Archives de Catégorie: L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR : Nous devons y contribuer activement

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR AVEC ISRAËL, auquel nous devons contribuer activement – Jérusalem dans la vision juive – Vidéo ©

____________LA COLOMBE DE LA PAIX____________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main__________________________________________________

https://i2.wp.com/www.jforum.fr/wp-content/uploads/2017/10/J%C3%A9rusalem-par-Cl%C3%A9mentine-Guedj-300x252-2.jpg____________________________________________________

Jérusalem est blottie dans le cœur de chaque  Juif et au centre de la liturgie juive de tous les temps.

Dans la vision juive, on ne distingue pas entre le religieux et le profane ainsi Jérusalem est à la fois un lieu géographique, un lieu historique et un endroit spirituel. Il faut mettre en évidence trois principaux points : le lien indissoluble entre la ville et la religion, l’importance du mur occidental et la dimension sacrée de tous les quartiers.

 

La Torah évoque plus de 600 fois Yerouchalayim la ville inoubliable. La première fois[1] il est question de Meltsisédeq, roi de Salem. Le sacrifice d’Isaac a eu lieu sur le mont Moria où fut établi plus tard le Temple de Jérusalem[2].

C’est David, sous les injonctions du prophète Nathan, remarquant les atouts naturels et stratégiques du lieu, quitta Hébron, où il avait installé sa capitale, pour Jérusalem, après avoir battu les Jébuséens [3].

Il revint à Salomon, fils de David et de Bethsabée, de construire au Xe siècle av. J.-C. le Premier Temple de pierre. Les tribus montaient vers ce sanctuaire unique pour offrir leurs sacrifices en l’honneur de D.ieu.

Jérusalem devint ainsi de manière indissociable une capitale politique et religieuse où retentissait la voix des prophètes qui s’efforçaient de ramener le peuple vers l’Éternel.

Peu après la mort du roi Salomon, le royaume d’Israël se divise, Jérusalem n’est plus capitale unique. Les dépenses somptueuses du roi ont vidé le trésor et les caisses de l’état. Les tribus du Nord refusent de participer aux folles dépenses de la cour de Jérusalem. Roboam, héritier de  Salomon, est rapidement contesté. Malgré l’avis de ses conseillers il refuse d’alléger la charge des impôts.

Les tribus du Nord, au nombre de dix, sous la direction de Jéroboam, font sécession et créent le royaume du Nord ; le royaume d’Israël avec Samarie pour capitale. Seules les tribus de Benjamin et de Juda restent fidèles à Roboam.

Le fossé entre les deux royaumes est politique : le petit royaume de Juda, autour de Jérusalem, conserve la forme dynastique liée à la famille de David, tandis qu’en Israël le roi doit recevoir l’agrément du conseil des anciens et peut être remplacé s’il ne remplit pas son devoir.
La distinction entre les deux royaumes est aussi religieuse : les habitants d’Israël  sont vite appelés Samaritains qui veulent une religion plus simple, ceux de Judée, les juifs, restent monothéistes et considèrent les Samaritains comme des païens.

Pendant les trois siècles qui suivent le schisme, Jérusalem est  capitale du royaume de Juda ou royaume du sud. Elle est investie par des cultures et des cultes étrangers à cause de certains rois qui laissent sévir la corruption, le luxe et l’idolâtrie : les prophètes se dressent pour dénoncer ces déviations morales.

Certains n’hésitent pas à comparer Jérusalem à Sodome, détruite pour n’avoir pas su établir des règles de justice sociale. Seuls les rois Josaphat, Ezéchias et Josias, aidés par les prophètes Isaïe, Michée et Joël luttent contre l’idolâtrie et le royaume de Juda connaît sous leur règne, des périodes de prospérité et d’apogée culturel.

Isaïe, sous le règne de Ouzia  reproche au peuple son manque de rigueur sociale et religieuse : « Jadis pleine de justice, c’était l’asile de la vertu, et maintenant elle est un repaire d’assassins !…. Sion sera sauvé par la justice, et ses pénitents par la vertu. Impies et coupables s’effondreront ensemble…» 

Isaïe prévoit déjà le rôle de Jérusalem en tant que centre religieux universel.

Isaïe, par Michel-Ange

Un nouvel empire naît sur les rives du Tigre et de l’Euphrate ; c’est l’empire assyrien qui devient la puissante dominante dans le vaste Moyen-Orient. Le nouveau roi Achaz  tente de s’assurer les faveurs du nouvel empire : il encourage le culte des dieux assyriens.

Détail : le roi d’Israël Jéhu agenouillé devant le roi Salmanasar

Son fils, le roi Ezéchias décide de s’opposer à l’influence assyrienne dans le royaume de Juda. Soutenu par le prophète Isaïe, il purifie le Temple et renforce les remparts de Jérusalem. Pour assurer la sécurité de la ville en cas de siège, il fait creuser un canal souterrain qui détourne les eaux de la source de Gihon vers l’énorme réservoir de Siloé. Ce tunnel, long de 533 mètres, constitue une réussite technique exceptionnelle pour l’époque.

Tunnel d’Ezéchias

En -722 le royaume d’Israël tombe sous la domination assyrienne : sa population formée de dix tribus est déportée dans les régions orientales de la Mésopotamie.  Jérusalem redevient, pour une courte période, le rôle de centre religieux ; elle reçoit des réfugiés venant du royaume du Nord et la Ville reprend son expansion géographique.

Les Assyriens vont tenter de s’emparer de Jérusalem ; commandées par Sennachérib, les troupes assyriennes font le siège de la ville. Le roi Ezéchias supplie Isaïe d’intercéder auprès de Dieu pour sauver la capitale. Les assiégeants se retirent et Jérusalem préserve son indépendance en retrouvant sa puissance commerciale.

Pendant près d’un siècle, les rois de Juda réussissent à vivre en paix grâce à leur position d’état tampon entre les deux puissances rivales : l’Égypte à l’ouest et l’Assyrie à l’est.
A la mort du roi d’Assyrie, Assourbanipal, en 630, de nombreuses guerres civiles éclatent dans l’empire et en provoquent la chute. En 612 avant l’ère chrétienne, Ninive est détruite, c’est la fin de la puissance de l’Assyrie.

Quand Josias (639-609 avant l’ère chrétienne) monte sur le trône on assiste à un renouveau du service du Temple et par la confirmation de Jérusalem comme seul centre religieux de la nation.
Josias tire parti de la situation pour reconquérir une partie de l’ancien royaume d’Israël, dans le Nord du pays. Mais il connaît une fin tragique en – 609, lors d’une bataille contre les Égyptiens.
Les successeurs de Josias ne parviennent pas à maintenir l’indépendance reconquise. Le peuple nomme alors Joachaz comme roi, mais après trois mois de règne, Neko le déporte en Egypte et impose un tribut au royaume de Juda.
Neko va imposer Joïakim, le royaume de Juda devient un état vassal de l’Égypte. On assiste un retour des cultes des idoles. De nouvelles puissances régionales se forment : l’empire babylonien commence son expansion. Le royaume de Juda passe sous la domination de la Chaldée.
Profitant des divisions internes au sein de la famille royale : deux partis s’affrontent, les partisans de l’Égypte et les défenseurs de l’alliance en faveur des Babyloniens. Ces derniers s’emparent de Jérusalem, tuent le roi et jettent son corps par-dessus les remparts de la ville.
En -597, Joïakin monte sur le trône, il est très vite exilé à Babylone avec la majorité de sa cour : le Temple et le Palais royal sont pillés, l’élite du pays est déportée ainsi que  certains artisans comme les forgerons et les serruriers.

Les Babyloniens attribuent la couronne à Sédécias, oncle du roi, dont ils pensent qu’il se plierait à leur autorité. Sédécias est le dernier descendant de David à régner sur Jérusalem. Contrairement aux exhortations de Jérémie, il décide de se lancer dans la rébellion en organisant une ligue des états vassaux de la région.

La coalition montée par Sédécias va éclater rapidement et le royaume de Juda se retrouve seul face à la puissance babylonienne.
En 586 avant l’ère chrétienne, le roi babylonien Nabuchodonosor prend la ville après un siège de dix huit mois : le Premier Temple est détruit le neuvième jour du mois d’Av, les habitants de Jérusalem sont déportés ; les dirigeants de la nation et une grande partie des artisans, la ville est rasée. Cette date fatidique reste gravée jusqu’à ce jour dans la mémoire collective du monde juif.

Dans le texte des Lamentations le prophète Jérémie laisse éclater sa peine :
« Hélas ! Comme elle est assise solitaire, la cité naguère si populeuse ! Elle, si puissante parmi les peuples, ressemble à une veuve ; elle qui était une souveraine parmi les provinces a été rendue tributaire ! Elle pleure amèrement dans la nuit, les larmes inondent ses joues personne ne la console de tous ceux qui l’aimaient ; tous ses amis l’ont trahie, se sont chargés pour elle en ennemis.»


Commence ici le premier exil. L’exil de Babylone suscite l’aspiration à la délivrance nationale, tels sont les messages d’espoir et de retour délivrés par les prophètes Ezéchiel et Isaïe. Jérusalem reste une ville morte pendant près de cinquante ans.  Elle est devenue le symbole de la dispersion. Cette épreuve redoutable fait ressortir la place que Jérusalem occupe désormais dans le cœur des Juifs :

« Au bord des fleuves de Babel (Babylone), nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion, aux saules qui s’y trouvent, nous avions suspendu nos lyres, nos conquérants nous demandaient des chants, nos bourreaux de la joie « chantez-nous des chants de Sion !» Comment chanter le chant du Seigneur sur une terre étrangère ?
« Si je t’oublie, O Jérusalem, que ma droite m’oublie, que ma langue s’attache à mon palais. Si je ne me souviens pas de toi, si je n’élève pas Jérusalem au sommet de ma joie! » (Psaume 137).

L’exil de Babylone engendre dans le peuple l’aspiration à la délivrance. La promesse du retour à Jérusalem a été proclamée mais c’est encore la désolation.

La situation internationale ne tarde pas à changer ; une nouvelle puissance se lève à l’Est, c’est l’empire perse. Les armées perses, sous le commandement du roi Cyrus vont envahir l’empire babylonien. Le prophète Zacharie prédit alors le retour à Sion.
En -538 les exilés sont autorisés par le roi  perse Cyrus, à revenir dans leur patrie et à reconstruire leur Temple.
Le Psaume 126 évoque le bonheur du retour des exilés:

« Ramène nos captifs, Ô Éternel, comme Tu ramènes des ruisseaux dans le désert du Midi. Ceux qui ont semé dans les larmes, puissent-ils récolter dans la joie. » Dans le livre Béréchit est mentionné le nom de montagne, c’est-à-dire détruit comme il est écrit dans Les Lamentations « sur le mont Sion qui est dévasté. »

Ceux qui rentrent trouvent une Jérusalem en pleine désolation. Ils vont s’atteler à la reconstruction du Temple de Salomon. Le Temple est terminée soixante dix ans après sa destruction. Néanmoins les conditions favorables ne provoquent pas un repeuplement de Jérusalem.

En -538, les exilés sont autorisés par le roi perse Cyrus, à revenir dans leur patrie par l’édit d’Ecbatane et à reconstruire leur Temple. Le Psaume 126 évoque le bonheur du retour des exilés :

« Ramène nos captifs, Ô Éternel, Comme Tu ramènes des ruisseaux dans le désert du Midi. Ceux qui ont semé dans les larmes, Puissent-ils récolter dans la joie. »

Ceux qui rentrent, un dixième des exilés, trouvent une Jérusalem en pleine désolation. Ils se choisissent 12 chefs et deux commandants suprêmes : le Grand-Prêtre Josué et le gouverneur Zorobabel, petit-fils de l’avant-dernier roi Joïakin.

Malgré toutes les difficultés, les Juifs vont s’atteler à la reconstruction du Temple de Salomon. Au cours de la deuxième année après le retour les deux chefs Josué et Zorobabel posent la première pierre du nouveau Temple, en hébreu Beth Hamikdach.

Les travaux de reconstruction avancent très lentement, sont arrêtés durant 13 ans, à cause de conflits entre les Juifs du retour et ceux restés en Judée, d’un désaccord entre Zorobabel et Josué et de l’opposition entre les Juifs et les Samaritains. Le roi perse Darius retrouvant le décret de Cyrus dans les archives d’Ecbatane, autorise en -521, la reprise des travaux. Darius donne des subsides et prend toutes les mesures pour faire accélérer les travaux. Il punit de mort ceux qui s’opposent aux décrets royaux. Les Samaritains ne mettent plus d’obstacles. Les Juifs encouragés, reprennent les travaux.

En -516, le Temple est terminée 70 ans après la destruction. Si le plan du deuxième Temple est semblable au premier, si la plupart des objets saints ont été restitués par les Perses, il y a cependant des modifications sur la taille etrichesse des bâtiments, il y manque surtout l’Arche d’Alliance. Le deuxième Temple est bâti sur le mont Moriah, il se divise en trois parties : l’enceinte des femmes où l’on trouve le petit tribunal, l’enceinte d’Israël avec la salle de la pierre taillée où siège le Grand Sanhedrin[3] et l’enceinte des prêtres avec l’autel, les abattoirs et le sanctuaire.

Malgré les conditions politiques favorables, la situation des Juifs est très critique : ainsi Zorobabel disparait de la scène politique, les nouveaux gouverneurs sont peu efficaces. Sur le plan économique et social de grandes difficultés apparaissent dont les conflits sociaux entre Juifs riches et Juifs pauvres ne sont pas des moindres. Les pratiques religieuses se relâchent et les prêtres n’assument plus leurs fonctions. Dans ce contexte très délicat, le scribe Esdras, décide de rentrer en Judée.

Le roi perse Artaxerxès (465-424 av. J-C.)le charge de l’organisation juridique de la Judée, de l’organisation religieuse de la satrapie afin que la loi perse et la Torah soient appliquées. Après un voyage de cinq mois, Ezra et son groupe arrivent en Judée. Il exhorte les Juifs à reprendre l’étude la loi et à rompre les unions avec des femmes étrangères. C’est lui qui compose le canon de la Torah.

L’action de Néhémie, un fonctionnaire juif de la cour de Suse, va permettre d’insuffler une ferveur nationale nouvelle. Pour gagner la Judée il obtient du roi Artaxerxés, le titre de gouverneur de Judée, une escorte de soldats et des lettres de créances.

Dès son arrivée Néhémie inspecte l’état des portes et des murs de Jérusalem. Puis il se fait connaître et exhorte la population au travail. Il organise la reconstruction des murailles de Jérusalem.

Devant l’hostilité des Samaritains, soutenus par les Ammonites et les Nabatéens qui s’étaient coalisés pour détruire les murailles, Néhémie décide d’armer chaque ouvrier. Pour repeupler la Ville, Néhémie promulgue des lois qui obligent les classes aisées à construire leurs maisons à l’intérieur du périmètre urbain, et il institue un impôt annuel d’un tiers de shekel pour l’entretien du Temple. Il nomme son frère Hanani gouverneur civil, et Hanania gouverneur militaire. Néhémie encourage Ezra dans son projet de rénovation religieuse. Ensemble, devant 100 000 fidèles présents, ils organisent la cérémonie officielle de la lecture publique de la Torah. On attribue à Ezra la fixation du rituel de la prière et l’obligation de la lecture de la Torah. De grandes fêtes sont données pour célébrer la muraille reconstruite. Le service du Temple reprend tout son faste et Jérusalem retrouve sa place de centre religieux du monde juif.

Ainsi grâce à l’action conjuguée d’Ezra et de Néhémie, les Juifs de Judée ont retrouvé une certaine organisation politique et religieuse, des réformes économiques et sociales ont été lancées afin de réduire les inégalités criantes.

Le temps de la Grande Assemblée (430-330 av. J.-C)

Si nous disposons de peu de renseignements sur cette période qui s’étend de la mort de Néhémie à l’avènement d’Alexandre, on sait que la Judée est une province perse rattachée à la cinquième satrapie dont le mince territoire voit sa population augmenter grâce au retour de plusieurs vagues d’exilés. Dans la région de Jérusalem qui ne dépasserait pas 50 000 habitants, la population est rurale, le problème de l’eau est crucial.

Le gouvernement central perse permet à chaque province de vivre selon ses lois religieuses, en retour il lève un impôt lourd. Craignant des révoltes juives, le pouvoir local est confié au Grand Prêtre, considéré comme le chef de la nation, qui est responsable de la collecte des impôts.

Après la disparition du dernier prophète, Malachie, commence le temps des Scribes (en hébreu Soferim) : ces savants comptent les lettres, les mots et les versets de la Bible et tâchent de transmettre un texte immuable aux générations futures. La grande assemblée, fondée par Ezra et Néhémie, est formée de 120 membres, héritiers des prophètes, chargés de la justice et de l’éducation des enfants. On doit à cette grande assemblée : l’achèvement de la Bible hébraïque composée de 24 livres, la prière publique et la lecture publique de la Torah.

Alexandre et Jérusalem

Mais Jérusalem reste dépendante de l’administration perse. En -331, après la bataille d’Arbèles (Mésopotamie), tout l’empire perse tombe entre les mains d’Alexandre, fils de Philippe, venu de Macédoine, un pays montagneux situé au nord-est de la Grèce. Alexandre est considéré comme l’un des plus grands conquérants de l’histoire ; Il fait de son petit royaume le maître de l’immense empire perse, s’avance jusqu’aux rives de l’Indus et fonde près de 70 cités, dont la majorité porte le nom d`Alexandrie. L’écrivain grec Arrien[9] a rédigé, quatre cent ans plus tard, la chronique de ce grandcapitaine. Alexandre ne se contente pas de soumettre un empire mais veut l’organiser et lui apporter unecivilisation qui serait la symbiose entre la civilisation grecque et la civilisation orientale. Il crée des villes, y installe des Grecs et donne une nouvelle impulsion au développement économique et au commerce.

Alexandre s’inscrit ainsi dans la tradition de la coopération entre Grecs et Juifs. Très favorable aux Juifs il leur laisse une certaine autonomie et leur permet de vivre selon leurs principes religieux. A 32 ans, Alexandre meurt brutalement, les successeurs, les Diadoques, vont se disputer avec férocité l’empire tout entier.

Une fois de plus, la Judée devient l’enjeu de rivalités de deux grandes puissances régionales : les Lagides et les Séleucides. D’abord protégés sous les Ptolémées, les Juifs vont subir une dégradation rapide de leur condition d’existence sous les Séleucides.

Jérusalem au temps des Séleucides

En -198, Antiochus III, roi de Syrie et de la dynastie des Séleucides, s’empare de la Judée qui est sous sa domination. Pendant une vingtaine d’années les relations entre l’autorité séleucide et les Juifs sont sereines. La situation économique s’améliore, Antiochus III concède aux Juifs une large autonomie politique et religieuse.

A l’intérieur de la société juive un fossé économique et culturel se creuse entre deux partis : les Purs et les Hellénisants. Les premiers se recrutent parme les classes pauvres et sont les plus intransigeants sur le plan religieux. Quant aux seconds, ils se recrutent parmi les classes aiséeset ils adoptent tous les modes de vie et de pensée grecs.

C’est sous Antiochus IV que les persécutions antijuives vont commenceret le Temple profané ; la statue d’une divinité grecque est placée sur l’autel, dans les cours du Temple les soldats grecs organisent des orgies, on sacrifie des porcs sur l’autel. Devant cette lourde menace de disparition une grande partie de la population juive est décimée, seuls les Hellénisants acceptent les décrets.

La révolte des Hasmonéens ou Macchabées s’organise autour d’une famille de prêtres qui habite dans la petite localité de Modiin, au nord de Jérusalem. Ils attaquent l’armée séleucide et les Juifs hellénisants. En -164, ils réussissent à reprendre le contrôle du Mont du Temple. La tradition juive nous rapporte l’histoire du miracle de l’huile destinée au grand chandelier du Temple, qui est l’origine de la fête de Hanoukka, le 25 du mois de Kislev.

Les Séleucides considèrent les Hasmonéens comme des rebelles et se refusent à leur reconnaître l’autonomie.Il faut attendre jusqu’en -141 pour que les forces séleucides soient écartées par Simon Maccabée : la Judée redevient indépendante pendant un siècle.

Grâce à de brillantes conquêtes militaires, les Hasmonéens étendent les frontières de la souveraineté juive. La fin de la dynastie hasmonéenne est marquée par l’expansion de l’hellénisme. En fait une assimilation culturelle envahit tous les domaines de la vie quotidienne : les classes dirigeantes sont les plus menacées.

L’expansion de l’hellénisme

Une des conséquences de cet essor de l’hellénisme est le développement de diverses écoles de pensée à l’intérieur du judaïsme lui-même. Certains n’hésitent plus à critiquer la pratique traditionnelle et les valeurs du judaïsme.

Deux groupes s’opposent ; d’une part les Saducéens qui comptent surtout les familles sacerdotales et d’autre part les Pharisiens dont les membres sont recrutés plus largement dans l’ensemble de la population. Les premiers pratiquent une observance pure et simple des règles de la Torah et du rituel du Temple : ils sont favorables à la domination hellénistique et romaine plus tard. Leur théologie rejette toute pensée mystique et apocalyptique, la littérature prophétique est jugée comme « dangereuse ». Quant aux Pharisiens, ils considèrent que l’influence de la religion doit se faire sentir dans tous les domaines de vie : ainsi sur le plan politique, ils combattent l’influence grecque.

Outre les Saducéens et les Pharisiens, d’autres groupes émergent, les Esséniens[14], qui tentent de créer des communautés contemplatives à l’écart des villes.

Il faut mentionner un évènement crucial, tant pour la vocation juive que pour la vocation chrétienne plus tard, la traduction en grec de la Bible dite des Septante au IIe siècle avant l’ère chrétienne, à Alexandrie. Alors que les dieux grecs sont de plus en plus raillés par les philosophes, le moment est favorable à l’expansion du monothéisme juif. Dans le même temps se développe un rejet des Juifs à cause de ces « écrits juifs » qui constituent un ferment de révolution dans une civilisation qui repose sur l’exploitation de l’esclavage.

Les débuts de la puissance romaine

Une nouvelle période s’ouvre avec les débuts de la domination romaine. La situationde la dynastie hasmonéenne est tellement affaiblie que deux prétendants engagent une lutte armée pour la succession. Les deux frères-Hyrcan II et Aristobule II- et le peuple se tournent alors vers la nouvelle puissance montante, Rome, chargée de rétablir l’ordre dans le royaume décadent.

Pompée fait de la Judée une province romaine, il s’empare de la forteresse de la Montagne du Temple le jour de Kippour. Il pénètre dans le Saint des Saints qu’il trouve videet constate qu’il n’y a :

« Pas le moindre Dieu en effigie là-dedans. La place est vide, point de mystère. »

L’intelligence politique de César, qui accorde une pleine liberté de culte à tous les Juifs à travers l’empire romain, opère une réconciliation temporaire.

En -37 Hérode, nommé roi de Judée par le Sénat, devient rapidement un tyran barbare. Originaire de la région d’Idumée où les habitants ont été convertis de force, Hérode opprime le peuple, l’aristocratie judéenne et sa propre famille, mais c’est aussi un grand bâtisseur. Sous son règne, Jérusalem devient une ville magnifique.

Après la mort de César, Hérode fait édifier dans la Ville Haute un grand palais fortifié et reconstruire le Temple dont la construction lui paraît trop modeste.

Le Temple rebâti n’a plus rien de commun avec le modeste édifice qui l’a précédé. Pour l’agrandir, le roi modifie le relief. Ainsi, une esplanade plus vaste est aménagée, elle est à tous, étrangers compris mais l’entrée dans l’enceinte sacrée n’est permise qu’aux Juifs. L’édifice est maintenu rebâti en marbre blanc rehaussé d’or et neuf de ses portes sont revêtues d’or et d’argent aux frais de riches fidèles.

Dans l’édifice lui-même, la tripartition du Temple de Salomon est maintenue. Du Temple lui-même, il reste un morceau de l’enceinte appelé le Mur des Lamentations par les chrétiens. Les Juifs l’appellent simplement le mur occidental ou Kotel.

Les sources juives sont élogieuses à propos des projetsqui font émerger une Jérusalem nouvelle dont la seule rivale en Orient est Alexandrie. Ainsi peut-on lire dans le Talmud :

« Qui n’a pas vu l’édifice d’Hérode, n’a pas vue de bel édifice de toute sa vie. »[16]

Flavius Josèphe considère que les travaux du roi Hérode sur le Mont du Temple constituent la plus importante réalisation architecturale de son temps. Plus de 10 000 ouvriers ont participé aux travaux mais la majorité des prêtres s’oppose à ce qu’on touche au Temple.

Les débuts du christianisme à Jérusalem

Capitale du judaïsme antique, Jérusalem va devenir la mère des premières églises chrétiennes, à une époque de fermentation religieuse et de lutte contre les Romains. Au moment des grandes fêtes juives, une foule immense monte vers Jérusalem, le procurateur romain, un haut fonctionnaire, s’y rend en personne avec une garnison renforcée.

Dans un contexte explosif apparait un juif de Galilée nommé Jésus qui arrive à Jérusalem en 33, monté sur un ânon, selon la prophétie de Zacharie, la présence dans cette foule de zélotes, de sicaires, de patriotes exaltés, presque tous galiléens, augmente d’autant la tension.

Il chasse les vendeurs du Temple, y annonce la destruction de Jérusalem et son remplacement par un autre Temple (son corps), y institue l’Eucharistie au cours de la Cène. Il est accompagné d’un nombre de disciples, pour y célébrer le Seder, le repas célébré le premier soir de la fête de pâques, la fin de l’esclavage des Hébreux en Egypte.

Après quoi il se rend au pied du mont des Oliviers, et c’est là qu’il est arrêté. On le mène devant le procureur romain, Ponce Pilate (26-36), et il est le même soir, condamné à être crucifié sur le Golgotha. C’est un châtiment romain très souvent utilisé par la justice impériale Les Apôtres quittent Jérusalem et vont prêcher à travers le monde.

Après la mort de Jésus, ses disciples, convaincus qu’il reviendrait sur terre sous la forme du Messie, créent à Jérusalem leur propre communauté. Les judéo-chrétiens, les premiers adeptes, ne sont qu’une petite secte parmi bien d’autres qui foisonnent à Jérusalem à l’époque romaine.

Les Actes des Apôtres en décrivent la vie. Les premiers adeptes forment les groupes de judéo-chrétiens. Progressivement, des groupes de fidèles forment une assemblée (Eglise ou Ekklésia en grec) d’abord à Jérusalem où est régulièrement commémorée la Passion. Deux chefs s’en dégagent : Pierre et Jacques, le frère de Jésus. Progressivement, la nouvelle Eglise va s’étendre aux non-Juifs, ce qui posera la question de la validité de la loi juive issue de la Torah. Une assemblée tenue en 48 à Jérusalem tranche la question en dispensant les non-Juifs de devoir appliquer la Loi juive.

Selon Claude Duvernoy[19] :

« Durant une quarantaine d’années, ses premières années, la communauté des disciples du Christ ne représentait nullement une église faisant face à la synagogue ; mais bien au contraire constituait une secte juive au sein de cette synagogue, étroitementrattachée, elle aussi, aux prières et au culte dans le Temple de Jérusalem. »

Dans sa fameuse épître aux Romains, au onzième chapitre, Paul reconnaît que l’histoire du salut est désormais partagée en deux périodes : la première sous le signe des nations écoutant « la bonne nouvelle », et la seconde sous le signe d’Israël réintégré chez lui. L’apôtre des Gentils, va évoquer le salut de tout Israël, en citant Isaïe (II : 6) :

« Et ainsi tout Israël sera sauvé selon qu’il est écrit :

De Sion viendra le Libérateur Il ôtera le péché du milieu de Jacob… »

Lesdisciples quittent Jérusalem et vont prêcher à travers le monde. Cependant une église primitive se forme, on y trouve et on y vénère aussi des souvenirs de la Vierge Marie, des Saints, Etienne et Jacques qui y ont été martyrisés.

Les révoltes juives antiromaines

Soixante ans après la mort d’Hérode éclate un soulèvement général des Juifs. La présence romaine étant devenue insupportable, l’agitation entretenue par les nationalistes juifs anti-romains ou sicaires prend une grande ampleur.

En 64-66, le procurateur romain de la Judée, Florus, vole 17 talents d’or dans le trésor du Temple ce qui déclenche une réaction populaire.

Très rapidement par dérision, une quête est organisée dans les rues de Jérusalem pour le « pauvre procurateur ». Furieux, Florus envoie ses troupes qui se livrent dans Jérusalem à de sanglants combats. Mais les Juifs se défendent avec courage : Florus doit battre en retraite et retourne à Césarée. Cette insurrection, modeste, encourage les partisans de la lutte ouverte contre les Romains, les Zélotes.

D’une lutte contre Florus certains vont se tourner vers le combat contre la domination romaine ; des Zélotes s’emparent de la forteresse de Massada et massacrent la garnison romaine. Le fils du Grand Prêtre, refuse d’apporter le sacrifice quotidien offert en l’honneur de l’empereur. Ce sont les points de départ de la révolte.

La guerre va durer plus de trois ans. En 69 après avoir conquis la Galilée, le Golan et le reste de la Judée, le général Vespasien est élu empereur et laisse à son fils, Titus, le soin de prendre Jérusalem.

La prise de Jérusalem par les Romains

Titus installe son camp au mont Scopus. Malgré une défense acharnée des Juifs affamés, il fait une brèche dans le troisième rempart, celui d’Agrippa I, puis le deuxième rempart tombe sous les coups de béliers des assaillants. Les Juifs se réfugient alors derrière le mur le plus ancien, prêts à mourir plutôt que de céder. Titus fait construire un mur à l’extérieur de ce dernier rempart pour affamer davantage la population. Il essaie d’entrer en relation avec les Juifs par l’intermédiaire de Flavius Josèphe.

Après la chute de la forteresse Antonia, les Juifs se retranchent dans l’enceinte du Temple qu’ils croient inexpugnable. Le siège est rendu plus terrible encore par la famine ; les assiégés qui essaient de s’échapper de la ville, sont pris par les Romains, éventrés ou crucifiés.

« Il y en avait tellement qu’on manquait de place pour les croix et de croix pour les corps. Quand l’armée n’eut plus rien à tuer ni à piller, faute d’objets où assouvir sa fureur – car si elle avait eu de quoi l’exercer, elle ne se serait abstenue par modération d’aucune violence – Titus lui donna aussitôt l’ordre de détruire toute la ville et le Temple, en conservant cependant les tours les plus élevées, celles de Phasaël, d’Hippicos, de Mariamme, et aussi toute la partie du rempart qui entourait la ville du côté de l’ouest. Ce rempart devait servir de campement à la garnison laissée à Jérusalem ; les tours devaient témoigner de l’importance et de la force de la ville dont la valeur romaine avait triomphé. Tout le reste de l’enceinte fut si bien rasé par la sape que les voyageurs, en arrivant là, pouvaient douter que ce lieu eût jamais été habité. Telle fut la fin de Jérusalem, cité illustre, célèbre parmi tous les hommes, victime de la folie des factieux.», rapporte l’historien juif Flavius Josèphe, alors interprète par les Romains.

Après plusieurs semaines de combats effroyables, le second Temple est incendié, à la date anniversaire de la destruction du premier, les 9 et 10 du mois d’Av. Plusieurs centaines de milliers de Juifs sont massacrés ou emmenés en esclavage à Rome.

L’arc de Titus à Rome commémore la victoire romaine contre les Juifs. Il ne reste de la ville qu’une muraille de soutènement, le mur occidental, qui devient alors le Mur des Lamentations.

Aucun évènement n’a autant marqué la mémoire juive pendant près de deux millénaires que la destruction du Second Temple.Tous les courants du Judaïsme sont éliminés par la violence de la guerre.

La dernière révolte juive

Soixante ans après la grande révolte juive, sous le règne de l’empereur Hadrien, une seconde grande révolte juive éclate. Lorsqu’il prend la charge suprême de l’empire romain, à 42 ans Hadrien se considère comme le meilleur défenseur de la civilisation gréco-romaine. A la suite de sa visite en Judée, il prend des mesures antijuives. La première année de la guerre, les révoltés conduits par Bar Kokhba enregistrent des victoires contre les armées romaines : un semblant de service est rétabli sur les ruines du Temple.

La riposte romaine est terrible, l’empereur Hadrien vient lui-même en Judée : Jérusalem est reprise et les Juifs atterrés par cette nouvelle se replient vers la Mer Morte, Massada et Bétar. Les Romains pourchassent les Juifs et leurs familles réfugiées dans les grottes et toutes les poches de résistance sont vaincues.

Jérusalem est alors complètement rasée. Débaptisée, elle porte désormais le nom romain d’Aelia Capitolina où un temple est dédié à Jupiter sur l’emplacement du Temple des Juifs qui n’ont plus le droit d’entrer dans la Ville sous peine de mort, la Judée désormais baptisée Palestine, est désertée.

Pendant ce temps, le centre de la vie juive se reconstitue en Galilée autour de rabbins et d’érudits installés à Safed, Tibériade et Zippori où ils rédigent le Talmud[22]. Après la première révolte juive, Johanan Ben Zakkaï est parvienu à sortir de Jérusalem caché dans un cercueil[23]. Il obtient de Vespasien, futur empereur, l’autorisation de fonder une école rabbinique à Yavné. Avec ses successeurs, il va refonder un Judaïsme privé du Temple et de tout pouvoir temporel : élaboration de la Mishna (codification de la loi orale), du Talmud dont celui de Babylone dépasse en renommée celui de Jérusalem. Un des deux Talmud est appelé Talmud de Jérusalem, alors qu’il a été rédigé en Galilée. Le nom qui a été attribué à ce Talmud marque l’engouement qu’éprouvent ses rédacteurs envers la Ville sainte.

Désormais, ce sont les docteurs de la Loi qui vont être les régulateurs de la religion juive. Jérusalem n’est plus qu’un vœu et un symbole d’espérance.

Pendant deux siècles, Jérusalem demeure une cité païenne. Si Jérusalem cesse d’être alors la capitale d’un état juif, durant le temps de la perte d’indépendance nationale, la ville demeure malgré tout le centre de la foi religieuse.

Pendant plus de 300 ans il est interdit aux Juifs d’entrer à Jérusalem ou même de s’en approcher sous peine de mort.Saint Jérôme, violemment anti-juif, témoigne déjà au IVesiècle de l’habitude des Juifs de venir pleurer le long du mur :

« Jusqu’à ce jour, ces locataires hypocrites ont l’interdiction de venir à Jérusalem, car ils sont les meurtriers des prophètes et notamment du dernier d’entre eux, le Fils de Dieu ; à moins qu’ils ne viennent pour pleurer car on leur a donné permission de se lamenter sur les ruines de la ville, moyennant paiement ».

Pour illustrer notre réflexion, on relate cette histoire mettant en scène le célèbre rabbin Akiva qui a soutenu l’une des dernières révoltes juives antiromaines dirigée par Bar Kochba.

Rabbi Akiva, raconte le Talmud, passa un jour avec sesélèves près du Mont du Temple, quand ils aperçoivent un renard qui rôde sur l’emplacement du Saint des Saints. Les compagnons de Rabbi Akiva fondent en larmes, mais Rabbi Akiva sourit :

« Pourquoi ris-tu ? » lui demandent-ils. « Et pourquoi pleurez-vous ? ». « Nous voyons l’endroit où seul le grand Prêtre avait accès hanté par les renards et nous ne pleurons pas ? » « C’est pour cela, répond Akiva que je ris. Si la menace divine de détruire son sanctuaire s’est bien réalisée, sa promesse de le reconstruire plus beau qu’avant s’accomplira certainement aussi » et les autres de s’écrier « Akiva, tu nous as consolés ».

Cette anecdote contient les thèmes majeurs de l’histoire : la splendeur, la destruction et la renaissance du monde juif.

 

Adaptation par Joël Guedj

[1]  Genèse 14,18
[2] Genèse 22,2 et 22,14
[3]  Samuel 5,5-9
[4] Le décret en faveur des Juifs apparaît deux fois dans la Bible : dansle Livre d’Ezra (chap.1 et chap.6) et dans Le deuxième livre des Chroniques (chap. XXVI).
[5] Selon le calendrier hébraïque, le 3 Adar. L’inauguration a eu lieu à la fête de Pessah, qui célèbre la Sortie d’Egypte des Hébreux.
[6] Le Grand Sanhedrinest un tribunal comprenant 71 membres alors que le Petit Sanhedrin comprenait 23 membres.
[7] Un scribe était un personnage important à l’époque où tout le monde ne connaissait pas l’écriture. Il avait pour mission de rédiger la loi dans les parchemins sacrés.
[8] Artaxerxés est peut-être Assuérus qui soutient les Juifs face à un complot déjoué par Esther ; Dans la tradition juive, cet évènement est célébré par la fête de Pourim.
[9] Après leur retour en Judée de nombreux Juifs épousent des femmes étrangères : les Moabites, Samaritaines.
[10] Néhémie est considéré comme le principal maître d’œuvre de la reconstruction des murailles de Jérusalem, et comme l’auteur principal du Livre de Néhémie.
[11) La lecture publique concerne les 5 livres de la Torah
[12] Arrienest un historien romain de langue grecque (v.95-v.175). Arrien prit le surnom de Xénophon, en hommage à l’élève de Socrate.
[13] Les Juifs vouaient une grande reconnaissance à Alexandre au point qu’ils donnent son nom à leurs enfants.
[14] Le mois de Kislev fait partie du calendrier hébraïque.
[15] Saducéens : cesont les membres du clergé à l’époque du Premier Temple dont le Grand Prêtre était Sadoq[]
[16]Pharisiens : membres d’un groupetrès exigeant dans l’observation des commandements et des préceptes de la Loi écrite et orale.Peroushîm veut dire « séparés ». Les pharisiens constituent une grande partie des juifs des premiers siècles.
[17] Esséniens : ce sont les membres d’une communauté juive, fondée vers le IIesiècle av. J.-C. Les principaux groupements s’établirentsur les rives de la mer Morte. Les éléments connus sur ce groupe proviennent de Philon d’Alexandrie, de Pline l’Ancien et de Flavius Josèphe.
[18] Pompée le Grand est un général et homme d’État romain (-106 à – 48).Il fut marié cinq fois et épousa notamment Julia, la fille de Jules César.
[19] On peut lire dans Le traité de Soucca : « Qui n’a pas vu Jérusalem dans sa splendeur, n’a jamais vu une ville splendide », dans Le traité de Kiddouchin on lit : « L’univers a été doté de dix mesures de beauté : neuf ont été attribuées à Jérusalem et une seule pour le reste de l’univers », selon l’ouvrage Aboth de Rabbi Nathan 28, « Il n’y a pas de beauté comme Jérusalem. »
[17] Eucharistie ; sacrifice chrétien. En mangeant l’hostie le chrétien absorbe l’esprit du Christ.
[18] Le récit des Actes des Apôtres, cinquième livre du Nouveau Testament, Le récit débute avec l’Ascension suivie de la Pentecôte et relate les débuts de l’Église primitive qui se constitua autour des Apôtres à Jérusalem et se répandit ensuite en Judée, Galilée et Samarie et dans les communautés juives de la diaspora, avant de se séparer d’elles.
[20] Claude Duvernoy, Le sionisme de Dieu, Centre de diffusion Suisse 1976.
[21]Christ vient du mot grec Christos qui signifie Messie
[22] Talmud : en hébreu, enseignement. Ensemble des écrits tirés des enseignements des rabbins, de la loi orale, interprétation de la Bible hébraïque. Il est composé d’un texte central, la Michna (IIe siècle) et d’un commentaire de cette Michna, la Guemara (Ve siècle). Il existe deuxcompilations talmudiques : le Talmud dit de Jérusalem et le Talmud de Babylone
[23] Cf. Le Talmud de Babylone.
[24]Rabbi Akiva est l’un des plus importants maîtres de la troisième génération de docteurs de la Mishna (Ie–IIesiècles)
[25]Simon BarKokhba fut un patriote juif, et le chef de la dernière révolte des juifs contre l’empire romain.

Ville D’Élection
Reflet de la Divine demeure
Ville Royale, établie par David
Pour sa messianique lignée
Ville de Sainteté
Initiée à travers ses prêtres
Au service de L’Unique Révéré
Ville éprouvée
Site de toutes les convoitises
Ville solitaire
Longtemps endeuillée
Ville éternellement attachée
A ses serments de Fidélité
Ville de toutes les mémoires
De notre longue histoire
Des lustres du passé
Des douloureuses traversées
Des déchirures, des silences
Des séparations forcées
Des souillures, des offenses
Des soumissions imposées
Ville qui, épousant le Temps
Patiemment attendait…
Ville qui espérait
Le retour de ses enfants exilés
Ville retrouvée par ceux
Qui n’ont jamais cessé de t’aimer
Non pour te ravir et t’enchaîner
Mais pour te reconstruire, te parer
Des neuf parts de beauté
Dont le ciel t’a dotée
Ville, malgré les années
Belle et sans rides
Souriant à nos espérances
A tes constructeurs, à tes bâtisseurs
Venus de loin te relever
Ville qui ne s’est jamais reniée
Qui relève la tête, métamorphosée
Sous des traits de modernité.
Ville toujours en quête
De son intrinsèque pureté
Ville en marche
Vers les temps rédimés, retrouvant
La voix de ceux qui ont prophétisé
Ville qui aspire au vieux rêve du voyant
Faire de Toi Jérusalem
La Ville Habitée du Souffle
De La Divine Présence
De Lumière Révélée et de Paix.
Yérouchalaïm    Alice Benchimol (2015)

Jérusalem dans la vision juive – Vidéo ©

(Source : JForum)

Publicités

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel nous devons contribuer activement – ANEANTIR L’ISLAM DEVRAIT ÊTRE UNE PRIORITE MONDIALE ABSOLUE ! Partout où le fléau islam passe, les identités, puis les peuples trépassent : Comment l’invasion barbare islamique en Inde a transformé les Indiens, peuple pacifique et érudit, en sauvages : votre futur…

____________LA COLOMBE DE LA PAIX____________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main__________________________________________________

Comment l’invasion islamique en Inde a transformé les Indiens en sauvages : votre futur____________________________________________________

A lire aussi : Ils démontrent enfin que c’est l’islam et non les discriminations qui expliquent la « radicalisation »

____________________________________________________

Votre futur et surtout celui de vos enfants et petits-enfants.

L’invasion islamique de l’Inde : le plus grand génocide de l’histoire.

Le génocide

enduré par les Hindous et les Sikhs aux mains des Arabes, des Turcs, des Mohgols et des forces musulmanes d’occupation de l’Afghanistan

dura 800 ans. Il est toujours, à ce jour, largement méconnu par le monde.Avant et après les premiers jours de l’islam, les érudit Indiens avaient apporté leur science à la cour des autres empires (y compris à celle de Bagdad)

  • le zéro,
  • l’algèbre,
  • la géométrie,
  • le système décimal,
  • la soi-disant “numérotation arabe” sont en réalité des inventions Indiennes.

Pour l’islam tout ce qui n’est pas musulman provient d’un temps d’ignorance, “Jahiliyya”, et doit être détruit et rebaptisé “Islamique”.

Une colonisation musulmane qui laisse un héritage menaçant la paix mondiale et même le devenir de l’humanité. Il y a les « purs » et les « impurs » que sont les non-musulmans !!!

Le traitement inhumain appliqué à la population hindoue par les musulmans fut le même selon que les musulmans étaient Souffis, Arabes, Afghans, Turcs ou Mongols, car tous appliquaient la loi Coranique et suivaient l’exemple de Mahomet. Les Musulmans ne vinrent pas pour se joindre à la société hindoue mais pour l’éradiquer et la remplacer par l’Islam.

L’invasion islamique de l’Inde: le plus grand génocide de l’histoire

L’historien musulman Firishta [de son nom complet Muhammad Qasim Hindu Shah, (1560 -1620) auteur de Tarikh-i Firishta et du Gulshan-i Ibrahim fut le premier à donner une idée du bain de sang médiéval que subit l’Inde durant la loi islamique. Il estima que plus de 400 millions d’Indiens furent massacrés pendant l’invasion et l’occupation islamique de l’Inde.

Les survivants étaient réduits en esclavage et les mâles castrés. La population Indienne était initialement estimée à près de 600 millions d’individus. Vers le milieu du XVe siècle Elle était tombée à 200 millions.

À l’époque où les Anglais arrivèrent sur les côtes Indiennes et après des siècles de loi islamique, sa population ne se comportait plus conformément à son identité d’origine. Elle était devenue musulmane. Les archives anglaises relatent de nombreux témoignages sur les horribles incidents qui choquèrent les Anglais (à leur arrivée en Inde NDLT) par leur cruauté et ils qualifiaient de “sauvages” ce peuple en évoquant leur cruauté. Quiconque est contaminé et associé à la culture islamique devient en effet un sauvage. Voilà exactement pourquoi cela est dangereux et dégradant.

Aujourd’hui comme les autres cultures spirituelles qui eurent à subir les massacres de l’islam, l’Inde n’est plus authentiquement une nation hindoue. L’Inde est une ombre de l’islam, une version Hindouisée de l’islam où chaque atrocité commise a été émulée et adoptée dans une culture qui auparavant en était dépourvue. L’incorporation à l’Inde de cette peste mahométane étrangère, de ces habitudes islamiques importées sont aujourd’hui acceptées comme des caractéristiques naturelles de la culture Indienne. Mais si nous regardons la période pré-islamique de l’Inde, nous nous rendons compte que la culture de l’Inde est à l’origine une culture plutôt douce, centrée sur le savoir et l’apprentissage bien davantage qu’aujourd’hui.

De l’époque de Umayyad Dynasty (711AD) jusqu’à celle du dernier Mughal, Bahadur Shah Zafar (1858) si hautement loués comme un grand dirigeant par les historiens Indiens eux-mêmes, des villes entières furent rasées et leurs populations massacrées, des centaines de milliers d’individus massacrés durant chaque campagne et un nombre similaire déporté comme esclaves. Chaque nouveau conquérant érigeait, souvent littéralement, des montagnes de crânes d’Hindous. Ainsi la conquête de l’Afghanistan dans les années 1000 fut suivie par l’anéantissement de toute sa population Hindoue. La région est toujours appelée aujourd’hui l’Hindou Kouch, le massacre des Hindous.

L’empire Moghol

L’empire Moghol

Le génocide enduré par les Hindous et les Sikhs aux mains des Arabes, des Turcs, des Mohgols et des forces musulmanes d’occupation de l’Afghanistan dura 800 ans. Il est toujours, à ce jour, largement méconnu par le monde.

Le seul génocide analogue d’un passé récent fut celui du peuple juif aux mains des Nazis (NdT ou celui des Arméniens aux mains des Turcs).

L’holocauste des Hindous d’Inde fut autrement plus important en proportion. Sa différence principale tient au fait qu’il se déroula sur une période de 800 ans sans discontinuer, jusqu’à ce que ce régime brutal fut effectivement renversé dans une lutte à mort par les Sikhs dans le Punjab et par les armées Hindou Maratha dans les autres parties du sous-continent indien dans les années 1700.

Nous avons réuni des preuves littéraires du plus important holocauste mondial sous la forme de récits provenant de témoins oculaires contemporains de cette époque. Les historiens et les biographes de ces armées d’invasion et de leurs dirigeants ont laissé des récits détaillés des atrocités qu’ils commettaient durant leur avancée vers l’Inde.

Paintings by Edwin Lord Weeks.

Paintings by Edwin Lord Weeks.

Ces documents historiques d’époque vantent et glorifient les crimes commis et relatent le génocide de dizaines de millions d’Hindous, les viols de masse des femmes, la destruction de milliers de temples Hindouistes ou Bouddhistes ainsi que de bibliothèques avec force détails apportent une preuve solide de la véracité de ce qui peut être considéré comme le plus grand génocide de tous les temps.

Dr.Koenraad Elst déclare ainsi dans son article Y a-t-il eu un génocide islamique des Hindous :

«Il n’y a pas d’estimations officielle du nombre total de victimes Hindoues aux mains des musulmans. Au premier abord, à la vue des importants témoignages des chroniqueurs musulmans de l’époque au cours de 13 siècles et sur un territoire aussi vaste que le sous-continent indien, la guerre sainte tua facilement plus de 6 millions d’Hindous. Ferishtha lista de nombreuses occasions où le sultan Bahmani en Inde centrale (1347-1528) tua une centaine de milliers d’Hindous. Ce qui est considéré comme une sorte de barème punitif minimum. Et ce sultan n’était qu’un dirigeant provincial de troisième rang dans l’ordre dynastique.

Les plus grands massacres eurent lieu durant les raids de Mahmud Ghaznavi (ca. 1000 CE) au cours de la conquête du Nord de l’Inde, par Mohammed Ghori et ses lieutenants, jusqu’en 1192, et durant le sultanat de Delhi (1206-1526). »

L'invasion islamique de l'Inde: le plus grand génocide de l'histoire

Il écrit également dans son livre Négation de l’Inde :

«Les conquêtes musulmanes jusqu’au 16e siècle furent pour les Hindous une lutte de pure survie, une question de vie ou de mort. Des villes entières furent réduites en cendres et leur population massacrée faisant des centaines de milliers de morts durant chaque campagne, et un nombre similaire de déportés comme esclaves. Chaque nouvel envahisseur faisait sa montagnes de crânes.

Ainsi la conquête de l’Afghanistan dans les années 1000 fut suivie par l’anéantissement de la population hindoue, la région est ainsi appelée Hindu Kush le massacre Hindou.»

Will Durant écrit dans son livre de 1935 : L’histoire de la Civilisation – Notre héritage oriental (Page 459) :

«La conquête de l’Inde par les mahométans est probablement              l’ histoire la plus sanglante de toute l’histoire. Les historiens islamiques, les érudits, ont écrit avec la plus grande joie et fierté le massacre des Hindous, les conversions forcées, l’enlèvement des femmes et des enfants vers les marchés d’esclaves ainsi que la destruction des temple menés par les guerriers de l’islam entre les années 800 et 1700 après J.-C. Des millions d’Hindous furent convertis à l’islam par l’épée durant cette période.»

Francois Gautier dans son livre Réécrire l’histoire indienne (1996) écrit :

«Les massacres perpétrés par les musulmans sont sans parallèle dans l’histoire. Plus important que l’holocauste des juifs par les nazis ou le massacre des Arméniens par les turcs. Plus étendus encore que le massacre des populations sud-américaines par les envahisseurs Espagnols et Portugais.»

L'invasion islamique de l'Inde: le plus grand génocide de l'histoire

Fernand Braudel dans l’histoire des civilisations (1995) décrit la loi islamique en Inde comme une:

«expérience coloniale d’une extrême violence durant laquelle les musulmans ne pouvaient diriger ce pays que par l’exercice d’une terreur systématique. La cruauté était la norme, les crémations, les exécutions sommaires, les crucifixions ou empalements, les tortures inventives … Les temples hindous furent détruits et remplacés par des mosquées. Il y eut des conversions forcées à l’occasion. Si jamais une révolte éclatait, elle était instantanément et sauvagement réprimée, les maisons étaient brûlées les campagnes dévastées, les hommes massacrés, les femmes et enfants réduits en esclavage.»

Dans son livre Histoire de l’Inde Alain Danielou écrit :

«De l’époque où les musulmans commencèrent leur conquête vers 632, l’histoire de l’Inde devint une longue et monotone série de meurtres de massacres, de spoliations et de destructions. C’était comme toujours au nom de la Guerre Sainte et de leur foi en un Dieu unique que les barbares détruisirent des civilisations et anéantirent des races entières.»

Irfan Husain dans son article Les démons du passé observe :

«Alors que les événements historiques doivent être jugés dans le contexte de leur temps, il ne peut être contesté que même dans cette période historique sanglante, aucune pitié ne fut montrée aux Hindous suffisamment malchanceux pour se trouver sur le chemin des conquérants arabes du Sindh et sud Punjab ou d’Asie centrale qui déferlèrent d’Afghanistan. Les héros musulmans qui figurent plus grand que nature dans nos livres d’histoire commirent des crimes monstrueux. Mahmud de Ghazni, Qutb-ud-Din Aibak, Balban, Mohammed bin Qasim, et Sultan Mohammad Tughlak, tous ont les mains tachées d’un sang que le passage des années n’a jamais pu nettoyer; d’un point de vue hindou, l’invasion musulmane de leur territoire est un désastre sans pareil.»

«Leurs temples furent rasés, leur idoles brisées, leurs femmes violées, leurs hommes massacrés ou réduits en esclavage lorsque Mahmud de Ghazni entra dans Somnath, Durant l’un de ses raids annuels, il en massacra les 50 000 habitants. Aibak en tua et réduisit en esclavage des centaines de milliers. La liste des horreurs est longue et douloureuse, ces conquérants justifiaient toujours leurs méfaits sur la base de leurs devoirs religieux qui était de frapper les non croyants. Drapés dans la bannière de l’islam, ils proclamaient qu’ils se battaient pour leur foi alors que en réalité, ils s’adonnaient complaisamment à leur passion du massacre et du pillage...»

Voici un échantillon de témoignages et de récits de témoins contemporains de l’invasion et de l’exercice du pouvoir des conquérants durant la conquête indienne.

L'invasion islamique de l'Inde: le plus grand génocide de l'histoire

Le despote Afghan Mahmud al-Ghazni envahit l’Inde pas moins de 17 fois entre 1001 et 1026. Le livre ‘Tarikh-i-Yamini’ écrit par son secrétaire documente de nombreux épisodes de ses campagnes militaires sanglantes.

«Le sang des infidèles coulaient si copieusement dans la vie de Thanesar que le fleuve était décoloré, nonobstant sa pureté, et que les gens ne pouvaient plus en boire l’eau. Les infidèles désertèrent le fort et tentèrent de traverser la rivière fumante mais beaucoup furent massacrés pris ou noyés, près de 50 000 d’entre eux furent tués.»

Dans un témoignage contemporain Taj-ul-Ma’asir’ par Hassn Nizam-i-Naishapuri, il est dit que lorsque Qutb-ul- Din Aibak (d’origine Turco-Afghane et qui fut le premier Sultan de Delhi, 1194-1210 AD) conquit Meerat, il en détruisit tous les temples hindous de la ville et érigea des mosquées à leur place. Dans la ville de Aligarth, il convertit par l’épée les habitants Hindous de la ville à l’islam et décapita tous ceux qui refusèrent de s’y soumettre.

L'invasion islamique de l'Inde: le plus grand génocide de l'histoire

L’historien Persan Wassaf écrit dans son livre ‘Tazjiyat-ul-Amsar wa Tajriyat ul Asar” que lorsque le Alaul-Din Khilji (Un Afghan d’origine Turque et second commandeur de la dynastie Indienne de Khilji, 1295-1316 AD) captura la ville de Kambayat au commencement du golf de Cambay, il tua tous les adultes Hindous mâles pour la gloire de l’islam, déversa des rivières de sang, déporta toutes les femmes du pays avec leur or, leur argent et leurs bijoux vers sa ville natale et fit de 20 000 filles indiennes ses esclaves privées.

L’Inde a une riche et longue histoire culturelle. L’Hindouisme débuta autour de 1500 avant J.C. et le Bouddhisme autour du sixième siècle avant J.C. Cette culture a porté des achèvements artistiques religieux et intellectuels très impressionnants. Avant et après les premiers jours de l’islam, les érudit Indiens avaient apporté leur science à la cour des autres empires (y compris à celle de Bagdad) le zéro, l’algèbre, la géométrie, le système décimal, la soi-disant “numérotation arabe” sont en réalité des inventions Indiennes.

Les érudits indiens enseignaient dans les universités Indiennes, les enfants, garçons et filles étaient élevés dans un système d’éducation largement développé sur des sujets aussi variés que la science, la philosophie, la médecine. L’art et l’architecture indienne était magnifiques et florissants, ils formaient un peuple prospère. Puis vint l’islam, les massacres, l’esclavage, les viols, la violence, les pillages, la destruction des sites religieux, de l’art, de l’architecture, la pauvreté l’exploitation, l’humiliation, la famine, les conversions forcées, le déclin de la recherche intellectuelle, les destructions sociales et une aggravation générale des conditions de vie.

Pour l’islam tout ce qui n’est pas musulman provient d’un temps d’ignorance, “Jahiliyya”, et doit être détruit et rebaptisé “islamique”. Ces massacres créèrent les bandes nomades de Gitans, ils détruisirent l’Afghanistan hindou et formèrent ce qui est aujourd’hui le Pakistan, le Cachemire et le Bangladesh.

Le coût de ces invasions musulmanes est considérable en vies humaines, en prospérité et en culture. Des estimations suggèrent que les conquêtes et la domination musulmane en Inde fit entre 60 et 80 millions de morts dans la seule période allant de l’an 1000 à l’an 1525. (Lal cité dans Khan p. 216)

Vous pensez ce chiffre impossible ? Dans la guerre d’indépendance du Bangladesh en 1971, l’armée pakistanaise tua entre 1,5 et 3 millions de personnes ( principalement des musulmans) en seulement neuf mois (Khan p. 216)

Le reste du monde détourna à la tête, mais n’est-ce pas toujours le cas lorsque ce sont des musulmans qui commettent les violences ?

Le nombre d’Hindous brutalement assassinés par les musulmans est estimé à 400 millions et non à 60-80 millions selon Firishta (1560-1620) auteur de Tarikh-i Firishta et du Gulshan-i Ibrahim.

L'invasion islamique de l'Inde: le plus grand génocide de l'histoire

La conquête de l’Inde par les musulmans fut probablement le moment le plus sanglant de toute histoire du monde :

«Les historiens et érudits musulmans ont enregistré avec la plus grande joie et la plus grande fierté le massacre des Hindous, les conversions forcées, l’enlèvement des femmes et des enfants Hindous et leur vente dans les marchés d’esclaves ainsi que la destruction des temples menés à bien par les guerriers musulmans entre 800 et 1700 après Jésus Christ. Des millions d’indiens furent convertis par le fer à l’islam durant cette période» (Durant cited in Khan p 201)

Rizwan Salim (1997) a écrit ce que les envahisseurs arabes ont effectivement fait:

«Des sauvages d’un très bas un niveau de civilisation et sans culture digne de ce nom provenant d’Arabie et de l’Asie de l’Ouest commencèrent à pénétrer en Inde à partir du début du siècle. Ils démolirent un nombre incalculable de temples. Ils détruisirent un nombre incalculable de sculptures et d’idoles. Ils pillèrent un nombre incalculable de places fortes et de palais de roi Hindous, tuèrent un nombre immense d’Hindous mâles, et enlevèrent les femmes… mais beaucoup d’Hindous semblent ne pas reconnaître ou ne pas savoir que les envahisseurs musulmans détruisirent l’évolution historique de la civilisation probablement la plus avancée que la terre ait porté à cette époque, la culture la plus richement imaginative, la société la plus vigoureusement créative.» (Cité par Khan, p.179.)

Il y avait bien sûr des guerres dans l‘Inde pré-slamique, mais elles n’aboutissaient pas à l’esclavage, ni aux ravages ou aux massacres à grande échelle, ne détruisaient pas les sites religieux, ni les récoltes, ni les paysans. Les batailles étaient habituellement menées en raz campagne et mettaient en contact des armées régulières. (Khan p. 205-207.)

Il n’y avait pas de concept de razzia c’est pourquoi les Indiens ne s’attendaient pas aux massacres qui les suivaient. Les indiens étaient forcés de fuir dans la jungle ou dans les montagnes ou de faire face aux massacres, ou à la réduction en esclavage et à leur exploitation impitoyable, tandis que leur société était réduite puis détruite. Les musulmans attaquaient constamment les populations indigènes, les populations idolâtres et parfois se battaient également entre eux au cours de révoltes de généraux, de chefs ou de Princes durant toute la période de l’occupation islamique. (Khan p. 205.)

L'invasion islamique de l'Inde: le plus grand génocide de l'histoire

[…] pour lire l’ensemble de l’article, avec les parties supprimées ici voir le lien en fin d’article

Conclusion

Le traitement inhumain appliqué à la population hindoue par les musulmans fut le même selon que les musulmans étaient Souffis, Arabes, Afghans, Turcs ou Mongols, car tous appliquaient la loi Coranique et suivaient l’exemple de Mahomet.

Il doit être noté également que la violence et la réduction en esclavage continua même après qu’ils eurent acquis le contrôle virtuel de toute l’Inde, car leur but n’était pas uniquement de conquérir des territoires mais de forcer la conversion de toutes les populations qui y résidaient. Les Musulmans ne vinrent pas pour se joindre à la société hindoue mais pour l’éradiquer et la remplacer par l’Islam car cette religion leur assure qu’ils possèdent tout car tout est butin promis par Allah. Les païens idolâtres polythéistes devaient se convertir ou mourir et alors seulement la paix Islamique pourrait régner. Les esclaves n’étaient que des récompenses, des parties du butin promis par Allah aux guerriers de l’islam.

Références:

1)  Bostom, A. G.  ‘The Legacy of Jihad:  Islamic holy war and the fate of the non-Muslims.’  Prometheus Books.  New York.   2005.
2)  Khan, M. A.  ‘Islamic Jihad:  A legacy of forced conversion, imperialism and slavery.’ Universe, Bloomington, IN.  2009.  (An Indian ex-Muslim)

3)  Lal [a], K.S. Muslims invade India p 433-455 in Bostom (1) above.
4)  Lal [b], K.S. Jihad under the Turks and jihad under the Mughals p 456-461 in Bostom (1) above.
5)  Lal [c], K.S. Slave-taking during Muslim rule p. 535-548 in Bostom (1) above.
6)  Lal [d], K.S. Enslavement of Hindus by Arab and Turkish invaders  p 549-554 in Bostom  (1) above.
7)  Lal [e], K.S. The Origins of Muslim slave system p 529-534 in Bostom (1) above.
8)  Reliance of the Traveller:  A classic manual of Islamic sacred law. In Arabic with facing English Text, commentary and appendices edited and translated by Nuh Ha Mim Keller  Al-Misri, Ahmad ibn Naqib;  Amana publications  Maryland USA 1994.
9)  Sookhdeo, P.  ‘Global Jihad:  The future in the face of  Militant Islam.’  Isaac Publishing.  2007.
10)  Trifkovic, S. ‘The sword of the prophet.’   Regina Orthodox Press, Inc.  2002.
11)   Ye’or, Bat.  ‘Islam and Dhimmitude: Where civilisations collide’  translated from the French by Miriam Kochan and David Littman.  Fairleigh Dickinson University Press 2002, reprint 2005.

Traduit en français par G. Muller.

SOURCE: https://themuslimissue.wordpress.com/2015/08/31/islamic-invasion-of-india-the-greatest-genocide-in-history/

Article traduit en arabe: https://mustafaris.com/post/islamic-invasion-of-india-the-greatest-genocide-in-history/

(M. Abdelaziz Berhili l’a également traduit en français à partir de l’arabe: http://reformerlislam.blogspot.fr/2017/09/conquete-musulmane-inde.html)

Gros Louis

Comment l’invasion islamique en Inde a transformé les Indiens en sauvages : votre futur

(Source : Résistance Républicaine)

Moralité :

Si la véritable humanité pouvait se donner la main au niveau planétaire et combattre courageusement le fléau islamique et L’ERADIQUER une bonne fois pour toutes, LA FACE DU MONDE EN SERAIT CHANGEE ET LA PAIX SUR TERRE POURRAIT ENFIN REGNER ENTRE PAYS CIVILISES !

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel chacun d’entre nous doit activement contribuer – Jérusalem, les signes de la fin des temps pour l’islam et l’Occident

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde !  ___________________________________________________

https://i0.wp.com/www.terrepromise.fr/wp-content/uploads/2015/05/conversion2-1021x580.jpg_____________________________________________________

IL ÉTAIT CORSE ET CATHOLIQUE , IL EST DEVENU JUIF ET ISRAÉLIEN

2015 – L’équipe d’Alliance basée en grande partie en Israël, s’est intéressée à un phénomène dont aucun média ne parle.

Tous les médias ont débattus sur l’Alyah massive des Français en Israël ,des attentats, de l’antisémitisme, de la guerre en Israël, et particulièrement de la façon dont Israël terrorise les terroristes 🙂

Mais peu ont eu la subtilité d’observer, un nouveau phénomène qui s’installe prudemment en Israël. Des nouveaux visages,venus d’ailleurs , qui tranquillement, sans grands discours, sans grandes démonstrations, ni débats à l’Assemblée, ni même à la Knesset, donnent une grande claque aux à prioris, aux clichés, et propagande anti-isralienne de tous bords

Eux, ce sont ces non-juifs issus de familles catholiques qui ont décidé de devenir Juif, ou de vivre en Israël, qui sont tombés amoureux de la vie en Israël.

Voici un des premiers témoignages, un voyage émouvant, empli de sincérité, une vision fraîche sur Israël, une innocence que l’on croyait perdue et qui apparaît alors que l’on n’attendait plus.

https://i1.wp.com/www.terrepromise.fr/wp-content/uploads/2015/05/conversion-de-Nicolas-640x360.jpg

Nicolas Antonelli est président de l’association Corse-Israël il est en processus de conversion au judaïsme en Israël !

Ilana Mazouz a découvert le site internet de Nicolas Antonelli, sa curiosité a été piquée au vif, elle décide de le rencontrer, à Nathanya …

Ilana – Comment avez vous eu l’envie de vous convertir au Judaïsme ?

Nicolas – Je suis né en corse et j’ai grandi dans une famille chrétienne, mon enfance et adolescence ont été baignées de cette tradition profondément catholique.
En devenant, adulte pourtant, j’ai commencé à me poser des questions, sur le christianisme car je trouvais beaucoup d’incohérences.

C’est à ce moment que j’ai commencé à faire des recherches , à lire des livres ,à m’intéresser à d’autres courants spirituels dans ma recherche de la vérité .

Après plusieurs mois voire plusieurs années de recherches je ne trouvais pas de réponses à mes questions.

Je ressentais un grand vide au niveau spirituel jusqu’ au jour où avec l’aide de D.ieu je suis arrivé à des cours de Thora sur internet et là véritablement j’ai commencé à ressentir des choses extrêmement profondes , il y a une véritable adhésion entre mon âme et les cours de Thora.

Je me sentais en totale adéquation comme si que j’étais enfin arrivé à destination d’un long voyage.

A partir de là, j’ai commencé à suivre des cours de Torah avec une grande assiduité , il n’y avait pas un seul jour où je n’étudiais pas je ne pouvais plus m’en passer .

J’ai commencé à acheter des livres sur le judaïsme que je lisais et relisais avec une passion incroyable .

Grâce à D.ieu j’avais enfin trouvé ce que je recherchais et les réponses à toutes les questions existentielles que mon âme pouvait se poser .

J’ai eu notamment la chance de découvrir les cours du Rav Dynovisz à Jérusalem , ce qui m’a permis véritablement de prendre conscience de l’importance de vivre en Eretz Israël pour chaque juif et d’étudier la Torah d’ Eretz-Israel afin de pouvoir réaliser le projet d’Hachem .

Ilana – Quand avez-vous pris la décision de venir en Israël puisqu’aujourd’hui vous avez fait votre alyah ?

Nicolas – j’ai finalement décider de quitter la Corse car comme Avraham Avinou j’ai entendu au plus profond de moi “ Lekh lekha “ va et quitte ton pays ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai …”

J’ai finalement décidé de vivre selon les principes de la foi d’Israël et selon les commandements de la Torah.

Par cette conversion j’ai véritablement la volonté d’intégrer la vocation spirituelle du peuple juif, à savoir appartenir à une royauté de prêtres et une nation vouée à la sainteté du maître du monde.

Ilana – Comment se passe votre conversion en Israel ? Est-ce plus facile qu’en France ?

Nicolas – Je ne sais pas, car j’ai eu la chance de pouvoir venir faire ma conversion en Israël grâce au Rav Dynovisz et à la Yeshiva Ets Haim de Netanya avec laquelle il m’a mis en contact ce qui me permet aujourd’hui d’être parmi vous avec l’aide de D.ieu , de pouvoir participer aux chabbats, fêtes et évènements de la communauté et de poursuivre mon processus de conversion qui se concrétisera très bientot « be esrat hachem  » avec l’aide de Dieu.

Ilana – Comment les convertis sont vus par la communauté juive d’Israel ?

Nicolas – En fait ils sont très jaloux ! “rire “ car ils considérent que nous avons un plus grand mérite d’avoir été chercher la Torah au plus profond de nous ,malgré nos origines , notre éducation et nos différentes religions de naissances qui nous empêchaient de voir la vérité.

Et peut- être aussi par le fait que les plus grands maîtres d’Israël sont des descendants de convertis comme par exemple le rabbi Meïr Bal Haness!
Nous savons qu’il descend du terrible empereur romain Néron …ou encore de la lignée du Roi David issu de Ruth la Moabite !

D’après l’un de secrets de la Kabbale, le devoilement du Mashiah (messie) dépend du retour des convertis jusqu’au dernier ! Ce qui permettra de hâter la délivrance finale avec l’aide de Dieu..

Ilana – Quels sont vos projets dans votre nouvelle vie ?

Nicolas : Rejoindre l’assemblée d’Israël, fonder une famille dans les valeurs de la Torah tout d’abord et ensuite travailler et aider du mieux possible ma communauté en développant le Krav Maga qui est mon activité principale depuis plusieurs années .

Ilana – Quels sont les buts de votre association Corse-Israël ?Quand-a- t- elle prit naissance et pourquoi ?

Nicolas : L’association Corse-Israël a pris naissance il y a, à peu prés une dizaine d’années dans le but d’établir des relations culturelles et économiques avec Israël.

Un domaine où tout reste à faire. Nos efforts portent notamment sur la mise en place de jumelage entre des villes corses et israéliennes.

Et si l’on parvient à y adjoindre un volet économique, ce serait exceptionnel pour la Corse.

En seulement 67 ans d’existence, Israël est devenu l’un des pays leaders en terme de demande et de dépôts de brevets par habitants.

De plus, ce rapprochement serait parfaitement naturel si l’on considère que la Corse et Israël sont liés par une longue histoire.

En effet, dès 800 ap. J.-C., une présence juive importante est attestée en Corse, on parle de plus de vingt pour cent de la population qui aurait des origines juives!

Et que dire de l’engagement de figures comme Pascal Paoli et Napoléon en faveur des Juifs? Paoli en a fait venir des milliers sur notre île, depuis l’Italie et notamment du gettho de Padoue où ils étaient persécutés.

On lui connaît d’ailleurs une phrase restée célèbre : « Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu’ils partagent le même sort »…

Quant à Napoléon, il avait, entre autres, proposé dès 1799 la création d’un État juif indépendant en Palestine avec la bénédiction du Bal Chem Tov ! Rien que ça 🙂

Plus proche de nous, la Corse reste la seule région française où il n’y a pas eu de déportation durant la Seconde Guerre mondiale.

Et l’on oublie souvent que la Corse a apporté sa contribution à la création de l’État d’Israël.

En 1947, des Corses décidèrent de se porter aux côtés des combattants juifs, tandis que l’aéroport d’Ajaccio était choisi pour que des avions transportant des armes à destination d’Israël puissent y faire escale…

Propos reccueillis par Ilana Mazouz pour http://www1.alliancefr.com/

Une intervention de Nicolas en vidéo : JERUSALEM LES SIGNES DE LA FIN POUR L’ISLAM ET L’OCCIDENT

L’Association Corse/Israël

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de citer le site: http://www.terrepromise.fr

Copyright Terre Promise © Elishean/2009-2015/Terre Promise

Corsica – Israël : une chaine pour vous donner des éléments d’information et de réflexion sur la réalité de la situation en Corse et en Israël .

Notre page facebook : https://www.facebook.com/pages/Corsic

Notre blog : http://corsica-israel.blogspot.fr/

Le site du Rav Dynovisz : http://www.ravdynovisz.tv/ Centre Adamique mondial de Jérusalem : http://bneadam.tv/

Envoyé par ARK

-==-

Ce qui suit va sans doute faire sourire nombre de nos lecteurs non avertis, mais cela ne nous dérange pas. Le judaïsme ne fait pas de prosélytisme, bien au contraire, mais ceux qui le veulent vraiment parce qu’ils possèdent une âme juive peuvent le devenir. Nous vivons d’ailleurs les derniers temps où il est encore possible de se convertir. Ensuite, ce ne sera plus possible, tant devenir juif sera prisé nous disent les rabbins !

Le fait est que les Juifs sont l’avenir de l’homme et des guides qui devraient conduire certains d’entre nous, avec l’aide de notre Créateur, vers un autre monde, sur cette même terre où nous vivons tous – on pourrait plutôt dire où nous nous entassons tous – mais épuré de tous ses vices, ses meurtres, et des nombreuses autres turpitudes qui sévissent aujourd’hui, tout comme c’était le cas déjà à l’époque du déluge par exemple, UN MONDE OU CHACUN AURA SA PLACE ET VIVRA EN HARMONIE L’UN AVEC L’AUTRE. Le Maître du monde a promis qu’il ne détruirait plus le monde avec les eaux comme au temps du déluge, et pour nous en souvenir, il nous a envoyé l’arc-en-ciel, mais Il n’a pas dit qu’Il ne ferait rien pour transformer ce monde s’il se corrompait à nouveau, tout comme à l’époque de Sodome et Gomorhe, deux villes complètement corrompues et détruite par les foudres du Ciel.

Ce sont les Textes du judaïsme, par la bouche des prophètes de la Bible – les vrais, ceux-là – des Hébreux d’il y a 2 000,3 000 ans, qui ont averti, eux qui avaient reçu le souffle divin pour annoncer ce qui arriverait dans les temps futurs, et les rabbins nous disent que ce temps-là est maintenant arrivé, du fait de nombreux signes annonciateurs, un temps que le judaïsme nomme « délivrance finale ».

Ainsi, ceux qui se comportent contre toute morale, de manière dépravée, cruelle, bestiale, contre-nature et sans scrupule ayant disparu, il ne restera plus que de véritables humains agissant en Hommes véritables. Certes, les pertes seront énormes, (Les maîtres de la Torah disent qu’une énorme partie des êtres qui peuplent aujourd’hui ce monde disparaîtra dans la tourmente pour laisser place aux seuls hommes dignes de ce nom.) Ceux qui resteront construiront, avec l’aide du Maître du monde, véritablement un monde meilleur, et chacun d’entre nous espère avoir la chance d’être de ceux-là. Les nombreux antisémites/antisionistes peuvent bien dire et faire ce qu’ils veulent, rien ne pourra changer ce qui a été décrété en Haut par le Créateur, Qui fait ce qu’Il veut, où Il veut et quand Il veut. Mais que l’on y croit ou non, rien ne pourra changer tout cela et ce qui est prévu depuis des millénaires se réalisera enfin pour le bien de toute l’humanité ! Ken yehi ratson. Amen.  louyehi

« Toute nuit noire est une aube qui vient. » (Edmond Fleg)


Un chemin d’Eretz Yisrael, mais là-bas, tout chemin, lorsqu’on en a conscience, est ‘très spécial’ … ________________________________________________

COEUR  JUIF,  ESPOIR  D’UNE  NATION

Dans la pénombre d’un crépuscule naissant

Se met en marche le peuple du D.ieu Un.

Mais il sent qu’au bout de son chemin

Emerge une lumière qui irradie chacun

Jusques au fond du coeur, du coeur juif.

_

C’est dans la nuit, la nuit sombre et profonde

Que tombent les Juifs, le peuple du D.ieu Un ;

Mais il le sait, tout n’est pas perdu, une lueur

Eclaire encore son horizon, bouché en apparence.

Il est sûr qu’au bout du long chemin est Hachem.

_

C’est dans la nuit noire, lourde chape de plomb

Que se relève, confiant, le peuple du D.ieu Un.

Un temps viendra, il le sait, où il verra, là-bas

La lumière divine au bout de son chemin.

Un jour, il en est sûr, elle illuminera son destin.

_

Dans la blafarde lueur du jour qui se lève

Marche courageusement le peuple du D.ieu Un.

Toujours l’espérance du retour gravée en son coeur

L’aide à supporter tous ses nombreux malheurs.

Tant il espère en son D.ieu que vraiment il y croit.

_

Dans la lumière d’un jour qui naît progresse à grands pas,

La tête haute, le peuple d’Israël, le peuple du D.ieu Un.

L’espoir est vraiment là, puisqu’il est, encore !

De tous les horizons il est venu et s’est rassemblé.

Alors vers sa terre, vers Israël, vers Sion il s’avance…

_

Dans l’éblouissante clarté d’un jour transformé la joie éclate

Quand, le Messie à leur tête, s’avancent les princes d’Israël.

Confiante, sur sa Terre Promise, une nation entière pose ses pas.

Sion exulte, la Chekhina* enfin de retour, le Temple resplendit.

Tous les peuples viennent prier D.ieu, béni soit-Il, dans Sa gloire.

_

Après des millénaires sur la terre d’Israël sont enfin réunis

Le Roi et Son peuple, au milieu des nations venues pour l’occasion

Prier en Son saint Temple, à présent par tous comme le leur reconnu.

Israël, jamais Tes enfants n’ont douté, alors, Hachem, Tu les as ramenés.

Pour toutes les bontés dont Tu nous as comblés, Adonaï, sois remercié !

Maryse

* Présence Divine

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les hommes ont le devoir de contribuer activement – Le Juif Jésus et les Juifs de son époque – Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme chrétien

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main_________________________________________________

https://i0.wp.com/www.lemondejuif.info/wp-content/uploads/2015/01/JESUS-PROCES.jpg______________________________________________________

Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Janvier 2015 – C’est une découverte d’importance capitale. Une équipe d’archéologues israéliens a annoncé avoir découvert à Jérusalem ce qui semblerait être les restes du palais où s’est déroulé le Procès de Jésus, rapporte le Washington Post.

Situé dans la partie ouest de la vieille ville de Jérusalem, le site, connu sous le nom de « Kishle », a été mis à jour dans un immeuble abandonné adjacent au musée de la Tour de David, et qui a servi de prison sous la domination ottomane puis britannique, où autrefois s’élevait le Palais d’Hérode le Grand.

D’après Shimon Gibson, professeur d’archéologie à l’Université de Charlotte en Caroline du Nord, la découverte des archéologues cadre parfaitement avec la description dans l’évangile de Jean. « Il n’y a, bien sûr, aucune inscription indiquant que le procès s’est bien passé ici, mais tout – les constatations archéologiques et les évangiles – tombe en place et fait sens », assure-t-il.

Pour l’archéologue du district de Jérusalem, Amit Re’em, de nombreuses découvertes restent à faire sur le site antique. Si le Vatican et la communauté des experts archéologues confirment la découverte, ce site revêtirait alors un caractère saint pour les Chrétiens du monde.

Jérusalem : des archéologues auraient retrouvé le site du Procès de Jésus

Arié Azoulay – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

_____________________________________________________

Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme  chrétien

6 avril 2015  – Jésus n’a pas été condamné à mort par le Sanhedrin, tribunal juif de Jérusalem, comme le racontent les évangiles. C’est ce que j’ai dit ce soir sur France 3 dans l’émission : L’ombre d’un doute, sur « les derniers jours de Jésus » France 3, de Franck Ferrand. Voici pourquoi.

Le jugement du Sanhédrin

sanhedrin

 

A l’époque de Jésus, le Sanhédrin, est une assemblée qui se réunit avec un délai d’au moins un jour, à l’intérieur de l’enceinte du Temple. C’est une institution à mi-chemin entre une assemblée législative et un tribunal suprême. Ce Sanhédrin central possède des relais locaux (beth din ou « maison du jugement »). La peine capitale requiert un nombre de 71 juges (70 plus le Grand-prêtre) et d’au moins trois témoins. Ce chiffre de 71 personnes, une assemblée plénière que soulignent les évangiles[1], s’appuie sur Nombres 11, 16 : « Assemble-moi soixante-dix hommes entre les anciens d’Israël, que tu connaisses pour être des anciens du peuple et ses magistrats; tu les amèneras devant la tente d’assignation, et là ils se rangeront près de toi. ». Ce chiffre  est confirmé par Josèphe (Guerre des juifs II, XX, 5).

Dans le cas de Jésus, il est impossible qu’un jugement ait eu lieu à « huis clos » ou avec quelques juges car la procédure est une procédure contradictoire avec des témoins à décharge convoqués par l’accusé (Jésus est seul dans les évangiles). D’autre part on juge « face au peuple » ; selon le droit pénal juif, il y a publicité du jugement. Enfin, si un tribunal est unanime sa condamnation n’est pas valide.

Toutes ces conditions rendent fortement improbable un jugement juif pour de simples raisons de délais de convocation (1 nuit) des témoins et de 71 juges et de formalisme juridique, incompatibles avec les circonstances de précipitation et d’opportunisme des derniers jours de Jésus que décrivent les évangiles. Mais surtout le jugement décrit par les évangiles se situe en dehors du droit pénal juif de l’époque. Que l’on suive l’horaire de Jean (jugement de Pilate vers midi) ou celui de Marc (Jésus en croix à 9 heures du matin) ne sont pas compatibles avec les délais. La version de l’évangile de Jean : Jésus est mené devant Anne, le beau-père de Caïphe et ancien grand prêtre puis devant Caïphe est hautement improbable. Le Grand Sanhédrin jugeait dans une salle prévue à cet effet dans l’enceinte du Temple et non dans le palais de Caïphe. D’autre part le jugement juif décrit par les évangiles n’est pas compatible avec le droit hébraïque de l’époque tel que nous pouvons le reconstituer.

Qui dirigeait le Sanhédrin à l’époque de la mort de Jésus?

Il faut d’abord comprendre que dans l’Antiquité un Temple n’est pas seulement un lieu religieux mais un lieu lié au pouvoir civique donc au droit de la cité, on y prend des décisions politiques, on y organise des rassemblements populaires, on y pratique des rites religieux comme celui des « eaux amères » en cas de soupçon d’adultère, etc…. Le Temple n’est pas donc pas seulement le lieu religieux des sacrifices (tamid) et du Saint des saints, mais aussi un tribunal avec le Sanhédrin, et une banque avec son trésor : En -535, le peuple offre ses biens afin de remplir le trésor sacré déjà sous Esdras (Esdras 2).  Ce Temple était l’une des merveilles de l’Antiquité que décrit Flavius Josèphe dans sa Guerre des juifs au chapitre V, 6 :

A la façade extérieure il ne manquait rien de ce qui pouvait frapper l’esprit ou les yeux. Partout revêtu de plaques d’or massif, le Temple brillait, aux premiers rayons du jour, d’un éclat si vif que les spectateurs devaient en détourner leurs regards comme des rayons du soleil. Pour les étrangers qui arrivaient à Jérusalem il ressemblait de loin à une montagne couverte de neige, car là où il n’était pas doré, il apparaissait de la plus pure blancheur.

Le Temple à l’époque de Jésus est tenu officiellement pas les sadducéens proches des romains et qui leur obéissent, mais en réalité ce sont les pharisiens qui décident au Sanhédrin tout simplement parce que ce sont les seuls compétents en terme de halakha c’est-à-dire de jurisprudence hébraïque. Josèphe le souligne :

La doctrine des Sadducéens fait mourir les âmes en même temps que les corps, et leur souci consiste à n’observer rien d’autre que les lois. Disputer contre les maîtres de la sagesse qu’ils suivent passe à leurs yeux pour une vertu. Leur doctrine n’est adoptée que par un petit nombre, mais qui sont les premiers en dignité. Ils n’ont pour ainsi dire aucune action ; car lorsqu’ils arrivent aux magistratures, contre leur gré et par nécessité, ils se conforment aux propositions des Pharisiens parce qu’autrement le peuple ne les supporterait pas. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4)

Ce sont aussi les pharisiens du fait de leur compétence halakhique qui réglaient le culte du Temple comme le rapporte Flavius Josèphe :

Les Pharisiens méprisent les commodités de la vie, sans rien accorder à la mollesse ; ce que leur raison a reconnu et transmis comme bon, ils s’imposent de s’y conformer et de lutter pour observer ce qu’elle a voulu leur dicter. Ils réservent les honneurs à ceux qui sont avancés en âge et n’osent pas contredire avec arrogance leurs avis. (…) C’est ce qui leur donne tant de crédit auprès du peuple que toutes les prières à Dieu et tous les sacrifices se règlent d’après leurs interprétations. (Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 16, 4).

Nous connaissons par la Mishna le fonctionnement du Sanhédrin et de la procédure de peine capitale à l’époque de Jésus.

Le droit pénal du Sanhédrin

Traité SanhedrinTalmud de Babylone, traité Sanhédrin 4 a

La Mishna, un mot qui veut dire « répéter » car les mishnayot du talmud ont été écrites à partir d’éléments mémorisés et répétés par les disciples des Sages du premier et début du second siècle et compilées par écrit en 212 par Yehuda Ha Nassi (Judas le Prince) décrit avec précision le fonctionnement du second Temple et le droit du Sanhédrin à l’époque de Jésus. Ce droit prévoit deux types de jugements : ceux pour affaires pécuniaires et ceux pour les peines capitales.

« Pour les causes pécuniaires, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict peut être rendu pendant la nuit ; dans les cas de peine de mort, le jugement a lieu pendant le jour et le verdict doit être aussi rendu pendant le jour. Pour les causes pécuniaires, le verdict d’acquittement ou de condamnation peut être rendu le même jour ; dans les cas de peine de mort, le verdict d’acquittement peut être rendu le même jour, mais un verdict de condamnation ne peut pas l’être avant le jour suivant. C’est pourquoi des jugements ne peuvent avoir lieu la veille d’un sabbat ou la veille d’un jour de fête » (Traité Sanhédrin 4, a).

Le procès juif de nuit comme l’affirment les synoptiques est donc impossible en droit hébraïque mishnaïque pharisien. Le procès la veille d’une fête n’est pas compatible avec ce droit non plus. Nulle part dans la Bible  on ne trouve de jugement nocturne.

La nature du conflit

Car la nature du conflit entre Jésus, le baptiste du Jourdain, les pharisiens ou les esséniens d’un côté… et l’aristocratie du Temple de l’autre est un vieux conflit entre des partis qui refusent l’assimilation et les descendants de l’aristocratie hasmonéenne. dont les  sadducéens sont les « représentants légaux » en même temps que la vitrine officielle du judaïsme.

On ne comprend pas les évangiles sans comprendre cet arrière fond politico-religieux entre des mouvements assimilationistes à la culture gréco-romaine (sadducéens) et des mouvements nationalistes juifs ou séparatistes (baptistes, esséniens). Les peroushim (pharisiens) le, dont Jésus est un sympathisant au moins du point de vue de sa doctrine, se sont séparés de l’aristocratie sadducéenne Temple au milieu du second siècle avant notre ère. Les esséniens issus aussi de hassidim de cette époque ont eux condamné aussi le culte du Temple souillé selon eux par l’occupant. Ce n’est pas « parce que les juifs font du business dans le temple » que Jésus en chasse les marchands (qu’ils voyait chaque année au moins depuis son enfance !)… mais parce qu’il veut le purifier de la présence idolâtrique des pièces à l’effigie de l’Empereur dans la parvis de païens. Il est un pur nationaliste juif religieux assez violent.

Si l’on ne parle pas de Sépphoris, « le joyau de da Galilée » ville grecque sise à 5 km de Nazareth et capitale d’Hérode Antipas, à partir de 4 av. notre ère qui vraisemblablement y construit un théâtre. Sepphoris qui, lors de la Première Révolte Juive en 66 soutient Vespasien et dont les habitants en se rendant aux romains sauvent ainsi la ville de la destruction (Guerre des juifs III.2.4), faisant frapper des pièces de monnaie à l’effigie de Vespasien, l’honorant du titre de « faiseur de paix. »; Si le Baptiste et Jésus sont des ennemis mortels d’Antipas au point que l’assassinat préventif du Baptiste par Antipas préfigure celui de Jésus…. c’est tout simplement que Jésus comme le Baptiste sont fermement opposés à l’assimilation à la culture gréco-romaine.

Sur le modèle des « villes grecques » d’Alexandre, les Romains utilisaient  l’aristocratie juive, dont faisaient partie les prêtres afin de gérer l’administration des affaires courantes de la Judée. Ce « deal » permettait de contrôler les  rentrées fiscales de la province avec des troupes limitées. Cette caste  aristocratique ne subsistant que si elle défendait les intérêts de l’occupant. On imagine bien ce qu’en pensaient les juifs pieux de Galilée, les esséniens sécessionnistes par rapport au Temple retirés au désert, les baptiseurs qui pardonnaient les péchés retirés au désert (se substituant ainsi aux sacrifices du Temple !) loin de Jérusalem dans le vallée du Jourdain, sans parler des nationalistes galiléens de l’époque. Rien n’est absolument clair sur les sadducéens malgré les description de Josèphe ou les récits qui les opposent à Jésus dans les évangiles pour des raisons de doctrine.

Caïphe , que Pilate confirme immédiatement dans sa charge dès sa nomination en 26 et qui reste grand-prêtre jusqu’à l’ éviction de Pilate en 36, a bien sûr un « deal » avec Pilate. L’habitude des romains est de faire faire le sale boulot par des élites corrompues pour minimiser l’utilisation de force militaires. C’est le principe même des villes grecques. Il y a donc bien une convergence d’intérêt assimilationiste entre les deux hommes. Mais le pouvoir reste côté Pilate.

Que certains de ses proches aient trahi Jésus au mobile d’un conflit interne entre mouvements juifs reste donc possible, mais ces inimitiés juives ne valident pas la crédibilité d’un « procés juif » de Jésus tel que le racontent les évangiles synoptiques.

La décision de condamnation à mort en dehors du fait de son invraisemblance et de son illégalité juive et romaine n’a pas pu faire l’objet d’un jugement pénal juif (halakhique) dans le cadre du Sanhédrin du Temple comme le racontent les évangiles piloté par les pharisiens. Ce procès est tout simplement une impossibilité historique.

D’ailleurs Paul en 50-55 plus proche des événements si (les évangiles sont mis par écrit entre 65 et 95), ignore tout de ce procès juif et parle « des autorités de ce temps ». (1 Co 2, 8) Je ne suis pas le seul à défendre ce point de vue. Marie-Françoise Baslez dans Bible et histoire, Gallimard, Folio Histoire,  chapitre 5, pg. 211-213 « Le procès juif une impossibilité », spécialiste du monde gréco-romain défend la même thèse avec d’autres  arguments. Elle montre que le Sanhédrin avait besoin de l’autorisation du gouverneur (Pilate) pour se réunir (Cf. AJ XX, 9, 1), que la séance de nuit est irréaliste, que surtout le Sanhédrin n’avait pas ce pouvoir juridique de condamner : la seule condamnation d’Etienne qui fut lapidé (un supplice juif, ce que n’est pas la croix) par un Sanhédrin, il s’agit en fait plus d’un lynchage, en profitant de la vacance du gouverneur et jugée illégale et dénoncée au nouveau procurateur par les juifs. Le procès juif est donc irréaliste selon elle. Ce procès est pourtant devenu dans l’imaginaire d’un certain antisémite chrétien, le procès des juifs eux-mêmes. Ce qui est une projection anachronique de la séparation postérieure entre chrétiens et juifs au IIIe-IVe siècle sur le premier siècle, Jésus s’opposant « aux juifs »… dont il ne ferait plus partie.

L’assassinat de Jésus par le pouvoir romain

En réalité, le Sanhédrin n’avait pas à cette époque le pouvoir d’appliquer la peine capitale et probablement pas de la décider pour déférer au pouvoir romain. Les Grands prêtres, nommés par les romains à l’époque de Jésus, étaient juste une « courroie de transmission » qui permettait d’habiller le pouvoir romain d’un semblant de pureté rituelle juive. Cette coutume d’établir et déposer des grands prêtres à la main du pouvoir date d’Hérode le Grand. Ce sont bien les romains qui ont exécuté Jésus selon un supplice romain, celui de la croix, d’origine perse réservé aux esclaves fugitifs et aux révoltés.

On frappait de verges un homme libre, à coups de bâton les militaires, à coup de  fouet de lanières de cuir incrustées de bout d’os les esclaves. Il s’agissait d’une boucherie qui mettait à nu les os de la colonne vertébrale, avant le crucifixion mort ou vif.

Paul de Tarse vers 55 en cache moins la cruauté que les évangiles, il s’agit d’un « scandale ». Un supplice romain exemplaire et théâtral qui montrait au peuple ce qui arrivait quand on désobéissait à Rome (et pas aux lois juives !).

La peine capitale est de la compétence du préfet romain de Judée représentant de l’Imperium et dépendant du légat de Syrie où sont basées le gros des forces armées. Pilate dispose de troupes et fait régner l’ordre romain à Jérusalem. Ce qui ne veut pas dire qu’il a les pleins pouvoirs. Puisqu’il sera révoqué par Rome après dix ans de service pour avoir outrepassé ses droits. La Galilée est calme à l’époque de Jésus sous le règne du roitelet juif Hérode Antipas, dont le long règne –de  37 ans ! jusqu’en 39 montre la normalisation de la province. Un monarque obséquieux qui fait construire Tibériade du nom de l’Empereur. Par contre, la Judée, au sud, avec Jérusalem comme capitale, est directement sous administration romaine. C’est une poudrière au moment des fêtes où montent à Jérusalem des juifs de tout l’Empire qui font exploser la population de la ville. La tension est alors à son maximum. Le préfet romain Pilate monte donc de Césarée à Jérusalem pour les fêtes, pour y assurer l’ordre. Les romains, comme en Cyrénaique sous Auguste laissaient parfois les populations locales exercer leur propre jugement. Il est peu probable que cela fut le cas dans une Judée en état de soulèvement latent permanent et de plus lors des fêtes où la population passe de 100 000 à un million de personnes.

Pilate est comme la plupart des dirigeants romains une bête politique. Il ne comprend rien au sentiment religieux juif, et de ce fait les émeutes à Jérusalem sont fréquentes ; il fait porter à Jérusalem des drapeaux avec les images de l’empereur, et provoque une émeute. Il s’avise de consacrer à Tibère des boucliers d’or dans le palais d’Hérode avec le nom de l’empereur, nouvelle émeute. L’image d’une ‘divinité païenne’ , qui plus est dans le Temple, profane le premier commandement [2]. Il construit un aqueduc pour apaiser la révolte… mais avec les fonds du Temple, provoquant une violente émeute où plusieurs agitateurs sont tués…[3] Dans la dixième année de règne, en 36, il réprime dans le sang un rassemblement Samaritain. Rappelé à Rome il y est jugé pour cruauté et oppression, et en particulier pour avoir fait exécuter des hommes sans véritable procès, puis destitué.

Pilate est un homme rusé, prudent, manipulateur. Philon d’Alexandrie décrit : « ses corruptions, ses actes d’insolence, sa rapine, son habitude d’insulter son interlocuteur, sa cruauté, ses assassinats de personnes non-jugées et non condamnées, et son inhumanité continuelle, gratuite et outrageuse » (Philon, Legatio ad Galium 38). Se maintenir en cours face au pouvoir central c’est à dire garder son poste suppose d’être intransigeant avec la population. Il est donc hors de question de se « laver les mains » d’une affaire qui ne le concernerait pas. Quant à la discussion philsophico-théologique dans un prétoire (« Qu’est-ce que la vérité ? ») avec un séditieux juif venu de cette Galilée de paysans qu’on reconnait à leur accent et qui produit des révoltés à la chaîne, et qui plus est avec un homme qui n’est pas citoyen romain… il s’agit bien évidement d’une reconstitution. Le dialogue entre Jésus et Pilate lors du procès romain est hautement improbable non seulement pour des raisons d’étanchéité sociale mais aussi plus simplement pour un problème de langue : Jésus parle araméen et hébreu et Pilate le latin de la troupe ou le grec de l’administration romaine. Pilate exerçait le jus gladis c’est-à-dire le droit de mort sur quiconque enfreignait le droit sous son autorité sur son territoire. La mort de Jésus ne peut être attribuée qu’au seul pouvoir romain. C’est un banal assassinat préventif de real politik romaine sans contenu spirituel ni théologique aux yeux de ceux-ci. Même si on ne peut exclure une manipulation sadducéenne, il est probable que l’esclandre dans le Temple probablement au début de la prédication de Jésus vers 29 lors de la fête des tentes, selon le comput johannique, ait servi de détonateur. Un acte violent de purification religieuse de l’esplanade du Temple car la monnaie des changeurs porte des effigies romaines (Toujours le 1er commandement). La violence du personnage n’a pas probablement pas échappé à la troupe sise dans la forteresse Antonia, qui a probablement préféré un assassinat préventif dans le cadre d’une normalisation banale à l’époque de Jésus lors d’une fête de pèlerinage suivante.

Lire les évangiles comme des midrashim

Alors les évangiles sont-ils des faux ? Cette conception reviendrait à poser sur des textes du premier siècle notre conception de l’histoire. Les évangiles ne sont pas des reportages télévisés qui cherchent à dire ce qui s’est réellement passé. Les gens de l’époque n’ont pas ce souci scientifique. Les évangiles sont avant tout des textes théologiques, c’est-à-dire des textes qui ont une finalité idéologique. Quand César écrit sa Guerre des Gaules ce n’est évidemment pas dans le but de devenir la référence des professeurs de quatrième… mais de prendre le pouvoir au Sénat. Tout est en partie « vrai » sauf que l’histoire est singulièrement réécrite dans ce but en en effaçant les ombres. Les évangiles, les écrits juifs de l’époque, s’appuient sur des faits et des personnages réels mais ils essaient de comprendre le sens de ce qui leur est arrivé à partir de ce que les juifs de l’époque connaissent : la Torah et l’enseignement de leurs maîtres. Rien ne sert donc de chercher à la manière des fondamentalistes le squelette de l’âne sur lequel Jésus serait rentré dans Jérusalem… ou le lieu de naissance de Jésus à Bethléem… ou les oliviers du jardin de Gethsémani, ni même le sépulcre ou le Golgotah… pas seulement parce que Jérusalem a été rasé deux fois en 70 et en 135 mais parce que les évangiles appartiennent au genre midrashique (de darash chercher) qui cherche dans la Torah le sens de ce qui est arrivé avec convocation de l’âne de Zacharie, de Bethléem ville de Jessé père de David – la lignée d’où doit venir le messie, ou de « Jésus Barabbas »- un illustre bandit inconnu dont le nom ne signifie rien d’autre que « Jésus le fils du père » en Araméen,  selon un jeu de mots midrashique classique, etc… On est dans la poétique, la parabole et pas dans l’histoire, avec des scènes d’investiture sémitiques stéréotypées. Pourquoi certains juifs, les sadducéens proches des romains et de l’aristocratie hasmonéenne,  disparus au moment de la rédaction des évangiles (entre 65 et 90) sont-ils accusés par d’autres juifs qui les rédigent de la mort de Jésus ? Parce qu’il était impossible d’accuser le pouvoir romain quand on écrivait sous ses fenêtres à partir de 64. L’historien latin Tacite (55-120) raconte (Annales, XV, 38) le sort que Néron réservait aux messianisants juifs, des « chrétiens », c’est-à-dire des messanistes séditieux et peut-être pas des disciples de Jésus dans la langue de l’administration romaine, accusés d’avoir provoqué l’incendie de Rome en 64 :

«Néron se trouva des coupables et il infligea des châtiments raffinés à des gens que leurs scandales rendaient odieux et que la masse appelait Chrétiens. [Ce nom leur vient de Christ que le procureur Pontius Pilatus avait fait supplicier sous le règne de Tibère. Cette partie est peut-être un ajout postérieur d’une main chrétienne NDA] Contenue pour un temps, cette superstition pernicieuse perçait à nouveau, non seulement en Judée, où ce mal avait pris naissance, mais à Rome même où tout ce qu’il y a partout d’affreux et de honteux afflue et trouve des gens pour l’accueillir. Donc on prit d’abord à partie les gens qui se manifestaient ; ensuite, sur leurs indications, une foule immense fut trouvée coupable moins du crime d’incendie que de haine contre le genre humain. Et tandis qu’on les faisait périr, on se fit un jeu de les couvrir de peaux de bêtes et de les faire mordre à mort par des chiens ou bien de les mettre en croix et à la tombée du jour de les brûler en les faisant servir de torches. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle et il donnait des jeux de cirque, se mêlant au peuple en habit de cocher ou debout sur son char. Dès lors, bien que ces gens fussent coupables et dignes des dernières rigueurs, on les prenait en pitié car on se disait que ce n’était pas en raison de l’intérêt public, mais pour la cruauté d’un homme qu’ils étaient massacrés. »

Le mot « chrétien » pour Rome désigne donc les juifs candidats à la révolte à partir de 65 comme les  disciples de Simon Ben Kosiba qui conduiront au massacre de Bétar en 136 lors de la seconde guerre judéo-romaine proprement messianique celle-là. D’autre part, parce que la littérature juive de l’époque est une littérature de camouflage. La Haggadah de Pessah juive comporte des allusions aux romains en hébreu avec des jeux de mots incompréhensibles pour une oreille non avertie. Si les Sages sont dans une grotte à étudier en son début et que leurs disciples viennent leur annoncer l’heure du Shema c’est précisément parce que cette activité est interdite. Le procès juif est donc probablement un procédé littéraire banal en une époque où se proclamer juif et de plus le partisan d’un « messie » c’est-à-dire un libérateur politique séditieux (il ne pouvait en être autrement pour ces bêtes politiques qu’étaient les romains) présentait un risque mortel. Il était impossible d’accuser le pouvoir romain de ce meurtre dans les années 60-90, alors que les évangiles sont rédigés et proclamés publiquement, sous les fenêtres du pouvoir romain omnipotent en Judée comme en diaspora, alors que la révolte juive gronde. On ne peut pas lire les évangiles ni les écrits de l’époque sans ce contexte d’oppression et de camouflage dont les auditeurs de l’époque n’étaient bien sûr pas dupes. La figure noire de Pilate chez les historiens juifs qui l’on connu comme Philon ou Flavius Josèphe, prototype du mauvais gouverneur corrompu mêlant torture et exécutions sommaires sera adoucie par les évangiles pour ensuite en faire le prototype du converti chrétien par Justin (Apologie pour les chrétiens, I,, 35, 9), Tertullien (Apologétique I, 21, 24); ou Eusèbe de Césarée (HE II, 2, 1-3). Il s’agit donc bien d’un glissement de la réalité à la fiction justifié par un contexte et un auditoire en monde romain. Il n’y a donc pas de lecture fondamentaliste possible. Ces textes sont des récits de foi. Et de celle-ci, l’histoire n’a que peu à dire. [1] Mc 14, 5.3, 55 ; 15, 1 ; Mt 26, 59. [2] Antiquités Juives  18.3.1 ; Guerre des Juifs 2.9.2-3 [3]  Guerre des Juifs 2.9.4.

Les juifs n’ont pas « tué Jésus » : Pour en finir avec l’antisémitisme …

(Source : https://didierlong.com)

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les hommes ont le devoir de contribuer activement – CONTRASTE ENTRE DEUX MONDES DIAMETRALEMENT OPPOSES

___________LA COLOMBE DE LA PAIX___________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main_________________________________________________

Des très jeunes enfants juifs de l’école maternelle défilant pacifiquement au son de chants religieux un sefer Torah à la main (livres de la Torah) dans les rues de Jérusalem.

Malgré le dénigrement général et continuel, qu’il vienne des musulmans, des chrétiens ou des athées, le monde juif est un monde où prédomine l’éthique, un monde de constructeurs, celui de la Torah, des gens de paix  avec une armée défensive bien déterminée à garder son pays, mais des plus humaines. Ce pays où ils se sont réinstallés après 2 000 ans d’exil avec l’approbation des nations, en 1948, est actuellement convoité, notamment par les arabo-musulmans, le seul pays que possèdent les Juifs, tout petit, de la taille de l’Alsace et la Lorraine réunies, avec 8 millions d’habitants, mais dont on entend parler chaque jour partout dans les médias et qui préoccupe le monde qui sent inconsciemment que cette terre a quelque chose de « très spécial », c’est le moins que l’on puisse dire à son sujet… mais nous n’entrerons pas ici dans les détails.

En un temps record, un peu plus de 60 ans depuis son retour sur une partie de sa terre ancestrale restituée sous le mandat britannique, un temps où les nations étaient d’accord pour rendre à Israël une partie de sa terre. Ce peuple a transformé le désert en un magnifique jardin d’Eden où poussent toutes sortes de fleurs, de fruits, de légumes, et a planté des millions d’arbres. Déjà au XIXe siècle, période où a commencé le grand retour des Juifs sur leur terre, bien qu’il y ait toujours eu, là-bas, des Juifs présents, leurs aïeux de tous milieux sociaux avaient déjà commencé à déblayer le terrain et voué leur vie entière à transformer les marécages et le désert en terres habitables et cultivables, mourant souvent de épidémies dues aux conditions de vie plus que difficiles dans la région à cette époque.

Ce minuscule pays est donc un prodigieux miracle économique, puisqu’il est devenu, en quelques décennies seulement, l’un des leaders mondiaux en termes de maîtrise du traitement de l’eau, et pas seulement… Les Israéliens sont des créateurs de multitudes de start-ups, c’est l’un des pays les plus performants en inventions technologiques de pointe, également dans le domaine des découvertes scientifiques, médicales, dans celui de la défense nationale, etc… Quoi qu’en disent leurs ennemis, Israël possède la plus éthique armée du monde. Les Juifs sont les inventeurs du Krav Magra, ce sport de self-défense que l’on enseigne maintenant partout dans le monde, ils sont titulaires d’un nombre record de prix Nobel eu égard à leur très petit nombre, etc… etc… et excellent donc dans de très nombreux domaines. Les Juifs aiment la nature et les animaux, qu’ils défendent et les  protègent.

https://i1.wp.com/p7.storage.canalblog.com/71/76/324737/115854397.jpg
Transformer le désert en paysage paradisiaque : le pari réussi d’Israël
(Le texte ci-dessous date de 2006. A l’époque j’avais encore quelques illusions à propos de l’entente possible des religions entre elles. Ayant évolué et suivi l’actualité dans ce domaine, je n’en ai plus aucune, en 2011, sachant pertinemment que tout n’est que façade et que les discours tenus en privé aussi bien côté musulman que côté chrétien sont tout autres… Ce poème est une réponse à une attaque virulente sur les Juifs (concernant l’un de mes poèmes sur ce thème) de la part d’un pasteur parisien sournois, menteur, antisémite et foncièrement pro-palestinien qui fait croire aux Juifs dont il édite les textes sur son site qu’il ne l’est pas, pire encore, qu’il est sympathisant ! )  Pour ne pas lui faire honte, je ne cite ici que ses initiales : G.C. Voilà quelle fut ma réponse à cet « homme de D.ieu » :

A LA RECHERCHE D’UN MONDE MEILLEUR AVEC LES JUIFS

A l’image de D.ieu avons été formés.

Pourquoi l’autre salir, mépriser, humilier ?

Juges-tu D.ieu ? Envers Lui es-tu médisant ?                                  

Pourquoi envers les Juifs être si méprisant ?

Formons ensembleun monde plus chaud et plus beau.

D’abord faisons l’effort, chacun à son niveau

D’aprendre à connaître l’autre, sa religion

A sa place, que ferions nous ? Des solutions ?

Si nous sommes croyants, prouvons-le à présent.

La volonté de D.ieu faisons ou seulement

La nôtre ? Ne repoussons pas toujours autrui.

Les réticences, les clichés, les jalousies,

Les « on dit » les « a priori » n’ont pas raison;

D.ieu nous créa semblables, mais tout autres, non ?

Et l’entente entre les peuples est-ce un leurre ?

Non, mais vivre’ avec les autres est gageure.

Relevons-la ! Le Créateur nous fit différents :

Apprenons la tolérance, nos différends

Résolvons. L’amitié entre les peuples faisons

Pas en mots, mais en actions et disons :

« Avec coeur bâtissons et l’amour dans nos yeux,

Bien que tous différents avons le même D.ieu.

Musulmans, Catholiques, Juifs et Protestants…

Ne soyons pas sans le savoir des non-voyants. ».

Se mettre à la place de l’autre, pas facile !

Accepter les différence, difficile !

Sommes riches des autres, des différences,

Faisons-là le pari de l’intelligence.

Soyons impartiaux, envers nous-mêmes honnêtes.

Pour toujours mettons de l’amour les lunettes

Et à travers elles le monde regardons

Dans cette optique un peu de le changer tentons,

Sans nous laisser ni attaquer, ni envahir ;

Alors nous devrons nous défendre sans faillir !

En harmonie vivons, comme la nature.

D.ieu n’aime-t-Il pas toutes Ses créatures ?

Mais posons nous la question : Qu’attend Il de nous ?

Alors l’idée d’un monde meilleur, pas si fou !

Maryse

Résultat de recherche d'images pour "Photos d'enfants soldats du Hezbollah"

De l’autre côté, une armée d’enfants du Hezbollah islamo-nazi défilent le fusil à la main dans un camp d’entraînement militaire sévère à Gaza, entraînement qu’ils subissent comme de vrais soldats chaque année pendant tout l’été.

Les arabo-musulmans sont plus d’un milliard et demi sur terre, un monde conquérant, cruel, destructeur et sanguinaire, des semeurs de troubles, des gens de guerre, des colonisateurs qui haïssent le monde entier. Voilà des enfants à qui on fait subir un lavage de cerveau dès leur plus jeune âge. Ainsi gavés de mensonges, de haine, et d’une rancoeur infondée, on leur apprend à manier le fusil et le couteau avec lesquels, un jour, ils commettront le meurtre d’innocents. Une cinquantaine de pays ont déjà été conquis par les musulmans à ce jour et ils s’attaquent maintenant à la conquête de l’Occident. L’islam n’a jamais produit ou inventé et ne produira ou n’inventera jamais rien dans aucun domaine que ce soit. Tout ce que vous avez pu lire ou entendre sur les grands auteurs  musulmans des premiers siècles musulmans n’étaient pas d’origine arabe, mais ressortissants de pays conquis par l’islam ; la plupart étaient donc convertis de force et portaient, par conséquent, des noms arabes. Ils ne sont pas non plus les inventeurs des chiffres dits « arabes » comme on le croit communément. Les chiffres ont été inventés en Inde par des Hindous et introduits à Bagdad au 9e siècle par le mathématicien Al-Khwarezmi. Par contre, ce sont bien les Arabes qui les ont propagés au gré de leurs conquêtes, d’où la confusion. Ainsi, ont-ilst de tout temps fait croire au monde entier qu’ils avaient connu un « âge d’or », une chose d’ailleurs reprise par tous, alors que tout cela n’était en fait qu’usurpation, la spécialité de ce peuple, surtout depuis l’apparition de leur « prophète » qui, comme chacun le sait à présent, n’a vécu que de meurtres, de razzias et de spoliations en tous genres. Les Arabo-musulmans ne respectent rien ni personne ; grands et petits torturent les animaux par amusement, ce qui en dit long sur leur mentalité…

Résultat de recherche d'images pour "photos d'arabes palestiniens qui crient et menacent"
Les pierres aussi tuent ! La lapidation est une spécialité arabo-musulmane

Les Juifs et Israël ne demandent rien de plus que de vivre en paix et sont l’ami de tous. Leur éthique est la meilleure, d’autant que le monde s’est progressivement laissé aller au n’importe quoi ; (nous parlons là bien sûr de manière générale ; Les Juifs ne sont pas tous à montrer en exemple, car comme partout, ils ont en leur sein des brebis galeuses, car ils sont un échantillon de ce qui se passe dans le monde, mais nous parlons ici de ce peuple de façon globale.) Ils sont courageux , ils aiment et défendent la vie, bien sûr la leur et celle de leurs proches, mais aussi celle des autres peuples. Ils sont les premiers à se précipiter au secours des populations chaque fois que dans le monde, elles sont victimes de catastrophes naturelles. Et ils soignent même leurs pires ennemis, sachant pertinemment qu’une fois guéris, ceux-ci  s’attaqueront sans doute à nouveau à eux et à leurs enfants. Ils vont même jusqu’à accepter des Arabes dans leur gouvernement, (une décision pas toujours très judicieuse, certains d’entre eux affichant nettement leur aversion pour leur pays d’accueil si généreux avec eux).

Les belliqueux arabo-musulmans, quant à eux, sont les ennemis du monde. Ils pratiquent le culte de la mort, qu’ils aiment et recherchent, pourvu qu’ils tuent un maximum de non-musulmans, de préférence des Juifs, puis viennent ensuite, dans l’ordre, les chrétiens, puis les athées… Dans la Bible, ils sont appelés des « ânes sauvages qui seront contre tous et la main de tous sera contre eux« . Leur vie entière est dévolue à la conquête du monde et à la destruction de ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils tuent de manière on ne peut plus lâche, bien sûr par surprise, le plus souvent par derrière, et de manière à ce que leurs victimes n’aient pas la possibilité de se défendre. Le moteur de leur fureur émane d’une jalousie maladive poussée à l’extrême, due à leur infinie paresse et incompétence en tous domaines, (sauf, bien sûr, exceptions confirmant la règle), n’ayant appris qu’à vivre au crochet des autres. Ils sont passés maîtres dans l’art de retourner une situation en leur faveur : bien que menaçants et actifs dans les attaques en tous genres, ils se font toujours passer pour les pauvres victimes, et du fait que cela a très bien fonctionné jusqu’ici, avec la complicité des lâches qui nous ont gouvernés et leurs successeurs, le déni de la vérité et leurs mensonges permanents qu’ils nomment « taqyia », sont la base de leurs relations avec autrui.

JUDAÏSME ET ISLAM : DEUX MONDES QUE TOUT OPPOSE !

(Rappelons que louyehi n’est pas un site juif, mais ami des Juifs)

Résultat de recherche d'images pour "photos de rues sales du quartier arabe de Jérusalem"

PETIT POEME IMPROMPTU SUR LES « PALESTINIENS », LES BARBUS, LEURS ADEPTES ET LEURS ABUS…

Oui, on la connaît par coeur,

La chanson des menteurs

Qui n’ont pour nous que leurres

Et veulent vous faire peur.

Ce sont de vils menteurs

Qui n’ont que haine au coeur,

Mais un coeur de pierre, puisqu’ ils tuent leurs soeurs

Et cachent leurs horreurs,

Vous faisant croire, erreur !

Qu’ils sont dans le malheur.

Voyez comme ils crient et pleurent.

Ils sont cependant les vrais agresseurs.

Voulant apitoyer le monde

Ils répètent à qui veut les entondre

Qu’Israël, c’est lui l’immonde.

Se cachent derrière leur petit monde

Que leurs femmes en nombre pondent

Puis les envoient dans l’autre monde.

Avec leurs roquettes vagabondes

Veulent tout d’Israël détruire. Chose immonde :

Quand un enfant juif est conduit à la tombe,

Tous avec les barbus dansent, festoient, font la ronde ;

Mais leurs roquettes parfois avec ironie les tondent !

Ils haïssent et tuent. Israël aime et aide le monde.

Maryse

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les Hommes ont le devoir de contribuer activement – Interlude musical : LES BELLES CHANSONS FRANCAISES QUI CONSTITUENT UNE PARTIE DE NOTRE PATRIMOINE NATIONAL – 3 août 2017

Afficher l'image d'origine

____________LA COLOMBE DE LA PAIX_____________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main

__________________________________________________

Belles chansons de France pour conserver nos racines et transmettre notre culture…

Les chansons poétiques de Charles Trenet

Résultat de recherche d'images pour "photos de Charles Trenet sur un bateau chantant "Nationale 7""
_______________________________________________

-==-

Douce France Charles Trenet

-==-

Route Nationale 7 – Charles Trenet

-==-

Charles Trenet – Boum

-==-

Charles Trenet et Georges Brassens

-==-

Résultat de recherche d'images pour "photos en couleur des compagnons de la chanson - mes jeunes années"

 Mes jeunes années Les compagnons de la chanson

de Charles Trenet,  interprété par les Compagnons de la chanson : une interprétation magnifique !

Verte Campagne

Je reviens chez nous

Bras dessus, bras dessous

Le marchand de bonheur

Qu’il fait bon vivre

Le jour où la pluie viendra

Résultat de recherche d'images pour "photos en couleur d'Edith Piaf"

Résultat de recherche d'images pour "photos en couleur d'Edith Piaf et des Compagnons de la Chanson"

LES TROIS CLOCHES – Edith Piaf Les compagnons de la Chanson

-==-

Image associée

Jean Ferrat – Ma France

-==-

Jean Ferrat – Les instants volés

-==-

Jean Ferrat – Les Tournesols

-==-

Jean Ferrat – Les Cerisiers

-==-

Jean Ferrat, Je ne chante pas pour passer le temps

-==

Jean Ferrat, Mon chant est un ruisseau

-==-

QUE C’EST BEAU LA VIE

-==-

Image associée
______________________________________________

La langue de chez nous – Yves Duteil

-==-

Avoir et être

-==-

Ma grammaire de l’impossible

-==-

Le petit pont de bois.Yves Duteil

-==-

La légende des Arbres

-==-

Yves Duteil – Le pays des mots d’amour

-==-

Dreyfus

-==-

Prendre un enfant

-==-

Les p’tites casquettes

-==-

Yves Duteil, Tarentelle

-==-

Résultat de recherche d'images pour "photos de Mouloudji"

Mouloudji

La Complainte de la butte

-==-

Image associée

Charles Aznavour

J’aime Paris au mois de mai

-==-

Paris au mois d’août

-==-

La Boheme

-==-

Charles Aznavour chante Etre – 1979

-==-

Hier Encore

-==-

Image associée

Yves Montand

Sous Le Ciel De Paris

-==-

Rue St Vincent

-==-

La ballade de Paris

-==-

A Paris

-==-

Résultat de recherche d'images pour "photos de Juliette Greco"

Juliette Greco

Sur les quais du vieux Paris

-==-

Paname

-==-

Résultat de recherche d'images pour "photos de Joe Dassin"

Joe Dassin

Les Champs Elysees

-==-

Joe Dassin – Le Jardin du Luxembourg

-==-

« Le petit pain au chocolat »

-==-

Résultat de recherche d'images pour "Photos de Patrick Fiori et Patrick Bruel"

Patrick Fiori et Patrick Bruel

Patrick Fiori, Patrick Bruel – Corsica

-==-

Résultat de recherche d'images pour "photos de Léo Ferré jeune"

Léo Ferré

Quartier latin

-==-

Résultat de recherche d'images pour "photos de Jacques Dutronc"

Jacques Dutronc

Paris s’éveille

-==-

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR auquel les Hommes ont le devoir de contribuer activement – Expliquer les Juifs et le judaïsme aux non-juifs et aux Juifs non initiés au judaïsme

____________LA COLOMBE DE LA PAIX_____________

Camerounais Main Dans La MainCamerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde ! 

____________________________________________________

Image associée

Image associéeDanse folklorique israélienne : la danse des jeunes filles de Jérusalem

Extraits du « Petit traité » de Claude Riveline, une présentation du judaïsme facile à lire car elle est succincte et claire, depuis les sources bibliques jusqu’aux problèmes contemporains. Claude Riveline est un ancien élève de l’Ecole polytechnique, ingénieur général des mines et professeur de gestion à l’Ecole des mines de Paris.

Le mot « Juif » désigne une grande variété de personnes. c’est ce qu’il y a de commun entre un diamantaire d’Anvers, un soldat israélien, un rabbin de Meknès ; entre Jésus, Freud et Einstein ; entre des agriculteurs de Judée d’il y a 2 000 ans, de riches marchands d’Amsterdam au Grand Siècle et de misérables colporteurs en Europe au XIXe siècle. A quoi il convient d’ajouter tous ceux qui se considèrent comme Juifs, même si d’autres Juifs ne les reconnaissent pas comme tels, soit parce qu’ils ont adopté une autre religion, soit parce que leur mère n’est pas juive, soit parce que leur conversion au Judaïsme n’est pas acceptée par tous. Mais la dimension juive de tous ces personnages se rattache à l’une ou l’autre des 3 origines : une tradition religieuse et savante, une tradition nationale, une tradition familiale.

Résultat de recherche d'images pour "photos et peintures du judaïsme"

Toutefois, si différents qu’ils soient les uns des autres, ces Juifs ont en commun une longue histoire, sans doute l’une des plus anciennes de toutes les civilisations encore vivantes. Il ne reste plus d’Athéniens du temps de Socrate, plus de Romain du temps de César, mais un Juif de Jérusalem parle la même langue aujourd’hui qu’il y a 2 000 ans, étudie les mêmes textes et célèbre les mêmes fêtes.

Image associée

Yom Yerushalayim

Les Juif ont autre chose en commun : des adversaires. Jean-Paul Sartre, dans ses « Réflexions sur la question juive » (Gallimard, 1954), affirme même que la seule dimension commune à tous les Juifs est l’existence de l’antisémitisme. Je pense qu’il a tort. S’il est vrai que les persécutions révèlent leur Judaïsme à ceux qui l’auraient oublié, un destin juif est toujours associé à une certaine conception de l’Histoire, un projeet pour l’aventure humaine. C’est ce qu’on appelle usuellement le messianisme. La première énigme qu’offre l’existence des Juifs, avant leuer diversité, est leur survie. Or, leur histoire expliquerait plutôt leur disparition, soit par assimilation aux cultures ambiantes dans les bonnes périodes, soit par extermination dans les mauvaises.

Image associée

Leur survie s’explique selon moi par des raisons internes au peuple juif, à savoir, une fidélité extrême au projet messianique, et il importe donc de comprendre d’abord ce qu’il contient. En bref, c’est un programme de vie collective pour toutes les familles humaines qui doit réconcilier morale et politique, c’est-à-dire, le respect des personnes et le maintien de l’ordre, programme dont les personnages clés sont les figures bibliques d’Abraham et de Moïse. Les Juifs connaissent ce programme bien mieux que leur histoire, et c’est là qu’ils déchiffrent leur véritable identité. Avant d’avoir une histoire, les Juifs ont une mémoire.

Image associée

LES ORIGINES

Les Juifs sont parfois désignés comme le peuple du Livre. Le Livre en question est bien sûr la Bible, plus précisément la partie que les chrétiens appellent l’Ancien Testament. Dans cet ensemble de textes prophétiques, les Juifs portent une dévotion particulière aux 5 livres de Moïse, en grec, le Pentateuque et en hébreu, la Torah. Ecrite en hébreu et aujourd’hui encore à la main sur des rouleaux de parchemin, la Torah est au centre du culte de synagogues, elle est lue, chantée, étudiée, commentés par les Juifs dès leur plus jeune âge depuis des millénaires. Un enfant juif qui connaît par le menu les faits et gestes d’Abraham et de Moïse n’a que de vagues lueurs sur l’affaire Dreyfgus ou l’histoire du sionisme. Plutôt qu’une histoire, les Juifs ont une mémoire. Aussi, pour comprendre qui ils sont aujourd’hui, est-il important de savoir comment ils comprennent la Bible.

Résultat de recherche d'images pour "photos et peintures du judaïsme"

Marc Chagall

La faute d’Adam et Eve

Dans la Bible, tout ce qui s’y passe doit être compris aussi à plusieurs niveaux, car la Torah est codée et ne livre ses secrets que lorsqu’elle est lue en hébreu, sans  traduction, laquelle est une sorte de « trahison » en soi, car l’hébreu est une langue bien spécifique qu’il faut décrypter et décortiquer mot après mot, aucune  répétition dans la bible n’est fortuite ; elle a une signification bien précise que l’on ne saurait deviner spontanément, de là l’étude minutieuse des textes que font les Juifs. Au premier degré, la Bible raconte la naissance du peuple juif à partir du récit de la création du monde et celle du premier couple adamique. Adam et Eve. Tout le monde se souvient de la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : le Créateur avait installé Adam et Eve dans une sorte de paradis, le jardin d’Eden, et leur avait tout permis sauf la consommation d’un certain fruit. Sur les conseils du serpent, Eve, puis Adam, mangent du fruit défendu et sont chassés du jardin.

De ce récit, la tradition juive retient des idées fondamentales sur l’homme, sa liberté et ses devoirs. Tout d’abord, il résulte de ce récit que toute l’humanité descend du même couple, ce qui interdit toute discrimination, tout racisme. Une conséquence pratique est que n’importe quel être humain peut, s’il le veut vraiment, se convertir au judaïsme.

Image associée

Une autre conséquence est que l’homme est invité à obéir à D.ieu et qu’il a donc la liberté de désobéir. Chose étrange : le Tout-Puissant ne sait pas ce que l’homme va faire. Il y a entre le Créateur eet sa créature un dialogue problématique, comme entre deux associés. D.ieu, après avoir créé une ébauche du monde en 6 jours, confie à l’homme le soin d’achever cette création. Mais Il ne s’en désintéresse pas. Adam et Eve étaient prévenus : « Si vous désobéissez, vous serez punis. » A l’inverse des dieux de l’Olympe qui frappent selon leur fantaisie, le D.ieu des Juifs apparaît comme un partenaire exigeant, mais loyal.

Le fruit de l’arbre n’est associé, dans la tradition juive, ni au péché de chair, ni à la science comme dans le mythe de Prométhée. Beaucoup de commentateurs pensent que ce fruit était quelconque. Il avait pour seule vertu d’obliger Adam et Eve à bien regarder chaque fruit, à s’interroger sur sa nature avant de se l’approprier. On retrouve cette préoccupation dans les règles de la nourriture casher, qui occupent une grande place dans la vie des Juifs pratiquants d’aujourd’hui. Être attentif à ce que l’on voit, fût-ce un aliment, est un impératif présent dans toute la suite du texte biblique.

L’arc-en-ciel rappelle celui apparu dans les cieux à la suite du déluge biblique par lequel D.ieu indiquait qu’il faisait la promesse de ne plus détruire le monde entier par les eaux.

Les 70 nations de la terre et le déluge

Tout le monde connaît l’arche de Noé et la colombe au rameau d’olivier qui annonça la fin de la colère divine. Ce que l’on sait moins, c’est la raison pour laquelle D.ieu s’était résolu à détruire l’humanité. Le texte indique que la violence s’était installée parmi les hommes, violence caractérisée notamment par le fait que les plus forts enlevaient les femmes qu’ils trouvaient à leur goût. Cette génération vivait dans une sorte d’anarchie et aboutit à une impasse.

Noé et sa famille en réchappent. Ils ont mis longtemps à fabriquer leur navire, ce qui devait susciter la perplexité de leurs contemporains et les alerter sur l’imminence du châtiment divin : le D.ieu de la Bible prévient toujours. Par ailleurs, Noé apporte la preuve que le mérite d’un seul individu peut sauver l’humanité, ou du moins permettre à l’Histoire de suivre son cours. Chaque Juif est invité à se dire à tout instant qu’il est peut-être celui-là.

Le texte rapporte qu’après le déluge, les 3 fils de Noé, Sem, Cham et Japhet eurent de nombreux descendants, et 17 noms sont explicitement cités. Ce nombre de 70 désigne dans toute la tradition juive celui des nations initiales du monde. On trouve, par exemple, dans cette liste, des fils de Cham, Canaan et Mitsraïm, appellation hébraïque de l’Egypte, et un fils de Japhet, Yavan, qui deviendra la Grèce. La tradition juive prête à ces 70 nations une authenticité, une importance dans la réussite de l’Histoire comparable à celle des Juifs. Ceci est par exemple attesté par le fait que le grand Sanhédrin, le tribunal suprême de Jérusalem, ne pouvait valablement délibérer que si ses membres parlaienet à eux tous les 70 langues de la terre.

Les noms des fils de Noé indiquent leur manière d’être : « Chem » veut dire « le nom ». C’est de là que vient le mot « sémite », qui englobe notamment les Juifs.Il évoque la singularité de chaque sujet, la préoccupation d’un sens. « Cham » évoque la chaleur, l’énergie, c’est-à-dire la prééminence des forces naturelles. « Japhet » évoque la beauté. En bénissant ses 3 fils, Noé met clairement Cham en état de subordination par rapport aux deux autres et confie à Japhet le soin de veiller à lapaix entre tous les hommes. Il s’agit d’un idéal d’harmonie, que l’on associe notamment à la culture grecque classique.

D.ieu n’avait donné aucun ordre aux hommes depuis Adam et Eve. Cela change avec Noé. La tradition juive enseigne (ce n’est pas très explicite dans le texte biblique) que les nations de la terre reçoivent alors 7 commandements, les fameux commandements noa’hides (du nom hébraïque de Noé) :

  • interdiction du meurtre,
  • du vol,
  • du blasphème,
  • de l’idolâtrie,
  • des unions illicites
  • de manger la chair d’un animal vivant
  • obligation d’établir des tribunaux

Ce code est confié à Japhet pour son apostolat à l’usage de l’humanité entière. L’existence de ces lois noa’hides explique l’attitude de la tradition juive à l’égard du non-juif, et notamment sur le problème des conversions. Un non-juif qui respecte ces 7 commandements peut atteindre un degré de perfection égal ou supérieur à celui du meilleur des Juifs, lequel est astreint, non pas à 7, mais à 613 commandements, qui portent sur les moindres détails de son comportement. Les rabbins découragent donc les candidats à la conversion en leur faisant valoir qu’il vaut mieux rester un bon Gentil que de devenir un mauvais Juif.

La tour de Babel

Après l’épisode de la tour de Babel où l’unité factice de l’humanité tourne résolument le dos aux aberrations qui ont conduit au déluge, et elle entreprend de construire une ville et une tour qui matérialisent son unité. Mais la violence est tournée contre D.ieu, car cette tour devait atteindre le ciel. Le récit de la Tour de Babel fournit un bon exemple de la richesse du vocabulaire hébreu et de la manière de l’interpréter des exégètes juifs. Le texte dit en effet que les hommes avaient entrepris cette construction « de peur de nous disperser sur toute la surface de la terre. » Or, « surface » se dit en hébreu biblique de la même manière que « les visages » ; c’est donc la multiplicité des nations de caractères, des opinions, qui les effrayait. J’ai aventuré l’hypothèse que la langue unique des origines ressemblait au langage informatique, qui n’a que 2 mots : oui et non, et que le matériau qui constituait la tour était du béton, pierre artificielle qui vient de nulle part. La tentation de la tour de Babel ne nous pas quittés.

Abraham, associé du Créateur

Le projet messianique reçoit une définition précise quelques générations plus tard, lorsqu’un berge de Mésopotamie du nom d’Abram (il n’est pas encore appelé Abraham), est interpelé par le Créateur pour quitter sa famille et son pays, et pour aller fonder une nation nouvelle sur la terre de Canaan. Cette nation aura des particularités singulières : il règnera entre tous les habitants le même respect affectueux qu’au sein d’une famille unie, malgré les nécessités de l’administration et de l’ordre public. La vocation de ce projet, tribal au départ, est résolument universelle. Toutes les familles de la Terre, chacune à leuer manière, devront à terme s’en inspirer.

Pour comprendre l’audace de ce projet, il faut se représenter, en termes modernes, un carrefour urbain où un agent fait passer les voitures, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.

Résultat de recherche d'images pour "Photos du Nil en Egypte"

Israël et l’Egypte

Arrivés à 70 avec Jacob et Joseph, les Juifs repartent d’Egypte 2 siècles plus tard en une foule de plus de 2 millions. C’est la passage de la famille au peuple, et la question se pose de savoir pourquoi il fallait que cette mutation se produise en Egypte. Pour le comprendre, il faut partir de la remarque que la Bible tout entière a pour théâtre 3 contrées, l’Egypte, Babel et Canaan, qui par leurs caractéristiques géographiques suscitent des civilisations contrastées.

L’Egypte est une longue oasis, irriguée avec une parfaite régularité par le Nil. C’est le lieu de la planète où la maîtrise de l’homme sur la matière est une évidence : par le dessin des canaux et le réglage de l’rirrigation, le pouvoir politique peut décider du sort de l’agriculture. Aussi, le pharaon règne-t-il comme un dieu sur les choses, les bêtes et les gens. Tous les peuples de l’Antiquité, notamment les Grecs et les Romains, ont été fascinés par la puissance et la pérennité de l’empire d’Egypte.

Babel (à ne pas confondre avec la tour du même nom) désigne une entité plus vague centrée sur la Mésopotamie et au périmètre variable au cours des temps. Les 2 grands fleuves, le Tigre et l’Euphrate, ont des cours et des débits capricieux, et nulle part on ne retrouve une zone de sécurité comparable à l’Egypte. Aussi les habitants sont-ils condamnés à la mobilité et à l’échange. C’est un monde de pasteurs et c’est là qu’Abraham est né.

 Image associée

Canaan est située à la charnière entre ces deux mondes. Cette petite contrée peut être transformée en un jardin s’il pleut suffisamment ou en un affreux désert si la pluie vient à manquer. Les hommes y ont spontanément les yeux tournés vers le ciel. Les Egyptiens cités dans la Bible ne portent pas de nom propre (à une exception près, Putiphar, employeur puis beau-père de Joseph), mais seulement des noms de fonctions (le préposé au pain, le préposé aux boissons, etc…), au même titre que les esclaves représentés sur leurs fresques ont tous le même visage et ne diffèrenet que par leurs outils.

Le pharaon de Joseph, fils de Jacob, devenu Israël en se battant avec l’ange d’Esaü et en sortant vainqueur et qui fonda les tribus d’Israël – a été attentif à ses recommandations et il accueille le patriarche Jacob avec bonté et respect. Il est vrai que la situation se dégrade en Egypte lorsqu’apparaît un nouveau pharaon « qui n’avait pas connu Joseph », et les persécutions commencent pour le peuple juif devenu entre temps très nombreux. Un dur esclavage lui est imposé et le meurtre des bébés mâles est décrété. Ils sont jetés dans le Nil dès leur naissance. Mais de ces malheurs émergera le salut. Le  bébé Moïse échappe à la mort grâce à la fille du pharaon qui le découvre sur le Nil et l’adopte. Il passera les 40 premières années de sa vie dans un rôle de prince égyptien. Tel était l’homme dont la Bible nous dit qu’aucun autre prophète ne fut jamais plus proche de D.ieu. Une éducation égyptienne lui était donc nécessaire.

Image associée

Après l’épisode des 10 plaies infligées à pharaon pour qu’il libère les Hébreux esclaves, la sortie d’Egypte est l’événement initiateur du projet messianique au niveau national comme la conversion d’Abraham au judaïsme l’avait été au niveau individuel. Elle est célébrée avec une grande ferveur dans les familles juives lors de la soirée pascale, le « Séder », repas accompagné de nombreux rites qui viennent enseigner aux plus jeunes enfants leur identité d’esclaves libérés.

Les Juifs ne sont pas sortis d’Egypte les mains vides. Sur ordre exprès et répété de D.ieu, ils emportent des objets d’or, des objets d’argent et des tissus précieux qui serviront à confectionner le Tabeernacle, ce temple portatif du désert, où Moïse s’entretenait avec le Créateur (le veau d’or, avait une autre provenance). En revanche, ils n’emportent pas de pain levé. Ils rejettent la fermentation, force obscure qui dilate de gaz la pâte du pain, à l’image de l’orgueil qui enfle de vide l’idée que l’homme se fait de lui-même. Encore aujourd’hui, la fête de Pâque est précédée d’une élimination méticuleuse de tout levain, au profit du seul pain azyme, qui compose aussi les hosties catholiques.

Le contraste entre l’or et le pain apporte une nouvelle indication sur le projet messianique. L’or, le plus parfait des métaux, symbolise la victoire de la raison sur la nature, et la présence de l’or égyptien avait le lieu le plus sacré pour les Juifs laisse entendre qu’ils n’ont aucune inhibition devant la science héritée des Grecs et des Romains, eux-mêmes héritiers de l’Egypte. Le progrès matériel fait partie du projet messianique, mais les ferments de tyrannie qu’il recèle doivent faire l’objet d’une vigilance constante.

Image associée
La révélation du Sinaï

Quelques semaines après son départ d’Egypte marqué par des prodiges tels que la traversée de la Mer Rouge et l’anéantissement de la cavalerie du pharaon, le peuple d’Israël entend la voix de D.ieu proclamer 10 paroles du haut du mont Sinaï dans un spectaculaire déploiement d’images et de sons. Ensuite, Moïse restera 40 jours sur la montagne pour écrire le texte de la Torah et pour recueillir tous les commentaires non écrits qui permettent de comprendre et de mettre en pratique les 613 commandements qu’elle contient.

Pourquoi D.ieu a-t-il privilégié 10 paroles avec tant d’éclat ? Elles sont composées d’une présentation du divin locuteur (« Je suis l’Eternel, ton D.ieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, d’une maison d’esclavage »), de 4 commandements de nature religieuse (interdiction des idoles, interdiction des faux serments institution du repos hebdomadaire du Chabat, respect des parents), puis de 5 interdits de nature sociale (le meurtre, l’adultère, le vol, le faux témoignage, la convoitise). L’énigme consiste en ceci que ces divers impératifs figurent sous des formes voisines dans le reste de la Torah, sans q’uil leur soit conféré un relief particulier.

Image associée

Il est à noter que, dans la première parole,  D.ieu se présente en faisant référence à l’Egypte, ce qui confirme l’importance de cette civilisation, mais pour souligner aussitôt son défaut : l’esclavage. Ilsraël aura pour tâche de mettre en oeuvre les vertus égyptiennes tout en protégeant la liberté de chaque personne. Cette liberté est affirmée par la 4ème parole, qui concerne le Chabat. Du vendredi soir au samedi soir, les Juifs pratiquants d’aujourd’hui observent un chômage d’une extrême précision, qui les écarte de toute action créatrice, jusqu’à leur interdire d’écrire, de cuisiner, de prendre un moyen de transport ou de porter un objet hors de chez eux. Un pareil carcan évoque guère la liberté, mais icette 4ème parole précise que les interdits s’appliquenet aux serviteurs. Ces derniers sont ainsi arrachés à leur sujétion, au même titre que leur maître qui, en s’imposant les mêmes contraintes, échappe pour un jour à la vie des affaires. La Torah prescrit de mettre cette disponibilité à profit pour célébrer des rites joyeux, repas de fêtes, chants et rencontres amicales.

Image associée

Le veau d’or et les rébellions d’Israël

Trois jours après la traversée de la Mer Rouge, le peuple murmurait déjà contre Moïse et voulait retourner en Egypte. L’esclavage a ses douceurs, notamment l’irresponsabilité. Cette nostalgie s’exprimera avec une violence particulière à l’occasion de la faute du veau d’or. Ce drame a été provoqué par un malentendu sur la durée du séjour de Moïse sur le mont Sinaï. Se croyant abandonnés, les Juifs demandent à son frère Aaron de leur dresser une idole. Il réclame de l’or qu’il met à fondre, et il sort du creuset un veau qui répond à leur attente.

On associe usutllement le culte du veau d’or à celui des affaires et du lucre. C’est là un contresens. Le monde biblique du lucre est l’empire de Babel, dont la tradition juive nous dit que la divinité tutélaire était Mercure, le dieu romain des voyageurs et des voleurs. Le veau est ici un symbole égyptien, évocateur de l’immobilité terrienne. Beaucoup de commentateurs le rattachent au souvenir de Joseph, associé à l’image du taureau dans la bénédiction finale de Moïse (« Joseph, taureau aîné superbe ») et qui rappelle aux Juifs le temps où ils faisait si bon vivre en Egypte. C’est avec les bijoux personnels du peuple qu’Aaron a fondu la statue du veau et ces dons volontaires n’évoquent guère l’avarice.

L’Eernel informe Moïse, toujours sur le Sinaï, du culte du veau d’or, et lui annonce son intention d’anéantir le peuple, et de faire de lui, Moïse, un nouvel Abraham. Moïse plaide avec succès la grâce du peuple, mais après être redescendu il brise les tables gravées par D.ieu, et fait exécuter 3 000 meneurs. La ribu de Lévi, qui ne s’était pas associée à ce culte, reçoit le monopole de la prêtrise, auparavant destinée aux aînés de toutes les tribus.

La faute des explorateurs

Résultat de recherche d'images pour "photos, peintures et dessins du Josué de la Torah"

Les explorateurs en terre de Canaan

Après le veau d’or, le peuple juif reçoit de nouvelles tables de la loi. Mais les affrontements vont continuer. L’un d’entre eux, l’épisode des explorateurs, va peser d’un grand poids. La terre de Canaan, promise aux patriarches et destination des rescapés d’Egypte, n’était qu’à quelques jours de marche du Sinaï. Le peuple réclame à Moïse une opération de reconnaissance des lieux, et Moïse choisit 12 guerriers, un par tribu, pour cette mission. Sur 12, 10 reviennent avec une description effrayante de la terre et de ses habitants. Le peuple est désespéré, et D.ieu en conclut qu’il est trop imprégné de son récent destin d’esclaves pour assumer les charges d’une existence économique et politique normale, et il le condamne à errer 40 ans dans le désert jusqu’à ce que tous les hommes qui avaient plus de 20 ans lors de la sortie d’Egypte soient morts.

Le récit biblique ne porte que sur les 2 premières et sur la dernière année de ce séjour. Aucun événement particulier n’est signalé durant les 37 ans intermédiaires, mais des indications précises sont données sur le monde de vie dans le désert. A la manière d’une barre de métal que l’on remet droit en la ployant dans l’autre sens, les Juifs vont être énergiquement soignés contre les tares des sédentaires contractées en Egypte.

Cette foule considérable 600 000 hommes de plus de 20 ans, plus les femmes et les enfants) marchait en colonne, groupés par tribus, la tribu de Lévi transportant le temple démontable, le Tabernacle, et les objets du culte. Quand le mouvement s’arrêtait, le camp s’installait en carré autour du Tabernacle. Un nuage les guidait le jour, une colonne de feu la nuit. Mais ils ne savaient jamais pour combien de temps ils étaient installés. Cela pouvait durer quelques jours ou plusieurs années. Si mobiles que soient les nomades, ils organisent leurs déplacements. Cette possibilité n’existait pas pour les Juifs.

Résultat de recherche d'images pour "photos, peintures et dessins du prophète Bilam"

Le prophète Bilam et son ânesse

Le traitement fut efficace, si l’on en juge par l’admiration que le camp d’Israël inspira au prophète des nations, Bilam, lorsqu’au terme de ce séjour, les Juifs se heurtèrente à d’autres peuples. Bilam est un prophète non juif, plus proche de D.ieu que Moïse lui-même, que l’un des rois de la région avait sollicité pour maudire les Juifs dont il redoutait la puissance guerrière. Bilam multiplie sacrifices et sortilèges, s’efforce de répondre à la demande qui lui est faite, mais au lieu des malédictions contre le peuple d’Israël, il ne peut prononcer que des bénédictions. On lui doit, en particulier, cette sentence, souvent gravée au fronton des synagogues d’aujourd’hui : « Que tes tentes sont belles, Jacob, tes demeures, Israël ».

Les commentateurs se demandent ce qui a pu inspirer Bilam, et ils donnent cette réponse surprenante : il a observé que les ouvertures des tentes n’étaient pas les unes en face des autres, ce qui protégeait l’intimité de chaque famille. Politologue compétent, Bilam savait que pour maintenir l’ordre dans une foule, surtout si les prétextes guerriers ou économiques font défaut, un système policier est indispensable, fondé sur la surveillance des uns par les autres. Rien de tel dans ce camp, ce qui suggère que chaque famille porte par elle-même les exigences morales de tous. C’est une autre définition de l’idéal messianique : le peuple d’Israël va dans la suite mettre ces vertus à l’épreuve de l’installation sur sa terre.

Sous la conduite du successeur de Moïse, Josué, les Juifs vont peu à peu occuper la terre promise à leurs ancêtres, et donc se sédentariser. Les hommes concernés sont nés dans le désert, où ils ont appris la Torah, et ils auraient dû mettre en oeuvre ses enseignements et fonder aussitôt une nation messianique. Ce n’est pas ce qui s’est produit, et après de nombreuses péripéties, les Juifs ont été chassés de leur terre, successivement par Babel, en – 722 et – 586, et par Rome aux premiers siècles de notre ère.

Le Temple

Pendant plusieurs siècles après la sortie de l’Egypte, c’est le Tabernacle du désert qui servit de Temple, installé successivement dans plusieurs localités de Canaan. Après la conquête de Jérusalem par le roi David, celui-ci conçut le projet d’un Temple de pierre, qui fut construit par son fils Salomon. Quelques siècles plus tard, il fut détruit par Nabuchodonosor, et reconstruit au bout de 70 ans. Il fut finalement détruit par les Romains en l’an 70 de l’ère chrétienne.

Ces édifices furent chaque fois plus majestueux, mais le plan fut immuable : il s’agissait d’enceintes successives, allant de la plus profane, où femmes et visiteurs étrangers étaient accueillis, jusqu’à la plus sacrée, le Saint des Saints, où se trouvait l’Arche d’alliance contenant les tables de la loi, et où seul le Grand prêtre avait accès, et encore, une seule fois par an. A mi-chemin, un parvis où se trouvait l’autel des sacrifices, domaine exclusif des prêtres.

Les rituels qui s’y tenaient étaient nombreux et variés, mais leur finalité peut se résumer ainsi : il s’agissait d’arracher les hommes aux sujétions de la nature et à leurs fautes involontaires, et de gérer l’identité collective de la Nation à l’abri des urgences et des contraintes du politique. En lagage traditionnel, ces missions se situent aux frontières du pur et de l’impur, et du sacré et du profane. La notion d’impureté ne renvoie pas à des souillures matérielles, mais à l’animalité de l’homme, concrétisée par certains mécanismes dont il est le siège (notamment les écoulements génitaux masculins et féminins) et par le contact avec la mort. Un reste des rituels de purification du Temple peut s’observer dans le maniement du goupillon aux enterrements catholiques.

Les moyens mis en oeuvre étaient pour l’essentiel des repas composés de viandes, mais aussi de végétaux, de vin, d’huile, d’eau, et même de sel, offerts par de simples fidèles ou par des dignitaires, et consommés, selon les cas, par les prêtres ou par les donateurs, les plus sacrés étant intégralement brûlés, « parfums agréables à D.ieu ».

Ces repas et les gestes qui les accompagnaient devaient être sans défaut : les animaux offerts ne devaient pas avoir la moindre tare, et les prêtres ne devaient pas commettre le moindre impair dans leur rituel, pas même en pensée. Au demeurant, seuls les prêtres d’une apparence physique parfaite étaient autorisés à officier au Temple.

Ce dernier détail met bien en relief la différence entre la pureté et le sacré. Les prêtres écartés du culte n’étaient pas pour autant considérés comme impurs ; mais ils n’étaient pas acceptables pour matérialiser cette vie sociale de rêve, encore que tout-à-fait concrète, qui faisait du Temple le conservatoire vivant de l’identité collective. Toute violence n’était pas absente dans ce lieu de paix, puisque les animaux y mouraient en grand nombre ; mais à travers eux mourait symboliquement la mauvaise part de l’homme, celle qui se révèle par ses fautes involontaires et par ses impuretés rituelles.

Par ailleurs, manifestant d’une autre manière la recherche par les Juifs de la maîtrise des mécanismes de la nature, les sacrifices ponctuaient l’écoulement du temps : sacrifices quotidiens, hebdomadaires (pour célébrer le Chabat), mensuels (pour la nouvelle lune), annuels (pour chacune des fêtes.) L’existence du Temple et son fonctionnement ont joué un rôle si central dans la conscience collective des Juifs que son prestige a toujours dépassé celui des rois, et que sa disparition donne lieu encore aujourd’hui à 3 jours de jêune et de deuil aux dates anniversaires des étapes de sa destruction.

Mais pour autant, le statut politique du peuple d’Israël n’a jamais été celui d’une théocratie. On désigne en général par ce mot le gouvernement des cohanim (prêtres hébreux). Or, les cohanim et leurs assistants, les lévites appartenaient à la tribu de Lévi, qui n’avait pas reçu de province en partage lors de la distribution du territoire par Josué, mais seulement quelques villes de refuge pour les meurtriers involontaires. Les cohanim dont la dignité était donc exclusivement héréditaire, ne jouissaient d’aucune prérogative en dehors du culte ; aujourd’hui leurs descendants bénéficient de quelques privilèges honorifiques dans le rituel des synagogue.Ils n’avaient pour ressource permanente qu’un prélèvement d’environ 2% des récoltes. Les lévites, quant à eux, beaucoup plus nombreux, avaient collectivement droit à 10% de ces récoltes. Mais aucun collecteur d’impôt ne gérait cette distribution. C’était affaire de piété des donateurs et de débrouillardise des bénéficiaires.

Par ailleurs, l’ensemble du peuple était étroitement associé à la vie du Temple : les prêtres habitaient dans tout le pays, et n’étaient de service que 2 fois une semaine par an. Lorsque c’était le cas, les habitants de leur région les accompagnaient ou célébraient chez eux différents cultes destinés à vivre chez eux ces jours solennels. Enfin, tous les Juifs devaient au moins une fois par an se rendre à Jérusalem à l’occasion des fêtes.

A suivre…