Archives de Catégorie: ARCHEOLOGIE ISRAËL

Archéologie : des pièces de monnaie attestant d’une vie active autour du Temple de Jérusalem

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Cinq pièces de monnaie en argent datant du 4e siècle avant l’ère chrétienne ont été découvertes récemment lors du filtrage de la terre provenant du Mont du Temple. Trois d’entre elles sont entières et deux autres sont ébréchées.

Sur l’une des faces, le mot ‘Yehoud’ a été gravé en lettres hébraïques antiques. Il s’agit, d’après les experts, des premières pièces frappées à Jérusalem par des Juifs. Elles ont été réalisées à l’époque du ‘retour vers Sion’ alors que la région était sous la domination de l’empire perse.

La présence de ces trésors d’une grande valeur historique sur le Har Habayit atteste, selon les responsables des fouilles, de la vie active qui était menée par les Juifs au Temple et aux alentours. « Il est même possible, a souligné l’un des directeurs du projet Tsah’i Dvira, que ces pièces ont été frappées sur le Har Habayit. Toutes les instances du pouvoir se trouvaient à proximité du Beth Hamikdach et c’est là qu’elles puisaient toute leur inspiration pour leurs activités ».

Pour Dvira, ces pièces qui sont apparemment les premières à avoir été frappées par des Juifs ‘témoignent du retour du peuple d’Israël sur sa terre après l’exil de Babel et de la capacité de ses chefs à entretenir des relations diplomatiques avec l’empire régnant, qui était alors la Perse, comme c’est le cas aujourd’hui pour nous avec les Etats-Unis’.

Et d’estimer : « Alors que nous avons fêté le Yom Yeroushalayim et que les Iraniens expriment leur volonté de détruire Israël, sont révélées ces pièces datant d’une période au cours de laquelle le pouvoir perse appréciait les Juifs et leur a permis de vivre dignement en Eretz Israël ».

Le projet de filtrage de la terre du Mont du Temple a été lancé en 1999 lorsque le mouvement islamique a procédé à des travaux d’infrastructures sur le Har Habayit sans autorisation ni coordination et à l’encontre de la loi. Dans le cadre de ces travaux, le Waqf a creusé sur place et a évacué des centaines de tonnes de terre qui ont été déversées dans le fleuve Kidron.

De nombreux archéologues d’Israël et du monde ont été scandalisés par ce procédé et certains d’entre eux ont même affirmé qu’il s’agissait d’une tentative délibérée d’effacer tout témoignage archéologique reliant le peuple juif à cet endroit.

Claire Dana-Picard

Archéologie : des pièces de monnaie attestant d’une vie active autour du Temple de Jérusalem  

(Source : Chiourim.com)

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Samarie : nouvelle découverte archéologique attestant d’une présence juive très ancienne

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Une nouvelle découverte archéologique, en Samarie, a confirmé une fois de plus une présence juive très ancienne sur la Terre d’Israël. Il s’agit de lampes à huile décorées, en argile, trouvées au cours de fouilles effectuées par des élèves de l’école ‘Ben Tsion Netanyahou’ de la région de Barkan.

Datant d’il y a plus de 1 500 ans, c’est-à-dire de l’époque du Talmud, elles attestent de l’existence d’un village juif qui se trouvait sur les lieux où ont été réalisées les recherches.

Ces fouilles s’inscrivent dans le cadre d’un projet pédagogique qui a pour objectif de rattacher la jeune génération à son patrimoine et à son histoire. L’archéologue Ah’ia Cohen-Tabor, qui a dirigé les travaux sur place, a précisé que ces lampes servaient aux familles dès la tombée du jour pour éclairer leur maison.

Il a ajouté : « Ces lampes nous donnent de nombreuses indications sur le mode de vie de la population qui vivait ici au cours de cette période. Ce sont des objets très fins produits par des artistes qui, mis à part leur utilisation pratique, servaient aussi de décorations placées au centre des habitations ».

Les trois élèves qui ont mis au jour ces vestiges ont confié au site Ynet qu’ils avaient été très émus de trouver ces objets. L’un d’entre eux a déclaré que ‘cela n’avait rien d’évident pour lui de creuser et de trouver soudain quelque chose datant d’il y a 1 500 ans’.

Claire Dana-Picard

Samarie : nouvelle découverte archéologique attestant d’une présence juive très ancienne

(Source : Chiourim.com)

 

Des pièces de bronze rares datées de la révolte juive contre Rome découvertes à Jérusalem

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Des fouilles dans une grotte située à Ophel près du Mont du Temple, dirigées par l’archéologue Eliat Mazar, de l’Université hébraïque de Jérusalem ont mis à jour une découverte rarissime avant Pessah (la Pâque juive) : Des pièces de bronze  datant de la révolte juive contre l’Empire romain ….

L’archéologue israélienne de l’Université hébraïque de Jérusalem a découvert des douzaines de pièces de monnaie en bronze datant de la révolte des Juifs contre l’Empire romain (en 66-70 de notre ère) lors de fouilles dans une grotte près du Mont du Temple. L’équipe d’Eliat Mazar a également trouvé des poteries brisées, des pots et des marmites laissés dans la grotte par des juifs pendant la période du second Temple, alors que Jérusalem était assiégée par les Romains.

Selon Eliat, les pièces de 1,5 cm d’épaisseur, décorées d’inscriptions hébraïques comme « liberté » et « rédemption » , mais aussi de symboles juifs comme les quatre espèces végétales bibliques, ont été  laissées par les habitants Juifs  cachés là pour échapper aux  Romains lors du siège de Jérusalem et de la destruction du Second Temple. La grande majorité des pièces portant l’inscription « rédemption » dateraient de la dernière année (69-70) de la révolte juive, connue sous le nom de «quatrième année».

Selon Eliat Mazar, la grotte qui n’a jamais été touchée depuis la période du Second Temple, a créé une sorte de « capsule temporelle » de la vie pendant la révolte. Elle a déclaré : « Une telle découverte de pièces anciennes gravées d’inscriptions hébraïques comme « liberté » et « rédemption » représentent  tout un symbole quelques jours avant Pessah, la fête juive qui représente la liberté «

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(Source : Tel-Avivre)

 

Découverte étonnante en Israël | Le plus ancien fossile humain en dehors de l’Afrique se trouve en Israël

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Découverte étonnante en Israël | Le plus ancien fossile humain en dehors de l’Afrique se trouve en Israël

Une découverte archéologique étonnante en Israël: Le plus ancien fossile humain en dehors du continent africain a été découvert dans la grotte de M’salia au Carmel. Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par le professeur Weinstein Evron et le professeur Hershkowitz, qui ont dirigé le projet d’étude de la grotte et des hominidés et ont trouvé grâce à des méthodes de recherche avancée une mâchoire supérieure d’un adulte, qui comprend un certain nombre de dents avec des caractéristiques morphologiques de l’homme moderne (ou Homo sapiens).Différentes méthodes de datation radiométrique ont montré que l’âge fossile se situe entre 177 000 et 194 000 ans.

« Jusqu’à présent, nous savions que l’Homo sapiens a été découvert dans les grottes du mont Carmel et Cave à Nazareth  qui a  clairement délimité l’évolution de l’homme », a déclaré le professeur Hershkowitz

Selon lui, les découvertes apportent un éclairage nouveau sur la question de l’homme moderne: quand celui ci est sorti d’Afrique. “La découverte sape la théorie classique de la date quand l’homme a quitté l’Afrique Cette découverte change le calendrier et la définition de ce qu’est une personne moderne”, dit-il.

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Le professeur Hershkowitz explique que le temps de l’apparition et de son départ d’Afrique et ses voies de migration de l’Afrique vers l’Europe et l’Asie, sous-tend la compréhension de l’évolution humaine. « La terre d’Israël est un centre de couloir pour l’immigration humaine au cours du Pléistocène (deux millions d’années environ). ”

Une autre  importante découverte, est la question de la voie migratoire de l’Homo sapiens  et son voyage le long du Nil en Afrique et au Moyen-Orient et de l’Asie et de l’Europe, que ce soit à travers l’Afrique de l’Est, Arabie Saoudite en Inde. « Ce résultat démontre sans équivoque la région nord, via le Nil à savoir et notre région comme la terre d’Israël sert de pont terrestre entre le continent africain et le continent asiatique », a déclaré Hershkowitz.

La grotte de Meiselia sur la carte du monde du Carmel (Photographes temporaires autorisés, Université de Tel Aviv)

La Grotte de Mislya au Carmel sur fond de carte du monde (Illustration: Mina Weinstein-Evron, Université de Haïfa)
Grotte de Meiselia au Carmel La zone de fouilles dans laquelle le plus ancien os fossile humain a été découvert (photographes autorisés temporaires, Université de Tel Aviv)

La grotte de Mysie au Carmel. La zone d’excavation où les fossiles humains les plus anciens ont été découverts (Photo: Mina Weinstein-Evron, Université de Haïfa)
Voilà plus de quinze ans que le morceau de mâchoire a été découvert dans la grotte de Misliya, sur le versant occidental du mon Carmel, à 12 km au sud de Haïfa. Quinze ans que des équipes du monde entier examinent les sept dents fossilisées pour tenter d’en percer le secret et réaliser finalement une découverte majeure.

En établissant que ce morceau de mâchoire appartenait à un « Homme moderne » et avait entre 177 000 et 194 000 ans, ces scientifiques ont pu établir qu’il s’agit du plus vieux fossile d’Homo sapiens retrouvé hors d’Afrique. « Nous allons devoir réécrire l’histoire de notre espèce », s’enthousiasme même le professeur Israel Hershkovitz de l’université de Tel Aviv qui a dirigé ces recherches.

Cette découverte permet donc d’établir que l’Homo sapiens a quitté le continent bien avant ce que les historiens pensaient : 50 à 100 000 ans plus tôt. Et pour le professeur Israel Hershkovitz, cela confirme une découverte récente de chercheurs français, allemand et marocain : les premiers Homo sapiens sont apparus en Afrique il y a au moins 300 000 ans, ce qui en fait une espèce deux fois plus âgées que ce que la science avait, jusque-là, établi.

La mâchoire du plus ancien fossile humain (les photographes temporaires autorisés, Université de Tel Aviv)

Les caractéristiques morphologiques de l’homme moderne ont été trouvées. La mâchoire de l’Homo sapiens trouvée à Mysolia (Photo: Israel Hershkowitz, Université de Tel Aviv)
La mâchoire du plus ancien fossile humain (les photographes temporaires autorisés, Université de Tel Aviv)

La mâchoire de Jessica, de plus près (Photo: Israel Hershkowitz, Université de Tel Aviv)
L’étude de percée sera publiée ce 26 janvier, dans la prestigieuse revue Science.
Un regard sur le Sagittaire des dents dentaires de Mycelia (Photographes autorisés temporaires, Université de Tel Aviv)

Un regard sur l’arcade dentaire (la partie gauche est l’original, la partie droite est restaurée). Toutes les dents sauf l’incisive centrale sont trouvées. 
L’arc est petit et parabolique et la morphologie des dents modernes (Photo: Gerhard Weber, Université de Vienne)
Une vue du côté de la mâchoire de Micalia (photographes temporaires autorisés, Université de Tel Aviv)

Une vue de côté de la mâchoire de Micalia (la partie lumineuse est la partie réelle). La position du plancher du nez et l’endroit où l’arc zygomatique se connecte à la mâchoire indiquent une personne moderne (Photo: Gerhard Weber, Université de Vienne)
Un exemple des vaisseaux trouvés dans la grotte de Meisalia (photographes autorisés temporaires, Université de Tel Aviv)

La mâchoire de la grotte de Micalia (photographes autorisés temporaires, Université de Tel Aviv)

La mâchoire de la grotte de Micalia (Photo: Gerhard Weber, Université de Vienne)
Image virtuelle de la mâchoire sur le fond de la grotte et les outils qu'elle contient (photographes temporaires autorisés, Université de Tel Aviv)

Image virtuelle de la mâchoire sur l’arrière-plan de la grotte et des outils qu’elle contient (Photo: Gerhard Weber, Université de Vienne)
Prof. Israel Hershkowitz et Prof. Mina Weinstein Evron Chercheurs de la grotte de Meiselia (photographes temporaires autorisés, Université de Tel Aviv)

Le professeur Weinstein Evron et le professeur Hershkowitz, qui ont dirigé le projet d’étude de la grotte et des hominidés (Photo: Université de Tel Aviv)

Découverte étonnante en Israël | Le plus ancien fossile humain en dehors de l’Afrique se trouve en Israël

(Source : Infos.Israel.News)

Israël – 3 janvier 2018

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Un sceau vieux de 2 700 ans a été découvert à Jérusalem !  Zut ! Il appartenait à un gouverneur juif, pas à un palestinien !

Voilà une découverte archéologique importante qui va faire grincer les dents des menteurs palestiniens : une pièce rarissime a été découverte par des archéologues dans une fouille de Jérusalem: l’empreinte d’un sceau datant de 2700 ans.

Problème qui explique que peu de médias en parleront, cette période correspond à celle du premier temple juif dans la capitale israélienne dont l’UNESCO nie l’existence sans la moindre résistance des journalistes, et le sceau appartenait à un gouverneur juif, et non à un Palestinien.

Le sceau en argile datant de 2.700 ans découvert à Jérusalem a été présenté lundi par l’Autorité israélienne des Antiquités comme une énième preuve matérielle que la ville est juive depuis les temps les plus reculés. Les Arabes palestiniens n’ont jamais découvert la moindre trace archéologique de leur présence et pour cause : ils ne sont là que depuis les années 60 !

L’artefact rond, de la taille d’un bouton, a été découvert dans un bâtiment près du mur des Lamentations, dans la Vieille ville juive de Jérusalem. Il date du sixième ou septième siècle avant Jésus Christ et illustre l’existence d’un dirigeant juif, un gouverneur, à Jérusalem, a ajouté l’Autorité dans un communiqué.

Et la période de datation correspond à celle du premier temple juif dans la ville sainte, temple juif dont les Arabes palestiniens nient l’existence !

En dessous de cette représentation, une inscription en ancien hébreu indique: «Au gouverneur de la ville», ce qui correspond aux fonctions de maire.

Le sceau était apparemment attaché à une sorte de livraison et servait «de logo ou d’un petit souvenir, envoyé au nom du gouverneur de la ville», a affirmé Shlomit Weksler-Bdolah, qui participe aux fouilles de l’Autorité des Antiquités au mur des Lamentations.

«C’est une découverte très rare», a-t-elle affirmé à l’AFP car le sceau confirme pour la première fois la mention présente dans la Bible qu’il y avait un gouverneur à Jérusalem.

«L’importance de cette découverte réside dans le fait que jusqu’à présent, nous ne connaissions l’expression de ‘gouverneur de la ville’ que par la Bible», a-t-elle souligné.

«C’est la première fois que nous trouvons cette mention dans un contexte archéologique (…).»

Les révisionnistes, avec cette découverte, n’auront qu’une option : ignorer cette découverte, car ils n’oseront pas, au risque de se ridiculiser, contester la réputation de sérieux de l’Autorité israélienne des Antiquités, mondialement respectée par les experts.

Et les médias se feront très discrets, car le narratif qu’Israël a volé la terre des Palestiniens et qu’ils n’ont aucune légitimité dans la région est la position officielle et indiscutable des journalistes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Un sceau vieux de 2700 ans a été découvert à Jérusalem – Zut! Il appartenait à un gouverneur juif, pas à un palestinien

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Scandaleux : Lorsque Facebook traduit מערת המכפלה  (Caveau des Patriarches) par « mosquée Ibrahimi »

Un article en hébreu du quotidien israélien Yedioth Ahronoth est apparu sur ma page Facebook (ici : Facebook.com). J’ai cliqué sur le bouton traduction pour voir de quoi il parlait, et le résultat m’a révolté au point que je devais le signaler…

Première copie d’écran, la traduction Facebook :

  • La traduction donne « Les jeunes mariés sont venus à la mosquée ibrahimi et ont remporté une surprise passionnante des soldats d’idf. Toutes nos félicitations ! » (en anglais, The Bride and groom came to the ibrahimi mosque and won an exciting surprise from idf soldiers. Congratulations!).

  • Pourtant, et Google Translate le confirme, מערת המכפלה veut bien dire Caveau des patriarches :

Je n’accuse pas nécessairement Facebook d’antisémitisme, un humain n’a peut-être même pas été impliqué dans cette traduction. Je constate cependant que les « erreurs » vont très souvent dans un seul sens.

L’Intelligence Artificielle derrière le moteur de traduction travaille à partir du matériel qui lui est fourni.

La traduction est basée sur la recherche de documents traduits en plusieurs langues et sur la recherche de similitudes.

Donc cela peut signifier que

sur la plupart des documents où l’on trouve ces mots, un nombre important de documents en anglais disent « Ibrahimi mosque ». Le système d’IA établit ensuite la connexion automatiquement.

Cela étant dit, l’erreur doit être réparée et elle n’est pas forcément un fait exprès de Facebook. En revanche, si Facebook refuse de corriger… alors oui, il y a une intention maligne.

Car ils corrigent régulièrement des erreurs en introduisant des exceptions aux algorithmes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Scandaleux : Lorsque Facebook traduit מערת המכפלה (Caveau des patriarches) par « mosquée Ibrahimi »

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Nativité et épiphanie en « Palestine » ? NON ! EN JUDEE JUIVE !!

Les manipulations de l’information continuent avec un Jésus né en Palestine… Mais à cette période, chacun sait que la Philistie n’était qu’une bande de terre couvrant seulement l’actuelle bande de Gaza.

jusqu’à preuve du contraire, les rédacteurs des évangiles n’ont pas pour but de tromper leurs lecteurs

L’épiphanie est-elle un événement historique vraiment survenu à Bethlehem de Judée, ou n’est-ce qu’un récit pédagogique évoquant les perspectives universelles du salut? Certains n’hésitent pas à biaiser cet événement pour mieux le soustraire aux réalités géopolitiques de l’époque et l’entraîner sur un terrain déjudaïsé. Le pape Benoît XVI a abordé la question dans son livre sur Jésus, et pour que le vrai sens de l’épiphanie soit respecté, il cite l’exégète Klaus Berger :

« Il faut supposer, jusqu’à preuve du contraire, que les rédacteurs des évangiles n’ont pas pour but de tromper leurs lecteurs, mais qu’ils désirent raconter des faits ayant une vraie base historique ».

On sait que dans la liturgie de l’Eglise primitive, la fête de l’Epiphanie a précédé l’instauration de celle de la Nativité ajustée sur le solstice d’hiver au 5ème siècle, pour être symbole d’une lumière montante. Selon l’évangile de Matthieu, des personnages énigmatiques (rois et mages ?) venus d’Orient arrivent à Bethlehem pour rendre hommage à Jésus, parce qu’ils reconnaissent en ce petit enfant le visage du « roi des Juifs » authentique.

En fait, Noël et Epiphanie sont deux fêtes interactives jumelées autour d’une révélation, d’abord à Israël, puis élargie aux nations païennes : au cœur du monde tourmenté surgit un immense espoir non seulement pour Israël, mais aussi pour l’ensemble des peuples en quête de lumière.

Selon Matthieu, les mages ne sont pas venus directement à Bethlehem, ils sont allés d’abord à Jérusalem, la ville sainte, où le « roi » officiel Hérode, inquiet d’une possible concurrence, les a dirigés non sans arrière-pensées vers Bethlehem, ville royale de David.

La tradition populaire en a fait des rois, en écho des prophéties bibliques, mais c’étaient sans doute des astronomes/astrologues, qui scrutaient le ciel comme un espace rempli de signes et de messages pour l’humanité ; ils symbolisent en fait les civilisations avancées de l’époque, mais pour lesquelles le message de la Thora reste incontournable pour accéder à une humanité intégrale selon le D.ieu de la Bible. Ils rejoignent donc les premiers témoins judéens de la naissance de Jésus au milieu de son peuple, humbles bergers associés aux louanges angéliques dans la nuit. Gloire à D.ieu et paix sur terre!

A propos des bergers de Bethléem, on entend souvent dire que ce sont des « exclus » de la société de l’époque, parce qu’ils sentent mauvais et seraient impurs. On les présente comme des parias, mal vus de la population, et ce serait pour cela que Jésus les apprécie comme premiers témoins de sa venue… C’est une vision discutable de la présence des bergers. Une clé d’interprétation de la scène évangélique plus riche de sens rejoint l’image hébraïque du berger, qui est au contraire consensuelle et positive. Les bergers avec leurs troupeaux sont une belle image de l’Israël ancien.

Si événement « messianique » il y a dans cette nativité, comment oublier le roi David qui a commencé comme humble berger avec ses brebis…Une image pastorale vénérable qui laisse transparaître l’amour de D.ieu pour son peuple, lui-même reconnu comme le « berger d’Israël ». Et quand les rois, les prêtres ou les prophètes –par délégation « bergers du troupeau » – défaillent dans leur mission protectrice, D.ieu redevient berger pour sauver la situation. Selon Zakarie, « Dieu dit : je me fis donc berger du troupeau que les trafiquants vouaient carrément à l’abattoir ! Pour le guider, je choisis deux houlettes, la première se nomme bienveillance, la seconde s’appelle concorde, et c’est de cette manière que je me suis mis à paître mon troupeau » (Zakarie 11.7)

Les bergers de la nuit de la Nativité représentent alors de manière imagée les bergers du peuple dont le rôle devait être de veiller au bien-être et à la sécurité de tous. Ils gardent l’esprit éveillé au milieu de la nuit, car la nuit symbolise dans la Bible le paganisme menaçant, et cette fois, la réponse à leurs attentes, c’est l’arrivée de l’enfant « Emmanou-el » D.ieu avec nous.

Les représentants des nations païennes qui viennent de loin reconnaître la supériorité humaine de son rayonnement divin, ce sont les mages, savants ou rois qui sont en attente de la révélation biblique, puisque Isaïe a dit que les peuples de tout l’univers en bénéficieraient. Jérusalem serait alors la sainte montagne d’une maison de prière ouverte à toutes les cultures, et dont le « parvis des Gentils » au Temple est déjà l’anticipation. Le culte du Temple avait ouvert son seuil aux sympathisants du judaïsme, nombreux dans l’antiquité.

 Dans l’étable de Bethléem, étonnamment, ces mages non juifs offrent des cadeaux typiquement labellisés « Israël » ! L’or, la myrrhe et l’encens… Trois désignations religieuses de la vocation d’Israël, et donc de Jésus, qui, dans le contexte en est un fils hautement représentatif, ceci sans doute pour montrer par contraste l’insignifiance des tenants officiels du Temple, les Sadducéens, créatures politico-religieuses des occupants païens et idolâtres.

Plus précisément, l’or symbolise la splendeur de la dignité royale, l’encens cultuel exprime la louange au D.ieu d’Israël, et la myrrhe est un baume funéraire, signifiant surtout les risques mortels de l’engagement prophétique.

Roi, prêtre, prophète, tel est le peuple d’Israël dans sa mission unique au sein d’un monde tourmenté où règne l’iniquité, où le sacrifice et le dépassement de soi sont quasi inexistants, excepté chez quelques justes, et ou l’espérance pour l’avenir est devenue indéchiffrable. Cette vocation exigeante, aux antipodes d’un « privilège d’élu » est représentée par l’onction d’huile, et le messie est l’ « oint » par excellence, le Mashiah (christ en grec). Jésus va assumer à sa manière cette vocation de tout Israël, fils de D.ieu.

Les mages venus de l’étranger sont ici la figure représentative des chercheurs de vérité de toutes les cultures et de tous les temps. Ils allient quant à eux croyance et raison, sciences et révélation.

On se souvient de cette autre belle affirmation de Zakarie : « Un jour dix hommes de toute langues des nations tiendront fermement le pan du manteau d’un juif en s’exclamant : nous irons avec vous, car nous avons compris que D.ieu est avec vous ! » Zk 23

Ces mages « de toutes langues » sont présentés par Matthieu comme l’avant-garde des peuples qui reconnaîtront en Jésus l’incarnation de la Parole adressée par D.ieu à son peuple, et par lui au monde. Ceux qui sont prêts à accueillir la sagesse de la parole biblique et qui souhaitent créer grâce à elle des relations humaines imprégnées de la puissance de ce Verbe divin.

Lorsque les mages matthéens ouvrent leurs coffrets devant Jésus et sa mère, ces dignitaires ne recherchent pas les bonnes grâces d’un homme de pouvoir – du style Hérode – mais ils désignent, par ce geste de reconnaissance, le type de présence de D.ieu qui leur parle au coeur. Ils n’ont pas recherché D.ieu dans une toute-puissance dominatrice et menaçante, ils l’ont au contraire trouvé dans la vulnérabilité d’un enfant, humble signe de promesses d’avenir.

L’enseignement est surtout théologique : on y retrouve la tradition de l’étoile messianique mentionnée au Livre des Nombres 24.17 : « Un astre issu de Jacob se lève, une puissance issue d’Israël se manifeste »…En d’autres termes, la seule étoile susceptible d’avoir une attraction bénéfique sur nos existences, c’est l’étoile messianique de Bethlehem ! Cela évoque peut-être aussi l’idée que tous les peuples, toutes les personnes, ont dans leur ciel culturel ou idéologique propre des signes qui devraient les mettre en chemin vers l’accomplissement de leur vie, dont la Parole de D.ieu est la meilleure voie d’humanité.

Matthieu insiste pour appeler l’enfant Jésus « roi des Juifs », il souligne par là la différence fondamentale avec Hérode, le roi en titre, mais en quelque sorte usurpateur, bien moins juif et moins royal que le fils de Marie, de lignée davidique. Car Hérode l’Iduméen est un homme de paille qui tire artificiellement son pouvoir des Romains, tandis que Jésus, descendant de David, couché sur la paille d’une étable, est le visage d’une royauté de l’Esprit et de ses vraies valeurs existentielles.

Originellement, Epiphanie est le terme habituel que l’on utilisait dans l’antiquité lorsqu’un roi venait rendre visite à son peuple, et cette démarche s’accompagnait de festivités, d’illuminations, de banquets, de cadeaux à la foule rassemblée. Un des occupants païens les plus sanguinaires d’Israël, au 2ème s. avant notre ère, le roi syrien Antiochus auteur des massacres de la jeunesse juive suscitant les Maccabîm, était même affublé du nom d’ « Epiphane »…

La fête chrétienne de l’Epiphanie est en ce sens surtout une Théophanie : par le terme d’épiphanie, elle reprend l’expression biblique selon laquelle « Dieu vient visiter son peuple » pour que progressent partout dans le monde la fraternité, le respect mutuel, le partage, l’équité, autour de valeurs sûres, et ceci à l’encontre des obscurantismes et des fanatismes laïques ou religieux qui nous menacent de plus en plus.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, pour Dreuz.info.

 Nativité et épiphanie en “Palestine” ? Plutôt en Judée juive !

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Une cité antique datant de l’époque des Hasmonéens ?

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Le site Aroutz Sheva en hébreu a indiqué que des archéologues israéliens venaient de faire une découverte qui survient à point, au moment où le peuple juif célèbre la fête de Hanouka.

Il s’agirait de vestiges d’une cité antique datant de l’époque des Hasmonéens situé sur le site de Soussia, dans le Har Hévron. Ils ont été mis au jour au cours de fouilles réalisées par des étudiants du département d’Eretz Israël de l’Institut Herzog, dans le cadre de leur programme. Ces travaux étaient dirigés par le Dr Yitzhak Meitlis, archéologue et chargé de cours dans ce collège universitaire.

Les chercheurs ont notamment trouvé des pièces de monnaie et des poteries et ont décelé la présence de bains rituels, Mikvaoth. Ces trouvailles vont permettre d’apporter de nouveaux éclairages sur l’histoire de cette époque.

Jusqu’à présent, le site de Soussia était connu comme étant l’emplacement d’une ville juive datant de l’époque du Talmud, il y a 1 700 ans, où les habitants s’étaient établis entre l’époque romaine et la période musulmane. Mais ces dernières découvertes laisseraient croire que cette localité a été fondée près de 600 ans auparavant.

Claire Dana-Picard

Une cité antique datant de l’époque des Hasmonéens ?

(Source : Chiourim.com)

Quand l’Arabie Saoudite était juive©

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En 2014, des chercheurs, faisant partie d’une expédition franco-saoudienne étudiant des inscriptions sur les roches du sud de l’Arabie saoudite, ont annoncé avoir découvert ce qui pourrait bien être les textes les plus anciens écrits en alphabet arabe. Or cette découverte est restée très confidentielle. Sans doute parce que ce que révèle le contenu des textes est quelque peu embarrassant pour certains.

Une douzaine d’inscriptions ont été gravées dans le grès tendre, le long des cols situés autour de Bir Hima. C’est un site archéologique, situé à environ 100 kilomètres au nord de la ville de Najran, qui a été recouvert de milliers d’inscriptions, par des voyageurs et des fonctionnaires. Au moins deux des premiers pétroglyphes arabes qui ont été découverts là, citent des dates d’un calendrier ancien, et les experts épigraphistes ont rapidement calculé que la plus ancienne correspondait à l’année 469 ou 470 de l’Erre Commune.

Cette découverte est sensationnelle : les premières inscriptions anciennes utilisant cette calligraphie préislamique de l’écriture arabe découvertes à ce jour, dataient au moins d’un demi-siècle plus tard. De plus, elles se trouvaient toutes en Syrie, ce qui suggérait que l’alphabet utilisé pour écrire le Coran avait été développé loin du lieu de naissance de l’Islam et de son prophète.

Or, l’annonce de cette découverte est restée très confidentielle. Quelques médias dont les médias français et arabes en ont parlé, qualifiant le texte de «chaînon manquant» entre l’arabe et les alphabets antérieurs utilisés dans la région, comme le Nabatéen. La plupart des articles étaient accompagnés de photos d’autres sites archéologiques ou inscriptions anciennes. En effet, il est presque impossible de trouver une photo de cette inscription là en ligne. Impossible aussi de trouver une quelconque référence au contenu réel du texte.

Thawban fils de Malik, le chrétien

Ce n’est qu’en explorant le rapport de 100 pages qui rend compte des travaux de cette saison archéologique, publié en décembre par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres – qui d’ailleurs soutient ces recherches, – qu’il est possible de trouver une référence à cette découverte et d’en savoir plus.

Engravings carved into the soft sandstone of the mountain passes around Bir Hima.Inscriptions anciennes sculptées dans le grès de la chaîne de montagne qui ceint Bir Hima (capture d’écran Youtube)

Selon le rapport, le texte arabe, griffonné sur une grosse pierre rectangulaire, se résume simplement à un nom, “Thawban (fils de) Malik”, suivi d’une date.

Décevant ? Eh bien non. Car l’inscription est aussi précédée d’une grande croix, indubitablement chrétienne. Une autre croix identique apparaît sur l’autre stèle, qui date plus ou moins de la même période.

Les sentiments des fonctionnaires saoudiens, confrontés à une découverte importante pour leur patrimoine sont mitigés et traduisent leur embarras. D’où la communication si discrète autour de cette découverte. Que l’origine de l’alphabet utilisé pour écrire leur livre sacré soit liée à un chrétien, quelque 150 ans avant l’Islam, les embarrasse.

Plus consternant encore pour eux est de devoir admettre que ces textes sont non seulement un patrimoine hérité d’une communauté chrétienne autrefois importante, mais qu’ils sont également liés à l’histoire d’une ancienne royauté juive, qui régnait autrefois sur une grande partie de ce qu’est aujourd’hui le Yémen et l’Arabie Saoudite.

Juifs contre chrétiens dans le désert

Le Coran et la tradition musulmane tardive ne nient pas la présence de communautés juives et chrétiennes à travers la péninsule, à l’époque de Mahomet. Mais l’image générale de l’Arabie préislamique qu’ils convoquent, est celle du chaos et de l’anarchie. La région est décrite comme ayant été dominée par jahilliyah – l’ignorance – l’anarchie, l’analphabétisme et des cultes païens barbares.

Les décennies précédant le début du calendrier islamique, qui débute à la “hijra” de Mahomet, c’est-à-dire sa migration de La Mecque vers Médine, en 622, ont été marquées par un affaiblissement des sociétés et des Etats centralisés, en Europe et au Moyen-Orient. Et ce, en partie à cause de la peste, les pandémies et la guerre incessante entre les empires byzantin et perse.

La sombre représentation que la tradition fait de l’Arabie pré-islamique est moins une description précise, qu’une métaphore littéraire, dont le but est de souligner la puissance unificatrice et éclairante du message de Mahomet.

Le réexamen d’œuvres de l’époque, tant par des chercheurs musulmans que chrétiens, au cours de ces dernières années, ainsi que des découvertes comme celle-ci, en Arabie Saoudite, permet de se faire une image beaucoup plus élaborée et nuancée de la région avant la montée de l’Islam, et de redécouvrir son histoire riche et complexe.

Petroglyphs in Wadi Rum, JordanPétroglyphes dans le Wadi Rum, JordanieEtan J. Tal, Wikimedia Commons

C’est le cas du royaume de Himyar, souvent oublié, qui est pourtant au cœur de l’une des périodes clés de l’Arabie. Établi vers le 2ème siècle EC, au 4ème siècle il s’était imposé comme une puissance régionale. Etabli là où se trouve aujourd’hui le Yémen, Himyar avait conquis les États voisins, y compris l’ancien royaume de Sheba (dont la légendaire reine est au centre d’une réunion biblique avec Salomon).

Dans un récent article intitulé «Quelle sorte de judaïsme en Arabie ?», Christian Robin, un historien français qui dirige également l’expédition à Bir Hima, révèle que la plupart des érudits, s’entendent sur le fait que vers 380, les élites du royaume de Himyar s’étaient converties à une forme de judaïsme.

Unis dans le judaïsme

Les dirigeants himyarites ont pu voir dans le judaïsme une force unificatrice potentielle pour leur nouvel empire, culturellement divers, et y ont trouvé de quoi se forger une identité fédératrice, leur permettant de résister contre le désir rampant d’hégémonie des chrétiens byzantins et éthiopiens, ainsi que de l’empire zoroastrien de Perse.

Ce qui est sûr, c’est qu’à l’époque, dans la capitale himyarite de Zafar (au sud de Sanaa), les références aux dieux païens disparaissent en grande partie des inscriptions royales et des textes sur les bâtiments publics, et sont remplacées par des écrits qui se réfèrent à une seule divinité.

Utilisant principalement la langue sabéenne locale (et dans de rares cas l’hébreu), ce dieu unique est alternativement décrit comme Rahmanan – le Miséricordieux le «Seigneur des Cieux et de la Terre», le «Dieu d’Israël» et le «Seigneur des Juifs». Les prières invoquent ses bénédictions sur le «peuple d’Israël» et ces invocations se terminent souvent par Shalom et Amen.

Au cours du siècle et demi suivant, le royaume himyarite étend son influence à l’Arabie centrale, au golfe Persique et au Hedjaz (région de La Mecque et de Médine), comme en témoignent les inscriptions royales de ses rois, qui ont été retrouvées non seulement à Bir Hima, juste au nord du Yémen, mais aussi près de Riyad, qui est aujourd’hui la capitale saoudienne.

Thawban le martyr

Pour ce qui est des premiers textes arabes découverts à Bir Hima, qui constituaient probablement un genre de monument commémoratif, l’équipe franco-saoudienne note que le nom de Thawban fils de Malik apparaît sur huit inscriptions, avec les noms d’autres chrétiens.

Selon les chroniqueurs chrétiens, vers 470 (date de l’inscription Thawban), les chrétiens de la ville voisine de Najran auraient subi une vague de persécutions, perpétrée par des Himyarites. Les experts français soupçonnent Thawban et ses compagnons chrétiens d’avoir été martyrisés à cette occasion. Le choix de l’écriture arabe ancienne pour commémorer ces martyrs représente, en soi, un puissant symbole de défi.

Cet alphabet pré-islamique est également appelé arabe nabatéen, car il s’est construit à partir de la langue utilisée par les Nabatéens. Cette nation, autrefois puissante, a bâti la cité de Pétra et a assis sa domination sur les routes commerciales du sud du Levant au nord de l’Arabie ,avant d’être annexée par les Romains au début du 2ème siècle. Utilisé jusqu’aux portes du Yémen, cet alphabet du nord se distingue des inscriptions faites par les souverains himyarites, dans leur Sabaean natal.

“L’adoption d’une nouvelle écriture voulait témoigner de la distance qu’il voulait prendre avec le royaume de Himyar et de leur réconciliation avec le reste des Arabes”, écrivent les chercheurs français dans leur rapport. “Les inscriptions de Hima révèlent un fort mouvement d’unification culturelle des Arabes, de l’Euphrate à Najran, qui se manifeste par l’utilisation de la même écriture.”

Joseph le rebelle

Les pressions extérieures croissantes ont fini par se faire sentir sur Himyar. Vers l’an 500, le royaume tombe aux mains des envahisseurs chrétiens du royaume éthiopien d’Axoum.

Dans une dernière tentative pour sauver l’indépendance du royaume, en 522, un chef juif himyarite, Yousuf As’ar Yath’ar, s’est rebellé contre le dirigeant fantoche intronisé par le Négus et passe les troupes d’Aksoumite par le fil de l’épée. Puis il assiège Najran, qui avait refusé de lui fournir des troupes, et massacre une partie de sa population chrétienne. Un martyre qui a suscité l’indignation des ennemis de Yusuf et a précipité la vengeance de l’Ethiopie.

En 2014, l’expédition franco-saoudienne à Bir Hima a découvert une inscription laissant entendre qu’ après le massacre de Najran, Yousuf aurait été retrouvé marchant vers le nord dans le désert d’Arabie entouré de 12 000 hommes, pour tenter de récupérer le reste de son royaume. Après cela, nous perdons sa trace. Mais les chroniqueurs chrétiens pointent qu’aux environs de 525 EC les Ethiopiens auraient rattrapé puis vaincu le chef rebelle.

Selon différentes traditions, le dernier roi juif d’Arabie aurait été tué au combat ou se serait suicidé en se précipitant avec sa monture dans la mer rouge au galop

.Au siècle suivant, Himyar fut un royaume chrétien qui continua à dominer l’Arabie. Au milieu du VIe siècle, l’un de ses souverains, Abraha, traversa Bir Hima, laissant au passage des inscriptions sur les pierres représentant l’éléphant d’Afrique à la tête de sa puissante armée. Une inscription postérieure, datée 552 et trouvée en Arabie centrale, fait la liste des nombreux lieux qu’il a conquis, y compris Yathrib, l’oasis du désert qui, 70 ans plus tard, deviendra Madinat al-Nabi (la ville du prophète) – ou, plus simplement , Médina.

Étaient-ils de «vrais» Juifs?

Une grande question demeure au sujet des Juifs de Himyar : quel genre de Judaïsme pratiquaient ils ? Observaient ils le Chabbat ? Ou les règles de la cashroute ?

Certains érudits, comme l’orientaliste judéo-français du 19ème siècle Joseph Halevy, refusèrent de croire qu’un roi juif aurait persécuté et massacré ses sujets chrétiens, et nient l’appartenance des Himyarites  à l’une des nombreuses sectes dans chrétiennes du début du christianisme.

Robin, l’épigraphiste français, écrit dans son article que la religion officielle de Himyar peut être décrite comme étant un “judéo-monothéisme” – “une variété minimaliste de judaïsme” qui a suivi certains des principes de base de la religion.

Le fait est que les quelques inscriptions trouvées jusqu’à présent, ainsi que les écrits de chroniqueurs postérieurs, qui ont pu être biaisés contre les Himyarites, ne permettent pas aux érudits de se faire une image claire de l’orientation spirituelle du royaume.

Mais on peut considérer cette question sous un autre angle.

En dépit de la domination chrétienne et musulmane, les Juifs ont continué à représenter une forte présence dans la péninsule arabique. Cela ressort clairement des relations de Mahomet (souvent conflictuelles) avec eux, mais aussi de l’influence du judaïsme sur les rituels et les interdits de la nouvelle religion (prières quotidiennes, circoncision, pureté rituelle, pèlerinage, charité, interdiction des images et de la consommation du porc) .

Au Yémen, au cœur du vestige du royaume Himyarites, la communauté juive a été persécutée pendant des siècles, jusqu’en 1949-1950, quand presque tous ses membres restants – environ 50 000 personnes, ont été acheminées par avion vers Israël lors de l’opération Magic Carpet (tapis volant). Et bien qu’ils continuent d’observer des rituels et des traditions uniques, qui les distinguent des juifs ashkénazes et séfarades, il est indéniable qu’ils sont bien juifs, et les derniers descendants du royaume juif perdu de Himyar.

Ariel David – Haaretz

Quand l’Arabie Saoudite était juive©

(Source : JForum)