Archives de Catégorie: CULTURE JUDAÏSME

Judaïsme dans le monde – La prochaine fête juive : Lag baOmer

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La fanfare de Lag baOmer à New York

Depuis des années, c’est ainsi qu’on se prépare à la fête de Lag Baomer par une grande fanfare d’enfants en vue des festivités dans les rues de New York avec la participation de la Mairie de la grande métropole.

Voir la vidéo : La fanfare de Lag Baomer à New York

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La grande parade à New York en 1966 avec le Rabbi de Loubavitch

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Plus modestement, la grande parade place de la République à Paris,
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ainsi qu’à Sarcelles, en 2010

(Source : Univers Torah)

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Mais qu’est-ce que Lag baOmer ?

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Coupe des cheveux des petits garçons de 3 ans à Lag BaOmer

Lag BaOmer, le 33ème jour du compte du Omer cette année le dimanche 14 mai 2017 est un jour de fête dans le calendrier juif, traditionnellement célébré par des sorties (lors desquelles les enfants jouent à tirer à l’arc), des feux de joie, et d’autres réjouissances. Des milliers de Juifs se rendent à Mérone, dans le nord d’Israël) auprès du tombeau du grand sage et mystique Rabbi Chimon bar Yo’haï dont ce jour est la Hiloula (l’anniversaire de son décès).

Rabbi Chimon bar Yo’haï, qui vécut au 2ème siècle de l’ère commune, fut le premier à enseigner publiquement la dimension mystique de la Torah connue sous le nom de « Kabbalah« . Il fut l’auteur de l’oeuvre de base de la Kabbala, le Zohar. Le jour de son départ de ce monde, Rabbi Chimon demanda à ses disciples de considérer cette date comme « le jour de ma joie ».

Les maîtres ‘hassidiques expliquent que le dernier jour de la vie terrestre d’un Juste, « toutes ses actions, ses enseignements et son service de D.ieu » atteignent leur point culminant et le zénith de leur impact sur nos vies. Ainsi, nous célébrons à chaque Lag BaOmer la vie de Rabbi Chimon et la révélation de l’âme ésotérique de la Torah.

Lag BaOmer commémore un autre joyeux événement : le Talmud relate que, dans les semaines entre Pessa’h et Chavouot, une épidémie frappa les disciples du grand sage Rabbi Akiva « parce qu’ils ne se comportaient pas avec respect les uns envers les autres » ; Ces semaines sont donc considérées comme une période de deuil, ce qui implique que certaines formes de réjouissances y sont interdites par la loi et la tradition. Le jour de Lag BaOmer, l’épidémie cessa. Ainsi, ce jour porte également le thème de Ahavat Israël, le devoir d’aimer et de respecter son prochain. (Source : Chabad.org)

Ce que Lag BaOmer nous apprend

Comme dans le cas de toutes les histoires de la Torah – lesquelles font aussi partie d’elle – dont le but est « d’instruire », celle des élèves de Rabbi Akiba contient une leçon pour chacun de nous, et particulièrement pour les élèves des écoles, garçons et filles.

Et d’abord : le Talmud atteste que c’étaient des « disciples de Rabbi Akiba » ; on peut donc en conclure sans doute possible qu’ils étaient dignes de ce titre. Ce qui veut dire qu’ils se consacraient à la Torah et aux Mitsvot avec dévotion, diligence et messirouth néfech (don total de soi), comme le grand Tanna et Sage le leur avait enseigné.

Il en découle que leur manque de respect l’un envers l’autre devait avoir des raisons qui, loin d’être futiles, correspondaient au niveau spirituel élevé propre à des « disciples de Rabbi Akiba ».

L’explication de leur conduite se trouve dans les dits de nos Sages, bénie soit leur mémoire, à savoir que généralement, les humains ont chacun un esprit différent, de même qu’une conception différente des choses. Chaque individu a donc une manière particulière de servir D.ieu, d’étudier la Torah et d’observer les Mitsvot avec hiddour (soin et embellissement). Par exemple, l’un pourrait le faire essentiellement par amour pour D.ieu, un autre par crainte du Créateur, un autre encore par obéissance et soumission à la Volonté Divine, et ainsi de suite, bien qu’en pratique tous observent pleinement et scrupuleusement la Torah et les Mitsvot dans la vie quotidienne.

Ensuite, étant des disciples de Rabbi Akiba, ils étaient assurément des « hommes de vérité », qui servaient D.ieu avec une sincérité et une dévotion extrêmes, et dont tout leur être était imprégné. Aussi chacun d’eux avait certainement la conviction que sa conception personnelle était la bonne et que celui qui n’avait pas atteint leur niveau manquait de perfection.

De plus, étant des disciples de Rabbi Akiba, qui enseignait : « Tu aimeras ton frère juif comme toi-même – c’est le grand principe de la Torah », il ne leur suffisait pas de monter d’un niveau à l’autre dans leur manière personnelle, de servir D.ieu ; désireux aussi de partager ce progrès avec leurs compagnons, ils s’employaient à les persuader de les suivre. Mais devant la résistance de ces derniers, ils perdaient pour eux le respect auquel on s’attendrait de la part des disciples de Rabbi Akiba.

Un enseignement triple

À la lumière de ce qui précède, nous pouvons voir que l’histoire de Lag BaOmer dans le Talmud enseigne l’attitude adéquate que chacun de nous doit avoir. Cet enseignement est triple :

a) La prière, l’étude de la Torah et l’observance des Mitsvot – aussi bien celles qui lient l’homme à l’homme que celles qui lient l’homme à D.ieu – doivent être accomplies parfaitement, dans un état d’inspiration et d’entrain véritables afin qu’en soit imprégné tout l’homme et jusqu’à son comportement dans la vie quotidienne.

b) Le premier point comprend, bien entendu, la très importante Mitsva prescrivant d’aimer son prochain comme soi-même, laquelle doit être observée également avec une énergie extrême et la plus grande efficacité.

c) Outre les deux premiers points, nous devons considérer avec beaucoup de bonté et de respect tout Juif complètement engagé dans la Torah et les Mitsvot, mais dont la conception du service divin diffère de la nôtre, qu’elle soit basée sur l’amour, ou le respect, etc.

Une prescription supplémentaire découlant des précédentes : si nous rencontrons un Juif qui n’a pas encore atteint le niveau adéquat dans le judaïsme, nos rapports avec lui doivent néanmoins être empreints de respect et d’affection, conformément aux enseignements de nos Sages qui disent : « Porte sur ton prochain un jugement favorable ». Il importe de garder présent à l’esprit que l’homme dont le judaïsme n’est pas parfait pourrait n’en être pas responsable, pour la raison qu’il n’a peut-être pas reçu une éducation juive suffisante. En pareil cas, nous devons, au contraire, compatir à une telle situation, et déployer tous nos efforts en vue de l’aider à réduire la distance qui le sépare d’un judaïsme parfait ; et aussi le faire avec amour et respect, et d’une manière qui soit aisée et agréable.

Le don de soi

Que le grand Tanna Rabbi Chimone bar Yo’haï, qui considérait Lag BaOmer comme son jour de joie personnelle, soit un exemple qui nous inspire tous. Car il a dit qu’il était prêt à faire don de tous ses mérites pour sauver du jugement le monde entier (Souccah 45b). En d’autres termes, il était prêt à faire le don total de soi-même pour une personne sans mérites personnels qu’il n’aurait jamais rencontrée, et qui pourrait se trouver à l’autre bout du monde. Combien plus, dès lors, devrait-on être prêt à faire ce don au profit des êtres proches et chers, et de tous les amis.

Puisse D.ieu accorder Sa bénédiction à chacun de nous, au sein de tout le peuple d’Israël, afin que nous puissions vivre et agir en accord avec l’esprit de Lag BaOmer, comme nous l’avons expliqué plus haut ; que nous puissions le faire avec le maximum d’Ahavat Yisrael, dans la joie et l’allégresse du cœur ; que nous allions acquérant de plus en plus de force dans toutes nos entreprises ; et ce, dans le but de hâter la réalisation des paroles divines : « Je briserai les barres de votre joug (l’exil) et Je vous ferais marcher la tête haute », dans l’accomplissement de la véritable, la complète Guéoulah, par l’intermédiaire de notre Juste Machia’h.

(Adapté de Likoutei Si’hot vol. 2 p. 341-344)

(Source : Chabad.org)

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A l’occasion de Pessa’h, la Pâque juive, [Vidéo] Liberté, quand tu nous tiens : le clip de Pessah d’Aish.fr

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Clip épique pour célébrer la liberté en tous temps et en tous lieux !

 

Publié: 4/4/2017

Produit et conçu par Aish.com
Dirigé par Shoot East
Reprise par Ido Zeleznik and Michael HarPaz
Interprété par Michael HarPaz
Remerciements à Pharrell, Ed Sheeran and The Chainsmokers

Traduction des paroles

Aspire à la liberté
Tes racines ancestrales
Détenues en captivité
Laisse partir mon peuple
Ton prénom c’est “Liber”
Ton nom c’est “Té”
Dix plaies tu as vues, un peuple est né
La force de l’âme
Se trouve en chaque être humain
C’est l’heure de la délivrance
Mer, ouvre-toi !

Liberté ! [x4]

La lutte pour la liberté que les juifs célèbrent à Pessah se retrouve tout au long de l’histoire
Nous luttons contre les persécutions pour pouvoir vivre comme des juifs
Depuis Moïse jusqu’à Natan Sharansky

Les suffragettes, Rosa Parks, l’homme au tank de la Place Tiananmen, le doigt violet de la démocratie se pointe en Irak
La cloche de la Liberté retentit, le mur de Berlin s’effondre
Et puis on se met à rêver, comme Malala

Dieu, Tu sais que je veux Ton amour
Ta matsa a été faite à la main pour quelqu’un comme moi
Allez maintenant, suis les traces de Dieu
Pharaon est vaincu, tu es libre maintenant
La matsa, le pain de la liberté
Mets-là sur ton épaule, pars vite pour le désert
CAllez maintenant, suis les traces de Dieu
Allez, allez maintenant, suis les traces de Dieu

Je suis amoureux de ta saveur
Pétris et étale la pâte en dix-huit minutes
Et même si mon estomac en fait les frais
Je suis amoureux de ma matsa

Oh—je—oh—je—oh—je
Je suis amoureux de ma matsa

Oh—je—oh—je—oh—je
Je suis amoureux de ma matsa

Hé, la lutte pour la liberté se joue en toi
Asservi et épuisé, c’est un problème
Tu as le choix
Hé, les défis peuvent nous rendre plus forts
Essaie de tenir le coup encore un peu
et puis…

Nous avons des remerciements plein le cœur
L’amertume te fait apprécier la douceur
Tu te souviens de toute notre douleur
Tout au long de l’histoire juive, Tu nous as guidés
Et maintenant, nous sommes libres
Et maintenant, nous sommes libres

Alors Dieu, attire-nous encore plus près de Toi
Célébrons Pessah ensemble
En racontant notre histoire
Croque cette matsa sur ton épaule
Le peuple juif n’en finit jamais de vieillir
Tant de miracles à partager Foi et famille à retrouver
Pour un Pessah empreint de sens

Paroles originales

Yearn to be free
Roots long ago
In captivity
Let my people go
Your first name is Free
Last name is Dom
Ten plagues you have seen, a nation is born
Feel soul power
It’s in every human being
Time for liberation
Sea split your wings

Freedom! [x4]

The struggle for freedom Jews celebrate on Passover Is seen throughout history Fighting persecution so we can live as Jews want
From Moses to Natan Sharansky

Suffragettes, Rosa Parks, tank man in Tiananmen Square, Got the purple finger in Iraq now
Ring the bell, pull the Berlin Wall down
And then we start to dream, like Malala

God, you know I want your love
Your matzah’s handmade for somebody like me
Come on now, follow God’s lead
Pharaoh is finished, now you’re free
Matzah, the bread of freedom
Put on your shoulder, go to the desert quickly
Come on now, follow God’s lead
Come, come on now, follow God’s lead

I’m in love with the taste of you
Knead and roll, eighteen minutes to
Although my stomach is falling too
I’m in love with my matzah

Oh—I—oh—I—oh—I—oh—I
I’m in love with my matzah

Oh—I—oh—I—oh—I—oh—I
I’m in love with my matzah

Hey, the struggle for freedom is all about you
Enslaved and beaten, that’s an issue
You have a choice
Hey, challenges can make us stronger
Try and hold on a little longer
and then…

We have thanks in our heart
Bitterness makes you count your stars
All our pain, recalled
Throughout Jewish history You guided us far
And no-ow-ow-ow-ow, we’re free
And no-ow-ow-ow-ow, we’re free

So God pull us ever closer
Let us celebrate Passover
As we tell our story over
Bite that matzah on your shoulder
Jewish People getting older
So many miracles to share
Faith and family coming over
Have a meaningful Passover

[Vidéo] Liberté, quand tu nous tiens : le clip de Pessah d’Aish.fr

A voir aussi, la vidéo : La sortie d’Egypte comme si vous y étiez

CULTURE JUDAÏSME – Mois de Nissan 5777 Paracha français/english

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Voici, avec Modia, la paracha de la semaine :

Lecture de la paracha Chémini en français

26e Paracha : Chémini – « Au huitième jour »
Vayiqra (Lévitique) 9, 1 – 11, 47

La paracha se déroule le 8e (Chémini) jour de la dédicace du sanctuaire. C’est un grand jour, celui de la dédicace d’une maison et de celle de Hachém dans son peuple (voyez le psaume 30 ; I Rois ch. 8 ; et Dévarim 20, 5).
C’est ce jour qui est décrit en Chémote 40, 2 et 17 (lire) comme un jour suprême bénéficiant de 10 distinctions décrites dans le Traité Chabbate 87 b : premier jour de la Création, des offrandes des chefs des tribus, du début du service des Cohanim, du service divin… 

Lire la suite ici : Chemini

And the Paracha in inglish, here : Shemini

(Source : Modia.org)

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La paracha de la semaine avec Modia :

25e Paracha – Tsav : Ordonne, d’urgenceVayiqra (Le Lévitique) 6, 1 – 8, 35

Urgent : comment se rapprocher

En rapprochant chacune des dynamiques de notre être vers le niveau de Hachem, c’est le sens du sacrifice : rapprochement, montée.

cliquez ici : Modia. Commentaires de la Torah. Paracha Tsav

THE PARSHA IN ENGLISH

 A web site on how to study and live Judaism, Torah and Talmud

Parasha N° 25 – Tzav : « Command » – Vayikra (Leviticus) 6, 1 – 8, 35

Cliquez ici : Tzav

Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

(Source : Modia.org)

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Le mois de Nissan avec Modia :

Vivre chaque jour dans le « aujourd’hui juif » au rythme de la Torah,
de la vie des Sages, et des épreuves du peuple – cliquez ici :
Le mois juif de Nissane

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La paracha de la semaine avec Modia :

24e Paracha : Vayiqra –  »  Il appela  » – Vayiqra (Le Lévitique) 1, 1 – 6, 26

cliquez ici : Vayiqra *

THE PARSHA IN ENGLISH

Vayikra

 A web site on how to study and live Judaism, Torah and Talmud

Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour

(Source : Modia.org)

L’ESPERANCE EN UN MONDE MEILLEUR – Le Temple de Jérusalem sur le mont du Temple : pas un mythe, mais une réalité, la Terre d’Israël, une terre bénie et vouée au seul peuple juif, pour l’éternité…

____________LA COLOMBE DE LA PAIX____________

Camerounais Main Dans La Main      Camerounais Main Dans La Main

La lumière d’Israël brillera un jour et la paix sera sur le monde ! 

______________________________________________________  Nous vivons actuellement des temps de ténèbres. Si nous voulons que cela change, il suffit de vouloir vraiment construire par nous-même un monde dans lequel nous aimerions vivre, ce fameux « monde meilleur » dont on parle tant, mais qu’on ne voit pas arriver. Et pour cause : si nous attendons que d’autres le construisent pour nous, cette attente sera infiniment longue… Nous sommes tous concernés par ce monde meilleur à venir, mais auquel beaucoup ne croient pas, et pourtant… Si nous sommes nombreux à vouloir regarder la vérité en face et à soutenir Israël au lieu de l’enfoncer en écoutant, sans aucun sens critique, ce que racontent les médias de désinformation à son sujet, si au contraire nous exerçons notre libre-arbitre, la réalité sautera aux yeux. Alors nous pourrons agir dans le bon sens et épauler Israël dans sa tâche de réaliser un monde meilleur, car qu’on le veuille ou non, il faut bien comprendre que tout cela devra passer par ce peuple. Si nous le voulons, nous pouvons l’y aider. _____________________________________________________

La Torah du Créateur, le peuple juif et la Terre d’Israël sont inséparables l’un de l’autre et le judaïsme est une identité, un mode de vie, et non une simple religion. Malgré le fait que beaucoup de Juifs la boudent encore aujourd’hui, cette Terre est indispensable à la vie du peuple juif en tant que tel. D’abord promise à Abraham dans l’Antiquité, elle fut d’abord conquise par Josué, le successeur de Moïse, et enfin rendue aux Juifs par D.ieu, par l’intermédiaire des nations, en 1948, et cela, pour l’éternité. Ce qu’ignorent les nations, c’est que les Juifs sont indestructibles et éternels en tant que nation et ce peuple sur sa terre n’est que pure bénédiction pour les nations, il n’y a qu’à voir l’excellence de tout ce qu’elle apporte au monde dans tous les domaines possibles ; mais celui-ci veut l’ignorer à dessein. Et au lieu de considérer ce peuple et de le traiter à sa juste valeur, comme des ânes bâtés, les nations (dont je fais d’ailleurs malheureusement partie) le jalousent, le détestent et s’acharnent sur lui. Mais le Maître du monde voit tout, entend tout et agit de manière voilée, donc non visible pour l’humain. Il dirige véritablement Son monde comme Il l’entend, et aucune de Ses créatures ne peut rien contre cela : la terre d’Israël a été donnée pour l’éternité au seul peuple juif et les ennemis de ce peuple seront un jour châtiés à hauteur de leurs méfaits. Le processus est d’ailleurs déjà  enclenché, mais les peuples refusent de le voir et de le comprendre… louyehi

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La Terre d’Israël est le centre du monde, pas seulement parce que l’on parle d’elle chaque jour dans l’actualité, mais parce que le judaïsme enseigne que c’est l’endroit que le Créateur a choisi pour en faire Sa résidence sur terre – ce qui fut le cas pendant des siècles après la sortie d’Egypte, dans le désert, avec le Michkane (tabernacle) itinérant sous la conduite de Moïse, puis dans le Temple que fit construire plus tard le roi Salomon, dont le père, le roi David, avait déjà préparé les plans. Depuis la destruction du second Temple, le Maître du monde avait quitté cette résidence, mais y résidera à nouveau une fois le Temple reconstruit.

Temple de Salomon : la mer d'Airain.

La Mer d’airain, dans l’enceinte du 1er Temple de Jérusalem, celui de Salomon. (Bible de Mortier et Covens) .cosmovisions.com

Introduction : Pourquoi étudier l’histoire juive

Nous apprenons l’histoire juive non seulement pour éviter les erreurs du passé, mais aussi parce que nous nous dirigeons tous vers une certaine destination.

L’histoire en général est, tout d’abord, un banc d’essai des idées. Nous pouvons parler d’idées en théorie, mais c’est la marche du temps qui nous indique clairement lesquelles sont justes et lesquelles sont fausses. On débattait, par exemple, il y a cent ans de la question de savoir quel système communiste ou capitaliste dominerait le monde, mais c’est l’histoire récente qui nous a montré que le communisme a échoué et que le capitalisme continue de prospérer.

L’histoire peut nous enseigner un nombre considérable de leçons. Comme le disait le philosophe hispano-américain George Santayana (1863-1952) : Ceux qui ne peuvent pas se souvenir du passé sont condamnés à le répéter.

La raison fondamentale qui doit nous inciter à apprendre l’histoire en général est que les hommes ne changent pratiquement pas. La technologie peut évoluer, les réalités géopolitiques du monde peuvent se modifier, mais les gens ont toujours eu tendance à répéter les mêmes stupidités. C’est pourquoi, si nous ne retenons pas les leçons du passé et si nous ne nous en souvenons pas pour les appliquer au futur, nous sommes voués à rester englués au fond des mêmes ornières et à rééditer encore et toujours les mêmes erreurs.

Chez les Juifs, cette exigence ne fait aucun doute. Comme l’enseigne la Tora :

Souviens-toi des jours du monde, méditez les années de génération en génération, interroge ton père, et il te racontera, tes Anciens, et ils te diront (Deutéronome 32, 7).

Mais le judaïsme fait beaucoup plus que ce qu’impliquent ces mots. Il introduit dans l’histoire humaine une idée extraordinairement révolutionnaire à tous égards, mais particulièrement dans le domaine de la moralité : l’idée d’un Dieu qui intervient dans l’histoire. C’est là une idée révolutionnaire, et l’une des croyances juives fondamentales.

Nous croyons en un Dieu qui est le Créateur, le Pourvoyeur et le Surveillant, ce qui veut dire qu’Il n’est pas un Dieu qui aurait créé le monde et qui s’en serait ensuite désintéressé, mais un Être infini qui est activement impliqué dans la Création.

Tout dans l’univers est sous la direction de D.ieu. L’histoire est par conséquent un processus contrôlé conduisant vers une ultime destination.

Cela signifie que nous devons apprendre l’histoire non seulement afin d’éviter les erreurs que nous avons commises dans le passé, mais aussi parce que nous avons un but et que nous cherchons à l’atteindre. Ce but constitue une idée incroyablement puissante dans l’histoire de l’humanité : notre conviction que nous allons quelque part, que nous avons une destination, que nous progressons vers une ligne d’arrivée.

Nous avons une autre raison de ne pas commettre les mêmes erreurs : nous voulons atteindre cette destination aussi rapidement et le moins douloureusement qu’il est possible. L’histoire est la carte qui nous y conduit.

L’histoire juive n’est pas une histoire de pouvoir. C’est l’histoire de certaines idées. C’est une histoire subtile, dissimulée sous la surface, derrière les événements. C’est ainsi que, lorsque nous considérons l’histoire du point de vue des idées, nous voyons les choses d’une manière totalement différente. Cela ne change pas les événements, cela change seulement notre façon de les comprendre.

Rien n’arrive par hasard, ni dans l’évolution de l’univers entier ni dans les affaires de la planète Terre. Pour insignifiants que nous puissions être, nous voyageons accompagnés par un guide.

La Terre d’Israël est un pays où la nature doit être maîtrisée et transcendée. La terre, qui représente l’aspect naturel, est totalement gérée par les instructions divines.

De la même façon, la particularité de la terre sainte par rapport aux autres terres, c’est qu’elle relève du surnaturel. La Torah donne des directives particulières concernant la terre d’Israël telles que la jachère, le jubilé, la dîme, le prélèvement pour le prêtre. Toutes ces lois d’ordre pratique gèrent la Terre Sainte. C’est que la terre d’Israël est un pays où la nature doit être maîtrisée et transcendée. La terre, qui représente l’aspect naturel, est totalement gérée par les instructions divines.

Cet aspect se retrouve également par rapport à la conquête de la terre. Sept peuples y résidaient. Le peuple Juif était chargé de les expulser et de conquérir cette terre. Le chiffre sept est le symbole du monde naturel. Et justement, ces sept nations qui se partageaient la terre sainte, devaient être maîtrisées et battues, pour y installer le « régime » du huit, du surnaturel. C’est que l’objectif de la conquête d’Israël est de faire d’un certain territoire soumis aux règles de la nature, un lieu transcendant ces lois. Il s’agit d’en faire une demeure pour D.ieu.

L’endroit le plus sacré d’Israël, c’est Jérusalem. Et le Temple était le lieu le plus élevé de Jérusalem. C’est donc l’endroit qui est censé représenter la terre sainte. Nous savons que dix miracles étaient réalisés dans les environs du Temple et dans ce lieu. Ceci montre bien que la terre d’Israël est une terre miraculeuse.

Mais, l’être humain étant limité et soumis à la nature, ne peut entrer en relation avec la terre sainte que par l’intermédiaire de l’alliance de la Milah. Grâce à elle, le Juif pourra se transcender et atteindre une certaine relation avec le surnaturel, puisque la Milah est la Mitsva surnaturelle par excellence. Le moyen de mériter et de prendre possession de la terre sainte et d’intégrer un monde dépassant le naturel, c’est de pratiquer la Mitsva de la Milah.

Mais un homme qui cède à ses tentations naturelles pour donner libre cours à ses pulsions, transgressant ainsi les relations interdites pour satisfaire ses désirs naturels, profane par là l’alliance de la Milah, se rétablissant sous l’ordre de la nature qu’il ne parvient pas à transcender. Une telle personne ne peut pas vraiment avoir d’appartenance avec la Terre Sainte, Terre qui s’obtient par un effort de maîtrise de soi et de sa nature.

C’est ainsi que si les Juifs souillent l’alliance de la Milah, alors la terre d’Israël les rejettera et les repoussera.

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D.ieu a donné à Abraham et à sa famille la Terre d’Israël comme un laboratoire où ses descendants auront à créer la nation qui servira de modèle pour le monde.

L’histoire juive commence au chapitre 12 du livre de la Genèse, quand D.ieu parle pour la première fois à Abraham, et elle se poursuit dans ce même livre jusqu’à la mort de Jacob et de son fils Joseph. Cette partie pourrait être définie comme le récit du développement de la « famille » d’Israël, qui deviendra une « nation » dans le livre de l’Exode.

Dans le précédent chapitre de cette étude, nous avons examiné les modèles que D.ieu a établis dans l’histoire quand Il a envoyé Abraham entreprendre ses pérégrinations.

Abraham est né à Ur Kasdim, en Mésopotamie (aujourd’hui l’Irak), puis il a migré avec son père à Haran (aujourd’hui en nord-Syrie / sud-Turquie), et c’est là qu’il a reçu l’ordre de partir en Canaan, la Terre Promise, qui deviendra la terre d’Israël.

D.ieu a dit à Abram : « Va-t’en de ton pays… vers le pays que Je te montrerai » (Genèse 12, 1).

Cette annonce est essentielle, et la promesse sera répétée plusieurs fois. Par exemple :

Ce jour-là, D.ieu conclut avec Abram une alliance, en disant : « A ta descendance J’ai donné cette terre, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, le fleuve Euphrate. Le pays des Kénites, des Kenizites, et des Kadmonites ; des ‘Hittites, des Perizites, et des Refaïm ; des Emorites, des Canaanites, des Guirgachites et des Yevoussites. » (Genèse 15, 18 à 21).

Je te donnerai à toi et à ta descendance après toi la terre de tes séjours, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle. Je serai un Dieu pour eux (Genèse 17, 8).

Nous disons que le judaïsme, c’est D.ieu, la Torah et la Terre d’Israël. La Terre d’Israël n’est pas un cadeau d’adieu. D.ieu n’a pas dit à Abraham : « Soutiens- moi, et si le monothéisme s’étend à travers le monde, je te donnerai un bonne parcelle de terrain en propre. » D.ieu a donné à Abraham et à sa famille la Terre d’Israël comme un laboratoire où ses descendants devront créer la nation qui sera un modèle pour le monde.

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Un pays spirituellement sensible

La Terre d’Israël est un pays exceptionnel ; il est le seul endroit sur la planète Terre où le peuple juif puisse exécuter sa mission. Une nation appelée à servir de modèle ne peut s’installer nulle part ailleurs. Aussi est-il très important de comprendre le rapport entretenu par les Juifs avec leur terre.

Et parce que c’est un pays exceptionnel, un pays spirituellement sensible, un pays porteur d’un immense potentiel, c’est aussi un pays où l’on doit se comporter d’une façon spéciale. Les Juifs n’ont reçu leur terre qu’à cause de leur mission. S’ils abandonnent la mission, ils perdent la terre. C’est une leçon également très importante dans l’histoire juive, et c’est aussi une des prophéties les plus souvent répétées : « Si vous ne gardez pas la Tora, la Terre vous vomira. »

Une des prophéties les plus souvent répétées est : « Si vous ne gardez pas la Tora, la Terre vous vomira. »

Tout au long de la première partie de la Bible, D.ieu parle constamment de donner au peuple juif la Terre d’Israël et Il réaffirme cet engagement.

De fait, Rachi, le grand commentateur du XIème siècle, pose une question dès le premier verset de la Bible : Pourquoi D.ieu commence-t-Il par la création de l’univers ?

Si la Bible est un livre de théologie pour les Juifs, pourquoi ne pas commencer par la création de la nation juive et ne pas aborder d’emblée l’histoire de l’Exode, c’est-à-dire le moment où les Juifs deviennent une nation, reçoivent la Tora, et entrent sur leur terre ?

Et Rachi de répondre, en citant une ancienne tradition orale, que les nations du monde diront un jour au peuple juif : « Vous êtes des voleurs ! Vous avez volé votre pays aux tribus Canaanites ! » Aussi D.ieu commence-t-il la Bible avec la création de l’univers, afin de signifier au monde : « Je suis le Créateur de l’univers. Tout m’appartient. C’est Moi qui ai choisi de donner la Terre d’Israël au peuple juif. »

Les droits de conquête

Chaque nation au monde prétend avoir un droit de conquête sur la terre qu’elle occupe. Un peuple est venu (comme les Anglais ou les Espagnols) et a vaincu un peuple indigène (comme les Indiens). Il s’est emparé de sa terre, s’y est installé et lui a donné un nouveau nom (comme les Etats-Unis d’Amérique). « La force crée le droit », tel est l’argument invoqué par presque toutes les nations à travers l’histoire.

Le peuple juif, en revanche, appuie sa revendication sur une promesse divine. C’est là une revendication morale parce que D.ieu est Dieu, que D.ieu est vérité par excellence, et que D.ieu est moralité par excellence. D.ieu a donné la Terre d’Israël au peuple juif. A défaut de cette référence, la seule prétention que pourrait faire valoir l’Etat d’Israël moderne serait qu’il a été le plus fort et qu’il a pu arracher le pays aux Arabes.

C’est une chose très importante, et essentielle pour l’Etat d’Israël  qui n’est pas un Etat religieux et qui se situe souvent très loin des valeurs juives de se rendre compte que la Bible donne aux Juifs une justification morale à la possession de leur terre.De fait, les fondateurs de l’Etat d’Israël moderne, même s’ils n’étaient pas religieux, étaient profondément imprégnés de la conviction que le peuple juif tient son héritage de la Bible et que c’est elle qui le relie à sa terre. Ben Gourion était convaincu de la nécessité pour l’Etat d’Israël, même s’il devait être placé sous le signe de la laïcité, d’être ancré dans le judaïsme et dans la tradition juive. (Nous reviendrons plus loin sur le sionisme.)

Ismaël

Après qu’Abraham arrive dans la Terre Promise, il doit affronter un dilemme. Sa femme Sara est stérile, et elle veut qu’Abraham ait une descendance. Aussi suggère-t-elle qu’il prenne une autre femme pour la remplacer, Hagar, qui avait accompagné Abraham à son retour d’Egypte. Hagar est la fille du Pharaon, et elle a choisi de voyager avec Abraham comme servante de Sara. Les grands personnages ont de grands serviteurs. C’est ainsi qu’Abraham prend Hagar comme sa seconde femme et que de leurs relations va naître un enfant qui s’appellera Ismaël.

Ismaël ne voudra pas accomplir la mission impartie à Abraham. Il partira fonder sa propre lignée. Tout cela est enregistré dans la Bible, dans le livre de la Genèse, chapitre 16.

L’histoire humaine va voir se développer deux grandes religions monothéistes, qui apparaîtront plus tard, après que le judaïsme aura déjà été installé depuis plus de 2 000 ans : le christianisme et l’islam.

L’Islam est une religion qui a pris naissance dans les peuples arabes. Les Arabes, selon leur propre tradition et selon la tradition juive, sont les descendants d’Ismaël. Un des grands attributs de la culture arabe est l’hospitalité. Et la Bible nous dit qu’Abraham était célèbre pour cette vertu.

Il semble donc qu’Ismaël, bien qu’il n’ait pas poursuivi la mission d’Abraham, ne puisse être autrement que grand. Il est béni. La Bible indique d’ailleurs explicitement qu’Ismaël sera grand et qu’il sera en conflit avec le reste du monde civilisé :

Tu appelleras son nom Ismaël… Et il sera un homme sauvage, sa main sera contre tout homme, et la main de tout homme sera contre lui. Et il demeurera à la face de tous ses frères (Genèse 16, 11 et 12).

Un commencement surnaturel

Quand il est devenu clair qu’Ismaël n’accomplira pas la mission, D.ieu dit à Abraham, qui est alors âgé de 99 ans, que Sara, qui en a 90, va tomber enceinte. Et c’est ainsi qu’est né Isaac, de manière surnaturelle.

Ainsi que nous l’avons souligné plus haut, c’est là que se situe la définition du peuple juif. Les Juifs auraient dû ne jamais exister, les Juifs auraient dû ne pas survivre, et pourtant ils l’on fait et ils sont toujours là.

Avant que Sara conçoive son fils, D.ieu dit à Abraham :

Ta femme Sara t’enfantera un fils, tu l’appelleras Isaac. J’établirai Mon alliance avec lui, comme alliance perpétuelle pour sa descendance après lui. Et pour Ismaël… je l’ai béni, je le ferai fructifier, je le ferai multiplier extrêmement. Il deviendra le père de douze princes, et je ferai de lui une grande nation. Mais mon alliance, je l’établirai avec Isaac, que Sara t’enfantera à cette époque-ci, l’année prochaine (Genèse 17, 19 à 21)

C’est donc Isaac qui accomplira la mission d’Abraham, la mission des Juifs.

Notre prochain chapitre : Isaac et ses fils.

Traduction et adaptation de Jacques Kohn

Quelques épisodes de la conquête par Josué de la Terre promise

Cette guerre n’est pas une guerre de conquête comme les autres, avec des pillages et des meurtres. Dieu a dit : « Si vous suivez Mes instructions, tout ira bien. »

Le livre de Josué commence ainsi :

Ce fut après la mort de Moïse, serviteur de Dieu, que Dieu dit à Josué fils de Noun, assistant de Moïse, disant : « Moïse Mon serviteur est mort, et maintenant lève-toi et traverse le Jourdain. Toi et toute cette nation irez vers le pays que Je donne aux Enfants d’Israël. Chaque endroit sur lequel marcheront les semelles de vos pieds Je vous l’ai donné, comme Je l’ai dit à Moïse. Aucun homme ne se dressera contre toi, tous les jours de ta vie. Comme J’étais avec Moïse, ainsi Je serai avec toi. Je ne te laissera t’affaiblir ni ne t’abandonnerai. Sois fort et très courageux pour observer et faire conformément à toute la Tora que Moïse Mon serviteur vous a ordonnée ; ne t’en écarte ni à droite ni à gauche afin que Tu réussisses partout où tu iras. »

Le livre de Josué décrit la conquête et le partage d’Erets Yisrael, lesquels ont eu lieu pendant une période très significative de l’histoire juive.

A cette époque, ce que l’on appelle la Terre Promise était bordée par l’empire égyptien au sud et l’empire assyrien au nord. Mais elle n’était gouvernée par aucun des deux. En fait, il n’y avait pas dans ce pays de pouvoir unique, mais il était habité par sept tribus cananéennes qui occupaient 31 villes-Etats fortifiées et éparpillées dans toute la région, chacune étant gouvernée par son propre « roi ».

(Jéricho était une de cette villes-Etats, de même que Aï, ainsi que Jérusalem, où était installée la tribu cananéenne des Jébusites.)

Avant d’entrer dans le pays, les Juifs ont envoyé aux Cananéens un messager porteur de l’avertissement suivant : « Dieu, Créateur de l’univers, a promis ce pays à nos ancêtres. Nous sommes maintenant ici pour réclamer notre héritage, et nous vous prions de partir calmement. »

Inutile de dire que la plupart des Cananéens n’en ont rien fait. (Seule une tribu a abandonné la partie et a quitté le pays.)

Entre-temps, Josué reçut de Dieu des instructions détaillées ordonnant aux Juifs, si les Cananéens n’obtempéraient pas, de les chasser, parce que s’ils étaient restés dans le pays, ils auraient risqué de corrompre les Enfants d’Israël. On sait en effet que les Cananéens étaient des gens extrêmement immoraux et qu’ils s’adonnaient à l’idolâtrie, de sorte que les Juifs ne pouvaient pas vivre à leur voisinage.

C’était comme lorsqu’on dit aujourd’hui qu’un mauvais environnement perturbe les enfants. Il faut toujours prendre garde aux influences extérieures.

Que va-t-il arriver ?

La bataille de Jericho

Le peuple entre dans le pays et il va livrer une série de batailles. La première est celle de Jéricho, une ville qui verrouille l’entrée en Canaan.

Des archéologues ont suggéré que la facilité avec laquelle a été conquise cette ville, puissamment fortifiée, est à attribuer à un tremblement de terre survenu opportunément. Mais n’est-il pas remarquable que ce soit précisément quand le peuple juif a eu besoin de voir cette ville tomber entre ses mains que se serait produit ce séisme ? Ce fut une fois de plus un miracle.

Les eaux du Jourdain se séparent et ils le traversent à pied sec, après quoi le Jourdain retrouve son cours normal.

Les eaux du Jourdain se séparent et ils le traversent à pied sec, après quoi le Jourdain retrouve son cours normal. Puis ils défilent autour des murs de la ville, qui s’écroulent sous leurs yeux. Ils conquièrent la ville, mais ne s’y emparent d’aucun butin ainsi qu’il a été ordonné par Dieu.

Difficile à croire ?

L’archéologue physicien Charles Pellegrino écrit dans Return to Sodom and Gomorrah :

On nous dit (dans Josué 4, 18) que les eaux du Jourdain sont rapidement revenues à leur niveau normal. Cette assertion est conforme à l’histoire récente des barrages naturels du Jourdain. En quarante-huit heures (et parfois même en seize heures), les eaux accumulées derrière une barrière provenant d’un tremblement de terre en débordent et pratiquent de grandes brèches dans leur avancée. (p. 267)

Pellegrino détaille (p. 257 à 268) l’excavation de ce que l’on croit être l’ancienne ville de Jéricho. Il note beaucoup de résultats qui tendent à confirmer l’histoire que nous raconte le livre de Josué, y compris le fait que les entrepôts de grain un butin très précieux avaient été trouvés intacts.

Il doit être aujourd’hui parfaitement clair que cette guerre n’a pas été une guerre de conquête comme nous en lisons les récits dans l’histoire générale, faite de massacres, de viols et de pillages. Dieu a dit : « Rien de cela ici ! Et si vous suivez Mes instructions tout ira bien. »

Un pour tous et tous pour un

Les Juifs progressent vers la prochaine ville-Etat, appelée Aï.

Mais ici, les choses n’iront pas aussi facilement. En fait, ils vont subir une terrible défaite avec beaucoup de tués dans leurs rangs. Traumatisés par l’expérience, ils veulent savoir pourquoi Dieu les a abandonnés, et ils apprennent bientôt la terrible vérité : Un seul individu, Akhan, avait volé des objets à Jéricho.

Une seule personne sur trois millions n’a pas obéi à Dieu, et tout le monde doit en souffrir !

Ce qui est extraordinaire dans ce récit biblique, c’est qu’il semble nous signifier que l’obéissance aux ordres de Dieu est un devoir suprême et que pour ce qui est des Juifs doit s’appliquer l’adage : « tous pour un et un pour tous ».

Comme en corollaire à cette leçon, le judaïsme enseigne qu’il existe, à côté de la responsabilité individuelle, une responsabilité collective. Personne n’est un îlot isolé, chacun existe comme une partie d’un tout et est responsable des actions des autres tout autant que des siennes propres.

Dans le monde d’aujourd’hui, la devise semble être : « Mêlez-vous de ce qui vous regarde ! » Si nous fonctionnions de la même manière que nos ancêtres, la plupart des problèmes que doit affronter le monde disparaîtraient.

La terre de Canaan fut ainsi nommée car elle est tirée du nom de Canaan, fils de Cham, le second fils de Noé.

Les Cananéens sachant que D.ieu avait guidé Abraham vers cette terre, se dépéchèrent de s’y installer pour tenter d’empêcher la bénédiction de la terre, qui furent données toutes deux à Abraham par le Maître du monde. Abraham y fonda une yéchiva (école d’étude de la Torah) et y enseigna pendant quelques dizaines d’années – Hébron étant alors la capitale hébreue de ce qui allait devenir une partie de la terre d’Israël.

Les versets 20 et 21 de la sourate T (?) disent clairement que la terre d’Israël appartient aux Juifs. Le coran, tout comme la bible hébraïque, disent que D.ieu a donné la terre d’Israël à son peuple, les Enfants d’Israël et leur a ordonné d’y vivre. (C’est ainsi que la bible nomme les Juifs). Coran, sourate 17.104 : Qu’avant les temps derniers, Il ramènera les Enfants d’Israël pour qu’il en reprenne possession, les rassemblant de tous les pays et nations dans lesquels ils sont dispersés.

« Et nous disons ensuite aux Enfants d’Israël : Demeure en sécurité dans la pays de la promesse », mais quand le second des avertissements viendra à passer, nous vous rassemblerons en une foule mélangée.

« 17.104 » Et après lui, nous dîmes aux fils d’Israël : « Habitez la terre et lorsque s’accomplira la promesse de la vie future, nous vous ferons revenir en foule« .

La terre d’Israël est partie intégrante du judaïsme avec D.ieu et la Torah. La terre d’Israël : une terre exceptionnelle comme il n’en existe nulle part au monde, qui se ferme à tout ce qui n’est pas le peuple béni par D.ieu. Cette terre est le seul endroit sur la planète où le peuple juif puisse exécuter sa mission. Cette nation ne peut donc s’installer nulle part ailleurs. Elle est porteuse d’un immense potentiel. C’est un pays où l’on doit se comporter selon les règles fixées par D.ieu dans les Commandements (énoncées dans les 10 paroles). Les Juifs n’ont reçu cette terre qu’à cause de leur mission. S’ils renoncent à cette mission, ils perdent leur terre. Une prophétie dit : « Si vous ne gardez pas la Torah, la terre vous vomira« .

Il est donc clair que lorsque les Juifs n’étaient pas sur leur terre, celle-ci était devenue stérile. Maintenant qu’ils sont revenus, elle explose de bonheur et offre ses plus beaux fruits à eux seuls. On en veut pour preuve que ceux qui veulent s’en emparer vivent sur une terre stérile, bien que celle-ci puisse fleurir, comme le désert depuis le retour des Juifs. Les villages juifs où se sont installés les Arabes sont des paysages désolés, alors que ceux des Juifs sont florissants et verdoyants.

La force créée par le droit est l’argument de presque toutes les nations à travers l’histoire. Le peuple juif, en revanche, appuie sa revendication morale sur la promesse divine, revendication morale, parce que D.ieu est D.ieu, et que D.ieu est la vérité et la moralité par excellence.

Bien que les fondateurs de l’Etat de l’Israël moderne étaient des non religieux, ils étaient profondément imprégnés de la conviction que le peuple juif tient son héritage de la Bible et que c’est cette conviction qui le relie à sa terre.

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Le mont du Temple

Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que D.ieu rassemble l’argile qui forme le premier homme nommé Adam.

C’est là qu’Adam puis, selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leurs offrandes à D.ieu.

La tradition juive place à cet endroit le mont Moriah de la Bible où a eu lieu la ligature d’Isaac par son père Abraham.

Temple de Salomon.
Le Temple de Salomon reconstitué par Perrot et Chipiez, d’après la description du prophète Ezéchiel..cosmovisions.com

L’histoire vraie de Yerushalayim, la ville des paix, bâtie sur le mont Moriah voici plusieurs millénaires

Chem (le fils de Noé), béni par son père avec son frère Japhet pour avoir couvert sa nudité lorsque son autre fils ‘Ham fut maudit pour s’être moqué de son père qui s’était enivré, ne connaissant pas encore les effets du vin de la vigne qu’il avait plantée, et pour l’avoir castré afin qu’il n’ait pas un 4ème fils, avec lequel il aurait dû partager l’héritage. Il fut condamné à devenir l’esclave de ses frères, lui et sa descendance.

Chem était roi de Chalem (nom primitif de Jérusalem). Quand les enfants d’Israël sortirent d’Egypte sous la conduite de Moïse et d’Aaron, ils trans-portèrent le Tabernacle itinérant dans le désert et l’installèrent successivement à Guilgal, puis à Chilon (en Samarie), Nov, Guivone. C’est Abraham qui nommera ce lieu (D.ieu s’y manifeste), ce qui, par contraction, donne le nom Yirouchalayim (la ville des paix), Jérusalem.

Quand le Temple fut érigé sous le roi Salomon, sur le territoire de Yéhouda et de Binyamine, en plein coeur de Jérusalem, il fut interdit de bâtir ailleurs un autre Temple. Les Jébuséens remplacèrent les Amorites sur le site actuel de Jérusalem et lui donnèrent leur nom : Jébus. Avimelekh, ancêtre des Jébuséens, avait fait jurer à Isaac que ses descendants ne feraient pas de mal à sa lignée pendant 3 générations. Les Jébuséens,  pour se moquer des hébreux , firent des idoles de cuivre, une partie de ces idoles étaient aveugles (rappelant Isaac à la fin de sa vie) et l’autre boiteuse (comme Jacob, après sa lutte avec l’ange). Mais à l’époque du roi  David, (fils de Jessée, de la tribu de Juda), les 3 générations étaient passées, et David annonça à ses hommes :  « Celui qui vaincra les jébuséens et enlèvera les idoles aveugles et boiteuses sera chef d’armée. » Yoav, fils de Tserouya fut cet homme. David monta à sa suite et conquit Jérusalem. Malgré sa victoire, David, qui était un être droit,  préleva 50 chekels de chacune des 12 tribus pour acheter l’ère de battage du Mont Moriah. (David acquit dont l’aire et le bétail au prix de 50 cicles (II Samuel 24:24). Ainsi, par ce geste, c’est la totalité du peuple juif qui a acquis, et est donc « propriétaire légal » de la terre où furent bâtis les deux Temples, sur la terre que l’Eternel leur avait donnée. (Ne pas oublier, cependant, que l’unique et réel propriétaire de la terre d’Israël n’est autre que le Créateur). Jérusalem devint l’héritage de tout le peuple d’Israël à tout jamais. Cependant, D.ieu refusa à David de construire lui-même le Temple, car il avait dû mener de nombreuses guerres pour conquérir les contrées environnantes. Mais c’est son fils Salomon qui concrétisa ce désir.

Temple de Salomon.
Le Temple de Salomon reconstitué par Perrot et Chipiez, d’après la description du prophète Ezéchiel..cosmovisions.com

Mais c’est le fils de David et de Batchéva (Bethsabée), le roi Salomon, qui réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple (de -833 à -826), qui fut détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone.

Le second Temple y est établi à partir de – 516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70 de l’ère chrétienne, à l’exception du mur occidental, appelé Kotel, lieu de prière le plus important des juifs. Le mont du Temple est l’endroit le plus sacré au monde.

Le Mur Occidental (Kotel), faisait partie de l’édifice le plus magni-  fique que Jérusalem ait jamais connuHérode le Grand l’avait fait construire pour soutenir le mont du Temple, de 1 450 m2 sur lequel se dressait le Temple, qui mesurait quant à lui 510 m de long – le reste est encore visible dans le tunnel du Mur Occidental. A l’origine, il s’élevait à 30 mètre de hauteur et s’enfonçait à 20 mètres dans le sol.

Mais ce n’est pas sa grandiose architecture qui fait du Mur occidental une partie inséparable du peuple juif. Salomon, qui construisit le Premier Temple le disait encore mieux par ces paroles « Faites que Vos yeux restent ouverts jour et nuit en direction de cette Maison, vers le Lieu dont Vous avez déclaré «  Mon nom sera présent ici » Faites que Vous entendiez les prières que Votre Serviteur élèvera vers ce lieu et quand Vous entendrez les supplications que Votre serviteur et Votre peuple offriront vers ce lieu, tenez en compte dans Votre royaume céleste » (Rois I, 8 :17).

C’est là qu’Abraham a cru que D.ieu voulait qu’il offrit Isaac en sacrifice sur le Mont Moriah, le Mont du Temple situé au dessus et derrière le Mur, un sacrifice qui n’eut pas lieu. Le rocher du sacrifice au dessus duquel le Dôme du Rocher fut édifié à la fin du 7ème siècle, est connu sous le nom de Pierre de la Fondation du Monde dans la tradition juive.

Le roi David acheta ce morceau de terre d’un Jébuséen nommé Aravna lors d’une terrible épidémie de peste qui décima les Israélites après que David ait effectué un recensement de la population. Sur le commandement de D.ieu, David bâtit un autel et offrit un sacrifice sur l’aire de battage d’Aravna, et le fléau cessa…  Selon Maïmonide, la définition primordiale du Temple de Jérusalem était d’être « une maison pour D.ieu prête pour l’offrande des sacrifices ». Mais selon Na’hmanide, « L’objet principal [du Temple]… est réalisé dans l’arche, comme D.ieu dit à Moïse : « Je communierai avec vous en cet endroit, vous parlant depuis le dessus du couvercle de l’arche… » En d’autres termes, le but principal du Temple était un lieu d’habitation pour la Présence Divine.

Le premier Temple, celui de Salomon, dura donc 410 ans et fut détruit par les Babyloniens en l’an 586 avant l’ère commune ; Hérode fit bâtir le Second Temple plus grand que le premier, qui fut à son tour brûlé par les Romains en 70 de l’ère commune – à l’exception du Mur Occidental. C’est alors que des sages talmudistes commencèrent à proclamer « le Mur Occidental du Temple n’est  jamais détruit car la Shekhina (la Divine Présence) se trouve là, à l’ouest » ( Bamidbar Rabah 11 :63).

Au Moyen Âge, il fut appelé Mur des Lamentations car on y voyait des Juifs pleurer la destruction du Temple. Le 9 du mois de Av, date anniversaire de la destruction des deux Temples on commémore ce jour par un jeûne.

De 1948 à 1967, pendant les 19 ansJérusalem resta divisée, les Juifs furent séparés du Mur. Puis Jérusalem fut réunifiée au terme de la Guerre des Six Jours, le 7 juin 1967. Depuis lors, le Mur occidental devint non seulement le symbole des gloires passées, un lieu où l’on dépose quelque chose de soi-même sous la forme de prières et de bénédictions, mais aussi le symbole de l’amour et de la dévotion du peuple juif pour leur ville sainte, aujourd’hui et à jamais.

Reconstitution du temple de Jérusalem - James Tissot

L’espace du Temple

La Torah parle généralement en termes de systèmes binaires : le Ciel et la Terre, D.ieu et l’homme, le Créateur et le créé, le néant et l’être. Mais pour quiconque recherche l’élément de fascination dans la création, la question à poser est : où se rencontrent-ils et que se passe-t-il en cet endroit ?

La première description d’un tel lieu fut donnée par Jacob, le troisième des trois pères du peuple juif. En chemin pour quitter le pays de Canaan, il dormit dans un lieu où il rêva d’une échelle sur laquelle des messagers de D.ieu montaient et descendaient. Quand il se réveilla, il s’écria : « Y-H-V-H (– nous le prononçons “Havayah”, car la Torah nous prescrit de ne pas prononcer le nom de D.ieu en quatre lettres tel qu’il est écrit ; nous reparlerons de ce nom plus loin –) est dans cet endroit et je n’en avais pas conscience ! » Lorsqu’il prit effectivement conscience de cela, il trembla et se dit : « Cet endroit est extraordinaire ! » (La traduction classique araméenne dit : « Ce n’est pas un endroit normal. ») Puis il ajouta : « Ce ne peut être que la maison d’Elokim, et c’est la porte d’entrée du ciel ! »

Il fallut plus de sept cents ans pour que la vision de Jacob se concrétise, lorsque le roi Salomon construisit le Temple sur cette montagne, qu’il plaça le Saint des Saints à ce même endroit et qu’il déposa l’Arche Sainte sur le rocher où Jacob avait posé sa tête pour se reposer. Les rabbins du Talmud appellent cette pierre « la pierre de fondation » parce que, disent-ils, c’est d’elle que le monde a commencé. Traduisez : « c’est l’origine de l’être à partir du néant et l’endroit où les deux se rencontrent. »

Que se passait-il dans cet espace ? Celui-ci rencontrait l’anti-espace. Voici comment :

La pièce du Saint des Saints mesurait vingt coudées sur vingt coudées. L’arche était placée au centre, mesurant elle-même deux coudées et demie sur une coudée et demie. Pourtant, de la paroi sud de la pièce jusqu’au côté adjacent de l’arche, on mesurait dix coudées et la même mesure apparaissait au côté nord de la pièce.

Vous avez bien lu : l’arche n’occupait pas d’espace. Ou, pour être plus précis, dans le cadre de référence des dimensions de la chambre, l’arche n’occupait aucun espace. L’arche elle-même se devait de mesurer deux coudées et demie sur une coudée et demie, parce que telles sont ses dimensions prescrites par la Torah pour qu’elle soit une arche qui puisse se trouver dans cette pièce et ne pas occuper d’espace.

C’est donc cela : l’espace et le non-espace se sont rencontrés, sans que l’un n’annule l’autre. Ce qui est exactement ce que Jacob dit : « Havayah est dans cet endroit ! », et malgré cela, « C’est la maison d’Elokim ». Jacob s’est retrouvé dans un lieu qui exprime l’essence de la Torah. Il s’est trouvé entre deux expressions du D.ieu unique : Havayah et Elokim.

l’espace de l’arche qui ne prenait pas d’espace, vous pourriez demander : comment l’espace peut-il demeurer au milieu d’une révélation de non-espace ? L’espace est une limitation. Lorsque toutes les limitations volent en éclats sous l’effet d’une révélation d’Havayah, l’espace devrait totalement disparaître. Autrement, ce serait comme si l’ombre devait demeurer après que toutes les lumières soient allumées.

Une réponse facile serait : « C’est un miracle. D.ieu peut tout faire. » Mais c’est une réponse de dernier recours. Nous devons d’abord voir s’il y a quelque chose que nous pouvons nous mettre sous la dent avant de déclarer que c’est hors de notre portée.

Une solution consiste à demander : « Peut-être que notre compréhension de l’espace n’est-elle pas ce qu’est réellement l’espace ? » En reconnaissant qu’il pourrait y avoir un non-espace, nous avons déjà rejeté l’impression que l’espace est une donnée absolue, quelque chose qui simplement est et doit être. Le même D.ieu qui a créé un monde limité par le temps et l’espace aurait pu créer toute autre chose – même si nous, créatures de temps et d’espace, aurions bien du mal à imaginer pareille chose.

Mais nous pourrions aller encore plus loin : l’espace est-il quelque chose de statique ? Ou bien est-ce un événement continuellement renouvelé à partir du néant ?

Si nous choisissons la deuxième option, nous pouvons alors voir l’espace lui-même comme une des expressions de ce qui est au-delà de l’espace. Le D.ieu Unique s’exprime en tant que non-espace et en tant qu’espace, mais Il n’est ni l’un, ni l’autre. Et le fait même que les deux peuvent coexister est une démonstration de cette idée : qu’Il n’est aucun des deux, mais ce qui les dépasse tous deux.

C’est là le lien entre cet espace et le troisième de nos patriarches : bien que le monde soit généralement un endroit binaire, il y a un troisième facteur, qui est ce qui lie et unit tous les contraires ensemble, y compris l’espace et le non-espace. Et cela, aussi, est la révélation incarnée par le Troisième Temple.

Basé sur Gadol Yihyeh 5722, un discours par le Rabbi de Loubavitch

1. La Montagne du Temple – le Mont Moriah – mesurait cinq cents coudées sur cinq cent coudées, et était entourée d’une muraille. Des voûtes superposées étaient construites en sous sol, pour parer à l’impureté.1 Elle était toute entière couverte de l’intérieur par une succession de galeries.

2. Elle avait cinq entrées : une à l’Ouest, une à l’Est une au Nord, et deux au Sud. La largeur de chaque portail était de dix coudées, et sa hauteur vingt coudées, et ils étaient munis de vantaux.

3. En dedans de la muraille, un grillage – Soreg – en faisait le tour, haut de dix palmes. Plus en dedans, un muret de dix coudées – le ‘Heil2 -, évoqué dans les Lamentations « rempart et muraille ont pris le deuil »3, c’est le muret de la Azarah.

4. En dedans du ‘Heil, l’enceinte de la Azarah, qui mesurait en tout 187 coudées de long, sur 135 coudées de large, et qui avait sept portes : trois au Nord, près de l’angle Ouest, trois au Sud, près de l’Ouest, et une à l’Est, en plein milieu, face au Saint des Saints.4

5. Chacun de ces portails mesurait dix coudées de large pour vingt coudées de hauteur, et les portes en étaient recouvertes d’or, excepté la porte Est qui était couverte d’un cuivre semblable à de l’or. Cette porte était appelée la Porte Supérieure, et c’était celle-là la « Porte de Nicanor ».

6. La Azarah n’était pas au centre du Mont du Temple. Elle était un peu plus éloignée du Sud que des autres côtés, et plus proche de l’Ouest que des autres côtés. Sa distance au mur Nord était plus grande que sa distance au mur Ouest, et moindre que sa distance au mur Est.

7. En avant de la Azarah, à l’Est, se trouvait la Cour des Femmes (Ezrat Nachim), longue de 135 coudées sur 135 coudées de largeur. A ses quatre coins, une loge de quarante coudées sur quarante coudées. Ces loges n’étaient pas couvertes, et ne le seront pas.5

8. Quelle était leur affectation ?

  • la loge Sud-Est était la loge des Naziréens. C’est ici qu’ils cuisaient leurs offrandes et se tondaient la chevelure.6
  • la loge Nord-Est était l’Atelier du Bois. C’est ici que les Cohanim inaptes au Culte7 triaient le bois véreux, car tout bois véreux est impropre au Culte.
  • la loge Nord-Ouest était la loge des Metsoraïm.8
  • la loge Sud-Ouest, où l’on entreposait le vin et l’huile était appelée la Loge de la Maison de l’huile.

9. La Cour des Femmes était entourée d’une tribune surélevée d’où les femmes assistaient au Culte, les hommes étant en bas afin qu’ils ne soient pas mélangés.

10. Un grand pavillon se trouvait à la hauteur de la Azarah, sur le côté Nord, à l’extérieur, entre l’enceinte de la Azarah et le rempart du ‘Heil, coiffé d’un dôme. Il était entouré de l’intérieur de galeries de pierre, et on l’appelait Beit Hamoked (la Maison du Feu).

Il avait deux portes, l’une s’ouvrant sur la Azarah, et l’autre sur le ‘Heil.

Quatre loges s’y trouvaient : deux étaient sacrées, et deux étaient profanes, et une saillie du mur séparait le sacré du profane.

Quelle était leur affectation ?

  • La loge Sud-Ouest était la Loge des Béliers.9
  • La loge Sud-Est était le loge des Boulangers où l’on préparait le Pain de Proposition.
  • La loge Nord-Est, où les Hasmonéens avaient enfoui les pierres de l’Autel qu’avaient souillées les dominateurs grecs.
  • La loge Nord-Est : par elle on descendait dans la Chambre du Bain.10

11. Celui qui descendait s’immerger, parcourait à partir de cette loge un couloir souterrain qui traversait tout le Temple. Des bougies y étaient allumées de chaque côté, jusqu’à l’entrée de la Chambre du Bain.

Dans ce pavillon, était allumé un feu, et se trouvait un cabinet d’aisance et de respect. Et voici quel était son respect : lorsqu’on le trouvait fermé, c’est qu’il y avait déjà quelqu’un dedans.

12. La longueur de la Azarah, d’Est en Ouest était de 187 coudées, ainsi comptées :

  • du mur occidental de l’enceinte jusqu’au mur du Heikhal, 11 coudées ;
  • la longueur totale du Heikhal, cent coudées ;
  • du Oulam à l’Autel, 22 coudées ;
  • l’Autel, 32 coudées ;
  • l’aire de passage des prêtres, dite « Cour des Cohanim  », 11 coudées ;
  • l’endroit permis au peuple, dit « Cour d’Israël  », 11 coudées.

13. La largeur de la Cour, du Nord au Sud, 135 coudées dont voici le décompte :

de l’enceinte Nord à l’Atelier des Viandes, 8 coudées ;

l’Atelier des Viandes, 12 coudées et demi. C’est là que l’on suspendait les sacrifices pour les dépecer ;

14. L’emplacement des tables, de huit coudées, où se trouvaient des tables de marbre sur lesquelles on posait les quartiers de viande, et où l’on rinçait la viande avant de la cuire. Huit tables s’y trouvaient .

Près de l’emplacement des tables, l’endroit des anneaux11, de 24 coudées, où l’on égorgeait les Sacrifices Très Saints.12

15. Des anneaux à l’Autel, 8 coudées ; l’Autel, 32 coudées ; la Rampe, 30 coudées ; entre la Rampe et le mur Sud, 12 coudées et demi.

De l’enceinte Nord de la Cour jusqu’à la paroi de l’Autel, dans le sens de la largeur, 60 coudées et demi, et du mur du Oulam jusqu’au mur Est de la Cour, dans le sens de la longueur, 76 coudées.

16. Toute cette surface était appelée « Le Nord », et c’est là qu’on égorgeait les Sacrifices Très Saints.

17. Huit loges se trouvaient dans la Cour d’Israël : trois au Nord, trois au Sud.

– Au Sud, la Loge du Sel, la Loge de Parva13, la Loge de rinçage.

  • la Loge du Sel, où l’on entreposait le sel nécessaire aux offrandes14 ;
  • la Loge de Parva, où l’on salait les peaux des sacrifices.15 A l’étage supérieur se trouvait la Chambre du bain rituel utilisé par le Grand Prêtre le jour de Kippour.
  • la Loge de rinçage, où l’on rinçait les entrailles des holocaustes. De là une rampe circulaire accédait à l’étage supérieur de la Loge de Parva.

– Les trois loges du côté Nord : la Loge des Pierres de taille, la Loge de Golah, la Loge en Bois.

  • la Loge des Pierres de taille16, où siégeait le Grand Sanhédrin ; une partie en était sacrée, et l’autre partie profane ; elle avait deux portes, l’une vers le Kodech et l’autre vers l’extérieur profane ; c’est dans la partie profane que prenait place le Sanhédrin ;
  • la Loge de Golah, où se trouvait un puits17, d’où on puisait avec un seau ; c’est d’ici qu’on approvisionnait en eau toute la Azarah ;
  • la Loge en Bois, située derrière les précédentes, était la loge du Grand Prêtre, et c’est elle qu’on appelait la Loge des Parhédrin.18

Le toit de ces trois loges était de niveau.

Deux autres loges se trouvaient dans la Cour d’Israël, l’une à la droite de la porte Est, la Loge de Pin’has l’Habilleur, et l’autre à la gauche, la Loge de ceux qui préparent les galettes.19

Notes

1.

Ces voûtes avaient pour but de créer un espace entre l’impureté éventuelle d’une tombe dans le sol de la montagne et le dallage, afin de ne pas rendre impurs les personnes, objets, et édifices sus jacents.

2.

Limitant un espace nommé le ‘Heil. Dans la traduction française du Traité Midot, le ‘Heil est défini comme un « pourtour de gradins, large de dix coudées, sur lequel on pouvait s’asseoir » (voir plan ).

3.

Lamentations 2,8.

4.

Ces portes, que Rambam ne cite pas ici, sont :
– Au Sud, la Porte du Bois, la Porte des Aînés du bétail, la Porte de l’Eau ;
– A l’Est, la Porte de Nicanor ;
– Au Nord, la Porte de l’Etincelle, la Porte des Sacrifices, la Chambre du Feu.

5.

Dans le prochain Temple, qui sera reconstruit bientôt.

6.

Le Nazir à la suite d’un voeu s’abstenait de tout fruit de la vigne, se gardait de toute impureté, et devait conserver sa chevelure. A la fin de cette période, ou s’il était devenu impur, il devait notamment apporter un sacrifice (korban chelamim) et brûler sa chevelure coupée, sous la marmite où cuisait son offrande.

7.

Il s’agit des prêtres rendus inaptes au Culte par un défaut corporel.

8.

Le Metsora était atteint de taches cutanées, qui le faisaient déclarer impur. A sa « guérison », il devait se purifier et apporter certaines offrandes. Il n’est pas exact de traduire par « lèpre ».

9.

La loge où l’on examinait et gardait les béliers apprêtés au sacrifice. Cette loge et le Fournil étaient sacrées.

10.

Le bain rituel où un prêtre devenu impur durant sa présence dans le Temple devait s’immerger.

11.

Les anneaux fixés au sol servaient à immobiliser les bêtes durant l’abattage.

12.

91. Les Kodchei Kadachim – « Sainteté importante » – que l’on devait sacrifier au « Nord » (paragraphe 16).

13.

Du nom d’un magicien qui s’y était introduit pour observer le Grand Prêtre durant son service et qui y fut lynché.

14.

Les sacrifices étaient également salés dans la Loge du Sel.

15.

Pour les préserver jusqu’au tannage.

16.

La loge où siégeait le Sanhédrin tirait son nom des bancs de pierre sur lesquels les Juges prenaient place.

17.

S’y trouvait un puits ouvert par les exilés à leur retour, ce qui lui vaut son nom de salle de l’Exil. Autre explication : la loge était nommée d’après le seau (golah).

18.

Cette loge, si construite en bois, était crépie à cause de l’interdiction de construire en bois apparent.

19.

Galette frite à la poêle, offerte par le Grand Prêtre.

Il y avait un rocher1 dans le Saint des Saints, sur son côté Ouest, sur lequel était posée l’Arche et devant, un flacon de la Manne et le bâton d’Aharon.

Lorsque Salomon construisit le Temple, il savait qu’il serait un jour détruit, et il y bâtit un endroit pour y cacher l’Arche, en bas d’un profond labyrinthe.

C’est Josias qui ordonna de la cacher là où Salomon avait prévu, comme il est écrit « il dit aux Lévites qui enseignent à tout Israël, consacrés à D.ieu : déposez l’Arche Sainte à l’endroit préparé par Salomon fils de David, le Roi d’Israël ; puis vous ne la porterez plus sur l’épaule ; maintenant vous servirez l’Éternel votre D.ieu etc… »2.

Avec l’Arche furent également cachés le bâton d’Aharon, le flacon de manne, et l’huile d’onction.

Tous ces objets manquaient dans le Second Temple. De même, l’Esprit Divin ne répondait plus par les Ourim et les Toumim3 qui étaient utilisés à l’époque du Second Temple, et on ne les interrogeait plus, ainsi qu’il est dit « jusqu’au rétablissement du Prêtre portant les Ourim et les Toumim »4. Ils n’étaient confectionnés que pour compléter les huit vêtements du Grand Prêtre afin qu’il ne lui en manque aucun.

2. Dans le premier Temple, il y avait une cloison séparant le Kodech du Kodech Hakodachim, d’une coudée d’épaisseur.

Lorsqu’ils construisirent le Deuxième Temple, ils ne savaient pas si l’épaisseur de la cloison faisait partie des dimensions du Kodech ou des dimensions du Saint des Saints.

C’est pourquoi ils construisirent le Saint des Saints d’une profondeur exacte de vingt coudées, et le Kodech exactement de quarante coudées, en rajoutant une coudée entre Kodech et Kodech Hakodachim. Ils n’y mirent pas de mur mais deux tentures, l’une côté Saint des Saints et l’autre côté Kodech, distantes d’une coudée correspondant à l’épaisseur de la cloison qu’il y avait dans le Premier Temple.

Le premier Sanctuaire, n’avait lui qu’une seule tenture, ainsi qu’il est écrit « Ce rideau sera pour vous une séparation »5.

3. Le Heikhal construit au retour de l’exil faisait cent coudées sur cent coudées, et une hauteur de cent coudées. Voici comment se décomposait sa hauteur :

  • ils construisirent une dalle de six coudées de hauteur, entièrement pleine, qui lui servait de fondation.
  • un mur haut de quarante coudées.
  • Un plafond décoré6 d’une coudée de hauteur.
  • Au-dessus desquelles un espace vide de deux coudées pour canaliser l’eau d’écoulement, appelé Beit Dilfa.
  • l’épaisseur du plafond au-dessus cette chambre d’écoulement était d’une coudée.
  • une chape d’une coudée.
  • une chambre supérieure dont les murs faisaient quarante coudées de hauteur.
  • Un plafond décoré d’une coudée de hauteur.
  • séparé par un vide de deux coudées (Beit Dilfa)
  • d’un plafond d’une coudée d’épaisseur,
  • couvert d’une chape d’une coudée d’épaisseur.
  • un parapet de trois coudées.
  • une lame de fer d’une coudée, acérée comme un glaive surmontait le parapet, pour empêcher les oiseaux de s’y poser, appelée Kalé Orev7.

Le tout mesurait donc cent coudées.

4. D’Ouest en Est, cent coudées dont voici le décompte :

  • quatre murs successifs limitaient trois espaces vides. Du mur le plus à l’Ouest au premier mur intérieur, cinq coudées ;
  • entre le deuxième mur et le troisième, six coudées ;
  • du troisième mur au quatrième mur, six coudées. Les distances de mur à mur incluent l’épaisseur du mur et l’espace vide.
  • la longueur du Saint des Saints vingt coudées.
  • une coudée pour l’espace entre les deux tentures séparant le Kodech du Kodech Hakodachim.
  • la longueur du Kodech quarante coudées.
  • l’épaisseur du mur de l’Est où se trouvait le portail six coudées.
  • le Oulam onze coudées,
  • et l’épaisseur du mur du Oulam, cinq coudées.

Soit en tout cent coudées.

5. Du Nord au Sud, cent coudées :

  • l’épaisseur du mur du Oulam, cinq coudées ;
  • du mur du Oulam jusqu’au mur latéral du Kodech, dix coudées ;
  • les parois du Kodech comprenaient six cloisons successives délimitant entre elles cinq espaces vides ; de la plus extérieure à la suivante, cinq coudées ;
  • entre la deuxième et la troisième, trois coudées ;
  • de la troisième à la quatrième, cinq coudées ;
  • entre la quatrième et la cinquième, six coudées ;
  • et de la cinquième à la cloison la plus interne six coudées ;
  • soit quarante coudées de part et d’autre,
  • et la dimension interne du Kodech de vingt coudées,

soit un total de cent coudées.

6. Le Pichpech (portillon) est une petite porte. Il y avait deux portillons d’accès au Heikhal de part et d’autre de la Grande Porte qui était au milieu de la largeur du Heikhal, l’un au Nord et l’autre au Sud.

Celui du Sud ne fut jamais utilisé, et c’est à son propos que Ezéchiel explique « cette porte restera fermée et ne devra pas être ouverte »8.

C’est par celui du Nord que l’on passait, progressant entre deux cloisons jusqu’à arriver à un endroit ouvert sur la gauche vers le Kodech. C’est par ici que l’on accédait au Heikhal pour aller ensuite jusqu’à la Grande Porte pour l’ouvrir.9

7. La Grande Porte était large de dix coudées, et haute de vingt coudées. Elle avait quatre vantaux : deux à l’intérieur et deux à l’extérieur. Les vantaux extérieurs s’ouvraient vers l’intérieur, recouvrant l’épaisseur du mur. Les vantaux intérieurs s’ouvraient dans l’intérieur même du Heikhal et se rabattaient contre le mur .

8. Le Portail du Oulam était haut de quarante coudées, large de vingt, et ne comportait pas de vantail.10

Cinq corniches en bois précieux11 surplombaient l’ouverture. La corniche inférieure débordait la largeur de l’ouverture d’une coudée de part et d’autre, et chacune des cinq dépassait celle du dessous d’une coudée de chaque côté. La cinquième corniche mesurait donc trente coudées de large.

Une couche de pierres les séparait l’une de l’autre.

9. Le Temple était large de devant et étroit par derrière, tel un lion accroupi.

Des galeries faisaient tout le tour de la construction, à l’extérieur du mur de la Messibah12 .

La galerie13 inférieure faisait 5 coudées de large et était couverte par un toit de six coudées, la galerie du milieu six coudées et son toit sept coudées et la galerie supérieure sept coudées, ainsi qu’il est dit « et le balcon inférieur etc… »14 . Ces trois galeries entouraient le Heikhal de ses trois côtés.

De même, tout autour du Oulam du bas jusqu’en haut, il y avait une coudée lisse puis un bandeau15 de trois coudées, une coudée lisse puis un bandeau de trois coudées, jusqu’en haut. Ces reliefs entouraient tous les murs. Leur profondeur était de trois coudées avec une coudée entre chaque bandeau. Le bandeau supérieur faisait lui quatre coudées de large.

10. Tous ces espaces vides entre les cloisons s’appellent les loges. Disposés autour du Sanctuaire, il y avait cinq espaces au Nord, cinq au Sud, et trois à l’Ouest. Ils étaient séparés en trois niveaux superposés, ce qui aménageait quinze loges au Sud : cinq dessous, cinq dessus et cinq par-dessus ; de même, quinze loges au Nord ; huit loges à l’Ouest : trois puis trois dessus, et deux par-dessus sur un seul niveau. Il y avait en tout 38 loges.

11. Chaque loge avait trois ouvertures s’ouvrant l’une sur la loge de droite, l’une sur la loge de gauche et une sur la loge supérieure. A l’angle Nord-Est, la loge de l’étage du milieu avait cinq ouvertures : une vers la loge de droite, une vers la loge supérieure, une vers la Messibah, une vers la loge où se trouvait le portillon, et la dernière vers le Heikhal.

12. Une rampe (Messibah) montait du coin Nord-Est au coin Nord Ouest, par lequel on montait sur le toit des loges. On montait face à l’Ouest en parcourant tout la face Nord du Sanctuaire, jusqu’à arriver à la face Ouest. De là on se tournait vers le Sud, et l’on montait en longeant la face Ouest, jusqu’à arriver à la face Sud. Arrivé à l’angle Sud Ouest, on se tournait vers l’Est pour monter en parcourant la face Sud, jusqu’à arriver à la porte de la chambre supérieure, car cette porte s’ouvrait au Sud.

13. Près de la porte se trouvaient deux mâts en cèdre qui permettaient de monter jusqu’au toit de la chambre supérieure. Dans la Chambre, des extrémités de poutre16 délimitaient le plafond du Kodech du plafond du Kodech Hakodachim. Des trappes y étaient ouvertes au plafond du Kodech Hakodachim par lesquelles on descendait les ouvriers (chargés de l’entretien des murs du Saint des Saints) dans des nacelles17 afin qu’ils ne puissent admirer la beauté du Saint des Saints.18 Une fois par an, de Pessa’h en Pessa’h, on ravalait les murs du Heikhal.

NOTES

1.

Ce rocher est appelé « Even Hachetiyah » (Talmud traité Yoma, 53b), « Pierre de Fondement« , au nom du Service Divin qui est le fondement du Monde.

2.

Chron. II. 35,2. L’Arche étant déjà déposée dans le Saint des Saints, à l’endroit préparé par le roi Salomon, il s’agit donc de le déposer dans un autre endroit prévu dès la construction pour l’y cacher.

3.

Il s’agit des 12 pierres gravées au nom des 12 tribus, enchâssées sur le vêtement pectoral du Grand Prêtre, dont le Grand Prêtre analysait et interprétait les reflets – par l’Esprit Saint reposant sur lui – en réponse aux questions posées. Selon d’autres explications, cela désignerait le parchemin au nom de D.ieu qui était inséré dans les replis du vêtement pectoral.

4.

Ezra 2,63.

5.

Ex. 26,33. Il s’agit de la Tente du désert.

6.

Il pourrait s’agir des poutres en bois supportant un faux plafond, travaillées artistiquement et enduites d’or.

7.

Littéralement « chasse corbeau ».

8.

Ezéchiel 44,2.

9.

Pour ouvrir la porte de l’intérieur, lors de la première ouverture du matin.

10.

Ce qui permet de le comparer à un balcon. (chapitre 7).

11.

Ces boiseries étaient vraisemblablement décorées d’une frise et plaquées d’or, puisqu’il est interdit de laisser des boiseries apparentes dans le Temple.

12.

Rampe décrite au paragraphe 12.

13.

La traduction « galeries » est incertaine. Rambam place ces trois « galeries » à l’extérieur du mur de la Rampe, et en fait trois balcons superposés ceinturant le Heikhal, profonds de 5, 6 et 7 coudées du bas vers le haut. Il n’indique pas leur usage, mais sa description s’accommode avec les versets de Rois I 6,6 selon lesquels ces corniches avaient pour but d’éloigner les Cohanim de la paroi du Heikhal. Une autre explication fait de ces trois plans les trois étages des loges latérales appuyées sur le Heikhal déctrites au paragraphe 10. Ces trois étages sont séparés par deux dalles de 6 et 7 coudées, reposant sur des gradins de 1 coudée qui diminuent d’autant l’épaisseur du mur du Heikhal. (Voir illustration)

14.

Rois I 6,6.

15.

Le même mot Roved désigne ici un bandeau de trois coudées de hauteur et une coudée d’épaisseur qui ceignait le Oulam et le Heikhal.

16.

Sur le sol, semble-t-il.

17.

Fermées de trois côtés.

18.

Car il est interdit de tirer quelque profit des choses sacrées, serait ce dans leur contemplation.

-=-

1. Le Temple n’était pas construit sur un terrain plat, mais par degrés successifs à flanc de montagne.

En entrant par la Porte Est du Mont du Temple, on traversait à plat jusqu’à l’extrémité du ‘Heil, puis l’on montait du ‘Heil jusqu’à la Cour des Femmes par 12 marches. La hauteur de chaque marche était d’une demi coudée, et sa profondeur une demi coudée.

2. On parcourait à plat toute la Cour des Femmes, puis on montait vers la Cour d’Israël qui est le début de la Azarah par 15 marches. La hauteur de chaque marche était d’une demi coudée, et sa profondeur une demi coudée.

3. On traversait toute la Cour d’Israël à plat puis on montait vers la Cour des Cohanim par une marche d’une coudée de hauteur, sur laquelle se trouvait une tribune haute de trois marches, chacune d’une demi coudée de hauteur et profonde d’une demi coudée.

La Cour des Cohanim était donc surélevée de deux coudées et demi par rapport à la Cour d’Israël.

4. Toute la cour des Cohanim était d’un même niveau avec l’Autel et l’espace entre l’Autel et le Oulam, puis on montait vers le Oulam par 12 marches, chacune d’une demi coudée de hauteur et une demi coudée de profondeur.1

Le Oulam et le Heikhal étaient à la même hauteur.

5. De cette façon, le plancher du Heikhal était surélevé par rapport à la base de la Porte Est de 22 coudées. L’ouverture de cette porte faisant 20 coudées de hauteur, celui qui se tenait en face et à la hauteur de la Porte Est ne pouvait voir la porte du Heikhal.

C’est en fonction de ceci qu’on avait construit le mur au dessus de cette porte suffisamment bas pour que le Cohen se tenant sur la Montagne d’Onction puisse voir la Porte du Heikhal lorsqu’il aspergeait du sang de la vache en direction du Heikhal.2

6. Il y avait des loges sous la Cour d’Israël, s’ouvrant dans la Cour des Femmes, où les Lévites entreposaient les violons, les harpes, les cymbales et tous leurs instruments de musique.

Lorsque les Lévites accompagnaient un sacrifice de leurs chants, ils se tenaient sur les gradins montant de la Cour d’Israël à la Cour des Cohanim.

7. Les loges construites dans une partie sanctifiée du Temple mais s’ouvrant dans un endroit profane étaient profanes mais leur toit était saint, si leur toit était de niveau avec le sol de la Azarah. Si leur toit n’était pas de niveau avec le sol de la Azarah, leur toit également était profane, car les toits et les étages n’étaient pas consacrés.3

C’est pourquoi on ne pouvait consommer sur ces toits la viande des Sacrifices Très Saints, ni y immoler les Kodachim Kalim.

8. Les loges construites sur un sol non consacré et s’ouvrant sur un endroit sanctifié, étaient considérées comme consacrées, quant à leur intérieur, pour pouvoir y consommer les Sacrifices très Saints, mais on n’y égorgeait pas les Kodachim Kalim. Si quelqu’un y entrait en état d’impureté, il n’était pas sanctionné. Leur toit était dans tous les cas profane.

9. Les souterrains accédant à la Azarah sont saints. Ceux s’ouvrant sur le Mont du Temple sont profanes. Les fenêtres et l’épaisseur des murs ont le même statut que l’intérieur, que ce soit pour la consommation des sacrifices ou pour l’interdiction d’y pénétrer en état d’impureté.

10. Si le Tribunal veut étendre Jérusalem ou étendre la Azarah, il peut le faire. Ses membres peuvent étendre la Azarah jusqu’où bon leur semble dans les limites du Mont du Temple, et étendre la muraille de Jérusalem jusqu’où ils veulent.

11. On ne peut agrandir la ville de Jérusalem et les Cours qu’avec l’accord du Roi, l’accord d’un Prophète, après consultation des Ourim et des Toumim et du Sanhédrin de 71 Sages, ainsi qu’il est dit « comme tout ce que je te montre, ainsi vous ferez »4, c’est un enseignement pour les générations futures, et Moché Rabbénou était alors le Roi.

12. Comment se fait la cérémonie d’agrandissement de la ville ?

Le Tribunal fait deux offrandes de Todah5, dont on prend les pains levés qui sont emportés l’un derrière l’autre et le Tribunal marche en procession derrière les deux offrandes.

Ils se tiennent à chaque coin de Jérusalem et sur chaque dalle, avec violons, harpes et cymbales, et entonnent « je t’exalterai, Seigneur, car tu m’as relevé etc… »6 jusqu’à arriver à l’extrémité de l’endroit que l’on sanctifie, et là ils s’arrêtent pour consommer l’un des pains de Todah, et brûler l’autre. C’est sur l’indication du Prophète que l’on brûle l’un et que l’on mange l’autre.

13. De même, lorsqu’on agrandit la Azarah, on la sanctifie par la consommation des restes d’une offrande de Min’ha7, pour les raisons suivantes : de la même façon que Jérusalem est sanctifiée par le fait d’y manger un pain de Todah, de la même façon, la Azarah est sanctifiée par le fait d’y consommer les restes d’une offrande de Min’ha qui ne peuvent être consommés que dans la Azarah. Ces restes sont consommés à l’extrémité de l’endroit que l’on sanctifie.

14. Tout endroit qui n’aurait pas été sanctifié avec tout ceci et selon ce protocole n’est pas pleinement sanctifié.

Quant au fait qu’Ezra a effectivement suivi ce protocole avec les deux pains de Todah, c’était à titre symbolique, car ce n’est pas par son action que l’endroit fut sanctifié, puisque de toute façon il n’y avait ni Roi, ni Ourim et Toumim. A quoi tenait alors la Sainteté de Jérusalem ? A la sanctification initiale de Salomon qui avait sanctifié la Azarah et Jérusalem pour le présent et pour l’avenir.

15. C’est pourquoi on peut y offrir tous les Sacrifices, même si le Temple n’y est pas reconstruit, et consommer la viande des Sacrifices Très Saints dans toute la Azarah, bien qu’elle soit détruite et ne soit plus entourée de ses enceintes, et consommer les Kodachim Kalim et la Seconde Dîme8 dans toute Jérusalem même dépourvue de ses murailles, car leur première Sanctification les a sanctifiées pour l’époque et pour toutes les époques à venir.

16. Pourquoi disons-nous que concernant le Temple et Jérusalem leur première sanctification est valable pour toutes les générations, alors que le reste de la Terre d’Israël en ce qui concerne les questions d’année sabbatique, de dîmes et les sujets semblables, n’a pas reçu de sanctification définitive ?

Parce que la Sainteté du Temple et de Jérusalem tient à la Présence Divine qui ne saurait être annulée, comme nos Sages l’ont enseigné du verset « je détruirai vos Sanctuaires »9 : même détruits, ils sont qualifiés de Sanctuaires pour enseigner qu’ils perdurent dans leur Sainteté.

Par contre, l’assujettissement de la Terre à l’année sabbatique et aux dîmes ne tient qu’à sa conquête par les tribus10, et puisque la Terre leur a été ôtée, cet acquis n’est plus, et la Terre est dispensée par la Torah de l’obligation de jachère et de dîmes, car elle n’est plus la terre du Royaume d’Israël.

La sanctification faite lors du retour d’Ezra ne fut pas le fait d’une conquête, mais le fait de l’exercice non contesté de leur droit de propriété sur la Terre.

C’est pourquoi, tout lieu acquis par les exilés au retour de Babel a reçu cette seconde sanctification à l’époque d’Ezra et est aujourd’hui encore sanctifié, ce bien que la Terre nous ait été reprise, et il est assujetti aux lois sur l’année sabbatique et sur les dîmes de la façon que nous avons expliquée dans les Lois sur les prélèvements.11

1.

Ces 12 marches, soit 6 coudées correspondent à la surélévation due au Yessod, fondation du Heikhal.

2.

Le sacrifice de la Vache Rousse, (il y en a eu neuf, et le dixième sera fait prochainement à la venue de Machia’h), se faisait sur le Mont des Oliviers, dit Montagne de l’Onction. Le Prêtre s’y tenait tourné vers l’Ouest, face au Heikhal et au Kodech Hakodachim tout en aspergeant du sang de la vache dans cette direction.

3.

Les toits et les étages de ces loges n’ont pas reçu la Sainteté inhérente au sol de la Azarah.

4.

Ex. 25,9.

5.

L’offrande de reconnaissance – le Korban Todah – comportait une offrande de menu ou gros bétail, accompagnée d’une offrande végétale et notamment de galettes de pain levé. Une partie en était consommée par le Cohen et sa famille, le reste consommé par le donateur dans Jérusalem.

6.

Psaume 30. C’est le Psaume de l’inauguration du Temple.

7.

Offrande de fine farine, dont une partie devait être brûlée sur l’Autel, et le reste consommé par les seuls Cohanim dans la Azarah.

8.

La Seconde Dîme ou Maasser Cheni devait être consommée à Jérusalem. Elle était due après prélèvement de la première dîme versée aux Lévites.

9.

Lév. 26,31.

10.

A l’époque des Juges et des Rois sur volonté du Roi ou du Prophète.

11.

Rambam y explique que la Terre d’Israël est actuellement assujettie aux prélèvements par décision rabbinique.

Le Saint Temple à Jérusalem contenait une salle spéciale appelée Lishkat Hagazit (la « Salle des Pierres Taillées »), qui servait de siège au Sanhédrine, la plus haute cour de justice de la nation composée de 71 juges. Elle était spécialement construite à cheval sur le territoire sacré du Temple et sur la zone moins sainte du complexe du Mont du Temple, car il est interdit de s’asseoir dans sa partie la plus sainte. C’était là que les questions les plus importantes du droit et de la tradition juive étaient délibérées, débattues et tranchées.

Quel est l’objet du Temple ?

L’autel était construit à un emplacement bien précis, qui ne pourra jamais être changé. Ainsi qu’il est écrit (Chroniuqes II 22,1) : « C’est (ici) l’autel des sacrifices d’Israël…  »

La tradition dit que c’est précisément sur le lieu où les rois David et Salomon décidèrent de bâtir l’autel du Temple qu’Abraham conduisit son fils et le lia pour le sacrifice. Noé y construit un autel en quittant l’arche. Les sacrifices de Caïn et d’Abel y furent offerts. Enfin, c’est en ce lieu qu’Adam apporta son premier sacrifice après sa création, et c’est d’ailleurs ici qu’il fut créé. Nos sages disaient : L’homme fut créé sur le lieu où il trouvera son expiation. Rambam, Lois de la Maison d’Élection 2:1-2

Il est certain que tous ces personnages furent inspirés par le roua’h hakodech, (l’esprit saint) et c’est grâce à l’inspiration prophétique qu’ils purent définir précisément, chacun à son époque, la place de l’Autel.

Sachant cependant que le livre du Rambam est un livre de loi, il est étonnant que Maïmonide se soit attardé dans ces lignes sur ce qui relève de l’histoire plus que de la loi.

Mais en nous informant que tous ces personnages eurent le privilège de connaître le lieu de l’autel, Maïmonide vient introduire un élément indispensable des lois concernant la personnalité du Machia’h.

En effet, lorsque le Rambam dénombre les conditions qui permettent au peuple juif de définir l’identité du Machia’h, il précise (Lois des Rois 11:4) : Il construira le Temple à sa place initiale. Car, comme nous avons pu le voir plus haut, la découverte de ce lieu saint ne fut permise qu’aux personnages qui jouèrent un rôle déterminant dans l’histoire de l’humanité. Adapté de Likoutei Si’hot vol. 19

Qui construira le troisième Temple : l’homme ou D.ieu ?

Un édifice du ciel ou de la terre ?

Il existe une célèbre controverse parmi nos Rabbins concernant la construction du Troisième Temple. Le Rambam statue1 que le Temple sera construit par l’homme, plus précisément par Machia’h. Sa construction sera d’ailleurs elle-même l’un des signes de l’avènement messianique.

Rachi,2 en revanche, explique que le Temple a déjà été construit par D.ieu et existe dans les sphères célestes, attendant le moment où il descendra sur terre. Car le Troisième Temple sera « le Sanctuaire de D.ieu, façonné par Tes mains ».3 Lorsque la situation du monde s’y prêtera, cette structure céleste descendra pour devenir une réalité tangible au sein de la matérialité du monde.

Chacun de ces points de vue se fonde sur des sources dans les œuvres de nos Sages.4 Il existe, cependant, un élément historique tout à fait particulier qui étaye la position du Rambam. Nos Sages relatent5 qu’à l’époque de Rabbi Yéhochoua ben ‘Hananiah, les Romains accordèrent aux Juifs la permission de reconstruire le Temple. Nos ancêtres furent très enthousiasmés par cette possibilité et entamèrent immédiatement les préparatifs de la construction. Hélas, le projet avorta suite à l’intervention des Samaritains. Ce qui est intéressant, cependant, est qu’ils prévoyaient de construire le Temple par leurs propres efforts; ils n’attendirent pas que celui-ci descende des cieux.

Serons-nous dignes ?

Malgré cela, ce récit peut être concilié avec l’opinion de Rachi. Voici comment : nos Sages6 relèvent l’apparente contradiction entre deux versets décrivant la venue du Machia’h : un verset dit7 : « Voilà qu’au sein des nuées célestes survint quelqu’un qui ressemblait à un fils de l’homme. » Il est, cependant, également écrit : « Ton roi viendra… comme un pauvre, monté sur un âne. »8 Nos Sages résolvent cela en expliquant que, si les Juifs en seront dignes, Machia’h viendra « sur les nuées célestes » ; dans le cas contraire, il viendra « comme un pauvre monté sur un âne ». De même, dans d’autres contextes, nos Sages décrivent un scénario de la Rédemption dans le cas où le comportement des Juifs sera méritoire et un autre si, à D.ieu ne plaise, ce mérite viendrait à manquer.

Dans le cas présent, on peut également expliquer que, le Temple est essentiellement une structure céleste amenée à descendre d’en haut. Si toutefois les Juifs ne seront pas dignes d’un tel sanctuaire, le Temple sera tout de même reconstruit à l’ère de la Rédemption, mais il sera alors un édifice construit par l’homme et non par D.ieu.

Sur cette base, nous pouvons également résoudre la difficulté citée ci-dessus. Quand les Romains accordèrent aux Juifs la possibilité de reconstruire le Temple, ces derniers furent certainement déçus que le Temple ne descende pas du ciel. Malgré cela, la conscience de ne pas avoir été dignes d’un édifice céleste n’entama pas leur enthousiasme à édifier un sanctuaire dans toute la mesure de leur potentiel humain.9

L’élucidation concrète des prophéties d’Ézéchiel

Une autre résolution possible peut être offerte repose sur les déclarations du Rambam au début des Lois de la Maison d’Élection10 :

La structure que Salomon construisit est déjà décrite dans le [Livre] des Rois. De même, celle qui sera construite à l’époque future [est décrite dans le Livre d’]Ézéchiel. Toutefois, la description n’est pas expliquée ni détaillée.

[Par conséquent], ceux qui construisirent le Second [Temple] au temps d’Ezra, l’édifièrent sur le modèle [du Temple] de Salomon, incorporant les éléments qui furent explicitement détaillés par Ézéchiel.

Il peut être expliqué que Machia’h conduira le peuple dans la construction des dimensions du Temple qui peuvent être saisies par l’intelligence humaine. Ensuite, les dimensions des prophéties d’Ézéchiel que nous ne pouvons pas comprendre et qui seront demeurées inachevées seront révélées du ciel par D.ieu.

Lorsque ce qui est caché émergera

Une autre approche pour réconcilier l’opinion de Rachi et celle du Rambam est basée sur l’interprétation de nos Sages du verset « Ses portes se sont enfoncées dans le sol ».11 Nos Sages relatent12 que les portes du Temple furent façonnées sur l’ordre du Roi David. Cela leur conféra une invulnérabilité éternelle.13 Lorsque les Babyloniens dévastèrent le Temple, les portes ne furent pas détruites, mais furent englouties par la terre.

À l’ère de la Rédemption, l’ensemble de la structure du Temple descendra des cieux, à l’exception des portes qui s’élèveront de la terre. Machia’h reliera alors les portes au Temple. Nos Sages expliquent14 que poser les portes d’un bâtiment est considéré comme équivalant à la construction de l’édifice tout entier.

Ajouter la perfection divine à l’effort humain

En outre, il peut être expliqué que les deux conceptions ne sont nullement contradictoires. La construction du Temple est une mitsva qui incombe au peuple juif.15 À l’ère de la Rédemption, quand il sera possible d’accomplir toutes les mitsvot, nous aurons également l’obligation de reconstruire le Temple. Au sein de cette structure érigée par l’homme, cependant, descendra et se revêtira « le Sanctuaire de D.ieu » qui attend dans les cieux.

L’être humain a le devoir de créer un Sanctuaire pour D.ieu dans le contexte de notre monde matériel. Lorsque ceci aura été effectué au mieux des capacités humaines, l’essence profonde du Temple se révèlera : qu’il est « le Sanctuaire de D.ieu », possédant une dimension de perfection qui surpasse tout œuvre possible de l’homme mortel.

* * *

Puissions-nous assister à la résolution concrète de cette question dans l’avenir immédiat avec la venue de la Rédemption et la reconstruction – ou la descente – du Temple. « Alors l’offrande de Juda et de Jérusalem sera agréable à D.ieu, comme aux jours anciens, dans les années d’autrefois. »16Adapté de Likoutei S’hot, Vol. XI, p. 98 ; XVIII, p. 418-419 ; Vol. XXVII, p. 205.

NOTES

1.

Michné Torah, Hilkhot Melakhim 11:1,4.

2.

Soucca 41a, Roch Hachana 30a. Voir aussi Tossafot, Soucca, loc. cit.

3.

Exode 15,17.

4.

L’avis du Rambam semble basé sur le Talmud de Jérusalem, Méguila 1:11, Pessa’him 9:1, Vayikra Rabba 9:6, et Bamidbar Rabba, 13:2. L’avis de Rachi a pour source le Midrach Tan’houma, Pekoudei sec. 11, le Zohar I 28a, et d’autres textes.

5.

Béréchit Rabba 64:10.

6.

Sanhédrine 98a.

7.

Daniel 7,13.

8.

Zacharie 9,9.

9.

Il est intéressant de noter que, bien qu’à l’époque de Rabbi Yéhoshoua aucune figure messianique n’émergeait du peuple, celui-ci prévit néanmoins de reconstruire le Temple. C’est seulement dans une génération ultérieure qu’il fut révélé que ce sera Machia’h qui construira le Troisième Temple.

10.

Hilkhot Beth HaBe’hirah 1:4.

11.

Eikha – Lamentations 2,9.

12.

Bamidbar Rabbah 15:13 ; Eikhah Rabbah sur le verset.

13.

Sotah 9a.

14.

Voir Bava Bathra 53b ; voir également  Chaarei Zohar sur Soucca 41a.

15.

Hilkhot Beth HaBe’hirah 1:1. Voir aussi la conclusion de la discussion des mitsvot positives dans le Sefer HaMitsvot, qui stipule que la construction du Temple est une obligation qui incombe au peuple juif en tant qu’entité commune.

16.

Malakhi 3,4.

En attendant le retour du Temple, Amen, ken yehi ratson.

(Sources : Lamed  (la Terre Promise) – Forum Religion – Chabbad.org – Otisrael.com – Aharon Altabé)

Cours de judaïsme en vidéo, par le Rav Dynovisz

Cours de judaïsme sur la prochaine fête de Pessa’h, par le Rav ‘Haïm Dynovisz

Avoir le courage de lire la VRAIE AGADA- 27 Mars 2017

1er cours : Avoir le courage de lire la VRAIE AGADA – 27 Mars 2017

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Oui! Nous sommes tous des rois -28 Mars 2017

2e cours : Oui ! Nous sommes tous des rois – 28 Mars 2017

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3e cours : Une Torah qui destabilise, une Torah de vie -pessah 2017

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La Torah du Créateur, le peuple juif et la Terre d’Israël sont inséparables l’un de l’autre. Le judaïsme est une identité, un mode de vie, et non une simple religion. Malgré le fait que beaucoup de Juifs la boudent encore aujourd’hui, cette Terre est indispensable à la vie du peuple juif. D’abord promise à Abraham dans l’Antiquité, elle fut conquise par Josué, le successeur de Moïse, maintes fois envahie, les Hébreux dispersés dans l’exil, et enfin D.ieu l’a rendue aux Juifs par l’intermédiaire des nations, en 1948, et cela, pour l’éternité. Mais ce qu’ignorent les nations, c’est que les Juifs sont indestructibles et éternels en tant que nation. Celle-ci, sur sa terre, n’est d’ailleurs que pure bénédiction pour les autres peuples. Il n’y a qu’à voir l’excellence de tout ce qu’apporte Israël au monde dans tous les domaines possibles ; mais les nations préfèrent l’ignorer à dessein, voire même, boycotter Israël tout en profitant de ses découvertes et de ses inventions. En remerciement, au lieu de considérer ce peuple et de le traiter à sa juste valeur, comme des ânes bâtés, les nations (dont je fais moi-même partie) le jalousent et s’acharnent sur lui, inventant des histoires à dormir debout à son sujet. Mais le Maître du monde veille, voit tout, entend tout et agit de manière voilée, donc non visible pour l’humain, ce qui n’empêchera pas que les châtiments tombent sur la tête de ceux qui ont fait du mal à ce peuple valeureux ; le processus de destruction a d’ailleurs déjà commencé…  Le Maître du monde dirige véritablement Son monde comme Il l’entend: envers et contre tous. La terre d’Israël a été donnée pour l’éternité au seul peuple juif, l’associé du Créateur, pour y demeurer et y accomplir Ses ordres, et aucun ennemi d’Israël ne pourra rien contre cela.  louyehi

Judaïsme – Vayakel : Donner son coeur

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Dès le 11 Tishrei, le lendemain de la réception des deuxièmes Tables de l’Alliance, Moshé Rabbeinou ordonne la construction du Beit haMikdash. Les Bnei Israël s’investissent avec un zèle extraordinaire pour réaliser ce projet, qui symbolisera le pardon de la faute du veau d’or lorsque la Shekhina d’Hashem résidera en notre sein. En un rien de temps, une quantité colossale d’or et d’argent, de teintures somptueuses et d’autres matériaux pourtant très onéreux, sont amassés, au point où un crieur public doit traverser le campement pour demander aux Bnei Israël de cesser les donations de matières premières ! [36:5-7]

La Torah décrit amplement les divers dons des Bnei Israël, en utilisant différentes expressions quelque peu étranges [36:22-24] :
וַיָּבֹאוּ הָאֲנָשִׁים עַל הַנָּשִׁים, כֹּל נְדִיב לֵב, הֵבִיאוּ חָח וָנֶזֶם… כָּל כְּלִי זָהָב,
וְכָל אִישׁ אֲשֶׁר הֵנִיף תְּנוּפַת זָהָב לַה’.
וְכָל אִישׁ אֲשֶׁר נִמְצָא אִתּוֹ תְּכֵלֶת וְאַרְגָּמָן(…) הֵבִיאוּ.
כָּל מֵרִים תְּרוּמַת כֶּסֶף וּנְחֹשֶׁת הֵבִיאוּ אֵת תְּרוּמַת ה’,
וְכֹל אֲשֶׁר נִמְצָא אִתּוֹ עֲצֵי שִׁטִּים לְכָל מְלֶאכֶת הָעֲבֹדָה הֵבִיאוּ

Hommes et femmes accoururent. Tous les gens dévoués de cœur apportèrent boucles, pendants, anneaux, colliers, tout ornement d’or; quiconque avait voué une offrande en or pour Hashem. Tout homme se trouvant en possession d’étoffes d’azur, de pourpre, d’écarlate […], en fit hommage. Quiconque put prélever une offrande d’argent ou de cuivre, apporta l’offrande d’Hashem ; et tous ceux qui avaient par devers eux du bois de chittîm propre à un des ouvrages à exécuter, l’apportèrent.

Selon le Or haHaïm, la Torah a tenu à distinguer les différents niveaux d’offrande, en décrivant la largesse, le zèle et la pureté de cœur de chacun. Bien sûr, tous ont donné avec des intentions nobles, comme le témoigne le verset qui clôt ces offrandes [36:29] : כָּל אִישׁ וְאִשָּׁה אֲשֶׁר נָדַב לִבָּם אֹתָם לְהָבִיא… – Tout homme et femme, dont le cœur a désiré apporter… Il faut néanmoins distinguer 2 expressions : le Lev Nodev – utilisée par le dernier verset, du Nediv Lev – qui décrit ceux qui ont donné l’or et les bijoux. Lev Nodev signifie ‘le cœur qui donne’, tandis que Nediv Lev signifie ‘celui qui donne son cœur’. Soit, chacun donne pleinement, désireux de contribuer à la construction du Mishkan. La Torah a toutefois tenu à démarquer ceux qui ont compris la nécessité de donner une part certes conséquente de leur biens en l’honneur d’Hashem, de ceux qui ont souhaité donné tout leur être, tous leurs moyens et même plus !

Aussi, la Torah commence à décrire 2 niveaux de Nediv Lev – de ceux qui ont donné leur cœur, c.-à-d. tout ce qu’ils ont de plus précieux. A commencer par les femmes Nediv Lev, qui ont apporté tous (!!!) leurs bijoux en or, qui est un effort encore plus remarquable que celui des hommes Nediv Lev, qui ont donné généreusement leur or – car l’on est naturellement bien plus attaché à un splendide bijou, qu’à sa valeur monétaire. Le Or haHaïm déduit d’ailleurs du verset que les femmes n’ont ôté leurs parures qu’en arrivant au point de collecte, tant elles sont attachées à leurs joyaux et n’acceptent de s’en séparer que pour la gloire d’Hashem !

La 3e et 4e offrande sont les tentures d’azure et de pourpre, et les lingots d’argent. La Torah cite prioritairement les dons de tissus, en les incluant dans les Nediv Lev, bien que les cadeaux d’argent fussent parfois plus conséquents. Pourquoi ? Le Or haHaïm explique que ces tentures dans le désert étaient des matériaux rarissimes; aussi, accepter de les offrir pour le Mishkan témoigne sans aucun doute d’une prédisposition à faire passer l’honneur d’Hashem avant son confort et son plaisir personnel, bien plus remarquable que de léguer une part respectable de ses biens !

Quant au dernier don des cèdres, la Torah les évoque sans aucun qualificatif, et semble donc les classer parmi les Lev Nodev. Le Midrash raconte que ces cèdres avaient été plantés en Egypte quelques 210 ans plus tôt par Yaacov, qui vit par prophétie que ses enfants construiraient le Mishkan, en plein désert. Aussi, lorsque Moshé prescrivit la construction du Mishkan, les propriétaires de ces bois réalisèrent que, du ciel, on ne leur avait fait emporter ces cèdres que pour construire le Mishkan, et les offrirent de ce fait de tout cœur, naturellement, telle une personne qui restitue une trouvaille à son propriétaire !

Notre devoir : désirer nous élever !
La construction du Mishkan nécessitait des compétences artisanales très aiguisées. Toutes sortes de joaillers étaient nécessaires pour tailler et polir les pierres précieuses du Hoshen, des orfèvres pour sculpter les chérubins, pour battre et forger les nombreux ustensiles en or et en argent. La confection des habits du Cohen Gadol aussi ne requérait pas moins de qualifications, du filage de l’or à tisser avec la laine d’azur et de pourpre, jusqu’au montage parfait de tous les vêtements. Les différents tissus utilisés étaient d’une splendeur rare, tantôt tricotés tantôt tissés, selon des procédés particuliers. Sans oublier d’évoquer la construction du Mishkan lui-même, le taillage millimétré des panneaux de bois qui s’emboîtaient ingénieusement, leurs supports en argent, les baguettes qui les traversaient dans leur épaisseur.
Or, le peuple n’avait évidement reçu aucune formation à tous ces métiers qui relèvent de l’art. Les Bnei Israël étaient un an plus tôt de simples maçons, manutentionnaires, puiseurs d’eau etc. Comment acquirent-ils alors les aptitudes pour construire ce Mishkan ?
Le verset de Ki Tissa [31:6] donne explicitement la réponse. Après avoir désigné Betsalel et Aholiav responsables du projet, Hashem dit à Moshé : וּבְלֵב כָּל חֲכַם לֵב נָתַתִּי חָכְמָה וְעָשׂוּ אֵת כָּל אֲשֶׁר צִוִּיתִךָ – Et les cœurs sages, Je les ai doués d’habilité, afin qu’ils fabriquent tout ce que je t’ai ordonné. Hashem a donné la sagesse de façon innée aux ouvriers !

Reste à définir à présent selon quel critère Hashem a-t-il décidé d’offrir cette formation expresse à telle personne plus qu’une autre. Un verset explicite de notre Parasha [36:2] en dévoile le secret: וַיִּקְרָא מֹשֶׁה אֶל בְּצַלְאֵל וְאֶל אָהֳלִיאָב וְאֶל כָּל אִישׁ חֲכַם לֵב אֲשֶׁר נָתַן ה’ חָכְמָה בְּלִבּוֹ כֹּל אֲשֶׁר נְשָׂאוֹ לִבּוֹ לְקָרְבָה אֶל הַמְּלָאכָה לַעֲשֹׂת אֹתָהּ – Et Moshé appela Betsalel et Aholiav, ainsi que tous les ‘Hakham Lev’, ceux qu’Hashem dota de sagesse, tout celui dont le cœur le porta à s’initier à ces ouvrages artisanaux pour les réaliser. Un Hakham Lev –litt. un cœur sage– est une personne qui devine intuitivement le bon geste à faire, en toute situation. Aussi, le Hafets Haïm enseigne qu’il faut lire ce verset ainsi : Moshé appela tous les Hakham Lev, c’est-à-dire, ceux qu’Hashem dota de sagesse en cadeau ; et par quel mérite Hashem offrit à chacun cette sagesse ? Tout celui dont le cœur le poussa à s’initier à ces travaux… – Soit, Hashem a distribué les rôles en fonction du désir plus ou moins ardent de chacun à prendre part à la construction du Mishkan !

Et le Hafets Haïm d’ajouter qu’Hashem continue à toute époque de distribuer tous les rôles principaux du monde de cette manière. Qu’il s’agisse de financement de projets de Torah, mais aussi –et surtout !– de l’apprentissage de la Torah, Hashem attend notre détermination de les réaliser coûte que coûte, en l’honneur de Son nom, pour nous donner ensuite les moyens de les concrétiser ! Comme nous le lisons dans la prière du jeudi matin [Tehilim 81] : שְׁמַע עַמִּי וְאָעִידָה בָּךְ יִשְׂרָאֵל אִם תִּשְׁמַע לִי… אָנֹכִי ה’ אֱ-לֹקֶיךָ הַמַּעַלְךָ מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם הַרְחֶב פִּיךָ וַאֲמַלְאֵהוּ – Ecoute mon peuple, Je veux t’aviser : ‘Peuple d’Israël ! Si seulement tu acceptais de M’écouter ! […] Je suis Hashem ton D-ieu, qui t’ai fait monter d’Egypte ! Daigne uniquement ouvrir ta bouche, et déjà, Je la remplirai ! Qui mieux que Rabbi Akiva n’incarne cette promesse ! Ce maillon clé de la transmission de la Torah orale, n’était qu’un simple berger à 40 ans, quand il décida d’aller apprendre toute la Torah, en commençant par l’alphabet, en subissant de durs affronts en s’asseyant avec des petits enfants de 5 ans pour entamer l’apprentissage du Houmash ! Hashem a admiré sa soif et son désir intense, et l’a abreuvé abondamment durant 40 années pour devenir, à l’âge de 80 ans, le plus grand Tana –un Maître de la Mishna– de son époque, et peut être même de toutes les générations !

A nous donc d’accepter d’ouvrir notre bouche, de nous jeter à l’eau avec détermination, en mettant de côté tous nos prétextes de fatigue, bobos, déceptions et pied de travers, pour nous rendre avec ferveur au Beit haMidrash, et Hashem ne tardera pas à voir ‘notre cœur qui nous pousse à le servir’ pour mériter nous aussi qu’Hashem ‘nous remplisse notre bouche’, en ‘emplissant notre cœur de sagesse’!

Rav Harry Dahan, 5Minutes Eternelles

Vayakel : Donner son coeur

(Source : Chiourim.com)

Judaïsme – Cours vidéo sur la paracha Ki Tissa : Le secret du Veau d’Or

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Le secret du Veau d’Or – 15 Mars 2017

Un cours du Rav ‘Haïm Dynovisz

« La faute du Veau d’Or, c’est, tous les jours, chacun d’entre nous »: C’est la vie standard de tous les hommes, qui laissent le bon D.ieu à la synagogue, à l’église…

Voir la vidéo : Télécharger vidéo

(Source : Site du Rav)