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Quand l’archéologie découvre la véracité du récit de la Torah

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Le monde juif a commencé avec Abraham, qui, alors, s’appelait encore Abram, et était marié à celle qui s’appelait encore Saraï et qui devint plus tard la matriarche Sarah. Abram était âgé de 75 ans lorsque D.ieu lui parla pour la première fois, lui demandant de quitter la maison de son père pour aller vers un pays que D.ieu lui indiquerait… La Bible dit qu’Abram habitait Ur en Chaldée (ou Ur Kasdîm),  en Mésopotamie, et qu’il avait 2 frères : Nahor II et Haran et leur père s’appelait Tera’h.

ABRAHAM, LE PREMIER PATRIARCHE VENU S’INSTALLER EN TERRE PROMISE DUQUEL SORTIRA PLUS TARD LE PEUPLE JUIF

La Bible hébraïque n’est pas un livre d’histoire. Elle ne nous dit, au sujet des personnages qu’on y rencontre, que ce qui est nécessaire pour comprendre l’enchaînement des faits les plus marquants, pour faire ressortir une morale et nous enseigner non seulement les valeurs et le sens réel de la vie. Mais pas seulement ; la Torah, ou Bible hébraïque, est beaucoup plus que cela.

C’est est la loi qui régit le mode de vie des Juifs depuis 5776 ans. Elle fut reçue devant tout le peuple hébreu rassemblé en ce jour de l’année – 1313, au pied d’une des montagnes du Sinaï, toute tremblante et fumante, sous les éclairs et le tonnerre, au son du chofar (corne de bélier), un phénomène impressionnant et exceptionnel, qui n’eut lieu qu’une seule fois dans toute l’histoire du monde et qui ne se reproduira jamais plus : D.ieu Lui-Même parlait au peuple, mais ce fut Moïse qui formula le message du Maître du monde, les Enfants d’Israël ayant défailli à l’écoute de la voix divine !

Cependant, la Bible hébraïque est bien plus que cela ; elle est une tout simplement source de vie pour les Juifs. La Torah, nommée « Ancien Testament » par le monde non juif et chrétien, est le livre des lois qui régissent toute la vie des Enfants d’Israël. Ce livre a enseigné aux nations les valeurs fondamentales qui fondèrent ce que l’on nomme « morale » ou « éthique », et qui devraient faire de tout humain qui suit ses préceptes un Homme. 

Mais voici une partie du fruit des recherches archéologiques entreprises voici plus d’un siècle sur les traces de la Bible, résumées ici par l’auteur du livre « La Bible arrachée aux sables », qui vous fera découvrir des choses étonnantes. Mais laissons parler l’auteur :

« … Alors que, durant de longues années, je m’étais exclusivement intéressé aux progrès des sciences, mon attention se trouva attirée, en 1950, au cours de lectures de documentation, sur les rapports des professeurs français Parrot et Schaeffer au sujet des fouilles de Mari et d’Ugarit. En effet, les tablettes recouvertes de caractères cunéiformes exhumées à Mari contenaient la transcription de noms bibliques, conférant ainsi une authenticité certaine à l’histoire des patriarches qu’on avait tenue jusque-là pour une pieuse légende.

A Ugarit, sur la côte syrienne, on découvrit pour la première fois des vestiges des cultes de Baal du pays de Canaan. Au cours de la même année, le hasard voulut encore que le manuscrit du libre d’Isaïe, trouvé dans une grotte proche de la mer Morte, fut identifié. Cette chaîne de découvertes sensationnelles – le mot ne paraît pas trop fort quand on pense à leur signification culturelle – éveilla en moi le désir d’étudier à fond ce domaine relativement récent et si peu connu qu’est l’archéologie biblique…

Dans toute l’humanité, il n’est pas de livre qui ait eu des effets aussi bouleversants, qui ait influencé de façon aussi décisive l’ensemble du monde occidental et qui ait bénéficié d’une diffusion aussi colossale que « le livre des livres ». La Bible. Elle a été traduite en 1 120 langues ou dialectes et, malgré ses millénaires d’existence, rien ne fait prévoir la fin de son ascension triomphale.

Tandis que je réunissais une documentation que je n’ai pas la prétention de considérer comme complète, j’ai pensé qu’il serait temps de communiquer les merveilleux résultats des recherches de nombreux savants de diverses disciplines aux lecteurs de la Bible comme à ses adversaires, aux croyants comme aux sceptiques. Devant la multiplicité des preuves que nous a fournies la science, je ne puis m’empêcher de penser à toutes les critiques et aux polémiques qui, depuis le XVIIème siècle jusqu’à nos jours, cherchèrent à discréditer la Bible, et de me répéter encore et toujours : LA BIBLE A RAISON. »

W.Keller, Hambourg, septembre 1955

LE CROISSANT FERTILE

Dans le Croissant fertile et dans la vallée du Nil, on se trouve en face d’un étonnant foisonnement de civilisations. A l’époque dont nous parlons, (c’est-à-dire, vers – 1800 ans avant l’ère commune, le trône d’Egypte est occupé par les pharaons depuis 1 000 ans déjà. Le long de la côte méditerranéenne se trouvent les opulentes cités phéniciennes. En Asie Mineure, au coeur de l’actuelle Turquie, le puissant empire des Hitites va se fonder. En Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, règnent les rois de Sumer et d’Akkad, qui exercent leur suzeraineté depuis le golfe Persique jusqu’aux sources de l’Euphrate.

Les pyramides d’Egypte, les puissantes construction de Mésopotamie ont vu passer des siècles et des siècles. Depuis 2 millénaires, dans la vallée du Nil aussi bien que dans celles du Tigre et de l’Euphrate, des fermes et des plantations de l’importance des grandes exploitations actuelles, dotées de canaux d’irrigation produisaient des céréales, des primeurs et des fruits de choix.

Dans le Croissant fertile on pratiquait l’écriture cunéiforme, en Egypte les hiéroglyhphes. Des poètes et des fonctionnaires s’en servaient pour fixer leur pensée, alors que l’écriture était depuis longtemps indispensable pour les transactions commerciales. Les correspondances conservées sur des tablettes de terre cuite et des rouleaux de papyrus nous donnent une idée de l’ampleur des échanges qui, par bateaux ou par caravanes, se développaient du golfe Persique à la Syrie et à l’Asie Mineure, d’Egypte jusqu’à Chypre et en Crète et même jusqu’en mer Noire. Les marchandises les plus cotées étaient le cuivre des mines égyptiennes du Sinaï, l’argent des montagnes du Taurus en Asie Mineure, l’or et l’ivoire de Somalie et de Nubie, la pourpre des villes phéniciennes de la côte de Canaan, l’encens et les épices rares du sud de l’Arabie, la toile de lin des manufactures égyptiennes et les merveilleux vases crétois.

La littérature et les sciences étaient à leur apogée. En Egype, naissaient la première littérature d’évasion et la première poésie profane. La Mésopotamie vivait déjà sa Renaissance. A Akkad, des philologues composaient première grammaire et le premier dictionnaire bilingue.

L’apogée de Gilgamesh, les vieilles légendes sumériennes de la création et du déluge furent transposées en akkadien et devinrent de merveilleux poèmes épiques. Les médecins disposaient de recueils de recettes et composaient leurs médicaments au moyen de plantes médicinales éprouvées (science longtemps perdue et retrouvée au cours de ces tout derniers siècles.)

Mille cinq cents ans avant Pythagore, des mathématiciens d’Egypte arrivèrent par la pratique aux mêmes résultats que lui. Leur expérience enseigna aux ingénieurs de Mésopotamie à extraire des racines carrées. Quant aux astronomes – dans le dessein, il est vrai, de servir l’astrologie – ils observaient déjà les trajectoires des planètes !

Il semble que ces pays aient alors vécu dans la paix et dans la plus grande prospérité, car on n’a trouvé aucun texte de l’époque parlant d’une guerre de quelque ampleur. Mais, du coeur du croissant fertile, des pauvres étendues du désert d’Arabie, là où il est baigné par les vagues de l’océan irrésistiblement en direction du nord et du nord-ouest, vers la Mésopotamie, la Syrie et ce qui fut plus tard le royaume d’Israël. Par vagues successives, les Amorites, comme on les appelait, attaquèrent les empires. Sous leurs coups de boutoir, le royaume de Sumer et d’Akkad s’effondra en 1960 avant notre ère. Les envahisseurs fondèrent une série d’Etats et de dynasties, dont l’une finit par s’imposer : la 1ère dynastie de Babylone, dont la suprématie dura de 1830 à 1530 avant l’ère commune et dont le 6ème roi fut le célèbre Hammourabi.

L’un de ces peuples nomades était appelé à jouer un rôle d’une importance incommensurable dans la destinée de millions et de millions d’hommes. Il s’agissait d’un petit groupe, peut-être simplement d’une famille inconnue et ignorée comme un grain de sable du désert : la famille d’Abraham, père des patriarches.

En – 1 813 avant l’ère commune, naquit, en Mésopotamie, un homme appelé Abram. Il vivait à Ur, à la pointe sud du Croissant fertile. Il fut le premier qui, dès l’enfance, par sa réflexion, tourna délibérément le dos aux idoles, lesquelles étaient exclusivement vénérées par les hommes de ce temps. Celui qui devint le père du monothéisme fut le premier à comprendre qu’il n’y avait qu’un seul D.ieu, que ce D.ieu était tout-puissant, qu’Il avait créé le ciel, la terre et tout ce qui s’y trouve et qu’Il était par conséquent au-dessus de toutes les idoles de bois et de pierre qu’avaient vénéré avant lui son père et tous ses ancêtres, ainsi que tous ses contemporains. Abram devint Abraham le converti. Il eut un fils nommé Isaac, qui, lui aussi eut deux fils nommé Jacob… (les Patriarches de la Bible), et son frère jumeau Esaü, qui engendra ce que la Bible appelle la civilisation d’Edom.

Voyage d’Abraham d’Ur à Canaan –
József Molnár (1821-1899) – 1850
Galerie Nationale Hongroise

« Terah prit Abram, son fils, Lot, fils d’Harân, son petit-fils et Saraï, sa belle-fille, femme d’Abram son fils, et il partit avec eux d’Ur en Chaldée. »(Genèse 11 ; 31)

Voici des millénaires que cette phrase tout droit sortie de la Bible hébraïque (reprise par les chrétiens sous le nom d’Ancien Testament) retentit, génération après génération, aux oreilles des Juifs. Ur, nom mystérieux et riche de signification légendaire, tout comme la multitude noms de rois, de puissants empires, de temples et de palais chargés d’or dont nous parle la Bible. Pendant très longtemps, on savait la Chaldée en Mésopotamie. Mais jusqu’il y a quelques dizaines d’années, personne n’aurait soupçonné que la recherche d’Ur s’accompagnerait de la découverte d’une civilisation dont les origines remontent encore plus loin dans la période préhistorique que les vestiges humains les plus anciens d’Egypte.

« L’Eternel dit à Abram : « Quitte ton pays natal et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux et tu seras une bénédiction; Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai. Par toi seront heureuses toutes les races de la terre. Abram partit comme le lui avait dit l’Eternel, et Loth alla avec lui. Abram était âgé de 75 ans lorsqu’il sortit de Harân. » » (Genèse 12 ; 1-4)

Cette déclaration qui contient en germe la promesse d’une terre et d’une descendance, accompagnée d’une bénédiction éternelle, exige en contrepartie le départ d’Abraham pour suivre un Dieu unique, encore inconnu. Malgré le flou de ces promesses – la terre d’accueil n’est pas nommée, Abram a 75 ans et sa femme est stérile alors que Dieu leur promet une descendance innombrable – le Patriarche, archétype du croyant, « partit, comme lui avait dit l’Eternel » (12; 4) (Source : Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme)

Ci-dessous le chemin parcouru par Abram, sa famille et ceux qui les suivirent :

De nos jours, Ur est une gare située à 190 km au nord de Basra, non loin du golfe Persique, une des nombreuses haltes du fameux chemin de fer de Bagdad. Les ancêtres des actuels bédouins avaient planté leur tentes depuis bien longtemps dans cette contrée désormais désertique. Mais voici 4 000 ans, de vastes champs de blé, d’avoine et de légumes, des vergers de palmiers-dattiers et de figuiers s’étendaient là à perte de vue. Ces exploitations eussent pu soutenir la comparaison avec les actuelles fermes à blé du Canada et les plantations maraîchères et fruitières de Californie.

Un réseau de canaux et de fossés se coupant à angle droit y constituait un  système d’irrigation qui reste un modèle du genre. Dès l’âge de pierre, les techniciens du pays avaient su domestiquer la précieuse eau des grands fleuves qu’ils captaient habilement pour s’en servir à transformer des déserts en domaines à la végétation paradisiaque.

A l’époque, l’Euphrate était presque caché par l’ombre des palmiers. Artère de vie, il était aussi une voie navigable par laquelle se faisait un énorme trafic en direction de la mer. Le golfe Persique pénétrait alors beaucoup plus loin vers l’intérieur à l’embouchure du Tigre et de l’Euphrate.

Bien avant la construction de la première pyramide, cet endroit défiait déjà le bleu du ciel.  Quatre puissants blocs de briques, superposés en gradins et merveilleux de couleurs s’élevaient à près de 25 m. Le noir du socle de 40 m de long était surmonté par le rouge et le bleu de 2 gradins entourés d’arbres. Au sommet, il y a vait une terrasse sur laquelle s’élevait le sanctuaire au toit d’or. Dans le silence du temple, des prêtres idolâtres célébraient le culte du dieu de la Lune, Nannar. Le bruit et l’agitation d’une des villes les plus ancienne du monde, de la riche métropole d’Ur, parvenaient à peine jusque-là.

En 1854 de notre ère, une caravane de chameaux et d’ânes se dirigea vers la butte isolée de Tel al Muqaiyar (la montagne des gradins). C’était une caravane pas comme les autres, car les bêtes transportaient des pelles, des pioches et du matériel d’arpentage, sous la direction du consul britannique de Basra, J.E. Taylor. Ce fonctionnaire agissait en service commandé. Le Foreign Office lui avait ordonné de se mettre en route, parce que le British Museum demandait qu’on fit l’inventaire de toutes les ruines et de tous les vestiges de civilisations disparues qui se trouvaient dans le sud de la Mésopotamie, là où, avant de se jeter dans le golfe Persique, le Tigre et l’Euphrate se rapprochent de plus en plus.

Les recherches et les fouilles furent donc entreprises un peu partout en Egypte, en Mésopotamie et dans la Palestine de l’époque, pour répondre au besoin irrésistible qui s’imposa tout à coup de donner des bases scientifiques à l’histoire de cette partie du monde.

Jusque-là, la Bible avait été la seule source pour l’histoire de l’Asie Mineure antérieure à 550 avant l’ère commune. Elle seule remontait à la nuit des temps. On y trouve mention de peuples et de personnages sur lesquels Grecs et Romains de l’Antiquité n’avaient déjà plus d’informations.


Vestiges de l’ancienne Ur (tabisite.com) bible.archeologie.free.fr/ancetresdabraham.html

Des légions de savants se sentirent attirés vers les paysages qui furent ceux de l’Orient ancien. Personne ne connaissait encore les noms qu’ils allaient bientôt mettre sur toutes les bouches. Leurs découvertes frappèrent d’étonnement les « rationalistes » du temps. Ce que ces chercheurs, au prix d’un travail des plus pénibles, arrachèrent au sable du désert, le long des fleuves de Mésopotamie et d’Egypte, méritait à juste titre l’attention de millions d’hommes : pour la première fois, la science ouvrait la porte du monde mystérieux de la Bible.

On entreprit d’abord des fouilles à Khorsabad sur le Tigre et, des décombres d’une métropole datant de plus de 4 000  ans, on dégagea le premier témoin de la Bible : Sargon, roi assyrien légendaire. Ne lit-on pas dans Isaïe (XX, 1) : « L’année où le tarban vint à Ashdod, envoyé par Sargon, roi d’Assyrie… » ? Deux ans plus tard, on exhuma la ville que la Bible appelle Kalah et qui porte à présent le nom du Nemrod biblique : (Genèse X, 9-12) : « Il fut un puissant ravisseur devant l’Eternel ; c’est pourquoi on dit : ‘tel que Nemrod, – un puissant ravisseur devant l’Eternel !’ Le commencement de sa domination fut Babel ; puis Erec, Akkad et Kalné, dans le pays de Senaar. De cette contrée, il s’en alla en Assur, où il bâtit Ninive, Rehohoth-Ir et Kélah ; puis Résen, entre Ninive et Kélah, cette grande cité. »

Les fouilles qui suivirent permirent de découvrir à 11 km de Khorsabad, la capitale assyrienne, Ninive, et la célèbre bibliothèque du roi Assurbanipal ; la Ninive de la Bible, dont les prophètes ne se lassent pas de stigmatiser la méchanceté (Jonas 1, 2)

Dans la Palestine de cette époque, entre 1838 et 1850, on fit la reconstitution de la topographie antique. On répertoria les monuments de la vallée du Nil au cours d’une expédition qui dura de 1842 à 1846. Au début du XIXème siècle, le Français Champollion avait réussi à déchiffrer les hiéroglhphes égyptiens ; après 1850, Rawlinson perça également le mystère de l’écriture cunéiforme. Les anciens documents allaient parler !…

On fit dresser des tentes auprès de la butte rouge. Le puissant bloc de briques, chef-d’oeuvre architectonique d’un passé obscur fut sondé. Le soubassement a presque 10 m de haut, 2 larges rampes conduisent jusqu’au second bloc, plus petit, surmonté li-même par un 3ème et un 4ème. Le consul Taylor prit une décision profondément regrettable : il retira ses équipes des fondations pour les occuper au sommet. Ce qui avait résisté à l’assaut des siècles, aux tempêtes de sable, à l’attaquer d’un soleil torride, tomba sous la morsure de pioches maniées sans discernement. Il ordonna la démolition du gradin supérieur. L’oeuvre de destruction fut entreprise par les 4 coins en même temps ; des masses de briques cassées étaient précipitées au pied du monument.

Après quelques semaines, tout s’interrompit subitement. Quelques hommes avaient trouvé de petits bâtonnets, des cylindres de terre cuite. En nettoyant les objets, on s’aperçut qu’ils étaient couverts d’inscriptions… en caractères cunéiformes  ! Ils furent expédiés à Londres, où les savants ne firent pas grand cas de la découverte. Rien d’étonnant : à l’époque seul le nord de la Mésopotamie fascinait les chercheurs, le haut cours du Tigre au voisinage duquel on avait déterré dans les ruines de Ninive et de Khorsabad, des palais et d’énormes bas-reliefs assyriens, des milliers de tablettes d’argile et de statues, des merveilles dont l’éclat éclipsait tout le reste.

Le monde dut attendre 75 ans la découverte des trésors d’une valeur incommensurable qui reposaient sous la vieille butte. Si les savants avaient oublié le Tel al-Muqaiyar, il n’en était pas délaissé pour autant. Ses murs ébranlés et avant tout son gradin supérieur en ruine, devinrent pour les Arabes une source inépuisable de matériaux de construction. De très loin, ils venaient charger leurs bêtes de somme de briques qui avaient été façonnées à la main des millénaires auparavant et qui portaient encore lisiblement les noms d’Ur-Nannu, le 1er grand architecte, et de Nabonide, le potentat babylonien qui restaura la « ziggurat » (les tours des gradins). Les tempêtes de sable, la pluie, le vent et les rayons du soleil prirent leur part de cette destruction.

Quand, au cours de la 1ère guerre mondiale, les troupes britanniques marchant sur Bagdad campèrent à proximité des ruines, l’aspect de celles-ci avait totalement changé. De l’ancien bloc escarpé, il ne restait plus, à la suite des pillages subis depuis 1854, qu’un tas de décombres si facile à escalader qu’un soldat put se payer le luxe d’y grimper monté sur une mule. Parmi les officiers du groupe, il y avait un expert, R. Campbell Thomson, de l’Intelligence Staff de l’armée de Mésopotamie, en temps de paix, assistant au British Museum. Il présuma que les environs du tell recelaient d’autres richesses archéologiques, des ruines d’agglomérations dormant sous les sables du désert.

Mais presque 2 500 ans avant, un homme célèbre, potentat et archéologue en une seule et même personne, le roi Nabonide de Babylone, qui vécut au 6ème siècle de notre ère, jugea « la ziggurat ancienne ». Mais il s’y prit autrement que Taylor. « Je remis sa structure en état comme au bon vieux temps, au moyen de mortier et de briques. » Le monument restauré, il fit graver sur les fameux petits cylindres le nom de son premier constructeur, que lui avait révélé un fragment d’inscription  « le roi Ur-Nannu ». Celui-ci, bâtisseur de la tour en gradins, aurait-il régné sur la ville d’Ur dont parle la Bible ? Aurait-il été roi d’Ur en Chaldée ? Il n’y a là rien d’invraisemblable, car le même nom biblique a surgi depuis à plusieurs reprises sur des documents originaires d’autres parties de la Mésopotamie. A en croire les textes cunéiformes, Ur aurait été la capitale d’un grand peuple, les Sumériens.

Il fallut attendre 1923 pour qu’une mission américano-britannique pût intervenir. Abandonnant les méthodes de Taylor, qui n’était qu’un amateur, Sir Charles Leonard Woodley concentra ses efforts non sur la tour, mais sur les buttes plates qui s’étendent à sa base. Pour l’archéologue, les couches de chaque tell superposées sont comme les feuilles d’un calendrier rétrospectif, où une multitude de générations ont déposé ce qui constitue aujourd’hui une source inépuisable de trésors. Chaque tell est un livre d’histoire et chacune de ces couches donne des précisions sur son époque, sur la vie, les habitudes, l’adresse de ses contemporains, sur leur degré de culture et leur civilisation.

On peut reconstituer avec précision le plan des bâtiments, même s’il ne reste plus que des pierres usées par le temps et l’érosion, ou une poussière de briques.L’endroit où le foyer répandait autrefois sa chaleur est marqué en général par une coloration plus sombre des matériaux. Des débris de vaisselle, des armes, des ustensiles ménagers et des outils qui se trouvent parmi les décombres donnent des indications supplémentaires pour étudier le passé.

Cette année-là, la première chose découverte est une enceinte sacrée contenant les restes de 5 temples placés en demi-cercle autour de la ziggurat du roi Ur-Nannu. Ils avaient tout d’une forteresse, tant leurs murs étaient puissants. Les plus grands, dont la base a 100 m de long sur 60 de large, était consacré au dieu de la Lune, un autre à Nin Gal, déesse de la lune, épouse de Nannar. Chacun des temples est doté d’une cour centrale qu’entoure une enfilade de pièces. On y trouve encore les vieux puits, des abreuvoirs imperméabilisés au bitume ; de profondes traces de couteaux sur les tables en briques montrent les endroits où l’on découpait les animaux sacrifiés qu’on faisait cuire ensuite pour les repas rituels sur les foyers des cuisines. Il y a même des fours à pain. « Après 38 siècles, nota Wooley dans son compte-rendu, on aurait pu rallumer les feux et remettre en service la plus vieille cuisine du monde« .

Le ziggourat d’Ur, « la colline poissée/bitumée », vieux de 4 000 ans,  tel qu’il se présentait à l’origine

Ur - Irak

 Le même tel qu’il se présente de nos jours, (cultivoo)

A Ur, le quartier des temples n’était pas exclusivement réservé au culte des dieux. Ses prêtres, en plus de les occupations cultuelles, avaient beaucoup d’autres fonctions. En même temps que les dons destinés aux sacrifices, ils percevaient la dîme et les impôts et ils établissaient un reçu écrit pour chaque versement qui était noté sur une tablette d’argile.Il s’agit là sans aucun doute des premiers reçus d’impôts de l’histoire du monde… Les rentrées fiscales étaient consignées par des scribes sur des états hebdomadaires, mensuels et annuels.

Comme on ne connaissait pas encore la monnaie, les impôts étaient payés en nature ; chaque habitant d’Ur payait donc à sa manière. De l’huile, du grain, des fruits, de la laine du bétail s’accumulaient ainsi dans de vastes entrepôts ; quant aux denrées périssables, on les envoyait dans les magasins de vente des temples. Un certain nombre de matières premières étaient transformées dans des manufactures leur appartenant, par exemple, dans les filatures dirigées par des prêtres. Un atelier produisait 12 sortes différentes de costumes à la mode. Les tablettes  qui ont été retrouvées nous indiquent le nom des femmes employées au tissage et les quantités de marchandises qui leur étaient données pour leur entretien. On allait jusqu’à noter méticuleusement le poids de la laine qui était remise à chacune d’elles et le nombre de pièces de vêtements qu’elles en avaient tirées. Dans un bâtiment qui avait abrité un tribunal, on trouva, soigneusement empilées, les copies des jugements, comme au greffe de nos actuels palais de justice.

Au sud de la tour en gradins, on mit à jour des murs et des façades serrées les unes contre les autres. On dégagea une série de maisons dont les ruines ont parfois 3 m de haut. Entre elles s’insinuent des rues étroites que des places interrompent de temps à autre. Il fallut des semaines de dur travail pour déblayer des tonnes de débris jusqu’à ce que ces murs prissent un aspect qu’on peut qualifier d’inoubliable.

Au pied du bloc rouge du Tell al-Maqaiyar, toute une ville s’étrend, que des chercheurs patients ont ressuscitée après des millénaires de sommeil ! Woodley et ses collaborateurs étaient fous de joie, car ils avaient devant eux la fameuse Ur en chaldée dont parle la Bible !

On se représente à peine le confort dont ont joui ses habitants, la largeur de vues qui a présidé à la construction de leurs maisons. Dans aucune autre ville de Mésopotamie on n’a découvert des demeures aussi bien conçues ni aussi belles. En comparaison, celles qui nous ont été conservées à Babylone semblent modestes, presque pauvres. Lors des fouilles entreprises au début du siècle, le professeur allemand Koldewey n’y trouva que de simples huttes en terre glaise de plain-pied et comprenant 3 ou 4 pièces disposées autour d’une cour. Voilà donc comment, vers 600 avant l’ère commune, se présentaient les habitations des hommes dans  la métropole si admirée du roi Nabuchodonosor, qui avait entouré l’ensemble sacré d’une enceinte percée de vastes portes. 15 siècles aupa- ravant, les habitants d’Ur vivaient déjà dans des maisons bien construites en forme de villas pour la plupart à étage, ayant 13 ou 14 pièces. Le rez-de-chaussée était solidement édifié en briques, l’étage supérieur en plaques de glaise ; les murs étaient proprement crépis et blanchis.

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Par la porte d’entrée, le visiteur pénétrait dans un vestibule où il y avait des bassins d’eau pour se laver les mains et les pieds. De là, il passait dans la cour centrale spacieuse et claire, au sol recouvert d’un carrelage particulièrement élégant. Autour de cette cour se trouvaient la pièce de réception, la cuisine, les pièces d’habitation et la chapelle privée. Par un escalier de brique sous lequel était dissimulée la toilette, on parvenait à une sorte de balcon sur lequel s’ouvraient les chambres de la famille et les chambres d’amis.

Sous les décombres de murs, on retrouva tous les accessoires qui avaient servi à l’installation intérieure et à la vie dans ces riches maisons. Une multitude de débris de poteries, de vases, de tablettes recouvertes d’écriture permirent de reconstituer détail par détail la vie quotidienne de la ville. Au début du 2ème millénaire avant l’ère commune Ur en Chaldée était une capitale puissante, colorée et active.

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 Photographie aérienne du quartier sacré du site d’Ur à la période des fouilles britanniques, prise en 1927. (Ezida)
Dans l’esprit de Woodley, une idée germa : « Si Abraham a quitté Ur en Chaldée, il a donc dû naître et passer les premières années de sa vie dans l’une de ces riches demeures. » Le savant poursuivit, plein d’enthousiasme : « Il nous faut réviser l’idée que nous nous faisions du patriarche hébraïque en voyant l’entourage opulent dans lequel il a passé sa jeunesse. Citoyen d’une grande ville, il hérita la tradition d’une vieille civilisation très organisée. Les maisons sont confortables, voire luxueuses. Nous avons trouvé la copie d’hymnes destinés aux cérémonies du temple et, en même temps, des tablettes de mathéma côté d’additions élémentaires, des formules permettant l’extraction de racines carrées et cubiques. Sur d’autres tablettes, les scribes avaient recopié les descriptions des bâtiments de la ville et jusqu’à une courte histoire des temples ! »
D’après Woodley, Abraham, loin d’être un simple nomade, serait issu d’une métropole du second millénaire avant l’ère commune.Quelle découverte extraordinaire ! L’image qu’on se faisait du patriarche Abraham entouré par sa famille et ses troupeaux allait-elle, incontestablement, se révéler fausse ?
Les conceptions de Woolley trouvèrent des contradicteurs parmi les théologiens et même chez les archéologues. Sa théorie est étayée par les versets 31 – 32 du chapitre XI de la Genèse :  » Tera’h  prit Abram, son fils, Lot… et il partit avec eux d’Ur en Chaldée pour se rendre au pays de Canaan, allèrent jusqu’à Haran et s’y fixèrent. » Mais d’autres passages de la Bible font état de lieux différents : lorsqu’Abramham envoie son plus ancien serviteur de Canaan à la ville de Nahor afin d’aller y chercher une femme pour son fils Isaac, le prophète appelle Nahor son pays (Genèse XXIV, 4) et la maison de son père, sa patrie (Genèse XXIV, 7). Nahor était située en Mésopotamie. Après la conquête de la terre promise, Josué dit au peuple rassemblé : « Jadis vos ancêtres, Tera’h, père d’Abraham et père de Nahor (lequel serait mort accidentellement dans l’incendie de la maison de leur père remplie d’idole qu’Abraham aurait incendié) , habitaient au-delà du fleuve…  » (Josué XXIV,2). Ici comme dans d’autres textes, l’expression « le fleuve » se rapporte à l’Euphrate. Or, la ville d’Ur se trouve sur la rive droite de l’Euphrate, c’est-à-dire que, vue de Canaan, elle n’est pas « au-delà du fleuve« . Woolley a-t-il conclu trop hâtivement ? Ne resterait-il pas à prouver que Tera’h et son fils Abraham furent bien des habitants d’Ur?
William F. Albright, professeur à la John Hopkins University de Baltimore (Etats-Unis), a pu écrire : « La migration d’Ur en Chaldée à Haran n’a trouvé aucune confirmation archéologique, si ce n’est la découverte de la ville elle- même« . Ce savant, lui-même archéologue et considéré comme un des plus grands spécialistes de l’archéologie au Proche–Orient ajoute : « Et le fait curieux que les traducteurs grecs ne citent Ur nulle part, mais à sa place le pays naturel (des Chaldéens) pourrait bien signifier que la migration d’Abraham était considérée comme un fait secondaire et qu’au IIIe siècle avant notre ère, on n’y croyait pas forcément.« 
La découverte d’Ur n’en a pas moins attiré l’attention sur la capitale des Sumériens, un des plus anciens peuples civilisés de Mésopotamie. Or, nous savons que les Sumériens n’étaient pas des Sémites comme les Hébreux. Lorsque, vers l’an 2000 avant l’ère commune, la grande invasion des nomades sémitiques surgit du désert d’Arabie, elle rencontra d’abord Ur, ses immenses plantations et son réseau de canaux. Il se peut donc que cette irruption dans les pays du Croissant fertile,  dont Ur faisait partie, ait laissé des traces dans la Bible. Toujours est-il que des recherches sérieuses et, avant tout, des fouilles menées à bien au cours des dernières dizaines d’années semblent avoir établi qu’Abraham n’habita jamais la métropole sumérienne. Cela cela contredirait d’ailleurs toutes les descriptions de la Bible concernant la vie du patriarche, où l’on peut lire qu’Abraham vivait sous la tente et allait de pâturage en pâturage et de puits en puits avec ses troupeaux. Sa vie ne se comparait en rien à celle des habitants d’une capitale : c’était la vie des nomades de tous les temps. Toutefois, beaucoup plus au nord du Croissant fertile, nous verrons l’histoire des patriarches sortir de son imprécision mystique pour faire son entrée dans l’histoire.

A suivre…

(Source : La Bible arrachée aux sables, par Werner Keller, Etitions Famot – Adaptation louyehi)

A Holocaust Video That You Must Show The World – Une vidéo sur la Shoah à montrer au monde

Un enfant épuisé mange dans les rues du ghetto de Varsovie. Varsovie, Pologne, entre 1940 et 1943.

Un enfant épuisé mange dans les rues du ghetto de Varsovie. Varsovie, Pologne, entre 1940 et 1943 — US Holocaust Memorial Museum ______________________________________________________

There is something G-dly about Jewish history, something that makes you believe that there is a master plan to this world in which the Jewish People has played a major role. Try to explain Jewish survival through horrors and tribulation of a 2500 year exile which concluded in the Nazi Holocaust in which 6,000,000 Jews perished. The numbers are mind-boggling. No other nation is as ancient, and no other nation has endured so much and returned to its ancient homeland to rebuild itself and renew a country which dates back thousands of years.
Yes, there must be a PLAN. Watching this leaves you incredulous. In awe of the Jewish people and Divine Providence which has brought them to modern times. Despite everything.

Published: July 20, 2015
Envoyé par ARK

Traduction française (par louyehi)

Il y a quelque chose de céleste dans l’histoire des Juifs, quelque chose qui vous fait croire qu’il y a un plan directeur dans ce monde, un monde dans lequel le Peuple Juif a joué un rôle majeur. En effet, essayez d’expliquer la survie des Juifs dans 2 500 ans d’horreur, de tourmente et d’exil, lesquels se sont terminés par la Choah où 6 000 000 de Juifs ont péri. Tout cela est tout bonnement époustouflant. Aucune autre nation n’est aussi ancienne, aucune autre nation n’a enduré autant de souffrances, aucune autre nation n’est revenue dans son ancienne patrie pour se reconstruire, reprendre possession et reconstruire aussi un pays qui date de milliers d’années.

Oui, il doit y avoir une intention divine dans tout cela. Ce qui laisse songeur et force le respect, un respect mêlé d’admiration pour le peuple juif, mais aussi pour la Divine Providence qui les a conduits jusqu’ici, bien vivants et pleins d’énergie et de créativité, en dépit de tout ce qu’ils ont subi..

Le roi Salomon et la construction du premier Temple de Jérusalem

Salomon, peint par Pedro Berruguete(vers 1500)Le roi Salomon par Pedro Berruguete vers 1500 ________________________________________________________

Le jeune roi Salomon et sa légendaire sagesse

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Salomon était le fils de David et de Batcheva. Après la mort de David, il était monté sr le trône. Une nuit, l’Eternel lui apparut en songe et lui dit : « Demande moi ce que tu veux ». Salomon, selon la tradition, alors âgé de 12 ans, répondit : « Eternel, mon D.ieu, Tu m’as établi roi, moi Ton serviteur ! Je suis encore jeune et sans expérience et Ton peuple est nombreux. Donne-moi donc un cœur intelligent, afin que je gouverne justement Ton peuple, et que je sache discerner entre le bien et le mal. » L’Eternel agréa cette demande et dit à Salomon : « Parce que tu ne m’as demandé ni de longs jours, ni de grandes richesses, ni la mort de tes ennemis, mais la sagesse, pour pouvoir rendre la justice, je t’accorde ce que tu as désiré. Je te donne la sagesse et l’intelligence, comme nul ne les a jamais eues, et ne les aura jamais. Mais Je te donne, de plus, ce que tu n’as pas demandé : la richesse et la gloire. Et si tu observes Mes préceptes, comme l’a fait ton père, Je t’accorderai aussi de longs jours. »

Salomon ne tarda pas à manifester la sagesse que D.ieu lui avait accordée. Deux femmes virent un jour se présenter devant lui. L’une dit : « Nous demeurions cette femme et moi dans la même maison. Elle a eu un fils et moi aussi. Or, le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle l’avait étouffé en dormant. Elle s’est alors levée au milieu de la nuit, a pris mon fils pendant que je dormais et, à sa place, a couché le sien. Le matin, lorsque j’ai voulu allaiter mon enfant, il était mort ; mais en y regardant de plus près, je reconnus que ce n’était pas là mon fils. »

L’autre femme interrompit : « Non, ton fils est mort, et le mien est vivant. » La première répliqua : « Non, l’enfant qui est en vie est à moi. » Et elles continuaient à se quereller ainsi. Alors le roi dit : « Allez me chercher une épée ; partagez en deux l’enfant qui vit et donnez-en la moitié à l’une et l’autre moitié à la seconde. » Emue de pitié pour son enfant, la femme dont le fils était vivant dit au roi : « Je t’en supplie, mon seigneur, donne-lui l’enfant vivant, mais ne le tue pas. » L’autre au contraire, s’écria : « Il ne sera ni à moi, ni à toi ; qu’on le partage ! » Et le roi prononça : « Rendez à celle-là l’enfant qui vit ; c’est elle qui est sa mère ; c’est par sa tendresse pour son enfant qu’elle s’est fait connaître. »
Ce jugement fut connu dans tout le royaume, et tout Israël reconnut avec respect qu’il y avait en Salomon une sagesse divine.

L’Eternel avait en effet doué Salomon de tant de sagesse et d’intelligence qu’il surpassa tous les sages de l’Orient et de l’Egypte, et que son nom retentit chez tous les peuples voisins. Il composa 3 000 paraboles et 1005 cantiques ; il discourut sur les végétaux, depuis le cèdre du Liban jusqu’à l’hysope qui rampe sur la muraille ; il traita de même des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons. Ces ouvrages ne nous sont pas parvenus ; mais nous avons de lui 3 livres : les Proverbes, l’Ecclésiaste et le Cantique des cantiques.

Né en 848 avant l’ère commune, Salomon est mort en 796, à l’âge de 52 ans, après avoir régné pendant quarante ans, les plus belles années de toute l’histoire d’Israël. Il est connu comme « le plus sage de tous les hommes. » La Bible raconte que des rois, accourus de partout dans le monde, venaient écouter sa sagesse, qui incluait non seulement celle de la Torah, mais aussi celle dans les connaissances profanes et les sciences.

« Sa gloire se propagea auprès de toutes les nations voisines. Il composa 3 000 paraboles, et 1 005 poèmes. Il discourait sur les arbres, depuis les cèdres de Liban jusqu’à l’hysope qui croît sur les murs. Il discourait aussi sur les animaux, les oiseaux, les créatures rampantes et les poissons. Les gens de toutes les nations venaient entendre la sagesse de Salomon, comme le faisaient tous les rois de la terre qui avaient entendu parler de sa sagesse’ (I Rois 5, 11 à 14).


Préparatifs pour l’édification du Temple

Du temps de Moïse, l’arche sainte était itinérante. Du temps de David, celui-ci l’avait installée dans sa capitale, Jérusalem. Salomon était maître de tous les pays qui s’étendent de l’Euphrate aux frontières d’Egypte. Les tribus d’Israël étaient en sécurité, chacun vivait tranquille sous sa vigne et sous son figier. Alors, Salomon envoya des ambassadeurs à Hiram, roi de Tyr, qui avait déjà été l’ami de son père David, pour lui dire : « Grâce à l’Eternel mon D.ieu, je vis en paix avec tous les peuples qui m’entourent. Je projette donc d’édifier une maison en l’honneur de l’Eternel, selon ce que D.ieu a dit à mon père : « C’est ton successeur au trône qui bâtira la Maison élevée en Mon honneur. Et maintenant, donne des ordres pour qu’on me coupe des cèdres eu Liban et du bois de cyprès ; mes travailleurs aideront les tiens, dont je te paierai le salaire selon ce que tu me diras. »

Lorsque Hiram reçut ce message, il s’en réjouit fort et manda au roi d’Israël : « Je ferai tout ce que tu désires. Mes serviteurs transporteront les troncs d’arbres du Liban à la mer ; je les ferai assembler en radeaux qui iront par mer jusqu’à l’endroit où tu voudras en prendre livraison ; de mon côté, je te pris de me fournir, pour l’entretien de ma maison, du froment et de l’huile d’olive. » Et Salomon et Hiram conclurent un pacte dans ces conditions.

Alors Salomon leva dans tout Israël des hommes de corvée, dont il envoya 10 mille, tour à tour, travailler au Liban avec les gens de Hiram. Il y eut en outre 70 mille portefaix et 80 mille tailleurs de pierres. Car c’est là, dans les carrières des montagnes, qu’on apprêtait les pierres les pierres de taille en sorte que sur l’emplacement même de l’édifice, sur le mont Moriah, à Jérusalem, on n’entendait aucun bruit de marteau, ni de hache, ni de quelque instrument en fer que ce fût.

En effet, un élément fondamental dans la construction du Temple par Salomon fut la miraculeuse scie de carrier, le chamir. En nous enseignant comment ériger l’Autel pour D.ieu, la Tora dit : « Ne le construis pas en pierres de taille » (Exode 20, 22). A propos de ce verset, Rachi explique que le fer, matériau servant à fabriquer des armes de mort, ne doit pas être utilisé pour tailler les pierres du Temple qui, par essence, représente la paix.

Le chamir (venant du mot araméen chamira et signifiant « comme un silex ») était un organisme surnaturel. En hébreu biblique, le mot chamir a été utilisé dans deux sens : soit une pointe faite d’une substance très dure (Jérémie 17,1) soit des épines acérées (Isaïe 5,6). Chaque tradition, qui parle du chamir, fait référence à sa capacité de transpercer les surfaces dures. Le « regard » du chamir surnaturel peut tailler de grandes pierres. Le Talmud puis, plus tard, de grands rabbins ont décrit comment le chamir, en passant le long de la surface d’une pierre, peut la fendre de manière parfaite en deux morceaux.

Ce chamir ne fut employé par l’homme que dans la construction du Tabernacle (pour graver les noms des tribus sur les pierres précieuses enchâssées dans le pectoral du Cohen gadol) et pour la construction du Temple. Les êtres surnaturels créés par D.ieu pour des fonctions bien spécifiques ne subsistent pas éternellement. La Michna (Sota 9 :12) affirme que le chamir a existé jusqu’à la destruction du deuxième Temple. Les Tossafot (sur le traité Guittin page 68a), disent que le chamir existait pendant l’ère moderne. Selon une Tossefta (commentaire de la Tora qui n’a pas été introduite dans la Michna), le chamir disparut après la destruction du Temple, car on n’en avait plus besoin. De la même manière, le Ta’hach, créé afin que sa peau soit utilisée pour le Tabernacle, disparut dès l’achèvement de sa construction. Considéré comme un animal casher, le Ta’hach ressemblait à une licorne, avec une corne unique sur le chanfrein (Chabbat 28b).

Bien que, par définition, il n’est nul besoin d’expliquer les miracles comme des phénomènes scientifiquement observables, le miraculeux chamir, qui a servi à couper les pierres du Temple de Salomon, a toutes les propriétés d’un rayonnement alpha.

Construction du Temple

Ce fut dans la 480ème année après la sortie d’Egypte, sous la houlette de Moïse, et la 4ème année de son règne, que Salomon commença la construction du Temple sur le mont Moriah à Jérusalem, nommé dans la Bible hébraïque « la porte du ciel ». Cet édifice fut bâti sur le plan du Tabernacle. Il avait 60 coudée de long, 20 de large et 30 de haut. Du côté de l’Orient s’élevait un portique de 20 coudées de longueur, qui avait à son entrée 2 grandes colonnes d’airain, ornées de sculptures magnifiques. Aux 3 autres côtés du Temple s’adossait un bâtiment haut de 18 coudées, divisé en 3 étages, avec des chambres bien éclairées par des fenêtres. L’intérieur comprenait le Saint et le Saint des Saint, séparés l’un de l’autre par un précieux rideau.

Au mont Sinaï, D.ieu parla à Moïse et lui donna ses ordres sur la construction du sanctuaire. Il faudra séparer par un voile – en hébreu parokhet – un premier lieu, le Saint du Saint, où se trouve l’arche sainte (arche d’alliance) d’un second lieu, le Saint, où vient le public. Ce voile est décrit ainsi dans deux versets :
– Exode (26, 31) : Tu feras ensuite un voile en étoffe d’azur, de pourpre, d’écarlate et de lin retors; on le fabriquera artistement, en le damassant de chérubins
– Exode (26, 36) : Puis tu confectionneras un rideau pour l’entrée de la tente en azur, pourpre, écarlate et lin retors, artistement brodés

Dans le Saint se voyaient, outre l’autel des parfums, 10 tables pour les 12 pains de proposition et 10 chandeliers à 7 branche, 5 de chaque côté, le tout en or très fin. Dans le Saint des Saints, seule l’arche de l’alliance devait trouver place. Les murs et les plafonds du sanctuaire furent lambrissés en bois de cèdre, et ornés de fleurs, de palmes et de chérubins artistement sculptés, le tout revêtu d’or. Il y avait un revêtement d’or, même sur le parquet.

Deux parvis couraient autour des constructions : l’un à l’intérieur, réservé aux prêtres, l’autre à l’extérieur, pour le peuple. Dans le parvis des prêtres, on voyait avant tout l’autel des holocaustes. On y voyait un grand bassin, destiné aux ablutions des prêtres et appelé « mer d’airain » reposant sur 12 bœufs d’airain. Des deux côtés de l’autel, étaient rangés 10 autres bassins mobiles, pour laver les chairs destinées aux combustions sur l’autel. A noter que certains sacrifices étaient destinés à nourrir les cohanim, les léviim et leur famille, deux tribus qui consacraient leur vie au service du Temple.

Lorsque, au bout de 7 ans, le Temple fut achevé, Salomon réunit à Jérusalem les principaux de toutes les tribus pour la dédicace solennelle de l’édifice. Les cohanim et les léviim organisèrent le transport de l’arche d’alliance  de la Cité de David dans le Temple. Tout le peuple marcha devant l’arche avec des transports de joie. Les lévites faisaient retentir leurs cymbales, leurs harpes et leurs cithares, et 124 prêtres sonnaient de la trompette; et tout le peuple chantait : « Rendez grâce à l’Eternel, car Il est bon, car Sa bienveillance est éternelle ! » Au moment où les Lévites sortirent du lieu saint après y avoir déposé l’arche,  la Majesté divine remplit le Temple de l’Eternel.

Prière de l’inauguration du Temple

Salomon, du haut d’une tribune placée au centre du parvis bénit toute l’assemblée. Puis, fléchissant les genoux, il étendit ses mains vers les cieux et dit : « Eternel, D.ieu d’Israël ! Nulle puissance ne t’égale, ni là-haut dans le ciel, ni ici-bas sur terre. Mais est-ce qu’en vérité D.ieu résiderait sur la terre ? Alors que le ciel et tous les cieux ne sauraient te contenir, combien moins encore cette maison que je viens d’édifier ! Aussi n’a-t-elle été faite qu’afin que Tu y écoutes la prière de Tes serviteurs.

Ah ! que Tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette Maison qui est le lieu dont Tu as dit : « Mon nom y reposera. » Exauce les prières que Ton serviteur et Ton peuple t’adresseront dans ce lieu ; exauce-les du lieu de Ta demeure. Si un homme faute envers son prochain – car il n’est point d’homme qui ne faute – et qu’on lui défère le serment , et qu’il vienne le prononcer ici, devon Ton autel, Toi Tu l’entendras dans le ciel, Tu feras justice à Tes serviteurs, en punissant le coupable et en protégeant l’innocent. Si quelque membre de Ton peuple d’Israël Te supplie et T’implore, – chacun connaît la plaie de son coeur, – Toi, Tu l’entendras du ciel, Ton auguste résidence, et Tu agiras avec clémence, en traitant chacun selon sa conduite ; car Toi seul connais le coeur de tous les humains.

Si le ciel se ferme et refuse sa pluie, si une famine survient dans le pays, s’il sévit une épidémie ou une calamité quelconque, parce que les enfants d’Israël auront fauté, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté devant Toi mais s’ils prient en ce lieu et se repentent sincèrement, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté contre Toi, si Tu les as livrés à leurs ennemis et fait emmener en captivité, et s’ils s’amendent et T’adressent leur prière en se tournant vers la ville que Tu as élue, alors du haut des cieux exauce leur prière et pardonne à Ton peuple.

Je t’implore aussi pour l’étranger qui ne fait pas partie de Ton peuple d’Israël et qui viendrait ide loin pour prier dans Ta maison. Toi, Tu l’entendras du ciel et Tu exauceras les voeux que T’adressera l’étranger, afin que tous les peuples du monde connaissent Ton nom et qu’ils Te révèrent. »

Lorsqu’il eut achevé cette prière, Salomon se leva et bénit de nouveau l’assemblée, en disant : « Béni soit l’Eternel Qui a donné du repos à Son peuple Israël, dans toutes Ses voies ! » La fête inaugurale dura 14 jours, après quoi, tous bénirent le roi et regagnèrent leurs demeures le coeur plein de joie et de reconnaissance.

Rien ne sert de prier, il faut partir a point – 27 Mai 2015 Un cours du Rav Dynovisz sur la dédicace du Temple : Télécharger vidéo _______________________________________________________

Salomon et la reine de Saba


Selon la tradition juive, la reine de Saba était issue d’un royaume extrêmement riche à cette époque, qui s’étend du Yémen au nord de l’Éthiopie jusqu’à la région de l’actuel Érythrée. Dans le récit de la Bible hébraïque concernant la vie du roi Salomon (I Rois, x, 1-13), la reine de Saba rend visite à celui-ci accompagnée d’une caravane transportant de l’or, des pierres précieuses et des aromates. Cet épisode atteste l’existence de relations commerciales importantes entre Israël et l’Arabie. Toujours selon l’Ancien Testament, la reine avait l’intention d’éprouver la sagesse de Salomon en lui donnant un certain nombre d’énigmes à résoudre.

Le Midrach nous dit qu’un jour, le roi Salomon décida de donner une grande fête. « Dans les salles du banquet prendront place non seulement les monarques et les princes venus me rendre hommage, dit-il, mais aussi tous mes amis du règne animal, les bêtes des champs, les oiseaux qui volent sous le ciel bleu ; toutes les fées et tous les esprits qui hantent les forêts et les bois seront également présents. » Car le roi Salomon était le seul être humain à comprendre le langage tant des uns que des autres et à pouvoir converser avec eux.
Le jour de la fête arriva. La salle du banquet était parée des meubles précieux et de riches tapisseries. Sur les tables, les mets les plus fins alternaient avec des vases étincelants d’or et d’argent. Les convives royaux étaient émerveillés par le spectacle qui s’offrait à leurs yeux. Mais leur stupéfaction fut grande à la vue des autres invités. Quelle étrange compagnie et combien mêlée! Ils n’en avaient jamais vu de pareille. Devant eux étaient rassemblées toutes sortes de créatures vivantes qui, obéissant à l’appel du roi Salomon, étaient venues à la fête.
Le grand monarque saluait un à un les animaux, et chacun d’eux se faisait un devoir de lui répondre. Tous étaient présents, à l’exception de la bécasse qu’on ne trouvait nulle part. « Qu’elle paraisse à l’instant devant moi ! ordonna le roi Salomon ; elle a désobéi, elle aura le châtiment qu’elle mérite. »
– O roi ! s’exclama-t-elle, daignez prêter l’oreille à mes humbles paroles et votre courroux cédera la place à la satisfaction. Voici trois mois qu’à tire-d’aile je parcours l’espace à la recherche d’un royaume que n’aient pas atteint les échos de votre gloire. Et je l’ai trouvé. Loin, bien loin du côté du Levant existe un beau pays, le plus beau que j’aie vu. Ses sables sont d’or et l’argent y est si abondant qu’il n’a pas de prix. Je n’ai jamais vu ailleurs des arbres aussi hauts ni aussi droits. Les pures eaux du puits du Jardin d’Éden en arrosent les terres dont la fertilité et la richesse sont incomparables. Les rues de ce royaume sont pleines de soldats étincelants dans leurs majestueux uniformes, mais ils sont incapables d’entreprendre une guerre et même de manier une arme. Sur cet étrange pays règne une femme nommée la Reine de Saba.

Les présents écoutaient dans le ravissement le merveilleux récit de la bécasse et, quand elle l’eut achevé, ils se demandèrent avec curiosité quelle serait la réaction du roi Salomon. Elle ne se fit pas attendre. Le monarque fit venir ses scribes et leur dicta une missive pour la fameuse Reine de Saba. La missive terminée, il l’attacha à l’une des ailes de la bécasse qui prit aussitôt son vol, suivie de près par tous les autres oiseaux. Bientôt, les voyageurs disparurent à l’horizon, dans la direction des terres lointaines où régnait la Reine de Saba.

Chaque matin, la Reine de Saba sortait pour adorer son dieu, le soleil. Ce matin-là, elle sortit comme à son habitude. Le spectacle insolite qu’elle vit alors lui causa une très grande frayeur. Une obscurité épaisse emplissait le ciel.
En proie à une grande détresse, la reine lacera ses habits. Le soleil, son dieu, était devenu invisible. Qu’était-il donc arrivé ? Et un malheur plus grand était-il concevable ? Mais ce n’était pas, comme elle l’avait pensé, l’effet d’un pouvoir étrange ou surnaturel. Ce qui masquait le soleil n’était autre que les nuées d’oiseaux qui escortaient la bécasse le long de son voyage vers le royaume de Saba.

Soudain, le ciel s’éclaircit à nouveau. Les bandes d’oiseaux innombrables s’étaient dispersées. La bécasse plongea vers la reine et se posa à ses pieds. Apercevant la missive, cette dernière s’empressa d’en libérer le volatile. Et c’est avec beaucoup d’étonnement qu’elle y lut :
« Salomon, roi du peuple d’Israël, vous envoie ses vœux de paix et sa bénédiction. Il vous convie à lui rendre visite dans son palais et l’assurer de votre fidélité. Tous les rois et les princes sont venus lui rendre hommage. Même les bêtes des champs, les oiseaux, les fées et les esprits sont ses sujets.
Si vous venez à mon palais, je vous conférerai plus d’honneurs que je n’en ai jamais accordé à un monarque quel qu’il soit. Mais si vous refusez mon invitation, je lancerai contre votre peuple une puissante armée. Savez-vous qui sont mes guerriers ? Les bêtes des champs sont mes serviteurs et mes messagers, les oiseaux sont mes conducteurs de chars, les fées et les esprits sont mes légions. Ils vous tourmenteront tous, ils vous harcèleront jusque dans vos maisons si vous refusez d’obéir à mon ordre. J’attends votre arrivée. »

À mesure que la Reine de Saba lisait cette missive, son cœur battait de plus en plus fort. Son visage exprimait à la fois l’émerveillement et la terreur. Quelle aventure passionnante ce serait de rencontrer face à face cet étrange monarque d’Israël ! Le voyage serait fort long, mais elle n’eut pas un instant d’hésitation. Elle réunit ses capitaines de vaisseaux et leur dit : « Nous mettons les voiles à la destination de la terre d’Israël. Chargez vos bagages d’or et d’argent, de bois de cèdre et de parfums, de pierres précieuses et de soieries, et levons l’ancre immédiatement après. »
Munie de tous ces cadeaux, la Reine de Saba entama le très long voyage qui allait lui permettre de rencontrer l’homme le plus sage qui ait jamais vécu sur terre.

Elle arriva à Jérusalem avec une suite nombreuse : des chameaux portant des aromates, de l’or et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon et l’éprouva par des énigmes qu’il résolut. Il l’impressionna fortement par sa sagesse. Salomon lui proposa de devenir sa femme, ce qu’elle refusa, car il en avait déjà plusieurs. Il lui promit alors de ne rien lui demander si elle acceptait de ne rien prendre dans son palais. Dans le cas contraire, il aurait le droit de lui demander quelque chose, qu’elle ne pourrait refuser. Elle accepta. Un soir, après avoir participé à un banquet où la nourriture était épicée, elle eut très soif. Dans la palais courait un ruisseau qui avait été détourné exprès et lui permit de se désaltérer. Mais elle découvrit que Salomon l’observait. Il lui rappela sa promesse et lui demanda de partager sa couche…

Après être restée 6 mois avec Salomon, elle désira rentrer dans son pays. Au moment du départ, Salomon lui donna un anneau et lui dit : « Prends le afin de ne pas m’oublier et si jamais j’ai une descendance de ton sein, que ceci en soit le signe. Si c’est un garçon, laisse le venir à moi. »

A son retour, elle mit au monde un fils et l’appela Ménélik (Baïna Lekhem). Quand il eut 22 ans, Ménélik dit à la reine : « J’irai, je verrai le visage de mon père et je reviendrai ici par la volonté du dieu d’Israël. » Il se rendit à Jérusalem pour se faire connaître de son père. Il fut le premier roi d’Ethiopie et il fonda la dynastie des Salomonides.

L’apogée de l’histoire juive

Nous sommes ici à l’apogée de l’histoire juive. Tout le peuple est uni. Ses voisins se sont rapprochés de lui ; ils viennent même s’instruire chez lui. C’est la paix et la prospérité.
Cette époque est aussi bonne qu’il est possible pour Israël. Il est au faîte de sa puissance. Pourquoi alors cet âge d’or ne durera-t-il pas ?
Salomon a commis une grande erreur. Il a pris beaucoup trop de femmes : 700 épouses et 300 concubines.

Si nous relisons le livre du Deutéronome où, pour la première fois, est envisagée l’idée de la monarchie chez les Juifs, Moïse y avertit que le roi ne devra pas avoir trop de chevaux ni trop de femmes (Deutéronome 17, 17). Rachi, le grand commentateur de la Torah, nous apprend que cela signifie pas plus de 18 épouses, et que le roi David n’en avait que 6. Nous voyons ainsi que Salomon a quelque peu dépassé ces limitations…

Cela est arrivé parce que, à cette époque de l’histoire, il n’existait que deux raisons pour se marier dans les rangs de la noblesse : s’assurer une progéniture et conclure des alliances politiques.

Le Moyen-Orient à l’époque de Salomon était composé de beaucoup de villes-Etats, et tous les rois de ces villes-Etats voulaient faire épouser leurs filles par le roi Salomon et contracter ainsi alliance avec lui. Cela semble avoir été une bonne chose, mais en quoi cela a-t-il été un mal ? La Bible nous donne la réponse : »Et il arriva, au temps de la vieillesse de Salomon, que ses femmes détournèrent son cœur auprès d’autres dieux. » (I Rois 11, 4 et 5).

Cela ne signifie pas, bien sûr, que le roi Salomon est devenu un idolâtre, mais la Bible s’exprime ici avec sévérité parce qu’il n’a pas empêché ses femmes de continuer leurs pratiques païennes. En tant que roi, il a été tenu pour responsable des actions de ceux et de celles sur lesquels ils exerçait une influence. En tant qu’il a été l’un des plus grands dirigeants du peuple juif, un homme d’un niveau spirituel tel qu’il a écrit le Cantique des Cantiques, le livre de l’Ecclésiaste et celui des Proverbes, il est certainement, là-haut, empli de douleur sachant ce qui a été écrit sur lui dans la Bible.

Le récit biblique sur le règne de Salomon s’achève sur la colère de Dieu à son encontre : « Parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas gardé mon alliance et mes statuts, que Je t’ai commandés, Je t’arracherai le royaume… Seulement, Je ne le ferai pas dans tes jours, à cause de David, ton père. Mais Je l’arracherai de la main de ton fils… Je donnerai une tribu à ton fils, à cause de David, Mon serviteur, et à cause de Jérusalem, que J’ai choisie. » (I Rois 11, 9 à 13).
Ces versets font clairement apparaître l’intensité de l’amour porté par Dieu à David et le pardon complet qu’Il a accordé à ses fautes. Ils annoncent clairement aussi que le peuple juif va connaître des lendemains difficiles, puisque le royaume d’Israël va être coupé en deux.

(Sources : Lamed – Chabad.org – Akadem – Histoire sainte illustrée à l’usage de la jeunesse israélite par Arthur Weil – «3ème édition » Librairie Goldschmidt, Bâle)

Adapté par louyehi

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Tel_Sheva

Archéologie : découverte du mur du roi Salomon

Publié le 14 juillet, 2012, par Brad Macdonald – Août 2011

Des découvertes archéologiques remarquables à Jérusalem mettent au défi les critiques des récits bibliques du roi David et du roi Salomon.

À travers le monde, l’histoire architecturale de célèbres édifices anime la curiosité des gens. Que ce soit le Parthénon de la Grèce, construit il y a 2400 ans à la déesse Athéna, la Grande Muraille de Chine, le célèbre Colisée de Rome, la basilique Saint-Pierre du Vatican ou le Taj Mahal, ces structures emblématiques captivent l’imagination et sont devenues des portails dans l’histoire.

En juin, une autre structure incroyable a été ajoutée à cette liste.

Cette structure est non seulement plus âgée, mais beaucoup plus remarquable et  inspirante que toutes les autres. Située juste à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, le site du Mur d’Ophel est situé entre la Cité de David et le mur sud du Mont du Temple. Maintenant ouvert au public, le Mur d’Ophel présente d’anciens artefacts datant du 10ième siècle avant Jésus-Christ, une période durant laquelle l’ancien royaume d’Israël a connu une expansion extraordinaire sous le règne du Roi David et celui de son fils et héritier, Salomon. Parmi les découvertes d’Ophel, un impressionnant édifice a été découvert, un mur de 70 mètres de long et 6 mètres de haut construit durant le règne du roi Salomon

Malheureusement, l’immense mur de Salomon n’a pas encore capté suffisamment l’imagination.

Maintenant ouvert au public !

Les fouilles archéologiques sur le site d’Ophel ont eu lieu occasionnellement depuis le début du 20ième siècle. Mais, c’est en janvier 2010 que la découverte la plus spectaculaire a été faite. Sous la direction du Dr Eilat Mazar, un archéologue estimé qui a une riche histoire d’excavations sur le site d’Ophel. Ces excavations ont été réalisées avec l’assistance de l’Autorité des Antiquités d’Israël, l’Autorité des Parques et de la Nature d’Israël, l’Université Hébraïque de Jérusalem et de nombreux étudiants bénévoles du Collège Herbert W. Armstrong d’Edmond, en Oklahoma. Le 21 juin, après des mois de préparation du site du mur d’Ophel et des artefacts pour les touristes, le Dr Mazar, de concert avec le maire de Jérusalem Nir Barkat, a annoncé l’ouverture officielle pour le public.

« À compter d’aujourd’hui, les visiteurs pourront effectivement marcher à travers les restes du premier Temple, toucher les pierres, jouir et étudier encore une autre période de l’archéologie de la ville de Jérusalem », a annoncé Jacob Fisch, directeur exécutif des Amis de l’Autorité des Antiquités d’Israël. L’ouverture du site d’Ophel a été une grosse affaire pour Jérusalem. Bien que la ville regorge de sites historiques et d’artefacts incroyables, les touristes n’étaient pas en mesure d’explorer l’histoire de la période du premier Temple jusqu’à aujourd’hui.

Le mur a été daté au 10ième siècle avant Jésus-Christ, et tout indique qu’il aurait été construit par le roi Salomon et serait celui mentionné dans 1 Rois 3:01. Ce passage des Écritures parle de la construction de son propre palais par Salomon, « … et la maison de l’Éternel, et le mur d’enceinte de Jérusalem ». C’est assez incroyable, quand on y pense, d’être en mesure d’atteindre et de toucher un mur que le roi Salomon empruntait lui-même, il y a trois millénaires, dans ses promenades quotidiennes !

Fait important, ce mur gigantesque ne fait pas que confirmer la présence de Salomon à Jérusalem, celui-ci confirme également les récits bibliques de l’ancien Israël comme étant un grand royaume avancé. « Le mur de la ville qui a été découvert témoigne de la présence d’un pouvoir », a déclaré Mazar à The Trumpet peu après sa découverte en 2010. « Sa force et la forme de sa construction indiquent un haut niveau d’ingénierie. »

S’exprimant lors de la cérémonie officielle de l’inauguration, le Dr Mazar a indiqué à nouveau que la «réalité était qu’une fortification très hautement qualifiée et une fortification très sophistiquée a été construite par le roi Salomon ». Le mur contient les plus grosses pierres taillées de la période du Premier Temple jamais trouvées en Israël. Seulement un millier d’années plus tard, avec la construction entreprise par Hérode le Grand, des blocs de construction d’une plus grande taille apparaissent à Jérusalem.

Les critiques de la Bible prennent plaisir à ridiculiser les comptes-rendus des Écritures concernant le roi David et le roi Salomon. Ils croient que ces hommes étaient de simples chefs d’une tribu primitive obscure, des bergers nichés dans les collines de Judée. Ces critiques doivent se rendre à Jérusalem et examiner de près l’immense édifice de Salomon. En regardant sa taille impressionnante et son ingénierie sophistiquée, ils devront se rendre compte qu’un tel mur ne pourrait pas avoir été rafistolé par de simples bergers quelconques.

Plus de preuves

Visitez Ophel et vous y verrez plus qu’un simple mur de Salomon. Le Dr Mazar et son équipe ont également découvert d’autres artéfacts, y compris des tessons de poteries, dont beaucoup datent de l’époque du Premier Temple (du 10ième au 6ième siècle avant Jésus-Christ). Comme le mur de Salomon, ces découvertes confirment les récits bibliques sur la présence d’un important royaume israélite. Le site d’Ophel comprend une grande guérite, de grands édifices royaux, un certain nombre de bains rituels appelés mikvaot et une douzaine de pots en argile appelés pithoi. Une inscription partielle en hébreu gravée sur un des vestiges d’un pithoi indiquait qu’il appartenait à un fonctionnaire gouvernemental de haut niveau.
Le portail de 6 mètres de haut a été une découverte particulièrement étonnante. Construit dans le style typique de la période du Premier Temple, et tout comme d’autres découvertes à Megiddo, Beersheva et Ashdod, le Dr Mazar considère que le portail est en réalité la «porte de l’eau» mentionnée dans Néhémie 3:25-26 : « Après lui travailla Pedaja, fils de Pareosch. Les Néthiniens demeurant sur la colline travaillèrent jusque vis-à-vis de la porte des eaux, à l’orient, et de la tour en saillie. » a fait remarquer Dr Mazar.

Encore plus de preuves que l’archéologie et la Bible , « se connectent un à un », comme le dit Mazar.

Une autre trouvaille palpitante, quoique légèrement moins imposante que le mur colossal ou le portail, était un fragment d’une tablette d’argile vieille de 3000 ans recouverte d’écritures cunéiformes. Découverte dans les fouilles d’Ophel et actuellement exposée au Centre Davidson de la Vieille Ville de Jérusalem, les experts disent que le fragment de la taille d’un pouce est le plus ancien document écrit jamais trouvé à Jérusalem.

Bien sûr, les découvertes d’Ophel ne sont que les dernières d’une longue liste de découvertes archéologiques prouvant avec précision les récits bibliques de la présence ancienne d’Israël dans la Ville Sainte. Ces dernières années, les archéologues ont fait des découvertes spectaculaires dans toute la ville, des bulles et des pièces, des poteries, des murs, des portails et des tunnels, prouvant les liens historiques des Juifs avec Jérusalem. Depuis 2005, le Dr Mazar a découvert de nombreux objets fascinants à l’intérieur et autour de la Cité de David, dont le palais du roi David, des bulles (des disques d’argile utilisés pour faire des sceaux) inscrites avec des noms hébreux mentionnés dans la Bible et le mur autour de Jérusalem construit par Néhémie, mentionné dans le livre de Néhémie.

Ces découvertes archéologiques se rangent parmi les plus importantes jamais réalisées. Non pas parce qu’elles prouvent les liens historiques de Juifs avec Jérusalem, mais plutôt, parce qu’elles prouvent l’exactitude de la Bible !

Mais, où est la couverture médiatique ?

Tragiquement, la plupart des gens ignorent ou refusent cette réalité inspirante. L’inauguration officielle du mur de la ville d’Ophel en juin, par exemple, s’est produite avec une histoire regrettable et honteuse : le black-out virtuel dans les médias occidentaux. En dehors de quelques articles israéliens, l’inauguration d’une des découvertes archéologiques les plus remarquables de l’histoire récente a été accueillie par un silence choquant !

En grande partie, la raison est que la découverte d’une importante présence juive à Jérusalem dès le 10ième siècle avant Jésus-Christ mine le récit populaire gauchiste que le compte-rendu biblique de la monarchie davidique est exagéré ou illusoire. Les découvertes d’Ophel, comme le souligne précisément Jonathan Tobin dans Commentary, sont une « réprimande permanente pour ceux qui se réfèrent à des parties de la capitale d’Israël comme « traditionnellement palestiniennes » ou « à Jérusalem-Est Arabe » (juin 21).

En gardant ceci à l’esprit, ça disait que, tout au moins à partir des articles que j’ai lus et des films que j’ai vus, il n’y avait aucune indication que les responsables israéliens à l’inauguration brandissaient les trouvailles d’Ophel comme un instrument politique. C’était une occasion idéale pour les Juifs de politiser l’archéologie, de dégainer ces artefacts étourdissants et de les brandir comme une arme afin de démembrer les faux récits gauchistes. Ils ne l’ont pas fait. Au lieu de cela, le Dr Mazar, le maire Nir Barkat et les autres fonctionnaires israéliens qui y assistaient ont regardé au-delà de la politique et se sont concentrés sur la leçon qui est vraiment la plus importante : Ils ont célébré le fait que ces édifices et ces artefacts anciens prouvaient la véracité de la Bible !

Ce site « démontre que la Bible est vraie », a indiqué M. Barkat. « Cela démontre qu’il y a de 2,000 à 3,000 ans, Jérusalem était le centre du monde. Et nous aimons partager cela avec le monde entier. »

Le Dr Mazar, une dame imprégnée d’une passion contagieuse pour l’archéologie de Jérusalem, a souligné le même thème : « Tant de personnes dans le monde apprécient les sources historiques de la Bible y compris le Nouveau Testament. Le truc, c’est lorsque ça devient tangible, ça devient facile à comprendre. Les gens croient, à leur manière, ce qui est écrit dans la Bible, mais ils n’ont aucune idée que parfois, beaucoup de choses dans la Bible peuvent réellement être vues et peuvent même être touchées. » C’est une observation claire : Quand vous vous promenez à travers le Mur d’Ophel, c’est comme si vous marchiez à travers les pages de la Bible.

Malheureusement, trop de personnes sont aveuglées par les préjugés politiques et ratent les vérités inspirantes incarnées dans cette fouille. Néanmoins, il est de plus en plus difficile de rejeter les récits bibliques du formidable royaume israélien pendant les règnes du roi David et du roi Salomon pendant le 10ième siècle avant Jésus-Christ. Il faut reconnaître que ce n’est pas à cause de toute campagne juive élaborée ou de manœuvres habiles par les politiciens israéliens ou du travail des historiens et des archéologues biaisés.

Rejeter l’histoire des récits bibliques est de plus en plus difficile par la révélation continuelle des preuves rigoureuses, quantifiables, même palpables, prouvant l’authenticité de la Bible !

http://www.thetrumpet.com/?q=8442.0.136.0

Voir la vidéo : Découverte du mur du roi Salomon

Récit d’un bûcher où l’Inquisition espagnole brûla des Juifs de Tolède en décembre 1680

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De tout temps, les Juifs furent persécutés. N’oublions pas ces gens qui périrent par la main d’une Eglise toute-puissante et pleine de haine pour ceux qui n’avaient pas les mêmes croyances qu’elle et que celle-ci voulait soumettre à n’importe quel prix.

Aujourd’hui est l’anniversaire des victimes d’un bûcher qui se tint à Tolède le 21 décembre 1680, au cours duquel des Juifs furent accusées de « judaïser ». Il s’agit de Portugais qui ont fui l’Inquisition dans leur pays d’origine. 2 d’entre eux, Balthasar Lopez Cardoso et sa cousine Felipa Lopez, qui restent fermes dans leurs croyances, sont brûlés vifs sur le bûcher alors que les autres accusés sont d’abord garrottés.

En Espagne, dans le contexte de la reconquête des territoires musulmans par les chrétiens espagnols et la construction d’une identité nationale basée sur la foi catholique, les nouveaux chrétiens faisaient l’objet, depuis le début du XIVe siècle, de persécutions soutenues par les autorités, comme, en particulier, la révolte de Pedro Sarmiento à Tolède en 1449, qui avait abouti à la proclamation des premiers statuts de «limpieza de sangre» (« pureté de sang », en espagnol) refusant l’accès à diverses fonctions publiques aux nouveaux chrétiens. Ce sont au premier chef les « marranes » (« porcs » en espagnol), c’est-à-dire les juifs convertis au christianisme, dont le nombre fut particulièrement élevé après les répressions anti-juives de 1391, qui furent suspectés de ne pas être sincères dans leur nouvelle foi chrétienne – souvent à juste titre, leur conversion étant le résultat des menaces de mort à leur encontre – et de poursuivre la pratique du judaïsme  en secret.

Comme les évêques demandaient aux souverains de pouvoir prouver la vigueur de leur engagement en pourchassant les « nouveaux chrétiens » dont la conversion n’était pas jugée sincère, et comme les Rois catholiques refusaient l’intervention directe d’un légat du Pape dans les affaires intérieures du pays, les ambassadeurs espagnols à Rome firent pression pour obtenir l’ Inquisition. Le Pape accéda à leur requête à contrecœur, ne pouvant contrôler cette institution.

Le 17 septembre 1480, les premiers inquisiteurs dominicains, Miguel de Morillo et Juan de San Martín, sont nommés par l’État. Ils prennent leurs fonctions à Séville, où la communauté marrane menacée échoue dans une tentative d’insurrection. Six personnes sont brûlées vives. L’Inquisition commence ainsi sa longue carrière. Les humiliations et persécutions incessantes menées contre les hérétiques par les inquisiteurs sont loin d’être toujours désintéressées. En effet, lors des confiscations de biens, qui frappent non seulement ceux qui sont jugés coupables mais aussi toute leur famille, le Saint-Office perçoit une part de plus en plus élevée, pouvant atteindre 80 % du produit des biens saisis. Ainsi, il leur arrive de déterrer des morts pour un procès au terme duquel les os sont brûlés et les biens du défunt transférés. Certains Juifs accusés de ne pas avoir dénoncé des conversos sont tués par l’Inquisition. Certains membres du clergé tombent eux aussi sous les accusations.

L’Inquisition prend fin en Espagne officiellement sous Napoléon 1er en 1808, puis est rétablie en 1814. Elle est définitivement abolie par la reine Marie-Christine en 1834, et la « limpieza de sangre » le 13 mai 1865. Lorsque le décret de l’Alhambra ordonnant l’expulsion des juifs fut officiellement abrogé en 1967 par le gouvernement franquiste, il était lettre morte depuis longtemps, et des dizaines de milliers de descendants des expulsés, persécutés dans le reste de l’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, ont pu se réfugier en Espagne et y être accueillis en tant qu’anciens Espagnols. (Wikipedia)

Nous avons retrouvé une description d’un autodafé de 1680, mais qui s’est tenu à Madrid au mois de juin précédant celui de décembre cité ci-dessus, et qui montre la terrible répression contre ceux qui refusaient d’embrasser la religion catholique qu’imposa l’Eglise au temps de l’Inquisition, fut-ce en France ou en Espagne. Nous assistons en quelque sorte ici aux féroces « jeux du cirque » romains, adaptés à la manière espagnole.

L’orthographe du texte ci-dessous est l’orthographe originale de l’ouvrage édité à Paris, en 1814 et dont l’auteur est Joseph del Olmo.

Extraits du livre « Auto général de fé qui a eu lieu à Madrid en la présente année 1680, en présence du Roi, notre souverain Charles II et de leurs majestés la reine son épouse et la reine son auguste mère. Etant grand inquisiteur général, son excellence don Diego Sarmenton de Valladrarès. »…

Le bûcher avait 70 pieds en carré et était élevé de 7 pieds. On y avait ménagé dans le centre un escalier de pierres et les commodités nécessaires pour le service …

Le soir… on conduisit dans les prisons secrètes de l’Inquisition les criminels qui, jusqu’à ce jour, avaient été répartis dans les maisons des familiers tant à cause de leur grand nombre que pour les tenir séparés, et sans qu’ils eussent aucune communication entre eux. Lorsqu’ils furent tous rassemblés, vers les 10 h du soir, après leur avoir fait donner à souper, don Antonio Gambrana de Bolanos, inquisiteur le plus ancien, assisté d’un secrétaire, entra dans le lieu où se trouvaient les criminels condamnés à être remis au bras séculier (relaxados), au propre, relâcher, (terme dont se sert l’Inquisition pour désigner ceux qu’elle condamne à mort et qui doivent être exécutés par la justice ordinaire) et signifia à chacun d’eux leur sentence en ces termes :

« Mon frère, on a examiné votre affaire et elle a été communiquée à des personnes doctes et profondément versées dans les lettres et dans les sciences. Vos crimes sont si grands et d’une si mauvaise qualité que pour leur châtiment et pour l’exemple, on a trouvé juste que demain vous ayez à murir. Je vous en préviens afin que vous puissiez le faire comme il convient. 2 religieux resteront près de vous. »

L’inquisiteur, après avoir expliqué ces paroles à chacun des condamnés… faisait entrer les 2 religieux et plaçait à la porte 2 familiers en sentinelle. C’est dans cette forme, avec cet ordre, que 23 sentences de mort furent signifiées… A 3 heures du matin, on commença à distribuer les habits de cérémonie aux criminels, ce que le tribunal fit avec une si grande diligence qu’on pût leur donner à déjeûner à 5 heures. On remit en même temps aux alcades du tribunal, des listes doubles, contenant les noms des criminels et l’ordre dans lequel ils devaient marcher à la procession, et être ensuite appelés pour entendre leurs sentences en public.

Cependant, tout se disposait sur le théâtre, les spectateurs prenaient séance et afin d’éviter toute difficulté d’étiquette, les ranges furent réglés, comme ils le sont pour les combats de taureaux, auxquels la Cour assiste … 36 mannequins ou effigies de criminels condamnés à être remis à la justice séculière qui avaient eu le malheur de mourir pendant l’instruction de leur procès ou qui étaient parvenus à s’échapper étaient revêtus d’une longue robe chargée de flammes et plusieurs d’entr’eux tenaient dans leurs mains une boëte qui renfermait les os du criminel qu’ils représentaient.

11 coupables admis à pénitence et qui avaient fait abjuration de lévi (ainsi nomée parce qu’elle porte sur une hérésie qui est estimée avoir peu de conséquence, telle que la bigamie, les pratiques superstitieuses, etc…) Ils portaient tous des torches de cire jaune et en étaient quitte pour quelques années de prison, ou quelques centaines de coups de verges ; Ces derniers portaient une corde au cou, à laquelle on avait pratiqué autant de nœuds qu’ils devaient recevoir de centaines de coups.

Suivaient 54 convaincus d’avoir judaïsé », et qui étaient condamnés à la prison perpétuelle, ou au bannissement, et tous à la confiscation de leurs biens. Ils étaient vêtus de sambenitos, sur lesquels était peinte une crois de saint André.

Enfin 21 relaxados en personne, c’est-à-dire condamnés au feu, comme relaps et pervers… Tous portaient des robes et des capuchons semés de flammes. On avait peint des dragons parmi les flammes sur la robe des plus obstinés hérétiques ; 12 avaient des bâillons.

A la suite des criminels, marchaient les familiers de l’Inquisition et les membres du tribunal. Les familiers qui étaient des premières familles de l’Espagne… Après les familiers, marchait le tribunal de Tolède, le conseil suprême de l’Inquisition, accompagné par le corps de ville de Madrid, les tribunaux et le conseil de Castille. Enfin, le grand inquisiteur ayant près de lui le gouverneur du conseil de Castille, qui est la première magistrature de l’Espagne. L’inquisiteur était vêtu de violet et montait un beau cheval bai. La selle et la housse étaient également violet. Il était suivi de 12 laquais, dont les livrées de pluche de soie étaient aussi violet… La procession alla ensuite se ranger sur les gradins opposés au trône du grand inquisiteur qui était descendu de cheval au bas de l’escalier et avait été prendre sa place.

Le grand inquisiteur, revêtu de ses habits pontificaux, alla d’abord recevoir du roi le serment par lequel S.M. s’engageait pour elle et pour ses successeurs, à maintenir l’inquisition dans ses états. … Le célébrant dit l’Introït de la messe après lequel il récita un sermon qui dura très long-temps, et que notre auteur rapporte tout entier. L’orateur prouva clairement qu’il n’y a au monde d’autres ennemis de D.ieu que les Juifs, les Mahométant et les Hérétiques. Il avoue qu’il y a bien à la rigueur quelques autres vices et crimes par lesquels les hommes peuvent encore offenser la Divinité,mais que ce n’est rien en comparaison d’être Juif, Hérétique ou Mahométan ; et qu’ainsi on ne peut rien faire de plus agréable à Dieu que de le délivrer de ces 3 sortes d’ennemis, ce qui ne pourrait se faire probablement sans le secours du saint office.

Après le sermon, le grand inquisiteur donna, avec une sonnette, un signal et l’on commença à appeler les causes… Chaque criminel, soit en personne, soit en effigie, appelé à son tour, était placé dans une des cages et un juge lisait un résumé de la cause et la sentence du saint office. Le criminel se retirait ensuite pour retourner à sa place sur les gradins. Pendant cette lecture, on avait amené un autre criminel dans la seconde cage, et le second juge, dès que le premier avait fini, commençais la lecture de la cause et de la sentence du second criminel… On choisit ce moment pour servir des rafraîchissemens aux dames et aux personnes distinguées et les juges, les familiers et les autres employés de l’Iquisition, allèrent aux buvettes et aux buffets qui avaient été préparés par une sage prévoyance.

La lecture des causes et des jugemens terminée, les relaxados furent envoyés au lieu de leur supplice. L’absolution fut donnée avec toute la pompe et les cérémonies d’usage dans l’Eglise, à ceux des coupables admis à la réconciliation, et qui n’étaient condamnés qu’au fouet et à la prison… La messe continua ensuite…  Après la messe, le grand inquisiteur descendit de son trôle, et le roi retourna à son palais…

… vers les 4 heures de l’après-midi, l’exécution des relaxados avait commencé ; elle dura toute la nuit. Il était 9 heures du matin avant que tous les corps fussent consumés. On avait élevé sur les bûches, des poteaux disposés de manière que l’on pût étrangler, avant que les flammes pussent les atteindre, ceux des criminels qi avaient montré quelque signe de repentir. Les autres furent brûlés vifs.

Plaque commémorative datant de 2009, de la ville de Ribadavia  en hommage à ses citoyens condamnés par l’Inquisition il y « 400 années à cause de leur croyance ».

(Source : Wikipedia)

Le Temple de Jérusalem, lieu de prière pour toutes les nations

Temple de Salomon : la mer d'Airain.
La Mer d’airain, dans le temple de Salomon. (Bible de Mortier et Covens) .cosmovisions.com
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Temple de Salomon.
Le Temple de Salomon reconstitué par Perrot et Chipiez, d’après la description d’Ezéchiel..cosmovisions.com
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LE 1er TEMPLE, CELUI  DE SALOMON
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(modifié le 22 avril 2009 – repris et modifié le 11 mars 2013)
LE TEMPLE DE SALOMON
YERUSHALAYIM, LA VILLE DES PAIX, BÂTIE SUR LE MONT MORIAH
Chem (le fils de Noé) était roi de Chalem (nom primitif de Jérusalem). Quand les enfants d’Israël sortirent d’Egypte sous la conduite de Moïse et d’Aaron, ils transportèrent le Tabernacle dans le désert et l’installèrent successivement à Guilgal, puis à Chilon (en Samarie), Nov, Guivone. C’est Abraham qui nommera ce lieu (D.ieu s’y manifeste), ce qui, par contraction, donne le nom Yirouchalayim (la ville des paix) (Jérusalem).  Quand le Temple fut érigé sous le roi Salomon, sur le territoire de Yéhouda et de Binyamine, en plein coeur de Jérusalem, il fut interdit de bâtir ailleurs un autre Temple. Les Jébuséens remplacèrent les Amorites sur le site actuel de Jérusalem et lui donnèrent leur nom : Jébus. Avimelekh, ancêtre des Jébuséens, avait fait jurer à Isaac que ses descendants ne feraient pas de mal à sa lignée pendant 3 générations. Les Jébuséens,  pour se moquer des hébreux , firent des idoles de cuivre, une partie de ces idoles étaient aveugles (rappelant Isaac à la fin de sa vie) et l’autre boiteuse (comme Jacob, après sa lutte avec l’ange). Mais à l’époque du roi  David, (fils de Jessée, de la tribu de Juda), les 3 générations étaient passées. David annonça à ses hommes:  « Celui qui vaincra les jébuséens et enlèvera les idoles aveugles et boiteuses sera chef d’armée. » Yoav, fils de Tserouya fut cet homme. David monta à sa suite et conquit Jérusalem. Malgré sa victoire, David, qui était un être droit,  préleva 50 chekels de chacune des 12 tribus pour acheter l’ère de battage du Mont Moriah. Ainsi, par ce geste, c’est la totalité du peuple juif qui a acquis, et est donc « propriétaire légal » de la terre où furent bâtis les deux Temples, sur la terre que l’Eternel leur avait donnée. (Ne pas oublier, cependant, que l’unique et réel propriétaire de la terre d’Israël est le Créateur). Jérusalem fut la ville sainte, héritage de tout le peuple d’Israël à tout jamais. Cependant, D.ieu refusa à David de constuire lui-même le Temple, car il avait dû mener de nombreuses guerres pour conquérir les contrées environnantes. Mais c’est son fils Salomon qui concrétisa ce désir.
CONVENTION AVEC LE ROI DE TYR
Salomon devint roi à l’âge de douze ans. Son nom hébraïque, Chlomo, rappelle que la paix prévalut durant son règne. Il hérita d’un puissant royaume qui s’étendait de Tiphsah, sur l’Euphrate à la frontière d’Egypte.. Les tribus d’Israël étaient en sécurité et chacun vivait tranquille sous sa vigne et sous son figuier. Alors Salomon envoya des ambassadeurs à Hiram, roi de Tyr, qui avait déjà été l’ami de son père, le roi David, pour lui dire : « Tu sais bien que mon père David n’a pas pu construire un temple pour son D.ieu, à cause de la guerre que les ennemis lui ont faite de tous côtés, jusqu’à ce que l’Eternel les eût mis sous la plante de ses pieds. Grâce à l’Eternel, mon D.ieu, je vis en paix avec tous les peuples qui m’entourent. Je projette donc d’édifier une maison en l’honneur de l’Eternel, selon ce que D.ieu a dit à mon père : « C’est ton successeur au trône qui bâtira la Maison élevée en mon honneur ». « Et maintenant, donne des ordres pour qu’on me coupe des cèdres du Liban et du bois des cyprès ; mes travailleurs aideront les tiens, dont je te paierai le salaire selon ce que tu me diras. »
Lorsque Hiram reçut ce message, il en éprouva une grande joie et dit  au roi d’Israël : « Je satisferai ton désir en bois de cèdre et en bois de genévrier. Mes serviteurs transporteront les troncs d’arbres du Liban à la mer ; je les ferai assembler en radeaux qui iront par mer jusqu’à l’endroit où tu voudras en prendre livraison ; de mon côté, je te prie de me fournir, pour l’entretien de ma maison, du froment et de l’huile d’olive ». Et Salomon et Hiram conclurent un pacte dans ces conditions. Le pacte entre Hiram et Salomon fut honoré et dura 20 ans. Hiram fournit le bois de cèdre et de genévrier, en échange, Salomon procura chaque année 20.000 muids (1 muid = 365 l) de blé et 20.000 mesures d’huile vierge. Salomon céda également 20 cités de Galilée. Les historiens rapportent que Hiram ne fut pas entièrement satisfait, alors Salomon lui promit une expédition commune vers le mystérieux pays d’Ophir afin de ramener l’or et les pierres précieuses.
SALOMON SE MET A L’OEUVRE POUR CONSTRUIRE LE 1er TEMPLE DE JERUSALEM
Alors Salomon leva dans tout Israël des hommes de corvée dont il envoya 10 000, tour à tour, travailler au Liban avec les gens de Hiram. Il y eut en outre 70 000 porteurs et 80 000 taileurs de pierres. C’est dans ces carrières des montagnes qu’on apprêtait les pierres de taille, de sorte que sur l’emplacement même de l’édifice, sur le mont Moriah à Jérusalem, on n’entendait aucun bruit de marteau, ni de hache, ni de quelque instrument en fer que ce fût.
vidéo présentant des fresques qui illustrent les travaux d’extraction de la pierre et la préparation du bois pour la construction du Temple de Salomon « http://www.youtube.com/v/Kn6HzQLEHWU&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param (SaratogaJoe)
DESCRIPTION SOMMAIRE DU TEMPLE
Ce fut la 4ème année de son règne que Salomon, le 1er Iyar – qui correspond généralement au mois d’avril ou mai dans le calendrier grégorien (II Chroniques 3, 2 et Ezra 3, 8 – 13), commença la construction du Temple. Cet édifice fut bâti sur le plan du Tabernacle. Ses dimensions étaient les suivantes : 60 coudées de long, 20 de large et 30 de haut. A l’Orient s’élevait un portique de 20 coudées de longueur, qui avait à son entrée 2 grandes colonnes d’airain ornées de sculptures magnifiques. Aux 3 autres côtés du Temple s’adossait un bâtiment haut de 18 coudées, divisé en 3 étages, avec des chambres bien éclairées par des fenêtres. L’aménagement intérieur du temple fut décrit dans la Bible (livre des Rois, I, chap.6)
L’intérieur comprenait le Saint et le Saint des Saints, séparés l’un de l’autre par un précieux rideau.
Dans le Saint, les portes (à l´entrée du temple) étaient faites en genévrier, sculptées et recouvertes de feuilles d´or. (I Rois 6,34, 35) Outre l’autel des parfums, on pouvait y voir 10 tables pour les 12 pains de proposition et 10 chandeliers à 7 branches, 5 de chaque côté, le tout en or très fin.
Dans le Saint des Saints, seule l’Arche de l’Alliance devait trouver place, surmontée de deux kérouvim (chérubins) en bois d’arbre à huile, recouverts d’or (I Rois 6,23-28, 31-33; 8,6). Les murs et les plafonds du sanctuaire furent lambrissés en bois de cèdre et ornés de fleurs, de palmes et de chérubins artistiquement sculptés, le tout revêtu d’or d’Ophir Tous les ustensiles du Temple étaient en or. Le parquet même était pourvu d’un revêtement d’or. Autour des constructions,  2 parvis étaient situé l’un à l’intérieur, réservé au cohanim (prêtres), avec l’autel des holocaustes, ainsi qu’un grand bassin destiné aux ablutions des prêtres et appelé mer d’airain, reposant sur 12 boeufs d’airain. Des 2 côtés de l’autel étaient rangés 10 autres bassins mobiles pour le lavage des chairs destinées aux combustions sur l’autel – l’autre parvis était situé à l’extérieur,  pour le peuple.
Deux immenses kérouvîm (chérubins) en bois d´arbre à huile, recouverts d´or, se trouvaient dans le Saint des  Saints, au dessus de l´arche de l´alliance. (I Rois 6,23-28, 31-33, 8,6)
(Un autre Hiram (ou Hirom) est lié au Temple de Salomon, c’est le bronzier phénicien, ou maître maçon qui excellait dans le travail de l’or, de l’argent, du cuivre, du fer, du bois, de la pierre et des étoffes (I Rois 5, 8-11, 18; 7,13, 14, 40, 45; II Chroniques 2,13-16), que le livre des rois (I Rois, 7, 13-45) présente ainsi : « Le roi Salomon demanda de pouvoir engager Hiram de Sor (Tyr) qui était fils d’une veuve de la tribu de Nephtali. Son père était un homme de Sor, artisan du bronze […]. Hiram acheva tout l’ouvrage qu’il devait faire pour le roi Salomon dans la Maison de l’Eternel : les deux colonnes les volutes des deux chapiteaux qui sont au sommet de ces colonnes, les deux entrelacs pour couvrir les deux volutes des chapiteaux qui sont au sommet des colonnes, les 400 grenades pour les 2 entrelacs – 2 rangées de grenades par entrelacs – pour couvrir les 2 volutes des chapiteaux qui sont sur les colonnes, les 10  bases et les 10 cuves posées sur celles-ci, la Mer – il n’y en avait qu’une – avec, sous elle, les douze boeufs, les bassins, les pelles, les bassines à aspersion et tous les autres accessoires. Ce que fit Hiram pour le roi Salomon dans la Maison du Seigneur était en bronze poli ».)
DEDICACE DU TEMPLE
Au bout de 7 ans, lorsque Salomon eut achevé cette splendide construction, dans l’année hébraïque 2928 (en – 960 avant l’ère commune), on apporta tout le mobilier sacré et l´arche de l´alliance fut placée dans le Saint des Saints. Alors, une nuée remplit le temple. Salomon, debout sur une estrade devant l´autel des sacrifices,  présenta à l´Eternel une longue prière de louanges, lui demandant bonté de coeur et miséricorde sur ceux qui se tourneraient vers lui pour le craindre et le servir, qu´il soit d´Israël ou étranger. 22 000 taureaux et 120 000 moutons furent offerts en holocauste (sacrifice) à l’Eternel. Salomon réunit à Jérusalem les principaux de toutes les tribus pour la dédicace solennelle de l’édifice. Les Cohanim et les Lévites organisèrent le transport de l’Arche d’Alliance de la Cité de David dans le Temple. Tout le peuple marcha devant l’arche avec des transports de joie. Les Lévites faisaient retentir leurs cymbales, leurs harpes et leurs cithares et 120 Cohanim sonnaient de la trompette et tout le peuple chantait : « Rendez grâce à l’Eternel, car Il est bon, car sa bienveillance est éternelle ! » Au moment où les Lévites sortirent du Lieu Saint, après y avoir déposé l’arche, la Majesté Divine remplit le Temple de l’Eternel.
Prière d’inauguration et bénédiction du peuple
Alors, Salomon, du haut d’une tribune placée au centre du parvis bénit toute l’assemblée ; puis, fléchissant les genoux, il étendit ses mains vers les cieux et dit : « Eternel, D.ieu d’Israël ! Nulle puissance ne t’égale, ni là-haut dans le ciel, ni ici-bas sur la terre. Mais est-ce qu’en vérité D.ieu résiderait sur la terre ? Alors que le ciel et tous les cieux ne sauraient te contenir, combien moins encore, cette maison que je viens d’édifier ! Aussi n’a-t-elle été faite qu’afin que Tu y écoutes la prière de Tes serviteurs. Ah !  que Tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette Maison, qui est le lieu dont Tu as dit : « Mon nom y reposera. » Exauce les prières que Ton serviteur et Ton peuple t’adresseront dans ce lieu ; exauce-les du lieu de Ta demeure. Si un homme pèche envers son prochain – car il n’est point d’homme qui ne pèche – et qu’on lui défère le serment et qu’il vienne le prononcer ici, devant Ton autel, Toi Tu l’entendras dans le ciel, Tu feras justice à Tes serviteurs, en punissant le coupable et en protégeant l’innocent. Si quelque membre de Ton peuple d’Israël te supplie et t’implore, –  chacun connaît la plaie de son coeur, Toi, Tu l’entendras du ciel, Ton auguste résidence, et Tu agiras avec clémence, en traitant chacun selon sa conduite ; car Toi seul connais le coeur de tous les humains. Si le ciel se ferme et refuse sa pluie, si une famine survient dans le pays, s’il sévit une épidémie ou une calamité quelconque, parce que les enfants d’Israël auront péché devant Toi, mais s’ils prient en ce lieu et se repentent de leur péché, Toi, Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les Enfants d’Israël ont péché contre Toi, si Tu les as livrés à leurs ennemis et fait emmener en captivité, et s’ils s’amendent et t’adressent leur prière en se tournant vers la ville que Tu as élue, alors du haut des cieux, exauce leur prière et pardonne à Ton peuple. Je t’implore aussi pour l’étranger qui ne fait pas partie de ton peuple d’Israël et qui viendrait de loin pour prier dans Ta maison. Toi, Tu l’entendras du ciel et Tu exauceras les voeux que t’adressera l’étranger, afin que tous les peuples du monde connaissent Ton nom et qu’ils Te révèrent. » Quand  Salomon eut achevé cette prière, il se leva et bénit de nouveau l’asemblée, en disant : « Béni soit l’Eternel qui a donné du repos à son peuple Israël, comme Il l’a promis ! Qu’il soit avec nous, afin que nous marchions dans toutes Ses voies ! »
Le roi et tout le peuple offrirent alors de nouveaux sacrifices.  La fête dura 14 jours : l’´inauguration 7 jours et la fête de Soukkot 7 autres jours. Après quoi, tous bénirent le roi et regagnèrent leurs demeures le coeur plein de joie et de reconnaissance.
LE MONT MORIAH, PIERRE DE FONDEMENT DU MONDE ET PORTE DU CIEL

Si le monde savait l’importance que représente le Temple, le monde entier viendrait le reconstruire, dit  Jean Marc (Haïm) Rosenfeld Directeur Europe du Mah’on Amikdach à Jérusalem.  Nos Maîtres nous enseignent que celui qui comprend le fonctionnement du Temple, son emplacement et les objets qui s’y trouvent, comprend le pourquoi de la création du monde et surtout le rôle de chacun d’entre nous sur terre. D. ieu a crée le monde à partir d’un endroit bien précis qu’Il a privilégié pour cette création, qui est appelé la Pierre Angulaire du Monde: le Mont Moriah. De cet endroit, D.ieu a pris de la terre pour créer Adam et c’est à partir de là que s’accomplira la résurrection morale et spirituelle de l’humanité..
C’est aussi là qu’Adam fit le premier  sacrifice animal, lorsque D.ieu a décidé de lui pardonner sa faute. Noé, dans son arche après le déluge lâcha la fameuse colombe, qui revint à la fin de la journée avec une branche d’olivier où était accrochée une olive fraîche, signe que les eaux s’étaient retirées. Nos Maîtres nous enseignent que cette branche d’olivier provenait du Mont des Oliviers, qui se situe à Jérusalem et que cet endroit n’avait pas été recouvert lors du déluge, puisque la Présence Divine y siégeait. (Genèse  28,17) ….. « Quiconque prie à Jérusalem, c’est comme s’il priait devant le trône de gloire, car là se trouve la porte du ciel ouverte pour entendre les prières.  » En Genèse 22,2, D.ieu dit à Abraham, fils de Tera’h, lui-même fils de Sem :  » Va-t-en vers la terre de Moriah « . Rachi, le célèbre commentateur médiéval de la Bible et du Talmud, nous explique que la terre de Moriah,  c’est Jérusalem, comme il ressort des Chroniques II, 3, 1. C’est à cet endroit qu’eut lieu la ligature d’ Isaac et qu’Abraham sacrifia un bélier en signe de remerciement au Créateur. C’est ausi là que D.ieu révéla à Abraham qu’à cet endroit serait construit le futur Temple. En ce même lieu, Jacob, le fils d’Isaac, s’étant assoupi, fit le rêve de l’échelle où montaient et descendaient des anges du ciel. En se réveillant, il dit : “Assurément  l’Eternel est présent en ce lieu et moi je l’ignorais”. “Que ce lieu est redoutable, ceci n’est autre que la maison de D., et ici est la porte du Ciel”. (Genèse 28). Ainsi, toutes les prières des juifs du monde entier passent continuellement par Jérusalem, s’y rassemblent et s’élèvent de là vers le Créateur.
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DESTRUCTION DU 1er TEMPLE
Le Temple de Salomon fut détruit en 3338 du calendrier hébraïque ( – 586 avant l’ère commune) par Nabuchodonosor et le peuple hébreu déporté en Babylonie. Lorsque Salomon a construit le Temple, il savait qu’il serait un jour détruit, et il y bâtit un endroit pour y cacher l’Arche, en bas d’un profond labyrinthe, (qui, outre les 2 Tables de la Loi, contenait un flacon de Manne céleste dont D.ieu avait gratifié  les Hébreux pour qu’ils puissent se nourrir pendant les 40 ans d’errance dans le désert, ainsi que le bâton d’Aharon et un flacon d’huile d’onction). C’est Josias qui ordonna de la cacher là où Salomon avait prévu, comme il est écrit «  il dit aux Lévites qui enseignent à tout Israël, consacrés à D.ieu « déposez l’Arche Sainte à l’endroit préparé par Salomon fils de David, le Roi d’Israël ; puis vous ne la porterez plus sur l’épaule ; maintenant vous servirez l’Eternel votre D.ieu … ».
EXIL EN BABYLONIE POUR LES UNS, FUITE EN EGYPTE POUR LES AUTRES…

Voici le fameux psaume 137, qui témoigne du désir ardent du peuple Juif captif et en chemin pour Babylone, de retourner dans leur patrie : (Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes et nous pleurâmes au souvenir de Sion. Aux saules qui les bordent, nous suspendîmes nos harpes ; car là nos maîtres nous demandaient des hymnes, nos oppresseurs – des chants de joie. « Chantez-nous, disaient-ils, un des cantiques de Sion ! » Comment chanterions nous l’hymne de l’Eternel en terre étrangère ? Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service ! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies ! ») Les Juifs restés dans le pays avaient à leur tête Guedaliah, fils d’Ahicam, gouverneur de Judée. Ce qui restait du peuple se groupa autour de lui et se réfugièrent chez les peules voisins. Guédaliah et le prophète Jérémie étaient établis à Mitspah. Mais Guedaliah fut asassiné au 7ème mois (Tichri), par Ismaël, descendant de la famille de David. Il était jaloux de l’autorité du gouverneur et fomenta un complot, qui fut dénoncé. Cependant, le gouverneur se refusant à y croire, invita sans méfiance Ismaël à un repas au cours duquel il fut assassiné avec un grand nombre de Judéens et de Chaldéens, qui se trouvaient auprès du gouverneur. (En souvenir de ce triste événement, un jeûne a été institué chaque année, le 3 tichri.) Le reste du peuple s’enfuit en Egypte, malgré les supplications du prophète Jérémie, qui parlait au nom de l’Eternel ; il savait que s’ils fuyaient en Egypte, ils seraient tués par le glaive et par la famine. Mais ils ne voulurent pas l’écouter et la parole de l’Eternel se réalisa. Ils moururent tous là-bas.
RETOUR DES EXILES

La captivité de Babylone avait duré 70 ans, au terme desquels la prophétie de Jérémie prédisant le retour en terre d’Israël  s’accomplit. Vers l’an  – 536 avant notre ère, les Juifs obtinrent la permission de retourner en Israël. En effet, dès la 1ère année du règne de Cyrus,  roi de Perse, dont l’Eternel avait touché le coeur, celui-ci fit proclamer dans tout son empire un édit autorisant les Juifs à retourner dans leur pays et de reconstruire le Temple : »L’Eternel, D.ieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre et c’est Lui qui m’a donné mission de Lui bâtir un temple à Jérusalem. Que tous ceux qui sont de Son peuple montent à Jérusalem et qu’ils construisent la maison de l’Eternel, du D.ieu d’Israël ! » . Ces faits sont  relatés dans la Meguilat Esther, qui raconte comment les Juifs  faillirent tous être anéantis en un seul jour. Grâce à la reine Esther et à son parent Mardochée, le mauvais sort se transforma très heureusement en bien et c’est cette période que l’on commémore chaque année à la fête de Pourim.  Le psaume 126 chante cette libération : « Quand l’Eternel ramena les captifs de Sion, nous étions comme des gens qui rêvent. Alors, notre bouche s’emplit de chants, notre langue d’accents d’allégresse. Alors, on s’écria parmi les peuples : « Le Seigneur a fait de grandes choses pour ces gens ! » Oui, l’Eternel a fait de grandes choses à notre égard, profonde est notre joie. Ramène nos captifs, ô Eternel, comme (Tu ramènes) des ruisseaux dans le désert du Neguev. Ceux qui ont semé dans les larmes, puissent-ils récolter dans la joie ! C’est en pleurant que s’en va celui qui porte les grains pour les lancer à la volée, mais il revient avec des transports de joie, pliant sous le poids de ses gerbes. « .

Plan du Temple d'Hérode.
LE SECOND TEMPLE, CELUI D’HERODE – Dessin d’après Vogué
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LE SECOND TEMPLE

Le second Temple, construit pour remplacer le premier, fut l’oeuvre ambitieuse du roi d’Israël Hérode le Grand. Les travaux commencèrent en 3742 du calendrier hébraïque (- 536 avant notre ère). Cet ouvrage devait lui permettre de se rendre populaire auprès de ses sujets qui, le tenaient dans le plus profond mépris. Il fut élevé lui aussi sur le Mont du Temple, à l’endroit du précédent.  Ce travail nécessita 10 000 hommes et dix ans de travail rien que pour construire les murs de soutènement autour du Mont du Temple (au sommet duquel se trouve aujourd’hui le sanctuaire musulman appelé le Dôme du Rocher). Le Mur Occidental appelé Kotel (ou « mur des lamentations ) ne constitue qu’une partie de ce mur de soutènement de 500 mètres de longueur, conçu dès l’origine pour contenir une énorme esplanade artificielle qui aurait pu accueillir douze terrains de football. Quand il entreprit de construire le Temple lui-même sur cette esplanade, Hérode se surpassa. Même le Talmud reconnaît que le résultat a été spectaculaire.

Le Temple fut magnifiquement  reconstruit , mais n’atteignit plus jamais la qédoucha (sainteté) dont avait bénéficié le Templed e Salomon. Les chants de joie furent couverts par les larmes de tristesse de ceux qui avaient connu la grandeur du premier Temple. Le second Temple servit cependant le peuple juif pendant 420 ans. Pour le Rambam, l’Arche n’est pas un meuble ou un ustensile du Beth-Hamikdach, mais l’essence même du Sanctuaire, puisque la Révélation se faisait au travers de l’Arche et de ses chérubins. Il était donc indispensable qu’il soit présent éternellement pour que la Présence Divine ne puisse quitter ce lieu, même après la destruction des deux Temples. (Souvenons nous que Salomon  avait bâti un endroit pour y cacher l’Arche, au fond d’un profond labyrinthe).  L’Arche n’a donc jamais quitté ce lieu, elle est toujours prête pour  la Révélation Messianique.
DESCRIPTION DU SECOND TEMPLE

Voici ce que dit de ce Temple, construit par Hérode le Grand,  l’historien de l’époque Flavius Josèphe dans « La Guerre des Juifs) : « De quelque endroit qu’on le contemplât, le Sanctuaire avait tout ce qu’il fallait pour éblouir l’esprit et les yeux. Renvoyés dans toutes les directions par les énormes plaques d’or, les premiers rayons du soleil reflétaient d’énormes rayonnements de feu qui forçaient ceux qui les contemplaient à détourner leurs regards comme s’ils avaient observé directement le soleil. Aux étrangers qui s’approchaient, il ressemblait à distance à une montagne couverte de neige, car tout ce qui n’était pas couvert par de l’or était d’un blanc éblouissant… » (Guerre juive, p. 304) « Le Temple était, comme je l’ai dit, bâti sur une forte éminence, et c’est à peine si, à  l’origine, le plateau qui la terminait suffit à contenir le sanctuaire et l’autel Les pentes, tout alentour, étaient escarpées. Mais quand le roi Salomon, qui d’ailleurs construisit le Temple, entoura d’un mur le côté oriental de l’édifice, il établit un portique sur le terrassement….. L’abondance des ressources et la générosité du peuple imprimaient aux projets une grandeur extraordinaire … Tous les portiques avaient une double rangée de colonnes, d’une hauteur de vingt-cinq coudées, taillées d’une seule pièce dans des blocs d’un marbre très blanc. Les lambris qui couvraient ces portiques étaient de cèdre. La richesse naturelle des lambris, l’art dont ils étaient polis et ajustés offraient un merveilleux spectacle, mais aucun travail de peinture ou de sculpture n’y ajoutait un ornement extérieur. La largeur des portiques était de trente coudées, et leur périmètre total, en y comprenant la tour Antonia, mesurait six stades ; toute la partie qui était à découvert était pavée de pierres différentes, aux couleurs variées…. Dans les autres directions, deux portes, l’une au midi, l’autre au nord, conduisaient à la cour des femmes… L’endroit était d’ailleurs ouvert également pour le culte aux femmes de la région et à leurs coreligionnaires venues du dehors. La partie occidentale n’avait pas de porte de ce côté, le mur était continu. Les portiques situés entre les portes, au dedans du mur faisant face aux salles du Trésor, étaient soutenus sur des colonnes très belles et très hautes : bien que simples et non doubles, ces portiques ne le cédaient en rien, sauf pour les dimensions, aux portiques inférieurs.
Des 10 portes, 9 étaient entièrement recouvertes d’or et d’argent, comme aussi les montants et les linteaux : l’une d’elles, hors du Temple, devait à la gloire de l’airain de Corinthe sa grande supériorité sur celles qui étaient lamées d’argent et d’or. Chaque portail comprenait deux battants dont chacun avait trente coudées de hauteur et quinze de largeur. Après l’entrée, ces portails, s’élargissant à l’intérieur, embrassaient à droite et à gauche des vestibules longs et larges de trente coudées ; semblables à des tours, leur hauteur dépassait quarante coudées ; chacun était soutenu par deux colonnes, dont la circonférence mesurait douze coudées. Les dimensions des autres portes étaient les mêmes. Mais celle qui s’ouvrait au delà du portail corinthien, vers l’Orient, du côté de la salle des femmes, et en face de la porte du Temple, était plus vaste ; elle avait cinquante coudées d’élévation ; ses portes atteignaient quarante coudées, et son ornementation était plus magnifique, en raison de l’épaisseur de l’argent et de l’or qui y étaient prodigués. C’est Alexandre père de Tibère qui en avait garni les neuf autres portes. Quinze degrés conduisaient du mur des femmes au grand portail ; ils étaient moins élevés que les cinq degrés qui menaient aux autres portails… Le Temple, cet édifice sacré, était placé au centre : on y accédait par douze marches. La hauteur et la largeur de sa façade mesuraient également cent coudées.

Les métopes* étaient toutes dorées : par ces ouvertures, la première partie de la nef apparaissait complètement du dehors dans sa majesté, et les côtés de la porte intérieure se montraient tout étincelants d’or aux yeux des spectateurs. Comme le Temple portait un double toit, la première partie de la nef, seule, s’ouvrait à une grande hauteur, mesurant quatre-vingt-dix coudées d’élévation, cinquante de longueur et vingt de largeur. Le portail de cette nef était tout entier, comme je l’ai déjà dit, lamé d’or ; il en était de même de toute la paroi avoisinante : les pampres qui revêtaient la surface de la porte étaient d’or également, et des grappes de la taille d’un homme y pendaient. Comme le Temple avait un double toit la perspective intérieure était plus basse que l’extérieure ; là les portes d’or avaient cinquante-cinq coudées de hauteur et seize de largeur. Devant elles se trouvait un voile de longueur égale, un peplos babylonien, brodé de laine violette, de lin, d’écarlate et de pourpre ; ce travail admirable offrait, dans sa matière, un mélange savant et comme une image de l’univers ; car il paraissait symboliser par l’écarlate le feu, par le lin la terre, par le violet l’air, par la pourpre la mer. Pour deux de ces matières, c’était la couleur qui faisait la ressemblance ; pour le lin et la pourpre, c’était leur origine, puisque l’un est fourni par la terre, l’autre par la mer. Sur le peplos était brodé tout le spectacle des cieux, les signes du zodiaque exceptés.

Quand on pénétrait à l’intérieur, c’était la partie basse du Temple qui recevait le visiteur. Elle avait soixante coudées de hauteur, une longueur égale et vingt coudées de largeur. A leur tour, ces soixante coudées étaient divisées : la première section offrait, sur une étendue de quarante coudées, trois oeuvres admirables et célèbres dans le monde entier, le chandelier, la table, l’encensoir. Les sept lampes du chandelier représentaient les planètes, car c’était bien le nombre des branches du candélabre ; les douze pains sur l’autel figuraient le cercle du zodiaque et l’année. L’encensoir, avec les treize parfums dont il était rempli, et qui provenaient de la mer et des régions habitées ou inhabitées de la terre, indiquait que tout appartient à Dieu et existe pour Dieu. La partie la plus reculée de l’enceinte mesurait vingt coudées ; un voile la séparait aussi de l’extérieur. Aucun objet ne se trouvait là ; elle était pour tous inaccessible, intangible, invisible ; on l’appelait le « Saint des Saints ». Sur les côtés du Temple inférieur étaient de nombreuses habitations sur triple étage, communiquant entre elles ; de part et d’autre des entrées spéciales y conduisaient depuis le portail. Le Temple haut, plus étroit, n’avait pas d’habitations ; il élevait à quarante coudées son propre faîtage, d’un style plus simple que le Temple inférieur. Si l’on ajoute ce nombre aux soixante coudées du Temple bas, on obtient une hauteur totale de cent coudées.

A la façade extérieure il ne manquait rien de ce qui pouvait frapper l’esprit ou les yeux. Partout revêtu de plaques d’or massif, le Temple brillait, aux premiers rayons du jour, d’un éclat si vif que les spectateurs devaient en détourner leurs regards comme des rayons du soleil. Pour les étrangers qui arrivaient à Jérusalem il ressemblait de loin à une montagne couverte de neige, car là où il n’était pas doré, il apparaissait de la plus pure blancheur. Sur son toit se dressaient des broches d’or, finement aiguisées, pour écarter les souillures des oiseaux qui seraient venus s’y poser. Quelques-unes des pierres de l’édifice avaient quarante-cinq coudées de longueur, cinq de hauteur et six de profondeur. Devant le Temple se trouvait l’autel qui mesurait quinze coudées de hauteur, et se développait également sur une longueur et une largeur d’environ cinquante coudées ; de forme carrée, il était pourvu aux angles d’appendices en forme de cornet. On y accédait du midi par une rampe en pente douce. Le fer n’avait pas été employé pour construire cet autel, et jamais le fer ne l’avait touché. Le Temple et l’autel étaient entourés d’une balustrade de pierres, belles et délicatement ouvragées, qui avait environ une coudée de hauteur;elle maintenait le peuple à distance et le séparait des prêtres. »

*métope : Terme d’architecture. Intervalle carré entre les triglyphes de la frise dorique et dans lequel on met des ornements. La métope est l’intervalle entre 2 opes. Métope barlongue : celle qui est plus large que haute. Les métopes du Parthénon ornées de sculptures par Phidias. Demi-métope, métope tronquée qui se trouve aux angles de la frise dorique.

ULTIME REVOLTE JUIVE POUR RECONQUERIR LE PAYS ET SAUVER JERUSALEM ET LE TEMPLE
Cependant, Hérode trouva bon de placer à l’entrée principale du Temple un énorme aigle romain, ce que les Juifs pieux ont tenu pour un sacrilège. Un groupe d’étudiants en Torah brisa promptement cet emblème d’idolâtrie et d’oppression, mais Hérode les fit pourchasser, traîner sous des chaînes jusqu’à sa résidence de Jéricho, où ils furent brûlés vivants. Ce second Temple sera à son tour détruit en l’an 70 de notre ère, par l’armée romaine lors de la ruine de Jérusalem, à la suite de la révolte juive. L’épisode de sa destruction a également été raconté en détail par l’historien Flavius Josèphe dans sa « Guerre des Juifs ». Il ne reste aujourd’hui du second Temple qu’un seul mur,  vénéré par le peuple hébreu : le Kotel, ou Mur Occidental, ou encore « Mur des Lamentatiosn ». Ce vestige reste un lieu de culte de toute première importance pour les Juifs encore aujourd’hui. Le chef d’une des dernières  révoltes, Shimon Bar Kokhba (132) réussit à restaurer brièvement la souveraineté juive et à reconquérir Jérusalem et la Judée. Mais étant donné l’écrasante puissance des Romains, le résultat était inévitable et Jérusalem fut à nouveau prise. Jérusalem  a été, de tout temps,  le point de ralliement des Juifs et a fortiori  à cette époque. Elle était puissamment fortifiée et le nombre de ses défenseurs grossissait chaque jour. On peut évaluer la population de Jérusalem de cette époque à environ 600 000 âmes, sans compter tous ceux qui étaient accourus du dehors. La ville, largement approvisionnée, pouvait soutenir un siège de plusieurs années et les assiégés ne manquaient pas de vaillance.  Mais les assiégés étaient divisés en 2 camps : le parti pour la paix qui, pour sauver le Temple, était disposé à la soumission et le parti de la guerre, qui exigeait la lutte jusqu’au bout. Un incendie ravagea une partie des provisions des assiégés. Après 3 ans de siège, quand Titus eut concentré une armée de 80 000 hommes autour de la ville, les assiégés firent des sorties audacieuses pour tenter d’empêcher les travaux de siège et démolir les machines de guerre dressées contre la ville, mais  les provisions avaient fini  par s’épuiser et ce fut la famine.

Destruction du second Temple de Jérusalem par les Romains
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DESTRUCTRION DU SECOND TEMPLE ET DE JERUSALEM

Néron avait été envoyé à Jérusalem pour la détruire. Il tira des flèches dans toutes les directions; elles atteignaient toutes Jérusalem. Néron pensa: « Le Saint Béni Soit-Il veut détruire son Temple et m’en faire porter la responsabilité. » Il  comprit alors qu’il ne serait qu’un instrument et alla se convertir au judaïsme. (En effet, la tradition nous apprend que le comportement du peuple s’était tellement détérioré que D.ieu avait décidé, par l’intermédiaire des Romains, de détruire Son Temple.) Le 7 Iyar de l’an hébraïque 3830 (70 de l’ère commune), les défenseurs furent contraints d’abandonner les murs extérieurs, une première brèche ayant été faite dans le mur d’enceinte de la ville. Le 17 Tammouz, sous les coups de béliers, les murs de la 2ème enceinte s’écoulèrent . C’est à cette même date que le sacrifice quotidien cessa, faute de victimes. Au début du mois d’Av, les Romains s’emparèrent de la partie basse de la ville et tentèrent d’attaquer la colline du Temple, puissamment fortifiée ; mais tous leurs assauts furent repoussés, les assiégés se défendant vaillamment. Le 9 et le 10 Av, les assiégés tentèrent encore une sortie, mais furent repoussés et le Temple fut incendié et brûla tout entier ; seuls quelques débris du mur occidental subsistent encore de nos jours.

CE QUE DISENT NOS TEXTES

Ainsi la prophétie d’Ourie (qui vivait du temps du 1er Temple)   : « Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de ruines et la montagne du Temple une hauteur boisée » (Michée, 3; 12) ne tarda pas à se réaliser. Conformément à la coutume romaine,  l’empereur Adrien rasa Jérusalem et laboura son sol avec une charrue tirée par un bœuf. La Judée fut appelée Palaestina et Jérusalem Aelia Capitolina. Des milliers de Juifs avaient péri durant le siège et ailleurs dans le pays plusieurs autres milliers de Juifs avaient été réduits en esclavage. La date du 9 Av, date funeste pour le peuple juif, celle de la destruction successive de ses 2 Temples donne lieu, aujourd’hui encore, après des millénaires, à une période de deuil. Les Juifs jeûnent pendant 3 jours et pleurent aux dates anniversaire des étapes de sa destruction, au ressenti de la perte du Temple détruit, symbole d’une haute spiritualité aujourd’hui perdue et que chaque Juif a modestement le devoir d’essayer de retrouver, selon ses capacités propres et de revenir progressivement, en nombre, vers Erets Yisrael (la terre d’Israël).

Mais le grand Rabbi Akiva fait remarquer dans (Talmud, Makot, 24b) qu’il est dit encore dans le livre de Zacharie : « Ainsi parle l’Eternel : Je suis revenu à Sion et J’ai rétabli Ma demeure au milieu de Jérusalem. Jérusalem s’appellera « la vlle de fidélité » et la montagne de l’Eternel la montagne sainte. Ainsi parle l’Eternel : De nouveau des vieillards et de vieilles femmes seront assis sur les places de Jérusalem, tous un bâton à la main, à cause de leur grand âge. Les places de la cité seront pleines de jeunes garçons et de jeunes filles qui s’y ébattront. A cette époque, il n’y aura plus ni famine ni guerre, ni jalousie ni rivalité, car les bienfaits seront distribués en abondance et les délices trouvés comme la poussière. Le monde entier ne s’occupera que de la seule connaissance de D.ieu »… (Isaïe 11,.9). Tant que la prophétie d’Ourie ne s’était pas accomplie, nous pouvions craindre que la prédiction de Zacharie ne se réalisât pas. Aujourd’hui que la sainte maison est devenue un endroit boisé…, ainsi que D.ieu l’avait prédit par la bouche d’Ourie, nous avons un nouvel appui à notre ferme espoir que D.ieu reconstruira Sa Maison et Sa Ville, comme Il nous l’a fait promettre par Son prophète Zacharie. L’exil d’Israël ne dure qu’un jour (de D.ieu) c »est -à-dire 1000 ans du temps des hommes et s’il se prolonge, c’est par l’infidélité d’Israël… Ainsi puisse, par les mérites du peuple Juif, le Messie bientôt arriver et le 3ème Temple descendre, par la Volonté Divine et les nations se rassembler à nouveau, comme autrefois, sur le mont Sion autour du sanctuaire, demeure de la grande gloire de l’Eternel. Amen, ken yehi ratson.

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Vidéo Des nouvelles de l’Arche d’Alliance ? « http://www.youtube.com/v/4m7tg6y2xBQ&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param

Tous les sites sur le Temple de Jerusalem

Le Temple de Salomon et l’Islam

(Source : alephbeth.net / Phéniciens.com / Histoire sainte illustrée  par le Rav Arthur Weil , 3ème édition, Librairie Goldschmidt,, Bâle – Machon Hamikdash – Modia / Harrissa.com /  Fr.chabbad.org) /  Alliance)

Le troisième Temple, par le Rav Léon Askenazi

Lorsque nous vivons un événement de changement d’identité, ce que j’ai l’habitude d’appeler de mutation d’identité, bien que logiquement ces deux termes sont en collision de concept, il y a inévitablement un monde de passions tel que chacun les vit à sa manière ; et puisque notre vie s’insère dans la durée cela change parois le long de la durée, cela se nuance le long du temps de chacun, mais je vais essayer de me tenir au niveau le plus abstrait possible dans le sens étymologique, c’est-à-dire un peu en recul des passions de l’immédiateté que nous avons en mémoire et à l’esprit de telle sorte de pouvoir me relier aux enseignements de la tradition qui est très longue et ancienne concernant ce moment que nous vivons d’avoir le privilège de vivre un 40ème anniversaire de l’apparition de la société israélienne comme nation hébraïque après 2000 ans et plus de temps juif.

Je voudrais consacrer une partie des premières analyses à la confrontation si j’ose dire de ces trois termes qui vont revenir dans nos propos ce soir : hébreu, juif, israélien. Nous avons tous conscience qu’il y a premièrement synonymie à beaucoup de niveaux, qu’il s’agit de la même identité, mais que, cependant, à travers l’histoire et à travers les grands événements de passage d’époque à époque de notre histoire si longue, il s’agit quand même de trois indices d’identité différents de la même identité.

Les choses ne sont pas simples, mais rien de ce qui concerne Israël et les Juifs n’est simple comme vous le savez. Il faut nous relier à la réalité comme nous la connaissons, comme nous la vivons, comme l’histoire nous la propose ou nous l’impose même parfois. C’est à ce niveau que j’essaierais d’une part de m’en tenir aux contenus de messages, d’informations, de connaissances que certains textes auxquels je vais me référer nous transmettent au sujet de l’événement dont nous parlons, le début de la troisième maison d’Israël – et je préciserais très rapidement dans quel sens j’ai pris ce terme – et d’autre part, de ne jamais oublier que pour nous Juifs, il ne peut s’agir que d’idées seulement, d’idée abstraites seulement. Nous sommes insérés dans une question qui par rapport à notre longue histoire est une question d’existence. Je ne tomberais pas dans le pathos de dire « question de vie ou de mort » parce que la vie d’un peuple qui a une dimension d’éternité ne se définit pas à ce niveau-là, mais en tout cas d’existence et de conditions d’existence.

Et j’y ferais allusion que cela sera nécessaire que nous avons à rencontrer des problèmes graves et qui parfois déclenchent des options passionnelles qu’on ne peut nier, mais que nous essaierons de laisser en marge de l’analyse de connaissances proprement dite de l’analyse de ce sujet.

Première remarque sur le sens de l’expression « la troisième maison d’Israël ».

Evidemment, il y a une ambiguïté. S’agit-il du Beit Hamiqdash ?

Le temple qui se dit dans l’hébreu traditionnel « la maison de la sainteté ».

Il y a eu le Bayit Rishone le premier temple, la première maison.

Il y a eu le Bayit Shéni le deuxième temple, la deuxième maison.

Y-a-t’il déjà les signes plus qu’annonciateurs puisqu’il s’agit de l’existence d’un rassemblement qui ne s’était pas fait depuis 2000 ans, un Bayit Shlishi, une troisième maison ?

Ce n’est pas d’abord dans ce premier sens du temple – Beit Hamiqdash – que j’ai pris ce terme, puisque je parle de la réalité. La réalité de l’expression de « maison d’Israël » c’est « Beit Israël ». C’est le fait que après un long temps d’exil, l’identité Israël se reconstitue, se restaure. Et de même qu’il y a Beit Israël la première fois au temps du premier temple, Beit Israël la deuxième fois au temps du deuxième temple et du royaume de Juda, il y a déjà Beit Israël, la maison d’Israël, avant même que l’on ne parle de la question du temple à proprement parler.

Parmi toutes les sources très nombreuses qui parlent du 3ème retour et de la 3ème construction de la maison d’Israël qui implique à un certain niveau du programme messianique le Beit Hamiqdash le temple à proprement parler, et dès que quoique ce soit de ce programme a commencé, c’est que tout a commencé, en particulier l’événement massif que pendant 2000 ans le rassemblement des exilés ne pouvait se faire et qu’il s’est fait : c’est l’événement qui est son propre signe à ce niveau. Et pour une tradition qui commence par affirmer que l’histoire qu’elle vit est sous le regard du Créateur et de la Providence, de la Shékhinah la Présence de cette Providence, même si elle est cachée – et c’est le postulat premier et profond de toutes traditions juives de quelques nuances qu’elles soient – et bien des événements d’une telle massivité ne peuvent pas ne pas avoir leur sens traditionnel.

Les modernes ont certaines réticences vis-à-vis des événements et de leur « historiosophie » selon le terme de Jacob Gourdin za’l. Réticences parce qu’on leur a proposé tellement de modèles d’explication de l’histoire qui ont abouti à des catastrophes, des systèmes idéologiques qui ont basculé dans des positions politiques qui évacuaient la morale de l’histoire. Et nous devons prendre acte que c’est avec beaucoup de précautions, de méfiance et de prudence, que nous devons manier cette catégorie de l’historiosophie – la signification au niveau de l’histoire de la destinée des événements que nous vivons.

Mais il faut savoir que la conscience du Talmid ‘Hakham dans l’atmosphère de son étude baigne dans cette évidence du lien profond entre la vérité et la réalité.

Nous sommes des monothéistes. Il n’y a pas de dychotomie entre la réalité et la vérité. Et lorsque la vérité parle de la réalité, c’est de la réalité vécue qu’elle parle. Je sais encore une fois que pour le moderne une telle catégorie ou postulat d’évidence est non pas seulement étrangère mais également suspecte. En atmosphère de culture occidental, cela peut paraître « mythique » à force d’être « mystique ».

Je vous propose une définition de la mystique : on dit de queulqu’un qu’il est mystique lorsque tout simplement il croit vraiment à ce en quoi il croit. Or, je parle de la tradition juive et de ce qu’elle dit et croit d’elle-même.

Or, précisément, parmi toutes les références des sources très nombreuses qui parlent de l’éventualité du retour du troisième exil, du commencement de la 3ème maison d’Israël, c’est toujours dans ce sens de Beit Israël – maison d’Israël – que l’expression est prise, mais toujours dans la référence au Beit HaMiqdash.

J’ai choisi une de ces références dans un des grands commentateurs des textes de la révélation qui est Rabbénou Be’hayé qui parle de ce problème à propos de la vision de Jacob. Je vous citerais immédiatement cette référence, avec comme principe de ce que je voudrais essayer de vous transmettre sour forme de 2 remarques :

Sur ce premier point qui parle donc de cette 3ème maison d’Israël, nous avons le privilège de connaitre et d’être contemporains, témoins, participants et acteurs de ce qui se passe dans cette mutation énorme de l’identité d’Israël : hébreu-juif-israélien. Il en parle comme d’un événement irréversible et définitif. La 3ème maison d’Israël, avec toutes les connotations que cette expression exprime, est toujours citée dans nos textes comme un événement ultime, définitif, irréversible. C’est la 1ère remarque.

La 2ème remarque : je me référerais à un exemple dans la discussion talmudique à propos apparemment d’une question de rite éloignée de notre sujet mais qui est en plein dans notre sujet. Dans de telles questions, il faut savoir que ni l’érudition (la référence à la lecture des textes de la révélation hébraïque, ou au commentaire du verset) ni l’idéologie (terme moderne pour parler de la capacité de raisonnement de l’analyse d’une réalité), ni l’érudition (le recours au verset ou au commentaire du verset, et quelque soit l’honnêteté de l’érudition) ni la clarté du raisonnement exposé (une prise de position à ce sujet) ne peuvent trancher. C’est un enseignement du Talmud :

Ee Ba’it Eima Kera, Ee Ba’it Eima Sevara.

Lorsque 2 sages sont en controverse, alors tout de suite la dialectique propose une discussion au niveau du verset ou une discussion au niveau de la raison. Et nous voyons que ni l’érudition, ni le raisonnement ne peuvent trancher parce qu’il y a une option de foi… C’est la 2ème remarque. C’est donc aussi à ce niveau et ces catégories que j’en parlerais.

Il faut savoir que dans la tradition juive authentique, lucide, attentive, adulte, toutes les opinions ont place, mais cela ne signifie pas que toutes ont force de loi.

Il est bien évident, en me référant à cette exemple de dialectique évoquée dans la première remarque, que ces deux positions nous pouvons les rajeunir dans l’événement que nous vivons et que nous commémorons ce soir.

Devons nous considérer les événements qui font que du sein du peuple juif la nation hébraïque s’est restauré 2000 ans après dans les commencements d’une histoire difficile, parce que c’est selon l’expression même des prophètes un véritable engendrement dans le sens d’un accouchement dans les douleurs des problèmes intérieurs et extérieurs, doit-on considérer le troisième état juif qui s’appelle Israël comme la 3ème maison d’Israël ou pas ?

Alors il est évident que les passions auxquelles je me référerais tout à l’heure sont inévitables. Les uns diront oui, les autres diront non.

Et quelque soit le nombre de nuances d’opinions qu’il peut y avoir entre ce non et ce oui, en réalité, il n’y a que deux opinions : ceux qui disent oui et ceux qui disent non. Il faut le savoir clairement. Et avec référence, soit à l’érudition, soit au raisonnement.

C’est pourquoi j’ai tenu dès le début à indiquer qu’en saine dialectique talmudique cela ne suffit pas. Ni par l’érudition, ni par le raisonnement on ne pourra trancher.

J’ai évacué peut-être un point énorme de ce problème : Pourquoi tant de consciences juives nobles ne se réfèrent-elles pas du tout à l’événement que je désigne comme à un événement réel que nous sommes au commencement de la 3ème maison d’Israël. Et je vous rappelle que d’après nos textes s’il en est ainsi c’est irréversible, définitif et ultime.

Voilà à quel niveau de gravité nous devons nous approcher de ce problème.

Je disais donc qu’il y a aura l’opinion oui et l’opinion non mais il y a toujours la règle de la Halakha, c’est-à-dire la tradition qui tranche d’une certaine manière.

On dit souvent que la tradition hébraïque est une tradition à multiples facettes, parce que la vie est à multiples facettes. On cite « elou v’eilou divrei Elohim ‘hayim – ceux qui disent cela et ceux qui disent celà sont paroles du Dieu vivant… ». Mais il faut comprendre ce qui est écrit : ce sont les paroles vivantes du Dieu vivant. Cela ne veut pas dire n’importe quoi à propos de n’importe quoi.

On ne peut pas dire n’importe quoi de n’importe quoi. Il y a, de façon légitime, telle facette ou telle facette, l’une et l’autre qui pourrait être la vérité dans telle ou telle condition et pas plus. Et ce sont les paroles du Dieu vivant qui sont les paroles du Dieu vivant ! Ce ne sont pas n’importe quelle parole juive qui sont paroles du Dieu vivant.

Dans l’exemple de dialectique que je signalais [ndlr. Berakhot 4b], Rabbi Yéhoshua Ben Lévi dit « non », lorsque nous sommes seulement au soir, bien sûr le jour nouveau a commencé puisque pour nous le jour commence au soir. Une fois arrivé au Erev, le crépuscule du soir, c’est déjà la délivrance du lendemain matin, mais il faut passer à travers la nuit. L’un dira « oui » cela a commencé, et l’autre dira « non » il faut attendre le lendemain matin lorsque le soleil se dévoilera pour savoir si le soir était vraiment le soir. Ce sont ces 2 opinions-là.

Cela a commencé… Qu’est-ce qui a commencé ? L’un dira : la nuit ! L’autre dira : le jour qui se lève commence cette nuit-là.

Il n’y a pas que la nuit, le soir en Israël, il y a aussi le clair de lune…, mais cette discussion que je vous cite : Rabi Yo’hanane dit : Qui aura part au monde à venir ? C’est celui qui considère que la délivrance du soir c’est déjà la délivrance, bien qu’il faille attendre le lendemain matin seulement lorsque la lumière se dévoile totale.

Rabbi Yéhoshua ben Lévi pense : Non, puisque la délivrance du soir n’est pas sûre car elle n’est que le commencement d’elle-même, il faudra attendre le dévoilement du soleil pour savoir si le soir était vraiment le soir… Lire la suite ici : Le troisième temple, par Manitou

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Lamed.fr – Article – Pourquoi le Temple n’a-t-il pas été reconstruit ?

POEME :

PEUPLE JUIF, MINIAN DE L’HUMANITE

              

Comptez vos Justes, la colère de D’ gagne

Peuple d’Israël, Minian de l’Humanité

Grâce à Tes Justes en exil, les peuples sont gracié

Depuis 4000 ans, déportés par la Divine Volonté

Tu répands les Lois de Survie de la Société

 

Par ta Présence en tous Lieux et tous Temps,

Tu as su préserver l’Unique Lien

Source du Bien,

Eclairé par les préceptes de dix Commandements

Peuple sacrifié en Holocaustes permanents

Peuple d’Israël, Minian de l’Humanité,

Partout dans le Monde où tu n’es pas toléré,

Les Humains, sans remords, égorgent leur Parenté

Loin de ta Terre, D’ t’a mandaté

Pour enseigner et faire respecter la Vie sacrée

Le Seigneur enverra prochainement ses 3 Messagers

Dans ces nouvelles sodomes, lieux de tous les Dangers

Dans ces marais iniques de mortelle perversité

Pour effacer toute trace d’Impureté

Ne laissant que le Sel des Larmes du Regret

Le Tout Puissant enflammera Corps et Propriétés

Ruines et Vestiges proclament ta Gloire Sion

Civilisations déviantes dont la Disparition affiche la Punition

Babylonie, Mésopotamie, Assyrie, Egypte des Pharaons

Philistins, Hellènes, Perses et Romains, causes de tant d’infamies,

Peuples et Potentats tous ensevelis dans le désert de L’OUBLI

 L’Eternel, autrefois, a fait sonner le Glas

 Puisque parmi eux dix Justes jamais il ne trouva

Israël, en grande hâte, quitte ces Chemins dévoyés

Reprends la Bonne Route, retrouve ta Bien-Aimée

 Ne te retourne pas, éloigne d’eux ton Minian

ILS VONT ÊTRE VISITES, LA COLERE DE D’ GAGNE

                              

                                                             Khayat Rivka, Aimee  

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Les vestiges du second Temple encore visibles aujourd’hui à Jérusalem

Un mikvé

Empreinte de l’escalier menant au mont du Temple pour accéder au second Temple lui-même

Reconstitution du monumental escalier passant par l’arche de Robinson et conduisant au mont du Temple.

Schéma complet du second Temple, construit vers l’an 19 avant notre ère. (image : http://www.mc-rall.de/histnt.htm)

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La muraille de la vieille ville de Jérusalem

Les Philistins aujourd’hui, David et Goliath le philistin, par le rav Dynovisz

Cliquez pour agrandir l'imageGuerrier Philistin   
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DAVID et GOLIATH le PHILISTIN

Le statut des Philistins habitant la bande de Gaza n’est pas clair dans la Torah.

Dans la Paracha Le’h Lé’ha (ch 15, v 20) dix peuples, appartenant à la famille de Canaan, ont été promis à Avraham : le Kini, le Knizi, le Kadmoni, le ‘Hiti, le Prizi, le Refaïm, le Emori, le Cnaani, le Girguachi et le Yévoussi.

Rachi explique : Durant toute l’histoire, jusqu’à la délivrance finale, Israël n’a pu vaincre que sept peuples des dix peuples promis à Avraham. Les trois autres se trouvaient sur la rive Est du Jourdain et leur territoire n’appartiendra à Israël qu’au moment de la délivrance. Le territoire juif biblique s’étendait essentiellement sur la rive Ouest du Jourdain. Seule, une étroite bande avait été conquise du côté Est. Mais la plus grande partie de ce territoire resta entre les mains des autres peuples.

Une lecture simple de la Torah nous montre qu’il existe un onzième peuple, habitant la bande de Gaza, qui n’est pas cité parmi les dix : les Philistins.

Or, leur territoire a été donné à Israël. Dans la Torah (Chémot ch 24 v 31) il est dit :  » et ton territoire s’étendra depuis la mer des Philistins jusqu’au fleuve (l’Euphrate) car Je chasserai tous les habitants de ces territoires ». Puisque il nous a été donné  » jusqu’à la mer des Philistins  » cela englobe la bande de Gaza. De plus, dans le Livre de Josué, il est dit clairement que la bande de Gaza à été donnée à la tribu de Yéhouda (Juges ch 1 et 18 et Josué ch 15, v 4 et 47)

Il est donc étonnant que ce onzième peuple ne soit pas cité dans la promesse faite à Avraham.

Un autre point est étonnant : les sept peuples que devait vaincre Avraham avant la Guéoula ont presque entièrement disparu et n’ont plus inquiété notre peuple après qu’il se soit installé sur leurs territoires. Au contraire, les Philistins continuèrent à habiter leur territoire pendant plusieurs siècles encore et furent nos pires ennemis jusqu’aux époques tardives de Samson, Chaoul et le roi David. D’après nos Maîtres, ils réussirent même à s’installer sur le futur Mont du Temple, en plein cœur de Jérusalem et y restèrent jusqu’à l’époque du roi David ! ( le Yévoussi)

Les secrets de la Torah révèlent le statut tout à fait particulier des Philistins.

Le chiffre 10 incarne la dimension naturelle, c’est à dire ce que l’homme peut et a le devoir d’atteindre par ses efforts personnels sur le plan matériel tout  en bénéficiant de l’aide divine.

Le chiffre 11 incarne, lui, la dimension surnaturelle que l’homme ne peut en aucun cas atteindre même par ses efforts personnels dans le domaine matériel, comme la conquête et la guerre. A ce niveau, il faut l’intervention de Dieu, Seul. Pour mériter cette intervention, l’homme doit s’élever sur le plan spirituel afin de provoquer le miracle.

Même au niveau du chiffre 10, l’homme a besoin de mérites puisqu’il reçoit l’aide divine. Cependant, l’exigence spirituelle est moins forte puisqu’il agit lui aussi et n’a pas besoin de Dieu Seul.

Le chiffre 10 fait allusion aux 10 Paroles de la Création et aux 10 commandements.

Dans les deux cas, une place prédominante est laissée à l’homme puisqu’il est le « centre » de la création ou celui qui reçoit la Torah a le devoir de l’accomplir. Ce chiffre symbolise donc l’étroite association entre l’homme et son Créateur. C’est ce que nous appelons la dimension naturelle dans laquelle l’action matérielle de l’homme est indispensable.

Par contre, le chiffre 11 fait allusion à une intervention divine dont aucune action matérielle ne peut être le réceptacle ou la cause.

Dans la science des secrets ce niveau est appelé Kéter – la couronne – et désigne la toute puissante royauté divine.

Nous comprenons, à présent, la différence entre les Philistins et les 10 autres peuples. Les dix peuples peuvent être conquis par une voie naturelle comme la guerre. Dans la promesse faite à Avraham, Dieu nomma les peuples qu’Israël pourrait vaincre par la guerre. Il ne mentionna pas les Philistins qui, eux, ne peuvent être vaincus que par des voies surnaturelles nécessitant  une autre forme de combat dans le domaine spirituel exclusivement.

Nous comprenons aussi pourquoi nous avons vaincu les dix peuples mais non les Philistins. Nos mérites étaient suffisants dans ce combat et nous avons bénéficié de l’aide divine. Mais contre les Philistins il nous fallait des mérites bien plus grands qui nous faisaient défaut. La conquête de notre terre se fait donc à deux niveaux : le premier naturel, par la guerre et l’autre surnaturel, par le miracle et dépendant de nos mérites spirituels.

Il faut comprendre, cependant, pourquoi vaincre les Philistins nécessite un vrai miracle ? La réponse se trouve encore dans les secrets de la Torah. Nos Maîtres enseignent que le monde a été divisé et partagé en 70 territoires placés sous l’influence de 70 Sarim(les Princes célestes). Les Sarim sont des ¨forces spirituelles¨ influençant les nations qui en dépendent. En français, nous appelons ce phénomène le génie des peuples. Dans l’Antiquité ils pensaient que leur réussite dépendait des astres et des étoiles. Ils ne percevaient que l’extériorité des forces qui influençaient leur destin. Cependant, ils percevaient une partie de la vérité. Tous nos prophètes y font allusion. En particulier le Livre de Daniel qui décrit en détail le rôle et l’influence des Sarim. Selon la puissance du Sar préposé à la direction d’une nation, elle se renforce et joue un rôle dans l’Histoire. Lorsque, selon le temps fixé par Dieu lui même, le Sar de cette nation perd son pouvoir, elle s’écroule et disparaît comme toutes les civilisations antiques. C’est à cela que fait allusion la prophétie de Yaakov lorsqu’il vit l’échelle. Les anges qui montaient puis redescendaient font allu-sion aux Sarim et à leurs nations qui montent dans l’Histoire, puis disparaissent.

Israël, lui, n’est soumis à aucun Sar mais dépend de Dieu, Lui-même. C’est pour cela qu’il ne peut pas disparaître puisqu’il est le réceptacle de l’Eternel. Le chiffre 70 nous renvoie au chiffre 7 qui fait allusion aux 7 jours de la semaine, c’est-à-dire, au temps naturel ayant un commencement et une fin. Les peuples appartenant à la dimension 7 sont donc tous mortels. Les 70 nations sont soumises à ce temps et perdront toutes leur pouvoir, le jour où Dieu régnera sur toute la terre. Israël, lui, appartient à la huitième dimension. C’est la raison pour laquelle l’alliance de la circoncision se fait le huitième jour. Cette alliance est la garantie de notre éternité puisqu’elle nous élève au dessus de la fatalité du temps de la mort (le 7).

Le monde a donc été partagé en 70 territoires soumis aux 70 Sarim influençant les 70 peuples. Cependant, puisque Dieu règne, Seul, sur son peuple, il existe un lieu où les Sarim n’ont pas d’influence. Ce lieu est, bien sûr, la terre d’Israël. D’après nos Maîtres, cette terre est un microcosme de l’humanité toute entière. Aussi, les peuples qui y habitaient avant nous, étaient eux aussi le microcosme des 70 nations. Avant qu’Israël ne s’y installe et que Dieu puisse y régner en Seul Maître, les 7 peuples Cananéens puisaient leur force et leur puissance des 70 Sarim réunis puisqu’ils représentaient le microcosme de toutes les nations. C’est pour cette raison que la Torah les présente comme des peuples invincibles et terrifiants.

Toute l’humanité se trouvait, en fait, représentée par les 7 peuples Cananéens. C’est donc l’ensemble des nations qui empêchait Israël d’entrer sur sa terre. Cependant, la conquête de la terre fut possible puisque la puissance des Sarim est, malgré tout, limitée par le chiffre 7 qui incarne le temps fini. Depuis la conquête de notre terre plus aucun Sar ne peut y exercer son influence. La conquête de la terre d’Israël signifiait, en vérité, la victoire de Dieu sur les Sarim.

Les trois peuples, de l’autre côté du Jourdain, qui ne seront conquis qu’au moment de la Guéoula finale, incarnent l’aspect le plus élevé de la dimension naturelle.

Nous avons expliqué que le « dix » fait allusion aux dix Paroles de la Création et se trouve donc à l’intérieur de la nature. Cependant, la nature a, elle aussi, un niveau spirituel. Les 70 Sarim voilent entièrement l’existence d’un Dieu créateur et acteur dans Son monde. Le chiffre 7 représente un monde dans lequel les nations nient la source spirituelle de l’existence. Les Cananéens étaient des idolâtres païens qui ne croyaient qu’aux intermédiaires et vénéraient la nature comme source unique de leur existence. Cependant, il existe des peuples qui reconnaissent l’existence d’un Dieu créateur et acteur dans son Monde. Mais ils refusent d’admettre l’élection et le rôle particulier d’Israël dans l’histoire des peuples. Pour eux, Israël est un peuple comme les autres et ils le haïssent pour le rôle qu’il prétend jouer. Au moment de la Guéoula finale ces peuples croyants reconnaîtront l’élection d’Israël et cesseront de nous haïr. C’est alors que nous mériterons les territoires qui se situent sur la rive Est du Jourdain.

Cependant, les Philistins appartiennent à la onzième dimension qui ne se situe ni au niveau des Sarim et ni à celui des peuples croyants.

Les Maîtres des secrets expliquent : il existe une « force », plus puissante que celle des Sarim : le Same’h Mêm (le Satan). Cette force est celle qui nourrie et renforce les peuples qui se trouvent sur la bande de Gaza. Le Same’h Mêm a lui aussi reçu un territoire sur lequel il exerce son influence jusqu’à la Guéoula finale : la bande de Gaza. Les Philistins puisent leur force du Same’h Mêm et sont donc presque invincibles. C’est la raison pour laquelle Israël n’est jamais parvenu à les vaincre totalement (le lien entre le Same’h Mêm et les Philistins est largement établie dans le livre du Rav Mattiahou Galzerson intitulé en hébreu : Sod Pilichtin. Il démontre aussi dans son livre le lien existant entre le nazisme et les Philistins antiques). Pour détruire le Same’h Mêm il faut des forces qui dépassent tout ce que l’homme peut faire par des actions liées à ce monde matériel. Seuls nos mérites spirituels peuvent amener Dieu à l’anéantir.

Nous comprenons plus en profondeur, à présent, la différence entre les 7 peuples Cananéens et les Philistins. Les premiers incarnaient l’ensemble des nations dont la force provient des Sarim. Israël pouvait les vaincre par la conquête et la guerre, grâce à des mérites provoquant l’aide divine. Mais les Philistins incarnaient la force du Same’h Mêm nécessitant, pour les détruire, l’intervention de Dieu, Lui même.

La raison pour laquelle Dieu a laissé sur Sa terre un endroit entre les mains du Same’h Mêm est évidente : puisqu’Israël a été choisi pour dévoiler la toute puissance de Dieu sur terre, notre installation complète dans notre pays dépend de notre capacité à chasser tout ce qui empêche ce dévoilement jusqu’au voile le plus obscur qui est le Same’h Mêm. Tant que nos mérites ne seront pas suffisants et que les Philistins seront présents nous n’aurons pas encore accompli notre mission. Ils sont donc le baromètre de nos mérites. Et ils n’existent qu’afin de nous obliger à prendre au sérieux notre mission sur terre. A la différence des 70 peuples qui continueront d’exister même après la Guéoula finale, les Philistins, eux, disparaîtront comme la force du mal qui les nourrit et les renforce.

Pour mieux comprendre l’influence des Sarim il faut savoir que ce n’est pas le peuple qui crée son Sar mais le Sar qui agit sur le peuple. C’est lui qui forge le caractère et la nature du peuple qui est sous son influence. Aussi, l’origine véritable de ce peuple est sans importance. A partir du moment ou une communauté humaine s’installe sur un territoire soumis l’influence d’un Sar particulier, elle finit par se transformer et présenter toutes les caractéristiques propres à ce Sar. Aussi, les définitions bibliques sont-elles toujours valables de nos jours puisque les Sarim, eux, ne changent pas.

Il faut comprendre, à présent, l’origine antique des Philistins. Au préalable, remontons à celle des Cananéens. Noé eut trois enfants : Chem, Yaffet et ‘Ham. Avant de mourir il partagea le monde entre ses trois fils. Il donna le Proche Orient à Chem, l’Occident à Yaffet et le Continent africain à ‘Ham (voir à ce sujet la Paracha de Noé ch 10 et les commentaires). La future terre d’Israël était donc dans le territoire de Chem (voir à ce sujet le Rachi de Parachat Le’h Lé’ha ch 12 v6). ‘Ham eut pour fils Canaan et Mitzraïm. Les fils de Canaan furent ceux qui s’installèrent, plus tard, dans le territoire de Chem, en Eretz Canaan (Parachat Noah ch 10). Les Philistins, eux, étaient les petits enfants de Mitzraïm, issus de l’inceste et de l’adultère (Noé 10-14 voir Rachi).

Une chose est certaine : les peuples Cananéens et les Philistins étaient de la famille de ‘Ham. Leur territoire naturel était donc le continent africain. Pourquoi s’installèrent-ils dans le territoire de Chem sur la future terre d’Israël ?? Cette question se retrouve avec Nimrod, petit-fils de ‘Ham, qui s’installa, lui aussi, dans le territoire de Chem et fonda le royaume de Babylone après avoir chassé Ashour, fils de Chem (Noé 10-8,9,10,11). Pourquoi les ‘Hamites s’intéressaient-ils au territoire de Chem ??

Chem était le fils par lequel devait passer et se dévoiler la véritable connaissance de Dieu dans le monde. Il s’appelle Chem, ce qui signifie le Nom, c’est à dire la véritable Identité de Dieu. ‘Ham s’opposait à ce dévoilement et fit tout pour l’empêcher. Aussi, il envoya ses enfants et petits enfants corrompre et détruire l’identité Chémite en les infiltrant à l’intérieur du territoire de Chem. La future terre d’Israël était depuis toujours le haut lieu du vrai monothéisme dans le monde. Chem, lui même, y habitait (Rachi Le’h Lé’ha ch 14 v 18). Afin de détruire la sainteté de cette terre, il y envoya les plus corrompus de ses petits enfants : les fils de Canaan et les Philistins (les Philistins étaient des enfants adultérins et Canaan un dépravé sexuel (Noé 9-22, 23, 24, 25 et Rachi). Rien ne détruit autant la sainteté que la dépravation sexuelle. Plus tard, les Cananéens seront désignés par la Torah comme la référence à toute débauche et dépravation sexuelle (Vayikra 18-3). Cependant, les Philistins étaient plus dépravés encore que les Cananéens. Ils étaient les fruits directs de l’adultère. De plus, ils n’avaient aucun sens des valeurs familiales puisqu’ils avaient été chassés par ceux qui les avaient engendrés (Noé 10-14. Ils sont sortis, c’est à dire : chassés). Nous retrouvons, plus tard, ce manque total de fidélité et de respect du conjoint dans la trahison de Dalila envers Samson. Les Philistins incarnent, donc, un peuple sans racines, sans familles, sans origine, sans passé et sans avenir. C’est pour cela qu’ils sont les ennemis jurés d’Israël, le peuple « famille » par excellence, le seul qui aujourd’hui encore se souvient des noms de ses pères et mères créateurs.

Les Maîtres des secrets expliquent que les Philistins puisent leur force de¨l’ange de la débauche¨ appelé Lilith. Ils ajoutent : lorsqu’Israël  faute dans le domaine sexuel, cet ange se renforce ainsi que le peuple qui est sous son influence (voir le livre de Rav Galzerson). Nous avons expliqué que les Philistins étaient issus de Mitzraïm (l’Egypte). Il est surprenant de remarquer, qu’aujourd’hui encore, la grande majorité des prostituées, en Israël, transitent par l’Egypte et la bande de Gaza. Nous retrouvons cette notion dans le nom de la capitale des Philistins : Aza, en hébreu. Aza vient du mot azout qui signifie : dévergondé comme dans azout panim – terme utilisé pour désigner quelqu’un qui n’a aucune pudeur. Ce sont, d’ailleurs, un Egyptien et un Philistin qui s’emparèrent de Sarah, l’épouse d’Avraham : Pharaon et Aviméle’h, roi des Philistins.

Ceci nous permet de comprendre qu’afin de mériter le miracle de l’intervention de Dieu contre les Philistins, nous devons nous renforcer, plus particulièrement, dans les domaines de la pureté familiale et des mœurs. Au contraire, la permissivité dans ces domaines donne, aux Philistins encore plus de force.

Nous voyons dans l’histoire d’Aviméle’h et de Sarah un autre trait de caractère typique des Philistins : leur capacité hypocrite de toujours se faire passer pour des victimes et de transformer l’agressé en agresseur.

Lorsque Avraham dut séjourner dans le territoire des Philistins, il demanda à Sarah de dire qu’elle était sa sœur parce qu’il connaissait les mœurs perverses des Philistins qui tuaient les maris afin de s’emparer de leurs femmes. Aviméle’h, roi des Philistins s’empara de Sarah et lorsqu’il comprit qu’elle était l’épouse d’Avraham il joua la victime et accusa Avraham de lui avoir menti et de l’avoir entraîné dans une faute qu’il ne voulait pas. Même lorsque Dieu voulut le punir d’avoir pris une femme mariée il s’exclama « Comment pourrais-Tu punir un juste tel que moi ?! Il se plaça en victime devant le Dieu agresseur ! (voir Parachat Vayéra chapitre 20).

Ce tempérament victimaire nous permet de comprendre comment Aviméle’h réussit, à deux reprises, à convaincre nos Pères de signer un traité de paix avec lui (Vayéra ch 21- 22 jusqu’à 32 et Toldot ch 26 v26-33). Sa force est l’hypocrisie qui lui permet d’être pris pour un ¨ange¨ alors qu’il n’est qu’un ¨monstre¨. Si même nos Pères sont tombés dans son piège et ont pris au sérieux ses intentions de paix, on peut imaginer combien il est difficile de déceler ses mensonges !! Tout simplement parce qu’il est un génie dans l’art de se faire passer pour une victime. La suite de l’histoire nous la connaissons : le seul peuple avec lequel nous n’avons jamais      été en paix sont les Philistins !!

Nous voyons aussi, dans la Torah, un lien intéressant entre Amalek et les Philistins. La Paracha de la sortie d’Egypte, Béchala’h, débute avec les Philistins et se termine avec Amalek. Les deux ont en commun qu’ils furent les premiers à tout faire pour empêcher Israël d’atteindre sa terre. Amalek nous attaqua lorsque nous étions en chemin vers notre terre et les Philistins massacrèrent une partie de la tribu d’Ephraïm lorsqu’elle vou-lut se rendre en E. Israël avant la sortie véritable d’Egypte (Rachi, début de Béchala’h). D’après les Maîtres des secrets ce lien est encore plus évident. Ils expliquent que ces deux peuples ont pour Sar le Same’h Mêm. Seulement Amalek attaque Israël lorsqu’il est encore en dehors de sa terre et se rend vers elle et les Philistins empêchent son retour lorsqu’il a déjà commencé à revenir. Cette comparaison entre Amalek et les Philistins nous permet de comprendre un autre trait de caractère typique aux Philistins (et à Amalek). Amalek est décrit, dans la Torah, comme un peuple suicidaire qui n’hésite pas  à se détruire lui même afin de faire du mal à Israël. Sa haine est tellement grande qu’il est prêt à mourir pour empêcher Israël de vivre (Rachi Tétzé ch 25 v 18). Ce caractère est lié au Sar qui influence Amalek et les Philistins : le Same’h Mêm, appelé aussi « l’ange de la mort ». Cet « ange » pousse ceux qu’il influence à vénérer la mort et à lui rendre un culte. D’où la phrase célèbre prononcée par certains : « Nous aimons la mort plus que vous n’aimez la vie !!

Il est donc clair que les Philistins sont les plus dangereux de tous nos ennemis puisqu’ils n’ont pas peur de la mort. Leur culte de la mort s’enracine aussi dans leur origine. Nous avons expliqué qu’ils sont issus de la débauche sexuelle. Le summum de la pureté sexuelle est de s’unir afin de donner la vie. Au contraire, la débauche est un acte de mort puisque la semence est ¨ jetée¨ sans aucune intention de vie. L’enfant qui naît, par erreur, a donc été engendré dans un esprit de mort. Toute sa vie il sera influencé par cette force de la mort qui est toute sa raison de vivre !

Nous comprenons, aussi, pourquoi la bande de Gaza appartient à la tribu de Yéhouda, la tribu des rois d’Israël. Le dévoilement de la royauté d’Israël dépend de notre conquête totale de cet endroit. La royauté est, bien sûr, le gage de notre véritable indépendance sur notre terre. Tant que les Philistins sont sur notre terre, il nous est impossible de nous affranchir totalement du joug des nations et la Guéoula finale ne peut se réaliser. D’une certaine manière, les nations soutiennent le combat des Philistins contre nous parce qu’elles comprennent qu’ils sont le fer de lance de leur combat contre nous. Elles espèrent que ce qu’elles n’ont pu terminer lorsque nous étions exilés parmi elles, le sera par les Philistins. Nous retrouvons cette notion dans l’histoire elle-même. Ce sont les Romains qui ont donné le nom de Palestine à cette terre après avoir détruit le royaume d’Israël. Leur intention était claire : donner la terre aux Philistins afin de s’assurer qu’Israël n’y reviendrait jamais.

Il est extrêmement intéressant de remarquer aussi que la décision de la solution finale ne fut prise qu’en 1942 après la rencontre entre Hitler et le mufti de Jérusalem !! Que se sont-ils dit ? Pourquoi le mufti avait-il besoin de rencontrer Hitler ? Pourquoi la solution finale ne fut-elle lancée qu’après cette rencontre ? Selon l’explication de nos Maîtres sur les deux Amaleks : l’un à l’extérieur de notre terre et l’autre à l’intérieur, on devine pourquoi ils ont uni leurs efforts pour nous exterminer.

Aujourd’hui, les enseignements profonds de notre Torah continuent de nous guider et de nous éclairer. Salomon, le plus sage des hommes disait : « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Ce qui a été sera ! » Seules les formes extérieures que prend l’Histoire changent mais le fond reste toujours le même. Les ennemis bibliques d’Israël ne sont plus mais leur esprit est toujours présent et s’incarne dans des formes différentes mais tout aussi dangereuses pour nous. Comme dans le passé, Israël est le seul peuple dont on conteste le droit à l’existence et dont on exige de sacrifier sa terre pou mériter d’y vivre. Toutes les autres nations sont prêtes à mourir pour leur terre mais nous préférons la perdre pour vivre. Il est vrai que nous ne ressemblons pas aux autres nations. Cependant, elles n’ont jamais été, comme nous, menacées de disparition. Jamais personne n’a voulu exterminer les Français ou les Allemands. Eux n’ont pas leurs Philistins !! Et les Philistins ne veulent pas seulement qu’une partie de notre terre mais toute la terre comme l’histoire biblique nous l’enseigne.

Sur le territoire de Yéhouda, en bordure de la mer

Se trouve le peuple sans parents qui n’est que feu et guerre

Des millénaires de haine, de destruction et plus que jamais encore

Il est présent devant nous ce peuple dont le culte est la mort

Mais le temps est proche où se réalisera enfin

La promesse du jour qui ne sera que matin

Par le Rav Dynovisz

WWW.RAVDYNOVISZ

(Source : Aschkel)

Samson et les Philistins[Samson et les Philistins] : [estampe] / I. I [Monogr.] - 1

HISTOIRE DES HEBREUX… D’ISRAËL… DES JUIFS… Plaidoyer pour les Réfugiés Juifs-Seferdim des Pays Arabes – LA TRAGEDIE DES JUIFS D’ORIENT : LA SHOAH MASQUEE / Les Juifs des pays arabes n’intéressent pas les bonnes âmes /etc…

L'oasis de Ksar Ghilane L’oasis Ksar Ghilane en Tunisie
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GIN_2012
Lire ou relire les articles concernant les massacres perpétrés par les Algériens. Les nombreux et odieux massacres perpétrés par les Algériens entre les années 30 et 60ici : PERSONNE N’EN PARLE, NOUS SI ! Les nombreux et odieux
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Moi, Yehoudit Yerouchalmite, de nationalité française, née en Israël, réfugiée politico-religieuse tunisienne, je demande JUSTICE :

1/ Je demande que soit reconnu le statut de réfugiés tunisiens à mes parents, ma famille, tous les Juifs tunisiens expulsés, expatriés, et à moi-même. Nous avons été contraints de quitter notre terre d’origine, que nous habitions depuis 2 600 ans, exilés parles envahisseurs arabes musulmans qui occupent la Tunisie, (notre terre puisque nous y étions avant eux) depuis 1 400 ans (à partir de + ou – l’an 610 à ce jour, 2012.)

2/ Je demande que la Tunisie nous soit rendue ainsi que tous les pays d’Orient où nous vivions et qi ont été capturés et occupés par les envahisseurs arabes musulmans. Que l’on libère les Territoires qui étaient nôtres, avec les chrétiens et les païens : Algérie, Maroc, Tunisie, Egypte, Irak, Syrie, Liban, Transjordanie, Arabie Seoudite, Libye, Koweit, BaOman, Quatar, Emirats Arabes et des dizaines d’autres...

3/ Je demande que l’on m’explique pourquoi les musulmans occupent depuis 14 siècles (et en ont le droit ?!à toutes les terre anciennement habitées par les Juifs, qu’ils ont soumis et humiliés.

4/ Je demande que l’on reconnaisse mondialement que les Juifs vivaient en Tunisie, dans tout pays d’Orient, 1 400 ans avant l’invasion des arabes musulmans qui nous ont occupés, colonisés, exterminés, soumis, humiliés, volés, tués, insultés, méprisés… pendant 1 400 ans (de 610 – Islam – à 2012 – ce jour.)

5/Je demande que soit reconnu que mes ancêtres juifs vivaient en Tunisie depuis – 600, depuis les exils liés aux destructions du Temple de Jérusalem et qu’à cette époque les musulmans n’existaient pas, ils sont « nés » 1 200 ans plus tard, en + 610.

6/Je demande la restitution des terres de nos Ancêtres en Orient. Les trace archéologiques signent notre installation depuis 2 600 ans, alors que les arabes musulmans ont investi notre terre d’origine depuis 1 400 ans.

7/Je demande que les historiens soient compétents et établissent cette vérité face au monde entier, qu’ils attestent que les Juifs orientaux depuis 2 600 ans soit 1 200 ans avant que les premier musulman ne naisse.

8/Je demande que soient libérés les territoires d’Orient où les Juifs vivaient depuis 2 600 ans. Que nous soit rendue la terre de nos ancêtres et que notre préjudice subi depuis 1 400 ans soit reconnu. Nous avons été envahis, occupés, maltraités, volés, victimisés face au bourreau musulman, colonisés.

9/Je demande que nous soient rendus nos biens et propriétés volés, réquisitionnés, détournés, spoliés et que nous soyons dédommagés.

10/Je demande que les envahisseurs musulmans rendent nos iécrits et reconnaissent la paternité juive des connaissances, des idées, des textes, des techniques qu’ils n’ont cessé de nous voler et qu’ils ont transportés au cours de leurs invasions, se targuant dans le monde, d’en être les créateurs, les découvreurs, les propriétaires, malhonnêtes et usurpateurs.

11/Je demande que justice soit faite et que nous soit rendue,n vierge de toute salissure, notre culture et notre croyance, récupérées et pillées, et nos livres d’histoire sainte, détournés par eux et leur volonté haineuse de tout posséder.

12/ Je demande que la faute des musulmans soit avouée et reconnue lorsqu’ils ont pratiqué 1 400 ans de « Shoah » et se persécutions contre les Juifs, soumis à des mesures d‘esclavage dhimiques déshonorantes, bourreaux durant 1 400 ans, 14 siècles, « protégeant » (dhima) ses victimes juives pour s’assurer qu’elles ne relèveront jamais la tête.

13/ Je dénonce les vols et pillages des ressources intellectuelles, matérielles et physiques (conversions forcées) – et spiriituelles (duplication de notre religion – copie qu’ils tentent de faire passer pour un vrai.)

J’affirme que le juif est nécessaire aux musulmans, il est sa richesse, ses puits de Pétrole.

14/ Je demande que soit reconnue la « Shoah » des Juifs d’Orient, persécutions et exterminations perpétrées par les musulmans durant 14 siècles – 1 400 ans.

15/ Je demande réparation des outrages à notre Dignité humaine, à la dénégation de notre droit à la Vie et au Respect.

16/Je demande que soit reconnu l’esclavage dhimique honteux et avilissant enduré pendant 1 400 ans par les Juifs d’Orient, livrés aux vices et aux tortures des arabes musulmans.

17/J’appelle les organisations internationales de défense des droits de l’homme et d’aide aux réfugiés de m’accorder le statut de réfugiée politico-religieuse. J’ai été chassée de ma terre, la Tunisie, il y a 50 ans, moi, juive d’origine tunisienne de souche, ayant 2 600 ans de présence dans mon pays alors que les envahisseurs musulmans sont chez moi depuis 1 400 ans.

18/ Je demande que l’on reconnaisse que nous avons subi une purification ethnique – épuration, de la part des arabes musulmans qui nous ont assujetis à la Dhmitude  (sous-homme, Inférieur) pendant 1 400 ans ; soumis à l’humiliation, aux tortures, au mépris, aux peurs, aux discriminations. Les occupants envahisseurs arabo-musulmans ont commis des exactions terribles et des Crimes Contre l’Humanité envers les Juifs d’Orient durant 1 400 ans = Shoah islamiste.

19/ Je demande que soit reconnue la « Shoah » des Juifs d’Orient par les musulmans qui ont vidé les pays devenus musulmans des populations juives d’origine = épuration ethnique, exil et spoliation. Le Kosovo dure depuis 19 ans, notre épuration dure depuis 1 400 ans par les musulmans.

20/ Je demande pourquoi les arabes musulmans ont le droit de conserver et d’occuper d’immenses territoires d’Orient, berceau de la civilisation juive (colonisation arabe).

21/ Je demande pourquoi les arabes musulmans reprochent à Israël d’avoir envahi et d’occuper un pays, terre d’origine et berceau de la civilisation juive, qui a été payé aux « palestiniens » et qui a été ratifié par les Nations Unies – donc, opération effectuée selon le Droit.

22/ Je demande que l’on compare ce que les israéliens font subir aux « palestiniens », leurs crimes, aux persécutions, aux humiliations, aux pratiques de victimisation dhimiques que les millions d’arabes  musulmans font subir à des millions de Juifs depuis 1 400 ans. Jusqu’à les rejeter, il y a 50 ans de leurs terres de vie et d’origine = purification ethnique que les nations démocratiques et humanitaires n’ont pas voulu regarder.

23/ Les Allemands et beaucoup de pays européens ont spolié et tué les Juifs lors de la Shoah hitlerienne : 6 millions – 1936 – 1945 = 6 ans.

Les pays musulmans depuis 1 400 ans torturent et spolient les Juifs d’Orient, Shoah islamiste dans le silence des autres nations. (Dénombrement= 0.000 millions)

24/ Je demande que cette Shoah soit reconnue.

25/ Je demande que notre Terre d’Orient, tous ces pays envahis par l’Islam, nous soit rendus et nous les offrirons aux « Palestiniens » pour qu’ils nous rendent notre Terre Sainte, celle de Notre LIVRE.

26/Je demande que la Shoah islamiste, ce crime arabo-musulman de purification ethnique contre les Juifs soit reconnue pour que nous puissions, nous, victimes, faire le Deuil de nos Millions de Disparus.

27/ Journalistes, écrivains, personnes engagées, avez-vous maintenant matière et argumentaire pour réclamer notre dû et négocier ? Il est temps de rétablir la vérité.

Yehoudit Yeroushalamite

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 Les Juifs des pays arabes n’intéressent pas les bonnes âmes

Nous vous présentons un témoignage exceptionnel sur ces réfugiés dont les médias  occidentaux ne parlent guère : les juifs chassés des pays arabes .

Leur histoire racontées par un mizrahi :

« Voici un exposé que j’ai présenté en 2004, décrivant ma vie en Egypte jusqu’à mon départ en 1967 à l’âge de 18 ans, et le harcèlement, la persécution, la spoliation, et finalement le déracinement, non seulement de cette communauté immémoriale, mais aussi des 850.000 Juifs qui habitaient dans les pays arabes. »

J’ai grandi à l’ombre du pharaon

VIDEO

Nous vous proposons également un autre témoignage , de Jean-pierre Allali et d’ Yves Aghion , dans le cadre du Colloque sur les Chrétiens d’Orient dans la tourmente, organisé à Neuilly sur Seine le 26 mars 2012, par le Collectif de Défense des Minorités Religieuses.

Ils nous racontent les persécutions subies par les Juifs Tunisiens (ou un cimetière juif entier a été intégralement broyé par les autorités à coup de bulldozer , pour ériger un jardin public à la place ! ), ou égyptiens .

VIDEO

Leurs témoignages sont à même de faire frémir les « professionnels de l’indignation » .

Thierry Fhima/JForum

Diaspora Antisémitisme Persécutions Mizrahi Histoire Nasser

Egypte Ahmed Pacha Mohamed Ali Apatrides Dhimmis Réfugiés

Juifs Haine Presse Télévision Allali Irak Pogroms Juifs d’Egypte

Collectif de défense des minorités religieuses Cojasor

VIDEOS A VOIR ICI : Les Juifs des pays arabes n’intéressent pas les bonnes âmes (Source JForum)

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Juifs Algérie

L’exode de masse des Juifs d’Algérie en 1962, par Richard Darmon

Entre la fin 1961 et surtout pendant la période si dramatique et violente de l’Indépendance algérienne allant de mai à août 1962, quelque 110 000 Juifs – sur les 135 000 que comptait cette communauté très anciennement enracinée dans ce pays – ont quitté l’Algérie dans la précipitation, le désespoir et le désarroi.

La quasi-totalité pour rejoindre la France, et bien plus rarement afin de tenter leur chance en Israël, aux États-Unis ou bien au Canada.

Retour sur les derniers moments, aussi intenses que poignants, de cette présence juive presque deux fois millénaire en terre algérienne.

C’est au rythme des soubresauts de plus en plus sanglants et des affrontements politiques frontaux au cœur des grandes villes lors des derniers mois de « l’Algérie française » et après les fameux « Accords d’Évian » du 18 mars 1962 sur l’autodétermination de l’Algérie que s’est effectuée, la plupart du temps dans le chaos et l’anarchie, l’arrivée des « pieds-noirs » – en fait dénommés « rapatriés » par le gouvernement de De Gaulle (Note EI : en réalité des réfugiés !) – et donc des nombreux Juifs parmi eux …

Les Juifs mêlés à l’exode pathétique des autres « pieds-noirs » …

Alors que les pouvoirs publics avaient prévu l’exode de quelque 400 000 personnes, sur plus d’un million de Français d’Algérie, 680 000 ont en fait quitté l’Algérie pour la « Métropole » du début mai à la fin août 1962, soit 70 % de plus que dans ces doctes prévisions : Ils avaient le sentiment de ne plus être protégés – par une armée française aux ordres d’un De Gaulle obstiné à en finir avec la présence tricolore « coloniale » datant de 1830 – des affres de la vengeance nationaliste du FNL algérien et de l’extrémisme de l’OAS : Ainsi, 101 250 personnes ont-elles quitté le pays en mai, 354 914 en juin, 121 020 en juillet et 95 578 en août 1962. On recensait aussi de la mi-mars à la fin décembre plus de 3 000 enlèvements dont près de 1 800 assassinats de personnes kidnappées …

Tout est allé très vite ! Après les violents affrontements de la mi-mars 1962 dans le quartier de Babel-Oued à Alger – où l’OAS s’était retranchée dans son dernier bastion pour un « baroud  d’honneur » contre l’armée française -, et surtout après l’atroce fusillade du 26 mars à la rue d’Isly, suivie par les 110 morts de l’attentat de l’OAS au port d’Alger et les assassinats en série de simples civils partout menés par un FNL algérien de plus en plus déchaîné, l’exode massif des pieds-noirs se sentant trahis par l’armée et par De Gaulle s’accélère.

Il culminera en juillet et août après le « oui massif » des Français de la Métropole au référendum sur l’autodétermination algérienne (suivi par l’échec des accords secrets entre l’OAS et le FNL (en vue de négocier le maintien en Algérie de la population d’origine européenne) qui pousse l’OAS à se jeter tête baissée dans sa politique de « terre brûlée ».
D’autant que le 3 juillet, De Gaulle annonce officiellement la reconnaissance par la France de l’Indépendance algérienne autoproclamée le 1er juillet !

La communauté juive traumatisée par une violence de plus en plus débridée exercée aussi contre elle …

Tentés au début de la guerre d’Algérie (qui éclate le 1er novembre 1954) par une certaine neutralité – vu le dilemme ressenti entre leur enracinement millénaire sur cette terre et leur profond attachement à la nationalité française obtenue en 1870 grâce au fameux décret Crémieux -, les Juifs vont vite changer d’attitude : Bien qu’à l’extrême gauche, certains se soient engagés aux côtés du FNL (parmi les « porteurs de valises » comme Henri Alleg) et qu’à l’extrême droite, d’autres se soient engagés dans les commandos désespérés de l’OAS (comme Élie Azoulaï), l’écrasante majorité des Juifs d’Algérie optent par principe pour l’Algérie française, puis, quand la violence du printemps 1962 s‘amplifie, pour rester Français au lieu de demeurer sur place.

Mais plusieurs événements dramatiques frappant les communautés juives au cœur des grandes villes vont encore accélérer ce mouvement général de départ : L’assassinat en juin 1961 par le FNL à Constantine de la haute personnalité populaire qu’était le « cheikh » Raymond Leirys – virtuose de la musique judéo-andalouse – est le premier déclic à cet exode pour les Juifs du Constantinois et du sud algérien qui s’en vont ensemble par vagues successives.

On vit aussi, entre autres, le grand rabbin de Bône, le rav Ra’hamim Naouri, prendre avec lui dans ses bagages personnels le Séfer Torah « miraculeux » de sa synagogue pour l’emmener dans la synagogue qu’il fondera à Paris.

De leur côté, dès qu’ils obtiennent la nationalité française (par un décret spécial promulgué en juin 1962) afin d’être « rapatriés » comme tous les autres, plusieurs milliers de Juifs de la région du M’Zab (autour de la ville de Ghardaïa) quittent aussitôt l’Algérie.

Puis les assassinats en série de rabbins ou de personnalités juives perpétrés dans tout le pays – encore à Constantine et aussi à Mostaganem – entre la fin 1961 et juin 1962 par le FNL et parfois par l’OAS, qui assassine en novembre 1961 à Alger William Lévy puis en décembre Moïse Choukroun -, tout comme les attentats contre les synagogues et les lieux culturels juifs d’Algérie, ajoutés aux centaines de morts du terrible massacre d’Oran perpétré le 5 juillet par le FNL contre de nombreux Européens de la ville, convainquent définitivement l’écrasante majorité de la communauté juive de partir vers la France.

Et comme pour les autres « pieds-noirs », ce départ pathétique se fera souvent dans la précipitation, voire dans la pire détresse – certains allant même jusqu’à se suicider en se jetant au dernier moment du balcon de leur appartement ou bien même des ponts de leur bateau appareillant vers Marseille.

Une arrivée en France elle aussi traumatisante !

Comme les autres « rapatriés », une bonne partie des Juifs d’Algérie vont surtout s’installer soit à Paris – notamment s’ils y ont déjà de la famille pour les accueillir -, soit dans les régions du sud de la France (Marseille, Nice et région de la Provence-Côte d’Azur).

Partout, ce sera la pire improvisation administrative et sociale des autorités françaises peinant lamentablement pour intégrer cet immense flux de « personnes déplacées ». De surcroît, une campagne de presse insidieuse menée auprès de l’opinion française dans tous les médias de l’Hexagone – souvent aux ordres du nouveau régime gaulliste – a calomnié ces pieds-noirs en les qualifiant de « population de colons » et de « racistes » …

Seul réconfort de taille dans tout ce malheur pour tous ces « frères juifs » arrivés si précipitamment dans les brumes de l’Hexagone tels de véritables exilés en ayant souvent abandonnés en Algérie leurs biens, leurs maisons, leurs commerces, leurs ateliers, leurs usines et leurs champs : Les actions tous azimuts – elles aussi assez improvisées, mais ô combien bienveillantes – des communautés juives de France implantées dans les principales villes qu’ont tenté d’organiser, entre autres, le Consistoire central ainsi que le FSJU et l’Appel Juif unifié. Un louable effort de solidarité juive déployé qui ne parvint que dans une faible mesure à atténuer pour eux la tristesse, le désespoir tout comme l’immédiate et irrémédiable nostalgie que tous éprouvèrent en quittant ainsi leur « pays de toujours » …

Hamodia, éditorial de Richard Darmon

(Source : Europe-Israël)