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CULTURE JUDAÏSME – Mois de Tichri 5778

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Nous étudions cette semaine la 52ème paracha Haazinou (Ecoutez)

Lecture de la paracha Haazinou en français

Hachem attend de nous que nous amorcions un retour sur nous-mêmes mais pas seulement !

Dans ce cantique de Haazinou,  Moïse s’adresse à nous. Il y a une grande différence entre ce cantique et celui de la Mer Rouge où Moïse a chanté et ses paroles furent reprises en chœur par un peuple tout nouveau-né  plein de reconnaissance envers son Créateur et plein de reconnaissance envers D.

Ce poème où Moïse prend les cieux à témoin est une perspective à lui seul : on y voit retracé le passé lointain et proche du peuple juif, son présent mais aussi son avenir avec toutes les peines qui attendent ce peuple, cette collectivité qui tout entière doit réagir et se corriger pour que D. revienne retrouver Son peuple. Moïse admoneste cette assemblée qui ne semble pas se préoccuper de son avenir.

Le peuple a reçu l’ordre de recopier la Torah mais aussi et surtout de l’étudier et de l’enseigner. De l’approfondir et de la découvrir sans cesse à chaque mot et à chaque lettre. De l’aimer et de chercher les secrets qu’elle renferme. Moïse va partir. Il va mourir et rejoindre ses pères alors qu’il a passé un peu plus de 40 ans à guider et défendre ce peuple.

Le verset 7 attire notre attention : l’homme est appelé à se placer sur l’échelle du temps de manière à pouvoir se référer au passé pour en tirer des leçons et aussi se faire guider par les plus anciens : « זכור ימות עולם בינו שנות דור ודור, שאל אביך ויגדך זקניך ויאמרו לך.. »

Moïse entend par là que chaque membre du peuple doit se sentir partie intégrante du passé du peuple car tout ce qui a fait l’histoire est le fait d’une collectivité entière et l’homme ne doit nullement s’en désolidariser. Par ce biais, l’homme pourratirer une leçon des erreurs du passé et éviter de retomber dans les mêmes ornières et de cette manière, il est possible de comprendre par quel moyen l’on peut se rapprocher de D.

Lorsque le peuple faute, son retour vers son créateur est une démarche individuelle incluse dans l’effort collectif. Ainsi provoquera-t-il le retour de la Shekhina auprès du peuple.

Moïse lance un appel poignant au peuple avant de « rejoindre ses pères ». Pour ce faire, il désire prendre pour témoins « les cieux » et la terre, c’est-à-dire le cosmos tout entier. Il veut insister pour que le Peuple tout entier se rapproche de la Torah. Que le peuple fasse teshouva. La teshouva réclamée peut se faire même si l’individu n’a pas commis de faute. Il faut qu’il éprouve le désir ardent de faire revenir la Shekhina parmi les hommes.

Dans le service effectué par les Cohanim, nous pourrons voir de quelle façon la Majesté Divine va être ramenée ici-bas, sur terre depuis le « septième ciel ».

Après avoir pratiqué la cérémonie d’imposition des mains sur les taureaux qui vont être sacrifiés en rachat des fautes des grands prêtres et des familles des grands prêtres, après avoir tiré au sort entre les deux boucs : celui qui sera sacrifié pour racheter tous les péchés de tout Israël et le bouc émissaire qui sera précipité d’une montagne dans le désert de Judée et après avoir aussi imposé ses mains sur le bouc sacrifié pour y confesser tous les péchés d’Israël, le sang sera aspergé sur l’autel selon le cérémonial donné : le cohen asperge l’autel d’une goutte de sang vers le haut. Tout se passe alors comme s’il tendait la main vers le Saint béni soit IL pour L’accompagner à descendre marche après marche, degré après degré ou ciel après ciel les sept cieux qui Le séparent de nous.

C’est ainsi que cela est décrit d’ailleurs dans le « seder ‘haâvoda » lu pendant le moussaf de Kippour : un, un et un (une goutte pour un ciel); un et deux (une goutte et on arrive au deuxième ciel), un et trois (une goutte et on arrive au troisième ciel) et ainsi de suite jusqu’au septième degré depuis le Haut, puis, le cérémonial pour raccompagner la Majesté Divine de la terre jusqu’au septième ciel se trouvera à la fin de l’office de la Néîla de Kippour.

A ce propos, il est à souligner un comportement que beaucoup adoptent : dès après la sonnerie du shofar, beaucoup de fidèles plient leur talith et s’en vont car, ils pensent que le son du cor ayant retenti tout est terminé or, il s’agit d’une erreur grave : il reste à « raccompagner » la Majesté Divine vers le « septième ciel » c’est-à-dire qu’au moyen du verset-profession de foi suivant : ה’ הוא האלוקים L’Éternel est notre D (Ado-nay ‘hou ‘haElo-‘him) répété sept fois, nous raccompagnons l’Éternel vers Son trône.

Ainsi, tout se passe comme si, après avoir accueilli un invité de marque qui nous honore de sa présence, tout-à-coup, nous nous levons et l’abandonnons. Tout cela pour vite aller boire et manger quelque chose. Et, si nous restions à la synagogue encore dix ou quinze minutes après avoir jeûné déjà 25 heures que se passera-t-il ?

Se restaurer est-il plus important que de dire au revoir à l’invité de marque ?

Nos fautes ne sont pardonnées que grâce à Yom Kippour, ne montrons pas notre désir si matériel en partant de la synagogue un peu trop tôt. Ne montrons pas notre impatience à notre D qui nous pardonne alors que l’homme désobéit constamment.

Au chapitre XXXII des versets 44 à 47 nous relevons six fois le mot כל ou provenant de la racine כל.  Le mot כל est composé des initiales כ de כתבו et de ל provenant du verbe  « enseigner »  ללמד….. Et, ce que le texte veut nous faire comprendre c’est que si nous n’écrivons pas la Torah et si nous ne l’enseignons pas (allusion à la Torah écrite et à la Torah orale), alors, nous risquons de nous trouver dans la position que décrit le verset 47 : כי לא דבר ריק הוא מכם כי הוא חייכםcar –cette Torah – n’est pas une chose vide elle est votre existence.

C’est-à-dire que, lorsqu’il nous est conseillé de choisir la vie c’est-à-dire la Torah, nous considérons que par notre choix/action/modus vivendi d’après la Torah, en l’écrivant et en l’enseignant nous donnons son plein sens non seulement à la Torah mais à la vie elle-même.

En consacrant un peu de temps à l’étude et un peu de notre temps à nous rapprocher de D, nous nous éloignons de la faute et, nous participons activement à la finalité de l’homme juif.

Caroline Elisheva Rebouh

Haazinou : un cantique pour une perspective – vidéo

(Source : JForum)

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Les fêtes de Tichri 5778 – Chana tova 5778 lékoulam ! Et bonnes fêtes de Tichri !

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Chana tova 5778 à tous les Juifs de la terre et à Israël, la belle tant convoitée ! Formons le souhait que l’Etat juif ne soit plus jamais divisé et qu’il récupère la totalité de sa terre très bientôt ! Amen. Ken yehi ratson.

LA GRANDE FAMILLE JUIVE DOIT RESTER UNIE FACE A L’ADVERISTE ET FIDELE A SA PAROLE, CELLE DU SINAÏ, DONC A LA TORAH ET AUX MITSVOTE, C’EST IMPERATIF SI ISRAËL VEUT TENIR TÊTE A SES ENNEMIS – Les nations l’ont bien compris, puisque, comme maintes fois dans l’histoire, elles s’attaquent à nouveau aux symboles mêmes du caractère juif de ce peuple :  la Brit Mila et la Chrita ! TOUJOURS SE SOUVENIR QU’UN JUIF RESTERA TOUJOURS UN JUIF, QUOI QU’IL FASSE ET SI LOIN DE LA TORAH QU’IL SE TROUVE. A TOUT MOMENT, IL PEUT FAIRE TECHOUVA, ET ROCH HACHANA EST LE TEMPS IDEAL POUR OPERER CE RETOUR. ISRAËL VIVRA, ETERNELLEMENT ! AMEN. louyehi

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Rosh Hashanah, the Shofar and the Holy City

Roch Hachana, le Chofar et la Ville Sainte avec le rav Karmi Gross

Rabbi Karmi Gross and Reel Israel Productions connect Israel’s past and present, exploring Israel’s rich history and heritage while portraying the dynamic nature of life in Israel today.

Rosh Hashanah, the Shofar and the Holy City – Part 1

Rosh Hashanah, the Shofar and the Holy City – Part 2

9:01Rosh Hashana, the Shofar and the Holy City – Part 3

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Roch Hachana 5774

Jour du jugement de toutes les créatures et du courronnement de D.ieu comme Roi de l’univers, Roch Hachana est la « tête » de l’année, le jour duquel tout dépend…

Il n’est pas permis de travailler.

Yom Kippour

Yom Kippour est le jour du « Grand Pardon », celui, unique dans l’année, où se révèle le lien intrinsèque qui unit le Créateur à son peuple

Tombe un Chabbat

Souccot

Souccot, la « Fête des Cabanes », immédiatement suivie de Chemini Atseret-Sim’hat Torah sont les fêtes les plus joyeuses du calendrier juif.

Sim’hat Torah

Chemini Atsret/Sim’hat Torah marque le point culminant de la saison de fêtes du mois de Tichri. En ce jour, tout se conclut et tout prend son sens…

Il n’est pas permis de travailler.

(Source : Chabbad.org)

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LA FÊTE DE ROCH HACHANA

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https://i2.wp.com/users.skynet.be/maale/images/Kippour.jpg?zoom=2 Chofar (image Wikipedia)           _____________________________________________________

Vidéos : « écouter le chofar » par le chantre américain Benjamin Warschawski   « http://www.youtube.com/v/0jR20-0sy1Y&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>   rjhgins »

Paracha Netsavim et Roch Hachana » par le Rav Bitton « http://www.youtube.com/v/07W2Pfv0vgs&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>

Avant Roch Hachana, on commence les séli’hote

Comme il est bon de voir le monde juif, toujours fidèle à sa Torah après plusieurs millénaires, et la foule est si nombreuse, grâce à D.ieu, qui se presse au Kotel, le coeur même du monde ! Cela fait chaud au coeur de penser qu’à peine plus de 60 ans après la Choah, le Kotel est rempli de Juifs qui prient aussi loin que peut porter le regard ! Béni soit tu, Israël, bénis soient tes enfants qui gardent si précieusement la Torah et les mitsvote ! Amen.

Séli’hote au Kotel (le mur Occidental) de Jérusalem :

Selichot in the Kotel 9 Tishrei 5773. part 2de Kryxtina123 66

adon haslichot

Le mot « séli’hote » est le pluriel du mot « séli’ha » (demande de pardon). La fête de Roch Hachana est précédée par une période de pénitence où  chaque  Juif pratiquant se met en devoir de réciter des seli’hotes (supplications) tous les matins avant l’aube à la synagogue (les heures allant de minuit à l’aube étant une période de plus grande proximimité avec D.ieu). Ce n’est pas seulement une demande individuelle, mais toute la communauté montre ainsi son humilité, la conscience de ses fautes, sa solidarité et son amour pour tous ses membres. (En effet, chaque juif est solidaire des péchés des autres juifs). Le Choul’hane arou’h (« table dressée »), le code juif de la loi religieuse rédigé par Joseph Caro de Safed et annoté par Moïse Isserles de Cracovie stipule que l’on se lève avant l’aube durant les 40 jours (pour les séfaradim) qui précèdent Kippour, pour réciter les « séli’hote ». Les Achkénazim commencent à réciter les « séli’hote » le dimanche qui précède Roch Hachana. Les ‘hassidim ont la coutume de commencer les séli’ote par un office à 3 h du matin le dimanche qui précède la fête de Roch Hachana. La tradition juive dit que D.ieu Lui-Même aurait  enseigné à Moïse les 13 attributs de miséricorde. On retrouve ces attributs dans le livre de l’Exode : « Seigneur ! Seigneur ! Clément et miséricordieux, lent à la colère, plein de bienveillance et d’équité; il conserve sa faveur à la millième génération; il supporte le crime, la rébellion, la faute, mais ne les absout pas. » On sonne le chofar pendant les « séli’hote ». Ces attributs forment le coeur de toute prière de pénitence et toute imploration du pardon divin.

Les enjeux

Roch Hachana permet à l’homme de revenir vers D.ieu en l’implorant à l’aide de « seli’hote » (supplications) et le fait bénéficier de Sa grande clémence en faisant preuve de bonne foi et d’un repentir sincère par la Techouva, (regret des fautes, pénitence et retour à la Source qu’est D.ieu, par amour, mais aussi repentir envers ses semblables), Tefila (prière) afin de rétablir le dialogue avec le Créateur et Tsedaka (rétablir la justice en donnant aux plus pauvres). Le jugement divin apparaît alors comme la résultante d’efforts personnels qui s’expriment traditionnellement par ces 3 actes si importants dans la vie du Juif non seulement à Roch Hachana, mais aussi tout au long de l’année. On voit ainsi que l’intervention de l’homme est déterminante quant au résultat du jugement. Etant tous des serviteurs de D.ieu, chacun aspire à devenir tous les ans plus efficace dans cette tâche et se choisit, pour toute l’année à venir, un trait de caractère négatif pour essayer de le transformer de manière à ce qu’il devienne une qualité (tâche ardue, certes, dépassant bien sûr le cadre d’une année, mais qui donne à D.ieu une raison de faire « crédit » à l’homme pour l’année à venir… en croyant en sa bonne foi et en sa bonne volonté quant à son désir de changement.) 

Parce que nul n’est à l’abri du yetser hara et de la corruption, qui est aujourd’hui si dangereusement banalisée, Rabbi ‘Haïm Vital explique que le corps  humain possède plusieurs portes : celle de la vision, (les yeux) celle de l’odorat, (le nez)  celle de l’audition (les oreilles) et celle de la parole (la bouche, par laquelle passe non seulement la parole, mais aussi la nourriture qui, rappelons-le, devrait toujours être strictement cachère !) Mais si l’homme érige des barrières devant toutes ces portes afin de ne pas fauter, on pourra lui attribuer le verset : « Ouvrez les portes afin que vienne le peuple juste . Mesure pour mesure. Puisque l’homme juste a su placer des « Juges » à toutes ses « portes », de même Hachem lui ouvrira les portes du ciel. » 

Ainsi, chaque jour est une opportunité de renouveler nos vies qui permet à l’homme de recréer le monde en permanence en partenariat avec D.ieu. Le Talmud (Roch Hachana 16), au nom de Rabbi Yo’hanan nous enseigne que le Créateur a devant lui 3 livres ouverts : celui des « justes », qui sont inscrits directement et définitivement pour la vie éternelle dans le holam haba (le monde futur), celui des « impies », qui sont inscrits pour la « mort » et celui des « hommes moyens », dont le sort n’est pas encore tranché et reste en suspens jusqu’à Yom Kippour. S’ils sont repentis, ils sont inscrits également dans le Livre de la Vie, dans le cas contraire, ils connaîtront le sort des impies. Le jugement final est donc rendu le jour de Kippour, selon les actions de chacun.

Vidéo :  Seli’hote au Mur occidental à Jérusalem « http://www.youtube.com/v/nO2aBnQpkDo&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>  btheno

Vidéo : « Rachem » « http://www.youtube.com/v/mX99NZx9Mfs&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″> sauvagebri

L’appel du « chofar »

Lors de la création du monde, les anges proclamèrent la royauté de D.ieu au son du chofar : « Le son des trompettes et les accents du chofar, faites-les retentir devant le Roi Eternel » (psaume 98.6). Au temps du Temple de Jérusalem, on sonnait du chofar à un endroit spécialement désigné à cet effet (sur une pierre spéciale qui a été retrouvé dans les vestiges du Temple, dont on peut voir la photographie sur le site Modia – « Jérusalem que j’aime. » ) pour indiquer le début du Chabbat ; au temps des rois d’Israël, on sonnait du chofar pour l’avènement d’un roi, par exemple, on a sonné du chofar pour le roi Salomon (1 rois 1,34). On sonnait du chofar à la fin de toute bataille (2 Samuel 2,28 et 2 Samuel 18,16).  De nos jours, en Israël, on sonne  le chofar pour des évèments importants comme, par exemple, l’élection d’un nouveau président, etc… et surtout à Roch Hachana. Dans les temps messianiques, c’est au son du chofar que seront annoncés le retour des exilés et la venue du Machia’h (Messie).

Fabriqué à partir d’une corne d’animal cachère, généralement une corne de bélier rappelant, par ses courbures, notre soumission au joug divin, c’est le plus ancien des instruments à vent ; il proclame le couronnement de D.ieu en tant que « Roi de l’univers ». Il symbolise à la fois la création du monde, la révélation au mont Sinaï,  l’Aqedat Yits’haq (le sacrifice d’Isaac), la destruction du Beit Hamikdach (Temple), les avertissements des Prophètes et l’annonce de la fin des temps… (Isaïe : « En ce jour, résonnera le son du Grand Chofar; alors arriveront ceux qui étaient perdus en Assyrie et égarés en Egypte, et tous se prosterneront devant l’Eternel sur la montagne sainte a Jérusalem »). Personnification vivante du coeur et des émotions de l’homme, le son produit par le souffle humain à travers le chofar exprime le moi divin ; il est sensé réveiller à la voix divine chaque âme juive en touchant le plus profond de l’être afin que chacun accepte de plein gré ce joug divin ou y revienne après s’en être éloigné. Celui qui entend le chofar le sent alors vibrer en lui et appelle son Créateur. Le chofar laisse s’exprimer en l’homme l’intuition de son moi véritable, forme originelle la plus profonde, en tant que création betselem Elokim (à l’image divine.)

« Dans le palais du Roi se trouvent de nombreuses pièces et chacune s’ouvre avec une clef différente. Il existe une clef, un instrument, qui peut ouvrir toutes les portes : la hache. Le chofar est une hache. Quand une personne se présente avec passion devant le Tout-Puissant le cœur brisé, il peut faire voler en éclats n’importe quelle porte du palais du Roi des rois. » (Baal Chem Tov).

Quelle est la signification de la succession des sonneries « Tekia » « Teroua » « Tekia » ? Première interprétation : Par analogie au son des trompettes d’argent utilisées dans les batailles des Hébreux dans le désert, « Tekia » évoque la mise en alerte, la convocation des troupes, « Teroua » évoque l’âme désolée, les sanglots, les tremblements en présence du jugement divin et la seconde « Tekia » évoque la sérénité revenue après le jugement, (que l’on espère clément.) Seconde interprétation : Elle concerne la collectivité d’Israël. L’image est alors celle illustrant des 2 « Tekiote » qui entourent la « Teroua » avec ses sanglots, évoquant à la fois l’âme brisée, l’homme malheureux, qui doute et se confesse. La « Tekia » évoque l’homme serein, l’homme complet, l’homme fort ;  (Il faut 2 hommes forts pour encadrer un homme qui faiblit.) Rappelant l’homme à sa source, le chofar permet donc à ce dernier de ressentir d’une part, l’humilité, (son extrême petitesse face au Créateur) et de percevoir de manière concrète l’appel de D.ieu, qui aime tant Ses créatures qu’Il est prêt à tout leur pardonner si les conditions sont remplies, mais également la crainte du Ciel pour les fautes commises pendant l’année écoulée. (Livre d’Ezéchiel Versets 4 et 5)  »Et pour toute personne qui écoute le son du Chofar et n’a pas été soigneux, l’épée viendra et l’emportera, mais celui qui est soigneux aura sauvé son âme. » A la fin des fêtes de Tichri, la plupart d’entre nous auront reconnu dans le son du chofar la voix d’Hachem Lui-Même qui  implore Son peuple. « Ecoute, Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un. »

 

Vidéos : « Des profondeurs de l’abîme, je t’invoque, ô Eternel »

http://www.youtube.com/v/9ApTOj2Gix8&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>toramzeon

Se préparer à Roch Hachana avec rabbi Jonathan Ginsburg (explications en anglais)

« http://www.youtube.com/v/ktDfC8yhxhI&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>   rjhgins

Pour Pour tout savoir sur la téchouva sous tous ses angles ici sur Modia http://www.google.com/custom?q=t%E9chouva&sa=Rechercher&cof=LW%3A140%3BL%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.modia.org%2Fpic%2Fmodia.jpg%3BLH%3A120%3BAH%3Aleft%3BGL%3A0%3BS%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.modia.org%3BAWFID%3Aa2225aef8fc25c3f%3B&domains=www.modia.org&sitesearch=www.modia.org 

Roch Hachana signifie « tête de l’année », ce qui signifie que c’est à cette période que sera en quelque sorte conçu tout le programme de l’année à venir. Cette fête est célébrée les 1er et 2 du mois de Tichri, désigné par « 7ème mois » (on compte à partir du mois de Nissan – mois de la sortie d’Egypte. La fête dure en effet 2 jours, en Israël comme en diaspora, mais le Talmud nous explique que ces 2 jours sont en fait considérés  comme ne faisant qu’un. Ils sont appelés   »Yoma arikhta »  (long jour en araméen). Le Zohar  insiste sur l’observance universelle des deux jours, enseignant que les deux passages du Livre de Job  (1:6 et 2:1), « lorsque les fils de Dieu vinrent se présenter devant le Seigneur, » se réfèrent aux premier et second jour de Roch Hachana, observés par le Tribunal Céleste devant le Tout-puissant (Zohar, Pin’has, p. 231a). Si le 1er jour tombe un samedi, on ne sonnera le chofar que le 2ème jour. Le 1er jour de Roch Hachana ne tombe jamais un dimanche, un mercredi ou un vendredi. Dans le livre de prophètes (mois 1.8), on appelle ce mois « Etanim » (le mois où sont nés les patriarches qui se nomment « Etanim » (puissants du monde). C’est en ce jour qu’Adam fut jugé par le Créateur et pardonné, qui lui dit que ce jour serait un signe pour ses enfants : comme il avait été jugé et pardonné, eux aussi le seraient.
Roch Hachana est également le jour anniversaire où Sarah, Ra’hel et ‘Hanna ont été exaucées alors que stériles, le mois de la libération de Joseph des prisons égytpiennes, et également la fin de l’esclavage d’Egypte. On désigne aussi cette fête par 4 termes différents : Yom Hadin (jour du jugement), Chabaton (jour de repos solennel), Yom terouah (jour de la sonnerie du chofar) et Zi’hron terouah (jour du souvenir proclamé par la sonnerie du chofar). Roch Hachana est la reconnaissance de la Royauté de D.ieu sur l’univers tout entier.

Le Talmud (Roch Hachana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan nous enseigne que D.ieu a devant lui 3 livres ouverts : celui des « justes », (qui sont inscrits directement et définitivement pour « La Vie » éternelle dans le holam haba (le monde futur), celui des « impies », qui sont inscrits pour la « mort » et celui des « hommes moyens », dont le sort n’est pas encore tranché et reste en suspens jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils sont repentis, ils sont inscrits dans le « Livre de la Vie »,  dans le cas conteraire, ils connaitront le sort des impies. D.ieu décide ce jour-là qui, selon ses actions, y sera ou non inscrits..

Vidéo « Psaume 23″ « http://www.youtube.com/v/cBl8_KWZOqw&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01″>stochner

Roch Hachana “Yehoudi” _____________________________________________________

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KIPPOUR

Kol Nidre / Max Bruch – YouTube

Kol Nidre « Tous les vœux ») est une prière qui, dans l’absolu, est une prière visant à annuler les voeux de la communauté avant l’entrée de Yom Kippour. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue,  elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.  Pourtant, ces quelques phrases représentent bien plus que cela. Dans les liturgies ashkénaze et séfarades, elle constitue même l’un des points culminants de la journée la plus sainte de l’année.

Traduction du Kol Nidrei de l’araméen en français,  rite ashkénaze, par Laly Deray :

Kol Nidrei

Au nom du conseil d’en Haut

et au nom du conseil d’en bas, a

avec le consentement

de l’Omniprésent, loué soit Il,

et avec le consentement

de cette sainte congrégation,

nous déclarons

qu’il est permis de prier avec les transgresseurs.

Tous les vœux que nous pourrions faire

Toute interdiction ou sentence d’anathème

Que nous prononcerions contre nous-mêmes,

Toute privation ou renonciation que,

Par simple parole, par vœu ou par serment

Nous pourrions nous imposer,

Depuis le jour de Kippour passé

A ce jour de Kippour

Jusqu’à celui de l’année prochaine

(qu’il nous soit propice),

nous les rétrractons d’avance ;

qu’ils soient tous déclarés non valides,

annulés, dissous, nuls et non avenus ;

qu’ils n’aient ni force ni valeur ;

que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux,

et nos interdictions comme interdictions

ni nos serments comme serments

et il sera pardonné

à toute la communauté des enfants d’Israël

et à l’étranger qui séjourne parmi eux ;

car l’erreur a été commune à tout le peuple.

(source : UPJF.org)

La traduction du Kol Nidré
La prière de Kol Nidré est récitée en araméen. Voici une traduction de ce texte en français (rite ashkénaze) :

Au nom du conseil d’en Haut
et au nom du conseil d’en bas,
avec le consentement
de l’Omniprésent — loué soit-Il —
et avec le consentement
de cette sainte congrégation,
nous déclarons
qu’il est permis de prier avec les transgresseurs.

Tous les vœux que nous pourrions faire
toute interdiction ou sentence d’anathème
que nous prononcerions contre nous-mêmes,
toute privation ou renonciation que,
par simple parole, par vœu ou par serment
nous pourrions nous imposer,
depuis le jour de Kippour passé
à ce jour de Kippour
et depuis ce jour de Kippour
jusqu’à celui de l’année prochaine
(qu’il nous soit propice),
nous les rétractons d’avance ;
qu’ils soient tous déclarés non valides,
annulés, dissous, nuls et non avenus ;
qu’ils n’aient ni force ni valeur ;
que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux,
et nos interdictions comme interdictions
ni nos serments comme serments

Et il sera pardonné
à toute la communauté des enfants d’Israël
et à l’étranger qui séjourne parmi eux ;
car l’erreur a été commune à tout le peuple.

– See more at: http://www.upjf.org/fr/4383-kol-nidre-la-priere-de-kippour-:-le-cantique-son-histoire-et-ses-legendes.html#sthash.GD59Lqkn.dpuf

NEIL DIAMOND – KOL NIDRE / ADON OLAM-Yum Kippor

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Sur Univers TorahLe Rôle du Kohèn Gadol le jour de Kippour 

PETIT GUIDE PRATIQUE

Chabbat Chouva, avec la paracha Haazinou (voir CULTURE JUDAÏSME, Infos & Vie Juive Eloul 5769)

CULTURE JUDAÏSME, Infos et vie juive eloul 5770 (2)

Vidéos :   « Avinou Malkénou » (Barbra Streisand)

« http://www.youtube.com/v/ydRdxs-9-zg&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>  OlhosDaEternidade

« Kippour », par le Rav Chaoul Botchko :   « http://www.youtube.com/v/BlcZRHc5kqQ&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>

« Paracha Haazinou et Kippour », par le Rav Mordekhaï Bensoussan  http://www.youtube.com/watch?v=n1gghbRrEw4

 

Les Jours Redoutables 

C’est ainsi qu’on nomme les 10 jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour, en hébreu « Yamim noraïm ». On les appelle aussi « Asseret yemei Techouva ». Pendant cette période, le processus de  » Téchouva » (période de repentance et de retour à D.ieu) continue, chacun passant en revue ses différentes actions afin de réparer ses fautes et purifier son âme. Le judaïsme considérant que l’homme a été créé avec son libre arbitre, il a donc la possibilité de choisir entre le bon et le mauvais, d’être juste ou pervers, il est pleinement responsable de ses actes, mais les péchés peuvent parfaitement être rachetés par un sincère retour à D.ieu. A la synagogue ont lieu les confessions publiques qui concernent les fautes commises envers son prochain, textes communs. Le judaïsme considère en effet que le peuple juif ne faisant qu’un, chaque Juif est solidaire des fautes des autres juifs. De tout temps les Jours Redoutables ont vu la plus grande affluence annuelle de Juifs à la synagogue.

Cette période est celle pendant laquelle l’homme fait le bilan de l’année passée concernant les « avérote chébène adam lamakom » (les péchés commis envers D.ieu) et les« avérote chébène Adam la’havéro » (les péchés commis envers l’homme). Mais  si « Yom Hakippourim » absout entièrement les péchés envers le Créateur, les péchés envers le prochain ne le sont qu’à condition d’obtenir le pardon de  l’offensé, est-il expliqué dans la Michna Yoma 8.9. C’est pourquoi on doit aller voir chaque personne que l’on a offensé et lui demander pardon, ce qui n’est pas facile, mais indispensable pour être absout. Ce processus commence lors de la période des 10 jours entre Roch Hachana et Yom Kippour. Les âmes des disparus sont comprises dans la communauté de ceux  auxquels on pardonne à Yom Kippour. Cependant, il est de coutume de résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne.

Vidéo : « Avinou Malkenou » http://www.youtube.com/watch?v=9gppL65Vwec slowfig 

Retrouvez ici, sur massorti.com les paroles en hébreu et en français   Avinou Malkénou – אבינו מלכנו 

Paroles de nos Sages sur la téchouva

La tradition nous enseigne que c’est à Roch ‘Hodech Eloul (le 1er jour du mois d’eloul) que Moïse est remonté au Sinaï pour la 3ème fois (après l’épisode du Veau d’Or). D.ieu dit à Moïse, « Monte sur la montagne vers moi ». Ce jour-là, commença une période de grâce et de miséricorde qui prit fin 40 jours plus tard, à Yom Kipour, lorsque Moïse redescendit avec les secondes Tables de la Loi, apportant avec lui la merveilleuse nouvelle du Pardon Divin. Nos Sages nous enseignent qu’à partir du 1er Eloul, on sonna du chofar chaque jour dans le camp, rappelant ainsi aux enfants d’Israël que Moïse était au Mont Sinaï, priant pour eux. C’était la 3ème période de 49 jours que Moïse passait avec D.ieu au Sinaï. Ce verset fait allusion à la possibilité pour l’homme de se rapprocher davantage, pendant ce mois, de D.ieu, car c’est en cette période qu’Il est plus proche de l’homme.

Le« Chir hachirim » (le Cantique des Cantiques), attribué au roi Salomon, nous enseigne que ce n’est pas un hasard si c’est au mois d’Eloul, le dernier mois de l’année juive (qui correspond généralement au mois d’août/septembre) que commence la téchouva ; Eloul est non seulement le mois du bilan spirituel consacré au retour vers D.ieu, mais il est également prédestiné au pardon divin. En effet, (Cantique des Cantiques 6,3) « Ani lédodi védodi li » « Je suis vers mon bien-aimé et mon bien-aimé est vers moi »  L’acrostiche des mots « Ani Lédodi Védodi Li » אֱלוּל (alef, lamed, vav, lamed) que l’on trouve dans le chapitre 6, verset 3 forme le mot « ELOUL« . Si la repentance est en tout temps agréable à l’Eternel, elle l’est encore davantage pendant le mois d’Eloul « L’Eternel D’ieu circonciera ton coeur et le coeur de ta descendance » (Deutéronome30,6).

Alors qu’il se trouvait dans les entrailles du poisson qui l’avait avalé en pleine mer, le prophète Jonas s’est repenti devant D.ieu de ses péchés. (Bien qu’étant des personnalités d’une très haute élévation spirituelle, les prophètes n’en demeurent pas moins des hommes dotés de qualités et de défauts.) Mais il n’est pas fortuit que nous lisions le Livre de Jonas au cours de l’office de l’après-midi de Yom Kippour : c’est en effet un livre entièrement consacré au repentir qui relate le succès rencontré par le prophète Jonas dans son projet de remettre la ville dépravée de Ninive dans le droit chemin, et ce, après seulement trois jours d’appels et d’invectives à travers cette capitale, tentative qui fut couronnée de succès et la ville fut sauvée par le repentir collectif des habitants.

(Joël 2) « Déchirez vos coeurs et non pas vos vêtements (en signe de deuil) et retournez à l’Eternel votre D.ieu ». (Traité Yoma) : « Grande est la téchouva , le repentir, qui conduit chacun d’entre nous jusqu’à D.ieu. » (Traité Yoma) « Grande est la téchouva qui a la vertu de transformer les fautes en mérites. » 

« 5 fautes créent chez leur auteur une accoutumance et constituent des mauvaises habitudes dont il faut se défaire : 1/La calomnie   2/La médisance   3/La colère   4/Les mauvaises pensées   5/Les mauvaises fréquentations Ces choses nuisent à la téchouva, mais ne l’empêchent pas ; la téchouva reste toujours possible » (Maïmonide, lois du repentir)

Jour de l’Expiation par Isidor Kaufmann (av. 1907).
Jour de l’Expiation par Isidor Kaufmann (av. 1907) (Wikipedia) 

Lévitique 16-30, 31 :« Car en ce jour on fera propitiation sur vous afin de vous purifier : vous serez purs de tous vos péchés devant l’Éternel. Ce sera pour vous un Chabbat solennel, où vous affligerez vos âmes. C’est une loi perpétuelle ». La vraie ‘téchouva’Après le 1er Tichri et la fête de Roch Hachana, (jour du Nouvel An juif) vient la fête de Yom Kippour (jour de l’expiation) est aussi appelée Jour du Pardon et c’est le jour le plus saint de l’année. On y reçoit ce qui est peut-être le don le plus sublime de D.ieu : Son pardon, expression même de Son amour éternel et inconditionnel pour le peuple juif. Ici, tout est une question de coeur. Bien que l’homme ait  transgressé Sa volonté, son essence, son âme, demeure divine et pure.Yom Kippour est ce jour unique de l’année où D.ieu révèle plus clairement l’unité de Son Essence avec l’âme de chaque juif. Sachant cela, comment ne pas avoir envie de revenir à D.ieu en se concentrant sur l’étincelle juive qui brille en chacun et en aspirant à atteindre une profondeur spirituelle maximum ? C’est cela la vraie « techouva », profonde et sincère qu’espère de nous notre Créateur, qui n’attend en effet de notre part qu’un repentir sincère, qu’un retour spontané et vrai vers Lui, avec larmes, comme un enfant qui, après une bêtise, vient se jeter dans les bras accueillants de son père* en pleurant et en regrettant amèrement. Alors, on est immédiatement pardonné. Ceci n’est cependant pas de l’infantilisme, mais au contraire une véritable prise de conscience de nos faiblesses si nombreuses face aux tentations diverses et multiples du monde dans lequel nous vivons, et il est somme toute humain d’y succomber parfois, en sachant toutefois revenir à temps sur le bon chemin. * (métaphore pour essayer de traduire avec des notions humaines la complexité et l’impalpabilité trop grandes de ce qu’est le D.ieu Un pour chacun d’entre nous.)Ainsi Haqqadoch Baroukh Hou n’attend-t-il que cela pour nous prouver à nouveau, chaque année, l’immense miséricorde dont Il sait faire preuve à notre égard, et pour nous montrer la « émouna » (celle de l’homme envers notre Créateur est une foi spontanée et sincère avec connaissance de ses fondements, contenue dans le 1er Commandement : « Je suis l’Eternel, qui t’ai fait sortir d’Egypte, maison d’esclaves » et dont le but est la réception, au Sinaï, de l’arbre de vie : la Torah. la émouna, c’est croire D.ieu quand Il ordonne et promet. (repères pour enseigner la Emouna-petit livre de l’enseignant par le Rav J. Poultorak)) qu’Il met en l’homme et ainsi lui faire ressentir la splendeur de Son amour si pur, si sûr et si durable ! Ainsi comment pourrait-on rester insensible à une si grande tendresse, à un amour si immense ? La « téchouva » est un processus qui, dans sa forme ultime, nous donne la force, non seulement de transcender nos erreurs, mais aussi de les racheter. Nous devons alors faire un véritable retour dans le temps et redéfinir la nature essentielle d’un acte passé, le transformant ainsi de mal en bien. Mais pour y parvenir, il nous faut d’abord ressentir que la transgression a été un acte néfaste et nous devons être conscients de la dévastation qu’elle a infligée à notre âme. Nous devons reconnaître, désavouer sa folie et y renoncer. C’est seulement alors que nous pouvons retourner en arrière et changer ce que nous avons fait.  Maïmonide écrit « Israël ne sera sauvé que par la Techouva qui servira de catalyse pour la Rédemption. La Torah a promis qu’en dernier ressort, vers la fin de son exil, Israël reviendra (à D.ieu) et sera immédiatement sauvé ».L’importance de la téchouva, des mitsvote et de l’étude de la Torah pour un Juif : regardez jusqu’au bout cette vidéo, qui dure environ 1h40, mais que chaque Juif devrait regarder ; chaque Juif a en effet le pouvoir de transformer le mal en bien, par la téchouva, l’étude et les mitsvote :  Vidéo : Guermamia (un cours édifiant du rav Ron Chaya sur son site Leava.fr)Yom Kippour est une journée où les bien-portants jeûnentA la synagogueLa fête de Yom Kipour est presque entièrement remplie par la prière à la synagogue : le soir jusqu’à environ 21h et reprend le matin vers 8h jusqu’au coucher du soleil, avec une petite interruption d’une heure environ vers 14h. Cette journée est très concentrée sur prière en cela qu’elle est la dernière chance pour implorer le pardon de D.ieu ! En ce jour de purification, Israël se reconnaît pécheur et supplie D.ieu de lui faire miséricorde.Les offices commencent par celui de« Kol Nidré », (tous les voeux) prière spécifique à Yom Kippour, texte en araméen qui annule les voeux prononcés de façon inconsidérée, prière devant être récitée avant le coucher du soleil. Par cette prière, on proclame nuls tous les vœux faits entre l’homme et Dieu. Elle commence le 9 Tishri avant le coucher du soleil. Son nom vient des premiers mots de l’office. Il comporte la prière Kol nidrei, la récitation du Shema’ Israel et de la ‘Amidah de Yom Kippour, la confession des péchés, le Qadish, et le ‘Alenou. Les prières et textes lus sont en hébreu.

En Qoélet 5.1 (L’Ecclésiaste), il est dit : « N’ouvre pas la bouche avec précipitation ; que ton coeur ne soit pas prompt à proférer quelque parole devant D.ieu, car D.ieu est au ciel, et toi, tu es sur la terre ; c’est pourquoi tes propos doivent être peu nombreux. (Car les songes naissent de l’abondance des soucis, et la voix du sot se reconnaît à l’abondance de ses paroles.)

Lorsque tu fais un voeu à D.ieu, ne tarde pas à t’en acquitter, car Il n’aime pas les sots. Paie ce que tu as promis par ton voeu. Tu ferais mieux de t’abstenir de tout voeu que d’en faire un et de ne pas l’accomplir. Ne permets pas à ta bouche de charger ta personne d’un péché ; et ne prétends pas devant le messager (de D.ieu) qu’il y avait inadvertance de ta part : pourquoi D.ieu devra-t-il s’irriter au son de ta voix et ruiner l’oeuvre de tes mains ? Tel serait le fruit de ces tas de songes et de niaiseries et de ce flux de paroles : crains plutôt D.ieu. »

L’élément essentiel de l’office supplémentaire Moussaf (en fin de matinée) est le récit du « seder ha-‘avoda » (ordre du culte) qu’exécutait le grand prêtre à l’époque du Temple. Ce seder « ha-‘avodah » a été reconstitué dans le traité Yoma de la Mishna à partir de Lévitique 16. Une spécificité de Yom Kippour est qu’il y a encore des lectures l’après-midi avant l’office de Min’ha : il s’agit de Lévitique 18 (les principes moraux de la vie sexuelle) et la Méguila qui est le livre de Jonas.

lectures du matin :
Lévitique 16, 1-34 ; Nombres 29, 7-11(décrit le service du Grand Prêtre à l’époque du Temple le jour de Kippour)
Isaïe 57, 14 à 58, 14 (évoque le sens du jeûne et de la repentance)
lectures de l’après-midi :
Lévitique 18, 1-30
Michée 7, 18-20 ; Jonas (en entier)

La journée se termine avec l’office de Ne‘ilah (« clôture »), office spécifique à Yom Kippour. C’est à la fin de cet office que se ferment les portes de la miséricorde ouvertes depuis Roch Hachana : le jugement de D.ieu est alors scellé. A la fin de cet office, on sonne le chofar pour annoncer la fin du jeûne. La Bible ne prescrit une sonnerie que pour les années jubilaires (Lévitique 25, 9-10), mais l’usage est devenu annuel.(Un Echo d’Israel)

Vidéo « Kol Nidrei » (Max Bruch)Alexander Tsaliuk et la chorale juive de Moscou  

  http://www.youtube.com/watch?v=0BVWJltIqPc atsaliuk

Autre excellente interprétation ici  http://www.youtube.com/watch?v=dvWxoYULWrw waldog77

Interprétation instrumentale, violoncelle Teodora Miteva (1ère partie) http://www.youtube.com/watch?v=8mgaICZS79Y  Peter1945*

(2ème partie) http://www.youtube.com/watch?v=gHwINCeAr38

Interdictions de Yom Kippour Le jour de Kippour est marqué d’interditsconcernant  hommes et  femmes
– boire, de manger et de travailler
– se laver, de se frictionner le corps, de s’enduire de crème, de se parfumer
– porter des chaussures en cuir
– avoir des relations conjugales

A Yom Kippour, on a l’obligation – d’entamer un examen personnel
– d’aller demander pardon pour les préjudices faits à autrui
– de réparer ces préjudices

Autres dinim (lois)

La Veille de Yom Kippour :
– Allumage des lumières
– On prend un repas copieux repas avant le jeûne
– On va à la Synagogue pour entendre le Kol Nidreï qui ouvre le jour de Kippour

Le jour Kippour
– Prières tout au long de la journée
– En fin de journée, cérémonies de clôture, la Néila récapitule tout l’effort de techouva que nous avons entrepris
– Cérémonie du chofar
– Bénédiction de la lune après Arvit
– Repas du soir
On commence la construction de la Soucca, ce qui nous relie à la fête de Souccote

Quelques us et coutumes de Kippour

Il est de coutume de prendre un grand repas festif, la « seoudat hamafsèqet » après la prière de min’ha précédant le jour de Kippour. On y consomme traditionnellement du couscous chez les Sépharades, des kreplach et du riz chez les Ashkénazes. Cette  journée est  hautement solennelle et l’une des plus redoutables de l’année où l’on observe un jeûne de 25 heures au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.Ce jeûne est le seul à avoir préséance sur le Chabbat. C’est le jour de la repentance, considéré comme étant le jour le plus saint et le plus solennel de l’année juive :Lévitique 16, 30 : « Car en ce jour on fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier: vous serez purifiés de tous vos péchés devant l’Éternel ». Lévitique 16:31: « Ce sera pour vous un Chabbat chabbaton, et vous affligerez vos âmes. C’est une loi perpétuelle« . De ce dernier verset les Sages ont déduit qu’il fallait respecter les interdictions du Chabbat (exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu). Quant à l’affliction des âmes, elle est réalisée selon la Michna Yoma 8,1, par l’interdiction de nourriture, de baignade, d’utilisation de cosmétiques pour les femmes, du port de la sandale (c’est-à-dire de semelles de cuir) et de l’intimité conjugale. L’abstention totale de nourriture et de boisson commence généralement une demi-heure avant le coucher de soleil afin de limiter le risque de manger pendant la fête par inadvertance. Elle termine après le coucher du soleil de la nuit suivante.

Télécharger le seder de Roch Hachanasur le site www.viejuive.com

2 Vidéos du rav Ron Chaya sur Yom Kippour (1): « http://www.dailymotion.com/swf/xnzx9_yom-kippour_blog »>  JewSpiri

(2) : « http://www.dailymotion.com/swf/xnzx1_yom-kippour-2-suite_blog »>

Pour tout savoir sur les fêtes de Tichri, comprendre et se préparer, écouter des seli’hote ou entendre le son du chofar, aller sur Modia : Eloul qui doit nous faire réussir le renouveau ,  la téchouva et les  fêtes de la nouvelle année

Vidéos Piyoutim

Seli’hote « Chema Yisrael » par le hazzan Rabbi Hagay Batzri rite sepharade yerushalmi « http://www.youtube.com/v/mZz64qMX4j0&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>batzri

 

Seli’hote pour les yamim noraïm « Ben Adam » par le hazzan Rabbi Hagay Batzri rite sépharade yerushalmi et Halabi « http://www.youtube.com/v/2-Ul0B_mBWc&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »>  batzri

« Adon Haseli’hote »par le hazzan Rabbi Hagay Batzri  rite sépharade yerushalmi et Halabi « http://www.youtube.com/v/uLfUMGhLw7g&hl=fr&fs=1&color1=0xe1600f&color2=0xfebd01 »> batzri

(sources – Lamed – Mekordaat – Modia – Beth Loubavitch – irpourdemain – sheelot@free.fr – Wikipedia – Fonds social juif unifié – Chabad.org – Un Echo d’Israël – Alliance – Vie Juive/Rav  Chlomo Aviner – Claude Riveline sur Akadem « Roch Hachana et le Chofar » – Roch Hachana/Yom Kippour Yad-Laa’Him  – Center Blog)

Poème :

YOM KIPPOUR

Pour l’homme, Tu as créé le monde un soir.

Tu as caché Ta lumière. Mais Ta gloire

Baignera un jour les contours de la terre.

Tu sèmes tant d’amour dans tout Ton univers,

Envers nous Tu fais preuve de tant de bontés

Que tous devraient toujours marcher à tes côtés.

Pourtant que faisons-nous, ô notre unique Roi ?

Nous ne te prions pas, nous ignorons Ta loi.

Mais, Roi Un et magnifique, Toi Qui voit tout,

Vois les larmes amères coulant sur les joues ;

Regarde Tes enfants tombés dans le malheur.

Ecoute leurs cris, vois leur détresse, leurs peurs.

Auras-tu pitié d’eux ? Leur pardonneras-tu ?

Père miséricordieux, tant s’étaient perdus !

Repenties, Tes créatures Te reviennent

Entendant le chofar. Les voici. Tu règnes !

Maryse

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image du site Terre d’Israel _____________________________________________________

 SOUCCOT


(FÊTE DES CABANES OU FÊTE DES TABERNACLES)
incluant CHEMINI ATSERET ET SIM’HAT TORAH

Une fête entièrement placée sous le signe de la joie

Pour un cours complet sur la fête, allez sur Modia : … Souccote et le sens du mois de Tichri, un diamant qui contient toutes ces fêtesou ici: Modia


Akadem proposent des cours audiovisuels ici:

Roch hachana, Kipour, Soucot
L’universalité des fêtes de Tichri
par Philippe Haddad

‘La souca, origine et significations A l’ombre de Dieu ‘,
par Philippe Haddad

Souccot en Sibérie ici :  http://www.universtorah.com/ns2 dossier .php? idd=1318.

Les 4 espèces du loulav de Souccot : etrog,  aravah (à gauche), loulav (au centre), hadassim (à droite)

« Vous habiterez dans des Souccot pendant 7 jours. Chaque membre du peuple d’Israël devra habiter dans les Souccot. Afin que vos générations futures sachent que j’ai installé les Béné Israël dans des Soukkot, lorsque je les ai sortis d’Egypte… »  (Vaykra 23 )

Nos maîtres expliquent dans la Guemara Soukka (11b) qu’il s’agit des colonnes de nuée avec lesquelles Hashem a entouré les Béné Israël, pour ne pas qu’ils subissent le soleil (mais Il ne les a pas installé dans de véritables cabanes comme nous le faisons). Par conséquent, lorsqu’on accomplit la mitsva de siéger dans la Soucca, il est bon d’avoir la Kavana (la pensé) qu’Hashem nous a ordonné de s’installer dans la Soukka en souvenir de la sortie d’Egypte, ainsi qu’en souvenir des colonnes de nuée avec lesquelles Hashem a entouré les Béné Israël dans le désert.

Il est rapporté dans le Midrach (Sifré Piska 83) sur le verset « La nuée d’Hachem était avec eux la journée… » (Bamidbar 14-14) :

Il y avait 7 nuées :

1 nuée à chacun des 4 coins cardinaux (pour les protéger de tous les dangers)

1 nuée au dessus d’eux (pour les protéger des intempéries)

1 nuée en dessous leurs pieds (pour aplanir et nettoyer le chemin)

1 nuée devant eux (pour leur indiquer le chemin)

C’est pour cela que nous avons le devoir d’habiter la Soucca pendant 7 jours en Israël, 8 jours en diaspora.

MONTRER NOTRE CONFIANCE EN HAQADOCH BAROUKH HOU

Dès après la fête de Kippour, on commence à construire la cabane dans laquelle vivra chaque famille juive pendant 7 jours en Israël et pendant 8 jours en diaspora (on y prendra ses repas, on y recevra ses amis, on y dormira – lorsque le temps le permet – mais surtout on y priera et on y recevra les « Ouchpizin » (les 7 invités qui visiteront ces jour-là, l’un après l’autre, du début de la fête à la fin, la soucca de tous les Juifs du monde – du 15 au 21 du mois de tichri et que l’on honnorera par une prière d’invitation à leur égard tout en soulignant chaque soir l’un des 7 en particulier et dans l’ordre ; ce sont, le 1er jour Abraham, le 2e jour Isaac, le 3e jour Jacob, le 4e jour Joseph, le 5e jour Moïse, le 6e jour Aaron et le 7e jour le roi David, pour lesquels on laissera, symboliquement, une chaise d’honneur vide, sur laquelle on aura posé des livres saints. Après Roch Hachana, le nouvel an Juif, fête austère centrée sur la repentance, avec retour à D.ieu et quête du Pardon Divin, vécu dans la Torah à Yom Kippour, accompagnés des « jours redoutables » qui emplissent d’inquiétude tout Juif, fêtes au terme desquelles tous espèrent avoir été pardonnés), une période sympathique, mais non moins profonde est celle de Souccot, où tout acte concret doit viser à élever toute matérialité vers le spirituel et où nous devons apprendre à accepter les défis et être prêts à donner et à recevoir l’amour.

Dans le désert, les tentes ont assuré pendant 40 ans la survie du peuple juif, qui se trouvait entouré par les nuées de la Gloire divine la protégeant de tout mal. Un peu à l’instar du Chabbat, cette fête allie prière, « devekoute » (adhésion à Hachem) et joie. Vient alors le temps de vivre à l’extérieur pendant toute une semaine, de se réunir sous une cabane précaire au toit fait de végétaux et à travers lequel on peut apercevoir le ciel.

La « soucca » est une réminiscence des tentes dans lesquelles les Hébreux résidèrent au cours de leurs pérégrinations dans le désert après l’Exode d’Égypte. Elle reflète la bienveillance de Dieu, qui, pendant cette période, a pourvu au moindre de leurs besoins. Tout au long de leurs pérégrinations, les Hébreux furent en effet protégés en permanence par D.ieu sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s’en remettre entièrement à lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu’ils étaient vulnérables. La fête de « Souccot » est donc, outre une occasion joyeuse, « Yom Sim’hateinou » (le jour de notre joie) ou « Z’man Sim’hateinou » (le temps de notre réjouissance), une occasion de se remémorer la proclamation de l’abandon de soi au Créateur et la reconnaissance que la vie terrestre n’est qu’un épisode de l’âme et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur et non par notre seul mérite.

« Quand tu rentreras les produits de ton aire et de ton pressoir et que tes maisons seront alors remplies du meilleur du blé, du vin et de l’huile, afin que vous vous rappeliez que je vous ai fait séjourner dans des tentes dans le désert, tu te rappelleras cette traversée de 40 ans que l’Eternel, ton D.ieu t’a fait subir dans le désert. Il t’a nourri avec la manne, pour te prouver que l’homme peut vivre de tout ce que produit la parole de l’Eternel, et pas seulement de pain.« (Deutéronome 8,2-3)

« Car l’Eternel, ton D.ieu, te conduit dans un bon pays… Peut-être, jouissant d’une nourriture abondante, bâtissant de belles maisons où tu vivras tranquille…, ton coeur s’enorgueillirait-il et tu en oublierais l’Eternel, ton D.ieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, qui t’a conduit à travers ce vaste et redoutable désert, plein de serpents venimeux et de scorpions, sol aride et sans eau, qui a fait pour toi jaillir des eaux de la pierre des rochers, qui t’a nourri de la manne… et tu dirais alors en ton coeur : ‘C’est ma propre force, c’est le pouvoir de mon bras qui m’a valu cette richesse’, alors qu’au contraire c’est de l’Eternel, ton D.ieu, que tu dois te souvenir car c’est Lui qui t’a donné le moyen d’arriver  cette prospérité. » (Deutéronome 8,7-18)

Les « Bnei Israel » tentent, à cette période, de réparer les malheurs de l’exil ;
de la même manière que le divorce d’avec Hachem a lieu par le biais de
l’idôlatrie (la forme d’infidélité par excellence), le divorce entre les humains s’effectue à cause d’une trop grande jalousie qui rend l’homme égoïste,
égocentrique et conduit à la haine gratuite que nos Sages qualifient de « faute suprême ». En effet, n’est-ce pas cette même haine qui est à l’origine de la destruction du second Temple, de l’exil des « Bnei Israel » qui dure depuis 2000 ans, et qui a également fait périr les 24 000 élèves de Rabbi Akiva. Ainsi tout Juif peut-il réparer cette faute en essayant de ressentir le goût amer de l’errance en terre étrangère, où on lui rappelle constamment qu’il n’est qu’un « résident temporaire », tout ceci ayant pour but de le faire réfléchir sur sa véritable condition, de lui rappeler ses impératifs et de l’amener à se rapprocher de ses semblables, autrement dit, la  solidarité comme remède à l’égoïsme et à la jalousie.

LA FÊTE DE L’ENGRANGEMENT

A Souccot, on fête le Créateur à travers les splendeurs de la nature, on s’en
réjouit, comme on se réjouit de la compagnie des autres, et ce que nous avons
pu ne pas bien faire ou oublier à Roch Hachana et à Kippour pourra peut-être
ainsi nous être pardonné, ce qui est concrétisé par le dernier jour de Souccot. Hachaana rabba. Nous avons l’obligation de vivre complètement pendant toute cette période dans la soucca. On y prend tous ses repas, on y étudie, on y discute, on y chante, on y dort (lorsque le temps le permet), car bien sûr, sous nos climats européens, en ces mois d’automne, le temps n’est pas forcément clément. Cependant, équipés de bonnet, de pulls et d’un bon sac de couchage, le séjour est chaleureux et plein de merveilles.

Le secret de cette joie, c’est le Midrach qui nous l’enseigne : « Pourquoi
constuit-on une Soucca juste après Yom Kippour ? Pour faire suite au fait qu’à Roch Hachana, D.ieu juge l’ensemble de l’humanité et à Yom Kippour, Il scelle son jugement. Or peut-être méritons-nous alors d’être exilés. C’est pourquoi l’on fabrique une soucca dans laquelle on s’exile, quittant nos habitations ; ainsi Hachem nous comptabilise cette action comme si nous
avions été exilés en Babylonie. »
Pendant cette période, sont accueillis successivement, chaque jour de la fête, les 7 Ouchpizine de Souccote, (mot qui signifie « hôte » en Araméen (les 7 Patriarches), ancêtres si chers
aux Bnéi Yisrael, l’influence de l’un d’entre eux est particulièrement dominante l’un des jours et ses qualités nous enseignent des leçons à appliquer dans notre service de D.ieu. Voici le Ouchpizine accompagnés de leurs attributs propres : AVRAHAM,
(amour et bonté) YITS’HAQ, (rigueur
et force personnelle) YAÂQOV, (beauté
et vérité) MOCHE, (éternité et
dominance de la Torah) AHARONE, (empathie
et réceptivité face à la splendeur divine) YOSSEF
(sainteté et fondements spirituels) et DAVID
Hamelekh (établissement du royaume  – paradis terrestre).

Afin d’accueillir ces âmes illustres, on réserve un siège vide à table en recouvrant une chaise de beaux tissus et de livres saints. La tradition veut que l’on récite une invitation mystique pour le premier repas dans la soucca.

Au temps du Temple, on y accueillait les 70 nations de la terre, ce que nous faisons aussi de façon symbolique dans la Soucca. Ainsi la solidarité à l’intérieur du peuple juif et envers tous les peuples de la terre est-elle représentée lors de la fête de Souccot.

Les 2 premiers jours de Souccot (le 15 et le 16 Tichri) sont « Yom Tov« ,
des jours de fête, avec toutes les lois qui se rapportent à ce statut.
Les interdictions du Chabbat s’appliquent, à l’exception de certaines
tâches liées à la préparation de la nourriture : il est notamment
permis de manipuler et d’allumer du feu, mais à partir d’une flamme
déjà existante (cependant, il reste interdit de l’éteindre), de mettre
des aliments à cuire et de faire passer un objet d’un domaine à l’autre
ou de le transporter dans le domaine public.

Les jours suivants sont appelés « ‘Hol Hamoède » (jours de demi-fêtes) comportant quelques restrictions concernant le travail. Il y règne toujours une atmosphère de fête, mais celle-ci apparaît sous un autre aspect, qui était inaccessible pendant Yom Tov. Pendant cette période, il est permis de voyager pour rejoindre de la famille ou des amis, danser et chanter au son d’instruments de musique, comme on le faisait au Beit Hamikdache, le Temple à Jérusalem, lors des grandes réjouissances de Sim’hat Beth Hachoéva, (la joie du puisement de l’eau), qui était ensuite offerte en libation sur l’autel du Temple.

Hochaana Rabba est le 7ème jour de Souccot (le 21 Tichri). Bien que faisant partie de  » ‘Hol Hamoède » (demi-fêtes), c’est une fête d’envergure. C’est en effet le jour où le jugement divin entamé à Roch Hachana est finalement tranché. Il est donc marqué par des prières de supplications particulières dans lesquelles nous implorons D.ieu de nous juger favorablement. Nous consommons néanmoins un joyeux repas de fête dans l’après-midi, confiant dans la bienveillance de D.ieu. C’est le dernier jour où l’on accomplit la « mitsva des 4 espèces » et où nous récitons la bénédiction de la soucca.

fête de Souccot

  rare : une soucca dans une rue à Paris _______________________________________________________

Directement à la suite de Souccot, les 21 et 22 Tichri sont 2 jours de « Yom Tov » : « Chemini Atséret » et  « Sim’hat Torah« . « Atséret » signifie à la fois « assemblée » ou « retard du départ ». « Chemini Atséret  » est donc « l’assemblée du 8ème jour ». Comme ce nom l’indique, c’est un prolongement de Souccot, mais c’est aussi une fête en soi qui marque la conclusion de toutes les fêtes du mois de Tichri : D.ieu « prolonge » en quelque sorte le partage de la foi et de la joie avec Son peuple pour une dernière fête avant que ceux-ci quittent la sainteté de Tichri et retrouvent la vie quotidienne.

PLANTES ET FRUIT SYMBOLIQUES DE SOUCCOT

Le loulav symbolise la Torah, mais chacun des « arbaa minim »  (loulav), les 4 espèces représentées lors de la fête de Souccot et rassemblées dans la main pendant les prières, correspond aussi, symboliquement, aux 4 sortes de Juifs, sachant que chaque juif peut être défini par sa connaissance de la Torah (l’esprit : le parfum) et par sa pratique religieuse (l’action : le fruit). Ainsi le loulav représente-t-il tout le peuple d’Israël :

– L’ETROG (ou cédrat) a un pouvoir nutritif et possède un délicieux parfum
(qui évoque la science, la capacité d’enseigner et la nourriture évoquant les
bonnes œuvres). Il représente LE TSADDIQ qui a la connaissance de la
Torah et qui pratiquent les mitsvote.
(il est d’ailleurs à noter que le
cédrat, pour être cacher, doit répondre à des exigences très strictes. Il est
protégé dans un écrin comme un bijou, d’où sa rareté et le prix que l’on doit
parfois payer pour l’acquérir, comme ceux qu’il représente) ;

– LE ‘HADAS, la myrthe, n’a pas de fruit mais sent bon, comme LE
SAVANT EN TORAH QUI NEGLIGE LES MITSVOTE.

– L’ARAVA, le saule, qui n’a ni odeur, ni fruit. Il représente le LE JUIF QUI NE PRATIQUE PAS LES MITSVOTE de la Torah et NE FAIT PAS D’ACTES MERITOIRES, qui, par conséquent n’a ni science ni vertu, mais qui cependant compte dans le peuple à part entière pour que celui-ci soit complet.

– LE LOULAV, le palmier, porte de bons fruits, mais ne dégage aucun parfum. Il représente CELUI QUI RESPECTE LA TORAH, FAIT DE BONNES ŒUVRES, MAIS N’EST PAS SAVANT EN TORAH.

Pour que notre prière soit agrée par Haqqadoch Baroukh Hou, il faut donc que, comme le « loulav » rassemblé dans la main, tout le peuple soit
réuni. « L’arbaa minim » « le loulav », nous aide à comprendre qu’il est le symbole de l’unité du peuple juif et de sa solidarité. « de même Israël ne retournera à sa terre que lorsqu’il sera uni et formera un seul bouquet. » (Tan’houmach)

LES FEMMES SONT DISPENSEES DE LA MITSVA DU LOULAV. (Elles peuvent cependant la réaliser si elles le souhaitent).

 Construction de la soucca _____________________________________________
DINIM (LES LOIS) DE LA SOUCCA

« Tu célèbreras la fête des cabanes durant sept jours quand tu rentreras les produits de ton aire et de ton pressoir. » (Deutéronome 16,13)

L’une des modalités qui régit les lois de la soucca afin qu’elle soit cachère, il est stipulé que l’on doit voir le ciel et les étoiles à travers le feuillage de la toiture et que l’ombre projetée à l’intérieur par le sekhakh (couverture – de branchages ou paillage) soit supérieure à la lumière qui y pénètre par le soleil de midi, s’il y a plus de lumière que d’ombre, la soucca n’est pas cachère, car le regard humain ne doit pas se perdre dans les limites de la temporalité, mais doit être capable de percevoir l’au-delà, le ciel, cet horizon qui indique l’univers d’Hachem, au-delà de l’éphémère. Le traité Soucca 2a dit : « Quitte ton habitation fixe, ta maison habituelle et va habiter dans une demeure provisoire ». Mais pendant cette semaine privilégiée dans la soucca, nous devons parvenir, par notre action, accompagnée par la conscience de l’intériorité de ce qui s’y déroule, à contribuer à l’union de nombreuses dimensions les plus élevées possibles. Pendant cette période, nous échappons à la contrainte du temps et pouvons ainsi ressentir le caractère éphémère de la vie, toujours en collectivité, comme à la synagogue, en dehors de chez soi, pour réfléchir au sens de la vie, interroger sa conscience et se tourner vers Celui qui dépasse le temps : le Maître de l’univers.

Tous les matériaux conviennent pour les parois de la soucca, même les murs d’une maison et les arbres, à condition toutefois que leurs constituants ne dégagent pas de mauvaise odeur ou ne se dessèchent pas trop rapidement, de telle sorte que les parois ne resteraient pas intactes pendant les 7 jours de la fête (car une soucca doit pouvoir être utilisable pendant toute la fête). Les parois doivent pouvoir résister à un vent normal, mais si elles sont branlantes et bougent au moindre vent, elles ne sont pas cachères, même en l’absence de vent. C’est pourquoi, si on fait les parois avec des couvertures ou des tentures, il faudra absolument bien les fixer et les tendre de tous les côtés ou faire tenir ces parois à l’aide de planches.

La soucca doit avoir au moins 3 murs. La hauteur minimale des murs doit être de 10 tefa’him (entre 80 et 100 cm). Les parois qui sont surélevées du sol d’une hauteur de 3 tefa’him (24 cm) ne sont pas cachères. Il n’est pas nécessaire que les parois atteignent le toit de la soucca. Son volume – après avoir accroché les tentures et décorations aux parois – doit être d’au moins 56 cm sur 56 (7 tefa’him). Si cette dimension n’est pas respectée, la soucca n’est pas cachère. La hauteur maximale est de 20 ama (9,60 m) et la hauteur minimale de 10 tefa’him. La table doit impérativement se trouver dans la soucca ; si elle se trouve à l’extérieur de la soucca, à côté de la porte et qu’on est assis à l’intérieur pour y manger, cela revient à ne pas manger dans la soucca.

La verdure du toit de la soucca doit être disposée en longueur et en largeur, afin qu’aucune partie ne reste vice d’une paroi à l’autre. La sekhakh (couverture) doit avoir été placé dans l’intention de servir à la soucca ou pour procurer de l’ombre. S’il s’est fait de lui-même (par exemple, il est tombé des branches sur la soucca), ou s’il n »a été fait que pour abriter des objets des regards, il n’est alors pas cachère. Cependant, on peut y remédier en soulevant légèrement les branches pour les reposer à nouveau sur le toit, avec l’intention de réaliser la mitsva (le commandement) de la soucca. On ne doit pas relier le toit de la soucca aux parois par des clous ou des cordes, ni placer sur le toit des matériaux non cachères afin de le rendre plus solide.

IMPORTANT : TOUTE SOUCCA QUI N’EST PAS CACHERE NE PERMET PAS L’ACCOMPLISSEMENT DE LA MITSVA (commandement de la Torah)

LA SYMBOLIQUE DE SOUCCOT

La fête de Souccot est une des rares occasions d’impliquer toute la
famille dans une expérience religieuse aussi plaisante, chacun pouvant
participer à la construction de la Soucca ; on prend les repas
de fête en famille dans un environnement naturel où règne un parfum de
fête et où l’atmosphère est détendue. Cette expérience est mémorable
non seulement pour les enfants, mais aussi pour les adultes, car nous
n’avons pas souvent l’occasion de vivre de la sorte.

Le symbole de la « soucca », c’est l’ombre du Créateur qui se trouve dans chaque âme juive. Une fois construite, la soucca acquiert un caractère de sainteté équivalente à celle de la synagogue. En effet, le Zohar Emor 103a, nous apprend que la soucca produit une concentration intense d’énergie spirituelle telle que la présence divine s’y dévoile de la même manière que dans le « Gan Eden » (Jardin d’Eden) pour les âmes méritantes
et quand on se comporte selon un de ces attributs spirituels, la lumière divine
éclaire le monde et le rapproche de son achèvement. Il est aussi écrit « On
a le devoir de réjouir les pauvres et la part (mise de côté pour les Ouchpizin) leur revient ».

Le Ari z’’al dit que « le temps de la soucca est le secret des jours, celui de la réparation de la faute d’Adam et que cela prend un temps immense dans lequel nous sommes ». Le nom  « soucca » en hébreu est composé de ce qui exprime la plus grande union possible entre les noms de D.ieu : les lettres « khaf » et « vav », faisant la « guématria » (valeur numérique) du nom de Hachem et les lettres « samekh »
et « hé » font la « guématria » du nom Eloqim. C’est sur ces mêmes bases
que doit être bâtie la « soucca », pour laquelle nous quittons notre bien-être
quotidien pour nous installer dans une cabane dans laquelle nous ne sommes,
nous aussi, que des invités. Le sentiment de confort, de richesse, de
supériorité et de domination de l’homme se trouve alors réduit et celui de la
solidarité et de la générosité peut s’exprimer, ce qui est le meilleur moyen de
réparer la faute de la haine gratuite et de pouvoir enfin espérer hâter la
délivrance finale, celle qui nous mènera tous à Jérusalem, dans le Temple
reconstruit.

Mais après la fête et tout au long de l’année, chacun devra s’efforcer de continuer à « vivre intérieurement dans la soucca », ce lieu temporaire spécifique au peuple juif, qui n’est pas une bulle fermée et isolée, mais une bulle commune pour rejoindre l’autre,  pour une vie reliée à la Présence Créatrice, pour garder une image commune, égale, complémentaire et chaleureuse de tout le genre humain où, comme les tribus des Hébreux dans le désert, chacun est un membre vital de la beauté de l’ensemble de ce grand corps qu’est Israël, réalité voulue par le Créateur. Comme il est dit dans « L’essence de la Torah », du Rav Mordekhaï Chriqui et du Dr Avraham-Gilles Morali : « Il n’y a en effet qu’un seul Bien à rechercher dans ce monde, c’est celui de la proximité avec Hachem. »

« Pour moi, l’intimité avec Hachem est mon bonheur.  Il est une chose que je réclame constamment, c’est de séjourner dans la maison d’Hachem tous les jours de ma vie et  de contempler la splendeur de D.ieu. » (Psaumes 73, 28, 27, 4)

Ainsi celui qui s’assied à l’ombre de la soucca s’assied et s’abrite à l’ombre de la confiance en Haqqadoch Baroukh Hou (le Saint béni soit-Il.).

LA SAINTETE DE LA SOUCCA

« De même que le nom de D.ieu reposait sur le sacrifice de la fête (Korban ‘Haguiga), de même repose-t-il sur la soucca. » (Traité Soucca)

Du fait que la soucca acquiert un caractère de sainteté équivalente à celle de la synagogue, on doit donc s’y conduire avec beaucoup de respect, ne pas traiter de sujets profanes, ne pas s’y installer pour jouer, rire ou y plaisanter. On n’introduit pas dans la soucca les ustensiles où on a cuit le repas, mais on transvasera les aliments des marmites dans des plats pour les servir dans la soucca. On ne rince pas la vaisselle dans la soucca. On peut introduire des meubles et des tapis et y surpendre des fruits et des fleurs en guise de décoration. La soucca étant consacrée à D.ieu, il est interdit pendant toute la fête d’utiliser le sékakh ou les parois ou les décorations pour un usage personnel.

PETIT GUIDE PRATIQUE POUR LA FÊTE DE SOUCCOT

Prière avant d’entrer dans la soucca :
(en phonétique) Yehi ratson milefanékha Ado-naï élohaï vélohé avotaï chétachré chekhinatekha bénénou, vetifros ‘alénou soukat chelomékha, bizkout mitsvat souka chéanou mekayemim, leya’hda cheméh dekoudcha berikh hou ouchkhintéh bid’hilou our’himou our’himou oud’hilou, leya’hda chèm yod hé bevav hé beyi’houda chelim bechém kol yisraél, oulhakif otam miziv kevodékha hakadoch vehatahor, natouy ‘al rachéhém milma’la, kenécher ya’ir kino, oumicham youchpa’ chéfa’ ha’hayim le’avdekha (dire son nom : ben amatékha), ouvizkhout tséti mibéti ha’houtsa vedérekh mitsvotékha aroutsa, yé’hachév li zot leïlou hir’hakti nedod, vehérév kabesséni mé’avoni oumé’hatati taharéni véouchpizin ‘ilaïn ouchpizin dimhémenouta tihyéna oznaï kachouvot rav berakhot, velare’évim gam tseméim tén la’hmam oumémam hanéémanim, vetitén li zekhout lachévét vala’hassot vessétér tsél kenafékha be’ét petirati min ha’olam, outkhabésséni mizérém ki tamtir ‘al recha’im pa’him, out-hé ‘hachouva mitsvat souka zo chéani mekayém kéïlou kiyamtiha bekhol peratéha vedikdoukéha outnaéha vekhol mitsvot hatelouyim bah, vetétiv lanou ha’hatima. Outzakénou léchév yamim rabim ‘al haadama admat kodéch ba’avodatékha ouvyir-atékha. Baroukh Adonaï le’olam amén veamén.

(traduction en français) « Mon D.ieu et D.ieu de mes pères, veuille faire résider Ta Présence parmi nous et étends sur nous le pavillon de la paix par le mérite du commandement de la soucca que nous accomplissons. Entoure-les de l’éclat saint et pur de Ta gloire, suspendu sur leurs têtes comme un aigle qui veille sur son nid. Qu’un flux de vie se répande de là sur ton serviteur (un tel, fils d’une telle, ta servante). Et que le fait d’être sorti de ma maison et d’avoir couru sur la voie de Tes commandements me soit compté comme si j’avais fui au loi. Lave-moi complètement de ma faute et purifie-moi de mes péchés. Et par l’intermédiaire des hôtes supérieurs, les hôtes de la foi, que mes oreilles soient attentives pour que je puisse recevoir nombre de bénédictions. Accorde fidèlement aux affamés et assoiffés leur ration de pain et d’eau. Permets-moi de rester à l’abri sous l’ombre de Tes ailes au moment où je quitterai ce monde. Mets-moi à l’abri des torrents de pluie quand Tu feras pleuvoir des malheurs sur les méchants. Que ce commandement de la soucca me soit compté comme si je l’avais accomplie dans tous ses menus détails et avec tous les commandements y afférant. Que notre jugement soit scellé pour le bien ! Permets-nous de rester longtemps sur la terre, la Terre Sainte, pour Te servir avec crainte. Bénis sois-tu Eternel à tout jamais ! Amen et Amen. »

La veille au soir on allume les bougies (au moins deux) dans la soucca (sauf en cas de vent pouvant empêcher l’allumage ou éteindre les flammes), auquel cas on placera les bougies – qu’on ne doit plus déplacer ensuite – à l’intérieur de la maison – comme il est d’usage à chaque fête. Après avoir mis quelques pièces à la Tsédaka (rétablissement de la justice en aidant les pauvres), les femmes mariées allument les bougies à l’heure indiquée sur le calendrier (les jeunes filles et les petites filles allument une bougie) avec les bénédictions suivantes : « Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou lehadlik ner chèl yom tov (Béni
sois-Tu Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par
Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de la fête) et « Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam chéhé’héyanou vékiyemanou vehiguianou lizmane hazé »
(Béni sois-Tu Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre et exister et parvenir à cette époque)

Le second soir de la fête, à l’heure indiquée sur le calendrier,
elles allument les bougies avec les mêmes bénédictions, à partir d’une
flamme existante (par exemple une bougie de 48 heures allumée avant la
fête). Lorsque un des jours de fête tombe un Chabbat, on récite la bénédiction suivante avant d’allumer les bougies : « Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou lehadlik ner chèl Chabbat véchel Yom Tov » (Béni
sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par
Ses commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière du Chabbat et
de la fête)

Dès qu’il fait nuit, (à la sortie des étoiles) le premier soir de Souccot, quand on revient de la synagogue, en entrant dans la soucca on fait le kiddouch de Yom Tov sur une coupe de vin ou du jus de raisin, dans la soucca. On récite la bénédiction suivante : « Baroukh ata Ado-naï, Elo-hénou méle’h haolam boré féri haguéfène » Avant d’y manger du pain ou du gâteau, ou d’y boire du vin, on dira la bénédiction adéquate suivie de la bénédiction :
« Barou’h ata Ado-naï Elo-hénou mélè’h haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou léchève bassoucca ». (Béni sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés
par Ses commandements et nous a ordonné de résider dans la soucca)

Bénédiction du loulav :

« Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou
mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav
vétsivanou al netilat loulav.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh
haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguianou
lizmane hazé. »

Pour un cours complet sur la fête, allez sur Modia :

… Souccote et le sens du mois de Tichri, un diamant qui contient toutes ces fêtes            

And let them make Me a sanctuary, that I may dwell among them. Exodus.jpg  Les Premiers Hebreux sortis d’Egypte suivirent leur route dans le désert, guidés le jour par des nuées et la nuit par une colonne de feu. Autour du Beit Hamikdach (où reposait l’arche d’alliance), étaient disposées les tentes des Hébreux, qu’ils démontaient et transportaient jusqu’à l’étape suivante. La première de ces étapes où s’arrêtèrent les 12 tribus s’appelait Souccot. Le Bet Hamikdach était mobile à cette époque et sous la responsabilité de la tribu des Levi, que nous celebrons en les reconstruisant provisoirement pour la fête de Souccot, à proximité de nos maisons, et dans lesquelles nous mangeons nos trois repas quotidiens pendant 7 jours, afin de nous rappeler ce long séjour vers la Terre Promise.

Perinage a Jerusalem au temps du Bet Hamikdach.jpg    Le Temple de Jérusalem –  La famille des premiers Cohanim (pluriel de Cohen – qui signifie prêtre en hébreu, celle de la famille de Aaron,dont celui-ci fut le premeir Grand Prêtre désigné par l’Eternel. Il était le frère de Moïse, de la tribu des Levi. Cette famille grandit au fil des années et des siècles. Ils étaient responsables de tout ce qui se passait au Temple de Jerusalem jusqu’a la fin de l’existence du Royaume de Juda et la destruction par le romain Titus du dernier Temple, celui appele 2e temple, construit par Hérode le Grand. Les Cohanim et les 70 sages du Bet Hamikdach, (le Temple), votaient pour la succession du Grand Prêtre, Cohen Hagadol. Les autres Cohen, devaient travailler pour le Grand Prêtre exclusivement dans le Temple. Ils vivaient des 10% des recoltes et produits des habitants d’Israël et Juda,  qui versaient cette dime pour la maintenance du Temple, des Sacrifices et du Bien-Etre des Cohanim et Levi qui travaillaient pour eux à ce Service  » Avoda Kedocha « , tâches divines. Certains Cohanim ne servaient pas au Temple, mais avaient des fonctions similaires dans les autres villes du Royaume des Rois d’Israël et de Judée en tant que Juges, leaders sprituels , etc.. Les Levi officiaient en tant que chorale et musiciens du Temple et aidaient les Cohanim dans leurs nombreuses tâches quotidiennes. ___________________________________________________

‘Hag Souccot Saméa’h lékoulam !
Bonne fête de Souccot à tous !

(Sources : Rabbin Harold Weill – Rabbin Jacky Milewski – Rav Dufour – Claude Riveline – Rabbi de Loubavitch – Rav Mordekaï Chriqui, Dr Avraham-Gilles Morali –  soucca.fr -« La Fête de Souccot » aux éditions Peïlim Yad-Laa’him – Dafina.net  – Rav David Pitoun – Calendrier du Consistoire)

Poème :

SOUCCOT

Etendue sous le dais du feuillu entrelas

Qui recouvre le toît de ma frêle soucca

Je vois les étoiles danser au firmament ;

J’entends dans les branches le frais souffle du vent

Qui chuchotte mille choses à l’oreille

Pendant que la lune fidèlement veille…

Un hibou hulule. Un chien au loin aboie…

Le silence de la nuit retombe sur moi.

Puis, au loin, un bruissement d’ailes et des cris :

Ceux d’un mulot, proie du hibou qui se nourrit.

Belle, cruelle, généreuse nature

Qui, par D.ieu depuis des millénaires dure.

L’Eternel fit des merveilles pour les Hébreux,

Quand, au sortir d’Egypte, Il fut si généreux

Leur procurant la manne, l’ombre des tentes

Pour se nourrir, reposer leur marche lente,

Ils allaient ‘Michkan’ en tête ; pour les guider

En ce désert inhospitalier, les nuées.

D.ieu de nous réclame la participation,

A Ses demandes, Ses mitsvote l’adhésion.

Sous ma précaire soucca je dis à D.ieu :

Vois, je quitte ma maison, comme Tu le veux

Je vis dans la nature, comme je le peux,

Inconfortable, ouverte à tous les vents,

Accomplissant Ta volonté, très humblement.

Les Enfants d’Israël aussi, les survivants

Qui résistent depuis si longtemps aux méchants,

Ceux qui, loin de leur terre, se sont mélangés,

De force ont été convertis, ont oublié

Qu’ils appartenaient à ce grand peuple de D.ieu.

Ils s’étaient éparpillés partout sous Tes cieux ;

Aime-les, aide-les, Protège-les, pour Toi,

Eux, Tes enfants, Ton autre trésor, fils du Roi.

Ramène-les vers Toi, oh Toi, le Tout Puissant,

Et que jamais ne se perdent dans le néant.

Maryse

Images intégrées 6

CHANA TOVA ISRAËL !

CULTURE JUDAÏSME – Mois d’Eloul 5777 (2)

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(Suite)

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Nous étudions cette semaine la

51ème paracha Nitsavim

Lecture de la paracha Nitsavim en français

et la 52ème paracha Vayélekh

Lecture de la paracha Vayélèkh en français

Différentes vidéos à écouter sur la paracha ici :

Vayélèkh – Torah-Box.com

Nitsavim – Torah-Box.com

Chabbat chalom à tous !

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Nous étudions cette semaine la 50ème paracha Ki Tavo (Quand tu viendras)

Lecture de la paracha Ki-Tavo en français

Cours du rav Dynovisz sur la paracha Ki tavo / Cours du rav Dufour

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Cours du rav Dynovisz sur la paracha Ki tavo

Ki Tavo 2DévarimCours Vidéo Torah – Site du Rav Haim Dynovisz

Ki Tavo 3Dévarim – Cours Vidéo Torah – Site du Rav Haim Dynovicz

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Images intégrées 2

1 – ETUDE  DE LA PARACHA A ÉTUDIER CETTE SEMAINE ET DE CE PROCHAIN CHABBATE, avec le Rav Dufour (Modia) :

50e Paracha : Ki Tavo « Quand tu viendras » Devarim (Le Deutéronome) 26, 1 – 29, 8.

Elle nous enseigne que le peuple a bénéficié sans cesse de dons gratuits : la vie, la sortie d’Egypte, le don de la Torah et bientôt l’héritage de la terre d’Israël. Mais il a reçu aussi le modèle de la société idéale, ses modes de régulation, les moyens personnels de vivre heureux, de trouver la complétude de la néchama (paracha précédente, Ki-tétsé avec la libération de la prisonnière) et de vaincre les adversaires (Âmaléq). Tout semblerait parfait ; c’est à ce moment-là que la Torah vient nous enseigner comme à des jeunes mariés qui ont eu une belle cérémonie et sont installés dans leur nouvel appartement (la terre d’Israël) : le manque de conscience et le mauvais usage peuvent rapidement gâcher un bonheur qui avait tout pour réussir. C’est en ce point que nous recevons cet enseignement essentiel pour assurer le bonheur et pour qu’il ne tourne pas au drame et en malédictions par notre faute. C’est l’art de bien gérer le bonheur. Comment ? En restant toujours conscient de sa source et en la reconnaissant. …

Rav Yehoshua Rahamim Dufour

(Modia.org)

Ki Tavo : « Être joyeux pour tout ce que l’Eternel te donne » – vidéo

https://i0.wp.com/www.jforum.fr/wp-content/uploads/2017/09/Ki-Tavo-Full.png_____________________________________________________

Vers la fin de l’été, à l’époque où tout Juif se prépare à rendre des comptes, et à dresser un bilan de ses actes pour l’année qui s’écoule, arrive la parasha de « Ki Tavo ». Cette sidra est un peu redoutable à cause des « malédictions » qu’elle renferme.

Elle est redoutée à tel point que dans certaines communautés en Afrique du Nord on demandait à une personne âgée  de lire ces trois chapitres.

Comparativement  aux  péricopes  précédentes, celle-ci ne contient que peu de commandements  mais dès le début de ce vingt-sixième chapitre du Deutéronome nous trouvons un commandement  concernant les « bikourim » désignés dans le texte par le mot « reshit ». Cette mitsva de présenter les prémices des cultures au Temple dans un panier s’accompagne d’un autre acte qui n’est stipulé pratiquement que lors de la présentation des prémices : la prosternation.

La prosternation est aussi un commandement s’adressant à Moshé, Aharon et ses fils et aux 70 « zekenim ».  La prosternation fait partie du rituel de kippour. D’après le midrash Tanhouma, Moïse avait « vu » par prophétie que les Temples seraient détruits et que, par conséquent, toutes les offrandes et tous les sacrifices n’auraient plus lieu, il instaura le devoir de prier 3 fois par jour.

La Guemara nous rappelle pourtant que les trois patriarches avaient eux-mêmes prié trois fois par jour : Abraham, le matin, Isaac  à midi ou l’après-midi et Jacob le soir.  Alors, qui a la primauté de ces trois prières quotidiennes ?

En suivant le commentaire du Rambam sur le traité de guemara « houline », nous apprenons un principe important : c’est que l’on n’observe pas de mitsvoth d’après l’exemple des patriarches mais parce que Moïse nous a ordonné de le faire !

Le mot « bikourim » n’est pas employé dans ce texte mais il est écrit : « réshith » ראשית. L’on pourrait alors s’interroger sur cette différence d’appellation mais, Maïmonide nous éclaire judicieusement : « les prémices du blé, du vin et de l’huile » sont importants car, de même que l’homme consacre au service pontifical son premier-né ou prémices de ses forces,  lorsque l’homme fait de la pâte avec la farine du blé il doit prélever la « hala », il doit consacrer le vin et l’huile pour le culte. Une partie de ce qui est récolté doit être offert à D.

De cette manière l’homme publie de façon on ne peut plus officielle le fait qu’il reconnaît la Suprématie du Créateur sans les bontés duquel l’homme ne pourrait vivre. D a donné des règles à suivre pour pouvoir profiter largement de l’abondance accordée par le Créateur.

Tout de suite après cette mitsva des bikourim, apparaît un autre commandement : « Etre joyeux pour tout ce que l’Eternel te donne ». En effet, nous, pauvres êtres humains, ne songeons pas toujours à remercier D pour ce que nous recevons de Lui, sans doute parce que parfois cela nous semble naturel comme marcher, parler, voir ou entendre mais si nous nous donnions la peine de réfléchir et de regarder autour de nous : certains ne peuvent se mouvoir, bouger, voir ou s’exprimer et alors, nous devons être heureux et nous réjouir pour ce que nous possédons et que d’autres rêveraient d’avoir !!!

Dans un peu plus de deux semaines, nous accueillerons une nouvelle année et nous devrions nous montrer empressés de nous efforcer de mieux adhérer à la Torah d’Israël et de faire teshouva.

Cette sidra montre on ne peut plus clairement à quel point le chemin vers le bien, la récompense et la bénédiction est direct si l’homme observe convenablement les préceptes divins, et comment, si ces mêmes préceptes sont méprisés et bafoués l’homme peut recevoir sa part de punition, de malédiction.

Lors des débuts de la vie de l’homme et de la femme, Adam et Eve, pour avoir désobéi à D, le serpent a eu à subir une punition et non des moindres : le serpent était pourvu de pattes, après avoir sciemment induit l’homme en erreur, le serpent a subi sa peine : ramper dans le sable toute son existence. L’homme a subi la sienne : alors qu’il était d’une dimension hors normes dirait-on, il a vu sa taille diminuer.

En s’installant dans ce pays offert par D à Son peuple, les étapes à suivre viennent clairement schématiser le fait que : s’installer dans ce pays doté de principes extra ordinaires  passe par un processus particulier et par le fait que toute action comme toute offrande doit être d’un « parfum agréable » à  l’Eternel. Le peuple  ainsi se sentira chez lui. Pour y rester de façon permanente il devra  se conduire avec aménité vis-à-vis des étrangers car nous devons nous souvenir que nous aussi, avons été exilés en terre étrangère.

Caroline Elisheva Rebouh

 

 

HAFTARAT KI TAVO LE SCHISME

Nous arrivons, semaine après semaine, à la fin des lectures prophétiques d’Isaïe et des parashot de consolation.

Salomon avait remarqué un jeune-homme qui semblait être digne de confiance : Jéroboam fils de Nabat, issu de la ville d’Efrat. Or, Jéroboam avait son franc-parler et il n’hésitait nullement à faire des reproches très directs au Roi Salomon.  A ses débuts, Salomon acceptait les remontrances  plus ou moins volontiers, cependant, plus Salomon vieillissait et moins il acceptait ces critiques et une certaine distance prit place entre les deux hommes jusqu’à devenir de la haine.

Dans le cadre de ses attributions, Jéroboam eut à faire loin de Jérusalem. Il rencontra le prophète Ahiya qui résidait alors à Shilo, en Samarie. Ahiya, déchira son manteau en douze parties et demanda à Jéroboam d’en prendre dix, illustrant par-là la volonté du Tout Puissant de dessaisir Salomon du Royaume en ces termes : Salomon ayant agi contre la volonté d’HaShem d’une part, mais étant le fils de David d’autre part, à la mort de Salomon, Roboam fils de Salomon sera sacré roi mais D lui arrachera le royaume et ne lui laissera que deux tribus sur un petit royaume.

Jéroboam, ayant appris que Salomon voulait le tuer, se réfugia en Egypte d’où il ne revint qu’après la mort de Salomon.

Roboam, à qui le royaume revenait fut sacré roi à la place de son père.

C’est l’époque du schisme qui, en réalité avait déjà eu lieu à la mort de Shaoul et de ses fils, lorsque le survivant des descendants de Shaoul, du nom d’Ishboshet, prit la tête du « royaume d’Israël » sans avoir été oint par un prophète comme le voulait la tradition. Il s’était auto désigné. Mais il est bien loin de recueillir derrière lui la majorité du peuple qui préfère David. Ce schisme ne  que dura sept années environ. C’est la raison pour laquelle, à la mort de Salomon,  eut lieu le deuxième schisme, confirmant la scission entre le Nord et le Sud du pays. Le Nord ou Royaume d’Israël à la tête du quel se trouva Jéroboam Ier qui régna sur dix tribus et le Sud ou Royaume de Juda gouverné par Roboam qui accéda au trône de son père à l’âge de 41 ans et ne régna que pendant dix-sept années.

Roboam voulut poursuivre la politique de son père et, malgré les conseils d’hommes avisés qui vinrent déposer les requêtes du peuple d’alléger les impôts et les charges, il préféra continuer à alourdir le joug des impôts à payer. C’est ainsi que Jéroboam prit la tête des tribus et provoqua la scission du royaume uni pour en créer un indépendant du royaume de Juda.

Jéroboam Ier,  fils de Nabat, fit  « ce qui n’est pas bien aux yeux d’HaShem » et entraîna la majeure partie du peuple avec lui. Les motifs profonds de Jéroboam qui n’avait pas partagé les vues et opinions de Salomon avaient été d’opérer de grandes réformes au sein du peuple et l’erreur fut de permettre la multiplicité des cultes tout comme l’avait fait Salomon qui s’était laissé glisser  vers l’idolâtrie en offrant de l’encens à des idoles pour plaire à ses épouses et concubines. Jéroboam  fut le roi d’Israël pendant 22 années.  Jéroboam régna sur Israël durant 22 années.

Roboam  suivit un peu l’exemple de son  aïeul, le Roi David en ceci qu’il épousa 18 femmes et eut une soixantaine de concubines. Sa descendance fut nombreuse : 28 garçons et 60 filles.  Son fils aîné du nom d’Aviya ou Aviyam fut son successeur. Lui aussi eut 14 épouses et 38 enfants dont 22 garçons. L’aîné des garçons, Assa,  régna 41 années.

Roboam avait lui aussi laissé son épouse Maaca s’adonner au culte idolâtre et Aviya n’était pas de taille à lutter contre. Assa, en revanche, partit en guerre contre ceci et il fit ce qui est décrit dans la Bible comme « ce qui est bien aux yeux de HaShem ».  Il n’eut qu’une seule épouse Azouba  et qu’un seul fils Yéhossafat.

Assa rétablit le culte d’HaShem dans le royaume de Juda.

Nous poursuivrons cette étude dans les semaines à venir.

Caroline Elishéva Rebouh

Ki Tavo : « Etre joyeux pour tout ce que l’Eternel te donne » – vidéo

(Source : JForum)

 

CULTURE JUDAÏSME – Mois d’Eloul 5777- Paracha de la semaine

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Cette semaine, nous étudierons la paracha de la semaine, Ki-Tetsé, avec Akadem

Lecture de la paracha Ki-Tetsé en français

Option entre plusieurs cours vidéo : Ki tetsé – Akadem

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Le site  du Rav Yehoshuah Ra’hamim Dufour, Modia, très riche en informations sur l’étude de la Torah étant malheureusement à présent fermé, nous reprenons la paracha, cette semaine, avec le Rav Léon Askenazi z’al.

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Lecture du texte de la paracha Chofetim : Lecture de la paracha Choftim en français

SHOFTIM, un cours audio enregistré en 1995 et retranscrit par le site Manitou

Le Rav Léon Askenazi (1922-1996) est l’une des figures centrales de la renaissance du judaïsme après la Shoah. Licencié en philosophie et diplômé de l’École d’ethnologie et d’anthropologie du Musée de l’Homme, Manitou entreprend de raviver le judaïsme des jeunes générations.

Pour tout savoir sur ce rabbin : La vie de Yehouda Léon Ashkenazi

CHOFTIM (1995), par le Rav Yehouda Léon Askenazi

Je vais donc commencer l’étude par les premiers versets de la Parashah qui commence à partir du verset 18 chapitre 16.

Chaque année le même problème étant donné l’interruption des cours jusqu’aux fëtes nous n’avons jamais d’indications des Parashiot à venir KiTetsé-KiTavo-Nitsavim avant Rosh hashana. Je prendrais quelques moments pour étudier un texte des Parashiot d’avant Roshashana et étudier un peu en guise de préparation quelques questions sur la Téshouvah.

Je vais choisir cette année un certain nombres de questions que les commentateurs ont posé sur ces versets.

 

16 :18

שֹׁפְטִים וְשֹׁטְרִים, תִּתֶּן-לְךָ בְּכָל-שְׁעָרֶיךָ, אֲשֶׁר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לְךָ, לִשְׁבָטֶיךָ; וְשָׁפְטוּ אֶת-הָעָם, מִשְׁפַּט-צֶדֶק

Shoftim veshotrim titen-lekha bekhol-she’areykha asher Adonay Eloheykha noten lekha lishvateykha veshafetou et-ha’am mishpat tsedek.

 

שֹׁפְטִים וְשֹׁטְרִים

Shoftim veshotrim

Des juges et des policiers

 

Shofet littéralement c’est un juge, la traduction est assez aisée. Shotrim : le mot de Shoter en mot hébreu a été conservé en hébreu moderne pour dire un policier mais cela signifie littéralement un gardien – ceux qui sont préposés à la surveillance de l’ordre dans la cité. Je crois que dans l’ancien français on disait les gens d’armes – il y avait des confréries chargé par le roi de l’ordre dans la cité. A leur tête un prévot. En araméen ce sont les Nétourim, « nétourei karta » ce sont les gardiens de la cité : cela veut dire les policiers.

 

תִּתֶּן-לְךָ בְּכָל-שְׁעָרֶיךָ

titen-lekha bekhol-she’areykha

tu te donneras dans toutes tes portes

 

Littéralement: « dans toutes tes portes » mais she’areykha cela renvoit à la notion de portes de la ville, (Delet c’est la porte de la maison). Parce que c’était la coutume dans toutes les civilisations de l’antiquité que chaque ville avait un tribunal qui siégeait aux portes de la ville.

Probablement, parce que je n’ai pas de sources à vous citer, dans le cas où il y avait contestation avec des étrangers lors des jugements cela se faisait au tribunal à l’entrée de la ville.

Le lundi matin et le jeudi matin on lit le Sefer Torah  car c’était des jours de marché, et il y avait le rassemblement de la communauté de tous les petits villages autour des bourgades qui venaient. Et par conséquent, tous les litiges étaient menés ainsi devant le tribunal rabbinique le lundi ou le jeudi matin. Et on en profitait pour faire l’office public pour tout le monde et on y lisait pour tous la Torah. De là vient le fait que quand on déplace le Sefer Torah d’un endroit à un autre, il faut lire au moins trois fois dans l’endroit où on le déplace : le Shabat après-midi, le lundi, et le jeudi.

La lecture officielle a lieu le Shabat matin. Mais il y a trois autres lectures en plus : Shabat après-midi,  lundi et jeudi. Le Shabat après-midi pour ceux qui n’ont pas pu arrivé Shabat matin. On venait à pied (distance autorisée de 2.5 km alentour le Shabat). A ces époques dangeureuses la venue de nuit était impossible et donc s’ils ne venaient pas à pied le matin, il leur restait l’après-midi.

Ici, l’enseignement est que chaque ville doit avoir son tribunal.

Il y a différentes hiérarchies des tribunaux : 3 juges, 7 juges, 21 juges et le tribunal suprême c’est 71 juges. Mais chaque ville et chaque tribu devait avoir sa hiérarchie de tribunaux à elle.

Nous l’avons déjà étudié à propos d’un tout autre texte : C’est parce qu’il devait y avoir une connaissance personnelle, je dirais presque anthropologique, des plaideurs que le juge a à juger. Le juge doit connaitre l’intimité psychologique du cas à juger pour éviter de donner un verdict faux pour ce cas-là bien que ce verdict soit bon pour un autre cas….

Nous sommes malheureuseent arrivé à un stade avec une sorte de légalisme commun à tous, de la juridiction, qui fausse l’objectif de justice qu’il y a dans l’essence juridique. Il y a décalage entre la légalité de la loi et la moralité de la loi qui elle est la vraie justice.

On emploie abusivement le terme de « justice » au lieu de celui de juridiction des tribunaux.

Dans les anciennes sociétés, notamment du moyen-âge, il y avait un droit coutumier qui changeait de province en province et de village en village. C’est la véritable justice car ce sont des juges qui connaissent les profils d’identités des cas qu’ils ont à juger.

Vous voyez que la Torah le prévoit : des tribunaux dans chaque ville. Cela signifie qu’on ne nomme pas dans un ville un juge d’une autre ville.

תִּתֶּן-לְךָ בְּכָל-שְׁעָרֶיךָ

titen-lekha bekhol-she’areykha

tu te donneras dans toutes tes portes

Vous voyez comment c’est formulé : cela indique l’identité de chacun.

En filligrane c’est une une critique du juridisme de la société israélienne contemporain dans lequel on trouve une tendance au juridisme qui est copiée des sociétés de droit romain et qui est extrêmement dansgeureuse : au nom de la légalité on aboutit au fait que la justice est une contre-justice. C’est la différence des mots justice et légalité. On dit « Médinat ‘Hok », il Faut dire « Médinat Tsedek ». C’est très différent Tsedek et ‘Hok.

 

שֹׁפְטִים וְשֹׁטְרִים, תִּתֶּן-לְךָ בְּכָל-שְׁעָרֶיךָ, אֲשֶׁר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לְךָ, לִשְׁבָטֶיךָ; וְשָׁפְטוּ אֶת-הָעָם, מִשְׁפַּט-צֶדֶק

asher Adonay Eloheykha noten lekha

que HM ton Dieu te donne

 lishvateykha

selon tes tribus

veshafetou et-ha’am mishpat tsedek.

et ils jugeront le peuple d’un jugement de justice

 

Le verset est très clair : Pas tout Mishpat mais Mishpat Tsedek : Il faut que le Mishpat soit compatible avec le Tsedek.

Le mot Tsedek c’est étymologiquement ce qui tombe juste – ce qui est en justesse avec la norme. Je préfère le  substantif de « justesse » en français pour éclairer le mot Tsadik – qui est la porte du substantif de justice. La justice c’est la justesse en morale.

Il y a d’abord une conduite de justesse en morale que connaissaient les compagnons dans les confréries d’ouvriers du moyen-âge. Ils étaient considérés comme des Tsadikim – des justes. Parce qu’ils travaillaient juste dans le sens de la justesse. Un compagnon ne trichait pas avec son patron et ne trichait pas avec son métier. C’était des confréries mystiques authentiques. Cela s’est perdu depuis la laïcité en France mais qui revient de notre temps : je pense à partir de Vichy on a reconstitué les compagnonnages. Il y a aujourd’hui différents compagnonnages dans différents métiers. J’ai rencontré quelques uns d’entre eux : ils ont un souci d’ordre moral au moins aussi important que le souci de leur métier. C’est la notion de ‘Hévrah dans la société juive. Il y a des ‘Hévrot pour  telle ou telle conduite dans la société. Las ‘Hévrah Kadishah est un cas particulier.

Aujourd’hui et depuis le temps du Talmud d’ailleurs c’est condamné par le Talmud à la place des ’Hevrot il y a quelque chose qui se substitue à la ‘Hévrah. Les ‘Havrérim sont des initiés à certaines confréries. Il y a les Qranot, les comités. L’expression « Yoshevei leqranot » –  ceux qui siègent dans les comités – c’est quelque chose de très très négatif dans l’enseignement du Talmud. C’est la définition même de la perte de temps.

Je vous cite une phrase du talmud : les Talmidei ‘Hakhamim qui font partie d’une ‘Hevra de limoud

Une confrérie d’étude disent : « Ana’hnou Yoshvim Lé’haï Olam Haba nous nous sommes assis en vue de la vie du monde à venir, et eux sont Yosheivei Kranot ».

Ils se réunissaient d’ailleurs dans le Shouk dans le marché dans les gargottes du marché on se donne rendez-vous pour traiter des affaires du pays…  En français « le café du commerce ».

Il y a une allusion d’ailleurs dans la prière du matin : que notre sort et celui de nos enfants soit avec les ‘Havérim d’une ‘Hevra et pas avec les  Yosheivei Kranot…

 

וְשָׁפְטוּ אֶת-הָעָם, מִשְׁפַּט-צֶדֶק

veshafetou et-ha’am mishpat tsedek.

et ils jugeront le peuple d’un jugement de justice.

 

On va voir quelques indications de Rashi à ce sujet, mais d’abord je vous pose une question très simple : En quoi ai-je besoin de savoir que pour organiser une société j’ai besoin de juges et de policiers ? Où est le ’Hidoush ici ? Que m’enseigne la Torah ici ? Ai-je besoin d’une révélation pour me dire qu’il faut des juges et des policiers pour gérer un pays, gérer une cité ? Quel est ici le ‘Hidoush ? Quelle est cette chose nouvelle que je ne saurais pas par moi-même et que la Torah m’enseigne ici dans la manière dont elle s’exprime pour parler d’une évidence ?

 

C’est l’ordre donné !

Shoftim d’abord et Shotrim ensuite.

 

Il faut d’abord que la prérogative soit donnée aux juges et que la police soit soumise à la juridiction.

Alors que dans une société où le ministre de la police a plus de pouvoir que le ministre de la justice c’est une société perdue. C’est le cas du gouvernement israélien actuel au niveau des ministres et des juges qui décident d’après les intérêts de la police. C’est une catastrophe. Cela je vous le cite parce que cela fait des années qu’on connait ce problème. Ce n’est possible au sien du gouvernement actuel que parce que le chef du gouvernement a un mépris total de la juridiction.

Un espèce de Bolchévik attardé. Mais c’est effectivement connu : chaque foi qu’il y a une injure à la justice à commettre ils ne se génent pas. …/…

Lorsque le pouvoir politique à travers la police prend le pas sur le pouvoir juridique qui devrait être indépendant, il y a une catastrophe du point de vue de la moralité de la société.

Prenez le commentaire de Rashi sur Shoftim véShotrim.

Le thème général de ce que je viens de citer:

Il y a une différence entre la justice et la légalité, et le fait de les confondre c’est le drame des sociétés de droit romain. La notion de droit prime la notion de justice. Il y a là un piège du langage : le droit signifie que l’on cherche la voie droite, mais le terme de « droit » dans le sens technique signifie « la légalité » et non pas « la voie droite » dans son sens moral. De nombreux avocats sont spécialistes du droit pour savoir comment contourner la loi. « Les avocats marrons ».

 

Mishnah des Pirqey Avot (1:8) :

Le juge ne doit jamais entrer dans la peau d’un avocat.

אל תעש עצמך כעורכי הדיינים

Al tâass âatsmékha kéorkhei hadayanim

orkhei hadayanim c’est les avocats.

Et le juge reçoit une consigne très claire : ne te fais pas avocat, tu dois juger et non pas plaider.

Le juge en doit pas être accusateur ou défenseur : il doit juger. Il doit chercher le Mishpat Tsedek, le jugement de vérité et non pas la légalité. Cela ce sot les avocats qui plaident.

On cherche le Mishpat compatible avec le Tsedek.

Mais à qui est confié le critère du Tsedek de la justice ? Aux juges et non aux avocats. Et le drame c’est quand dans une société, par ancienneté ou par hiérarchie, on nomme des avocats comme juges.

C’est tout un problème : les grands conflits entre la civilisation hébraïque et la civilisation romaine plus que grecque. Car dans la civilisation grecque, il y avait quand même ce souci, cette intuition du souci de distinguer entre la justice et le droit. Tandis que chez les romains cela s’identifie.

 

Rashi :

Il va nous expliquer le mot de Shoftim – et cela veut dire les juges.

שופטים, דיינים הפוסקים את הדין

Shoftim: Dayanim haposkim et hadin

 

Il change les mots : au lieu de nous dire « juges – Shotim » il dit « Dayanim » c’est un juge qui décide du jugement » ! Que vous nous expliquer ici Rashi ?

C’est un des cas des Rashi difficiles. Rashi dit : kélomar « c’est comme pour dire : deux points ouvrez les guillements… C’est trés difficile, cela semble facile. Rashi veut expliquer le sens sémantique.  Kélomar « c’est-à-dire », « comme pour dire ». En réalité ou bien c’est cela que cela veut dire ou bien ce n’est pas cela, que signifie alors « kelomar comme pour dire » ?

L’explication qu’il donne et qui semble traduire tout simplement les mots qu’il veut interprêter est en réalité un sens autre que la simple traduction du mot.

Un Talmid ’Hakham de Colmar m’a raconté qu’à la Yeshivah de Colmar on disait : Koulo mar – ce Rashi est tout entier amer…

(A propos de Koulo Mar : Quand il y a Mal’hoquet c’est entre 2 maîtres. Un maître dans le langage talmudique se dit soit « Mor » soit « Mar ». « Mor » en pronociation ashkénaze et « Mar » en prononciation séfarade. Il y a un paradoxe, normalement les Ashkénazes disent ‘o’ les Séfarades disent ‘a’.  Mais là les Séfardim disent « Amar Mor » et les Ashkénazes disent « Amar Mar ». La discussion est entre Mar et Mar. Lorsque c’est Koulo Mar on ne sait pas lequel des deux a raison.)

 

Donc ce Rashi est Koulo Mar.

Qui peut expliquer ce que veut dire Rashi ?

 

En même temps cela vous éclaire une question de sémantique de l’hébreu israélien.

Quand on parle de Beit HaMishpat ou du Beit Din on ne parle pas du même tribunal.

Le Beth HaMishpat c’est le  tribunal civil. Le Beit Din c’est le tribunal rabbinique.

Le Shophet c’est le juge au tribunal civil. Le Dayan c’est le juge au tribunal rabbinique.

 

Rashi:

שופטים, דיינים הפוסקים את הדין

Shoftim: Dayanim haposkim et hadin

Rashi veut expliquer Shoftim et parle des Dayanim ?

Mais ce qu’il y a de difficile c’est ce qu’il ajoute : HaPoskim et HaDin.

C’est la définition pure et simple, ce qu’on appelle en français une tautologie, une répétition.

 

Les Dayanim sont des juges qui tranchent d’après la justice, le Din, et non d’après la légalité, le Mishpat simple du Beit HaMishpat, mais d’après le Mishpat Tsedek du Beit Din.

Un Dayan va dans le sens du Din et non dans le sens du Mishpat.

En réalité, il va dans le sens de ce que dit le verset ‘Mispat Tsedek’ :

 

Q : Doit-on trancher chaque fois ?

R : Oui, cela d’autres parts nous avons une Mishnah des Pirqey Avot « Hévou métounim badin » rendue par la platitude en français : « Soyez circonspect dans le jugement ». C’est encore une platitude : un juge qui ne serait pas attentif à son jugement ne serait pas un juge authentique !

 

Que signifie être circonspect dans le jugement ? Doit-on réellement donner de pareilles consignes à un juge ? C’est un des personnages les plus respectables de la société. Le Dayan incarne la vérité, la royauté sur terre.

Le commentaire explique qu’il faut comprendre l’expression de « hévou métounim badin » dans son sens étymologique. Matoun : celui qui prend son temps avant de donner sa décision, pondéré. Prendre le temps de décider.

En particulier, dans la législation talmudique, si un juge se trompe dans « Dinei Nefashot » un procès où le prévenu est passible de prison, le juge est mis à mort. Un juge n’a pas le droit de se tromper. S’il se trompe c’est que lui-même est trompeur. Un juge trompeur n’a pas le droit de vivre. C’est un niveau de civilisation que les modernes ont perdu.

Au moyen-âge européen : les généraux qui perdaient une guerre étaient fusillés (plus que du regard). Un général perdant une guerre est un imposteur.

Lorsque les druides formaient leur disciples, les disciples apprenaient par coeur des dizaines de milliers de vers des ballades des druides. Si un disciple de druides se trompaient d’un mot, il était mis à mort. Quelqu’un qui doit transmettre la tradition n’a pas le droit de se tromper. Vous voyez à quel niveau d’exigence se situait cette civilisation. Cela s’est perdu dans le monde moderne.

Alors un juge était impliqué dans son jugement, lui personnellement. C’est pourquoi avant de prendre une décision surtout quand il y a risque de condamnation à mort, les juges devaient jeûner et c’était à jeun, après une journée de jeûne qu’il donnait leur décision et ce n’est qu’après qu’ils avaient le droit de manger.

Raison pour laquelle le procès de Jésus est invraisembable car censé se passer un jour de Pessa’h et on ne jeûne pas un jour de Pessa’h : cela suffit pour disqualifier les sources en question. D’ailleurs les chrétiens le savent et sont très embêtés. D’autant plus que le dimanche qui précéde s’appelle le dimanche des rameaux. Les chrétiens se balladent avec des rameaux et des palmes. Or les palmes c’est à Soukot et non à Pessa’h. Il y a beaucoup d’invraisemblance intentionnelles. Je suis persuadé que les rédacteurs des Evangiles ont mis des serrures et des clefs sur les serrures pour savoir que celui qui a des yeux comprenne… Il y a des messages codés.

Dans l’histoire de la philosophie on sait qu’il y a des inadvertances, quelques unes des fois chez les grands philosophes. Or, un grand philosophe ne peut pas être pris en inadvertance logique. C’est donc une message caché la-dedans. Chez Descartes, il y a une énorme invraisemblance, de même  chez Kant, chez Spinoza, cela veut dire que c’est un petit clin d’oeil à être attentif à ce qu’il y a derrière.

De même l’idée invraisembable que le juge se trompe. Parce que la vérité sur terre dépend de lui.

 

La Justice de vérité dépend de trois facteur :

=>  que l’on connaisse la loi.

=>  que les témoins soient véridiques.

=>  que les juges soient véridiques.

 

Ici nous avons 2 postulats :

=>  nul n’est censé ignoré la loi, les juges sont censés connaitre la loi.

=>  les témoins sont censé être véridiques. La législation des faux témoins est terrible dans la bible. Et puis l’intégrité des juges.

 

Si la loi est connue, le témoignage authentique, le juge fausse le jugement, alors tout est faussé dans l’histoire terrestre de la vérité sur terre de la responsabilité du juge.

C’est pourquoi on nommait comme juge des sages de plus de 70 ans : détachés de tous les instincts de la vie, des passions…

Aujourd’hui on nomme les juges sur diplôme :  on en arrive à des sociétés où la justice est bafouée à cause des juges. A ce propos, je vous citerais un commentaire du livre de Ruth. Le verset à propos des témoins dit que le juge ne doit pas accepter de pot-de-vin.

 

כִּי הַשֹּׁחַד יְעַוֵּר עֵינֵי חֲכָמִים, וִיסַלֵּף דִּבְרֵי צַדִּיקִם

ki hasho’had ye’aver eyney hakhamim visalef divrey tsadikim.

Car le sho’had aveugle les yeux des sages

Et dénature-falsifie les paroles des justes

 

A propos de témoins, le verset dit que le juge ne doit pas accepter de Sho’had – le pot de vin.

« Car le pot de vin aveugle les yeux de sages et dénature les paroles des justes »

On a l’habitude d’appliquer le verset au juge, mais il s’applique au témoin. Un témoin est celui qui est capable de dire ce qu’il a vu. Si le juge a reçu un pot de vin, le témoignage du témoin est falsifié parce que le juge a reçu un pot de vin.

Un témoin Ayin Dalet :  ED que l’on retrouve dans « les yeux » et « les paroles ».

 

עֵינֵי חֲכָמִים, וִיסַלֵּף דִּבְרֵי צַדִּיקִם

Eyney hakhamim visalef Divrey tsadikim

La 1ère lettre de Ayin c’est ayin et la 1ère lettre de devarim c’est dalet => ED témoin.

 

Le témoin est celui qui dit ce qu’il a vu, s’appelle un ED, cela va de l’oeil à la parole.

Effectivement, une des choses les plus difficile au monde c’est d’être témoin de vérité

J’explique cela de cette manière :

Quand on lit les journaux, on s’aperçoit que ceux dont la profession est d’être témoins n’arrivent pas dire la vérité. Si on lit trois journaux sur le même événement, c’est trois événements différents !

Etre témoin, ne serait-ce que pour un journaliste, c’est la chose la plus difficile au monde : arriver à dire ce que l’on a vu. D’abord il faut savoir voir et savoir parler et savoir dire ce qu’on a vu.

C’est pourquoi l’interdiction du faux témoignage figure parmi les 10 commandements. Celui qui fait un faux témoignage met en question le fonctionnement du monde. Parce que cela dépend de lui. Surtout dans les reconstitutions des faits.

La législation des témoins étaient extraordinaire.

Si le juge a un doute concernant le témoin, il doit l’interroger avec minutie hors du commun.

Si le témoin s’avère être un témoin de mensonge, il est condamné à la peine auquel son témoignage aurait condamné.

 

Rashi sur Mishpat Tsedek :

וְשָׁפְטוּ אֶת הָעָם מִשְׁפַּט צֶדֶק

Et il jugeront le peuple d’une jugement de justice :

 

ושפטו את העם וגו’: מנה דיינין מומחים וצדיקים לשפוט צדק

Méné Dayanim moumkhim

Nomme des juges compétent,

vetsadikim

et justes,

lishpat tsedek

pour juger en vérité de justice,

 

Là encore Rashi semble répéter le verset ? Cela va de soi !

Une des sources de Rashi c’est « be’hor lekha dayanim agounim : « choisis-toi des juges convenables ». La source est dans le Midrash. Alors si le Midrash reconnait l’existence de juges convenables et d’autres non convenables, c’est dangeureux. Le Midrash nous prévient et nous avertit qu’il y a des juges non convenables.

Dans les Batim Hamishpat il y a des juges corrompus. L’actualité est suffisante pour s’en rendre compte. Mais que des Dayanim soient corrompus, cela donne à réfléchir. Le Midrash le sait.

 

Ici au verset 20 :

צֶדֶק צֶדֶק תִּרְדֹּף לְמַעַן תִּחְיֶה וְיָרַשְׁתָּ אֶת הָאָרֶץ אֲשֶׁר יְ־הֹוָ־ה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ

Tsedek tsedek tirdof lema’an ti’hyeh

veyarashta et-ha’arets asher-Adonay Eloheykha noten lakh.

 

Tsedek tsedek tirdof

Tu poursuivras la justice de la justice

lema’an ti’hyeh

afin que tu vives

veyarashta et-ha’arets

et que tu hérites du pays

asher-Adonay Eloheykha noten lakh

que HM ton Dieu donne pour toi

 

Cela veut dire que si on a des juges qui jugent mal on n’a pas le droit au pays. Cf. les Dayanim qui reçoivent les budget du gouvernement et leur position voulant donner la terre aux Arabes.

Je n’ai cité personne ! Mais je n’ai parlé que de lui. Vous avez compris de qui je veux parler…

Et que dit Rashi ?

« Choisis-toi des juges intégres ».

Cette précision du texte montre que la Torah sait à l’avance ce qui corrompt une société et cela remet en jeu son histoire même.

On ne peut pas rester impassible devant ce qu’on lit dans les journaux de jour en jour : toutes les tractations entre le parti Shass et le gouvernement sur des affaires de jugements…

L’expression est la suivante:

be’hor lekha dayanim hagounim

Cela signifie qu’il y a des Dayanim qui ne sont pas hagounim.

Il ne faut pas souhaiter que ce que le texte prévoit leur arrive, mais si vous voyez quelqu’un porter des lunettes noires parce que sa vue baisse et qu’il commence à bredouiller… méfiez-vous parce que c’est écrit.

 

Q : Tsedek tsedek ?

R : La justice de la justice ? je ne veux pas entrer dans les détails mais c’est à cause de Tirdof.

R : Il y a beaucoup de Mishnayot du Pirqey Avot qui pose la question suivante : quel est la voie droite que l’homme doit choisir ?

Cela signifie qu’il y a plusieurs voies droites et qu’il faut un critère pour la choisir ?

La Mishnah répond : « c’est un choix de conduite qui est agréé aux yeux de Dieu et des hommes »

 

Il y a différentes décisions possibles vraies. Il faut décider laquelle on prend, à cause des implications et des conséquences, et il alors faut vraiment être inspiré pour savoir parmi les différentes décisions vraies (et pas seulement légales) qui sont toutes paroles du Dieu vivant, et parmi toutes ces décisions possibles il faut en choisir une qui sera la régle à suivre. Halakha Lémaasséh.

…/…

Et ont grâce aux yeux de Dieu et des hommes.

Quelqu’un qui décide uniquement d’après ce que lui pense être le jugement de Dieu et qui ne tient pas compte du tout du jugement des hommes ; ou l’inverse qui est plus grave, quelqu’un qui décide de l’opinion public et qui ne pense pas au jugement de Dieu, c’est cela un juge pas intégre.

Par exemple, nous avons une régle du Talmud :

Un tribunal rabbinique a pris une décision et puis finalement, les rabbins en poste dans cette génération, ceux habilités, jugent que la décision prise ne peut pas être supportée par le peuple.

…/…

*****

Toute décision est vraie mais celle qui est Torar Latsibour dès que c’est une charge pour le public on l’annule. C’est une régle minutieusement appliquée.

***

Dans cette Parashah 4 pouvoirs sont décrits :

– Melekh : le roi pouvoir civile,

– Shophet : le juge et le pouvoir juridique,

– Kohen : le prêtre et le pouvoir religieux – sacerdotale,

– Navi :  le prophète et le pouvoir prophétique.

 

On nous parle des privilèges de ces 4 pouvoirs, et le principe de la Torah est une séparation absolue des 4 pouvoirs.

Si il y a cumul de 2 pouvoirs, ce que la Torah va interdire, c’est le cas des théocraties par exemple, c’est interdit par la Torah. Il y a un exemple historique d’une telle catastrophe lorsqu’on a violé cette interdiction du cumul des pouvoirs

Le prophète est au dessus de tous et puis un roi peut être juge mais ne peut pas être prêtre. Un prêtre eut être juge mais ne peut pas être roi.

La personalité du juge est très importante dans cette hiérarchie des pouvoirs. Au point que, après l’entrée dans le pays de Canaan, au temps de Josué après la sortie d’Egypte, le pouvoir a d’abord été confié aux Juges. C’est quand le pouvoir des Juges a échoué que l’on a institué la royauté.

Au temps des Hasmonéens, dans la révolte contre les Grecs, c’est un parti de la famille des Lévi qui a fait la révolte, les Maccabi, qui ont insituté une royauté provisoire de pouvoir civil contre les romains et ont insititué la royauté des Hasmonéens. Ils devaient rendre le pouvoir à la dynastie royale, immédiatement après la victoire contre les Grecs. Mais ils ont gardé le pouvoir. Ce fut la catastrophe qui a amené les Romains dans le pays à détruire entièrement le royaume de Judah.

Ils ont installé une théocratie : les prêtres ont pris le pouvoir politique. Ce qui est absolument interdit par la Torah. Les rois n’ont pas le droit d’être les prêtres et les prêtres n’ont pas le droit d’être les rois.

Or, les Hasmonéens ont fait cette faute énorme et ont été donc responsables de la destruction du 2ème royaume de Judah et ont mené le pouvoir sacerdotale aux Saduccéens qui ont ouvert cette révolte contre la Torah.

[C’est pourquoi j’ai l’habitude de dire qu’il ne faut jamais demander de conseils politiques aux rabbins et jamais demander de consignes religieuses aux hommes politiques.Si nous avons des problèmes avec la montagne du Temple, c’est parce qu’en 1967 des rabbins ont pris des décisions politiques, on en paye la note. Le gouvernement discutte pour savoir si cela appartient aux Palestiniens ou aux Jordaniens et les Juifs n’ont pas de droit là-dessus !Alors que le seul peuple qui ait un droit sur la montagne du Temple ce sont les hébreux, les autres sont des conquérants. Par crainte de prendre une décision, les grands rabbins au moment de la guerre des 6 jours ont interdit au gouvernement de monter sur la montagne du Temple. L’argument c’était de dire que l’on ne mérite pas. On n’est pas assez pur. Des arguments de rabbins, mais avec des implications politiques.J’y ai été mêlé à ce moment-là . Le grand responsable de ce qui se passe actuellement c’est Yossef Bourg qui était le chef du Mafdal à l’époque. Ce qui se passe dans tous les problèmes concernant les problèmes de politique israélienne.Il a eu une vengeance de la justice immanente : son fils lui fait payer la note. Il y a une sorte d’Oedipe énorme entre Abraham Bourg et Yossef Bourg.Quand les rabbins députés ministres et des chefs religieux qui deviennent des politiques, c’est la fin de la législation de la Torah en Israël. Or c’est le cas actuellement. Ce rabbin que je ne veux pas nommer sinon en Rashei Tevot Dalet Resh Alef Youd Daat Rabi Ovadia Yossef : le  Rabbin Ovadia Yossef un rabbin ministre. ]

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Livre de Rout 1:1:

וַיְהִי, בִּימֵי שְׁפֹט הַשֹּׁפְטִים, וַיְהִי רָעָב, בָּאָרֶץ

Vayhi bimé shfot hashoftim

Il arriva au temps où les juges jugeaient

 

C’est une information historique : l’épisode de Rout se passe au temps du pouvoir des juges.

Le Talmud dit : « au temps où les juges étaient jugés » quand les juges jugeaient : enlève la paille que tu as dans l’oeil, on lui répondait enlève la poutre que tu as dans le tien. Cela veut dire : lorsque les juges jugent mal, ils se font jugés.

 

וַיְהִי רָעָב, בָּאָרֶץ

Vayhi raab baarets

Il y eu une famine dans le pays (qui aboutit à l’exil)

 

Le juge doit juger : Mishpat Tsedek mais sinon, s’il juge au niveau de la légalité, c’est la catastrophe dans la cité.

Avant la guerre de 14, il y a eu une série de romans décrivant la société où la morale est en question  dans la justice, alors les carastrophes de guerre mondiale sont inévitables. On sent que c’est une société qui va à la catastrophe. J’ai été frappé par cela : Jean-Chistophe, Romain Rolland.

On sent même a postériori que cela conduit à une telle catastrophe. Le droit est bafoué et le même risque existe dans la société contemporaine où la légalité prime la justice.

Médinat ‘Hok : c’est un terme très utilisé en Israël. Alors que ce qu’il faut c’est Médinat Tsedek. Avec cette propagande insidieuse qui donne à la légalité l’aspect de la justice… La Torah prévoit cela et nous avertit.

(Source : Site du Rav Léon Askénazi z’al)

Jérusalem au temps des rois David et Salomon ©

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Selon la tradition juive, le roi David est présenté comme un roi merveilleux, aussi bon poète et rédacteur des Psaumes[1] qu’un grand guerrier, créateur d’un royaume d’Israël puissant, craint et respecté. De lui descendrait, selon la tradition, le Messie qui accomplira sa mission à partir de Jérusalem.

Un document archéologique récent, la stèle de Tel Dan découverte en 1993, met un terme au débat sur l’historicité du roi David, Elle fait clairement référence à deux royaumes : Juda, le royaume du sud, entouré de puissants voisins ; Israël, le royaume du nord, Aram-Damas, Gath. Au cours des IXe et VIIIe siècles le royaume de Juda est à son apogée, tous les signes archéologiques d’un royaume centralisé[2] sont présents. Hazaël, roi de Damas, a fait graver en araméen :

« J’ai tué Joram fils d’Achab roi d’Israël, et j’ai tué Ahasyahu fils de Joram roi de la maison de David. Et j’ai réduit leur ville en ruine et changé leur terre en désolation. »

La signification de l’expression « maison de David » est tout à fait claire en archéologie : il s’agit de la dynastie royale dont David a été le second roi. après Saül. Le caractère historique de l’inscription étant indéniable il n’existe pas de raison fondée sur l’archéologie conduisant à mettre en doute l’existence du roi David.

Jérusalem est alors occupée par les Jébuséens, l’une des sept tribus du pays de Canaan évoquées dans le Deutéronome[3] vers -1004. Pour arracher la ville aux Jébuséens, trop sûrs d’eux-mêmes, David fait introduire les soldats dans la cité par les conduites d’eau. Ainsi, il conquiert la cité et la nomme Yerouchalayim, la ville de la paix :

« Le roi, avec ses hommes, marcha sur Jérusalem contre les Jébuséens, qui occupaient le pays ; mais ceux-ci dirent à David : « Tu n’entreras pas ici que tu n’aies délogé les aveugles et les boiteux » voulant dire que David n’y entrerait point. Mais David s’empara de la forteresse de Sion, qui est la Cité de David.[4] ».

L’historien Flavius Josèphe[5] voit dans ce passage une allusion aux fortifications naturelles qui ont joué un rôle très important jusqu’à l’époque romaine. Pour lui les Jébuséens auraient été si confiants dans la sécurité de la ville qu’ils pouvaient s’en remettre aux aveugles et aux paralytiques pour assurer la protection de la cité.

En fait le choix de ce site comme capitale répondait à plusieurs nécessités : la position naturelle de citadelle fortifiée, la proximité d’une source pour supporter un long siège, la situation centrale dans un royaume qui s’unifie et enfin le caractère neutre du site pour surmonter les rivalités entre les douze tribus fondées par les fils du patriarche Jacob.

Sur l’ordre du prophète Nathan qui avait conseillé le premier roi d’Israël Saül, David donne à Jérusalem le rang de capitale politique. Nathan demande aussi au roi de transporter l’Arche d’alliance – ce coffret dans lequel étaient placées les Tables de la Loi, où étaient inscrits les dix commandements donnés par D.ieu à Moïse sur le Mont Sinaï – et de la fixer à Jérusalem : les Tables de la Loi données à Moïse résidant jusque-là dans le village de Kiryat Yearim[6].

Jérusalem, la ville en forme de proue, occupe la partie sud de la colline du Mont Moriah aux vallées du Cédron et du Tyropoeon. L’expansion de la cité se fait vers le haut de la colline au Nord. David y fait construire un palais et des casernes pour ses troupes. Cette petite ville n’abrite que quelques milliers d’habitants, ses maisons sont construites sur les pentes ; le palais, construit en bois de cèdre, où est installé un collège de conseillers qui fixe l’organisation du domaine royal, qui fait procéder à un recensement et qui dirige la rédaction de la liturgie.

Ainsi le roi David confère à la Ville, qui était déjà le centre politique du royaume, un rôle de capitale religieuse. Il va s’éprendre de Bethsabée dont il fait éloigner le mari, Urie le Hittite, un officier de la couronne. David épouse Bethsabée et l’enfant de leur union naît.

Le prophète Nathan apprend alors à David que cette façon de faire a déplu à Dieu et qu’en châtiment, ce n’est pas ce fils aîné de David qui héritera du trône,  mais un autre fils de Bethsabée, au terme de luttes qui déciment la famille royale. David implore le pardon de Dieu, ce premier enfant de Bethsabée tombe malade et David jeûne plusieurs jours, jusqu’au décès de l’enfant, le septième jour, ce que David interprète comme sa punition.

Cet épisode constitue un des éléments qui ternit la réputation du roi guerrier. Vers la fin de sa vie, David prend la décision d’ériger un autel à l’Eternel. Il se rend auprès du dernier roi jébuséen, Aravna, pour lui acheter une aire située sur le mont Moriah, sur les hauteurs de la ville.

Salomon, le bâtisseur du Temple

C’est le roi Salomon, héritier du trône de son père David, contemporain de la XXIe dynastie d’Egypte, qui transforme le vaste empire en une florissante puissance commerciale. Salomon remplace la troupe de mercenaires de son père par une armée de conscription et lève de lourds impôts. Il crée aussi une école destinée à former les fonctionnaires.

Grâce aux richesses accumulées par le nouveau roi, Jérusalem va alors tripler de surface. A l’heure de l’apogée commerciale, Jérusalem est située sur le passage des caravanes qui sillonnent les routes entre Babylone et l’Égypte. Des bâtiments somptueux sont construits : le Palais royal, l’Entrepôt national des grains, des armées de chariots, des bataillons de mercenaires.

Le Temple forme un rectangle de 30 mètres de long et 10 mètres de large sur 10 mètres de hauteur, comprenant une grande salle ainsi que le Saint des Saints[8] où est entreposée l’Arche d’alliance qui renferme les deux tablettes[9] de pierre que Moïse a reçue de D.ieu sur le mont Sinaï. Le caractère sacré de Yerouchalayim est surtout lié à la construction du Temple qui recèle les liens entre le monde humain et le monde divin. Le Beth Hamiqdach, nom attribuéauTemple, un bayiten hébreu, est la maison sainte, un foyer, un lieu de cohabitation.

Du Temple émanent l’enseignement et l’interprétation de la Torah : en particulier depuis la salle appelée « Chambre de la Pierre taillée », construite dans le mur extérieur nord du Temple. C’est le siège du Sanhédrin, institué depuis l’époque du prophète Moïse. Cet organisme composé de 71 Sages, est chargé de répandre l’enseignement de la Torah dans tout Israël et de juger. Jérusalem est appelée pour la première fois la ville choisie par Dieu, le témoin de l’histoire du peuple juif.

L’inauguration du Temple est célébrée près d’un an après son achèvement lors de la fête de Souccot, fêtes des Cabanes. Dans sa longue prière récitée à cette occasion, le roi Salomon s’interroge :

« Est-ce que vraiment Dieu habitera sur la terre ? Voilà que le ciel et tous des cieux ne peuvent te contenir, combien moins cette maison que j’ai bâtie ! Tu accueilleras cependant, Eternel, mon Dieu, la prière et les supplications de ton serviteur, tu exauceras la prière fervente qu’il t’adresse en ce jour. »

Le Livre des Rois[10]mentionne que le roi Salomon aurait entendu alors la réponse de Dieu à sa prière. Dès cet instant, Jérusalem est plus qu’une capitale, elle est déjà en puissance une ville sainte qui attend une reconnaissance universelle, elle renferme la demeure unique du Dieu unique.

Dans la suite de la prière le roi Salomon s’exprime ainsi :

« Et même l’étranger qui n’appartient pas à ton peuple… Toi tu l’écouteras… afin que tous les peuples de la terre connaissent ton nom. Et te craignent comme fait ton peuple Israël, et qu’ils sachent que ce Temple que j’ai bâti porte ton nom. »

Ainsi Jérusalem devient le siège de la présence divine et le symbole de la puissance d’Israël.

« Dieu a examiné toutes les villes et n’en a trouvé aucune qui fut digne d’être remarquée pour que soit érigé le Temple. » note Le Lévitique Raba[11].

Adaptation par Joël Guedj

[1]La stèle de Tel Dan fait clairement référence à deux royaumes. Juda (le royaume du sud) est entouré de puissants voisins : Israël (le royaume du nord), Aram-Damas, Gath. Le royaume de Juda va se développer au cours des IXe et VIIIe siècles et, à la fin du VIIIe siècle.

[2] Les Samaritains veulent une pratique religieuse qui s’appuie sur la seule Loi écrite, ils rejettent les principes de la Loi orale.

[1] Psaumes : Ce sont des prières, éloges destinés à la gloire divine. On compte 150 psaumes dont la moitié est attribuée au Roi David. Le Psaume 137 qui fait référence à l’exil babylonien est le plus connu.

[2] Ce sont des sceaux, ostraca, poids marqués, poterie standardisée.

[3] Le Deutéronome est le cinquième et dernier livre de la Bible hébraïque ou Pentateuque. Il est intitulé en hébreu Devarim c’est-à-dire Paroles, qui sont les premiers mots du texte ou Michné Torah, la répétition de la Torah.

[4] Livre de Samuel : le livre est consacré à la vie de Samuel, consacré à Dieu par sa mère Hannah, et au règne tragique du premier roi d’Israël, Saül choisi et oint par Samuel.

[5] Flavius-Josèphe (37-100) a rédigé une œuvre qui est une des sources principales quant aux événements et conflits de son temps entre Rome et Jérusalem.

[6] Du fait du séjour de l’Arche Sainte sur les lieux, Kiryat-Yéarim devient lieu vénéré pour la chrétienté. Les Byzantins y construisent une église, détruite par les Perses en 614. Depuis 1924, l’église et le couvent Notre-Dame de l’Arche d’Alliance sont construits sur les vestiges de l’édifice byzantin, dont on voit encore dans la cour de l’église, les restes d’une mosaïque. Le couvent appartient à l’ordre français de Saint-Joseph de l’Apparition. Parallèlement au culte du souvenir du séjour de l’Arche Sainte, à partir de l’époque croisée la tradition chrétienne identifie Kiryat-Yéarim comme le lieu d’Emmaüs et d’Anatot.

[7]Le Livre des Rois expose en détail l’édification du premier Temple.

[8] Saint des Saints (Le) : Partie la plus sacrée duSanctuaire près du Temple. Seul le grand Prêtre pouvait y entrer. Le degré de Sainteté croit à mesure qu’on progresse de l’extérieur vers l’intérieur. On progresse de la façade vers l’arrière du bâtiment.

[9]Les Tables de la Loi scellent l’Alliance entre le peuple hébreu et un D.ieu qu’ils proclament comme unique.

[10]Les deux livres des Rois racontent l’histoire d’Israël depuis la rébellion d’Adonija, quatrième fils du roi David (vers 1015 av. J.-C.) jusqu’à la captivité finale de Juda (vers 586 av. J.-C.) Le passage ci-dessus est extrait du chapitre VIII, 22-23,28-30, 41-43.

[11] Commentaire ou Midrach du livre biblique le Lévitique (4ème livre de La Bible hébraïque).

Jérusalem au temps des rois David et Salomon ©

(Source : JForum)

Pour en savoir plus :

Prière de l’inauguration du Temple

Salomon, du haut d’une tribune placée au centre du parvis bénit toute l’assemblée. Puis, fléchissant les genoux, il étendit ses mains vers les cieux et dit :

« Eternel, D.ieu d’Israël ! Nulle puissance ne t’égale, ni là-haut dans le ciel, ni ici-bas sur terre. Mais est-ce qu’en vérité D.ieu résiderait sur la terre ? Alors que le ciel et tous les cieux ne sauraient te contenir, combien moins encore cette maison que je viens d’édifier ! Aussi n’a-t-elle été faite qu’afin que Tu y écoutes la prière de Tes serviteurs.

Ah ! que Tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette Maison qui est le lieu dont Tu as dit : « Mon nom y reposera. » Exauce les prières que Ton serviteur et Ton peuple t’adresseront dans ce lieu ; exauce-les du lieu de Ta demeure. Si un homme faute envers son prochain – car il n’est point d’homme qui ne faute – et qu’on lui défère le serment , et qu’il vienne le prononcer ici, devon Ton autel, Toi Tu l’entendras dans le ciel, Tu feras justice à Tes serviteurs, en punissant le coupable et en protégeant l’innocent. Si quelque membre de Ton peuple d’Israël Te supplie et T’implore, – chacun connaît la plaie de son coeur, – Toi, Tu l’entendras du ciel, Ton auguste résidence, et Tu agiras avec clémence, en traitant chacun selon sa conduite ; car Toi seul connais le coeur de tous les humains.

Si le ciel se ferme et refuse sa pluie, si une famine survient dans le pays, s’il sévit une épidémie ou une calamité quelconque, parce que les enfants d’Israël auront fauté, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté devant Toi mais s’ils prient en ce lieu et se repentent sincèrement, Toi Tu les entendras dans le ciel et Tu leur pardonneras. Si les enfants d’Israël ont fauté contre Toi, si Tu les as livrés à leurs ennemis et fait emmener en captivité, et s’ils s’amendent et T’adressent leur prière en se tournant vers la ville que Tu as élue, alors du haut des cieux exauce leur prière et pardonne à Ton peuple.

Je t’implore aussi pour l’étranger qui ne fait pas partie de Ton peuple d’Israël et qui viendrait ide loin pour prier dans Ta maison. Toi, Tu l’entendras du ciel et Tu exauceras les voeux que T’adressera l’étranger, afin que tous les peuples du monde connaissent Ton nom et qu’ils Te révèrent. »

(1 Rois 8 – 10 à 13) « Au moment où les Cohanim sortirent du lieu saint, la nuée remplit la maison de l’Eternel. Ils ne purent pas y reprendre leur service à cause de la nuée. La gloire de l’Eternel remplissait en effet la maison de l’Eternel. Alors Salomon dit : «L’Eternel a déclaré vouloir habiter dans l’obscurité. Et moi, j’ai construit une maison qui sera ta résidence, un endroit où tu habiteras éternellement.« 

Lorsqu’il eut achevé cette prière, Salomon se leva et bénit de nouveau l’assemblée, en disant : « Béni soit l’Eternel Qui a donné du repos à Son peuple Israël, dans toutes Ses voies ! » La fête inaugurale dura 14 jours, après quoi, tous bénirent le roi et regagnèrent leurs demeures le coeur plein de joie et de reconnaissance.

louyehi

A lire aussi : Le roi Salomon et la construction du premier Temple de Jérusalem

Judaïca – Et tu les enseigneras à tes enfants (vidéo)

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Judaïca

Dimanche 13 Août 2017

Et tu les enseigneras à tes enfants avec le Rabbin Josy Eisenberg et le Rav Raphaël Sadin

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Le Rabbin Josy Eisenberg est producteur, réalisateur et présentateur d’une émission de télévision hebdomadaire du service public dédiée au judaïsme, A Bible ouverte, devenue La Source de vie, et diffusée depuis 1962, le dimanche matin. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le même sujet. Il a été le secrétaire particulier du grand rabbin de France Jacob Kaplan, entre 1961 et 1964. (Wikipedia)

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Le Rav Raphaël Sadin a étudié à la Yéchiva de Mir avec le Gaon Rav Raphaël Shmoulevits, puis a enseigné à la Yéchiva Torat Israël. Il est aujourd’hui le Roch Kollel du Kollel Elicha dans le quartier de Bayit Vegan, à Jérusalem. Il est l’auteur du livre Peninei Hatorah et du site internet koltorah.com.

Quinze minutes consacrées à l’actualité du judaïsme en France.

Et tu les enseigneras à tes enfants

(Source : France2)