Archives de Catégorie: CULTURE JUDAÏSME

Le premier Seder de Pâque, depuis la Shoah, s’est tenu dans le ghetto de Varsovie / 19 avril 1943 : la révolte du ghetto de Varsovie / Michel Cymes: le drame dont il ne se remettra jamais

Le premier Seder de Pâque, depuis la Shoah, s’est tenu dans le ghetto de Varsovie
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«Il est très important pour nous de célébrer la nuit du seder, qui symbolise la liberté juive… dans un lieu où d’autres récemment ont tenté de nous détruire», a déclaré le rabbin hôte.

Des centaines de Juifs ont célébré le seder de la Pâque ce vendredi soir dans un endroit qui n’a pas vu un tel repas cérémonial depuis 1943, a fait savoir Arutz 7 mercredi.

Le grand rabbin de Chabad-Pologne, Shalom Ber Stambler, a accueilli une centaine de familles des États-Unis, d’Israël et de Pologne dans l’ancien ghetto de Varsovie, qui se trouve encore aujourd’hui en partie au centre de la capitale polonaise pour rappeler l’Holocauste. .

« Il est très important pour nous de célébrer les fêtes juives, et en particulier la nuit du Seder, symbole de la liberté juive et du jour où nous nous sommes unis en tant que nation, dans un lieu où il y a peu, d’autres personnes ont cherché à nous détruire », a déclaré Stambler. « À travers les âges, le peuple juif a été opprimé par de nombreuses nations, et pourtant nous avons toujours triomphé ! »

Il y a trois lectures simultanées de la Haggadah de la Pâque, le texte utilisé pendant le repas célébrant l’exode miraculeux des Juifs d’Égypte, décrit dans la Bible.

Le groupe de langue hébraïque était dirigé par Yossi, le fils de Stambler, âgé de 13 ans, que le rapport décrit comme un «orateur talentueux», même à un si jeune âge. Parmi les participants venus d’Israël, il y avait au moins un survivant qui a participé au dernier seder du ghetto, qui s’est tenu la nuit précédant le début de la célèbre révolte des Juifs contre les nazis.

Les nazis avaient décidé que la Pâque, connue sous le nom de Festival de la liberté, était la date appropriée pour déporter tous les Juifs restants du ghetto vers les camps de la mort.

Le groupe de langue polonaise était dirigé par le grand rabbin. Parmi les participants locaux se trouvaient des membres de la famille de Vladislav Szpilman, un pianiste et compositeur dont l’histoire du survivant de la guerre à Varsovie a été rendue célèbre par le film de 2002 de Roman Polanski, The Pianist .

D’autres rabbins de Chabad-Lubavitch sont venus des États-Unis pour co-animer le seder pour les anglophones. L’un d’entre eux, le rabbin Levi Goldschmidt, est l’arrière-petit-fils d’un hasside réputé qui a risqué sa vie pour préparer ce dernier seder en préparant secrètement de la matsa, le pain sans levain consommé pendant la Pâque. Goldschmidt est le petit-fils de l’unique survivant de la famille, une fille qui avait quitté la Pologne pour Tel Aviv avant la guerre.

Les trois groupes ont mis fin au seder ensemble, dans un spectacle d’unité juive dans ce qui est peut-être l’un des cadres les plus évocateurs dans lesquels la Pâque sera célébrée cette année.

Varsovie : 1er Seder dans le Ghetto depuis la Shoah

© Brigitte Finkelstein – Europe Israël News

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19 avril 1943 : la révolte du ghetto de Varsovie

Alain Herbeth : je me souviens, 19 avril 1943 : la révolte du ghetto de Varsovie

19 avril 1943: la révolte du ghetto de Varsovie

« Nous voulons sauver la dignité humaine »

Alors que les troupes allemandes sont prises au piège à Stalingrad, au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, les nazis décident d’accélérer la déportation des juifs de Pologne.

Le 19 avril 1943, quelques deux mille soldats, policiers et SS pénètrent dans le ghetto, protégés par des chars. Himmler a donné l’ordre de finir « l’Aktion Reinhard » qui a déjà amené vers les camps d’extermination près de 400.000 personnes.

Cette fois, l’histoire ne se déroule pas comme prévue

Près de trois mille combattants attendent ces soldats de l’enfer, cachés dans les trous et les caves, armés par des partisans de l’extérieur. Ils sont communistes, membres du Bund et de l’Hachomer Hatzaïr, membres du Betar…

Tous ensemble, sionistes « réguliers » ou « révisionnistes », de droite ou de gauche, ils vont se battre avec le courage du désespoir.

Deux noms, peut-être, symbolisent ce combat, celui de Marek Edelman qui aurait eu 100 ans cette année, et celui de Pawel Frankel. L’un de gauche, l’autre de droite.

Quatre semaines avant l’anéantissement

Les nazis, dirigés par Jürgen Stroop, mettront quatre semaines à anéantir le ghetto. Au cours de ces combats, 6000 personnes trouveront la mort, 7000 seront fusillées, les autres seront déportés vers Treblinka ou Majdenek.

Une petite poignée échappera à la mort en s’enfuyant par les égouts. Ils iront rejoindre les partisans au plus profond des forêts polonaises.

Le lutte durera jusqu’au mois de juin. Le ghetto sera détruit, mais, comme l’a écrit un des combattants, « Nous ne voulons pas sauver notre vie, personne ne sortira vivant d’ici, nous voulons sauver la dignité humaine ».

L’union sacrée

L’union sacrée réalisée par les combattants du ghetto est un exemple. Elle n’est pas unique dans l’histoire récente d’Israël.

A la même époque, durant la Seconde Guerre mondiale, 50.000 Juifs de Palestine se sont battus sur tous les fronts contre la poussée nazie qui menaçait le Yichouv.

Poussée facilitée par la complicité du grand mufti de Jérusalem et de ses hommes. Ceux-ci croyaient tellement à la victoire qu’ils avaient déjà demandé aux nazis de venir les aider à « finir le travail ».

En Lybie, en Syrie, au Liban et puis, avec la brigade juive, sur les routes d’Europe, partisans de Jabotinski, de Ben Gourion ou de Weizmann se sont retrouvés, malgré leurs divergences. Celles-ci peuvent bien attendre le jour de la victoire et de l’indépendance.

Alain Herbeth

19 avril 1943 : la révolte du ghetto de Varsovie (A. Herbeth)

(Source : JForum)

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Michel Cymes: le drame dont il ne se remettra jamais

Invité dans La bande originale ce jeudi 11 avril sur France Inter, Michel Cymes s’est épanché sur sa vie personnelle face à Nagui. Mais à l’écoute d’une célèbre musique de film, le médecin n’a pu retenir son émotion en évoquant la perte de deux êtres chers.

Cette histoire personnelle marquera à jamais la vie de Michel Cymes. Le célèbre médecin prodigue ses précieux conseils santé depuis de nombreuses années dans les foyers français. À la radio dans Ça va beaucoup mieux sur RTL, ou à la télévision avec Ça ne sortira pas d’ici sur France 2, l’animateur préféré des Français est une figure incontournable du PAF.

Ses nombreuses vannes et ses piques acerbes y sont sans doute pour quelque chose. Mais le chirurgien en ORL sait aussi mettre son humour de côté pour se livrer à cœur ouvert. Comme lors de son passage dans La bande originale ce jeudi 11 avril sur France Inter.

Invité au micro de Nagui Michel Cymes a livré un témoignage bouleversant lorsqu’il a évoqué un épisode marquant de sa vie : son premier voyage à Auschwitz en 2007. Une période où l’animateur de 61 ans est allé sur les traces de sa famille déportée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Alors que les premières notes de la bande originale du film La liste de Schindler ont retenti dans le studio, Michel Cymes n’a pas caché sa peine. « C’est bien d’en parler mais je n’arrive jamais à en parler sans émotion. C’est un voyage qui m’a bouleversé encore aujourd’hui », a-t-il expliqué, la gorge nouée. « Ce premier voyage à Auschwitz a été incroyable, j’ai mis des mois à m’en remettre ».

Derrière ce voyage se révèle un devoir de mémoire important pour Michel Cymes. Celle de ses deux grands-pères morts à Auschwitz, dont il a eu des informations sur l’un d’eux. « J’ai su en allant là-bas à ce premier voyage, qu’il était mort un 4 septembre, officiellement du typhus », a raconté l’ami d’Adriana Karembeu, avant d’enchaîner. « Mais je pense qu’il a été exécuté. En allant là-bas, vous voyez une salle dans laquelle des Allemands, qui avaient très peur du typhus, faisaient semblant d’examiner les patients et les exécutaient d’une injection dans le cœur ».

Un récit poignant qui n’a pas manqué d’émouvoir les auditeurs de l’émission.

www.gala.fr

Michel Cymes : le drame dont il ne se remettra jamais

(Source : JForum)

La fête de Pessa’h 5779 commence ce soir !

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Qu’est-ce que la fête de Pessa’h (la Pâque juive) ?
La fête de Pessa’h dure huit jours. Elle est célébrée en début de printemps, du 15 au 22 du mois juif de Nissan. Elle commémore la libération des Hébreux de l’esclavage en Égypte ancienne. En accomplissant les rites de Pessa’h, nous pouvons revivre et ressentir la réelle liberté obtenue par nos ancêtres.
L’histoire de Pessa’h
Après de nombreuses décennies d’esclavage sous les Pharaons d’Égypte, pendant lesquelles les Israélites furent contraints à un travail écrasant et soumis à des atrocités, D.ieu vit la détresse du peuple et envoya Moise chez Pharaon avec ce message : « Laisse partir Mon peuple, pour qu’il Me serve. » Lorsque, malgré plusieurs avertissements, Pharaon refusa d’obéir à l’ordre divin, D.ieu envoya sur l’Égypte dix plaies dévastatrices qui y semèrent la désolation, détruisant bétail et récoltes. (Source :  Chabad Loubavitch Nice Côte d’Azur)

Au milieu de la nuit du 15 Nissan de l’année 2448 depuis la création (1313 avant l’ère commune), D.ieu infligea aux Égyptiens la dernière des dix plaies qui tua tous leurs premiers-nés. Ce faisant, D.ieu épargnait les Enfants d’Israël, « sautant par-dessus » leurs maisons – d’où le nom de la fête : Pessa’h signifie « le saut » en hébreu.

La résistance de Pharaon fut brisée, et il chassa littéralement ses anciens esclaves du pays. Les Israélites s’en allèrent dans une telle hâte, que le pain qui devait leur servir de provision pour la route n’eut pas le temps de lever. 600 000 hommes adultes, et beaucoup plus de femmes et d’enfants, quittèrent l’Égypte ce jour-là, entamant leur voyage vers le mont Sinaï et leur naissance en tant que peuple élu de D.ieu.

LA  FÊTE  DE  PESSA’H

CHANTS POUR PESSA’H Ma nichtana (version vocale) http://www.youtube.com/v/MsonH7H3h6U&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param JadeVaerens /

Dans la 1ère partie de « la fête de Pessa’h » :

PESSA’H

LA HAGGADAH DE PESSA’H

Les 10 plaies d’Egypte

DE QUELLE EPOQUE LA HAGGADAH ET LE SEDER DATENT-ILS ?

LE ‘HAMETS

Définition du ‘hamets

Les 3 interdictions du ‘hamets

La recherche du ‘hamets

Faire disparaître le ‘hamets

La vente du ‘hamets

La signification du ‘hamets

LES SYMBOLES DU SEDER ET LE SOUVENIR DES ANCÊTRES

Dans la 2ème partie de « la fête de Pessa’h :

LE SEDER DE PESSA’H

Pourquoi boit-on 4 coupes de vin ?

LE CHIFFRE QUATRE DANS LE SEDER DE PESSA’H

Les quatre coupes de vin (ou les 4 coupes de la délivrance)

Les quatre questions

Les quatre fils

Les quatre matriarches

Les quatre noms de Pessa’h

La haggadah des quatre mois

Quatre occasions de consommer la matsa

Quatre genres d’aliments sur le plat du Séder pour 4 bénédictions

Les quatre souffrances du peuple en Egypte

Les quatre expressions d’Hachem pour la « guéoula » des quatre exils

Les quatre temps de notre prise de conscience vers cette « guéoula »

RECAPITULATIF DES 15 ETAPES DE LA LIBERATION DANS LA SOIREE DU SEDER

PESSA’H AUJOURD’HUI

Le récit de PESSA’H en 7 mn http://www.youtube.com/v/Bl8dazS0FeQ&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><paramAskMosesTV VIA

CHANTS POUR PESSA’H Avraham Avinou http://www.youtube.com/v/FYOrtCwECgw&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param(Abraham Ferera Video Editing: Hermon Yehuda Productions 097672069) bingo1941

PESSA’H

Le Chabbat qui précède Pessah’ est un Chabbat particulier appelé Chabbat hagadol (grand Chabbat), car en plus de la paracha de la semaine, nous lisons un texte de Torah supplémentaire. Ce texte a pour but principal de se préparer mentalement et spirituellement à cette fête qui va rythmer notre quotidien pendant une semaine, ainsi qu’à l’application des halah’ot (lois) qui s’y rattachent. » Le grand-Chabbat » fut ainsi nommé en raison du grand miracle où, selon le commentaire du Tour, les familles d’Israël ayant pris, sur ordre divin, « l’agneau pascal », le Chabbat 10 nissan pour le sacrifice qui devait avoir lieu 4 jours plus tard, aucune rébellion des égyptiens n’eut lieu, malgré sa déifications par ces derniers.

Pessa’h (la Pâque juive) est l’une des 3 fêtes de pèlerinage, (les autres étant Chavouôt et Souccot). Elle fut instituée par D.ieu Lui-même lors de la sortie d’Egypte du peuple hébreu. Dans la Torah, on trouve 3 passages sur ce sujet avec l’origine de toutes les lois et de tous les usages qui permettent de célébrer cette fête : Chemote (Exode) 12 – Vayikra (Lévitique)23 – Devarim (Deutéronome) 16. Le mot Pessa’h est composé des lettres « peh », qui signifie (bouche) et « sa’h » (raconter). En français s’est le « passage par-dessus », en anglais, cela se dit « passover », ce qui rappelle qu’Hachem avait demandé aux Enfants d’Israël de marquer le linteau de leurs portes avec du sang d’agneau, de sorte qu’Il les repère lors Son passage par-dessus les maisons pour que la plaie qui frappa l’Egypte (mort des premiers nés) épargnât ceux des Hébreux. L’agneau sacrifié par les « Bnei-Israel » (Enfants d’Israël) reçut le nom de « Korbane Pessa’h » (sacrifice pascal).

Les Bnei-Israel furent asservis pendant 220 ans en Egypte et ces années furent l’une des périodes les plus dures ; cette galoute (exil) a constitué la période d’’assimilation par excellence dans un pays de dépravation totale. Ainsi, tant sur le plan physique que moral et spirituel, l’esclavage les a détruits, mais pas complètement cependant, et même si Rachi nous rapporte dans l’un de ses Midrachim* qu’en fait le peuple juif n’est sorti qu’à 1/5 de son effectif (les 80% sont morts pendantla plaie des ténèbres, afin que les juifs survivants puissent enterrer leurs morts à l’abri des regards égyptiens qui, eux, ne voyaient pas et ne pouvaient donc dire: »Ah, vous avez vu? Leur Dieu. est censé les défendre mais les tue ! ») pour cause de son assimilation ( pour la plupart d’entre eux, ils ne pratiquaient plus la brit-mila – la circoncision) et de son refus de sortir d’Egypte,. Mais des liens indéfectibles au judaïsme leur étaient encore propres et les Enfants d’Israël avaient conservé leur tenue vestimentaire, celle des Juifs, ils ne communiquaient qu’en Hébreu et continuaient à donner des prénoms hébreux à leurs enfants.

La Pâque juive s’inscrit entre 2 événements exceptionnels qui constituent probablement les 2 plus étonnants et spectaculaires miracles de toute l’histoire biblique : l’Exode et la traversée de la Mer Rouge. L’un eut lieu le 1er jour de Pessa’h, l’autre le 7ème jour. « La voix de mon ami, il arrive, il saute les montagnes, il enjambe les collines, mon ami ressemble à un cerf. » (Cantique des Cantiques 14d) Ce verset concerne la sortie d’Egypte, qui est une délivrance, « avec saut », du fait que l’esclavage, qui était censé durer 400 ans, a été réduit à 210 ans. Extrait de la haggada : « Cette matsa que nous mangeons, pourquoi ? Parce que la pâte de nos ancêtres n’avait pas eu le temps de lever lorsque leur est apparu le Roi des rois des rois, le Saint béni soist-Il, et qu’il les a sauvés… » Pour ce qui concerne la matsa : « L’enfant ne sait pas dire « papa » ou « maman » avant d’avoir goûté le goût du pain. » C’est qu’il y a dans le blé une force permettant à l’enfant de reconnaître son père et sa mère ; de même, il y a dans la matsa une force permettant de reconnaître la divinité, son essence et sa substance ainsi qu’il est dit : « Connais le D.ieu de ton père. » a savoir : connais et sens

Or, il existe 2 types de matsote (pluriel de matsa). La première, c’est avant minuit, et celle-là a besoin d’être préservée et, ainsi qu’il est dit : « Vous garderez les matsote ». La seconde correspond à ce qui est écrit « Lorsque leur apparut le Roi des rois ; là est écrit que la pâte des Hébreux n’a pas le temps de lever, à savoir : elle n’a pas fermenté. La différence entre le ‘hamets » (pâte levée) et la matsa (pâte non levée) est la suivante : Le ‘hamets est de l’ordre de l’élévation. Il a un goût. La matsa n’a pas de volume et n’a pas de goût. C’est pourquoi les rabbins ont dit : « s’il a avalé la matsa, il a accompli son devoir. » Ainsi, le soir de la 1ère Pâque, en mangeant de la matsa, les Hébreux avaient accédé à un premier stade de la connaissance de D.ieu et tout se passe comme si, une semaine après, leur foi se trouvait confirmée et renforcée par le miracle de la mer Rouge. Mais pour la mystique juive, cet événement revêt une tout autre dimension. Il met en jeu 2 éléments : la terre et la mer, placés ici dans un rapport très particulier : la mer se fait terre pour livrer passage aux Hébreux. Mais la terre et la mer jouent un rôle fondamental , non seulement dans la vie quotidienne de l’humanité, mais aussi dans son imaginaire. Or, la terre est le lieu où les choses vivent et se développent de manière visible alors que dans la mer, elles sont, pour la plupart, invisibles. La mer est un ensemble de choses recouvertes et cachées. L’existence de l’homme est de l’ordre du visible. C’est pourquoi le couple terre-mer représente le monde visible et le monde invisible.

Pour ce qui est de ce second miracle, l’ouverture de la mer Rouge, nous savons que la source de la vie est l’eau, mais dans l’eau, la vie reste cachée et mystérieuse. Il faut qu’elle monte sur la terre pour devenir création visible. Si le corps de l’homme vient de la terre, « D.ieu forma l’homme, poussière de la terre »(Genèse 2,7) son âme, elle, « vient de la mer (d’en haut), ce que la Cabale nomme « Atsilout « (1er des 4 univers qui structurent toute réalité), vaste » lieu » informel, source suprême des âmes, lui-même proche de sa source – sens premier du mot « atsilout » – qui porte le nom de « mer d’atsilout ». La véritable personnalité de l’homme est comme la mer : elle est cachée. (Extrait du « chandelier d’Or »)

Dans le service de D.ieu, la matsa est de l’ordre de l’abnégation. C’est cela la première matsa, celle que les Hébreux ont mangé avant minuit. Elle correspond à l’éveil d’en bas, à l’abnégation de la volonté. Il s’agit de rejeter l’orgueil. Il est connu que l’orgueil est appelé le père des pères de l’impureté. C ‘est la source de tous les désirs et c’est pourquoi l’abnégation de la volonté est une manière de comprimer le Mal. (Likouté Torah).

Nous sommes aujourd’hui encore dans cette même période d’esclavage : esclavage moral et spirituel, dans nos sociétés où siègent l’impudeur et la violence et où le mal tient souvent lieu de justice. Ainsi, quand Haqadoch Baroukh Hou ordonna aux Enfants d’Israël de mettre du sang d’agneau sur les poteaux et linteaux de portes afin de les distinguer, Hachem avait-il vraiment besoin de cela pour les reconnaître? L’un des méfarshim (commentaires de la Torah par tout un chacun : 70 facettes, à chacun sa vision) nous dit que c’est parce que l’agneau était une des idoles des égyptiens que les Bnei-Israël durent badigeonner leurs portes du sang de cet animal. Alors comme nos ancêtres qui ont eût le courage de s’affirmer en tant que fils d’Hachem, fiers de leur Torah, faisons de même et n’ayons pas peur de nous affirmer avec nos misvote.

« Ce jour-là, D.ieu délivra Israël des mains de l’Egyptien et Israël vit les Egyptiens étendus morts au bord de la mer. Israël vit la grande main que D.ieu avait fait (s’abattre) contre les Egyptiens. Le peuple craignit D.ieu. Il eut foi en D.ieu et en Moïse son serviteur ». (Exode 14, 30-31) Qui aurait pu croire à une chose aussi incroyable que la « Kriat Yam Souf » (l’ouverture de la mer rouge)? Eh bien nous y avons cru et les miracles d’Hachem n’ont cessé d’opérer. La traversée de la mer rouge fût si extraordinaire qu’elle comporta à elle seule 3 miracles que voici: 1er miracle : Lors de la divison de la mer, le sol était très profond et ils auraient fallut un temps infini pour arriver de l’autre côté. Ainsi, Hachem a aplani le sol en une gigantesque plaque de glace. 2e miracle : les Bnei-Israël ne glissèrent pas en y marchant. 3e miracle : cette plaque de glace ne se retourna pas lorsque la mer n’était pas encore ouverte, allant ainsi contre la nature.

CHANTS POUR PESSA’H Avadim Hayinu – Leonardo Gonçalves http://www.youtube.com/v/A80NUPn1JGA&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param mattheussiq8

A l’époque du Temple, 4 jours avant la fête, le 10 nissane, après s’être débarrassés de tout ‘hamets avant de partir et n’en possédant plus dans leurs provisions à partir du 14 nissane à midi, de nombreux pèlerins arrivaient à Jérusalem avec leurs agneaux. Le ‘hametz qui restait était brûlé dans des terrains vagues. Il faut savoir que les Enfants d’Israël ont été délivrés d’Egypte pour 3 mérites : Sourire Pendant toute leur captivité et leur esclavage, ils avaient gardé leur langue, l’hébreu  Sourire ; ils avaient gardé leurs noms hébreux Sourire, ne firent pas de médisance et gardèrent le secret du jour de la sortie d’Egypte.

De plus, le mérite des femmes fut grand : malgré la dure servitude et le danger (tout garçon devait être jeté dans le Nil sur ordre de Pharaon), elles continuèrent à avoir des enfants et à faire confiance à D.ieu, aidées en cela par Myriam la prophétesse et sa mère Yokebed. Cependant, les parents de Myriam s’étaient séparés pour ne plus avoir d’enfants, décision motivée par la peur que leur future progéniture ne fût impitoyablement tuée. Myriam  les supplia de revivre ensemble. Elle leur dit : « Quoi, seriez-vous pires que Pharaon, qui a condamné tous les garçons ? Vous, vous condamneriez à la fois filles et garçons ! » Amram et Yokebed comprirent la leçon de leur fille et c’est ainsi qu’ils se remirent à vivre ensemble, imités en cela par le reste du peuple. Peu après, Moïse naquit et fut choisi par D.ieu pour faire sortir les Enfants d’Israël d’Egypte.

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LA HAGGADAH DE PESSA’H

Le mot « haggadah » signifie récit. A Pessa’h, nous avons l’obligation de raconter à nos enfants ce qui se passa la nuit de la sortie d’Egypte. Mais que doit-on raconter ? Comme nous l’avons expliqué plus haut, cette fête, très importante dans le judaïsme, commémore la fin de l’esclavage du peuple hébreu, sa sortie d’Egypte, et son sauvetage, par Hachem, sous la conduite de Moïse. Mais au-delà de la libération physique du peuple juif, Pessa’h commémore son émancipation spirituelle. Les Commandements que Moché (Moïse) a reçus sur le Mont Sinaï visaient à élargir le peuple juif, à l’époque assujetti à de nombreuses croyances idolâtres. Pessa’h est une fête chargée de symboles, qui célèbre l’amour de son prochain et la purification de l’âme.

Cette fête célèbre également, l’unité nationale, soudée d’abord par l’oppression, puis par la délivrance collective et glorifie la famille juive, qui sait apprécier à sa juste valeur la joie d’être ensemble et « libre ». Il est du devoir de chaque Juif, en tant que parent, professeur, éducateur de se demander si, dans sa vie, il exerce véritablement cette liberté, s’il jouit pleinement de l’Exode, du passage de l’asservissement à la délivrance. Sommes-nous vraiment libres ? Un Juif peut-il être complètement libre quand vit encore en terre étrangère ? La liberté ne signifie-t-elle pas précisément la faculté de vivre et d’oeuvrer dans son pays, dans son propre environnement linguistique et culturel, avec les us et coutumes transmis par ses ancêtres ? Ne sont-ce pas là les éléments fondamentaux d’une liberté authentique ?

Il est une chose très importante et même fondamentale pour ce qui concerne l’engagement du Juif du point de vue de sa foi, et ce ne sont pas des actes censés commémorer le passé ou les faits héroïque de ses ancêtres, mais la réalisation des commandements que la révélation du Sinaï lui a imposées t qui sont si importants dans sa vie, encore aujourd’hui, au 21ème siècle. Ils procèdent en partie de son identité, mais c’est avant tout du service de D.ieu qu’il s’agit. Ainsi, nous dit un Rav (dont je n’ai malheureusement pas noté le nom) rapportant une discussion au sein de Tsahal avec le Pr. Leibowitz, où ce dernier disait : « La fête de Pessa’h ne consiste pas seulement à se souvenir, à travers certains symboles du début de l’histoire du peuple juif ; pour le Juif, Pessa’h signifie que 7 jours durant, nous vivons concrètement une existence différente de celle de toutes les autres semaines de l’année. En effet, avant Pessa’h, nous mettons notre maisons sens dessus dessous afin de la purifier. Pour le Juif, c’est une donnée existentielle, une question qui touche à sa vie concrète d’aujourd’hui et non pas le souvenir d’un événement historique ou légendaire qui se déroula il y a 3500 ans. Pessa’h nous confronte au problème le plus grave auquel le peuple juif et le judaïsme doivent aujourd’hui faire face. »

CHANTS POUR  PESSA’H Miriam’s Song (Debbie Friedman) « htttp://www.youtube.com/v/hnsy0F3nxh8&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param magikchips

Moché, Aharone et  Myriam ont fait réussir le premier pas de la sortie sur la trajectoire ; c’est maintenant à nous de réussir, par notre parole, mais également par nos actes, la seconde partie et de parvenir au but, faute de quoi  nos mots seraient vides de sens. Cependant, nous avons, après coup, des avantages sur eux : la connaissance de leur réussite et de la « achga’ha » (providence affectueuse qui prend en charge). Ils étaient eux aussi devant un « pont étroit et fragile » et l’ont franchi avec confiance, comme on le voit dans la Haggadah, et Myriam leur a montré qu’ils pouvaient chanter. Ne trichons pas et ne mentons pas en disant : « l’an prochain à Jérusalem » (ce qui, en réalité signifie : « Il sera bien temps de penser à cela l’an prochain… »). Ils ont compris que tout cela était très concret et que la vérité de la parole devait se réaliser en actions, ils ont compris ce qu’était de bâtir ce que l’on n’a pas, avec courage afin d’en faire une réalité. Le flux des bâtisseurs qui montèrent à la fin du 19ème siècle en Eretz Yisrael n’avait jamais cessé et ils avaient toujours construit de rien pour vivre. C’est donc notre défi et notre possibilité pour aujourd’hui, dans nos vies. En hébreu, « daber » (la parole) signifie aussi « davar » (chose), car elle n’est vérité que si elle se réalise.

Les 10 plaies d’Egypte

Les 10 plaies d’Egypte sont l’application de la promesse de D.ieu à Avraham. Hachem avait en effet annoncé à Avraham qu’il jugerait la nation qui opprimerait sa descendance. Les Enfants d’Israël ont énormément souffert pendant leur captivité par leur asservissement en tant qu’esclaves. Non seulement Pharaon leur avait imposé des tâches physiquement très dures, (tout en leur infligeant de très rudes brimades et des coups), mais auparavant, il leur avait volé tous leurs biens et les traitait comme du bétail, de sorte que le peuple hébreu, abruti par le travail, était une proie facile pour les Egyptiens qui s’adonnaient à l’idolâtrie et beaucoup d’Hébreux les ont suivis dans cette voie. Mais la Justice Divine est venue rappeler aux Egyptiens tout le mal qu’ils avaient fait et pour chacune des formes de persécution subies par les Hébreux était appliqué un châtiment spécifique, ainsi  :

Ils avaient exigé d’eux de puiser de l’eau Triste 1  leur fleuve, le Nil, fut changé en sang. Ils les avaient fait charger leurs cargaisons Triste 2 elles furent détruites par les grenouilles. Ils avaient fait d’eux des balayeurs de rue, Triste 3 la poussière fut transformée en poux. Ils leur avaient ordonné de garder leurs enfants (ceux des Egyptiens) Triste 4 D.ieu remplit le pays de bêtes sauvages qui dévorèrent les enfants. Ils avaient fait d’eux des bergers Triste 5  la peste décima leurs troupeaux. Ils leur avaient fait préparer leurs bains Triste 6 Il leur poussa des ulcères et tout bain leur fut interdit. Ils les avaient employés comme tailleurs de pierres Triste 7  D.ieu envoya contre eux des grêlons et Triste 8 des sauterelles dévastèrent tout ce qui avait poussé. Ils avaient cherché à les garder prisonniers, Triste 9   ils furent eux-mêmes empêtrés dans les épaisses ténèbres qui se sont abattues sur l’Egyte. Leurs actes meurtriers contre les Hébreux Triste 10  ont conduit au massacre de tous les premiers-nés des Egyptiens.

CHANTS POUR PESSA’H Go down Moses (Let my people go) Yakov Yavno « http://www.youtube.com/v/RnyQXPda4dc&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »></param><param Quzver

DE QUELLE EPOQUE LA HAGGADAH ET LE SEDER DATENT-ILS ?

La Haggadah  fut composée dans ses grandes lignes par les Hommes de la Grande Assemblée, les auteurs de nos principales prières voici plus de 23 siècles. La forme actuelle de la Haggadah comporte quelques variantes entre les communautés, mais dans l’ensemble elle était déjà pratiquée ainsi dans les communautés de Soura et Pumbédita en  Babylonie au temps du Talmud. L’ordre dans lequel se déroule la Haggadah date également de cette époque et on peut lire mot pour mot dans la Michna Pessa’him 10, 1-8 et dans le Talmud  Pessa’him page 116 indiquant comment on doit passer la soirée de Pessa’h et ce qu’il faut y faire, dire et à quoi réfléchir. On sait même comment se faisait la relation pédagogique à l’époque entre les parents et les enfants lors de cette soirée. Il est clairement indiqué dans la Torah : « Les parents doivent enseigner leurs enfants, leur raconter, répondre à ses questions » en (Chémote, Exode 12,26 et 13,8 ainsi que 14 et Dévarim (Deutéronome) 10,20. Bien plus, il est dit qu’il faut le faire selon ce qu’est l’enfant et la Michna de Pessa’him 10, 4 dit que si l’enfant n’a pas la capacité de comprendre, son père doit l’enseigner. Ce qui signifie clairement qu’il faut le lui enseigner quand même, en trouvant les moyens qui lui seront accessibles ; magnifique attention personnelle qui doit être une règle générale dans le judaïsme : élever l’enfant selon son propre chemin à lui.

La Haggadah nous parle de 4 enfants : le ‘ha’kham, (le sage) le Racha, (le méchant)  le Tam (le simple) et le Chééno yodéa licheol.(celui qui ne sait pas poser de question). Mais le rituel du Seder tel que nous le connaissons s’est construit lentement. La version actuelle de la Haggadah étant une compilation de textes de différentes origines dans le temps et l’espace. Nous devons la compilation définitive aux  « Geonim » (les Sages rabbiniques) du début du Moyen-Âge, à Babylone, vers l’époque s’étendant des années 650 à 1250 environ. Néanmoins, c’est la version de  la Haggadah qui apparaîtra dans le Sidour de Rabbi Saadia Hagaon (10ème siècle) qui est jusqu’à aujourd’hui la 1ère édition complète trouvée, celle qui a déterminé le format presque définitif. Le texte n’a pratiquement pas été modifié depuis lors, sauf pour quelque « pioutim » (chants religieux) composés presque jusqu’à l’époque moderne.

CHANTS POUR PESSA’H autre version Go down Moses (Let my people go) http://www.youtube.com/v/TmrQjVEjrfc&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><param Benko Dixieland, Tamas Berki, Cotton Club Singers

LE ‘HAMETS

Entre Pourim et Pessa’h, il y a le grand ménage de Pessa’h. C’est une ménage très important puisqu’il va nous permettre de ne pas transgresser l’un des 3 principaux interdits, à savoir de ne pas posséder de Hamets chez soi dans n’importe quel lieu nous appartenant (poches de vêtements, voiture, box, garage, magasin, maison secondaire…). Nous savons qu’il est interdit pendant cette période de consommer n’importe quel aliment comportant ne serait ce qu’un milligramme de ‘hamets. Ainsi de là découle l’interdiction de tirer profit du ‘hamets, puisque la consommation est un profit en lui-même. Donc, cette interdiction de profit, entraîne l’interdiction, par exemple, de posséder un restaurant ‘hamets (même si l’on veut qu’il soit réservé qu’aux non-juifs) où le propriétaire tirerait profit de l’argent gagné par ce biais.

Définition du ‘hamets
La fête de Pessa’h se caractérise par le fait de consommer de la Matsa (pain non levé). Il est alors strictement interdit de manger ou même de posséder du ‘Hamets. Mais qu’est-ce que le ‘hamets ? C’est un terme générique désignant toutes les nourritures et boissons faites à partir des 5 espèces de céréales suivantes : blé, orge, seigle, avoine, épeautre et de tous leurs dérivés qui, sous l’action de ferments, de la chaleur ou de l’humidité subissent le processus de la fermentation. Ces aliments sont interdits à Pessa’h car ils sont levés. Même une denrée ne contenant qu’une trace de ‘Hamets est interdite et ne doit pas être conservée à la maison. La Matsa utilisée toute l’année ne peut être conservée à Pessa’h. Pour la fête, on utilisera uniquement des Matsot « Cacher LePessa’h », fabriquées spécialement à cet effet.

La Torah n’a pas seulement interdit de consommer le ‘hamets pendant 7 jours (8 jours en dehors d’Israël), elle a également interdit d’en avoir chez soi ou d’en posséder, même en dehors de sa maison. Tout aliment contenant un tant soit peu de ‘hamets est lui-même interdit (ex. pain, bière, pâtes, pain, pâtisseries non « cacher lepessa’h », alcool, moutarde, vinaigre, glucose, boissons, moutarde, parfums, certains médicaments…)Pour plus de précisions, cliquez ici : Grand Rabbinat de la Communauté Israélite Orthodoxe de Paris

Les 3 interdictions du ‘hamets :

A Pessah, la Torah interdit :

– de CONSOMMER du ‘hamets, même en infime quantité. Cette interdiction entraîne la nécessité d’utiliser pour Pessah une vaisselle spéciale ou de procéder à la cachérisation des ustensiles  » cachérisables « .

– de VOIR du ‘hamets nous appartenant ou d’en posséder cette interdiction entraîne l’obligation de le faire disparaître avant la fête. La Torah interdit également de garder chez soi ou dans tout autre endroit nous appartenant, du ‘hamets qui appartiendrait à un non juif et pour lequel  nous serions responsables de sa garde.

– de TIRER TOUT PROFIT du ‘hamets. Cette interdiction a des conséquences pratiques pendant et après la fête. Ainsi, du ‘hamets ayant appartenu à un Juif et n’ayant pas été vendu pendant Pessa’h est interdit même après Pessa’h. En conséquence, on ne se servira pas chez un commerçant juif  n’ayant pas procédé à la vente de son ‘hamets avant Pessa’h, et ce jusqu’à renouvellement de son stock.

La recherche du ‘hamets

On a coutume de placer des morceaux de pain dur en différents endroits, quelques temps avant la recherche, afin que celui qui l’effectue puisse les trouver. La tradition dit qu’il convient d’en disposer dix morceaux.

Avant de commencer la recherche, on récite la bénédiction suivante : Baroukh Ata Ado-naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Biour ‘hamets « Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné de détruire le ‘hamets »

On fera cette recherche, à la lueur d’une bougie, dans tous les endroits cachés, y compris les crevasses du sol. On ne doit pas parler entre la bénédiction et le début de la recherche, pas même de ce qui concerne cette recherche proprement dite. Pendant toute la durée de celle-ci, on ne parlera pas de ce qui ne la concerne pas. Les membres de la famille se tiendront à proximité, afin d’entendre la bénédiction. Puis, chacun effectuera la recherche en son endroit, sans s’interrompre par la moindre parole. On fera en sorte de commencer cette recherche dans la pièce le plus proche du lieu où l’on a entendu la bénédiction. Après celle-ci, on ne se rendra pas tout de suite dans une autre pièce. A l’issue de la recherche, il faudra placer le ‘hamets conservé pour être mangé ou brûlé au matin, dans un endroit sûr, afin qu’il ne soit pas transporté et émietté par des enfants ou des rongeurs.

Après avoir recherché le ‘hamets, on doit annuler celui que l’on n’aurait pas trouvé, au moyen de la formule suivante : Kol ‘Hamira ve’Hamya de ika birchouti, delo ‘hamitey, vedelo biyartey, vedelo yedaana ley, libatel velehevey hefker keafra de ara « Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que je n’ai pas vu, que je n’ai pas détruit, dont je n’ai pas connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre ».

Si l’on appliquait strictement la loi, il serait inutile de placer dix morceaux de pain dur en différents endroits de la maison, car la mitsva consiste à rechercher le ‘hamets et non à le trouver. De fait, si l’on ne trouve rien du tout, on n’en a pas moins accompli la mitsva. Pour autant, la coutume de les placer s’est répandue. Elle est donc devenue partie intégrante de la Torah et ne doit pas être remise en cause. De plus, elle permet de disposer de ‘hamets que l’on pourra brûler le lendemain, ce qui est également une mitsva. On choisit du pain dur, afin qu’il ne s’émiette pas et l’on entoure chacun des dix morceaux avec du papier. L’ensemble de ces dix morceaux doit représenter plus d’un Ka Zaït, soit 25,6 grammes.

La vérification est faite à la lueur d’une bougie, avec une plume de volaille. Celui qui effectue cette vérification dépose le ‘hamets qu’il trouve dans un sachet de papier. A la fin de la vérification, on place ce sac, la plume, les restes de la bougie, s’il y en a, dans le creux d’une cuillère en bois, on entoure le tout de papier, à l’exception du manche de la cuillère, qui reste découvert et l’on referme le tout, par un fil enroulé de nombreuses fois puis attaché sur le papier. (La recherche du ‘hamets a lieu après la prière d’Arvit.)

On placera les membres de sa famille près de soi, afin que tous entendent la bénédiction. Puis, chacun fera la recherche de son côté, en commençant par une pièce voisine de l’endroit où cette bénédiction a été récitée. En revanche, on n’ira pas directement rechercher dans une autre pièce. On est alors éclairé uniquement par la lueur de la bougie, à l’exclusion de toute autre source de lumière.

Faire disparaître le ‘hamets

Le ‘hamets qui est en évidence, qu’il s’agisse de nourritures ou d’ustensiles utilisés tout au long de l’année et n’ayant pas été cachérisés pour Pessa’h, doivent être rangés dans des placards ou des chambres d’accès difficile, dont la porte sera fermée à clé ou au moyen d’un adhésif. Ce ‘hamets sera vendu à un non Juif, comme nous l’expliquerons plus loin. On nettoiera méticuleusement l’ensemble de la maison, de sorte qu’en disparaissent toutes les miettes et les restes de nourriture. On recherchera également le ‘Hamets dans sa voiture et dans son local professionnel. On inspectera les bureaux, les armoires et les tiroirs. On examinera les vêtements et surtout les poches, en particulier celles des enfants, les sacs et les cartables. Les sacs des aspirateurs seront changés ou tout au moins nettoyés

La vente du ‘hamets

Une technique célèbre est utilisée, celle du contrat de vente. En effet, le juif rédige un contrat de vente de hamets à un non-juif, où il déclare vendre tout le hamets qui lui appartient ,ainsi que le hamets auquel il n’a pas prêter attention et qui reste chez lui sans qu’il le sache. Le non-juif s’engage aussi par ailleurs à lui remettre tout ce qu’il lui à vendu, après Pessah.

Le 13 Nissan, après avoir effectué la vente du ‘Hamets, on dit :  » Puisse D.ieu faire que notre ‘hamets soit vendu d’une manière profonde. En effet, il ne suffit pas de déclarer que l’on n’en est plus propriétaire. Il faut, en outre, le détruire. C’est de cette façon que l’on se prépare à recevoir la matsah, aliment de la foi « .

Le 14 Nissan, à la cinquième heure du jour, on allumera un feu, on y brûlera le ‘hamets et on l’annulera. La formule d’annulation dite le jour est la suivante :  Kol ‘Hamira ve’Hamya de ika birchouti, de’hazitey ou delo ‘hazitey, de ‘hamitey ou delo ‘hamitey, de biyartey ou delo biyartey, libatel velehevey hefker keafra de ara « Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que j’ai vu ou que je n’ai pas vu, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, dont j’ai eu connaissance ou dont je n’ai pas eu connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre« . On brûlera les dix morceaux et, pendant leur combustion, on dira :  Yehi ratson. Amen Sela

La signification du ‘hamets

En terme de ‘Hassidout, l’air fait allusion au pire des défauts, celui duquel découlent tous les autres :« gaavah » (l’orgueil). De la même manière qu’une pate se gonfle d’air, l’homme se gonfle d’orgueil, c’est à dire qu’il se croit plus important qu’il ne l’est réellement, telle une grenouille qui enfle pour avoir l’air d’un boeuf. C’est pourquoi il nous faut manger de la Matsah, synonyme de « anâva » (d’humilité), afin d’enlever de soi toute trace d’orgueil, car à cause de ce défaut on perd la possibilité d’être celui qu’on est réellement et on peut jouer toute une vie le rôle d’un individu qui n’est pas nous-même, D-ieu en préserve. La première parole que D-ieu adressa au premier Juif, Avraham Avinou, fut: « Lekh Lékha! – Va vers toi ! ». Tout notre Judaïsme et notre lien avec le Créateur passent par la capacité à accepter notre petitesse et à annuler notre volonté devant Hachem, c’est à cette seule condition que se dévoile ensuite notre vraie grandeur, celle de fils ou fille de Roi. Mais si on veut à tout prix être celui que nous ne sommes pas et vivre dans le fantasme de l’homme d’affaires, de l’intelligent ou du séducteur, etc, on devient prisonnier de ses idéaux et des exigences qui les corroborent, esclave en Egypte. Seul 1/5e du peuple juif est sorti de Mitsraïm ! ce sont les gens qui ont accepté leur petitesse. Mais ce sont ces mêmes gens qui ont mérité la plus grande perception de D.ieu jamais atteinte, lors du passage de la Mer Rouge, et de recevoir la Torah au Mont Sinaï. La « anâva »(l’humilité) en valait la peine. Alors arrêtons de faire passer nos interêts personnels (fantasmes) avant la volonté de D.ieu, et rabaissons notre « gaavah »(orgueil),  il ne nous est d’aucune utilité, bien au contraire.

On peut maintenant comprendre pourquoi on recherche le ‘hamets à la lumière d’une bougie la veille de Pessa’h. Rabbi Na’hman explique que les murs de la maison représentent les parois de notre intellect. Quand on recherche le ‘hamets, (Bédika) ce sont nos propres défauts que nous sommes en train de rechercher et en particulier la source de tous les défauts, l’orgueil. Et même si on est sûr d’avoir parfaitement tout nettoyé, on fera la Bédika quand même. En effet, il ne faut pas se mentir, l’orgueil est bien caché en nous, quand on le chasse par la porte il rentre à nouveau par la fenêtre. Mais grâce à la recherche du ‘hamets effectuée avec une bonne intention, on recevra du Ciel une aide pendant toute l’année afin de pouvoir s’introspecter convenablement et d’aller vers soi, vers l’humilité. On pourra reconnaître nos défauts et les combattre, c’est la raison pour laquelle on peut manger du pain le reste de l’année, car on connaît maintenant l’ennemi. Nous devons comprendre pourquoi la Bédika se pratique à la lumière d’une bougie (Ner). Cette lumière fait allusion aux enseignements des Tsadikim authentiques qui, eux-seuls, peuvent nous permettre d’ouvrir les yeux.

(ici lien avec un cours du site Modia sur l’orgueil  (lien):)

CHANTS POUR PESSA’H Eliahou ben David / Berechit bara Elohim (Moshav Band) http://www.youtube.com/v/No5YoYeYJcU&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″></param><paramzeevolf

LES SYMBOLES DU SEDER ET LE SOUVENIR DES ANCÊTRES

l’agneau (comme le sacrifice demandé aux Juifs 4 jours avant leur libération, selon le texte de l’Exode 12:3). Bien que les sacrifices ne puissent plus être réalisés depuis la destruction du second Temple de Jérusalem, un os grillé d’agneau est présent sur la table du Seder ; les herbes amères, mangées à des moments spécifiques de la soirée, rappellent l’âpreté de l’esclavage en Égypte ; la matza, symbole de la hâte avec laquelle les Hébreux ont recouvré leur liberté, grâce aux miracles réalisés par Dieu. Les matzot sont au nombre de 3 sur le plateau du Seder ; quatre coupes de vin (ou de jus de raisin) bues à des moments spécifiques de la soirée, par tous les convives qui les boivent en étant accoudés sur le côté gauche, « comme des hommes libres » ; le souhait « l’an prochain à Jérusalem » est prononcé dans tous les foyers. (à suivre…)

Un

Un c’est notre D. qui règne au Ciel et sur Terre.

Deux

Deux sont les tables de Moïse.

Trois

Trois sont
les Patriarches.

Quatre

Quatre sont
les Matriarches.

Cinq

Cinq sont les livres de la Torah.

Six

Six sont les livres de la Michna.

Sept

Sept sont les jours de la semaine.

Huit

Huit c’est la circoncision.

Neuf

Neuf sont les mois précédant l’accouchement.

Dix

Dix sont les commandements.

Onze

Onze sont les étoiles (du rêve de Joseph).

Douze

Douze sont les tribus.

Douze

Treize ce sont les articles de la foi. Illustration extraites de la Hagada d’Amsterdam (source A . S . I . J . A.)
Les matsote de Pessa’h (pains azyme)
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CHANTS POUR  PESSA’H Dayenou http://www.youtube.com/v/UHgiF5J04ew&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1« ></param><param Beth El Hebrew Alexandrie carolboydleon COURS AUDIO OU VIDEO Le sens profond de l’afikoman par Yeshaya Dalsace

‘Hag Pessa’h samea’h ! « http://www.youtube.com/v/awl1KCo_oZ0&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »>

Nos commentateurs font remarquer que les symboles sur lesquels est fondé le Seder (l’ordre) sont au nombre de 3 : Pessa’h, Matza, Maror, tous au niveau de la nourriture. Ainsi Pessa’h serait le symbole de Yaacov, (Jacob),dont les tribulations préfigurent celles de ses descendants, comparés à des agneaux en perdition. Matza serait le symbole d’Abraham. Elle résulte d’une séparation d’avec le levain.Or, Abraham l’hébreu ne doit ce titre qu’au fait d’avoir été séparé du reste du monde. Comme le dit le Midrach, « Abraham est appelé  ‘ ha-yvrite’ (l’Hébreu) car il est d’un côté et le monde entier est de l’autre côté. » Quant à Yitzhaq (Isaac), dont on connaît la vie amère et pleine d’épreuves ne pouvait avoir pour symbole que le maror. (herbes amères)

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LE SEDER DE PESSA’H

Le mot « seder » signifie ordre. Il existe en effet un ordre bien précis à respecter au repas de Pessa’h et la lecture de la Haggada, qui nous est donné dans la liste, en 14 étapes, que l’on dit dès le début de la soirée et que l’on répète partiellement lorsqu’on en a franchi une.

1 – le kiddouche se fait en début de soirée et la bénédiction de remerciement pour le repas à la fin de la soirée.) Nous proclamons solennellement notre gratitude envers Hachem, à l’occasion de l’anniversaire de notre sortie d’Egypte en l’an 2448 de la Création.

2 – Nous consommons de la MATZA.

3 – Nous consommons du MAROR (des herbes amères)

4 – Nous consommons la matza (l’AFIKOMEN), réminiscence de la viande du Korban Pessa’h (le sacrifice de l’agneau pascal). En effet, tant que le Beth Hamikdach n’est pas reconstruit, nous ne pouvons pas offrir de sacrifices.

5 – Nous consommons 4 coupes de vin, (ARBA KOSSOTH), qui sont l’expression de notre bonheur pour la délivrance à laquelle le peuple a accédé il y a plus de 3 000 ans.

6 – Dans la HAGGADAH, nous lisons et commentons le récit de la Sortie d’Egypte. C’est cette mitsva qui occupe le plus de place dans toute la soirée du Seder. Il est vrai que dès l’instant où le peuple est sorti d’Egypte, Moché Rabénou (Moïse notre maître) a fait part au peuple de ce qu’Hachem ordonnait de transmettre de génération en génération, de père en fils, de maître à élève, le message que comporte l’événement majeur de l’histoire juive. Dans Chemot ch. 13, 8) , il est écrit : « Tu raconteras à ton fils en disant : C’est pour cela que Hachem a fait pour moi (les miracles) lorsque je suis sorti d’Egypte ».

La dernière nuit de Pessa’h doit procurer l’espoir et la force psychologique pour persister à croire dans une vie d’entente et de paix. C’est également l’occasion d’un travail pédagogique en profondeur. Le soir de la fête, dans la Communauté juive du Maroc, on verse 5 coupes de vin pour chacun. Les 4 premières qui symbolisent l’intelligent, le rebelle, le simple et celui qui brille par son absence sont bues, la communauté désirant intégrer ses sujets ayant de telles caractéristiques. Le Juifs marocains ont cette jolie coutume de préparer une 5ème coupe, qui  n’est pas bue. C’est celle de l’enfant que l’on attend et qui apportera la paix et l’amour.

Pourquoi boit-on 4 coupes de vin ? (On devrait parler de 4 ou 5 coupes)

Nos Sages expliquent : (Exode 6, 6-9), 5 promesses sont faites par D.ieu à Son peuple : « Parle ainsi aux Enfants d’Israël : Je suis Hachem ! Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Egypte et vous délivrer de sa servitude ; Je vous affranchirai avec un bras étendu ; et vous reconnaîtrez que Moi, Hachem, Je suis votre D.ieu. Je vous introduirai dans la contrée que j’ai solennellement promise à Abraham, à Isaac et à Jacob ;Je vous la donnerai comme possession héréditaire, Moi Hachem ». Il semblerait que ce soit à l’époque de la dispersion que la 5ème coupe ait été transformée dans des communautés dispersées en symbole de ce qui sera réparé à la venue d’Elie, qui annoncera l’arrivéd du Machia’h (le Messie). Le Rav Chlomo Goren, Grand Rabbin d’Israël après la constitution de l’Etat d’Israël a beaucoup milité pour la remise du Talmud de Jérusalem dans l’étude quotidienne et pour la restauration de la 5ème coupe de vin du Séder. Il a approuvé la Haggada réalisée par le Rav Yéhouda Léon Azkenazi, zal, rédigée selon ce rite, elle est brillamment illustrée par le peintre Moretti. En en restant au chiffre 4 cela ferait aussi allusion à la joie que donnent les 4 enfants, également aux 4 empires qui, alors, avaient opprimé le peuple juif (l’Egypte, Babylone, la Perse et Rome).

CHANTS POUR  PESSA’H Avraham avinou (version Kerensya)  http://www.youtube.com/v/2CP8TX5HzeU&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″>(normancf)

LE CHIFFRE QUATRE DANS LE SEDER DE PESSA’H

Le chiffre 4 apparaît dans les écrits de nos Sages sur Pessa’h et constitue une sorte de thème central autour duquel gravitent les idées, els proverbes et commentaires de versets, etc. Dans la Haggada, nous trouvons 4 locutions consécutives, qui évoquent chaque fois une même idée. On les  trouve dans le passage qui s’ouvre sur les mots « Nous étions des esclaves. Quand bien même nous serions des sages, tous des érudits, tous des anciens et tous des hommes instruits dans la Torah… » ; dans le passage qui s’ouvre sur les mots « le Seigneur nous fit sortir d’Egypte ». « Moi en personne, moi et non pas un ange, moi et non pas un séraphin, moi et non pas un messager. Je suis l’Eternel. »

Les quatre coupes de vin (ou les 4 coupes de la délivrance)

1. On doit se procurer pour le Séder un bon vin rouge. A défaut de vin rouge, on peut prendre du vin blanc ou du vin de raisins secs ou bien du jus de raisins.

2. On remplit une coupe de vin pour chacun. La coupe doit contenir au minimum le volume d’un Réviit (86 centilitres ou 150 selon une opinion plus stricte).

3. Il est recommandé de rincer la coupe avant de l’utiliser pour le Kidouch. On a l’habitude d’ajouter au vin une petite quantité d’eau (Méziga): trois gouttes suffisent. Pour le vin de raisins secs la Méziga n’est pas nécessaire. C’est un signe d’estime pour la Mitsva que de remplir le verre jusqu’à le faire déborder. Le chef de famille ne se versera pas lui-même le vin mais fera remplir sa coupe par un autre en signe de liberté, de même pour tous les convives.

4. Avant la récitation du Kidouch, le chef de la maison doit recommander à sa famille d’écouter attentivement sans parler et de répondre Amen à la fin du Kidouch.

5. Le Kidouch se dit debout. On lève d’abord la coupe avec les deux mains pour la tenir après de la main droite. On récite le Kidouch tel qu’il figure au début de la Hagada. On finit le Kidouch par Chéhé’héyanou, les deux soirs. A la fin du Kidouch on boit toute la coupe, ou au moins la plus grande partie, accoudé sur le côté gauche, également en signe de liberté. Si on ne la boit pas dans cette position on ne remplit pas son obligation.

6. La coupe du Kiddouch est la 1ère des 4 coupes de vin que tous, aussi bien hommes que femmes, ont l’obligation de boire durant le Séder.

Les enfants auront des petites coupes individuelles. Ces quatre coupes correspondent aux quatre expressions différentes contenues dans la promesse divine de Guéoula, comme il est écrit: « Je vous sortirai … Je vous délivrerai.. Je vous affranchirai.. Je vous adopterai pour peuple » (Exode 6).

7. Même si cela est difficile, il faut faire un effort pour boire les quatre coupes. Ce n’est que pour des raisons de santé qu’on en est exempt et dans ce cas on dira le Kidouch sur les Matsote.

8. Avant de dire la Bérakha (bénédiction): Boré Péri Haguéfène sur le vin du Kidouch, il faut penser à inclure également dans cette Bérakha la deuxième coupe, que l’on va boire après la Haggadah sans répéter la Bérakha sur le vin.

CHANTS POUR PESSA’H Nichmat Kol ‘haï (The Diwan Project) http://www.youtube.com/v/GshkpDZWS04&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> zoharron

Les quatre questions

Les 4 questions ont été introduites intentionnellement dans la Haggada telle que nous la connaissons, afin de mettre en valeur le chiffre 4. Il y a bien 4 questions dans la Michna mais elles ne sont pas tout à fait identiques à nos questions et concernent : la matsa, le maror, l’agneau pascal et l’acte de tremper (traité Pessahim, Talmud de Babylone). Dans le même traité Pessahim du Talmud de Jérusalem, il n’y a que trois questions, présentées dans un ordre différent : l’acte de temper, la matsa et l’agneau pascal. La question concernant la consommation du maror (les herbes amères) n’apparaît pas du tout.

Les quatre fils

On trouve déjà une allusion aux questions des quatre fils dans la Tora: « Et lorsque ton fils, un jour, te questionnera en disant : qu’est-ce que cela ? » (Exode, ch. 13, v. 14) Les 4 fils qui figurent dans la Haggada représentent les quatre principaux types de personnes : le sage, le méchant, le simple et celui qui ne sait même pas poser de questions. Le sage s’interroge sur les lois de la Pâque afin de les apprendre ; le méchant se dissocie de la communauté d’Israël et manifeste du dédain pour les lois de la Pâque ; le simple d’esprit souhaite comprendre de façon générale ce qui caractérise la fête de Pâque ; et enfin, il est de notre devoir d’expliquer la Pâque à celui qui ne sait questionner et de lui commenter la Haggadah.

Quatre occasions de consommer la matsa

On consomme la matza pour faire la bénédiction de « motzi ». On consomme la matza pour faire la bénédiction de « a’hilat matza« . On consomme la matza avec le maror selon la coutume de Hillel, comme il est dit : « ils mangeront l’agneau pascal avec des azymes et des herbes amères. » (Nombres, ch. 9, v. 11) On consomme la matza de l’Afikoman.

Quatre genres d’aliments sur le plat du seder pour 4 bénédictions

Karpas La bera’ha « boré peri ha-adama » – Maror La bera’ha (la même que sur le karpas) sur la mitsva de consommer du Maror – Matza – « hamotzi le’hem min ha-aretz » – Maror entre deux matzot (selon la coutume de Hillel)

L’AFIKOMANE : L’habitude qui s’est installée de cacher l’afikomane (morceau de matsa) dans un sac et de permettre aux jeunes enfants de le dérober contre une récompense est très ancienne et paraît remonter à l’époque de la Michna . Elle s’inscrit dans la pédagogie très particulière du Sédèr de Pessa‘h , laquelle insiste sur la nécessité d’exciter la curiosité des enfants. Cette curiosité est également stimulée par l’ensemble de la gestuelle du début du Sédèr ( our‘hats , karpas , ya‘hats ), et l’auteur de la Haggada la fait culminer avec le Ma nichtana … On attribue au Mikhtav Sofèr , petit-fils du ‘Hatham Sofèr , une explication profonde de cette pratique : Lorsque Hachem a tué les premiers-nés égyptiens, indique la Torah (Chemote 11, 7), aucun chien n’a aboyé. Or, la Haggada , qui énumère une quantité considérable de miracles qui se sont produits au moment de la sortie d’Egypte, est muette à ce sujet. En fait, a expliqué le Mikhtav Sofèr , c’est le vol de l’afikomane qui constitue le rappel de ce silence des chiens. La Guemara nous met en garde contre le fait d’habiter dans une ville où il n’y a pas de chiens (Pessa‘him 113a). En effet, explique Rachi, les aboiements des chiens sont une protection contre les voleurs.
Il s’ensuit que le silence des chiens, la nuit de la sortie d’Egypte, a aggravé les risques de vols. C’est donc pour rappeler cette aggravation des risques que l’on permet aux jeunes enfants, le soir du Sédèr , de « voler » l’ afikomane .

Les quatre souffrances du peuple juif en Egypte :

Le Rav ‘Azaria Figo (1579-1647) écrit dans Bina le ‘Itim que le peuple a subi 4 sortes de souffrances en Egypte :

La pauvreté : Les Egyptiens avaient volé leurs richesses, comme l’atteste la Torah (Chemot 1,11) « Ils (les Egyptiens) placèrent sur lui des dirigeants de corvées afin de l’opprimer de leurs fardeaux, ils (les Hébreux) construisirent des villes d’approvisionnement pour pharaon ». Bien que l’Egypte de l’époque fût un pays très riche, Pharaon leva des impôts sur les Hébreux afin d’opprimer et de l’humilier ceux ci, engloutissant ainsi l’argent et les biens des Enfants d’Israël. Selon la Torah, l’argent procuré au fisc égyptien par ces impôts a suffi pour construire 2 villes d’approvisionnement pour pharaon : Pithom et Ra’amsés. Ainsi les hébreux ont-ils non seulement fourni à l’Egypte des ressources financières, mais également le travail d’esclaves à moindre coût.

– Les violences physiques : Les Egyptiens les ont brutalisés en les torturant et en les asservissant. Les « Bné Israël » (enfants d’Israël) étaient descendus si bas par le travail, qu’ils en avaient perdu toute sensation humaine. En effet, alors que les égyptiens arrachaient les enfants à leurs mères pour les égorger, malgré ce cauchemar, lorsqu’un Ben Israël rencontrait son ami et qu’il lui demandait : « Pourquoi ton visage est-il si pâle, comme un homme qui est malade ? » Il lui répondait : « A cause de la dureté du travail que l’on m’impose, dans le bitume et les briques. » Le Midrach rapporte que Parô égorgeait 150 enfants juifs chaque matin, et 150 enfants juifs chaque soir, afin de se baigner dans leurs sang, sur le conseil de ses médecins pour guérir sa lèpre. Les commentateurs précisent que ces 300 enfants égorgés chaque jour étaient appelés à devenir de grands rechayim (des impies), comme nous le voyons au sujet de Mi’ha qui était sur le point d’être emmuré vivant lorsqu’il était bébé, quand Moshé Rabbenou le sauva. Bien plus tard, c’est ce même Mi’ha qui incitera Israël à l’idolâtrie. Les enfants d’Israël ont été astreints à un travail extrêmement pénible en vue d’affaiblir et de briser leurs corps pour qu’ils n’aient plus la force de revendiquer pour quoi que ce fût. C’est ainsi qu’à la sortie d’Egypte, nombreux étaient ceux qui étaient estropiés. Mais Hachem a entendu leur plainte, comme il est dit dans Chemote ( 2,23) «Les Bné Israël se mirent à gémir des suites du travail et ils implorèrent. Leurs supplications montèrent jusqu’à Hachem, des suites du travail » Mais lors de la sortie d’Egypte, de tous ces maux physiques, D.ieu, dans sa grande miséricorde, fit un miracle et les guérit tous.

Les insultes et l’avilissement : Les Egyptiens ont dénigré les Juifs, ont foulé leur honneur aux pieds en faisant d’eux des esclaves, les réduisant ainsi à l’état le plus dégradant qui soit.

– La ruine spirituelle : Alors qu’auparavant, les Enfants d’Israël avaient été des serviteurs loyaux envers Hachem, (beaucoup d’entre eux avaient été des tsadiqim et des géants spirituels, ils ont causé chez eux un grand déclin spirituel.) Un grand nombre se sont mis à adorer les idoles.

Les quatre expressions d’Hachem pour la « guéoula »des quatre exils

Quand Hachem a ordonné à Moché de faire sortir les Enfants d’Israël d’Egypte, Il a utilisé 4 expressions différentes de « libération », qui correspondent d’ailleurs à ces 4 malheurs dont ils ont été affligés (pauvreté, violences physiques, avilissement et ruine spirituelle). Ces 4 verbes soulignent le fait qu’à ce moment de l’histoire, les Enfants d’Israël ont tiré profit de 4 interventions distinctes. Il l’a chargé d’annoncer à la nation, en Son nom ( Chemot 6, 6-7 ) : « C’est pourquoi, dis aux Enfants d’Israël : Je suis Hachem ! Je vous ferai sortir vehotzéti, « Je vous ferai sortir de dessous les fardeaux de l’Egypte » et vous soulagerai de la pauvreté. vehitzalti, « Je vous délivrerai de leur servitude » et des violences physiques vega’alti,  « Je vous sauverai » et vous affranchirai des insultes et de l’avilissement velaka’hti,  « Je vous prendrai pour Moi comme peuple » – et vous ferai renaître spirituellement. Alors, pendant le seder, pour chaque type de délivrance, on boit une coupe. Il y a également une discussion bien connue dans la Guemara, dans les sources tardives, concernant l’institution d’une cinquième coupe pour rappeler le terme de délivrance qui suit les quatre autres déjà mentionnés : « Puis,  je vous introduirai dans le pays… » vehévéti (exode Ch. 6, v. 8)

Les quatre temps de notre prise de conscience vers cette « géoula »

Pris dans le courant de la vie quotidienne, nous commes conditionnés et sans en avoir conscience on se trouvent  formaté  par le « prêt à penser » comme par le « prêt-à-porter » du moment… Cependant, les Juifs ont toujours vécu à contre-courant de la société civile et c’est pour eux un devoir. Mais pour être capable de transformer les choses, encore faut-il une prise de conscience et une réaction. Pessa’h est là aussi pour cela. Ainsi, le Juif doit-il faire constamment un retour sur lui-même et travailler sur 4 points qui lui apporteront la géoula (délivrance) de l’exil où beaucoup se trouvent encore aujourd’hui :

1/Prise de conscience du fait que nous sommes prisonniers (de nos préjugés, de ce que pensent de nous les autres, de nos passions, de nos habitudes, de nos défauts…)

2/analyse précise de la situation

3/transmission à l’esprit pouvant déboucher sur une prise de décision

4/Transformation de la prise de décision en actes concrets

D’après l’une des versions, la tradition des 4 coupes a été instituée pendant la période du Second Temple, afin de marquer la délivrance d’Israël des 4 puissances qui ont opprimé les Hébreux : l’Egypte, Babylone, la Grèce et Rome. Elles sont également associées aux  4 saisons. Nissan, le premier mois du calendrier d’après la Bible, est le mois approprié pour boire une coupe de vin en l’honneur de chaque saison. D’après Abarbanel, il faut boire la première coupe lors du Kiddouch, la seconde après avoir lu la partie principale de la Haggadah qui s’achève sur la bénédiction de la « Gueoula » (Rédemption), la troisième à l’issue de l’action de grâces après le repas et la quatrième à la fin de l’hymne « Nichmat » (« Birkat ha-shir »).

hag Pessa’h samea’h ! http://www.youtube.co /watch? v=s7inc9 FuLOk

CHANTS POUR PESSA’H Halaïla hazé (Leonardo Gonçalves) http://www.youtube.com/v/m8Zv0g1mkQo&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> matheussiq8

RECAPITULATIF DES 15 ETAPES DE LA LIBERATION DANS LA SOIREE DU SEDER

1-   kiddouch
2-   lavage des mains
3-   consommation de carpas
4-   brisure de la matsa
5-   récit de la haggadah
6-   lavage des mains avant le repas
7-   bénédiction sur le pain
8-   bénédiction précise sur la matsa
9-   consommation du maror
10- consommation de maror et de ‘harossète
11- repas
12- découvrement de la partie de matsa cachée
13- bénédiction après le repas
14- récitation du hallél
15- récit de l’accomplissement

Observances particulières à la fête (Yom Tov et Hol ha-moêd) :

  • Les deux premiers jours de Pèssah, en incluant la veille au soir, ainsi que les deux derniers jours sont des Yom tov (jours de fête) chômés. Les jours intermédiaires sont appelés Hol ha-moêd ; ils ne sont pas chômés, mais on doit éviter de travailler. « Chômés » signifie que toutes les observances du Chabbat s’appliquent, si ce n’est qu’à Yom tov :

(1) on a le droit de cuisiner (contrairement au Chabbat), de transmettre du feu, à condition de ne pas en allumer ni en éteindre (pour plus de détails, consulter le rabbin),

(2) on a le droit de porter des objets sur soi à l’extérieur des habitations. L’interdit de porter des objets hors des habitations (en l’absence de « erouv » : délimitation) n’est effectif que le Chabbat et à Kippour. Particularités à suivre : Ne pas oublier de dire la bénédiction de chehehéyanou après l’allumage de la bougie du soir («chel Yom Tov »), et également au kiddouch, sauf au Chevîi chel Pèssah ! Toutes les instructions à suivre et rites à suivre se trouvent dans les bonnes Haggadote.

CHANTS POUR PESSA’H Ribono chel ôlam Avraham Ben David & Avraham Fried http://www.youtube.com/v/eGEeYcTWsww&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> ohelconcert5757

PESSA’H AUJOURD’HUI

De nos jours, le meurtre, la violence, l’insécurité, la guerre règnent malheureusement et l’individu est souvent en proie à des doutes sur son existence ou sur le sens de sa vie. L’homme et le monde ont tous deux des appréhensions et des peurs semblables. Cependant, les Juifs rajoutent à cela le doigt des nations (le cauchemar de l’antisémitisme et de l’anti-sionisme – qui ne sont qu’un – la mort, les blessures de nos frères en Israël), et le sentiment de découragement, d’impuissance et d’emprisonnement nous envahissent parfois.

Certains nient D.ieu et affirment l’éternité du monde. « ils nient D.ieu et disent qu’Il n’existe pas ». (Jérémie 2), d’autres nient Sa connaissance des particuliers, disant « Comment D.ieu  sait-il et peut-il avoir la connaissance » (Psaume 73), d’autres reconnaissent Sa connaissance, mais nient Sa providence particulière, assimilant l’homme aux poissons de la mer pour qui n’existent ni rétribution ni châtiment, affirmant avec Ezéchiel (8): « D.ieu a abandonné la terre ». Mais lorsque D.ieu exercera Sa Providence sur un individu ou sur une collectivité et réalisera un prodige en modifiant les lois de la nature, l’absurdité de toutes ces opinions sera évidente pour tous, car le prodige extraordinaire indique qu’il y a dans le monde un D.ieu qui l’a créé, le connaît, veille sur lui et est Tout Puissant.

Parce que D.ieu ne fait pas de signes et de miracles à chaque génération aux yeux de tout mécréant, c’est pourquoi il nous a ordonné de graver dans notre mémoire le souvenir de ce que nous avons vu et de le transmettre de génération en génération, et ce, jusqu’à la dernière. La Torah a accentué la gravité de Pessa’h en décrétant la peine de retranchement sur quiconque mangera du ’Hametz et a exigé que nous mettions des Tephiline au bras et sur la tête et que nous construisions une soucca chaque année à Souccote, ainsi que de nombreux autres commandements, en souvenir de la sortie d’Egyte. Tout cela devant constituer un témoignage de ces signes pour les futures générations. Ainsi, celui qui fixe une mezouza à sa porte témoigne déjà de la création du monde et de sa croyance en la Providence divine et en la prophétie ainsi que de sa reconnaissance envers le Créateur qui nous a fait sortir de l’esclavage vers la liberté.

CHANTS POUR PESSA’H Si je t’oublie Jérusalem… par Matisyahu « http://www.youtube.com/v/e4FXMbI0n5Y&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1 »>

Le but de la création et de tous les commandements est de renforcer notre croyance en D.ieu qui nous a créés, et les miracles, visibles et cachés, contribuent à renforcer notre croyance. Par les grands miracles connus opérés par D.ieu, l’homme parvient à reconnaître les miracles cachés qui constituent le fondement de toute la Torah. « Le but de l’homme est d’arriver à croire sincèrement que tout ce qui nous arrive est miracle, même si ce miracle revêt le visage de la nature et du hasard » (Na’hmanide). Ainsi, tout existe et n’arrive que par la Providence de D.ieu.

Aujourd’hui plus que jamais nous avons le devoir d’imiter nos Pères en prenant le chemin du Sinaï et en rompant les chaînes qui nous asservissent d’une main de fer, à notre insu. De cette façon, nous nous libérerons comme eux se sont libérés ! Cet élan d’enthousiasme renouvelé suffira-t-il pour effacer tous les esclavages que le monde présent nous fait subir ? Certes, ce n’est pas là une tâche facile ! Pour atteindre ce but, il faudra faire de Pessa’h un jalon sur le chemin de notre renaissance. C’est le moment de l’année juive où chacun de nous mesurera la route parcourue depuis le Pessa’h de l’année dernière et supputera la longueur du chemin qui reste à parcourir à partir du présent Pessa’h. Comment saurions-nous corriger les dérives du monde actuel si, nous aussi, nous nous permettions d’être atteints des vices de notre temps ? La vocation du Juif est de vivre dangereusement, son devoir est de s’interroger : A-t-on écarté de nos cœurs et de notre chemin le levain ; le levain qui, en s’enflant, étouffe si vite les meilleurs bonnes volontés. ? Plus que nous le pensons, le monde extérieur nous observe.

Mais notre différence qui certes incommode, vise à faire progresser le monde vers un avenir plus souriant. Il est difficile d’admettre que c’est là le rôle du Juif dans le monde. En l’assumant, nous prenons des risques ; notre histoire les illustre à foison. Il suffit de se rappeler les plaies d’Egypte. Après chacune d’elles, le cœur de Pharaon s’endurcit en même temps que naissent ses ressentiments à l’égard de nos ancêtres. Une attitude qui devient de plus en plus hostile. C’est au prix de cette haine grandissante que les prodiges de D.ieu en faveur de nos pères se réalisent. Aussi, dans notre histoire, ce qui est intéressant, c’est le sens et la portée de cette libération qui en sont les authentiques révélations. C’est la révélation de la force d’un peuple solidaire, fraternel, qui ne connaît plus ni maître, ni esclave. Il faut retrouver au cœur même de la vie ce qui, dans cette vie, lui donne le vrai sens ; celui qui conduit au choix des vraies valeurs. Il ne serait par exemple, pas recommandable d’imiter la femme de Loth, pétrifiée pour s’être retournée avec regrets sur Sodome. C’est à cette condition que nous saurons à nouveau nous réjouir d’exister. La fête de Pessa’h dure 7 jours. La dernière nuit de Pessa’h doit procurer l’espoir et la force psychologique pour persister à croire dans une vie d’entente et de paix. C’est également l’occasion d’un travail pédagogique en profondeur.

Cependant,  il est du devoir de tout Juif de se souvenir que c’est uniquement en terre d’Israël, dans l’Etat d’Israël, qu’il est à même vraiment de se détacher de l’asservissement de la diaspora et d’acquérir une authentique liberté interne et externe. C’est cette liberté qui lie son destin à l’ensemble du peuple, à ceux qui sont venus des quatre coins du monde vers la Terre Promise, à l’instar de ses ancêtres lors de la Sortie d’Egypte. Le soir de la fête sont versées cinq coupes de vin pour chacun. Les 4 coupes qui symbolisent aussi l’intelligent (le sage), le rebelle (le méchant), le simple et celui qui ne sait pas questionner sont bues, la communauté désirant intégrer ses sujets ayant de telles caractéristiques.

Mais au-delà de la libération physique du peuple juif, Pessa’h commémore son émancipation spirituelle. Les commandements que Moché a reçus sur le Mont Sinaï visaient à élargir le peuple juif, à l’époque assujetti à de nombreuses croyances. Pessa’h est une fête chargée de symbolique qui célèbre l’amour de son prochain et la purification de l’âme. La Torah fait du souvenir de la sortie d’Egypte un commandement fondamental à rappeler jour et nuit. La délivrance est une certitude. La vie et le destin du monde ne sont pas seulement entre les mains de l’homme. Une autre volonté dirige ce monde. Souvent, un regard superficiel nous empêche de la voir ou de l’entendre. Pourtant, la voix du Sinaï se fait encore entendre aujourd’hui et nous demande de continuer à « garder le mois du printemps ». Ainsi, pour Israël, pour le monde et pour l’homme, le printemps viendra…

CHANTS POUR PESSA’H Hine ma tov Mordekhaï ben David  http://www.youtube.com/v/HdciFmKPqw4&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0×006699&color2=0x54abd6&border=1″> marksystems

Sur Univers Torah : Jo Amar chante la Hagada de Pessa’h
Publié le 03/03/2010 par Univers Torah – Jo Amar chante la Hagada de Pessa’h….

Pour terminer en musique, voici une version de CHANTS POUR PESSA’H NABUCCO « VA PENSIERO SULL´ALI DORATE » DE J. VERDI,  CHOEUR DES ESCLAVES (METROPOLITAN OPERA HOUSE) http://www.youtube.com/v/DzdDf9hKfJw »>

choisie parce que je pense que c’est la meilleure que l’on puisse trouver sur le net, l’oeuvre de Verdi est ici non seulement bien interprétée du point de vue musical, mais met également en valeur une denrée rare de nos jours : l’émotion… Sortez vos mouchoirs ! A vous de juger….

https://i0.wp.com/media.torah-box.com/plateau-du-seder-de-pessah-1898.jpg

et ‘HAG PESSA’H SAMEA’H A TOUS LES JUIFS DU MONDE !

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 7 au Chabbat 8 Nissan 5779 (du vendredi 12 au samedi 13 avril 2019)

https://i1.wp.com/www.chiourim.com/wp-content/uploads/2016/04/metsora.jpg_______________________________________________

Cette semaine, nous étudions la paracha Metsora (Vayikra 14,1 – 15,33)

14,1
L’Éternel parla à moïse en ces termes :
14,2
« Voici quelle sera la règle imposée au lépreux lorsqu’il redeviendra pur: il sera présenté au pontife.
14,3
Le pontife se transportera hors du camp, et constatera que la plaie de lèpre a quitté le lépreux.
14,4
Sur l’ordre du pontife, on apportera, pour l’homme à purifier, deux oiseaux vivants, purs; du bois de cèdre, de l’écarlate et de l’hysope.
14,5
Le pontife ordonnera qu’on égorge l’un des oiseaux, au-dessus d’un vaisseau d’argile, sur de l’eau vive.
14,6
Pour l’oiseau vivant, il le prendra ainsi que le bois de cèdre, l’écarlate et l’hysope; il plongera ces objets, avec l’oiseau vivant, dans le sang de l’oiseau égorgé, qui s’est mêlé à l’eau vive;
14,7
en fera sept aspersions sur celui qui se purifie de la lèpre, et, l’ayant purifié, lâchera l’oiseau vivant dans la campagne.
14,8
Celui qui se purifie lavera ses vêtements, se rasera tout le poil, se baignera et deviendra pur. II pourra alors rentrer dans le camp, mais il restera sept jours hors de sa tente.
14,9
Puis, le septième jour, il se rasera tout le poil: sa chevelure, sa barbe, ses sourcils, tout son poil; il lavera ses vêtements, baignera son corps dans l’eau, et deviendra pur.
14,10
Le huitième jour, il prendra deux agneaux sans défaut, et une brebis âgée d’un an, sans défaut; plus, trois dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, comme oblation, et un log d’huile.
14,11
Le pontife purificateur présentera l’homme qui se purifie, ainsi que ces objets, devant le Seigneur, à l’entrée de la Tente d’assignation;
14,12
et le pontife prendra l’un des agneaux (qu’il doit offrir comme délictif), puis le log d’huile, et il en opérera le balancement devant le Seigneur.
14,13
II immolera cet agneau à l’endroit où on immole l’expiatoire et l’holocauste: dans le saint lieu. Car le délictif doit être, pour le pontife, comme l’expiatoire: c’est une sainteté de premier ordre.
14,14
Le pontife prendra du sang de ce délictif, et il en mettra sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur l’orteil de son pied droit.
14,15
Puis le pontife prendra le log d’huile et en fera couler dans la main gauche du pontife.
14,16
Le pontife trempera son index droit dans l’huile qui est dans sa main gauche, et de cette huile il fera, avec l’index, sept aspersions devant le Seigneur.
14,17
Du surplus de l’huile qui est dans sa main, le pontife mettra une partie sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur l’orteil de son pied droit, par-dessus le sang du délictif.
14,18
Et ce qui sera resté de l’huile contenue dans la main du pontife, il l’appliquera sur la tète de celui qui se purifie, et fera expiation pour lui devant le Seigneur.
14,19
Alors le pontife s’occupera de l’expiatoire, et fera expier son impureté à celui qui se purifie; puis il immolera l’holocauste.
14,20
Le pontife offrira cet holocauste, ainsi que l’oblation, sur l’autel, fera ainsi expiation pour lui, et il sera pur.
14,21
Si cet homme est pauvre et que ses moyens soient insuffisants, il prendra un agneau comme délictif destiné à être balancé, pour obtenir son expiation; plus, un dixième de fleur de farine pétrie à l’huile, pour oblation, et un log d’huile;
14,22
puis deux tourterelles ou deux jeunes colombes, selon que le permettront ses moyens; l’une sera un expiatoire, l’autre un holocauste.
14,23
Il les apportera, le huitième jour de sa purification, au pontife, à l’entrée de la Tente d’assignation, devant le Seigneur.
14,24
Le pontife prendra l’agneau délictif et le log d’huile, et en opérera le balancement devant le Seigneur.
14,25
Après avoir immolé l’agneau délictif, le pontife prendra du sang de la victime, et l’appliquera sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur l’orteil de son pied droit.
14,26
Puis le pontife versera une partie de l’huile dans la main gauche du pontife;
14,27
fera avec l’index droit, de cette huile qui est dans sa main gauche, sept aspersions devant le Seigneur,
14,28
et mettra un peu de l’huile, contenue dans sa main, sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur l’orteil de son pied droit, au même endroit que le sang du délictif.
14,29
Quant au restant de l’huile qui est dans la main du pontife, il l’appliquera sur la tête de celui qui se purifie, pour lui obtenir expiation devant le Seigneur.
14,30
Puis il traitera l’une des tourterelles ou des jeunes colombes, des victimes qu’on aura pu fournir;
14,31
offrira ce qu’on aura pu fournir, un oiseau comme expiatoire, l’autre comme holocauste, en outre de l’oblation; et ainsi le pontife procurera, à celui qui se purifie, son expiation devant l’Éternel.
14,32
Telle est la règle pour la purification de celui qui a eu une plaie de lèpre, quand ses moyens sont insuffisants. »
14,33
L’Éternel parla à moïse et à Aaron en ces termes:
14,34
« Quand vous serez arrivés au pays de Canaan, dont je vous donne la possession, et que je ferai naître une altération lépreuse dans une maison du pays que vous posséderez,
14,35
celui a qui sera la maison ira le déclarer au pontife, en disant: « J’ai observé quelque altération à ma maison. »
14,36
Le pontife ordonnera qu’on vide la maison avant qu’il y entre pour examiner l’altération, de peur que tout ce qui est dans la maison ne se trouve impur; après quoi, le pontife viendra visiter cette maison.
14,37
S’il constate, en examinant la plaie, que cette plaie est dans les murs de la maison, en dépressions d’un vert ou d’un rouge foncé, plus basses en apparence que le niveau du mur,
14,38
le pontife se dirigera de la maison vers l’entrée de la maison, et la fera fermer pour sept jours.
14,39
Le pontife y retournera le septième jour. S’il observe que la plaie a grandi sur les murs de la maison,
14,40
il ordonnera qu’on détache les pierres atteintes par la plaie et qu’on les jette hors de la ville, dans un lieu impur.
14,41
Puis il fera gratter la maison intérieurement, autour de la plaie, et l’on jettera la poussière qu’on aura raclée hors de la ville, dans un lieu impur.
14,42
On prendra d’autres pierres, que l’on posera à la place des premières; on prendra d’autre mortier, et l’on recrépira la maison.
14,43
Et si la plaie recommence à se développer dans la maison après qu’on a gratté et recrépi la maison,
14,44
le pontife viendra, et constatera que la plaie s’est accrue dans cette maison; c’est une lèpre corrosive qui règne dans cette maison: elle est impure.
14,45
On démolira la maison, les pierres, la charpente et tout l’enduit de la maison, qu’on transportera hors de la ville, dans un lieu impur.
14,46
Celui qui entrera dans la maison tout le temps qu’on l’a déclarée close, sera souillé jusqu’au soir.
14,47
Celui qui couchera dans cette maison, lavera ses vêtements, et celui qui y mangera doit les laver de même.
14,48
Mais si le pontife, lorsqu’il vient, observe que la plaie n’a pas fait de progrès dans la maison après que celle-ci a été recrépie, le pontife déclarera cette maison pure, car la plaie est guérie.
14,49
Il prendra, pour purifier la maison, deux oiseaux, ainsi que du bois de cèdre, de l’écarlate et de l’hysope.
14,50
Il égorgera l’un des oiseaux, au-dessus d’un vase d’argile, sur de l’eau vive;
14,51
prendra le bois de cèdre, l’hysope et l’écarlate avec l’oiseau vivant, les trempera dans le sang de l’oiseau égorgé et dans l’eau vive, et en aspergera la maison sept fois.
14,52
Il purifiera ainsi la maison par le sang de l’oiseau, par l’eau vive, par l’oiseau vivant, le bois de cèdre, l’hysope et l’écarlate.
14,53
Il lâchera l’oiseau vivant hors de la ville, dans la campagne, et fera ainsi propitiation pour la maison, qui deviendra pure.
14,54
Telle est l’instruction relative à toute affection de lèpre et à la teigne;
14,55
à la lèpre des étoffes, à celle des maisons;
14,56
à la tumeur, à la dartre et à la tache,
14,57
pour enseigner l’époque où l’on est impur et celle où l’on est pur. Telle est la règle de la lèpre. »
15,1
L’Éternel parla ainsi à Moïse et à Aaron:
15,2
« Parlez aux enfants d’Israël et dites-leur: Quiconque serait affligé de gonorrhée, son écoulement est impur.
15,3
Voici quand aura lieu cette souillure de l’écoulement: si sa chair laisse distiller le flux, ou si elle est engorgée par le flux, sa souillure aura lieu.
15,4
Toute couche sur laquelle repose celui qui a le flux, sera souillée; tout meuble sur lequel il s’assied, sera souillé.
15,5
Quiconque toucherait à sa couche, devra donc laver ses vêtements, se baigner dans l’eau, et restera souillé jusqu’au soir;
15,6
et qui s’assoira sur le meuble où s’assied celui qui a le flux, lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera souillé jusqu’au soir.
15,7
Si l’on touche au corps de celui qui a le flux, on lavera ses vêtements, on se baignera dans l’eau et l’on sera souillé jusqu’au soir.
15,8
Si celui qui a le flux vient à cracher sur un individu pur, celui-ci lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera souillé jusqu’au soir.
15,9
Tout harnais servant à la monture de celui qui a le flux, sera souillé.
15,10
Quiconque touche à un objet placé sous lui, sera souillé jusqu’au soir; et qui transporte un de ces objets lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau, et restera souillé jusqu’au soir.
15,11
Quiconque serait touché par celui qui avait le flux et qui n’a pas encore nettoyé ses mains dans l’eau, lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau, et restera souillé jusqu’au soir.
15,12
Un vaisseau d’argile, touché par celui qui a le flux, sera brisé; un vaisseau de bois, quel qu’il soit, sera nettoyé dans d’eau.
15,13
Quand cet homme sera délivré de sa gonorrhée, il comptera sept jours depuis son rétablissement; puis il lavera ses vêtements, baignera son corps dans une eau vive, et sera pur.
15,14
Le huitième jour, il se procurera deux tourterelles ou deux jeunes colombes, se présentera devant l’Éternel, à l’entrée de la Tente d’assignation, et les remettra au pontife.
15,15
Le pontife les traitera, l’une comme expiatoire, l’autre comme holocauste; et il l’absoudra, devant l’Éternel, de son écoulement.
15,16
Un homme qui aura laissé échapper de la matière séminale devra baigne dans l’eau tout son corps, et sera souillé jusqu’au soir.
15,17
Toute étoffe, toute peau, où il se trouverait de cette matière, sera nettoyée avec de l’eau et restera souillée jusqu’au soir.
15,18
Et une femme avec laquelle un homme aurait habité charnellement, tous deux se baigneront dans l’eau et seront souillés jusqu’au soir.
15,19
Lorsqu’une femme éprouvera le flux (son flux, c’est le sang qui s’échappe de son corps), elle restera sept jours dans son isolement, et quiconque la touchera sera souillé jusqu’au soir.
15,20
Tout objet sur lequel elle repose lors de son isolement, sera impur; tout objet sur lequel elle s’assied, sera impur.
15,21
Quiconque touchera à sa couche devra laver ses vêtements, se baigner dans l’eau, et restera souillé jusqu’au soir.
15,22
Quiconque touchera à quelque meuble où elle s’assoirait, lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau, et restera souillé jusqu’au soir.
15,23
Si, en y touchant, il était lui-même sur la couche où elle est assise, il serait souillé jusqu’au soir.
15,24
Mais si un homme vient à cohabiter avec elle, de sorte que son Impureté se communique à lui, il sera souillé sept jours, et toute couche sur laquelle il reposera sera souillée.
15,25
SI le flux sanguin d’une femme a lieu pendant plusieurs jours, hors de l’époque de son isolement, ou s’il se prolonge au-delà de son isolement ordinaire, tout le temps que coulera sa souillure, elle sera comme à l’époque de son Isolement: elle est Impure.
15,26
Toute couche sur laquelle elle repose pendant toute la durée de cet écoulement sera, à son égard, comme la couche où elle reposait lors de son isolement; tout meuble sur lequel elle s’assied sera souillé, comme II le serait lors de son isolement.
15,27
Quiconque les touchera deviendra impur; il devra laver ses vêtements, se baigner dans l’eau, et restera souillé jusqu’au soir.
15,28
Lorsqu’elle sera délivrée de son flux, elle comptera sept jours, après quoi elle sera pure.
15,29
Au huitième jour, elle se procurera deux tourterelles ou deux jeunes colombes, qu’elle apportera au pontife, à l’entrée de la Tente d’assignation.
15,30
Le pontife traitera l’un des oiseaux comme expiatoire, l’autre comme holocauste; et il l’absoudra, devant l’Éternel, de la souillure de son écoulement.
15,31
Vous devez éloigner les enfants d’Israël de ce qui pourrait les souiller, afin qu’ils n’encourent point la mort par leur contamination, en souillant ma demeure qui est au milieu d’eux.
15,32
Telle est la règle pour celui qui a le flux, et pour celui qui aurait laissé échapper de la matière séminale, cause d’impureté;
15,33
pour la femme qui souffre, lors de son isolement; pour la personne, homme ou femme, dont le flux se prolonge, et pour l’homme qui cohabite avec une femme impure. »

(Source : Torah-Box)

Metsora
Paracha Metsora

La lumière de l’aurore

Le titre de cette paracha est « Metsora », un terme qui désigne un certain type d’affection spirituelle de la peau. Le commentateur Sfat Emet explique que le mot « Metsora » est en réalité la contraction des deux termes – « Motsi Ra » – qui signifie « éliminer le mal. »

L’idée véhiculée ici est que lorsqu’un homme souffre d’une éruption cutanée ou d’un accès de fièvre, même si son état de santé est déficient, ces affections sont en réalité le signe que son corps élimine les toxiques et traverse un processus de nettoyage.

Nous pouvons appliquer cette idée à nos propres vies. Parfois, notre existence semble troublée par des difficultés et des moments confusion. Mais les kabbalistes affirment que dans un sens, on peut y voir un signe positif – le fait que les toxines spirituelles remontent à la surface, augurant par la même notre purification.

A la vérité, cette idée se cache dans l’étymologie du mot Nega – que la Torah utilise pour décrire la plaie cutanée mentionnée dans la paracha de cette semaine. En hébreu, le mot Nega s’orthographie avec les lettres NounGuimmelAyin. Si vous inversez l’ordre de ces lettres, vous obtenez le mot Oneg – un savant mélange de satisfaction, de paix et de joie. Tandis que les toxines sont libérées, la Nega (plaie) se transforme en Oneg, félicité.

Imaginez-vous une graine que l’on planterait dans la terre. Celle-ci commence lentement à se dégrader puis, au moment précis où elle atteint le plus haut point de sa décomposition – lorsque la graine semble définitivement perdue – c’est justement là qu’elle se met à germer. De même, le moment le plus sombre de la nuit annonce la révélation imminente de la lumière de l’aurore.

Notre monde traverse des temps tumultueux. Nous prions pour surmonter ces défis, et entamer un processus de purification, celui qui nous mènera à notre salut personnel et national… puisse-t-il survenir prochainement et de nos jours.

Rav Shraga Simmons

(Source : Aish.fr)

https://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2019/04/shabbat-shalo.jpg_______________________________________________

Ce Chabbat est appelé « Chabbat Hagadol »

Pourquoi ce Chabbat est-il appelé Chabbat Hagadol ?

Le Chabbat précédant Pessah est appelé Chabbat HaGadol – « le Grand Chabbat ». En quoi ce Chabbat est-il différent des autres ?

On appelle le Chabbat qui précède Pessah, Chabbat HaGadol. L’origine de cette appellation n’est pas claire car, bien qu’au Moyen Âge, de nombreuses autorités aient cherché à en expliquer la provenance, elle ne se trouve ni dans la Bible, ni dans la littérature Talmudique

 
(1) Une des approches consiste à lier le Chabbat HaGadol à un verset particulier de la Haftara qui parle d’un jour dans le futur qui sera gadol, ce qui signifie « grand »
 (2)« Or, Je vous enverrai Elie le prophète, avant qu’arrive le jour grand et redoutable de l’Eternel ». (Malachie 3:23) Le prophète parle du jour de délivrance qui surviendra dans le futur.
Pessah, qui, de tout temps, a représenté le jour de la délivrance, est, en fait, l’archétype de cette future rédemption3. Le Talmud nous enseigne donc :

Rabbi Yehochoua dit : « C’est en Nissan que le monde fut créé … l’esclavage de nos ancêtres en Egypte cessa et c’est en Nissan qu’ils seront délivrés. » (Talmud Roch HaChana 11a)

La tradition, qui confère à Elie un rôle primordial dans les temps messianiques, nous incite à lire la section relative à l’allusion que fait le prophète sur ce « grand » jour.

Le déroulement de l’Exode

D’autres commentateurs puisent dans le passé pour trouver une explication à cette dénomination. Le Talmud nous enseigne que les Juifs ont quitté l’Egypte un jeudi – le 15 du mois de Nissan -et que le 10 était donc le Chabbat qui le précédait.

« Quant au mois de Nissan de la Sortie d’Egypte, le 14, ils firent le sacrifice pascal, le 15, ils partirent et le soir [de ce même jour] les premiers-nés furent châtiés… et ce jour-là était un jeudi ». (Chabbat 87b)

L’importance du 10 Nissan est mentionnée dans la Torah :

« Parlez à toute la communauté d’Israël en ces termes : « Au dixième jour de ce mois, que chaque homme se procure un agneau, pour la maison de son père, un agneau par maison. » (Exode 12 :3)

Tossfot

(4) fait remarquer qu’en prenant un agneau, les Juifs excitèrent l’intérêt et le courroux des premiers-nés d’Egypte qui implorèrent Pharaon de laisser partir les Juifs. Devant le refus du monarque, ils se rebellèrent et s’en prirent à leurs propres parents
(5) . Ce jour est donc considéré comme grand, en raison du miracle manifeste que D.ieu accomplit et qui provoqua par la suite le déclin de la société Egyptienne. De plus, en abattant l’objet même de l’adoration des Egyptiens, les Juifs se libérèrent eux-mêmes des chaînes de l’esclavage spirituel.

Lorsque le Saint, béni soit-Il, dit à Moïse de tuer l’agneau pascal, il Lui répondit : « Maître de l’Univers! Comment puis-je accomplir une telle chose ? Tu sais bien que l’agneau est un dieu égyptien. Comme il est dit : Si nous sacrifions l’abomination des Egyptiens sous leurs yeux, ne vont-ils pas nous lapider ? » (Exode 8:22)

D-ieu répliqua : « Aussi longtemps que tu vivras, Israël ne partira pas d’ici avant d’avoir tué les dieux égyptiens précisément sous leurs yeux, afin de leur montrer que leurs dieux ne sont vraiment rien. » C’est effectivement ce qu’Il [D-ieu] fit, car cette nuit-là, Il tua les premiers-nés égyptiens et cette même nuit, les Juifs abattirent leurs agneaux et les mangèrent. Lorsque les Egyptiens virent leurs premiers-nés tués et leurs dieux abattus, ils ne purent rien faire, ainsi qu’il est dit : Tandis que les Egyptiens enterraient ceux que l’Eternel avait châtiés parmi eux, même tous leurs premiers-nés ; parmi leurs dieux, l’Eternel exécuta aussi Son décret. (Midrach Rabbah – Exode 16:3)

D-ieu dit ensuite à Moïse : « Aussi longtemps qu’Israël adorera les dieux égyptiens, Il ne sera pas délivré ; va leur dire de renoncer à leur mauvaise conduite et de rejeter l’idolâtrie. » C’est de cela qu’il s’agit dans le verset : « Retirez et prenez-vous des agneaux ». Ce qui signifie : Retirez vos mains de l’idolâtrie et prenez pour vous des agneaux, de cette manière, tuez les dieux d’Egypte et préparez la Pâque ; ce n’est qu’en accomplissant cela que l’Eternel passera au-dessus de vous. Tel est le sens de En restant assis immobiles, vous serez sauvés. (Midrach Rabbah – Exode 16 :2)

Le choix de l’agneau était également significatif à un autre niveau. Les Juifs étaient dès lors occupés à accomplir une prescription Divine ; en plus du rejet des dieux égyptiens, ils s’employaient activement à exécuter l’ordre de D-ieu.

le Rabbin Ari Kahn  www.lamed.fr

Pourquoi ce Chabbat est-il appelé Chabbat Hagadol ?

(Source : JForum)

Nissan : Le mois du renouvellement

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Annonçant la proximité de la fête de Pessah, ce mois de Nissan qui arrive est connu sous le nom que lui confère la Torah elle-même : « le mois du printemps » – « ‘hodech haaviv » -, un printemps dans lequel nous sommes également entrés ces tout derniers jours.

En fait, ce mois, qui est également présenté dans la Torah comme le          « premier » de tous les mois, symbolise le «’hidouch » par définition, c’est-à-dire la capacité de renouvellement. En effet, le calendrier hébraïque est mixte : à la fois solaire et lunaire. D’ailleurs, nous reparlerons prochainement du calendrier solaire. Concernant le cycle lunaire, qui recommence tous les mois, il est une occasion de nous rappeler à quel point dans la vie, l’être humain a besoin de se renouveler. Nissan est donc un mois qui invite l’homme à se retrouver complètement différent de ce qu’il était auparavant. Alors comment une telle chose est-elle possible ?

On sait que la vie s’organise autour de deux pôles, comme la Torah l’annonce dès le premier verset de Béréchit : « ארב תישארב ץראה תאו םימשה תא םיקולא ». « Hachamayim » désigne ici non seulement le ciel, mais tout ce qui est changeant. On voit bien dans une même journée que les cieux changent de couleur et que tout au long de l’année, ils évoluent constamment selon les saisons. Par contre, la terre évoque quant à elle la permanence et ce qui est stable.

Ces repères permanents rassurent et permettent de déterminer le cadre de la vie humaine. Mais sans changement, on est également perdu et la vie risque de devenir fort banale et ennuyeuse. Ces deux pôles sont donc tout à fait indispensables. La question est alors de savoir ce que l’on garde et ce que l’on change !

La plupart des hommes ont choisi la voie la plus facile, c’est-à-dire de changer tout ce qui les entoure : à savoir les modes vestimentaires, les amis, les lois et les références culturelles et idéologiques. L’homme entretient ainsi une « illusion de changement ». Comme le font tous ceux qui « changent de cadre » pour oublier leurs soucis et leurs problèmes véritables. Or ils ont beau voyager au bout du monde, ils les retrouvent évidemment toujours face à eux… Face à cette impasse qui se reproduit sans cesse, le pari que propose la Torah est certes plus difficile à relever, mais il est également plus motivant et durable : « garder les mêmes lois en décidant d’évoluer soi-même !»

Prenons un exemple : la prière. On ne trouvera une nouvelle ferveur quotidienne en s’adressant régulièrement trois fois par jour au Créateur qu’en puisant en soi – et uniquement au tréfonds de soi – une énergie nouvelle. Cela revient à devoir travailler ses propres middot (qualités intérieures) en se disant : « Je ne suis pas identique d’une prière à l’autre. J’évolue entre deux Chabbat ou entre deux fêtes.»

Or il en est de même dans tous les domaines. Celui qui accepte de se « renouveler » ne s’ennuie jamais, mais découvre constamment un nouvel aspect de sa personnalité.

C’est là la réflexion que nous propose le mois de Nissan, le mois du vrai renouvellement : celui de l’intériorité !

Nissan : Le mois du renouvellement

(Source : Chiourim.com)

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1er Nissan : Bénédiction sur les arbres en fleurs

A partir du 1er Nissan, symbole du printemps et du renouveau de la nature, on doit dire une bénédiction sur des arbres fruitiers en fleurs pour remercier D. de la beauté de la floraison. Cette Mitsvah est profondément ressentie en Israël où l’attachement à la terre est sensible et très fort.

C’est donc depuis Roch Hodech Nissan, que la bénédiction peut-être récitée, précédée de psaumes et d’un texte d’introduction.

Normalement, ce rite ne doit être observé qu’au mois de Nissan mais dans certains cas précis, comme par exemple quand un arbre n’a pas encore fleuri, on peut exceptionnellement le reporter à une date ultérieure.

La Halakha a fixé que seuls les arbres fruitiers peuvent être bénis. Selon certains décisionnaires, on ne peut pas réciter cette Beraha le Shabbat et les jours de fête.

En Israël, certains propriétaires de jardins ont pris l’habitude d’accrocher aux branches d’un de leurs arbres le texte de la bénédiction pour permettre aux passants d’accomplir la Mitsvah.

Si vous souhaitez connaître les détails des lois de Birkat Hailanot, vous pouvez consulter sur www.techouvot.com:

http://www.techouvot.com/resume_des_lois_de_birkat_hailanot-vp37732.html

1er Nissan : Bénédiction sur les arbres en fleurs

(Source : Chiourim.com)

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 29 Adar II au Chabbat 1er Nissan 5779 (du vendredi 5 au samedi 6 avril 2019)

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_________________________________________
Cette semaine, nous étudions la paracha Tazria (Vayikra 12,1-13,59)
12,1
L’Éternel parla à moïse en ces termes:
12,2
« Parle ainsi aux enfants d’Israël: lorsqu’une femme, ayant conçu, enfantera un mâle, elle sera impure durant sept jours, comme lorsqu’elle est isolée à cause de sa souffrance.
12,3
Au huitième jour, on circoncira l’excroissance de l’enfant.
12,4
Puis, trente-trois jours durant, la femme restera dans le sang de purification: elle ne touchera à rien de consacré, elle n’entrera point dans le saint lieu, que les jours de sa purification ne soient accomplis.
12,5
Si c’est une fille qu’elle met au monde, elle sera impure deux semaines, comme lors de son isolement; puis, durant soixante-six jours, elle restera dans le sang de purification.
12,6
Quand sera accompli le temps de sa purification, pour un garçon ou pour une fille, elle apportera un agneau d’un an comme holocauste, et une jeune colombe ou une tourterelle comme expiatoire, à l’entrée de la Tente d’assignation, et les remettra au pontife.
12,7
Celui-ci les offrira devant le Seigneur, fera expiation pour elle, et elle sera purifiée du flux de son sang. Telle est la règle de la femme qui enfante, qu’il s’agisse d’un garçon ou qu’il s’agisse d’une fille.
12,8
Si ses moyens ne lui permettent pas d’offrir un agneau, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes colombes, l’une pour holocauste, l’autre pour expiatoire; et le pontife fera expiation pour elle, et elle sera purifiée. »
13,1
L’Éternel parla ainsi à Moïse et à Aaron:
13,2
« S’il se forme sur la peau d’un homme une tumeur, ou une dartre ou une tache, pouvant dégénérer sur cette peau en affection lépreuse, il sera présenté à Aaron le pontife ou à quelqu’un des pontifes, ses fils.
13,3
Le pontife examinera cette affection de la peau: si le poil qui s’y trouve est devenu blanc, et que la plaie paraisse plus profonde que la peau du corps, c’est une plaie de lèpre. Cela constaté, le pontife le déclarera impur.
13,4
Si c’est une tache blanche qu’on voit à la peau, mais qui ne paraisse pas plus profonde que la peau, et qu’elle n’ait pas fait blanchir le poil, le pontife séquestrera la plaie pendant sept jours.
13,5
Puis il l’examinera le septième jour: si la plaie lui présente le même aspect, si elle n’a pas fait de progrès sur la peau, le pontife la séquestrera une seconde fois pour sept jours.
13,6
Et le pontife, au septième jour, l’examinera de nouveau: si cette plaie s’est affaiblie et qu’elle n’ait fait aucun progrès sur la peau, le pontife la déclarera pure, c’est une simple dartre: l’homme lavera ses vêtements et sera pur.
13,7
Mais si cette dartre venait à s’étendre sur la peau après qu’il s’est présenté au pontife et a été déclaré pur, il se fera visiter de nouveau par le pontife.
13,8
Celui-ci constatera que la dartre s’est étendue sur la peau, et alors il le déclarera impur: c’est la lèpre.
13,9
Lorsqu’une affection lépreuse sera observée sur un individu, il sera amené devant le pontife.
13,10
Si le pontife remarque qu’il existe sur la peau une tumeur blanche, laquelle ait fait blanchir le poil, ou qu’une chair vive et saine existe au milieu de la tumeur,
13,11
c’est une lèpre invétérée dans la peau du corps, et le pontife le déclarera impur; Il ne le séquestrera point, car il est impur.
13,12
Que si la lèpre va se développant sur la peau, et qu’elle couvre toute la peau affectée, depuis la tête jusqu’aux pieds, partout où atteint le regard du pontife,
13,13
celui-ci constatera que la lèpre a gagné tout le corps, et il déclarera cette plaie pure: elle a complètement blanchi la peau, elle est pure.
13,14
Mais, du moment qu’il s’y manifeste une chair vive, elle est impure.
13,15
Quand le pontife observera cette chair vive, il la déclarera impure: la chair vive est impure, il y a lèpre.
13,16
Toutefois, si cette chair vive redevient blanche, on se présentera au pontife;
13,17
le pontife constatera que la plaie a tourné au blanc, et il déclarera cette plaie pure: elle est pure.
13,18
S’il s’est formé sur un corps, à la peau, un ulcère, et qu’il se soit guéri,
13,19
mais qu’au siège de cet ulcère il survienne une tumeur blanche ou une tache blanche-vermeille, on se fera visiter par le pontife.
13,20
Si le pontife observe qu’elle paraît plus basse que la peau et que le poil y est devenu blanc, le pontife déclarera l’homme impur: c’est une plaie de lèpre, qui s’est développée sur l’ulcère.
13,21
Si le pontife constate qu’elle ne renferme pas de poil blanc, qu’elle n’est pas plus basse que la peau et qu’elle est terne, il séquestrera l’homme durant sept jours.
13,22
Si alors elle s’est étendue sur la peau, le pontife le déclarera impur, c’est une plaie.
13,23
Mais la tache demeure-t-elle où elle était, sans accroissement, c’est la cicatrice de l’ulcère, et le pontife le déclarera pur.
13,24
Pareillement, s’il existe une brûlure à la peau d’une personne, et que cette brûlure, en se guérissant, forme une tache blanche-vermeille, ou blanche,
13,25
si le pontife, en l’examinant, constate que le poil, à l’endroit de la tache, est devenu blanc, et qu’elle paraît plus profonde que la peau, c’est une lèpre qui s’est développée sur la brûlure; le pontife le déclarera impur, c’est une plaie de lèpre.
13,26
Si le pontife observe que la tache n’a pas de poil blanc, qu’elle n’est pas plus basse que la peau et qu’elle est terne, il séquestrera l’homme durant sept jours,
13,27
puis il l’examinera le septième jour. Si elle s’est étendue sur la peau, le pontife le déclarera impur, c’est une plaie de lèpre.
13,28
Mais si la tache est restée stationnaire, sans s’étendre sur la peau, et est demeurée terne, ce n’est que la tumeur de la brûlure: le pontife le déclarera pur, car c’est la cicatrice de la brûlure.
13,29
Quand un homme ou une femme aura une plaie à la tête ou au menton,
13,30
si le pontife observe que cette plaie paraît plus profonde que la peau et qu’il s’y trouve du poil jaune ténu, le pontife déclarera la personne impure: c’est une teigne, c’est la lèpre de la tête ou du menton.
13,31
Mais si le pontife observe que cette plaie teigneuse ne paraît pas plus profonde que la peau, sans toutefois qu’il y ait du poil noir, il séquestrera la plaie teigneuse durant sept jours.
13,32
Et il visitera la plaie au septième jour: si la teigne n’a pas fait de progrès, si elle ne renferme pas de poil jaune, et que la teigne ne semble pas plus profonde que la peau,
13,33
la personne se rasera, mais elle ne rasera point la partie teigneuse; et le pontife séquestrera cette plaie pour sept jours, une seconde fois.
13,34
Puis le pontife visitera la teigne au septième jour: si elle ne s’est pas étendue sur la peau et qu’elle ne paraisse pas plus profonde que celle-ci, le pontife déclarera pur l’individu, qui lavera ses vêtements et sera pur.
13,35
Mais si la teigne vient à s’étendre sur la peau après cette déclaration de pureté,
13,36
le pontife constatera que la teigne s’est étendue sur la peau; il n’a pas à s’enquérir du poil jaune: la personne est impure.
13,37
Que si la teigne lui montre encore le même aspect, et qu’il y soit venu du poil noir, c’est la guérison de la teigne: elle est pure, le pontife la déclarera pure.
13,38
Si un homme ou une femme a la peau du corps parsemée de taches blanches,
13,39
et que le pontife, examinant, constate sur leur peau des taches d’un blanc obscur, c’est un exanthème qui s’est développé sur la peau: Il est pur.
13,40
Si la tête d’un homme se dégarnit de cheveux, celui-là n’est que chauve, il est pur.
13,41
Sa tète se dégarnit-elle du côté de sa face, il est demi-chauve, il est encore pur.
13,42
Mais s’Il survient, sur le derrière ou le devant de cette tête chauve, une plaie blanche-vermeille, c’est une lèpre qui se développe sur la calvitie postérieure ou antérieure.
13,43
Si le pontife, en l’inspectant, observe que la tumeur de la plaie, sur le derrière ou le devant de la tête, est blanche-vermeille, comme l’aspect de la lèpre sur la peau du corps,
13,44
c’est un individu lépreux, il est impur: le pontife doit le déclarer impur, sa tête est le siège de la plaie.
13,45
Or, le lépreux chez qui l’affection est constatée, doit avoir les vêtements déchirés, la tête découverte, s’envelopper jusqu’à la moustache et crier: impur! Impur!
13,46
Tant qu’il gardera cette plaie, il sera impur, parce qu’elle est impure; il demeurera Isolé, sa résidence sera hors du camp.
13,47
Si une altération lépreuse a lieu dans une étoffe, étoffe de laine ou étoffe de lin,
13,48
ou seulement dans la chaîne ou dans la trame du lin ou de la laine, ou dans une peau, ou dans quelque ouvrage en peau;
13,49
si la partie attaquée est d’un vert ou d’un rouge foncé, dans l’étoffe ou dans la peau, dans la chaîne ou dans la trame, ou dans l’objet quelconque fait de peau, c’est une plaie de lèpre, et elle sera montrée au pontife.
13,50
Le pontife examinera la plaie et la fera enfermer durant sept jours.
13,51
S’il constate, en visitant la plaie au septième jour, qu’elle a grandi dans l’étoffe, ou dans la chaîne ou la trame, ou dans la peau, à quelque ouvrage que cette peau ait été employée, c’est une lèpre corrosive que cette plaie: elle est impure.
13,52
On brûlera l’étoffe, ou la chaîne ou la trame, soit de laine soit de lin, ou l’objet quelconque fait de peau, qui est atteint de cette plaie; car c’est une lèpre corrosive, elle doit être consumée par le feu.
13,53
Mais si le pontife observe que la plaie n’a pas grandi dans l’étoffe, dans la chaîne ou la trame, ou dans l’objet fait de peau,
13,54
il ordonnera qu’on lave la partie altérée; puis il la fera de nouveau enfermer pour sept jours.
13,55
Si le pontife observe que cette plaie, après avoir été lavée, n’a pas changé d’aspect et qu’elle ne s’est pas agrandie, elle est impure, tu la consumeras par le feu: il y a érosion sur l’envers ou sur l’endroit de l’étoffe.
13,56
Mais le pontife observe-t-il que la plaie a pâli après avoir été lavée, il déchirera cette partie de l’étoffe ou de la peau, ou de la chaîne ou de la trame;
13,57
et si la plaie reparaît dans l’étoffe, dans la chaîne ou dans la trame, ou dans l’objet fait de peau, c’est une recrudescence: tu dois le brûler, cet objet où gît la plaie.
13,58
Pour l’étoffe, la chaîne ou la trame, ou l’objet fait de peau, que tu auras lavé et d’où la plaie aura disparu, il sera lavé une seconde fois et sera pur.
13,59
Telle est la règle concernant l’altération lépreuse sur l’étoffe de laine ou de lin, ou sur la chaîne ou la trame, ou sur tout objet en peau, qu’il s’agira de déclarer purs ou impurs. »
(Source : Torah-Box)
16 Avril 2012 Paracha Tazria - Site du Rav Haim Dynovisz
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01:00:53

D.ieu existe-t-Il ? Avons nous des preuves de l’existence de D.ieu ?

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Commençons par deux histoires !

1) Lors d’une visite de courtoisie de notables égyptiens chez le grand philosophe et médecin personnel du roi : Rabbi Moché Bèn Maimone, le Rambam, une des personnes venues, un riche notable réputé pour ses idées hérétiques ne put retenir son étonnement.

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Comment se peut-il qu’un homme de science éminent, philosophe réputé, rationaliste par excellence tel que le Rambam croit en l’existence d’un D. unique, dirige toute sa vie en se basant sur sa foi sans que ce D. ne lui ait jamais prouvé son existence ?

Rappelons que le Rambam ,
Rabbi Moché ben Maïmone (1138-1204), fut la personnalité juive la plus célèbre du Moyen-âge.

Le plus grand décisionnaire de tous les temps, un des philosophes les plus importants de son époque.
Homme de science et chercheur.
Dirigeant de communautés en Égypte et dans la région, il a exercé une grand influence sur les générations suivantes.

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Le Rambam ne répondit pas à la question. Calmement, sans même sourciller, il feuilleta un livre de médecine écrit de sa main, s’arrêta à une page remplie de petits caractères et cita le nom d’une maladie compliquée, décrivit ses symptômes, en détermina les causes puis lut le traitement long et complexe à suivre jusqu’à la guérison totale.

Sais-tu d’où je sais cela ? questionna le Rambam en levant les yeux : « Un jour alors que j’écrivais la description de la maladie qu’on m’avait exposée, ma main renversa par erreur l’encrier, l’encre coula sur la feuille formant, tout à fait par hasard des mots qui à ma grande surprise étaient la réponse exacte aux questions qui préoccupaient mon esprit ».

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Une des particularités d’Érèts Israël est de concentrer dans un espace géographique très restreint une multitude de paysages et de climats qui sont un hymne à la gloire de notre Créateur.

Voyant les yeux ronds de surprise et le sourire incrédule de l’assistance, le Rambam marqua un temps d’arrêt puis dit d’une voix convaincante : « Une futile histoire de création, due au hasard, telle que celle-ci, tu n’es pas prêt à la concevoir, mais des futilités à l’échelle universelle, c’est-à-dire que tous les détails et les merveilles du monde et de la création entière se sont d’eux même créés par hasard, cela pour toi est concevable ? N’entends-tu pas la voix de chaque élément de la Création crier : C’est le Créateur qui m’a créé ? « 

Exemples des merveilles de la création


Chutes du Niagara

L’éverest

Dunes d’Afrique

Le Kilimandjaro

Ours

Le Canyon du Colorado

Crocodile

Lion

Eléphant

Pérroquet

Aigle

Pérroquets

Poissons-clowns

Poisson-lion

Dauphin

2) Sir Isaac Newton (1642-1727) fut l’un des plus grands savants de tous les temps. Sa profonde croyance religieuse servait une force magistrale dans son travail scientifique. Catholique hérétique, il écrivait que D. est la seule cause de la force de la pesanteur.

Isaac Newton invita chez lui un ami d’enfance lui aussi grand homme de science, de retour en Grande Bretagne. Au cours d’un repas, l’ami demanda non sans étonnement, ce qu’il en était des rumeurs qui couraient à son sujet : que lui, Newton était un fervent croyant en D’. En entendant la question, son visage prit un air sérieux et il répondit silencieusement :  » Je voudrais te montrer quelque chose qui t’intéressera sûrement ».

Newton tira d’un des rayons de sa bibliothèque un montage de sphères et de ressorts et expliqua :  » voici les planètes, ici, la terre autour de laquelle tourne la lune ; ici, c’est Saturne et ses satellites, ici c’est Jupiter etc ».
Et à présent regarde: en tirant un fil il déclencha le système et les planètes se déplacèrent harmonieusement l’une à côté de l’autre et l’une autour de l’autre, de manière extraordinairement ordonnée, imitant avec exactitude le mouvement des planètes dans l’espace.
L’ami fut très impressionné :  » Isaac, comment as-tu réalisé cela ? » s’écria t-il.
Newton , l’homme de science par excellence, répondit avec un calme affecté :  » moi ? Je n’ai rien fait, dans la cour de ma maison s’était amassé un tas de débris de globes et de ressorts.
La poursuite d’un chien après un chat a poussé ce dernier à se propulser droit vers le tas de ferraille et tous les débris ont volé de tous les côtés.
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En entendant le bruit j’ai couru vers la cour et à ma grande stupeur, j’ai vu que les débris tombés à terre les uns à côté des
autres et les uns sur les autres avaient formé cette merveille que tu vois ». Voyant le visage incrédule de son interlocuteur, sa voix changea et prit un ton prédicateur : « cet arrangement n’est qu’une maquette qui ressemble à l’original, infiniment grand et complexe, la maquette ne peut pas se construire par hasard… et l’original le peut ? »
De ces deux histoires ressort une seule conclusion : s’il existe une Création, il existe aussi un Créateur. Si l’on découvrait une construction au fin fond de la jungle, nous saurions que quelqu’un l’a construite indépendamment du fait que l’auteur apparaisse ou non à cet instant.
Le Roi David chante dans son psaume 19 :
« Les cieux racontent la gloire de D’ Et le firmament proclame l’oeuvre de ses mains… Point de discours, point de paroles, leur voix ne se fait pas entendre ».
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La Création est la preuve même de l’existence du Créateur. Les cieux racontent sans paroles, pour ceux qui sont prêts à écouter. On pourrait conclure ce chapitre ici.

Néanmoins l’ampleur prise par la théorie de l’évolution de Darwin exige une courte explication.

Depuis que j’avais entendu parler de la théorie de l’évolution de Darwin je me demandais comment elle pouvait expliquer la formation du point de départ à partir duquel s’est développé le monde entier ? Je pensais qu’il devait y avoir une réponse (aussi illogique soit-elle !) que donnent les inventeurs de cette théorie et que je ne connaissais pas. Car, sans réponse à cette question de base, la théorie se trouve annulée.

Il ne me vint pas à l’esprit qu’une personne ayant toute sa raison puisse avoir l’audace de publier dans le monde entier une réponse à la question la plus brûlante de l’humanité sans expliquer l’essentiel la formation du point de départ à partir du néant.

A ma grande stupeur je découvris dans l’encyclopédie Hébraïque (Tome 15 p 703) les mots suivants  » l’idéologie évolutionniste ne donne pas de réponse à la question de la formation de l’élément premier dans tout le processus de l’évolution, élément premier qui est l’origine et le point de départ de ce processus « .

Tout le monde le reconnaît ! Il n’y a pas d’explication naturelle qui réponde à la question : comment et à partir de quoi le monde s’est il créé ?

Afin d’éviter le piège susceptible de mettre l’accent sur ce qui est simple. Cette question n’existe que si notre relation au problème de la Création est, à D. ne plaise, hérétique. Car si la réalité du monde n’est que naturelle, et s’il n’existe pas de réalité surnaturelle, alors chaque chose naturelle doit avoir un commencement, ce qui n’est pas le cas si nous acceptions l’idée qu’il existe un Créateur surnaturel que nous ne pouvons appréhender. Alors, il n’y a plus lieu de poser la question de savoir quelle est l’origine de notre intelligence limitée. Les choses paraissent profondes, mais elles sont évidentes pour celui qui les examine.
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A présent quelques questions pour celui qui s’entête à dire que la Création du monde, dans tous ses détails, s’est faite par hasard.

1) Comment est-ce possible que dans un processus d’évolution accidentelle, les dents sachent pousser exactement dans la bouche et pas ailleurs ?

L’évolution serait-elle dotée d’une intelligence pour les positionner juste entre les lèvres, entrée de la nourriture non mâchée, et le système digestif et pour penser à différencier les incisives des molaires et les placer chacune à l’endroit le plus approprié pour leur bon fonctionnement ?

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La même question se pose concernant tous les membres comment les yeux ont-ils su que l’endroit idéal pour eux était dans le visage.
Celui-ci se trouvant en haut du corps et dirige celui-ci, et non pas dans la plante des pieds par exemple ?
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Comment la pupille a-t-elle décidé de se placer dans l’oeil et non pas sur le nez qui est juste à côté ?

On peut poser les mêmes questions en ce qui concerne les muscles, le système nerveux, le système immunitaire, l’ouïe, l’odorat, les enzymes etc…

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Chaque élément comportant une infinité de détails, la plus légère modification au niveau de leur positionnement, de leur forme ou de leur composition rend la vie insupportable, voire impossible (par exemple comment pourrions nous fonctionner si les dents étaient faites d’une matière molle telle que le lobe de l’oreille ?).

L’ordre et l’exactitude extraordinaires qui se trouvent dans toute la Création ne suffisent-ils pas à désigner le programmeur ingénieux qui est au-dessus de notre entendement et qui détient un pouvoir infini ?

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2) Comment se fait-il que, tout à fait par hasard, les créatures venimeuses soient marquées de couleurs vives, depuis les plus dangereuses, tels que le serpent, aux moins dangereuses mais toutefois susceptible de faire mal, telles que l’abeille et la guêpe ? Afin que les hommes s’en écartent. L’évolution accidentelle serait-elle intelligente et consciencieuse à ce point-là ?

3) Autre exemple qui montre l’intelligence et la préoccupation de l’évolution accidentelle : l’homme sort du ventre de sa mère entier, il est la miniature d’un adulte, à part les dents. Pourquoi ? Afin qu’il ne cause pas de douleur à sa mère lors de l’allaitement ! De manière extraordinaire, à l’âge où l’enfant est mûr pour mâcher la nourriture… des dents lui poussent dans la bouche.

Vers l’âge de 6 ans, les dents de lait, petites, tombent et à leur place poussent des dents fixes, grandes, qui dureront toute sa vie. Tout cela, par hasard ?

Nous sommes-nous demandé une fois comment, lorsqu’une dent de lait tombe et qu’à sa place vient une dent définitive, la racine de la dent de lait disparaît ? La dent n’était pas simplement collée à la gencive, elle avait une longue racine plantée profondément dans la gencive. Où cette racine disparaît-elle ?

Il se trouve que pour éviter la formation d’un trou dans la gencive après la chute de la racine de la dent de lait (qui pourrait entraîner l’ébranlement de toute la mâchoire et une pousse tordue à un stade délicat de la poussée et de la chute des dents) l’avance des dents définitives dans la gencive vers la sortie est accompagnée de la sécrétion d’une substance qui provoque la désintégration de la racine de la dent de lait.

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Ainsi, lorsque la partie extérieure de la dent de lait bascule et tombe, la dent définitive sort immédiatement, à l’endroit le plus approprié pour elle. Tout cela serait-il accidentel, sans programmation ?

Puisque nous parlions de l’allaitement, comment est-ce possible que le lait maternel s’épaississe ou se fluidifie, se modifie au niveau de ses composants tout cela en fonction des besoins et du développement du bébé qui est un corps extérieur ! Que la production de lait varie en fonction de la demande du bébé ! Cela aussi serait-il accidentel ?

4) Avons-nous remarqué le fait que l’air dont nous avons besoin à chaque seconde pour respirer se trouve à profusion sur terre ? Quant aux choses superflues comme l’or et les diamants, leur quantité est limitée et plus que cela, elles sont cachées aux fins fonds de la terre. N’est-il pas clair que quelqu’un a programmé tout cela ?

5) Comment peut-on concevoir que deux corps qui se ressemblent mais sont de morphologies différentes, chacun d’eux s’étant développé tout à fait par hasard, se retrouvent à la fin de leur développement adaptés l’un à l’autre à plusieurs niveaux et attirés l’un vers l’autre, attirance qui, à elle seule, permet la survie de leur espèce.

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Cette évolution accidentelle se serait produite non pas au sein d’une seule espèce animale ou végétale mais, extraordinairement, parmi des dizaines de milliers d’espèces animales et végétales existantes…

6) Comment peut-on expliquer que les sucs digestifs décomposent tout ce qui arrive à l’estomac, même de la chair telle que la viande, mais ne désintègrent pas l’estomac lui-même fait de chair ?

Nous nous arrêterons là en ce qui concerne les exemples de miracles, car la magnificence et l’harmonie de la nature sont infinies.
Ceux qui s’intéressent à ce domaine pourront consulter n’importe quel ouvrage de recherche sur le monde vivant (les animaux, les végétaux, qui se trouvent sur la Terre ou au fond des océans) et ils trouveront des millions d’autres exemples.

Tout ceci ne concerne que notre petit monde. Qu’en est-il des milliards d’étoiles ainsi que des millions de galaxies qui emplissent l’univers infini ?

Il n’est pas possible de ne pas ajouter une autre donnée : Des mathématiciens, après des recherches approfondies, ont prouvé que lorsque la probabilité est de l’ordre de 10 puissance moins 6, elle a une chance, même infime de se réaliser. Mais une probabilité de 1/1040 n’a aucune chance de se réaliser. Pour mieux visualiser la situation, prenons un exemple. Si quelqu’un veut prendre une carte déterminée qui se trouve mélangée à 100 000 000 (100 millions!) de cartes différentes, la probabilité de tirer la carte voulue est de 1/108.

Fred Hoyle, savant réputé, prix Nobel de physique, lors de ses conférences données aux quatre coins de la planète, a prouvé que la probabilité de transformation d’une seule cellule animale est de 1/10400…

Et quelle serait cette probabilité pour former un être humain entier ?…

Il nous faut encore mentionner brièvement les extraordinaires dispositifs qui se trouvent dans la Tora, ainsi que la tradition et la persistance de sa transmission au peuple juif. Tout cela prouve bien le fait qu’elle a été écrite par un facteur surnaturel, Créateur de l’univers entier, désigné dans la Tora sous le nom de
Élokim.

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Nous conclurons par deux citations de Albert Einstein. La première extraite de son livre autobiographique Mon univers… Il y a aussi l’expérience religieuse qui, il est vrai, est très rare à l’état pur. Je l’appellerai religiosité cosmique. Elle est presque incompréhensible pour celui qui n’en a pas une étincelle. La personne ressent la vanité des désirs et des aspirations humaines ainsi que la grandeur et l’ordre extraordinaire qui règnent dans la nature et dans le monde de la pensée.

L’individu perçoit sa propre existence comme une geôle, et désire la globalisation de l’existence dans le sens d’une union parfaite, emplie d’intelligence et de raison.

La deuxième est tirée de son livre Ma foi : « Ma foi provient d’un sentiment d’humilité et d’admiration envers le pouvoir suprême, infini, qui se dévoile à travers de misérables détails que nous pouvons percevoir au moyen de notre petite et faible intelligence ».

Il faut noter que Albert Einstein, le génie de la science, était un fervent croyant en D. Harry G. conférencier en psychologie raconte Je suis né en Belgique et j’ai reçu une éducation basée sur la culture française. Lorsque j’étais adolescent nous avons émigré aux Etats-Unis où je me suis imprégné de la culture anglo-saxonne. J’étais ivre de liberté, d’égalité et d’honneur qui génèrent chez américain un orgueil patriotique.

Quelque part, je savais que j’étais juif mais aux E.U. cela n’a aucune importance. Juifs, Italiens, Irlandais, Polonais, nous sommes tous des Américains égaux.

Après mon service militaire, je me suis joint au Chomèr Hatsa’ir (mouvement de jeunesse juif sioniste non religieux à l’idéologie marxiste) afin de renforcer ma conscience juive à cette époque là, j’étais entraîné par la mode de l’extrême gauche, ce qui me poussa à rejoindre le Chomèr Hatsa’ïr où je me divertissais et recevais une éducation idéologique, complétant ainsi mes études des cultures française et anglaise à l’université.


Université de Princeton

Une des activités que nous avons eues, fut une visite à Princeton chez le Pr. Einstein alors déjà très âgé. Nous étions venus lui annoncer notre départ en Israël. Nous voulions nous imprégner directement de sa grande personnalité et de son génie scientifique qui renforçait notre fierté juive. Il nous fit visiter son laboratoire, parla en faveur de l’état d’Israël et conversa avec nous.

L’un des étudiants posa une question : « Professeur tous les secrets de l’univers vous sont connus ». Einstein, poli et souriant jusqu’alors, l’interrompit et dit : « Seul D. dans les cieux connaît tous les secrets de l’univers ». Nous étions ébranlés, nous qui avions reçu une culture athée et marxiste, nous nous retrouvions en face d’un grand savant qui proclamait haut et fort sa croyance en D. ! Einstein remarqua notre soudaine réticence et ajouta :  » l’extraordinaire agencement de la nature prouve l’existence d’un D. créateur de tous les mondes ; que croyez-vous que les lois de la nature sont un jeu de dés ?  »

Autre histoire tirée de la revue américaine « Réparation de l’âme ».

Un groupe d’étudiants juifs, en partie membres des mouvements de jeunesse juifs sionistes aux E.U., rendirent visite à A. Einstein, à la prestigieuse Université de Princeton.

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Ionosphère

Atmosphère

L’un d’eux questionna Einstein :

– « Qu’y a-t-il au-dessus de l’atmosphère ? »
– « L’ionosphère ».
– « Et au-dessus de l’ionosphère ? »

Einstein répondit :
« Là bas commence le chemin qui conduit à la synagogue… « 


Synagogue de Scasale en Italie

Dans son livre Ma foi , Einstein écrit : » La plus belle expérience que l’on puisse vivre est le mystère. Il est à l’origine des croyances et de la science véritable. Celui qui est étranger à cette expérience et qui n’est pas capable d’être émerveillé, d’être plein de ferveur et de crainte est considéré comme mort ! Il ne comprend pas que ce qui est au-dessus de notre entendement existe réellement et se dévoile à nous avec l’intelligence la plus exceptionnelle et la beauté la plus merveilleuse que nos pauvres moyens ne peuvent capter que de la manière la plus primitive. C’est cette connaissance, ce sentiment qui est le centre de la véritable religiosité ».

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D-ieu existe-t-il ?

(Source : Univers Torah)

PARACHAT HACHAVOUA – PARACHA DE LA SEMAINE du vendredi 15 au Chabbat 16 Adar II 5779 (du vendredi 22 au samedi 23 mars 2019)

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Regarde le doute dans les yeux et défonce le – Pourim 2019

Regarde le doute dans les yeux et défonce le -Pourim

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Cette semaine nous étudions la paracha Vayikra (Vayikra 1,1 – 5,26)

Lire la paracha en français :

1,1
L’Éternel appela Moïse, et lui parla, de la Tente d’assignation, en ces termes:
1,2
« Parle aux enfants d’Israël et dis-leur: Si quelqu’un d’entre vous veut présenter au Seigneur une offrande de bétail, c’est dans le gros ou le menu bétail que vous pourrez choisir votre offrande.
1,3
Si cette offrande est un holocauste pris dans le gros bétail, il l’offrira mâle, sans défaut. Il le présentera au seuil de la Tente d’assignation, pour être agréable au Seigneur.
1,4
Il appuiera sa main sur la tête de la victime, et elle sera agréée en sa faveur pour lui obtenir propitiation.
1,5
On immolera le taureau devant le Seigneur; les fils d’Aaron, les pontifes, offriront le sang, dont ils aspergeront le tour de l’autel qui est à l’entrée de la Tente d’assignation.
1,6
Alors on dépouillera la victime, et on la dépècera par quartiers.
1,7
Les fils d’Aaron le pontife mettront du feu sur l’autel, et disposeront du bois sur ce feu;
1,8
puis les fils d’Aaron, les pontifes, arrangeront les membres, la tête et la graisse sur le bois, disposé sur le feu qui sera sur l’autel.
1,9
On lavera dans l’eau les intestins et les jambes; alors le pontife fera fumer le tout sur l’autel comme holocauste, combustion d’une odeur agréable au Seigneur.
1,10
Si l’offrande destinée à l’holocauste provient du menu bétail, des brebis ou des chèvres, on la présentera mâle, sans défaut.
1,11
On l’immolera au côté nord de l’autel, devant le Seigneur; et les fils d’Aaron, les pontifes, aspergeront de son sang le tour de l’autel.
1,12
On la dépècera par quartiers, séparant là tête et la graisse; le pontife les arrangera sur le bois, disposé sur le feu qui sera sur l’autel.
1,13
On lavera dans l’eau les intestins et les jambes; alors le pontife offrira le tout, qu’il fera fumer sur l’autel comme étant un holocauste, combustion d’une odeur agréable au Seigneur.
1,14
Si c’est un oiseau qu’on veut offrir en holocauste au Seigneur, qu’on choisisse l’offrande parmi les tourterelles ou les jeunes colombes.
1,15
Le pontife la présentera à l’autel et lui rompra la tête, qu’il fera fumer sur l’autel après que son sang aura été exprimé sur la paroi de l’autel.
1,16
Il enlèvera le jabot avec ses plumes, et le jettera à côté de l’autel, à l’orient, dans le dépôt des cendres.
1,17
Alors le pontife ouvrira l’oiseau du côté des ailes, sans les détacher, puis le fera fumer sur l’autel, sur le bois du brasier. Ce sera un holocauste, combustion d’une odeur agréable au Seigneur.
2,1
Si une personne veut présenter une oblation au Seigneur, son offrande doit être de fleur de farine. Elle l’arrosera d’huile et mettra dessus de l’encens;
2,2
puis elle l’apportera aux fils d’Aaron, aux pontifes. L’un d’eux y prendra une pleine poignée de cette farine et de cette huile, indépendamment de tout l’encens; et il fera fumer ce mémorial sur l’autel, combustion d’un parfum agréable au Seigneur.
2,3
Le surplus de l’oblation sera pour Aaron et ses fils: portion éminemment sainte des sacrifices brûlés devant le Seigneur.
2,4
Si tu veux offrir, comme oblation, des pièces de four, ce sera de la fleur de farine, en gâteaux azymes pétris avec de l’huile, ou en galettes azymes ointes d’huile.
2,5
Si ton offrande est une oblation préparée sur la poêle, qu’elle soit de fleur de farine pétrie dans l’huile, sans levain.
2,6
Qu’on la divise en morceaux, puis tu y répandras de l’huile: c’est une oblation.
2,7
Si ton offrande est une oblation faite dans le poêlon, elle doit se faire de fleur de farine avec de l’huile.
2,8
L’oblation préparée de ces diverses manières, tu l’apporteras au Seigneur: on la présentera au pontife, qui l’approchera de l’autel,
2,9
puis prélèvera de cette oblation le mémorial, qu’il fera fumer sur l’autel: combustion d’odeur agréable au Seigneur;
2,10
et le surplus de l’oblation sera pour Aaron et ses fils, comme éminemment sainte entre les sacrifices du Seigneur.
2,11
Quelque oblation que vous offriez à l’Éternel, qu’elle ne soit pas fermentée; car nulle espèce de levain ni de miel ne doit fumer, comme combustion, en l’honneur de l’Éternel.
2,12
Comme offrande de prémices, vous en ferez hommage à l’Éternel; mais ils ne viendraient point sur l’autel en agréable odeur.
2,13
Tout ce que tu présenteras comme oblation, tu le garniras de sel, et tu n’omettras point ce sel, signe d’alliance avec ton Dieu, à côté de ton oblation: à toutes tes offrandes tu joindras du sel.
2,14
Lorsque tu offriras au Seigneur l’oblation des prémices, c’est en épis torréfiés au feu, réduits en gruau pur, que tu offriras l’oblation de tes prémices.
2,15
Tu y verseras de l’huile et y mettras de l’encens: c’est une oblation.
2,16
Le pontife en fera fumer le mémorial, tiré du gruau et de l’huile, indépendamment de tout l’encens: combustion en l’honneur du Seigneur.
3,1
Son offrande est-elle un sacrifice rémunératoire: s’il la tire du gros bétail, que ce soit un mâle ou une femelle, il doit la présenter sans défaut devant le Seigneur.
3,2
Il appuiera sa main sur la tête de sa victime, qu’on immolera à l’entrée de la Tente d’assignation; puis les fils d’Aaron, les pontifes, aspergeront de son sang le tour de l’autel.
3,3
On présentera, de cette victime rémunératoire, comme combustion au Seigneur, la graisse qui recouvre les intestins, toute la graisse qui y adhère;
3,4
les deux rognons avec la graisse qui y adhère du côté des flancs, puis la membrane qui tient au foie et qu’on ôtera avec les rognons.
3,5
Et les fils d’Aaron feront fumer ces graisses sur l’autel, près de l’holocauste déjà placé sur le bois du brasier: combustion d’une odeur agréable au Seigneur.
3,6
Si c’est du menu bétail qu’il veut offrir un sacrifice rémunératoire au Seigneur, il l’offrira mâle ou femelle, sans défaut.
3,7
Son offrande consiste-t-elle en une brebis, il la présentera devant le Seigneur,
3,8
appuiera sa main sur la tête de sa victime et l’immolera devant la Tente d’assignation; puis les fils d’Aaron aspergeront de son sang le tour de l’autel.
3,9
On présentera, de cette victime rémunératoire, comme combustion au Seigneur, le morceau de choix: la queue, qu’on enlèvera tout entière à l’a hauteur de la vertèbre; puis la graisse qui recouvre les intestins, toute la graisse qui y adhère,
3,10
les deux rognons avec la graisse qui y adhère du côté des flancs, puis la membrane du foie, qu’on ôtera avec les rognons.
3,11
Et le pontife les fera fumer sur l’autel, comme aliment de combustion en l’honneur du Seigneur.
3,12
Que si son offrande est une chèvre, il la présentera devant le Seigneur,
3,13
appuiera sa main sur la tête de l’animal et l’immolera devant la Tente d’assignation; puis les fils d’Aaron aspergeront de son sang le tour de l’autel.
3,14
Il en prélèvera la partie à offrir, comme combustion en l’honneur du Seigneur: la graisse qui recouvre les intestins, toute la graisse qui y adhère;
3,15
les deux rognons avec leur graisse du côté des flancs, et la membrane du foie, qu’il retirera avec les rognons.
3,16
Le pontife les fera fumer sur l’autel: c’est un aliment de combustion dont le parfum sera agréé, toute graisse étant pour le Seigneur.
3,17
Loi perpétuelle pour vos générations, dans toutes vos demeures: toute graisse et tout sang, vous vous abstiendrez d’en manger. »
4,1
L’Éternel parla à Moïse en ces termes:
4,2
« Parle ainsi aux enfants d’Israël: lorsqu’un individu, violant par mégarde une des défenses de l’Éternel, aura agi contrairement à l’une d’elles;
4,3
si c’est le pontife-oint qui a péché, au détriment du peuple, il offrira au Seigneur, pour le péché qu’il a commis, un jeune taureau sans défaut, comme expiatoire.
4,4
présentera ce taureau à l’entrée de la Tente d’assignation, devant le Seigneur, appuiera sa main sur la tête du taureau, et l’immolera devant le Seigneur.
4,5
Puis le pontife-oint prendra du sang de ce taureau et l’apportera dans la Tente d’assignation;
4,6
le pontife trempera son doigt dans le sang, et il en fera aspersion sept fois devant l’Éternel, vers le voile du sanctuaire;
4,7
le pontife mettra aussi de ce sang sur les cornes de l’autel où l’on brûle les parfums devant le Seigneur, et qui est dans la Tente d’assignation; et le reste du sang du taureau, il le jettera dans le réceptacle de l’autel aux holocaustes, situé à l’entrée de la Tente d’assignation.
4,8
Alors il prélèvera toute la graisse du taureau expiatoire: la graisse qui s’étend sur les intestins, toute la graisse qui y adhère;
4,9
les deux rognons, avec la graisse adjacente du côté des flancs; et la membrane du foie, qu’il détachera avec les rognons.
4,10
Ces portions, prélevées comme sur la victime d’un sacrifice rémunératoire, le pontife les fera fumer sur l’autel aux holocaustes.
4,11
Mais la peau du taureau et toute sa chair, conjointement avec sa tête et ses jambes, ses intestins avec sa fiente,
4,12
bref, le taureau entier, on le transportera hors du camp, en lieu pur, au déversoir des cendres, et on le consumera sur du bois, par le feu: c’est au déversoir des cendres qu’il doit être consumé.
4,13
Si toute la communauté d’Israël commet une erreur, de sorte qu’un devoir se trouve méconnu par l’assemblée, que celle-ci contrevienne à quelqu’une des défenses de l’Éternel et se rende ainsi coupable;
4,14
lorsqu’on aura connaissance du péché qu’on aura commis, l’assemblée offrira un jeune taureau comme expiatoire, qu’on amènera devant la Tente d’assignation.
4,15
Les anciens de la communauté appuieront leurs mains sur la tête du taureau, devant l’Éternel, et on immolera le taureau devant l’Éternel.
4,16
Puis le pontife-oint apportera du sang de ce taureau dans la Tente d’assignation;
4,17
le pontife teindra son doigt de ce sang et en fera sept aspersions devant l’Éternel, dans la direction du voile;
4,18
appliquera de ce sang sur les cornes de l’autel qui est devant le Seigneur, dans la Tente d’assignation; et le reste du sang, il le répandra dans le réceptacle de l’autel aux holocaustes, qui est à l’entrée de la Tente d’assignation.
4,19
Puis, il en enlèvera toute la graisse qu’il fera fumer sur l’autel,
4,20
procédant pour ce taureau comme il l’a fait pour le taureau expiatoire: ainsi procédera-t-il à son égard. Et le pontife obtiendra propitiation pour eux, et il leur sera pardonné.
4,21
Et il fera transporter le taureau hors du camp, et il le brûlera comme il a brûlé le taureau précédent. C’est un expiatoire public.
4,22
Si un prince a péché en faisant, par inadvertance, quelqu’une des choses que l’Éternel son Dieu défend de faire, et se trouve ainsi en faute;
4,23
s’il vient à connaître le péché qu’il a commis, il apportera pour offrande un bouc mâle sans défaut.
4,24
Il appuiera sa main sur la tête de ce bouc, et l’égorgera à l’endroit où l’on égorge l’holocauste, devant l’Éternel: c’est un expiatoire.
4,25
Le pontife prendra, avec son doigt, du sang de l’expiatoire, qu’il appliquera sur les cornes de l’autel aux holocaustes, et il répandra le reste du sang dans le réceptacle du même autel.
4,26
Il en fera fumer toute la graisse sur l’autel, comme la graisse de la victime rémunératoire. Le pontife lui obtiendra ainsi propitiation pour sa faute, et elle lui sera remise.
4,27
Si un individu d’entre le peuple pèche par inadvertance, en faisant une des choses que l’Éternel défend de faire, et se trouve ainsi en faute;
4,28
s’il vient à connaître le péché qu’il a commis, il apportera pour son offrande une chèvre sans défaut, une femelle, à cause du péché qu’il a commis.
4,29
appuiera sa main sur la tête de l’expiatoire, et l’égorgera au même lieu que l’holocauste.
4,30
Le pontife prendra de son sang avec le doigt, et l’appliquera sur les cornes de l’autel aux holocaustes; le reste du sang, il le jettera dans le réceptacle de l’autel.
4,31
Il enlèvera toute la graisse, de même que la graisse a été enlevée de la victime rémunératoire; et le pontife la fera fumer sur l’autel, comme odeur agréable au Seigneur. Le pontife fera ainsi expiation pour lui, et il lui sera pardonné.
4,32
Si c’est un agneau qu’il présente comme son offrande expiatoire, il l’offrira femelle sans défaut.
4,33
Il appuiera sa main sur la tête de l’expiatoire, et on l’égorgera, à titre d’expiatoire, à l’endroit où l’on égorge l’holocauste.
4,34
Le pontife prendra, avec son doigt, du sang de l’expiatoire, qu’il appliquera sur les cornes de l’autel aux holocaustes; et le reste du sang, il le jettera dans le réceptacle de l’autel.
4,35
Il enlèvera toute la graisse, comme on enlève la graisse de l’agneau dans le sacrifice rémunératoire, et le pontife la fera fumer sur l’autel parmi les combustions destinées au Seigneur. Le pontife lui obtiendra ainsi l’expiation du péché commis, et il lui sera pardonné.
5,1
« Si une personne commet un péché, en ce qu’adjurée par la voix d’un serment, quoique témoin d’un fait qu’elle a vu ou qu’elle connaît, elle ne le déclare point et se trouve ainsi chargée d’une faute;
5,2
ou si quelqu’un touche à quelque objet impur, soit au cadavre d’une bête sauvage immonde, soit à celui d’un animal domestique immonde, ou à celui d’un reptile immonde, et que, sans s’en apercevoir, il se trouve ainsi souillé et coupable;
5,3
ou s’il touche à une impureté humaine (quel que soit le degré de souillure qu’elle occasionne), et que, ne l’ayant pas su, il l’ait ensuite appris et soit devenu coupable;
5,4
ou si quelqu’un, par un serment échappé à ses lèvres, s’est imposé un acte pénible ou agréable, selon le serment que peut proférer un homme, mais qu’il l’ait oublié, et se soit ensuite reconnu coupable sur l’un de ces points,
5,5
dès qu’il sera ainsi en faute à cet égard, il devra confesser son péché.
5,6
Il offrira pour son délit au Seigneur, à cause du péché qu’il a commis, une femelle du menu bétail, brebis ou chèvre, comme expiatoire; et le pontife lui procurera l’expiation de son péché.
5,7
Que si ses moyens ne suffisent pas pour l’achat d’une menue bête, il offrira, pour la faute qu’il a commise, deux tourterelles ou deux jeunes colombes au Seigneur: l’une comme expiatoire, l’autre comme holocauste.
5,8
II les présentera au pontife, qui offrira en premier lieu l’expiatoire: il lui rompra la tête à l’endroit de la nuque, mais sans la détacher,
5,9
puis fera jaillir du sang de l’expiatoire sur la paroi de l’autel; le reste du sang sera exprimé dans le réceptacle de l’autel. Ceci est un expiatoire.
5,10
Le second oiseau, il en fera un holocauste selon le rite. Ainsi le pontife lui obtiendra propitiation pour le péché qu’il a commis, et il lui sera pardonné.
5,11
Si ses moyens ne vont pas jusqu’à deux tourterelles ou deux jeunes colombes, il apportera comme offrande, pour son péché, un dixième d’êpha de fleur de farine à titre d’expiatoire; il n’y emploiera point d’huile et n’y mettra point d’encens, car c’est un expiatoire.
5,12
Il le présentera au pontife; le pontife en prendra une pleine poignée comme mémorial, et la fera fumer sur l’autel parmi les combustions du Seigneur: c’est un expiatoire.
5,13
Le pontife lui obtiendra propitiation du péché qu’il a commis sur l’un de ces chefs, et il lui sera pardonné. Le reste appartiendra au pontife, comme pour l’oblation. »
5,14
L’Éternel parla ainsi à Moïse:
5,15
« Si quelqu’un commet une faute grave en détournant, par mégarde, un des objets consacrés au Seigneur, il offrira pour ce délit, au Seigneur, un bélier sans défaut, choisi dans le bétail, valant en argent deux sicles, au poids du sanctuaire, comme offrande délictive.
5,16
Quant au tort qu’il a fait au sanctuaire, il le réparera, ajoutera un cinquième en sus et le remettra au pontife; puis le pontife fera propitiation pour lui par le bélier délictif, et il lui sera pardonné.
5,17
Si un individu, commettant un péché, contrevient à une des défenses de l’Éternel, et que, incertain du délit, il soit sous le poids d’une faute,
5,18
il apportera au pontife un bélier sans défaut, choisi dans le bétail, selon l’évaluation de l’offrande délictive; le pontife lui obtiendra grâce pour l’erreur qu’il a commise et qu’il ignore, et il lui sera pardonné.
5,19
C’est une offrande délictive, l’homme étant coupable d’un délit envers l’Éternel. »
5,20
L’Éternel parla ainsi à Moïse:
5,21
« Si un individu pèche et commet une faute grave envers le Seigneur, en déniant à son prochain un dépôt, ou une valeur remise en ses mains, ou un objet ravi, ou en détenant quelque chose à son prochain;
5,22
ou si, ayant trouvé un objet perdu, il le nie et a recours à un faux serment; enfin, pour un des méfaits quelconques dont l’homme peut se rendre coupable,
5,23
lorsqu’il aura ainsi péché et reconnu sa faute, il restituera la chose ravie, ou détenue par lui, ou le dépôt qui lui a été confié, ou l’objet perdu qu’il a trouvé.
5,24
De même, tout ce qu’il aurait nié sous un faux serment, il le paiera intégralement, et il y ajoutera le cinquième. Il devra le remettre à qui il appartient, du jour où il reconnaîtra sa faute.
5,25
Puis, il offrira pour son délit, à l’Éternel, un bélier sans défaut, choisi dans le bétail, selon le taux de l’offrande délictive, et qu’il remettra au pontife;
5,26
et le pontife lui fera trouver grâce devant l’Éternel, et il recevra son pardon pour celui de ces faits dont il se sera rendu coupable. »
(Source : Torah-Box)

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La richesse de chaque Juif               Un parmi tous

Il suffit de jeter un bref coup d’oeil sur notre peuple pour révéleer une grande hétérogénité, car il n’existe pratiquement aucun pays où les Juifs n’aient vécu. Ils ont pris une grande place dans pratiquement toutes les civilisations et se sont ainsi adaptés à ces différents environnements.

Il ne s’agit pas seulement des lieux dans lesquels notre peuple était installé, mais également de la nature de chaque individu qui varie grandement. Nos Sages commentent, dans le Talmud Sanhédrin, que tout comme les visages de deux personnes ne sont pas similaires, ainsi en va-t-il de leur processus intellectuel.

Cependant, cette diversité n’entrave pas l’unité fondamentale qui lie tous les membres de notre peuple, quel que soit le pays où il habite et son époque. Chaque Juif, homme, femme ou enfant, possède une âme qui est « une réelle partie de D.ieu » et qui imprègne chaque dimension de son être. A propos de ce peuple, D.ieu déclare : « J’ai créé ce peuple pour Moi-même ; ils réciteront Ma louange. »

Chaque Juif est le dépositaire de l’héritage spirituel de notre peuple. Une chaîne d’or court à travers les générations remontant jusqu' »à nos Patriarches, Avraham, Its’hak et Yaakov, et nos Matriarches, Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. Chaque Juif de la génération présente est un représentant de toute la collectivité telle qu’elle a existé et évolué à travers l’histoire. En tant que tel, D.ieu le chérit comme un père chérit son fils unique.

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La proximité avec D.ieu

L’amour exceptionnel que porte D.ieu au peuple juif apparaît au début de notre paracha où on lit : « Et il appela Moché et D.ieu lui parla ». Avant que D.ieu ne parle à Moché, Il l’appela, lui témoignant ainsi une mesure supplémentaire d’affection, commente Rachi. D.ieu n’appela pas Moché pour lui transmettre une information. Bien au contraire. Il l’appela pour lui exprimer l’amour absolu qu’Il éprouve pour notre peuple. (Car bien que Moché seul fut appelé, cet appel s’adressait à lui en tant que dirigeant de notre peuple, une entité.)

La nature divine inhérente que nous possédons de façon perpétuelle nous « appelle » constamment, cherchant à s’exprimer. Cela transparaît dans le sujet de la paracha : les offrandes en sacrifice. Korban, partage la même racine que le mot Karov, qui signifie « proche ».

Les sacrifices permettent donc de faire surgir à la surface le potentiel spirituel du Juif, rapprochant plus encore de D.ieu notre peuple et chaque individu.

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L’amour et la proximité

Ces concepts sont essentiels quand il s’agit des relations entre les Juifs, même avec ceux dont la conduite (présente) est éloignée de ce que préconise notre héritage. D’abord et avant tout, nous devons apprécier qui est véritablement la personne en face de nous. Lorsque nous nous adressons à un Juif, nous devons réaliser que nous parlons à une âme qui est « une réelle partie de D.ieu ».

Nul n’est besoin de se concentrer sur les traits négatifs de la conduite d’autrui, mais il faut mettre en lumière son potentiel positif, lui faisant prendre conscience de l’étincelle divine qu’il possède. Nous devons nous inspirer de l’exemple que nous donne la paracha et témoigner à notre prochain un degré tout particulier de proximité, l’invitant à se joindre à des activités qui encouragent l’expression de son intériorité divine.

Nous devons mener cette approche avec confiance car il s’agit là de l’essence même de notre prochain. « Aucun Juif ne désire se séparer vraiment de D.ieu ». Aussi, quand il est invité à affirmer son héritage avec chaleur et ouverture, s’ouvre-t-il « , se rapprochant de D.ieu » à son propre rythme. Puisqu’il appartient à la nation créée, selon les paroles de D.ieu, « pour Moi-même », il est inévitable qu’il finira par « chanter Sa louange », en suivant le chemin de la Torah et des Mitsvot.

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Chercher le bon côté

La tendance naturelle nous pousse à être impatients, à presser la personne pour qu’elle observe parfaitement la Torah et les Mitsvot, et peut-être à la critiquer quand elle hésite ou fait marche arrière. La Torah n’approuve pas cette approche. Quand le prophète Yechayahou prononça des paroles dures à propos du peuple juif, D.ieu le lui reprocha sévèrement bien que ses paroles fussent justifiées. Au lieu d’être critiques, nous devons prendre la résolution d’apprécier et de toujours mettre en valeur les qualités positives que possède chaque membre de notre peuple. Car, en réalité, l’existence même de chaque Juif est une expression de l’amour de D.ieu, quel que soit le service divin qu’il accomplit.

Bien que les Juifs soient « un agneau parmi 70 loups » et que nous ayons affronté de dures persécutions, nous avons résisté alors que des nations qui paraissaient infiniment plus nombreuses et puissantes ont disparu. Cela montre clairement que D.ieu a investi une dimension de Son éternité dans Son peuple. Notre existence continue, en tant que peuple et en tant qu’individus, est une expression de la Providence divine.

Au jour d’aujourd’hui, chaque Juif est un miracle vivant. Cela est particulièrement d’actualité à peine une génération après la Shoah. Le fait que nous ayons été capables de traverser cette période terrible et de donner naissance à une nouvelle génération (quelles que soient les faiblesses spirituelles qu’elle puisse posséder) révèle l’oeuvre de D.ieu.

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La louange ultime

Le potentiel divin que chacun d’entre nous et tout notre peuple possédons ne restera pas en sommeil. Son épanouissement conduira à une ère où la Divinité, latente dans le monde, deviendra manifeste : L’Ere de la Délivrance. A cette époque, le peuple juif « chantera la louange (de D.ieu) d’une manière entière », « témoignant de notre gratitude pourles miracles accomplis pour nous ». Que cela se produise bientôt et de nos jours !

(Source : Beth Loubavitch)