Aux lecteurs du blog louyehi

Chers lecteurs,

Il se trouve que je suis actuellement en voyage a l’etranger et je n’ai pas encore eu la possibilité d’alimenter ce blog. J’ignore si j’en aurai l’occasion dans les jours qui viennent. Mais je devrais être de retour avant noel.

A bientôt donc,

et merci a vous tous !

louyehi

 

Joyeuse fête de Souccot à tous les Juifs à travers le monde !

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Chers lecteurs,

Dans les semaines qui viennent, nous ne serons pas en mesure de poster aussi régulièrement des infos que nous le faisons actuellement. Nous vous demandons de bien vouloir nous en excuser.

Bonne semaine à tous.

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Nous souhaitons d’excellentes et très joyeuses fêtes de Souccot à tous nos lecteurs juifs.
louyehi
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Première mondiale : Deux soeurs jumelles épousent deux frères jumeaux et…

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Première mondiale : Deux sœurs jumelles ayant épousé deux frères jumeaux ont donné naissance à deux petites filles à seulement 20 minutes d’intervalle.

Vous n’avez jamais entendu une histoire pareille, pour la simple raison qu’un tel événement n’a encore jamais eu lieu dans le monde : deux jumelles – nées à 20 minutes d’intervalle – mariées à deux frères jumeaux – nés eux-mêmes en l’espace d’environ 20 minutes -, ont toutes deux accouché d’une petite fille à 20 minutes de différence. Dans la cour ‘hassidique de Breslev à Yavniel, on est persuadé qu’il s’agit d’un prodige, pas moins que ça, du Tsaddik de Yavniel, le Rav Eliézer Chlomo Yéhouda Chik, qui a quitté ce monde récemment.

L’histoire a débuté il y a quelques années, lorsque deux frères jumeaux sont arrivés à la Yéchiva du Rav Chik à Yavniel. Un beau jour, le Rav a appelé les deux frères et leur a annoncé qu’il avait deux Chidoukhim extraordinaires à leur proposer. Le Rav leur a présenté deux sœurs jumelles et les couples se sont mariés à quatre jours d’intervalle.

Les familles de ces couples expliquent qu’après cela, lors d’une réunion publique qu’a tenue le Rav, il a indiqué à la maman des filles qu’elle deviendrait grand-mère « en un instant ». « Je n’ai pas saisi ce que le Rav voulait dire, ce n’est qu’aujourd’hui que je comprends », raconte la grand-mère. Elle précise qu’alors personne ne savait encore que les jumelles étaient enceintes.

Comme dit, il s’est avéré que les deux jumelles étaient enceintes et qu’elles accoucheraient de façon naturelle, sans aucune aide médicale. « J’étais obligée de courir d’une salle de travail à l’autre », raconte l’heureuse grand-mère. La nouvelle a fait le tour de l’hôpital Laniado de Natanya, où se sont déroulés les accouchements, et médecins et infirmières ont afflué pour constater de leurs propres yeux un tel prodige, absolument inédit.

Ils ont fait des recherches sur le net pour rechercher si un évènement semblable s’était déjà déroulé dans le passé. La recherche a indiqué que cela n’avait jamais été le cas. Un cas intéressant a néanmoins attiré l’attention en 2013 : deux jumelles américaines se sont mariées avec deux jumeaux et l’un des couples a donné naissance à des jumeaux garçons.

« Baroukh Hachem, grâce à la bénédiction du Tsaddik, mon frère et moi avons le mérite, avec nos épouses, d’enlacer notre première fille », dit Niv, l’un des deux frères. D’après lui, c’était vraiment un Ness Galouï, un miracle dévoilé. Une telle chose ne s’est encore jamais vue dans le monde. « Nous sommes venus à l’hôpital Laniado comme notre Rav le souhaitait, car l’Admour de Sanz a construit cet hôpital avec une grande Messirout Néféch ». C’est ainsi que deux couples ont quitté l’hôpital en même temps pour rejoindre leur foyer.

Mazal Tov !

1ère mondiale : 2 sœurs jumelles épousent 2 frères jumeaux et…

(Source : Torah-Box)

Souccot ou comment découvrir le but de sa vie

 

 

 

 

 

 

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La fête de Souccot nous révèle l’art de déceler la sainteté au sein même de notre train-train quotidien.

À Yom Kippour, nous nous dégageons des vies ordinaires que nous menons pour pénétrer dans une sphère de sainteté. Nous ne mangeons ni ne buvons, nous portons des vêtements blancs pour symboliser nos origines angéliques et nous passons la majeure partie de la journée à la synagogue en train de prier. Et puis, avant que nous n’ayons eu le temps de nous retourner, la fête de Souccot arrive et nous voilà en train de danser, manger, boire et faire la fête entre les quatre murs de notre Soucca.

Quel est ce secret qui se cache entre ce changement extrême dans notre approche générale de ces deux fêtes juives ? La réponse se cache dans l’un des principes philosophiques fondamentaux du judaïsme.

Quand j’étais encore un jeune étudiant, je me souviens qu’un professeur nous demanda un jour : « Jeunes hommes, selon vous, à quel point devrait-on changer pour que le changement obtenu soit durable ? » L’un après l’autre, les étudiants suggérèrent différents moyens de jauger l’efficacité d’un progrès et d’un changement interne véritables. Après quelques minutes, le professeur appela au silence puis déclara : « À partir de maintenant, je voudrais que vous sachiez qu’il n’existe pas de petit changement – chaque changement, même infime, possède un impact considérable. »

Être saint, qu’est ce que cela signifie ? Le concept de kedoucha – sainteté est souvent mal compris. On pense à tort que la sainteté consiste à se divorcer entièrement de la réalité ordinaire. Pour beaucoup, l’image type de la sainteté est celle d’un moine assis au sommet d’une montagne en pleine méditation, ou d’un individu qui se détacherait du train-train quotidien et des occupations humaines ordinaires (travail, cuisine, loisirs etc.)

Or rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. Car être véritablement saint c’est être entièrement et passionnément attaché et identifié avec son moi intérieur, tout en ayant en parallèle la capacité d’exprimer cette intime communion à travers sa vie quotidienne.

L’opposé du mot kodech – saint, est le mot ‘hol – profane. Détail intéressant, en hébreu, le mot ‘hol désigne également le sable. Pourquoi en est-il ainsi ? L’une des particularités du sable est le fait que quelle que soit la quantité d’eau avec laquelle vous le mélangerez, ses grains resteront séparés les uns des autres et ne formeront jamais une entité homogène (comme la boue, le plâtre ou le ciment). De même, mener une existence profane signifie être séparé de notre véritable but dans la vie. L’inverse est la sainteté qui renvoie à une communion passionnée avec notre âme, Dieu et le but omniprésent qui existe dans la trame de la création.

À Yom Kippour, nous mettons temporairement le monde de côté et élevons notre corps au niveau de notre âme. Nous cessons de participer au monde matériel en nous abstenant de porter des chaussures confortables, de nous doucher, de manger ou de boire, et en consacrant la majeure partie de notre journée à des poursuites spirituelles. Bien que ce jour pourrait sembler être le plus saint de toutes les fêtes juives, le mot choisi par Dieu dans la Torah pour le décrire n’est pas celui de kedoucha mais celui de tahara (voir Lévitique 16, 30) lequel signifie purification et guérison.

La fête de Souccot nous offre l’opportunité d’empreindre nos vies de beauté, profondeur et sens véritables

En revanche, à Souccot, plutôt que d’élever notre corps au niveau de notre âme, nous réinvitons notre âme et notre esprit nouvellement purifiés et raffinés au sein de notre corps. C’est le moment de nous interroger : « Maintenant que j’ai traversé les dix jours de repentance, comment puis-je traduire mes nouvelles aspirations et bonnes résolutions dans ma vie de tous les jours ? Comment puis-je m’assurer que mon existence  quotidienne reflète mes convictions les plus intimes ? » La réponse à ces questions se trouve dans la Soucca.

En effet, la Soucca est un environnement dans lequel chaque activité que nous faisons – que ce soit boire ou manger, dormir ou discuter – devient élevée et sanctifiée car elle est accomplie dans le contexte d’une mitsva, un commandement divin. La mitsva de vivre dans la Soucca nous offre l’opportunité de constater ce à quoi notre vie ressemblerait si tout ce que nous faisions était empreint de profondeur, de beauté et de sens.

La Torah nous enseigne que pour être véritablement saint, nous ne devons pas nous divorcer du monde physique pour entrer exclusivement en communion avec notre âme. Bien au contraire, nous devons embrasser le monde dans toute sa splendeur, puis le remplir avec la majesté de notre étincelle divine unique en son genre.

Ce Souccot, prenons le temps de nous souvenir du haut niveau spirituel que nous avons atteint à Yom Kippour puis efforçons-nous de trouver de nombreux moyens de canaliser ces moments d’exaltation dans nos vies de tous les jours et de sublimer jusqu’aux détails les plus infimes de notre existence.

Rabbin Moché Gersht

Souccot ou comment découvrir le but de sa vie

(Source : Aish.fr)

Le Rav Lazar dénonce le soutien de la Russie à la résolution de l’Unesco

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Le grand rabbin de Russie BerelLazar a vivement critiqué la décision du comité exécutif de l’Unesco qui a voté la semaine dernière en faveur d’une résolution niant le lien pourtant indéfectible entre le peuple juif et le Mont du Temple

Réagissant pour les médias, le Rav Lazar aurait déclaré : « La décision récente de l’Unesco sur Jérusalem est une insulte aux sentiments de tous les Juifs croyants et elle sape complètement, à nos yeux, l’autorité de cette organisation ».

Rappelons que ce document a été approuvé par la majorité des délégués dont ceux de Russie, de Chine, d’Algérie, du Bangladesh, du Maroc, d’Oman, du Liban, du Qatar et de l’Iran.

Le Rav Lazar a ajouté : « Je suis choqué par le vote de la délégation russe à l’Unesco. Il est étrange que la Russie, qui attache beaucoup d’importance à la préservation du patrimoine historique et qui a jusqu’à présent toujours lutté contre toute falsification de l’histoire, ait soutenu cette fois une telle contrefaçon ».

Il a ensuite précisé que « les livres saints communs aux Juifs et aux Chrétiens prouvaient que Jérusalem était sacrée pour les Juifs ».

Le Rav Lazar a ensuite déclaré : « Même si les fonctionnaires de l’Unesco ne reconnaissent pas l’autorité des livres saints, ils devraient au moins vérifier les résultats des fouilles archéologiques dans cette ville. Ils indiquent que Jérusalem était un centre spirituel incontestable pour les Juifs et le centre de notre tradition depuis des siècles ».

Et de souligner que c’était grâce à l’Etat d’Israël que toutes les religions et leurs lieux saints étaient à l’heure actuelle respectés et préservés à Jérusalem.

Claire Dana-Picard

Le Rav Lazar dénonce le soutien de la Russie à la résolution de l’Unesco

(Source : Chiourim.com)

L’unité : Souccoth et Jérusalem – Par Pierre Caïn Pour Info’SION

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En hommage au docteur Moshé Pierre Caïn zal, qui nous a quitté au cours de cette année 2016  

Pas de peuple sans joie . Pas de joie sans unité.

                              L’unité : Souccoth et Jérusalem

** La fête de Soukot est la troisième des fêtes de pélerinage après Pessa’h et Chavouot et en est leur aboutissement, En effet, 1a fête de  Souccoth est appelée par la Torah ‘Hag Haassif, la fête de l’engrangement (Chemot 23,16). Selon un enseignement Hassidique, c’est le temps du rassemblement de toutes les forces, celles accumulées entre Pessah et Souccoth, afin de pouvoir affronter le temps de l’hiver,  ‘la saison froide’. De Souccoth à Pessah, il n y a aucune fête pendant près de six  mois, selon la Torah.  [C’est « l’histoire » qui nous a occasionné 1es fêtes de Hanoukah et Pourim  fixées tardivement par les Sages, et  à l’époque contemporaine,  Yom Haatsmaouth (la fête de l’Indépendance de l’Etat d’Israël) et  Yom Yerushalaïm, la fête de la Libération et de la Réunification de Jérusalem]  . Ce rassemblement et cette concentration  des forces de Emouna, foi, ardeur et joie dans le service de Dieu sont représentés par la Souccah (1)  La fête de Souccoth  s’appelle dans la Tora ‘le temps de notre joie’, « une joie sans mélange » (Devarim, Deutéronome XVI 14-15)

Dans une collectivité, il n’est point de joie dans la discorde ou la désunion. La joie véritable est le retour à l’unité du peuple juif.  Pas de peuple  sans joie  . Pas de joie, sans unité.
La fête de l’Unité d’Israël, c’est précisément Souccoth, qui selon la Tradition juive, est placée sous le signe de la « conciliation absolue des différentes catégories de personnes qui ensemble font l’identité du peuple ».(2)

Notion exprimée dans les deux Mitsvoth (commandements ) prescrites pour cette fête :  – vivre sous la souccah    – et la prière des Arba Minim, -quatre espèces du monde végétal – qui, ensemble, forment le bouquet du Loulav, que nous bénissons : l’éthrog – cédrat , le loulav – branche de palmier, la hadass- myrte,  la arava – saule des rivières.

Ces quatre plantes du Loulav  représentent quatre types d’hommes et symbolisent les différentes catégories de personnes qui ensemble font l’identité du peuple ». Dans notre geste liturgique,  nous agitons ces 4 plantes dans toutes les dimensions de l’espace, en  serrant fortement ces éléments,  l’un ( l’éthrog – cédrat) contre les  3 autres . C’est ensemble,  que ces quatre plantes ,  ces quatre plans de l’identité humaine forment le bouquet du rite de la joie. En agitant le Loulav, nous nous réjouissons de notre souveraineté sur toutes les dimensions de l’espace; c’est à ce moment précis de la liturgie, à la fin du travail de l’été, que le monde s’humanise et qu’il faut se réjouir. (3)

Unité de l’être ****                                                   

Chaque  membre , chaque organe peut être l’objet et le véhicule d’un plaisir ou d’une jouissance spécifique – les yeux , le coeur, les lèvres, les mains -, mais la joie n’apparaît que dans l’unité de l’ être , au niveau de l’âme, lorsqu’elle unifie l’être tout entier.

Toutes les mitzvoth que nous faisons durant l’année   ne concernent toujours qu’ une partie de notre être. Nous mettons les Tefilin (phylactères) sur notre  bras ou sur la tête; le Talit (châle de prière) avec les Tzitzit (franges) ne recouvrent qu’une partie du corps; nous étudions avec notre cerveau et notre bouche  et  nous prions avec notre cœur et nos lèvres….  Dans chacune de ces mitzvoth, il y a toujours une partie de nous-même qui « reste à l’extérieur » Mais , à la différence , dans la Soucca nous rentrons entièrement, chaque partie de notre être s’y trouve et participe à la Mitsva. Rien ne reste donc à « l’extérieur » ; tout est investi et participe à la mitsva. L’idée  de cette  mitsva est claire : elle nous aide à retrouver l’unité avec nous –même .

Le grand problème de l’homme est, en effet, qu’il lui est difficile de s’investir entièrement dans le bien. Il y a toujours des obstacles, des obligations qui l’empêchent de  s’engager totalement. Aussi a-t-il le sentiment d’être coupéen plusieurs parties , comme si on être était morcelé en plusieurs vies. Mais dans la souccah, le Juif rassemble toutes les parties de son être et retrouve son identité véritable.  L‘unité réinstaurée à l’intérieur de lui-même débouchera sur un sentiment de bien-être et de joie profonde (4)

Unité du  peuple

******                                                                                                               ********* Mais le retour à l’unité ne s’arrête pas à celui de l’individu. Et ce qui est vrai dans l’expérience de la personne individuelle nous est enseigné ici pour la société et le peuple dans son ensemble Comme si la joie n’était vraiment possible, pour  un peuple, que dans les moments d’unanimité.

Après  s’être « reconstitué » (Rosh Hachanah , Kippour),. et retrouvé lui-même (Soucca) l’individu Juif a le devoir de rechercher  et plus particulièrement en Israël  l’unité de son peuple (Loulav,  Arba Minim-les 4 plantes) )

C’est le sens de la mitsva des Arba Minim, chacune des quatre espèces représentant l’une des parties du peuple juif. Et la réunion de ces quatre espèces dans une seule mitsvah symbolisera le retour à l’unité du peuple juif. De cette manière, nous atteignons le summum de la perfection , (unité de l’individu et unité du peuple ). Toutes les sociétés butent en effet sur ce problème : jusqu’où va la liberté de l’individu ? Qu’est-ce que la raison d’Etat ? Tous les modèles sont proposés . Dans les démocraties modernes, le droit de l’individu met souvent en danger celui de la collectivité; dans les dictatures  le droit de la collectivité étouffe et assassine celui de l’individu . Le point d’équilibre qui permet à l’un et  à l’autre de s’exprimer sans danger  n’est jamais trouvé.  Dans le bouquet du loulav, la Tradition a vu  le signe de l’ unité d’Israël et de la conciliation absolue des différentes catégories de personnes qui ensemble font l’identité du peuple (3bis p.85 )

Cette mitsvah des Arba Minim dans la Souccah symbolise la société parfaite où, précisément, l’individu est entièrement au service de la collectivité. Et en même temps la collectivité redonne à l’individu tout ce dont il a besoin pour son épanouissement. (4)

Cette société idéale n’existe, bien sûr, pas encore mais c’est à elle que nous faisons allusion lorsque dans  la soucca nous  serrons et prenons les quatre plantes Arba Minim dans nos mains.. (4)

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La Torah nous ordonne: «lo tidguodadou: vous ne vous ferez pas d’incision »(Deutéronome -Devarim I4, 1). Car se taillader c’est rompre l’unité de son corps, quelques fois le mettre en morceaux. La racine de ce terme signifie d’ailleurs « une troupe, une bande ». C’est pourquoi les rabbins ont traduit: « Ne vous divisez pas pour former plusieurs troupes ». (Talmud de Babylone, traité Makot 24a, in 4bis )… ) Le corps de la nation doit rester uni. L’image est très forte. Toute division au sein de la société ressemble à un homme qui se tailladerait ». (4bis)

« Respecter son corps, respecter le corps de la nation c’est le signe de l’ élection, et de la marque de la concentration que Moïse rappelle  à son peuple: « Car tu es un peuple saint pour l’Eternel ton Dieu;  et c’est toi qu’il a choisi pour devenir un peuple particulier parmi tous les peuples qui sont sur la face de la terre» (Deutéronome, 14,2 ).  ( 4bis)

Israël ne peut pas appartenir exclusivement à une de ses composantes :

Ni  à ceux qui ont choisi le chemin des nations, négligeant ou renonçant à ce qui nous appartient en propre physiquement et spirituellement, et abandonnant le fardeau d’une responsabilité historique particulière; bref, échangeant leur identité profonde contre une simple nationalité.

Ni à ceux qui sont attachés à la Tora, même vécue et pas seulement étudiée, mais se referment avec frilosité dans une coquille, à l’abri, croient-ils, de l’étranger, de l’autre et de toute « souillure », au lieu de donner à la Tora sa place de cerveau, de coeur ou de sang dans le corps de la nation.

Faisons maintenant un rêve

Imaginons notre Terre d’Israël comme une immense souccah , que nous avons édifiée nous –mêmes . Nous y accueillons chacun des sept jours de fête  un invité (ouchpiz) , un patron céleste dont nous invoquons ce jour-là la bénédiction et  l’assistance. Ces sept personnages , appelés ‘invités supérieurs’ sont dans l’ordre Abraham, Isaac, Jacob, Moïse , Aaron, Joseph et David. Ils sont également appelés les sept bergers , ils incarnent chacun une vertu divine . Ces sept bergers élisent symboliquement résidence  avec nous. Tout se passe comme si, en les accueillant dans notre souccah, nous voulons apprendre à vivre selon leur modèle. Et bien plus que cela: nous voyons en eux des hommes qui continuent à diriger le peuple d’Israël, aujourd’hui encore de manière invisible.(5)

 Imaginons maintenant que dans cette soucca géante qui recouvre tout Eretz Israël , nous nous rencontrions, Juifs d’Israël et d’ailleurs , jeunes et vieux, justes et moins justes, ashkenazes et sepharades, éthiopiens et yéménites, russes et américains, réformés et libéraux, laïcs et ultra-orthodoxes, conservateurs et  rigoristes, ‘sionistes religieux’ et ‘laïcs messianiques’ , isolés ou embrigadés. Ce temps privilégié  de Souccoth sera alors le point de départ de la fraternité renouvelée, de l’abolition des barrières entre moi et mon voisin, entre notre tribu et les autres groupes. Le temps donc de la Rencontre et de l’Unité retrouvée du Am Israel  (le peuple d’Israel), devenu enfin fier d’affirmer son identité, et d’exprimer ses particularités .

Avec une Torah non plus de crainte, d’exclusion, de tremblement et d’obscurantisme, mais  de dynamique et de participation. Lorsque ce temps sera venu, nous atteindrons le summum de la perfection , le point où la liberté de l’individu ne mettra plus en danger le droit de la collectivité . Alors qu’en même temps la collectivité redonnera à l’individu tout ce dont il a besoin pour son épanouissement (6)

       A Jérusalem

La contestation pratiquement universelle face à Jérusalem [avec ses formes différentes d’année en année] est une constante. Mais les nations , comme pour confirmer la vision du quatorzième chapitre du  prophète Zacharie (lu chabat dernier)  [« Et je rassemblerai toutes les nations contre Jérusalem pour la guerre »], nous accepteront dans notre spécificité , nous respecteront et nous aimeront.

Elles viendront toutes nous retrouver dans notre cité de Jérusalem, dont nous maintiendrons en permanence les portes ouvertes pour elles. Ainsi le message de la fête de Souccoth ne sera plus seulement une idée mais deviendra réalité, et un volcan de joie jaillira d’Israël et répandra ses laves de lumière dans l’humanité tout entière (5)

En langage clair, vous les nations, avez votre rythme

et moi Israël, le mien, nous finirons par nous rejoindre,

la Souccah étant la demeure par excellence de la vocation juive surtout quand le peuple  retrouve sa terre. (3) Souccah de la paix, de la solidarité (….) et dans l’alliance toujours renouvelée avec les grandes spiritualités (3)

Mais , ajoute le Midrach, après avoir rencontré l’humanité entière à travers Israël, pendant Souccoth, Dieu réclame un jour de fête pour Israël seul, pour Israël dans sa spécificité propre et, pour Lui, comme Dieu d’Israël en particulier (3bis,p.102)

                                                                  Pierre Caïn  4 octobre 2012  18 tichri 5773

Références des textes cités et adaptés 
(1) Rav Ben Ichai le ptit hebdo n°71  15 Tichri 5763, 21 sept 2002
(2)
Yehouda Léon Askénazi, Manitou,  Ki Mitzion II p.85
(3) Armand  Abecassis Les temps du partage , Albin Michel,T.2 p 65 -66 -70)
(3bis) Yéhouda Léon Askenazi , Ki Mitzion II,
(4)
  Haïm Dynovisz , La Terre d’Israel aimée et convoitée  p.400-401
(4bis) Benjamin Gross, Josy Eisenberg, Le testament de Moïse, Ed. Albin Michel p.287-289)
(5)
 Josy Eisenberg , Adin Steinsalz, Le chandelier d’or, Ed.  Verdier,p.267, 268
(6)
  Haïm Dynovisz,  Souccoth, le ptit hebdo n°71, 15 Tichri 5763 , 21 sept 2002

(Source : Info’SION)

Les voyous et l’obscène résolution de l’Unesco

https://i2.wp.com/www.crif.org/sites/default/fichiers/images/f131212mpff04.jpg__________________________________________________

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Face à l’infamie de la France, mais où sont nos leaders communautaires et notre Grand Rabbin de France ?

La Directrice de l’UNESCO : « Dans la Torah, Jérusalem est la capitale de David, Roi des juifs »

La France s’abstient sur la négation d’Israël

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Déjà en Mai 2016 – Jérusalem : la France amnésique à l’Unesco Pourquoi avoir voté une résolution islamisant les lieux saints ?

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Pour le judaïsme, Jérusalem est la sève puissante de toutes les convergences historiques, religieuses et culturelles du judaïsme.

Par Marc Knobel, Directeur des Etudes au Crif

C’est un conglomérat d’Etats, ils se sont ligués et ont décidé d’un trait de plume et d’un vote particulièrement inique, particulièrement obscène de l’Unesco ce 13 octobre 2016, de nier, de gommer, d’effacer, de vouloir liquider le lien indéfectible qui peut relier depuis 3000 ans le judaïsme au Mont du Temple de Jérusalem.

Dans la Torah, Jérusalem est désignée sous plusieurs noms : Salem (Chalem), Moriah, Jébus (Yevous), Jérusalem (Yerouchalaïm) et Sion (Tsion). Le nom le plus fréquent, Jérusalem, est cité 349 fois dans la Torah et Sion 108 fois. La première occurrence du lieu se trouve dans Genèse ch 14, v18, lorsqu’Abraham rencontre Melchitsedek, roi de Salem. D’après la tradition juive, le « ligotage » d’Isaac (Genèse ch 22, v 1-19) eut également lieu dans le » pays de Moriah », à l’endroit actuel du Mont du Temple. Abraham avait choisi ce lieu car il sentait combien la présence de Dieu y était fortement attachée. Le rêve de Jacob où des anges montent et descendent une échelle qui s’élève jusqu’au ciel se déroule également en ce lieu (Genèse ch 28 v10-22) (1).

Pour le judaïsme, Jérusalem est la sève puissante de toutes les convergences historiques, religieuses et culturelles du judaïsme.

Jérusalem est le centre, l’âme, le cœur, le souffle puissant, le souffle vital, la bénédiction, l’amour, la conscience, l’esprit, la constance. Et, le Mont du Temple en est l’épicentre, l’épicentre spirituel qui anime le peuple et qui est le lien entre toutes les générations passées et futures.

Aucun Etat au monde, aucune force nocive, aucune puissance, aucun tyran, aucun conglomérat, aucune puissance occulte, aucune haine, aucun voyou, ne pourra, ne pourront collectivement couper le lien indéfectible qui relie le peuple Juif en son épicentre. Car, le moindre rappel du nom de Jérusalem anime le peuple Juif du dedans, individuellement et collectivement, comme une symphonie animerait un chef d’orchestre, des musiciens et un public. Comme un don, une bénédiction. La seule évocation du Mont du Temple fait, fera, continuera de donner la chair de poule à tous les Juifs du monde entier, quelque puisse être leur histoire personnelle, leur nationalité, leur foi, leur vie.

Parce que Jérusalem est le NOM.

L’Afrique du sud, l’Algérie, le Bengladesh, le Brésil, la Chine, la République dominicaine, l’Egypte, l’Iran, le Liban, la Malaisie, l’île Maurice, Le Mexique, le Maroc, Le Mozambique, le Nicaragua, le Nigeria, Oman, le Pakistan, le Qatar, la Russie, le Sénégal , le Soudan, le Tchad et le Vietnam sont marqués du fer rouge de la honte.

Ce conglomérat d’Etats, ceux qui se sont ligués pour nier cette évidence et ce trait, ce lien, cet amour, sont et resteront marqués par le sceau de l’ignominie.

Note : 1. Voir à ce sujet l’article de Lamed.fr

Les voyous et l’obscène résolution de l’Unesco, par Marc Knobel

(Source : Desinfos.com)