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La vie des Juifs en Palestine en 1913

“La vie des Juifs en Palestine en 1913” est un document vidéo exceptionnel ! Il a été filmé dans ce qui était alors la “Palestine” ottomane.

Le film a été montré durant le 11e Congrès Sioniste à Vienne en aoute 1913. Il a ensuite été montré en Russie, en Pologne et d’autres pays d’Europe jusqu’au début de la Première Guerre Mondiale. Toutes les copies ont alors disparues jusqu’à il y a peu.

Nous y découvrons Jérusalem, Tel Aviv et les pionniers juifs et leurs “colonies” durant la période ottomane.

Une découverte exceptionnelle

Le film original a été découvert et identifié en 1997 par les Archives du film du Centre National de la Cinématographie dans les collections de la Cinémathèque française.

La reconstruction du film est basée sur des sources originales écrites trouvées dans les archives de Jérusalem et Pologne. Elle a été réalisée en collaboration avec les Archives du Film d’Israël et la Cinémathèque de Jérusalem.

Les commentaires sont faits en hébreu. Mais pour ceux qui ne comprennent pas, il est évident que les images seules font toute la richesse de ce document.

Plusieurs estimations donnent alors le chiffre de 60 000 Juifs vivant en Israël. La majorité d’entre eux vivaient encore à Jérusalem et quelques villes.

Ce n’est que lors de la prise de la région par les britanniques quelques années plus tard que les grandes vagues d’immigration juive arriveront. C’est alors que les juifs quitteront peu à peu les villes existantes pour créer de nouvelles communautés.

La vie des Juifs en Palestine en 1913

(Source : Israel Video Network)

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Paracha Bo : Comment sortir de l’exil

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Un cours important du Rav ‘Haïm Dynovisz sur la paracha Bo

Toutes les nations sont concernées, mais elles l’ignorent !

Comment sortir de l’exil -Bo- 12 janv 2019

(Source : Site du Rav)

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 4 au Chabbat 5 Chevat 5779 (du vendredi 11 au samedi 12 janvier 2019)

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“Allez, partez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d’Israël, et allez servir l’Éternel, comme vous l’avez demandé ! “ (Exode 12, 31) ______________________________________________________

Nous étudions cette semaine la paracha Bô (Chemot 10,1 – 13,16)

10,1
L’Éternel dit à Moïse: « Rends toi chez Pharaon; car moi même j’ai appesanti son cœur et celui de ses serviteurs, à dessein d’opérer tous ces prodiges autour de lui
10,2
et afin que tu racontes à ton fils, à ton petit-fils, ce que j’ai fait aux Égyptiens et les merveilles que j’ai opérées contre eux; vous reconnaîtrez ainsi que je suis l’Éternel. »
10,3
Moïse et Aaron se rendirent chez Pharaon et lui dirent « Ainsi parle l’Éternel, Dieu des Hébreux: ‘Jusqu’à quand refuseras tu de fléchir devant moi? Laisse partir mon peuple, pour qu’il m’adore!
10,4
Que si tu refuses de laisser partir mon peuple, je susciterai demain des sauterelles dans ton territoire.
10,5
Elles déroberont la vue de la terre et l’on ne pourra plus apercevoir la terre; elles anéantiront le reste des ressources que vous a laissées la grêle, elles dévoreront toutes les plantes qui croissent pour vous dans les champs.
10,6
Elles rempliront tes maisons et les maisons de tous tes serviteurs et celles de toute l’Égypte: telles n’en virent point tes aïeux, ni les pères de tes aïeux, depuis le jour où ils occupèrent le pays jusqu’à ce jour.’  » Et il se retira et sortit de devant Pharaon.
10,7
Les serviteurs de Pharaon lui dirent: « Combien de temps celui-ci nous portera-t-il malheur? Laisse partir ces hommes, qu’ils servent l’Éternel leur Dieu: ignores-tu encore que l’Égypte est ruinée? »
10,8
Moïse et Aaron furent rappelés auprès de Pharaon, qui leur dit: « Allez servir l’Éternel votre Dieu; quels sont ceux qui iront? »
10,9
Moïse répondit: « Nous irons jeunes gens et vieillards; nous irons avec nos fils et nos filles, avec nos brebis et nos bœufs, car nous avons à fêter l’Éternel. »
10,10
Il leur répliqua: « Ainsi soit l’Éternel avec vous, comme je compte vous laisser partir avec vos enfants! Voyez comme vos intentions sont mauvaises!
10,11
Non pas!… Allez, je vous prie, vous autres hommes et servez l’Éternel, puisque c’est là ce que vous désirez. » Et on les chassa de devant Pharaon.
10,12
L’Éternel dit à Moïse. » Étends ta main sur le pays d’Égypte pour les sauterelles, afin qu’elles envahissent le pays d’Égypte et qu’elles dévorent tout l’herbage de la terre, tout ce qu’a épargné la grêle. »
10,13
Moïse étendit sa verge sur le pays d’Égypte; alors l’Éternel dirigea un vent d’est sur le pays tout ce jour-là, puis toute la nuit. Le matin venu, le vent d’est avait amené les sauterelles.
10,14
Elles se répandirent, les sauterelles, par tout le pays d’Égypte et elles s’abattirent sur tout le territoire égyptien. C’était prodigieux: pareille quantité de sauterelles ne s’était pas encore vue, pareille quantité ne devait plus se voir.
10,15
Elles dérobèrent si complètement la vue du sol, qu’il en fut obscurci; elles dévorèrent tout l’herbage de la terre: et tous les fruits d’arbre, épargnés par la grêle et il ne resta plus de verdure soit aux arbres, soit en herbe des champs, dans tout le pays d’Égypte.
10,16
Pharaon, en toute hâte, manda Moïse et Aaron et leur dit: « J’ai péché contre l’Éternel votre Dieu et contre vous.
10,17
Eh bien! De grâce, pardonnez ma faute, cette fois seulement et suppliez l’Éternel votre Dieu qu’il me délivre, à tout prix, de ce fléau. »
10,18
Moïse se retira de chez Pharaon et sollicita le Seigneur.
10,19
Et le Seigneur fit tourner le vent, qui souffla de l’ouest avec une grande violence, emporta les sauterelles et les noya dans la mer des joncs: il ne resta plus une sauterelle sur tout le territoire de l’Égypte.
10,20
Mais l’Éternel endurcit le cœur de Pharaon et il ne renvoya pas les enfants d’Israël.
10,21
L’Éternel dit à Moïse: « Dirige ta main vers le ciel et des ténèbres se répandront sur le pays d’Égypte, des ténèbres opaques. »
10,22
Moïse dirigea sa main vers le ciel et d’épaisses ténèbres couvrirent tout le pays d’Égypte, durant trois jours.
10,23
On ne se voyait pas l’un l’autre et nul ne se leva de sa place, durant trois jours mais tous les enfants d’Israël jouissaient de la lumière dans leurs demeures.
10,24
Pharaon manda Moïse et dit: « Partez, adorez l’Éternel; seulement, que votre menu et votre gros bétail demeurent, mais vos enfants peuvent vous suivre. »
10,25
Moïse répondit: « Toi-même, tu nous donneras des victimes et des holocaustes pour les offrir à l’Éternel notre Dieu
10,26
et notre bétail ne nous suivra pas moins; il n’en restera pas ici un ongle, car nous devons en prendre pour sacrifier à l’Éternel notre Dieu; or, nous ne saurons de quoi lui faire hommage que lorsque nous serons arrivés. »
10,27
Mais l’Éternel endurcit le cœur de Pharaon, qui ne consentit point à les laisser partir.
10,28
Pharaon dit à Moïse: « Sors de devant moi! Garde-toi de reparaître à ma vue, car, le jour où tu verras mon visage, tu mourras! »
10,29
Moïse repartit:  » Tu as bien dit. Je ne reverrai plus ton visage. »
11,1
L’Éternel avait dit à Moïse: « Il est une plaie encore que j’enverrai à Pharaon et à l’Égypte et alors il vous laissera partir de ce pays; en le faisant cette fois, il vous en repoussera d’une manière absolue.
11,2
Fais donc entendre au peuple que chacun ait à demander à son voisin et chacune à sa voisine, des vases d’argent et des vases d’or. »
11,3
Le Seigneur avait fait trouver faveur à son peuple chez les Égyptiens; cet homme aussi, Moïse, était très considéré dans le pays d’Égypte, aux yeux des serviteurs de Pharaon et aux yeux du peuple.
11,4
Moïse ajouta: « Ainsi a parlé l’Éternel: ‘Au milieu de la nuit, je m’avancerai à travers l’Égypte
11,5
et alors périra tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis le premier né de Pharaon qui devait occuper son trône, jusqu’au premier-né de l’esclave qui fait tourner la meule; de même tous les premiers-nés des animaux.
11,6
Et ce sera une clameur immense dans tout le pays d’Égypte, telle qu’il n’y en a pas eu, qu’il n’y en aura plus de pareille.
11,7
Quant aux enfants d’Israël, pas un chien n’aboiera contre eux ni contre leur bétail afin que vous reconnaissiez combien l’Éternel distingue entre Misraïm et Israël.
11,8
Tous ces courtisans qui t’entourent descendront jusqu’à moi et se prosterneront à mes pieds en disant: ‘Pars, toi et tout le peuple qui t’obéit!’ Et alors je partirai.’  » Et il sortit, tout courroucé, de devant Pharaon.
11,9
L’Éternel avait dit à Moïse: « Pharaon ne vous cédera point, afin que mes miracles se multiplient dans le pays d’Égypte. »
11,10
Or, Moïse et Aaron avaient exécuté tous ces miracles à la vue de Pharaon mais l’Éternel endurcit le cœur de Pharaon et il ne renvoya point les Israélites de son pays.
12,1
L’Éternel parla à Moïse et à Aaron, dans le pays d’Égypte, en ces termes:
12,2
« Ce mois-ci est pour vous le commencement des mois; il sera pour vous le premier des mois de l’année.
12,3
Parlez à toute la communauté d’Israël en ces termes: Au dixième jour de ce mois, que chacun se procure un agneau pour sa famille paternelle, un agneau par maison.
12,4
Celui dont le ménage sera trop peu nombreux pour manger un agneau, s’associera avec son voisin, le plus proche de sa maison, selon le nombre des personnes; chacun, selon sa consommation, réglera la répartition de l’agneau.
12,5
L’animal doit être sans défaut, mâle, dans sa première année; vous le choisirez parmi les brebis ou les chèvres.
12,6
Vous le tiendrez en réserve jusqu’au quatorzième jour de ce mois; alors toute la communauté d’Israël l’immolera vers le soir.
12,7
On prendra de son sang et on en teindra les deux poteaux et le linteau des maisons dans lesquelles on le mangera.
12,8
Et l’on en mangera la chair cette même nuit; on la mangera rôtie au feu et accompagnée d’azymes et d’herbes amères.
12,9
N’en mangez rien qui soit à demi cuit, ni bouilli dans l’eau mais seulement rôti au feu, la tète avec les jarrets et les entrailles.
12,10
Vous n’en laisserez rien pour le matin; ce qui en serait resté jusqu’au matin, consumez-le par le feu.
12,11
Et voici comme vous le mangerez: la ceinture aux reins, la chaussure aux pieds, le bâton a la main; et vous le mangerez à la hâte, c’est la pâque en l’honneur de l’Éternel.
12,12
Je parcourrai le pays d’Égypte, cette même nuit; je frapperai tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis l’homme jusqu’à la bête et je ferai justice de toutes les divinités de l’Égypte, moi l’Éternel!
12,13
Le sang, dont seront teintes les maisons où vous habitez, vous servira de signe: je reconnaîtrai ce sang et je vous épargnerai et le fléau n’aura pas prise sur vous lorsque je sévirai sur le pays d’Égypte.
12,14
Ce jour sera pour vous une époque mémorable et vous le solenniserez comme une fête de l’Éternel; d’âge en âge, à jamais, vous le fêterez.
12,15
Sept jours durant, vous mangerez des pains azymes; surtout, le jour précédent, vous ferez disparaître le levain de vos maisons. Car celui-là serait retranché d’Israël, qui mangerait du pain levé, depuis le premier jour jusqu’au septième.
12,16
Le premier jour vous aurez une convocation sainte et le septième jour encore une sainte convocation. Aucun travail ne pourra être fait ces jours-là; toutefois, ce qui sert à la nourriture de chacun, cela seul vous pourrez le faire.
12,17
Conservez la fête des Azymes, car c’est en ce même jour que j’aurai fait sortir vos légions du pays d’Égypte; conservez ce jour-là dans vos générations, comme une institution perpétuelle.
12,18
Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des azymes, jusqu’au vingt-et-unième jour du mois au soir.
12,19
Durant sept jours, qu’il ne soit point trouvé de levain dans vos maisons; car quiconque mangera une substance levée, celui-là sera retranché de la communion d’Israël, le prosélyte comme l’indigène.
12,20
Vous ne mangerez d’aucune pâte levée; dans toutes vos demeures vous consommerez des pains azymes. »
12,21
Moïse convoqua tous les anciens d’Israël et leur dit: « Choisissez et prenez chacun du menu bétail pour vos familles et égorgez la victime pascale.
12,22
Puis vous prendrez une poignée d’hysope, vous la tremperez dans le sang reçu dans un bassin et vous teindrez le linteau et les deux poteaux de ce sang du bassin. Que pas un d’entre vous ne franchisse alors le seuil de sa demeure, jusqu’au matin.
12,23
Lorsque le Seigneur s’avancera pour frapper l’Égypte, il regardera le sang appliqué au linteau et aux deux poteaux et il passera devant la porte et il ne permettra pas au fléau d’entrer dans vos maisons pour sévir.
12,24
Vous garderez cette loi, comme une règle invariable pour toi et pour tes enfants.
12,25
Et lorsque vous serez arrivés dans le pays que le Seigneur vous donnera, comme il l’a promis, vous conserverez ce rite.
12,26
Alors, quand vos enfants vous demanderont: ‘Que signifie pour vous ce rite?’
12,27
vous répondrez: ‘C’est le sacrifice de la pâque en l’honneur de l’Éternel, qui épargna les demeures des Israélites en Egypte, alors qu’il frappa les Égyptiens et voulut préserver nos familles.’  » Et le peuple s’inclina et tous se prosternèrent.
12,28
Les enfants d’Israël se mirent en devoir d’obéir: comme l’Éternel avait ordonné à Moïse et à Aaron, ainsi firent-ils.
12,29
Or, au milieu de la nuit, le Seigneur fit périr tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né de Pharaon, héritier de son trône, jusqu’au premier-né du captif au fond de la geôle et tous les premiers nés des animaux.
12,30
Pharaon se leva de nuit, ainsi que tous ses serviteurs et tous les Égyptiens et ce fut une clameur immense dans l’Égypte: car il n’y avait point de maison qui ne renfermât un mort.
12,31
Il manda Moïse et Aaron, la nuit même et dit: « Allez! Partez du milieu de mon peuple et vous et les enfants d’Israël! Allez adorer l’Éternel comme vous avez dit!
12,32
Prenez votre menu et votre gros bétail comme vous avez dit et partez! Mais, en retour, bénissez-moi. »
12,33
Les Égyptiens firent violence au peuple, en se hâtant de le repousser du pays; car ils disaient: « Nous périssons tous. »
12,34
Et le peuple emporta sa pâte non encore levée, leurs sébiles sur l’épaule, enveloppées dans leurs manteaux.
12,35
Les enfants d’Israël s’étaient conformés à la parole de Moïse, en demandant aux Égyptiens des vases d’argent, des vases d’or et des vêtements
12,36
et le Seigneur avait inspiré pour ce peuple de la bienveillance aux Égyptiens, qui lui prêtèrent, de sorte qu’il dépouilla les Égyptiens.
12,37
Les enfants d’Israël partirent de Ramsès, dans la direction de Soukkoth; environ six cent mille voyageurs, hommes faits, sans compter les enfants.
12,38
De plus, une tourbe nombreuse les avait suivis, ainsi que du menu et du gros bétail en troupeaux très considérables.
12,39
Ils firent, de la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte, des gâteaux azymes, car elle n’avait pas fermenté parce que, repoussés de l’Égypte, ils n’avaient pu attendre et ne s’étaient pas munis d’autres provisions.
12,40
Or, le séjour des Israélites, depuis qu’ils s’établirent dans l’Égypte, avait été de quatre cent trente ans.
12,41
Et ce fut au bout de quatre cent trente ans, précisément le même jour, que toutes les milices du Seigneur sortirent du pays d’Égypte.
12,42
C’était la Nuit prédestinée par l’Éternel, pour leur sortie du pays d’Égypte; c’est cette même nuit instituée par le Seigneur, comme prédestinée à toutes les générations des enfants d’Israël.
12,43
L’Éternel dit à Moïse et à Aaron: « Ceci est la règle de l’agneau pascal. Nul étranger n’en mangera.
12,44
Quant à l’esclave acheté à prix d’argent, circoncis-le, alors il pourra en manger.
12,45
L’habitant et le mercenaire étrangers n’en mangeront point.
12,46
Il sera consommé dans une même maison, tu ne transporteras rien de sa chair au dehors et vous n’en romprez pas un seul os.
12,47
Toute la communauté d’Israël doit y prendre part.
12,48
Si un étranger, habite avec toi et veut célébrer la pâque du Seigneur, que tout mâle qui lui appartient soit circoncis, il sera alors admis à la célébrer et deviendra l’égal de l’indigène; mais nul incirconcis n’en mangera.
12,49
Une seule et même loi régira l’indigène et l’étranger demeurant au milieu de vous. »
12,50
Tous les Israélites obéirent: comme l’Éternel l’avait prescrit à Moïse et à Aaron, ainsi firent-ils.
12,51
Or, ce fut ce jour-là même que l’ Éternel fit sortir les Israélites du pays d’Égypte, selon leurs légions.
13,1
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
13,2
« Consacre-moi tout premier-né, toutes prémices des entrailles parmi les enfants d’Israël, soit homme, soit animal: c’est mon bien. »
13,3
Et Moïse dit au peuple: « Qu’on se souvienne de ce jour où vous êtes sortis de l’Égypte, de la maison de servitude, alors que, par la puissance de son bras, l’Éternel vous a fait sortir d’ici et que l’on ne mange point de pain levé.
13,4
C’est aujourd’hui que vous partez, dans le mois de la germination.
13,5
Donc, lorsque l’Éternel t’aura fait entrer dans le pays du Cananéen, du Héthéen, de l’Amorréen, du Hévéen et du Jébuséen, pays qu’il a juré à tes pères de te donner, pays ruisselant de lait et de miel, tu célébreras cette cérémonie dans ce même mois,
13,6
Sept jours durant, tu te nourriras d’azymes; le septième jour, fête en l’honneur de l’Éternel.
13,7
On se nourrira de pains azymes durant ces sept jours; et l’on ne doit voir chez toi ni pain levé, ni levain, dans toutes tes possessions.
13,8
Tu donneras alors cette explication à ton fils: ‘C’est dans cette vue que l’Éternel a agi en ma faveur, quand je sortis de l’Égypte.’
13,9
Et tu porteras comme symbole sur ton bras et comme mémorial entre tes yeux afin que la doctrine du Seigneur reste dans ta bouche, que d’un bras puissant, l’Éternel t’a fait sortir de l’Égypte.
13,10
Tu observeras cette institution en son temps, à chaque anniversaire,
13,11
« Lorsque l’Éternel t’aura introduit dans le pays du Cananéen, selon ce qu’il a juré à toi et à tes pères et qu’il te l’aura livré,
13,12
tu céderas à l’Éternel toutes prémices des entrailles: tout premier-né des animaux qui t’appartiendront, s’il est mâle, sera à l’Éternel.
13,13
Le premier-né d’un âne, tu le rachèteras par un agneau, sinon tu lui briseras la nuque et le premier-né de l’homme, si c’est un de tes fils, tu le rachèteras.
13,14
Et lorsque ton fils, un jour, te questionnera en disant : « Qu’est-ce que cela? » tu lui répondras: « D’une main toute puissante, l’Éternel nous a fait sortir d’Égypte, d’une maison d’esclavage.
13,15
En effet, comme Pharaon faisait difficulté de nous laisser partir, l’Éternel fit mourir tous les premiers-nés du pays d’Égypte, depuis le premier-né de l’homme jusqu’à celui de l’animal. C’est pourquoi j’immole au Seigneur tout premier-né mâle et tout premier-né de mes fils je dois le racheter.
13,16
Et il sera écrit comme symbole sur ton bras et comme fronteau entre tes yeux, que d’une main puissante l’Éternel nous a fait sortir de l’Égypte. »
(Source : Torah-Box)
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La semaine précédente la Torah a rappelé le déroulement des plaies d’Egypte de la première à la septième. Quelle est la raison pour laquelle les dix plaies ne se trouvent pas rassemblées en une seule lecture ?

Dans un précédent exposé la question s’est posée également de savoir pour quel motif, Abraham, le Patriarche, lorsqu’il apprit que le peuple juif serait exilé, ne s’est-il pas fixé un but à atteindre en sauvant ses futurs descendants de cet exil effrayant qu’HaShem a annoncé.

Pourquoi, Abraham, lui si miséricordieux ne s’est-il pas proposé de réduire ces 400 années ? Pourquoi a-t-il accepté d’emblée ?

Le début de la réponse à ces questions se trouve (en filigrane) dans la sidra de Bereshit dans laquelle il est écrit que les ténèbres et le désordre régnaient sur le monde et qu’HaShem créa la lumière :
וְהָאָרֶץ, הָייְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹוקים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.
Or la terre n’était que solitude et chaos ; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
Puis : וַיֹּאמֶר אֱלֹוקים, יְהִי אוֹר וַיְהִי-אוֹר.
HaShem dit : “Que la lumière soit !” Et la lumière fut.

De ces versets il est très aisé de comprendre par déduction que les ténèbres représentent une situation qui ne peut rien générer de bon.

Car, enseignent les grands exégètes, il faut être plongé dans l’obscurité pour pouvoir apprécier la lumière et font ils remarquer, si l’on fait une récapitulation des différentes données en notre possession, l’Egypte est un creuset d’impureté, d’impiété, d’idolâtrie………

Joseph envoie à Jacob un bien mystérieux présent : il envoie à son père dix ânes supportant une charge de vin fort. La symbolique de ce drôle de convoi est très forte à la fois dans la bête qui porte la marchandise que dans le vin.

Pour cela il faut se livrer à une analyse : quelles sont les allusions contenues dans l’âne et dans le vin ?

Le vin tout d’abord se traduit en araméen par “hamera” (Rabbénou Behayé) mot dont la racine est heth-mem-resh ces trois lettres désignent le homer ou matériel et en ajoutant le suffixe “iyouth” des substantifs, homeriyout ou matérialité à l’opposé de rouhaniyouth ou spiritualité.

Ce qui signifie, en quelque sorte, que le vin lorsqu’il en boit entraîne l’homme à désirer encore plus de matérialité et abandonne toute notion de spiritualité. L’âne est tout pareil : il ne connaît nullement les limites et ne sait que se plaire dans le matériel (en particulier la nourriture).

L’Egypte est la représentation des mœurs dissolues, de l’impureté à un stade extrême, de l’idolâtrie à tel point que tout était prétexte à un culte….

Ainsi que le déclare le Maharal : il n’existe aucun endroit dans le monde plus infecté/pollué que l’Egypte où aucun être ne sait lutter contre les désirs de quelque nature qu’ils soient et voici pour illustration : à peine Abraham et Sara sont-ils arrivés en Egypte que Sara est enlevée à son époux, à peine Joseph arrive-t-il en Egypte qu’il a aussitôt des démêlés avec la femme de Putiphar qui ne sait réfréner ses désirs…

Dans la hassidouth on retire de ceci un enseignement très puissant : pour parvenir à un stade de pureté infini, il faut nécessairement traverser des ténèbres (entendre par là un couloir d’impuretés).

Ainsi, Abraham est-il devenu Patriarche du Peuple Juif en étant issu d’un fabricant d’idoles, et, pour avoir le mérite de recevoir la Torah, les Enfants de Jacob durent-ils passer par cet exil, en Egypte pour souffrir et se purifier afin de recevoir la Torah et là réside la réponse à la question de savoir pourquoi Abraham n’a pas marchandé sur cet exil à venir……..

Dans cette péricope il est question de trois plaies : les sauterelles, les ténèbres et la mort des premiers-nés. Pour quelle raison n’ont-elles pas été traitées avec les autres ?

Tout simplement parce qu’un lien unique les relie l’une à l’autre : ainsi, lorsque les sauterelles se sont abattues sur l’Egypte, le ciel s’est obscurci et la lumière disparut.

Les ténèbres, cela s’entend. La mort des premiers-nés : parce que l’Ange de la Mort passa en Egypte pour frapper tous les premiers-nés la nuit. Le point commun des trois dernières plaies est donc l’absence de lumière…. (Abravanel).

Une autre question apparaît sur laquelle le Maharal donne un éclaircissement : dans la sidra BO, il est question de deux mitsvoth liées elles aussi par un facteur commun : le sang.

Il s’agit de la brith mila et du sacrifice pascal. En effet, au cours de cet exil en Egypte où l’assimilation fut hors de proportion, il fallut, avant de sortir d’Egypte et avant de consommer le sacrifice pascal, procéder à la circoncision de chaque mâle.

La circoncision devait, en particulier, provoquer une transformation spirituelle profonde dans l’être soumis à cette “opération”. Pour ce qui concerne l’agneau pascal, nul n’ignore que l’agneau était une idole égyptienne, avant de sortir de ce pays de souffrance, il était nécessaire de démystifier l’agneau aux yeux des esclavagistes et non seulement tuer l’idole mais, qui plus est, manger sa chair !

Abraham et Moïse n’étaient pas en possession de la Torah mais leur dimension spirituelle était telle que leur conduite fut exemplaire et d’ailleurs, ce sont les deux seuls personnages qui sont “montés” au ciel vivants et redescendus vivants (d’autres sont “montés” vivants aussi mais ne sont pas redescendus).

Le Maharal met l’accent sur un phénomène qui se produisit à la veille du 1er shabbat de l’humanité.

La Mishna énumère 10 choses ou événements qui furent créées “beyn hashemashoth” du 1er shabbat.

Cet instant, appelé “beyn hashemashoth”, est un court laps de temps, profane, qui se trouve être vraiment très proche de la sainteté du shabbat.

Tout se passe comme si la matérialité servait à supporter la spiritualité : par exemple lorsque la mishna cite “l’ouverture de la gueule de l’ânesse” parmi ces dix prodiges c’est parce que le don de la parole est quelque chose que seul HaShem peut octroyer à une bête, et c’est par cette faculté de parole que Bil’âm sera dénoncé pour ses actes.

Le don de parole est donc un effet de la spiritualité sur un support complètement matériel.

Tout comme les tables de pierre communément désignées comme “Tables de la Loi” car elles n’étaient qu’un support matériel destiné à recevoir les saintes paroles de la Torah.

D’après le midrash, Adam nomma chaque animal d’après ses propres caractéristiques ainsi, l’âne fut nommé hamor pour son affinité particulière avec ce qui est matériel (homer).

Le Midrash enseigne également que l’ânesse de Bil’âm dont il est question ci-dessus fut la mère de l’âne qui réapparaît régulièrement au cours de l’histoire puisqu’il fut l’âne d’Abraham, celui de Moïse et il sera la même monture qui conduira le Messie à la fin des temps.

Il existe d’autres choses dans la nature qui se trouvent à mi-chemin entre deux états comme par exemple les coraux qui sont une sorte de plante marine moitié plante et moitié minéral…

De même, sur le plan humain : seuls deux êtres humains : Abraham et Moïse, au courant de leur existence, sont “montés” vivants au Ciel et en sont redescendus pour la seule et unique raison que tous deux ont su dominer la nature et se couper de la matérialité et ne se consacrer qu’à la spiritualité.

Lorsqu’il est écrit dans la Torah, par exemple, que Moïse monte l’âne cela indique qu’il a su sublimer et surpasser la matérialité.

Lorsque viendra le Messie, lui aussi saura gouverner les instincts et placer la matérialité au-dessous.

Les exégètes ont souvent comparé l’épisode où Abraham se prépare à exécuter l’ordre d’HaShem concernant Isaac et celui où Balak envoie mander Bil’âm pour maudire Israël.

A l’époque, Abraham n’avait pas encore reçu la Torah mais il avait des scrupules. Bil’âm vivait sans Torah et sans beaucoup de scrupules.

Parashat Bo traite de la sortie d’Egypte.

Lors de la plaie des ténèbres, ceux qui ne voulaient pas sortir d’Egypte, ceux qui ne voulaient pas faire la circoncision sont morts. Les Égyptiens ne s’en sont pas rendu compte !

Avant de consommer le sacrifice pascal, tous ont subi la circoncision. Tous ceux qui sortent d’Egypte ont été purifiés en vue de recevoir la Torah.

Caroline Elishéva Rebouh

MA Hebrew and Judaic Studies

Administrative Director of Eden Ohaley Yaacov

Chabbat Bô: Des ténèbres à la Lumière (vidéo)

(Source : JForum)

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Le secret du chiffre 3 ; le secret du Ségol et du Ségoltah !

(Extrait des Racines de l’Existence )

https://www.edilivre.com/les-racines-de-l-existence-eric-d…/

La Paracha Bo est la 3ième Paracha du livre « Shémoth », dans cette section de la Torah nous sont relatées , les 3 dernières plaies qui finaliseront la « Ségoula », le remède apporté au moi . En ce sens, la Paracha « Bo » est considérée comme étant celle de la « Délivrance du moi » !

Dans l’alphabet hébraïque, le « Ségol » est la voyelle « é » écrite par 3 points. Cette structure qui n’est pas un lettre, symbolise par sa forme (un triangle dont le sommet se dirige vers le bas), le parfait équilibre de l’être au sein de l’harmonie universelle. L’autre dénomination du Peuple d’Israël est « ‘Am Ségola » ; littéralement le peuple du « Ségol » car il est le détenteur de la « Ségoula », du remède salvateur pour l’humanité ; à savoir : le dévoilement de l’essence secrète de la Torah !

Le Ségol inversé (un triangle dont le sommet se dirige vers le haut) est appelé le « Ségoltah », il forme avec le « Ségol » la « Maghen David », l’étoile ou le bouclier de David, symbole du libre échange entre notre monde et les Mondes spirituels.

Le mot « Bo » בא ( Beith, Aléf) veut dire « viens » en hébreu , il désigne de façon cachée la source de la Puissance Salvatrice offerte à Israël ; celle des 3 « Avoth » , les Pères d’Israël … La Guématria du mot « Bo » nous le montre, elle est égale à 3, quant à l’inversion des lettres du mot « Bo », elle dévoile le mot « Av » אב (Aléf, Beith) qui veut dire « père » en hébreu …

Parce que le « Ségol » montre l’état du parfait équilibre des Forces créatrices, mais aussi la Connaissance maitrisée, son sommet définira l’axe central du « ’Ets Ha ‘Hayim » ; l’Arbre au travers duquel s’écoule le Flux de la vie éternelle. C’est dans cet axe qu’a été placée la Sefirah «Tiférèt», la Splendeur, mot dont la racine hébraïque est « Paar » פאר (Pé, Aléf, Reich) d’où dérive « Pé-Or » פה אור la Bouche lumineuse ; celle de la Torah !

C’est à partir de la lumière de « Pé-Or », que sera frappée « Pé Ra », la mauvaise bouche de « Paro » ; de là viendra la guérison de notre monde, sa délivrance. L’inversion de « Pé Or » nous le dévoile, elle révèle le mot « Roféh » רופא , le médecin !

C’est le dévoilement du Zohar, qui guérira notre monde de son égo et de sa matérialité, en lui permettant de réintégrer l’Unité créatrice. Dans ces temps là, le rayonnement du monde sera celui de la « Maghen David » dont la Lumière est celle de l’Universalité.

(Source : Le journal d’Erasme  )

Roch Hodesh Chevat : vers le renouveau de soi (vidéos)

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Depuis le 8 janvier au soir, nous sommes entrés dans le mois de Shevat et fêtons le Roch Hodesh (1er jour) du mois.

Les lettres du nom “shevat” sont les initiales de trois mots hébraïques : SHeyvasserou Bessoroth Tovoth soit : que lors de ce mois soient transmises de bonnes nouvelles.

Selon la Tradition, Moïse étant décédé un 7 adar, c’est tout au long du mois de Shevath que le plus grand prophète de tous les temps adressa ses harangues au peuple dans l’espoir de voir sa résipiscence.

C’est encore ce mois entier que Moïse utilisa pour traduire la Torah en “70 langues” (les 70 langues citées après l’épisode de la Tour de Babel) de manière à ce que tous ceux qui souhaitent étudier la Loi émanant de D., puissent le faire même si l’hébreu n’est pas la langue qu’ils comprennent habituellement.

Shevat est le mois des pluies en général (c’est peut-être pour cela que le signe astrologique du verseau est le signe relié à cette période.

C’est aussi en quelque sorte l’annonce de la fin de l’hiver et de l’approche du printemps.

Le 15 du mois de shevat est distingué par une “demi-fête” : TOU bishevat ou Nouvel-An des arbres car, c’est à cette époque que les arbres fruitiers commencent à bourgeonner et fleurir et que les arbres au feuillage caduque recommencent à se couvrir de feuilles. Le réveil de la nature se fait à cette époque et dans les arbres la sève monte.

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TOU est d’une valeur numérique de 15 (9+6) anciennement, encore au XIIème et XIIIème siècles, le chiffre 15 s’inscrivait avec un youd et un hé (10+5) mais, par la suite les rabbins ont trouvé qu’il était inconvenant d’écrire 15 et 16 avec un youd et un hé ou un youd et un vav et deux autres façons de signaler ces chiffres furent adoptées : teth et vav (9+6)pour 15 et teth et zayine (9+7) pour 16.

Pour cette demi-fête il existe un cérémonial et des traditions pour la plupart tirées du Zohar ou provenant de Maïtres en Cabbale et, la semaine prochaine sera publié un article à ce propos cependant que certains se cantonnent à consommer des fruits de 15 sortes parmi les listes suivantes (en frais ou en congelé ou en conserve ou encore en fruits secs) et en y ajoutant des pâtisseries confectionnées à base de blé, orge, flocons d’avoine etc..

FRUITS DITS D’ISRAËL (même s’ils proviennent d’ailleurs) : RAISINS, FIGUES, GRENADES, DATTES, GRENADES et OLIVES (à la place des raisins : raisins secs ou vins de toutes les couleurs).

FRUITS DE LA TERRE : Cacahuètes, bananes, framboises, myrtilles, fraises, melons, pastèques, groseilles, cassis, canneberges, ananas………….

FRUITS DE L’ARBRE : Oranges, pamplemousses, citrons, pomelos, mandarines, clémentines, kumquats, cédrats, mangues, papayes, arbouses, amandes, noix, marrons, noisettes, noix de cajou ou du brésil ou de pékan ou de macadamia, pommes, poires, plaquemines(ou kakis ou sharon)…………

L’idéal étant de pouvoir réciter les bénédictions : “MAGA ESH” soit : mezonoth, guefen, êtz, adama, shéhakol……..

Caroline Elishéva REBOUH
MA Hebrew and Judaic Studies
Administrative Director of Eden Ohaley Yaacov

 

Le symbole astrologique (mazal) du mois de Chevat, le cinquième mois de l’année juive, est le seau, qui correspond au signe du Verseau.

Un seau n’est qu’un récipient ordinaire, destiné à contenir de l’eau, mais l’eau, dans le judaïsme, est dotée d’une très forte connotation spirituelle. C’est, avec la terre, l’air et le feu, l’un des « quatre éléments ».

Examinons-les chacun à leur tour.

Le feu : la flamme tend naturellement à s’élever. Son action peut être soit créatrice, soit destructrice. De même, la passion, créée pour nous inciter à nous élever et à nous rapprocher de notre Source initiale, peut, en cas de déviation, transformer cette aspiration positive en fureur qui consume et détruit tout sur son passage.

La terre : Elle est stable par nature. Sa résilience et sa permanence sont la source spirituelle de l’humilité et de la tolérance, qui peuvent, en cas de mauvais usage, donner lieu à de la passivité, ou, pire encore à du désespoir.

L’air : Il est constamment en mouvement. Il nous fournit l’oxygène, indispensable à la vie. Nous avons tendance à associer vie et mouvement. Il symbolise, sous sa forme la plus accomplie la tension interne qui nous permet de dépasser le stade léthargique de l’auto-satisfaction. Sa force utilisée de manière négative conduit à une agitation perpétuelle qui fait que nous ne nous soucions jamais de rien ni de personne

L’eau : Elle aussi permet la vie. En hébreu, le mot qui signifie la matérialité est « gashmi », qui signifie littéralement « pluvieux ». L’eau s’écoule naturellement vers le bas. En raison de ces deux facteurs, la Torah est considérée comme le complément spirituel de l’eau.

Elle nous donne la vie au sens le plus fondamental. C’est à partir de ses enseignements que les concepts moraux essentiels (l’intégrité, le dépassement de soi, la justice) sont devenus la base du lexique moral universellement admis.

Traduction et Adaptation de Monique Siac

Roch Hodesh Chevat: vers le renouveau de soi (vidéos)

(Source : JForum)

Jérusalem dans la pensée du Rav Kook, par Manitou

Cliquer pour atteindre cet article______________________________________________________

Jérusalem dans l’enseignement du Rav Kook.

J’ai réfléchi à quelques références mais en fait cette relation à Jérusalem dans cet enseignement est diffuse dans toute l’œuvre du rav Kook.

Malgré tout, il y a deux chapitres qui ont été édités dans les dernières éditions des manuscrits du Rav Kook qui rassemblent aussi un certain nombre d’articles reproduits dans des revues israéliennes au début du siècle, et qui sont deux volumes nommés les Maamarei Hareyiah.

Le terme de Reyiah est un terme important de l’enseignement talmudique en général. Reiyah signifie se voir, s’entrevoir. Le terme associé réayione est passé dans l’hébreu moderne et signifie l’interview, qui signifie s’entrevoir.

Il s’agit d’une référence à l’une des mitzvot principales de la fête de pèlerinage où les chefs de famille de l’ensemble des tribus d’Israël devaient se rassembler dans le temple de Jérusalem à Pessa’h, Shavouot, Soukot, fêtes commémorant l’événement fondateur de l’histoire d’Israël comme peuple à partir de la sortie d’Egypte comme unité collective (klal).

La mitzvah du pèlerinage s’accompagne de l’obligation pour les individus dispersés dans l’ensemble du pays et de la nation de se connaitre de visage à visage à propos de ce rassemblement pendant les fêtes de pèlerinage.

Par coïncidence, le mot de Reyiah est constitué des Rashei Tévot du nom du Rav Kook qui est Rabbi Avraham Yits’haq HaKohen.

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Rav Kook: penseur du sionisme religieux

Cet article a paru en 1915. Il comporte plus qu’un pressentiment de ce que Jérusalem doit représenter pour nous aujourd’hui, en référence à l’unité du peuple. En ce temps-là, on ne voyait pas apparaitre les problèmes concrets au niveau sociologique du rassemblement des tribus d’Israël.

Nous sommes à une époque de l’histoire d’Israël où apparemment il n’y a  plus de filiation par tribu. Elle s’est arrêtée au temps du deuxième exil. Le premier exil étant celui d’Egypte. Le deuxième exil qui a suivi la destruction du 1er temple, le bayit rishone.

Mais il y a quand même quelque chose d’analogue dans le temps contemporain, c’est le rassemblement des communautés qui, après 2000 ans d’exil actuel, se rassemblant depuis plusieurs paysages culturels humains radicalement différents, tentent dans ce creuset d’unité que représente Israël par rapport au peuple juif de refaire l’unité de la nation hébraïque.

C’est cet enjeu que le Rav Kook a voulu désigné dans son enseignement en général, et en particulier vis-à-vis de Jérusalem.

Dans le rassemblement des communautés – ha-édot – il y a quelque chose d’analogue du problème du rassemblement des tribus du temps biblique.

Il y a un grand principe de la tradition juive : l’idéal que l’on se désigne indique par là-même la valeur la plus essentielle pour la conscience qui y est sensible mais indique également que cette valeur n’est pas encore intégrée, raison pour laquelle est désignée comme idéale. Si cette valeur était déjà réalisée elle ne serait plus un idéal mais une réalité intégrée.

En ce qui concerne Israël, ce terme ayant le sens le plus général à travers l’espace et le temps, il est bien évident que l’idéal est l’unité. Cela implique que cette unité est à réaliser.

Dieu a confié à chaque manière d’être homme qu’il a créé en tant que nation une valeur en particulier dans chaque nation qui semble être la plus compétente. Et Dieu a choisi pour la valeur d’unité le seul peuple qui pouvait la réaliser.

C’est un paradoxe car apparemment nous sommes la société la plus divisée. J’indiquerais les grandes cassures et brisures que le Rav Kouk donne dans son enseignement en désignant Jérusalem comme la ville significative de l’unité.

Lorsqu’une conscience est sensible à une valeur dans un premier temps elle y est sensible dans la prise de conscience du manque. Alors on peut lui faire confiance précisément lorsque cette expérience du manque est authentique qu’elle finira par l’atteindre et la réaliser.

Ce n’est pas à n’importe quelle conscience que l’on confie telle ou telle valeur, c’est à la  conscience qui est particulièrement sensible au manque de telle ou telle valeur.

Ce n’est donc pas par hasard que le peuple dont l’idéal est l’unité donne jusqu’au moment de sa réalisation l’apparence de la société la plus divisée. Il y a à la fois un constat de lucidité à faire et un constat d’espérance.

Dans ce chapitre intitulé « Yeroushalayim », le Rav a utilisé, je pense de façon centrale, un des grands principes de l’enseignement du Talmud, repris dans beaucoup de slogans, et qui désigne les trois dimensions de l’identité d’Israël :

-Am Israel : le peuple

-Torat Israel : la Torah

-Eretz Israel : la terre d’Israël

Seule l’unité absolue de ces trois dimensions peut faire l’identité d’Israël authentique. C’est là je crois la ligne centrale de cet enseignement dans ce chapitre.

Or, pour le Rav Kook c’est essentiellement Jérusalem qui rend possible l’unité de ces trois dimensions.

Être Israël selon la relation à la terre d’Israël, être Israël selon la relation au peuple d’Israël, être Israël selon la relation à la Torah d’Israël.

Nous sommes encore à un stade de notre histoire où cela peut être trois manières d’être juives différentes. Et lorsqu’elles sont différentes et séparées l’une de l’autre, elles risquent de s’opposer et de se combattre. Car en s’autonomisant elles se caricaturent alors qu’à la racine elles sont une même chose. Et dans l’existence apparait autant d’engagements juifs, authentiques lorsqu’ils sont unis, mais lorsqu’ils sont désunis se combattent et dévoilent par là même qu’ils sont devenus inauthentiques.

Le temps est venu de familiariser à cette évidence. Il est important de signaler que le Rav Kook dont nous signalons l’enseignement ce soir l’avait déjà mis en évidence il y a très longtemps.

Avant même que la réalité au niveau de la société du rassemblement des Juifs en Israël pose les problèmes concrets qui se révèlent à nous et auxquels nous sommes confrontés.

Cette unité absolue de ces trois manières d’être Israël dont parlent les sources et que nous vivons dans la réalité, lorsque cette unité se fait réelle et authentique elle ne peut se faire qu’au travers de Jérusalem. Voilà l’objet de ce chapitre.

Il y a une référence en filigrane tirée de l’enseignement du Zohar : « Qoudsha Brikh Hou, Torah veIsrael ‘Hadhou ». La traduction à laquelle vous êtes sans doute familiers n’est pas très exacte :

Le Saint Béni Soit-Il, la Torah et Israël sont une même chose.

En réalité, si le Zohar voulait dire Ha Qadosh Baroukh Hou en araméen il aurait dit « Qadisha Brikh Hou » et non pas « Qoudshah Brih Hou » !

HaQadosh Baroukh Hou = Qadisha Brikh Hou = Celui qui est la Sainteté en personne.

Mais Qoudshah Brih Hou serait en hébreu HaQodesh Baroukh Hou : l’être de sainteté.

Et l’être de sainteté au niveau de la réalité c’est la terre d’Israël d’après le Zohar.

« Qoudsha Brikh Hou, Torah veIsrael ‘Hadhou ».

C’est la référence du Zohar de cet enseignement que nous avons d’autre part chez les talmudistes que les trois dimensions de l’identité d’Israël ne sont authentiques que si elles sont unies : la terre d’Israël, la Torah d’Israël et le peuple d’Israël.

Il y a chez les grands Maîtres, en particulier chez le Maharal, toute une étude pour savoir quel est l’ordre d’importance de ces trois facteurs. Qui passe d’abord ? Est-ce le peuple, est-ce la Torah ou est-ce la terre ? C’est un sujet important et très vaste.

En réalité, la dignité de ces trois facteurs est au même niveau mais c’est dans l’histoire qu’il y a souvent un ordre d’urgence.

D’un point de vue théorique, c’est le peuple d’abord, la terre ensuite et finalement la torah. Parce que nous vivons une histoire particulière qui consiste à faire descendre au niveau de la réalité ce qui est sous l’aspect de l’éternité dans le monde de la vérité.

Dans le monde de la vérité il n’y a pas de question de primauté entre la Torah, le peuple ou Eretz Israël.

Vous connaissez l’expression talmudique : Ein Mouqdam ouMeou’har BaTorah – il n’y a  pas d’avant ni d’après dans la Torah. Pourtant lorsque nous ouvrons un livre de Torah nous voyons bien qu’il y a un ordre !

Le Gaon de Vilna enseigne la différence entre la Torah et le Sefer Torah qui lui possède un ordre. Cela veut dire que dans la Torah mise par écrit, dévoilée dans la réalité, il y a un ordre. Dans la Torah au niveau de la réalité il n’y a pas d’ordre, ni avant ni après.

On ne peut dire d’une vérité qu’elle précède une autre vérité. En tant que vérité elles sont toutes au même niveau d’éternité. Il y a un ordre d’exposition de dévoilement, d’insertion dans l’histoire.

Il en est ainsi également pour ces trois facteurs aussi. Il y a un ordre historique d’importance. Il a a fallu d’abord que le peuple d’Israël se constitue, et qu’il soit sur sa terre pour que la Torah prenne force de loi.

Bien entendu, je touche là à un problème en controverse chez les autorités juives contemporaines. Mais je vous donne un point de vue traditionnel et israélien à la fois.

Cela ne signifie pas qu’on ne puisse pas plaider aussi les autres dossiers, mais ils sont peut-être anachroniques. Je veux dire que suivant les époques, l’ordre d’urgence semble être différent.

Mais comme nous vivons à une époque charnière, il faut restituer l’ordre, je ne dirais pas théorique, mais en tout cas l’ordre vrai du point de vue de la Torah indépendamment de l’ordre historique vécu à chaque époque de l’histoire suivant l’ordonnance du Sefer Torah.

Or, le Rav Kouk dans ce chapitre indique que c’est bien Jérusalem qui a réalisé cette unité des trois facteurs, pour les raisons que je vais essayer de développer.

La première référence qu’il nous donne est tirée des Psaumes.

En particulier celui que nous avons l’habitude de lire pendant les fêtes de pèlerinage et qui fait allusion à l’unité de Jérusalem.

122.3

ג יְרוּשָׁלִַם הַבְּנוּיָה– כְּעִיר, שֶׁחֻבְּרָה-לָּהּ יַחְדָּו. ד שֶׁשָּׁם עָלוּ שְׁבָטִים, שִׁבְטֵי-יָהּ

Yerushalayim habenuyah ke’ir she’huba lah ya’hdav”

Lorsque Jérusalem est construite comme une ville qui les unit tous ensemble.

C’est là-bas que montaient les tribus de Dieu.

Et il s’agit de l’unité des tribus d’Israël. Effectivement, l’unité des tribus se faisaient concrètement à l’occasion de cette mitzvah de reiyiah pendant les fêtes de pèlerinage.

Au moment de la fête de pèlerinage, Jérusalem se dévoile comme étant vraiment le point d’unité des trois manières d’être Israël, par la terre, par le peuple, par la torah, mais au niveau du rassemblement des tribus.

Si l’on faisait une analyse sociologique même sommaire de l’état du problème de l’unité dans les sociétés contemporaines, je prendrais le cas de la France qui nous est le plus familier, on s’aperçoit que l’unité est au niveau du fait de société, et dans ce cas il s’agit du fait national, alors que les facteurs qui mènent à la division sont au niveau de la communauté, c’est-à-dire dans l’ordre spirituel.

Dans le vocabulaire de la sociologie française les hommes se réunissent en société autour d’intérêt et se réunissent en communauté autour d’idéaux. Dans  l’exemple français, il y a une unité de la nation  avec des intérêts « nobles », et on parlera de familles spirituelles de la France constituées des communautés de la France, qui sont non seulement différentes et divergentes, mais divisées en tensions et en conflit.

Il est possible que toutes les sociétés humaines à l’origine aient un statut exactement inverse.

Et tout se passe comme si la société d’Israël dans l’aire culturelle occidentale (mais probablement pas la seule dans le vaste monde) gardait le schéma traditionnel de l’antiquité de toutes les sociétés :

L’unité est au niveau de la communauté, autour des idéaux, et donc d’ordre spirituel.

La divergence apparait au niveau national.

C’est le problème des tribus.

Chaque tribu d’Israël peut constituer à elle seule un peuple d’Israël séparé !

Or, ce facteur de différenciation, qui est d’autre part un facteur d’enrichissement, nous le recevons de la diaspora de l’humanité. Il était déjà vrai au temps biblique que la différence des manières d’être des tribus procédait de la diaspora d’où Israël était sorti pour se constituer en nation. Vous le lirez attentivement dans l’histoire de l’exil de Yaaqov chez Lavan qui est le premier modèle des exils.

On y voit que tous les fondateurs des tribus, les enfants de Yaaqov sont nés en exil chez Lavan à l’exception de Benyamin, conçu dans l’exil mais qui nait dans le retour au pays. Vous voyez l’analogie importante pour ceux qui vivent cette histoire de notre temps : la naissance de Benjamin !

De la même manière, de notre temps, la différence des communautés – eidot – parallèles à celle des tribus – shevatim – aux temps bibliques, qui fait qu’il y a divergence dans la même société, procède (peut être par délégation) de la différence des nations où Israël se trouvait en dispersion et en exil.

Je dirais plus précisément en catégorie biblique stricte que cela procède de la diaspora des nations.

Il y a un cliché à dissoudre : l’idée que la manière naturelle d’Israël d’Israël serait d’être en diaspora et que le cas particulier serait le rassemblement d’unité sur sa terre. D’après le récit biblique, la vérité est exactement l’inverse.

Lorsque la Torah raconte l’humanité recommençant après le déluge à partir de la famille de Noé, elle décrit d’abord la diaspora des nations et il n’existe pas encore de nation Israël.

Et c’est le résultat de l’éclatement de l’unité humaine universelle qui a eu pour résultat les nations. C’est la raison pour laquelle la notion de diaspora désigne la manière d’être naturelle des goyim et non pas d’Israël! La diaspora du peuple d’Israël, devenu le peuple juif dans l’histoire contemporaine depuis la destruction de Jérusalem par Rome, est une diaspora seconde greffée sur la diaspora des nations.

Ce n’est qu’à partir de la constitution des 70 nations de base, résultat de l’éclatement de l’unité humaine, qu’apparait seulement la nation d’Israël à partir d’Avraham, Yits’haq et Yaaqov, qui viendra se greffer sur la diaspora des nations dans l’espérance messianiques des prophètes bibliques de trouver le moyen de réunifier cette unité éclatée dans les différentes manières d’être homme que l’on appelle les goyim, les nations.

C’est une histoire intéressante à étudier pour elle-même selon les catégories bibliques et non pas dans la projection des notions sociologiques dérivées des intuitions des catégories gréco-romaines.

C’est pourquoi lorsque les tribus se rassemblent elles ramènent avec elles un principe de divergence au niveau sociétal qu’elles ont recueilli au niveau de l’universel humain éclaté.

Sans un principe spirituel de réunification perpétuel à travers le rite de la reyiah décrit au début, ces divergences iraient en s’approfondissant avec le risque que les douze tribus se constituent en douze peuples d’Israël séparés plutôt qu’en une nation unie idéale.

Le Rav note dans la suite de son exposé que lorsqu’on parle de Jérusalem on parle de l’identité d’Israël au-delà de ce qui fait les principes de divergences et de différences qui nous viennent des cultures étrangères.

Il y a semble-t-il dit le Rav un consensus de tous les membres de la nation d’Israël. Je ne dis plus le terme de « peuple juif » parce que je parle de Jérusalem et ce n’est plus le peuple juif dispersé mais, à travers la société israélienne, c’est de nouveau la nation hébraïque.

Lorsqu’on parle de Jérusalem, il y a semble-t-il un consensus pour dépasser tous les principes de divergence pour parler de quelque chose d’autre, de ce qui est le caractère spécifique d’Israël dans son unité.

C’est le mérite du Rav Kouk de l’avoir mis en évidence : c’est au-delà de toutes ces divergences d’options, qu’elles soient idéologiques, intellectuelles, spirituelles, culturelles, politiques ou folkloriques, qui font la division des tribus d’Israël.

Parce que ces principes de différences qui sont en eux-mêmes des principes d’enrichissement, en l’absence du facteur d’unité ne viennent pas de l’identité d’Israël mais du reflet de l’identité des nations dont le travail messianique de gestation d’unité a été délégué à Israël.

Lorsqu’on parle de Jérusalem, c’est là seulement qu’on se réfère à la sainteté spécifique de l’identité d’Israël.

C’est pourquoi, apparemment mystérieusement, il y a un consensus de tous les Juifs et à travers eux du  monde entier sur Jérusalem dans sa sainteté spécifique parce qu’elle est au-delà de la différence des tribus.

Jérusalem est un phénomène qui dépasse la divergence des tribus, Et cette divergence des tribus est  le reflet des divergences des nations entre elles, divergences qui ont été projetées sur l’identité juive dans ses voyages de l’exil.

Il faut retenir dans cette analyse les deux dimensions à la fois : il y a une portée positive dans cette projection de la dispersion humaine en Israël qui est dans l’espoir d’une unification messianique.

Tant qu’elle n’est pas réalisée l’aspect négatif, le facteur de divergence, renforce d’autant plus par contraste la réalité d’unité que représente Jérusalem.

Si on comprend cela on a compris la clef de ce ‘hidoush, ce renouvellement d’enseignement que le Rav nous donne à ce sujet.

Le Rav indique, avec une précision extraordinaire dans le jeu de citations d’énormément de versets bibliques et de sources du Midrash et du Talmud et du Zohar, qu’il existe trois forces principales dans la Jérusalem biblique qui font cette unité.

C’est  la sainteté, la vaillance (Gvourah) et lorsqu’elles sont alliées, la force de la prophétie. J’en dirais quelques mots rapidement.

La sainteté pour la Torah c’est l’unité de toutes les valeurs.

Vous voyez comment à travers l’unité des tribus, et dépassant la manière spécifique de chaque tribu représentant le génie humain où ce qu’il en reste depuis que l’unité a éclaté au temps de la tour de Babel, la sainteté est dans tous les cas l’unité des valeurs.

…/…

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Jérusalem dans la pensée du Rav Kook par Manitou

(Source : JForum)

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 27 au Chabbat 29 Tevet 5779 (du vendredi 4 au samedi 5 décembre 2019)

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Cette semaine, nous étudions la paracha Vaera, (Chemot 6,2 – 9,35)

6,2
Dieu adressa la parole à Moïse, en disant: « Je suis l’Éternel.
6,3
J’ai apparu à Abraham, à Isaac, à Jacob, comme Divinité souveraine; ce n’est pas en ma qualité d’Étre immuable que je me suis manifesté à eux.
6,4
De plus, j’avais établi mon alliance avec eux en leur faisant don du pays de Canaan, cette terre de leurs pérégrinations où ils vécurent étrangers
6,5
et enfin, j’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, asservis par les Égyptiens et je me suis souvenu de mon alliance.
6,6
Donc, parle ainsi aux enfants d’Israël: ‘Je suis l’Éternel! Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Égypte et vous délivrer de sa servitude; et je vous affranchirai avec un bras étendu, à l’aide de châtiments terribles.
6,7
Je vous adopterai pour peuple, je deviendrai votre Dieu; et vous reconnaîtrez que moi, l’Éternel, je suis votre Dieu, moi qui vous aurai soustraits aux tribulations de l’Égypte.
6,8
Puis, je vous introduirai dans la contrée que j’ai solennellement promise à Abraham, à Isaac et à Jacob; je vous la donnerai comme possession héréditaire, moi l’Éternel.’ « 
6,9
Moïse redit ces paroles aux enfants d’Israël mais ils ne l’écoutèrent point, ayant l’esprit oppressé par une dure servitude.
6,10
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
6,11
« Va, dis à Pharaon, roi d’Égypte, qu’il laisse partir de son pays les enfants d’Israël. »
6,12
Mais Moïse s’exprima ainsi devant l’Éternel: « Quoi! les enfants d’Israël ne m’ont pas écouté et Pharaon m’écouterait, moi qui ai la parole embarrassée! »
6,13
Alors l’Éternel parla à Moïse et à Aaron; il leur donna des ordres pour les enfants d’Israël et pour Pharaon, roi d’Égypte, afin de faire sortir les enfants d’Israël du pays d’Égypte.
6,14
Voici les souches de leur famille paternelle. Fils de Ruben, premier-né d’Israël: Hanoc, Pallou, Heçrôn et Karmi. Telles sont les familles de Ruben.
6,15
Fils de Siméon: Yemouel, Yamîn, Ohad, Yakhin, Çôhar et Chaoul, fils de la Cananéenne. Telles sont les familles de Siméon.
6,16
Et voici les noms des fils de Lévi, selon leur ordre de naissance: Gerson, Kehath, Merari. La durée de la vie de Lévi fut de cent trente-sept ans.
6,17
Fils de Gerson: Libni et Chimi, avec leurs familles.
6,18
Fils de Kehath: Amram, Yiçhar, Hébrôn et Ouzziel. Les années de la vie de Kehath: cent trente-trois ans.
6,19
Fils de Merari: Mahli et Mouchi. Ce sont là les familles lévitiques selon leur filiation.
6,20
Amram choisit Jocabed, sa tante, pour épouse; elle lui enfanta Aaron et Moïse. Les années de la vie d’Amram: cent trente-sept ans.
6,21
Fils de Yiçhar: Coré, Néfeg et Zikri.
6,22
Fils d’Ouzziel: Michaël, Elçafân et Sithri.
6,23
Aaron choisit pour épouse Élichéba, fille d’Amminadab, sœur de Nahchôn; elle lui enfanta Nadab et Abihou, Éléazar et Ithamar.
6,24
Fils de Coré: Assir, Elkana et Abiasaf. Telles sont les familles des Coréites.
6,25
Quant à Éléazar, fils d’Aaron, il choisit pour femme une des filles de Poutïel et elle lui enfanta Phinéas. Telles sont les souches paternelles des Lévites, selon leurs familles.
6,26
C’est ce même Aaron, ce même Moïse, à qui Dieu dit: « Faites sortir les enfants d’Israël du pays d’Égypte, selon leurs légions. »
6,27
Ce sont eux qui parlèrent à Pharaon, roi d’Égypte, à l’effet de conduire hors d’Égypte les enfants d’Israël; savoir, Moïse et Aaron.
6,28
Or, le jour où l’Éternel avait parlé à Moïse, dans le pays d’Égypte.
6,29
L’Éternel avait parlé ainsi à Moïse: « Je suis l’Éternel! Transmets à Pharaon, roi d’Égypte, tout ce que je te dirai. »
6,30
Et Moïse avait dit devant l’Éternel: « Certes, j’ai la parole embarrassée, comment donc Pharaon m’écouterait-il? « 
7,1
Alors l’Éternel dit à Moïse « Regarde! je fais de toi un dieu à l’égard de Pharaon et Aaron ton frère sera ton prophète.
7,2
Toi, tu diras tout ce que je t’aurai ordonné et Aaron, ton frère, parlera à Pharaon pour qu’il renvoie les Israélites de son pays.
7,3
Pour moi, j’endurcirai le cœur de Pharaon et je multiplierai mes signes et mes preuves de puissance dans le pays d’Égypte.
7,4
Pharaon ne vous écoutera pas, mais j’imposerai ma main sur l’Égypte et je ferai sortir mes légions, les Israélites mon peuple, du pays d’Égypte, après une vindicte éclatante.
7,5
Et les Égyptiens reconnaîtront que je suis l’Éternel, lorsque j’étendrai ma main sur eux et que je ferai sortir du milieu d’eux les enfants d’Israël. »
7,6
Moïse et Aaron obéirent comme l’Éternel leur avait enjoint, ainsi firent-ils.
7,7
Or, Moïse était âgé de quatre-vingts ans et Aaron de quatre-vingt-trois ans, lorsqu’ils parlèrent à Pharaon.
7,8
L’Éternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes:
7,9
« Lorsque Pharaon vous dira: ‘Produisez une preuve de votre mission’, tu diras à Aaron: ‘Prends ta verge et jette-la devant Pharaon, qu’elle devienne serpent!’ »
7,10
Moïse et Aaron se rendirent chez Pharaon et firent exactement comme l’avait prescrit le Seigneur. Aaron jeta sa verge en présence de Pharaon et de ses serviteurs et elle devint serpent.
7,11
Pharaon, de son côté, manda les experts et les magiciens; et les devins de l’Égypte en firent autant par leurs prestiges.
7,12
Ils jetèrent chacun leurs verges et elles se transformèrent en serpent, mais la verge d’Aaron engloutit les leurs.
7,13
Le cœur de Pharaon persista et il ne leur céda point, ainsi que l’avait prédit l’Éternel.
7,14
L’Éternel dit à Moïse: « Le cœur de Pharaon est opiniâtre, il refuse de laisser partir le peuple.
7,15
Va trouver Pharaon le matin, comme il se dirigera vers les eaux; tu te tiendras sur son passage, au bord du fleuve et cette verge qui a été changée en serpent, tu l’auras à la main.
7,16
Et tu lui diras: ‘L’Éternel, Divinité des Hébreux, m’avait délégué vers toi pour te dire: Renvoie mon peuple et qu’il m’adore au désert; or, tu n’as pas obéi jusqu’à présent.
7,17
Ainsi parle l’Éternel: Voici qui t’apprendra que je suis l’Éternel! Je vais frapper, de cette verge que j’ai à la main, les eaux du fleuve et elles se convertiront en sang.
7,18
Les poissons du fleuve périront et le fleuve deviendra infect et les Égyptiens renonceront à boire de ses eaux.’ « 
7,19
L’Éternel dit à Moïse: « Parle ainsi à Aaron: ‘Prends ta verge, dirige ta main sur les eaux des Égyptiens, sur leurs fleuves, sur leurs canaux, sur leurs lacs, sur tous leurs réservoirs, et elles deviendront du sang et il n’y aura que du sang dans tout le pays d’Égypte, même dans les vaisseaux de bois et de pierre.’ « 
7,20
Moïse et Aaron agirent ainsi qu’avait ordonné l’Éternel: Aaron leva la verge, frappa les eaux du fleuve à la vue de Pharaon et de ses serviteurs et toutes les eaux du fleuve se changèrent en sang.
7,21
Les poissons du fleuve moururent, le fleuve devint infect et les Égyptiens ne purent boire de ses eaux. Il n’y eut que du sang dans tout le pays d’Égypte.
7,22
Mais, comme les devins de l’Égypte en faisaient autant par leurs prestiges, le cœur de Pharaon persista et il ne leur céda point, selon ce qu’avait prédit l’Éternel.
7,23
Pharaon s’en retourna et rentra dans sa demeure, sans se préoccuper non plus de ce prodige.
7,24
Tous les Égyptiens creusèrent dans le voisinage du fleuve, pour trouver de l’eau à boire; car ils ne pouvaient boire de l’eau du fleuve.
7,25
Sept jours pleins s’écoulèrent après que l’Éternel eut frappé le fleuve.
7,26
Alors l’Éternel dit à Moïse « Va trouver Pharaon et lui dis: ‘Renvoie mon peuple, qu’il puisse m’adorer.
7,27
Si tu refuses de le renvoyer, je m’apprête à infester de grenouilles tout ton territoire.
7,28
Le fleuve regorgera de grenouilles, elles en sortiront pour envahir ta demeure et la chambre où tu reposes et jusqu’à ton lit; les demeures de tes serviteurs, celles de ton peuple et tes fours et tes pétrins.
7,29
Toi-même et ton peuple et tous tes serviteurs, les grenouilles vous assailliront.’ « 
8,1
L’Éternel dit à Moïse: « Parle ainsi à Aaron: ‘Dirige ta main, avec ta verge, sur les fleuves, sur les canaux, sur les lacs; et suscite les grenouilles sur le pays d’Égypte.’ « 
8,2
Aaron dirigea sa main sur les eaux de l’Égypte; les grenouilles montèrent et envahirent le pays d’Égypte.
8,3
Autant en firent les devins par leurs enchantements ils suscitèrent des grenouilles sur le pays d’Égypte.
8,4
Pharaon manda Moïse et Aaron et leur dit: « Sollicitez l’Éternel, pour qu’il écarte les grenouilles de moi et de mon peuple; je laisserai partir le peuple hébreu, pour qu’il sacrifie à l’Éternel. »
8,5
Moïse répondit à Pharaon: « Prends cet avantage sur moi, de me dire quand je dois demander pour toi, tes serviteurs et ton peuple, que les grenouilles se retirent de toi et de tes demeures, qu’elles restent seulement dans le fleuve. »
8,6
Il repartit: « Dès demain. » Moïse reprit: « Soit fait selon ta parole, afin que tu saches que nul n’égale l’Éternel notre Dieu.
8,7
Oui, les grenouilles se retireront de toi et de tes demeures, de tes serviteurs et de ton peuple: elles seront reléguées dans, le fleuve. »
8,8
Moïse et Aaron étant sortis de chez Pharaon, Moïse implora le Seigneur au sujet des grenouilles qu’il avait envoyées contre Pharaon
8,9
et le Seigneur agit selon la parole de Moïse: les grenouilles périrent dans les maisons, dans les fermes et dans les champs.
8,10
On les entassa par monceaux; le pays en était infecté.
8,11
Mais Pharaon, se voyant de nouveau à l’aise, appesantit son cœur et ne leur obéit point, ainsi que l’avait prédit l’Éternel.
8,12
L’Éternel dit à Moïse « Parle ainsi à Aaron: ‘Étends ta verge et frappe la poussière de la terre, elle se changera en vermine dans tout le pays d’Égypte.’ « 
8,13
Ils obéirent: Aaron étendit sa main armée de la verge, frappa la poussière de la terre et la vermine couvrit hommes et bêtes; toute la poussière de la terre se transforma en vermine, par tout le pays d’Égypte.
8,14
Les devins essayèrent à leur tour, par leurs enchantements, de faire disparaître la vermine, mais ils ne purent: la vermine resta sur les hommes et sur le bétail.
8,15
Les devins dirent à Pharaon: « Le doigt de Dieu est là! » Mais le cœur de Pharaon persista et il ne les écouta point, ainsi que l’avait dit l’Éternel.
8,16
L’Éternel dit à Moïse: « Demain, de bon matin, présente-toi devant Pharaon, car il se dirigera vers les eaux et dis-lui: ‘Ainsi parle l’Éternel: Renvoie mon peuple pour qu’il m’adore!
8,17
Que si tu ne renvoies pas mon peuple, moi je susciterai contre toi et tes serviteurs et ton peuple et tes maisons, les animaux malfaisants; les maisons des Égyptiens seront envahies par eux, comme aussi la contrée où ils demeurent.
8,18
Je distinguerai, en cette occurrence, la province de Gessen où réside mon peuple, en ce qu’il n’y paraîtra point d’animaux malfaisants afin que tu saches que moi, l’Éternel, je suis au milieu de cette province.
8,19
Oui, je ferai une séparation salutaire entre mon peuple et le tien; c’est à demain qu’est réservé ce prodige.’ « 
8,20
Ainsi fit l’Éternel. Un formidable essaim d’animaux pénétra dans la demeure de Pharaon et dans celles de ses serviteurs; dans tout le pays d’Égypte, la terre était infestée par eux.
8,21
Pharaon manda Moïse et Aaron et dit: « Allez sacrifier à votre Dieu dans le pays. »
8,22
Moïse répondit: « Il ne convient pas d’agir ainsi, car c’est la terreur de l’Égypte que nous devons immoler à l’Éternel notre Dieu. Or, nous immolerions sous leurs yeux la terreur des Égyptiens et ils ne nous lapideraient point!
8,23
C’est à trois journées de chemin dans le désert que nous voulons aller et nous y sacrifierons à l’Éternel notre Dieu selon ce qu’il nous enjoindra. »
8,24
Pharaon reprit: « Je vous laisserai partir, pour sacrifier à l’Éternel votre Dieu dans le désert; toutefois, gardez vous d’aller trop loin. Intercédez pour moi. »
8,25
Moïse répondit: « Sitôt que je t’aurai quitté, je vais intercéder auprès de l’Éternel et les animaux malfaisants se retireront de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple, dès demain. Du moins, que Pharaon cesse de se jouer de nous, en ne laissant pas le peuple partir pour sacrifier à l’Éternel. »
8,26
Sorti de chez Pharaon, Moïse implora le Seigneur.
8,27
Le Seigneur accomplit la parole de Moïse et il éloigna les animaux malfaisants de Pharaon, de ses serviteurs et de son peuple; il n’en demeura pas un.
8,28
Mais Pharaon s’opiniâtra cette fois encore et il ne laissa point, partir le peuple.
9,1
L’Éternel dit à Moïse: « Rends-toi chez Pharaon et dis-lui: ‘Ainsi a parlé l’Éternel, Dieu des Hébreux: Renvoie mon peuple pour qu’il m’adore.
9,2
Que si tu te refuses à le renvoyer, si tu persistes à le retenir,
9,3
voici: la main de l’Éternel se manifestera sur ton bétail qui est aux champs, chevaux, ânes, chameaux, gros et menu bétail, par une mortalité très grave.
9,4
Mais l’Éternel distinguera entre le bétail d’Israël et le bétail de Misraïm et rien ne périra de ce qui est aux enfants d’Israël.’ « 
9,5
L’Éternel fixa le jour en disant: « C’est demain que l’Éternel exécutera cette chose dans le pays. »
9,6
Et l’Éternel exécuta la chose le lendemain; et tout le bétail des Égyptiens périt et du bétail des Israélites il ne périt pas une bête.
9,7
Pharaon fit vérifier et de fait, pas un animal n’était mort du bétail des Israélites. Cependant le cœur de Pharaon s’obstina et il ne renvoya point le peuple.
9,8
L’Éternel dit à Moïse et à Aaron: « Prenez chacun une poignée de suie de fournaise; et que Moïse la lance vers le ciel, à la vue de Pharaon.
9,9
Elle s’étendra en poussière sur tout le pays d’Égypte et elle s’attachera aux hommes et aux animaux, éclatant en éruption pustuleuse par tout le pays d’Égypte. »
9,10
Ils prirent la suie de fournaise, se présentèrent devant Pharaon et Moïse la lança vers le ciel; et elle devint une éruption pustuleuse, qui se développa sur les hommes et sur les animaux.
9,11
Les devins ne purent lutter contre Moïse, à cause de l’éruption car elle les avait frappés eux-mêmes avec toute l’Égypte.
9,12
Mais le Seigneur endurcit le cœur de Pharaon et il ne céda point, ainsi que le Seigneur l’avait dit à Moïse.
9,13
L’Éternel dit à Moïse: « Demain, de bonne heure, présente-toi, devant Pharaon et dis-lui: ‘Ainsi parle l’Éternel, Dieu des Hébreux: Renvoie mon peuple pour qu’il m’adore!
9,14
Car, pour le coup, je déchaînerai tous mes fléaux contre toi-même, contre tes serviteurs, contre ton peuple, afin que tu saches que nul ne m’égale sur toute la terre.
9,15
Si à présent j’eusse étendu ma main et fait sévir, sur toi et sur ton peuple, la mortalité, tu aurais disparu de la terre!
9,16
Mais voici pourquoi je t’ai laissé vivre pour te faire voir ma puissance et pour glorifier mon nom dans le monde.
9,17
Tu persistes à t’élever contre mon peuple, en ne le laissant point partir:
9,18
Eh bien! moi, je ferai pleuvoir demain, à pareille heure, une grêle très intense, telle qu’il n’y en aura pas eu de semblable dans l’Égypte depuis son origine jusqu’à ce jour.
9,19
Donc, fais rassembler ton bétail et tout ce que tu as dans les champs. Tout homme ou animal qui se trouvera dans les champs et ne sera pas rentré dans les maisons, sera atteint de la grêle et périra.’ « 
9,20
Ceux des serviteurs de Pharaon qui révéraient la parole du Seigneur mirent à couvert leurs gens et leur bétail dans leurs maisons
9,21
mais ceux qui ne tinrent pas compte de la parole du Seigneur laissèrent leurs gens et leur bétail aux champs.
9,22
L’Éternel dit à Moïse: « Dirige ta main vers le ciel et que la grêle éclate dans tout le pays d’Égypte, sur les hommes, sur les bestiaux, sur toute l’herbe des champs dans le pays d’Égypte. »
9,23
Moïse dirigea sa verge vers le ciel et le Seigneur produisit des tonnerres et de la grêle, des feux s’élancèrent sur le sol et le Seigneur fit pleuvoir la grêle sur le pays d’Égypte.
9,24
C’était une grêle et un feu tourbillonnant au milieu de la grêle; c’était effroyable, rien de pareil n’était arrivé dans tout le pays des Égyptiens depuis qu’ils formaient une nation.
9,25
La grêle frappa, dans tout le pays d’Égypte, tout ce qui était dans les champs, depuis l’homme jusqu’à la bête; toute herbe des champs fut abattue par la grêle et tout arbre des champs brisé.
9,26
La seule province de Gessen, où habitaient les enfants d’Israël, fut exempte de la grêle.
9,27
Pharaon fit appeler Moïse et Aaron et leur dit: « J’ai péché, je le vois à cette heure: l’Éternel est juste et c’est moi et mon peuple qui sommes coupables.
9,28
Implorez l’Éternel pour qu’il mette un terme à ces tonnerres célestes et à cette grêle; alors je vous laisserai partir et vous n’éprouverez plus de retards. »
9,29
Moïse lui répondit: « Au Moment où je quitterai la ville, j’étendrai mes mains vers l’Éternel, les tonnerres cesseront et la grêle ne se produira plus, afin que tu saches que la terre est à l’Éternel.
9,30
Mais toi et tes serviteurs, je sais que vous ne rendrez pas encore hommage au Dieu éternel. »
9,31
Or, le lin et l’orge avaient été abattus, parce que l’orge était en épi et le lin en fleur;
9,32
mais le froment et l’épeautre n’avaient point souffert, parce qu’ils sont tardifs.
9,33
Moïse, étant sorti de chez Pharaon, hors de la ville, étendit les mains vers le Seigneur; et tonnerres et grêle disparurent et la pluie ne s’épancha point sur la terre.
9,34
Pharaon, se voyant délivré de la pluie, de la grêle et des tonnerres, recommença à pécher et endurcit son cœur, lui et ses serviteurs.
9,35
Et Pharaon persista à ne pas renvoyer les enfants d’Israël, comme l’Éternel l’avait annoncé par l’organe de Moïse.

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Dans notre paracha, Moché et Aharon affrontent à plusieurs reprises les magiciens de Pharaon pour prouver l’authenticité de leur mission divine. Or ces sorciers parviennent eux aussi par leur procédés occultes à produire les mêmes effets spectaculaires que ceux générés par la voie miraculeuse de D.ieu – tout au moins jusqu’au moment de la plaie de vermine…

Il convient d’approfondir davantage le thème de la magie et de la sorcellerie en tentant de comprendre comment l’esprit de la Torah conçoit l’existence de telles forces occultes.

De fait, si nous nous représentons la magie comme « un art ou une science usant de moyens occultes pour obtenir des effets surnaturels », comme on la définit peu ou proue dans la plupart des dictionnaires de la langue française, cette approche s’avère rigoureusement erronée et même répréhensible selon certains grands auteurs traditionnels.

La magie dans les sources traditionnelles

C’est dans le Traité Sanhédrin que le Talmud s’étend longuement sur les différentes formes de magies et de divinations proscrites par la Torah. En réalité, il apparaît que la question de la magie revient en deux occurrences distinctes dans les sources talmudiques : à un premier endroit (page 65/b), le Talmud rapporte que les deux derniers mots du verset de la Torah « Ne vous livrez pas à la divination (‘al téonénou’ ) », (Vayikra 19, 26) suportent plusieurs interprétations et se réfèrent, selon une opinion, aux pratiques qui consistent à créer des illusions en « captivant les yeux ». Comme l’explique Rachi sur place, ceux qui se livrent à ces pratiques « captivent et ferment les yeux de leur public : ils lui donnent l’illusion qu’ils réalisent des actions extraordinaires alors qu’ils ne font en fait absolument rien ! ». Un peu plus loin dans ce même Traité Sanhédrin (page 67/a), le Talmud évoque cette pratique concernant une autre interdiction de la Torah : « Ne laisse pas vivre la sorcière », (Chémot 22, 18), dont les pratiques semblent davantage s’apparenter à la conception généralement admise de la « magie » dans son sens usuel… « Le sorcier qui pratiquerait sa magie en acte est coupable [de lapidation-Ndlr] mais non celui qui ne ferait que ‘captiver les yeux’ », déclare à cet endroit la Michna. En conclusion, il semblerait que deux formes de magies soient proscrites par la Torah : celle qui consiste à créer des phénomènes illusoires en mystifiant la vue de l’assistance, et une seconde qui relève quant à elle de véritables phénomènes surnaturels. Conclusion qui s’avère en réalité sujette à caution puisqu’elle ne fit pas l’unanimité, loin s’en faut…

Maïmonide : mesure et rationalité

Dans son « Livre des Mitsvot » où il dresse une liste exhaustive des 613 commandements de la Torah, Maïmonide écrit l’interdiction des pratp tiques magiques d’une manière qui ne souffre aucune équivoque (« Lo Taassé » No 32) : « Cet interdit englobe également les pratiques des sorciers. (…) Celles-ci relèvent de l’une des grandes formes d’astuces élaborées à l’aide de mouvements rapides, au point où les hommes s’imaginent que ce sorcier réalise des phénomènes qui n’existent en réalité pas. Ces pratiques sont celles que l’on retrouve toujours chez ces hommes qui prennent une corde et la dissimulent dans l’ourlet de leur vêtement et qui font ensuite sortir un serpent aux yeux du public ; ou encore chez ceux qui lancent une pièce en l’air et la font ressortir de la bouche de l’un des assistants ». En un mot : les magiciens sont d’authentiques prestidigitateurs, et la magie se résume à des traditionnels tours de passe-passe qui, aux yeux de Maïmonide , restent néanmoins rigoureusement interdits ! C’est sans nul doute dans ce domaine que Maïmonide fit preuve de la plus grande détermination quant à ses positions rigoureusement rationnelles : pour l’auteur du « Guide des Égarés », il est en effet inconcevable d’accorder la moindre foi à des manifestations surnaturelles qui ne soient pas des miracles exécutés par un envoyé de D.ieu. Lorsque les signes de miracles divins sont absents, c’est qu’inévitablement nous nous trouvons en présence d’artifices et de mystifications n’ayant d’autre but que « d’abuser la conscience des hommes », (Rambam ibid.).

C’est dans son livre consacré aux Lois sur l’idolâtrie (Hilkhot Avoda Zara, chapitre 11, 16) que Maïmonide exprime avec une rare détermination son inflexible négation de toute réalité surnaturelle : « Toutes ces pratiques ne sont que mensonges et illusions, et ce sont elles qui ont induit en erreur les premiers serviteurs idolâtres ; (…) il ne convient pas aux membres du peuple d’Israël, qui sont sages et érudits, d’être influencés par ces inanités ni de croire qu’elles comportent une part d’efficacité ; (…) tout celui qui croit en ces pratiques ou à d’autres semblables et qui pense en son coeur qu’elles sont vraies, qu’elles sont le fruit d’une sagesse mais que la Torah les a tout de même interdites, n’est qu’un sot et qu’un être dénué d’intelligence ». C’est donc certainement dans ce contexte que Maïmonide exprima le plus fermement sa pensée notoirement si rigoureuse et rationnelle… et qu’il s’attira au passage les foudres de ses antagonistes !

« La maudite philosophie l’a entraîné… »

C’est certainement sous la plume du Gaon de Vilna que l’on trouve la réaction la plus vive à cette prise de position. La vision de Maïmonide sur le monde du surnaturel l’amena en effet à affirmer que lorsque le Talmud parle d’incantations supposées guérir les morsurp res des serpents et des scorpions, il s’agit de remèdes qui n’ont en réalité « aucun effet »… si ce n’est celui d’apaiser l’esprit de la victime et de lui éviter « de perdre la raison ». Or dans ses annotations sur cette décision (voir Choul’han Aroukh Yoré Déa 179, qui cite intégralement les propos du Rambam), le Gaon de Vilna sort de sa légendaire concision et fustige vertement cette approche : « Tous les auteurs postérieurs [à Maïmonide] s’opposèrent à lui sur ce point dans la mesure où le Talmud lui-même fait cas de nombreuses formules d’incantations. Mais lui s’est laissé entraîné par la maudite philosophie, et c’est pourquoi il soutient que la magie, les invocations et les incantations, les démons et les amulettes ne sont que mensonges. Mais [ses antagonistes] l’ont déjà frappé sur le crâne pour ses propos dans la mesure où nous trouvons beaucoup d’anecdotes citées dans le Talmud mettant en jeu des invocations et de la magie comme nous le voyons concernant (…) [A cet endroit, le Gaon de Vilna rapporte une dizaine de citations extraites des textes talmudiques-Ndlr]. Mais c’est la philosophie qui, par la plupart de ses enseignements, l’a ainsi induit en erreur et l’a amené à interpréter tous ces passages de la Guémara comme des ‘métaphores’ et à les détourner de leur sens littéral… ».

Il est intéressant de noter que l’une des preuves citées par le Gaon de Vilna fait référence précisément au tout premier affrontement entre Moché et Aharon et les mages égyptiens décrit dans notre paracha. Tout le monde connaît ce fameux épisode où Aharon lance devant Pharaon son bâton qui se transforme en serpent. Pharaon fait alors appeler ses magiciens qui réussissent eux aussi à réaliser le même prodige, après quoi le bâton d’Aharon engloutit ceux des sorciers égyptiens.

Or, c’est à propos de ce « tour de magie » que l’on peut lire dans le Zohar (paracha Vaéra, page 28/a) les éclaircissements suivants : « Rabbi Yossi enseigna : Si tu étais porté à croire que tout ce que produisent les magiciens n’est pas réel et n’est que le fruit d’une illusion, c’est pourquoi il est dit : ‘Et ils devinrent [des serpents]’, véritablement ». Révélation du Zohar on ne peut plus explicite, la magie des sorciers égyptiens était donc une science exacte et il n’est aucunement « sot » de vouloir croire en l’existence de ces forces occultes, dont le pouvoir s’avère bien réel !

De fait, on retrouve la même approche chez de nombreux décisionnaires dont l’un des plus renommés, le Radvaz (maître spirituel en Égypte au début du XVIe siècle) reprend notamment le même argument sans toutefois citer ce passage du Zohar : « Serait-il concevable de dire que toutes les actions des magiciens réalisés devant Pharaon ne relevaient que d’astuces et de dextérité ? La raison ne saurait le supporter ! En réalité, ils pratiquaient la magie à l’aide des démons [Chédim], ces pratiques magiciennes et ces sorcelleries étant notoires dans les écrits des Sages et communément admises », (Responsa, Tome V, 1695).

Notons cependant que dans le commentaire de Rabbénou Bé’hayé sur ces mêmes versets, on décèle une très grande réserve à ce sujet, manifestement en vertu de la position particulière de Maïmonide sur la question. Présentant les deux différentes perspectives, cet auteur juge en effet possible de maintenir que les serpents des magiciens de Pharaon ne furent en fait que des illusions « dans la mesure où toutes leurs pratiques ne sont que des mystifications dénuées de toute réalité ».

Magie et sorcellerie : un paradoxe !

Comment admettre l’existence de telles forces qui semblent pourtant contredire les principes élémentaires de la foi juive ?

Il s’avère que ce paradoxe est en réalité lui-même la réponse à cette question : « Pourquoi les appelle-ton ‘Kechafim’ [ces pratiques magiques] ? Parce qu’elles contredisent [Mak’hichim] la cour céleste », déclare ainsi le Talmud, (ibid. page 67/b).

Il semblerait donc que suivant cette optique – qui prête foi à la réalité surnaturelle de ces pratiques –, le domaine de prédilection de la magie soit précisément la contradiction qui constitue l’essence même de leur existence.

Une allusion aux OGM ?

Dans son commentaire sur la Torah (Dévarim, 18, 9), le Ramban nous livre à ce sujet quelques éclaircissements hautement révélateurs : dans la structure que donna le Créateur au monde façonné par Lui, toute matérialité est dominée par une force spirituelle. Ces entités spirituelles – dont l’influence interagit directement avec le monde matériel qu’elles régissent – sont désignées ici par l’expression la « cour céleste ». Or, la vocation de ces pratiques occultes est précisément de dévier ces forces et ces courants spirituels pour les employer à leurs propres intérêts. Il s’agit en quelque sorte de détourner les forces de la nature pour les utiliser à des fins personnelles et déloyales. C’est donc en cela qu’ils contredisent la cour céleste en « allant à l’encontre des fonctions constitutives de ces forces ». C’est précisément dans cet ordre d’idées, conclut le Ramban, que la Torah proscrit rigoureusement les greffes et les mélanges de différentes espèces de plantes – et à plus forte raison, les manipulations génétiques que l’on connaît de nos jours ! – puisque là aussi, à l’instar de la magie, l’intention de ces pratiques est de déformer le fonctionnement originel de la nature et d’en détourner les forces de leur objectif.

Yonathan Bendennoune.Avec l’accord exceptionnel d’Hamodia-Edition Française

VAERA : Les magiciens de Pharaon…des prestidigitateurs ?

(Source : Chiourim.com)

 

Le jeûne du 10 Tevet commence demain à 6h55 ce mardi 18 décembre

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Les raisons cachées du jeûne du 10 Tevet, par le Rav Raphaël Sadin

Voir la vidéo : Les raisons cachées du jeûne du 10 Tevet – par Rav Sadin

(Source : Chiourim.com)

Heure de Paris et Région Parisienne – (Source : Consistoire) _____________________________________________________

Le dixième jour du mois de Tévet (‎ Assara BeTevet) est la date de l’un des quatre jeûnes prescrits par les prophètes. Ce jeûne marque le début du siège de Jérusalem par Nabuchodonosor II qui s’achèvera par la destruction du Temple de Salomon, la conquête du royaume de Juda et l’exil à Babylone.

Peu après l’Indépendance de l’État d’Israël, les deux Grands rabbins de l’époque, rav Yitzhak HaLévi Herzog et rav Bentzion Ouziel, décrètent que le 10 Tevet serait le Yom HaKadich HaKlali (« jour du Kadich public »), à la mémoire des victimes de la Shoah, dont la date du décès est pour la plupart inconnue.

En Israël, les familles des victimes de la Shoah ont pour coutume de réciter le Kadich à cette date et des bougies sont allumées pour l’élévation de leur âme. Dans les synagogues, après la prière du matin, on a l’habitude de lire la prière de El Malé Ra’hamim.

Ce lien tissé entre la destruction du Temple et la Shoah est chargée de symboles. Ces évènements sont les plus grandes catastrophes qu’ait subi la nation juive. Certains disent même que ce qui a commencé le Dix Tévet de l’an -588 a finalement abouti à la souffrance ultime de la Shoah.
Mais cette date est toutefois chargée d’un message d’espoir. Le prophète Zacharie affirme bien que ce jeûne finira par se transformer en jour d’allégresse pour le peuple juif. En attendant, c’est le 10 Tévet 1970 que la municipalité de Jérusalem a mis la dernière touche à la rénovation de la muraille de Jérusalem, partiellement détruite lors des combats qui ont sévi dans la Vieille ville durant la guerre des Six jours. Une rénovation symbolique à une date symbolique.

Le jeûne débutera ce mardi  18 Décembre à l’aube, à 5h16 à Jérusalem, à 5h18 à Tel Aviv, à 5h18 à Haïfa, et à 5h13 à Eilat. Il se terminera dans la soirée, à 17h11 à Jérusalem, à 17h12 à Tel Aviv, à 17h10 à Haïfa et à 17h16 à Eilat.

10 Teveth : jeûne et Kaddish pour les victimes de la Shoah

La rédaction

(Source : Chiourim.com)