Archives de Catégorie: CULTURE JUDAÏSME

CULTURE JUDAÏSME – Mois de Sivan 5777 – Paracha français/english

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 Lire la paracha Bamidbar en français

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Etude de la paracha de la semaine avec Modia, par le Rav Yehoshua Rahamim Dufour

34e Paracha – Bémidbar (Les Nombres)  – « Dans le désert » 1, 1 – 4, 20

La constitution qui organise la vie sociale du peuple juif

On appelle ce Chabbate: Chabbate Mévarékhim car on y bénit et annonce le nouveau mois de Sivane qui commencera le 7 juin au soir et le 8 juin.
On y lit le chapitre 6 des Pirké avote, Principes des Pères…

Voir l’étude ici : Modia – Commentaires de la Torah – Paracha Bemidbar

In english, here :

Bemidbar – 34

(Source : Modia.org)

« Du fond de la mer, au sommet du Sinaï »

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Cours donné par le Rav David Breisacher dans le cadre des matinées du Dimanche au 58 King George, Jérusalem
Laolim.com

Lag Baomer : les flammes qui murmurent aux oreilles des hommes

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Vous ne verrez plus jamais les feux de Lag Baomer de la même façon…

Il y a quelque chose de fascinant dans ces feux. Ces flammes dansantes, fougueuses et impétueuses qui bravent le noir de la nuit de Lag Baomer. Ces immenses feux de joie qui électrisent les rues juives le 33ème soir du Omer, selon une tradition remontant à plus de centaines d’années.

Certes, ces flammes font écho à l’explosion de feu à travers laquelle l’illustre Rabbi Chimon Bar Yo’haï révéla le Zohar, œuvre maîtresse de la mystique juive, avant de quitter ce monde en ce jour.

Mais pour ceux qui tendent attentivement l’oreille, il semble que ces flammes murmurent un message d’autant plus mystérieux… Quel est le donc le sens profond du feu de Lag Baomer ?

Pour découvrir ce mystère, il nous faut remonter 3 500 ans en arrière à l’époque du jeune Abraham en Mésopotamie, qui tenait alors la galerie d’idoles de son père. Ayant observé attentivement le soleil, la lune, les étoiles et les corps célestes, il avait raisonné qu’il était tout bonnement ridicule de penser que des idoles inanimées, fabriquées par l’homme, pouvaient contrôler ces astres. Accumulant de plus en plus de preuves sur une telle conception du monde, il en était parvenu à la conclusion que l’Univers était nécessairement régi par un Créateur suprême.

Pour leur part, ses contemporains ne partageaient en rien ses convictions et ils s’étaient même unis pour construire une tour destinée à « lutter » contre cette conception de Dieu. Mais plus Abraham observait le monde, plus il avait l’intime conviction que tout était guidé par la main du Créateur.

Dans le Midrach, la démarche spirituelle d’Abraham est décrite par le biais d’une curieuse métaphore : c’est l’histoire d’un vagabond qui aperçoit un château pris dans les flammes et en conclut que cette demeure doit forcément avoir un propriétaire. Sur ces entrefaites, le maître de maison aperçoit le vagabond et se présente à lui. De même, concluent les sages du Midrach, c’est en observant le monde qu’Abraham déduisit qu’il devait y avoir un Créateur et il mérita alors Sa reconnaissance (Bérechit Rabba 39:1).

Voilà une parabole pour le moins difficile à saisir. Et pour cause, une demeure en feu est davantage un signe de négligence que de propriété ! Pourquoi Abraham, le « voyageur » de la parabole, décela dans ce spectacle la présence d’un propriétaire ?

La langue hébraïque, la langue de la création selon la tradition juive, nous fournit la clé pour élucider cette métaphore.

Outre sa dimension physique, chaque objet ou phénomène matériel, véhicule un message spirituel sur l’existence.

Le terme hébreu désignant une « chose », le terme générique qui rend compte de tous les objets matériels, est « davar ». Davar est issu de la racine hébraïque dibour qui signifie « parler ». Ce n’est pas une coïncidence. Cela nous enseigne que chaque davar exprime un dibour – un message oral. Outre sa dimension physique, chaque objet ou phénomène matériel, véhicule un message spirituel sur l’existence.

Un exemple : une rose. Sur le plan physique, il s’agit d’une fleur gracieuse et odoriférante. Mais la rose véhicule également un message plus profond puisque sa complexité et sa symétrie suggèrent une conception intelligente et l’existence d’un Concepteur. Le message externe est facilement apparent. En revanche, le sens interne d’un objet peut être insaisissable, et il faut parfois développer une certaine sensibilité avant de pouvoir comprendre le dibour, le message qui est tapi dans chaque davar, chaque chose.

Dans notre parabole, le feu du château faisait allusion au dibour que dégage chaque objet existant dans le monde. En effet, le feu est un phénomène unique en son genre. Il a la faculté de transformer toute chose qui vient à son contact en feu. La libération de l’énergie latente dans l’objet jeté dans les flammes génère un feu d’autant plus puissant. Le feu nous révèle donc que dans chaque chose, se trouve une énergie latente qui, si on l’exploite, produit une lumière qui n’était pas apparente à quiconque ne cherchait que la fonction pratique de l’objet. Cette énergie est la métaphore du dibour, le message spirituel inhérent à chaque élément présent dans l’univers.

Abraham fut à même d’observer le monde et de voir le feu brûler. Enfant, il contempla le soleil, la lune et les étoiles et en conclut qu’ils étaient trop sophistiqués pour être le fruit du hasard. Il devait y avoir un Créateur, un Concepteur qui avait conçu tout ce qui se trouve dans le monde et continuait à le contrôler totalement. Pour Abraham, le rôle du soleil ne se limitait pas à sa fonction pratique et externe de produire de la chaleur et de la lumière. Il véhiculait le message qu’un astre aussi fabuleux ne pouvait avoir été créé par ses propres moyens.

La physique nous enseigne les lois de l’entropie. Sans intervention, les objets de la nature se dégradent, se dirigeant vers le chaos. Abraham réalisa qu’il était impossible d’appréhender le monde en tant que fruit du hasard. Selon lui, chaque objet dans le monde possède un sens profond, une conception intelligente et un Concepteur qui continue à guider sa création.

Abraham vit le château brûler. Les flammes n’étaient cependant pas celles d’un feu de destruction. Elles représentaient en fait l’énergie cachée dans le château du monde, le message interne, le dibour, qui indique la grandeur du Créateur qui pouvait créer un tel lieu.

Sur le plan métaphorique, les flammes nous murmurent donc qu’au-delà de la simple fonction physique de chaque objet, se trouve un message plus profond qui révèle la présence de Dieu pour ceux qui, comme Abraham, ont les yeux assez sensibles pour le déceler.

Il n’est pas d’ailleurs étonnant que nous célébrions la fête de Rabbi Chimon Bar Yo’hai par le feu. Rabbi Chimon vivait dans les deux sphères en même temps ; dans le monde matériel tel que nous le connaissons, et dans le domaine où la spiritualité dans chaque objet matériel, le dibour, était apparente. Aux yeux de Rabbi Chimon, le monde était resplendissant d’énergie spirituelle, abondant en flammes susurrant des messages sur le Créateur. Il n’est pas surprenant que Rabbi Chimon nous ait légué le Zohar, l’ouvrage qui contient tous les sens profonds et mystiques de l’univers.

L’ancien, le mystique et le spirituel ont des applications dans les temps modernes. Le défi pratique de Lag Baomer consiste à voir l’énergie potentielle dans chaque objet et chaque personne, plutôt que d’être dupé par son apparence superficielle.

La spiritualité et la Providence sont partout, même pour ceux d’entre nous qui ne sont pas Rabbi Chimon. Cela dit, nous pouvons aisément étouffer les flammes du sens profond en couvrant toute étincelle de vie et en attribuant tout au hasard.

Lag Baomer nous invite à approfondir notre regard et à tendre l’oreille au message constant se manifestant à travers la création. Les flammes de Lag Baomer nous interpellent et murmurent à nos oreilles que chaque personne, chaque objet est beaucoup plus riche que ce qui est perceptible au premier coup d’œil. Et puisque la réalité est beaucoup plus complexe que la partie immergée de l’iceberg, il ne faut jamais baisser les bras quand bien même une situation nous semble désespérée.

Notre défi consiste à regarder au-delà du superficiel, découvrir des domaines plus profonds de l’existence et embrasser des mondes que nous ne pouvons ni voir, ni toucher, mais qui sont tout aussi réels que celui dans lequel nous évoluons.

Tel est le message murmuré par les flammes de Lag Baomer.

Lag Baomer : les flammes qui murmurent aux oreilles des hommes

(Source : Aish.fr)

La Kabala, mais qu’est-ce au juste ?

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Oubliez le bracelet rouge… À l’approche de Lag Baomer, fête de la révélation du Zohar, découvrez la véritable définition de la Kabala.

Lag Baomer, le 33ème jour de la supputation du Omer, est un jour de fête commémorant le souvenir de Rabbi Chimon Bar Yo’haï. Grand sage de la Michna, Rabbi Chimon est davantage connu comme étant l’auteur de l’ouvrage fondamental de la Kabbala, le livre du Zohar (litt. : le livre de la Splendeur). Par conséquent, Lag Baomer en est venu à être associé à la Kabala, la tradition mystique qui traite des aspects ésotériques de la Torah.

Mais qu’est-ce, au juste, que la Kabala ? Et que peut-elle apporter au profane non-initié en termes de progrès spirituel et d’inspiration ?

Avant de répondre à ces questions, une mise au point s’impose : la Kabala n’est en aucun cas un « succédané » de judaïsme aux effets miracle, qui se résumerait à une carafe d’eau bénie, une amulette ou un bracelet rouge ayant le pouvoir d’attirer la bénédiction dans votre vie ou de résoudre tous vos problèmes…

Mais alors qu’est-ce donc que la Kabala ?

La Torah comporte deux niveaux principaux de compréhension. Le premier, appelé pchat, renvoie à l’explication simple, ne faisant guère appel à des concepts devant être déduits d’autres sources. Cela dit, ce terme est quelque peu trompeur, puisque même la signification élémentaire de la Torah nécessite une étude incessante et abrite une source intarissable de sagesse et d’inspiration.

Le second niveau est celui du sod, qui renvoie au secret. Dans cette dimension, chaque enseignement de la Torah peut être perçu comme la seule partie émergée de l’iceberg, laquelle fait allusion à des niveaux d’existence ésotériques avec lesquels nous n’entrons généralement pas en contact. En règle générale, ce niveau d’étude de la Torah met l’accent sur les manières dont Dieu interagit avec ce monde. Il décrit l’ADN spirituel de l’univers.

L’étude du sod porte également le nom de Kabala qui signifie littéralement « réception d’une tradition ». En effet, en raison de la nature extrêmement subtile de cette dimension de la Torah, celle-ci ne peut être correctement comprise qu’en étant transmise par un érudit versé en la matière. La discipline de la Kabala fut donnée au Sinaï, comme étant l’un des niveaux d’interprétation de la Torah. Elle a toujours été étudiée comme une partie intégrante de la Torah, et on y trouve de nombreuses allusions tout au long de la Michna et du Talmud, quoique son étude ait traditionnellement été réservée aux géants spirituels de chaque génération.

Tout comme on ne peut étudier la physique quantique sans posséder de solides bases en sciences, il est impossible de comprendre les secrets ésotériques du sod avant d’avoir au préalable étudié en profondeur le pchat, le niveau premier de la compréhension de la Torah.

Rabbi Chimon a exposé les concepts de la Kabala de manière systématique.

Parce que la Kabbala est l’étude approfondie de concepts extrêmement subtils, son étude a toujours été l’apanage d’individus dotés de qualités morales irréprochables, d’une intelligence supérieure, d’une solide maîtrise de tous les domaines de la Torah dévoilée, et d’un respect scrupuleux de ses commandements. De par sa nature sublime, elle ne peut être appréhendée par les esprits non raffinés.

Rabbi Chimon bar Yo’haï, considéré comme le père de la Kabala telle que nous la connaissons, n’a pourtant pas créé la Kabala ; celle-ci ayant été transmise sur le Mont Sinaï. Son rôle fut d’avoir exposé ses concepts et ses principes sous-jacents de manière systématique. En outre, il mérita une inspiration divine qui l’aida à comprendre certains concepts et à formuler de nouvelles idées. À ce jour, le livre du Zohar reste la source principale de sagesse kabbalistique.

Même après la révélation de la Kabala sous forme du Zohar, elle demeura une discipline cachée et énigmatique. Le Zohar est extrêmement concis et est principalement rédigé sous forme d’une espèce de code. À travers les âges, les plus grandes personnalités de la Torah ont fourni de considérables efforts pour expliquer et catégoriser les thèmes qu’il comporte. Le plus éminent de ces érudits fut Rabbi Its’hak Louria, connu sous son acrostiche Ari, qui s’établit à Safed, dans le nord d’Israël au 16ème siècle, ville où vivaient les plus célèbres cabalistes de son temps. À l’instar de Rabbi Chimon, le Ari ne se contenta pas de catégoriser les concepts kabbalistiques, mais entreprit également d’en révéler de nouveaux. Ses œuvres sont considérées comme l’interprétation du Zohar faisant autorité, devenant, à leur tour, le texte de la Kabbala de prédilection aujourd’hui.

Approfondir l’art de l’étude de la Torah

Ce qui soulève la question : quelle incidence la Kabala peut-elle bien avoir sur nos vies ? Eh bien, pour commencer, la simple prise de conscience que chaque mot de la Torah écrite, chaque commandement qui nous a été donné par Dieu, recèle une profondeur infinie devrait nous exhorter à renforcer notre engagement envers la Torah et ses commandements. En outre, cette prise de conscience peut encourager chacun d’entre nous à considérer la Torah comme une source intarissable d’inspiration, d’éducation et de sens, et nous inciter à approfondir notre propre exploration de la Torah. Quelque soit notre niveau d’étude, il y a encore tellement plus à découvrir !

Étudiée comme il se doit, la Torah a la capacité d’insuffler sens, but et profondeur dans nos vies.

Certains individus se rabattent sur la Kabala parce qu’ils perçoivent à tort les aspects non-ésotériques du Judaïsme comme étant dénués de sens et d’intérêt. Cette attitude est née de l’ignorance, parce que tous les aspects de la Torah, s’ils sont étudiés comme il se doit et sous la direction des bonnes personnes, ont la capacité d’insuffler sens, but et profondeur dans nos vies. Même les niveaux les plus élémentaires de la Torah abritent d’inestimables secrets, des secrets portant sur le fonctionnement des êtres humains, la façon dont ils peuvent améliorer leurs vies, et forger une relation épanouie avec leur Créateur. Ce n’est qu’après avoir maîtrisé à la perfection ce niveau de compréhension que l’on peut passer à l’étude du suivant ; celui de la Kabala.

Quelques exemples de pensées kabbalistiques

Cela étant dit, il est important de souligner que la Kabala présente également un intérêt direct pour nous. Bien que son étude approfondie soit préférablement réservée aux individus dotés des qualités préalables nécessaires, bon nombre de ses thèmes centraux sont devenus de véritables pierres angulaires de la pensée juive authentique classique. Voici quelques exemples :

L’une des contributions majeures de la Kabala à la compréhension de l’importance du respect des mitsvot et du service divin en général a été d’élargir la portée de l’activité humaine. Toutes les écoles de pensée de la Torah soulignent l’idée que chacune des actions de l’homme véhicule une signification et une responsabilité considérables en raison de l’impact qu’elle produit sur son être, non seulement dans ce monde-ci mais aussi dans le monde éternel. La Kabala a donc accru le sens de responsabilité de l’homme en soulignant l’effet « cosmique » produit par chacune de ses actions, affectant l’ensemble de la création à chacun de ses niveaux.

Dans les mots de Rabbi Moché ‘Haïm Luzzato, cabaliste du 18ème siècle : « Dieu a ordonné que… les actions de l’homme affectent les sources spirituelles de toute chose dans ce monde. Non seulement les actions de l’homme possèdent un tel effet, mais il en va de même pour ses paroles et pensées… » Ou comme l’écrit Rabbi ‘Haïm de Volozhin : « Un Juif ne doit jamais se dire : “Qui suis-je, et quelle différence font mes actions, de toute façon.” Au contraire, il doit savoir, comprendre et intégrer le fait qu’aucun détail de chacune de ses actions, paroles ou pensées n’est perdu. Ses pensées sont extrêmement puissantes et efficientes ; chacune d’entre elles s’élève vers les mondes supérieurs où elle a un impact précis. » Sous l’angle de la Kabala, chacun d’entre nous siège dans la tour de contrôle de l’univers, et chacun de nos mouvements a d’énormes répercussions.

Un autre enseignement capital de la Kabala concerne l’interdépendance des différents membres du peuple juif. Bien que l’unité soit une valeur juive élémentaire, cette idée a tendance à être assimilée à une simple métaphore. Mais la Kabala nous enseigne que nous sommes littéralement reliés au regard de nos âmes. Les âmes de l’ensemble du peuple juif émanant d’une unique source spirituelle, elles constituent donc différentes manifestations d’une seule et même entité spirituelle.

Ou pour reprendre les mots de Rabbi Moché Cordovéro, un contemporain du Ari qui fut enterré tout près de lui : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, parce qu’il est réellement toi ! » Puisque dans notre essence, nous sommes littéralement un, aucune animosité n’a lieu d’être entre nous. (À un niveau encore plus profond, la Kabala enseigne que cette notion d’unité ne concerne pas seulement le peuple juif, mais s’étend également à l’ensemble des êtres humains, et même à tous les aspects de la création.)

Les feux de Lag Baomer symbolisent l’âme de la Torah.

Dans une même optique, le Ari a enseigné qu’avant chaque prière, il convient de méditer au commandement d’aimer son prochain comme soi-même. Ce faisant, l’individu atteint l’unité avec l’ensemble du peuple juif, et à travers cette démarche, ses prières n’émanent pas seulement de lui-même mais de l’ensemble du peuple juif, ce qui décuple leur puissance. Aujourd’hui, cet enseignement est gravé sur l’épitaphe du Ari dans l’ancien cimetière de Safed.

La Kabala et les feux de Lag Baomer

Pour les cabalistes, la Kabala constitue l’« âme de la Torah. » Pour un observateur, l’être humain peut se résumer à un amas de chair et d’os, alors qu’en réalité, son corps physique n’est qu’une enveloppe qui abrite ses émotions, son intellect et son composant spirituel, l’âme. Il en est de même pour la Torah. Même les aspects les plus profonds de la Torah qui nous sont donnés d’étudier, ceux du pchat, ne forment qu’un vernis extérieur en comparaison avec les dimensions profondes qu’elle recèle en elle.

L’âme de l’homme est comparée à une bougie car elle constitue la lumière qui guide son parcours spirituel. C’est la raison pour laquelle nous commémorons le souvenir d’êtres chers défunts en allumant des cierges. Les feux que beaucoup allument à Lag Baomer symbolisent l’âme de la Torah, révélée par l’intermédiaire de Rabbi Chimon, dont nous marquons le souvenir en ce jour.

Puissions-nous avoir le mérite de nous plonger, chaque jour davantage, dans les profondeurs de l’âme de la Torah, de nos propres âmes, et de celles des personnes qui nous entourent.

La Kabala, mais qu’est-ce au juste ?

(Source : Aish.fr)

 

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Rabbi Na’hman de Breslev et ses contes

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Rabbi Na’hman de Breslev (né à Medjybij, Ukraine, 4 avril 1772 – mort à Ouman, Ukraine, 16 octobre 1810) disait : « Il est interdit d’être triste » ____________________________________________________

Arrière petit-fils du Baal Chem Tov, Rabbi Na’hman de Breslev était à la fois le secret et la simplicité, la prière et la danse, la polémique et les contes philosophiques. Il fut le fondateur du mouvement ‘hassidique de Breslev.

L’enfant grandit dans une atmosphère hassidique. Il raconte à ses disciples que, dès l’âge de 6 ans, il se rend régulièrement, la nuit, sur la tombe de son grand-père, le Besht et paie son maître trois pièces, outre son salaire, pour chaque page supplémentaire de Talmud étudiée avec lui, afin de l’encourager à couvrir plus de matière.

Âgé de 13 ou 14 ans, le Rabbin Nahman épouse Sashia, fille du Rabbin Ephraïm de Houssiatyn et acquiert son premier disciple, le Rabbin Shimon (son aîné de plusieurs années) le jour même de son mariage. Il s’installe auprès de son beau-père,  puis à Medvedevka, où il demeure neuf ans. À l’approche de sa vingtième année, il compte de nombreux disciples. Il eut 8 enfants, dont 7 survécurent : Odélé – Sarah – Feiga – ‘Haya – Miriam – une fille morte encore nourrisson, Yaakov, Shlomo Ephraïm.

À l’âge de vingt-six ans, Rabbi Nahman décide de se rendre en Terre d’Israël.  Ayant tout laissé derrière lui, il entreprend le voyage, accompagné du Rabbin Shimon, en 1798, le jour de Lag Ba’omer.

Après avoir été retenu à Istanbul, son navire atteint les côtes de Haïfa la veille de Roch Hachana 1799. Il est reçu avec de nombreux égards par les Hassidim de Haîfa, Safed et Tibériade, où il parvient à apaiser les querelles entre ‘Hassidim et Mitnagdim de Vollynie.

Rabbi Na’hman rencontre Napoléon : Rabbi Na’hman de Breslev et Napoléon – Rencontre à Tibériade …

Puis, il quitte la Terre d’Israël vers Pourim (février ou mars) 1799 et arrive à Medvedevka au début de l’été 1800.

Cette visite marque un tournant dans son enseignement. Il recommande de ne pas citer ce qu’il avait enseigné avant ce voyage et a coutume de dire : « Partout où je vais, je vais en terre d’Israël ».

Après avoir passé deux ans à Zlatopol, Rabbi Nahman s’installe à Bratslav, en Ukraine, en 1802. A cette occasion, il déclare à ses disciples : « Nous avons en ce jour planté le nom des Breslover Hassidim. Ce nom ne disparaîtra pas car mes disciples seront toujours appelés du nom de la ville de Bratslav».

Il fait bientôt la connaissance de Nosson Sternhartz, un prodige de 22 ans habitant la ville voisine de Nemirov. Ce dernier devient son principal disciple et scribe, au point d’être connu sous le nom de Rabbin Nathan de Braslav. Il consigne toutes les leçons de son maître, ses conversations informelles avec les disciples, et les publie avec son propre commentaire.

Son épouse Sashia décède la veille de Chavouot 1807 et est enterrée à Zaslov, le même jour, juste avant le début de la fête.

Le Rabbin Nahman se remarie avec la fille de Yehezkel Trachtenbourg de Brody. Il contracte la tuberculose peu après.  Peu après Souccot 1807,  Rabbi Nahman demeure huit mois à Lemberg. Là, il ordonne de brûler ses enseignements.

À la suite d’un incendie qui détruit sa maison en 1810, le Rabbin Nahman est contraint de quitter Bratslav. Il est hébergé par un groupe de maskilim (Juifs adhérant à la Haskala, équivalent au mouvement des Lumières) d’Ouman.

Des années plus tôt, Rabbi Nahman avait confié à ses disciples qu’Ouman était un bel endroit pour être enterré, du fait de la présence dans le cimetière de la ville de plus de 20 000 victimes juives du massacre d’Ouman, en 1768.

Rabbi Nahman de Bratslav décède à 38 ans, emporté par la tuberculose au quatrième jour de Souccot, et est enterré dans le cimetière d’Ouman.

Il insistait sur l’importance d’Erets Israël : « Il est impossible, pour celui qui veut être un véritable juif, de le devenir sans la Sainteté de la Terre d’Israël », disait-il.

Pour Rabbi Nahman, la joie est primordiale et il faut s’écarter de la tristesse et du désespoir : « La joie est un devoir religieux, au même titre que les autres mitsvot » « La véritable joie est atteinte en ne regardant que ce qu’il y a de bon en nous-mêmes, chez autrui et dans toutes les situations » « Le monde entier est un pont très étroit, l’essentiel est de ne pas avoir peur du tout ! »

La notion du courage est également essentielle chez Rabbi Nahman : « Sois fort et courageux ! » : chaque homme a une mission à accomplir sur cette terre, il doit se renforcer et ne jamais se décourager, s’il ne se décourage pas, D-ieu l’aidera.

(Sources : Akadem – Wikipedia – Chabbad.org)

QUELQUES-UNS DE SES CONTES

LA PRINCESSE DISPARUE – Conte N°1 de Rabbi Na’hman de Breslev

CONTE N°4 de Rabbi Na’hman de Breslev – LE ROI QUI DECRETA LA CONVERTION » 

CONTE N°5 de Rabbi Na’hman de Breslev – LE PRINCE DE PIERRES PRECIEUSES

CONTE N°6 DE RABBI NA’HMAN DE BRESLEV –  » Le roi humble  »

CONTE N°7 DE RABBI NA’HMAN DE BRESLEV – « La mouche et l’araignée »

CONTE N°8 de Rabbi Na’hman de Breslev – Histoire d’un rav et de son fils unique

Être un Juif israélien !!

 
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Devenir un juif en Israël c’est renaître à son identité véritable, c’est tout simplement sortir de cette mort spirituelle qu’il est impossible de ressentir tant que l’on est encore dans sa tombe de l’exil.

Être un juif israélien !! 30 Avril 2017

Être un juif israélien !! 30 Avril 2017

(Source : Site du Rav)

Tazria – Metsora : deux parachas a priori énigmatiques, magistralement expliquées

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Naître dans le monde du Moi, ou le culte du bouchon – 25 Avril 2017

Mais où est donc le Machiah ? – 26 Avril 2017

Cours vidéo du Rav ‘Haïm Dynovisz sur la paracha Tazria et Metsora (2) :

Mais ou est donc le Machiah ? -26 Avril 2017