Quand Google livre sur un plateau la preuve que le peuple palestinien a été inventé dans les années 60

https://i0.wp.com/www.dreuz.info/wp-content/uploads/2017/07/Fifth_Palestinian_National_Congress.jpgTout le monde sait parfaitement que le peuple palestinien n’existe pas, mais beaucoup s’obstinent à faire semblant de l’ignorer par antisémitisme. louyehi _____________________________________________________

A lire aussi : Le grand bluff du nom « Palestine », petit rappel pour les « ignorants de bonne foi

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Dreuz a constamment de nouveaux lecteurs, et une question récente m’a rappelé qu’il n’existe pas beaucoup d’informations honnêtes sur les origines du conflit arabo-israélien, et qui explique les droits des uns et des autres.

Pour cela, il me semble utile de republier un certain nombre d’articles qui couvrent le sujet. En voici le premier d’une série.

Google a un outil de recherche peu connu mais bien utile (Ngram), qui fouille non pas les sites internet mais tous les livres, magazines, journaux, périodiques publiés depuis 1800 jusqu’à nos jours, et il vous dit combien de fois les mots clefs que vous recherchez ont été mentionnés – par année.

Si vous tapez Palestinian people, Palestinian state dans Google Ngram, vous obtenez le graphique suivant, qui vous indique depuis quand le peuple palestinien est mentionné dans les livres : il n’existe rien avant 1960 :

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Si vous comparez avec le peuple français, la différence saute aux yeux :

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En français la recherche « peuple palestinien » faite sur les livres, magazines et journaux imprimés en langue française, renvoie exactement le même résultat : il n’existe aucune trace d’un « peuple palestinien » dans l’histoire – avant 1960.

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Là encore, une recherche sur « peuple français » se passe de commentaire :

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Mais après tout, un peuple a le droit de se constituer, il faut bien un début à tout.

Concernant le peuple palestinien, deux auteurs, Guy Millière et David Horowitz, dans leur livre Comment le peuple palestinien fut inventé*, démontrent que le peuple palestinien est une invention récente, confirmant la recherche Google.

Si la communauté internationale n’était pas devenue folle, elle ne refuserait pas de regarder la vérité en face. Mais voilà, cette vérité bouleverse un certain nombre « d’acquis » géopolitiques :

  • Le premier est que le peuple palestinien n’existant pas avant 1960, la notion de Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes régulièrement invoquée pour justifier la revendication d’un Etat palestinien sur la Palestine ancienne ne s’applique pas.
  • Le second est que ce peuple ne peut revendiquer aucun lien historique – pré-1960 – avec Jérusalem. Ainsi, toutes les résolutions de l’UNESCO attribuant un patrimoine aux Palestiniens sont les travaux de faussaires, et leurs liens avec les lieux saints de Jérusalem ou de Bethléem, des mensonges.
  • Le troisième est que les quelque 5 millions de « réfugiés palestiniens » comptabilisés par l’UNRWA ne sont pas des réfugiés palestiniens. Au mieux, la plupart de leurs aïeuls sont des travailleurs immigrés qui sont venus habiter la région.
  • La quatrième est intéressant car il jette de la lumière sur des questions restées sans réponses :
    • pourquoi, avant la déclaration l’Etat d’Israël de 1948, les Arabes qui vivaient sur place n’ont jamais senti le besoin de se constituer en peuple ou en Etat ?
    • Pire, pourquoi, lorsque la Jordanie a occupé la Judée Samarie pendant les 19 ans de 48 à 67, les Arabes de la région n’ont pas dénoncé l’occupation, et réclamé la création d’un Etat ?
    • Pourquoi l’occupation jordanienne ne leur posait-elle pas problème ? Pourquoi n’a-t-elle fait naître en eux aucune revendication ?

La réponse à ces questions est que les Arabes ne se voyaient pas comme un peuple, encore moins comme un « peuple palestinien ». Cela explique pourquoi ils n’avaient aucune revendication territoriale, et qu’il n’en existait pas dans la première convention de création de l’OLP.

Pour la plupart, les habitants de la région se considéraient comme jordaniens, leur pays d’origine, pays qui venait d’ailleurs d’être créé sur le sol de Palestine. Ils n’avaient aucun problème avec une Jordanie occupant Jérusalem et la Judée : c’était leur pays !

  • La cinquième est que si le besoin de se constituer en peuple n’est pas né, s’il ne s’agit pas d’un peuple au sens étymologique, c’est à dire un « ensemble d’êtres humains formant une communauté structurée, d’origine commune », mais d’un peuple « politique », nous avons là un peuple construit en réaction à Israël. Est-ce un peuple moins légitime ? Pas forcément. Mais ce n’est pas un peuple à qui l’on peut attribuer le moindre passé.

Corollaire

  • Puisque Google nous confirme que le peuple palestinien est inventé vers 1960, c’est de 1960 que date l’origine commune de ce peuple. Avant 1960, l’origine des Arabes de la région est à chercher ailleurs.
  • Les « frontières de 67 » dont certains parlent de l’existence à tort, ne peuvent pas exister avec un Etat et un peuple qui n’existent pas. Pas d’Etat, pas de frontière, c’est une lapalissade.
  • Il apparaît difficile de se constituer en peuple en 1960 et de revendiquer une archéologie, une histoire, et des racines. (Sauf à bénéficier de complicité dans les organismes internationaux comme l’ONU, l’UNESCO, l’UNWRA et l’UE).

Conclusion

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Puisqu’il n’existe pas de peuple palestinien, les chercheurs et historiens ne devraient pas avoir trop de difficulté à tracer la provenance des ces personnes qui se sont, depuis 1960, constituées en peuple.

Combien d’entre elles sont venues des contrées voisines comme travailleurs immigrés pour travailler dans les entreprises créées par les Juifs arrivés massivement d’Europe en Palestine ottomane au début de l’ère industrielle, dans la seconde moitié du 19e siècle ? Combien vivaient déjà sur place ?

Ces deux groupes ont des liens et des droits très différents avec cette partie de la terre de Palestine.

J’ai la chance d’être l’heureux possesseur d’un exemplaire original, daté de 1714, du livre Palestina, de Relandi, un géographe qui a sillonné la région pour en faire le relevé. L’ouvrage d’un peu plus de 1000 pages qui a la taille d’un gros dictionnaire est illustré de nombreuses cartes dépliantes.

J’ai remarqué sur ces cartes et les relevés que parmi toutes les villes, villages, hameaux, lieux recensés par Relandi, un seul porte un nom arabe : al Ramle. Tous les autres sont hébraïques – ils ont été créés par les juifs, qui habitent la région sans discontinuité depuis environ 5 000 ans.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Quand Google livre sur un plateau la preuve que le peuple palestinien a été inventé dans les années 60

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE DU VENDREDI 27 AU CHABBAT 28 TAMOUZ 5777 (du vendredi 21 au samedi 22 juillet 2017)

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RAPPEL :

Lire la paracha Matot en français

Lire la paracha Massé en français

Etude de la paracha hebdomadaire par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

42e paracha Mattote

« Tribus »Bémidbar (Les Nombres) 30, 1 – 32, 41

La sainteté de la parole et sa victoire sur les armes et sur les politiciens

Modia – Commentaires de la Torah – Mattote

43e paracha Massêi

« Etapes »Bamidbar (Les Nombres) 33, 1 – 36, 13

Voici l’itinéraire des enfants d’Israël depuis qu’ils furent sortis du pays d’Egypte, selon leurs légions,
sous la conduite de Moché et de Aharone.
Moché inscrivit leurs départs et leurs stations sur l’ordre de Hachém ; voici donc leurs stations et leurs départs.

Modia – Commentaires de la Torah – Paracha Massé

In english, here : Matot – 42

Masei – 43

(Source : Modia.org)

L’Algérie se débat entre la corruption, la violence, le gaspillage et le vice

https://i1.wp.com/www.dreuz.info/wp-content/uploads/2017/07/hqdefault-1.jpgLes musulmans Algériens haïssent la France et les Français. Ce sont les plus sauvages et les plus arriérés des pays du Maghreb dont nous ne voulons pas chez nous, (mis à part les Harkis qui se sont battus pour nous pendant la guerre d’Algérie, ayant sans doute compris qu’ils perdraient gros en chassant les Français),  mais que l’on incite à venir contre la volonté des Français dont les pieds noirs installés là-bas ont assez souffert des nombreuses exactions musulmanes dans les années 50/60. louyehi _____________________________________________________

Je le sais, nombreux parmi vous vont s’écrier : « Encore l’Algérie ! » D’autres vont écrire : « Ce Gomez, encore un nostalgique de l’Algérie française ! »

Et certains vont être contents car je n’attaque pas de Gaulle !

Eh bien oui ! Encore l’Algérie ! Parce que nous sommes, et nous serons, les premiers concernés.

J’espère que vous êtes suffisamment lucides pour vous rendre compte que des centaines de milliers d’Algériens quittent leur pays pour s’installer chez nous, et ce sera sans aucun doute des millions qui feront la traversée de la Méditerranée dans les années à venir.

Et non, je ne suis pas un nostalgique de l’Algérie Française, tout simplement un nostalgique d’Alger où j’ai vécu ma jeunesse. Tout comme je serais nostalgique de Nice, de Saint-Jean-de-Luz, d’Alicante, etc. si j’y avais vécu mon adolescence.

C’est vrai, je ne suis pas particulièrement heureux de constater dans quel état se trouve ce pays aujourd’hui et, ce qui bien plus grave, quelle sera sa situation dans les années à venir ?

Et ce n’est pas moi qui l’affirme, mais un ancien chef de son gouvernement, Ahmed Benbitour dans El Watan, qui s’interroge avec inquiétude sur la situation de l’Algérie après un demi-siècle d’indépendance.

Il estime que le proche avenir de son pays est plus incertain que jamais.

Il ne s’agit pas de faire peur, mais il demande à ses concitoyens de s’armer de courage avant l’arrivée de la catastrophe et du danger immédiat de la forte probabilité d’une explosion de la rue.

Il estime que la gouvernance actuelle de la nation est approximative, hasardeuse et démagogique et que la population souffre principalement de cinq maux :

  • Absence de morale collective.
  • Violence, qui devient le moyen privilégié des règlements de conflits entre les groupes d’individus et l’État.
  • La corruption généralisée.
  • L’indifférence envers l’intérêt commun et le destin national.
  • Le fatalisme.

Le pays est dirigé par un pouvoir autoritaire et paternaliste qui vit de la rente et de la prédation de cette rente, qui ne cesse de s’amenuiser.

Le pouvoir est faible et inadapté aux ambitions et aux attentes du peuple.

Un état déliquescent où le culte de la personnalité, la corruption, l’ignorance et l’inertie sont généralisés.

L’économie du pays est des plus vulnérables car elle est essentiellement dépendante de l’étranger.

Les recettes de l’exportation ont chuté de 63 milliards de dollars en 2013, à 27 milliards en 2016, perdant ainsi 57% de sa valeur en quatre années.

Le stock de réserves de change sera épuisé dès 2020.

Chaque Algérienne et Algérien doit prendre conscience de l’imminence des dangers dans un futur proche, si la lutte contre la corruption, les passe-droits, le gaspillage, l’absentéisme, le népotisme, l’opportunisme, le laisser-aller, l’incivisme et le manque d’éducation citoyenne ne sont pas combattus.

Il faut que la justice reprenne ses droits et que la malhonnêteté, le vice et la brutalité soient proscrits et combattus.

Je vous livre donc cette analyse objective sur l’avenir de l’Algérie, et comme il y a fort peu de chance qu’elle soit comprise, il faut nous attendre à une arrivée massive d’Algériens lors des prochaines décennies et le risque vital pour la France que (comme le prévoyait de Gaulle) que le seuil des 15%, déjà atteint, soit largement dépassé et porte atteinte à l’essence même de notre identité.

Je serai le premier, et je suis sincère, à ne plus devoir vous « parler » de l’Algérie mais il en sera, hélas je le crains, le cas très souvent dans les prochaines années !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

L’Algérie se débat entre la corruption, la violence, le gaspillage et le vice

Matériel défectueux, soldats épuisés… L’armée française à bout de souffle et en piteux état ! Et ce n’est pas Macron qui va améliorer les choses !

Des soldats français réunis au Fort de Vincennes (Val-de-Marne), le 25 juillet 2016.
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Les spécialistes parlent d’une crise inédite. Après plusieurs jours de crise ouverte avec Emmanuel Macron, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a finalement présenté sa démission, mercredi 19 juillet. En cause : de nouvelles coupes budgétaires – à hauteur de 850 millions d’euros – demandées à la Défense par le président de la République et le gouvernement. « Je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain », justifie-t-il.

En quoi ces nouvelles économies dans l’armée ne seraient-elles « pas tenables », comme l’estime le général de Villiers ? Quelles conséquences auraient-elles sur la vie des soldats ? Franceinfo a posé la question à plusieurs sources au sein de la grande muette. Matériel vieilli, usé, dépassé, troupes fatiguées, épuisées… Toutes décrivent un quotidien déjà bien difficile, et une armée qui ne fait plus rêver grand monde.

« LE 14-JUILLET, C’EST L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT »

Les mesures demandées devraient en premier lieu concerner les programmes d’équipement. Leurs insuffisances et leurs défaillances sont pourtant bien identifiées par l’armée. Tous les militaires interrogés par franceinfo dans le cadre de cette enquête ont des exemples pour les illustrer. D’abord, nombre de véhicules de l’armée – que ce soit des bateaux, des engins terrestres ou aériens – sont hors d’usage, indisponibles car en attente de réparation.

« Le taux de renouvellement des équipements militaires n’est pas suffisant pour empêcher son vieillissement, affirme un officier qui travaille au ministère des Armées. C’est inéluctable : si on ne renouvelle pas régulièrement les bateaux, les véhicules ou les avions, mécaniquement le parc vieillit, les pannes s’accumulent et l’entretien devient de plus en plus lourd pour le personnel. »

Plusieurs sources au ministère de la Défense estiment à 50% maximum le taux de matériel disponible, le reste étant à la maintenance. Cette situation s’est dégradée très vite : d’après ces mêmes sources, il y a six ans, le taux de disponibilité affiché était plutôt de 80%.

Quand j’ai commencé, on travaillait sur des frégates qui étaient prévues pour être en service pendant 25 ans. Aujourd’hui, c’est la moyenne d’âge de la flotte. De nombreuses frégates sont à plus de 30 ans, pas loin de 40 pour certaines…

Un officier

Sur les 14 avions de transport militaire Hercules C-130, moins de la moitié est aujourd’hui en état de voler. Un problème déjà pointé dans un article de La Tribune en 2015. « L’armée de l’air est obligée de pratiquer la cannibalisation », explique Serge Grouard, ancien député Les Républicains. Ce bon connaisseur des questions de défense évoque ainsi des bateaux rouillés au point de devoir rester à quai, ou des avions Transall de transport de troupes vieux d’une cinquantaine d’années.

Vous avez par exemple dix appareils sur une base aérienne : la moitié vole… et l’autre sert à fournir des pièces de rechange. On en est réduit à cela.
Serge Grouard, spécialiste des questions de défense

Autre exemple cité par un officier : au Mali, les forces armées circulent à bord de VAB (« véhicules de l’avant blindés ») qui peuvent avoir plus de 30 ans, et ne sont pas climatisés. La dégradation du matériel s’accélère aussi en raison du lieu des opérations, « en milieu abrasif », explique un ancien militaire : « L’usure du matériel, qui était quatre fois supérieure en Afghanistan par rapport à une utilisation équivalente en Europe, est dix fois supérieure en bande sahélo-saharienne. »

« Actuellement, on a des véhicules qui ont entre 30 et 35 ans d’utilisation. Quand les prochains arriveront, on aura 40 voire 45 ans d’utilisation. Ça devient problématique, témoigne un autre militaire, sous-officier et cadre dans l’armée de terre. Je suis de la nouvelle génération, j’ai huit ans de service. Il faut savoir que mon grand-père travaillait sur le même véhicule il y a trente ans. »

Le défilé du 14-Juillet, avec des équipements magnifiques, c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est comme « Tintin au pays des Soviets » : on voit le décor mais pas l’arrière, qui est très dégradé.
Serge Grouard, spécialiste des questions de défense

« Si l’armée défilait le 14-Juillet avec le matériel utilisé au quotidien, les gens seraient effarés, poursuit l’ancien député. On ne mesure pas l’état de dégradation dans lequel se trouve notre armée. »

« LE PLUS GRAND PLAN SOCIAL DE L’ADMINISTRATION FRANÇAISE »

Outre le vieillissement et l’usure de leur matériel, les militaires subissent aussi de plein fouet la baisse des effectifs. La décrue a commencé avec la RGPP, la révision générale des politiques publiques lancée par Nicolas Sarkozy, qui visait à ne pas remplacer, en moyenne, un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. En dix ans, l’armée a perdu pas moins de 65 000 postes, pointe un ancien militaire spécialiste des questions financières : « C’est le plus grand plan social de l’administration française. »

Quel autre ministère aurait accepté de se suicider comme on l’a fait ?
Un haut gradé

Manque d’effectifs, manque de matériel adéquat… Au ministère, certains hauts gradés à redouter à présent des « ruptures capacitaires » : « Il y a un moment où sur des théâtres d’opération, des pans de la mission ne pourront pas être remplis. »

« C’est comme au bac : on peut faire l’impasse sur un sujet, pas sur dix, résume un officier. Aujourd’hui, en terme de capacité humaine et matérielle, on n’a plus de réserves stratégiques [c’est-à-dire des moyens supplémentaires pour appuyer les forces engagées en cas de besoin]. Ces réserves sont pourtant l’assurance qu’on pourra mener la mission à terme en cas d’imprévu – et l’imprévu est une constante de la guerre, car il ne faut pas compter sur l’adversaire pour qu’il agisse comme nous le voudrions… »

« ROGNER SUR LES ENTRAÎNEMENTS, ÇA NE SE VOIT PAS MAIS C’EST DANGEREUX »

L’autre conséquence de ce manque de moyens, c’est l’impact direct sur l’entraînement des troupes. Un membre des forces spéciales confie ainsi à franceinfo que même dans son service, d’ordinaire préservé des coupes budgétaires, on fait davantage attention aux dépenses, notamment en matière d’entraînement. « On nous dit ‘attention, est-ce que cette dépense est vraiment nécessaire ?’… L’entraînement est pourtant capital avant d’aller sur un théâtre d’opération. » Pendant deux ans, son service n’a par exemple pas pu s’entraîner avec des hélicoptères, le temps que ceux-ci soient commandés et arrivent dans le service.

Concernant les munitions, les stocks seraient dimensionnés au plus juste. Or, relève l’ancien député Serge Grouard, si les simulateurs permettent des formations à moindre coût, « rien ne remplace les conditions de tir en réel ». « Dans des situations de guerre, il faut que les actes réflexes se fassent quasi automatiquement, c’est souvent la condition pour ne pas mourir et gagner. C’est toute la logique des entraînements. Si on rogne là-dessus, ça ne se voit pas, mais c’est dangereux. »

Il n’y a même pas de quoi actuellement faire tirer une roquette par an et par tireur dans l’armée de terre…
Une source au ministère des Armées

Plusieurs des sources interrogées par franceinfo pointent aussi le rôle de l’opération Sentinelle, déclenchée après les attentats de janvier 2015. « Traditionnellement, les soldats alternent des phases d’entraînement, de déploiement et de repos. Cela permet de maintenir des gens en forme et bien entraînés », explique un officier du ministère.

Depuis trois ans, l’opération Sentinelle a tout désorganisé. Elle ne permet plus ce cadencement régulier. Pendant que les soldats sont sur Sentinelle, ils ne s’entraînent pas du tout à ce qu’ils devraient faire.
Un officier

Et ce même officier de citer l’exemple de sous-mariniers nucléaires affectés à l’opération Sentinelle, ou de marins occupés à monter la garde devant le tout nouveau ministère dans le sud de Paris, plutôt qu’à être mobilisés sur des opérations ou à s’entraîner : « Quel gâchis ! »

« IL EST DE PLUS EN PLUS FRÉQUENT QUE LES PERMISSIONS SOIENT REFUSÉES »

Si les moyens se sont dégradés, les missions de l’armée, elles, n’ont pas été réduites, bien au contraire.

Conséquence : les conditions de travail sont devenues de plus en plus difficiles. Un haut gradé explique ainsi qu’il fait souvent des semaines de 60 à 70 heures. Quand il a pris son poste il y a quatre ans, il a remplacé deux personnes… Les sous-mariniers, d’ordinaire basés à Brest ou à Toulon, doivent consacrer des jours à l’opération Sentinelle tout en effectuant leurs « jours de mer », rendant l’éloignement avec leurs familles encore plus conséquent.

Les conditions d’hébergement sont, elles aussi, difficiles, l’armée ayant vendu nombre de logements dont elle disposait à Paris. Et le parc restant est dans un état « vétuste, pratiquement insalubre », assure Serge Grouard. Alors que la Défense et la gendarmerie (dont le budget est rattaché à celui de l’Intérieur) consacrent 100 millions d’euros par an à la rénovation de leur parc, l’ancien député estime que le double ou le triple serait nécessaire pendant une dizaine d’années. Il cite par exemple la cité Delpal, à Versailles, où est notamment logé le GIGN : quand il l’a visité en 2015, comme le rapporte Le Figaro (article payant), les familles ne pouvaient pas sortir sur les balcons car ils menaçaient de s’effondrer !

Il n’est plus rare non plus que les militaires ne puissent pas prendre leurs jours de permission, l’équivalent des jours de congés des salariés (même si à la grande différence des salariés, un militaire peut être rappelé même lorsqu’il est en permission). En théorie, ils en ont 45 par an, explique Dominique de Lorgeril, co-président de l’APNM-Marine, l’Association professionnelle nationale de militaires pour la Marine nationale, une organisation professionnelle. « Mais avec l’évolution et l’intensification des conflits, il est de plus en plus fréquent que nous soyons rappelés sans préavis, même étant en permission, ou que les jours de permission nous soient refusés, explique le représentant. Or nous ne pouvons pas mettre ces jours sur l’équivalent d’un CET, ou les monétiser, ils sont tout simplement perdus. »

« NOUS SOMMES LES LAISSÉS-POUR-COMPTE DEPUIS 40 ANS »

Avec toutes ces contraintes, le recrutement de l’armée devient problématique. « Il y a cinq ans, on avait plusieurs candidats par poste, explique Dominique de Lorgeril. Aujourd’hui, c’est parfois difficile de trouver des candidats. Vous partez jusqu’à 150 à 200 jours dans l’année, vous logez dans des conditions vétustes, vous êtes généralement sous contrat pendant 10 à 15 ans, pour une solde pas très élevée. Sans compter qu’en opérations extérieures ou en mer, vous n’avez pas accès aux réseaux sociaux… »

C’est très difficile d’attirer un jeune dans ces conditions. Il faudrait faire un effort important d’amélioration de la condition militaire.
Dominique de Lorgeril, co-président de l’APNM-Marine

Toutes les personnes que nous avons interrogées soutiennent en tout cas les prises de position du général Pierre de Villiers. Et dénoncent le « mépris » et l’ »humiliation » dont feraient preuve les politiques vis-à-vis de l’armée. Depuis une trentaine d’années, les lois de programmation militaire, censées définir le budget de l’armée sur plusieurs années, n’ont jamais été respectées dans leur intégralité. De quoi affaiblir sérieusement la confiance des militaires dans la parole politique.

« Nous avons été depuis 40 ans les laissés-pour-compte et les oubliés, parce qu’on ne peut pas parler ni manifester, estime une source au ministère. Quand un arbitrage budgétaire est rendu à Matignon, le politique préfère donner à un ministère dans lequel les chemins de fer ou les hôpitaux peuvent être bloqués. » « Dans les années 1960, le budget de la défense représentait 4% du PIB, rappelle Serge Grouard. Il est tombé à 3% dans les années 1980, et aujourd’hui on est à moins de 1,5%. On a perdu notre place de première puissance militaire d’Europe. Si on continue, on sera une armée de seconde division. »

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Source : Francetvinfo.fr

Matériel défectueux, soldats épuisés… L’armée française à bout de souffle

Max Gallo : une grande voix de notre mémoire s’en est allée

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Max Gallo entretenait en lui comme dans ses livres la flamme d’une certaine idée de la France.

Gallo. Un nom si français, si gaulois, en dépit des ascendances piémontaises du meilleur historien-conteur de France, après le regretté Alain Decaux (sans oublier Marcel Jullian ou André Castelot) qu’il est désormais parti rejoindre dans les profondeurs mystérieuses de l’éternité. Cet autodidacte, titulaire d’un CAP de mécanicien-ajusteur qui finira par décrocher l’agrégation d’histoire et obtenir, ensuite, son doctorat aura eu une vie des plus remplies, des ors de la République (il sera furtif secrétaire d’État sous la mitterrandie, de 1983 à 1984) à la coupole de l’Académie française (où il sera élu en 2007 au fauteuil de Jean-François Revel) après avoir passé dix ans comme député au Parlement européen (de 1984 à 1994), de son adhésion au Parti socialiste à la présidence du Mouvement des citoyens cofondé en 1994 avec son ami Jean-Pierre Chevènement.

Mais surtout, à l’instar du général de Gaulle pour lequel il ne cachait pas son admiration (comme à l’endroit de Bonaparte), Max Gallo entretenait en lui comme dans ses livres la flamme d’une certaine idée de la France. Certes, il ne fut pas cet historien rigoureux, soucieux du plus obscur détail et obsédé d’interminables notes de bas de page. En cela, il aurait fait rougir de colère tout mandarin que notre sorbonnarde et vaniteuse université recèle inépuisablement en son sein. En revanche, nulle erreur historique, mais histoire librement narrée, au contraire d’un Alexandre Dumas tout aussi prolixe mais violant l’Histoire – toujours, heureusement, pour le plus grand plaisir du lecteur – en toute liberté.

Gallo, c’est ensuite un style. Sobre, enlevé, alerte, vif. C’est également un genre qu’un éditeur bien inspiré baptisa, un jour, le « Gallo-roman ». Ses suites romanesques, telles que Les Chrétiens, La Croix de l’Occident ou Les Romains, emportent le lecteur à bride abattue, loin vers les sommets d’une histoire que le mercantilisme consumériste a tôt fait de faire oublier à ses contemporains. Ce biographe de De Gaulle et de Napoléon était foncièrement habité par ses personnages illustres (et parfois anonymes), s’incarnant dans leurs vies reconstituées, s’appropriant leur existence tout en leur prêtant les traits intimes de sa propre vie.

De mesquins esprits l’ont soupçonné d’avoir recouru à des nègres. Accusation de vile police par une République des Lettres ne lui pardonnant pas son tropisme patriotique, sinon nationaliste, beau terme que la pensée unique s’échine, depuis un demi-siècle, à réduire ad hitlerum ou à rabattre ad lepenum. Il faut, d’urgence, relire son Fier d’être français, diatribe laudative, ardente déclaration d’amour à son pays, la France. Fustigeant « les élites […] devenues les pédagogues du renoncement national », il estimait, à bon droit, que « le remède aux maux de la nation, c’est l’amour de la nation, c’est la fierté rendue au mot France ».

L’on n’oubliera pas de mentionner sa propre vision de l’Histoire de France, consignée dans un bel écrin joliment intitulé L’Âme de la France qui est, incontestablement, à ce républicain de gauche ce que L’Histoire de France fut, en son temps, au royaliste Jacques Bainville, académicien comme lui. Ni sectaire, ni xénophobe, Gallo reconnaissait que les malheurs de la France résidaient, bien souvent, dans sa propension fâcheuse à se tourner vers le « parti de l’étranger » : « Telle est la France : quand elle n’est pas unie, elle s’entre-dévore, elle en appelle à l’étranger. » Hier aux huguenots hollandais ou aux catholiques espagnols, aujourd’hui aux européo-mondialistes de Berlin et Bruxelles. Sic transit gloria Franciae

Assurément, avec la mort de Max Gallo, c’est une grande voix de notre mémoire nationale qui s’en est allée. Nous avons les idoles (de préférence « panthéonisables ») conformes à nos médiocres temps. Lui aimait à citer Simone… Weil : « Il y a une certaine partie de l’âme, en chacun, et certaines manières de penser et d’agir circulant des uns aux autres qui ne peuvent exister que dans le milieu national et disparaissent quand le pays est détruit. »

(Source : BOULEVARD VOLTAIRE)

Eudes Baufreton : « Du 1er janvier au 24 juillet, le Français travaille pour l’État… »

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Avant même les Jeux olympiques, la France a déjà gagné une médaille d’or : celle des dépenses publiques.

Eudes Beaufreton célèbre le 24 juillet, date de la libération fiscale : ce que gagne le Français est enfin pour lui !

On parle, depuis quelques jours, des Jeux olympiques à Paris. Emmanuel Macron a annoncé un milliard d’euros d’argent de l’État pour financer ces Jeux olympiques. La France semble avoir déjà gagné une médaille d’or que Contribuables associés lui a remise. De laquelle s’agit-il ?

Celle de la dépense publique.

On sait bien que dépenser de l’argent plus qu’on en gagne est un sport national en France.
Le taux de dépense publique est aujourd’hui de 56 % du PIB. Cela veut dire que les Français travaillent 205 jours par an pour l’État, c’est-à-dire jusqu’au 24 juillet.

On rit jaune quand on découvre cela, mais on est effectivement déjà les champions du monde dans ce domaine.

Vous parlez de la date du 24 juillet. Qu’est-ce que signifie, exactement, cette date pour le contribuable français ?

Nous avons simplement transformé en nombre de jours le poids de la dépense publique.
En réalité, chaque Français travaille du 1er janvier jusqu’au 24 juillet pour l’État.
Tout ce qu’il a gagné est englouti par l’État jusqu’à cette date puis, à partir du 25 juillet, ce qu’il gagne est enfin pour lui.
Cela permet de mettre en perspective le poids des dépenses publiques.
Les gens ne comprennent pas bien qu’il y a d’un côté des impôts et de l’autre des dépenses.
La réalité est que les impôts correspondent au poids des dépenses. Plus il y a de dépenses et plus il y a d’impôts.
Cela permet de se rendre compte de ce qui se passe dans d’autres pays. C’est beaucoup ou pas ?
Comme vous l’aviez dit, nous sommes champions de la dépense publique. Nous dépensons plus que les autres pays. Les autres pays dépensent moins que la France.

La France est désormais championne du monde des pays de l’OCDE. Est-ce que les différences avec les autres pays sont énormes, ou tout le monde se suit ?

Il y a de vraies différences.
Si je prends le cas de l’Irlande, elle est libérée à partir du 11 avril. Cela veut dire qu’à partir du 12 avril, l’argent gagné par les Irlandais leur appartient et ils le réinjectent dans l’économie.
Je rappelle que trop d’argent public signifie trop d’impôt, et trop d’impôt signifie moins de pouvoir d’achat. C’est une question de liberté individuelle que de disposer de votre argent.
Pour l’Irlande, c’est le 11 avril, mais pour les États-Unis, il s’agit de 38 % de PIB : cela correspond au 19 mai. Pour le Japon, c’est le 22 mai ; le Royaume-Uni, le 2 juin ; le Portugal, le 9 juin ; l’Italie, le 28 juin. Dans les pays nordiques, qui dépensent généralement plus par habitant, la Finlande, par exemple, c’est le 20 juillet.
C’est donc dire que la France est réellement la pire en termes de dépenses. Pour autant, la situation n’y est pas meilleure.
On ne meurt pas plus dans les hôpitaux en Finlande, en Irlande ou en France.
C’est bien cela, la réalité.

Comment ces pays arrivent-ils à libérer fiscalement les habitants plus tôt et quelles sont les réformes faites ? Est-ce possible en France alors que nous avons parfois l’impression d’une marche forcée de la dépense publique ? Est-ce qu’elle peut être enrayée ?

Il faut mener des réformes structurelles.
Tout le monde sait qu’il faut les mener, y compris dans le gouvernement actuel.
La vraie question est de savoir qui aura le courage de les faire.
Je ne suis pas bien sûr, en voyant les premières annonces de ce gouvernement, qu’ils partent dans la bonne direction.
J’entends qu’il va y avoir des mesures, mais il me semble qu’il s’agit plus de réformettes.
Les vraies réformes de fond restent à faire.
La France est, par exemple, championne du monde du mille-feuille administratif, avec strate sur strate. Dit autrement, les communes, les communautés de communes, les départements, les régions, etc. – j’en passe et des meilleurs. La réforme des collectivités territoriales est nécessaire.
Chacun dépense un peu plus, mais l’addition fait qu’on est les champions quand même.
Il y a aussi la réforme du statut de la fonction publique. Quand on compare avec l’Allemagne, on a 1,6 million de fonctionnaires de plus. Encore une fois, on ne meurt pas plus dans les hôpitaux en Allemagne qu’en France.
Cela montre qu’on a un réel problème avec le poids de notre fonction publique.
S’agissant de la réforme du travail, le gouvernement semble vouloir s’y attaquer.
Néanmoins, ce n’est qu’un départ.
Une entreprise n’embauche pas aujourd’hui parce qu’il y a un frein à la sortie, pas un frein à l’embauche.
On voit que tout cela pèse et sclérose le pays. Il faut se libérer de cela.
Cela ne veut pas dire du libéralisme à tout prix. Mais il faut être pragmatique, faire sauter les verrous là où ils sont et enfin nous rendre à nouveau compétitifs.
La France fait partie d’un écosystème. Il y a d’autres pays autour de nous. Il y a notamment les pays européens qui sont plus compétitifs en matière de main-d’œuvre. Nous n’arriverons pas à régler le problème de l’emploi en France si nous ne sommes pas compétitifs à nouveau.
Le seul moyen d’être compétitifs est de réduire les dépenses en commençant par les gaspillages d’argent public.

(Source : BOULEVARD VOLTAIRE )

Selon des chercheurs israéliens, les méduses « crachent leur venin 100 fois plus vite qu’une balle de fusil »

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Des chercheurs du Technion (Haïfa) viennent d’identifier les mécanismes mis en jeu par la méduse pour piquer, et leurs découvertes ont vraiment de quoi étonner. Pourtant, sans un système aussi sophistiqué de défense, ces animaux, dépourvus d’yeux, d’oreilles et même de cerveau, n’auraient jamais pu survivre pendant 600 millions d’années pratiquement sans évoluer. Depuis quelque temps, leur nombre ne cesse d’augmenter, ce qui rend toute rencontre avec des nageurs de plus en plus probable… au grand dam des amoureux des bains de mer.

« La méduse attaque sa proie ou son ennemi en injectant une substance toxique au moyen de milliers de seringues microscopiques situées sur chacun de ses tentacules », explique le professeur Uri Shavit de la Faculté de génie civil et environnemental. « La seringue est placée à l’intérieur de cellules urticantes et est enveloppée dans une capsule sphérique d’environ 10 microns de diamètre. En réponse aux changements chimiques dans l’environnement ou à un contact physique, la pression augmente à l’intérieur de la capsule et l’aiguille est éjectée à une vitesse de plus de 50 000 000 mètres par seconde – soit cent fois la vitesse d’une balle de fusil ». Impossible donc d’échapper à ces flèches empoisonnées.

Il faut de la chaleur pour inactiver les venins des animaux marins

De nombreux chercheurs étudient le mécanisme de tir de l’aiguille, qui la fait passer d’une position pliée dans sa capsule à sa pleine longueur. « L’explication classique est que l’aiguille déployée injecte la substance toxique via la création d’une force mécanique appelée potentiel osmotique », précisent les auteurs de ce travail. « La pression déployée sur l’aiguille libère un liquide agissant comme une pompe, poussant l’eau vers le haut dans un bâtiment. La pression exercée dans ce processus atteint jusqu’à 150 atmosphères. À titre de comparaison, il s’agit de la pression nécessaire pour pomper de l’eau au sommet d’un bâtiment de 1 500 mètres de hauteur. » Et l’étude publiée récemment dans le Journal of the Royal Society Interface a révélé que la force motrice n’est pas seulement limitée à la capsule. En effet, un puissant mécanisme osmotique se développe à la pointe de l’aiguille. Il a été déchiffré par les professeurs Shavit et Gilad Yossifon de la Faculté de génie mécanique du Technion et par le docteur Tamar Lotan de l’École des sciences de la mer de l’université de Haïfa. Selon eux, « il libère l’aiguille et la tire, comme une locomotive tirant des wagons ».

Tout cela est passionnant, mais le nageur piqué a surtout envie de savoir comment faire pour soulager ses brûlures. La solution a été publiée dans le journal Toxins , l’an dernier, par des chercheurs de l’université de Hawaii (États-Unis). Ils ont analysé les résultats de plus de 2 000 études sur le sujet et leur verdict est sans appel : il faut de la chaleur pour inactiver les venins des animaux marins. Après avoir retiré les filaments restants (éventuellement avec un peu de sable), les spécialistes recommandent de rincer la partie concernée à l’eau chaude (40 à 50 °C). Contrairement à une idée reçue, la glace – si utile pour combattre les douleurs – ne sert à rien contre les venins.

Par agence

Selon des chercheurs israéliens, les méduses « crachent leur venin 100 fois plus vite qu’une balle de fusil »

(Source : JSS News)