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Les dix tribus perdues d’Israël : au Kurdistan et en Éthiopie

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Le mystère des dix tribus perdues d’Israël : au Kurdistan et en Éthiopie

Selon la Bible, les 10 tribus d’Israël furent exilées en Assyrie à Gozan, Kalah, Khabour et dans des villes de Médie (Rois II, 15-17) ainsi qu’à Hara (Chroniques I, 5)

Toutefois, d’autres passages laissent entendre un exil vers l’Occident : ainsi, le prophète Amos (1-9) du VIIIe siècle avant l’ère courante déclare : je ne pardonnerai pas à Tyr « parce qu’ils ont livré une diaspora entière à Édom (l’Occident) sans se souvenir de l’alliance première. »

De la même façon, le prophète Joël (4-4) émet un constat similaire à propos des Philistins, des Tyriens et des Sidoniens qui ont vendu les enfants d’Israël et de Juda aux Ioniens.

Joël devait certainement se référer au siège de Lakhish par les Assyriens subséquent à la prise de Samarie.Pour sa part, le Talmud (Midrash Rabba Shir hashirim) avance que les tribus auraient été exilées en Berbérie et en Samatrie (Septentrion ?).

Des références sur le fleuve mythique du Sambation qui cesserait son débit le jour du Sabbat sont nombreuses (Genesis Rabba 73:6; Sanhedrin 7: 65b, 10:6/29b, Tanhouma – tissa exode 33-11 à 34-35) et sont reprises par Josèphe Flavius (Guerre des Juifs 7-97 à 7-98) et Pline l’ancien (Histoire naturelle 31-24).

“Cette présence juive en Adiabène pourrait être considérée comme une preuve de la présence des tribus exilées par les Assyriens.

Lors du siège de Jérusalem, le tétrarque Hérode Aggripa II tenta de dissuader les Juifs de se révolter contre Rome, soulignant qu’ils ne pouvaient compter sur leurs frères d’Adiabène au-delà de l’Euphrate – soit la région du Kurdistan irakien actuel – car les Parthes ne le permettraient pas (Flavius Josèphe, La guerre des Juifs, Livre II, 16-4).

Cette présence juive en Adiabène pourrait être considérée comme une preuve de la présence des tribus exilées par les Assyriens. Au VIe siècle, Jérôme, traducteur de la Bible en latin, précise dans ses notes sur le livre d’Osée : les dix tribus habitent jusqu’à ce jour dans les cités et les montagnes des Mèdes et vivent sous le régime des Perses (Vulgate, tome 6. p.7 et p. 80).

Les Mèdes sont les ancêtres des Kurdes. Les prophètes bibliques Nahum, Jonas et Daniel sont respectivement enterrés dans les villes du Kurdistan d’Alikush, de Ninive et de Kirkuk.

Il est à souligner que du point de vue de la génétique, les Kurdes sont les plus rapprochés des Juifs au Moyen-Orient. Au IXe siècle, le voyageur Eldad Hadani fascina les communautés juives de son temps en relatant l’existence d’un royaume de descendants de la tribu de Dan qui quitta le royaume d’Israël pour l’Éthiopie (Koush) afin de ne pas prendre part au conflit qui opposait les royaumes de Juda et d’Israël.

Ces Danites auraient été rejoints par les tribus d’Asher, de Zabulon et de Naphtali.

Ce royaume juif se trouverait au-delà du Sambation, fleuve mythique qui arrête de couler le jour du Sabbat.

Eldad Hadani se rendit en Babylonie, en Afrique du Nord et en Espagne. La qualité de son hébreu intrigua alors les linguistes et son discours suscita bien des espérances.

Au XIIe siècle, le voyageur Benjamin de Tudèle visita 190 villes d’Europe, d’Afrique et d’Asie et relata ses péripéties.

Parti de Saragosse, il se rendit jusqu’en Inde et revint en passant par Aden, l’Égypte et la Sicile.

Il prit un intérêt particulier aux communautés juives de son temps et notamment celles qui étaient souveraines comme celles de Taima et de Khaybar, en Arabie, de Nishapur en Perse, ou des Falaschas d’Éthiopie.

Selon lui, les Juifs de Khobar en Arabie de l’Est seraient originaires des tribus de Réuben, de Gad et de Manassé.

Il rapporta également que les Juifs de Perse considéraient qu’ils étaient issus des tribus d’Asher, de Dan, de Naphtali, et de Zebulon.

À la même époque, les récits relatifs à un lointain royaume chrétien nestorien gouverné par le prêtre Jean circulaient en Europe et les commentateurs chrétiens l’associaient volontairement aux dix tribus d’Israël.

Toutefois, le voyageur italien R. Obadiah ben Abraham of Bertinoro (XVe siècle), fit un pèlerinage à Jérusalem et rapporta avoir entendu dire que les descendants de la tribu de Dan avaient été en état de guerre constant avec le prêtre Jean.

En 1532, David Haréouvéni affirma provenir d’un royaume juif du Habor. Il désirait convaincre les pays chrétiens de s’allier à ce royaume pour libérer la Terre sainte.

Il fut reçu par le pape qui lui donna des lettres de recommandation pour le roi du Portugal et le roi d’Abyssinie (Éthiopie). Il était accompagné d’un prétendu messie Salomon Molcho (1500-1532) et se présentait comme émissaire du roi Joseph qui régnait sur les tribus de Réuben, Gad et Manassé. Un siècle plus tard, un autre prétendu messie Shabbetaï Tzvi se présenta comme le chef des dix tribus perdues.

Il alluma l’imagination des Juifs de son temps, car beaucoup crurent à la rédemption messianique toute proche.

Ces voyageurs et narrateurs éveillèrent l’intérêt pour les dix tribus perdues d’Israël dans le monde juif et notamment en Éthiopie. En 1528, le cabaliste jérusalémite R. Abraham ben Eliezer ha-Levi décrivit les Juifs d’Éthiopie comme les descendants des tribus de Dan et de Gad, soulignant que leur judaïsme est prétalmudique.

Les Falasha ou Beta Israel sont des juifs d’Éthiopie des provinces de Gondar et de Tigré. Leur tradition attribue leur ascendance à l’époque du roi Salomon et à la reine de Saba.

Ils se considèrent comme les descendants de la tribu de Dan et ont une bible en langue Ge’ez basée sur la bible hébraïque. Ils respectent le sabbat, les lois alimentaires, maintiennent des rites sacrificiels, dont le sacrifice pascal et ont un clergé dédié.

Depuis 1984, plus de 100 000 d’entre eux ont émigré en Israël.

Beaucoup d’autres communautés de par le monde revendiquent leur appartenance aux dix tribus.

Mais le mythe d’appartenance aux dix tribus d’Israël a également fait bien des adeptes en Europe et en Amérique au XIXe siècle.

Voici d’autres articles sur ce sujet :

À la recherche des dix tribus perdues d’Israël : conversions et identité plurielle

À la recherche des dix tribus perdues d’Israël: les berbères de l’Afrique du Nord

À la recherche des dix tribus perdues d’Israël : les Mizos de Birmanie

À la recherche des dix tribus perdues d’Israël : les Pachtounes d’Afghanistan

HuffingtonPost Quebec

Les dix tribus perdues d’Israël : au Kurdistan et en Éthiopie

(Source : JForum)

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La vie du roi David, second roi d’Israël après Saül

Image associée Le prophète Eli et Samuel enfant

Samuel, dernier juge d’Israël

Après la mort de Josué, le successeur de Moïse à la tête du peuple hébreu, Dieu choisit de nouveaux dirigeants. On les appela juges. Un des juges était Eli, de la tribu de Lévi, qui prenait soin du tabernacle et faisait des sacrifices, à la demande de D.ieu, pour le peuple.

L’Eternel dit au jeune Samuel, fils d’Hannah, lui aussi de la tribu de Lévi  : « Je vais accomplir une chose en Israël, à faire tinter les oreilles de quiconque l’entendra. J’exécuterai à l’égard d’Eli toutes les menaces concernant sa famille, parce qu’il a eu le tort, connaissant la conduite indigne de ses fils, de ne pas les réprimer. » La punition céleste ne tarda pas à frapper la maison d’Eli. Bientôt, les Philistins livrèrent bataille aux Hébreux, et ceux-ci furent mis en déroute. A l’âge de 98 ans, après avoir appris que ses deux fils retors étaient morts, et que l’arche d’alliance avait été emportée par l’ennemi Philistin, Eli tomba de son siège à la renverse et mourut. Il avait gouverné Israël durant 40 ans.

Après la mort d’Eli, Samuel devin Juge en Israël. Et tout Israël reconnut son autorité. Les Philistins transportèrent l’arche sainte à Ashdod, dans le temple de Dagon (l’idole-poisson des Philistins), et la placèrent près de l’idole. Le lendemain matin, les habitants de la ville remarquèrent que Dagon était étendu par terre, devant l’arche de D.ieu ; ils relevèrent l’idole et la remirent en place. Mais le jour suivant, Dagon était de nouveau couché à terre, devant l’arche ; la tête et les mains de l’idole étaient brisées sur le seuil, il n’en restait plus que le tronc. En outre, l’Eternel frappa les habitants d’Ashdod de plaies douloureuses. Alors, ils envoyèrent l’arche à Gath. Mais D.ieu châtia également les habitants de cette ville, qui envoyèrent à leur tour l’arche à Ecron. Dès qu’elle y fut arrivée, les habitants s’écrièrent : « On amène ici l’arche du D.ieu d’Israël pour nous faire périr. » Alors tous les chefs des Philistins s’assemblèrent et dirent : « Il faut renvoyer cette arche en son lieu, afin qu’elle  ne nous fasse pas tous prérir ; car une frayeur mortelle s’est emparée de toute la ville. » Et ils la renvoyèrent en effet, en y ajoutant des présents d’or et d’argent. Elle fut placée dans la ville de Guibhéah.

Après le retour de l’arche sainte, Israël s’attacha de plus en plus à son D.ieu. Samuel lui dit : « Eloignez toutes les idoles du milieu de vous ; dévouez-vous entièrement à D.ieu, ne rendez hommage qu’à lui seul, et il vous délivrera de la main des Philistins. » Les Juifs obéirent. Samuel les réunit à Mitspah, où il adressa des prières à l’Eternel, et offrit des sacrifices. Tous observèrent un jeûne en disant : « Nous avons fauté devant l’Eternel. » Ayant appris que les Juifs étaient réunis à Mitspah, les Philistins vinrent camper près de cette ville. Alors, la crainte s’empara des Juifs. Ils dirent à Samuel : « Implore l’Eternel pour qu’il nous sauve de la main des Philistins ! » Samuel implora l’Eternel et fut exaucé. Au moment où les Philistins se rangeaient en bataille, il survint un violent orage, qui jeta le trouble et l’épouvante parmi eux ; ils furent battus et taillés en pièces par les Juifs. Ceux-ci se mirent à leur poursuite, marchèrent de succès en succès et reprirent toutes les villes dont les Philistins s’étaient emparés. Samuel érigea une pierre près de Mispah, en souvenir de cette victoire que D.ieu lui avait fait remporter. Il appela ce monument Eben Haézer (Pierre du Secours), en disant : « C’est jusqu’ici que D.ieu nous a assistés. »

Samuel resta toute sa vie Juge en Israël. Tous les ans, il faisait un voyage, parcourant Béthel, Guilgal et Mitspah, et rendait justice dans toutes les villes ; puis il revenait à Ramah, car là était sa maison ; c’est là qu’il gouvernait Israël, et c’est aussi là qu’il éleva un autel à l’Eternel. Dans plusieurs endroits, il fonda des écoles dans lesquelles, sous sa direction, des jeunes gens pieux furent élevés dans la crainte de D.ieu. Ces écoles s’appelaient : « Ecoles des Prophètes » ; on y cultivait aussi la musique.

INSTAURATION DE LA ROYAUTE

En 1037 avant l’ère commune, Saül devient le premier roi d’Israël

Quand Samuel fut devenu vieux, il établit ses fils comme Juges. Mais ceux-ci ne marchaient pas sur ses traces ; ils recherchaient le lucre et acceptaient des présents pour fausser la justice. Alors les anciens du peuple vinrent trouver Samuel et lui dirent : « Vois, tu es âgé, et tes fils ne suivent pas tes voies ; donne-nous un roi pour nous gouverner comme en ont tous les peuples. » Cela déplut à Samuel et il adressa une prière à l’Eternel. Mais l’Eternel lui dit : « Cède à la voix de ce peuple, fais ce qu’ils te disent ; ce n’est pas toi qu’ils rejettent, mais c’est moi-même. » Samuel rapporta les paroles de l’Eternel au peuple ; vainement il l’avertit aussi des inconvénients de la royauté ; le peuple répondit : « Non, il nous faut un roi ! Nous voulons être comme les autres peuples ; et notre roi nous jugera et combattra pour nous. »

A cette époque vivait un vaillant homme de la tribu de Benjamin, nommé Qiche. Il avait un fils nommé Saül, jeune et beau, que nul en Israël n’égalait en beauté et qui dépassait de l’épaule tout le reste du peuple. Un jour, les ânesses de son père s’étant égarées, Saül fut envoyé à leur recherche. Il partit avec un serviteur, et parcourut tout le pays  ; il était déjà arrivé jusqu’à Ramah, ville où séjournait Samuel, sans avoir retrouvé les ânesses. Alors Saül dit à son serviteur : « Retournons, je crains que mon père n’ait oublié les ânesses et ne s’inquiète de nous. ‘Mais le serviteur lui répondit : « Ecoute, il y a un homme de D.ieu dans cette ville ; tout ce qu’il annonce se réalise. Allons le voir, peut-être nous renseignera-t-il sur le chemin que nous devons prendre. » Or, l’Eternel avait déjà dit la veille à Samuel : « Demain, à pareille heure je ferai venir chez toi un homme du pays de Benjamin, et tu l’oindras comme chef de mon peuple Israël. » Et lorsque Samuel aperçut Saül, D.ieu lui déclara : « Voici l’homme dont je t’ai parlé ; c’est lui qui régnera sur mon peuple. » Samuel invita Saül à table et lui donna la place d’honneur parmi le convives.

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Le lendemain il prit une fiole d’huile, en fit couler sur la tête de Saûl, puis il embrassa celui-ci en disant : « Par cette onction, l’Eternel te consacre aujourd’hui prince de son héritage ! » A partir de ce jour, Saül fut animé d’un esprit divin. Sur son chemin de retour, il rencontra un choeur de prophètes et il prophétisa au milieu d’eux. Et tous ceux qui le connaissaient de longue date se dirent l’un à l’autre : « Eh quoi ! Saül est-il aussi parmi les prophètes ? » Quand Saül fut rentré chez lui, avec son serviteur, son oncle lui demanda : « Où êtes vous allés ?  » Et il répondit : « Nous sommes allés chez Samuel, pour nous renseigner au sujet des ânesses  » ; mais il ne lui raconta pas ce qu’avait dit Samuel au sujet de sa royauté.

A quelque temps de là, Samuel convoqua le peuple à Mitspah et lui dit : « Rangez vous maintenant par tribu et par familles, le sort désignera celui qui sera votre roi. » Et le sort désigna Saül, fils de Qiche. On l’appela ; il n’était point présent ; car il s’était caché. On courut le chercher, et alors, il apparut debout au milieu du peuple, dépassant tous les autres de l’épaule. Et Samuel dit au peuple : « Voyez-vous celui que D.ieu a choisi ? Il n’a point son pareil dans toute Israël. ». Et tous l’acclamèrent en criant « Vive le roi ! » Mais il advint que ce roi vint à déplaire à l’Eternel et il fut déchu.

En 1017 avant l’ère commune, David, fils de Jessé, oint roi d’Israël en secret par Samuel. Il ne règnera que de nombreuses années plus tard

L’Eternel dit à Samuel : « Jusqu’à quand t’affligeras-tu au sujet de Saül, alors que je l’ai jugé indigne de régner sur Israël ? Remplis ton cornet d’huile et va à Bethléem chez Jessé, car c’est un de ses fils que je me suis choisi pour roi. » Samuel se rendit donc à Bethléem dans la maison de Jessé. A son arrivée, il remarqua d’abord Eliab, l’aîné des fils, qui était de fort belle mine et il se dit en lui-même : « Voici certainement l’oint de l’Eternel. » Mais l’Eternel lui dit : « Ne considère point sa mine, ni sa haute taille. Ce que voit l’homme ne compte pas : l’homme ne voit que l’extérieur, D.ieu regarde le coeur. » Jessé fit passer successivement ses sept fils devant Samuel, mais aucun d’eux ne fut choisi. « Sont-ce là tous tes enfants ? » lui demanda Samuel. « Il reste encore David, le plus jeune« , reprit Jessé. « il est au pâturage avec les brebis. » « Envoie-le chercher, « lui dit Samuel, « car nous ne nous mettrons pas à table qu’il ne soit ici. » On le fit donc venir. Or, David avait le teint vermeil, de beaux yeux et bonne mine. Et D.ieu dit  Samuel : « Va, oins-le, c’est lui que j’ai choisi ! » Et Samuel prit le cornet à huile et il l’oignit au milieu de ses frères ; depuis ce jour-là, l’esprit de D.ieu descendit sur David : celui-ci resta auprès de son père et Saül ne sut rien de son onction.

Résultat de recherche d'images pour "dessins et peintures du roi Saül"Samuel lors de l’onction de David

Un mauvais esprit s’empara de plus en plus de Saül. Depuis que D.ieu l’avait rejeté, son caractère était devenu sombre. Alors ses serviteurs lui dirent : « Ordonne, seigneur, de te chercher un habile joueur de harpe, afin qu’il en joue quand le mauvais esprit t’obsédera, et cela te fera du bien. » Saül approuva cette proposition. L’un des serviteurs prit alors la parole et dit : « Je connais un fils de Jessé de Bethléem, qui sait fort bien jouer la harpe ; c’est un vaillant jeune homme, il est intelligent, d’une belle figure, et D.ieu est avec lui. » Saül manda aussitôt à Jessé de lui envoyer son fils David. Dès que Saül le vit, il le prit en affection et le nomma son écuyer ; depuis, toutes les fois que la tristesse s’emparait de Saül, David prenait sa harpe et en jouait. Saül en éprouvait du soulagement et le mauvais esprit le quittait alors.

Résultat de recherche d'images pour "dessins et peintures du roi Saül"

David vainqueur de Goliath, qui provoque les Hébreux 

Les Philistins rassemblèrent de nouveau leur armée contre Juda ; Saül réunit les hommes d’Israël. Les deux armées établies sur des hauteurs, en face l’une de l’autre,étaient séparées par une vallée. Un jour, du camp des Philistins, sortit un géant nommé Goliath, haut de six coudées et d’une palme. Il portait un casque d’airain sur la tête, une cuirasse d’écailles sur la poitrine et des cuissards d’airain aux jambes. La hampe de sa lance était comme une ensouple*1) de tisserand. Il était précédé d’un écuyer qui portait son bouclier. Ce guerrier s’avança jusqu’au camp des Hébreux et s’écria : « A quoi bon vous ranger en bataille, serviteurs de Saül ? Choisissez parmi vous un homme qui ose se mesurer avec moi. S’il peut me vaincre, nous serons vos esclaves ; mais si moi je suis vainqueur, c’est vous qui nous servirez. » Matin et soir, pendant 40 jours, le Philistin parla ainsi, mais personne n’osait s’avancer pour le combattre. Saül et tout Israël étaient saisis de frayeur.

Image associéeDavid le petit berger

Sur ces entrefaites, David vint au camp des Hébreux pour avoir des nouvelles de ses frères qui y étaient. Il vit Goliath et entendit le défi qu’il portait. Alors, sans hésiter, il se rendit auprès de Saül et lui dit : « Qui est donc ce Philistin pour insulter ainsi l’armée du D.ieu vivant ? Que personne ne perde courage à cause de cet homme ; ton serviteur ira et se mesurera avec lui. » David mit sa confiance en D.ieu et Saül dit à David : « Tu ne peux aller te battre avec ce Philistin, car tu n’es qu’un enfant, tandis que lui est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » Mais David répondit : « Quand je faisais paître les brebis de mon père, il survenait parfois un lion ou un ours, qui emportait une bête du troupeau ; je le poursuivais, je le terrassais et la lui arrachais de la gueule ; quand alors il se jetait sur moi, je le saisissais par la mâchoire et le frappais à mort. L’Eternel, qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera bien de la main de ce Philistin. » – « Va« , dit alors Saül, « et que D.ieu soit avec toi ! » Le roi revêtit David de sa propre armure et lui donna son épée, mais David essaya vainement de marcher sous cet attirail ; l’armure était trop lourde pour lui, il n’y était pas habitué. Il la déposa, prit son bâton et choisit cinq cailloux plats qu’il mit dans sa panetière, prit sa fronde en main et s’avança contre le Philistin.

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Lorsque Goliath aperçut le jeune homme, il le regarda avec dédain et lui cria : « Suis-je un chien que tu viennes à moi avec un bâton ? Approche, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux animaux des champs ! » David lui répondit : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le bouclier, moi, je viens à toi au nom de l’Eternel, que tu as insulté. Aujourd’hui l’Eternel te mettra en mon pouvoir afin que toute la terre sache qu’il y a un D.ieu pour Israël.Et toute cette multitude saura que l’Eternel n’a pas besoin d’épée, ni de lance, pour donner la victoire, car l’Eternel est le maître de la guerre. » Voyant que le Philistin s’avançait contre lui, David courut à sa rencontre, saisit une pierre de sa panetière, la lança avec sa fronde et atteignit Goliath au front. Le géant tomba mort, le visage contre terre. David se précipita alors sur lui, lui prit son épée et il lui trancha la tête. Les Philistins, voyant que leur héros était morts, prirent aussitôt la fuite. Les Hébreux poussèrent alors des cris de joie, se mirent à leur poursuite, en tuèrent un grand nombre et pillèrent le camp ennemi. David déposa les armes de Goliath dans sa tente comme trophée.

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Saül jaloux de la gloire de David

David fit encore plusieurs expéditions par ordre de Saül, et il réussit partout. Par ses succès, il gagna l’estime et les bonnes grâces du peuple et des serviteurs de Saül. Après l’entière défaite des Philistins, lorsque l’armée regagnait ses foyers, les femmes d’Israël virent au-devant du roi Saül en dansant au son des tambourins et des triangles en chantant :

‘ »Saül a tué des milliers, et David des myriades ! »

Saül en fut irrité et dit : « Elles donnent les myriades à David et à moi les milliers : il ne lui manque plus que la royauté ! » A partir de ce jour, Saül vit David d’un mauvais oeil et conçut une violente jalousie contre lui. Le lendemain, le mauvais esprit s’étant emparé de Saül, David vint comme auparavant, jouer de la harpe devant lui. Tout à coup, dans un accès de fureur, Saül lança son javelot contre lui, pensant le clouer à la muraille : mais David put heureusement esquiver le coup. Dès lors, Saül craignit David ; car il voyait que D.ieu le protégeait.

Mikhal, fille de Saül, aimait David. Saül, qui en fut informé, dit : » Je la lui donnerai, afin qu’elle soit un piège pour lui et qu’il tombe sous la main des Philistins. » Il lui fit donc dire par ses serviteurs : » Je te donnerai ma fille Mikhal quand tu m’auras apporté les dépouilles de cent philistins. » Saül comptait que David se ferait tuer dans une rencontre. Cependant, David se mit en campagne avec ses hommes, tua deux cents Philistins, dont il apporta les dépouilles au roi, qui dut alors lui donner pour femme sa fille Mikhal.

Après bien des péripéties, David étant poursuivi partout par Saül, il ne pouvait ni rentrer chez sa femme, ni aller voir ses parents. Dans cette grande détresse, ce n’était qu’en D.ieu qu’il trouvait sa consolation. C’est à lui qu’il adressa sa prière : « Rends-moi justice, Eternel, car j’ai toujours marché dans mon intégrité, et en l’Eternel j’ai mis ma confiance sans broncher.  » (Psaume 26, 1). « Et dans sa sainte résignation, il disait encore : « Mes destinées sont dans ta main ; délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs. » (Psaume 31, 16)

Fuyant devant Saül, David arriva d’abord à Nob, où se trouvait alors le Tabernacle avec le grand prêtre Ahimelec. Celui-ci, qui ne savait rien des discordes entre Saül et David, reçut son hôte avec empressement. David, qui était affamé, demanda au prêtre du pain. Comme il n’y en avait point d’autre que les pains de Proposition pour le Tabernacle, Ahimelec lui en donna. Sans penser à mal, il lui céda aussi, sur sa demande, l’épée de Goliath, qui était conservée dans le Tabernacle. Cependant, l’Iduméen Doëg, principal pasteur des troupeaux de Saül, témoin des bontés du grand prêtre pour David, rapporta à son maître ce qu’il avait vu. Saül crut alors Ahimelec et toute la famille sacerdotale liguée contre lui. Pour se venger, il fit tuer Ahimelec et 84 prêtres avec leurs femmes et leurs enfants. Il saccagea aussi Nob, la ville sacerdotale. Seul un fils d’Ahimélec échappa à ce massacre eet rejoignit David, à qui il raconta tout ce qui s’était passé.

David dut alors s’enfuir hors du territoire d’Israël. Il arriva dans le pays des Philistins, chez Akhiche, roi de Gath. Mais les serviteurs de ce roi le reconnurent, l’emmenèrent devant le roi et dirent : « N’est-ce pas David, le vainqueur de Goliath ? » Alors, pour échapper à la mort, David feignit d’être devenu fou. Il traça des dessins sur les battants de la porte, et laissa sa salive se répandre sur sa barbe. Akhiche dit à ses serviteurs : « N’ai-je pas assez de fous ? Pourquoi m’amenez-vous encore celui-là ? » Et on le fit partir. Pour remercier D.ieu de l’avoir ainsi sauvé, David composa ce sublime psaume 34 :

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Je bénirai l’Eternel en tout temps,
constamment j’aurai ses louanges à la bouche.
Mon âme trouve sa gloire en l’Eternel ;
que les humbles l’entendent et se réjouissent !
Exaltez l’Eternel avec moi, ensemble célébrons son nom.

J’ai cherché l’Eternel, il m’a exaucé ;
il m’a délivré de toutes mes terreurs.
Ceux qui tournent leurs regards vers lui sont rassérénés :
leur visage ne rougit pas de honte.
Voici un malheureux qui implore, et l’Eternel l’entend ;
il le protège contre toutes les souffrances.
Un ange de l’Eternel est posté près de ceux qui le craignent,
et les fait échapper au danger.
Venez, enfants, écoutez-moi :
Je vous enseignerai la crainte de l’Eternel.
Quel est l’homme qui souhaita la vie,
qui aime de longs jours pour goûter le bonheur ?
Préserve ta langue du mal, et tes lèvres de discours perfides ;
Eloigne-toi du mal et fais le bien,
Recherche la paix et la poursuis.

David toujours en fuite

Du pays des Philistins, David se rendit dans la caverne d’Adoulam près de Bethléem, qui devait lui servir de cachette. Là il vit venir à lui plus de 400 hommes qui étaient dans la misère ou qui étaient mécontents du règne de Saül. David devint leur chef. Il fut aussi rejoint par ses parents et par ses frères ; car eux aussi avaient à craindre la vengeance de Saül. Pour mettre ses vieux parents à l’abri, David les conduisit à Moab, pays d’origine de son aïeule Ruth, et dit au roi de ce pays : « Permets que mon père et ma mère aillent demeurer parmi vous, jusqu’à ce que je sache ce que D.ieu décidera de moi. » Le roi accéda à la prière de David et donna l’hospitalité à ses parents.

Malgré sa situation difficile, David rendait service partout où il avait l’occasion de le faire. Ayant appris que les Philistins assiégeaient Keïla, et s’emparaient des moissons, il résolut de marcher avec ses hommes au secours de cette ville. Il attaqua les Philistins et les mit en déroute. Lorsqu’on rapporta à Saül que David était à Keïla, il s’écria : « D.ieu le livre en mes mains, puisqu’il est entré dans ma ville fermée. » Il s’y rendit avec son armée pour le prendre, mais David, à la nouvelle de son approche, se retira parmi les rochers du désert de Ziph. C’est là que son ami Jonathan vint le voir pour l’encourager au nom de l’Eternel. « Ne crains rien, dit-il, mon père ne t’atteindra point« .

David erra ainsi pendant longtemps d’un endroit à l’autre. Un jour qu’il se tenait caché sur les hauteurs d’Enguédi, Saül se mit à sa poursuite avec trois mille hommes. Arrivé près d’une caverne, Saül y entra seul ; mais au fond de cette caverne se trouvait David avec ses gens. Ceux-ci dirent : « Voici le moment ! l’Eternel l’a livré en tes mains ! » David répondit : « Dieu me garde de porter la main sur l’oint de l’Eternel. » Il s’approcha doucement de Saül et, le coeur lui battant, il lui coupa le pan de son manteau. Saül sortit de la caverne sans s’être aperçu de rien.

Mais David le suivit et lui cria : « Mon seigneur le roi« , Saül se retourna. David se prosterna et dit : « Aujourd’hui l’Eternel t’avait livré en mes mains. Vois, mon père, le pan de ton manteau, et reconnais que je ne te veux point de mal, quoique tu cherches à m’ôter la vie. » Alors Saül répondit : « Est-ce bien ta voix, mon fils David ? » Et il ajouta en pleurant : « Tu es plus juste que moi, tu m’as rendu le bien pourle mal. Que Dieu t’en récompense. Or voici : je sais que tu deviendras roi d’Israël : jure-moi donc que tu n’extermineras pas ma postérité après moi. » David le lui jura, et Saül retourna dans sa maison.

Saül oublia bientôt la générosité de David ; il se mit de nouveau à sa poursuite, avec une armée commandée par Avner, et l’attaqua au désert de Ziph. Mais là encore, David eut l’occasion de lui prouver sa grandeur d’âme. Suivi d’Abisaï, il se glissa pendant la nuit dans la tente de Saül ; celui-ci dormait profondément ; à son chevet sa lance était fichée en terre. Avner et ses hommes étaient couchés autour du roi, tous également plongés dans un sommeil profond. Abisaï dit à David : « Dieu livre aujourd’hui ton ennemi en ta main ; permets moi de le clouer à terre de sa lance. » David répondit à Abisaï : « Ne le tue point ! Qui porterait impunément la main sur l’élu de l’Eternel ? Prends seulement la lance qui est à son chevet et le pot à eau, et retirons nous. « 

Quand ils furent sur une hauteur voisine à une certaine distance, David cria : « Avner ! Avner ! tu es digne de mort ! pourquoi ne veilles-tu pas sur le roi, de sorte que le premier venu peut venir l’assassiner ? Regarde où sont la lance du roi et le pot à eau placés à son chevet ? » Saül, ayant reconnu la voix de David, lui dit : »Est-ce ta voix que j’entends, mon fils David ?  » « C’est bien ma voix, seigneur« , répondit David, « Pourquoi me poursuis-tu comme on poursuit une perdrix par les montagnes ? Que t’ai-je fait ? » Alors Saül dit : « J’ai péché ; reviens, mon fils David ; certainement je ne te ferai plus de mal puisque tu m’as épargné une seconde fois. Soit béni, mon fils, et puisses-tu réussir dans toutes tes entreprises ! » « Voici » reprit David, « la lance du roi, qu’un des serviteurs vienne la prendre. L’Eternel rendra à chacun selon son mérite et sa loyauté. » Et ils se séparèrent en paix.

David et Nabal

David connaissant le caractère chancelant de Saül, resta à Maon, dans le désert de la montagne de Juda. C’est là qu’il faillit se laisser emporter à un grand péché. Il y avait à Maon un homme très riche en troupeaux, qui s’appelait Nabal, mais il était dur et de mauvaise conduite. Sa femme Abigaïl était, au contraire, très sage et très belle. David et ses gens avaient souvent prêté secours et protection aux bergers de Nabal.

Ayant appris que Nabal faisait tondre son bétail, il envoya dix serviteurs et lui fit dire :  » Sois en paix ! J’ai appris qu’on fiat la tonte de tes brebis (à cette occasion, on faisait des fêtes et des festins). Tant que tes bergers ont été près de nous, nous ne les avons pas molestés, et ils n’ont éprouvé aucune perte. Interroge tes gens, qu’ils te le disent ! Que mes serviteurs trouvent bon accueil auprès de toi ! Veuille leur donner ce dont tu peux disposer. » Nabal répondit : « Qui est David ? Qui est le fils de Jessé ? Il y a beaucoup de serviteurs aujourd’hui qui s’enfuient de chez leurs maîtres. Prendrai-je le pain, l’eau, la viande que j’ai préparés pour mes tondeurs,n et les donnerai-je à des gens que je ne connais pas ? »

Lorsque les serviteurs rapportèrent à David les paroles de Nabal, David entra dans une grande colère et dit : « Que chacun ceigne son épée ! C’est donc en vain que j’ai préservé tout ce que cet homme possédait dans le désert, et lui m’a rendu le mal pour le bien ! » Cependant, un de ses serviteurs fit dire à Abigaïl : « David a envoyé des hommes chargés de saluer notre maître ; mais celui-ci les a rudoyés. Or, ces hommes étaient très bons pour nous. Ils nous ont protégés jour et nuit ! » Abigaïl, femme sage et prévoyante, prit alors en toute hâte, deux outres de vin, cinq brebis tout accommodées, et cinq mesures de froment grillé, qu’elle fit charger sur des ânes ; elle partit, mais à son mari Nabal, elle n’en dit rien. Dès qu’Abigaïl rencontra David, elle alla se prosterner devant lui et lui dit : « A moi, seigneur, à moi la faute ! Si j’avais vu tes serviteurs, ils n’auraient pas été renvoyés les mains vides. Accepte, je te pris, ces présents que je t’apporte. De grâce, ne verse point le sang inutilement ; ne te fais pas justice à toi-même, et l’Eternel te rendra heureux. » David répondit à Abigaïl : « Béni soit l’Eternel, Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui au-devant de moi ; bénie soit ta prudence, qui m’a empêché de verser du sang ; car si tu n’étais pas venue, d’ici au point du jour pas une créature ne fût restée àp Nabal ! » David accepta de sa main ce qu’elle lui avait approté et lui dit : « Retourne en paix chez toi. »

Lorsqu’Abigaïl revint chez lui, Nabal, qui y donnait un vrai festin de roi, était en belle humeur et s’était enivré à l’excès. Abigaïl ne lui adressa pas la parole jusqu’au lendemain matin. Lorsqu’il apprit le grand danger qu’il avait couru, il sentit son coeur défaillir et devint muet comme la pierre. Dix jours après, il mourut. David envoya alors des serviteurs à Abigaïl pour la demander en mariage, car il avait appris à apprécier sa sagesse. Abigaïl accepta sa proposition et elle devint sa femme.

Mort de Samuel, de Saül et de son fils, Jonathan, l’ami de David

Ce fut à cette époque que Samuel, le fidèle serviteur de Dieu, mourut. Tous les Hébreux s’assemblèrent pour mener son deuil. On l’ensevelit dans sa demeure à Ramah. David vint assister à ses funérailles, puis il repartit pour le désert de Paran.

Mais la fin de Saül était proche. Les Philistins rassemblèrent de nouveau leurs troupes pour faire la guerre à Israël. Saül réunit son armée et vint camper sur la montagne de Ghelboé. A la vue du camp formidable des ennemis, Saül fut saisi de terreur. Il consulta l’Eternel, mais l’Eternel ne lui répondit rien. Dans sa peur et son découragement, il dit à ses serviteurs : « Trouvez–moi une  pythonisse, (sorcière, sorte de médium) que j’aille la consulter sur l’issue de cette bataille. Ses serviteurs lui répondirent : « Il y a une pythonisse à Endor. » Saül, déguisé et accompagné de deux hommes, arriva de nuit chez cette femme et lui demanda d’évoquer la personne qu’il lui désignerait. La femme hésitait, lui faisant observer que le roi Saül (elle ne l’avait pas reconnu) avait sévèrement interdit ces évocations (Ce en quoi Saül avait obéi au précepte formel de la Torah (Lévitique 10, 31 et 20, 27). La faute qu’il commis à Endor fut donc particulièrement grave. Mais il la rassura, insista, et elle consentit, lui demandant : « Qui dois-je évoquer pour toi ? » « Evoque-moi Samuel ». La femme, en voyant Samuel, jeta un grand cri : « Mais tu es Saül ! Pourquoi m’as-tu trompée ? » « Sois sans crainte, lui répondit le roi, mais qu’as-tu vu ? » « Jai vu, répondit-elle, un être divin montant de dessous terre. » « Quel est son aspect ? » « C’est un vieillard, enveloppé d' »un manteau. » Saül comprit que c’était Samuel, et il se prosterna. Samuel dit à Saül : « Pourquoi troubles-tu mon repos ? » Saül lui répondit : « Mon angoisse est grande ; les philistins m’attaquent et Dieu m’abandonne et ne me répond plus. Je t’ai appelé afin que tu m’apprennes ce que je dois faire.« 

Samuel lui dit : « Comme tu n’as pas écouté la voix de l’Eternel, tu seras livré au pouvoir des Philistins, et Israël avec toi. Demain, toi et tes fils, vous serez où je suis. » A ces paroles, Saül tomba de tout son long par terre, fort épouvanté, et d’ailleurs épuisé de forces, car il n’avait rien mangé tout ce jour, ni toute cette nuit. La pytonisse, touchée de compassion, lui dit : « Accepte quelque nourriture afin que les forces te reviennent pour faire la route. » Il refusa, disant : »Je ne mangerai pas. » Mais ses serviteurs et la femme le pressèrent, et il céda à leurs instances. Il se releva de terre, s’assit sur le lit et mangea les mets que la femme lui offrit. Puis Saül et ses serviteurs repartirent cette même nuit et rentrèrent au camp.

La prédiction de Samuel ne tarda pas à se réaliser. Les Hébreux furent défaits par les Philistins. Ils furent obligés de fuir, laissant un grand nombre de morts sur le champ de bataille, sur la montagne de Ghelboé. Au nombre des morts se trouvait Jonathan et deux autres fils de Saül. Celui-ci se vit vivement pressé par les archers. Sur le point de tomber au pouvoir des ennemis, il dit à son écuyer : « Tire ton épée et me transperce, pour que je ne sois pas en butte aux coups et aux outrages des Philistins. » Mais l’écuyer n’osa pas porter la main sur le roi. Alors Saül prit l’épée et se jeta dessus. L’écuyer, pour ne pas survivre son maître, se jeta lui aussi sur son épée et mourut à ses côtés. Les Philistins tranchèrent la tête à Saül, le dépouillèrent de ses armes, et firent annoncer cette nouvelle dans tout le pays ; puis ils attachèrent le corps de Saül et de ses fils à la muraille de Beth-Chan. Lorsque les habitants de Jabès-Galaad apprirent quel traitement honteux les Philistins avaient fait subir à Saül, leur libérateur, les plus résolus se levèrent, marchèrent toute la nuit et enlevèrent le corps de Saül et ceux de ses fils ; rentrés à Jabès, ils brûlèrent ces corps et en enterrèrent les ossements ; puis ils jeûnèrent durant sept jours.

David pleure la mort de Saül et celle de Jonathan

Un messager accourut annoncer à David la mort de Saül et celle de Jonathan : « J’étais venu par hasard, dit-il, sur le mont Ghelboé ; j’ai vu Saül appuyé sur sa lance et près d’être atteint par les cavaliers ennemis. Lorsqu’il me vit, il m’appela et me dit : « Approche et achève-moi ; je ne veux point tomber sous le glaive ennemi. » Je lui obéis et le tuai : puis je pris la couronne de sa tête, ainsi que son bracelet, et je suis venu les apporter ici à mon maître. » A ce récit, David et tous ses gens déchirèrent leurs vêtements (coutume de deuil observée jusqu’à aujourd’hui encore par les Juifs) ; ils se lamentèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de la mort de Saül, de Jonatan, et tant de braves d’Israël. Puis David dit au jeune messager : « D’où es-tu ? » Il répondit : « Je suis fils d’un Amalécite. » « Comment, lui dit David, n’as-tu pas craint de lever la main pour faire périr l’oint du Seigneur ? Tu as mérité la mort ; ta propre bouche a déposé contre toi, quand tu as dit : « C’est moi au ai tué l’oint de l’Eternel » Et aussitôt David le fit mettre à mort.

Elégie sur Saül et Jonathan

 

« Oh ! l’orgueil d’Israël !
Le voilà gisant sur les hauteurs !
Comme ils sont tombés les vaillants !
Ne le publiez pas dans les rues d’Ascalon ;
Elles pourraient s’en réjouir, les filles des Philistins.
Elles en triompheraient, les filles des impurs !*
Montage de Ghelboé
Plus de rosée, plus de pluie sur vous
Plus de campagnes riches en offrandes !
Car là fut déshonoré le bouclier des forts,
Le bouclier de Saül, qui plus jamais ne sera oint d’huile !
Devant le sang des blessés,
Devant la graisse des guerriers,
L’arc de Jonathan ne reculait point.
Ni l’épée de Saül ne revenait à vide.
Saül et Jonathan,
Chéris et aimables durant leur vie,
Inséparables dans la mort ;
Plus prompts que les aigles,
Plus courageux que les lions !
Filles d’Israël, pleurez Saül,
Qui vous habillait richement de pourpre,
Qui ajoutait des joyeux d’or à votre parure !
Comme ils sont tombés, les vaillants, en plein combat ;
Tombé mort. Jonathan, sur tes hauteurs !
Jonathan, mon frère, ta perte m’accable,
Tu m’étais si cher !
Ton affection m’était précieuse
Plus que l’amour d’une femme…
Comme ils sont tombés ces vaillants,
Comme elles ont été anéanties, ces armes de guerre ! »
David proclamé roi de Juda

Après la mort de Saül, David, sur l’ordre de Dieu, revint dans sa patrie. C’est à Hébron qu’il fut consacré roi par les hommes de la tribu de Juda. C’est là aussi qu’il apprit la conduite généreuse des habitants de Jabès-Galaad envers Saül : il envoya des messagers pour leur dire : « Soyez bénis de l’Eternel, pour cette bonne oeuvre que vous avez pratiquée envers Saül ! Que l’Eternel vous traite à son tour avec bienveillance ! Et moi aussi je vous témoignerai la même faveur pour avoir agi de la sorte. »

Or, un fils de Saül avait survécu à son père ; il s’appelait Isboseth. Avner, chef de l’armée de Saül, le conduisit à Mahanaïm et le fit proclamer roi de’Israël. La guerre dura longtemps entre la maison de Saül et celle de David. Les partisans de David devinrent de plus en plus nombreux, tandis que la maison de Saül ne cessait de s’affaiblir. Dans le cours de cette guerre civile, Avner, général de Saül, fut traitreusement assassiné par Joab, général des armées de David. David réprouva ce crime et pleura Avner sincèrement. La lutte entre les deux partis se termina par la mort d’Isboseth, qui fut assassiné par deux de ses officiers. Les meurtriers apportèrent la tête de leur maître à David, dans l’espoir d’obtenir ses faveurs. Mais David leur dit : « Par le Dieu vivant ! Celui qui m’annonça que Saül était mort, se croyant porteur d’une bonne nouvelle, je le fis tuer, combien plus, quand des méchants ont fait périr un homme de bien dans sa maison, sur sa couche ! » Et il les fit mettre à mort.

Le dénombrement

L’Eternel avait donné à David la victoire sur tous ses ennemis. Mais tant de succès remplirent d’orgueil le coeur du roi, et, pour constater sa puissance et la multitude de ses sujets, il ordonna de faire le dénombrement de son peuple. Ce dénombrement lui apprit qu’il y avait, en Juda, cinq cent mille hommes capables de porter les armes, et huit cent mille dans les autres tribus.

Pour le punir de son orgueil, l’Eternel lui envoya le prophète Gad, qui lui dit : « Choisis entre ces trois fléaux : ou sept ans de famine, ou trois mois pendant lesquels tu seras la proie de tes ennemis, ou trois jours de mortalité. » David, saisi de remords, répondit : « Je suis plein d’angoisse. Mais j’aime mieux tomber entre les mains de l’Eternel, dont la miséricorde est infinie, qu’entre les mains des hommes. » Il choisit la mortalité et une peste ravagea le pays. Quand David vit ainsi mourir son peuple, il se prosterna la face contre terre et invoqua l’Eternel : « Dieu de miséricorde, c’est moi qui suis coupable ; qu’a fait ce pauvre troupeau ? Que ta main s’appesantisse sur moi et sur ma famille et non sur ce peuple ! »

Dieu exauça cette prière : le fléau cessa. David qui avait imploré Dieu dans l’aire d’un habitant du nom d’Arama l’acheta à celui-ci et y éleva un autel sur lequel il offrit des sacrifices. Il consacra cette aire, en souvenir de la délivrance que Dieu lui avait accordée en cet endroit et il la choisit comme emplacement du futur Temple de Jérusalem.

David reconnu roi par tout Israël

Après la mort d’Isboseth, toutes les tribus d’Israël vinrent à Hébron faire leur soumission à David et le reconnaître pour leur roi. Mais il ne pouvait encore prendre paisiblement possession de son trône : Jébus, capitale des Jébuséens, située dans le centre du pays, était encore au pouvoir des ennemis. David conduisit son armée contre cette ville, dont la partie haute formait la forteresse de Sion. Il conquit Jébus, l’appela Jérusalem, et en fit sa résidence ; il s’empara aussi de la forteresse de Sion et la nomma Cité de David. Dès lors, David régna sur tout le pays. Il fit encore d’autres guerres heureuses ; il battit les Philistins, les Moabites, les Syriens et les Iduméens. L’Eternel était avec lui et il devenait chaque jour plus puissant. Par ses victoires, il élargit les frontières de son pays, qui avait maintenant une étendue double de celle du royaume de Saül. David gouvernait son peuple avec équité. Hiram, roi de Tyr, envoya une députation à David pour le féliciter de son avènement au trône. Il envoya en même temps du bois de cèdre, des charpentiers et des maçons pour lui construire un palais.

David, une fois affermi sur le trône, dit un jour : « N’y a-t-il plus personne de la famille de Saül à qui je puisse témoigner de la bienveillance ? » On lui répondit : « Il existe encore un fils de Jonathan, nommé Méphiboseth ; il est boiteux des deux jambes. » Il le fit chercher. Arrivé devant le roi, Mephiboseth se prosterna tout tremblant. Mais David lui dit : « Ne crains rien, je veux te traiter avec faveur, en considération de ton père Jonathan. Je te ferai rendre toutes les terres de Saül, ton aïeul, et tu mangeras tous les jours à ma table. »

David-bringing-ark-into-Jerusalem-large.jpg David danse pour célébrer Dieu devant le peuple en liesse

David fait transporter l’arche sainte à Sion.

David voulut faire de la ville, qu’il avait choisie comme capitale, la ville sainte, sacrée. Puis, accompagné de 30 000 hommes, il alla chercher l’arche sainte qui se trouvait encore dans les environs de Jérusalem. Les lévites la portèrent sur leurs épaules. David, vêtu d’un éphod de lin et jouant de la harpe, dansait de toutes ses forces devant l’arche de l’Eternel. Les enfants d’Israël suivaient avec des harpes, des lyres, des tambourins, des sistres et des cymbales. Arrivé dans la « Cité de David », il fit installer l’arche dans le pavillon dressé pour elle. Il fit ensuite distribuer du pain, de la viande et du vin au peuple qu’il bénit au nom de l’Eternel, puis le congédia.

 

Comme David rentrait chez lui, Mikhal sa femme, fille de Saül, qui de sa fenêtre l’avait vu danser devant l’arche, lui dit d’un ton ironique et dédaigneux : « Combien s’est honoré aujourd’hui le roi d’Israël, en se mettant à danser devant des servantes, comme eût pu le faire un homme de rien !« David répliqua : « C’est devant l’Eternel, qui m’a préféré à ton père et à toute ta famille, et qui m’a choisi pour roi d’Israël, que j’ai fait éclater ma joie ; et quand je me serais humilié plus encore, je me trouverais davantage honoré aux yeux de ces femmes dont tu parles. » C’est le psaume XXIV, qui rappelle l’entrée triomphale de l’arche sainte à Jéusalem.

David organise le culte

Lorsque l’arche eut pris place dans la nouvelle tente, David organisa le culte. Il divisa les Cohanim en 24 groupes, chargés du service divin, à tour de rôle, chacun pendant une semaine. Les lévites aussi formèrent 24 groupes ; ils étaient chargés d’exécuter des chants sacrés composés par David lui-même et de les accompagner sur leurs instruments. Ces chants portent le nom de Tehilim, c’est-à-dire « chants de louanges ». (En français : psaumes).

David se proposait aussi de construire un temple à l’Eternel. Il dit au prophète Nathan : « Vois, j’habite un palais de cèdre, et l’arche de l’Eternel est logée sous une tente ! » Mais le prophète lui annonça, au nom de l’Eternel : « Je t’ai tiré du bercail où tu gardais les brebis, pour t’établir chef de mon peuple. Je t’ai assisté dans toutes tes voies, j’ai détruit devant toi tous tes ennemis. A l’avenir aussi je serai avec toi. Mais ce n’est pas toi qui édifieras un temple en mon honneur, ce sera ton fils qui te succédera. J’affermirai son trône à jamais. Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. » David, en entendant ces paroles rendit grâce à l’Eternel, et dit : « Qui suis-je, Eternel, et qu’est-ce que ma famille, pour que tu m’aies amené jusqu’ici ? Et maintenant tu me fais encore des promesses pour l’avenir ! Eternel ! Nul n’est comme toi, point de Dieu hormis toi ! Veuille donc bénir la maison de ton serviteur ; qu’elle subsiste éternellement devant toi ! »

Le livre des Psaumes

Le livre des Psaumes se compose de 150 cantiques sacrés, composés en majeure partie par le « chantre royal », c’est-à-dire David lui-même. Dans ces « Psaumes » David exprime les sentiments qui l’ont animé dans les différentes situatins de sa vie, ses joies et ses tristesses, ses déceptions et ses satisfactions. Inspiré par l’Esprit divin, il transforme tout ce qu’il éprouve en des poèmes à la gloire de Dieu.

Image associéeBethsabée au bain

La faute et le repentir de David

David, malgré sa piété, ne put toujours résister à la faute. Tandis que Joab, commandant de ses armées, faisait campagne contre les Ammonites, David resta à Jérusalem. Un jour, comme il se promenait sur la terrasse de son palais, il aperçut une femme qui était très belle. C’était Bethsabée, femme d’Urie, officier du roi. David voulut la prendre comme femme, bien qu’elle fût mariée. Mais il n’osait pas commettre ce grand péché publiquement. Il écrivit alors à Joab ce qui suit : « Placez Urie à l’endroit où la lutte est la plus violente, pour qu’il succombe par la main des ennemis. » David chargea Urie lui-même de remettre cette lettre à Joab, sans qu’Urie pût se douter que cette lettre devait causer sa perte. Joab, qui craignait le roi plus que Dieu, exécuta l’ordre barbare de David et Urie périt dans la bataille. Alors David se fit amener Bethsabée et la prit pour femme. Bientôt après elle eut un fils.

Mais la mauvaise action commise par David déplut à l’Eternel. Sur son ordre, le prophète Nathan alla trouver le roi et lui dit : « Il y avait dans une ville deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre. Le riche possédait des brebis et des boeufs en grande quantité, mais le pauvre ne possédait qu’une petite brebis, qu’il avait achetée ; il l’élevait et elle grandissait auprès de lui, au milieu de ses enfants, mangeait de son pain, buvait dans sa coupe et dormait sur son sein ; il la chérissait comme sa fille. Un jour l’homme riche reçut la visite d’un voyageur, et, trop ménager de ses propres bêtes, il s’empara de la brebis du pauvre et l’apprêta pour son hôte. » « Par le Dieu vivant ! » s’écria David indigné, « l’homme qui a fait cela mérite la mort, et il doit payer quatre fois la valeur de la brebis ! » Alors Nathan lui dit : « Cet homme, c’est toi-même ! Tu as fait périr Urie par le glaive et tu as pris sa femme pour épouse. Ainsi parle l’Etrnel : Je susciterai le malheur contre toi et ta maison. Si tu as agi, « toi, clandestinement, moi j’exécuterai cette menace en présence de tout Israël. »

Alors David s’humilia et dit à Nathan : « J’ai fauté contre l’Eternel ! » Nathan répondit : « Puisque tu te repens, l’Eternel a pardonné ta faute ; tu ne mourras point. Toutefois tu seras châtié ; l’enfant qui t’es né mourra. » Nathan s’en retourna chez lui, et David, plein de remords, fit la prière suivante :

O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ;
Selon ta grande miséricorde, efface mes fautes.
Lave-moi complètement de mon iniquité,
Et purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes transgressions.
Et mon péché est constamment devant moi…
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
Et fais renaître en moi un esprit droit.
Ne me retire pas de devant ta face,
Ne me retire pas ta sainte inspiration.
Rends-moi la joie de ton secours.
Et soutiens-moi par ton esprit magnanime…
Eternel ! ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange.
Si tu eusses voulu des sacrifices, je t’en aurais offert ;
Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit contrit.
O Dieu ! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et humilié.

Bientôt après, l’enfant que Bethsabée avait donné à David tomba gravement malade. David implora Dieu pour lui, s’imposa des jeûnes et passa la nuit près de l’enfant, couché par terre. Or, le septième jour, l’enfant mourut. Les serviteurs du roi n’osaient lui annoncer cette triste nouvelle. Mais David, voyant ses serviteurs chuchoter entre eux, comprit la vérité, et il leur dit : « L’enfant est mort ? » « Il est mort. » répondirent-ils. David se résigna à la volonté divine. Il changea de vêtements, se rendit à la maison de Dieu et se prosterna ; puis il rentra chez lui et se fit servir à manger. Etonnés, ses serviteurs lui dirent : « Quoi ! lorsque l’enfant vivait encore, tu jeûnais, et tu pleurais, et maintenant qu’il est mort, tu te lèves et tu manges ? » David leur répondit : « Tant que l’enfant vivait, je pensais : peut-être Dieu me fera-t-_l la grâce de le laisser tout de même vivre. Maintenant qu’il est mort, pourquoi jeûnerai-je ? Puis-je le faire revivre ? Moi, j’irai le rejoindre, mais lui ne reviendra pas vers moi. » David consola ensuite sa femme Bethsabée ; elle lui donna plus tard un autre fils, qu’il nomma Salomon, que le prophète Nathan fit surnommer Yedidyah (bien-aimé de Dieu).

La révolte d’Absalon, fils de David

La mort d’un enfant chéri avait été pour David un grand malheur, mais son plus grand chagrin lui vint de son fils Absalon. Ce prince n’avait point d’égal en tout Israël pour sa beauté ; depuis la plante des pieds jusqu’à la tête, pas un défaut dans sa personne. C’était surtout sa belle et longue chevelure qui faisait l’admiration de tous. Mais sa beauté rendit Absalon orgueilleux et il conçut le criminel projet de détrôner son père. Il se procura un char et des chevaux, et se faisait précéder par cinquante coureurs. Par ce luxe il cherchait à gagner les bonnes grâces du peuple. Souvent aussi il se plaçait près de la route qui conduit à la porte de la ville. Quand un plaideur se rendait près du roi pour obtenir justice, Absalon l’appelait et l’interrogeait ; puis il disait : « Ta cause est bonne et juste, mais on ne t’écoutera pas chez le roi. Ah ! que ne suis-je établi juge dans le pays ! Je rendrais justice à chacun. » Si quelqu’un s’approchait pour se prosterner devant lui, il lui tendait la main et l’embrassait. C’est par ces intrigues qu’ils s’attachait des partisans en Israël.

Un jour, Absalon dit à son père : « Permets-moi d’aller à Hébron m’acquitter d’un voeu que j’ai fait à l’Eternel. » « Va en paix, » répondit le roi. Absalon partit et se rendit à Hébron, avec deux cents hommes, parmi lesquels se trouvait aussi Ahitophel, un des conseillers les plus intimes de David. Là il organisa un complot contre le roi, son père. Bientôt la conspiration devint puissante, car une foule de plus en plus nombreuse se joignit à Absalon.

A la nouvelle de la conspiration de son fils, David dit à ceux qui lui étaient restés fidèles : « Debout, fuyons, car nous n’avons point de salut à attendre de la part d’Absalon ; hâtons-nous, de peur qu’il ne nous traite cruellement et ne passe toute la ville au fil de l’épée ! » David quitta donc la ville. Il n’était accompagné que de ses fidèles serviteurs et de six cents hommes de Gath qui étaient venus se ranger sous ses ordres. David dit à Ithaï, leur chef : « Pourquoi veux-tu me suivre, je ne sais pas moi-même où je vais ! Retourne plutôt avec tes amis. » Mais Ithaï lui répondit : « Vive Dieu et vive le roi ! Partout où le roi mon maître ira, que ce soit à la mort ou à la vie, je le suivrai ! » Le grand-prêtre Tsadoq, ainsi que les lévites, portant l’arche sainte, se joignirent également à David. Mais le roi dit à Tsadoq : « Ramène l’arche sainte dans la ville. Si je trouve grâce aux yeux de l’Eternel, il me ramènera et me la fera revoir, ainsi que la demeure où elle réside ; sinon, je suis résigné : qu’il me traite selon sa volonté. » David continua son chemin. Il gravit le mont des Oliviers, en pleurant, la tête voilée et nu-pieds. Tous ses serviteurs avaient également la tête voilée et montaient en pleurant. Et tous ceux qui se trouvaient sur son passage pleuraient aussi en voyant le roi fuir ainsi devant Absalon son fils. En route, un homme de la famille de Saül, appelé Séméi, vint accabler le roi d’injures et de malédictions ; il lui lança même des pierres. Les serviteurs voulurent le tuer, mais David leur dit : « Laissez-le m’insulter ; c’est Dieu qui le lui aura inspiré. Voyez, mon propre fils ose se révolter contre moi et cherche à me faire mourir. Peut-être Dieu changera-t-il ces malédictions en bénédictions. » Arrivé au sommet de la montagne, David vit venir à lui Houchaï, les habits déchirés et la tête couverte de cendres. C’était aussi un conseiller du roi, mais qui lui était resté fidèle. David lui dit : « Va plutôt auprès d’Absalon ; affecte de te montrer dévoué à sa cause et tu pourras peut-être déjouer les conseils d’Ahitophel. »

Houchaï et Ahitophel

Houchaï, l’ami dévoué de David, retourna donc à Jérusalem. Il arriva juste au moment où Absalon y entrait avec ses troupes. Houcahï s’approcha d’Absalon en s’écriant : « Vive le roi ! vive le roi ! » Absalon lui dit : « C’est là ton dévouement pour ton ami David ? Pourquoi n’as-tu pas suivi ton ami ? » Houchaï répondit : « Je veux rester auprès de celui que Dieu et tout Israël ont élu. Je te servirai fidèlement comme j’ai servi ton père. » A lors on tint conseil pour s’entendre sur ce qu’il fallait faire. Ahitophel dit à Absalon : « Laisse-moi choisir douze mille hommes pour aller à la poursuite de David cette nuit encore. Je le surprendrai pendant qu’il sera accablé de fatigue ; ses gens terrifiés prendront la fuite. Nous nous rendrons maîtres du roi resté seul et nous le frapperons. » La proposition plut à Absalon. Mais Houchaï intervint : « Cette fois Ahitophel n’a pas donné un bon conseil. Tu connais ton père et les héros qu sont avec lui. Ils se défendront comme une ourse qu’on veut priver de ses petits. Si notre armée subit un échec, on dira : L’armée d’Absalon a été battue ; et tes plus braves guerriers perdront courage. Mon avis est donc qu’il faut attendre qu’on ait réuni une armée considérable  ; alors nous pourrons tomber sur David comme la grêle et abattre son armée. » Absalon et tous les Hébreux s’écrièrent : « Le conseil de Houchaï vaut mieux que celui d’Ahitophel ! » C’est que l’Eternel avait voulu déjouer ainsi le sage conseil d’Ahitophel, afin de conduire Absalon à sa perte. Ahitophel voyant que son conseil n’était pas suivi s’en revint aussitôt chez lui et s’étrangla dans sa maison.

Davidavec sa troupe traversa le Jourdain et arriva à Mahanaïm ; Absalon le suivait. David passa son armée en revue et en confia le commandement à son général Joab. Le roi voulait prendre part au combat, mais le peuple s’y opposa en disant : « Ne marche point avec nous ; car si nous sommes mis en fuite, ou même si la moitié de nous périssait, personne n’y ferait grandement attention ; mais toi, tu en vaux dix mille comme nous. » Le roi consentit à rester dans la ville, mais il fit cette recommandation à Joab et aux autres chefs : « Ménagez, je vous prie, ce jeune homme, Absalon. »

La bataille s’engagea dans la forêt d’Ephraïm. L’armée d’Absalon fut battue ; lui-même s’enfuit sur une mule. Comme il passait sous un chêne touffu, sa chevelure s’embarrassa dans les branches basses de l’arbre et il resta suspendu entre ciel et terre, tandis que la mule continuait sa course. Un soldat vint en informer Joab. « Puisque tu l’as vu, dit Joab, pourquoi ne l’as-tu pas tué sur place ? Je t’aurais donné pour récompense dix pièces d’argent et une ceinture. « Pas pour mille pièces d’argent,  » répondit le soldat « je ne voudrais porter la main sur le fils du roi. » Joab se rendit aussitôt au lieu où Absalon était suspendu vivant, prit trois javelots et alla les enfoncer dans le coeur d’Absalon. Des écuyers accoururent et l’achevèrent. Ils ensevelirent le cadavre dans une fosse sous un monceau de pierres.

Un courrier vint annoncer à David l’issue de la bataille. « Absalon, est-il sain et sauf ? » demande le roi. L’homme répondit : « Puissent tous les ennemis du roi éprouver le même sort ! » Alors David s’écria en pleurant : « O mon fils Absalon ! O mon fils Absalon ! Que ne suis-je mort à ta place ! » C’est ainsi que la victoire de ce jour se changea en deuil pour le peuple, lorsqu’il apprit combien le roi était affligé de la mort de son fils. Mais Joab dit au roi : « Tu couvres de confusion tous tes serviteurs qui t’ont sauvé ; tu témoignes de la tendresse pour ceux qui te haïssent et presque de la haine pour ceux qui t’aiment ; fussions-nous tous morts, si Absalon était en vie, tu serais satisfait. Adresse donc plutôt des paroles d’encouragement à tes serviteurs ! » Le roi alla s’asseoir à la porte de la ville et ses soldats vinrent le saluer, puis ils rentrèrent dans leurs foyers.

Le roi retourne à Jérusalem

Le roi prit ses disposition en vue de retourner à Jérusalem. Lorsqu’il eut repassé le Jourdain, un grand nombre d’hommes de Juda et re Benjamin vinrent au-devant de lui pour lui prouver leur attachement ; Entre autres Séméi, qui se jeta à ses pieds en le suppliant d’oublier ses offenses. Dans sa magnanimité, David lui pardonna ainsi qu’à tous ceux qui s’étaient montrés infidèles envers lui. Parmi ceux qui étaient venus rendre hommage au roi, se trouvait un vieillard, nommé Barzillaï, qui avait sustenté le roi pendant son séjour à Mahanaïm. « Accompagne moi à Jérusalem, lui dit David, je t’admettrai à ma table.  » Barzillaï répondit : »Combien ai-je encore de jours à vivre pour monter avec le roi à Jérusalem ? J’ai aujourd’hui 80 ans ; je ne serais qu’une charge à mon seigneur le roi ! Permets que je revienne mourir dans ma ville, près du tombeau de mon père et de ma mère. Mais voici mon fils ; emmène-le, il peut aller avec mon seigneur le roi ; traite-le comme il te semblera bon. » « Qu’il reste avec moi. » dit David, je ferai pour lui tout ce qu’il te plaira. » Là-dessus le roi embrassa et bénit Barzillaï, qui s’en retourna chez lui. David continua sa route. Partout il eut une nombreuse suite, car de toutes parts le peuple venait le féliciter et l’escorter.

L’héroïsme de David et ses vaillants guerriers

David eut à lutter jusqu’à sa mort, pour affermir son trône; il dut défendre encore une fois ses frontières contre les Philistins.  Malgré son âge avancé, il prit personnellement part à ces combats avec le même courage qui l’avait animé dans sa jeunesse. Dans une de ces rencontres, il faillit même être tué par un géant philistin. Celui-ci avait déjà la main levée pour frapper le roi, lorsque heureusement Abisaï, frère de Joab, accourut et tua le guerrier ennemi. Les gens de David l’adjurèrent alors en disant : « Ne va plus à la guerre avec nous, afin de ne pas éteindre le flambeau d’Israël.

Le dévouement des vaillants guerriers de David était sans bornes. Un jour les Philistins étaient venus occuper les portes de Bethléem ; David campait non loin de là. Pressé par une soif ardente, il s’écria : « Ah si on me donnait à boire de l’eau de la citerne qui se trouve à  la porte de Bethléhem ! » Trois des plus vaillants de son armée, parmi lesquels était Abisaï, s’ouvrirent alors un passage à travers le campe des Philistins, puisèrent de l’eau à la citerne de la porte de Bethléhem et l’apportèrent à David. Mais celui-ci leur dit : » Dieu me garde de boire d’une eau qui a failli coûter la vie à mes hommes. » Et il répandit l’eau en libation devant l’Eternel.

Les derniers jours de David et le sacre de son fils Salomon

David arrivait au terme de sa vie, lorsqu’un de ses fils nommé Adonias voulut se faire reconnaître comme son successeur. De concert avec Joab, Adonias forma un complot. Mais David, renseigné par le prophète Nathan manda aussitôt Salomon, qu’il jugeait le meilleur de ses fils et le fit sacrer roi d’Israël. On sonna de la trompette et tout le peuple s’écria : « Vive le roi Salomon ! »

Lorsque David sentit sa fin approcher, il convoqua les principaux d’Israël et leur présenta Salomon comme son successeur. Et devant cette assemblée considérable, il fit à son fils ses dernières recommandations : « Je vais, lui dit-il, prendre le chemin de toute chose terrestre ; sois fort et courageux. Observe les prescriptions de l’Eternel ton Dieu, marche dans ses voies afin que tu prospères dans toutes tes oeuvres et que l’Eternel accompagne la promesse qu’il m’a faite : Si tes enfants me gardent fidélité de tout leur coeur et de toute leur âme, aucun des tiens ne sera dépossédé du trône d’Israël. » Et il lui dit encore : »Mon fils, sers le Dieu de ton père sans partage. Si tu le cherches, tu le trouveras ; si tu l’abandonnes, il te réprouvera pour toujours. »

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David remet le sceptre de la royauté à son fils Salomon, alors âgé de 15 ans

David annonce à Salomon qu’il devra bâtir le temple lui-même

David dit aussi : « Mon fils, c’était mon désir d’édifier une maison au nom de l’Eternel. Mais Dieu m’a dit : Tu ne bâtiras pas de maison en l’honneur de mon nom, car tu es un homme de guerre et tu as versé beaucoup de sang. C’est ton fils Salomon qui me le bâtira ; il sera mon fils, et je serai pour lui un père. S’il persévère dans mes commandements, j’affermirai son royaume pour toujours. » David remit ensuite à Salomon le plan du Temple et les fonds destinés à la construction. « Vois, dit-il, à force de dur labeur, j’ai amassé pour la maison de l’Eternel cent mille kikkars d’or, un million de kikkars d’argent, du cuivre et du fer en trop grande quantité pour pouvoir les peser ; j’ai préparé aussi du bois et des pierres, et tu y ajouteras encore. Maintenant, mon fils, que l’Eternel soit avec toi ! Puisse-tu réussir à lui édifier la Maison sainte, comme il l’a promis à ton égard. » Entraînés par son noble exemple, les princes d’Israël offrirent aussi des dons en or, en argent et en pierres précieuses.

Alors David, en présence de toute l’assemblée, loua encore pour la dernière fois l’Eternel. Il dit : » « Loué sois-tu Eternel, Dieu d’Israël, notre Père, d’éternité en éternité ! A toi, Eternel, appartiennent la grandeur, la puisance, la gloire et la majesté ; car tout, au ciel et sur la terre est à Toi. De toi émanent richesses et honneurs et c’est de ta main que nous tenons ce que nous t’avons donné. C’est dans la droiture de mon coeur que j’ai consacré tous ces dons, et ton peuple ici réuni les a offerts aussi avec joie. Puisses-tu maintenir à jamais ces bonnes inspirations dans le coeur de ton peuple et accorder à mon fils un coeur intègre, afin qu’il respecte toujours tes préceptes. » Après que tous tous les assistants eurent encore une fois, sur la demande de David, loué l’Eternel, le roi les congédia.

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*1) – une ensouple est le cylindre d’un métier à tisser autour duquel est enroulée la chaîne du tissu.

(Source : Histoire sainte illustrée à l’usage de la jeunesse israélite , 3ème édition, d’Arthur Weil, édition : Librairie Goldschmidt, Bâle)

Ainsi David, à la fois soldat, poète et musicien, fut un homme et un roi juste et intègre, aimé de D.ieu et de son peuple. Malgré ses défauts comme tout un chacun en est doté, David était un homme possédant de grandes qualités d’âme, l’une d’elles étant le courage allant jusqu’à la bravoure. Dans la Torah reçue au Sinaï, rien n’est caché ou travesti. Les hommes ne sont pas des anges, et heureusement pour eux, puisqu’ils possèdent le libre-arbitre ; mais s’ils savent gérer leur vie au mieux pour le bien, reconnaître leurs fautes et se repentir sincèrement, alors ils sont appelés justes. David, l’un de ceux-là, était certes un homme de guerre, mais aussi un homme sage, droit, qui marchait dans les voies du Dieu d’Israël et un modèle en tant que dirigeant. Créés à l’image de D.ieu, les hommes sont les associés du Maître du monde ; ils ont été mis dans ce monde pour soumettre la nature à leurs besoins dans le but de l’améliorer, non pour le détruire. Tout homme a le devoir de travailler, chacun selon ses possibilités, à la réalisation d’un monde toujours meilleur, où il fait bon vivre…

Pour conclure, même si nous ne pouvons Le voir, le Maître du monde est beaucoup plus proche de nous que nous le croyons souvent, puisque selon le judaïsme, Il n’est pas seulement dans les cieux, Il est partout. L’Eternel laisse les hommes exercer leur libre-arbitre, mais finit souvent aussi par réagir à leurs actions à travers la nature, que ce soit pour les récompenser ou pour les sanctionner, car Il est bonté, mais aussi rigueur et justice, ce qui signifie qu’il peut être sans pitié pour ceux qui le méritent et persistent dans leurs mauvaises actions.
Cependant, le Maître du monde est avant tout amour pour celui qui trouve grâce à Ses yeux. Nos sages disent d’ailleurs qu’il ne faut pas voir la vie tranquille des mauvaises gens sur cette terre comme injuste. Bien au contraire, puisque l’Eternel ne les laisse parfois aller jusqu’au bout de leurs actions dans ce monde-ci, limité dans le temps, (puisque tout ce qui a un début a aussi une fin,) que pour mieux les châtier dans l’autre… un monde éternel, celui-là ! Ainsi le roi David devrait être un modèle pour nous tous, surtout dans nos générations où la probité et la bonté se font si rares et sont trop souvent dévoyées et imposés sous cette forme par nos élites, elles-mêmes perverties, si ce n’est entièrement corrompues. A méditer…

A lire aussi : Le roi Salomon et la construction du premier Temple de Jérusalem

 

Qui sont les Juifs ? Un des plus anciens Peuples indigènes au Monde

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Qui sont les Juifs ? Un des plus anciens Peuples indigènes au Monde

La campagne de dénigrement menée par lesdits Palestiniens les a amenés à demander l’annulation de la « Déclaration Balfour », comme élément d’une politique niant aux Juifs le droit à un foyer national en tant que peuple indigène de la région.

Déjà lors de l’anniversaire de cette déclaration le 2/11/1943, une cérémonie à Berlin au siège de la Luftwaffe réunit l’élite nazie avec le collaborateur nazi Haj Amin al Husseini, le moufti de Jérusalem qui demanda l’abrogation de la Déclaration Balfour, tout en clamant son soutien au génocide du peuple juif.

Aujourd’hui, les chefs palestiniens utilisent les organismes internationaux où ils sont assurés d’une majorité automatique grâce à 57 états arabo-musulmans et leurs fidèles alliés pour dénigrer tout lien du peuple juif avec la Terre Sainte. Ces efforts ont culminé récemment avec des résolutions à l’Unesco en octobre 2016 et le 7/7/17 où Hébron a été inscrite dans la liste de l’Héritage mondial comme site palestinien sans connexion avec le peuple juif. Ces chefs palestiniens ont demandé à la Grande Bretagne des excuses officielles pour avoir émis cette Déclaration.

Or « le politiquement correct » occidental hésite aujourd’hui à défendre la réalité légale et historique.

Or pendant plus de 2 millénaires le peuple juif a toujours été considéré comme le peuple aborigène dans le pays de ses ancêtres et les racines de son existence sont largement documentées, citées et reconnues.

– La Chrétienté est fille du Judaïsme et les indices de l’existence et de l’établissement des premiers Chrétiens en terre sainte sont des prémisses prouvant l’existence juive et son établissement sur cette terre.

Un rapport britannique de la « Commission Rotale sur la Palestine » datant de 1937  précise : « De plus les Chrétiens ne peuvent oublier que Jésus était Juif et qu’il vivait sur une terre juive où il a établi les Evangiles sur la base de la vie et des idées juives».

De même, les 3 textes saints la Torah juive, les Evangiles Chrétiens et le Coran musulman se réfèrent clairement au peuple juif et à son lien à la Terre Sainte, et depuis l’Antiquité à aucun moment les Juifs n’ont été absents de cette Terre.

Pendant plus 26 siècles, même si la population juive a diminué, la Terre sainte a toujours été le foyer de rabbins et d’éminentes études rabbiniques connues à travers le monde. Il y a une continuité identitaire ininterrompue liant le peuple juif à sa terre ancestrale.

Le Coran ne se contente pas d’indiquer le lien du peuple Juif avec la Terre Sainte, mais il précise aussi sa légitimité jusqu’à la fin des jours.

Pour les auteurs païens grecs et romains Jérusalem a toujours été une ville juive du fait que ses habitants étaient juifs, qu’elle a été fondée par des Juifs qui y ont construit le Temple, centre de la foi juive.

Les chefs arabes et palestiniens essaient de diffuser un nouveau narratif mythique selon lequel le « peuple palestinien » a existé dans le passé avant les Juifs, comme peuple indigène, et était établi sur cette terre.

Ce narratif a commencé avec la création de l’OLP en 1963 par Yasser Arafat, un égyptien.

–  Saeb Erekat, secrétaire Général de l’OLP revendique en 2014 d’être le descendant direct des tribus de Canaan, vivant en Terre Sainte, il y a 9 000 ans. Or, selon la page FaceBook du même Erekat, cet homme appartient à un clan d’Arabie du Nord qui ne s’est installé en Terre Sainte à Abou Dis qu’en 1860… !

Par Alan Baker ex-ambassadeur américain à l’Onu

Résumé adapté par Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com

Institute for Contemporary Affairs – Founded jointly with the Wechsler Family Foundation

No. 612  – 16 Août 2017

The Jews : One of the World’s Oldest Indigenous Peoples –

by Amb. Alan Baker

Yet the Jewish People for more than two millennia has consistently maintained the strongest claim to be the aboriginal people in its ancestral homeland, and their existence and roots are widely documented, acknowledged, and recognized.

Institute for Contemporary Affairs

Founded jointly with the Wechsler Family Foundation

No. 612     August 2017

Qui sont les Juifs ? Un des plus anciens Peuples indigènes au Monde. Par Alan Baker ex-ambassadeur américain à l’Onu

(Source : Europe-Israël)

Époustouflant : une délégation israélienne s’est rendue en Sibérie et a observé la vie d’une tribu menacée de disparition

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Une délégation israélienne a poursuivi la vie d’une tribu d’esquimaux menacée de disparition pendant un mois en Sibérie. Ils se sont informés sur l’histoire de la famille de la tribu Nantong dans la région et construit la généalogie de cette communauté.

צילום: MyHeritage

Cette tribu vit avec les rennes des prairies dans la Sibérie enneigée, et dans des conditions climatiques extrêmes, coupée du monde moderne et avec un accès limité à la technologie.

צילום: MyHeritage

Les israéliens ont réussi à s’informer sur leur riche histoire familiale, basée sur un mode de vie nomade. La culture et le patrimoine de la tribu est basée sur la mémoire collective et sont transmises de génération en génération par le bouche à oreille. De nombreux membres de la tribu ont été responsables du mode de vie urbain au cours des dernières années et ont voyagé dans les villes voisines. L’urbanisation inévitable les invitant vers l’intégration dans une ville moderne leur ont fait perdre leur culture et le patrimoine de leur tribu pour toujours.

Cette délégation israélienne est une initiative de la société israélienne « MyHeritage » à la découverte de leur histoire familiale.

צילום: MyHeritage

C’est le troisième voyage effectué par ce groupe qui s’est déjà rendu au Namibie, en Afrique et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où, là aussi, ils ont observé la vie des tribus locales et leur riche histoire culturelle, afin que les générations futures connaîtront leurs pères.

צילום: MyHeritage

La délégation a dit que le voyage en Sibérie fut le plus difficile en raison des conditions climatiques extrêmes, les problèmes de transport et une manœuvre complexe. Selon Levi Golan, chef de la délégation de MyHeritage : « Après deux vols et dix heures de conduite sur la neige et sur un terrain sans fin, nous avons remarqué des tentes recouvertes de peaux afin de les protéger contre le froid. Cette tribu nous a reçus avec beaucoup d’enthousiasme et ils nous ont honorés avec tout ce qu’ils ont à offrir, le sucre, du renne, du poisson frais ».

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Nous avons vécu avec eux pendant un mois et avons appris qui est la tribu de Nantong. Ils ont réussi sur plusieurs générations à préserver leur mode de vie nomade malgré les tentatives du gouvernement russe de les réinstaller dans les centres urbains. « Il y a quelque chose de très beau dans leur capacité à maintenir une forte identité », a déclaré Levy. « C’est une tribu qui fait tout par elle-même. Leur style de vie tourne autour des troupeaux de cerfs en leur possession. Ils les vendent pour vivre, mangent leur chair, les utilisent pour tirer le traîneau et se servent de leur fourrure pour construire des tentes, pour confectionner des vêtements et des bottes qui leur permettent de survivre à moins 50 degrés. En outre, les Rennes ont une signification symbolique selon leurs convictions religieuses. »

צילום: MyHeritage

L’équipe israélienne a vécu aux côtés de cette tribu pour connaitre leur mode de vie et leur culture, et a interviewé des dizaines de Nantong, lesquels ont bien compris l’importance de préserver leurs traditions culturelles uniques. Ils ont raconté en détail leur mode de vie, leurs souvenirs d’enfance et la routine quotidienne, ainsi que des informations généalogiques, y compris les noms, les lieux et les dates. Les descendants de la tribu auront libre accès à la documentation spéciale à travers laquelle ils pourront reconnaître, mettre à jour et transmettre aux générations futures la culture de leurs ancêtres.

צילום: MyHeritage

Époustouflant | Une délégation israélienne s’est rendue en Sibérie et a documenté la vie d’une tribu menacée de disparition

(Source : Alyaexpress News)

Les Kukis, une tribu perdue d’Israël depuis 27 siècles

7 000 d’entre eux ont déjà fait leur Alya !

Ces juifs d’Asie auraient été forcés à l’exil aux confins de l’Inde, du Bangladesh et de la Birmanie, il y a près de 2 700 ans.

Aujourd’hui, ils pratiquent un judaïsme archaïque et se présentent, un peu à l’image des juiffs éthiopiens, comme l’une des tribus perdues d’Israël…

Source : Israelvideonetwork.com

Les Kukis, une tribu perdue d’Israël depuis 27 siècles

(Source : Dreuz.info)

Reportage Vidéo exceptionnel, les Kukis sont des juifs qui vivent en Inde, descendants d’une tribu perdue d’Israël

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Au nord-est de l’Inde, les Kukis se revendiquent comme les descendants de l’une des tribus perdues d’Israël. Devant leur ferveur, le grand rabbin d’Israël a autorisé les membres de cette minorité à immigrer en Terre promise. Ces familles se sont installées dans les implantations de Judée Samarie, et une majeure partie des hommes Kukis, guerriers dans l’âme, se sont engagés dans l’armée. Reportage France 24…

Les reporters de France 24 se sont rendus dans une vallée reculée du Bengale occidental, à la rencontre de la mystérieuse tribu des Kukis. Ces juifs d’Asie auraient été forcés à l’exil aux confins de l’Inde, du Bangladesh et de la Birmanie, il y a près de 2 700 ans siècles. Aujourd’hui, ils pratiquent un judaïsme archaïque et se présentent, un peu à l’image des Falachas éthiopiens, comme l’une des tribus perdues d’Israël auxquelles l’Ancien Testament fait référence.

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Depuis quelques années, certains Kukis ont pu faire leur Aliyah et s’installer en Israël. Les hommes ont souvent rejoint l’armée israélienne. Le correspondant au Proche-Orient de France 24 a recueilli leurs impressions sur leur nouvelle vie en Israël.

Source France 24

Reportage Vidéo exceptionnel, les Kukis sont des juifs qui vivent en Inde, descendants d’une tribu perdue d’Israël

(Source : Tel-Avivre)

 

Reportage Vidéo exceptionnel, les Kukis sont des juifs qui vivent en Inde, descendants d’une tribu perdue d’Israël

Le Caveau des Patriarches filmé depuis 1913

 

Pour faire taire tous les menteurs et suiveurs ennemis d’Israel qui  veulent ignorer son histoire et celle du peuple juif, HEBRON EST UNE VILLE EN TOUS POINTS JUIVE ! LES MUSULMANS NE FONT QUE SQUATTER LA REGION COMME ILS LE FONT PARTOUT AILLEURS DANS LE MONDE. ‘HAI  ISRAEL ‘HAI !’ louyehi
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Ce document, avec des images d’archive de 1913 à nos jours, met en relief les liens profonds qui unissent le peuple juif au caveau des Patriarches à Hébron. La joie de ‘Hanouka sur les lieux en témoigne encore aujourd’hui. Le 21 octobre 2015 l’Unesco votait une résolution déniant le lien des juifs avec le caveau des Patriarche (et le tombeau de Rachel).

Voir la video : Le Caveau des Patriarches filmé depuis 1913

(Source : Univers Torah)