Archives de Catégorie: HISTOIRE DES HEBREUX…. D’ISRAËL… DES JUIFS…

L’épuration ethnique des juifs en pays arabes, Emma Dressou

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A lire aussi : Les réfugiés juifs oubliés par l’histoire

Les réfugiés du silence, version française

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Article de 2009

Publié le par danilette

Judenrein, nettoyés de toute présence juive ! Voilà ce que sont devenus les pays arabes. Qui réclame le « droit au retour » des Juifs sur leur terre natale ? Qui demande le partage de ces « territoires » ancestraux qu’ils occupaient avant même la présence arabe ? Qui s’est préoccupé de leur immense détresse psychique et financière lorsqu’ils ont débarqué en France ou ailleurs, dispersés aux quatre vents, acculturés, arrachés à leur terre, abandonnant leurs morts, dépossédés de leurs moindres biens ?
Pour ne prendre que la Tunisie, où la Ghriba suffit à attester une présence juive plusieurs fois millénaire (ne dit-on pas qu’elle fut construite sur une pierre datant de la destruction du premier Temple de Jérusalem ?), il est clair que le Protectorat n’a été qu’une « parenthèse » de l’histoire, car avant et après celui-ci la relation Juifs-Arabes était tout sauf idyllique

Avant le Protectorat français : pogroms et brimades

Comme s’exclame Albert Memmi, lui-même Juif tunisien « Allons je vois bien qu’il faut parler plus net : la fameuse vie idyllique des Juifs dans les pays arabes, c’est un mythe ! La vérité, puisqu’on m’oblige à y revenir, est que nous étions une minorité dans un milieu hostile; comme tels, nous avions toutes les peurs, les angoisses, le sentiment constant de fragilité des trop faibles …la cohabitation avec les Arabes n’était pas seulement malaisée, elle était pleine de menaces, périodiquement mises à exécution…J’ai vécu les alertes du ghetto, les portes et les fenêtres qui se fermaient, mon père arrivait en courant après avoir verrouillé son magasin en hâte parce que des rumeurs sur l’imminence d’un pogrom s’était répandues. Mes parents faisaient des provisions dans l’attente d’un siège, qui ne venait pas nécessairement d’ailleurs, mais cela donnait la mesure de notre angoisse, de notre insécurité permanente. Nous nous sentions alors abandonnés de toute la terre, y compris hélas des autorités du Protectorat » Albert Memmi « Juifs et Arabes » éd. Gallimard, 1974 p.50

Quant aux brimades, il suffit de rappeler la touchante coutume de la chtèka, ou « coup sur la tête » que n’importe quel Arabe avait le droit de donner sur un passant juif, ou encore celle qui obligeait les Juifs à descendre du trottoir dès lors qu’ils croisaient un Arabe…

Après l’Indépendance : spoliation et nettoyage ethnique

Dès la proclamation de l’Indépendance, une méthode d’épuration « soft » très au point permit de se débarrasser des Juifs (qu’ils soient de nationalité française ou tunisienne) tout en les spoliant :

Alors qu’une partie de la population juive avait cru possible de continuer à vivre dans leur pays devenu état tunisien , « qu’ont fait les Tunisiens ? Tout comme les Marocains et les Algériens, ils ont liquidé-avec intelligence et souplesse- leurs communautés juives. Ils ne se sont pas livrés à des brutalités ouvertes comme dans d’autres pays arabes ; ce qui d’ailleurs aurait été difficile après tant de services rendus, l’aide d’une partie de nos intellectuels ; à cause aussi de l’opinion mondiale…mais ils ont étranglé économiquement la population juive. Pour les commerçants c’était facile : il suffisait de ne pas renouveler les patentes, de refuser les licences d’importation ; en même temps, on avantageait leurs concurrents musulmans. Dans l’administration, ce n’était pas plus compliqué : on n’engageait pas les Juifs ; ou on mettait les anciens agents dans des difficultés linguistiques insurmontables que l’on n’imposait pas aux Musulmans. De temps en temps, on envoyait en prison un ingénieur, ou un grand commis, sur des accusations mystérieuses, kafkaïennes, qui affolaient tous les autres. » op. cit.p.54

Sans compter, qu’à l’occasion de tel ou tel événement extérieur, les flambées de violences, avec comme point culminant l’incendie de la Grande Synagogue de Tunis en 1967, continuaient à dissuader ceux qui « résistaient » et devenaient, privés de protection, l’objet de défoulement privilégié des foules haineuses.

Et c’est ainsi que poussés à l’exil, sans un dinar en poche –partir avec le moindre argent était passible de prison !-, les Juifs tunisiens quittèrent leur pays, abandonnant tout ce qu’ils avaient construit par leur seul travail : les maisons dans lesquelles ils étaient nés et dans lesquelles leurs aïeux étaient morts, -maisons aussitôt investies par des familles arabes-, leurs commerces –commerces sur lesquels firent aussitôt main-basse leurs concurrents-, ou leur cabinet médical ou juridique -cabinet sur lequel louchait l’ami ou confrère arabe et qui, à force de harcèlement, les avait poussés dehors.

Aujourd’hui : déni et révisionnisme

Bien sûr 1500 Juifs environ restent à Djerba et Tunis et à peu près autant au Maroc. « Protégés » par le pouvoir comme au temps de leur « dhimmitude », espèce en voie de disparition, ils constituent une sorte de zoo à la fois caution morale sur la scène internationale « voyez comme chez nous les Juifs sont bien traités » et argument révisionniste : « les autres n’ont pas été chassés, ce sont eux qui ont voulu partir » (et pour cause !!!)
Le « droit au retour », voire la création, sur une portion du territoire tunisien, d’un état « judéo-tunisien », les juifs tunisiens seraient largement en droit de les réclamer !
Serait-ce si incongru ? Nettement moins que ce que les Palestiniens réclament : un état « palestinien » dans une partie de la Palestine historique « la Cisjordanie », plus Israël dans lequel devraient revenir les « réfugiés »…palestiniens ! Pas très logique tout çà ? Très logique au contraire ! Pour préciser : un pays arabe « pré-inexistant »,-la Cisjordanie- mais déjà « néo-judenrein » (les quelques 200 000 habitants des colonies de Judée-Samarie, berceau du peuple juif, devraient quitter les lieux sans que l’on exige d’ailleurs la moindre réciprocité pour le million et demi d’Arabes israéliens !) plus un autre état arabe- Israël – livré « clés en mains » celui-là, et avec une population juive presque aussitôt minoritaire…En clair le dernier avatar du projet d’épuration ethnique en « terre arabe ».

L’épuration ethnique des juifs en pays arabes, Emma Dressou

(Source : Danilette.com)

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JOYEUX ANNIVERSAIRE ISRAËL ! 10 photos emblématiques du photographe israélien David Rubinger

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À travers son objectif, David Rubinger a immortalisé certains des moments les plus forts de notre histoire.

David Rubinger, le célèbre photographe israélien, s’est éteint en mars dernier, à l’âge de 92 ans.

Sa vie reflétait celle de l’État juif qu’il avait aidé à fonder et dont il a avait si mémorablement documenté l’histoire.

Né à Vienne, il fut épargné de la Shoah en s’assurant en 1939 une place dans un bateau de la jeunesse juive sioniste en partance pour la Palestine. Il rejoignit la célèbre « Brigade Juive » de l’armée britannique où il lutta contre les forces ennemies à Malte et en Italie. Plus tard, il combattit dans la guerre d’Indépendance d’Israël avant d’entamer une carrière de photographe d’actualité dans la presse israélienne et internationale.

Les clichés de David Rubinger véhiculent la beauté et la passion d’Israël au cours des six dernières décennies. Voici quelques unes des images les plus remarquables qu’il a immortalisées au cœur de cette patrie qu’il a tant aidé à construire.

De jeunes Hiérosolymitains célèbrent le vote de l’ONU pour la création d’un État juif le 30 novembre 1947

Le 29 novembre 1947, les nations du monde votèrent le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe. Les dirigeants arabes rejetèrent le vote et promirent de déclarer une guerre à l’État juif, en jurant de jeter le tout jeune pays juif à la mer. Pour sa part, la communauté juive célébra le vote avec enthousiasme.

Rubinger se souvient de la scène à Jérusalem : « Pour quiconque ayant le privilège de vivre là-bas à cette époque, ce fut surement l’événement le plus mémorable que l’on puisse imaginer. Nous étions, comme tous nos voisins, collés à la radio. À minuit, un vote majoritaire adopta la création d’un État juif en Palestine. Des foules en liesse envahirent les rues de la ville, chantant, dansant et célébrant cette annonce. »

Une femme israélienne apprend à lancer une grenade, 1948

 

L’État d’Israël moderne fut créé le vendredi 14 mai 1948. Quelques heures plus tard, les forces jordaniennes, égyptiennes, syriennes et libanaises envahirent le nouvel État juif. Totalement dépassé en nombres et en armes, Israël se démena pour créer une force combattante en vue de repousser les envahisseurs.

À la recherche d’un dentier perdu en No-Man’s Land

 

 

À la suite de la guerre d’indépendance d’Israël, les forces jordaniennes occupèrent la moitié occidentale de Jérusalem, dont la célèbre vieille ville contentant le Mur occidental et d’autres sites sacrés. Aucun Juif n’eut la permission d’habiter ni de visiter la partie occidentale de la ville et les maisons juives situées à proximité de la frontière furent souvent ciblées par des coups de feu venant de Jordanie.

Dans cette atmosphère tendue, une patiente d’un hôpital catholique situé le long de la frontière se pencha par une fenêtre ouverte et fit tomber son dentier par mégarde. Il fallut une grande mission internationale pour le récupérer. Les représentants de l’ONU déclarèrent qu’il s’agissait d’une priorité et ils dépêchèrent un officier français agitant un immense drapeau blanc pour dissuader les coups de feu jordaniens. Après avoir fouillé dans les gravats d’un No Man’s Land, une religieuse, Soeur Augustine, entraperçut quelque chose sur le sol, se baissa et brandit triomphalement le dentier perdu.

Le cliché de Rubinger apparut dans le magazine américain Life, où il procura un rayon de lumière dans les ténèbres autrement tenaces de la violence et l’occupation jordaniennes.

Parachutistes israéliens au Mur occidental, le 7 juin 1967

 

Au beau milieu de la Guerre des six jours, David Rubinger couvrit les combats à Jérusalem. Se frayant un chemin à pied jusqu’aux lignes de front dans la vieille ville de Jérusalem, il arriva au Mur occidental quelques minutes après que les troupes israéliennes eurent repris contrôle du site le plus sacré du judaïsme. Rubinger se souvient de ces moments exceptionnels : « Pour obtenir le cliché le plus réussi… il me fallut m’allonger parterre et diriger mon objectif en direction du ciel afin que je puisse capturer à la fois les parachutistes israéliens victorieux et autant de surface du Mur que possible. »

Le son du Chofar retentit au Mur occidental, le 7 juin 1967

Quand les troupes israéliennes parvinrent au Kotel, le grand rabbin de l’armée israélienne Shlomo Goren sonna du Chofar, pour marquer la première fois en 1997 années que le Mur, le vestige de l’ancien Temple de Jérusalem, se trouvait de nouveau sous contrôle juif.

David Rubinger se souvint des émotions intenses qui régnaient à l’époque : « La scène qui m’entourait était extrêmement émouvante… Les gens pleuraient de joie et de soulagement, et je dois admettre qu’au moment où je prenais mes photos, des larmes coulaient le long de mes joues à moi aussi. »

Marc Chagall et Golda Meïr, 1969

 

 

David Rubinger suivit l’artiste Marc Chagall autour de la Knesset, le parlement israélien, alors qu’il croquait des esquisses qui allaient ensuite donner naissance aux magnifiques fresques qui ornent ses murs et aux mosaïques qui décorent les sols. Le jour de l’inauguration des fresques, David Rubinger pointait son appareil-photo en direction des chefs d’œuvres quand il se rendit compte qu’il pourrait les photographier à n’importe quel moment. En revanche, c’était là sa seule occasion d’immortaliser la réaction de l’artiste et de la Première ministre Golda Méïr.

« Au lieu de cela, se souvient Rubinger, je me suis tourné et j’ai fait un gros plan de Chagall au moment crucial où il s’est penché vers Golda et lui a pris son coude alors que les housses recouvrant ses fresques étaient retirées. Je l’ai entendu lui dire en yiddish : « Nu se gefaelte dir, Goldie ? Alors, ça te plaît, Goldie ? » J’ai vu qu’elle a eu le souffle coupé en découvrant les chefs d’œuvre et je pense qu’elle était extrêmement impressionnée. Chagall lui a souri avec une satisfaction évidente. »

Le retour triomphal en Israël des sauveteurs d’Entebbe

 

 

En 1976, un vol Air France transportant 244 passagers d’Athènes à Paris fut détourné par le Front populaire pour la libération de la Palestine avec l’aide du gang allemand Baader-Meinhoff. L’avion fut contraint d’atterrir en Libye pour être réapprovisionné en carburant, puis se posa à Entebbe, en Ouganda. Sur place, les terroristes séparèrent les passagers juifs et/ou israéliens, relâchèrent les passagers non-juifs, puis exigèrent la libération de nombreux terroristes palestiniens détenus dans des prisons du monde entier en échange des otages juifs. Israël refusa de négocier avec les terroristes et entreprit à la place une audacieuse mission de sauvetage. Cent parmi les 103 otages juifs furent délivrés ; un officier israélien, Yoni Netanyahou (frère de l’actuel Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou) fut tué.

David Rubinger immortalisa le moment où les héros atterrirent en Israël : « Je me trouvais à l’aéroport pour accueillir nos garçons braves et courageux et j’ai photographié le pilote qui a dirigé les quatre avions de sauvetage Hercules alors qu’il était porté triomphalement sur les épaules de la foule jubilante. » Des années plus tard, Rubinger rencontra le pilote qu’il avait photographié et ce dernier lui fit part de son mécontentement en lui disant : « Après que j’ai été publiquement vu dans votre photographie parue dans le Time, nos services de sécurité m’ont forcé à porter une perruque pendant un an pour éviter que l’on me reconnaisse et que l’on puisse m’attaquer ! »

Golda Meïr donne à manger à son petit-fils

 

 

Dans les années 1950, le magazine américain Life engagea les services de Rubinger pour passer quelques jours avec Golda Méïr, à l’époque où elle était ministre des Affaires étrangères d’Israël. Dirigeante brillante et remarquable, Golda Méïr avait aussi un côté plus tendre, que Rubinger tint à immortaliser dans ses clichés. « Je l’ai observé dans son rôle véritablement domestique, en train de disposer des plaques de noms pour un dîner diplomatique tenu dans sa maison, de faire ses emplettes, d’acheter des friandises et des vêtements pour ses petits-enfants, et de cuisiner dans sa cuisine pour sa famille. Cette cuisine fut connue sous le surnom de « Cuisine de Gold », un endroit où, lorsqu’elle était ministre des Affaires étrangères et plus tard Première ministre, de nombreuses décisions politiques et militaires d’une portée considérable furent prises… »

Mena’hem Begin et Anwar Sadat, 1980

Rubinger fut présent quand le Premier ministre israélien Menahem Begin et le Président égyptien Anwar Sadat se rencontrèrent pour négocier le traité de paix égypto-israélien.

Opération Salomon, 1991

L’opération Salomon fut le convoi aérien de plus de 14 000 Juifs éthiopiens depuis Addis Ababa lors d’une immense opération de 36 heures, les 24 et 25 mai 1991. David Rubinger photographia l’atterrissage des avions et se souvient des scènes incroyables qui suivirent : « De nombreux membres de la communauté éthiopienne d’Israël qui avaient fait leur alya plus tôt se trouvaient à l’aéroport pour accueillir leurs proches, alors vous pouvez vous imaginer combien les scènes de leurs retrouvailles furent émouvantes. J’ai couvert l’histoire d’un jeune homme qui était arrivé en Israël tout jeune mais qui était maintenant sergent dans l’armée israélienne, bien installé et n’attendant que d’être réuni avec ses proches. »

(Toutes les citations sont extraites de l’ouvrage Israel Through My Lens : Sixty Years as a Photojournalist par David Rubinger et Ruth Corman, Abbeville Press Publishers, London : 2007.)

10 photos emblématiques du photographe israélien David Rubinger

(Source : Aish.fr)

ET POUR JOINDRE LE PASSE AU PRESENT :

12000 people forming one hopeful choir. Koolulam’s cover …

This Land – A Song For Israel’s 70th Anniversary and Yom Ha’atzmaut

70th Birthday Salute to Israel from the Temple Mount!

Yom Haatsmaout Yom Haatsmaout – Les 70 ans de l’Indépendance d’Israël : la fête commence ce soir !

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L’hymne de la Hatikva chanté par les prisonniers juifs le jour de leur libération du camp de Bergen-Belsen

Un très rare enregistrement daté du 20 avril 1945 enregistré par la BBC

Ecouter l’hymne national israélien : Hatikva at Bergen-Belsen

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Aish.fr

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Je suis Israélien

Cet homme est un Juif israélien. Et vous serez très surpris de l’entendre se décrire…

Cette vidéo est sous-titrée en français.
Pour afficher les sous-titres, cliquez sur le logo CC dans la barre inférieure de la vidéo et choisissez l’option « Français » dans le menu défilant.

Voir la vidéo : Je suis Israélien

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Adama Hatikva

adama Hatikva (hymne national) israël

(Source : Youtube)

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Aish.fr

Israël et le secret du nombre 70

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Dans la tradition juive, le nombre 70 revêt une signification spéciale, ce qui confère à ce 70ème Yom Haatsmaout un sens d’autant plus particulier.

Dans la tradition juive, les nombres revêtent une signification spéciale et peuvent véhiculer des réflexions cruciales à notre compréhension de l’histoire juive.

À la veille de la célébration du 70ème anniversaire de la naissance de l’État d’Israël et du retour miraculeux de notre peuple sur notre patrie ancestrale après presque 2000 ans d’exil, posons la question : « Qui connaît soixante-dix ? Qui connaît le secret et le sens profond de ce nombre ? »

Soixante-dix n’est pas seulement un sympathique nombre rond. Il y a bien longtemps de cela, nos sages ont distingué ce nombre, lui accordant une attention spéciale qui confère à ce 70ème Yom Haatsmaout une signification d’autant plus particulière.

Au cours du Séder de Pessa’h, nous avons rencontré le nombre 70 de manière presque tangentielle. Rabbi Eliézer ben Azarya admit qu’il n’avait jamais connu la source biblique du commandement enjoignant de se souvenir de la sortie d’Égypte chaque soir ainsi que chaque matin jusqu’à ce qu’il mérita d’apprendre la source d’un autre sage. Détail étrange, il introduisit la joie que lui procura sa récente découverte par les mots : « Voici je suis comme une personne âgée de 70 ans. » Les commentaires se disent tous perplexes. Nous savons que Rabbi Eliézer était en fait âgé de seulement 18 ans à l’époque. De nombreuses explications savantes sont données pour résoudre la question. Mais le fait est que pour exprimer la notion d’un âge avancé, il employa le nombre soixante-dix.

Et pourquoi en fut-il ainsi ? Ce fut certainement une référence au verset du livre des Psaumes : « La durée de notre vie est de soixante-dix ans » (Psaumes, 90:10).

Soixante-dix est la durée de vie biblique proverbiale. Le nombre d’années qu’on nous accorde normalement pour accomplir notre mission sur terre. Rabbi Eliézer, bien que n’étant âgé que de 18 ans, craignait d’épuiser ses jours sans connaître une vérité fondamentale de la Torah. Le grand bonheur qu’il éprouva en la découvrant fut liée au sentiment qu’il était désormais « comme une personne âgée de soixante-dix ans », l’âge auquel nous sommes censés jauger nos réalisations, méditer sur nos accomplissements, et faire le bilan du déroulement et du but de notre vie.

Ce principe vaut pour nos vies. Il vaut aussi pour notre terre.

Soixante-dix est le nombre qui appelle à une mûre réflexion. C’est le nombre qui définit une génération. Il est intimement lié à la notion de jugement – tant et si bien que dans le droit juif, la Cour suprême, le Sanhédrin, fut composée de 70 membres, tout comme il y eut 70 anciens à l’époque de Moïse.

En outre, 70 fut la clé de la création du peuple juif. Le livre de l’Exode, lequel propulse l’histoire de nos ancêtres de famille à nation, nous dit : « Toutes les personnes composant la lignée de Jacob étaient au nombre de soixante-dix » (1:5). Toute l’histoire de Pessah, depuis l’esclavage jusqu’à la sortie d’Egypte, a ses débuts dans ce même nombre correspondant à la durée de vie biblique. Soixante-dix incarne l’opportunité. Soixante-dix incarne le potentiel. Et 70 est le nombre qui nous rappelle que nous sommes jugés par les mêmes critères divins qui régirent les décisions du Sanhédrin.

Dans un commentaire remarquable portant sur le verset de la Torah qui nous informe que les personnes descendues à l’origine en Egypte étaient au nombre de 70, le Midrach soulève le problème suivant : si l’on recense les membres de la famille de Jacob à cette époque, on en trouve seulement 69. Pourquoi la Torah écrit-elle 70 ? Parmi les diverses réponses données, celle qui a peut-être la plus de pertinence avec le 70ème anniversaire de Yom Haatsmaout que nous célébrons cette année est le fait que Dieu s’inclut Lui-même dans ce nombre ! Dieu ne pouvait simplement pas s’exclure de son peuple.

C’est pourquoi ceux qui descendirent vers le premier exil furent à même de survivre. Et c’est aussi pourquoi l’État d’Israël, entouré par des ennemis qui depuis sa naissance l’ont menacé de destruction et l’ont attaqué à de nombreuses reprises, a tout de même survécu ; et Israël n’a pas seulement survécu, il a également prospéré au-delà de toute espérance ! Ce fut Dieu qui fit partie des 70 premiers membres des Enfants d’Israël. C’est Dieu qui reste la seule explication rationnelle du miracle septuagénaire de l’Israël moderne.

Parler d’Israël après ses 70 premières années depuis sa naissance c’est reconnaître une réalité duelle. D’un côté, il serait insensé de prétendre qu’Israël a pleinement réalisé la vision des prophètes, qu’il a accompli la perfection de sa destinée messianique. Il reste encore beaucoup à faire.

Ces soixante-dix ans ont été témoins des accomplissements d’une génération. L’histoire a besoin de périodes de 70 ans supplémentaires, de générations futures auxquelles est confiée respectivement la tâche de nous rapprocher du but final. Mais nous ne devrions pas minimiser l’ampleur de ce que nous avons vu au cours de notre vie, de tout ce qui a déjà été accompli jusque-là.

Nous ne savons pas quand le Messie viendra. Mais les rabbins nous ont laissé un indice pour nous alerter de son arrivée imminente. Cet indice est consigné dans le Midrach au moyen de la parabole fascinante que voici.

Un disciple demanda une fois à son maître : « Cela fait si longtemps que nous attendons la venue de Messie, mais il n’a toujours pas fait son apparence ! Comment nous, le peuple juif, saurons quand il se révélera enfin ? Quel est le signe que nous devrions chercher qui annoncera son arrivée imminente ? »

Le rabbin répliqua : « Je vais te répondre par une histoire. Un père et son fils entreprirent ensemble un long périple à travers un désert. Leur destination était une ville très éloignée. Exténué par le voyage, le jeune garçon supplia son père de lui fournir un certain signe afin qu’il sache à quel moment ils s’approchaient de leur destination finale. Le père lui répondit : « Il y aura une indication très claire devant toi. Souviens-toi de ce signe. Quand tu apercevras un cimetière, tu sauras que la ville est proche. » »

Et le rabbin de conclure à l’attention de son disciple : « Cette parabole est la réponse à ta question. Quand tu verras un cimetière, tu sauras que la rédemption est proche. De même, Dieu a révélé à Ses enfants qu’après avoir été accablés par la tragédie, la mort et la destruction, le Tout-Puissant aura pitié et exaucera les prières des Juifs, comme il est écrit : « Le Tout-Puissant t’exaucera au jour de détresse. » »

Cette parabole est peut-être la clé de la proximité de la Shoah avec la création de l’Etat d’Israël, le lien qui unit Yom Hashoah à Yom Haatsmaout.

La Shoah a pris fin en 1945. À peine trois ans après, quand beaucoup pensaient que le génocide de 6 millions d’âmes sonnait le glas de l’histoire juive, nous avons de nouveau commencé à réaliser la première étape de la promesse de rédemption.

Ces soixante-dix ans, une durée de vie biblique, nous ont propulsé un grand pas en avant en direction de la réalisation complète. C’est pourquoi nous devons célébrer ce moment. Et c’est aussi pourquoi nous prions que la prochaine génération reçoive l’opportunité d’achever complètement la tâche. Et le rêve.

Israël et le secret du nombre 70

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Mon histoire d’amour avec Israël

Endurance et simplicité. Foi et unité. Quatre leçons de vie qu’Israël m’a enseignées. Et pour lesquelles je lui suis éperdument reconnaissante.

Je n’oublierai jamais le moment où je suis tombée amoureuse d’Israël.

L’été avant mon entrée à la fac, j’ai voyagé en Israël dans le cadre d’un séjour dédié aux sports extrêmes. Je n’avais jamais fait de descente en rappel, et nous sommes arrivés au bord d’une immense falaise.

— C’est prêt, ‘hevre (la compagnie). Yalla (allons-y) ! nous a lancé notre guide touristique israélien après avoir passé quelques secondes à fixer une série de sangles et de cordes. Qui veut y aller en premier ?

Je me suis avancée en direction de l’extrémité de la falaise et j’ai regardé en bas. Sous mes yeux, des centaines de mètres de rocs acérés s’étendaient à perte de vue. Notre guide a-t-il perdu la raison ? S’attend-t-il à ce que nous dévalions une falaise aussi escarpée ? C’est hors de question !

À en juger par l’incrédulité qui se peignait sur leurs visages, mes compagnons d’infortune étaient du même avis que moi.

Me tournant vers le guide, je lui ai posé la question qui préoccupait tout notre groupe :

— Y a-t-il un autre moyen de redescendre ?

— Non ‘habibi, c’est la seule issue. Yalla !

Et sur ces mots, il m’a fait signe d’enfiler le baudrier d’escalade en cordes qu’il avait fabriqué.

J’ai secoué vigoureusement la tête.

Yalla ! Allons-y. Zé bésseder (tout ira bien), m’a-t-il rassuré

Docilement, j’ai enfilé le harnais et attendu ses instructions.

— Retourne-toi et vas-y, m’a-t-il dit, m’indiquant que je devais entamer ma descente à reculons.

Désormais à quelques millimètres du bord du précipice, je n’ai pas pu m’empêcher de penser : ça y est, je vais y passer.

— En avant ! m’a crié le guide.

Et tout d’un coup, je me suis retrouvée en train de descendre la falaise, mes pieds trouvant appui sur des rochers saillants. Quand je me suis retournée pour observer la vue qui s’offrait à moi, j’ai vu des kilomètres de montagnes et de vallées magnifiques et un ciel qui avait le bleu profond de la mer. De toute ma vie, je n’avais jamais vu un paysage aussi splendide. C’est à ce moment précis, tandis que j’étais suspendue à une falaise au beau milieu du Golan, que je suis tombée amoureuse d’Israël.

Depuis, j’ai eu la chance d’avoir vécu en Israël et d’y avoir élevé mes enfants pendant de nombreuses années. Et même si aujourd’hui, nous vivons aux États-Unis, mon cœur est resté dans notre patrie, et je suis reconnaissante chaque jour à Dieu pour tout ce qu’Israël m’a appris, pour tout ce qu’Israël m’a apporté. Voici les quatre leçons de vie capitales qu’Israël m’a enseignées :

1. Israël m’a appris à surmonter mes peurs. Descendre en rappel une falaise pour la première fois de ma vie, apprendre une langue qui n’était pas la mienne… Israël m’a appris que dans la vie beaucoup de choses ne sont intimidantes qu’en apparence. Le tout est de prendre son courage à deux mains pour venir à bout de nos peurs. Et si l’on devait résumer cette attitude typiquement « sabra » en un seul mot, ce serait Yalla  – allons-y !

2. Israël m’a redonné le goût de la simplicité. En Israël, le lait ne se vend pas en brique ni en bouteille, mais dans un modeste sachet en plastique. La première fois que j’en ai tenu un spécimen dans mes mains, comme la première fois où j’ai aperçu la minuscule kitchenette de notre premier appartement en Israël, je me suis demandé comment nous allions faire pour survivre. Mais la vie en Israël m’a appris que tous les petits conforts auxquels j’avais été habituée dans mon enfance n’étaient pas indispensables à mon bien-être et que je pouvais parfaitement me contenter de moins. J’ai vite appris à me concentrer sur l’essentiel, plutôt qu’à me laisser distraire par ce qui m’entourait (ou qui ne m’entourait pas…)

3. Israël m’a rapproché de mes ancêtres. Israël m’a donné le courage d’assumer pleinement mon identité juive et de renouer avec mes racines ancestrales. C’est là-bas que la sagesse du judaïsme est devenue la pierre angulaire de toutes mes actions, de toutes mes décisions. C’est là-bas que j’ai pris conscience que je voulais élever mes enfants dans la beauté de nos traditions et à la lumière de la Torah.

4. Israël m’a appris la force de l’unité. Ce fut en Israël que j’ai appris à m’entendre avec – et à apprécier – des gens qui étaient différents de moi. J’ai côtoyé une myriade de cultures et de modes de vie fascinantes. J’ai découvert le bonheur incroyable de faire partie d’un pays où des Juifs du monde entier se retrouvent pour apprendre à vivre ensemble. Et ce fut là-bas que j’ai finalement compris que ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui nous divise.

Alors merci Israël pour m’avoir fait découvrir ta beauté et ta sagesse. Pour tes falaises escarpées et pour tes cieux bleus comme l’océan. Et, par-dessus tout, merci de m’avoir appris à toujours aller de l’avant.

Et vous, que vous a appris Israël ? Parlez-en dans la rubrique « Réactions » ci-dessus.

Mon histoire d’amour avec Israël

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Israël, le petit pays qui défie toutes les statistiques !

Israël a une superficie de 20 770 km2

En comparaison, la France a une superficie de 643 801 km²

La superficie d’Israël représente un peu plus de 2 fois celle du département français de la Gironde (33)

Un clip surprenant sur le pays qui ne s’avoue jamais vaincu !

(Voir la vidéo) : Israël, le petit pays qui défie toutes les statistiques !

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Hatikva, chanté par Enrico Macias sous titré en phonétique הַתִּקְוָה

Hatikva, chanté par Enrico Macias sous titré en français et sous-titré en français et en phonétique

Hatikva Aussi longtemps qu’en nos coeurs,

Vibrera l’âme juive,

Et tournée vers l’Orient

Aspirera à Sion

Notre espoir n’est pas vain,

Espérance bimillénaire,

D’être un peuple libre sur notre terre,

Le Pays de Sion et Jérusalem.

 

Cet hymne fut composé pour la première fois par Naphtali Herz Imber en 1878 à Jassy en Moldavie, sur un air folklorique moldave, inspiré semble-t-il par la nouvelle de la fondation de la cité de Petah’ Tiqwah en Palestine.

Remanié à plusieurs reprises, l’hymne n’a pris sa forme définitive qu’à la création de l’Etat d’Israël en 1948, bien qu’il fut entonné à tous les congrès sionistes et qu’il fut officiellement accepté lors du 18ème congrès de Prague en 1933, en même temps que le drapeau. Cet hymne suggère une volonté affirmée, mêlée à de la tendresse. http://www.terredisrael.com/ISRAEL_

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BELLE ISRAËL

Regarde comme est belle Israël au soleil.

Sur l’olivier mûrit le beau fruit qui brunit.

Dans les fleurs colorées travaille l’abeille,

Des collines saute la chèvre qui s’enfuit.

Regarde comme est belle Israël sous la pluie.

A terre assoiffée toute pitance est bonne.

De chaque goutte d’eau elle tire profit

Pour ne rien perdre de ce que D.ieu lui donne.

Simple bande de terre entre désert et mer

Plantée là par Hachem qui te la destinait,

Après sa conquête, la garder fut amer.

Le devoir de te battre pour elle tu t’es fait.

Belle Israël, bien que contestés soient les tiens,

Plus fort deviendront-ils et aussi plus heureux.

Un jour, chez eux se sentiront, oui c’est certain

Et resserront les liens avec leurs aïeux.

Avec toi, Israël, ton peuple se sent fort

Face à ce frère qui chaque jour, menace

Cette terre, que si chèrement à grands renforts

De soldats tu défends pour y garder ta place.

Mais un jour viendra où ce frère comprendra

Qu’en accord avec toi se mettre il faudra bien

Et la haine en amour alors se changera ;

Voici, ce monde enfin dans la paix sera tien.

Maryse

Poème dédié à Or Israël, de Jérusalem, ci-dessus à l’âge d’un an. ___________________________________________________

ESPOIR A JERUSALEM

 

Dans le jardin en fleurs au soleil du printemps

Ce matin, l’enfant, radieux et tranquille

Sous ses boucles brunes joue dans les jonquilles.

On croirait un ange venu du firmament.

A ses côtés, l’oiseau blanc, serein s’est posé.

Dans sa main grande ouverte, en un mouvement lent

L’enfant charmé alors un grain de blé lui tend.

En battant des ailes, l’oiseau apprivoisé

Se pose sur sa main et le grain picore

Tout simplement, comme sur une mangeoire.

Vois-tu, garçonnet, l’oiseau couleur ivoire,

C’est un émissaire de paix qui encore

Espère auprès de toi se ressourcer ce jour,

Car tu es toute tendresse et innocence

En ce pays dans la guerre en permanence.

La colombe, comme toi, peut porter l’amour.

ISRAËL, PETITE TERRE BIEN-AIMEE

Israël, terre où il fait si bon vivre

Ton peuple que l’on nomme celui du livre

A tant souffert déjà, et tant prié aussi

Pour qu’un jour son pays puisse reprendre vie

Par sa présence, avec l’aide du Très Haut

Qui toujours, sur lui a veillé comme il le faut.

C’est maintenant chose faite. De tous pays

Beaucoup sont revenus, ne sont plus repartis.                      

De tous horizons, tu rentres dans ta patrie,

Pays d’abondance que D.ieu avait promis.

Ce pays souvent pour toi fut interdiction :

Tu y retournes aujourd’hui avec Sa bénédiction.

Pas n’importe quel pays, celui tant de fois

Profané par des peuples barbares, sans foi

Qui retrouve son peuple, sa foi et Sa Loi.

L’Eternel a promis de marcher avec toi

Pourvu que tu continues à suivre toujours

Ses préceptes au Sinaï donnés, chaque jour.

Aucun peuple alors ne la dérobera

Fussent-ils pires menteurs, voleurs, scélérats.

Tous les méchants qui encore ton sol foulent

Qui voudraient qu’à leurs pieds, vaincu, tu t’écroules,

Leurs artifices D.ieu un jour démontera.

Ce jour-là, les confondant, Il les punira.

Israël, petite terre d’abondance,

On te rendra grâce pour ton excellence.

De la paix tu auras su semer les graines

Tu en seras l’incontestée souveraine.

Dans le Temple nouveau les nations pacifiées

Défileront dans Yeroushalayim l’aimée

Pour rendre hommage au seul Roi de la terre,

Celui qui pour nous tous est D.ieu Un et Père

Et qu’un jour reconnaîtront toutes les nations.

Mais avant, Hachem veut de tous les Juifs l’union.

Ses Enfants étudiant Sa Torah sont si beaux !

Bientôt nous vivrons dans la joie des temps nouveaux.
Maryse

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MERCI HACHEM POUR TA MAGNIFIQUE NATION JUIVE !    JOYEUX ANNIVERSAIRE ISRAËL POUR TES 70 ANS !

ÂM ISRAEL ‘HAÏ !

 

 

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR – Honneur à David Ben Gourion, à Israël et au Maître du monde Qui a permis la renaissance de l’Etat hébreu, par la volonté des nations ; partons sur les traces du fondateur de ce jeune (et plus ancien) Etat

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/63/BenGurionSdehBokerHouse.JPG/520px-BenGurionSdehBokerHouse.JPG
La maison de David Ben Gourion à Sde Boker « Champ du matin»,
dans le désert du Néguev, au Sud d’Israël- photo wikipedia

Tombe de Paula et David Ben Gourion près de Midreshet Ben Gourion – photo wikipedia

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David Ben Gourion jeune
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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c3/Ben_Gurion_Family_1929.jpg/1920px-Ben_Gurion_Family_1929.jpg
en famille, avec ses enfants
Image associée
Paula Ben Gourion
Image associée
Ben Gourion avec l’un de ses petits-enfants
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en compagnie de De Gaulle
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dans son bureau dans le Neguev en 1972
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Revivre la visite Live de la résidence de David Ben Gourion avec le Rav ‘Haïm Dynovisz

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Pour la semaine du Jour de l’Indépendance d’israël, nous allons sur les traces du fondateur de notre jeune (et plus ancien) Etat en 1948, Ben Gourion.
En plein coeur du désert du Negev, dans un cadre époustouflant, nous allons vibrer d’émotions. Pour sponsoriser la visite :  http://ravdynovisz.tv/donations/39217/…

11:29
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Rav Lau à la Marche des Vivants : ‘Qui parlera de la Shoah après nous ?’

https://i2.wp.com/www.chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/rav-lau.jpg

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a2/Buchenwald_concentration_camp_survivors_sailing_to_Haifa%2C_June_1945.jpgDescendant de Rachi, le petit garçon de 5 ans qu’était à l’époque le Rav Israël Meier Lau, (Loulek), fut enfermé en camp d »extermination de Buchenwald. Il fut le plus jeune prisonnier du camp et l’un des 5 rescapés sur 47 de sa famille sur qui furent internés. Il n’avait que 3 ans quand sa famille est parquée dans le ghetto de Piotrkow  Trybunalski, premier du genre instauré dans la Pologne conquise par les Allemands. Quelques mois plus tard, il émigre en Palestine mandataire .(Wikipedia) __________________________________________________

Pour aller plus loin, vidéo : Histoire du peuple juif – Témoignage du Rav Israël Meïr Lau            __________________________________________________

Le Rav Israël Meir Lau, ancien grand rabbin d’Israël et rescapé de la Shoah, a pris la parole lors de la cérémonie solennelle qui a suivi la Marche des Vivants, jeudi après-midi, en Pologne à l’emplacement du camp de la mort d’Auschwitz-Birkenau.

Dans son discours, il a notamment souligné l’importance du souvenir et a parlé des moyens de transmettre aux nouvelles générations. Il a rappelé que lors de la première Marche des Vivants, il y a trente ans, il n’y avait qu’un peu plus d’un millier de participants et que les gens se demandaient ‘qui parlerait encore de l’Holocauste quelques années plus tard, lorsque les derniers survivants auraient disparu après 120 ans’.

Le Rav Lau était présent avec Elie Wiesel et avec l’ambassadeur d’Israël à l’Onu, Binyamin Netanyahou. « Netanyahou m’a demandé ce que j’en pensais et j’ai répondu : ‘Je suis plus optimiste que vous, la Shoah ne sera jamais oubliée ».

Il a précisé que les enfants se souviendraient, notamment grâce aux musées où des témoignages étaient recueillis et où des documents étaient exposés. Il a ajouté que cette mémoire serait conservée également grâce aux livres, citant entre autres le Journal d’Anne Frank.

Et d’affirmer : « Le monde ne nous permettra pas d’oublier ». Il a alors parlé de l’antisémitisme, du racisme, de la haine de l’étranger et de la négation de la Shoah par le leader de l’Iran, entrainant ses jeunes citoyens à tout ignorer de cette partie tragique de notre histoire.

Revenant à l’époque de la Shoah, il a également dénoncé le silence du monde libre après les atrocités nazies, avant et pendant la Guerre.

Le Rav Lau a par la suite remercié chaleureusement le gouvernement polonais pour son aide dans l’organisation de la Marche des Vivants et pour l’ouverture d’un musée à Auschwitz. Il a adressé ses remerciements personnels au président polonais Andrzej Duda.

Avant de conclure, le Rav Lau a indiqué qu’il était né dans la région : « Mon père venait de Lvov, qui s’appelle aujourd’hui Lemberg, et ma mère était originaire de Cracovie, à 40 minutes d’ici. Le pape Jean-Paul II que j’ai rencontré en 1993 à Castel Gandolfo en Italie m’avait dit alors : ‘Je me souviens très bien de votre  grand-père (maternel), Rabbi Frankel-Teomim, allant à la synagogue le Shabbat, entouré d’un grand nombre d’enfants. Combien de petits-enfants avait-il ?’ Je lui ai répondu : 47. ‘Et combien ont survécu à l’Holocauste’, s’est-il alors enquis. Et je lui ai dit : ‘Seulement cinq et je suis l’un d’entre eux’.

‘Le pape a alors affirmé qu’il ne fallait pas oublier et que le peuple juif avait le droit de vivre en paix’. Le Rav Lau a ensuite souligné que le pape avait effectué, quelques temps plus tard, une visite officielle en Israël.

Claire Dana-Picard

Rav Lau à la Marche des Vivants : ‘Qui parlera de la Shoah après nous ?’

(Source : Chiourim.com)

POUR ALLER PLUS LOIN

Témoignage du Rav Israël Meïr Lau : Loulek, l’enfant de Buchenwald CONFÉRENCIERS – Israel-Meïr Lau – grand rabbin PLAN DE LA CONFÉRENCE –

« Loulek » ou les raisons d’un best-seller Une immense émotion suscitée en Israël (13 min) –

Un enfant qui traverse la Shoah Perpétuer la dynastie des rabbanim Lau (12 min) –

Ses liens avec le Cardinal Lustiger Entre polémique et compassion (11 min) –

Sauvé par un soldat russe à Buchenwald Nommé Juste des Nations à Yad Vashem (10 min) –

Préserver la mémoire de la Shoah « Souviens-toi, n’oublie pas » (4 min)

DATE, LIEU & DURÉE DE LA CONFÉRENCE – Tel-Aviv – janvier 2010 – Studio Akadem – Durée : 53 min

Les interviews de chiourim.com, Yom HaShoah : témoignage d’une rescapée

https://i1.wp.com/www.chiourim.com/wp-content/uploads/2016/05/ida-akerman-300x202.jpg__________________________________________________

C’est une véritable leçon de vie et de foi en D. que nous livre dans ce témoignage Mme Ida Akerman-Tieder, pédiatre et psychanalyste. Originaire de Berlin, elle a vécu la guerre en France où ses parents ont été déportés. Animée d’une volonté de survivre et de se reconstruire, elle a su vaincre tous les obstacles en fondant un foyer plein de Torah avec son mari, le Dr Fred Akerman z’l, et ses trois enfants qui vivent aujourd’hui avec elles en Israël. Elle évoque cette période de sa vie dans un ouvrage : « Et tu raconteras à tes enfants », Editions Erez, 1995.

Les interviews de chiourim.com, Yom HaShoah : témoignage d’une rescapée

(Source : Chiourim.com)

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A lire et à regarder : Yom Hashoah Clip en souvenir des 6 Millions de juifs exterminés

La vie d’un ghetto en Pologne saisie par un photographe nazi

Rabbi de Sanz-Klausenburg : histoire d’une reconstruction après les atrocités nazies

 

Lettre d’un Juif oublié, par Daniel Harris

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Enfants arrêtés par les Britanniques pour entrée illégale en Palestine mandataire

Enfants juifs arrêtés par les Britanniques pour entrée illégale en Palestine mandataire __________________________________________________

https://i0.wp.com/rodfleming.com/wp-content/uploads/2016/07/Muhammad-the-Prophet-slaughters-Banu-Qurayza-Jewish-Tribe.jpg?resize=300%2C224Massacre de Juifs perpétré par le prophète de l’islam conquérant il y a 14 siècles

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Un bûcher de la période du Moyen-Âge où l’on jetait les Juifs tout vivants

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Au XXème siècle, 6 à 8 millions de Juifs furent d’abord stigmatisés par les nazis, puis interdits d’avoir une vie normale, puis pourchassés comme des animaux et déportés pour être  gazés ou fusillés dans les camps de la mort. Aujourd’hui, les nazislamistes ont pris le relais et assassinent des Juifs parce qu’ils sont juifs.

https://static.timesofisrael.com/fr/uploads/2017/07/S-Halimi1.jpg

En ce début de XXIème siècle, les dernières juives en date à avoir été atrocement torturées, dans une France envahie par les musulmans, par un voisin djihadiste et assassinées sont deux parisiennes : Sarah Halimi et de Mireille Knoll, au seul motif qu’elles étaient juives !

https://cdn-media.rtl.fr/cache/1DI37JvCTchhBMje22C8Jg/880v587-0/online/image/2018/0328/7792804361_mireille-knoll.jpg

Ainsi, aujourd’hui comme hier, comme avant-hier, les Juifs sont encore et toujours les souffre-douleur du monde et un exutoire à leur haine et à leur jalousie pour ce que sont les Juifs, pour ce qu’ils représentent (ils ont transmis au monde tous les principes à respecter pour vivre en bonne intelligence, que le monde a adoptés – même s’ils ne sont pas ou plus souvent respectés de nos jours. Les Juifs sont les héritiers de la Torah, (qui leur fut donnée au mont Sinaï en l’an – 1313 avant notre ère, l’un des évènements les plus importants de l’histoire de l’humanité.) Le Livre des Livres fut remis par Moïse aux 12 tribus d’Israël et écrits de sa main et la Bible n’a cessé de se vendre comme des petits pains depuis l’invention de l’imprimerie, dont certains ont emprunté, qui des usages, qui des textes et les ont accommodés à leur guise pour en faire une religion pour les uns, une secte politique sous couvert d’une religion pour les autres.

On ne pardonne pas non plus aux Juifs de représenter l’excellence, ni d’avoir regagné leur « Terre promise », de l’avoir faite fructifier et d’avoir développé avec grand succès et en si peu d’années tant de « start ups », d’être leaders dans de nombreux domaines ; on ne leur pardonne pas d’avoir été les lauréats de tant de prix Nobel, d’avoir fait avancer la technologie, la médecine, la recherche scientifique, etc… etc… Et cela, tout en se défendant leurs frontières et leurs vies dans plusieurs guerres et intifadas intentées par les Arabes depuis 1948, ainsi que d’avoir été vainqueurs dans toutes ces batailles défensives.

Mais ce sont bien les Juifs à qui appartient la terre d’Israël et ce sont bien les Hébreux qui ont reçu cette Torah du Maître du monde par l’intermédiaire de Moïse, son serviteur. Ce peuple choisi par le Maître du monde fut donc initié au Sinaï, ce nom viendrait du mot  » Sinea « , la haine, car la Révélation a entraîné la haine des autres peuples contre Israël. La haine des Juifs, tout un programme qui, jusqu’à aujourd’hui, fut bien suivi par les nations… louyehi __________________________________________________

A lire aussi : Quelle différence y a-t-il entre un réfugié juif et un réfugié …

Comment pouvez-vous défendre Israël ? David Harris __________________________________________________

Lettre d’un Juif oublié

Letter from a Forgotten Jew 6 oct 2010

Lettre d’un Juif oublié 20 juil 2005

adaptés d’un essai écrit en 2003

Mes racines datent de 2600 ans, mes ancêtres ont contribué de manière significative à l’histoire et aux civilisations du monde et ma présence a été ressentie de l’Afrique du Nord au Croissant fertile. Mais j’existe à peine aujourd’hui. Voyez-vous, je suis un Juif du monde arabe. Non, ce n’est pas tout à fait exact. Je suis tombé dans un piège sémantique. Je suis antérieur à la conquête arabe dans chacun des pays où j’ai vécu. Quand les envahisseurs arabes ont conquis l’Afrique du Nord, par exemple, j’étais déjà installé là depuis six siècles.

Aujourd’hui, vous ne trouvez aucune trace de moi dans ce vaste territoire.

Cherchez-moi en Irak, une nation qui accueillera sans doute très prochainement un grand nombre de visiteurs étrangers.

Vous souvenez-vous de l’exil de l’antique Judée vers Babylone après la destruction du premier Temple en 586 avant l’ère commune ? Vous souvenez-vous de la communauté dynamique qui a émergé là-bas et produit le Talmud babylonien ?

Savez-vous qu’au IXe siècle, sous domination musulmane, nous autres Juifs d’Irak étions obligés de porter un signe distinctif jaune sur nos vêtements – précurseur de l’infâme étoile jaune des Nazis – et subissions d’autres mesures discriminatoires ? Ou bien qu’aux XIe et XIVe siècles, nous avons dû faire face à de lourds impôts, aux destructions de synagogues et à une répression sévère ?

Et je me demande si vous avez jamais entendu parler du Farhud l’effondrement de la loi et de l’ordre à Bagdad en juin 1941. Voici le récit de George Gruen, expert du Comité Juif Américain :

« Dans un sursaut de violence incontrôlée, entre 170 et 180 Juifs ont été tués, plus de 900 blessés et 14500 Juifs ont subi des pertes matérielles du fait du pillage ou de la destruction de leurs magasins ou de leurs maisons. Bien que le gouvernement ait finalement rétabli l’ordre […] Les Juifs ont été évincés des postes gouvernementaux, limités dans leur accès à l’école et victimes d’emprisonnement, de lourdes amendes ou de la saisie de leurs biens, sur la simple accusation d’être liés, même de loin à l’un, à l’autre ou aux deux mouvements interdits. En effet, le communisme et le sionisme étaient souvent mis sur un pied d’égalité. En Irak, la moindre lettre reçue d’un Juif de Palestine [avant 1948] justifiait l’arrestation et la perte de ses biens. »

En 1948, nous avons atteint le chiffre record de 135 000 Juifs et nous étions un élément essentiel de la société irakienne dans tous ses aspects. Pour illustrer notre rôle, citons l’Encyclopedia Judaica à propos du judaïsme irakien :  » Au XXe siècle, les intellectuels, écrivains et poètes juifs ont fait une contribution importante à la langue et à la littérature arabes au travers de nombreux livres et essais.  »

En 1950, comme d’autres Juifs irakiens, on m’a retiré ma citoyenneté, saisi mes biens et, de manière plus inquiétante encore, j’ai été témoin de pendaisons publiques. Un an auparavant, le Premier Ministre irakien Nuri Sa’id avait fait part à l’ambassadeur britannique à Amman d’un plan d’expulsion de toute la communauté juive vers la Jordanie. L’ambassadeur a plus tard raconté cet épisode dans ses mémoires intitulés From the Wings : Amman Memoirs, 1947-1951.

Miraculeusement, environ 100 000 d’entre nous ont pu partir en 1951, grâce a l’aide extraordinaire d’Israël, mais sans emporter grand chose de plus que les vêtements que nous avions sur le dos. Les Israéliens ont appelé ce sauvetage  » Opération Ezra et Néhémie « .

Ceux d’entre nous qui sont restés ont vécu dans une peur continuelle – peur de la violence et de nouvelles pendaisons, comme celles du 27 janvier 1969, lorsque neuf Juifs ont été pendus au centre de Bagdad sur la base d’accusations fabriquées de toute pièce, tandis que des centaines de milliers d’Irakiens en délire applaudissaient aux exécutions. Le reste d’entre nous est parti d’une façon ou d’une autre, y compris des amis à moi qui ont trouvé refuge en Iran, à l’époque du Shah.

Aujourd’hui, il ne reste plus de Juifs pour qu’on en parle, ni de monuments, musées ou autres rappels de notre présence sur le sol irakien pendant vingt-six siècles.

Les manuels scolaires utilisés dans les écoles irakiennes aujourd’hui font-ils référence à notre présence d’autrefois, à notre contribution positive à l’évolution de la société et de la culture irakiennes ? Absolument pas. Deux mille six cents années sont effacées, éradiquées, comme si elles n’avaient jamais existé. Pouvez-vous vous mettre à ma place et ressentir la douleur déchirante de la perte et de l’invisibilité ?

Je suis un Juif oublié.

Je me suis d’abord établi dans ce qui est aujourd’hui la Libye, gouvernée alors par le chef égyptien Ptolémée Lagos (323-282 av. J.C.), d’après l’historien juif du premier siècle Flavius Josèphe. Mes ancêtres ont vécu sans interruption sur ce sol pendant plus de deux millénaires, notre nombre a été renforcé par des Berbères convertis au judaïsme, par des Juifs espagnols et portugais fuyant l’Inquisition et par des Juifs italiens traversant la Méditerranée.

J’ai dû faire face à la législation anti-juive des forces italiennes fascistes d’occupation. J’ai dû supporter l’incarcération de 2600 Juifs dans un camp de l’Axe en 1942. J’ai survécu à la déportation de 200 coreligionnaires vers l’Italie la même année. J’ai surmonté le travail forcé en Libye pendant la guerre. J’ai été témoin des émeutes musulmanes de 1945 et 1948 qui ont fait près de 150 morts, des centaines de blessés et des milliers de sans-abri parmi les Juifs libyens.

J’ai observé avec incertitude l’accession de la Libye à l’indépendance en 1951. Je me suis demandé ce qui arriverait aux 6000 d’entre nous encore là-bas, le reste des 39 000 Juifs qui avaient constitué cette communauté fière – jusqu’à ce que les émeutes fassent partir les gens vers l’Etat d’Israël nouvellement créé.

Pourtant, il existait des protections constitutionnelles pour les minorités dans la Libye nouvelle mais malheureusement, elles étaient totalement ignorées.

L’anniversaire des 10 ans de mon pays de naissance n’avait pas encore été célébré que je ne pouvais déjà plus voter, ni occuper un poste politique, ni servir dans l’armée, ni obtenir un passeport, ni acheter une nouvelle propriété, ni acquérir une part majoritaire dans une affaire ou participer à la supervision des activités de notre communauté.

En juin 1967, le sort était jeté. Ceux d’entre nous qui sont restés, en espérant que les choses allaient s’améliorer dans ce pays auquel ils étaient profondément attachés et qui, à certaines périodes, s’était montré tolérant pour nous, n’eurent pas d’autre choix que de fuir. La guerre des Six Jours avait créé une atmosphère explosive dans les rues. Dix-huit Juifs furent tués et les maisons et magasins juifs brûlés.

Avec 4000 autres Juifs, je suis parti comme j’ai pu, avec guère plus qu’une valise et l’équivalent de quelques dollars.

Je n’ai jamais eu le droit de rentrer. Je n’ai jamais récupéré les biens que j’avais laissés derrière moi en Libye, malgré les promesses du gouvernement. En fait, tout a été volé – les maisons, les meubles, les magasins, les institutions communautaires, tout. Pire encore, je n’ai jamais pu aller me recueillir sur les tombes de mes parents. Cela fait profondément mal. En fait, on m’a dit qu’après la prise de pouvoir par le colonel Kaddhafi en 1969, les cimetières juifs ont été rasés et les pierres tombales utilisées pour construire des routes.

Je suis un Juif oublié.

Mon expérience – bonne et mauvaise – me reste en mémoire et je ferai de mon mieux pour la transmettre à mes enfants et petits-enfants, mais combien peuvent-ils absorber ? Combien peuvent-il s’identifier à une culture qui ressemble à une relique d’un passé lointain, de plus en plus éloigné et impalpable ? Il est vrai que deux ou trois livres et articles sur mon histoire ont été écrit, mais – et je n’exagère pas – ils sont loin d’être des best-sellers.

Quoi qu’il en soit, ces livres peuvent-ils tenir tête aux tentatives systématiques de la part des autorités libyennes d’effacer toute trace de ma présence pendant plus de deux millénaires ? Ces livres peuvent-ils tenir tête à un monde qui ne s’intéresse pratiquement pas à la fin de mon existence ?

Regardez le New York Times de 1967, et vous verrez vous-mêmes comment le célèbre journal a couvert la fin tragique d’une ancienne communauté. Je vais vous épargner le travail de lecture – il n’y a que quelques misérables lignes.

Je suis un Juif oublié.

Je suis l’un des centaines de milliers de Juifs qui ont jadis vécu dans des pays comme l’Irak et la Libye. En tout, nous étions près de 900’000, en 1948. Aujourd’hui, nous sommes moins de 5000, concentrés pour la plupart dans deux pays plus modérés que les autres – le Maroc et la Tunisie.

Nous étions jadis une communauté florissante à Aden, en Algérie, en Egypte, au Liban, en Syrie et dans d’autres pays, nos racines remontant littéralement à plus de 2000 ans. Maintenant, nous ne sommes presque rien.

Pourquoi personne ne parle-t-il de nous et de notre histoire ? Pourquoi le monde parle-t-il sans cesse, obsessionnellement, des réfugiés palestiniens des guerres de 1948 et 1967 au Moyen-Orient – qui, ce n’est pas sans importance, ont été déplacés lors des guerres déclenchées par leur frères arabes – mais ignore totalement les réfugiés juifs des guerres de 1948 et 1967 ?

Pourquoi le monde reste-t-il sur l’impression qu’il n’y a qu’une seule population réfugiée issue du conflit israélo-arabe, ou plus précisément, du conflit arabe avec Israël, alors qu’il y a en fait deux populations réfugiées, et que le nombre de réfugiés juifs est quand-même, plus grand que celui des Palestiniens ?

J’ai passé plusieurs nuits sans sommeil à essayer de comprendre cette injustice.

Dois-je m’en prendre à moi-même ?

Peut-être que nous autres, Juifs des pays arabes, avons accepté notre sort trop passivement. Peut-être avons-nous manqué l’occasion de raconter notre histoire. Regardez les Juifs d’Europe. Ils ont utilisé articles, livres, poèmes, théâtre, peintures et films pour raconter leur histoire. Ils ont relaté les périodes joyeuses et les périodes tragiques, et ils l’ont fait d’une façon qui a saisi l’imagination de nombreux non-Juifs. Peut-être aussi ai-je été trop fataliste, trop traumatisé, trop peu assuré de mes talents artistiques ou littéraires.

Mais cela ne peut être la seule raison de mon statut ignoré de Juif oublié. Ce n’est pas faute d’avoir cherché à faire un peu de bruit. J’ai organisé des réunions et des pétitions, monté des expositions, fait appel aux Nations unies et rencontré des responsables de chaque gouvernement occidental. Mais en fin de compte, cela ne fait pas grande différence. Non, c’est encore trop doux. En vérité, c’est comme parler à un mur.

Quand je soulève le sujet des Juifs originaires des pays arabes devant des diplomates, des élus ou des journalistes, j’ai souvent l’impressionque leurs regards deviennent absents.

Non, je ne dois pas me culpabiliser, bien que je puisse toujours faire plus au nom de l’histoire et de la justice.

Il y a une explication beaucoup plus juste.

Nous autres Juifs des pays arabes avons ramassé les morceaux de nos vies brisées après nos départs précipités – face à la violence, aux intimidations et à la discrimination – et sommes allés de l’avant.

Nous sommes majoritairement partis en Israël, où nous avons été accueillis. Les premières années après notre arrivée n’ont pas toujours été faciles – nous avons commencé au bas de l’échelle pour monter chaque échelon. Nous sommes arrivés avec des niveaux d’éducation divers et peu de biens matériels. Mais nous avions quelque chose de plus pour nous soutenir pendant le processus difficile d’adaptation et d’acculturation : notre immense fierté en tant que Juifs, notre foi profondément ancrée, notre respect pour nos rabbins et nos traditions et notre engagement à la survie et au bien-être d’Israël.

Certains d’entre nous – entre un quart et un cinquième du total – ont choisi d’aller ailleurs.

Les Juifs des pays arabes francophones se sont rendu en France et au Québec. Les Juifs de Libye ont créé des communautés à Rome et à Milan et les Juifs libanais se sont dispersés en Europe et en Amérique du Nord, certains d’entre eux ayant choisi le Brésil. Les Juifs syriens ont émigré aux Etats-Unis, en particulier à New York, ainsi qu’à Mexico City et Panama City. Et cela a perduré.

Où que nous nous soyons installés, nous avons remonté nos manches et recommencé notre vie. Nous avons appris la langue locale si nous ne la connaissions pas encore, trouvé du travail, envoyé nos enfants à l’école et, dès que possible, nous avons construit nos propres communautés pour conserver les rites et rituels spécifiques à notre tradition.

On ne devrait pas se vanter, mais je crois que nous avons remarquablement réussi là où nous sommes allés. Je ne vais jamais sous-estimer les difficultés, ni ignorer ceux qui, à cause de l’âge, de la maladie ou de la pauvreté, n’y sont pas arrivé, mais dans l’ensemble, nous avons fait des pas de géants en peu de temps, en Israël ou ailleurs.

Mais qu’est-il arrivé aux Palestiniens, les autres réfugiés du conflit arabe avec Israël ? Tristement, ils ont eu une destinée totalement différente et c’est là, je pense, que réside l’explication principale sur les traitements si différents des deux sagas de réfugiés.

Alors qu’en un clin d’œil, nous avons complètement disparu du champ de vision du monde (en supposant y avoir été un jour), nous avons recommencé nos vies, mais pas les Palestiniens. Au contraire, pour de nombreuses raisons – certaines propres aux Palestiniens, d’autres dérivant du cynisme des dirigeants arabes et d’autres encore venant de la politique à court terme de tiers généralement bien intentionnés -, les Palestiniens n’ont pas eu les mêmes possibilités de recommencer leur vie. Ils ont été manipulés et instrumentalisés.

Les Palestiniens ont été placés dans des camps de réfugiés et encouragés à y rester, de génération en génération. Ils ont reçu le soutien de l’UNRWA, l’agence des Nations unies fondée il y a plus d’un demi-siècle non pas pour les réinstaller, mais plutôt pour les maintenir dans ces camps en leur offrant divers services éducatifs et sociaux.

Curieusement, la grande majorité des fonds de l’UNRWA ne provient pas des pays arabes – la plupart d’entre eux ne donne pas un centime – mais des pays occidentaux. En fait, les pays arabes réunis donnent un minuscule pourcentage du budget annuel total de l’UNRWA en contradiction avec leurs larmes de crocodiles, de compassion et d’empathie périodiquement versées.

Les Nations unies dirigent également le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), qui est responsable des 22 ou 23 millions de réfugiés qui vivent aujourd’hui hors des frontières de leur pays de naissance et ne peuvent y retourner. Le HCR essaie de réinstaller ces réfugiés dans des pays d’accueil ou de les aider à s’adapter à leurs nouvelles vies. Exceptée la population réfugiée palestinienne qui se trouve hors de l’orbite du HCR. Pour quelle raison ?

La raison est évidente. Quelle que soit l’explication officielle, le maintien des camps de réfugiés nourrit la guerre continuelle contre Israël. Après tout, si les réfugiés avaient eu l’occasion de commencer une nouvelle vie productive comme nous, alors leur rancœur contre Israël pourrait commencer à se dissiper et leur propension à produire des « martyrs » dans des opérations terroristes diminuerait.

J’ai recherché de tous côtés une autre explication qui fasse sens, mais je ne l’ai pas trouvée. La triste vérité est que les dirigeants des pays arabes n’ont jamais voulu résoudre le problème des réfugiés palestiniens. Ils ont préféré le nourrir, le maintenir en première ligne et ainsi garder bien vivantes leurs doléances contre Israël aux yeux du monde.

Et bien des gens dans le monde ont mordu à l’hameçon et se préoccupent comme s’ils étaient hypnotisés de la souffrance des réfugiés palestiniens sans jamais poser les questions difficiles et sans jamais penser à nous, les Juifs des pays arabes. Loin des yeux, loin du cœur, je suppose.

Si ces diplomates, politiciens, journalistes et militants des droits de l’homme avaient posé les questions difficiles, il leur serait apparu que le problème des réfugiés palestiniens est né parce que le monde arabe a rejeté le plan de partage de l’ONU en 1947 et a déclaré la guerre à l’Etat d’Israël balbutiant en 1948 ; que de tous les pays arabes exprimant un souci pour les Palestiniens, seule la Jordanie leur a offert une citoyenneté et un nouveau départ ; et que les pays arabes les ont utilisé cyniquement pour leurs propres intérêts, sans aucun égard pour l’intérêt des Palestiniens.

En outre, si ces acteurs internationaux n’avaient pas perdu tout sens critique depuis longtemps, ils se demanderaient aussi pourquoi il y a encore des camps de réfugiés dans des villes comme Jénine. Les accords d’Oslo de 1993 ont prévu un retrait israélien de toutes les grandes villes de la Cisjordanie, dorénavant sous directe autorité palestinienne. N’est-il pas étonnant que même sous contrôle palestinien total, les camps de réfugiés n’aient pas été démantelés ? Quelqu’un a-t-il jamais pris la peine de demander haut et fort pourquoi ?

Une autre chose me fâche également.

Parfois, j’ai l’impression que le monde considère le problème des réfugiés palestiniens comme unique en son genre.

Tragiquement, il y a eu des centaines de millions de réfugiés dans l’histoire, probablement plus. Tôt ou tard, presque tous ont trouvé de nouvelles maisons et commencé de nouvelles vies. Et il y a eu des échanges massifs de populations à la suite de guerres et d’ajustements territoriaux. Des millions de personnes se sont déplacées dans deux directions quand la Grande-Bretagne a séparé l’Inde et le Pakistan en 1947 ; la Grèce et la Turquie ont fait l’expérience d’échanges d’envergure au début du siècle.

Il ne s’agit pas de minimiser la tragédie de la dépossession ou de la séparation. Je sais. J’y étais. Instinctivement, je suis de tout cœur avec n’importe quel réfugié. Mais pourquoi les Palestiniens sont-ils traités comme s’ils étaient les seuls réfugiés dignes d’une sympathie illimitée et pourquoi tant d’institutions et d’individus autrement bien intentionnés s’en accommodent-ils?

Et puisque je me défoule, laissez-moi mentionner une autre chose qui me dérange.

C’est quand les porte-paroles arabes se lèvent et arrivent à garder leur sérieux quand ils affirment qu’il n’y a pas d’antisémitisme dans le monde arabe. Après tout, prétendent-ils, les Arabes sont sémites, ils ne peuvent donc pas être antisémites, par définition. Ce bluff est un bel exemple de sophisme ! Il est bien connu que le terme  » antisémitisme  » a été créé en 1879 par un Allemand, Wilhelm Marr, qui n’était pas un ami des Juifs, pour décrire un sentiment de haine et d’hostilité vis-à-vis des seuls Juifs et du judaïsme.

Les porte-paroles arabes ne s’arrêtent pas là.

Ils prétendent que les Juifs ont toujours été bien traités dans les sociétés arabes, soulignant que la Choa s’est produite dans l’Europe chrétienne. C’est vrai, la Choa a eu lieu dans l’Europe chrétienne et, pour être juste, il y a eu des périodes de calme relatif et d’harmonie dans le monde arabe, mais la discussion ne peut s’arrêter là. L’absence de Choa – laissons un instant de côté l’enthousiasme débridé de certains dirigeants politiques et religieux arabes pour Hitler et la Solution Finale nazie – ne signifie pas que les Juifs ont toujours été traités avec justice et équité, mais seulement que le degré de discrimination et de persécution n’a jamais atteint les mêmes sommets que pendant la guerre en Europe.

Et puis, le fait de citer l’expérience des Juifs en Andalousie sous domination musulmane entre le VIIIe et le XIIe siècle, ou de remarquer que le philosophe du XIIe siècle Maïmonide s’est installé en Egypte est un rappel d’une époque différente – et beaucoup plus prometteuse. Mais les porte-paroles arabes soulignent la faiblesse de leur cas en devant retourner des siècles en arrière pour trouver de tels exemples de tolérance et d’harmonie, puisqu’ils n’ont pas l’air de pouvoir trouver un exemple vaguement similaire qui soit plus récent.

Enfin, ils affirment que si Israël n’existait pas, il n’y aurait pas eu de problème pour les Juifs dans les pays arabes. Voilà un autre argument bizarre. D’après ce point de vue, il ne devrait pas y avoir un million de citoyens arabes en Israël, mais il y en a bien sûr. Ces Arabes qui sont restés en Israël après 1948 ont reçu la citoyenneté, le droit de vote, la liberté religieuse et la possibilité d’envoyer leurs enfants dans des écoles de langue arabe. Une illustration de pluralisme et de démocratie, même s’il y a des failles dans le système. Alors qu’Israël a dû faire face à la guerre et au terrorisme déclenchés par ses voisins arabes, ce pays n’a jamais demandé à sa propre population arabe d’en payer le prix. En comparaison, les nations arabes ont forcé leur communautés juives à payer un prix très élevé. J’en suis une preuve vivante.

Je suis peut-être un Juif oublié, mais je ne vais plus me taire. Je ne peux pas être complice d’un déni de l’histoire et de révisionnisme.

Je vais élever la voix parce que mes ancêtres ne méritent pas le silence.

Je vais élever la voix parce au nom de ma glorieuse tradition pluriséculaire.

Je vais élever la voix parce que je ne veux pas qu’on laisse le conflit arabe avec Israël être injustement défini du point de vue d’une seule population de réfugiés, les Palestiniens.

Je vais élever la voix parce que l’injustice qui m’a été faite doit être reconnue et résolue une fois pour toutes, quel que soit le temps nécessaire.

Je vais élever la voix parce que ce qui m’est arrivé est en train de se reproduire chez une autre minorité dans la région, les Chrétiens, avec une inquiétante familiarité, et je vois à nouveau le monde détourner les yeux, comme si le déni résolvait tout.

Je vais élever la voix parce que je refuse d’être un Juif oublié.

David Harris

Lettre d’un Juif oublié, par David Harris

Danilette.over-blog.com

(Source : DesInfos.com)