui se trouve sur le Mont du Temple juif :

  1. July 12, 2013 The Dome of the Rock: A Muslim’s requiem
  2. July 19, 2013 Part 2: Reaching the Dome
  3. July 26, 2013 Part 3: Inside the Dome
  4. August 2, 2013 Part 4: The farthest Muslims

Voici un extrait de la 4ème partie adapté par Marc Brzustowski pour jforum.fr

… En grandissant, j’ai acquis l’habitude de mon père, qui consiste à collectionner les visites d’édifices pour me nourrir l’esprit. C’est ainsi que cette passion m’a amenée ici, sur le Mont du Temple. Sous ce Dôme, je peux enfin savourer l’héritage de mon père : son attachement sans bornes au romantisme des architectures délabrées, qui, à présent, nous communiquent à tous deux, les formes d’expression hors-pair de la beauté sanctuarisée, le testament le plus précieux pour une fille digne de son père.

Les anciens architectes de l’Islam possédaient une imagination débridée, de telles appétences pour la beauté, mais aujourd’hui, tout ce qu’il en reste, ce ne sont que comme des os blanchis par le soleil, des mosaïques décolorées, des jardins presque chauves, et rares sont ceux, parmi les visiteurs aveugles, qui pourraient comprendre la beauté originelle qui nous entoure.

Différences évidentes entre ancienne et nouvelle structure.

Différences évidentes entre ancienne et nouvelle structure.

En quittant le Dôme, nous avons marché vers le Sud, vers Al Aqsa. Il faisait encore très chaud. Sur le seuil de la porte, quatre hommes bavardaient gentiment, intrigués par cette scène de la touriste américaine arrivant avec son guide. Patiemment, ils attendaient la prière d’al Asr. Je reprenais mes esprits. La scène paraissait plus animée, l’expression de leurs visages, d’une amabilité rafraîchissante.

Un labyrinthe d’échafaudages.

Un labyrinthe d’échafaudages.

Alors que nous entrions, mon regard tomba sur les étagères de livres encerclant des piliers massifs. Ils semblaient d’une homogénéité suspecte –des copies du Coran, toutes du même éditeur. Personne n’en avait bougé un seul de sa place. D’autres étagères délabrées étaient à nu, attendant de recueillir les chaussures des fidèles. Nous étions là entre deux temps de prière. Al Aqsa était singulièrement vide.

Les mêmes échafaudages, avec du recul.

Les mêmes échafaudages, avec du recul.

Des toîts bas en forme de dôme s’arqueboutaient au-dessus de nos têtes, tous taillés dans le même calcaire. Des couloirs agréables s’étiraient vers les halls longitudinaux. Ici et là, une femme isolée étudiait son Coran.

A part cela, Ibrahim et moi étions seuls. Nous avons tourné au coin de l’allée et, en nous approchant d’un vestibule plus petit, nous nous sommes trouvés confrontés à d’énormes colonnes. Leur diamètre était plus épais que la taille d’un géant et ils apparaissaient disproportionnés, en comparaison avec le toît plutôt bas. Chacun de ces piliers massifs était soigneusement soutenu par des contreforts modernes de béton et des gaines d’acier. Ces piliers semblaient tellement plus anciens. De toute évidence, ils n’appartenaient pas à Al Aqsa.

Tout près de moi, Ibrahim indiquait le toît au-dessus de nos têtes. Une claire distinction, tranchant net dans l’assemblage des divers travaux de maçonnerie, était flagrante.

Les colonnes antiques qu’on peut voir très distinctement. (photo: Qanta Ahmed)

Les colonnes antiques qu’on peut voir très distinctement. (photo: Qanta Ahmed)

C’était l’entrée du Second Temple Juif, qui se tenait là, avant Al Aqsa. Vous pouvez voir que c’est absolument différent ». Et sans aucun doute, c’était facile à constater, cela avait bien été un lieu de pèlerinage et de culte pour les Juifs, bien des siècles auparavant. Peut-être nous tenions-nous juste devant la porte d’entrée. En quelque sorte, ces arches robustes, ces piliers massifs avaient échappé, même à la destruction acharnée du Second Temple par les Romains. Avant que nous ayons fait nôtre cet endroit, c’était, sans l’ombre d’un doute, le leur.

Nous nous trouvons sur une terre empruntée à d’autres. Quelque chose d’aussi antique nous semblait incroyable, confrontés que nous étions à la réalité profonde précédant l’Islam, nous tombions littéralement dans le silence partagé de jeunes croyants médusés et respectueux.

Les distinctions facilement perceptibles entre les diverses périodes et couches de maçonnerie du Temple juif (photo: Qanta Ahmed)

Les distinctions facilement perceptibles entre les diverses périodes et couches de maçonnerie du Temple juif (photo: Qanta Ahmed)

Revenant sur nos pas, nous sommes retournés au niveau principal, où Ibrahim me faisait remarquer la série de piliers somptueux jusqu’à l’obscénité, qui se dressait dans un contraste saisissant avec la structure principale.

Les Piliers de Mussolini (photo: Qanta Ahmed)

Les Piliers de Mussolini (photo: Qanta Ahmed)

“Des cadeaux de Mussolini” m’expliqua t-il. Le Duce cultivait les faveurs à l’intention du grand Mufti de Jérusalem d’alors, un antisémite déclaré et un fasciste pro-hitlérien avide. Ces piliers de marbre Carrera ont pu être une façon de le soudoyer ou une récompense pour ses loyaux services, probablement les deux à la fois. Quoi qu’il en soit, cela avait tout l’air d’un affront architectural. Dans la structure austère du septième siècle, ceux-là étaient comme l’appel claironnant au mariage de l’arrogance et de la surabondance, qui pourrait aisément définir l’empire pétro-islamique moderne. Après avoir aperçu l’escalier sculpté de la chaire d’un imam, un cadeau de la Syrie, et étudié les vitraux teintés si spectaculaires qui, d’une certaine façon, demeuraient intacts, Ibrahim m’a demandé si je voulais attendre pour la prière d’al Asr. Je ne l’ai pas voulu.

En quittant le Dôme d’Or, je le voyais briller dans le soleil couchant, d’une radiation toujours si magnétique. En descendant les marches, je dérobais un dernier coup d’œil final en me retournant, exactement comme je le fais à chaque fois que je quitte la Mecque. Encadré par de majestueux cyprès malachites, le disque devenu liquide se fondait dans le soleil couchant. Je sentais mon cœur battre la chamade.

Alors que le Dôme doré serait, effectivement, le joyau de la couronne extraordinaire de Jérusalem, le véritable diadème d’Israël, de nos jours, j’avais eu le privilège de percevoir au-delà du symbole. Aujourd’hui, plutôt qu’un trésor géré par les Vice-régents de D.ieu, le dôme n’était rien de plus qu’un code secret à déchiffrer, qu’un prix politique laissé en gage,au profit des Islamistes. Devenu inconsistant, par le fait du monde musulman moderne qui ose prétendre à sa légitimité, au détriment de sa noble intégrité, à présent, dévoyée, il ne reste plus guère que la mémoire d’un Islam romantique, en voie d’extinction qui l’anime encore.

De loin, nos communautés arabes étincellent comme le Dôme éblouissant. De loin, leur prospérité dorée et leur puissance intimident et définissent ce que doit être l’histoire en train de se faire. Dans le miroir trompeur de notre reflet d’or, nous oublions que le Dôme ne définit pas un, mais deux peuples. A l’intérieur, la vision la plus superficielle révèle un patchwork de décadence et de négligence qui entoure le coeur de notre spiritualité. Ce ne sont pas seulement les Juifs qui sont en deuil du Mont du Temple, mais aussi les Musulmans. Alors que les disciples de Moïse pleurent la destruction du Second Temple et avant lui, du Premier, les disciples de Mahomet devraient aussi se lamenter sur les vestiges de la dernière Foi révélée.

Nos valeurs spirituelles, en tant que Musulmans modernes, ont dépéri sous la suffocation d’un vague ritualisme conférant les signes extérieurs de la religiosité, mais qui dissimulent si mal l’aridité de nos âmes.

Nous séchons sur pied, sous les impositions de la dureté de l’Islam concret. Le Wahhabisme austère, et d’une prospérité effarante, a quadrillé l’espace public global des Musulmans, au détriment de la noblesse de notre histoire. Incontable et incontesté, son étreinte prométhéenne nous entraîne vers notre dernier souffle.

Que de menus profits et mesquineries sous une telle domination. Pas même les sols fertiles et bénis de Jérusalem, don de D.ieu, ni les siècles ininterrompus de prières investies par les Gardiens les plus fidèles de l’Alliance avec l’antique Sainteté de ce Lieu, le Saint des Saints, ni même les brisures du Rocher sacré qui s’est refermé sur Adam, la pierre que Gabriel a soulevé jusqu’à l’ascension de Bouraq, alors que la terre tremblait et que Mahomet s’élançait, pas même l’ombre de D.ieu Lui-même sous laquelle je marchais, ce jour-là – rien de tout cela ne nous pousse à nous élever, à présent.

Nulle part ailleurs, au cours de mes voyages et les recoins de ma mémoire imparfaite, l’action corrosive de l’Islamisme ne m’a semblé plus criante que depuis le sein flétri de la Mosquée Lointaine. C’est là que nous sommes devenus les Musulmans les plus éloignés. Je ressens notre dérive avec plus d’acuité à Jérusalem, l’aimable biographe de l’histoire du monde, le cœur battant, romantique de toute croyance, de tous les peuples, de tous les Livres. Jérusalem, mes chers amis musulmans, est le lieu de résidence d’un dôme doré devenu parfaitement creux, rien de plus que l’enveloppe évanescente de la richesse qui était autrefois contenue à l’intérieur. Elle n’est plus à nous.

Sacha

Al Aqsa : j’ai découvert l’entrée du Second Temple, Dr. Qanta Ahmed

(Source : Danilette’s)

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