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Judaïsme – Vayakel : Donner son coeur

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Dès le 11 Tishrei, le lendemain de la réception des deuxièmes Tables de l’Alliance, Moshé Rabbeinou ordonne la construction du Beit haMikdash. Les Bnei Israël s’investissent avec un zèle extraordinaire pour réaliser ce projet, qui symbolisera le pardon de la faute du veau d’or lorsque la Shekhina d’Hashem résidera en notre sein. En un rien de temps, une quantité colossale d’or et d’argent, de teintures somptueuses et d’autres matériaux pourtant très onéreux, sont amassés, au point où un crieur public doit traverser le campement pour demander aux Bnei Israël de cesser les donations de matières premières ! [36:5-7]

La Torah décrit amplement les divers dons des Bnei Israël, en utilisant différentes expressions quelque peu étranges [36:22-24] :
וַיָּבֹאוּ הָאֲנָשִׁים עַל הַנָּשִׁים, כֹּל נְדִיב לֵב, הֵבִיאוּ חָח וָנֶזֶם… כָּל כְּלִי זָהָב,
וְכָל אִישׁ אֲשֶׁר הֵנִיף תְּנוּפַת זָהָב לַה’.
וְכָל אִישׁ אֲשֶׁר נִמְצָא אִתּוֹ תְּכֵלֶת וְאַרְגָּמָן(…) הֵבִיאוּ.
כָּל מֵרִים תְּרוּמַת כֶּסֶף וּנְחֹשֶׁת הֵבִיאוּ אֵת תְּרוּמַת ה’,
וְכֹל אֲשֶׁר נִמְצָא אִתּוֹ עֲצֵי שִׁטִּים לְכָל מְלֶאכֶת הָעֲבֹדָה הֵבִיאוּ

Hommes et femmes accoururent. Tous les gens dévoués de cœur apportèrent boucles, pendants, anneaux, colliers, tout ornement d’or; quiconque avait voué une offrande en or pour Hashem. Tout homme se trouvant en possession d’étoffes d’azur, de pourpre, d’écarlate […], en fit hommage. Quiconque put prélever une offrande d’argent ou de cuivre, apporta l’offrande d’Hashem ; et tous ceux qui avaient par devers eux du bois de chittîm propre à un des ouvrages à exécuter, l’apportèrent.

Selon le Or haHaïm, la Torah a tenu à distinguer les différents niveaux d’offrande, en décrivant la largesse, le zèle et la pureté de cœur de chacun. Bien sûr, tous ont donné avec des intentions nobles, comme le témoigne le verset qui clôt ces offrandes [36:29] : כָּל אִישׁ וְאִשָּׁה אֲשֶׁר נָדַב לִבָּם אֹתָם לְהָבִיא… – Tout homme et femme, dont le cœur a désiré apporter… Il faut néanmoins distinguer 2 expressions : le Lev Nodev – utilisée par le dernier verset, du Nediv Lev – qui décrit ceux qui ont donné l’or et les bijoux. Lev Nodev signifie ‘le cœur qui donne’, tandis que Nediv Lev signifie ‘celui qui donne son cœur’. Soit, chacun donne pleinement, désireux de contribuer à la construction du Mishkan. La Torah a toutefois tenu à démarquer ceux qui ont compris la nécessité de donner une part certes conséquente de leur biens en l’honneur d’Hashem, de ceux qui ont souhaité donné tout leur être, tous leurs moyens et même plus !

Aussi, la Torah commence à décrire 2 niveaux de Nediv Lev – de ceux qui ont donné leur cœur, c.-à-d. tout ce qu’ils ont de plus précieux. A commencer par les femmes Nediv Lev, qui ont apporté tous (!!!) leurs bijoux en or, qui est un effort encore plus remarquable que celui des hommes Nediv Lev, qui ont donné généreusement leur or – car l’on est naturellement bien plus attaché à un splendide bijou, qu’à sa valeur monétaire. Le Or haHaïm déduit d’ailleurs du verset que les femmes n’ont ôté leurs parures qu’en arrivant au point de collecte, tant elles sont attachées à leurs joyaux et n’acceptent de s’en séparer que pour la gloire d’Hashem !

La 3e et 4e offrande sont les tentures d’azure et de pourpre, et les lingots d’argent. La Torah cite prioritairement les dons de tissus, en les incluant dans les Nediv Lev, bien que les cadeaux d’argent fussent parfois plus conséquents. Pourquoi ? Le Or haHaïm explique que ces tentures dans le désert étaient des matériaux rarissimes; aussi, accepter de les offrir pour le Mishkan témoigne sans aucun doute d’une prédisposition à faire passer l’honneur d’Hashem avant son confort et son plaisir personnel, bien plus remarquable que de léguer une part respectable de ses biens !

Quant au dernier don des cèdres, la Torah les évoque sans aucun qualificatif, et semble donc les classer parmi les Lev Nodev. Le Midrash raconte que ces cèdres avaient été plantés en Egypte quelques 210 ans plus tôt par Yaacov, qui vit par prophétie que ses enfants construiraient le Mishkan, en plein désert. Aussi, lorsque Moshé prescrivit la construction du Mishkan, les propriétaires de ces bois réalisèrent que, du ciel, on ne leur avait fait emporter ces cèdres que pour construire le Mishkan, et les offrirent de ce fait de tout cœur, naturellement, telle une personne qui restitue une trouvaille à son propriétaire !

Notre devoir : désirer nous élever !
La construction du Mishkan nécessitait des compétences artisanales très aiguisées. Toutes sortes de joaillers étaient nécessaires pour tailler et polir les pierres précieuses du Hoshen, des orfèvres pour sculpter les chérubins, pour battre et forger les nombreux ustensiles en or et en argent. La confection des habits du Cohen Gadol aussi ne requérait pas moins de qualifications, du filage de l’or à tisser avec la laine d’azur et de pourpre, jusqu’au montage parfait de tous les vêtements. Les différents tissus utilisés étaient d’une splendeur rare, tantôt tricotés tantôt tissés, selon des procédés particuliers. Sans oublier d’évoquer la construction du Mishkan lui-même, le taillage millimétré des panneaux de bois qui s’emboîtaient ingénieusement, leurs supports en argent, les baguettes qui les traversaient dans leur épaisseur.
Or, le peuple n’avait évidement reçu aucune formation à tous ces métiers qui relèvent de l’art. Les Bnei Israël étaient un an plus tôt de simples maçons, manutentionnaires, puiseurs d’eau etc. Comment acquirent-ils alors les aptitudes pour construire ce Mishkan ?
Le verset de Ki Tissa [31:6] donne explicitement la réponse. Après avoir désigné Betsalel et Aholiav responsables du projet, Hashem dit à Moshé : וּבְלֵב כָּל חֲכַם לֵב נָתַתִּי חָכְמָה וְעָשׂוּ אֵת כָּל אֲשֶׁר צִוִּיתִךָ – Et les cœurs sages, Je les ai doués d’habilité, afin qu’ils fabriquent tout ce que je t’ai ordonné. Hashem a donné la sagesse de façon innée aux ouvriers !

Reste à définir à présent selon quel critère Hashem a-t-il décidé d’offrir cette formation expresse à telle personne plus qu’une autre. Un verset explicite de notre Parasha [36:2] en dévoile le secret: וַיִּקְרָא מֹשֶׁה אֶל בְּצַלְאֵל וְאֶל אָהֳלִיאָב וְאֶל כָּל אִישׁ חֲכַם לֵב אֲשֶׁר נָתַן ה’ חָכְמָה בְּלִבּוֹ כֹּל אֲשֶׁר נְשָׂאוֹ לִבּוֹ לְקָרְבָה אֶל הַמְּלָאכָה לַעֲשֹׂת אֹתָהּ – Et Moshé appela Betsalel et Aholiav, ainsi que tous les ‘Hakham Lev’, ceux qu’Hashem dota de sagesse, tout celui dont le cœur le porta à s’initier à ces ouvrages artisanaux pour les réaliser. Un Hakham Lev –litt. un cœur sage– est une personne qui devine intuitivement le bon geste à faire, en toute situation. Aussi, le Hafets Haïm enseigne qu’il faut lire ce verset ainsi : Moshé appela tous les Hakham Lev, c’est-à-dire, ceux qu’Hashem dota de sagesse en cadeau ; et par quel mérite Hashem offrit à chacun cette sagesse ? Tout celui dont le cœur le poussa à s’initier à ces travaux… – Soit, Hashem a distribué les rôles en fonction du désir plus ou moins ardent de chacun à prendre part à la construction du Mishkan !

Et le Hafets Haïm d’ajouter qu’Hashem continue à toute époque de distribuer tous les rôles principaux du monde de cette manière. Qu’il s’agisse de financement de projets de Torah, mais aussi –et surtout !– de l’apprentissage de la Torah, Hashem attend notre détermination de les réaliser coûte que coûte, en l’honneur de Son nom, pour nous donner ensuite les moyens de les concrétiser ! Comme nous le lisons dans la prière du jeudi matin [Tehilim 81] : שְׁמַע עַמִּי וְאָעִידָה בָּךְ יִשְׂרָאֵל אִם תִּשְׁמַע לִי… אָנֹכִי ה’ אֱ-לֹקֶיךָ הַמַּעַלְךָ מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם הַרְחֶב פִּיךָ וַאֲמַלְאֵהוּ – Ecoute mon peuple, Je veux t’aviser : ‘Peuple d’Israël ! Si seulement tu acceptais de M’écouter ! […] Je suis Hashem ton D-ieu, qui t’ai fait monter d’Egypte ! Daigne uniquement ouvrir ta bouche, et déjà, Je la remplirai ! Qui mieux que Rabbi Akiva n’incarne cette promesse ! Ce maillon clé de la transmission de la Torah orale, n’était qu’un simple berger à 40 ans, quand il décida d’aller apprendre toute la Torah, en commençant par l’alphabet, en subissant de durs affronts en s’asseyant avec des petits enfants de 5 ans pour entamer l’apprentissage du Houmash ! Hashem a admiré sa soif et son désir intense, et l’a abreuvé abondamment durant 40 années pour devenir, à l’âge de 80 ans, le plus grand Tana –un Maître de la Mishna– de son époque, et peut être même de toutes les générations !

A nous donc d’accepter d’ouvrir notre bouche, de nous jeter à l’eau avec détermination, en mettant de côté tous nos prétextes de fatigue, bobos, déceptions et pied de travers, pour nous rendre avec ferveur au Beit haMidrash, et Hashem ne tardera pas à voir ‘notre cœur qui nous pousse à le servir’ pour mériter nous aussi qu’Hashem ‘nous remplisse notre bouche’, en ‘emplissant notre cœur de sagesse’!

Rav Harry Dahan, 5Minutes Eternelles

Vayakel : Donner son coeur

(Source : Chiourim.com)

Judaïsme – Cours vidéo sur la paracha Ki Tissa : Le secret du Veau d’Or

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Le secret du Veau d’Or – 15 Mars 2017

Un cours du Rav ‘Haïm Dynovisz

« La faute du Veau d’Or, c’est, tous les jours, chacun d’entre nous »: C’est la vie standard de tous les hommes, qui laissent le bon D.ieu à la synagogue, à l’église…

Voir la vidéo : Télécharger vidéo

(Source : Site du Rav)

CULTURE JUDAÏSME – Mois de Adar 5777 Paracha français/english

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Image associée______________________________________________________

Cette semaine, nous étudierons la paracha 22 Vayakhel et la paracha 23 Pekoudé

Les deux parachiyotes sont indissociables, et sont généralement lues ensemble le même Chabbate. Mais quand on est dans une année comportant un mois supplémentaire, celui de Adar II, on sépare la paracha Péqoudé. Cette année, elle sont lues ensemble car il n’y a pas de Adar II.

Commentaires de la Torah – Vayaqel-Péqoudé

Par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

(Source : Modia.org)

AND THE PARSHA IN ENGLISH

Weekly Torah Portions

Vayakhel – 22  “He assembled”

Shemot (Exodus) 35,1 – 40,38

Pekudei– 23 « The accounts »

Shemot (Exodus) 35, 1 – 40, 38

Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

(Modia.org)

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Cette semaine : Lecture de la paracha Ki-Tissa en français

Et avec le site Modia, nous étudierons ce Chabbat Para, la 21e Paracha : Ki Tissa

  » Quand tu recevras le compte » Chémote (Exode) 30, 11 – 34, 35

Comment sauver Israël ?
Par une longue étude de la Torah sur le coeur, avec le coeur
Qui compte en Israël ?

21e Paracha: Ki Tissa – Quand tu recevras le compte

AND THE PARACHA IN ENGLISH :

Ki Tisa
21 : “When thou takest the sum” –
Shemot (Exodus) 30, 11 – 34, 35

par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

(Source : Modia.org)

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Nous sommes maintenant entrés dans le mois de Adar, le mois de la joie !

Mois juif de Adar

Quand commence le mois d’Adar, la joie est à profusion : michénikhnass adar marbine bésim’ha (Taânite 29 b)

C’est un enseignement qui nous rappelle que tout n’est que la Création et que nous sommes en réciprocité et même trajectoire. Et que la nature et les animaux nous observent autant que nous les observons. Photo authentique sur le vif, sans composition par logiciel ni retouche et très instructive.

Mois juif de Adar

Rappel

Le jour juif commence la veille au début de la nuit ; il se termine au coucher du soleil.
Pour les heures du chabbat, en tous cas, l’allumage des lumières ne doit pas se faire plus tard
que 18 minutes avant le coucher du soleil.

Cette semaine, nous lisons et étudions la paracha Tétsavé (Zakhor) :

Lecture de la paracha Tetsavé en français

et

Etude de la 20ème Paracha– Tétsavé « Tu ordonneras »-
Chémote (L’Exode) 27, 20 – 30, 10

La beauté de l’homme idéal et son vêtement
Construire le moi juif

Modia – Commentaires de la Torah – Tetsave

Regards dans la rue

la beauté de la prière de MIN’HA

par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

(Source : Modia.org)

Cours vidéo sur la fête de Pourim et Amalek

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Monsieur LE cerveau et madame LA coeur mariage impossible –             spécial Pourim 1 (6 mars 2017)

par le Rav ‘Haïm Dynovisz

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Ah Monsieur cerveau et madame coeur ça ne va pas du tout !! –        spécial Pourim 2 (7 Mars 2017)

par le Rav ‘Haïm Dynovisz

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Lorsque le coeur sera au-dessus du cerveau – spécial Pourim 3 (8 Mars 2017)

par le Rav ‘Haïm Dynovisz

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Le monde refuse d´identifier le mal absolu et de l´appeler par son vrai nom

Pourim et Amalek 2017

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(Source : Site du rav)

En France, la fête de Pourim dure un jour : de Chabbat soir 11 mars à la tombée de la nuit, au dimanche soir 12 mars à la tombée de la nuit – louyehi

 

Le mois d’Adar – Pourim 5777 / 2017

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Lorsque Pourim tombe un samedi soir

Nous étions, lundi 27 février 5777, le 1 Adar, 2ème jour de Roch H’odech Adar.
Cette année, Pourim (14 Adar) tombe un dimanche. Or, comme nous le savons, on fête Pourim en tout endroit à la date du 14 Adar, excepté les villes entourées d’une muraille depuis l’époque de Yéhochoua’ Bin Noun, où l’on fête Pourim le 15 Adar.

Le jeûne d’Esther lorsque sa date tombe un Chabbat
La date du jeûne d’Esther tombe cette année un Chabbat. Par conséquent, nos maîtres l’ont avancé dans un tel cas au jeudi précédent, qui correspond à la date du 11 Adar. A la lueur de tout ceci, nous devrons cette année expliquer certaines autres règles spécifiques à Pourim un samedi soir.

« Lorsque débute le mois d’Adar, on augmente toute forme de joie… »
Il est enseigné dans la Guémara Ta’anit (29a) :
Rabbi Yéhouda fils de Rav Chmouel Bar Chilat dit au nom de Rav :
De même que lorsque débute le mois de Av, on diminue toute forme de joie, ainsi lorsque débute le mois d’adar, on augmente toute forme de joie. Rav Papa dit : c’est pourquoi, si un juif est en litige avec un non juif, il doit s’efforcer de ne pas faire juger son litige au mois de Av, car à ce moment-là, le Mazal (la destinée) n’est pas favorable à Israël. Il devra tout mettre en œuvre afin de faire juger son affaire au mois d’adar, où la destinée est très favorable à Israël.

Cet enseignement prend sa source dans un verset de la Méguila:
« Le mois qui s’est transformé pour de la tristesse à la joie … ».
Ceci nous apprend que la destiné de ce mois entraine le sauvetage et le bien pour Israël, car durant ce mois leur destiné est bonne.

La remarque des commentateurs: « Israël n’a pas de destiné (Mazal) »
Les années précédentes, nous avions mentionné la remarques des commentateurs : Comment la Guémara peut-elle dire qu’au mois d’adar, la destinée est très favorable à Israël, alors qu’il est enseigné dans la Guémara Chabbat (156b) qu’Israël n’a pas de destiné, c’est-à-dire, qu’Israël n’est pas soumis à l’influence des astres comme les non-juifs, car il est placé de façon directe sous la seule bienveillance d’Hachem.
Plusieurs explications ont été données pour répondre à cette remarque.

Selon le RYTBA (Rabbi Yom Tov Ben Avraham), même si effectivement Israël n’est pas soumis à la destinée des astres, Hachem a décrété qu’Israël doit être soumis à la destinée définie par les astres, durant ces 2 mois de l’année.
Le RYTBA ajoute qu’il est aussi possible de maintenir l’idée selon laquelle, Israël n’est pas du tout soumis à la destinée définie par les astres – y compris durant ces 2 mois de l’année – et que le fait d’enseigner que la destinée est très favorable à Israël durant le mois d’adar, signifie simplement que de très bonnes choses sont décrétées durant ce mois. (Or, les décrets n’émanent que d’Hachem et non pas des astres, qui n’ont aucune influence sur Israël.)

Selon le MAHARCHA, le fait d’enseigner qu’Israël n’est pas soumis à la destinée définie par les astres, signifie que tout ce qui est décrété par Hachem, se réalisera, sans aucune distinction entre les bonnes et les mauvaises choses, et cela, sans aucun lien avec les astres.
Mais si un mauvais décret doit s’abattre sur un individu (qu’Hachem nous en préserve), ce décret a plus de probabilités de se réaliser à une période où la destinée de cet individu ne lui est pas très favorable. C’est pour cela que de nombreux mauvais décrets se sont abattus sur le peuple d’Israël durant le mois de Av de façon générale, et à la date du 9 Av en particulier.
Mais ceci est aussi valable dans l’autre sens. S’il a été décrété dans le Ciel qu’un individu doit bénéficier de bonnes choses, ces choses positives ont plus de probabilité de se réaliser sur cet individu à une période où la destinée lui est favorable, et au mois d’adar, c’est justement le moment où la destinée est très favorable pour Israël.

Divergence d’opinion entre le H’atam Sofer et notre maitre le Rav z.ts.l
Cependant, le Gaon auteur du H’atam Sofer écrit que cette règle selon laquelle un juif qui a un litige avec un non-juif doit tout mettre en œuvre pour faire juger son litige au mois d’Adar, n’est pas vraie selon la Halah’a. il explique ceci tout simplement par le fait qu’Israël n’a pas de destiné. Il ajoute que c’est justement pour cette raison que le RAMBAM ne fait pas apparaître cet enseignement dans son ouvrage.

Mais notre maître le Rav z.ts.l réfute son opinion puisqu’il est prouvé à partir des propos de nos maîtres que même si Israël n’a pas de destiné, on peut malgré tout dire qu’au mois d’Adar le destin d’Israël lui est favorable. Le fait que le RAMBAM ne fait pas apparaître cet enseignement dans son ouvrage s’explique par le fait qu’il n’a pas jugé utile de faire apparaître un sujet qui n’est pas lié avec la Halah’a, mais qui représente seulement un bon conseil.

Halakha Yomit

Le mois d’Adar – Pourim 5777 / 2017

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(Source : Chiourim.org)

Judaïsme – Une offrande pour D.ieu

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« L’Eternel parla à Moïse en disant : Parle aux Enfants d’Israël, qu’ils prennent pour moi un prélèvement » Exode 25,1. La difficulté de ce passage ne réside pas seulement dans l’idée elle-même d’un prélèvement mais également dans les termes employés. En effet, si la terre et le ciel et tout ce qu’ils renferment appartiennent à D.ieu, sur quel bien propre, l’homme peut-il opérer un prélèvement pour l’Eternel ? Le Roi David disait : « Car tout vient de Toi et ce qui vient de Ta main, nous Te le donnons«  1 Chron.29,14. Cette idée est mise en évidence par les termes employés dans la Paracha : « Veyiq’hou li » « qu’ils prennent pour moi », au lieu d’une expression plus courante « Veyitnou li », « et qu’ils me donnent, et qu’ils m’offrent »…

Certains de nos sages expliquent qu’en la matière, l’homme est effectivement dans l’impossibilité d’offrir quoi que ce soit à l’Eternel, puisque rien ne lui appartient en propre. La seule chose qui lui appartienne c’est l’intention qui accompagne son geste, la volonté d’être agréable à l’Eternel.

Gardons-nous d’une déduction hâtive que n’hésitent pas à faire beaucoup de nos coreligionnaires, suivant en cela un adage talmudique « D.ieu ne demande que le cœur » ou en d’autres termes « l’intention vaut l’action ».

L’intention vaut-elle l’action ?

L’intention vaut effectivement l’action lorsque l’homme, empêché d’accomplir une action, a fait l’effort de l’entreprendre. Par contre, une simple intention, sans aucune tentative de réalisation, n’est d’aucune valeur. Exemple: j’ai envie de me rendre à la synagogue pour la prière du matin. A mi-chemin, un camion renversé bloque entièrement la circulation. Malgré mon désir de me rendre à la synagogue je ne peux y arriver. Dans ce cas, mon intention compte comme une action car seule une circonstance indépendante de ma volonté m’a empêché de réaliser mon action.

« Veyiqhou li ». L’expression demeure difficile à comprendre. Que signifie « qu’ils prennent pour moi une offrande ? » D.ieu a-t-Il besoin de cadeaux ? Rachi traduit «li » par lichmi, pour moi, veut dire pour Mon Nom, pour la glorification de mon Nom. Cette idée constitue le fondement de toute la Création. « Tout ce qui est appelé de Mon Nom, c’est pour Ma gloire que je l’ai créé, formé et organisé » Isaie 43,7. Depuis la plus petite des créatures jusqu’aux phénomènes les plus impressionnants, tout a été créé pour la gloire de D.ieu.

Ben Ich ‘Hai voit dans le mot Li de Veyiqhou, l’illustration d’une autre idée. Li est en effet composé de deux lettres, Lamed, la plus grande des lettres, la seule qui dépasse vers le haut l’alignement des lettres et le Yod, la plus petite des lettres que l’on peut à la limite confondre avec un point. Li est donc un symbole pour l’homme. Si l’homme recherche véritablement D.ieu, il peut le découvrir à travers toutes ses oeuvres, dans les plus petites créatures comme dans les phénomènes les plus grands. Toute la création se veut un hymne à la gloire de l’Eternel. On peut traduire ce concept fondamental en disant que rien n’existe pour soi-même. Tout est situé dans la dimension du sacré, toute la Création porte le sceau du divin.

Le sceau de D.ieu

La création du monde s’achève sur le septième jour. Or le septième jour, le Chabbath, symbole de la création, est également celui de la rédemption, de la libération. Par notre activité durant les six jours, nous participons au déroulement de l’histoire. Par la sanctification du Chabbath, nous prenons conscience des actes qui surpassent, ennoblissent et rachètent l’histoire. Le judaïsme véritable affirme le monde sans lui être asservi, prend part à la civilisation mais la transcende, conquiert l’espace mais sanctifie le temps. Or, le Chabbath est directement lié à l’Eternel : Chabbath Lachèm.

La Terouma, le prélèvement est donc une mise à part « d’une partie des biens de l’homme » pour le Nom de l’Eternel, c’est à dire pour sa gloire.

Une explication hassidique assimile Li à oti. D.ieu attend des hommes « qu’ils Me prennent » et non pas « qu’ils prennent en mon honneur ». Ce que D.ieu attend de l’homme, ce n’est pas un prélèvement sur la récolte mais que l’homme fasse entrer D.ieu lui-même dans sa vie. Si chacun sent la présence divine dans sa vie de manière familière, si la lumière divine illumine tous ses instants, alors il a réalisé toutes les aspirations d’un être vivant sur terre. L’Eternel nous demande de l’aimer d’un amour total, un amour de tous les instants, pour notre bonheur et pour l’éternité de notre âme. Toute notre être intérieur doit être illuminé par la Présence divine. Voilà le véritable sens de « qu’ils me prennent ».

Vie Juive

Une offrande pour D.ieu

(Source : Chiourim.org)

Savoir dire « merci »

Savoir dire Merci

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(Source : Chiourim.org)