Archives de Catégorie: POEMES JH

Poèmes JH

Résultat de recherche d'images pour "photos : paysages d'automne"
______________________________________________

Que revienne l’automne !

 

La bonne odeur de terre mouillée

Est un des charmes de l’automne

Quand on erre sous les feuillées

Et qu’aux rêveries l’on s’abandonne.

Moi, j’aime ces premières fraîcheurs

Qui suivent ces fameux beaux jours

Où souvent écrasés de chaleur

Nous souhaitons de la pluie le retour.

Si beaucoup vénèrent l’été

Moi, je suis un enfant d’avril

C’est le mois où je suis né

Et, à mes risques et périls,

Contre tous, je le soutiens,

A l’été de loin je préfère

Les saisons intermédiaires,

Et j’aime quand le printemps revient.

Et à vous, amateurs de canicule,

Je cède volontiers le terrain

Et, sans peur du ridicule,

J’aspire à de frais lendemains.

J’attendrai septembre et octobre,

Soit, une période plus sobre

Pour renaître en quelque sorte

En cette saison qu’on dit morte.

A chacun ses ressentis,

A chacun de jouir à sa façon

Du temps qui lui est imparti.

En aucun cas ceci n’était une leçon.

JH

-==-

Résultat de recherche d'images pour "photos de Gérard de Nerval jeune"

Ode à Gérard de Nerval

 

C’est à toi, de Nerval, poète du désespoir

Que je voulais vraiment rendre hommage ce soir.

A toi le ténébreux, le veuf, l’inconsolé,

Le chantre tragique d’un monde désolé.

A toi, le prince d’Aquitaine à la tour abolie

Qui a perdu ce qui faisait sa vie,

Dont la seule étoile est morte

Et dont le luth pourtant constellé

Se retrouve de la sorte

Porter le soleil noir de la mélancolie.

A celui qu’on trouva, un petit matin d’hiver

Pendu à un réverbère.

Le poète, on le sait, est au monde inadapté

Et la poésie n’est pour lui qu’un pis aller

Pas toujours suffisant.

Et de Villon à Verlaine, il va côtoyant

Les précipices – l’éden parfois ou l’enfer

Et dans ce dernier cas que peut-on donc faire ?

Sinon souffrir ou bien mourir.

Le poète traverse sa vie sur un fil

Et quand il voit ses plus beaux rêves pourrir

Il tangue et parfois même il se défile.

 

JH

Publicités

Détente – Valls, le chef de l’orchestre national en perdition

Afficher l'image d'origine     ____________________________________________________

VALLS, LE CHEF DE L’ORCHESTRE NATIONAL EN PERDITION

La devise de Valls  : AdVIENNE que pourra ! Sa dernière déclaration : Les gens de droite sont STRAUSS richards.

La musique, il connaît, son nom lui-même l’indique. Il a une femme violoniste qui lui a mis la corde au cou. Mais il a des problèmes avec un certain Gérard L’ARCHET (président du Sénat). Cependant, il a souvent des problèmes d’ACCORD et tend à multiplier les fausses notes.

Par ailleurs, son JEU, qui ignore le MODERATO, est mal orchestré. Il est vrai que contrairement à celui de Vienne, l’orchestre de Hollande est difficile à diriger, car sujet à des COUACS multiples et autres dissonances. Mais peut-être que, comme un boxeur catalan acculé dans les cordes, bientôt enverra-t-il tout valser !

On a du mal à qualifier son interprétation : pas vraiment gauche tout en étant mal à droite. De quoi se retrouver au centre des critiques (musicales, bien sûr)…

JH

 

 

C’est l’histoire d’un pauv’gars qui s’appelait Léon

Afficher l'image d'origine

___________________________________________________

C’était un pauv’gars qu’on appelait Léon, qu’avait pas grand-chose, mais qu’avait une si belle nappe que tout le monde parlait de la nappe au Léon, de style empire, bien sûr !

Et ce Léon-là avait aussi un bon appart  situé près de la station Pyramides, bien sûr. Il rencontra sa femme Joséphine gare d’Austerlitz, mais elle le quitta à Trafalgar Square. Entre-temps, il gagna au loto. Fini le pauv’gars. Il était content. Il se cuisina son plat préféré, le veau Marengo, et il écouta sa musique de prédilection, l’Empereur, de Beethoven, bien sûr. Tout allait bien pour lui. Le soleil brillait sur sa vie et sur la gare d’Austerlitz. Mais il fit des emprunts toxiques, les remboursements devinrent Blücher et ce fut un Waterloo financier. Plus de belle nappe, plus de bon appart ! La bérézina, quoi ! Il en vint à se droguer ; on l’appela le camé Léon. Et pour finir il s’exila et passa sa retraite en Russie, où ce ne fut pas Arcole, mais plutôt la picole. Il y mourut d’un cancer du foie d’avoir bu trop de vodka. Pauvre gars, pauvre Léon.

Moralité : quand on s’appelle Léon, de nappe on n’ a pas !

JH

Afficher l'image d'origine

Peinture retouchée de l »oeuvre inachevée de David

Le plat pays à l’heure des attentats

Afficher l'image d'origine

Avec des mosquées comme uniques montagnes

Avec des minarets comme mâts de cogagne

Ecoute le pleurer

Ce plat pays qui est le tien

Avec pour tout avenir

Un flot de douleurs à venir

Ecoute le faiblir

Ce plat pays qui est le tien.

Avec Frida la blonde qui deviendrait Fatma,

Avec un peuple si las qu’un pays s’est rendu

Avec un peuple si las que tout semble foutu.

Avec ces diables qui déclenchent le carnage

Avec l’idée de mort pour unique bagage

Et des chemins de pluie comme unique espoir

Avec le vent d’orient, écoute le déchoir

Ce plat pays qui est le tien.

Avec des idées vagues

Contre de telles vagues

Avec des pseudo-digues que Daesh dépasse

Et ces pauvres familles ayant à jamais le coeur à marée basse

Ecoute le pleurer, ce plat pays qui est le tien.

Avec des actes si noirs qu’on ne peut pardonner

Avec tout un peuple qu’on veut écarteler

Ecoute le craquer, ce plat pays qui est le tien.

Quand les drames de Novembre nous reviennent en Mars

Il est vraiment temps de faire face.

Quand les ruines fumantes attisent la colère,

Quand vent est au pire et qu’on ne sait que faire

Ecoute le crier, écoute le maudire, ce plat pays qui est le tien.

JH

 

Afficher l'image d'origine

Quelques considérations sur une manipulation

Afficher l'image d'origine

__________________________________________________

Il paraît que les Français ont été sidérés par la vague d’attentats ! En faites-vous partie ? Moi pas. Oui ? Alors cons sidérés : vous. Ce n’est pas une question, c’est une désignation. Mais oui, pardon, mais on pousse maintenant la manipulation jusqu’à vous indiquer quelle doit être votre réaction.

C’est entendu, vous devez être sidérés – c’est une bande de journalistes manipulateurs qui vous l’a dit. Or, y avait il matière à être sidéré ?

Sans vouloir vous faire un cours de géopolitique, l’implication du gouvernement français dans notamment la défense des intérêts économiques en Afrique ne pouvait que nous conduire à de tels évènements.

Mais cependant, vous devez être sidérés, ce qui ipso facto vous empêche de réfléchir et permettra de mieux faire passer des propos qui implicitement seront une défense desdits intérêts.

En conclusion, n’acceptez jamais qu’on vous dicte vos sentiments et interrogez vous toujours : pourquoi cherche-t-on à le faire.

JH

 

Poèmes JH

La poésie est sève pure (Henri Thomas)

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Afficher l'image d'origine

____________________________________________

Confiture sur le pain dur du quotidien

Ce matin remue les couleurs du temps,
Spectacle éphémère,
Magie de la terre.
C’est pour chacun de nous que le monde existe.
Cessons d’être tristes,
Ce lien qu’on noue avec la nature
En cette aube d’été indien
Sera confiture
Sur le pain dur du quotidien,
Bouquet final de l’été finissant
Qui, doucement, s’éloigne, languissant,
Alors que dans ces brumes matinales
Et malgré une douceur automnale,
On devine l’hiver s’avançant
Subrepticement.
C’est ainsi pour nous également
Que s’écoule le temps, inexorablement
Quand éclatent encore les feux de la jeunesse
Pointent déjà les affres de la vieillesse…
Car si humaine est notre nature
Qui doit dominer la Nature
Nous ne maîtrisons pas son allure
Et déjà le présent restreint notre futur.

JH

Afficher l'image d'origine

g7preston (Source : Joli Joli Design)

________________________________________________

La littérature au secours de la nature

A l’heure de la conférence sur le climat, nous convions nos écrivains à la défense de la nature.

Il n’est plus temps de bailler aux Corneilles, il faut en urgence, agir, mais on est bien Mal armé. On aura Beau de l’air se soucier, si on ne traite le mal à la Racine, on ne verra plus pousser La Bruyère, on ne pourra plus dire à nos enfants : « Bois l’eau de La Fontaine » ; et combien de temps faudra-t-il pour voir à nouveau le Rhin beau ? Et moi, je ne pourrai plus cueillir de roses à La Martine ni Alphonse regarder le Dos des filles.

Cela est aussi certain qu’un brun malin vaut mieux qu’un Roux sot. Malade est la seconde nature de ses mauvaises habitudes et les douleurs migrent maintenant Vers l’aine.

Que restera-t-il de nos Châteaux-brillants  rongés par les pluies acides ? Et de toutes ces mares livrées aux diables pollueurs, je me fais du mauvais Sand. Et que dire des beautés de la terre que la fureur des éléments des ZolaJules me demanda : « de se battre Valès encore la peine ? » Mais si nous luttons vraiment efficacement, ce ne seront que des Maux passants… et tout redeviendra comme avant.

JH

=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

passager
______________________________________________
Le train de la vie
La vie au fond, c’est comme un train.
Du train de vie, ne parle-t-on pas ?
Et du berceau jusqu’au trépas
On tente de prendre le bon train.
Enfant, on joue au petit train,
On est jeune, on est plein d’entrain,
On n’est pas encore dans le pétrin.
Mais gare aux erreurs d’aiguillage
Qui nous guettent dès le plus jeune âge.
Et alors, on prend le train qu’on peut
Pas le train qu’on veut.
Mais de toute façon, presque tous, on prend
Le train quotidien !
Que l’on pense, pourrait être le sien
Mais l’on se méprend.
Le tien peut avoir des toilettes en or
Un autre les aura bouchées encore,
Le tien, traverser de somptueux décors,
Un autre que des paysages de pécores.
Mais même s’ils prennent des voies diférentes
Elle finissent toutes en descente.
Alors, que l’on vive sur un train d’enfer
Ou que l’on fasse tout à l’envers,
Des vies, il y en a de toutes sortes,
Mais à vrai dire, peu importe,
Car quand au final vient le dernier train
On n’a plus besoin de rien.
A la fin, ce train toujours déraille
Et nous toujours on défaille…
JH

________________________________________________________

Avis de tempête

Quand sur le chemin des lendemains

Cesse le transport en commun

Ou du moins les arrêts publics

Alors s’affaiblit la République.

Quand déferlent des propos si vils

On n’est pas loin de la guerre civile.

Hélas il faut parfois que se déchaîne

Des éruptions de haine

Car c’est dans la nature humaine.

Et fragile sont les sociétés !

Leur équilibre est instable

Et finalement jamais durable

Si bien que de toute éternité

Certains rêvent de renverser la table

A laquelle ils ne sont pas conviés,

Sauf à en ramasser les miettes misérables.

Ainsi l’océan des frustrations

Engendre le tsunami des révolutions.

Quand le pouvoir évoluera

De République à Bastille…

De défiler plus ne suffira

Il faudra renverser les quilles.

Il faudra ensuite bien voir

Là où on les posera,

S’assurer que solide leur socle sera

Pour leur éviter de choir

Au premier vent de l’histoire.

JH

_______________________________________________________

TRISTE NOËL 2013

 

Cette année il n’y a rien de bon sous le sapin :

Du chômage et encore du chômage

Pour tous les âges.

Pas de jeux et parfois non plus pas de pain.

Pas de poupée ni de légo

Seulement des impôts à gogo

Pour les gogos que nous sommes.

Pauvres pions que l’on assomme.

Juste un spectacle de marionnette

Qui vraiment nous inquiète,

Car tient-on encore les ficelles

Pour remettre le pays en selle ?

Avec en guise de héros

Un premier ministre

Falot et sinistre

Qui prend l’eau,

Un ministre de l’économie

Qui ne sait pas faire d’économies.

On nous dit : y a plus de fric

Mais on va le dépenser en Afrique.

Un mosco, mais sans vici

Le changement c’est d’abord ici.

Assez de dépenses infinies

On sait comment la grenouille finit.

Les Bretons sont furibonds

Et ça, c’est pas bon

Pour le Foll,

C’est vraiment pas le bol.

Et les sages-femmes même

Ne le sont plus.

Du jamais vu !

C’est pas de veine

Pour Marysol Touraine.

Il nous reste le cirque heureusement

Et là, c’est spectacle permanent.

Regardez ce gouvernement :

Des couacs tout le temps.

Des clowns – mais qui ne font pas rire,

Il n’y a rien de pire

Ou plutôt si, des martinets plus tard

Apportés par le père fouettard

Pour les grands enfants que nous sommes.

Car, au fond, en somme :

Tout va mal, tout va mal,

Mais au fond c’est normal.

Hollande ou Pays-Bas, c’est pareil

Vous attendiez peut-être des merveilles…

JH

Résultat de recherche d'images pour "photos et caricatures de la France"

_________________________________________________

Homs________________________________________________________

Deux poèmes pour illustrer notre époque trouble :

L’AFFRONTEMENT DE DEUX MONDES

Revoilà donc comme jadis les guerres de religion

Ou plutôt au nom des religions…

Que veulent ces prédicateurs qui prospèrent,

Manipulant ces pauvres hères

Qui mourront demain par légions.

Vous, serviteurs de D.ieu, est-ce bien là votre mission ?

Lors du Jugement, priez pour votre rédemption !

Pourquoi tant de haine, pourquoi tant de déraison ?

Pensons aussi à ce que nous faisons ;

Ne générons nous pas de fortes frustrations

Et de compromissions en démissions

Affichons nous encore des convictions ?

Mais guérit-on vraiment de la guerre ?

De la guerre, la paix n’est-elle que rémission ?

Sans doute, hélas – les hommes étant ce qu’ils sont

On ne voit guère de solutions.

On pourrait penser que l’éducation…

Mais certains avaient fait des études.

On en vient donc alors la mort dans l’âme

A conclure avec inquiétude

Que science sans conscience n’est que ruine de l’Islam.

Mais quand on n’a que l’argent comme dévotion

Comment s’étonner alors des répercussions…

Quand on veut imposer sa mondialisation

Comment donc s’étonner de ces contestations,

Car c’est aussi un choc des civilisations.

C’est aussi la guerre des télévisions,

Chacun de son monde voulant imposer la vision.

Sur des êtres frustres. Puissance des images !

Comme l’étaient nos vitraux au Moyen-Âge.

En fait, si tous nous nous tenions

A cette déclaration de la révolution :

La liberté s’arrête à celle de l’autre – sans exception,

Sans doute de nombreux conflits éviterions.

Mais il n’est pas venu le règne de la raison,

Celui du coeur non plus. Ce sont les passions

Qui se déchaînent, celle de la domination

De l’homme sur l’homme avec la mondialisation

ou de l’homme sur la femme pour l’islam,

Comme nous au Moyen-Âge, où elle n’avait pas d’âme.

Eros et Thanatos toujours en confrontation,

L’amour et la mort, et au milieu, les religions.

Face à cela, il faut malgré tout croire

Et à tout prix garder l’espoir

Croire jusqu’à l’utopie

En l’amour, en la vie,

En soi, en son prochain, en D.ieu

Si l’on veut, si l’on peut

Mais aux autres ne pas l’imposer.

Alors peut-être, la colombe pourra-t-elle enfin se reposer.

JH

____________________________________________________

Résultat de recherche d'images pour "photos et caricatures de la France"

_____________________________________________________

PETIT PAMPHLET SUR L’ETAT DE LA FRANCE

Hollande et sa bande

Rendent le pays bas

Et Bruxelles, elle, excelle

A nous mettre bas

De plus belle.

Quand donc libérera-t-on la France

Du carcan de la finance

Et de ses serviteurs politiciens

Pour revenir à l’étant ancien,

Celui d’avant l’euro qui ravage

Et d’une Europe sauvage

Qui crée chômage et misère

Et fait fuir les jeunes de leur terre

Ou tomber dans la délinquance ?

Désespoir et déliquescence

Sont les nouvelles mamelles de la France !

J..H.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

Douceur de novembre

Apprécions les feuillages flamboyants de l’automne

Avant que ne reviennent les frimas hivernaux.

Goûtons cette douceur de novembre qui s’étonne

Car bientôt viendra l’hiver et ses maux.

Mais quand l’or se mêle au pourpre et l’ocre à tous les jaunes

Pour embraser bois et frondaisons,

C’est aussi pour la faune

La mauvaise saison,

Celle de la chasse et des chiens aboyant.

Ce ne sont pas seulement les feuilles qui rougeoient

Et cela gâche un peu notre joie.

Mais côtoyant nos champs encore verdoyants

Sous des cieux d’un bleu étonnant,

Les rouges des cotinus répondent

A ceux des érables qui abondent,

Et l’arbre aux cent écus

Etale ses pièces d’or

Devant ce chêne qui a tant vécu

Et qui est presque mort.

Cette symphonie de couleurs allant du vert

Au rouge nous met la tête à l’envers.

Peu à peu toutefois, se dénudent les chênes,

Laissant ainsi les charmes apparaître.

Les trembles, peupliers et les hêtres

Attendent, eux, que le vent se déchaîne.

Profitons de ces instants de réconfort

Offerts par la Nature.

Jouissons du spectacle de cette belle ramure

Car bientôt il fera froid dehors.

JH

  Tuer pour le plaisir de la chasse est immoral et condamnable

Vent Neige

LA MORT BLANCHE

Ce matin tout est blanc

Pour les yeux émerveillés des enfants

Mais aussi des plus grands

Sans doute immatures

Encore émus par les beautés de la nature

Source de tant de belles peintures.

En cette journée de janvier

Elle nous offre un spectacle à la fois beau

Et triste qui n’a rien à envier

A Brueghel et à ses fameux tableaux

D’hiver où la vie semble avoir déserté

Où règne comme un air funèbre et inquiétant

Comme au temps des pestes noires d’antan

Où le froid manteau blanc purificateur

Des hommes recouvre toutes les douleurs.

Finalement cette image figée est angoisante.

A quand la nature renaissante ?

Car non, la neige n’est pas toujours belle

Et la mort n’est pas toujours noire,

Elle l’a déjà souvent montré dans l’histoire :

Elle peut aussi être blanche

Et tout aussi cruelle

Lors des avalanches

D’aujourd’hui ou d’hier

Ou dans la plaine d’Eylau, grand cimetière

A ciel ouvert

De sang et de glace recouvert

Ou lors des retraites de Russie, glacée,

Elle étalait le linceul blanc des trépassés.

Et comment ne pas être horrifié

A la vue de ces Juifs frigorifiés

Et dramatiquement faméliques,

Victimes pitoyables de bourreaux sadiques

Sous les coups et le froid qui mord

Dans la neige marchant jusqu’à quand ?

D’un camp de la mort

Vers la mort dans un autre camp

Quand ils ne tombaient pas avant

Une balle alors les achevant.

Le soleil semble avoir disparu sans retour.

Et si l’Apocalypse était blanche ?

A nos coeurs glacés, Dieu répondant à son tour

Comme une ultime revanche

Par la glaciation du monde tout entier

Prélude au jugement dernier.

JH

___________________________________________________

https://i1.wp.com/tristefootball.t.r.pic.centerblog.net/9drd2gd6.jpg
_______________________________________________________
  FOOTBALL  DU  SOIR  
Les vapeurs de mercure ont d’abord sautillé
Avant de scintiller
Et d’innonder bientôt le Parc de lumière,
Nous révélant alors le somptueux décor
De cette enceinte princière.
Dans ce décor grandiose, un public record
Est venu pour le sport
Est venu pour la fête, fête du soir
Fête des yeux.
Ils sont plus de quarante mille
Venus en métro ou en automobile
Mordus et curieux
Mais tous curieux de voir
Si le duel attendu aura bien lieu
Ce soir.
Les lueurs des projecteurs
Brillent dans le ciel d’Auteuil
Et balayant le stade mettent en valeur
Le vert de la pelouse – théâtre verdoyant –
Et le rouge, le bleu, le jaune des fauteuils
Ainsi que les vêtements des spectateurs,
Taches de multiples couleurs
Qui dansent devant nos yeux,
Comme de longs rubans ondoyants.
Et puis tout à l’heure
Les joueurs vont au milieu des clameurs
Vivre une belle aventure
Sur cette scène de verdure.
Le spectacle est bon et les applaudissements
Naissent de chaque point du stade
Pour se confondre bientôt avant de disparaître.
Que le public n’apprécie pas et il le fait savoir.
Insultes, sifflets témoignent alors
De la colère populaire.
Le goal fait une parade qui fait vibrer le stade.
C’est une fête pour les yeux, c’est une fête pour les sens
Car le vent nous rappelle que nous sommes en plein air.
La captivante incertitude du sport,
La passion, l’enthousiasme,
L’injustice, la colère, la démesure
Font que ces grandes rencontres
Offrent le spectacle et le divertissement.
JH

______________________________________________________

 2 photos d’Hiroshima en 1945 : l’une avant la bombe, l’autre quelques jours après
__________________________________________________________

Ce matin d’été ensoleillé, chaud et humide, fut déchiré par l’éclair d’une explosion d’une violence inouïe, suivie pour certains d’une perte de conscience avant un réveil dans un paysage de cendres, traversé par des survivants hagards, brûlés au dernier degré, la peau en lambeaux, torturés par la soif. Ils se souviennent aussi des jours de pluie noircie par les cendres contaminées, des années à souffrir dans les hôpitaux où les médecins pronostiquaient une mort prochaine. Soixante-cinq ans plus tard, ils n’avaient rien oublié… Ainsi, pour les 239 225 hibakusha encore de ce monde, l’enchaînement des événements à la centrale de Fukushima et l’extension progressive des zones de retombées radioactives rappellent ce 6 août 1945 , où toutes les montres et les horloges se sont arrêtées ce matin-là à 8h15.

Hiroshima (Un jour d’août 1945)
Tous virent le soleil se lever tôt, emblème
De la nation, dardant ses traits brûlant de fièvre,
Baignant ses cheveux d’or dans l’océan bleu blême
Perçant encor ce matin l’azur mièvre.
Alors l’aigle choisit sa proie, tournoya
Et la sérénité du ciel scella son sort.
Le rapace, l’aile de nylon déploya
La rabattit, touchant terre, tel un ressort.
Champignon vénéneux au faîte en ignition,
L’éclair jaillit de terre comme une punition,
Ayant le goût amer de la mort atomique,
Lui seul, pouvait écoeurer le monde (asiatique) :
Corps amalgamés au bitume liquéfié,
Coagulés dans la pierre, volatilisés,
Tuiles désormais visqueuses, vie raréfiée,
Tout le paysage avait été stérilisé,
Murs en incandescentes poussières, croulant.
Toute vie autour du cryptogramme funeste
Avait disparu dans cette fournaise coulant,
Détruisant et se propageant comme la peste.
Alors le vent chargé de graines s’élança ;
Ce cimetière calciné ensemença,
Avec une pluie chaude, gluante et brutale,
Apportant aux rescapés le germe fatal.
L’horreur pourtant brève
Se retrouvait dans les yeux des survivants
Comme un reproche : muet mais vivant
A l’humanité devant ce mauvais rêve.
Sur les murs de la ville martyre reste
Gravée à jamais l’ombre d’être désintégrés
Instantanément. Hiroshima réintégrée
A la vie, a des statues qui ce jour attestent.
JH (16 ans)
__________________________________________________________

Gérard de Nerval

______________________________________________________

ODE A GERARD DE NERVAL

C’est à toi, de Nerval, poète du désespoir

Que je voulais vraiment rendre hommage ce soir.

A toi le ténébreux, le veuf, l’inconsolé,

Le chantre tragique d’un monde désolé.

A toi, le prince d’Aquitaine à la tour abolie

Qui a perdu ce qui faisait sa vie,

Dont la seule étoile est morte

Et dont le luth pourtant constellé

Se retrouve de la sorte

Porter le soleil noir de la mélancolie.

A celui qu’on trouva, un petit matin d’hiver

Pendu à un réverbère.

Le poète, on le sait, est au monde inadapté

Et la poésie n’est pour lui qu’un pis aller

Pas toujours suffisant.

Et de Villon à Verlaine, il va côtoyant

Les précipices – l’éden parfois ou l’enfer

Et dans ce dernier cas que peut-on donc faire ?

Sinon souffrir ou bien mourir.

Le poète traverse sa vie sur un fil

Et quand il voit ses plus beaux rêves pourrir

Il tangue et parfois même il se défile.

JH

_______________________________________________________

  71 – Vague Emeraude – huile sur toile 30×90 Anny Bergerolle 2007 

NUIT AVEC LA MER (Hommage à Baudelaire)

Lorsque le monde plonge dans l’ombre,

Et que je sonde l’onde sombre

Où courent mes pensées amères,

J’aime à contempler la mer.

L’obsédante unisonnance des lames

Reflète la mièvre monotonie de ma vie,

Et leur mouvement monocorde, dans mon âme

Berce ma mélancolie.

Le vent dans les rochers soupire,

Tandis que sur la grève le flot expire.

Ô, mer ! Toi aussi tu ronges.

D’où vient cette plainte qui monte en moi

Et qui a nom souvenir ?

Mais, ce n’était qu’un songe,

Car si parfois encor tu me fais souffrir,

Mon avenir n’a plus de place pour toi.

Comme l’océan il est insondable.

Sera-t-il aussi noir ?

Si ce soir je suis sans espoir,

Que le bonheur me semble insaisissable

Et que j’aime à contempler la mer,

A l’aube, le soleil éblouit la terre

Et l’homme oublie ses pensées amères.

J.H. (17 ans)

la femme aux roses   Peinture d’Anita

LE SOURIRE DES FEMMES

Tel un rayon de soleil

Sous la porte de l’ennui,

Le sourire des femmes passe sur notre vie,

Plaisir toujours nouveau à nul autre pareil.

Le sourire qui éclaire nos coeurs

Et glisse un peu de bonheur

Sous les chagrins de la vie,

Le sourire trop vite s’enfuit.

Sur les lèvres le sourire naît

Illuminant tout le visage,

Aussitôt, c’est la joie qui renaît

Dans tout le voisinage.

Le sourire est la plus belle chose

Que cueille le regard qui se pose.

JH (18 ans)

LA MUSIQUE EST LA PAROLE DU SOURIRE

Femme, tu mets dans tous les coeurs

La douceur,

Et l’amour,

Et donne le désir de te suivre toujours.

Toi seule peut des hommes faire tomber le courroux,

Leur faire goûter

La paix, dans la paix retrouvée.

Mais tu peux au contraire aussi les rendre fous

Quand tu ne leur fais pas de nouvelles blessures

Mais c’est à travers toi qu’est belle la nature.

JH (19 ans)

Peintre célèbre- John William- Waterhouse

John William-Waterhouse Anémones – 1902

DANS LE VENT

Le vent très souvent me rappelle des choses,

Du son des violons au parfum de la rose,

L’image ou le reflet de ce qui fut avant.

Aujourd’hui dans le vent

Qui souffle encor vers Troie,

J’ai soudain senti la secrète présence

D’une éternelle absente, de toi Iphigénie

Immolée par les hommes

Sur l’autel de leur peur

Et de leur ignorance.

Que toi Iphigénie,

Fille d’Agamemnon et muse de Racine

Et tant d’autres depuis, innocentes victimes

Alourdissent le poids de tous ces crimes

Que paie l’humanité pour le bonheur de l’homme.

Au vent qui tout à l’heure,

Soufflait si légèrement

Se mêle maintenant le doux gémissement

D’un vieux chant de douleur.

JH (19 ans)

 

LA POESIE DU MONDE

Pour celui qu l’aime, la poésie du monde

C’est la nature qui s’ouvre à cent lieux à la ronde,

Et l’on commence à vivre

Des rêves merveilleux

Où l’on s’enivre pour survivre.

Et tout au long des jours,

Avec ou sans l’amour,

L’éclat de sa beauté sera douce à leurs yeux

Et aux yeux

De leur coeur,

Et leur apportera une forme de bonheur.

JH (18 ans)

A yellow butterfly over a red rose just outside a Dolomites Cottage Banque d'images - 5759587

LA ROSE ET LE PAPILLON

Il l’a connu à peine éclose, c’était une bien belle Rose ;

Folâtres et inconscients alors, la rose et le papillon étaient heureux.

Mais la rose s’épanouit, le papillon mûrit. Un jour, pétale à pétale

Il a senti la sève courir dans son pédoncule

Effeuilla sa corolle, il but dans le calice

Le doux nectar de l’amour, le vent apporta le pollen

Qui féconda le pistil. Puis un orage éclata,

La rose se couvrit d’épines, oubliant le lis.

Elle se lia à une abeille, le lis en eut le bourdon

Lui si noble, si fier tenta bien de l’oublier

Mais comment oublier une rose qui a grandi près

De vous, sans cesse il voyait l’abeille butiner

La fleur et après avoir bien profité de la rose

Elle alla vers d’autres fleurs. La rose naïve retourna

Vers le lis, qui, quand il l’embrassait, savait bien

D’où provenait ce goût de miel.

La rose levée tôt fut surprise par la gelée.

Une goutte de rosée perla comme un sourire

Puis sans s’être fanée tomba sur le sol

Humiliée, sans sève, elle se laissa mourir.

JH  (16 ans)