Archives de Catégorie: L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR : Nous devons y contribuer activement

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel chacun d’entre nous doit activement contribuer – Jérusalem, les signes de la fin des temps pour l’islam et l’Occident

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

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La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde !  ___________________________________________________

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IL ÉTAIT CORSE ET CATHOLIQUE , IL EST DEVENU JUIF ET ISRAÉLIEN

2015 – L’équipe d’Alliance basée en grande partie en Israël, s’est intéressée à un phénomène dont aucun média ne parle.

Tous les médias ont débattus sur l’Alyah massive des Français en Israël ,des attentats, de l’antisémitisme, de la guerre en Israël, et particulièrement de la façon dont Israël terrorise les terroristes 🙂

Mais peu ont eu la subtilité d’observer, un nouveau phénomène qui s’installe prudemment en Israël. Des nouveaux visages,venus d’ailleurs , qui tranquillement, sans grands discours, sans grandes démonstrations, ni débats à l’Assemblée, ni même à la Knesset, donnent une grande claque aux à prioris, aux clichés, et propagande anti-isralienne de tous bords

Eux, ce sont ces non-juifs issus de familles catholiques qui ont décidé de devenir Juif, ou de vivre en Israël, qui sont tombés amoureux de la vie en Israël.

Voici un des premiers témoignages, un voyage émouvant, empli de sincérité, une vision fraîche sur Israël, une innocence que l’on croyait perdue et qui apparaît alors que l’on n’attendait plus.

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Nicolas Antonelli est président de l’association Corse-Israël il est en processus de conversion au judaïsme en Israël !

Ilana Mazouz a découvert le site internet de Nicolas Antonelli, sa curiosité a été piquée au vif, elle décide de le rencontrer, à Nathanya …

Ilana – Comment avez vous eu l’envie de vous convertir au Judaïsme ?

Nicolas – Je suis né en corse et j’ai grandi dans une famille chrétienne, mon enfance et adolescence ont été baignées de cette tradition profondément catholique.
En devenant, adulte pourtant, j’ai commencé à me poser des questions, sur le christianisme car je trouvais beaucoup d’incohérences.

C’est à ce moment que j’ai commencé à faire des recherches , à lire des livres ,à m’intéresser à d’autres courants spirituels dans ma recherche de la vérité .

Après plusieurs mois voire plusieurs années de recherches je ne trouvais pas de réponses à mes questions.

Je ressentais un grand vide au niveau spirituel jusqu’ au jour où avec l’aide de D.ieu je suis arrivé à des cours de Thora sur internet et là véritablement j’ai commencé à ressentir des choses extrêmement profondes , il y a une véritable adhésion entre mon âme et les cours de Thora.

Je me sentais en totale adéquation comme si que j’étais enfin arrivé à destination d’un long voyage.

A partir de là, j’ai commencé à suivre des cours de Torah avec une grande assiduité , il n’y avait pas un seul jour où je n’étudiais pas je ne pouvais plus m’en passer .

J’ai commencé à acheter des livres sur le judaïsme que je lisais et relisais avec une passion incroyable .

Grâce à D.ieu j’avais enfin trouvé ce que je recherchais et les réponses à toutes les questions existentielles que mon âme pouvait se poser .

J’ai eu notamment la chance de découvrir les cours du Rav Dynovisz à Jérusalem , ce qui m’a permis véritablement de prendre conscience de l’importance de vivre en Eretz Israël pour chaque juif et d’étudier la Torah d’ Eretz-Israel afin de pouvoir réaliser le projet d’Hachem .

Ilana – Quand avez-vous pris la décision de venir en Israël puisqu’aujourd’hui vous avez fait votre alyah ?

Nicolas – j’ai finalement décider de quitter la Corse car comme Avraham Avinou j’ai entendu au plus profond de moi “ Lekh lekha “ va et quitte ton pays ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai …”

J’ai finalement décidé de vivre selon les principes de la foi d’Israël et selon les commandements de la Torah.

Par cette conversion j’ai véritablement la volonté d’intégrer la vocation spirituelle du peuple juif, à savoir appartenir à une royauté de prêtres et une nation vouée à la sainteté du maître du monde.

Ilana – Comment se passe votre conversion en Israel ? Est-ce plus facile qu’en France ?

Nicolas – Je ne sais pas, car j’ai eu la chance de pouvoir venir faire ma conversion en Israël grâce au Rav Dynovisz et à la Yeshiva Ets Haim de Netanya avec laquelle il m’a mis en contact ce qui me permet aujourd’hui d’être parmi vous avec l’aide de D.ieu , de pouvoir participer aux chabbats, fêtes et évènements de la communauté et de poursuivre mon processus de conversion qui se concrétisera très bientot « be esrat hachem  » avec l’aide de Dieu.

Ilana – Comment les convertis sont vus par la communauté juive d’Israel ?

Nicolas – En fait ils sont très jaloux ! “rire “ car ils considérent que nous avons un plus grand mérite d’avoir été chercher la Torah au plus profond de nous ,malgré nos origines , notre éducation et nos différentes religions de naissances qui nous empêchaient de voir la vérité.

Et peut- être aussi par le fait que les plus grands maîtres d’Israël sont des descendants de convertis comme par exemple le rabbi Meïr Bal Haness!
Nous savons qu’il descend du terrible empereur romain Néron …ou encore de la lignée du Roi David issu de Ruth la Moabite !

D’après l’un de secrets de la Kabbale, le devoilement du Mashiah (messie) dépend du retour des convertis jusqu’au dernier ! Ce qui permettra de hâter la délivrance finale avec l’aide de Dieu..

Ilana – Quels sont vos projets dans votre nouvelle vie ?

Nicolas : Rejoindre l’assemblée d’Israël, fonder une famille dans les valeurs de la Torah tout d’abord et ensuite travailler et aider du mieux possible ma communauté en développant le Krav Maga qui est mon activité principale depuis plusieurs années .

Ilana – Quels sont les buts de votre association Corse-Israël ?Quand-a- t- elle prit naissance et pourquoi ?

Nicolas : L’association Corse-Israël a pris naissance il y a, à peu prés une dizaine d’années dans le but d’établir des relations culturelles et économiques avec Israël.

Un domaine où tout reste à faire. Nos efforts portent notamment sur la mise en place de jumelage entre des villes corses et israéliennes.

Et si l’on parvient à y adjoindre un volet économique, ce serait exceptionnel pour la Corse.

En seulement 67 ans d’existence, Israël est devenu l’un des pays leaders en terme de demande et de dépôts de brevets par habitants.

De plus, ce rapprochement serait parfaitement naturel si l’on considère que la Corse et Israël sont liés par une longue histoire.

En effet, dès 800 ap. J.-C., une présence juive importante est attestée en Corse, on parle de plus de vingt pour cent de la population qui aurait des origines juives!

Et que dire de l’engagement de figures comme Pascal Paoli et Napoléon en faveur des Juifs? Paoli en a fait venir des milliers sur notre île, depuis l’Italie et notamment du gettho de Padoue où ils étaient persécutés.

On lui connaît d’ailleurs une phrase restée célèbre : « Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu’ils partagent le même sort »…

Quant à Napoléon, il avait, entre autres, proposé dès 1799 la création d’un État juif indépendant en Palestine avec la bénédiction du Bal Chem Tov ! Rien que ça 🙂

Plus proche de nous, la Corse reste la seule région française où il n’y a pas eu de déportation durant la Seconde Guerre mondiale.

Et l’on oublie souvent que la Corse a apporté sa contribution à la création de l’État d’Israël.

En 1947, des Corses décidèrent de se porter aux côtés des combattants juifs, tandis que l’aéroport d’Ajaccio était choisi pour que des avions transportant des armes à destination d’Israël puissent y faire escale…

Propos reccueillis par Ilana Mazouz pour http://www1.alliancefr.com/

Une intervention de Nicolas en vidéo : JERUSALEM LES SIGNES DE LA FIN POUR L’ISLAM ET L’OCCIDENT

L’Association Corse/Israël

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Envoyé par ARK

-==-

Ce qui suit va sans doute faire sourire nombre de nos lecteurs non avertis, mais cela ne nous dérange pas. Le judaïsme ne fait pas de prosélytisme, bien au contraire, mais ceux qui le veulent vraiment parce qu’ils possèdent une âme juive peuvent le devenir. Nous vivons d’ailleurs les derniers temps où il est encore possible de se convertir. Ensuite, ce ne sera plus possible, tant devenir juif sera prisé nous disent les rabbins !

Le fait est que les Juifs sont l’avenir de l’homme et des guides qui devraient conduire certains d’entre nous, avec l’aide de notre Créateur, vers un autre monde, sur cette même terre où nous vivons tous – on pourrait plutôt dire où nous nous entassons tous – mais épuré de tous ses vices, ses meurtres, et des nombreuses autres turpitudes qui sévissent aujourd’hui, tout comme c’était le cas déjà à l’époque du déluge par exemple, UN MONDE OU CHACUN AURA SA PLACE ET VIVRA EN HARMONIE L’UN AVEC L’AUTRE. Le Maître du monde a promis qu’il ne détruirait plus le monde avec les eaux comme au temps du déluge, et pour nous en souvenir, il nous a envoyé l’arc-en-ciel, mais Il n’a pas dit qu’Il ne ferait rien pour transformer ce monde s’il se corrompait à nouveau, tout comme à l’époque de Sodome et Gomorhe, deux villes complètement corrompues et détruite par les foudres du Ciel.

Ce sont les Textes du judaïsme, par la bouche des prophètes de la Bible – les vrais, ceux-là – des Hébreux d’il y a 2 000,3 000 ans, qui ont averti, eux qui avaient reçu le souffle divin pour annoncer ce qui arriverait dans les temps futurs, et les rabbins nous disent que ce temps-là est maintenant arrivé, du fait de nombreux signes annonciateurs, un temps que le judaïsme nomme « délivrance finale ».

Ainsi, ceux qui se comportent contre toute morale, de manière dépravée, cruelle, bestiale, contre-nature et sans scrupule ayant disparu, il ne restera plus que de véritables humains agissant en Hommes véritables. Certes, les pertes seront énormes, (Les maîtres de la Torah disent qu’une énorme partie des êtres qui peuplent aujourd’hui ce monde disparaîtra dans la tourmente pour laisser place aux seuls hommes dignes de ce nom.) Ceux qui resteront construiront, avec l’aide du Maître du monde, véritablement un monde meilleur, et chacun d’entre nous espère avoir la chance d’être de ceux-là. Les nombreux antisémites/antisionistes peuvent bien dire et faire ce qu’ils veulent, rien ne pourra changer ce qui a été décrété en Haut par le Créateur, Qui fait ce qu’Il veut, où Il veut et quand Il veut. Mais que l’on y croit ou non, rien ne pourra changer tout cela et ce qui est prévu depuis des millénaires se réalisera enfin pour le bien de toute l’humanité ! Ken yehi ratson. Amen.  louyehi

« Toute nuit noire est une aube qui vient. » (Edmond Fleg)


Un chemin d’Eretz Yisrael, mais là-bas, tout chemin, lorsqu’on en a conscience, est ‘très spécial’ … ________________________________________________

COEUR  JUIF,  ESPOIR  D’UNE  NATION

Dans la pénombre d’un crépuscule naissant

Se met en marche le peuple du D.ieu Un.

Mais il sent qu’au bout de son chemin

Emerge une lumière qui irradie chacun

Jusques au fond du coeur, du coeur juif.

_

C’est dans la nuit, la nuit sombre et profonde

Que tombent les Juifs, le peuple du D.ieu Un ;

Mais il le sait, tout n’est pas perdu, une lueur

Eclaire encore son horizon, bouché en apparence.

Il est sûr qu’au bout du long chemin est Hachem.

_

C’est dans la nuit noire, lourde chape de plomb

Que se relève, confiant, le peuple du D.ieu Un.

Un temps viendra, il le sait, où il verra, là-bas

La lumière divine au bout de son chemin.

Un jour, il en est sûr, elle illuminera son destin.

_

Dans la blafarde lueur du jour qui se lève

Marche courageusement le peuple du D.ieu Un.

Toujours l’espérance du retour gravée en son coeur

L’aide à supporter tous ses nombreux malheurs.

Tant il espère en son D.ieu que vraiment il y croit.

_

Dans la lumière d’un jour qui naît progresse à grands pas,

La tête haute, le peuple d’Israël, le peuple du D.ieu Un.

L’espoir est vraiment là, puisqu’il est, encore !

De tous les horizons il est venu et s’est rassemblé.

Alors vers sa terre, vers Israël, vers Sion il s’avance…

_

Dans l’éblouissante clarté d’un jour transformé la joie éclate

Quand, le Messie à leur tête, s’avancent les princes d’Israël.

Confiante, sur sa Terre Promise, une nation entière pose ses pas.

Sion exulte, la Chekhina* enfin de retour, le Temple resplendit.

Tous les peuples viennent prier D.ieu, béni soit-Il, dans Sa gloire.

_

Après des millénaires sur la terre d’Israël sont enfin réunis

Le Roi et Son peuple, au milieu des nations venues pour l’occasion

Prier en Son saint Temple, à présent par tous comme le leur reconnu.

Israël, jamais Tes enfants n’ont douté, alors, Hachem, Tu les as ramenés.

Pour toutes les bontés dont Tu nous as comblés, Adonaï, sois remercié !

Maryse

* Présence Divine

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L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les hommes ont le devoir de contribuer activement – Le Juif Jésus et les Juifs de son époque – Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme chrétien

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Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Janvier 2015 – C’est une découverte d’importance capitale. Une équipe d’archéologues israéliens a annoncé avoir découvert à Jérusalem ce qui semblerait être les restes du palais où s’est déroulé le Procès de Jésus, rapporte le Washington Post.

Situé dans la partie ouest de la vieille ville de Jérusalem, le site, connu sous le nom de « Kishle », a été mis à jour dans un immeuble abandonné adjacent au musée de la Tour de David, et qui a servi de prison sous la domination ottomane puis britannique, où autrefois s’élevait le Palais d’Hérode le Grand.

D’après Shimon Gibson, professeur d’archéologie à l’Université de Charlotte en Caroline du Nord, la découverte des archéologues cadre parfaitement avec la description dans l’évangile de Jean. « Il n’y a, bien sûr, aucune inscription indiquant que le procès s’est bien passé ici, mais tout – les constatations archéologiques et les évangiles – tombe en place et fait sens », assure-t-il.

Pour l’archéologue du district de Jérusalem, Amit Re’em, de nombreuses découvertes restent à faire sur le site antique. Si le Vatican et la communauté des experts archéologues confirment la découverte, ce site revêtirait alors un caractère saint pour les Chrétiens du monde.

Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Arié Azoulay – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme  chrétien

6 avril 2015  – Jésus n’a pas été condamné à mort par le Sanhedrin, tribunal juif de Jérusalem, comme le racontent les évangiles. C’est ce que j’ai dit ce soir sur France 3 dans l’émission : L’ombre d’un doute, sur « les derniers jours de Jésus » France 3, de Franck Ferrand. Voici pourquoi.

Le jugement du Sanhédrin

sanhedrin

 

A l’époque de Jésus, le Sanhédrin, est une assemblée qui se réunit avec un délai d’au moins un jour, à l’intérieur de l’enceinte du Temple. C’est une institution à mi-chemin entre une assemblée législative et un tribunal suprême. Ce Sanhédrin central possède des relais locaux (beth din ou « maison du jugement »). La peine capitale requiert un nombre de 71 juges (70 plus le Grand-prêtre) et d’au moins trois témoins. Ce chiffre de 71 personnes, une assemblée plénière que soulignent les évangiles[1], s’appuie sur Nombres 11, 16 : « Assemble-moi soixante-dix hommes entre les anciens d’Israël, que tu connaisses pour être des anciens du peuple et ses magistrats; tu les amèneras devant la tente d’assignation, et là ils se rangeront près de toi. ». Ce chiffre  est confirmé par Josèphe (Guerre des juifs II, XX, 5).

Dans le cas de Jésus, il est impossible qu’un jugement ait eu lieu à « huis clos » ou avec quelques juges car la procédure est une procédure contradictoire avec des témoins à décharge convoqués par l’accusé (Jésus est seul dans les évangiles). D’autre part on juge « face au peuple » ; selon le droit pénal juif, il y a publicité du jugement. Enfin, si un tribunal est unanime sa condamnation n’est pas valide.

Toutes ces conditions rendent fortement improbable un jugement juif pour de simples raisons de délais de convocation (1 nuit) des témoins et de 71 juges et de formalisme juridique, incompatibles avec les circonstances de précipitation et d’opportunisme des derniers jours de Jésus que décrivent les évangiles. Mais surtout le jugement décrit par les évangiles se situe en dehors du droit pénal juif de l’époque. Que l’on suive l’horaire de Jean (jugement de Pilate vers midi) ou celui de Marc (Jésus en croix à 9 heures du matin) ne sont pas compatibles avec les délais. La version de l’évangile de Jean : Jésus est mené devant Anne, le beau-père de Caïphe et ancien grand prêtre puis devant Caïphe est hautement improbable. Le Grand Sanhédrin jugeait dans une salle prévue à cet effet dans l’enceinte du Temple et non dans le palais de Caïphe. D’autre part le jugement juif décrit par les évangiles n’est pas compatible avec le droit hébraïque de l’époque tel que nous pouvons le reconstituer.

Qui dirigeait le Sanhédrin à l’époque de la mort de Jésus?

Il faut d’abord comprendre que dans l’Antiquité un Temple n’est pas seulement un lieu religieux mais un lieu lié au pouvoir civique donc au droit de la cité, on y prend des décisions politiques, on y organise des rassemblements populaires, on y pratique des rites religieux comme celui des « eaux amères » en cas de soupçon d’adultère, etc…. Le Temple n’est pas donc pas seulement le lieu religieux des sacrifices (tamid) et du Saint des saints, mais aussi un tribunal avec le Sanhédrin, et une banque avec son trésor : En -535, le peuple offre ses biens afin de remplir le trésor sacré déjà sous Esdras (Esdras 2).  Ce Temple était l’une des merveilles de l’Antiquité que décrit Flavius Josèphe dans sa Guerre des juifs au chapitre V, 6 :

A la façade extérieure il ne manquait rien de ce qui pouvait frapper l’esprit ou les yeux. Partout revêtu de plaques d’or massif, le Temple brillait, aux premiers rayons du jour, d’un éclat si vif que les spectateurs devaient en détourner leurs regards comme des rayons du soleil. Pour les étrangers qui arrivaient à Jérusalem il ressemblait de loin à une montagne couverte de neige, car là où il n’était pas doré, il apparaissait de la plus pure blancheur.

Le Temple à l’époque de Jésus est tenu officiellement pas les sadducéens proches des romains et qui leur obéissent, mais en réalité ce sont les pharisiens qui décident au Sanhédrin tout simplement parce que ce sont les seuls compétents en terme de halakha c’est-à-dire de jurisprudence hébraïque. Josèphe le souligne :

La doctrine des Sadducéens fait mourir les âmes en même temps que les corps, et leur souci consiste à n’observer rien d’autre que les lois. Disputer contre les maîtres de la sagesse qu’ils suivent passe à leurs yeux pour une vertu. Leur doctrine n’est adoptée que par un petit nombre, mais qui sont les premiers en dignité. Ils n’ont pour ainsi dire aucune action ; car lorsqu’ils arrivent aux magistratures, contre leur gré et par nécessité, ils se conforment aux propositions des Pharisiens parce qu’autrement le peuple ne les supporterait pas. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4)

Ce sont aussi les pharisiens du fait de leur compétence halakhique qui réglaient le culte du Temple comme le rapporte Flavius Josèphe :

Les Pharisiens méprisent les commodités de la vie, sans rien accorder à la mollesse ; ce que leur raison a reconnu et transmis comme bon, ils s’imposent de s’y conformer et de lutter pour observer ce qu’elle a voulu leur dicter. Ils réservent les honneurs à ceux qui sont avancés en âge et n’osent pas contredire avec arrogance leurs avis. (…) C’est ce qui leur donne tant de crédit auprès du peuple que toutes les prières à Dieu et tous les sacrifices se règlent d’après leurs interprétations. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4).

Nous connaissons par la Mishna le fonctionnement du Sanhédrin et de la procédure de peine capitale à l’époque de Jésus.

Le droit pénal du Sanhédrin

Traité SanhedrinTalmud de Babylone, traité Sanhédrin 4 a

La Mishna, un mot qui veut dire « répéter » car les mishnayot du talmud ont été écrites à partir d’éléments mémorisés et répétés par les disciples des Sages du premier et début du second siècle et compilées par écrit en 212 par Yehuda Ha Nassi (Judas le Prince) décrit avec précision le fonctionnement du second Temple et le droit du Sanhédrin à l’époque de Jésus. Ce droit prévoit deux types de jugements : ceux pour affaires pécuniaires et ceux pour les peines capitales.

« Pour les causes pécuniaires, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict peut être rendu pendant la nuit ; dans les cas de peine de mort, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict doit être aussi rendu pendant le jour. Pour les causes pécuniaires, le verdict d’acquittement ou de condamnation peut être rendu le même jour ; dans les cas de peine de mort, le verdict d’acquittement peut être rendu le même jour, mais un verdict de condamnation ne peut pas l’être avant le jour suivant. C’est pourquoi des jugements ne peuvent avoir lieu la veille d’un sabbat ou la veille d’un jour de fête » (Traité Sanhédrin 4, a).

Le procès juif de nuit comme l’affirment les synoptiques est donc impossible en droit hébraïque mishnaïque pharisien. Le procès la veille d’une fête n’est pas compatible avec ce droit non plus. Nulle part dans la Bible  on ne trouve de jugement nocturne.

La nature du conflit

Car la nature du conflit entre Jésus, le baptiste du Jourdain, les pharisiens ou les esséniens d’un côté… et l’aristocratie du Temple de l’autre est un vieux conflit entre des partis qui refusent l’assimilation et les descendants de l’aristocratie hasmonéenne. dont les  sadducéens sont les « représentants légaux » en même temps que la vitrine officielle du judaïsme.

On ne comprend pas les évangiles sans comprendre cet arrière fond politico-religieux entre des mouvements assimilationistes à la culture gréco-romaine (sadducéens) et des mouvements nationalistes juifs ou séparatistes (baptistes, esséniens). Les peroushim (pharisiens) le, dont Jésus est un sympathisant au moins du point de vue de sa doctrine, se sont séparés de l’aristocratie sadducéenne Temple au milieu du second siècle avant notre ère. Les esséniens issus aussi de hassidim de cette époque ont eux condamné aussi le culte du Temple souillé selon eux par l’occupant. Ce n’est pas « parce que les juifs font du business dans le temple » que Jésus en chasse les marchands (qu’ils voyait chaque année au moins depuis son enfance !)… mais parce qu’il veut le purifier de la présence idolâtrique des pièces à l’effigie de l’Empereur dans la parvis de païens. Il est un pur nationaliste juif religieux assez violent.

Si l’on ne parle pas de Sépphoris, « le joyau de da Galilée » ville grecque sise à 5 km de Nazareth et capitale d’Hérode Antipas, à partir de 4 av. notre ère qui vraisemblablement y construit un théâtre. Sepphoris qui, lors de la Première Révolte Juive en 66 soutient Vespasien et dont les habitants en se rendant aux romains sauvent ainsi la ville de la destruction (Guerre des juifs III.2.4), faisant frapper des pièces de monnaie à l’effigie de Vespasien, l’honorant du titre de « faiseur de paix. »; Si le Baptiste et Jésus sont des ennemis mortels d’Antipas au point que l’assassinat préventif du Baptiste par Antipas préfigure celui de Jésus…. c’est tout simplement que Jésus comme le Baptiste sont fermement opposés à l’assimilation à la culture gréco-romaine.

Sur le modèle des « villes grecques » d’Alexandre, les Romains utilisaient  l’aristocratie juive, dont faisaient partie les prêtres afin de gérer l’administration des affaires courantes de la Judée. Ce « deal » permettait de contrôler les  rentrées fiscales de la province avec des troupes limitées. Cette caste  aristocratique ne subsistant que si elle défendait les intérêts de l’occupant. On imagine bien ce qu’en pensaient les juifs pieux de Galilée, les esséniens sécessionnistes par rapport au Temple retirés au désert, les baptiseurs qui pardonnaient les péchés retirés au désert (se substituant ainsi aux sacrifices du Temple !) loin de Jérusalem dans le vallée du Jourdain, sans parler des nationalistes galiléens de l’époque. Rien n’est absolument clair sur les sadducéens malgré les description de Josèphe ou les récits qui les opposent à Jésus dans les évangiles pour des raisons de doctrine.

Caïphe , que Pilate confirme immédiatement dans sa charge dès sa nomination en 26 et qui reste grand-prêtre jusqu’à l’ éviction de Pilate en 36, a bien sûr un « deal » avec Pilate. L’habitude des romains est de faire faire le sale boulot par des élites corrompues pour minimiser l’utilisation de force militaires. C’est le principe même des villes grecques. Il y a donc bien une convergence d’intérêt assimilationiste entre les deux hommes. Mais le pouvoir reste côté Pilate.

Que certains de ses proches aient trahi Jésus au mobile d’un conflit interne entre mouvements juifs reste donc possible, mais ces inimitiés juives ne valident pas la crédibilité d’un « procés juif » de Jésus tel que le racontent les évangiles synoptiques.

La décision de condamnation à mort en dehors du fait de son invraisemblance et de son illégalité juive et romaine n’a pas pu faire l’objet d’un jugement pénal juif (halakhique) dans le cadre du Sanhédrin du Temple comme le racontent les évangiles piloté par les pharisiens. Ce procès est tout simplement une impossibilité historique.

D’ailleurs Paul en 50-55 plus proche des événements si (les évangiles sont mis par écrit entre 65 et 95), ignore tout de ce procès juif et parle « des autorités de ce temps ». (1 Co 2, 8) Je ne suis pas le seul à défendre ce point de vue. Marie-Françoise Baslez dans Bible et histoire, Gallimard, Folio Histoire,  chapitre 5, pg. 211-213 « Le procès juif une impossibilité », spécialiste du monde gréco-romain défend la même thèse avec d’autres  arguments. Elle montre que le Sanhédrin avait besoin de l’autorisation du gouverneur (Pilate) pour se réunir (Cf. AJ XX, 9, 1), que la séance de nuit est irréaliste, que surtout le Sanhédrin n’avait pas ce pouvoir juridique de condamner : la seule condamnation d’Etienne qui fut lapidé (un supplice juif, ce que n’est pas la croix) par un Sanhédrin, il s’agit en fait plus d’un lynchage, en profitant de la vacance du gouverneur et jugée illégale et dénoncée au nouveau procurateur par les juifs. Le procès juif est donc irréaliste selon elle. Ce procès est pourtant devenu dans l’imaginaire d’un certain antisémite chrétien, le procès des juifs eux-mêmes. Ce qui est une projection anachronique de la séparation postérieure entre chrétiens et juifs au IIIe-IVe siècle sur le premier siècle, Jésus s’opposant « aux juifs »… dont il ne ferait plus partie.

L’assassinat de Jésus par le pouvoir romain

En réalité, le Sanhédrin n’avait pas à cette époque le pouvoir d’appliquer la peine capitale et probablement pas de la décider pour déférer au pouvoir romain. Les Grands prêtres, nommés par les romains à l’époque de Jésus, étaient juste une « courroie de transmission » qui permettait d’habiller le pouvoir romain d’un semblant de pureté rituelle juive. Cette coutume d’établir et déposer des grands prêtres à la main du pouvoir date d’Hérode le Grand. Ce sont bien les romains qui ont exécuté Jésus selon un supplice romain, celui de la croix, d’origine perse réservé aux esclaves fugitifs et aux révoltés.

On frappait de verges un homme libre, à coups de bâton les militaires, à coup de  fouet de lanières de cuir incrustées de bout d’os les esclaves. Il s’agissait d’une boucherie qui mettait à nu les os de la colonne vertébrale, avant le crucifixion mort ou vif.

Paul de Tarse vers 55 en cache moins la cruauté que les évangiles, il s’agit d’un « scandale ». Un supplice romain exemplaire et théâtral qui montrait au peuple ce qui arrivait quand on désobéissait à Rome (et pas aux lois juives !).

La peine capitale est de la compétence du préfet romain de Judée représentant de l’Imperium et dépendant du légat de Syrie où sont basées le gros des forces armées. Pilate dispose de troupes et fait régner l’ordre romain à Jérusalem. Ce qui ne veut pas dire qu’il a les pleins pouvoirs. Puisqu’il sera révoqué par Rome après dix ans de service pour avoir outrepassé ses droits. La Galilée est calme à l’époque de Jésus sous le règne du roitelet juif Hérode Antipas, dont le long règne –de  37 ans ! jusqu’en 39 montre la normalisation de la province. Un monarque obséquieux qui fait construire Tibériade du nom de l’Empereur. Par contre, la Judée, au sud, avec Jérusalem comme capitale, est directement sous administration romaine. C’est une poudrière au moment des fêtes où montent à Jérusalem des juifs de tout l’Empire qui font exploser la population de la ville. La tension est alors à son maximum. Le préfet romain Pilate monte donc de Césarée à Jérusalem pour les fêtes, pour y assurer l’ordre. Les romains, comme en Cyrénaique sous Auguste laissaient parfois les populations locales exercer leur propre jugement. Il est peu probable que cela fut le cas dans une Judée en état de soulèvement latent permanent et de plus lors des fêtes où la population passe de 100 000 à un million de personnes.

Pilate est comme la plupart des dirigeants romains une bête politique. Il ne comprend rien au sentiment religieux juif, et de ce fait les émeutes à Jérusalem sont fréquentes ; il fait porter à Jérusalem des drapeaux avec les images de l’empereur, et provoque une émeute. Il s’avise de consacrer à Tibère des boucliers d’or dans le palais d’Hérode avec le nom de l’empereur, nouvelle émeute. L’image d’une ‘divinité païenne’ , qui plus est dans le Temple, profane le premier commandement [2]. Il construit un aqueduc pour apaiser la révolte… mais avec les fonds du Temple, provoquant une violente émeute où plusieurs agitateurs sont tués…[3] Dans la dixième année de règne, en 36, il réprime dans le sang un rassemblement Samaritain. Rappelé à Rome il y est jugé pour cruauté et oppression, et en particulier pour avoir fait exécuter des hommes sans véritable procès, puis destitué.

Pilate est un homme rusé, prudent, manipulateur. Philon d’Alexandrie décrit : « ses corruptions, ses actes d’insolence, sa rapine, son habitude d’insulter son interlocuteur, sa cruauté, ses assassinats de personnes non-jugées et non condamnées, et son inhumanité continuelle, gratuite et outrageuse » (Philon, Legatio ad Galium 38). Se maintenir en cours face au pouvoir central c’est à dire garder son poste suppose d’être intransigeant avec la population. Il est donc hors de question de se « laver les mains » d’une affaire qui ne le concernerait pas. Quant à la discussion philsophico-théologique dans un prétoire (« Qu’est-ce que la vérité ? ») avec un séditieux juif venu de cette Galilée de paysans qu’on reconnait à leur accent et qui produit des révoltés à la chaîne, et qui plus est avec un homme qui n’est pas citoyen romain… il s’agit bien évidement d’une reconstitution. Le dialogue entre Jésus et Pilate lors du procès romain est hautement improbable non seulement pour des raisons d’étanchéité sociale mais aussi plus simplement pour un problème de langue : Jésus parle araméen et hébreu et Pilate le latin de la troupe ou le grec de l’administration romaine. Pilate exerçait le jus gladis c’est-à-dire le droit de mort sur quiconque enfreignait le droit sous son autorité sur son territoire. La mort de Jésus ne peut être attribuée qu’au seul pouvoir romain. C’est un banal assassinat préventif de real politik romaine sans contenu spirituel ni théologique aux yeux de ceux-ci. Même si on ne peut exclure une manipulation sadducéenne, il est probable que l’esclandre dans le Temple probablement au début de la prédication de Jésus vers 29 lors de la fête des tentes, selon le comput johannique, ait servi de détonateur. Un acte violent de purification religieuse de l’esplanade du Temple car la monnaie des changeurs porte des effigies romaines (Toujours le 1er commandement). La violence du personnage n’a pas probablement pas échappé à la troupe sise dans la forteresse Antonia, qui a probablement préféré un assassinat préventif dans le cadre d’une normalisation banale à l’époque de Jésus lors d’une fête de pèlerinage suivante.

Lire les évangiles comme des midrashim

Alors les évangiles sont-ils des faux ? Cette conception reviendrait à poser sur des textes du premier siècle notre conception de l’histoire. Les évangiles ne sont pas des reportages télévisés qui cherchent à dire ce qui s’est réellement passé. Les gens de l’époque n’ont pas ce souci scientifique. Les évangiles sont avant tout des textes théologiques, c’est-à-dire des textes qui ont une finalité idéologique. Quand César écrit sa Guerre des Gaules ce n’est évidemment pas dans le but de devenir la référence des professeurs de quatrième… mais de prendre le pouvoir au Sénat. Tout est en partie « vrai » sauf que l’histoire est singulièrement réécrite dans ce but en en effaçant les ombres. Les évangiles, les écrits juifs de l’époque, s’appuient sur des faits et des personnages réels mais ils essaient de comprendre le sens de ce qui leur est arrivé à partir de ce que les juifs de l’époque connaissent : la Torah et l’enseignement de leurs maîtres. Rien ne sert donc de chercher à la manière des fondamentalistes le squelette de l’âne sur lequel Jésus serait rentré dans Jérusalem… ou le lieu de naissance de Jésus à Bethléem… ou les oliviers du jardin de Gethsémani, ni même le sépulcre ou le Golgotah… pas seulement parce que Jérusalem a été rasé deux fois en 70 et en 135 mais parce que les évangiles appartiennent au genre midrashique (de darash chercher) qui cherche dans la Torah le sens de ce qui est arrivé avec convocation de l’âne de Zacharie, de Bethléem ville de Jessé père de David – la lignée d’où doit venir le messie, ou de « Jésus Barabbas »- un illustre bandit inconnu dont le nom ne signifie rien d’autre que « Jésus le fils du père » en Araméen,  selon un jeu de mots midrashique classique, etc… On est dans la poétique, la parabole et pas dans l’histoire, avec des scènes d’investiture sémitiques stéréotypées. Pourquoi certains juifs, les sadducéens proches des romains et de l’aristocratie hasmonéenne,  disparus au moment de la rédaction des évangiles (entre 65 et 90) sont-ils accusés par d’autres juifs qui les rédigent de la mort de Jésus ? Parce qu’il était impossible d’accuser le pouvoir romain quand on écrivait sous ses fenêtres à partir de 64. L’historien latin Tacite (55-120) raconte (Annales, XV, 38) le sort que Néron réservait aux messianisants juifs, des « chrétiens », c’est-à-dire des messanistes séditieux et peut-être pas des disciples de Jésus dans la langue de l’administration romaine, accusés d’avoir provoqué l’incendie de Rome en 64 :

«Néron se trouva des coupables et il infligea des châtiments raffinés à des gens que leurs scandales rendaient odieux et que la masse appelait Chrétiens. [Ce nom leur vient de Christ que le procureur Pontius Pilatus avait fait supplicier sous le règne de Tibère. Cette partie est peut-être un ajout postérieur d’une main chrétienne NDA] Contenue pour un temps, cette superstition pernicieuse perçait à nouveau, non seulement en Judée, où ce mal avait pris naissance, mais à Rome même où tout ce qu’il y a partout d’affreux et de honteux afflue et trouve des gens pour l’accueillir. Donc on prit d’abord à partie les gens qui se manifestaient ; ensuite, sur leurs indications, une foule immense fut trouvée coupable moins du crime d’incendie que de haine contre le genre humain. Et tandis qu’on les faisait périr, on se fit un jeu de les couvrir de peaux de bêtes et de les faire mordre à mort par des chiens ou bien de les mettre en croix et à la tombée du jour de les brûler en les faisant servir de torches. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle et il donnait des jeux de cirque, se mêlant au peuple en habit de cocher ou debout sur son char. Dès lors, bien que ces gens fussent coupables et dignes des dernières rigueurs, on les prenait en pitié car on se disait que ce n’était pas en raison de l’intérêt public, mais pour la cruauté d’un homme qu’ils étaient massacrés. »

Le mot « chrétien » pour Rome désigne donc les juifs candidats à la révolte à partir de 65 comme les  disciples de Simon Ben Kosiba qui conduiront au massacre de Bétar en 136 lors de la seconde guerre judéo-romaine proprement messianique celle-là. D’autre part, parce que la littérature juive de l’époque est une littérature de camouflage. La Haggadah de Pessah juive comporte des allusions aux romains en hébreu avec des jeux de mots incompréhensibles pour une oreille non avertie. Si les Sages sont dans une grotte à étudier en son début et que leurs disciples viennent leur annoncer l’heure du Shema c’est précisément parce que cette activité est interdite. Le procès juif est donc probablement un procédé littéraire banal en une époque où se proclamer juif et de plus le partisan d’un « messie » c’est-à-dire un libérateur politique séditieux (il ne pouvait en être autrement pour ces bêtes politiques qu’étaient les romains) présentait un risque mortel. Il était impossible d’accuser le pouvoir romain de ce meurtre dans les années 60-90, alors que les évangiles sont rédigés et proclamés publiquement, sous les fenêtres du pouvoir romain omnipotent en Judée comme en diaspora, alors que la révolte juive gronde. On ne peut pas lire les évangiles ni les écrits de l’époque sans ce contexte d’oppression et de camouflage dont les auditeurs de l’époque n’étaient bien sûr pas dupes. La figure noire de Pilate chez les historiens juifs qui l’on connu comme Philon ou Flavius Josèphe, prototype du mauvais gouverneur corrompu mêlant torture et exécutions sommaires sera adoucie par les évangiles pour ensuite en faire le prototype du converti chrétien par Justin (Apologie pour les chrétiens, I,, 35, 9), Tertullien (Apologétique I, 21, 24); ou Eusèbe de Césarée (HE II, 2, 1-3). Il s’agit donc bien d’un glissement de la réalité à la fiction justifié par un contexte et un auditoire en monde romain. Il n’y a donc pas de lecture fondamentaliste possible. Ces textes sont des récits de foi. Et de celle-ci, l’histoire n’a que peu à dire. [1] Mc 14, 5.3, 55 ; 15, 1 ; Mt 26, 59. [2] Antiquités Juives  18.3.1 ; Guerre des Juifs 2.9.2-3 [3]  Guerre des Juifs 2.9.4.

Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme …

(Source : https://didierlong.com)

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les hommes ont le devoir de contribuer activement – CONTRASTE ENTRE DEUX MONDES DIAMETRALEMENT OPPOSES

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main_________________________________________________

Des très jeunes enfants juifs de l’école maternelle défilant pacifiquement au son de chants religieux un sefer Torah à la main (livres de la Torah) dans les rues de Jérusalem.

Malgré le dénigrement général et continuel, qu’il vienne des musulmans, des chrétiens ou des athées, le monde juif est un monde où prédomine l’éthique, un monde de constructeurs, celui de la Torah, des gens de paix  avec une armée défensive bien déterminée à garder son pays, mais des plus humaines. Ce pays où ils se sont réinstallés après 2 000 ans d’exil avec l’approbation des nations, en 1948, est actuellement convoité, notamment par les arabo-musulmans, le seul pays que possèdent les Juifs, tout petit, de la taille de l’Alsace et la Lorraine réunies, avec 8 millions d’habitants, mais dont on entend parler chaque jour partout dans les médias et qui préoccupe le monde qui sent inconsciemment que cette terre a quelque chose de « très spécial », c’est le moins que l’on puisse dire à son sujet… mais nous n’entrerons pas ici dans les détails.

En un temps record, un peu plus de 60 ans depuis son retour sur une partie de sa terre ancestrale restituée sous le mandat britannique, un temps où les nations étaient d’accord pour rendre à Israël une partie de sa terre. Ce peuple a transformé le désert en un magnifique jardin d’Eden où poussent toutes sortes de fleurs, de fruits, de légumes, et a planté des millions d’arbres. Déjà au XIXe siècle, période où a commencé le grand retour des Juifs sur leur terre, bien qu’il y ait toujours eu, là-bas, des Juifs présents, leurs aïeux de tous milieux sociaux avaient déjà commencé à déblayer le terrain et voué leur vie entière à transformer les marécages et le désert en terres habitables et cultivables, mourant souvent de épidémies dues aux conditions de vie plus que difficiles dans la région à cette époque.

Ce minuscule pays est donc un prodigieux miracle économique, puisqu’il est devenu, en quelques décennies seulement, l’un des leaders mondiaux en termes de maîtrise du traitement de l’eau, et pas seulement… Les Israéliens sont des créateurs de multitudes de start-ups, c’est l’un des pays les plus performants en inventions technologiques de pointe, également dans le domaine des découvertes scientifiques, médicales, dans celui de la défense nationale, etc… Quoi qu’en disent leurs ennemis, Israël possède la plus éthique armée du monde. Les Juifs sont les inventeurs du Krav Magra, ce sport de self-défense que l’on enseigne maintenant partout dans le monde, ils sont titulaires d’un nombre record de prix Nobel eu égard à leur très petit nombre, etc… etc… et excellent donc dans de très nombreux domaines. Les Juifs aiment la nature et les animaux, qu’ils défendent et les  protègent.

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Transformer le désert en paysage paradisiaque : le pari réussi d’Israël
(Le texte ci-dessous date de 2006. A l’époque j’avais encore quelques illusions à propos de l’entente possible des religions entre elles. Ayant évolué et suivi l’actualité dans ce domaine, je n’en ai plus aucune, en 2011, sachant pertinemment que tout n’est que façade et que les discours tenus en privé aussi bien côté musulman que côté chrétien sont tout autres… Ce poème est une réponse à une attaque virulente sur les Juifs (concernant l’un de mes poèmes sur ce thème) de la part d’un pasteur parisien sournois, menteur, antisémite et foncièrement pro-palestinien qui fait croire aux Juifs dont il édite les textes sur son site qu’il ne l’est pas, pire encore, qu’il est sympathisant ! )  Pour ne pas lui faire honte, je ne cite ici que ses initiales : G.C. Voilà quelle fut ma réponse à cet « homme de D.ieu » :

A LA RECHERCHE D’UN MONDE MEILLEUR AVEC LES JUIFS

A l’image de D.ieu avons été formés.

Pourquoi l’autre salir, mépriser, humilier ?

Juges-tu D.ieu ? Envers Lui es-tu médisant ?                                  

Pourquoi envers les Juifs être si méprisant ?

Formons ensembleun monde plus chaud et plus beau.

D’abord faisons l’effort, chacun à son niveau

D’aprendre à connaître l’autre, sa religion

A sa place, que ferions nous ? Des solutions ?

Si nous sommes croyants, prouvons-le à présent.

La volonté de D.ieu faisons ou seulement

La nôtre ? Ne repoussons pas toujours autrui.

Les réticences, les clichés, les jalousies,

Les « on dit » les « a priori » n’ont pas raison;

D.ieu nous créa semblables, mais tout autres, non ?

Et l’entente entre les peuples est-ce un leurre ?

Non, mais vivre’ avec les autres est gageure.

Relevons-la ! Le Créateur nous fit différents :

Apprenons la tolérance, nos différends

Résolvons. L’amitié entre les peuples faisons

Pas en mots, mais en actions et disons :

« Avec coeur bâtissons et l’amour dans nos yeux,

Bien que tous différents avons le même D.ieu.

Musulmans, Catholiques, Juifs et Protestants…

Ne soyons pas sans le savoir des non-voyants. ».

Se mettre à la place de l’autre, pas facile !

Accepter les différence, difficile !

Sommes riches des autres, des différences,

Faisons-là le pari de l’intelligence.

Soyons impartiaux, envers nous-mêmes honnêtes.

Pour toujours mettons de l’amour les lunettes

Et à travers elles le monde regardons

Dans cette optique un peu de le changer tentons,

Sans nous laisser ni attaquer, ni envahir ;

Alors nous devrons nous défendre sans faillir !

En harmonie vivons, comme la nature.

D.ieu n’aime-t-Il pas toutes Ses créatures ?

Mais posons nous la question : Qu’attend Il de nous ?

Alors l’idée d’un monde meilleur, pas si fou !

Maryse

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De l’autre côté, une armée d’enfants du Hezbollah islamo-nazi défilent le fusil à la main dans un camp d’entraînement militaire sévère à Gaza, entraînement qu’ils subissent comme de vrais soldats chaque année pendant tout l’été.

Les arabo-musulmans sont plus d’un milliard et demi sur terre, un monde conquérant, cruel, destructeur et sanguinaire, des semeurs de troubles, des gens de guerre, des colonisateurs qui haïssent le monde entier. Voilà des enfants à qui on fait subir un lavage de cerveau dès leur plus jeune âge. Ainsi gavés de mensonges, de haine, et d’une rancoeur infondée, on leur apprend à manier le fusil et le couteau avec lesquels, un jour, ils commettront le meurtre d’innocents. Une cinquantaine de pays ont déjà été conquis par les musulmans à ce jour et ils s’attaquent maintenant à la conquête de l’Occident. L’islam n’a jamais produit ou inventé et ne produira ou n’inventera jamais rien dans aucun domaine que ce soit. Tout ce que vous avez pu lire ou entendre sur les grands auteurs  musulmans des premiers siècles musulmans n’étaient pas d’origine arabe, mais ressortissants de pays conquis par l’islam ; la plupart étaient donc convertis de force et portaient, par conséquent, des noms arabes. Ils ne sont pas non plus les inventeurs des chiffres dits « arabes » comme on le croit communément. Les chiffres ont été inventés en Inde par des Hindous et introduits à Bagdad au 9e siècle par le mathématicien Al-Khwarezmi. Par contre, ce sont bien les Arabes qui les ont propagés au gré de leurs conquêtes, d’où la confusion. Ainsi, ont-ilst de tout temps fait croire au monde entier qu’ils avaient connu un « âge d’or », une chose d’ailleurs reprise par tous, alors que tout cela n’était en fait qu’usurpation, la spécialité de ce peuple, surtout depuis l’apparition de leur « prophète » qui, comme chacun le sait à présent, n’a vécu que de meurtres, de razzias et de spoliations en tous genres. Les Arabo-musulmans ne respectent rien ni personne ; grands et petits torturent les animaux par amusement, ce qui en dit long sur leur mentalité…

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Les pierres aussi tuent ! La lapidation est une spécialité arabo-musulmane

Les Juifs et Israël ne demandent rien de plus que de vivre en paix et sont l’ami de tous. Leur éthique est la meilleure, d’autant que le monde s’est progressivement laissé aller au n’importe quoi ; (nous parlons là bien sûr de manière générale ; Les Juifs ne sont pas tous à montrer en exemple, car comme partout, ils ont en leur sein des brebis galeuses, car ils sont un échantillon de ce qui se passe dans le monde, mais nous parlons ici de ce peuple de façon globale.) Ils sont courageux , ils aiment et défendent la vie, bien sûr la leur et celle de leurs proches, mais aussi celle des autres peuples. Ils sont les premiers à se précipiter au secours des populations chaque fois que dans le monde, elles sont victimes de catastrophes naturelles. Et ils soignent même leurs pires ennemis, sachant pertinemment qu’une fois guéris, ceux-ci  s’attaqueront sans doute à nouveau à eux et à leurs enfants. Ils vont même jusqu’à accepter des Arabes dans leur gouvernement, (une décision pas toujours très judicieuse, certains d’entre eux affichant nettement leur aversion pour leur pays d’accueil si généreux avec eux).

Les belliqueux arabo-musulmans, quant à eux, sont les ennemis du monde. Ils pratiquent le culte de la mort, qu’ils aiment et recherchent, pourvu qu’ils tuent un maximum de non-musulmans, de préférence des Juifs, puis viennent ensuite, dans l’ordre, les chrétiens, puis les athées… Dans la Bible, ils sont appelés des « ânes sauvages qui seront contre tous et la main de tous sera contre eux« . Leur vie entière est dévolue à la conquête du monde et à la destruction de ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils tuent de manière on ne peut plus lâche, bien sûr par surprise, le plus souvent par derrière, et de manière à ce que leurs victimes n’aient pas la possibilité de se défendre. Le moteur de leur fureur émane d’une jalousie maladive poussée à l’extrême, due à leur infinie paresse et incompétence en tous domaines, (sauf, bien sûr, exceptions confirmant la règle), n’ayant appris qu’à vivre au crochet des autres. Ils sont passés maîtres dans l’art de retourner une situation en leur faveur : bien que menaçants et actifs dans les attaques en tous genres, ils se font toujours passer pour les pauvres victimes, et du fait que cela a très bien fonctionné jusqu’ici, avec la complicité des lâches qui nous ont gouvernés et leurs successeurs, le déni de la vérité et leurs mensonges permanents qu’ils nomment « taqyia », sont la base de leurs relations avec autrui.

JUDAÏSME ET ISLAM : DEUX MONDES QUE TOUT OPPOSE !

(Rappelons que louyehi n’est pas un site juif, mais ami des Juifs)

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PETIT POEME IMPROMPTU SUR LES « PALESTINIENS », LES BARBUS, LEURS ADEPTES ET LEURS ABUS…

Oui, on la connaît par coeur,

La chanson des menteurs

Qui n’ont pour nous que leurres

Et veulent vous faire peur.

Ce sont de vils menteurs

Qui n’ont que haine au coeur,

Mais un coeur de pierre, puisqu’ ils tuent leurs soeurs

Et cachent leurs horreurs,

Vous faisant croire, erreur !

Qu’ils sont dans le malheur.

Voyez comme ils crient et pleurent.

Ils sont cependant les vrais agresseurs.

Voulant apitoyer le monde

Ils répètent à qui veut les entondre

Qu’Israël, c’est lui l’immonde.

Se cachent derrière leur petit monde

Que leurs femmes en nombre pondent

Puis les envoient dans l’autre monde.

Avec leurs roquettes vagabondes

Veulent tout d’Israël détruire. Chose immonde :

Quand un enfant juif est conduit à la tombe,

Tous avec les barbus dansent, festoient, font la ronde ;

Mais leurs roquettes parfois avec ironie les tondent !

Ils haïssent et tuent. Israël aime et aide le monde.

Maryse

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les Hommes ont le devoir de contribuer activement – Interlude musical : LES BELLES CHANSONS FRANCAISES QUI CONSTITUENT UNE PARTIE DE NOTRE PATRIMOINE NATIONAL – 3 août 2017

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____________LA COLOMBE DE LA PAIX_____________

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Belles chansons de France pour conserver nos racines et transmettre notre culture…

Les chansons poétiques de Charles Trenet

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Douce France Charles Trenet

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Route Nationale 7 – Charles Trenet

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Charles Trenet – Boum

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Charles Trenet et Georges Brassens

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 Mes jeunes années Les compagnons de la chanson

de Charles Trenet,  interprété par les Compagnons de la chanson : une interprétation magnifique !

Verte Campagne

Je reviens chez nous

Bras dessus, bras dessous

Le marchand de bonheur

Qu’il fait bon vivre

Le jour où la pluie viendra

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LES TROIS CLOCHES – Edith Piaf Les compagnons de la Chanson

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Image associée

Jean Ferrat – Ma France

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Jean Ferrat – Les instants volés

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Jean Ferrat – Les Tournesols

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Jean Ferrat – Les Cerisiers

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Jean Ferrat, Je ne chante pas pour passer le temps

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Jean Ferrat, Mon chant est un ruisseau

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QUE C’EST BEAU LA VIE

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Image associée
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La langue de chez nous – Yves Duteil

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Avoir et être

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Ma grammaire de l’impossible

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Le petit pont de bois.Yves Duteil

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La légende des Arbres

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Yves Duteil – Le pays des mots d’amour

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Dreyfus

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Prendre un enfant

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Les p’tites casquettes

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Yves Duteil, Tarentelle

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Mouloudji

La Complainte de la butte

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Image associée

Charles Aznavour

J’aime Paris au mois de mai

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Paris au mois d’août

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La Boheme

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Charles Aznavour chante Etre – 1979

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Hier Encore

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Image associée

Yves Montand

Sous Le Ciel De Paris

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Rue St Vincent

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La ballade de Paris

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A Paris

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Juliette Greco

Sur les quais du vieux Paris

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Paname

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Joe Dassin

Les Champs Elysees

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Joe Dassin – Le Jardin du Luxembourg

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« Le petit pain au chocolat »

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Patrick Fiori et Patrick Bruel

Patrick Fiori, Patrick Bruel – Corsica

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Léo Ferré

Quartier latin

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Jacques Dutronc

Paris s’éveille

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L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les Hommes ont le devoir de contribuer activement – Expliquer les Juifs et le judaïsme aux non-juifs et aux Juifs non initiés au judaïsme

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Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde ! 

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Image associéeDanse folklorique israélienne : la danse des jeunes filles de Jérusalem

Extraits du « Petit traité » de Claude Riveline, une présentation du judaïsme facile à lire car elle est succincte et claire, depuis les sources bibliques jusqu’aux problèmes contemporains. Claude Riveline est un ancien élève de l’Ecole polytechnique, ingénieur général des mines et professeur de gestion à l’Ecole des mines de Paris.

Le mot « Juif » désigne une grande variété de personnes. c’est ce qu’il y a de commun entre un diamantaire d’Anvers, un soldat israélien, un rabbin de Meknès ; entre Jésus, Freud et Einstein ; entre des agriculteurs de Judée d’il y a 2 000 ans, de riches marchands d’Amsterdam au Grand Siècle et de misérables colporteurs en Europe au XIXe siècle. A quoi il convient d’ajouter tous ceux qui se considèrent comme Juifs, même si d’autres Juifs ne les reconnaissent pas comme tels, soit parce qu’ils ont adopté une autre religion, soit parce que leur mère n’est pas juive, soit parce que leur conversion au Judaïsme n’est pas acceptée par tous. Mais la dimension juive de tous ces personnages se rattache à l’une ou l’autre des 3 origines : une tradition religieuse et savante, une tradition nationale, une tradition familiale.

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Toutefois, si différents qu’ils soient les uns des autres, ces Juifs ont en commun une longue histoire, sans doute l’une des plus anciennes de toutes les civilisations encore vivantes. Il ne reste plus d’Athéniens du temps de Socrate, plus de Romain du temps de César, mais un Juif de Jérusalem parle la même langue aujourd’hui qu’il y a 2 000 ans, étudie les mêmes textes et célèbre les mêmes fêtes.

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Yom Yerushalayim

Les Juif ont autre chose en commun : des adversaires. Jean-Paul Sartre, dans ses « Réflexions sur la question juive » (Gallimard, 1954), affirme même que la seule dimension commune à tous les Juifs est l’existence de l’antisémitisme. Je pense qu’il a tort. S’il est vrai que les persécutions révèlent leur Judaïsme à ceux qui l’auraient oublié, un destin juif est toujours associé à une certaine conception de l’Histoire, un projeet pour l’aventure humaine. C’est ce qu’on appelle usuellement le messianisme. La première énigme qu’offre l’existence des Juifs, avant leuer diversité, est leur survie. Or, leur histoire expliquerait plutôt leur disparition, soit par assimilation aux cultures ambiantes dans les bonnes périodes, soit par extermination dans les mauvaises.

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Leur survie s’explique selon moi par des raisons internes au peuple juif, à savoir, une fidélité extrême au projet messianique, et il importe donc de comprendre d’abord ce qu’il contient. En bref, c’est un programme de vie collective pour toutes les familles humaines qui doit réconcilier morale et politique, c’est-à-dire, le respect des personnes et le maintien de l’ordre, programme dont les personnages clés sont les figures bibliques d’Abraham et de Moïse. Les Juifs connaissent ce programme bien mieux que leur histoire, et c’est là qu’ils déchiffrent leur véritable identité. Avant d’avoir une histoire, les Juifs ont une mémoire.

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LES ORIGINES

Les Juifs sont parfois désignés comme le peuple du Livre. Le Livre en question est bien sûr la Bible, plus précisément la partie que les chrétiens appellent l’Ancien Testament. Dans cet ensemble de textes prophétiques, les Juifs portent une dévotion particulière aux 5 livres de Moïse, en grec, le Pentateuque et en hébreu, la Torah. Ecrite en hébreu et aujourd’hui encore à la main sur des rouleaux de parchemin, la Torah est au centre du culte de synagogues, elle est lue, chantée, étudiée, commentés par les Juifs dès leur plus jeune âge depuis des millénaires. Un enfant juif qui connaît par le menu les faits et gestes d’Abraham et de Moïse n’a que de vagues lueurs sur l’affaire Dreyfgus ou l’histoire du sionisme. Plutôt qu’une histoire, les Juifs ont une mémoire. Aussi, pour comprendre qui ils sont aujourd’hui, est-il important de savoir comment ils comprennent la Bible.

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Marc Chagall

La faute d’Adam et Eve

Dans la Bible, tout ce qui s’y passe doit être compris aussi à plusieurs niveaux, car la Torah est codée et ne livre ses secrets que lorsqu’elle est lue en hébreu, sans  traduction, laquelle est une sorte de « trahison » en soi, car l’hébreu est une langue bien spécifique qu’il faut décrypter et décortiquer mot après mot, aucune  répétition dans la bible n’est fortuite ; elle a une signification bien précise que l’on ne saurait deviner spontanément, de là l’étude minutieuse des textes que font les Juifs. Au premier degré, la Bible raconte la naissance du peuple juif à partir du récit de la création du monde et celle du premier couple adamique. Adam et Eve. Tout le monde se souvient de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : le Créateur avait installé Adam et Eve dans une sorte de paradis, le jardin d’Eden, et leur avait tout permis sauf la consommation d’un certain fruit. Sur les conseils du serpent, Eve, puis Adam, mangent du fruit défendu et sont chassés du jardin.

De ce récit, la tradition juive retient des idées fondamentales sur l’homme, sa liberté et ses devoirs. Tout d’abord, il résulte de ce récit que toute l’humanité descend du même couple, ce qui interdit toute discrimination, tout racisme. Une conséquence pratique est que n’importe quel être humain peut, s’il le veut vraiment, se convertir au judaïsme.

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Une autre conséquence est que l’homme est invité à obéir à D.ieu et qu’il a donc la liberté de désobéir. Chose étrange : le Tout-Puissant ne sait pas ce que l’homme va faire. Il y a entre le Créateur eet sa créature un dialogue problématique, comme entre deux associés. D.ieu, après avoir créé une ébauche du monde en 6 jours, confie à l’homme le soin d’achever cette création. Mais Il ne s’en désintéresse pas. Adam et Eve étaient prévenus : « Si vous désobéissez, vous serez punis. » A l’inverse des dieux de l’Olympe qui frappent selon leur fantaisie, le D.ieu des Juifs apparaît comme un partenaire exigeant, mais loyal.

Le fruit de l’arbre n’est associé, dans la tradition juive, ni au péché de chair, ni à la science comme dans le mythe de Prométhée. Beaucoup de commentateurs pensent que ce fruit était quelconque. Il avait pour seule vertu d’obliger Adam et Eve à bien regarder chaque fruit, à s’interroger sur sa nature avant de se l’approprier. On retrouve cette préoccupation dans les règles de la nourriture casher, qui occupent une grande place dans la vie des Juifs pratiquants d’aujourd’hui. Être attentif à ce que l’on voit, fût-ce un aliment, est un impératif présent dans toute la suite du texte biblique.

L’arc-en-ciel rappelle celui apparu dans les cieux à la suite du déluge biblique par lequel D.ieu indiquait qu’il faisait la promesse de ne plus détruire le monde entier par les eaux.

Les 70 nations de la terre et le déluge

Tout le monde connaît l’arche de Noé et la colombe au rameau d’olivier qui annonça la fin de la colère divine. Ce que l’on sait moins, c’est la raison pour laquelle D.ieu s’était résolu à détruire l’humanité. Le texte indique que la violence s’était installée parmi les hommes, violence caractérisée notamment par le fait que les plus forts enlevaient les femmes qu’ils trouvaient à leur goût. Cette génération vivait dans une sorte d’anarchie et aboutit à une impasse.

Noé et sa famille en réchappent. Ils ont mis longtemps à fabriquer leur navire, ce qui devait susciter la perplexité de leurs contemporains et les alerter sur l’imminence du châtiment divin : le D.ieu de la Bible prévient toujours. Par ailleurs, Noé apporte la preuve que le mérite d’un seul individu peut sauver l’humanité, ou du moins permettre à l’Histoire de suivre son cours. Chaque Juif est invité à se dire à tout instant qu’il est peut-être celui-là.

Le texte rapporte qu’après le déluge, les 3 fils de Noé, Sem, Cham et Japhet eurent de nombreux descendants, et 17 noms sont explicitement cités. Ce nombre de 70 désigne dans toute la tradition juive celui des nations initiales du monde. On trouve, par exemple, dans cette liste, des fils de Cham, Canaan et Mitsraïm, appellation hébraïque de l’Egypte, et un fils de Japhet, Yavan, qui deviendra la Grèce. La tradition juive prête à ces 70 nations une authenticité, une importance dans la réussite de l’Histoire comparable à celle des Juifs. Ceci est par exemple attesté par le fait que le grand Sanhédrin, le tribunal suprême de Jérusalem, ne pouvait valablement délibérer que si ses membres parlaienet à eux tous les 70 langues de la terre.

Les noms des fils de Noé indiquent leur manière d’être : « Chem » veut dire « le nom ». C’est de là que vient le mot « sémite », qui englobe notamment les Juifs.Il évoque la singularité de chaque sujet, la préoccupation d’un sens. « Cham » évoque la chaleur, l’énergie, c’est-à-dire la prééminence des forces naturelles. « Japhet » évoque la beauté. En bénissant ses 3 fils, Noé met clairement Cham en état de subordination par rapport aux deux autres et confie à Japhet le soin de veiller à lapaix entre tous les hommes. Il s’agit d’un idéal d’harmonie, que l’on associe notamment à la culture grecque classique.

D.ieu n’avait donné aucun ordre aux hommes depuis Adam et Eve. Cela change avec Noé. La tradition juive enseigne (ce n’est pas très explicite dans le texte biblique) que les nations de la terre reçoivent alors 7 commandements, les fameux commandements noa’hides (du nom hébraïque de Noé) :

  • interdiction du meurtre,
  • du vol,
  • du blasphème,
  • de l’idolâtrie,
  • des unions illicites
  • de manger la chair d’un animal vivant
  • obligation d’établir des tribunaux

Ce code est confié à Japhet pour son apostolat à l’usage de l’humanité entière. L’existence de ces lois noa’hides explique l’attitude de la tradition juive à l’égard du non-juif, et notamment sur le problème des conversions. Un non-juif qui respecte ces 7 commandements peut atteindre un degré de perfection égal ou supérieur à celui du meilleur des Juifs, lequel est astreint, non pas à 7, mais à 613 commandements, qui portent sur les moindres détails de son comportement. Les rabbins découragent donc les candidats à la conversion en leur faisant valoir qu’il vaut mieux rester un bon Gentil que de devenir un mauvais Juif.

La tour de Babel

Après l’épisode de la tour de Babel où l’unité factice de l’humanité tourne résolument le dos aux aberrations qui ont conduit au déluge, et elle entreprend de construire une ville et une tour qui matérialisent son unité. Mais la violence est tournée contre D.ieu, car cette tour devait atteindre le ciel. Le récit de la Tour de Babel fournit un bon exemple de la richesse du vocabulaire hébreu et de la manière de l’interpréter des exégètes juifs. Le texte dit en effet que les hommes avaient entrepris cette construction « de peur de nous disperser sur toute la surface de la terre. » Or, « surface » se dit en hébreu biblique de la même manière que « les visages » ; c’est donc la multiplicité des nations de caractères, des opinions, qui les effrayait. J’ai aventuré l’hypothèse que la langue unique des origines ressemblait au langage informatique, qui n’a que 2 mots : oui et non, et que le matériau qui constituait la tour était du béton, pierre artificielle qui vient de nulle part. La tentation de la tour de Babel ne nous pas quittés.

Abraham, associé du Créateur

Le projet messianique reçoit une définition précise quelques générations plus tard, lorsqu’un berge de Mésopotamie du nom d’Abram (il n’est pas encore appelé Abraham), est interpelé par le Créateur pour quitter sa famille et son pays, et pour aller fonder une nation nouvelle sur la terre de Canaan. Cette nation aura des particularités singulières : il règnera entre tous les habitants le même respect affectueux qu’au sein d’une famille unie, malgré les nécessités de l’administration et de l’ordre public. La vocation de ce projet, tribal au départ, est résolument universelle. Toutes les familles de la Terre, chacune à leuer manière, devront à terme s’en inspirer.

Pour comprendre l’audace de ce projet, il faut se représenter, en termes modernes, un carrefour urbain où un agent fait passer les voitures, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.

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Israël et l’Egypte

Arrivés à 70 avec Jacob et Joseph, les Juifs repartent d’Egypte 2 siècles plus tard en une foule de plus de 2 millions. C’est la passage de la famille au peuple, et la question se pose de savoir pourquoi il fallait que cette mutation se produise en Egypte. Pour le comprendre, il faut partir de la remarque que la Bible tout entière a pour théâtre 3 contrées, l’Egypte, Babel et Canaan, qui par leurs caractéristiques géographiques suscitent des civilisations contrastées.

L’Egypte est une longue oasis, irriguée avec une parfaite régularité par le Nil. C’est le lieu de la planète où la maîtrise de l’homme sur la matière est une évidence : par le dessin des canaux et le réglage de l’rirrigation, le pouvoir politique peut décider du sort de l’agriculture. Aussi, le pharaon règne-t-il comme un dieu sur les choses, les bêtes et les gens. Tous les peuples de l’Antiquité, notamment les Grecs et les Romains, ont été fascinés par la puissance et la pérennité de l’empire d’Egypte.

Babel (à ne pas confondre avec la tour du même nom) désigne une entité plus vague centrée sur la Mésopotamie et au périmètre variable au cours des temps. Les 2 grands fleuves, le Tigre et l’Euphrate, ont des cours et des débits capricieux, et nulle part on ne retrouve une zone de sécurité comparable à l’Egypte. Aussi les habitants sont-ils condamnés à la mobilité et à l’échange. C’est un monde de pasteurs et c’est là qu’Abraham est né.

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Canaan est située à la charnière entre ces deux mondes. Cette petite contrée peut être transformée en un jardin s’il pleut suffisamment ou en un affreux désert si la pluie vient à manquer. Les hommes y ont spontanément les yeux tournés vers le ciel. Les Egyptiens cités dans la Bible ne portent pas de nom propre (à une exception près, Putiphar, employeur puis beau-père de Joseph), mais seulement des noms de fonctions (le préposé au pain, le préposé aux boissons, etc…), au même titre que les esclaves représentés sur leurs fresques ont tous le même visage et ne diffèrenet que par leurs outils.

Le pharaon de Joseph, fils de Jacob, devenu Israël en se battant avec l’ange d’Esaü et en sortant vainqueur et qui fonda les tribus d’Israël – a été attentif à ses recommandations et il accueille le patriarche Jacob avec bonté et respect. Il est vrai que la situation se dégrade en Egypte lorsqu’apparaît un nouveau pharaon « qui n’avait pas connu Joseph », et les persécutions commencent pour le peuple juif devenu entre temps très nombreux. Un dur esclavage lui est imposé et le meurtre des bébés mâles est décrété. Ils sont jetés dans le Nil dès leur naissance. Mais de ces malheurs émergera le salut. Le  bébé Moïse échappe à la mort grâce à la fille du pharaon qui le découvre sur le Nil et l’adopte. Il passera les 40 premières années de sa vie dans un rôle de prince égyptien. Tel était l’homme dont la Bible nous dit qu’aucun autre prophète ne fut jamais plus proche de D.ieu. Une éducation égyptienne lui était donc nécessaire.

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Après l’épisode des 10 plaies infligées à pharaon pour qu’il libère les Hébreux esclaves, la sortie d’Egypte est l’événement initiateur du projet messianique au niveau national comme la conversion d’Abraham au judaïsme l’avait été au niveau individuel. Elle est célébrée avec une grande ferveur dans les familles juives lors de la soirée pascale, le « Séder », repas accompagné de nombreux rites qui viennent enseigner aux plus jeunes enfants leur identité d’esclaves libérés.

Les Juifs ne sont pas sortis d’Egypte les mains vides. Sur ordre exprès et répété de D.ieu, ils emportent des objets d’or, des objets d’argent et des tissus précieux qui serviront à confectionner le Tabeernacle, ce temple portatif du désert, où Moïse s’entretenait avec le Créateur (le veau d’or, avait une autre provenance). En revanche, ils n’emportent pas de pain levé. Ils rejettent la fermentation, force obscure qui dilate de gaz la pâte du pain, à l’image de l’orgueil qui enfle de vide l’idée que l’homme se fait de lui-même. Encore aujourd’hui, la fête de Pâque est précédée d’une élimination méticuleuse de tout levain, au profit du seul pain azyme, qui compose aussi les hosties catholiques.

Le contraste entre l’or et le pain apporte une nouvelle indication sur le projet messianique. L’or, le plus parfait des métaux, symbolise la victoire de la raison sur la nature, et la présence de l’or égyptien avait le lieu le plus sacré pour les Juifs laisse entendre qu’ils n’ont aucune inhibition devant la science héritée des Grecs et des Romains, eux-mêmes héritiers de l’Egypte. Le progrès matériel fait partie du projet messianique, mais les ferments de tyrannie qu’il recèle doivent faire l’objet d’une vigilance constante.

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La révélation du Sinaï

Quelques semaines après son départ d’Egypte marqué par des prodiges tels que la traversée de la Mer Rouge et l’anéantissement de la cavalerie du pharaon, le peuple d’Israël entend la voix de D.ieu proclamer 10 paroles du haut du mont Sinaï dans un spectaculaire déploiement d’images et de sons. Ensuite, Moïse restera 40 jours sur la montagne pour écrire le texte de la Torah et pour recueillir tous les commentaires non écrits qui permettent de comprendre et de mettre en pratique les 613 commandements qu’elle contient.

Pourquoi D.ieu a-t-il privilégié 10 paroles avec tant d’éclat ? Elles sont composées d’une présentation du divin locuteur (« Je suis l’Eternel, ton D.ieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, d’une maison d’esclavage »), de 4 commandements de nature religieuse (interdiction des idoles, interdiction des faux serments institution du repos hebdomadaire du Chabat, respect des parents), puis de 5 interdits de nature sociale (le meurtre, l’adultère, le vol, le faux témoignage, la convoitise). L’énigme consiste en ceci que ces divers impératifs figurent sous des formes voisines dans le reste de la Torah, sans q’uil leur soit conféré un relief particulier.

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Il est à noter que, dans la première parole,  D.ieu se présente en faisant référence à l’Egypte, ce qui confirme l’importance de cette civilisation, mais pour souligner aussitôt son défaut : l’esclavage. Ilsraël aura pour tâche de mettre en oeuvre les vertus égyptiennes tout en protégeant la liberté de chaque personne. Cette liberté est affirmée par la 4ème parole, qui concerne le Chabat. Du vendredi soir au samedi soir, les Juifs pratiquants d’aujourd’hui observent un chômage d’une extrême précision, qui les écarte de toute action créatrice, jusqu’à leur interdire d’écrire, de cuisiner, de prendre un moyen de transport ou de porter un objet hors de chez eux. Un pareil carcan évoque guère la liberté, mais icette 4ème parole précise que les interdits s’appliquenet aux serviteurs. Ces derniers sont ainsi arrachés à leur sujétion, au même titre que leur maître qui, en s’imposant les mêmes contraintes, échappe pour un jour à la vie des affaires. La Torah prescrit de mettre cette disponibilité à profit pour célébrer des rites joyeux, repas de fêtes, chants et rencontres amicales.

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Le veau d’or et les rébellions d’Israël

Trois jours après la traversée de la Mer Rouge, le peuple murmurait déjà contre Moïse et voulait retourner en Egypte. L’esclavage a ses douceurs, notamment l’irresponsabilité. Cette nostalgie s’exprimera avec une violence particulière à l’occasion de la faute du veau d’or. Ce drame a été provoqué par un malentendu sur la durée du séjour de Moïse sur le mont Sinaï. Se croyant abandonnés, les Juifs demandent à son frère Aaron de leur dresser une idole. Il réclame de l’or qu’il met à fondre, et il sort du creuset un veau qui répond à leur attente.

On associe usutllement le culte du veau d’or à celui des affaires et du lucre. C’est là un contresens. Le monde biblique du lucre est l’empire de Babel, dont la tradition juive nous dit que la divinité tutélaire était Mercure, le dieu romain des voyageurs et des voleurs. Le veau est ici un symbole égyptien, évocateur de l’immobilité terrienne. Beaucoup de commentateurs le rattachent au souvenir de Joseph, associé à l’image du taureau dans la bénédiction finale de Moïse (« Joseph, taureau aîné superbe ») et qui rappelle aux Juifs le temps où ils faisait si bon vivre en Egypte. C’est avec les bijoux personnels du peuple qu’Aaron a fondu la statue du veau et ces dons volontaires n’évoquent guère l’avarice.

L’Eernel informe Moïse, toujours sur le Sinaï, du culte du veau d’or, et lui annonce son intention d’anéantir le peuple, et de faire de lui, Moïse, un nouvel Abraham. Moïse plaide avec succès la grâce du peuple, mais après être redescendu il brise les tables gravées par D.ieu, et fait exécuter 3 000 meneurs. La ribu de Lévi, qui ne s’était pas associée à ce culte, reçoit le monopole de la prêtrise, auparavant destinée aux aînés de toutes les tribus.

La faute des explorateurs

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Les explorateurs en terre de Canaan

Après le veau d’or, le peuple juif reçoit de nouvelles tables de la loi. Mais les affrontements vont continuer. L’un d’entre eux, l’épisode des explorateurs, va peser d’un grand poids. La terre de Canaan, promise aux patriarches et destination des rescapés d’Egypte, n’était qu’à quelques jours de marche du Sinaï. Le peuple réclame à Moïse une opération de reconnaissance des lieux, et Moïse choisit 12 guerriers, un par tribu, pour cette mission. Sur 12, 10 reviennent avec une description effrayante de la terre et de ses habitants. Le peuple est désespéré, et D.ieu en conclut qu’il est trop imprégné de son récent destin d’esclaves pour assumer les charges d’une existence économique et politique normale, et il le condamne à errer 40 ans dans le désert jusqu’à ce que tous les hommes qui avaient plus de 20 ans lors de la sortie d’Egypte soient morts.

Le récit biblique ne porte que sur les 2 premières et sur la dernière année de ce séjour. Aucun événement particulier n’est signalé durant les 37 ans intermédiaires, mais des indications précises sont données sur le monde de vie dans le désert. A la manière d’une barre de métal que l’on remet droit en la ployant dans l’autre sens, les Juifs vont être énergiquement soignés contre les tares des sédentaires contractées en Egypte.

Cette foule considérable 600 000 hommes de plus de 20 ans, plus les femmes et les enfants) marchait en colonne, groupés par tribus, la tribu de Lévi transportant le temple démontable, le Tabernacle, et les objets du culte. Quand le mouvement s’arrêtait, le camp s’installait en carré autour du Tabernacle. Un nuage les guidait le jour, une colonne de feu la nuit. Mais ils ne savaient jamais pour combien de temps ils étaient installés. Cela pouvait durer quelques jours ou plusieurs années. Si mobiles que soient les nomades, ils organisent leurs déplacements. Cette possibilité n’existait pas pour les Juifs.

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Le prophète Bilam et son ânesse

Le traitement fut efficace, si l’on en juge par l’admiration que le camp d’Israël inspira au prophète des nations, Bilam, lorsqu’au terme de ce séjour, les Juifs se heurtèrente à d’autres peuples. Bilam est un prophète non juif, plus proche de D.ieu que Moïse lui-même, que l’un des rois de la région avait sollicité pour maudire les Juifs dont il redoutait la puissance guerrière. Bilam multiplie sacrifices et sortilèges, s’efforce de répondre à la demande qui lui est faite, mais au lieu des malédictions contre le peuple d’Israël, il ne peut prononcer que des bénédictions. On lui doit, en particulier, cette sentence, souvent gravée au fronton des synagogues d’aujourd’hui : « Que tes tentes sont belles, Jacob, tes demeures, Israël ».

Les commentateurs se demandent ce qui a pu inspirer Bilam, et ils donnent cette réponse surprenante : il a observé que les ouvertures des tentes n’étaient pas les unes en face des autres, ce qui protégeait l’intimité de chaque famille. Politologue compétent, Bilam savait que pour maintenir l’ordre dans une foule, surtout si les prétextes guerriers ou économiques font défaut, un système policier est indispensable, fondé sur la surveillance des uns par les autres. Rien de tel dans ce camp, ce qui suggère que chaque famille porte par elle-même les exigences morales de tous. C’est une autre définition de l’idéal messianique : le peuple d’Israël va dans la suite mettre ces vertus à l’épreuve de l’installation sur sa terre.

Sous la conduite du successeur de Moïse, Josué, les Juifs vont peu à peu occuper la terre promise à leurs ancêtres, et donc se sédentariser. Les hommes concernés sont nés dans le désert, où ils ont appris la Torah, et ils auraient dû mettre en oeuvre ses enseignements et fonder aussitôt une nation messianique. Ce n’est pas ce qui s’est produit, et après de nombreuses péripéties, les Juifs ont été chassés de leur terre, successivement par Babel, en – 722 et – 586, et par Rome aux premiers siècles de notre ère.

Le Temple

Pendant plusieurs siècles après la sortie de l’Egypte, c’est le Tabernacle du désert qui servit de Temple, installé successivement dans plusieurs localités de Canaan. Après la conquête de Jérusalem par le roi David, celui-ci conçut le projet d’un Temple de pierre, qui fut construit par son fils Salomon. Quelques siècles plus tard, il fut détruit par Nabuchodonosor, et reconstruit au bout de 70 ans. Il fut finalement détruit par les Romains en l’an 70 de l’ère chrétienne.

Ces édifices furent chaque fois plus majestueux, mais le plan fut immuable : il s’agissait d’enceintes successives, allant de la plus profane, où femmes et visiteurs étrangers étaient accueillis, jusqu’à la plus sacrée, le Saint des Saints, où se trouvait l’Arche d’alliance contenant les tables de la loi, et où seul le Grand prêtre avait accès, et encore, une seule fois par an. A mi-chemin, un parvis où se trouvait l’autel des sacrifices, domaine exclusif des prêtres.

Les rituels qui s’y tenaient étaient nombreux et variés, mais leur finalité peut se résumer ainsi : il s’agissait d’arracher les hommes aux sujétions de la nature et à leurs fautes involontaires, et de gérer l’identité collective de la Nation à l’abri des urgences et des contraintes du politique. En lagage traditionnel, ces missions se situent aux frontières du pur et de l’impur, et du sacré et du profane. La notion d’impureté ne renvoie pas à des souillures matérielles, mais à l’animalité de l’homme, concrétisée par certains mécanismes dont il est le siège (notamment les écoulements génitaux masculins et féminins) et par le contact avec la mort. Un reste des rituels de purification du Temple peut s’observer dans le maniement du goupillon aux enterrements catholiques.

Les moyens mis en oeuvre étaient pour l’essentiel des repas composés de viandes, mais aussi de végétaux, de vin, d’huile, d’eau, et même de sel, offerts par de simples fidèles ou par des dignitaires, et consommés, selon les cas, par les prêtres ou par les donateurs, les plus sacrés étant intégralement brûlés, « parfums agréables à D.ieu ».

Ces repas et les gestes qui les accompagnaient devaient être sans défaut : les animaux offerts ne devaient pas avoir la moindre tare, et les prêtres ne devaient pas commettre le moindre impair dans leur rituel, pas même en pensée. Au demeurant, seuls les prêtres d’une apparence physique parfaite étaient autorisés à officier au Temple.

Ce dernier détail met bien en relief la différence entre la pureté et le sacré. Les prêtres écartés du culte n’étaient pas pour autant considérés comme impurs ; mais ils n’étaient pas acceptables pour matérialiser cette vie sociale de rêve, encore que tout-à-fait concrète, qui faisait du Temple le conservatoire vivant de l’identité collective. Toute violence n’était pas absente dans ce lieu de paix, puisque les animaux y mouraient en grand nombre ; mais à travers eux mourait symboliquement la mauvaise part de l’homme, celle qui se révèle par ses fautes involontaires et par ses impuretés rituelles.

Par ailleurs, manifestant d’une autre manière la recherche par les Juifs de la maîtrise des mécanismes de la nature, les sacrifices ponctuaient l’écoulement du temps : sacrifices quotidiens, hebdomadaires (pour célébrer le Chabat), mensuels (pour la nouvelle lune), annuels (pour chacune des fêtes.) L’existence du Temple et son fonctionnement ont joué un rôle si central dans la conscience collective des Juifs que son prestige a toujours dépassé celui des rois, et que sa disparition donne lieu encore aujourd’hui à 3 jours de jêune et de deuil aux dates anniversaires des étapes de sa destruction.

Mais pour autant, le statut politique du peuple d’Israël n’a jamais été celui d’une théocratie. On désigne en général par ce mot le gouvernement des cohanim (prêtres hébreux). Or, les cohanim et leurs assistants, les lévites appartenaient à la tribu de Lévi, qui n’avait pas reçu de province en partage lors de la distribution du territoire par Josué, mais seulement quelques villes de refuge pour les meurtriers involontaires. Les cohanim dont la dignité était donc exclusivement héréditaire, ne jouissaient d’aucune prérogative en dehors du culte ; aujourd’hui leurs descendants bénéficient de quelques privilèges honorifiques dans le rituel des synagogue.Ils n’avaient pour ressource permanente qu’un prélèvement d’environ 2% des récoltes. Les lévites, quant à eux, beaucoup plus nombreux, avaient collectivement droit à 10% de ces récoltes. Mais aucun collecteur d’impôt ne gérait cette distribution. C’était affaire de piété des donateurs et de débrouillardise des bénéficiaires.

Par ailleurs, l’ensemble du peuple était étroitement associé à la vie du Temple : les prêtres habitaient dans tout le pays, et n’étaient de service que 2 fois une semaine par an. Lorsque c’était le cas, les habitants de leur région les accompagnaient ou célébraient chez eux différents cultes destinés à vivre chez eux ces jours solennels. Enfin, tous les Juifs devaient au moins une fois par an se rendre à Jérusalem à l’occasion des fêtes.

A suivre…

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les Hommes ont le devoir de contribuer activement

____________LA COLOMBE DE LA PAIX_____________

Camerounais Main Dans La Main      Camerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde ! 

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Franz Rosenzweig

A la question « Que diable allait-il faire dans cette galère (du judaïsme) ? » le philosophe juif allemand Franz Rosenzweig répond en 1916 que c’est son bateau et qu’il compte y rester. (Le Dictionnaire Franz Rosenzweig*)

Alors, ne quittez pas notre navire, ne laissez pas 3 500 ans de transmission du judaïsme se poursuivre sans vous.

«Etre juif, c’est transmettre» explique le rabbin du film « Ils sont partout » de Yvan Attal.

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Ainsi, la ressemblance entre les mots BEN (fils) et BONE (construit) fait dire aux rabbins : « N’appelle tes fils que ceux qui te bâtissent » (Banayikh ella bonayikh) c’est-à-dire ceux qui poursuivent ton œuvre. (mrhayoun.blog.tdg.ch)

Ne partez pas

Ne partez pas, nous avons survécu à Nemrod, Amalek, Esaü, Laban, Pharaon, Nabuchodonosor, Hadrien, Aman, Saint Louis, Isabelle la catholique, Torquemada, Staline, Hitler, Nasser, Ahmadinejad…

Ne partez pas, D.ieu nous donne sa Torah et nous pouvons maintenant l’étudier et prier, sans nous cacher comme sous domination grecque et romaine, comme des marranes en Espagne pendant l’Inquisition, ou comme des refuzniks en Union soviétique.

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Ne partez pas, après 2000 ans à prier « L’an prochain à Jérusalem« , nous pouvons enfin aller prier librement au Kotel – Mur des Lamentations – et non y pleurer par tolérance des Ottomans puis des Anglais.

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Ne partez pas parce que vous avez une si haute opinion de vous que vous exigez de comprendre la création du monde sans même étudier la Bible.

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Ne partez pas parce que vous avez une si basse opinion de vous que vous ne pensez pas avoir un rôle à jouer sur terre.

C’est vrai, le Juif en exil est obligé de pousser sur un terreau hostile

Il y a 2 000 ans, pour être accepté dans l’Empire romain, vous auriez dû ajouter « us » à votre nom, porter une toge blanche et adorer Jupiter.

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Il y a 100 ans, pour être accepté en Occident, vous auriez dû vous convertir au christianisme.

En pays musulman, vous auriez dû faire attention à ne pas provoquer les musulmans et, si vous étiez une jolie fille, fuir pour ne pas finir au harem du sultan.

Maintenant, pour être accepté en Occident, vous devez condamner la politique israélienne et déclarer nos rites ringards et barbares comme la circoncision et l’abattage rituel, communautaristes comme le Chabat, racistes comme l’interdiction d’épouser un non-juif, et abandonner le Kotel – Mur des Lamentations – pour permettre la solution à deux Etats.

  • C’est dur d’être un juif salarié, soupiraient en yiddish les premiers juifs américains comme les pères de Steven Spielberg et de Woody Allen quand ils perdaient leur job tous les vendredis parce qu’ils refusaient de travailler Chabat.
  • C’est dur d’être un juif iranien, a dû penser le député juif du Parlement iranien chargé de dénoncer « les actes criminels de Tel-Aviv à Gaza ». (lepoint.fr)
  • C’est dur d’être un juif ministre, s’est dit Simone Veil, rescapée des camps, en côtoyant au gouvernement de Raymond Barre Maurice Papon, qui a chapeauté un Service des Questions juives sous Vichy, et en figurant sur une liste RPR-UDF avec le pétainiste Robert Hersant en 1979.
  • C’est dur d’être un juif communiste, pensaient les compagnons de Lénine en laissant le peuple se livrer à des pogroms après la Révolution russe.
  • C’est dur d’être un juif prolétaire, se disait Benny Lévy, secrétaire de Sartre, fondateur de Libération, puis talmudiste à Jérusalem, en acceptant l’antisémitisme des camarades ouvriers musulmans, lâcheté qu’il a regrettée, a-t-il dit à Thierry Ardisson.
  • C’est dur d’être un juif progressiste, se dit le jeune Français, parce qu’on est confondu avec les colons ultra-religieux d’extrême-droite.
  • C’est dur d’être une juive israélienne de gauche, se dit la chanteuse Noa qui déclare « Je boycotte moi-même les Juifs qui habitent en Judée-Samarie! … Mais voilà que le BDS me boycotte! » (eh oui, on peut habiter en Israël et se comporter en exilée lphinfo.com)

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Chanteuse Noa et Mahmoud Abbas

  • C’est dur d’être un juif de gauche, écrit le journaliste Claude Askolovitch, quand il doit renoncer à aimer les films de Ken Loach et à « rester dans la danse du progressisme farouche et immaculé« . (slate.fr)

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Herbert Pagani au « Grand Échiquier » de Jacques Chancel

C’est ce que disait déjà en 1976 le chanteur Herbert Pagani dans son Plaidoyer pour ma terre à l’émission « le Grand Échiquier » de Jacques Chancel :

« Moi qui suis un Juif de gauche, je n’en ai rien a faire d’une certaine gauche qui veut libérer tous les hommes du monde aux dépens de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là. »

Ressentez-vous la Hahavat Israël ?

« Il est, dans la tradition juive, un concept difficile à définir et pourtant bien concret, que nous appelons Ahavat Israël, « l’amour du peuple juif »… » – Gershom Scholem, « Lettre à Hannah Arendt », Jérusalem, le 23 juin 1963, publié dans Fidélité et utopie, Calmann-Lévy, 1978

Hannah Arendt, qui n’a pas reçu d’éducation juive, qui est mariée à un non-juif, qui garde après la Shoah son affection à son professeur et amant, le philosophe allemand antisémite et nazi Heidegger, répond à l’écrivain israélien : » bref, dans ce sens je ‘n’aime’ pas les juifs et ne ‘crois’ pas en eux. J’appartiens seulement de manière naturelle et factuelle à ce peuple ». (mrhayoun.blog.tdg.ch)

L’ahavat Israël, c’est l’amour gratuit d’un juif pour un autre juif, qu’il soit athée ou religieux, ashkénaze ou séfarade, de gauche ou de droite, israélien ou en exil, parce qu’on ne peut pas aimer les autres hommes si on ne commence pas par aimer sa famille et son peuple.

L’ahavat Israël, c’est une notion que ne pratique pas le chef d’orchestre israélien Barenboïm quand il dirige du Wagner en 2001 ou se produit à Ramallah en 2005. (dw.com)

L’ahavat Israël, c’est une notion que ne pratique pas l’organisation juive américaine de gauche Voice for Peace quand elle invite à son Congrès la terroriste palestinienne Rasmeah Odeh, condamnée à perpétuité en Israël pour des attentats ayant fait deux morts. (lphinfo.com)

Alors mon D.ieu, exauce cette prière, qui a été écrite par des femmes pour les femmes quand elles allument les bougies du Chabat :

 « Accorde-nous le mérite de faire grandir nos fils et nos petits-fils afin qu’ils deviennent des Sages perspicaces, aimant D.ieu, craignant D.ieu, des hommes véritables, une descendance sainte, attachés à D.ieu, éclairant le monde par la Thora et les bonnes œuvres et par toute action du service divin. De grâce, agrée ma supplique à cet instant, par le mérite de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, nos matriarches et fait rayonner notre lumière afin qu’elle ne s’éteigne jamais. Fais briller Ta face et nous serons sauvés. Amen.  »  (aish.fr)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Joëlle de Paris pour Dreuz.info.

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Jeunes Juifs d’Occident, n’abandonnez pas le judaïsme

J’ajouterais :

Cher peuple juif, regagnez vite votre vraie maison, votre vraie patrie, Israël, sans remords – certes les nations scélérates ressentiront durement les conséquences de votre départ massif, mais elles l’auront bien cherché, non ? Elles sont en train de disparaître et c’est bien mérité ! L’ANTISEMITISME EST A PRESENT PARTOUT EN OCCIDENT, VEHICULE ET SOURNOISEMENT ENTRETENU PAR LA HAINE INFINIE DES BARBARES QUE LES LÂCHES DIRIGEANTS DE NOS NATIONS ENTENDENT A TOUT PRIX EXCUSER. ACCUEILLIR ET PROTEGER, A VOS DEPENDS AINSI QU’A NOS DEPENDS.

N’abandonnez à aucun prix votre judaïsme, le plus beau, le plus authentique, le plus pur des monothéismes !! Hachem vous chérit tout particulièrement. Alors, sans tenir aucun compte de vos ennemis qui vous dénigrent, soyez honorés de pratiquer les préceptes du judaïsme et d’étudier la Torah : le plus magnifique, le plus merveilleux trésor que le Maître du monde ait pu vous offrir avec votre Terre Promise, désormais offerte en cadeau après tant de millénaires de persécutions en « galoute » !! ALORS, PEUPLE JUIF, NE BOUDEZ PAS VOTRE CHANCE !! louyehi, une goya qui aime Israël et son D.ieu : un D.ieu tout à la fois rigueur, mais aussi justice et bonté infinie, véritable Partenaire des Hommes qu’Il a créés pour qu’ils améliorent ce monde, que des êtres infâmes  s’appliquent à salir, à avilir, à traîner dans la boue ! AIDEZ VOTRE PEUPLE A RELEVER LE DEFI DEVANT LEQUEL HACHEM VOUS A MIS : SOYEZ JUIFS JUSQU’AU BOUT DES ONGLES ET FIERS DE L’ÊTRE, CAR  C’EST AINSI QUE L’ON VOUS AIME, NOUS LES GOYIM !!!

CONNAÎTRE LA PROCEDURE EXCLUSIVE DE L’ABATTAGE JUIF, qui n’est pas un égorgement, mais un acte chirurgical pendant lequel l’animal ne souffre pas, et donc sans comparaison avec le cruel abattage dit « par étourdissement » !!

____________LA COLOMBE DE LA PAIX_____________

Camerounais Main Dans La Main      Camerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde ! 

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Mettre « sur le même plan » l’abattage hallal et l’abattage casher est une grossière erreur que commet pratiquement tout le monde non-juif, bien plus cruel avec les animaux que les Juifs pratiquants.

Contrairement à ce que croient ceux qui ignorent la loi  juive, les deux méthodes sont différentes : les Juifs ne font pas souffrir l’animal, une spécificité strictement interdite par le judaïsme !

De même qu’il est interdit de manger d’un animal vivant, par exemple, des huîtres, de l’ébouillanter vivant : moule, crevette, homard, etc… , il est interdit aux Juifs pratiquants – donc à ceux qui mangent casher – de faire souffrir un animal quel qu’il soit, alors a fortiori lors de l’abattage, dont les règles sont extrêmenent strictes !

(A lire : Collard veut des Juifs végétariens pour vaincre l’islam radical  !) A Maître Collard, Marine Le Pen, Brigitte Bardot et tous les autres ignorants de la  Torah et du peuple juif, pour leur gouverne :

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La polémique soulevée par les propos de Gilbert Collard lors d’un reportage de i24 News mérite un éclairage et cet article se propose de le faire et d’excuser l’ignorance en la matière.

En matière de consommation de viande rouge, les juifs pratiquants ne consomment que des mammifères qui ruminent, à sabots fendus ce qui, on ne l’imagine pas, limite la liste des animaux consommables aux bovins et aux ovins. La consommation de viande rouge n’est que peu encouragée par les sages du judaïsme et on peut espérer qu’un jour nous ne serons plus amenés à ôter la vie à une créature car cette vie existe également dans un homard plongé dans de l’eau bouillante, une oie gavée jusqu’à faire une cirrhose ou encore la bête qui agonise après un tir de chasseur soucieux de préserver la belle et bonne vieille tradition.

Alors cessons cette hypocrisie franco-européenne qui consiste à amalgamer toutes les pratiques et à faire croire que l’étourdissement par électrocution diminuerait la souffrance animale – qui a déjà commencé avant et surtout pendant son transport – les animaux sachant qu’ils partent à l’abattoir.

Le judaïsme sait depuis plusieurs milliers d’années que la souffrance animale est un sacrifice pour que l’homme survive et que ce sacrifice doit être conduit par des doctes de la Loi dont le comportement doit être irréprochable tant sur le plan de la morale que sur le plan de leurs pratiques, qui impose plusieurs années d’études.

Non, l’abattage rituel juif n’est pas un égorgement mais une incision chirurgicale dont je vous propose d’examiner les principes essentiels car toute la discussion porte sur la conscience ou non de la douleur de l’animal.

La she’hita (abattage rituel juif), inconnue du public, est une technique décrite et codifiée de manière très précise (dans la Torah, elle est démontrée scientifiquement).

Seule (louyehi) la she’hita juive est fondée sur un principe constant de la Torah : le respect de la vie animale. Elle implique la nécessité de limiter au maximum la douleur de l’animal lors de l’abattage et de ne pas banaliser sa mort. Les règles de l’incision sont très précises et, en aucun cas, il ne s’agit d’égorgement. Elles ont une signification religieuse et visent à réduire au maximum le stress et la souffrance de l’animal.

  • L’incision, effectuée par un docteur de la loi, à la fois spécialiste technique et pratiquant la foi juive, par conséquent respectant scrupuleusement les commandements de la Torah, et none effectuée par un simple employé comme dans l’abattage pudiquement nommé « par étourdissement », beaucoup plus cruel que la She’hita, la bête ne mourant pas toujours sur le champ, elle agonise trop souvent pendant de longues et douloureuses minutes, ce qu’ignorent généralement les gens. DANS LE CAS DE LA SHE’HITA, L’ANIMAL NE SOUFFRE PAS DU TOUT s’effectue en aval du larynx, en amont de la bifurcation de la trachée, et doit se pratiquer au milieu du cou, au niveau des parties molles, les vertèbres cervicales ne devant être en aucun cas être touchées.
  • De surcroît, chez les mammifères permis à la consommation par la loi juive, la carotide interne rejoint la carotide externe avant le complexe de Willis. Au moment où la carotide externe est sectionnée, l’alimentation du cerveau est totalement interrompue, provoquant la perte de connaissance de l’animal du fait d’une baisse subite de la tension artérielle.

Toutefois, cinq « erreurs » qui risqueraient de faire souffrir l’animal disqualifient la she’hita :

  • interruption du mouvement d’aller-retour (shehiya) ;
  • pression du couteau sur le cou de l’animal (derassa) ;
  • perforation ou enfouissement de la pointe (halada) ;
  • glissement du couteau entraînant une erreur de localisation de l’incision (hagrama)
  • arrachement de la trachée et du larynx (hikkour).

Cette rigueur dans l’acte de la she’hita a pour motivation principale la rapidité d’exécution et la diminution optimale de la souffrance de l’animal.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Frank Khalifa pour Dreuz.info

(Source : Dreuz.info)

Pour mieux comprendre l’aspect technique de ce geste de précision, voici une vidéo qui nous explique le processus qui permet à l’animal de ne pas souffrir,

cliquer ici  : Le-polygone-de-Willis (rav-Ron-CHAYA)

ou ici : Cours vidéo : Le polygone de Willis | Leava.fr