judaïsme – Lekh Lekha : Comment Abram devient Abraham (vidéo)

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Cette troisième péricope du livre de la Genèse (Bereshit), dès ses premiers versets, livre au lecteur des trésors d’enseignements et de nombreuses promesses.

Plus ou moins, tout le monde connaît les débuts de l’histoire d’Abram qui deviendra Abraham par la suite, lorsqu’il découvrit par lui-même l’existence du Tout Puissant, et que de lui-même, il se détacha des croyances ancestrales et surtout nationales pour se tourner entièrement vers le D. Unique qui créa le monde et le dirige.

A plusieurs reprises, Abram vit sa croyance éprouvée sous divers aspects. Les Sages ont dénombré 10 grandes épreuves qu’Abram a passées avec succès et de manière naturelle bien que chacune d’elles exigeait un don de soi toutes plus graves les unes que les autres cependant que l’épreuve qui précéda les dix citées ci-dessous fut pour l’homme jeune qu’il était alors, un véritable déchirement imposé par Nimrod qui, devant le refus absolu d’Abram de s’adonner à l’idolâtrie, fit jeter le futur patriarche dans la fournaise dont il ressortit indemne.

Selon Maïmonide donc, la première des épreuves est contenue dans le verset 1 du chapitre XII de la Genèse (Bereshit) :
וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-אַבְרָם, לֶךְ-לְךָ מֵאַרְצְךָ וּמִמּוֹלַדְתְּךָ וּמִבֵּית אָבִיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אַרְאֶךָּ
L’Éternel dit à Abram: “Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai.”

La majorité des exégètes émettent l’avis selon lequel le pronom “lekha” est explétif, si donc il apparaît ici c’est, bien entendu, qu’il a un sens : cette action de partir d’Aram est une action destinée à “recycler” l’âme de cet homme et ceci se confirme avec les mots qui suivent. Le verset eût pu être plus court et ne comporter que ces 5 mots : lekh el haaretz asher ar’éka.

En sachant que rien n’est inutile dans la Torah le sens du verset apparaît ainsi : Lekh-lekha méartsékha, mémoladetékha, miveith avikha, el haaretz asher ar’éka. Lekha désigne Abram, son âme. C’est-à-dire : en s’arrachant de son pays, le lien tellurique sera coupé comme l’est le cordon ombilical.

En quittant la nation (molédeth), il va se séparer de son héritage spirituel (l’histoire de sa famille, de tous ces endroits dans lesquels il a évolué). En abandonnant la maison paternelle, il abjure tous ces us et coutumes dont il a été le témoin et qui ont été le théâtre de sa vie quotidienne.

Ces trois derniers “lieux” forment le triple lien (hahout hameshoulash) qui est censé ne jamais se rompre, mais qui, grâce à l’arrachement, sera définitivement détruit.

Le verset qui suit montre les événements à venir pour les générations suivantes :
וְאֶעֶשְׂךָ, לְגוֹי גָּדוֹל, וַאֲבָרֶכְךָ, וַאֲגַדְּלָה שְׁמֶךָ; וֶהְיֵה, בְּרָכָה
Je te ferai devenir une grande nation ; Je te bénirai, Je rendrai ton nom glorieux, et tu seras un type de bénédiction

Dans ce verset, apparaissent 4 promesses ce qui ramène aux quatre mères : Sara, Rivka, Rahel et Léa par l’intermédiaire desquelles se sont réalisées les prédictions d’une grande descendance.

Il faut aussi remarquer que ce verset succède au verset dans lequel est formulée la mitsva de quitter Aram ce qui fait comprendre que la conséquence directe de quitter le pays idolâtre est de devenir une grande nation.
Puis se présente un autre verset porteur de grands messages :
וַאֲבָרְכָה, מְבָרְכֶיךָ, וּמְקַלֶּלְךָ, אָאֹר; וְנִבְרְכוּ בְךָ, כֹּל מִשְׁפְּחֹת הָאֲדָמָה.
Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai ; et par toi seront heureuses toutes les races de la terre.

En hébreu, le mot appartenant à la racine beth-resh-khaf (bénir) revient trois fois de suite ce qui rappelle qu’HaShem a fait une alliance avec les 3 patriarches et IL les a bénis.

Quelques versets plus loin, (verset 10), deux importants faits surviennent qui sont l’annonce de la famine dans le pays de Canaan et la décision de “descendre” en Egypte.

Certains thèmes sont récurrents dans la Torah. La famine en est un. Famine en hébreu se dit raâv il s’écrit resh-âyine-beth רעב sa valeur numérique est 272 tout comme le mot êrev (soir ou veille de) ou comme le mot êver qui est une déclinaison du verbe ôver passer.

Le mot “hébreu” ou îvri provient de êver. Abram est un hébreu un “îvri” à partir du moment où il est “passé” de Mésopotamie en Canaan.

Abram, ayant reçu la promesse qu’en quittant son pays de naissance et en arrivant dans ce pays (Canaan) que lui a désigné HaShem eût pu se révolter en trouvant la famine.

Ce fléau est un moyen d’éprouver Ses croyants. Abram, vient d’arriver avec sa famille et tous ceux qu’il avait déjà “convertis”. Abram n’a pas réclamé. Il ne s’est pas insurgé. Il est allé plus loin, en “descendant” en Egypte.

Sur le plan spirituel, l’Egypte a toujours représenté le plus bas degré de spiritualité et d’impureté du monde entier. Abram a consenti à perdre un peu de son degré de spiritualité pour survivre et revenir en Canaan.
Au retour en Canaan, Abram doit faire face à la querelle des bergers de Loth et les siens propres.

Les bêtes qu’Abram possédait : gros ou menu bétail y compris ânes et chameaux, étaient tous muselés et, les bergers, après s’être assurés que les espaces verts où ils se trouvaient n’étaient pas des terrains privés mais publics, ils démuselaient les bêtes afin de leur permettre de se nourrir et de s’abreuver.

Au contraire, les bêtes appartenant à Loth paissaient là où ils en avaient le loisir et ceci constituait un vol (guézel גזל). Ceci provenait du fait que l’attachement de Loth à la Torah était beaucoup moins fort que celui d’Abram.

Loth ayant pris la direction de Sodome, il fut pris en otage mais libéré par Abram et ses gens.

C’est à la suite de ces événements qu’eut lieu l’Alliance appelée en hébreu “Brith beyn habétarim” et qu’HaShem changea le nom d’Abram et de Saraï.

C’est alors que le Créateur informa Son digne serviteur de “transformer” la nature d’Abram et de Saraï.

En effet, tous deux étaient nés stériles. Pour le Créateur qui S’est exprimé à travers la nature, rien n’est impossible aussi Abram dont le nom signifie qu’il était le père d’Aram, HaShem ajoute la lettre ‘hé ה’ qui est aussi un signe de D. et le patriarche devient Abraham père de la multitude.

En fait, pour que l’accord soit parfait entre les deux membres du couple, la lettre youd qui existait dans le nom Saraï (valeur numérique du youd = 10) et il a été divisé en 2 lettres ‘hé dont la valeur est 5….

Caroline Elishéva REBOUH

 

A partir de ce lundi soir 7 Heshvan, on a la coutume en Israël d’ajouter un petit texte juste avant la 9e bénédiction de la Amida pour marquer le passage à la saison automnale au cours de laquelle tous souhaitent avec impatience l’arrivée des premières pluies, indispensables pour le pays.

On commencera donc à dire ‘Bareh’ Aleinou’ (pour les Séfarades) ou ‘VeTen Tal OuMatar Livraha’ (pour les Ashkénazes). Pourquoi ce délai de quinze jours après la fête de Chemini Atséret, au cours de laquelle les fidèles demandent à D. d’apporter la pluie et ajoutent les termes ‘Machiv Harouah’ OuMorid Haguechem’ au début de la Amida ?

La réponse est claire : on suit l’usage instauré par Raban Gamliel qui avait décrété qu’il fallait attendre deux semaines pour permettre aux pèlerins qui s’étaient rendus à Jérusalem pour Souccot de rentrer chez eux en Babylonie sans être retardés par la pluie.

Bien entendu, cette prière n’a pas seulement un caractère matériel. Le Juif qui demande à D. d’arroser en abondance la terre d’Israël souhaite en même temps qu’elle soit porteuse de sainteté et d’élévation spirituelle.

En Israël, après Souccot, les gens se souhaitent un ‘hiver sain’. Que ces pluies apportent donc la bénédiction. En diaspora, ce n’est que le soir du 4 décembre, à la prière d’Arvit, que les fidèles ajouteront ce texte.

Claire Dana-Picard 

Lekh Lekha: Comment Abram devient Abraham (vidéo)

(Source : JForum)

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Israël – Liberman réclame une opération d’envergure contre le Hamas

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Liberman demande au gouvernement d’asséner un «coup sérieux» au Hamas à Gaza

Selon le ministre de la Défense, les émeutes quotidiennes le long de la barrière de sécurité ne peuvent pas continuer et une grande campagne militaire pourrait ramener le calme pendant 4-5 ans

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a appelé mardi ses collègues ministres à approuver une vaste campagne militaire contre le groupe terroriste du Hamas à Gaza, à la lumière des émeutes et des violences en cours le long de la barrière de sécurité de la Bande de Gaza.

«J’ai eu une série de réunions avec le chef du Commandement Sud, le chef de la division [Gaza], les commandants de brigade, les commandants de bataillon, ainsi que des soldats. J’ai l’impression qu’ils ont tous compris que la situation actuelle ne peut pas continuer », a déclaré Liberman.

Selon l’évaluation du ministre de la Défense, mettre un “sérieux coup” au Hamas entraînerait un retour au calme d’une durée de quatre à cinq ans le long de la frontière entre Gaza et Israël – semblable au calme qui régnait depuis la fin de la guerre de Gaza en 2014, -connue en Israël sous le nom d’Opération Bordure protectrice-, jusqu’au début de la série d’affrontements en cours, depuis la fin du mois de mars, où ne constataient que quelques accrochages limités qui subsistaient.

Depuis le 30 mars, les Palestiniens de la bande de Gaza ont participé à une série de manifestations et d’émeutes surnommées la «Grande marche du retour», qui ont principalement consisté à incendier des pneus et à lancer des pierres le long de la barrière de sécurité. On a également assisté à des placements de bombes ainsi qu’à l’envoi de ballons et de cerfs-volants incendiaires en Israël.

Selon les chiffres de l’AP, quelque 155 Palestiniens ont été tués et des milliers d’autres ont été blessés lors d’affrontements avec les troupes de Tsahal. Le Hamas a reconnu que des dizaines de morts (plius d’une centaine) faisaient partie de ses membres. Un soldat israélien a été abattu par un tireur d’élite à la frontière.

Des manifestants palestiniens portent des pneus alors que la fumée s’échappe des pneus en feu à la frontière Israël-Gaza, à l’est de la ville de Gaza, le 12 octobre 2018 (Photo de SAID KHATIB / AFP)

Les émeutes ont commencé sous forme d’événements hebdomadaires, mais ces dernières semaines, en raison d’un conflit interne palestinien et de l’échec des négociations indirectes avec Israël, les affrontements sont devenus un événement quotidien.

Le ministre de la Défense a déclaré que “la goutte qui fait déborder le vase”, et qui l’avait convaincu qu’une action militaire à grande échelle était nécessaire à Gaza, c’est l’émeute qui a eu lieu le long de la frontière vendredi soir dernier, après qu’Israël a autorisé l’arrivage d’une nouvelle quantité de carburant dans la bande de Gaza, achetée par le Qatar.

«Nous avons épuisé toutes les autres options à Gaza», a déclaré Liberman lors d’une visite au quartier général de la division Gaza des Forces de défense israéliennes près de la Bande.

«Le moment est venu de prendre des décisions», a-t-il ajouté.

Liberman a déclaré que “les persuasions et les coopérations internationales” n’ont pas permis de parvenir à un armistice négocié avec le groupe terroriste Hamas, ne laissant que la possibilité d’une action militaire.

«Nous devons porter un coup sérieux au Hamas», a-t-il déclaré. “C’est la seule façon de ramener le calme.”

Le cabinet de sécurité, qui approuve de telles campagnes militaires, s’est réuni dimanche pour discuter de la possibilité d’une attaque contre le Hamas, mais a finalement décidé d’attendre la fin de la semaine pour donner aux négociateurs une chance de convaincre le groupe d’abandonner ses tactiques violentes actuelles.

Une délégation des services de renseignement égyptiens serait arrivée à Gaza mardi pour rencontrer des responsables du Hamas dans le but de calmer la situation.

Mercredi, le cabinet doit se réunir à nouveau.

“[Une frappe contre le Hamas] doit être une décision du cabinet de sécurité”, a déclaré Liberman à la presse à la suite de ses entretiens avec de hauts responsables de Tsahal.

Le ministre de la Défense a déclaré qu’il croyait le Hamas sur parole, quand il déclare que le but de ces émeutes était de mettre fin au blocus imposé par Israël et l’Égypte à Gaza depuis la prise du contrôle de Gaza par le Hamas en 2007. Jérusalem et le Caire ont adoptée cette mesure pour empêcher les armes et les forces hostiles d’entrer dans l’enclave côtière.

“Lorsque le Hamas dit qu’il continuera à se débattre à la frontière jusqu’à la fin du blocus, nous devons l’accepter tel quel, sans interprétation,” a déclaré Liberman.

«Lever le blocus n’a qu’un sens… permettre aux membres du Hezbollah et aux Iraniens d’entrer à Gaza», a-t-il déclaré, évoquant le puissant groupe terroriste basé au Liban.

Un Palestinien utilise une fronde pour lancer une pierre lors d’affrontements à la frontière entre Erez et Israël dans le nord de la bande de Gaza le 3 octobre 2018. (Photo AFP / Said Khatib)

A la question de savoir si le gouvernement cherchait à assurer une tranquillité durable aux Israéliens du sud – au-delà des quatre ou cinq années pour lesquelles Liberman avait annoncé une campagne, le ministre de la Défense a déclaré que pour le moment, il ne “se concentrait que sur le court terme”.

«Mais si nous avons quatre ou cinq ans de calme, nous devons en tirer parti», a-t-il déclaré.

Liberman a reconnu qu’une telle campagne aurait un coût pour Tsahal, les armes du Hamas étant devenues plus puissantes et plus précises.

Le ministre de la Défense a également brièvement évoqué les critiques auxquelles il avait été confronté au sein du gouvernement, notamment le ministre de l’Education, Naftali Bennett, à propos de la violence à Gaza.

Bennett a accusé le ministre de la Défense d’avoir omis de s’attaquer au problème et d’avoir empêché l’armée d’attaquer le Hamas.

Liberman a rejeté les critiques de Bennett, affirmant qu’il l’avait «éliminé» de sa vie.

«Je ne connais pas de ministre Bennett», a déclaré Liberman aux journalistes avec un sourire narquois.

Interrogé sur la disparition et le meurtre présumé du journaliste Jamal Khashoggi par le gouvernement saoudien, le ministre de la Défense a refusé de commenter.

«Je laisserai cela à la communauté internationale. Nous avons assez de problèmes ici », a-t-il déclaré.

JForum avec agences.

Liberman réclame une opération d’envergure contre le Hamas

(Source : JForum)

Une brève histoire de l’avenir (et de la chute) de la zone euro – Les unions monétaires semblent condamnées à disparaître

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Alors que le débat sur la monnaie unique tend à se focaliser sur des options binaires (Pour ou contre l’euro ? Devons-nous sortir de l’euro ?), d’aucuns ont perdu de vue ce que l’histoire économique peut nous enseigner des précédentes expériences d’unions monétaires. L’Europe, si elle ne tire pas les leçons de son histoire, pourrait répéter la même erreur, en essayant d’établir une union monétaire rigide. L’échec de l’Eurozone avait déjà commencé par deux expériences non concluantes avant que le moindre euro ne soit mis en circulation: le serpent monétaire européen et le mécanisme de taux de change européen. C’est d’ailleurs l’effondrement patent de ces deux initiatives qui avait incité le Royaume Uni à ne pas rejoindre l’Eurozone.

Premier parti, le mieux servi

Dans son rapport, « Repenser l’union monétaire européenne », un banquier d’affaires nordique, Jens Nordvig, a analysé les 67 expériences d’unions monétaires au XXe siècle avant l’euro: elles ont toutes échoué car ces zones se sont effondrées sous le poids de leurs contradictions macroéconomiques (incapacité à mettre en œuvre la convergence entre les économies de la zone) et de leurs dissensions politiques internes. La France, par exemple, a participé au lancement, en 1865, d’une Union monétaire latine avec l’Italie et la Suisse: cette union monétaire a dû être vite abandonnée avec le départ de l’Italie dont l’économie ne pouvait supporter la dépréciation rapide de l’instrument monétaire commun.

Dans l’effondrement des zones monétaires, l’histoire économique nous apprend aussi qu’il y a un catalyseur important, celui du premier départ. Or, paradoxalement, le pays initialement en difficulté au sein de la zone a intérêt à être le premier à sortir rapidement et de manière unilatérale de l’union (dilemme analysé par la théorie des jeux): on constate en effet que les premiers sortants sont toujours ceux qui s’en sortent le mieux au niveau macroéconomique. On citera ici l’exemple de la Tchécoslovaquie lors de la fin de l’empire austro-hongrois, des pays baltes lors de l’effondrement de l’URSS ou encore de la Slovénie avec la partition de l’ex-Yougoslavie.

Un débiteur ne paye pas toujours ses dettes

Hans Werner Sinn, dans son opus Le Piège de l’Euro rappelle les conditions de la fin de la zone rouble lors de la disparition de l’URSS : certains pays, comme l’Ukraine ou la Lituanie, ont pendant quelque temps utilisé à la fois le rouble et une nouvelle monnaie. Ce qui a amené les économistes à penser qu’un pays comme l’Italie, par exemple, pourrait pendant les prochaines années utiliser à la fois l’euro et une devise parallèle sous forme de reconnaissance de dettes. Sinn met aussi en exergue le fait que la puissance centrale et excédentaire en balance des paiements, la Russie, n’a jamais pu recouvrer ses créances sur les anciens satellites de l’URSS. Il est fort probable, en cas de délitement de la zone euro, que les pays excédentaires (l’Allemagne au premier chef) ne seront jamais remboursés, devront abandonner les créances qu’ils possèdent sur les pays du Sud et ne recevront jamais rien en échange de leurs exportations.

Les unions monétaires – qui ne réussissent jamais sur le long terme – ne sont jamais victimes de crises soudaines : elles disparaissent de lents délitements, de la réintroduction de monnaies parallèles et d’un catalyseur final souvent politique : il y a peu d’arguments économiques pour dire que ce n’est pas le sort qui attend la zone euro au cours des vingt prochaines années.

Sébastien Laye

Une brève histoire de l’avenir (et de la chute) de la zone euro

(Source : Causeur)

Macron, an II : Jupiter sent le sapin… Un an après le triomphe, voici déjà le temps des disputes et des ambiances de fin de règne

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J’ai dépeint, dans un article précédent, l’actuel occupant du palais de l’Élysée sous les traits vaguement démoniaques du Nécronomacron. J’y relevais avant tout l’inconsistance du personnage. L’affaire Benalla et ses conséquences viennent de mettre à nu son néant d’une profondeur… métaphysique.

Comment va-t-il tenir ?

« Il n’est qu’un oxymore en rotation, une contradiction absolue. Ce gouffre n’a aucune profondeur. Cette fraîcheur n’a pas d’âge. » Le démon que je décrivais alors sentait le soufre ; celui d’aujourd’hui sent déjà le sapin. Un an et demi après le triomphe de Jupiter, voici le temps des disputes qui résonnent dans les couloirs, des palais qui se vident, des spadassins qui désertent et des ambiances de fin de règne. Les mêmes qui nous annonçaient un irrésistible souffle de renouveau censé tourner définitivement une page poussiéreuse de la politique française se demandent aujourd’hui comment le jeune prodige va tenir jusqu’à la fin de son mandat.

Les semaines qui viennent de s’écouler depuis le milieu de l’été ont quelque chose d’onirique. L’effondrement du château Macron aura été aussi surnaturel que le fut son érection. C’est en somme dans l’ordre des choses. Mais si le commandeur de carton-pâte s’effiloche par sa propre vacuité, son avènement à la tête de la troisième puissance nucléaire mondiale résulte de l’inconsistance de tout le système environnant. Macron n’était qu’une plume au vent, mais la France de 2017 n’avait rien à offrir de plus dense. L’interaction de ces deux néants – l’homme et le contexte – dessine la typologie d’un nouveau « héros de notre temps » dont la destinée ne se forge plus par sa confrontation avec les vicissitudes de l’époque, mais par sa capacité à s’en accommoder. Dans un pays où la communication a remplacé la parole, l’opportunisme tient lieu de force d’âme.

Macron a laissé le scandale Benalla le déshabiller publiquement 

Alors que les éditorialistes se pâmaient sur le « calibre » du jeune prodige de la finance, sur sa culture philosophique, sa science manœuvrière et même sur son anglais – qu’on ne pouvait taxer d’ « impeccable » que dans un pays profondément sourd aux langues étrangères -, j’avais osé relever son regard « désespérément stupide » et sa propension à la « sottise, qui est comme sa signature », comme disait René Guénon en parlant du Diable. Quoi qu’il en soit, la nation qui incarna des siècles durant l’intelligence se retrouve présidée aujourd’hui par un être immature et dépendant qui alterne les crises de mégalomanie et les accès de panique en les ponctuant de gaffes.

Après avoir, pour ainsi dire, confié les rênes de l’Élysée à une barbouze lymphatique de 26 ans dotée d’un grade d’opérette, lui laissant la haute main sur tout, depuis la privatisation de la sécurité présidentielle jusqu’à la vente des mugs du palais (bidons eux aussi), Macron a laissé le scandale Benalla le déshabiller publiquement jusqu’au tréfonds de son non-être. Le voici qui s’enferme avec ses propres troupes (hâtivement assemblées de groupies et de dilettantes au lendemain de sa victoire au loto) en défiant quiconque de venir le « chercher », mais n’osant pas s’expliquer devant l’Assemblée et multipliant les pressions maladroites pour étouffer une enquête qu’il savait inévitable. Le voici proclamant – sans qu’on ne lui ait rien demandé – que Benalla n’est pas son amant comme pour officialiser la rumeur, sans comprendre que l’ambiguïté de leurs relations, à cet échelon du pouvoir, se situe bien au-delà des questions de mœurs. Le voici, indifférent au danger autant qu’au protocole, nommant un mignon ici, caressant un torse là, confondant les territoires d’outre-mer avec les Indes galantes.

Plus que trois ans et demi à tirer

Daniel Schneidermann, à Arrêt sur images, a décortiqué plan par plan l’épisode du selfie aux torses nus et au doigt d’honneur à Saint-Martin qui a fait hurler d’épouvante la presse de droite. Il s’est creusé la tête pour comprendre à quelle « stratégie » de « communication » pouvait correspondre cette pavane canaille. Et aboutir à la conclusion la plus terrible, s’agissant d’un chef d’État en exercice: nihilisme, inconscience et « Narcisse aux commandes ». « Que veut nous dire Manu ? Vraisemblablement, il ne le sait pas lui-même. Il est possible qu’il ne veuille pas montrer grand-chose. Il est possible qu’il ait simplement ouvert les vannes. Il est possible qu’il ait conclu à la vanité du surcontrôle: jusqu’ici rien n’a réussi, autant laisser Narcisse s’emparer des commandes, appuyer sur le champignon, et advienne que pourra. »

Plus que trois ans et demi à tirer, Manu (tu ne m’en voudras pas de te tutoyer: c’est toi qu’as commencé !). Et maintenant, que vas-tu faire – pour paraphraser Bécaud – de tout ce temps que sera ta vie à la tête d’un grand vieil État et sous les feux des projecteurs ? Réhabiliter l’autorité présidentielle que tu as ridiculisée – avec l’aide, il est vrai, d’au moins deux de tes prédécesseurs -, t’attaquer réellement aux doléances des démunis et des chômeurs à qui tu jurais qu’il suffisait de « traverser la rue » pour retrouver de l’emploi ? Ou t’enfermer dans ton narcissisme néronien et laisser la France glisser dans la guerre civile, comme l’a laissé entendre le flic à la tête de vieux Mohican infiniment fatigué qui a décarré sans te demander ton avis – mais qui était ton dernier mentor avant le huis clos glaçant avec Maman ?

Young Rastignac of rien du tout

Il serait trop facile de mettre la dérive ubuesque de l’État français sur le compte du seul «Manu». Après tout, il n’est pas arrivé là tout seul. Il y a été amené en connaissance de cause par une partie de l’establishment trop heureuse de promouvoir un Rastignac sans parti ni expérience qu’il serait commode de manipuler. Il s’est engouffré dans l’autoroute laissée au centre droit par la guerre civile anachronique, abrutie et néanmoins constante que se livrent les forces politiques françaises. Il a été adulé au-delà de toute mesure par une caste médiatique aux ordres de ses sponsors milliardaires, mais dont la servilité n’était pas en l’occurrence la seule vertu. Pour lui tailler un costume aussi démesuré, y fallait aussi l’ignorance, la jacasserie, la frivolité et l’inculture.

Qui, dans l’ensemble des médias français, a eu l’idée de comparer le profil et les œuvres de ce « puceau de la pensée » (selon Emmanuel Todd) au modèle des jeunes cavaliers de l’Apocalypse qui ont fondu sur les pays d’Europe de l’est au lendemain de la chute du socialisme en 1989 ? Young leaders pourtant beaux et sûrs d’eux, imbus de libéralisme et de « société ouverte », jongleurs à millions, incultes comme agents d’assurances et porteurs, telles des machines infernales, d’une mission unique et simple: délester sous prétexte de « transition » les États et les peuples de leur patrimoine national au profit des prédateurs privés. Cela a bien marché – un temps – en Pologne, en Hongrie, en ex-Yougoslavie, si bien même qu’ils ont disparu avec leurs magots dans les brumes de l’histoire en préparant la voie aux mouvements populistes capitalisant sur le ressentiment populaire et le néant intellectuel, moral et humain qui définit le macronisme en tant que psychologie des élites d’un Occident en phase terminale.

Emmanuel Macron® n’était peut-être qu’un produit de synthèse sous marque déposée, au même titre que le Nylon ou le Gore-Tex. Qu’il ait été, comme avant lui les jeunes loups de Soros, de Goldman Sachs et du German Marshall Fund préparé et propulsé en vue d’une mission précise – et que la voie ait été brossée devant lui comme la glace devant une pierre de curling – ne semble plus faire beaucoup de doutes. S’il a des hauts faits incontestables à son actif, ils tiennent à la privatisation d’une dizaine d’atouts stratégiques de l’industrie française, à commencer par les mensonges qui ont justifié la cession d’Alstom aux Américains en 2015.

Produit de synthèse 

C’est là que le produit Macron® cesse d’incarner uniquement son propre naufrage et devient l’emblème d’une société et d’un temps. Comment se fait-il que dans cette vieille démocratie il ne se soit trouvé personne pour faire barrage à cette « hallucination collective » (©Todd) ? Qui aurait pu le faire ?

Fillon, le boutiquier de province acheté et soldé pour le prix de deux costumes ?

Le Pen, l’héritière bougonne et obtuse d’une boutique d’opposition familiale, qui a implosé au moment crucial, conformément au modèle d’insuccès qui constitue son ADN politique?

Le fort en gueule Mélenchon, gauche sans filtre et montres de prix, ravi de se rabibocher voici quelques jours avec l’ex-employé de Rothschild au gré d’une rencontre « impromptue » où l’on a vu qu’il ne savait pas seulement montrer ses crocs, mais encore et tout aussi bien remuer la queue ? Pour quelle hypothétique part de gâteau ? Boutiquier label rouge, boutiquier quand même.

Sans l’assentiment populaire

Vu de l’extérieur, on a l’impression que tout le système français a comploté pour amener ce démon de petite envergure sur le trône. Et c’est ici que la sociologie et la métaphysique se rejoignent, que le Nécronomacron et le Macronomicron ne font plus qu’un. Et ce un, de quoi est-il le nom ?

La démocratie, même détournée, même confisquée, même évidée, reste démocratique aussi longtemps qu’elle jouit de l’assentiment des masses. Le seul indice de non-démocraticité d’un régime est son rejet et son renversement. Même s’il a réussi la prouesse de trouer le plancher d’impopularité établi par Hollande, Macron reste le président des Français et le commandant en chef de leurs forces armées. Une nation minée par la censure et l’hypocrisie, l’irresponsabilité individuelle héritée de deux siècles de socialisme et la dictature des convenances et de la sociabilité creuse, une société régie par des « élites » surannées, imbues de leurs prérogatives et sans aucun contact avec la terre ferme, pouvait-elle produire autre chose que cet ordonnateur de rituels désincarnés et ce prince du faux-semblant ? La tribu des paons sans queue qui régit la France a reconnu et intronisé le plus typique de ses représentants.

Slobodan Despot

Macron, an II : Jupiter sent le sapin…

(Source : Causeur)

France : Le grand scandale des 53 000 retraités fantômes à l’étranger : stop au vol de nos cotisations retraite !

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Dans son rapport du 20 septembre dernier, la Cour des comptes révèle que plus de 53 000 bénéficiaires inconnus touchent une retraite française dans un pays à l’étranger alors qu’ils n’y ont pas droit… ou qu’ils sont morts !

Yvette a 72 ans. Elle a commencé à travailler dès 14 ans, longtemps non déclarée par des employeurs indélicats. À l’époque, c’était commun.

Aujourd’hui, comme beaucoup de retraités, elle touche une retraite de 803 euros par mois et vit dans un modeste logement de la banlieue lyonnaise.

Elle sait ce que c’est que de compter ses sous pour finir ses mois. Mais elle n’a jamais rien quémandé et met un point d’honneur à ne pas le faire.

Nous connaissons bien Yvette à Contribuables Associés car elle nous écrit régulièrement depuis plusieurs années. Elle est soucieuse de la bonne gestion de l’État.

C’est une honnête retraitée qui a sué sang et eau toute sa vie.

Elle nous a récemment fait part de ce constat amer : « Devant l’état de décomposition avancé de mon pays et face aux difficultés auxquelles je dois faire face, j’ai l’impression d’avoir travaillé tant d’années pour rien ».

Mais pendant qu’elle a du mal à vivre décemment et que se soigner correctement lui devient difficile, d’autres ont trouvé comment percevoir une retraite décente sans jamais avoir cotisé !

Yvette ne lit pas les rapports de la Cour des comptes. Grand bien lui fasse, car elle qui ne supporte pas l’injustice, s’en étranglerait de dépit ou de rage…

Éplucher les rapports de ceux qu’on appelle les sages de la rue de Cambon fait partie de mon travail, et de celui de l’équipe de Contribuables Associés. C’est une mine d’informations.

Et ce que nous avons découvert la semaine dernière dans le dernier rapport de la Cour des comptes (chapitre XIII, page 575 et suivantes) sur   « l’application des lois de financement de la sécurité sociale », nous a encore scandalisés !

Les caisses de retraites continuent de verser des retraites à des morts !

Ce n’est pas la première fois que la Cour des comptes soulève le problème…

Il y a sept ans déjà, en juillet 2010, Rolande Ruellan, la présidente de la sixième chambre de la Cour des comptes, s’étonnait devant les députés lors d’une audition de

« l’étonnante longévité des ressortissants algériens bénéficiant d’une retraite française en Algérie ».

Cette haute magistrate avait mis le doigt sur un dossier épineux. Sans suite…

Il a fallu attendre sept ans pour qu’une enquête sorte enfin sur ces pratiques absolument scandaleuses.

Car dans son rapport du 20 septembre dernier, la Cour des comptes révèle que

plus de 53 000 bénéficiaires inconnus touchent une retraite française dans un pays à l’étranger alors qu’ils n’y ont pas droit… ou qu’ils sont morts !

La Cour des comptes parle même d’un faux bénéficiaire de 117 ans en Algérie. S’il existait, il serait dans le Guinness Book catégorie doyen de l’humanité…

Des morts ou de faux bénéficiaires touchent des pensions de retraites financées par nos cotisations.

Répétons-le, il y aurait plus de 53 000 retraités fantômes à l’étranger.

(Impossible de trouver la pétition en question. Dommage !) louyehi

Selon le rapport, c’est près de 200 millions d’euros qui seraient fraudés chaque année, sur les 6,5 milliards d’euros de retraites principalement versés en Algérie, au Portugal, en Espagne, au Maroc et en Italie.

Cette somme est énorme, et nos anciens auraient bien besoin de cet argent !

Car 200 millions d’euros, c’est exactement le montant des aides aux maisons de retraite publiques qu’a décidé de supprimer le gouvernement de Manuel Valls en 2016…

Vous vous demandez comment est-ce possible ?

Comment des fraudes d’une telle ampleur peuvent-elles avoir lieu ?

La réponse est malheureusement très simple :

Il n’y a quasiment aucun contrôle de l’identité des bénéficiaires des retraites, et les pensions sont versées sans qu’il y ait une coordination entre les différents services.

Alors les fraudeurs profitent largement de ce je-m’en-foutisme de la Sécurité sociale et des caisses de retraite : il est malheureusement tout à fait possible de percevoir du système de retraite français une pension à l’étranger sans y avoir droit.

C’est un pillage manifeste de nos cotisations retraites et cela démontre combien notre argent est mal géré !

À nous de nous mobiliser, à nous de dire stop !

Stop au vol de nos cotisations retraite !

À l’heure où, comme Yvette, les honnêtes retraités peinent à boucler leurs fins de mois, voient leurs retraites baisser pour compenser ces vols, et sont de plus en plus taxés, il est inadmissible que de telles malversations perdurent.

Alors, nous devons nous faire entendre. Il faut mettre fin à ce scandale !

Nous exigeons des mesures d’urgence.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, en charge de ce dossier, doit faire face à ses responsabilités.

Elle doit :

  • Stopper ce pillage des retraites françaises versées à l’étranger

  • Identifier et poursuivre en justice les fraudeurs pour récupérer l’argent de nos cotisations

  • Mettre en place un contrôle efficace du versement des prestations de retraite auprès des bénéficiaires vivant à l’étranger

Ce vol manifeste est inacceptable ! C’est une injustice flagrante : les cotisants sont spoliés. Cet argent devrait profiter aux honnêtes retraités qui peinent à boucler leur budget.

Ensemble agissons contre ce scandale !

Contribuables

53000 retraités  fantômes à l’étranger : stop au vol de nos cotisations retraites !

(Source : Dreuz.info)

L’Europe se précipite vers sa fin… Les exactions se multiplient et les barbares ne se gênent plus. Pourquoi en serait-il autrement quand leurs crimes restent impunis et qu’on poursuit en justice leurs victimes !!

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Allemagne : coups de feu et prise d’otage à la gare de Cologne

Des tirs, un mouvement de panique et même une prise d’otage. La ville de Cologne, ouest de l’Allemagne, près de la frontière belge, est la cible d’une attaque, ce lundi 15.

Mise à jour

17h00 : Le preneur d’otage, grièvement blessé lors de l’intervention policière, est désormais sous contrôle. Une otage est légèrement blessée et a été prise en charge. Les lieux restent fermés au public.

14h00 : Selon les informations de BILD, il y a une opération de police. De nombreux policiers munis de mitraillettes à portée de main – tout l’environnement de la station a été fermé. Raison: une femme est détenue dans une pharmacie à la gare. La police parle d’une prise d’otage!

13h46 : Une personne serait prise en otage

13h44 : La police vient d’évacuer la gare

Des coups de feu dans la gare centrale de la ville ont ainsi été rapportés par des témoins. Les faits seraient survenus vers 12h50.

Une prise d’otages serait également en cours, selon des médias locaux.

Allemagne : coups de feu et prise d’otage à la gare de Cologne

(Source : Dreuz.info)

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A Perpignan, une cité entière encerclée par les forces de l’ordre

Spectaculaire opération de police ce vendredi soir à la Résidence les Oiseaux dans le quartier du Moyen Vernet à Perpignan. Plus d’une centaine de policiers et gendarmes, appuyés par un hélicoptère, ont entièrement bouclé le quartier, multipliant les interpellations et les perquisitions.

L’opération de police avait été préparée de longue date : en quelques minutes, peu après 17 heures, plus d’une centaine de policiers et gendarmes, lourdement armés, ont entièrement encerclé la cité des Oiseaux dans le quartier du Moyen-Vernet au nord de Perpignan. Objectif : rétablir l’ordre et mettre un terme au trafic et à l’insécurité générée par les dealers depuis des mois.

Une opération d’envergure

Les forces de l’ordre ont mobilisé plus d’une centaine d’hommes sur le terrain : 40 policiers municipaux, plus de 40 policiers nationaux et une soixantaine de gendarmes mobiles de Perpignan, avec l’appui d’un hélicoptère et d’un chien cynophile. Plusieurs dealers présumés ont tenté de prendre la fuite, mais le dispositif ne leur a laissé aucune chance : ils ont été interpellés et placés en garde à vue.

Les différentes routes entourant la cité ont été quadrillées, et tous les véhicules contrôlés. La police a également procédé à des perquisitions et des fouilles dans de nombreuses caves de la cité.

Rétablir l’ordre dans le quartier

Le procureur de la République Jean-Jacques Fagni s’est rendu sur place ainsi que l’adjointe en charge de la sécurité à la mairie de Perpignan Chantal Bruzy, qui a confirmé que cette vaste intervention policière était préparée de longue date:

« C’est une opération faite pour marquer les esprits et bien faire comprendre qu’il n’y aura pas de zone de non-droit à Perpignan »

Cette opération spectaculaire, attendue de longue date par les riverains excédés, a suscité d’importants attroupements autour de la Cité des Oiseaux.

Francebleu

A Perpignan, une cité entière encerclée par les forces de l’ordre

(Source : Dreuz.info)

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Pensée juive : « Peut-on se réjouir de la mort de son ennemi ? »

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Sur RSB News, un groupe WhatsApp fermé au grand public qui publie des informations sur le contre-terrorisme et le renseignement, une réponse a été publiée suite à la remarque d’un membre du groupe qui se réjouissait de la prise d’otages à Cologne qui s’est produite lundi 15 octobre.

La réponse est arrivée sous la forme d’un lien (1) qui pointe vers le commentaire d’un rabbin, S.D. Botshko.

J’en cite ici les extraits principaux car dans l’époque folle que nous vivons, où le mal a revêtu les habits des médias, et où l’islam est impliqué dans la majorité des conflits du monde, il n’est pas superflu de se doter d’un boussole morale pour retrouver le chemin des valeurs universelles.

S.D. Botshko :

« Sur des questions de pensées juives, il n’y a pas de Halakha*. Il y a des sources très souvent divergentes qui témoignent de sensibilités différentes. De plus, je n’ai pas la propriété de la Halakha. Je peux avoir mon opinion sur la Halakha, mais cela ne signifie pas que celui avec qui je serais en désaccord est dans l’erreur.

Ceci dit, sur cette question, il y a effectivement des sources qui semblent contradictoires.

Pratiquement, il faut trouver la voie médiane et prendre en considération à qui l’on s’adresse, l’époque et le contexte.

  • Devant des personnes excitées, habitées par la haine, qui peut devenir aveugle et dangereuse, il faut rappeler la Guemara [l’analyse rabbinique] qui enseigne que D-ieu a empêché les anges de participer aux cantiques célébrant la noyade des Egyptiens dans la mer en disant : « mes créatures se noient et vous voulez chanter ».
  • Mais si on est en face de personnes qui sont complaisantes avec les méchants, qui sont prêtes à relativiser tous les crimes, on rappellera ce verset :

« la chute des méchants est une joie (…) la mort des méchants est un bien pour eux et pour le monde. [Une analyse rabbinique] raconte que lorsqu’Haman fit monter Mordehaï sur le cheval (2), Mordehaï lui donna un coup de pied à la tête. Haman lui dit : « N’est-il pas écrit dans votre Torah de ne pas se réjouir de la chute des ennemis ? » et Mordehaï lui répondit « ceci ne s’applique qu’aux inimitiés entre frères, mais pour toi, qui veut notre mort, il est dit ‘et tu les écraseras ».

Comprenons donc que dans notre lutte avec ceux qui veulent notre destruction, il n’y a pas de pitié à avoir, mais cela dit, c’est une souffrance que les hommes créés à l’image de D-ieu puissent faire tant de mal. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

* La Halakha est l’application pratique des 613 commandements de la Torah, telle que développée dans la littérature rabbinique. Selon le Talmud, 248 des commandements sont positifs (« tu dois »), et 365 sont négatifs (« tu ne dois pas »).

(1) https://www.cheela.org/14766/ne-te-rejouis-pas-de-la-mort-de-ton-ennemi

(2) http://clarita-di-telaviva.e-monsite.com/pages/histoire-de-pourim.html

Pensée juive : « Peut-on se réjouir de la mort de son ennemi ? »

(Source : Dreuz.info)

Les hommes créés à l’image de D.ieu, les humains, les adamiques, combien il est triste de les voir disparaître, même s’ils sont nos ennemis. Mais la disparition des aliens qui ont l’aspect d’humains mais qui n’en sont pas – dont les islamistes, mais aussi tous ceux que le meurtre gratuit ou d’intérêt ne gêne pas, qui le pratiquent ou l’ont pratiqué, ne peuvent en aucun cas être des êtres humains à l’image du Créateur. Dire que ces monstres-là, ces créatures abjectes qui se comportent comme des sous-animaux sont de véritables humains serait comme donner une gifle et faire honte au Créateur. Eux n’ont pas été créés à Son image. Ce ne sont que des êtres viles ayant l’aspect trompeur d’hommes, mais n’en sont pas. Ils ne reculent devant aucun méfait, aucun crime ! L’élimination de ces êtres-là épargne des vies humaines, et de cela on peut se réjouir ! Nous ne saurions comprendre les voies du Créateur. Cependant, ces affirmations ne sont pas des élucubrations personnelles, cela vient des sages et maîtres du judaïsme tel que Rachi, par exemple, pour ne citer que lui. Cela fait partie de la Torah orale rapportée par la bouche de mon rabbin. louyehi