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PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 28 au Chabbat 29 Yiar 5780 (du vendredi 22 au samedi 23 mai 2020)

PARACHA BAMIDBAR____________________________________________________

Cette semaine, nous étudions la paracha Bamidbar ( 1,1 à 4,20)

1,1
L’Éternel parla en ces termes à Moïse, dans le désert de Sinaï, dans la tente d’assignation, le premier jour du second mois de la deuxième année après leur sortie du pays d’Egypte:
1,2
« Faites le relevé de toute la communauté des enfants d’Israël, selon leurs familles et leurs maisons paternelles, au moyen d’un recensement nominal de tous les mâles, comptés par tête.
1,3
Depuis l’âge de vingt ans et au-delà, tous les Israélites aptes au service, vous les classerez selon leurs légions, toi et Aaron.
1,4
Vous vous adjoindrez un homme par tribu, un homme qui soit chef de sa famille paternelle.
1,5
Or, voici les noms des hommes qui vous assisteront: pour la tribu de Ruben, Eliçour, fils de Chedéour;
1,6
pour Siméon, Cheloumïel, fils de Çourichaddaï;
1,7
pour Juda, Nahchôn, fils d’Amminadab;
1,8
pour Issachar, Nethanel, fils de Çouar;
1,9
pour Zabulon, Elïab, fils de Hêlôn;
1,10
pour les fils de Joseph: pour Ephraïm, Elichama, fils d’Ammihoud; pour Manassé, Gamliel, fils de Pedahçour;
1,11
pour Benjamin, Abidân, fils de Ghidoni;
1,12
pour Dan, Ahïézer, fils d’Ammichaddaï;
1,13
pour Aser, Paghïel, fils d’Okrân;
1,14
pour Gad, Elyaçaf, fils de Deouêl;
1,15
pour Nephtali, Ahira, fils d’Enân.
1,16
Ceux-là sont les élus de la communauté, princes de leurs tribus paternelles; ce sont les chefs des familles d’Israël. »
1,17
Moïse et Aaron s’adjoignirent ces hommes, désignés par leurs noms.
1,18
Puis ils convoquèrent toute la communauté, le premier jour du second mois; et on les enregistra selon leurs familles et leurs maisons paternelles, en comptant par noms ceux qui avaient vingt ans et plus, chacun individuellement,
1,19
ainsi que l’Éternel l’avait prescrit à Moïse. Leur dénombrement eut lieu dans le désert de Sinaï.
1,20
Les descendants de Ruben, premier-né d’Israël, étant classés selon leur origine, leurs familles, leurs maisons paternelles: d’après le compte nominal et par tête, pour tout mâle âgé de vingt ans et plus, apte au service,
1,21
les recensés, dans la tribu de Ruben, se montèrent à quarante-six mille cinq cents.
1,22
Pour les descendants de Siméon, classés selon leur origine, leurs familles, leurs maisons paternelles, recensés d’après le compte nominal et par tête de tout mâle âgé de vingt ans et plus, aptes au service,
1,23
les recensés, dans la tribu de Siméon, se montèrent à cinquante-neuf mille trois cents.
1,24
Pour les descendants de Gad, classés selon leur origine, leurs familles, leurs maisons paternelles: d’après le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,25
les recensés, dans la tribu de Gad, se montèrent à quarante-cinq mille six cent cinquante.
1,26
Pour les descendants de Juda, classés selon leur origine, leurs familles, leurs maisons paternelles: d’après le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,27
les recensés, dans la tribu de Juda, se montèrent à soixante-quatorze mille six cents.
1,28
Pour les descendants d’Issachar, classés par origine, familles, maisons paternelles: d’après le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,29
les recensés, dans la tribu d’lssachar, se montèrent à cinquante-quatre mille quatre cents.
1,30
Pour les descendants de Zabulon, classés par origine, familles, maisons paternelles: suivant le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,31
les recensés, dans la tribu de Zabulon, se montèrent à cinquante-sept mille quatre cents.
1,32
Quant aux tribus issues de Joseph: pour les descendants d’Ephraïm, classés selon leur origine, leurs familles, leurs maisons paternelles: suivant le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,33
les recensés, dans la tribu d’Ephraïm, se montèrent à quarante mille cinq cents.
1,34
Pour les descendants de Manassé, classés selon leur origine, leurs familles, leurs maisons paternelles: d’après le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,35
les recensés, dans la tribu de Manassé, se montèrent à trente-deux mille deux cents.
1,36
Pour les descendants de Benjamin, classés par origine, familles, maisons paternelles: suivant le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,37
les recensés, dans la tribu de Benjamin, se montèrent à trente-cinq mille quatre cents.
1,38
Pour les descendants de Dan, classés par origine, familles, maisons paternelles: suivant le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,39
les recensés, dans la tribu de Dan, se montèrent à soixante-deux mille sept cents.
1,40
Pour les descendants d’Asher, classés par origine, familles, maisons paternelles: suivant le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,41
les recensés, dans la tribu d’Asher, se montèrent à quarante et un mille cinq cents.
1,42
Les descendants de Nephtali étant classés selon leur origine, leurs familles, leurs maisons paternelles: d’après le compte nominal de tous les hommes âgés de vingt ans et plus, aptes au service,
1,43
les recensés, dans la tribu de Nephtali, se montèrent à cinquante-trois mille quatre cents.
1,44
Tel fut le dénombrement opéré par Moïse et Aaron conjointement avec les phylarques d’Israël, lesquels étaient douze, un homme par famille paternelle.
1,45
Le total des Israélites recensés selon leurs maisons paternelles, de tous ceux qui, âgés de vingt ans et au-delà, étaient propres au service en Israël,
1,46
le total de ces recensés fut de six cent trois mille cinq cent cinquante.
1,47
Quant aux Lévites, eu égard à leur tribu paternelle, ils ne figurèrent point dans ce dénombrement.
1,48
Et l’Éternel parla ainsi à Moïse:
1,49
« Pour ce qui est de la tribu de Lévi, tu ne la recenseras ni n’en feras le relevé en la comptant avec les autres enfants d’Israël.
1,50
Mais tu préposeras les Lévites au tabernacle du statut, à tout son attirail et à tout ce qui le concerne: ce sont eux qui porteront le tabernacle et tout son attirail, eux qui en feront le service, et qui doivent camper à l’entour.
1,51
Quand le tabernacle devra partir, ce sont les Lévites qui le démonteront, et quand il devra s’arrêter, ce sont eux qui le dresseront; le profane qui en approcherait serait frappé de mort.
1,52
Les enfants d’Israël se fixeront chacun dans son camp et chacun sous sa bannière, selon leurs légions;
1,53
et les Lévites camperont autour du tabernacle du statut, afin que la colère divine ne sévisse point sur la communauté des enfants d’Israël; et les Lévites auront sous leur garde le tabernacle du statut. »
1,54
Les Israélites obéirent: tout ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse, ils s’y conformèrent.
2,1
L’Éternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes:
2,2
« Rangés chacun sous une bannière distincte, d’après leurs tribus paternelles, ainsi camperont les enfants d’Israël; c’est en face et autour de la tente d’assignation qu’ils seront campés.
2,3
Ceux qui campent en avant, à l’orient, seront sous la bannière du camp de Juda, selon leurs légions, le phylarque des enfants de Juda étant Nahchôn, fils d’Amminadab,
2,4
et sa légion, d’après son recensement, comptant soixante-quatorze mille six cents hommes.
2,5
Près de lui campera la tribu d’Issachar, le phylarque des enfants d’lssachar étant Nethanel, fils de Çouar,
2,6
et sa légion, d’après son recensement, comptant cinquante-quatre mille quatre cents hommes.
2,7
Puis la tribu de Zabulon, le phylarque des enfants de Zabulon étant Elïab, fils de Hêlôn,
2,8
et sa légion, d’après son recensement, comptant cinquante-sept mille quatre cents hommes.
2,9
Total des recensés formant le camp de Juda: cent quatre-vingt-six mille quatre cents, répartis selon leurs légions. Ceux-là ouvriront la marche.
2,10
La bannière du camp de Ruben occupera le midi, avec ses légions, le phylarque des enfants de Ruben étant Eliçour, fils de Chedéour,
2,11
et sa légion, d’après son recensement, comptant quarante-six mille cinq cents hommes.
2,12
Près de lui campera la tribu de Siméon, le phylarque des enfants de Siméon étant Cheloumïel, fils de Çourichaddaï,
2,13
et sa légion, d’après son recensement, comptant cinquante-neuf mille trois cents hommes.
2,14
Puis la tribu de Gad, le phylarque des enfants de Gad étant Elyaçaf, fils de Reouêl,
2,15
et sa légion, d’après son recensement, comptant quarante-cinq mille six cent cinquante hommes.
2,16
Total des recensés formant le camp de Ruben: cent cinquante et un mille quatre cent cinquante, répartis selon leurs légions. Ils marcheront en seconde ligne.
2,17
Alors s’avancera la tente d’assignation, le camp des Lévites, au centre des camps. Comme on procédera pour le campement, ainsi pour la marche: chacun à son poste, suivant sa bannière.
2,18
La bannière du camp d’Ephraïm, avec ses légions, occupera le couchant, le phylarque des enfants d’Ephraïm étant Elichama, fils d’Ammihoud,
2,19
et sa légion, d’après son recensement, comptant quarante mille cinq cents hommes.
2,20
Près de lui, la tribu de Manassé, le phylarque des enfants de Manassé étant Gamliel, fils de Pedahçour,
2,21
et sa légion, d’après son recensement, comptant trente-deux mille deux cents hommes.
2,22
Puis la tribu de Benjamin, le phylarque des enfants de Benjamin étant Abidân, fils de Ghidoni,
2,23
et sa légion, d’après son recensement, comptant trente-cinq mille quatre cents hommes.
2,24
Total des recensés formant le camp d’Ephraïm: cent huit mille cent, répartis selon leurs légions. Ils marcheront en troisième ligne.
2,25
La bannière du camp de Dan occupera le nord, avec ses légions, le phylarque des enfants de Dan étant Ahïézer, fils d’Ammichaddaï,
2,26
et sa légion, d’après son recensement, comptant soixante-deux mille sept cents hommes.
2,27
Près de lui campera la tribu d’Asher, le phylarque des enfants d’Asher étant Paghïel, fils d’Okrân,
2,28
et sa légion, d’après son recensement, comptant quarante et un mille cinq cents hommes.
2,29
Puis la tribu de Nephtali, le phylarque des enfants de Nephtali étant Ahira, fils d’Enân,
2,30
et sa légion, d’après son recensement, comptant cinquante-trois mille quatre cents hommes.
2,31
Total des recensés pour le camp de Dan: cent cinquante-sept mille six cents hommes, qui marcheront en dernier, après les autres bannières. »
2,32
Tel fut le classement des enfants d’Israël, selon leurs familles paternelles; répartis dans les camps par légions, leur total fut de six cent trois mille cinq cent cinquante.
2,33
Pour les Lévites, ils ne furent point incorporés parmi les enfants d’Israël, ainsi que l’Éternel l’avait prescrit à Moïse.
2,34
Les enfants d’Israël exécutèrent tout ce que l’Éternel avait ordonné à Moïse: ils campaient ainsi par bannières et ils marchaient dans cet ordre, chacun selon sa famille, près de sa maison paternelle.
3,1
Suivent les générations d’Aaron et de Moïse, à l’époque où l’Éternel parlait à Moïse sur le mont Sinaï.
3,2
Voici les noms des fils d’Aaron: l’aîné, Nadab; puis Abihou, Eléazar et Ithamar.
3,3
Ce sont là les noms des fils d’Aaron, oints en qualité de pontifes, auxquels on conféra le sacerdoce.
3,4
Or, Nadab et Abihou moururent devant le Seigneur, pour avoir apporté devant lui un feu profane, dans le désert de Sinaï; ils n’avaient point eu d’enfants. Mais Eléazar et Ithamar fonctionnèrent sous les yeux d’Aaron, leur père.
3,5
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
3,6
« Fais approcher la tribu de Lévi et mets-la en présence d’Aaron le pontife, pour qu’ils l’assistent.
3,7
Ils rempliront sa tâche et celle de toute la communauté, devant la tente d’assignation, en faisant le service du tabernacle.
3,8
Ils auront la garde de tous les ustensiles de la tente d’assignation, et feront l’office des enfants d’Israël, en s’occupant du service du tabernacle.
3,9
Tu adjoindras donc les Lévites à Aaron et à ses fils: ils lui seront donnés comme adjoints, entre les enfants d’Israël.
3,10
Pour Aaron et ses fils, recommande-leur de veiller sur leur ministère; le profane qui y prendrait part serait frappé de mort. »
3,11
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
3,12
« Moi-même, en effet, j’ai pris les Lévites entre les enfants d’Israël, en échange de tous les premiers-nés, prémices de la maternité, des enfants d’Israël; les Lévites sont donc à moi.
3,13
Car tout premier-né m’appartient: le jour où j’ai frappé tous les premiers-nés du pays d’Egypte, j’ai consacré à moi tout premier-né en Israël, depuis l’homme jusqu’au bétail, ils m’appartiennent, à moi l’Éternel. »
3,14
L’Éternel parla à Moïse, dans le désert de Sinaï, en ces termes:
3,15
« Fais le dénombrement des enfants de Lévi, selon leur descendance paternelle, par familles; tous les mâles, depuis l’âge d’un mois et au-delà, tu les dénombreras. »
3,16
Moïse les dénombra sur l’ordre de l’Éternel, de la manière qui lui avait été prescrite.
3,17
Or, les fils de Lévi étaient les suivants, ainsi nommés: Gerson, Kehath et Merari.
3,18
Voici les noms des fils de Gerson avec leurs familles: Libni et Chimi;
3,19
les fils de Kehath avec leurs familles: Amram et Yiçhar, Hébrôn et Ouzziêl;
3,20
et les fils de Merari avec leurs familles: Mahli et Mouchi. Telles sont les familles des Lévites, selon leur descendance paternelle.
3,21
Pour Gerson: la famille des Libnites et la famille des Chimites. Telles sont les familles issues de Gerson.
3,22
Dénombrées par le chiffre total des mâles, de l’âge d’un mois et au-delà, elles se composaient de sept mille cinq cents hommes.
3,23
Les familles issues de Gerson devaient camper derrière le tabernacle, à l’occident.
3,24
Le chef de famille, pour les Gersonites, était Elyaçaf, fils de Laël.
3,25
Et ce qu’avaient à garder les enfants de Gerson dans la tente d’assignation, c’était: le tabernacle et le pavillon, ses couvertures, et le rideau d’entrée de la tente d’assignation;
3,26
les toiles du parvis, le rideau d’entrée du parvis, qui s’étend autour du tabernacle et de l’autel, ainsi que les cordages nécessaires à son service.
3,27
Pour Kehath: la famille des Amramites, la famille des Yiçharites, celle des Hébronites et celle des Ouzziêlites. Telles sont les familles issues de Kehath.
3,28
Le chiffre total des mâles, depuis l’âge d’un mois et au-delà, fut de huit mille six cents, commis à la garde du sanctuaire.
3,29
Les familles des enfants de Kehath devaient occuper le flanc méridional du tabernacle.
3,30
Le chef de famille, pour la descendance de Kehath, était Eliçafân, fils d’Ouzziêl.
3,31
Et les objets confiés à leur garde: l’arche, la table, le candélabre, les autels, les ustensiles sacrés servant au ministère, et le voile avec tout son appareil.
3,32
Le chef général des Lévites était Eléazar, fils d’Aaron le pontife, ayant l’inspection de ceux qui étaient chargés de la garde du sanctuaire.
3,33
Pour Merari: la famille des Mahlites et la famille des Mouchites. Telles sont les familles de Merari.
3,34
Leur contingent, d’après le relevé de tous les mâles âgés d’un mois et au-delà, fut de six mille deux cents hommes.
3,35
Le chef de famille, pour la descendance de Merari, était Courïel, fils d’Abihayil. C’est au flanc nord du tabernacle qu’ils devaient camper.
3,36
Dépôt confié à la garde des Merarites: les solives du tabernacle, ses traverses, ses piliers et ses socles, toutes ses pièces et toute sa dépendance;
3,37
les piliers formant le pourtour du parvis, ainsi que leurs socles, leurs chevilles et leurs cordages.
3,38
Pour ceux qui stationnaient à la face orientale du tabernacle, devant la tente d’assignation, au levant, c’étaient Moïse, Aaron et ses fils, chargés de la garde du sanctuaire, pour le salut des enfants d’Israël: le profane qui en approchait encourait la mort.
3,39
Le nombre total des Lévites, recensés par Moïse et Aaron, sur l’ordre de l’Éternel, selon leurs familles, le total des mâles de l’âge d’un mois et au-delà, fut de vingt-deux mille.
3,40
L’Éternel dit à Moïse: « Dénombre tous les premiers-nés mâles des enfants d’Israël, depuis l’âge d’un mois et au-dessus, et fais-en le relevé nominal.
3,41
Tu m’attribueras les Lévites, à moi l’Éternel, à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place des premiers-nés du bétail des enfants d’Israël. »
3,42
Moïse dénombra, comme l’Éternel le lui avait ordonné, tous les premiers-nés parmi les enfants d’Israël.
3,43
Or, la somme des premiers-nés mâles, comptés par noms depuis l’âge d’un mois et au-delà, dans ce recensement, fut de vingt-deux mille deux cent soixante-treize.
3,44
Et l’Éternel parla ainsi à Moïse:
3,45
« Prends les Lévites à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de leur bétail, les Lévites devant m’appartenir, à moi l’Éternel.
3,46
Pour la rançon des deux cent soixante-treize, excédent des premiers-nés israélites sur le nombre des Lévites,
3,47
tu prendras cinq sicles par chaque tête; tu les prendras selon le poids du sanctuaire, à vingt ghéra le sicle,
3,48
et tu donneras cet argent à Aaron et à ses fils, comme rachat de la portion excédante. »
3,49
Moïse recueillit le montant de la rançon, donnée par ceux qui étaient en plus du nombre racheté par les Lévites.
3,50
C’est des premiers-nés des enfants d’Israël qu’il reçut cette somme, mille trois cent soixante-cinq sicles, au poids du sanctuaire.
3,51
Et Moïse remit le montant du rachat à Aaron et à ses fils, sur l’ordre de l’Éternel, ainsi que l’Éternel l’avait prescrit à Moïse.
4,1
L’Éternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes:
4,2
« Qu’on fasse le relevé des enfants de Kehath entre les autres descendants de Lévi, selon leurs familles, par maisons paternelles,
4,3
depuis l’âge de trente ans et plus, jusqu’à l’âge de cinquante ans: quiconque est admissible au service, à l’exécution d’une tâche dans la tente d’assignation.
4,4
Voici la tâche des enfants de Kehath, dans la tente d’assignation: elle concerne les choses très saintes.
4,5
Aaron entrera avec ses fils, lorsque le camp devra partir; ils détacheront le voile protecteur, et en couvriront l’arche du statut;
4,6
ils mettront encore dessus une housse de peau de tahach, étendront par-dessus une étoffe entièrement d’azur, puis ajusteront ses barres.
4,7
Sur la table de proposition ils étendront une étoffe d’azur, sur laquelle ils placeront les sébiles, les cuillers, les demi-tubes et les montants qui garnissent la table; quant au pain perpétuel, il restera dessus.
4,8
Ils étendront sur ces objets une étoffe d’écarlate, qu’ils couvriront d’une housse de peau de tahach; puis ils ajusteront ses barres.
4,9
ils prendront une étoffe d’azur, y envelopperont le candélabre servant à l’éclairage, avec ses lampes, ses mouchettes, ses godets et tous les vaisseaux à huile employés pour son service.
4,10
Et ils le mettront, avec tous ses ustensiles, dans une enveloppe de peau de tahach, et le poseront sur une civière.
4,11
Sur l’autel d’or ils étendront une étoffe d’azur, la couvriront d’une housse de peau de tahach, et ajusteront les barres;
4,12
ils prendront tous les ustensiles employés pour le service du sanctuaire, les mettront dans une étoffe d’azur, les couvriront d’une housse de peau de tahach, et les poseront sur une civière.
4,13
Ils enlèveront les cendres de l’autel, sur lequel ils étendront une étoffe de pourpre.
4,14
Ils mettront là-dessus tous les ustensiles destinés à son service: brasiers, fourches, pelles, bassins, tous les ustensiles de cet autel; ils déploieront par-dessus une housse de peau de tahach, et ajusteront les barres.
4,15
Aaron et ses fils achèveront ainsi d’envelopper les choses saintes et tous les ustensiles sacrés, lors du départ du camp; alors seulement viendront les enfants de Kehath pour les porter, car ils ne doivent pas toucher aux choses saintes, sous peine de mort. C’est là la charge des enfants de Kehath dans la tente d’assignation.
4,16
Les fonctions d’Eléazar, fils d’Aaron le pontife, comprendront l’huile du luminaire, l’encens aromatique, l’oblation perpétuelle et l’huile d’onction, la surveillance du tabernacle entier et de tout ce qu’il renferme, du sanctuaire et de son appareil. »
4,17
L’Éternel parla ainsi à Moïse et à Aaron:
4,18
« N’exposez point la branche des familles issues de Kehath à disparaître du milieu des Lévites;
4,19
mais agissez ainsi à leur égard, afin qu’ils vivent au lieu de mourir, lorsqu’ils approcheront des saintetés éminentes: Aaron et ses fils viendront, et les commettront chacun à sa tâche et à ce qu’il doit porter,
4,20
de peur qu’ils n’entrent pour regarder, fût-ce un instant, les choses saintes, et qu’ils ne meurent. »

(Source : Torah Box)

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Le fruit d’une terre aride

Ce qu’enseigne le contexte

Dans la communication, le choix du cadre est très important. De fait, le cadre lui-même véhicule une partie importante du message, car la mise en œuvre d’un message ne saurait être séparée de son contenu. Choisir un cadre approprié non seulement facilite la compréhension d’un concept, mais peut encourager, voire concrétiser, son application.

Ceci est également valable en ce qui concerne le choix d’un lieu par D.ieu pour le don de la Torah. Nos Sages demandent1 : « Pourquoi la Torah fut-elle donnée dans le désert ? » D.ieu n’était pas obligé de donner la Torah dans un endroit particulier. Dès lors, Son choix est porteur d’enseignements.

De plus, ce message ne concerne pas seulement les Juifs qui reçurent la Torah au Sinaï, mais pour toutes les générations. En effet, nous qualifions D.ieu dans nos louanges de Notène HaTorah, « Celui qui donne la Torah », au présent.2 Les leçons que nous apprend le cadre du don de la Torah nous éclairent ainsi sur la façon de l’aborder en tout temps et en tous lieux.

Où il n’y a pas de propriété

La première réponse que nos Sages apportent à cette question est qu’un désert n’appartient à personne en particulier. Il en est de même de la Torah. Elle n’est pas la propriété exclusive d’un individu, d’une tribu ou d’un type de personnalité. Au contraire : « La couronne de la Torah est préparée et elle attend, prête pour chaque Juif… Tout celui qui le souhaite peut venir s’en saisir »3

Cette caractéristique du désert d’être sans propriétaire permet également de comprendre comment mettre cette leçon en pratique et s’approprier la Torah. Nos Sages poursuivent en disant qu’une personne doit « se rendre comparable à un désert, renonçant à toutes ses préoccupations », c’est-à-dire qu’elle doit se défaire de tout ce qui entrave son engagement envers la Torah.

La Torah est la volonté de D.ieu et Sa sagesse et est de ce fait infinie et illimitée, tout comme Il l’est Lui-même. C’est pourquoi il est nécessaire, pour aborder la Torah, de s’élever au-dessus de soi-même et accepter un cadre de compréhension différent.4

C’est ce qu’exprimèrent nos ancêtres lorsqu’ils s’engagèrent en disant naassé venichma, « Nous ferons et nous écouterons ».5 L’ordre dans lequel cette double promesse fut formulée est significatif. Au lieu d’écouter d’abord les commandements de D.ieu puis de décider ensuite s’ils les acceptaient ou non, ils s’engagèrent à Lui obéir quel que soit ce qu’Il leur demanderait.6 Plutôt que de laisser leur compréhension déterminer leur engagement, ils promirent que ce serait leur engagement qui déterminerait leur compréhension.7

Une déclaration de dépendance

Quand une personne s’engage de la sorte, D.ieu façonne son environnement de sorte que son engagement puisse être exprimé.8 Ceci ressort également du fait que la Torah fut donnée dans le désert, comme le disent nos Sages : « Tout comme un désert n’est ni semé ni labouré, quand une personne accepte le joug de la Torah, le joug des préoccupations matérielles lui est retiré. » Dans le désert, nos ancêtres dépendaient de D.ieu pour tous leurs besoins. Ils ne pouvaient compter sur aucune ressource naturelle.

Ce ne fut toutefois pas une source d’inquiétude pour eux. Bien au contraire, malgré l’aridité et la désolation du désert, ils y pénétrèrent avec amour et confiance, comme le décrit le prophète9 : « Je te garde le souvenir de l’affection de ta jeunesse, de l’amour du temps de tes fiançailles, quand tu Me suivis dans le désert, dans une terre inculte. »

Et D.ieu répondit avec un amour attentionné. Leur nourriture, leur eau et même leurs vêtements leur furent procurés de façon miraculeuse. D.ieu pourvut à tout ce dont les Juifs avaient besoin, leur permettant de se consacrer exclusivement à la Torah. Le cadre dans lequel nos ancêtres vécurent fut si parfait que nous Sages ont dit : « La Torah fut donnée… seulement à ceux qui consommèrent la manne. »10

Ce n’est pas là seulement une histoire passée. Même si nous semblons avoir des moyens naturels d’obtenir notre subsistance, la vérité est que la nature elle-même n’est qu’une série de miracles. Du fait de leur constante récurrence, ces miracles ne nous apparaissent plus comme étant particuliers.11 Mais cela ne doit pas occulter la vérité : nous devons être conscients que nous dépendons constamment de D.ieu.

Cette prise de conscience doit susciter un ordre de priorités. Au lieu d’accorder la préséance à nos préoccupations matérielles, nous devons la réserver à la Torah. C’est ainsi que nous pourrons avoir l’assurance que D.ieu pourvoira à nos besoins, comme Il le fit pour nos ancêtres.  Même lorsque, comme nos ancêtres dans le désert, nous ne voyons pas de ressources naturelles par lesquelles notre subsistance pourrait être assurée, nous devons persévérer dans notre engagement dans la Torah et nous en remettre à Lui.

Pour que le désert fleurisse

L’aridité du désert peut également servir d’analogie pour l’état spirituel d’une personne. Bien qu’on puisse se sentir vide et désolé, et ce, peut-être à juste titre, du fait que l’on a vécu dans un désert spirituel, il n’y a pas lieu de désespérer. D.ieu est descendu dans le désert pour donner à l’homme Son bien le plus précieux, la Torah. Et il en est de même aujourd’hui. Quel que soit le niveau spirituel d’une personne, D.ieu lui donne la possibilité d’établir un lien avec Lui à travers la Torah.

Nous encourageant à imiter cette initiative, nos Sages12 nous engagent à « être des disciples d’Aaron… d’aimer les créatures et de les rapprocher de la Torah ». Dans le Tanya,13 l’Admour Hazakène explique que ceci enseigne que nous devons aller vers chaque Juif et l’aimer, même s’il est « infertile comme un désert » et que sa seule qualité est d’être une créature de D.ieu.

Nos Sages relatent qu’au cours des quarante années d’errance du peuple juif, ils transformèrent le désert en « terre habitée », au point que des arbres y fleurirent et donnèrent des fruits. Notre étude de la Torah peut produire un effet similaire. Des aspects de notre personnalité qui semblent stériles peuvent devenir productifs sous l’influence de la Torah.

L’épanouissement ultime

La Paracha Bamidbar, « Dans le désert », est toujours lue avant la fête de Chavouot.14 Les fêtes juives ne sont pas de simples commémorations d’événements passées, mais sont une occasion de les revivre.15 Pour revivre l’expérience du Sinaï, nous devons d’abord passer par le désert et les leçons qu’il enseigne, au moins sur un plan spirituel. Tel est le message de cette lecture de la Torah.

Ces enseignements sont particulièrement pertinents aujourd’hui, car notre génération attend une nouvelle étape dans la révélation de la Torah, une ère dans laquelle « une nouvelle [dimension de la] Torah émanera de Moi ».16

Le Don de la Torah ne se répétera jamais,17 comme écrit le Rambam18 au sujet de l’ère messianique : « Le point fondamental est ainsi : cette Torah, avec ses lois et ses préceptes, est éternelle. On ne peut ni y ajouter, ni en retrancher quoi que ce soit. » Cependant, nos Sages ont affirmé19 que les enseignements de la Torah du temps présent ne sont « rien comparés aux enseignements de Machia’h ». Car en ce temps-là, la dimension divine de la Torah sera ouvertement révélée, et tous pourront en apprécier le message spirituel.

Tout comme les Juifs se préparèrent impatiemment à la révélation du mont Sinaï, comptant fébrilement les jours jusqu’à ce qu’ils reçoivent la Torah,20 nous devons également nous préparer à la révélation de Machia’h avec joie et excitation.

Et alors, avec la venue de la Rédemption, « les pâturages du désert reverdiront et les arbres donneront leurs fruits ».21 Puisse cela advenir immédiatement.


Adapté de
Likoutei Si’hot vol. 8 p. 236 ; vol. 28 p.22 ;
Si’hot parachat Bamidbar 5745

NOTES
1.

Bamidbar Rabba 19:26.

2.

Le texte de la troisième bénédiction récitée avant étude de la Torah (Sidour Tehilat Hachem p. 10) et les bénédictions récitées avant et après la lecture publique de la Torah communal (loc. cit, p. 70).

3.

Sifri, commentant Nombres 18,20.

4.

Dans ce contexte, Likoutei Torah, Bamidbar 4c, emploie la stérilité du désert comme une analogie positive, l’interprétant comme reflétant un niveau de révélation trop grand pour être confiné dans l’existence ordinaire.

5.

Exode 24,7.

6.

Voir Chabbat 88a.

7.

Ainsi, au lieu que l’homme interprète la Torah en fonction de ses limites humaines, cette approche établit un lien entre l’homme et D.ieu tel qu’Il est dans Son infinité.

8.

Voir Rambam, Michné Torah, Hilkhot Techouva 9:1.

9.

Jérémie 2,2.

10.

Mekhilta, commentant Exode 16,4.

11.

‘Hakham Tsvi, Responsa 18 ; Voir aussi Sefer HaMamaarim 5698, p. 167.

12.

Pirké Avot 1:12.

13.

Ch. 32.

14.

Rambam, Michné Torah, Hilkhot Tefila 13:2 ; Choul’hane Aroukh (Ora’h ‘Haïm 428:4). La plupart des années, la Paracha Bamidbar est lue le Chabbat précédant directement Chavouot. Même les années où la Paracha Nasso est également lue avant Chavouot et où la Paracha Bamidbar est lu une semaine plus tôt, les leçons qu’elle véhicule servent de préparation spirituelle pour la fête.

15.

Bien que le don de la Torah soit renouvelé tous les jours, comme mentionné ci-dessus, le renouvellement est plus essentiel à ​​Chavouot, la célébration du don de la Torah.

16.

Vayikra Rabba 13:3, commentant ​​Isaïe 51,4.

17.

Voir la série de maamarim intitulé Yom Tov Chel Roch Hachana 5666, p. 23.

18.

Michné Torah, Hilkhot Melakhim 11:3.

19.

Kohélet Rabba 11:8.

20.

Rabbénou Nissim, fin du traité Pessa’him.

21.

Joël 2,22.

Le fruit d’une terre aride

(Source : Chabbad.org)

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Les femmes ne comptent-elles pas?

Préserver nos trésors intérieurs

La paracha de Bamidbar (Nombres 1, 1 – 4, 20) commence par un recensement du peuple juif :

« …un dénombrement de tous les mâles selon le nombre de leurs noms. Depuis l’âge de vingt ans et au-delà, tous ceux qui sont aptes à partir à l’armée en Israël, vous en ferez le compte selon leur légion… »

La raison simple de ce recensement était de compter ceux qui pourraient être appelés à partir en guerre.

La force masculine dans la création agit de l’intérieur vers l’extérieur, alors que la force féminine agit de l’extérieur vers l’intérieurÀ un niveau plus profond, nos Sages expliquent que D.ieu désira ce recensement du peuple juif parce qu’Il le chérit.1

Les Maîtres de la ‘Hassidout expliquent que le décompte du peuple juif mit en évidence la valeur de chaque individu, montrant à quel point chacun est précieux pour D.ieu. Chaque personne fut comptée, quel que soit son niveau d’observance, ses aptitudes et ses talents, son niveau d’érudition ou son statut social. Il fut montré à chacun qu’il comptait pour ni plus ni moins que un. Que, quelles que soient ses qualités extérieures, c’est sa valeur essentielle qui est chère à D.ieu. Qui plus est, la mise en valeur de son identité distincte donna à chacun la force de respecter son individualité et de demeurer fidèle à lui-même.2

Toutefois, à cet égard, il est étonnant qu’une large fraction du peuple juif fût complètement exclue de ce compte. Seuls les hommes furent recensés, et seulement ceux âgés de vingt ans et plus. Certains seraient-ils plus égaux que d’autres ? La contribution de la population féminine tout entière ne fut-elle pas, elle aussi, chérie par D.ieu ?


Les Kabalistes expliquent que la force masculine dans la création agit de l’intérieur vers l’extérieur, alors que la force féminine agit de l’extérieur vers l’intérieur. Le service spirituel de l’homme consiste à avancer sur un territoire extérieur et étranger, à mener la guerre contre la négativité de notre monde. Le rôle spirituel de la femme, en revanche, est de protéger, de nourrir, de découvrir et de révéler la divinité recelée dans la création.

Nous fonctionnons en mode masculin quand nous imposons une vérité supérieure à notre monde et à nous-mêmes. Quand nous cherchons à nourrir la force divine dans ce qui existe déjà et devenons sensibilisés au potentiel de notre essence intérieure, nous employons notre dynamique féminine.


Le recensement du peuple juif concerna les hommes à partir de vingt ans, ceux qui étaient suffisamment mûrs, physiquement, émotionnellement et spirituellement, pour sortir au combat.3

Que signifie « sortir au combat » d’un point de vue spirituel ?

Notre tâche en tant qu’êtres humains est de créer un monde qui soit une demeure pour notre Créateur, compatible avec Ses valeurs et Son éthique, un monde saint.

Nous pouvons effectuer cela selon deux modalités.

D’une part, nous amenons plus de Divinité dans notre monde en combattant l’obscurité et le mal qui nous entourent. Nous vainquons la négativité terrestre en l’assaillant agressivement : en employant la force physique pour livrer littéralement une guerre contre la tyrannie des régimes cruels, ou par des batailles idéologiques contre des idéaux immoraux.

L’autre mode consiste à renforcer, à cultiver et à nourrir la positivité déjà présente dans la création de D.ieu. Il ne s’agit pas ici de faire la guerre ou d’imposer un ordre, mais plutôt de révéler et de nourrir les aspects positifs et divins dans notre monde et ainsi d’augmenter et de répandre la sainteté.

Alors que le premier mode implique de se mettre en danger en s’exposant aux atteintes des éléments extérieurs, le second implique de protéger et préserver les précieux éléments divins présents au sein de notre vie et de notre monde.

Ces deux approches sont toutes deux nécessaires et chacune joue un rôle entier dans le plan divin. En certaines occasions, nous devons nous lancer dans un combat extérieur et en d’autres, nous devons sauvegarder nos trésors intérieurs.

D.ieu donne des forces supplémentaires à ceux qui sont exposés et vulnérablesAlors que le mode de protection et de révélation requiert des talents raffinés et une sensibilité spirituelle, livrer une bataille extérieure implique de prendre des risques et de s’exposer au danger. Pour affronter des forces extérieures, il faut non seulement avoir reçu un entraînement adéquat, mais également posséder un profond sens de son identité et une appréciation réelle de sa spécificité et de sa valeur en tant qu’individu.


Le recensement de cette paracha s’adressait à ces hommes dont la mission était de « sortir » et « livrer la guerre ».

Les hommes combattant à l’extérieur avaient besoin de ces forces. Lors du combat dans un environnement hostile contre des valeurs étrangères tentant constamment de saper leurs idéaux et leurs objectifs, ce rappel était nécessaire pour que les guerriers restent concentrés et alertes et ne soient pas avalés par les normes environnantes.4

Peut-être est-ce là la raison pour laquelle seuls les hommes furent recensés. D.ieu donne des forces supplémentaires à ceux qui sont exposés et vulnérables dans un combat contre les forces négatives de la création.

D’un autre côté, l’estime de soi des femmes (et des anciens) est constamment validée par leur tâche de préserver nos trésors intérieurs.

NOTES
1.

Midrache Rabbah, Bamidbar 1:4 ; Rachi sur Nombres 1,1.

2.

La force conférée par le dénombrement se reflète dans la loi selon laquelle “Une entité qui est comptée ne peut jamais être annulée” (Talmud Beitsa 3b ; Choul’hane Aroukh Yoreh Déah 110:1). Dans certaines circonstances, certains aliments sont “annulés” lorsqu’ils se trouvent mélangés dans soixante fois leur volume. Par exemple, si quelques gouttes de lait tombent dans un bouillon de viande, le mélange tout entier devient interdit. Mais si le volume de bouillon est égal ou supérieur à soixante fois le volume de lait, le lait est alors considéré comme annulé, non existant. Cependant, un objet qui est vendu à l’unité est considéré “important” et ne peut de ce fait être annulé. Un exemple de cela est le cas où des œufs entiers d’un oiseau non cachère se mélangent avec des œufs cachères. Les œufs interdits ne sont pas batel berov – “annulés dans la majorité” –, car les œufs sont vendus au nombre (par exemple à la douzaine), et non au poids ou au volume.

3.

Voir les Maximes des Pères 5:22 : « A l’âge de cinq ans, l’étude des Écritures (doit être commencée) ; à treize ans, les mitsvot ; à quinze ans, l’étude du Talmud ; à dix-huit ans, le mariage ; à vingt ans, la quête de son gagne-pain… » Jusqu’à l’âge de vingt ans, l’intérêt d’une personne est principalement centré sur elle-même et son propre développement. Ce n’est qu’à partir de l’âge de vingt ans qu’elle se tourne vers l’extérieur et sort dans le monde, pour gagner sa vie.

4.

Ceci est similaire à l’obligation des hommes de porter une kippah, une calotte sur leur tête, servant de rappel permanent de la présence de D.ieu. Étant ceux auxquels ce rôle “extérieur” a été confié, dans un environnement où leurs croyances et leur idéologie sont mises à l’épreuve, les hommes ont besoin d’un constant “rappel” de la présence divine.

Les femmes ne comptent-elles pas ?

(Source : Chabbad.org)

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Qu’est-ce qui compte vraiment ?

Les préparatifs d’un événement, quel qu’il soit, nous donnent une idée de la nature de cet événement. La femme qui choisit une robe de mariée dans un magasin spécialisé est en train de se prépare pour son mariage, et la personne qui ramasse du bois sec près d’un campement se prépare à faire un feu de camp. Il est légitime de présumer que la robe de mariée n’est pas destinée à être portée auprès d’un feu de camp et que le bois sec n’est pas disposé en pyramide en prévision d’une réception de mariage. Il en va de même des préparatifs d’événements religieux ou spirituels : un mois d’introspection et de repentir constitue sans aucun doute une préparation adéquate pour les Jours Solennels, lorsque D.ieu examine nos actes et rend Son jugement pour la nouvelle année. Et, lorsque l’on récure sa maison tout en traquant le ‘hamets, c’est un signe certain que Pessa’h approche, une fête où la possession de toute substance levée est interdite pendant huit jours.

Quel est le lien entre les nombres et le don de la Torah dont bénéficia notre peuple en cette occasion ?Chavouot est la fête qui marque l’anniversaire du jour où D.ieu nous donna la Torah. Ce jour grandiose est également précédé d’une période de préparation : les sept semaines du Compte du Omer. Nous nous préparons pour Chavouot en comptant des nombres.

Il est intéressant d’observer que la paracha de Bamidbar est toujours lue peu avant Chavouot, généralement le Chabbat qui précède la fête. Cette lecture est la première du livre des Nombres et elle est certes remplie de nombres.

Tout d’abord, le recensement des Israélites est effectué et la Torah nous donne le nombre des membres de chaque tribu, sous chacune des quatre « bannières » et enfin donne la somme totale. Puis, et à deux reprises, les Lévites sont comptés. Les premiers-nés ont également droit à leur propre recensement.

Pourquoi ce compte à rebours qui nous mène à la fête de Chavouot ? Quel est le lien entre les nombres, le compte, et le don de la Torah dont bénéficia notre peuple en cette occasion ?

De fait, compter souligne l’égalité des éléments comptés : chacun d’eux compte pour un, ni plus ni moins. Considérons comme exemple les deux dénombrements que nous venons d’évoquer : le Compte du Omer et le recensement des Israélites.

La période des sept semaines du Omer comporte de nombreux jours différents les uns des autres, certains saints et enthousiasmants, d’autres apparemment ordinaires. D’une part, nous avons les jours de Pessa’h, sept Chabbat, Roch ‘Hodech et la fête profondément mystique de Lag BaOmer ; et puis avons les mornes lundis où il faut reprendre le chemin d’un travail parfois ennuyeux, et le reste des jours ordinaires. Toutefois, en ce qui concerne le Compte du Omer, chacun de ces jours possède exactement la même valeur : un jour dans le cheminement vers Chavouot. La raison de cela est que, quelles que soient les qualités (ou les non-qualités) apparentes d’un jour donné, celui-ci est intrinsèquement la copie conforme du jour précédent et du jour suivant. Chaque jour est un cadeau de D.ieu et il nous appartient de le mettre à profit dans la plus grande mesure possible pour servir D.ieu. La manière dont nous devons Le servir variera certes en fonction du jour : certains jours nous servons D.ieu en allant travailler et d’autres, en nous abstenant de travailler. Certains jours, nous Le servons en mangeant et d’autres, nous Le servons en jeûnant. Compter les jours nous permet de nous concentrer sur ce qui les unit tous, sur leur dénominateur et leur but communs.

Il en est de même s’agissant du dénombrement des Juifs. En tant que nation, nous sommes loin d’être un peuple homogène. C’est vrai dans tous les domaines, et notre service de D.ieu n’y fait pas exception. En fonction des aptitudes personnelles de chacun, certains d’entre nous servent D.ieu à travers une étude assidue de la Torah, d’autres en dévouant leur temps au service de tous, d’autres en soutenant financièrement des causes méritoires et d’autres encore en récitant des Psaumes avec ferveur et sincérité. Les dirigeants et les gens du peuple, les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes, les érudits et les débutants, chaque segment de notre peuple, et chaque individu en particulier, sert D.ieu à sa propre manière.

Compter les jours nous permet de nous concentrer sur ce qui les unit tous, sur leur dénominateur et leur but communsEt le décompte des Juifs nous enseigne que le service d’une personne n’est pas plus ou moins important que le service d’une autre. Certaines approches peuvent paraître plus attrayantes, plus démonstratives et plus voyantes que d’autres, mais, dans le fond, nous sommes tous engagés dans la même démarche : celle de servir notre Créateur avec toutes les aptitudes et toutes les ressources dont nous disposons.

Tous ces comptes mènent à Chavouot, le jour où nous reçûmes la Torah, l’ultime facteur d’égalisation.

L’essence et le dessein de toute chose dans la création résident dans le désir de D.ieu d’une résidence ici-bas, un domaine terrestre qui serait transformé en habitat hospitalier où Son essence pourrait s’exprimer. C’est la Torah a) qui nous révèle ce plan divin ; b) qui contient les mitsvot, les outils avec lesquels nous menons ce projet à bien ; et ainsi c) qui apporte l’harmonie et l’égalité à toute la création, car elle nous montre comment chaque élément parmi les myriades que celle-ci contient est intrinsèquement identique aux autres, car tous ont le même but unique.

À l’approche de Chavouot, prenons à cœur ce message. Chaque personne compte. Chaque jour compte. Chaque élément de la création compte. Et D.ieu compte sur nous pour mettre en pratique la Torah, sans laquelle rien ne compterait.

Naftali Silberberg

Le compte à rebours

(Source : Chabbad.org)

Josefov, l’ancien quartier juif de Prague [Vieille Ville]

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Josefov, l’ancien quartier juif de Prague [Vieille Ville]

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L’histoire des juifs de Prague est mouvementée. Elle vit fleurir l’une des communautés les plus importantes d’Europe centrale. De son histoire riche subsistent de nombreuses synagogues, quelques cimetières et une communauté renaissante après l’hécatombe de la seconde guerre mondiale…

Synagogue espagnole dans l'ancien quartier juif de Prague à Josefov. Photo de Øyvind Holmstad.Synagogue espagnole dans l’ancien quartier juif de Prague à Josefov. Photo de Øyvind Holmstad.

L’ancien quartier juif de Josefov se trouve dans la Vieille Ville de Prague.

    Des visites guidées du quartier juif de Prague sont organisées pour découvrir des anecdotes historiques et culturelles insolites.

Josefov, le quartier juif aujourd’hui

La communauté juive de Prague est peu nombreuse mais elle renait comme c’est le cas dans de nombreux pays de l’est notamment en Pologne à Cracovie.

Le quartier juif de Josefov se limite aujourd’hui à un triangle :

  • De la rue Kaprova jusqu’à la place de la Vieille ville au sud,
  • A la rue de Paris à L’est (Ulica Paryzska)
  • A la rue du 17 novembre à l’ouest (Ulica Sedmnacteho listopadu)

 

L’avenue de Paris est l’une des plus belles de Prague. Les grandes griffes ne s’y sont pas trompées. Les magasins de luxe occupent les superbes immeubles art nouveau et art déco.

Josefov accolé à la Vieille Ville est un quartier très touristique. Vous pourrez y visiter le vieux cimetière juif et les synagogues dont certaines referment un musée. Des restaurants juifs casher ou non s’y trouvent également.

A la différence du 7e arrondissement de Budapest et de Kazimierz à Cracovie, Josefov n’est pas devenu un carrefour artistique et culturel occupé par de jeunes artistes.

Installation des Juifs à Prague

Après 950, la première colonie juive s’installe sur la route du château de Vysehrad. 15 années plus tard, le marchand juif andalou Ibrahim Ibn Jacob mentionne une deuxième colonie au pied du château de Hradcany.

C’est vers 1100, que la vieille ville voit à ses portes s’installer une troisième colonie. Cette dernière donnera la ville juive autonome attenante à Prague.

Histoire de la ville juive de Prague

L’histoire des Juifs à Prague est similaire à celle de beaucoup de Juifs en Europe. Des périodes de paix et de prospérité font suite à des pogroms (massacre), dès que le pouvoir ou l’inclinaison du roi change.

A noter que l’installation des Juifs favorisaient le commerce et donc augmentaient les revenus du royaume. Les rois avaient besoin d’eux autant que les Juifs avaient besoin des rois pour leur protection.

Certains rois protégeront les Juifs leur accordant des droits et des privilèges tout au long de l’histoire. Ce fut le cas d’Ottakar II dès le 13ème siècle puis de Charles IV au 14ème.

Au 1592, Le roi Rodolphe II féru de sciences occultes reçoit par la première fois un Juif au Château de Prague. C’est le Rabbin Low, créateur du légendaire Golem. Le roi promet au rabbin et à sa communauté la protection des Habsbourg.

En 1648, suite à l’invasion suédoise et à la participation des juifs à la défense de la ville, le roi Ferdinand III leur permis de construire un clocher. Seules les églises avaient alors ce droit. L’horloge du clocher de l’hôtel de ville juif est ainsi ornée de chiffres hébraïques.

Les juifs vivront au pied des murs de Prague dans une ville autonome. Ils auront leur hôtel de ville, leur cimetière et leur lieu de culte, les synagogues.

Le quartier Juif de Josefov à Prague avant 1905.Le quartier Juif de Josefov à Prague avant 1905

Le manque d’espace les obligera à vivre et à construire une ville entassée, sombre, labyrinthique et sujette aux incendies… Ils ne pourront agrandir leur cimetière (le cimetière juif de Zizkov sera crée à partir de 1680). Les morts seront enterrés les uns sur les autres, ce qui doit au vieux cimetière juif de Prague ses stèles irrégulières et son caractère unique.

La communauté juive de Prague sera l’une des plus florissante d’Europe centrale avec celle de Kazimierz, l’ancien quartier juif de Cracovie.

 

La naissance de Josefov, 5ème quartier de Prague

En 1853, le baron Haussman a « liberé » Paris de ces ruelles sombres, insalubres, « mal famés » en traçant de grands boulevards bientôt bordés par des édifices bourgeois.

En 1892, la ville juive est intégrée dans Prague et devient Josefov. Le 5ème quartier tient son nom de l’archiduc Austro-Hongrois Joseph II, auquel les Juifs doivent l’égalité des droits.

Des boulevards sont tracés. Des ruelles élargies. Des maisons détruites. Beaucoup de maisons, de cours et d’arrières cours seront détruites. Le niveau du sol est remonté pour éviter les crus de la Vlatava proche. Les canalisations sont installées. Des maisons bourgeoises sont construites.

C’est le quartier juif tel que nous le connaissons aujourd’hui. Bourgeois et sans véritable « caractère juif» comme à Cracovie ou à Budapest.

Les familles juives les plus aisées quittent le territoire direct du ghetto. Ce sera notamment le cas de la famille de Franz Kafka.

La disparition de la communauté juive au 20ème siècle

Pendant la seconde guerre mondiale, la communauté juive sera décimée par le nazisme. Les juifs seront déportés à travers le camp de Terezin vers les ghettos et camps d’extermination nazis.

Une partie des survivants émigrèrent suite aux vagues antisémites déclenchées par l’état communiste notamment en 1948 et en 1968.

     La synagogue Vieille-Nouvelle au centre de Josefov. A droite, l’ancien hôtel de ville avec son horloge hébraïque

Cimetière juif de Prague

Josefov, Histoire et Découverte du Quartier Juif de Prague

Voyage découverte en République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague©

Histoire de Josefov de siècle en siècle

Avant même de retracer l’histoire de Josefov, il convient de s’intéresser à l’installation des Juifs à Prague au 10e siècle, alors que les deux premières colonies s’installèrent sur la route du château de Vysehrad, puis au pied du Château de Hradcany.
Au tout début du 12e siècle, Prague accueillit une troisième colonie, qui deviendra avec le temps une ville juive autonome attenante à Prague.

L’histoire juive de Prague est similaire à la plupart des autres pays européens, avec des périodes de paix entrecoupées de massacres. Au Moyen-Âge, le quartier juif accueillait deux communautés : les Juifs de l’Empire byzantin et les Juifs d’Occident qui durent s’unir afin de faire face aux discriminations croissantes. Au 16e siècle, ils devaient porter une étoile jaune et bon nombre d’entre eux devaient se convertir au Christianisme pour survivre.

Au 17e siècle, le roi Ferdinand III remercia les Juifs de leur participation active dans la défense de Prague contre les Suédois en leur donnant le droit de construire un clocher (jusque-là réservés aux églises).
La communauté vit alors dans une ville autonome, une ville entassée et sombre où même les morts doivent être enterrés les uns sur les autres. La ville devient un véritable ghetto, un quartier insalubre  propice aux incendies et à la propagation de maladies.
La période de répression s’achève à la fin du 18e siècle, quand Joseph II accorde aux Juifs l’égalité des droits politiques et sociaux. Le nom du quartier, « Josefov », lui rend d’ailleurs hommage.

A la fin du 19e siècle, quelques années après qu’Haussman eu débarrassé Paris de ses ruelles sombres pour créer de grands boulevards, la ville juive perd son autonomie et devient Josefov, cinquième quartier intégré à Prague.

De nouveaux boulevards sont alors tracés, les petites ruelles étouffantes sont élargies et bon nombre d’habitations sont détruites pour laisser place à des maisons bourgeoises. C’est à cette époque que fut construit le quartier que nous connaissons aujourd’hui.

La communauté juive de Prague est malheureusement décimée durant la Seconde Guerre Mondiale, déportée vers les ghettos nazis, le camp de Terezin, et les camps d’extermination. Dans les années 50 et 60, bon nombre de survivants durent quitter Prague pour fuir les vagues antisémites engendrées par le Communisme.

Aujourd’hui, les principaux centres d’intérêts de Josefov sont sa synagogue Vieille Nouvelle, sa synagogue Pinkas, son ancien hôtel de ville, son vieux cimetière et sa synagogue Klaus.

République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague©
République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague©

Visiter Josefov lors d’un Séjour à Prague

Impossible de faire l’impasse sur la visite de Josefov lors de la découverte de Prague. Ce quartier chargé d’histoire abrite en effet des vestiges historiques fascinants. Du fait de son atmosphère encore palpable et de son histoire, le quartier fait figure de petit monde à part au coeur même de Prague. Chaque pierre qui compose ses trottoirs, chaque bâtiment, chaque synagogue est pétrie du destin de la population qui y vécut recluse dans ce qui fut un véritable ghetto des siècles durant.

Le musée juif de Prague est la raison première de visiter Josefov. Il regroupe le vieux cimetière ainsi que toutes les synagogues à l’exception de la synagogue Vieille Nouvelle. Important lieu de mémoire, le musée juif de Prague abrite parmi les plus riches collections au monde et permet aux visiteurs de plonger dans l’histoire tragique de la communauté juive de Prague.

République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague©
République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague

La synagogue espagnole et la synagogue Maisel présentent chacune l’histoire des juifs de Bohême du 10e au 18e siècle. On peut y admirer une fabuleuse collection d’objets de culte.

La synagogue Klausen et la Salle de Cérémonie se concentrent quant à elles sur les coutumes et traditions juives à travers une exposition sur les objets du quotidien utilisés de la naissance à la mort.

Enfin, la synagogue Pinkas, adjacente au cimetière juif, abrite la présentation la plus bouleversante de toutes puisque la totalité de ses murs sont recouverts des noms des juifs exterminés durant la Seconde Guerre Mondiale. A l’étage de la synagogue Pinkas, se trouve une exposition des dessins des enfants juifs retenus dans le camp de concentration de Terezin, petite ville située non loin de Prague. Ces dessins, en plus d’être touchants, permettent de mieux comprendre la perception des enfants sur le drame qui se déroulait à cette époque.

République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague©
République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague©

Dernier site du musée juif de Prague : le vieux cimetière juif. Ses tombes enchevêtrées anciennes en font l’un des sites les plus importants et les plus anciens du patrimoine juif.

Au total, le vieux cimetière juif de Prague compte environ 12 000 pierres tombales d’époques différentes, toutes entassées dans un espace très serré. Sous les pierres, le nombre de corps ensevelis serait encore plus important. Utilisé pendant plus de 300 ans jusqu’à la fin du 18e siècle, le cimetière juif abrite les tombes de tous les habitants juifs de Prague de cette période.

Bien que le cimetière ait été élargi à plusieurs reprise dans le passé, sa surface est toujours restée largement insuffisante. A l’époque, le déterrement des corps inhumés était interdit. L’on eut alors d’autre choix que de resserrer les tombes, voire de les empiler sur plusieurs couches (jusqu’à 12) ce qui explique l’enchevêtrement des pierre tombales.

Le vieux cimetière juif de Prague abrite les sépultures de personnalités célèbres dont le Rav Yéhouda Löwe ben Bezalel, Le Maharal de Prague, (1512 ? – 1609), le rabbin David Oppenheim (mort en 1736) et le maire de la ville Mordechaï Maisel (mort en 1601.)

Juda Loew ben Bezalel         La tombe du Maharal de Prague

Le Maharal de Prague, par Lotfi Hadjiat – Le Libre Penseur           Le Maharal de Prague

République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague
République Tchèque - Josefov, le Quartier Juif de Prague

La visite de Josefov est incontournable lors d’une visite en République Tchèque. Non seulement permet-elle de mieux comprendre l’histoire des juifs de Prague, mais elle offre également un bel aperçu des chefs d’oeuvre d’Art Nouveau venus remplacer l’ancien ghetto.

(Source : levoyageautrement.com)

A lire aussi : Une journée à Prague, sur les traces du Maharal, un reportage …

Behar : « Je fixerai Ma Résidence au milieu de vous » (vidéo)

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Mériter de l’abondance

C’est (Vayikra 26,3) « si vous marchez selon mes statuts, et si vous observez mes préceptes et les exécutez ».

Étonnamment, ne sont mentionnées par la suite seulement des récompenses relatives à ce monde-ci, le revenu, l’abondance, etc.

Cette interrogation est mise en évidence par plusieurs commentateurs. Aussi il convient d’expliquer, l’essentiel des assurances qui nous sont données, concerne surtout ce qui peut être mérité au moyen précisément du revenu et de l’abondance : l’éclairage de la Volonté ! Elle éclaire davantage effectivement au moment du repas.

Assurément, c’est une très grande promesse. Elle concerne surtout la finalité de ce monde-ci, mais également l’éternité du monde à venir.

Ce qui se réfère à ce qui est dit (Bamidbar 23,23) à « Yaakov et Israël apprennent à point nommé ce que l’Éternel a résolu d’accomplir ». Il est précisé dans ce verset ‘que / quoi’, correspondant à (Ps. 31,20) « combien est grande Ta Bonté, que Tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent ! » 

Ce qui se rapporte à la récompense dans le monde à venir. Lorsqu’on mérite de recevoir, depuis là-bas, un éclairage de la Volonté au moment du repas. Raison pour laquelle l’Écriture nous promet la bénédiction sur la consommation et de l’abondance comme récompense pour l’observation de la Torah et des commandements. Parce que l’essentiel de la sainteté est lié au savoir.

Car précisément au moment du repas, lorsqu’on mérite un éclairage de la Volonté on bénéficie par la suite de cette connaissance permettant le maintien de la Torah et le respect des commandements.

Il ressort de cette Paracha, pour celui qui se donne la peine de l’examiner attentivement, que lorsque sont données toutes les assurances des bénédictions pour le revenu et pour la suffisance, cela est développé jusqu’à (Vayikra 26,10) « vous mangerez des provisions très vieilles, et vous ôterez le vieux à cause du nouveau ».

Il s’agit en fait de la promesse de l’essence de notre rapprochement vers Hachem. Elle sera méritée (ibid. 26,11-12) « Je mettrai Ma Demeure parmi vous, etc., Je marcherai au milieu de vous, Je serai pour vous l’Éternel, et vous Me serez un peuple ».

Rachi commente ‘Je cheminerai avec vous dans le Jardin d’Éden’. Ce sont toutes les jouissances dans le monde à venir. Et Rachi conclut là-bas ‘vous n’aurez pas à trembler devant Moi’. Le Zohar insiste sur ce verset ‘Je serai pour vous l’Éternel’ .

Parce que l’essentiel des jouissances du monde à venir est relatif à cet éclairage de la Volonté. Il s’agit de ‘ce moment’, quand alors on mérite d’inclure ensemble ces deux notions : ‘Il remplit toute la terre, etc. !’ et ‘quoi ?’. C’est l’essentiel de notre rapprochement vers Lui. Selon le principe mentionné plus haut qu’Il marchera avec nous dans le Jardin d’Éden. Il est possible de mériter tout cela seulement grâce au principe de la crainte. C’est toute la précision apportée par Rachi dans sa conclusion, pour que nous apprenions précisément ‘vous ne tremblerez pas, etc.’. Ainsi, tout ce grand éclairage, Israël peut mériter de le recevoir, également dans ce monde-ci, au moment de la consommation de son repas. Par conséquent, nous bénissons justement lors du repas. Parce qu’alors nous méritons cet éclairage de la Volonté, il représente l’essentiel de la finalité.

Il est intéressant de s’interroger sur le sens des notions matérielles dont la Torah fait mention ! Alors qu’il semblerait que la finalité des assertions dans notre Parachah se concentre plus sur les aspects spirituels. Ils sont relatifs à la finalité de ce monde-ci et du monde à venir pour l’éternité. Comme il est expliqué dans cette Parachah (ibid.) « Je fixerai Ma Résidence au milieu de vous ». 

C’est-à-dire que Hachem met là le fondement de la compréhension de ce savoir. Et (ibid. suite) « et Mon Esprit ne se lassera point d’être avec vous », ainsi jusqu’à la fin de cette section hebdomadaire.

Nous devons nous demander quel lien existe entre la bénédiction, sur le repas et le revenu, avec cette promesse qu’Il sera parmi nous ? Grâce à l’éclairage de ce savoir, qui correspond à garder la Torah et à mettre en pratique les commandements, il devient possible de mériter cet éclairage de la Volonté, précisément au moment de la consommation. Ainsi s’explique le sens profond de ces versets.

De même pour tous les endroits où nous recevons l’assurance de la bénédiction sur le repas et pour le revenu. Même là où cela nous paraît fermé et sans plus d’explication, comme c’est le cas ici. Parce que l’essentiel de l’intention de la bénédiction, pour le revenu et sur le repas, vient comme une sorte de ‘rémunération’ dispensée par la Torah. Car lors de notre consommation, on mérite grâce à la Torah, ce qui constitue le savoir. Et une telle consommation amène l’éclairage de la Volonté. Il s’agit de l’essentiel de la finalité dans ce monde-ci, mais également dans le monde à venir.

C’est le principe (ibid. 26,5) « vous mangerez votre pain à satiété ». Il est écrit dans Parachat Eikev (Devarim 7,12) « il arrivera, après que vous aurez obéi », et (ibid. 8,10) « tu mangeras et tu seras rassasié ».

Ce qui se rapporte à cet éclairage de la Volonté. Ainsi, le principe même d’être rassasié correspond à (Ps. 145,16) « et Tu rassasies à souhait tout vivant », en référence à (Michlei 13,25) « le Juste mange pour apaiser son Nefesh / âme ».

Parce que l’essentiel du sentiment d’être rassasié est procuré grâce à l’éclairage de la Volonté. Comme il ressort du saint Zohar (Thoumah 153:) ‘le désir d’être rassasié lui est accordé’.

La conclusion est (Vayikra 26,13) « Je vous fais marcher la tête haute ». Rachi explique ‘avec une fière allure’. Pour mériter cet éclairage de la Volonté au moment de la consommation, on nous impose d’être une personne engagée. Nous devons prendre une part dans la sainteté de la direction et de la royauté. Raison pour laquelle Hachem leur rappelle qu’Il nous a prodigué beaucoup de miséricorde en nous faisant sortir d’Égypte. Pour que nous ne restions pas un peuple d’esclave. Il nous a tirés en dehors de cet exil, pour que ‘la mauvaise royauté’ ne puisse pas avoir d’emprise sur nous. C’est l’explication de ‘la fière allure’. En effet, nous sommes destinés à devenir des ‘êtres valeureux’, le contraire de la servitude, de la vulgarité. Ainsi, tout un chacun parmi Israël possédera une part de la royauté dans la sainteté. Précisément grâce à cela nous mériterons l’éclairage de la Volonté.

C’est (ibid. 26,7-8) « vous poursuivrez vos ennemis, et ils succomberont sous votre glaive. Cinq d’entre vous en poursuivront une centaine, etc. ». Il faut se renforcer constamment pour devenir un ‘être valeureux’. Pour saisir (Ps. 145,13) « Ta Royauté remplit tous les mondes ».

Car l’essentiel de la Royauté est destiné à gouverner selon la sainteté. Lorsqu’on parvient à démontrer et à éclairer le Savoir chez son prochain. Ce qui se rapporte à (Vayikra 26,7-8) « vous poursuivrez vos ennemis ». À première vue cela apparaît étonnant ! En quoi consiste cette promesse de cette bénédiction que vous atteindrez vos ennemis ? Et qu’ils tomberont sous l’épée, etc., de se venger d’eux en versant du sang ! N’est-ce pas une évidence que Hachem recherche la paix ! Et Il bénit Son Peuple pour la paix. N’aurait-il pas suffi de cette bénédiction (ibid. 26,6) « Je ferai régner la paix dans ce pays ». Pourquoi devons-nous également poursuivre les ennemis ?

En vérité, il est connu que tous les mondes ont été créés seulement pour nous permettre de Le connaître et atteindre un savoir Le concernant.

Comme il ressort du saint Zohar (Bo 42:) ‘pour que vous Le connaissiez et ayez un savoir à Son Sujet’. Raison pour laquelle tout a été créé pour qu’Israël reçoive Sa Torah. Il s’agit du saint savoir grâce auquel on Le connaît et il nous est donné d’acquérir un savoir à Son Sujet. C’est la raison pour laquelle tout ce qui se réfère à la royauté et à la grandeur concerne seulement Israël lorsqu’ils accomplissent Sa Volonté. Ce qui peut se mériter au moyen du savoir et qui donne le sens à tout ce qui est créé. Seuls ceux qui recherchent cette connaissance sont dignes d’être appelés des ‘hommes’. Parce que celui qui n’aspire pas à ce savoir peut être considéré comme un animal à l’apparence d’un homme. D’où l’obligation pour chacun d’être occupé dans l’établissement du monde. C’est-à-dire, faire pénétrer le véritable savoir chez les autres. Ce qui doit être l’essentiel de l’engagement en vue du maintien du monde. Et lorsqu’Israël mérite d’accomplir Sa Volonté, ils sont obligés de s’efforcer, par tous les moyens à leur disposition, de diffuser et de faire pénétrer ce savoir également parmi les nations du monde. Comme il est écrit (Chronique I, 16,24) « racontez parmi les nations Sa Gloire ».

Il est aussi écrit (Yeshiayahou 12,4) « célébrez Ses Œuvres parmi les peuples ». C’est tout le combat que doit engager Israël pour la réalisation des commandements. Tout est pour les ramener vers la vérité. Pour leur faire savoir que Hachem est l’Éternel, ce qui constitue la véritable finalité.

Ainsi l’essentiel de la promesse (Vayikra 26,7) « vous poursuivrez vos ennemis » correspond (Ps. 34,15) « recherche la paix et poursuis-la ». Ce qui est ramené dans le saint Zohar (Troumah 125:) ‘heureux celui qui ramène au repentir les fauteurs, il convient également de se mettre à leur recherche’. Parce que cette poursuite représente effectivement la véritable paix.

Parce que tout le temps qu’ils ne méritent pas encore ce savoir, et qu’ils n’accomplissent pas Sa Volonté, comment est-il possible de penser qu’ils ont atteint une paix véritable. Alors qu’au fond d’eux-mêmes n’existe aucun réel apaisement. Comme il est écrit (Ps. 38,4) « mes péchés ont banni la paix de mes membres ».

Lorsqu’on veut accomplir Sa Volonté, il nous est commandé de poursuivre nos différents ennemis. Grâce à nos Tefilot / prières et nos supplications, nos vraies armes dans la sainteté. Nous devons vouloir devenir un ‘homme valeureux’, être fort avec un esprit de vérité !

Chabat Chalom

https://www.chiourim.org/paracha-behar/meriter-de-labondance.php

 

BeHaR : « Je fixerai Ma Résidence au milieu de vous » (vidéo)

(Source : JForum)

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 21 au Chabbat 22 Iyar 5780 (de la semaine du vendredi 15 au samedi 16 mai 2020

Behar-Be'houkotaï- Paracha - Lecture de la Torah Hebdomadaire____________________________________________________

Cette semaine, nous étudions la paracha Behar-Be’houkotaï (Vayikra 26,3 – 27,34)

26,3
Si vous vous conduisez selon mes lois, si vous gardez mes préceptes et les exécutez,
26,4
je vous donnerai les pluies en leur saison, et la terre livrera son produit, et l’arbre du champ donnera son fruit.
26,5
Le battage de vos grains se prolongera jusqu’à la vendange, et la vendange durera jusqu’aux semailles; vous aurez du pain à manger en abondance, et vous demeurerez en sécurité dans votre pays.
26,6
Je ferai régner la paix dans ce pays, et nul n’y troublera votre repos; je ferai disparaître du pays les animaux nuisibles, et le glaive ne traversera point votre territoire.
26,7
Vous poursuivrez vos ennemis, et ils succomberont sous votre glaive.
26,8
Cinq d’entre vous en poursuivront une centaine, et cent d’entre vous une myriade; et vos ennemis tomberont devant votre glaive.
26,9
Je m’occuperai de vous, je vous ferai croître et multiplier, et je maintiendrai mon alliance avec vous.
26,10
Vous pourrez vivre longtemps sur une récolte passée, et vous devrez enlever l’ancienne pour faire place à la nouvelle.
26,11
Je fixerai ma résidence au milieu de vous, et mon esprit ne se lassera point d’être avec vous;
26,12
mais je me complairai au milieu de vous, et je serai votre Divinité, et vous serez mon peuple.
26,13
Je suis l’Éternel votre Dieu, qui vous ai tirés du pays d’Egypte pour que vous n’y fussiez plus esclaves; et j’ai brisé les barres de votre joug, et je vous ai fait marcher la tête haute.
26,14
Mais si vous ne m’écoutez point, et que vous cessiez d’exécuter tous ces commandements;
26,15
si vous dédaignez mes lois et que votre esprit repousse mes institutions, au point de ne plus observer mes préceptes, de rompre mon alliance,
26,16
à mon tour, voici ce que je vous ferai: je susciterai contre vous d’effrayants fléaux, la consomption, la fièvre, qui font languir les yeux et défaillir l’âme; vous sèmerez en vain votre semence, vos ennemis la consommeront.
26,17
Je dirigerai ma face contre vous, et vous serez abattus devant vos ennemis; ceux qui vous haïssent vous domineront, et vous fuirez sans qu’on vous poursuive.
26,18
Que si malgré cela vous ne m’obéissez pas encore, je redoublerai jusqu’au septuple le châtiment de vos fautes.
26,19
Je briserai votre arrogante audace, en faisant votre ciel de fer et votre terre d’airain;
26,20
et vous vous épuiserez en vains efforts, votre terre refusera son tribut, et ses arbres refuseront leurs fruits.
26,21
Si vous agissez hostilement à mon égard, si vous persistez à ne point m’obéir, je vous frapperai de nouvelles plaies, septuples comme vos fautes.
26,22
Je lâcherai sur vous les bêtes sauvages, qui vous priveront de vos enfants, qui extermineront votre bétail, qui vous décimeront vous-mêmes, et vos routes deviendront solitaires.
26,23
Si ces châtiments ne vous ramènent pas à moi et que votre conduite reste hostile à mon égard,
26,24
moi aussi je me conduirai à votre égard avec hostilité, et je vous frapperai, à mon tour, sept fois pour vos péchés.
26,25
Je ferai surgir contre vous le glaive, vengeur des droits de l’Alliance, et vous vous replierez dans vos villes; puis, j’enverrai la peste au milieu de vous, et vous serez à la merci de l’ennemi,
26,26
tandis que je vous couperai les vivres, de sorte que dix femmes cuiront votre pain dans un même four et vous le rapporteront au poids, et que vous le mangerez sans vous rassasier.
26,27
Si, malgré cela, au lieu de m’obéir, vous vous comportez hostilement avec moi,
26,28
je procéderai à votre égard avec une exaspération d’hostilité, et je vous châtierai, à mon tour, sept fois pour vos péchés.
26,29
Vous dévorerez la chair de vos fils, et la chair de vos filles vous la dévorerez.
26,30
Je détruirai vos hauts-lieux, j’abattrai vos monuments solaires, puis je jetterai vos cadavres sur les cadavres de vos impures idoles; et mon esprit vous repoussera.
26,31
Je ferai de vos villes des ruines, de vos lieux saints une solitude, et je ne respirerai point vos pieux parfums.
26,32
Puis, moi-même je désolerai cette terre, si bien que vos ennemis, qui l’occuperont, en seront stupéfaits.
26,33
Et vous, je vous disperserai parmi les nations, et je vous poursuivrai l’épée haute; votre pays restera solitaire, vos villes resteront ruinées.
26,34
Alors la terre acquittera la dette de ses chômages, tandis qu’elle restera désolée et que vous vivrez dans le pays de vos ennemis; alors la terre chômera, et vous fera payer ses chômages.
26,35
Dans toute cette période de désolation, elle chômera pour ce qu’elle n’aura pas chômé dans vos années sabbatiques, alors que vous l’habitiez.
26,36
Pour ceux qui survivront d’entre vous, je leur mettrai la défaillance au cœur dans les pays de leurs ennemis: poursuivis par le bruit de la feuille qui tombe, ils fuiront comme on fuit devant l’épée, ils tomberont sans qu’on les poursuive,
26,37
et ils trébucheront l’un sur l’autre comme à la vue de l’épée, sans que personne les poursuive. Vous ne pourrez vous maintenir devant vos ennemis;
26,38
vous vous perdrez parmi les nations, et le pays de vos ennemis vous dévorera.
26,39
Et les survivants d’entre vous se consumeront, par leur faute, dans les pays de leurs ennemis, et même pour les méfaits de leurs pères ils se consumeront avec eux.
26,40
Puis ils confesseront leur iniquité et celle de leurs pères, leur forfaiture envers moi, et aussi leur conduite hostile à mon égard,
26,41
pour laquelle moi aussi je les aurai traités hostilement, en les déportant au pays de leurs ennemis à moins qu’alors leur cœur obtus ne s’humilie, et alors ils expieront leur iniquité.
26,42
Et je me ressouviendrai de mon alliance avec Jacob; mon alliance aussi avec Isaac, mon alliance aussi avec Abraham, je m’en souviendrai, et la terre aussi, je m’en souviendrai.
26,43
Cette terre restera donc abandonnée par eux, afin que, laissée par eux déserte, elle répare ses chômages, et qu’eux-mêmes ils réparent leur iniquité; parce que, oui, parce qu’ils auront dédaigné mes statuts, et que leur esprit aura repoussé mes lois.
26,44
Et pourtant, même alors, quand ils se trouveront relégués dans le pays de leurs ennemis, je ne les aurai ni dédaignés ni repoussés au point de les anéantir, de dissoudre mon alliance avec eux; car je suis l’Éternel, leur Dieu!
26,45
Et je me rappellerai, en leur faveur, le pacte des aïeux, de ceux que j’ai fait sortir du pays d’Egypte à la vue des peuples pour être leur Dieu, moi l’Éternel. »
26,46
Telles sont les ordonnances, les institutions et les doctrines que l’Éternel fit intervenir entre lui et les enfants d’Israël, au mont Sinaï, par l’organe de Moïse.
27,1
L’Éternel parla à moïse en ces termes:
27,2
« Parle aux enfants d’Israël et dis-leur: Si quelqu’un promet expressément, par un vœu, la valeur estimative d’une personne à l’Éternel,
27,3
appliquée à un homme de l’âge de vingt à soixante ans, cette valeur sera de cinquante sicles d’argent, au poids du sanctuaire;
27,4
et s’il s’agit d’une femme, le taux sera de trente sicles.
27,5
Depuis l’âge de cinq ans jusqu’à l’âge de vingt ans, le taux sera, pour le sexe masculin, de vingt sicles; pour le sexe féminin, de dix sicles.
27,6
Depuis l’âge d’un mois jusqu’à l’âge de cinq ans, le taux d’un garçon sera de cinq sicles d’argent, et celui d’une fille, de trois sicles d’argent.
27,7
Depuis l’âge de soixante ans et au delà, si c’est un homme, le taux sera de quinze sicles et pour une femme il sera de dix sicles.
27,8
S’il est impuissant à payer la taxe, il mettra la personne en présence du pontife, et celui-ci l’estimera: c’est d’après les moyens du donateur que le pontife fera l’estimation.
27,9
Si c’est un animal dont on puisse faire une offrande à l’Éternel, tout ce qu’on aura voué à l’Éternel deviendra une chose sainte.
27,10
On ne peut ni le changer ni le remplacer, bon, par un défectueux, défectueux, par un meilleur; si toutefois on avait remplacé cet animal par un ‘ autre, l’animal et son remplaçant seront également saints.
27,11
Si c’est quelque animal impur, dont on ne puisse faire offrande à l’Éternel, on amènera l’animal en présence du pontife:
27,12
celui-ci l’estimera d’après ses qualités bonnes ou mauvaises; l’estimation du pontife fera loi.
27,13
Si la personne veut ensuite le racheter, elle donnera un cinquième en sus de l’estimation.
27,14
Si un homme a consacré sa maison, comme chose sainte, à l’Éternel, le pontife l’estimera selon ses avantages ou ses défauts; telle le pontife l’aura appréciée, telle elle sera acquise.
27,15
Mais si le consécrateur veut racheter sa maison, il ajoutera un cinquième en sus du prix estimé, et elle sera à lui.
27,16
Si un homme a consacré à l’Éternel une partie de sa terre patrimoniale, l’estimation s’en fera d’après la contenance en grains: la contenance d’un hômer d’orge valant cinquante sicles d’argent.
27,17
Si donc il a consacré sa terre dès l’année du Jubilé, c’est à ce taux qu’elle sera acquise;
27,18
s’il l’a consacrée postérieurement au Jubilé, le pontife en supputera le prix en raison des années à courir jusqu’à l’an jubilaire, et il sera fait une déduction sur le taux.
27,19
Que si celui-là même qui a consacré la terre veut la racheter, il paiera un cinquième en sus du prix estimé, et elle lui restera.
27,20
Mais s’il ne rachète point cette terre, ou qu’on l’ait vendue à quelque autre, elle ne pourra plus être rachetée;
27,21
de sorte que cette terre, devenant libre au Jubilé, se trouvera consacrée à l’Éternel comme une terre dévouée: c’est le pontife qui en aura la propriété.
27,22
Si ce qu’il a consacré à l’Éternel est une terre achetée par lui, qui ne fasse point partie de son bien patrimonial,
27,23
le pontife supputera, à son égard, la portion du taux à payer jusqu’à l’an jubilaire, et l’on paiera ce taux, le jour même, comme chose consacrée à l’Éternel.
27,24
A l’époque du Jubilé, cette terre fera retour à celui de qui on l’avait achetée, qui la possédait comme fonds patrimonial.
27,25
Or, toute évaluation se fera d’après le sicle du sanctuaire, vingt ghêra formant un sicle.
27,26
Quant au premier-né d’un animal, lequel appartient par sa naissance à l’Éternel, on ne pourra le consacrer: grosse ou menue bête, il est à l’Éternel.
27,27
S’il s’agit d’un animal impur, on pourra le racheter au taux, ajoutant le cinquième en sus; s’il n’a pas été racheté, il sera vendu d’après le taux.
27,28
Mais toute chose dévouée, qu’un homme aurait dévouée à l’Éternel parmi ses propriétés, que ce soit une personne, une bête ou un champ patrimonial, elle ne pourra être ni vendue ni rachetée: toute chose dévouée devient une sainteté éminente réservée à l’Éternel.
27,29
Tout anathème qui aura été prononcé sur un homme est irrévocable: il faudra qu’il meure.
27,30
Toute dîme de la terre, prélevée sur la semence du sol ou sur le fruit des arbres, appartient à l’Éternel: elle lui est consacrée.
27,31
Et si quelqu’un veut, racheter une partie de sa dîme, il y joindra le cinquième en sus.
27,32
Pour la dîme, quelle qu’elle soit, du gros et du menu bétail, de tous les animaux qui passeront sous la verge, le dixième sera consacré à l’Éternel.
27,33
On n’examinera point s’il est bon ou vicieux, et on ne le remplacera point; si toutefois on l’a remplacé, lui et son remplaçant seront également saints: il n’y aura point de rachat. »
27,34
Tels sont les commandements que l’Éternel donna à Moïse pour les enfants d’Israël, au mont Sinaï.
(Source : Torah-Box)
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L’année sabbatique

Six raisons

Les fermiers, en Israël, sont requis, par la loi juive, de respecter la Chemitah laissant leurs champs reposer une année entière, une fois tous les sept ans (Vayikra 25, 1-7). Pourquoi la Torah donne-t-elle cet ordre ?

1. Le sol

Les philosophes anciens voient dans la Chemitah une occasion de laisser reposer et de rafraîchir le sol. Néanmoins, cette théorie, sans rien pour la renforcer, est insuffisante dans la mesure où le sol requiert des repos plus fréquents qu’une fois tous les sept ans. (Le Talmud évoque souvent une formule où l’on travaillerait la terre deux ans pour la laisser reposer une année. Aujourd’hui pour ce faire, on utilise des fertilisants et la rotation des récoltes, mais aujourd’hui encore, le repos de la terre est considéré comme une formule adéquate)

2. Un macro Chabbat

D’autres voient la Chemitah comme un Chabbat à grande échelle. Nous nous reposons le Chabbat pour démontrer que D.ieu a créé l’univers en six jours et a interrompu Sa tâche le septième jour. De la même façon, nous laissons les champs à l’abandon la septième année pour démontrer que D.ieu S’est « reposé » le septième jour

Les commentateurs postérieurs rejettent cette théorie, arguant que si la Chemitah avait pour but d’instiller la conscience que D.ieu est le Créateur, son but se trouverait entravé par le long intervalle qui sépare les périodes de repos. Le Chabbat hebdomadaire sert déjà ce dessein et par des intervalles beaucoup plus brefs. Qu’apporte donc la Chemitah au-delà des effets du Chabbat ?

3. Rattraper six années de Chabbat

En réponse à cette question, certains avancent que la Chemitah permet aux champs de se reposer le Chabbat. Il est vrai que nous nous reposons le septième jour, mais même alors, les champs continuent à fonctionner. Nous plantons des graines le vendredi et les graines germent le Chabbat. Durant la Chemitah, nos champs rattrapent les Chabbat et les fêtes où ils ne se sont pas reposés les six années précédentes.

Il existe cinquante-deux Chabbat dans une année basée sur le calendrier solaire. Le nombre total des Chabbat pendant six ans est donc de 312. Sept fêtes par an élèvent le total à 354, ce qui est le nombre précis des jours de la Chemitah dans une année basée sur le calendrier lunaire. Observer la Chemitah pendant trois centcinquante-quatre jours, une année lunaire entière, permet au champ d’« équilibrer ses comptes » et de rattraper son propriétaire dans l’observance d’un nombre complet de Chabbat durant six ans.

4. Une leçon de foi et d’humilité

Malgré cette argumentation, une nouvelle théorie fut proposée plus tard. Les lois de la Chemitah ne furent enjointes à nos ancêtres qu’une fois qu’ils furent installés en Israël. Quand nous travaillons sur les graines que nous faisons pousser, ou sur d’autres formes de revenus, quelles qu’elles soient, nous risquons d’être fiers de nos accomplissements et de prendre tout le crédit de nos accomplissements.

Nous avons tendance à oublier que la bénédiction divine est la seule raison de notre succès. Nous risquons d’oublier que c’est D.ieu Qui nous a donné notre terre et nos graines et que c’est Lui qui fait tomber la pluie, briller le soleil et pousser les graines. La Chemitah renforce notre foi en l’intervention de la Providence Divine dans nos affaires.

Nous travaillons la terre six années consécutives bien que la sagesse conventionnelle indique que ce n’est pas sain pour le sol. En fait, le sol garde sa force et produit une récolte plus importante la sixième année, en vue de l’année de la Chemitah. Et puis nous nous interrompons la septième année, en dépit de nos doutes et de nos soucis bien naturels sur la façon dont nous allons pourvoir aux besoins de nos familles.

Ce type de comportement pourrait apparaître comme la meilleure manière d’aller au désastre. Et pourtant, pour les Juifs en Israël, cela produit des résultats extraordinaires. Cela renforce notre foi dans le fait que la terre appartient à D.ieu, que notre succès découle directement de Sa bénédiction et que nous devons Lui être reconnaissants pour tout ce que nous possédons.

5. L’unité

Il est aisé de partager avec les autres quand nous pouvons nous permettre de partager, quand nous avons un revenu stable et quand nous savons comment nous paierons les dépenses du lendemain. Mais il est beaucoup plus difficile d’être charitable quand nous ne sommes pas sûrs de quoi seront faits les lendemains. Les propriétaires n’avaient aucun revenu pendant la Chemitah et pourtant ils abandonnaient les récoltes qui poussaient spontanément pendant cette année-là. C’est ainsi que se trouvaient resserrés les liens qui unissaient la communauté.

En dehors d’Israël, ce phénomène est mis en évidence par les contributions aux caisses de charité. La sagesse conventionnelle dicte que plus nous donnons, moins nous avons ! Mais de la perspective divine, il en va autrement : plus nous donnons, plus nous pouvons nous permettre de donner. La charité renforce donc notre foi et notre unité.

6. La libération

La croyance que le monde appartient à D.ieu et que notre succès dépend de Lui est une notion libératrice. Elle nous permet de poser le fardeau que nous traînons. Nous continuons à travailler, mais nous respirons plus facilement. Nous savons que D.ieu guide nos pas et que tout arrive pour une bonne raison. Nous apprenons à voir la main de D.ieu dans tout ce que nous faisons et Sa présence dans tout ce que nous voyons.

Cela nous conduit à l’ultime raison pour la Chemitah que nous proposent les commentateurs bibliques. Le Talmud nous indique que dans le Temple, les Lévites chantaient chaque jour des louanges à D.ieu. Le Chabbat, le septième jour, leurs chants évoquaient le jour du repos éternel, l’âge messianique.

Le Talmud nous enseigne que notre monde durera six millénaires. Les deux premiers ont été consacrés à la création, les deux suivants à la Torah et les deux derniers seront consacrés à Machia’h. En fait, nos Sages affirment qu’au cours du septième millénaire, le monde comme nous le connaissons cessera d’exister. Il deviendra un monde de liberté et de Divinité.

La Chemitah, la septième année, comme le Chabbat, le septième jour, représentent l’époque messianique. Notre foi en D.ieu est renforcée durant la Chemitah, tout comme elle le sera à l’ère messianique. Notre unité est renforcée durant la Chemitah tout comme à l’ère où Machia’h introduira un âge de paix. La sixième année est une année d’abondance tout comme l’ère qu’introduira Machia’h : une ère de prospérité.

Mais c’est par la liberté qui régnera que l’époque de Machia’h sera la plus remarquable. En fait, la Chemitah est une année d’émancipation. Les esclaves sont libérés et toutes les dettes exonérées. Que nous ayons bientôt le mérite d’accéder à la liberté de l’ère de Machia’h !

Lazer Gurkow

L’année sabbatique

(Source : Chabbad.org)

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Le sens et le chaos

Chercher l’harmonie

Quelle relation existe-t-il entre la bonté, la gentillesse, l’altruisme… et la réussite matérielle ? La bonté conduit-elle à la santé et à la prospérité ? Cette question, au cœur de la quête de sens de l’humanité, est souvent débattue dans les enseignements du Judaïsme.

Notre Paracha nous présente une affirmation claire en la matière : « Si vous allez selon Mes statuts, Je vous donnerai la pluie au moment adéquat et la terre donnera ses récoltes et les arbres donneront des fruits… Vous vivrez en sécurité dans le pays… Mais si vous ne M’écoutez pas et ne gardez pas ces lois… Vous planterez vos récoltes en vain, parce que vos ennemis les consommeront… vous fuirez, même quand personne ne vous chassera… »

En quelques traits, pour ainsi dire, ces passages esquissent deux images : l’une de « Rédemption », c’est-à-dire d’intégrité nationale et individuelle, et l’autre de Galout (« exil »), c’est-à-dire de fragmentation et de conflit.

La première image, celle de la Rédemption, dépeint une union entre les aspects spirituel et matériel de la vie. Une bonne action produit un effet positif dans le monde matériel. Le corps et l’âme sont en harmonie à chaque niveau de l’être. Les gens servent D.ieu et il en résulte que les récoltes poussent et la paix règne. La vie a un sens.

La seconde image, celle de la Galout, apparaît comme une punition. Pourtant, l’état de Galout ne se définit pas comme punition et souffrance, mais comme chaos. La Galout, c’est quand l’esprit est séparé de la matière.

Dans la situation de Galout, la bonté de l’individu ou de la communauté peut ne pas être récompensée dans des termes matériels immédiats. Parfois, les récoltes pousseront, parfois non. Et parfois même, quand elles pousseront, l’ennemi s’en emparera. L’incertitude est constante. La Galout est la dislocation entre l’esprit et la matière, entre le corps et l’esprit. Les gens bons peuvent être frappés de maladies et de douleurs terribles ; les méchants semblent souvent jouir de la paix et de la prospérité.

À un niveau plus profond, même dans l’état de Galout, il existe une relation entre les actions de l’homme et les événements qui s’ensuivent. Mais cette relation est régie par une logique divine infinie qui n’est pas complètement accessible à nos esprits. Pour la comprendre, nous devrions être capables de prendre en compte les sphères spirituelles, le monde des âmes. Nous devrions être capables de percevoir certains processus dans l’existence qui ne sont pas encore révélés. Si le panorama spirituel tout entier nous était accessible, nous pourrions effectivement voir la récompense spécifique de chaque action individuelle. Mais cela n’est pas apparent dans le monde physique tel que nous le voyons de nos yeux.

Toutefois, le fait que nous sachions qu’il existe une réalité plus profonde est en soi un pas en avant. Bien que nous vivions dans le monde de la Galout si sombrement décrit dans la « réprimande » de la Paracha de Be’houkotaï, un monde dans lequel l’Holocauste a pu avoir lieu, nous pouvons être conscients que, derrière les ombres, une autre façon de vivre nous attend : le monde de la Rédemption. Et dans les derniers versets de la « réprimande », la Torah promet que la Rédemption est l’état dans lequel nous devrions être, et celui auquel nous allons parvenir.

C’est pourquoi, nous devons faire ce que nous pouvons pour permettre au monde tel que nous le connaissons dans notre vie de tous les jours d’atteindre cet état dans lequel l’âme et le corps, l’esprit et la matière, D.ieu et l’existence seront un et unifiés. Chaque pas dans l’observance de la Torah rapproche ce monde de la Rédemption.

Tali Loewenthal

Le sens et le chaos

(Source : Chabbad.org)

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Comment apprécier le Judaïsme ?

Question d’approche

Apprécier correctement les choses est un art. Si vous voulez apprécier comme il faut une nourriture exotique, un vin délicat, une musique raffinée, les montagnes, la peinture, la poésie, il faut savoir comment approcher la chose de manière à en profiter véritablement. C’est la même chose pour le Judaïsme.

– Vous voulez parler du gâteau au fromage à Chavouot et d’autres choses comme ça ? pourrait-on demander. Nul besoin d’aptitudes particulières pour apprécier cela. Il suffit de le manger et le plaisir vient tout seul.

– Je suis d’accord concernant le gâteau au fromage. Je parle d’autres choses dans le Judaïsme, vous savez, les Mistvot, les commandements. C’est un art de savoir les apprécier.

– Parlez-m’en ! Prenez _________ par exemple. Comment pourrait-on apprécier ça ?

OK, au moins nous sommes d’accord sur le sujet de la discussion. Dans le blanc ci-dessus, représentez-vous un aspect de la loi juive qui suscite un questionnement. Le genre de chose dont quelqu’un pourrait dire « J’ai un problème avec ça. » Maintenant, venons-en à l’art d’apprécier.

Nous pouvons tirer une leçon dans l’art d’apprécier le Judaïsme de la Paracha Bé’houkotaï (Lévitique 26 ,3 – 27 ,34). Celle-ci commence par un passage dans lequel D.ieu s’adresse au peuple juif. Il est habituellement traduit ainsi : « Si vous marcherez dans Mes statuts et garderez Mes commandements, alors Je vous donnerai la pluie en son temps et la terre donnera son produit. »

Il semble y avoir ici une condition imposée par D.ieu : si vous, le peuple juif, gardez les lois de D.ieu, alors Il vous récompensera. Le terme essentiel est « si ». Si vous faites le bien, alors tout ira bien.

C’est la manière usuelle, littérale, de traduire le texte. Toutefois, nos Sages du Talmud (Avoda Zara 5a) ajoutent une nouvelle perspective. Le mot que nous traduisons par « si » devrait être compris bien différemment et traduit par : « S’il vous plaît. » Les Sages enseignent que, par ces mots, D.ieu demande au peuple juif, voire même le supplie, d’étudier Sa Torah et de garder Ses lois : « S’il vous plaît ! Marchez dans Mes statuts, alors Je vous donnerai la pluie en son temps… »

Quand D.ieu nous demande de faire quelque chose, en disant « s’il vous plaît », en nous implorant, qu’est-ce que cela signifie ? Le Rabbi de Loubavitch explique que cela veut dire que D.ieu nous aide à le faire. Le fait que D.ieu nous le demande nous rend heureux et nous procure un plaisir à l’accomplir. Ce plaisir ne découle pas des détails de l’action elle-même, quels qu’ils soient, mais du sentiment de contact avec D.ieu qu’elle procure. Ce peut être quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre, cela peut même s’avérer pénible et difficile. Mais la demande de D.ieu, le « S’il vous plaît » de D.ieu, donne à la personne un sentiment chaleureux. Elle éprouve aime accomplir ce commandement – même si celui-ci la fait grogner et se plaindre à d’autres niveaux.

Alors, quel est le secret ? Comment ressentons-nous ce contact ? Comment y trouvons-nous du plaisir ? La réponse se trouve dans le mot « statuts ». Le concept juif de « statut » (‘hok) est un décret divin qui ne possède aucune raison apparente. La législation juive concernant le business est logique, la fête de Pessa’h est, elle aussi, compréhensible puisqu’elle célèbre la naissance du peuple juif. Mais il existe nombre de lois ne possédant aucune explication évidente.

La Paracha nous dit ici que, si nous considérons toutes les lois juives – oui, même _______ –  comme quelque chose qui vient directement de D.ieu et que D.ieu nous implore d’observer, alors nous y trouverons vraiment du plaisir. Nous « marcherons », nous progresserons en observant les lois, avec un plaisir véritable. Alors la pluie viendra aussi en son temps, ce qui signifie que D.ieu pourvoira à tout ce dont nous avons besoin pour observer toutes les lois de la Torah confortablement. Même du gâteau au fromage !

En d’autres termes : regardez les choses avec une perspective plus large. Le Judaïsme vous connecte avec D.ieu. Alors, appréciez !1

NOTES

1.

Voir Likoutei Si’hot vol. 1, pp. 281-3.

Tali Loewenthal

Comment apprécier le Judaïsme ?

(Source : Chabbad.org)

Le livre de Daniel par le Rav ‘Haïm Dynovisz

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Ce qui se cache dans l’homme méchant – Le Livre de Daniel (2) – 7 mai 2020

Ce qui se cache dans l’homme méchant – Le Livre de Daniel (2)- 7 Mai 2020

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Le grand secret de l’histoire humaine – Livre de Daniel (3)- 12 Mai 2020

Le grand secret de l’histoire humaine -Livre de Daniel (3)- 12 Mai 2020

(Source : Site du Rav)

Le Chabbat / Pessa’h chéni (le second Pessa’h) / LAGBAOMER

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Toujours se préparer au « Chabbat »

« Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier » (Chemot 20: 8). A propos de ce verset, Rachi commente : « Prenez garde à vous souvenir toujours du jour du Chabbat : si quelque chose de beau se présente à toi, garde-le pour le Chabbat. »

Il en est de même pour la Délivrance future. Même lorsqu’on se trouve dans les jours profanes du temps d’exil, il faut se souvenir toujours de la Délivrance et s’y préparer. Elle est « le jour qui est entièrement Chabbat et repos pour l’éternité. »

(d’après un commentaire du Rabbi de Loubavitch – 11 Sivan 5744)

Emor____________________________________________________

Pessa’h Chéni, Pour continuer toujours !

Ces dernières semaines, nous avons constaté l’avancée à la fois du temps – celui de l’Omer – et celle de chacun d’entre nous, attentif au chemin d’élévation. Mais, si le progrès est par nature une voie généralement lente et sans rupture, tout à coup un éclat peut y apparaître, comme l’éclair qui embraserait  un horizon autrement trop prévisible. C’est ainsi que vient Pessa’h Chéni – le deuxième Pessa’h – cette semaine. Et au rythme tranquille que nous avions suivi, il donne un nouvel élan.

D’une certaine façon, ce jour-là incarne comme un rêve. Et il en a toute l’ardente obligation. Certains n’avaient pas pu offrir leur sacrifice au moment de Pessa’h et ils avaient pris conscience de la signification d’une telle absence, même justifiée. Et leur cri était monté jusqu’à D.ieu. Et une seconde chance leur avait été donnée : un deuxième Pessa’h, un mois plus tard. Au cœur d’une période de progrès en marche, un jour pour l’irremplaçable élan était né. Certes, ses rites sont aujourd’hui limités par la situation d’exil, cependant le poids spirituel de ces vingt-quatre heures différentes reste présent. Et si l’avancée continue pas à pas, c’est une force venue d’ailleurs qui, ici, nous envahit.

Est-ce à dire que cette révolution interrompt l’évolution entamée ? Est-ce à dire qu’à force de bouleversements on aurait remis en cause de subtils équilibres ? Pour le judaïsme, la rupture est aussi une manière d’avancer. Et ce n’est qu’en apparence qu’elle s’oppose à la continuité. Car nous savons que l’objectif est encore au devant de nous. Bientôt nous verrons poindre la grande lumière de Chavouot, nous saurons alors que nos efforts n’auront pas été vains. Jusque-là, notre esprit est entièrement tourné vers la nécessité de poursuivre notre ascension spirituelle. Voilà une idée qui entre en résonance avec ce que nous vivons à présent. Car, si avancée il y a, elle se déroule dans des conditions évidemment inhabituelles. On pourrait alors se laisser aller à perdre espoir… Mais, voici qu’à présent, c’est comme un vent puissant qui nous emporte et redonne sens aux choses si jamais nous l’avions perdu de vue. Décidément, pénétrés d’une volonté ferme, nous nous dotons de tout ce qui nous permet de poursuivre le chemin.

Alors que le deuxième Pessa’h vient nous redire comme la réparation est toujours possible, comme rien n’est jamais définitivement perdu, c’est là un message qu’il faut savoir entendre et conserver en soi. L’histoire ne s’arrête pas là et c’est à chacun de la conduire.

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Bonfire Allumé Sur Lag Ba'Omer Juive Vacances. Verticale Banque D ...___________________________________________________

Qu’est-ce que Lag Baomer (cette année mardi 12 mai 2020) ?

Le 33ème jour du compte de l’Omer rappelle la Hiloula (décès) de Rabbi Chimon Bar Yo’haï qui avait demandé que cette date soit célébrée comme un jour de joie (puisqu’il y avait achevé de façon parfaite sa mission sur terre). Ce jour marque une pause dans la période de deuil instituée à cause d’une terrible épidémie qui avait frappé les disciples de Rabbi Akiba.

– En ce jour, on ne récite pas les prières de Ta’hanoune (supplications), ni la veille (lundi après-midi 11 mai 2020).

– Nombre de gens ont la coutume de se rendre sur le tombeau de Rabbi Chimon Bar Yo’haï à Meron, près de Tibériade en Galilée ; on y procède à la première coupe de cheveux des garçons qui ont atteint l’âge de 3 ans depuis Pessa’h.

– On organise des réunions ‘hassidiques joyeuses.

– On a la coutume de manger des caroubes, en souvenir de ces fruits dont se nourrissaient Rabbi Chimon et son fils Rabbi Eléazar quand ils se cachaient dans une grotte à cause des Romains. Certains ont aussi la coutume de manger des œufs durs dont la coquille serait devenue marron durant la cuisson.

– On donne davantage de Tsedaka (charité).

– Les enfants sortent et défilent tous ensemble fièrement dans la rue avec des drapeaux et des pancartes les encourageant à étudier la Torah et accomplir les Mitsvot : le but de la descente de l’âme dans le corps est de « marcher », d’avancer dans la vie. Ces défilés donnent chaleur et vitalité à l’étude formelle et prolongent l’enthousiasme des enfants dans leur éducation.

– Lag Baomer est un moment propice pour prier pour la naissance d’enfants et leur bonne éducation.

F.L. (d’après Hamitsvaïm Kehala’ha)

(Source : Loubavitch.fr)

PARACHAT HACHAVOUA – Paracha de la semaine du vendredi 14 au Chabbat 15 Iyar 5780 (semaine du vendredi 8 au samedi 9 mai 2020)

 

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Il est indispensable de lire la traduction en français de chaque paracha avant ce commentaire pour bien le comprendre.

Cette semaine, nous étudions la paracha Emor

– Vayikra – Emor  (21,1 – 24,23)

21,1
L’Éternel dit à Moïse: « Parle aux pontifes, fils d’Aaron, et dis-leur: Nul ne doit se souiller par le cadavre d’un de ses concitoyens,
21,2
si ce n’est pour ses parents les plus proches: pour sa mère ou son père, pour son fils ou sa fille, ou pour son frère;
21,3
pour sa sœur aussi, si elle est vierge, habitant près de lui, et n’a pas encore appartenu à un homme, pour elle il peut se souiller.
21,4
Il ne doit pas se rendre impur, lui qui est maître parmi les siens, de manière à s’avilir.
21,5
ils ne feront point de tonsure à leur tête, ne raseront point l’extrémité de leur barbe, et ne pratiqueront point d’incision sur leur chair.
21,6
Ils doivent rester saints pour leur Dieu, et ne pas profaner le nom de leur Dieu; car ce sont les sacrifices de l’Éternel, c’est le pain de leur Dieu qu’ils ont à offrir: ils doivent être saints.
21,7
Une femme prostituée ou déshonorée, ils ne l’épouseront point; une femme répudiée par son mari, ils ne l’épouseront point: car le pontife est consacré à son Dieu.
21,8
Tiens-le pour saint, car c’est lui qui offre le pain de ton Dieu; qu’il soit saint pour toi, parce que je suis saint, moi l’Éternel, qui vous sanctifie.
21,9
Et si la fille de quelque pontife se déshonore par la prostitution, c’est son père qu’elle déshonore: elle périra par le feu.
21,10
Quant au pontife supérieur à ses frères, sur la tête duquel aura coulé l’huile d’onction, et qu’on aura investi du droit de revêtir les insignes, il ne doit point découvrir sa tête ni déchirer ses vêtements;
21,11
il n’approchera d’aucun corps mort; pour son père même et pour sa mère il ne se souillera point;
21,12
et il ne quittera point le sanctuaire, pour ne pas ravaler le sanctuaire de son Dieu, car il porte le sacre de l’huile d’onction de son Dieu: je suis l’Éternel.
21,13
De plus, il devra épouser une femme qui soit vierge.
21,14
Une veuve, une femme répudiée ou déshonorée, une courtisane, il ne l’épousera point: il ne peut prendre pour femme qu’une vierge d’entre son peuple,
21,15
et ne doit point dégrader sa race au milieu de son peuple: je suis l’Éternel, qui l’ai consacré! »
21,16
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
21,17
« Parle ainsi à Aaron: Quelqu’un de ta postérité, dans les âges futurs, qui serait atteint d’une infirmité, ne sera pas admis à offrir le pain de son Dieu.
21,18
Car quiconque a une infirmité ne saurait être admis: un individu aveugle ou boiteux, ayant le nez écrasé ou des organes inégaux;
21,19
ou celui qui serait estropié, soit du pied, soit de la main;
21,20
ou un bossu, ou un nain; celui qui a une taie sur l’œil, la gale sèche ou humide, ou les testicules broyés.
21,21
Tout individu infirme, de la race d’Aaron le pontife, ne se présentera pas pour offrir les sacrifices de l’Éternel. Atteint d’une infirmité, il ne peut se présenter pour offrir le pain de son Dieu.
21,22
Le pain de son Dieu, provenant des offrandes très-saintes comme des offrandes saintes, il peut s’en nourrir;
21,23
mais qu’il ne pénètre point jusqu’au voile, et qu’il n’approche point de l’autel, car il a une infirmité, et il ne doit point profaner mes choses saintes, car c’est moi, l’Éternel, qui les sanctifie. »
21,24
Et Moïse le redit à Aaron et à ses fils, et à tous les enfants d’Israël.
22,1
L’Éternel parla ainsi à Moïse:
22,2
« Avertis Aaron et ses fils d’être circonspects à l’égard des saintetés des enfants d’Israël, pour ne pas profaner mon saint nom en profanant ce que ceux-ci me consacrent: je suis l’Éternel.
22,3
Dis-leur: à l’avenir, quiconque de toute votre famille, étant en état de souillure, s’approcherait des saintetés que les enfants d’Israël consacrent à l’Éternel, cette personne sera retranchée de devant moi: je suis l’Éternel.
22,4
Tout individu de la race d’Aaron, atteint de lèpre ou de flux, ne mangera pas de choses saintes qu’il ne soit devenu pur. De même, celui qui touche à une personne souillée par un cadavre, ou celui qui a laissé échapper de la matière séminale,
22,5
ou celui qui aurait touché à quelque reptile de nature à le souiller, ou à un homme qui lui aurait communiqué une impureté quelconque:
22,6
la personne qui y touche devant rester souillée jusqu’au soir, le pontife ne mangera rien des choses saintes qu’il n’ait baigné son corps dans l’eau.
22,7
Après le soleil couché, il deviendra pur; et alors il pourra jouir des choses saintes, car elles sont sa subsistance.
22,8
Une bête morte ou déchirée, il n’en mangera point, elle le rendrait impur: je suis l’Éternel.
22,9
Qu’ils respectent mon observance et ne s’exposent pas, à cause d’elle, à un péché, car ils mourraient pour l’avoir violée: je suis l’Éternel qui les sanctifie.
22,10
Nul profane ne mangera d’une chose sainte; celui qui habite chez un pontife ou est salarié par lui, ne mangera point d’une chose sainte.
22,11
Mais si un pontife a acheté une personne à prix d’argent, elle pourra en manger; et les esclaves nés chez lui, ceux-là aussi mangeront de son pain.
22,12
Si la fille d’un prêtre est mariée à un profane, elle ne mangera point des saintes offrandes.
22,13
Si cette fille de pontife devient veuve ou est divorcée, qu’elle n’ait point de postérité, et qu’elle retourne à la maison de son père comme en sa jeunesse, elle mangera du pain de son père; mais aucun profane n’en mangera.
22,14
Si quelqu’un avait, par inadvertance, mangé une chose sainte, il en ajoutera le cinquième en sus, qu’il donnera au pontife avec la chose sainte.
22,15
Ils ne doivent pas laisser profaner les saintetés des enfants d’Israël, ce dont ils font hommage à l’Éternel,
22,16
et faire peser sur eux un délit punissable, alors qu’ils consommeraient leurs propres saintetés; car c’est moi, l’Éternel, qui les sanctifie. »
22,17
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
22,18
« parle à Aaron et à ses fils, ainsi qu’à tous les enfants d’Israël, et dis-leur: qui que ce soit de la maison d’Israël, ou parmi les étrangers en Israël, qui voudra présenter son offrande, par suite de quelque vœu ou don volontaire de leur part; s’ils l’offrent à l’Éternel comme holocauste,
22,19
pour être agréés, prenez-la sans défaut, mâle, parmi le gros bétail, les brebis ou les chèvres.
22,20
Tout animal qui aurait un défaut, ne l’offrez point; car il ne sera pas agréé de votre part.
22,21
De même, si quelqu’un veut offrir une victime rémunératoire à l’Éternel, par suite d’un vœu particulier ou d’un don volontaire, dans le gros ou dans le menu bétail, cette victime, pour être agréée, doit être irréprochable, n’avoir aucun défaut.
22,22
Une bête aveugle, estropiée ou mutilée, affectée de verrues, de gale sèche ou humide, vous ne les offrirez point à l’Éternel, et vous n’en ferez rien brûler sur l’autel en son honneur.
22,23
Si une grosse ou une menue bête a un membre trop long ou trop court, tu pourras l’employer comme offrande volontaire, mais comme offrande votive elle ne serait point agréée.
22,24
Celle qui a les testicules froissés, écrasés, rompus ou coupés, ne l’offrez point à l’Éternel, et dans votre pays ne faites point pareille chose.
22,25
De la part même d’un étranger vous n’offrirez aucun de ces animaux comme aliment à votre Dieu; car ils ont subi une mutilation, ils sont défectueux, vous ne les feriez point agréer. »
22,26
L’Éternel parla à moïse en ces termes:
22,27
« Lorsqu’un veau, un agneau ou un chevreau vient de naître, il doit rester sept jours auprès de sa mère; à partir du huitième jour seulement, il sera propre à être offert en sacrifice à l’Éternel.
22,28
Grosse ou menue bête, vous n’égorgerez point l’animal avec son petit le même jour.
22,29
Quand vous ferez un sacrifice de reconnaissance à l’Éternel, faites ce sacrifice de manière à être agréés.
22,30
Il devra être consommé le jour même, vous n’en laisserez rien pour le lendemain: je suis l’Éternel.
22,31
Gardez mes commandements et pratiquez-les: je suis l’Éternel.
22,32
Ne déshonorez point mon saint nom, afin que je sois sanctifié au milieu des enfants d’Israël, moi, l’Éternel, qui vous sanctifie,
22,33
qui vous ai fait sortir du pays d’Egypte pour devenir votre Dieu: je suis l’Éternel. »
23,1
L’Éternel parla ainsi à Moïse:
23,2
« Parle aux enfants d’Israël et dis-leur les solennités de l’Éternel, que vous devez célébrer comme convocations saintes. Les voici, mes solennités:
23,3
pendant six jours on se livrera au travail, mais le septième jour il y aura repos, repos solennel pour une sainte convocation: vous ne ferez aucun travail. Ce sera le Sabbat de l’Éternel, dans toutes vos habitations.
23,4
Voici les solennités de l’Éternel, convocations saintes, que vous célébrerez en leur saison.
23,5
Au premier mois, le quatorze du mois, vers le soir, la Pâque sera offerte au Seigneur;
23,6
et au quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des Azymes pour le Seigneur: durant sept jours vous mangerez des azymes.
23,7
Le premier jour, il y aura pour vous convocation sainte: vous ne ferez aucune œuvre servile.
23,8
Vous offrirez un sacrifice au Seigneur sept jours de suite. Le septième jour, il y aura convocation sainte: vous ne ferez aucune œuvre servile. »
23,9
L’Éternel parla ainsi à Moïse:
23,10
« Parle aux enfants d’Israël et dis-leur: quand vous serez arrivés dans le pays que je vous accorde, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez un ômer des prémices de votre moisson au pontife,
23,11
lequel balancera cet ômer devant le Seigneur, pour vous le rendre propice; c’est le lendemain de la fête que le pontife le balancera.
23,12
Vous offrirez, le jour du balancement de l’ômer, un agneau sans défaut, âgé d’un an, en holocauste à l’Éternel.
23,13
Son oblation: deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, à brûler en l’honneur de l’Éternel comme odeur agréable; et sa libation: un quart de hîn de vin.
23,14
Vous ne mangerez ni pain, ni grains torréfiés, ni gruau, jusqu’à ce jour même, jusqu’à ce que vous ayez apporté l’offrande de votre Dieu; statut perpétuel pour vos générations, dans toutes vos demeures.
23,15
Puis, vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête, depuis le jour où vous aurez offert l’ômer du balancement, sept semaines, qui doivent être entières;
23,16
vous compterez jusqu’au lendemain de la septième semaine, soit cinquante jours, et vous offrirez à l’Éternel une oblation nouvelle.
23,17
De vos habitations, vous apporterez deux pains destinés au balancement, qui seront faits de deux dixièmes de farine fine et cuits à pâte levée: ce seront des prémices pour l’Éternel.
23,18
Vous offrirez, avec ces pains, sept agneaux sans défaut, âgés d’un an, un jeune taureau et deux béliers; ils formeront un holocauste pour le Seigneur, avec leurs oblations et leurs libations, sacrifice d’une odeur agréable à l’Éternel.
23,19
Vous ajouterez un bouc pour le péché, et deux agneaux d’un an comme sacrifice rémunératoire.
23,20
Le pontife les balancera, avec le pain des prémices, devant l’Éternel, ainsi que deux des agneaux: ils seront consacrés à l’Éternel, au profit du pontife.
23,21
Et vous célébrerez ce même jour: ce sera pour vous une convocation sainte, où vous ne ferez aucune œuvre servile; statut invariable, dans toutes vos demeures, pour vos générations.
23,22
Et quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras la tienne inachevée au bout de ton champ, et tu ne ramasseras point les glanes de ta moisson. Abandonne-les au pauvre et à l’étranger: je suis l’Éternel votre Dieu. »
23,23
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
23,24
« Parle ainsi aux enfants d’Israël: au septième mois, le premier jour du mois, aura lieu pour vous un repos solennel; commémoration par une fanfare, convocation sainte.
23,25
Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez un sacrifice à l’Éternel. »
23,26
L’Éternel parla à moïse en ces termes:
23,27
« Mais au dixième jour de ce septième mois, qui est le jour des Expiations, il y aura pour vous convocation sainte: vous mortifierez vos personnes, vous offrirez un sacrifice à l’Éternel,
23,28
et vous ne ferez aucun travail en ce même jour; car c’est un jour d’expiation, destiné à vous réhabiliter devant l’Éternel votre Dieu.
23,29
Aussi, toute personne qui ne se mortifiera pas en ce même jour, sera supprimée de son peuple;
23,30
et toute personne qui fera un travail quelconque en ce même jour, j’anéantirai cette personne-là du milieu de son peuple.
23,31
Ne faites donc aucune sorte de travail: loi perpétuelle pour vos générations, dans toutes vos demeures.
23,32
Ce jour est pour vous un chômage absolu, où vous mortifierez vos personnes; dès le neuf du mois au soir, depuis un soir jusqu’à l’autre, vous observerez votre chômage. »
23,33
L’Éternel parla à moïse en ces termes:
23,34
« Parle ainsi aux enfants d’Israël: le quinzième jour de ce septième mois aura lieu la fête des Tentes, durant sept jours, en l’honneur de l’Éternel.
23,35
Le premier jour, convocation sainte: vous ne ferez aucune œuvre servile.
23,36
Sept jours durant, vous offrirez des sacrifices à l’Éternel. Le huitième jour, vous aurez encore une convocation sainte, et vous offrirez un sacrifice à l’Éternel: c’est une fête de clôture, vous n’y ferez aucune œuvre servile.
23,37
Ce sont là les solennités de l’Éternel, que vous célébrerez comme convocations saintes, en offrant des sacrifices à l’Éternel, holocaustes et oblations, victimes et libations, selon le rite de chaque jour,
23,38
indépendamment des sabbats de l’Éternel; indépendamment aussi de vos dons, et de toutes vos offrandes votives ou volontaires, dont vous ferez hommage à l’Éternel.
23,39
Mais le quinzième jour du septième mois, quand vous aurez rentré la récolte de la terre, vous fêterez la fête du Seigneur, qui durera sept jours; le premier jour il y aura chômage, et chômage le huitième jour.
23,40
Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l’arbre hadar, des branches de palmier, des rameaux de l’arbre aboth et des saules de rivière; et vous vous réjouirez, en présence de l’Éternel votre Dieu, pendant sept jours.
23,41
Vous la fêterez, cette fête du Seigneur, sept jours chaque année, règle immuable pour vos générations; c’est au septième mois que vous la solenniserez.
23,42
Vous demeurerez dans des tentes durant sept jours; tout indigène en Israël demeurera sous la tente,
23,43
afin que vos générations sachent que j’ai donné des tentes pour demeure aux enfants d’Israël, quand je les ai fait sortir du pays d’Egypte, moi, l’Éternel, votre Dieu! »
23,44
Et Moïse exposa les solennités de l’Éternel aux enfants d’Israël.
24,1
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
24,2
« Ordonne aux enfants d’Israël de te choisir une huile pure d’olives concassées, pour le luminaire, afin d’alimenter les lampes en permanence.
24,3
C’est en dehors du voile qui abrite le Statut, dans la Tente d’assignation, qu’Aaron les entretiendra depuis le soir jusqu’au matin, devant l’Éternel, constamment: règle perpétuelle pour vos générations.
24,4
C’est sur le candélabre d’or pur qu’il entretiendra ces lampes, devant l’Éternel, constamment.
24,5
Tu prendras aussi de la fleur de farine, et tu en cuiras douze gâteaux, chaque gâteau contenant deux dixièmes.
24,6
Tu les disposeras en deux rangées, six par rangée, sur la table d’or pur, devant l’Éternel.
24,7
Tu mettras sur chaque rangée de l’encens pur, qui servira de mémorial aux pains, pour être brûlé en l’honneur de l’Éternel.
24,8
Régulièrement chaque jour de sabbat, on les disposera devant l’Éternel, en permanence, de la part des enfants d’Israël: c’est une alliance perpétuelle.
24,9
Ce pain appartiendra à Aaron et à ses fils, qui le mangeront en lieu saint; car c’est une chose éminemment sainte, qui lui revient sur les offrandes de l’Éternel, comme portion invariable. »
24,10
Il arriva que le fils d’une femme israélite, lequel avait pour père un Egyptien, était allé se mêler aux enfants d’Israël; une querelle s’éleva dans le camp, entre ce fils d’une Israélite et un homme d’Israël.
24,11
Le fils de la femme israélite proféra, en blasphémant, le Nom sacré; on le conduisit devant Moïse. Le nom de sa mère était Chelomith, fille de Dibri, de la tribu de Dan.
24,12
On le mit en lieu sûr, jusqu’à ce qu’une décision intervînt de la part de l’Éternel.
24,13
Et l’Éternel parla ainsi à Moïse:
24,14
« Qu’on emmène le blasphémateur hors du camp; que tous ceux qui l’ont entendu imposent leurs mains sur sa tête, et que toute la communauté le lapide.
24,15
Parle aussi aux enfants d’Israël en ces termes: quiconque outrage son Dieu portera la peine de son crime.
24,16
Pour celui qui blasphème nominativement l’Éternel, il doit être mis à mort, toute la communauté devra le lapider; étranger comme indigène, s’il a blasphémé nominativement, il sera puni de mort.
24,17
Si quelqu’un fait périr une créature humaine, il sera mis à mort.
24,18
S’il fait périr un animal, il le paiera, corps pour corps.
24,19
Et si quelqu’un fait une blessure à son prochain, comme il a agi lui-même on agira à son égard:
24,20
fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent; selon la lésion qu’il aura faite à autrui, ainsi lui sera-t-il fait.
24,21
Qui tue un animal doit le payer, et qui tue un homme doit mourir.
24,22
Même législation vous régira, étrangers comme nationaux; car je suis l’Éternel, votre Dieu à tous. »
24,23
Moïse le redit aux enfants d’Israël. On emmena le blasphémateur hors du camp, et on le tua à coups de pierres; et les enfants d’Israël firent comme l’Éternel avait ordonné à Moïse.

Kohen Gadol____________________________________________________

Le Cohen et sa tâche

Dis aux prêtres… (21, 1)

Pourquoi cette section qui a trait aux lois sacerdotales fait-elle directement suite à l’interdiction de consulter un évocateur (ov) ou un faiseur de sortilèges (yid‘oni) – formulée dans le dernier verset de la paracha précédente ?
Selon l’explication du Ba‘al ha-Tourim, certains pourraient se demander : Comment sonder l’avenir, s’il nous est interdit de recourir à ces nécromanciers et devins ? Voilà pourquoi la Tora a fait suivre cette prohibition de : « dis aux kohanim… » et des nombreuses lois s’appliquant à leur service, afin de nous montrer qu’il existe une autre manière – pure et sainte – de découvrir le futur : les ourim et toumim (l’« oracle » du pectoral), par lequel le grand prêtre consultait Hachem.

Pourquoi ce chapitre sur le processus de purification des kohanim fait-il suite à l’interdiction de la nécromancie et de la divination ? demande également Rabbi Yehonathan Eybeschuetz. Il était alors habituel, dans les nations, de sonder l’avenir en consultant les prêtres qui livraient leurs réponses obtenues par leurs pratiques spirites ou divinatoires.

Or, à la fin de la section précédente (20, 26), il nous a été dit : « Je vous séparerai des peuples pour être à Moi… » Israël dispose d’un kohen gadol qui, pour connaître l’avenir, consulte Hachem au moyen des ourim et toumim constitués du Nom divin écrit en toutes lettres qu’il porte dans les replis du pectoral (cf. Chemoth 28, 30 ; Rachi ad loc.).

Certains esprits légers risquent toutefois de suspecter le grand prêtre de se livrer aux mêmes pratiques que les idolâtres et d’obtenir ses renseignements par la consultation des morts. C’est pourquoi la Tora enjoint aux kohanim d’éviter tout contact avec les morts afin de ne pas se rendre impurs, et leur dicte à cet effet de nombreuses lois liées à leur purification. Il ne faisait alors aucun doute que l’oracle recueilli par le kohen gadol au moyen des ourim et toumim était véritablement un don de Hachem…

Dis aux prêtres […] tu leur diras… (21, 1)

Cette redondance, explique Rachi en citant le Talmud, signifie que les kohanim adultes doivent également veiller à ce que l’interdiction de se rendre impur au contact d’un mort ne soit pas enfreinte par leurs enfants, et les mettre en garde.
Cette interprétation est très étonnante, note Rav Moché Feinstein, car par l’injonction « tu leur diras », Moché n’était pas censé transmettre ces lois de pureté seulement aux enfants kohanim, mais également aux adultes !

Et ce Maître d’expliquer : Un père qui aspire réellement à éduquer son enfant ne se contente pas de le mettre en garde pour qu’il accomplisse les mitswoth de la Tora. Même si son fils l’écoute raconter de quelle manière il les observe et combien d’épreuves il a traversées pour les accomplir, cela demeure insuffisant à le convaincre de suivre cette voie. En effet, il peut se dire qu’il n’est pas aussi fort que son père, qu’il est incapable de maîtriser son penchant et de vaincre de telles difficultés, et en arriver ainsi à rejeter les mitswoth en se croyant dégagé de leur obligation.

Comment éduque-t-on réellement son enfant aux mitswoth ? Quand on le forme et on l’incite à les aimer, à lui faire sentir qu’elles sont sa vie même, son gage de bonheur et de longévité. C’est en l’imprégnant de cet attachement aux commandements de Hachem qu’il pourra les observer aisément.

Voilà pourquoi il y a lieu de « dire » à deux reprises aux kohanim les injonctions qui les concernent : la première fois pour les informer de leurs obligations, et la deuxième pour les leur rendre agréables et aimables, et les former ainsi à leur mise en pratique.

Abarbanel explique différemment cette redondance : « dis » et « tu leur diras ». Celui qui perd un proche parent, explique ce Maître, éprouve naturellement de grandes difficultés à affronter cette séparation. C’est pourquoi la Tora met en garde les kohanim à plusieurs reprises pour qu’ils ne se rendent pas impurs au contact du défunt.

(Source : Chiourim.com)

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À la recherche de l’équilibre

La femme, le Chabbat et l’équilibre du monde

Sarah et Barry mènent une vie épanouie et sont les fiers parents de deux jeunes enfants. Sarah a réduit ses heures de travail pour passer plus de temps avec eux, mais elle, tout comme Barry, poursuit néanmoins une carrière gratifiante. Barry est un mari attentionné qui aide à la maison et prend le relais quand Sarah a besoin de faire un break. L’un comme l’autre sont également fiers de consacrer de leur temps et contribuer de leur expertise à des projets communautaires, ils apprécient de passer du temps avec leur famille étendue, et sont les premiers à venir en aide à leurs parents vieillissants dès que cela s’avère nécessaire.

Sarah est satisfaite de la manière dont sa vie est remplie. Elle ne l’envisagerait pas autrement.

Mais, quel que puisse être son sentiment de contentement, elle ressent une quête perpétuelle de quelque chose qui demeure hors de sa portée : sa recherche effrénée d’« équilibre » dans sa vie.

De fait, plus Sarah échange avec ses amies, plus elle découvre qu’elles aussi recherchent cet insaisissable « équilibre ». Les femmes qu’elle connaît, dans une plus grande mesure que les hommes, semblent rechercher une unité, un état d’équilibre et d’harmonie au milieu de tant d’influences divergentes.

Elles cherchent un équilibre qui dirigera les nombreuses facettes de leur vie vers l’intérieur.

Sarah s’interroge sur son besoin féminin d’« équilibre ».


Six jours le travail sera fait. Mais le septième jour est un Chabbat de repos solennel, un appel saint, tu ne travailleras pas : c’est un Chabbat pour D.ieu dans toutes tes résidences… (Lévitique 23, 3)

La Kabbale explique que la création se fit à travers différentes sefirot qui forment un enchaînement de canaux divins affectant la création. Chaque sefira est définie par une caractéristique unique dont elle imprègne la création. La sefira de ‘Hokhmah, la sagesse, contient l’attribut de l’intelligence. La sefira de ‘Hessed contient la bonté, apporte la miséricorde et l’élément du don à la création. À l’opposé, la sefira de Guevoura, la puissance, introduit la restriction, et ainsi de suite pour les sefirot restantes.

Les six sefirot émotionnelles (‘Hessed, Guevoura, Tiféret, Nétsa’h, Hod et Yessod) représentent les six directions de l’univers physique tridimensionnel : l’axe nord-sud, l’axe est-ouest, l’axe haut-bas. Elles incarnent les modes de progression essentiels dans les six directions de la création.

Ces sefirot sont appelées les sefirot « masculines » parce qu’elles sont dirigées vers l’extérieur.

Mais ces six directions extérieures ne pourraient exister sans un point central. Malkhout, la dernière sefira, est l’axe ou le point focal au centre des six directions. Elle correspond à un regard tourné vers l’intérieur et représente la manière dont intégrons en nous-mêmes l’illumination spirituelle.

La Malkhout est appelée la sefira féminine.


Les six jours de la semaine, du dimanche au vendredi, représentent ces six directions dirigées vers l’extérieur et qui sont masculines. Le Chabbat, à l’opposé, qui est féminin, est le point central qui rassemble les six points.

Durant toute la semaine, alors que nous luttons pour gagner de la spiritualité, nous fonctionnons en mode masculin.

Au cours de ces six jours, nous dominons notre environnement et exerçons sur lui une influence. Nous sommes dans un perpétuel état de conflit, devant choisir entre les éléments du monde que nous devons accepter et développer et ceux qui doivent être rejetés et terrassés.

La Torah nous aide à distinguer entre ce qui peut être exploité positivement et ce qu’il faut abandonner. Elle nous guide pour choisir les aliments, les matériaux, les objets et les relations qui pourront vivifier notre être et sanctifier notre vie et pour écarter ceux qui détruiront notre sensibilité spirituelle et aviliront notre cœur et notre esprit.

Durant ces six jours de la semaine, nous agissons dans un mode masculin de conquête et d’assaut, en agitation permanente.

Mais chaque Chabbat nous repartons dans une spirale ascendante d’harmonie, de sérénité et de paix. Après nous être affirmés et avoir accompli nos desseins durant les jours de la semaine, nous cessons la bataille.

Le Chabbat, nous abandonnons totalement le processus du choix et du rejet qui marquait la semaine en entrant dans un mode féminin en nous-mêmes et en la création, un état d’harmonie, de tranquillité, de repos et de réceptivité. C’est pour cette raison que le Chabbat est désigné par des appellations féminines, comme dans l’expression Chabbat hamalka, « la reine Chabbat », ou kalah, « la mariée ».

Les femmes, qui personnifient la sefira unificatrice de Malkhout et le jour harmonisateur du Chabbat, ressentent un besoin plus impérieux de rechercher et d’apporter dans leur vie cette unification et cet « équilibre ».


Le Chabbat est la source des bénédictions aussi bien de la semaine qui le précède que de la semaine qui le suit.

De la même manière, la femme est la source des bénédictions pour son époux et son foyer. Comme l’ont affirmé nos Sages : « Un homme reçoit des bénédictions seulement par le mérite de son épouse » et « la joie, la bénédiction, le bien, la Torah et la protection viennent de la femme. »

Ceci parce que même si l’on a une abondance de bénédictions dans sa vie, elles ne sont véritablement à soi lorsqu’on est capable de faire une pause et d’apprécier et d’absorber leurs bienfaits.

Le Chabbat, nous pouvons enfin absorber la bénédiction des efforts accomplis la semaine précédente et ainsi que prendre les forces pour entreprendre le nouveau voyage du prochain cycle hebdomadaire. Nous donnons un sens au passé tout en renouvelant notre énergie pour la semaine de travail suivante.

Parce que le Chabbat représente l’expérience féminine et le mode féminin, c’est à la femme qu’il revient d’allumer les bougies qui introduisent ce saint jour. Même « si le mari veut allumer les bougies lui-même, sa femme a la préséance sur lui ». Car l’essence de l’être de la femme est en harmonie avec le message essentiel du Chabbat.

C’est pour la même raison qu’il est préférable que ce soit l’homme qui récite la prière de la Havdalah à la conclusion du Chabbat, qui introduit le travail de la semaine. L’homme, qui personnifie les difficultés et la bataille du cycle de la semaine, clôt l’expérience du Chabbat en le séparant – Havdala signifie « séparation » – du travail de la semaine.

L’homme dit au revoir au Chabbat en introduisant le temps masculin de la semaine, par sa récitation de la Havdalah ; et c’est la femme qui introduit le temps féminin du Chabbat en allumant et en bénissant ses bougies.

Et, à travers cela, la femme apporte les bénédictions, l’harmonie et l’équilibre du jour du Chabbat dans sa propre vie et dans la vie de ceux qui l’entourent.

À la recherche de l’équilibre

(Source : Chabad.org)